#reconfinement

  • Deuxième vague et #reconfinement : le prix de la #médiocrité | La mule du pape
    https://www.lamuledupape.com/2020/10/29/deuxieme-vague-et-reconfinement-le-prix-de-la-mediocrite

    Durant ces longs mois où l’épidémie s’est calmée, aucune politique de santé d’ampleur n’aura été menée, ni ambition ni créativité, par la concentration du pouvoir décisionnaire dans ces quelques mains où souffle sans cesse l’haleine fétide des lobbies économiques.

    Aucune consultation efficace ni écoute sincère des acteurs de terrain, qui au cœur de la crise n’avaient eu que l’auto-organisation et le sacrifice pour surmonter la première vague : il y a quelques semaines à peine Macron décrétait que le problème de l’hôpital était celui de l’organisation et non pas de ses moyens. Il en est pourtant aujourd’hui réduit à reconnaître qu’avec l’évolution de la situation actuelle, on devra bientôt choisir à nouveau entre deux patients, et sacrifier encore une fois les pathologies communes qui passeront en second plan. Si ce n’est donc pas une question de moyens, le gouvernement Macron démontre pleinement son incapacité à organiser.

    Pas d’augmentation significative des moyens alloués donc, mais surtout cette manière révoltante de stigmatiser la population au fur et à mesure du réveil de l’épidémie. Alors que l’immense majorité des clusters se concentrent dans les entreprises et le milieu scolaire et universitaire, le gouvernement s’est acharné à pointer du doigt la population et à stigmatiser la sphère privée, les loisirs, la vie sociale, comme premiers vecteurs de contamination. Et ce alors que 95% des sources de contamination ne sont pas formellement identifiées.

    • Les logiques qui régissent les principes pandémiques sont pourtant toujours les mêmes : un virus se développe par les échanges humains. Il n’y avait donc pas plus de sens à interdire ceux-ci dans les bars et restaurants que dans les entreprises ou les écoles. Vivre avec le virus, c’était surtout remettre la population au travail pour éviter l’écroulement de l’économie capitaliste, abondée l’été venu de financements publics massivement tirés du chapeau magique keynésien, inévitablement sollicité lorsque les marchés vacillent.

      Et pour remettre la population au travail, impossible de faire sans la garderie de l’Éducation nationale, où le désordre a largement régné quant aux mesures sanitaires, face au manque de moyens criant auquel font face les établissements publics. Pourtant, là encore, pas de vraie politique menée pour faire face à la crise, le corps enseignant est unanime face à l’inorganisation de la réponse gouvernementale sur le plan de l’éducation et des mesures sanitaires. Recrutements importants d’enseignants ou d’auxiliaires, véritable effort autour de la numérisation et du distanciel, dédoublement des classes, des salles de restauration scolaire, mobilisation et financement des acteurs associatifs de l’éducation populaire : de nombreuses solutions auraient pu être déclinées pour assurer “l’égalité face à l’Éducation” que brandit le gouvernement pour justifier la réouverture des écoles.

      Quand on voit comment les gouvernements néolibéraux successifs ont tout fait pour laisser l’école publique tomber dans les abysses, sous-dotées en moyens comme en personnels, et pour ne pas mettre en place une vraie politique d’éducation, à l’échelle des quartiers populaires notamment dont on a favorisé la ghettoïsation et l’isolement, on ne peut que se sentir pris pour des imbéciles lorsque Macron parle de protéger les plus fragiles d’entre nous.

  • Des graphiques pour mesurer l’#impéritie et l’#incurie.

    Dans le discours de Macron de mercredi 28 octobre, on pouvait entendre : « Nous sommes surpris » et quelques phrases plus loin, « Nous nous y attendions ». En fait si on les comprend bien, ils s’attendaient à être surpris.

    Thread by Panda31808732 on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1321935155041361921.html

    Félicitations au gouvernement pour son grand chelem ! Par sa nullité stupéfiante, l’exécutif est parvenu à noircir toute la France métropolitaine en 15 semaines. Nous pouvons à présent lui décerner le label IOC (Incompétence d’Origine Contrôlée).

  • Le #reconfinement, c’est maintenant
    https://www.banquedesterritoires.fr/le-reconfinement-cest-maintenant?pk_campaign=newsletter_quotidi

    C’était de plus en plus probable. Emmanuel Macron a bien annoncé ce mercredi 28 octobre à 20 heures un reconfinement dès vendredi « sur tout le territoire national » et « a minima jusqu’au 1er décembre ». Trois « adaptations » par rapport au printemps dernier : « les écoles resteront ouvertes, le travail pourra continuer, les Ehpad pourront être visités ». Services publics ouverts mais établissements recevant du public fermés. Tout comme les « commerces non essentiels ». Les précisions qui s’imposent seront données ce jeudi en fin de journée par Jean Castex.

    Tout dans ce chapô est sujet à éclat de rire, si ce n’est que c’est dramatique.

  • Communiqué de presse Du Côté de la Science 27/10/20
    https://ducotedelascience.org/communique-presse-du-cote-de-la-science-1

    Cet été nous avons alerté sur la progression de l’épidémie que nous jugions inquiétante au regard de ce que nous observions en-dehors de nos frontières, notamment outre-Atlantique. Comme en Floride, nos vacances estivales ont provoqué un important brassage de populations qui a eu pour effet de diffuser fortement le virus sur l’ensemble de notre territoire avant de provoquer une explosion du nombre de nouveaux cas. Nous demandions alors de fortes mesures de prévention – recours massif au télétravail et au télé-enseignement, protocole très strict pour l’École – et ne sommes hélas pas surpris d’assister à une seconde vague qui sera sans doute plus forte que la première, et qui fait de la France l’un des pays d’Europe occidentale où le coronavirus est le plus actif.

    Dans quelques jours ou semaines, un phénomène de saturation touchera tous les hôpitaux du territoire français et les capacités de soin en milieu hospitalier devront sans doute être rationnées et déployées vers les patients qui auront le plus de chances d’être sauvés, délaissant les plus fragiles ou les plus atteints. Le manque de ressources concernera inévitablement aussi tous les autres patients nécessitant de soins d’urgence (AVC, accidents cardiaques, accidents de la route…) ou retardera le diagnostic et le traitement de maladies graves. Nous allons tout droit vers un désastre que seules des mesures radicales pourraient limiter voire empêcher.

    Nous demandons donc au gouvernement d’instaurer au plus tôt un confinement dont le but serait de couper la chaîne de transmissions en agissant à la fois sur les contaminations privées, mais aussi et surtout sur les principaux lieux de formation de clusters que sont les milieux du travail et les lieux d’enseignement. C’est pourquoi, concernant les écoles, nous espérons une prolongation des vacances de deux semaines ou l’activation du plan de continuité pédagogique prévu par le ministère de l’Éducation nationale, afin de préparer au plus vite un retour en classe plus sécurisé. Le gouvernement hésite actuellement au sujet de la fermeture des écoles. Nous tirons immédiatement la sonnette d’alarme : confiner en rouvrant les écoles dans moins d’une semaine reviendrait à transformer la France en château fort tout en laissant le pont-levis baissé.
    [...]

    #covid19 #reconfinement #écoles

    • La suite est importante :

      Le gouvernement hésite actuellement au sujet de la fermeture des écoles. Nous tirons immédiatement la sonnette d’alarme : confiner en rouvrant les écoles dans moins d’une semaine reviendrait à transformer la France en château fort tout en laissant le pont-levis baissé.
      Les écoles ne sont en effet pas magiquement protégées du virus ou de la maladie. Les personnes qui y travaillent ou les enfants qui s’y retrouvent s’exposent comme les autres au risque de transmission. Ce n’est pas parce que les enfants font très peu de formes sévères ou de formes chroniques, qu’ils n’en font pas, ou qu’ils ne sont pas des vecteurs du COVID : 40% d’entre eux, lorsqu’ils sont détectés positifs, sont asymptomatiques. La littérature spécialisée internationale nous prouve aujourd’hui qu’ils la propagent et sont, eux aussi, contagieux.

