• Naufragio della Summer Love, presidio a Catanzaro per i tre imputati
    ▻https://www.meltingpot.org/2026/10/naufragio-della-summer-love-presidio-a-catanzaro-per-i-tre-imputati

    Mercoledì 14 ottobre, alle ore 9, il Collettivo L’AltraMarea sarà davanti alla Corte d’Appello di Catanzaro per un presidio di solidarietà nei confronti di Khalid Arslan, Hasab Hussain e Sami Fuat, tre degli imputati nel processo per il naufragio della Summer Love, che giungerà a conclusione nella stessa giornata. La strage di Cutro del 26 febbraio 2023 causò la morte di 94 persone. A oltre tre anni da quella notte, il processo d’appello riporta al centro la vicenda dei tre imputati, condannati in primo grado per favoreggiamento dell’immigrazione clandestina e morte in conseguenza del favoreggiamento, ma assolti dall’accusa di naufragio

    #Notizie #Redazione

  • Il #congo che hai in tasca. Storie di #miniere, tecnologia e #sfruttamento.
    ▻https://scomodo.org/il-congo-che-hai-in-tasca-storie-di-miniere-tecnologia-e-sfruttamento

    Questo articolo è un cerchio editoriale coordinato da Giulio Bartolini e scritto da Marta De Zolt, Celeste di Pasquale, Erik Ricku, Bianca Maestrelli, Giovanni Pelagotti, Giulio Bartolini Le più grandi riserve mondiali di minerali critici ad oggi si concentrano soprattutto in Africa e nell’America Centro-Meridionale. Litio, coltan, cobalto, rame, nichel e terre rare sono risorse […] L’articolo Il Congo che hai in tasca. Storie di miniere, tecnologia e sfruttamento. proviene da Scomodo.

    #Ambiente #Uncategorized #Empoli #redazione_empoli

  • [Tribune] « Costard en Kevlar » : « Splann ! » dénonce les #menaces à peine déguisées de #marine_le_pen à l’adresse de « #mediapart »
    ▻https://splann.org/tribune-marine-le-pen-mediapart-kevlar

    Comme quarante sociétés de journalistes de médias aux sensibilités variées, « Splann ! » apporte son plein soutien à la #rédaction de son partenaire «  »Mediapart » à la suite des déclarations de Marine Le Pen. Réagissant aux révélations sur les écrits antisémites de #Jordan_Bardella, la candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle a suggéré aux journalistes du média d’investigation d’enfiler un gilet pare-balles. L’article [Tribune] « Costard en Kevlar » : « Splann ! » dénonce les menaces à peine déguisées de Marine Le Pen à l’adresse de « Mediapart » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #intimidation #journalisme #liberté_de_la_presse #société_de_journalistes

  • « Costard en Kevlar » : « Splann ! » dénonce les #menaces à peine déguisées de #marine_le_pen à l’adresse de « #mediapart »
    ▻https://splann.org/costard-en-kevlar-splann-denonce-les-menaces-a-peine-deguisees-de-marine-le-

    Comme quarante sociétés de journalistes de médias aux sensibilités variées, Splann ! apporte son plein soutien à la #rédaction de son partenaire Mediapart à la suite des déclarations de Marine Le Pen. Réagissant aux révélations sur les écrits antisémites de #Jordan_Bardella, la candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle a suggéré aux journalistes du média […] L’article « Costard en Kevlar » : « Splann ! » dénonce les menaces à peine déguisées de Marine Le Pen à l’adresse de « Mediapart » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #intimidation #journalisme #liberté_de_la_presse #société_de_journalistes

  • Reddit is killing RSS feeds and ending public API access because of AI bots
    ►https://techcrunch.com/2026/09/30/reddit-is-killing-rss-feeds-ending-public-api-access-because-of-ai-bots

    Amid a number of updates for moderators and developers announced Wednesday, comes bad news for supporters of a more open web: Reddit is ending support for RSS feeds.

    Reddit says RSS has now become a “common surface for large-scale scraping and automated abuse,” which is why it’s made the decision to wind down RSS feeds on its platform.

    “We know RSS has been a beloved part of the open web for a long time, and we’re grateful to everyone who used it to stay connected to Reddit,” the company noted in its announcement, where it also shared a March 2027 shutdown date for its public API.

    Reddit said RSS support will cease on November 13.

    Le #RSS c’est la mort des sites Internet honnêtes ! Les #IA viennent les dévorer sans relâche.

    Aussi partagé à l’instant par @fonkisifou au bon endroit où j’en parlais déjà :-)

    ▻https://seenthis.net/messages/1183748#message1193087

    Notez que #Reddit, c’est aussi la boite qui vend ses données aux boîtes d’IA américaines au point que le #GEO (le #SEO de l’IA) conseille d’aller créer des forums Reddit pour ta marque ou ton produit...

  • CPR, la cura sotto accusa
    ▻https://www.meltingpot.org/2026/09/cpr-la-cura-sotto-accusa

    L’inchiesta che ha coinvolto oltre venti medici impegnati nei CPR ha riportato al centro del dibattito il ruolo della medicina nei luoghi della detenzione amministrativa. Come abbiamo raccontato, al centro della vicenda non c’è soltanto la contestazione di presunti reati, ma una questione più profonda: quale autonomia può avere la pratica medica quando la certificazione sanitaria diventa un passaggio necessario per rendere possibile il trattenimento? La campagna promossa dalla Società Italiana di Medicina delle Migrazioni (S.I.M.M.) e ha sollevato da tempo una questione altrettanto centrale: se la detenzione amministrativa e i CPR sono luoghi che producono sofferenza e hanno effetti

    #Approfondimenti #CPR,_Hotspot,_CPA #Redazione

  • Cosa sappiamo della truffa ai danni di Revolut, partita dall’Italia
    ▻https://irpimedia.irpi.eu/cosa-sappiamo-della-truffa-ai-danni-di-revolut-partita-dallitalia

    Gli hacker hanno imbrogliato la fintech utilizzando la pec ufficiale di una prefettura italiana. Fonti di IrpiMedia: «L’autenticazione a due fattori era assente» L’articolo Cosa sappiamo della truffa ai danni di Revolut, partita dall’Italia proviene da IrpiMedia.

    #Redazionale #Tecnologia_e_Controllo #Cybersecurity

  • Trump’s planned sale of 2,000-pound bombs to Israel is largest in years - The Washington Post
    ▻https://www.washingtonpost.com/national-security/2026/09/15/trump-preparing-send-massive-shipment-2000-pound-bombs-israel

    Nicknamed the “hammer” by U.S. pilots in the first Gulf War, it is the only munition that President Joe Biden’s administration stopped sending to Israel during the Gaza war out of concern about the killing of Palestinian civilians. That involved suspending a single shipment of the munitions in the spring of 2024. The policy was immediately reversed by President Donald Trump in January 2025, his first month back in office.

    “Given the way Israel conducted its air war in Gaza and, to some extent, in southern Lebanon, there are real concerns about how such weapons would be used in densely populated areas,” said Brian Finucane, a senior adviser at the International Crisis Group. “That’s assuming that you have valid military targets to start with because there are concerns about what Israel deems to be valid military targets.”

  • Les enquêtes qui nous ont marqués, avec #faustine_sternberg, #caroline_trouillet et Kristen Falc’hon
    ▻https://splann.org/podcast-enquetes-marquantes

    Depuis sa fondation, « Splann ! » #enquête sur l’envers de la carte postale bretonne. Imaginé comme une antenne régionale de Disclose spécialisée dans les questions liées à l’agroalimentaire, il est devenu un média à part entière, aux terrains d’enquête diversifiés. L’article Les enquêtes qui nous ont marqués, avec Faustine Sternberg, Caroline Trouillet et Kristen Falc’hon est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #ammoniac #Essure #impact #investigation #journalisme #journaliste #kristen_falc'hon #lobby_porcin #presse #raphaël_baldos #rédaction

  • Quitter #Gmail, ils l’ont fait : les #conseils pour le grand saut

    De nombreux internautes ne veulent plus confier leurs mails, leur agenda ou leurs photos à Google. Migrer vers un service indépendant et respectueux des données personnelles est une véritable #transition. Voici notre tuto.

    Cette fois, c’est parti. Au mois d’août, Emmanuel a commencé à migrer sa boîte Gmail vers un autre service de messagerie. Cet ingénieur de 62 ans, domicilié en Gironde, l’envisageait depuis plusieurs années : « Les outils de Google sont géniaux, hyperperformants mais pas vraiment respectueux de la vie privée. » Le boom de l’intelligence artificielle générative l’a décidé à franchir le pas. « On connaît le mode de fonctionnement des entreprises capitalistes comme Google. Je ne veux pas qu’un jour son intelligence artificielle puisse venir chercher des informations dans mes messages. »

    Divorcer de Google… La démarche suscite un intérêt croissant si l’on en croit la quarantaine de réponses reçues à l’appel à témoignages de Reporterre. Sur le web, un collectif d’hébergeurs alternatifs a même lancé la campagne d’information #DéMAILnagement pour accompagner les candidats au départ.

    Il est vrai que les arguments sont légion : l’exploitation des données des utilisateurs, revendues à des fins publicitaires ; l’analyse du contenu de vos messages pour affiner les services fournis ; le poids environnemental de l’entreprise engagée dans la course à l’intelligence artificielle ; et la soumission au droit étasunien qui place ses utilisateurs à la merci de décisions prises à Washington — a fortiori par le pouvoir trumpiste.

    Des offres payantes ou à prix libre

    Mais à qui confier sa messagerie ? Les autres géants du web (#Microsoft, #Apple) du même acabit que Google n’étant pas une option, c’est parmi les alternatives respectueuses des #données_personnelles et « made in Europe » qu’il faut faire son choix. Les plus utilisées sont #Proton et #Infomaniak, deux entreprises suisses proposant une offre assez complète. Les services du français #Mailo et de l’allemand #Tuta font aussi figure de challengers. Et c’est sans compter les petits acteurs indépendants, sous statut associatif ou coopératif, moins connus du grand public.

    Au total, DéMAILnagement a retenu 39 solutions différentes : pour accéder à une sélection plus restreinte, adaptée à ses besoins, il propose de remplir un formulaire en ligne.

    Avec l’abandon de Gmail, la question du #coût se présente rapidement. Même si payer pour sa nouvelle messagerie n’est pas incontournable. Sur ce point, Google nous a très mal habitués. La plupart des internautes utilisent son écosystème, très riche, gratuitement. « En réalité, on le paye avec nos données, souligne Pauline, de l’hébergeur associatif #Paheko, qui participe à la campagne DéMAILnagement. Une adresse Gmail rapporte 50 dollars par an [43 euros] à Google en revenus publicitaires exploitant le profil de l’utilisateur. »

    Les principaux acteurs alternatifs disposent d’une version basique gratuite. Ces versions présentent des limitations, plus ou moins gênantes : présence de publicité chez Mailo, absence de service de cloud/drive chez Tuta, espace de stockage un peu juste pour la boîte mail (1 Go chez Proton, Mailo et Tuta)…

    De nombreux utilisateurs acceptent de payer pour une offre plus complète, y voyant le prix d’un service respectueux de la vie privée. Comptez 1 à 5 euros par mois pour les formules les plus courantes. « Certains acteurs associatifs proposent aussi des offres à prix libre, souligne Marie, de l’hébergeur #Libretic, partie prenante à la campagne DéMAILnagement. Derrière un service qui vous est utile, il y a un coût énergétique et des personnes qui le font fonctionner. »

    Google est omniprésent dans tous les pans de notre vie en ligne

    En pratique, la plupart des services alternatifs permettent d’importer facilement l’historique de sa boîte Gmail (dossiers et messages) et de réaliser la #redirection automatique des e-mails arrivant encore à l’ancienne adresse. Selon le service choisi, l’utilisation d’un logiciel de messagerie, comme #Thunderbird, peut faciliter la période transitoire : il permet la gestion simultanée des deux boîtes (voir le tutoriel de DéMAILnagement).

    Bien sûr, l’opération se fait rarement sans tâtonnements. « Je n’arrive pas à synchroniser le #carnet_d’adresses avec mon téléphone. Et sur l’#agenda, il y a certaines choses que je ne sais plus faire », témoigne Emmanuel, le Girondin parti chez Tuta.

    Apprivoiser l’#interface de ses nouveaux outils n’est pas la seule difficulté. « Le chantier est moins la boîte mail que tous les services qui y sont accrochés. Google n’est pas seulement une boîte mail, c’est une carte d’identité dans le monde numérique », analyse Damien Van Achter, consultant et formateur en journalisme qui a raconté son « #Googlexit » sur son site personnel.

    Il a dénombré pas moins de 120 services pour lesquels il utilisait son adresse Gmail comme #identifiant, comme adresse de récupération et/ou comme support de double authentification. Changer son adresse mail sur ces multiples services en ligne est fastidieux et peut virer au casse-tête : certains imposent de contacter le support, quelques-uns ne le permettent pas du tout.

    La clé : la #patience

    L’opération de transfert peut tout de même avoir une vertu : faire du ménage. Damien Van Achter a abandonné un tiers de ses 120 comptes utilisant son adresse Gmail qui, à l’inventaire, se sont avérés inutiles : « Le désencombrement n’était pas l’objectif. C’est devenu le premier bénéfice mesurable », écrit le consultant.

    Pour parer à tout oubli, la prudence conduit à conserver l’adresse Gmail active, même inutilisée, au moins pendant un temps. « J’ai bien fait de la laisser ouverte : j’avais oublié de changer l’adresse mail liée à mon abonnement annuel de train », témoigne Marcelline, une Jurassienne de 39 ans qui a ouvert une adresse Proton l’an dernier. Du côté de la campagne DéMAILnagement, on met toutefois en garde contre la tentation de conserver Gmail « comme adresse “poubelle”, par exemple pour les mails des sites marchands » : ces messages commerciaux « en disent encore long sur qui vous êtes ». Autrement dit, un tel usage perpétue l’exploitation de vos habitudes et centres d’intérêt par Google.

    Pour réussir son divorce, une des clés est la patience, quitte à réfréner son enthousiasme initial. « J’ai voulu tout faire parfaitement tout de suite. Je me suis fait des nœuds au cerveau, c’est décourageant. Mieux vaut y aller petit à petit », témoigne Gri, 25 ans, qui, un an après avoir ouvert son adresse mail chez Proton, n’a pas encore fini de détricoter les liens de dix ans d’activité numérique avec son ancienne adresse Gmail.

    « L’opération est à envisager comme une #transition_numérique progressive plutôt que comme une rupture du jour au lendemain », abonde Booteille, référent communication chez Framasoft. Cette association d’éducation populaire consacrée au logiciel libre milite pour « dégoogliser internet » et propose depuis plus de dix ans une série d’outils gratuits (mais pas de boîte mail).

    Principal obstacle : notre #smartphone

    Se faire accompagner peut aussi aider. Le site DéMAILnagement liste déjà des conférences ou ateliers organisés dans certaines villes autour du changement d’adresse mail. Et il prépare un « tour de France » sur le sujet fin 2026 et au premier semestre 2027, avec des acteurs de l’éducation populaire. « Il y a forcément un acteur près de chez vous qui peut vous aider », assure Marie, de l’hébergeur Libretic.

    Malgré tout, au final, couper totalement le cordon avec Google reste difficile, tant l’usage de ces outils est répandu : l’effet de réseau joue à plein. « Certaines associations dont je fais partie ne voient pas le problème à me demander de travailler sur des fichiers partagés hébergés sur Google », s’agace Marc, 67 ans, qui se sent « obligé » de conserver son compte Gmail actif.

    De son côté, Damien Van Achter conserve son calendrier familial partagé (mais pas son calendrier professionnel) chez Google : « Je n’allais pas forcer mes enfants et ma compagne à changer », explique-t-il.