      En cette période de très forte circulation du virus, le retour des enfants de 0-10 ans dans les crèches et écoles doit impérativement s’articuler autour d’un axe « protection et réduction du risque » :
      – Port du masque dès 6 ans pour limiter la propagation du virus par voie respiratoire, à l’instar de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal, de la Grèce, de nombreux Länder allemands…
      – Installation d’un détecteur de CO2 dans chaque classe pour permettre aux enseignants d’évaluer la qualité de l’air et d’aérer dès que nécessaire (sinon au moins 5 minutes toutes les 20 minutes, à l’instar du protocole allemand).
      – Modernisation des installations de traitement de l’air ou mise en place de purificateurs dans les salles de classe, en particulier celles ne pouvant pas être facilement ventilées, à l’instar de l’Allemagne qui investit actuellement 500 millions d’euros pour moderniser les installations de conditionnement de l’air dans ses bâtiments publics, dont les écoles.
      – Arrêt de la restauration en commun et organisation sécurisée de la distribution des repas pris en classes ou en salles séparées. Limitation des contacts entre les classes comme déjà réalisé lors du protocole de sortie de confinement au printemps.
      – Instauration d’une distanciation dans les classes – via l’alternance de cours à distance et en présentiel, à l’instar de certains de nos voisins européens – ou la réquisition de locaux, tel qu’il est prévu dans les protocoles mis en ligne par le ministère de l’Education nationale.
      – Mise en place des test EasyCoV (test salivaire efficace, développé et produit en France) dans tous les établissements afin d’améliorer la gestion des cas contacts, dès le premier cas, au sein de l’école afin de véritablement dépister/tracer/isoler.

  • Covid-19 : à Saint-Etienne, « la situation est en train de nous échapper », Luc Chatel
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/22/covid-19-a-saint-etienne-la-situation-est-en-train-de-nous-echapper_6056963_

    Si la contamination poursuit sa hausse, les hôpitaux ne pourront bientôt plus accueillir de malades.

    Déjà soumise au couvre-feu nocturne depuis le 17 octobre, la métropole de Saint-Etienne voit la situation sanitaire se dégrader de jour en jour. Le chef-lieu de la Loire affiche désormais le plus haut niveau de contaminations du pays, avec un taux d’incidence de 807 cas sur sept jours pour 100 000 habitants, contre 370,5 de moyenne nationale, selon les dernières données de Santé publique France. Le département de la Loire a enregistré neuf décès en vingt-quatre heures, jeudi 22 octobre. A l’Hôpital privé de la Loire (HPL), deuxième plus gros établissement sanitaire de Saint-Etienne, après le centre hospitalier universitaire (CHU), le directeur, Janson Gassia, détaille : « Nous avons actuellement 54 patients Covid, alors qu’ils étaient 45 au plus haut de la première vague, début avril. »

    Très présent dans les médias pour critiquer les décisions gouvernementales face au coronavirus, dont l’instauration du couvre-feu et la fermeture des bars dans sa ville, le maire (LR) de Saint-Etienne se fait ces jours-ci plus discret. Alors qu’il affirmait, lundi 12 octobre sur RTL, qu’il n’y avait « aucun malade dans les #Ehpad stéphanois », Gaël Perdriau, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions, a dû faire face une semaine plus tard à l’identification par l’agence régionale de santé (ARS) d’une dizaine de clusters dans des Ehpad.

    Pour Janson Gassia, « à ce rythme, nous allons atteindre le taux maximum d’occupation des lits [d’hôpitaux] d’ici deux semaines » . Il avait été recommandé la semaine du 12 octobre aux établissements de la Loire de déprogrammer 30 à 40 % des interventions non urgentes, or l’HPL et le CHU en sont à plus de 70 %. « Nous allons très vite devoir cesser toute intervention hors Covid » , prévient le professeur Franck Chauvin, directeur de la prévention au CHU de Saint-Etienne, président du Haut-Conseil de la santé publique et membre du conseil scientifique mis en place au printemps par le gouvernement. Jusqu’à présent, la situation avait pu être en partie régulée grâce à des transferts de malades : neuf patients stéphanois ont notamment été pris en charge la semaine du 12 octobre par le CHU de Clermont-Ferrand. « Nous avons également fait des transferts entre établissements du groupement hospitalier de territoire » , précise Janson Gassia.

    « Notre personnel est très fatigué »

    C’est en effet à cette échelle locale, qui couvre la Loire et le nord de l’Ardèche et qui regroupe une dizaine d’établissements hospitaliers sous la direction du CHU de Saint-Etienne, que s’organise au quotidien la gestion des lits. « Nous avons une conférence téléphonique quotidienne entre directeurs, du lundi au dimanche, pour évaluer la situation, précise le patron de l’HPL. C’est ce qui nous a permis jusque-là de répartir au mieux tous les patients. Mais nous en sommes à un stade où nous ne pouvons pas repousser les murs pour ouvrir de nouveaux de lits. Et notre personnel, qui est très impliqué et désormais bien formé à cette situation, commence à être très fatigué. » Une fatigue qui se ressent aussi chez les médecins généralistes. « Tout le monde est débordé, la situation est en train de nous échapper, constate avec dépit Nassira Drikeche, médecin généraliste dans le quartier populaire de Montreynaud. Depuis une dizaine de jours, ça n’arrête pas : les appels téléphoniques liés au Covid ont doublé et il y a beaucoup plus de cas positifs, notamment chez des patients asymptomatiques. C’est une catastrophe. »

    Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer la situation. « La population de Saint-Etienne est plus précaire que celle des autres métropoles, puisque 25 % des Stéphanois vivent sous le seuil de pauvreté , rappelle Régis Juanico, député (Génération.s) de la Loire, dont la circonscription recouvre une bonne partie de la ville. Or on sait que le virus atteint plus spécialement ces personnes. C’est une piste d’analyse, mais on n’a en réalité aucune explication satisfaisante. Rien ne permet pour l’instant de justifier l’ampleur de la progression. » Pour Franck Chauvin, comme pour l’ARS, « Saint-Etienne n’est peut-être que la première d’une série de villes qui seront tout aussi fortement touchées. Les courbes des autres départements sont très mauvaises. »

    75 % de plus de 70 ans

    A Saint-Etienne, comme dans d’autres villes affectées par la pandémie de Covid-19, l’âge des patients est un motif d’inquiétude. « Les plus de 70 ans représentent plus de 75 % des personnes atteintes du coronavirus qui entrent à l’hôpital ces derniers jours , indique Franck Chauvin. Or leur durée d’hospitalisation est plus longue et ils sont plus souvent admis en réanimation que les autres malades du Covid. C’est de là que vient l’essentiel de la tension. » C’est donc auprès de ce public qu’il faudrait et qu’il faudra agir prioritairement, selon lui. « On n’a pas mis en place de mesures de protection spécifiques pour ces personnes fragiles, qui se contaminent pour l’essentiel dans la sphère familiale, regrette-t-il. Elles doivent absolument continuer à mettre un masque quand elles se trouvent avec des plus jeunes, ventiler les pièces, se laver les mains, utiliser du gel hydroalcoolique et respecter les distances pendant les repas. » Ce que soulignent tous les observateurs stéphanois, c’est en effet la mauvaise application des gestes barrières : masque enlevé pour se faire la bise, pour se parler ou pour téléphoner, relâchement lors de réunions familiales, distanciation non respectée, etc.