    Le principal fil à la patte tient dans notre poche : le smartphone, du moins s’il fonctionne sous Android, comme plus de deux tiers des appareils du marché. Dans sa version standard, #Android nécessite un compte Google. Des solutions pour s’en passer existent : certains modèles (Fairphone Murena, PinePhone, Librem...) sont ainsi vendus avec un système d’exploitation n’appartenant pas à Google préinstallé. Pour plusieurs témoins ayant écrit à Reporterre, c’est le prochain chantier, après le changement de boîte mail.

    Trois conseils pour réussir son divorce avec Gmail

    1 — Choisir une nouvelle messagerie respectueuse de la vie privée
    Il y a le choix : Proton, Infomaniak, Mailo, Tuta…

    2 — Prendre son temps pour modifier tous ses services en ligne liés à son adresse Gmail
    Pour ne rien oublier, ça peut prendre des mois.

    3 — Se faire aider, en ligne (tuto…) ou dans la vie réelle
    Un point de départ : www.demailnagement.net lancé par un collectif d’hébergeurs alternatifs.

    ▻https://reporterre.net/Quitter-Gmail-ils-l-ont-fait-les-conseils-pour-le-grand-saut
    #alternative #messagerie #email

  • I giovani devono vivere il Rione Monterosa
    ▻https://informareonline.com/i-giovani-devono-vivere-il-rione-monterosa

    Dopo i vari interventi e i progetti di riqualificazione urbana attuati a Scampia negli ultimi anni, l’attenzione ora si sposta su un rione preciso, quello di Monterosa. Ai nostri microfoni è intervenuto #Nicola_Nardella, presidente dell’VIII Municipalità di #Napoli, che ci ha fornito delle risposte concrete sulle difficoltà che il rione sta affrontando, tanto che […] L’articolo I giovani devono vivere il Rione Monterosa proviene da Informareonline, scritto da Mariafrancesca Cafarelli

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Settembre_2026 #RedBull #ruione_monterosa

  • On ne pourra pas maîtriser le #déficit_budgétaire sans hausses d’impôts

    Depuis plusieurs années, la France connaît un déficit budgétaire de l’ordre de cinq points de PIB ou plus. Ce sera encore le cas cette année, et le gouvernement ne vise pas mieux pour l’an prochain. C’est beaucoup ; c’est trop. Notre dette grimpe trop vite et les tensions sur les #taux_d’intérêt nous imposent une #charge_de_la_dette de plus en plus forte.

    Face à cette situation, le Premier ministre répète sur tous les tons qu’il ne saurait être question de mettre la fiscalité à contribution du #redressement_des_comptes_publics. Philippe Juvin, le rapporteur général du #budget, a tenu les mêmes propos le 2 septembre 2026 devant l’Association des journalistes économiques et financiers.

    C’est pourtant une triple erreur : économique, géographique et historique.

    60 milliards d’euros jetés par les fenêtres sous Macron

    Economique d’abord. Lorsqu’on souhaite réduire le #déficit_budgétaire, il n’y a que deux solutions : réduire les #dépenses ou augmenter les #recettes. Problème : lorsque l’Etat ou la Sécu dépensent moins, cela fait moins de revenus distribués dans l’économie, ce qui tire la #croissance vers le bas.

    Cela dit, lorsque les impôts augmentent, c’est pareil, on enlève des revenus, ce qui plombe aussi la croissance. Certes, mais les économistes estiment que réduire les dépenses a un impact négatif sur la croissance deux fois plus fort que si l’on augmente les impôts.

    Il existe un second argument économique. La Cour des comptes nous dit que, depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron et ses Premiers ministres ont baissé structurellement les #recettes_budgétaires de 60 milliards d’euros par an. C’est énorme.

    Alors que le gouvernement se bat pour réduire les dépenses de 30 milliards, le « quoi qu’il en perde » fiscal du président Macron a jeté chaque année depuis dix ans 60 milliards d’euros par les fenêtres : l’économie française ne se porte en effet pas mieux que les autres.

    Côté géographie, la Cour des comptes – toujours elle −, a publié cet été une étude originale qui observe trois exemples réussis de redressement budgétaire en Allemagne, au Portugal et en Italie. A chaque fois, il y a eu des augmentations d’impôts. Cela a même représenté 80 % de l’effort au Portugal et les trois quarts en Italie.

    Indispensable contribution des plus #riches

    Petite précision : en Italie et au Portugal, ces hausses d’impôts ont été mises en œuvre par des gouvernements de droite. Ce qui amène à l’argument historique : lorsqu’il revient au pouvoir en 1958, #Charles_de_Gaulle met en place un plan d’ajustement budgétaire qui comporte des hausses d’impôt. Comme l’avait fait #Pierre_Laval en 1935.

    A toutes celles et ceux qui pensent qu’augmenter les impôts est le signe d’un gauchisme sans limite, il est donc conseillé de regarder chez nos voisins et notre propre histoire.

    Faut-il donc augmenter les impôts pour tout le monde ? Non. Parce que certains contribuables en paient moins que les autres. Les recherches universitaires montrent qu’en France, comme dans beaucoup d’autres pays, les #ultrariches sont moins taxés que les autres.

    On ne pourra donc pas échapper au débat sur la nécessaire solidarité des plus riches, sur leur #patrimoine et sur leurs #héritages, c’est-à-dire sur leur contribution au redressement des #comptes_publics.

    Côté entreprises, l’Insee nous dit que si le #taux_d’impôt officiel sur les bénéfices est de 25 %, le taux vraiment payé par les grandes entreprises est passé de 19,3 % en 2016 à 14,3 % en 2022 : une perte de recettes de 20 milliards d’euros, selon l’estimation de Gabriel Zucman.

    En fait, je me suis trompé. Il n’est pas besoin d’augmenter les impôts pour redresser nos comptes publics, juste de faire payer sa juste part à chacun.

    ▻https://www.alternatives-economiques.fr/on-ne-pourra-pas-maitriser-le-deficit-budgetaire-sans-hauss

    #impôts #fiscalité #dette_publique #dette #déficit #macronisme #économie

  • Contrasto alle Slapp, la legge (imperfetta) in onore di Daphne Caruana Galizia
    ▻https://irpimedia.irpi.eu/contrasto-alle-slapp-la-legge-imperfetta-in-onore-di-daphne-caruana-g

    Dopo l’omicidio della giornalista maltese, ha preso forza il movimento contro le cause temerarie. La “legge Daphne” ha però un’applicazione troppo limitata. E gli Stati europei non fanno abbastanza per recepirla al meglio L’articolo Contrasto alle Slapp, la legge (imperfetta) in onore di Daphne Caruana Galizia proviene da IrpiMedia.

    #Redazionale #Libertà_di_Stampa #Unione_Europea

  • Commission designates ChatGPT, Reddit, Roblox under DSA
    ▻https://ec.europa.eu/commission/presscorner/home/en

    Today, the #Commission has designated #ChatGPT as a Very Large Online Search Engine (#VLOSE), as well as #Reddit and #Roblox as Very Large Online Platforms (#VLOPs), under the Digital Services Act (#DSA). These services declared that they reach at least 45 million average monthly users in the #EU and thus meet the threshold for designation.

    Following the notification of the designations, these services have four months, i.e. by the end of January 2027, to comply with the additional DSA obligations for VLOPs and VLOSEs, such as assessing and mitigating the systemic risks stemming from their service and algorithmic systems related to the dissemination of illegal content, the negative effects on minors, users’ physical and mental well-being, fundamental rights, electoral processes and public security.

    J’ai pas trouvé SeenThis dans la liste. Surprenant comme on passe encore sous les radars ! :-)

  • L’IA dans les formations supérieures : beaucoup d’effets délétères et peu d’apports positifs

    D’après l’enquête IA et enseignement supérieur réalisée par le MESR en juin 2025 (▻https://mission-ia-sup.forge.apps.education.fr), les usages pédagogiques de l’IAG (Intelligence Artificielle Générative) largement dominants dans les universités sont de l’aide à la rédaction (44% des usages pour les enseignant·es et 62% pour les étudiant·es) et la recherche d’information (75% pour les étudiant·es). En termes d’outils d’IA souhaités, la recherche d’information arrive en rang 1 avec 60% des étudiant·es, à quoi s’ajoutent 50% de recherche de sources diversifiées (rang 4) et 50% de vérification d’informations (rang 2). Le rang 3 est occupé par l’assistance à la rédaction. Il n’y a donc pour l’instant aucun doute sur les usages actuels de l’IA et leur avenir proche par les étudiant·es. Pour les enseignant·es il s’agit surtout d’aides à l’évaluation (les 5 premiers rangs, supérieurs à 50%).

    Réaliser soi-même la recherche d’information et de rédaction est essentiel dans une formation supérieure

    Or ces usages touchent au coeur même des activités d’#apprentissage, fondé, dans le supérieur, sur des méthodes rigoureuses issues de la #recherche_scientifique (Voir aussi : ►https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/digital/lia-generative-bouleverse-t-elle-les-pratiques-pedagogiques). Il est crucial d’apprendre à chercher et identifier les #sources, les vérifier, les comparer, les valider. Les étudiant·es demandent la plupart du temps à l’IAG de faire ce travail à leur place, n’apprenant donc pas à le faire. Pire : l’IAG est un intermédiaire qui masque les sources, d’autant que les outils d’IA gratuits qu’utilisent les étudiant·es offrent des possibilités limitées. On voit ainsi souvent des #bibliographies fictives, où une IA a associé des noms d’auteurs et d’autrices réels avec des titres d’ouvrages réels ou probables chez des éditions vraisemblables sauf que ces ouvrages n’existent pas : l’IAG a combiné des éléments probables. Exemple vécu : dans une #bibliographie de 25 titres d’un projet de mémoire de master en juin 2025, 23 étaient inventés.

    Même chose pour la #rédaction. Rédiger, ce n’est pas seulement livrer un produit fini, c’est surtout un processus à fonction cognitive qui concrétise la #pensée dans un #discours_organisé, et renvoie à la personne qui écrit son propre #discours à lire, la pousse à s’interroger sur les #termes justes et les #formulations nuancées. Quand on fait produire un texte à une #IAG, cette activité disparaît. On a du mal à identifier quels textes déjà disponibles en ligne l’IAG a pillés, mélangés, vidés de leurs spécificités, et donc à vérifier leur #cohérence et leur #validité. Or l’apprentissage de méthodes à usage autonome, c’est l’objectif majeur d’une formation supérieure. Et quand on utilise une IAG « seulement » pour « améliorer » la forme d’un texte, ce qu’elle sait plutôt bien faire, on court plusieurs #risques qui ne valent pas la #surconsommation_énergétique : perdre en cohérence entre le discours et la pensée qui l’a produit, donner la primauté à la forme sur le fond, uniformiser les modalités d’expression par l’application de #modèles_automatisés... L’une des constatations de l’enquête de 2025, c’est que « l’usage direct et sans encadrement d’une IAG est néfaste sur les apprentissages » (p.24).

    Cela ne signifie pas qu’aucun usage pédagogique pertinent ne puisse être fait d’une IAG, selon les domaines et de manière tutorée, notamment dans les domaines où l’IA fournit une #aide_technique de beaucoup plus haut niveau que ce que faisaient déjà des outils informatiques comme, par exemple, des tableurs ou des visions augmentées (télescopes ou microscopes). Mais, dès lors qu’il s’agit de contenus produits par la #pensée_humaine et utiles pour son développement, de domaines de connaissances où les textes occupent une place importante pour contextualiser dans la complexité du monde et produire prioritairement du #sens, la délégation à une machine crée davantage de manques qu’elle ne viendrait en combler.

    Exemple d’une soutenance de master

    Lors d’une soutenance de Master en Esthétique et Théorie des arts, sur l’insistance du jury, le candidat a admis avoir fait usage de l’IAG pour rédiger son mémoire. Le mémoire de 180 pages était rédigé sans la moindre erreur orthographique. Au niveau formel, rien à redire. Mais l’IAG compile, elle ne pense pas. Elle a en effet combiné des éléments probables d’information sans jamais attiser le désir de les vérifier, en entretenant l’#illusion_de_la_vérité. Elle a conduit à asséner des #généralités dont pas une ne pouvait résister à l’#esprit_critique. Pourtant, il n’y a que sur les pires chaînes de télévision que la compilation d’éléments information est donnée comme équivalente à un #argumentaire bien ficelé.

    Ainsi, pour développer et mettre en travail le concept d’habitus de P. Bourdieu, pourtant l’un des plus travaillés au monde, l’IA a proposé un falot manuel de sociologie pour débutant·es. Lorsque G. Bataille est cité, la référence de l’ouvrage ne comporte pas de numéro de page, l’IAG ne s’embarrassant pas de ces détails. Il fut donc impossible de vérifier s’il parlait effectivement (en 1957) de « ruptures des frontières corporelles dans la danse », ce qui serait très étonnant. L’IAG aura transformé la moindre idée porteuse de sens en #discours_indigent. Avec elle, la pensée propre à l’étudiant et son potentiel à problématiser ont cédé la place à la #banalité.

    Que faudrait-il changer face aux usages risqués de l’IA côté enseignement ? (Voir aussi : UNESCO, 2023, Guide pour l’IA générative dans l’éducation et la recherche : ▻https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000389901)

    Malgré tout cela, il semble déjà difficile d’empêcher l’usage de l’AI par les étudiant·es.

    Auparavant, on était bien souvent dans une forme de dispositifs d’apprentissage implicites, avec des « raccourcis » grossiers dans la pertinence des évaluations (au risque d’ailleurs d’entraîner l’échec de tous les étudiant·es différent·es de la norme, sans les codes, etc.). La faute à la (non ?) formation à la pédagogie des enseignant·es du supérieur, mais aussi au manque de moyens. Également au déficit, dans l’évaluation de la carrière des E-C, de reconnaissance de l’expertise en enseignement, face à l’importance accordée aux activités de recherche.

    Si on veut garder un niveau d’apprentissage sérieux, relatif à ce qui peut s’ancrer durablement dans l’esprit de nos étudiant·es, on est donc face à la nécessité d’adapter nos #méthodes_pédagogiques. Le remède n’est pas forcément inaccessible. On doit s’assurer en détail que les étudiant·es travaillent pour de bon l’élaboration progressive d’une maîtrise des diverses #compétences et de leur articulation. On est donc forcés de faire une mesure plus fine de l’authenticité, des progressions dans le temps, plutôt que la simple #évaluation d’un résultat final. Tout cela va avoir un coût humain et logistique : organiser par exemple beaucoup plus de soutenances à l’oral, en présentiel et synchrone. Et devoir préciser et vérifier à chaque étape si l’IAG est acceptée ou non. Et si oui comment elle est utilisée...

    Il faudrait en somme mieux appliquer les pratiques adéquates standards de la pédagogie, comme l’alignement des dispositifs d’évaluation, par exemple. Tout cela requiert beaucoup d’efforts de la part des enseignant·es, et de moyens, des formations, un taux d’encadrement nettement plus massif. Il faut remettre plus d’humain dans la boucle. Hélas, ce n’est pas la tendance politique du moment. L’IAG porte la promesse magique de la #productivité — et il n’y a pas ou que peu d’alternatives puisque le marché en fourgue partout dans nos appareils et nos logiciels. Pourtant, si on veut former à l’#effort dans un monde de facilité, ça va coûter plus cher.

    ▻https://cgt.fercsup.net/l-echo-du-sup/echo-du-sup-numero-11-juin-2026-l-ia-dans-l-esr-ou-l-esr-dans-l-ia/article/l-ia-dans-les-formations-superieures-beaucoup-d-effets-deleteres-et-peu
    #IA #AI #intelligence_artificielle #ESR #enseignement_supérieur #université #facs #pédagogie #à_lire

    • L’IA générative bouleverse-t-elle les pratiques pédagogiques ?