    En attendant de pouvoir compter sur une remobilisation de la population, d’autres solutions sont à l’étude au sein de la préfecture de la Loire, où chaque lundi, un « point Covid » est organisé autour de la préfète et d’un grand nombre d’institutions concernées par la pandémie. « Un arrêté d’extension de l’alerte maximale à des communes voisines de la métropole, voire à tout le département de la Loire, est déjà dans les cartons » , précise un participant à ces réunions. Deux autres mesures ont été évoquées lors du dernier « point Covid » de la préfecture : l’avancée du couvre-feu à 19 heures et le reconfinement localisé.

    #hôpital #précarité #prévention_en_berne (on se demande pourquoi) #couvre-feu #reconfinement

    • Covid-19 : « Les citoyens doivent être davantage associés aux mesures à prendre face à l’épidémie », le turbo prof Franck Chauvin, cancérologue et professeur de santé publique à l’université Jean-Monnet, à Saint-Etienne, préside le Haut Conseil de santé publique et est membre du conseil scientifique sur le Covid-19. Propos recueillis par Chloé Hecketsweiler
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/23/covid-19-les-citoyens-doivent-etre-davantage-associes-aux-mesures-a-prendre-

      Le professeur de santé publique Franck Chauvin (...) et la nécessité d’une pédagogie tournée notamment vers les plus de 70 ans.

      Franck Chauvin (...) explique la difficulté d’évaluer les conséquences à long terme des mesures prises pour lutter contre l’épidémie, et la nécessité d’associer les citoyens à ces choix qui engagent toute la société.

      Il va falloir vivre avec le virus tout l’hiver, voire au-delà. Quelles sont les stratégies possibles ?

      Il y a trois solutions. La première consiste à laisser le virus se propager sans prendre de mesures restrictives. L’expérience de pays comme le Royaume-Uni au début de la pandémie ou le Brésil, par exemple, montre l’impossibilité d’une telle solution, inacceptable en termes de mortalité. Une autre stratégie est de faire du « stop and go » , c’est-à-dire qu’on contrôle la circulation du virus par des confinements entrecoupés de périodes de relâche, car le confinement ne peut durer indéfiniment. Soit enfin, on trouve un moyen de réduire le risque de façon chronique en protégeant les plus fragiles et en essayant de limiter la circulation parmi les autres. [une politique de suppression du virus n’est pas envisagée, c’est con pour les précaires de Saint_Étienne et d’ailleurs, ndc]

      La seconde vague est là. Comment éviter une catastrophe dans les hôpitaux ?

      L’analyse rétrospective des chiffres montre que, si, en mars, on avait été en mesure de protéger les plus de 70 ans, les hôpitaux n’auraient pas été débordés. Mais nous ne le savions pas à l’époque. Le conseil scientifique avait proposé à la sortie du confinement de maintenir une sorte de confinement volontaire pour ces personnes-là : cela avait été très mal perçu.

      Je pense qu’il faut faire beaucoup de pédagogie auprès de cette population car, au-delà d’un certain âge, le risque de formes graves de ce virus augmente de façon très importante. Ce message, difficile à recevoir pour ces personnes, est crucial à faire passer dans l’ensemble de la population.

      Il faut bien avoir en tête que, au-delà d’un seuil, obtenir la disparition totale du virus n’est plus possible, sauf en cas de découverte d’un médicament ou d’un vaccin très efficaces et massivement disponibles. Il est donc très probable que nous devions apprendre à vivre avec ce virus comme l’humanité l’a fait et le refera.

      Les grands-parents doivent-ils renoncer à voir leurs petits-enfants, à les embrasser ?

      Le problème est que nous n’avons pas conscience que des gens de notre propre famille puissent représenter un danger. Au bout d’un moment, les mesures barrières tombent. C’est probablement à ces occasions-là que les gens se contaminent.
      Je ne pense pas qu’il faille réduire les liens sociaux notamment entre générations. Il faut en créer d’une autre nature. Si les petits se sont lavé les mains, et si tout le monde porte un masque, le risque est limité. Il faut juste s’y habituer. On n’empêchera pas le virus de circuler – on n’en est plus là – mais on peut espérer le garder sous contrôle et limiter son impact dans les populations à risque.

      En quoi cette épidémie se distingue-t-elle des autres ?

      Le caractère exceptionnel de cette crise n’est pas l’épidémie elle-même : il y en a eu d’autres, de grande ampleur, comme la grippe asiatique de 1957-1958 ou la grippe de Hongkong en 1968-1969. Tous les hôpitaux étaient saturés, plus d’un million de personnes sont décédées dans le monde et pourtant personne n’en a parlé.

      Ce qui est exceptionnel, c’est que, cette fois, on a considéré que le sanitaire devait l’emporter sur tout le reste et cela dans pratiquement tous les pays du monde. Le caractère extrêmement brutal de l’épidémie a sidéré tout le monde, et les pays ont quasi tous fait le même choix, en confinant leur population pour sauver les hôpitaux et permettre la prise en charge de tous les patients.

      Aujourd’hui, on prend des décisions sans savoir sur le long terme si leur effet n’est pas finalement plus délétère que la maladie…

      Il y a avant tout une situation urgente à résoudre. Idéalement, quand on conseille de prendre telle ou telle mesure, on devrait être en mesure de dire ce qu’on en attend en matière d’efficacité, et ce que cela va coûter, c’est-à-dire quel sera l’impact des mesures. Cela dit, le bilan de la première vague commence à se préciser. Le rapport de la mission présidée par le professeur Pittet [https://www.vie-publique.fr/rapport/276679-gestion-de-crise-la-covid-19-et-anticipation-des-risques-pandemi donne de premiers éléments en matière de PIB [ produit intérieur brut ], de baisse de taux d’emploi ou de chute de la consommation.

      Ainsi, ce rapport note que le confinement a été responsable d’une chute de 10 points de PIB, à laquelle s’ajoutent les dépenses sociales engagées pour soutenir les secteurs touchés. Les économistes préciseront probablement ces coûts dans les mois qui viennent. Les effets induits commencent à être mieux connus aussi grâce à des études conduites par des équipes de recherche en sciences humaines et sociales. De l’autre côté, des simulations permettent d’estimer le nombre de décès qui ont été évités par cette mesure inédite. Ce sont ainsi probablement plusieurs dizaines de milliers de morts qui ont été empêchés.

      Avec ces données, n’est-il pas possible d’établir la balance coût-bénéfice du #confinement ?

      C’est très compliqué à faire, car cela repose sur le calcul des décès « évités » prenant en compte l’âge des patients. Un certain recul est nécessaire pour apprécier ce qu’on a gagné d’un côté et perdu de l’autre grâce à cette mesure dont on sait, de façon certaine, qu’elle a eu pour effet de limiter la saturation du système hospitalier. Et ce n’est absolument pas en période de crise que l’on peut conduire ce type de réflexion. Le caractère émotionnel est trop important et notre jugement risque d’être faussé.

      La question aurait néanmoins pu être soulevée entre les deux vagues…

      C’est en effet une question que doit poser la société. Et la réponse ne peut être que collective. Les décisions à prendre pour faire face à l’épidémie sont extrêmement impactantes, et c’est pourquoi les citoyens doivent y être davantage associés. Il est vrai que l’arrivée de cette seconde vague aussi rapidement a probablement empêché ce type de discussion au sein de la société, mais cela reste une discussion nécessaire.