      En bref

      – Rendu public par OpenAI en 2023, GPT-4 a atteint des niveaux de performance comparables à ceux d’étudiants de second cycle sur des exercices de logique, de mathématiques et de rédaction académique.
      – Les #modèles_de_langage modifient la manière dont les étudiants mobilisent leur raisonnement et leur capacité analytique, ce qui peut mener à une fragilisation de leur plasticité cérébrale et de leur densification des réseaux neuronaux.
      – Lorsque assisté par l’IA, l’acquisition des connaissances peut être affaiblie dès qu’elle remplace systématiquement l’#effort_intellectuel : les productions écrites, le #travail_autonome et les modalités d’évaluation.
      – De nombreuses questions sur l’équilibre entre assistance algorithmique et #effort_cognitif humain sont soulevées, d’autant par la rapide évolution des modèles d’IA.
      – Des cadres commencent à émerger où l’IA n’est ni absente ni centrale, mais intégrée de manière différenciée selon les objectifs cognitifs poursuivis.

      **

      L’irruption de l’intelligence artificielle générative dans les systèmes éducatifs marque un tournant technologique. Contrairement aux plateformes d’apprentissage en ligne ou aux outils d’assistance pédagogique des années 2000 et 2010, les modèles de langage de grande taille produisent désormais des raisonnements structurés, synthétisent des corpus complexes et interagissent avec les apprenants de manière adaptative.

      GPT‑4, rendu public par OpenAI en 2023, a atteint des niveaux de performance comparables à ceux d’étudiants de second cycle sur des exercices de logique, de mathématiques et de rédaction académique1. D’autres architectures comme Claude d’Anthropic ou LLaMA de Meta confirment cette dynamique tout en explorant des stratégies de gouvernance des sorties génératives et de réduction des biais2.

      Ces avancées offrent de nouvelles opportunités pour personnaliser les parcours, renforcer le tutorat individualisé et élargir l’accès aux ressources pédagogiques. Elles soulèvent toutefois des interrogations sur les fréquences d’utilisations (voir figure 1) et les conditions cognitives de l’apprentissage assisté par IA, car certaines dimensions de l’acquisition des connaissances peuvent être fragilisées lorsque cette technologie remplace systématiquement l’effort intellectuel3.

      Ces enjeux touchent directement des dispositifs clés de l’enseignement supérieur, tels que la production écrite, le travail autonome et les modalités d’évaluation. De plus, ces transformations appellent une approche combinant recherche académique et observation des pratiques pédagogiques.
      L’effort cognitif à l’épreuve des modèles génératifs

      Les modèles de langage de grande taille modifient la manière dont les étudiants mobilisent leur raisonnement et leur capacité analytique. GPT‑4, par exemple, atteint des performances comparables à celles d’étudiants de second cycle sur des exercices de logique, de mathématiques et de synthèse textuelle5. Cette portée soulève des questions sur l’équilibre entre assistance algorithmique et effort cognitif humain.

      « Le problème, dans le champ éducatif, apparaît lorsque l’étudiant utilise systématiquement l’IA pour réaliser un exposé, un mémoire, une dissertation ou même pour apprendre une notion » affirme Michel Barabel, maître de conférences à l’Université Paris-Est dont les travaux portent sur la transformation des organisations, en particulier la gestion des compétences, la formation professionnelle et les cultures apprenantes. La sous-traitance systématique peut nuire au développement de capacités cognitives essentielles. « Les travaux de recherche montrent que dans ce cas, le coût de l’effort cognitif augmente rapidement et que faire seul devient de plus en plus difficile ».

      Les cadres théoriques de la psychologie cognitive permettent d’éclairer ce phénomène. Les distinctions de Daniel Kahneman entre le cerveau de type 1, analytique et paresseux, et le cerveau de type 2, créatif et mobilisé dans la résolution de situations inédites, servent de référence. Barabel observe que « la grande promesse de l’IA est précisément de sous-traiter les tâches relevant du cerveau de type 1, simples et répétitives, afin de libérer du temps pour des activités de type 2 ». Son usage répété dans des tâches fondamentales du type 1 peut ainsi limiter la densification des réseaux neuronaux nécessaires à la créativité et à la pensée critique.

      Une comparaison avec d’autres usages technologiques illustre ce risque. « Cette dépendance pose une question centrale, celle d’un appauvrissement progressif des capacités cognitives », explique Barabel, faisant référence à des exemples observés dans d’autres contextes, comme la navigation des chauffeurs de taxi londoniens devenue dépendante du GPS. Les travaux en neurosciences montrent que l’apprentissage reposant sur un engagement cognitif actif favorise la plasticité cérébrale et la densification des réseaux neuronaux, tandis qu’une réduction durable de l’effort analytique limite ces mécanismes et fragilise la mobilisation des compétences dans des situations complexes6. « Or, on sait qu’il est très difficile de faire émerger une créativité authentique sans ce socle d’effort cognitif préalable », ajoute l’expert.

      Cette réflexion sur l’effort cognitif souligne que les effets de l’IA générative dépendent moins de la technologie que des modalités d’usage. L’usage réfléchi et régulé peut soutenir la créativité et la productivité, tandis qu’un usage passif peut compromettre le développement de compétences intellectuelles essentielles.
      Des recours pédagogiques en recomposition progressive

      La diffusion rapide des outils d’IA générative a rendu visibles des usages déjà largement installés chez les étudiants, souvent en dehors de tout cadre institutionnel. Plusieurs travaux montrent que ces outils sont mobilisés pour rédiger des exposés, structurer des mémoires ou préparer des évaluations, sans que les dispositifs pédagogiques aient été conçus pour en tenir compte7. Cette situation a conduit certains établissements à repenser non pas seulement la régulation, mais la nature même des activités proposées.

      D’après Michel Barabel, « la question ne peut se réduire à une opposition entre autorisation et interdiction. Le problème ne doit pas être posé en ces termes ». Il stipule que l’IA combine des potentialités pédagogiques fortes et des limites réelles. Dans les dispositifs qu’il observe, l’enjeu consiste à distinguer plusieurs formes d’activités selon le rôle attribué à la machine. « Certaines activités peuvent être totalement confiées à l’IA sans régulation particulière », notamment lorsqu’il s’agit de procédures ou d’aide méthodologique, tandis que d’autres doivent rester exclusivement humaines. « L’usage de l’IA y est interdit afin de préserver la relation pédagogique, le travail du cerveau de type 1 et la créativité et l’esprit critique ».

      Cette différenciation se traduit concrètement par des dispositifs de transparence. « À Sciences Po et à l’IAE Paris-Est, les étudiants doivent expliciter leur usage de l’IA dans une annexe dédiée. Nous autorisons son exploitation, mais nous imposons une annexe IA dans tous les travaux », précise Barabel. Cette exigence permet de déplacer l’évaluation du seul résultat vers le processus intellectuel mobilisé. « Le nouveau plagiat, pour nous, n’est pas d’utiliser l’IA, mais de l’utiliser sans le déclarer », ajoute-t-il.

      Les modalités d’évaluation ont également été ajustées pour tenir compte de ces pratiques. Barabel observe qu’« un exposé à rendre pour la semaine suivante a aujourd’hui une probabilité très élevée d’être produit à 60, 70, voire 90 % à l’aide de l’IA ». Dans ce contexte, « là où l’écrit pesait auparavant davantage, l’oral est désormais majoritaire », afin de vérifier la compréhension, l’appropriation des concepts et la faculté de l’étudiant à défendre son raisonnement.

      Entre délégation, assistance et augmentation, les applications pédagogiques se structurent ainsi autour d’un principe d’articulation. « Il existe des situations où l’IA assiste l’étudiant », note Barabel, tandis que dans d’autres configurations, « l’étudiant produit une première version et l’IA l’aide à l’améliorer par questionnement et suggestions ». Ces expérimentations dessinent progressivement un cadre où cette technologie n’est ni absente ni centrale, mais intégrée de manière différenciée selon les objectifs cognitifs poursuivis.
      Entre promesses d’augmentation et risques de fragmentation

      Les limites actuelles de l’IA générative en contexte éducatif tiennent moins à ses performances techniques qu’aux effets systémiques qu’elle induit sur les trajectoires d’apprentissage. Les bénéfices cognitifs observés dépendent fortement des conditions d’emploi, avec des résultats parfois contradictoires selon les protocoles expérimentaux[8]. Michel Barabel invite ainsi à la prudence dans l’interprétation des premières données disponibles. « Certaines études, notamment du MIT, ont montré une baisse rapide de certaines capacités cognitives, mais sur des échantillons très réduits et avec des protocoles discutables », rappelle-t-il, tout en notant que d’autres travaux mettent en évidence des effets positifs sur certaines compétences.