      En matière de santé publique, notre société est organisée autour d’un certain nombre de pactes implicites ou explicites. Par exemple, la grippe est responsable de 10 000 décès par an environ, et ce dans une certaine indifférence. Nous acceptons collectivement que la vaccination ne soit pas systématique dans l’entourage des personnes à risque ou à l’hôpital. C’est bien un choix sociétal qui est fait.

      Il faudra donc attendre la fin de la crise aiguë pour connaître le coût des restrictions pour la société ?

      Ce sera le travail des économistes de nous éclairer sur ce point. On est en récession, le déficit de la Sécurité sociale sera probablement l’un des plus élevés de ces dernières années. Mais le problème, ce ne sont pas tant les chiffres que leur traduction pour la population. En France, l’impact social des mesures prises pour contenir l’épidémie a été retardé grâce à un système d’amortisseur extrêmement performant. Mais cet impact sera perceptible pour chacun d’entre nous, c’est certain. Le président de la République a rappelé aussi les répercussions de ces mesures sur les étudiants, avec le risque de décrochage, des difficultés à trouver des stages, sans parler de l’accès à l’emploi qui va être compliqué pour eux.

      L’impact va être significatif et diffus, avec des effets y compris sur la santé des gens. C’est pour cela que le confinement ne peut se concevoir qu’en dernière extrémité. Il faut que la situation soit dramatique pour aller dans cette direction et elle l’était en mars.

      Compte tenu des enjeux, les Français n’ont-ils pas leur mot à dire sur les mesures à prendre pour « vivre avec le virus » ?

      En période de crise, nous partons du principe que les instructions venues d’en haut sont forcément adoptées dans la population. Or, nous savons que ce n’est pas forcément le cas. Les 20-40 ans, pendant l’été, ont par exemple adopté leur propre stratégie face à l’épidémie. Ils ont eu massivement recours aux tests mais ont été probablement très laxistes sur les mesures barrières. Il faut qu’on trouve le moyen d’associer la population à la mise en œuvre de ces mesures.

      Il faut d’abord informer, éduquer, et engager notre responsabilité individuelle, car l’Etat ne pourra pas tout faire. La génération des 20-40 ans, quoi qu’on en pense, est extrêmement responsable et elle l’a montré par ce recours massif aux tests. Si on leur explique qu’en cas de test positif il faut rester sept jours chez soi, ne sortir qu’avec un masque et voir le moins de gens possible, je suis certain qu’ils le feront.

      Voilà à quoi ressemble ce brave médecin, "directeur de la prévention et de la santé des populations au CHU de Saint-Étienne."
      https://www.hcsp.fr/explore.cgi/personne?clef=2179

    • Covid-19 : premiers transferts de patients pour soulager les hôpitaux sous tension
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/23/covid-19-premiers-transferts-de-patients-pour-soulager-les-hopitaux-sous-ten

      Huit patients des hôpitaux de Roubaix et Tourcoing ont été transférés dans la nuit de jeudi à vendredi vers des établissements de la région lilloise, et huit autres d’Auvergne-Rhône-Alpes vers la Nouvelle-Aquitaine.

      Dommage qu’il n’y ait pas plus d’hostos dans le Loir et Cher et les Alpes de Haute Provence, les départements à faible prévalence du virus se font rares.

      Par ailleurs, la presse ne parle guère des transferts intra régionaux (par exemple de la Seine Saint-Denis vers les Yvelines) qui sont en cours depuis un moment.

  • La France doit supprimer sa deuxième vague. #Suppression #RemiseÀZéro #Reconfinement
    Thread by Panda31808732 on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1316836435144646657.html

    La tragédie de la deuxième vague, c’est qu’elle ne se produit pas tant qu’on la craint. Car on reste prudents. Du coup, elle ne vient pas. Et comme elle ne vient pas, on ne la craint plus. Donc on lève trop de restrictions, la vigilance baisse et on déclenche la deuxième vague.
    3. Piège très classique, très prévisible dans laquelle la France est tombée à pieds joints cet été.

    Maintenant que les cigales ont bien dansé tout l’été, sous l’œil apathique des autorités, voici venu l’automne, c’est-à-dire le temps de la facture.

    #covid #coronavirus

  • La France doit supprimer sa deuxième vague. #Suppression #RemiseÀZéro #Reconfinement, Thread by Panda31808732 on Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1316836435144646657.html

    La tragédie de la deuxième vague, c’est qu’elle ne se produit pas tant qu’on la craint. Car on reste prudents. Du coup, elle ne vient pas. Et comme elle ne vient pas, on ne la craint plus. Donc on lève trop de restrictions, la vigilance baisse et on déclenche la deuxième vague.

    3. Piège très classique, très prévisible dans laquelle la France est tombée à pieds joints cet été.

    Maintenant que les cigales ont bien dansé tout l’été, sous l’œil apathique des autorités, voici venu l’automne, c’est-à-dire le temps de la facture.

    La première vague, avec son temps de doublement entre 3 et 4 jours, avait déferlé avec une telle violence qu’elle avait appelé d’elle-même à sa propre suppression avec le confinement. Les régions relativement épargnées, à l’Ouest, ne l’avaient été que parce que le confinement...
    … avait cassé l’exponentielle avant qu’elle n’atteigne la même ampleur que dans le Grand Est ou en IDF.

    La deuxième vague, qui doublait de taille tous les ~14 jours au zénith de sa croissance estivale, a d’abord ressemblé à une montée progressive des eaux.

    6. L’incompétence totale du gouvernement (refus acharné de l’intervention précoce, pourtant la moins chère et la plus efficace) a laissé se recréer une énorme masse d’eau qui faisait pression sur le barrage précaire de nos défenses.

    L’arrivée de l’automne a explosé ce barrage.
    7. Autour de 5% de la population, soit 3+ millions de personnes (modèle Pasteur, premiers résultats Epicov et Sapris), a été infectée lors de la première vague, jusqu’à fin juin. La dernière semaine de septembre, je dirais que plus de 200 000 personnes ont été infectées.

    8. Pour référence, ça doit à peu près être l’équivalent du pic de la première vague en Allemagne.

    À cette heure, nous avons plus de contaminations en 1-2 jours que la Corée du Sud en 8 mois d’épidémie (qui a commencé à décoller là-bas en février, comme ici ; mais eux l’ont vu).
    9. Il nous faut "vivre avec le virus", mais de toute évidence il y a eu un énorme malentendu sur ce que signifie cette phrase. Ce n’est pas une expression littérale. Il ne s’agit pas de vivre avec le virus lui-même, mais avec sa menace.
    10. "Vivre avec le virus" ça veut dire vivre avec un petit nombre de cas par jour, bien identifiés et circonscrits dans des foyers qui ne débordent pas.

    Pas des dizaines de milliers d’infections par jour avec 80% des cas d’origine inconnue et >150 entrées quotidiennes en réa.
    11. Depuis le départ, SARS-CoV-2 a été lourdement sous-estimé en France. Une erreur monumentale que nous avons payé très cher au printemps, et que nous allons de nouveau payer extrêmement cher.
    L’évaluation des risques a été faite de façon très grossière, au niveau de la santé publique comme dans les autres domaines. Exemple : "les vieux risquent de mourir, mais les jeunes ne risquent pas grand-chose".

    Faux, il y a la question des séquelles :

    Thread by @Panda31808732 : « D’après un suivi du CHU de Rennes, entre 10 et 15% des patients non-hospitalisés interrogés n’avaient toujours pas repris leur activité, 6 semaines après la maladie. "Ils p…
    https://threadreaderapp.com/thread/1280973285363200006.html

    12b. Macron a enfin commencé à aborder ce sujet hier, un bon point. Il aurait cependant dû parler du fait qu’une proportion significative de personnes infectées, MÊME jeunes et non hospitalisées, finissent en malades au long cours (symptômes incapacitants pendant des mois).