      Cette hétérogénéité des résultats renvoie à une question centrale, celle de l’intensité et surtout de la nature des utilisations. « Il pas certain qu’il existe un seuil universel », précise Barabel, en soulignant que « le problème réside davantage dans l’organisation des activités que dans le volume d’interaction avec l’IA ». Il propose un équilibre théorique dans lequel « le 100 % humain devrait représenter au moins 20 % des activités », afin de préserver les fonctions cognitives fondamentales liées à l’effort, à la réflexion autonome et à la construction du jugement.

      Au-delà des effets individuels, les chercheurs s’inquiètent de dynamiques d’inégalités susceptibles d’être amplifiées par les systèmes intelligents. Les écarts d’accès aux versions les plus performantes des modèles, souvent conditionnés par des abonnements payants, constituent un premier facteur de différenciation[9]. Barabel met en évidence le fait que « le capital économique des familles pourrait conditionner l’accès à des IA plus performantes, utilisées dans un cadre privé », créant un avantage cumulatif pour certains étudiants. À cela s’ajoutent les disparités institutionnelles. « Certains établissements disposent des moyens financiers et pédagogiques pour déployer des IA, former les enseignants et mettre en place des chartes éthiques. D’autres non ».

      Ces écarts matériels se doublent d’inégalités culturelles et cognitives. « Le risque majeur est alors l’accroissement des écarts entre étudiants », pointe Barabel, distinguant ceux qui utilisent l’IA de manière stratégique, ceux qui en font un usage mécanique et ceux qui réinvestissent le temps libéré dans des activités à forte valeur cognitive. Les recherches en sociologie de l’éducation montrent que ces mécanismes d’appropriation différenciée jouent un rôle déterminant dans la reproduction ou la transformation des hiérarchies scolaires8.

      Enfin, la rapidité d’évolution des technologies pose un défi structurel aux institutions éducatives. « Ce que nous disons aujourd’hui peut être remis en cause dans quelques mois par une nouvelle génération d’IA », signale Barabel. Cette instabilité technologique interroge la capacité des systèmes éducatifs à articuler innovation, équité et développement des compétences humaines fondamentales, dans un contexte où la production et la transmission des savoirs sont elles-mêmes en profonde recomposition.

      ►https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/digital/lia-generative-bouleverse-t-elle-les-pratiques-pedagogiques

    • Le plus grand danger de l’IA à l’université n’est pas la triche, c’est l’érosion de l’apprentissage lui‑même

      L’intelligence artificielle promet de « libérer du temps » et d’optimiser l’apprentissage. Mais en déléguant aux machines les tâches qui formaient étudiants et jeunes chercheurs, les universités risquent d’éroder les conditions mêmes de l’expertise.

      Dans le débat public sur l’intelligence artificielle (IA) à l’université, une inquiétude revient en boucle : la tricherie. Les étudiants vont-ils confier leurs #dissertations à des #chatbots ? Les enseignants sauront-ils les démasquer ? Faut-il interdire ces outils sur les campus, ou au contraire les intégrer aux pratiques pédagogiques ?

      Ces questions sont légitimes. Mais à force de réduire le sujet à la #fraude_académique, on passe à côté de l’essentiel : une transformation beaucoup plus profonde est déjà à l’œuvre, qui dépasse largement les seuls comportements des étudiants – et même le cadre de la salle de classe.

      Les universités déploient désormais l’IA dans de nombreux aspects de leur fonctionnement. Certaines applications restent largement invisibles : des systèmes qui aident à répartir les ressources, à repérer les étudiants « à risque », à optimiser les emplois du temps ou à automatiser des décisions administratives routinières.

      D’autres usages sont, eux, beaucoup plus visibles. Les étudiants s’appuient sur des outils d’IA pour résumer des cours et réviser. Les enseignants les utilisent pour élaborer des sujets d’évaluation, préparer des syllabus. Les chercheurs s’en servent pour écrire du code, passer en revue la littérature scientifique ou condenser en quelques minutes des tâches fastidieuses qui prenaient auparavant des heures.

      On peut bien sûr utiliser l’IA pour tricher ou se soustraire à un devoir. Mais la multiplication de ses usages dans l’enseignement supérieur – et les bouleversements qu’ils annoncent – posent une question bien plus fondamentale : à mesure que les machines deviennent capables d’assumer une part croissante du travail de recherche et d’apprentissage, que devient l’université ? À quoi sert-elle encore ?

      Depuis huit ans, nous étudions les implications morales d’un recours massif à l’IA dans le cadre d’un projet de recherche conjoint entre le Applied Ethics Center at UMass Boston et l’Institute for Ethics and Emerging Technologies. Dans un livre blanc récent, nous soutenons qu’à mesure que les systèmes d’IA gagnent en autonomie, les enjeux éthiques de leur utilisation dans l’enseignement supérieur s’intensifient – tout comme les conséquences potentielles qui en découlent.

      À mesure que ces technologies deviennent plus performantes dans la production de travaux intellectuels – concevoir des cours, rédiger des articles, proposer des protocoles expérimentaux ou résumer des textes complexes – elles ne se contentent pas d’accroître la productivité des universités. Elles risquent aussi de vider de sa substance l’écosystème d’apprentissage et de mentorat sur lequel ces institutions sont fondées – et dont elles dépendent pour exister.
      IA non autonomes

      On peut distinguer trois types de systèmes d’IA et leurs effets respectifs sur la vie universitaire.

      Des logiciels alimentés par l’IA sont déjà utilisés dans l’enseignement supérieur pour l’examen des candidatures, les achats, l’accompagnement pédagogique des étudiants ou encore l’évaluation des risques institutionnels.

      On parle ici de systèmes « non autonomes » : ils automatisent certaines tâches, mais un humain reste « dans la boucle » et les utilise comme de simples outils.

      Ces technologies peuvent faire peser un risque sur la vie privée et la sécurité des données des étudiants. Elles peuvent aussi être biaisées. Et elles manquent souvent de transparence, ce qui rend difficile l’identification de l’origine de ces problèmes. Qui a accès aux données ? Comment sont calculés les « indices prédictifs de décrochage ou d’échec » ? Comment éviter que ces systèmes ne reproduisent des inégalités ou ne traitent certains étudiants comme de simples cas problématiques à gérer ?

      Ces questions sont sérieuses. Mais, au moins dans le champ de l’informatique, elles ne sont pas fondamentalement nouvelles. Les universités disposent en général de services de conformité, de comités d’éthique de la recherche et de mécanismes de gouvernance pensés pour anticiper ou limiter ces risques – même si, dans les faits, ils n’atteignent pas toujours pleinement ces objectifs.
      IA hybrides

      Les systèmes hybrides regroupent toute une gamme d’outils, parmi lesquels des bots conversationnels assistés par l’IA, des dispositifs de feedback personnalisé ou encore des aides automatisées à l’écriture. Ils reposent souvent sur des technologies d’IA générative, notamment sur de grands modèles de langage, les LLM. Si les utilisateurs humains fixent les objectifs généraux, les étapes intermédiaires que le système mobilise pour les atteindre ne sont, elles, généralement pas spécifiées.

      Ces systèmes hybrides façonnent de plus en plus le travail académique au quotidien. Les étudiants les utilisent comme compagnons d’écriture, tuteurs, partenaires de réflexion ou outils d’explication à la demande. Les enseignants s’en servent pour élaborer des grilles d’évaluation, préparer des cours ou concevoir des plans de syllabus. Les chercheurs les mobilisent pour résumer des articles, commenter des versions préliminaires, imaginer des protocoles expérimentaux ou générer du code.

      C’est ici que le débat sur la « tricherie » trouve véritablement sa place. Alors qu’étudiants et enseignants s’appuient de plus en plus sur ces outils pour se faire aider, il est légitime de s’interroger sur les formes d’apprentissage qui risquent de se perdre en chemin. Mais les systèmes hybrides soulèvent aussi des questions éthiques plus complexes.

      L’une d’elles concerne la transparence. Les chatbots d’IA proposent des interfaces en langage naturel qui rendent difficile de savoir si l’on échange avec un humain ou avec un agent automatisé. Cette ambiguïté peut être déstabilisante et source de distraction. Un étudiant qui révise pour un examen doit pouvoir savoir s’il s’adresse à son chargé de travaux dirigés ou à un robot. De même, un étudiant qui lit les commentaires sur son mémoire doit pouvoir identifier clairement s’ils proviennent de son enseignant.

      Tout manque de transparence dans ces situations risque d’aliéner les personnes concernées et de déplacer l’attention des interactions académiques : au lieu de se concentrer sur l’apprentissage, on se focalise sur les outils ou la technologie qui le médiatisent. Des chercheurs de l’Université de Pittsburgh ont montré que ces dynamiques suscitent chez les étudiants des sentiments d’incertitude, d’anxiété et de méfiance. Des effets loin d’être anodins.

      Une deuxième question éthique touche à la responsabilité et au crédit intellectuel. Si un enseignant utilise l’IA pour rédiger un sujet et qu’un étudiant s’appuie lui aussi sur l’IA pour produire sa réponse, qui évalue qui – et qu’est-ce qui est réellement évalué ? Si les retours sont en partie générés par une machine, qui est responsable lorsqu’ils induisent en erreur, découragent ou intègrent des présupposés invisibles ? Et lorsque l’IA contribue de manière substantielle à une synthèse de recherche ou à la rédaction d’un article, les universités devront établir des normes plus claires en matière d’autorat et de responsabilité – pas seulement pour les étudiants, mais aussi pour les enseignants-chercheurs.

      Enfin se pose la question cruciale de la « décharge cognitive ». L’IA peut réduire les tâches fastidieuses, et cela n’a rien de problématique en soi. Mais elle peut aussi détourner les utilisateurs des étapes de l’apprentissage qui construisent réellement les compétences : formuler des idées, traverser des moments de confusion, retravailler un brouillon maladroit, apprendre à repérer ses propres erreurs.
      Agents autonomes

      Les transformations les plus profondes pourraient venir de systèmes qui ressemblent moins à des assistants qu’à de véritables agents. Si les technologies pleinement autonomes relèvent encore en partie de l’aspiration, l’idée d’un « chercheur en boîte » – un système d’IA agentique capable de mener des études de manière indépendante – devient de plus en plus crédible.

      Ces outils dits agentiques sont présentés comme susceptibles de « libérer du temps » pour des activités mobilisant davantage des capacités humaines, comme l’empathie ou la résolution de problèmes. Dans l’enseignement, cela pourrait signifier que les enseignants continuent d’assurer les cours au sens formel, mais que la majeure partie du travail pédagogique quotidien soit déléguée à des systèmes optimisés pour l’efficacité et le passage à l’échelle. En recherche, l’avenir semble appartenir aux systèmes capables d’automatiser toujours davantage le cycle scientifique. Dans certains domaines, cela prend déjà la forme de laboratoires robotisés fonctionnant en continu, capables d’automatiser une grande partie des expérimentations et même de sélectionner de nouveaux tests à partir des résultats précédents.

      À première vue, cela peut sembler être un gain intéressant de productivité. Mais les universités ne sont pas des usines à produire de l’information : ce sont des communautés de pratique. Elles reposent sur un vivier de doctorants et de jeunes chercheurs qui apprennent à enseigner et à faire de la recherche en participant eux-mêmes à ces activités. Si des agents autonomes absorbent une part croissante des tâches « routinières » qui constituaient historiquement des portes d’entrée dans la carrière académique, l’université pourra continuer à produire des cours et des publications – tout en fragilisant silencieusement les structures d’apprentissage qui permettent, dans la durée, de former l’expertise.

      La même dynamique touche les étudiants de premier cycle, sous une forme différente. Lorsque des systèmes d’IA peuvent fournir à la demande des explications, des brouillons, des solutions ou des plans de révision, la tentation est grande de déléguer les aspects les plus exigeants de l’apprentissage. Pour l’industrie qui promeut l’IA dans les universités, ce type d’effort peut apparaître comme « inefficace » – et l’on pourrait penser que les étudiants gagneraient à laisser la machine s’en charger. Mais c’est précisément dans cette confrontation à la difficulté que se construit une compréhension durable. La psychologie cognitive a montré que les étudiants progressent intellectuellement en rédigeant, en révisant, en échouant, en recommençant, en affrontant la confusion et en retravaillant des arguments faibles. C’est cela, apprendre à apprendre.

      Pris ensemble, ces évolutions suggèrent que le principal risque lié à l’automatisation dans l’enseignement supérieur ne réside pas seulement dans le remplacement de certaines tâches par des machines, mais dans l’érosion plus profonde de l’écosystème de pratiques qui, depuis longtemps, soutient l’enseignement, la recherche et l’apprentissage.
      Un tournant risqué

      À quoi servent les universités dans un monde où le travail intellectuel est de plus en plus automatisé ?

      Une première réponse consiste à voir l’université avant tout comme une machine à produire des diplômes et des connaissances. Dans cette logique, la question centrale devient celle des résultats : les étudiants obtiennent-ils leurs diplômes ? Des articles sont-ils produits ? Fait-on des découvertes ? Si des systèmes autonomes peuvent générer ces résultats plus efficacement, alors l’institution a toutes les raisons de les adopter.

      Mais une autre réponse considère l’université comme bien davantage qu’une simple machine à produire des résultats. Elle reconnaît que la valeur de l’enseignement supérieur réside en partie dans l’écosystème lui-même : le continuum d’opportunités grâce auquel les novices deviennent experts, les structures de mentorat au sein desquelles se forment le jugement et le sens des responsabilités, et une conception pédagogique qui valorise l’effort et la confrontation à la difficulté plutôt que leur élimination au nom de l’efficacité.

      Dans cette perspective, l’enjeu n’est pas seulement de savoir si des connaissances et des diplômes sont produits, mais comment ils le sont – et quels types de personnes, de compétences et de communautés se construisent au passage. L’université y apparaît comme un écosystème dont la mission est, ni plus ni moins, de former durablement l’expertise et le discernement humains.

      Dans un monde où le travail intellectuel est lui-même de plus en plus automatisé, les universités doivent, selon nous, s’interroger sur ce qu’elles doivent à leurs étudiants, à leurs jeunes chercheurs et à la société qu’elles servent. Les réponses à ces questions détermineront non seulement la manière dont l’IA sera intégrée, mais aussi ce que deviendra l’université contemporaine.