    13. SARS-CoV-2 peut infliger un large éventail de dommages (sanitaires, socio-économiques, politiques, etc.) à une société, tout simplement parce qu’un degré trop élevé de circulation d’un pathogène aussi redoutable entrave le fonctionnement ordinaire de la vie sociale.
    14. Maintenant, il est urgent d’arrêter les conneries, d’arrêter les frais et de devenir un peu sérieux dans la gestion de cette pandémie, parce que le fiasco de la deuxième vague, après celui de la première, va entraîner une casse énorme dans la société.
    15. Donc, proposition : pour gérer au mieux cette crise, à partir de maintenant, faisons ce qu’ont fait tous les pays sérieux — adoptons une stratégie de suppression de SARS-CoV-2.
    [16. Vous pouvez lire la suite sur ce lien (page HTML), ou en-dessous, selon votre convenance.

    Merci quand même de RT le premier message de ce fil si vous avez trouvé la lecture intéressante.]

    Thread by @Panda31808732 : 1. La France doit supprimer sa deuxième vague. #Suppression #RemiseÀZéro #Reconfinement La tragédie de la deuxième vague, c’est qu’elle ne se produit pas tant qu’on la craint…
    https://threadreaderapp.com/thread/1316836435144646657.html

    17. Distinguons 4 notions :
    a) éradication : zéro cas de Covid-19 sur Terre
    b) élimination : zéro cas résultant d’une transmission domestique persistante (plusieurs générations d’infections) sur un territoire donné
    c) suppression : contrôle de la circulation du virus pour maintenir durablement la transmission domestique sous un seuil (très) bas donné
    d) atténuation : passage au ralenti du virus dans la population pour ne pas saturer les capacités du système de santé

    19. L’éradication est hors de portée, et il est probable qu’on n’y parvienne jamais.

    L’élimination est une modalité de la suppression (élimination = suppression jusqu’à zéro).
    20. La suppression se fixe un objectif, par exemple "pas plus de X cas par jour/semaine sur une zone donnée," et déploie des mesures de contrôle pour s’y tenir. Lorsque ce seuil est dépassé, on déclenche aussitôt des mesures supplémentaires de contrôle de l’épidémie.
    21. L’atténuation est l’option par défaut (SARS-CoV-2 est un pathogène au cours naturel si dévastateur qu’aucun pays n’est dans un laisser-faire total).
    22. Un tableau pour synthétiser les options stratégiques possibles face à SARS-CoV-2. 

    Toute la question stratégique se résume à : quels coûts payer, par qui, pendant combien de temps et pour quels résultats (espérés… et réels).

    23. La France suit une stratégie d’atténuation horriblement mal exécutée. L’absence totale de contrôle en février/mars a forcé au confinement, et la perte de contrôle depuis juillet (exponentielle pendant 14 semaines sur 15) signale un nouvel échec.

    24. On peut aussi considérer que la France, avec d’autres, a innové et inventé une nouvelle catégorie épidémiologique. On pourrait l’appeler la stratégie de la flottaison : un savant mélange de navigation à vue et de n’importe quoi multiplié par l’âge du capitaine.

    25. Il va bien falloir comprendre un jour que tant qu’on pensera cette pandémie à partir de l’hôpital, au lieu de prendre le problème À LA SOURCE (= les contaminations, quel que soit leur cours clinique), on ne s’en sortira pas.

    26. Car, comme le dit la sagesse populaire :

    (Surtout quand on ne sait pas guérir…)

    #LesBonnesAstuces

    #Dépister, #tracer, #isoler n’est pas une stratégie en soi, c’est un dispositif, une méthode qui peut servir différents objectifs stratégiques : élimination, suppression, atténuation (car même pour atténuer, il faut garder le contrôle et baisser la vitesse de circulation du virus).
    29. Ce qui est clair, comme le prouve de fait cette deuxième vague, c’est que la stratégie française ne garantit pas un contrôle suffisant du virus et donc une certaine continuité/stabilité de la vie sociale par temps de pandémie sévère.
    30. Donc il faut changer de braquet et durcir le contrôle exercé sur la circulation du virus — d’où la proposition de remise à zéro et de suppression ici.
    31. Est-ce que la suppression fonctionne ? Bien sûr, elle a été mise en œuvre avec succès dans de nombreux pays, avec des outils variés. Quelques exemples de pays de l’OCDE ou asiatiques.
    32. [Note : je ne prends pas d’exemples venus d’Afrique, car les sociétés sont différentes : moins urbanisées, plus jeunes, etc. Mais on aurait aussi des leçons de gestion à recevoir de certains pays africains, qui ont été bien meilleurs qu’ici.]

    #covid-19

    • la page tronquait le thread (panne de twitter hier alors qu’il y a 193 touits...), ce n’est plus le cas

      Il y a bien sûr des réponses qui se font l’écho de ce que l’on entend beaucoup (dans mon milieu familial compris) : « ce n’est pas une exponentielle si on prend le critère décisif d’une épidémie, le nombre de morts », avec courbe(s) à l’appui, comme il se doit

    • Je crois que fondamentalement, les gens (et les journalistes et les politiciens) pensent que « croissance exponentielle », ça veut dire « qui augmente très rapidement ». Pas le fait qu’on double à intervalle régulier.

      D’ailleurs quand quelqu’un poste une courbe sur une échelle logarithmique sur Touiteur (graduée 1, 10, 100, 1000), ça ne manque pas : quelqu’un vient faire remarquer que la courbe est… fausse.

  • Covid-19 : un couvre-feu à l’étude pour Paris et l’Île-de-France - Le Point
    https://www.lepoint.fr/societe/covid-19-un-couvre-feu-a-l-etude-pour-paris-et-l-ile-de-france-12-10-2020-23

    Ce mardi matin, un conseil de défense se déroulera à huis clos à l’Élysée pour arbitrer de nouvelles mesures de restriction. Mardi soir, les ministres concernés par la crise du Covid-19 seront également conviés discrètement à Matignon. Ce lundi matin, leurs directeurs de cabinet se sont d’ores et déjà retrouvés à l’Élysée autour du secrétaire général du palais, Alexis Kohler. Selon plusieurs sources au sommet de l’État, l’hypothèse d’un couvre-feu nocturne dans les zones le plus à risque, en particulier Paris et l’Île-de-France, est à l’étude avec différents scénarios de mise en application : à partir de 20 heures, 22 heures ou 23 heures, comme à Berlin ou Francfort, en Allemagne, depuis ce week-end.

    J’ai laissé la photo du Point, non légendée mais ressemblante. Ici, il y a beaucoup de cafés ouverts - à vue de nez, moins chez les Kabyles ; idem, les kebabs turcs refusent de servir à boire sans manger ; des Asiatiques gardent le tabac ouvert mais ferment la partie bar - les terrasses étant le seul lieu où on peut ne pas être masqué à l’extérieur.

    • Ile-de-France : 17% des personnes testées pour le coronavirus sont positives, du jamais vu
      https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/ile-de-france-17-des-personnes-testees-pour-le-covid-sont-positives-du-ja

      La « grande marée » de patients Covid annoncée la semaine dernière serait-elle en route ?

      [le directeur de l’Agence régionale de santé, Aurélien Rousseau] a aussi indiqué que 42% de patients Covid se trouvaient dans les services de réanimation de la région. Il y a « plus de 1.480 personnes dans les lits d’hospitalisation conventionnelle, 672 dans les soins de suite et de réadaptation et presque une centaine dans les lits de psychiatrie », a-t-il précisé.

      Selon l’ARS, il y a des signes alarmants. Par exemple « aujourd’hui à Paris chez les 20-30 ans plus de 800 cas positifs pour 100.000. Le seuil d’alerte c’est 50 ».

      « Et surtout, depuis trois jours, ces chiffres augmentent très rapidement chez les personnes âgées, or le passage entre les générations, c’est ça qui est notre préoccupation majeure », explique Aurélien Rousseau.

      Pour le directeur de l’Agence régionale de santé, il n’y a pas de doute, dans les 15 prochains jours, on aura plus de cas graves.

      Aurélien Rousseau pense qu’il y aura « sans doute jusqu’à 300 personnes par jour dans les prochains jours qui vont arriver dans les hôpitaux d’Ile-de-France ».

      Par ailleurs, sur les 700 Ehpad d’Ile-de-France, 127 comptent au moins un cas de Covid-19, a-t-il dit.
      Les hôpitaux sont en alerte

      Il a été demandé aux hôpitaux d’activer tous leurs dispositifs de crise pour ne pas se laisser surprendre et dépasser par une nouvelle grande vague de malades.

      Les hôpitaux déprogramment des interventions non-urgentes quand c’est nécessaire et ils peuvent aussi repousser les congés des soignants.

      Le secteur privé est aussi très mobilisé, souligne l’ARS qui indique que « dans les lits de réanimation, 24% des malades sont dans le privé ».

    • Reconfinement, couvre-feu… Face à la deuxième vague, quelles sont les options du gouvernement ?
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/13/reconfinement-couvre-feu-face-a-la-deuxieme-vague-quelles-sont-les-options-d

      Evoqué dans le dernier avis du conseil scientifique, le couvre-feu apparaît comme une alternative moins « coûteuse » [que le confinement, pas évident à réaliser au niveau local, ndc] économiquement et socialement. Il a été mis en œuvre avec succès en Guyane, en juin et juillet. En semaine, il a d’abord été interdit aux habitants de circuler à partir de 23 heures, puis cette limite a été abaissée à 21 heures, avant de passer à 19 heures, puis 17 heures. Le week-end, chacun devait rester chez soi à partir de 13 heures le samedi. « Combiné avec d’autres mesures, comme la fermeture des frontières et des limitations de déplacement, cela a permis d’abaisser le R de 1,7 à 1,1 », détaille Simon Cauchemez, modélisateur à l’Institut Pasteur, auteur d’une étude sur le sujet, prépubliée en ligne.

    • ILE-DE-FRANCE : LE DIRECTEUR DE L’AP-HP PRÉVOIT L’OCCUPATION DE « 70 À 90% » DES LITS DE RÉANIMATION FIN OCTOBRE

      https://www.bfmtv.com/paris/pour-martin-hirsch-70-a-90-des-lits-de-reanimation-d-ile-de-france-seront-occ

      Au regard des indicateurs actuels de suivi de l’épidémie,
      "aux alentours du 24 octobre, il y aura au minimum entre 800 et 1000 patients Covid dans les services de réanimation"
      franciliens, alerte ce mardi Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, dans une interview au Parisien. Soit "70 à 90% de nos capacités actuelles" , précise-t-il.

      Pour le directeur de l’AP-HP, cet afflux dans les services de réanimation "est inéluctable" . "La situation est grave" , ajoute-t-il, précisant qu’environ "20% des interventions non prioritaires sont en cours de déprogrammation" dans les 39 hôpitaux du groupement.

      Pour tenter de ne pas aggraver la situation à venir dans les services de réanimation et d’éviter de « faire un choix entre les patients », « c’est aujourd’hui qu’il faut agir », assure Martin Hirsch, qui préconise une « politique bien plus systématique de télétravail » au sein des entreprises. Mais aussi et surtout une diminution significative des interractions sociales des Franciliens.

      "Nous devons − vous, moi, tout le monde − avoir 20 % de contacts sociaux en moins" , explique-t-il dans les colonnes du Parisien.

    • Faire en français signifie chier. Exemple : Ne forçons pas notre talent. Nous ne FAIRIONS rien avec grâce.
      Traité du style, Aragon.

      Le Monde avec AFP, le 14 octobre à 01h30

      « Il ne s’agit pas de prendre une mesure pour quinze jours, un coup on ferme, un coup on rouvre. Il faut des mesures bien plus longues, selon son entourage. « Les Français ont besoin de clarté sur le moyen et long terme. Il faut leur donner une trajectoire, un calendrier pour les mois qui viennent » , ajoute l’entourage du chef de l’Etat, pour qui les six à huit prochaines semaines seront une période charnière.

      Un couvre-feu permettrait de limiter les déplacements nocturnes, donc les réunions de famille ou d’amis, en particulier chez les jeunes, dont les fêtes dans des lieux privés, très difficiles à contrôler, sont autant de clusters potentiels.

      « Des villes de différentes tailles seront concernées par ces mesures, en fonction de la circulation du virus », ajoute la même source. « Mais il faut faire peser le minimum de contacts sur la vie de tous les jours, dont l’école ou l’université. » Le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer a d’ailleurs exclu mardi sur RTL « a priori » l’annonce par Emmanuel Macron de mesures concernant les écoles, collèges et lycées.

      L’hypothèse d’un couvre-feu inquiète les oppositions

      Le chef de l’Etat devrait par ailleurs annoncer une accélération des tests, grâce à l’arrivée de nouvelles techniques beaucoup plus rapides, comme les tests salivaires.

      [...] « Les restrictions c’est quand on a tout raté » , a lancé (...) Le Pen...

      On est puni parce que « La mission indépendante présidée par le Suisse Didier Pittet (...) chargée d’évaluer l’exécutif sur la gestion de la crise sanitaire en France [a] rend[u] ce mardi son rapport d’étape » https://seenthis.net/messages/880780
      Le gouvernement a tout faux, il doit faire.

      #couvre-feu #Paris et ...

    • Cela fait 3 jours qu’on nous bassine avec le « couvre-feu ». Encore des gesticulations stupides. Il semble que rien ne va être fait pour les écoles, facs et entreprises qui je le rappelle sont globalement ouvertes entre 8h et 18h, soit bien avant l’éventuel couvre-feu. Imposer le télétravail là où on peut serait une option simple que le gouvernement se refuse à prendre car le Medef n’en veut pas (et je ne parle pas de faire respecter le port du masque, c’est encore un autre sujet...). Et si ledit couvre-feu a lieu à 23h je pense qu’on aura là une preuve très très claire du foutage de gueule.

    • Apparemment, il n’y aura aucune mesure pour les lieux d’enseignement. En tout cas, rien à ce sujet ne semble fuiter dans les principaux canaux d’informations de l’officialité. Ce qui en soit est à mon sens une information.

      Et donc, si ce soir, le pouvoir prend des décisions qui de toute évidence n’auront que des effets à la marge sur le sujet qui nous occupe tous, ce sera à mon sens un moyen de répondre à la question : « Ont-ils décidé de mettre en œuvre une stratégie d’immunité collective, ou bien sont-ils juste incompétents ? »

      De très nombreux indices laissaient penser qu’ils étaient incompétents et que leurs objectifs étaient ailleurs (sauver les actionnaires du CAC40). Mais entre les fumigènes grossiers (loi sur le séparatisme), et les contrevérités manifestes (cf. propos de la ministre de l’enseignement supérieur sur les lieux d’enseignement qui ne sont pas des lieux de contamination), et à nouveau, ce soir, avec ce spectacle médiocre en préparation, il me semble que nous pourrons conclure : ils ont fait le choix de l’immunité collective.

      Nous avons regardé en famille, l’autre WE, le film « Les sentiers de la gloire », vieux film, mais quel film ! On le sait, la guerre de 14, c’était avant tout une guerre de massacre, où des généraux tenant des coupes de champagne décidaient d’envoyer des milliers d’êtres humains à l’abattage, quitte à en fusiller quelques uns pour l’exemple, sans considération autre que leur carrière. Je ressens ces gens qui nous gouvernent actuellement comme héritiers de cette façon de gouverner. Nous les avons déjà comparé aux Versaillais de la Commune... Nous pouvons aussi les comparer aux généraux de la WWI.

    • « On recule pour sauter plus mal », Dominique Costagliola, JDD

      Peut-on encore éviter un ­#reconfinement total ?

      Je n’en suis pas sûre. On ne connaît pas encore l’impact des couvre-feux. L’exemple de la Guyane, où les conditions de vie sont différentes, n’est pas forcément transposable à la métropole. Ces mesures peuvent jouer un rôle dans la réduction du nombre de contacts. La concomitance avec la fermeture des #écoles, dont on a négligé le fait qu’elles puissent être une source de contamination, peut aussi se révéler favorable. Mais si au lieu de se voir à 20 heures, on se voit à 18 heures, cela ne servira à rien.

      [...]

      En juillet, le rapport du conseil scientifique annonçait tout ce qui se passe maintenant. Personne ne l’a pris au sérieux.

      #conseil_scientifique #télétravail #économie

  • À force de se focaliser sur l’idée de « sauver l’économie », j’ai vraiment l’impression qu’on passe justement à côté de cet aspect, précisément…

    – La seconde vague, visiblement mal préparée et mal gérée, ça va une fois de plus coûter extrêmement cher ; à nouveau, dans le but de faire des économies de manière monomaniaque, on a toutes les chances de se cogner une seconde vague qui va coûter très très cher. Si on prend la question de l’éducation, on a la situation italienne, où l’on nous dit qu’il y a eu un effort massif pour limiter les risques sanitaires dans les écoles. Ici en France, on a considéré qu’embaucher des profs et investir dans l’école c’est un poids morts pour l’économie ; résultat on transforme les écoles et les universités en usines à clusters. Dans le même ordre d’idée, on a retardé toutes les précautions pendant l’été (« sauver » la saison touristique ?), et on n’a imposé le port du masque en entreprise qu’à la rentrée de septembre, alors que les chiffres remontaient depuis un mois.

    C’est-à-dire qu’on en est à tout décider en fonction d’économies à la petite semaine, ce qui revient en fait à tout faire mal, en « pire », et à ainsi subir une deuxième vague qui va coûter beaucoup plus cher que chez nos voisins.

    – Et là, pour les abrutis du gouvernement La REM, ça devrait interpeller un peu plus. Si la première vague était (admettons vaguement) imprévisible, et a touché un peu tout le monde en Europe, ils ont pu faire mine de faire jouer une certain « solidarité » européenne, avec un plan de relance commun. Pas transcendant, mais au moins ils s’accrochent à ça.

    Mais si la deuxième vague, c’est une catastrophe économique en France (disons 5 à 10 points de PIB de recule supplémentaire, en plus des dégâts du premier confinement), pendant qu’une partie de nos voisins (l’Italie) apparaissent comme infiniment mieux préparés à l’affronter, leur histoire de « solidarité européenne », ils vont pouvoir se la rouler derrière l’oreille… Oui, tiens, donnons des sous au gouvernement français qui a décidé de faire n’importe quoi depuis cet été, pendant que les autres gouvernements européens avaient profité du confinement pour se préparer… La cigale et la fourmi, tout ça…

  • Israel returns to virus lockdown as cases mount
    https://apnews.com/ff70d10700ebe2ed7becc3b2a9e08bc7

    Under the new lockdown, nearly all businesses open to the public will be closed. People must remain within 1 kilometer (0.6 miles) of home, but there are several exceptions, including shopping for food or medicine, going to work in a business that’s closed to the public, attending protests and even seeking essential pet care.Israel has reported a total of more than 175,000 cases since the outbreak began, including at least 1,169 deaths. It is now reporting around 5,000 new cases a day, one of the highest per capita infection rates in the world.Israel was among the first countries to impose sweeping lockdowns this spring, sealing its borders, forcing most businesses to close and largely confining people to their homes. That succeeded in bringing the number of new cases down to only a few dozen per day in May.But then the economy abruptly reopened, and a new government was sworn in that was paralyzed by infighting. In recent months authorities have announced various restrictions only to see them ignored or reversed even as new cases soared to record levels.
    The occupied West Bank has followed a similar trajectory, with a spring lockdown largely containing its outbreak followed by a rise of cases that forced the Palestinian Authority to impose a 10-day lockdown in July. The PA has reported more than 30,000 cases in the West Bank and around 240 deaths.The Gaza Strip, which has been under an Israeli-Egyptian blockade since the Islamic militant group Hamas seized power from rival Palestinian forces in 2007, was initially insulated from the pandemic. But authorities detected community spread last month, and there are now more than 1,700 active cases in the impoverished territory of 2 million, straining its already fragile health system. At least 16 people have died.

    #Covid-19#migrant#migration#israel#gaza#sante#religion#systemesante#frontière#reconfinement

  • Covid-19 : Israël se reconfine pour les fêtes du Nouvel An juif
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/14/coronavirus-israel-se-reconfine-pour-les-fetes-du-nouvel-an-juif_6052115_321

    Ce retour à l’isolement est le résultat d’un échec politique : le gouvernement a renoncé la semaine dernière à imposer un confinement local à des villes arabes et ultraorthodoxes, parmi les plus pauvres du pays, les plus touchées par l’épidémie. Les alliés religieux de M. Nétanyahou, indispensables à son gouvernement de coalition, s’y étaient refusés.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Israël, la deuxième vague de Covid-19 touche surtout les communautés ultraorthodoxes et arabes
    Israël pouvait se féliciter d’avoir mieux fait face que d’autres à la première vague, en confinant rapidement et en fermant ses frontières, en mars. Mais l’épidémie était repartie à la hausse dès le mois de mai. Les autorités s’interrogent encore pour savoir si cela est dû à la réouverture des écoles. Elles ont multiplié depuis les arbitrages illisibles, et déplorent le manque de discipline des Israéliens.Pour Arnon Afek, membre de l’équipe qui coordonne la réponse sanitaire, les fêtes de fin d’année représentent « le moment le moins inapproprié. Mais sans stratégie de sortie, ce sera inutile : vous obtiendrez un pays très appauvri et un nouveau reconfinement à terme ». Cette stratégie se met en place depuis deux mois : le gouvernement entend décentraliser le traitement de l’épidémie, en travaillant avec les maires, reconfiner au cas pas cas les points chauds, et fait confiance à l’armée pour tracer les contaminations et tester les cas suspects. Mais l’architecture informatique nécessaire à un tel système ne sera opérationnelle qu’en novembre au plus tôt. Cela laisse craindre que le reconfinement s’éternise après la fin des fêtes.

    #Covid-19#migrant#migration#israel#sante#santepublique#religion#frontiere#pelerinage#reconfinement

  • Espagne : plus de 200 travailleurs étrangers dorment dans la rue pour réclamer un logement digne - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/26410/espagne-plus-de-200-travailleurs-etrangers-dorment-dans-la-rue-pour-re

    « Lepe est actuellement dans les médias nationaux et étrangers. L’administration et le gouvernement ont l’occasion de démontrer qu’ils sont prêts à résoudre avec dignité, non par la force, et une fois pour toutes ce drame humain (...) Ces travailleurs n’en peuvent plus. Ces travailleurs essentiels ne méritent pas ces mauvais traitements », insistent les associations dans leur communiqué. En outre, la crise du coronavirus ajoute de l’anxiété à la situation déjà très précaire de ces immigrés. Malgré ces conditions de vie insalubres, où la distanciation sociale est impossible à respecter, aucun test de coronavirus ne leur a été fait, selon des témoignages de migrants confirmés par la mairie de Lepe. Et pourtant, certains d’entre eux sont partis travailler dans d’autres régions comme à Lérida en Catalogne où des saisonniers ont été au centre d’un foyer de contagion qui a entraîné le reconfinement, jusqu’à mercredi, de cette zone. Une situation qui préoccupe les autorités. « Il est fort possible que nous ayons encore des foyers liés aux saisonniers », a averti l’épidémiologiste en chef du ministère de la santé, Fernando Simon. Jusqu’ici, seule la région de la Rioja (nord) a décidé de faire des tests à tous les travailleurs saisonniers avec ou sans contrat de travail.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#travailleurmigrant#saisonnnier#test#sante#reconfinement#foyercontamination#travailleuressentiel#précarité#droit

  • Coronavirus dans le monde : 27 millions de personnes reconfinées aux Philippines après un rebond de l’épidémie
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/08/03/coronavirus-le-venezuela-ordonne-une-quarantaine-stricte-dans-tout-le-pays_6

    Plus de 27 millions de personnes, soit environ le quart de la population aux Philippines, vont être reconfinées à partir de mardi. La décision du gouvernement intervient après l’inquiétude exprimée par des associations de médecins avertissant que le pays est en train de perdre la bataille contre le Covid-19. Depuis le début du mois de juin, alors que la plus grande partie du pays était sortie d’un des confinements les plus longs et les plus stricts de la planète, les infections ont quintuplé, dépassant la barre des 100 000 cas. Dimanche soir, le président Rodrigo Duterte a annoncé un reconfinement dans la capitale, Manille, ainsi que dans quatre provinces environnantes, sur l’île principale de Luzon. Pendant les deux prochaines semaines, les transports publics seront à l’arrêt et les vols locaux seront interrompus.

    #Covid-19#migrant#migration#philippines#confinement#reconfinement#sante#transport

  • Montée du Covid-19 en Algérie : Tebboune confine deux communes frontalières de la Tunisie
    https://www.afrik.com/montee-du-covid-19-en-algerie-tebboune-confine-deux-communes-frontalieres-de-

    Conscientes de la dangereuse recrudescence de la maladie à Coronavirus dans certaines localités du pays, les autorités algériennes ont décidé de reconfiner deux communes de la wilaya d’El Kala, frontalière de la Tunisie.
    Deux jours après la décision de reconfiner 18 communes de la wilaya de Sétif, les autorités algériennes ont ordonné, ce jeudi 9 juillet 2020, le reconfinement de deux communes de la wilaya d’El Kala, frontalière de la Tunisie.Cette décision fait suite à un bilan du Coronavirus dans ce pays d’Afrique du Nord, établi le 8 juillet, dont le décompte officiel est passé à 17 348 cas confirmés et 978 morts, après l’enregistrement, le même jour, de 469 nouveaux cas de contaminations et 10 nouveaux décès. Le ministre de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, qui a confié que le retour à un confinement généralisé n’était pas à l’ordre du jour, déplore toutefois que cette recrudescence des cas de contamination est due, au relâchement de la population, qui foule aux pieds les règles de prévention et de protection

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#tunisie#frontiere#relachement#sante#reconfinement

  • Calls to mental health services in Victoria double as strain of Covid-19 lockdown shows | Australia news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/australia-news/2020/jul/09/calls-mental-health-services-victoria-double-covid-19-lockdown-strain-c
    https://i.guim.co.uk/img/media/a1737ff6db4107ca4d6001de394a4fab1d57ceb0/19_770_3626_2176/master/3626.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    “The reintroduction of stage three restrictions in Victoria [is] just really exacerbating this and I think there is a really low mood and a sense of real uncertainty … There’s a lot of concern, stress, worry, anxiety, and that’s really having a toll on people’s mental health and wellbeing.”

    While the government measures were important to maintain public health, Harman said many people felt like they were going backwards.

    “I think it’s feeling for a lot of people like a real kick in the guts,” she said. “Most people had done the hard yards and were following the public health advice, and obviously, there’s a really worrying rate of community transmission … but that’s just really frustrating and a bit overwhelming.”

    While both the federal and state governments had announced significant funding boosts to mental health support services during the pandemic, Guardian Australia contacted both for comment about whether greater support was needed given the latest developments in Victoria.

    #santé_mentale #psychiatrie #reconfinement #Australie

  • Coronavirus : face à la multiplication des cas de contagion, la Catalogne reconfine 200 000 personnes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/04/coronavirus-l-oms-appelle-a-prendre-le-controle-face-a-l-epidemie_6045155_32

    Deux semaines seulement après la levée du confinement généralisé qui empêchait les Espagnols de quitter leur province, ce reconfinement coïncide avec la réouverture des frontières samedi aux ressortissants de douze nouveaux pays. L’Espagne avait déjà admis les citoyens de l’UE et de l’espace Schengen, ainsi que les Britanniques, le 21 juin.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#reconfinement#espagne#UE

  • Coronavirus : retour du confinement dans une vingtaine de municipalités de Lisbonne - Le Soir
    https://www.lesoir.be/309596/article/2020-06-26/coronavirus-retour-du-confinement-dans-une-vingtaine-de-municipalites-de

    Face à une remontée des cas d’infections de Covid-19, plusieurs quartiers de la périphérie de Lisbonne, capitale du Portugal, vont à nouveau devoir observer un confinement durant deux semaines à partir de mercredi prochain, a annoncé jeudi le Premier ministre du pays, Antonio Costa.

    #reconfinement
    Et comme c’est par taches, on imagine un peu les inégalités : les pauvres sont plus malades (ils habitent des foyers plus gros, plus dense et ont moins accès à ce luxe qu’est l’espace) ? C’est eux qui vont être reconfinés...

    À côté de ça, la désinvolture des soirées électorales est choquante... Cette manière de ne pas vouloir prévenir la deuxième vague de la pandémie est une faute politique et morale.

  • Le Royaume-Uni durcit le confinement à Leicester après une flambée de cas de Covid-19
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-royaume-uni-durcit-le-confinement-a-leicester-apres-une-flambee-de-coron

    Les commerces « non essentiels », qui avaient rouvert mi-juin en Angleterre, devront à nouveau fermer à partir de mardi et les écoles dès jeudi, a déclaré le ministre de la Santé, Matt Hancock, à la chambre des Communes. Il a précisé que ces mesures seraient réévaluées dans deux semaines. « Nous devons contrôler ce virus. Nous devons maintenir les gens en sécurité. Ces actions sont aussi profondément dans l’intérêt national », a-t-il indiqué alors que le déconfinement doit connaître une étape majeure samedi en Angleterre avec la réouverture des pubs, restaurants, hôtels et coiffeurs. « Des actions locales comme celles-ci sont un outil important de notre arsenal pour faire face à des épidémies alors que nous remettons le pays sur pied ».

    « Nous ne pouvons pas recommander un assouplissement du confinement le 4 juillet à Leicester », a-t-il insisté, appelant les quelque 340.000 habitants de la ville à rester chez eux « autant que possible ». Près de 3000 cas ont été enregistrés à Leicester depuis le début de l’épidémie en mars, dont 866 au cours des deux dernières semaines, selon les autorités locales. En annonçant la levée progressive du confinement, le gouvernement avait prévenu qu’il pourrait mettre en place des restrictions au niveau local, en fonction de la situation, pour contenir une nouvelle vague incontrôlée de contaminations.