      ►https://theconversation.com/le-plus-grand-danger-de-lia-a-luniversite-nest-pas-la-triche-cest-l
      #tricherie

  • What is the #Validation_Tether ?
    ▻https://redasadki.me/2026/08/17/what-is-the-validation-tether

    In an experiment published in 2023, Lucía Vicente and Helena Matute asked participants to make decisions with recommendations from an #Artificial_intelligence system. The system sometimes gave flawed advice. Among the participants, 80.7% detected errors and still followed the recommendations. They knew that a problem existed, but detection did not give them enough confidence or […]

    #Artificial_Intelligence #cognitive_commons #deskilling #expertise #global_health #health_workforce #knowledge_production #Reda_Sadki #workforce_development

  • CPR di via Corelli, la nuova ispezione: «17 eventi critici in un mese, il centro va chiuso»
    ▻https://www.meltingpot.org/2026/08/cpr-di-via-corelli-la-nuova-ispezione-17-eventi-critici-in-un-mese-il-ce

    A quattro mesi dall’ultima visita e a un mese dall’ingresso del sindaco Sala, il quadro che emerge è di un luogo al collasso: tentativi di suicidio, autolesionismo, scioperi della fame, un sovraffollamento mai raggiunto prima e un caldo definito «insopportabile». Sono entrati alle 10.30 di giovedì 6 agosto, dopo le necessarie verifiche delle autorità competenti. Rahel Sereke, consigliera del Municipio 3 di Milano, e Luca Paladini, consigliere della Regione Lombardia, hanno effettuato una nuova ispezione al Centro di Permanenza per il Rimpatrio (CPR) di via Corelli. La visita arriva a quattro mesi dalla precedente – condotta insieme all’eurodeputata Strada e

    #Notizie #CPR,_Hotspot,_CPA #Redazione

  • Face aux feux en #Amazonie, les autochtones deviennent sapeurs-pompiers

    Au #Brésil, un réseau de brigades de sapeurs-pompiers s’est créé pour agir contre les feux, brûlant de millions d’hectares de #forêt chaque année. Beaucoup sont issus de communautés autochtones.

    6 h 15 du matin, le Janderson Felipe démarre et commence à remonter la rivière Tapajós. Les hamacs et leurs occupants encore endormis se balancent. À l’étage du dessous, les locataires du dortoir, tout près du moteur, se mettent à vibrer.

    La mission dans laquelle s’est engagée la vingtaine de Brésiliens à bord est organisée par le Réseau de brigades du Bas-Tapajós, comprenant des « brigadistas » (sapeurs-pompiers) volontaires, autochtones, communautaires et institutionnels. Ensemble, ils font le tour des communautés de la réserve extractiviste Resex Tapajós-Arapiuns [1], gérée par l’Institut Chico Mendes de conservation de la biodiversité (ICMBio). Objectif : faire de la prévention sur les incendies pendant la saison la plus à risque de l’année.

    Au deuxième jour de leur tournée d’une semaine, l’embarcation s’arrête dans la communauté de Cabeceiro do Amorim. À l’ombre des manguiers et des hévéas, la réunion démarre. Maria-Alice Bizam, agente de l’ICMBio, demande aux habitants leurs souvenirs des incendies qui ont touché le territoire. 1998 a été le premier feu marquant. En 2010, un autre est entré dans le village. « Vous vous souvenez de celui de 2015 ? » demande Maria-Alice. Un quart de la Resex, soit plus de 45 000 hectares, avait été réduit en cendres.

    Vivre avec le feu

    Aussi destructeur soit-il, le feu est un élément essentiel du quotidien des habitants de la réserve, qui cuisinent avec tous les jours et l’emploient pour faire leurs cultures sur brûlis. C’est l’un des facteurs des incendies, derrière les feux liés à l’accaparement des terres, la spéculation foncière et les incendies d’origine agricole.

    « On n’est pas là pour vous l’interdire, insiste Tainan Kumaruara [2], brigadière autochtone, mais pour vous rappeler les bonnes pratiques et éviter de perdre le contrôle. »

    Parmi les pratiques rappelées : créer une zone coupe-feu de 3 mètres de large minimum autour de ses cultures, réaliser le brûlis en groupe et en fin d’après-midi quand les températures baissent, faire des départs de feu à contrevent, qui laissent une porte de sortie aux espèces animales… La réunion permet aussi de constater l’évolution des pratiques due au changement climatique : les anciens démarraient le brûlis autour de midi, aujourd’hui, il faut attendre 17 heures quand le soleil est moins fort.

    Le travail du Réseau de brigades du Bas-Tapajós s’appuie sur la gestion intégrée du feu, qui combine les pratiques traditionnelles et modernes pour réduire les risques. « Une partie essentielle de notre travail n’est pas le combat, mais la prévention », insiste Tainan Kumaruara.

    Selon le Panel scientifique pour l’Amazonie (SPA), la gestion intégrée du feu, en impliquant les populations locales, les mieux placées pour connaître le territoire, réduit grandement le risque d’incendies incontrôlables. Sur les 13 sapeurs-pompiers institutionnels de l’ICMBio, 10 ont été recrutés dans la Resex. Dans les autres brigades, tous sont des locaux.

    « L’affaire de tous »

    La majorité des pompiers présents ce jour sont volontaires. Ce qui les anime : « L’amour pour le territoire », répondent-ils chacun à leur manière. « C’est notre maison et nous n’en avons qu’une seule, dit José Martins Da Silva, en battant la terre sous sa botte, la main sur le cœur. Si on la perd, où ira-t-on ? »

    Lui a perdu son grand-père dans les flammes lors d’un brûlis incontrôlé. Tainan Kumaruara, brigadière autochtone, s’engage pour ses enfants, « pour qu’ils puissent grandir sur un territoire préservé ». Ses yeux sont soulignés par un trait noir horizontal et un trait vertical sous la bouche.

    Les habitants prennent la parole pour exprimer leurs besoins et leurs questionnements. Parmi les problèmes relevés, les conflits de voisinage qui débouchent parfois sur des incendies criminels. Le brûlage des ordures (aucun système de collecte n’est mis en place par la préfecture de Santarém dont ils dépendent) peut aussi provoquer un incendie et génère des tensions.

    « Dans ma communauté, c’était comme ça aussi, confie Marlisson Castro. Avant, si mon voisin n’arrivait pas à contrôler son brûlis, c’était son problème. Mais c’est faux, si un incendie démarre, c’est l’affaire de tous. » En filigrane, l’équipe de sapeurs-pompiers tente de motiver les communautés à créer leur propre brigade. L’ICMBio propose des formations gratuites chaque année.

    Dans l’après-midi, trois « brigadistas » partent enregistrer les coordonnées GPS des parcelles qui seront brûlées après la période d’interdiction (le mois d’octobre étant trop sec). Ces données serviront ensuite à l’ICMBio, qui surveille quotidiennement par satellite les points de chaleur apparaissant dans la Resex. « Si cela provient d’un brûlis autorisé, on est plus tranquille », explique Maria-Alice Bizam, agente du ICMBio et responsable de la logistique de cette mission.
    Une réponse mieux coordonnée

    Contrairement aux idées reçues, le sol amazonien, constamment lavé par les pluies, est pauvre en nutriments. Le brûlis produit des cendres qui fertilisent ainsi naturellement une parcelle. Celle-ci est ensuite cultivée 1 ou 2 ans puis laissée au repos huit ans en moyenne, le temps qu’une végétation assez dense repousse.

    De retour sur le bateau, Maria-Alice Bizam regarde son téléphone en se rongeant les ongles. Un point rouge apparaît sur son application de surveillance satellitaire, symbolisant un point de chaleur détecté, mais qui ne correspond pas à un brûlis déclaré. Sa camarade Soeli Nobre Da Costa, qui appartient à la brigade la plus proche de la zone concernée, sollicite ses contacts et trouve un riverain pour aller voir ce qu’il en est. La vidéo qu’il envoie montre un incendie en bord de rivière. Avec le vent sec et chaud de cette saison, le risque est grand que le feu se dirige vers la forêt. Un escadron de sept sapeurs-pompiers est envoyé sur place. Temps de trajet estimé : deux heures en petit moteur.

    Quand ils reviennent de nuit, leur mine fatiguée, mais souriante, indique que l’opération a réussi. « On a créé une ligne coupe-feu préventive à même le sol et abattu un arbre qui avait pris feu », relate Francisca Eloide Lima, de la brigade d’Alter-do-Chão, qui a dirigé l’opération.

    Les deux dernières années ont été mortifères pour l’Amazonie, notamment en raison du phénomène El Niño qui a entraîné une sécheresse intense. En 2023, 10,7 millions d’hectares ont été réduits en cendres dans la seule partie brésilienne, puis 15,6 millions en 2024. C’est plus du double de la moyenne historique enregistrée par MapBiomas, une structure collaborative cartographiant le pays.

    Au niveau local, 2023 a été désastreux. Les pompiers se sont mobilisés lors d’une mission interminable de 49 jours. L’incendie survenu dans la Resex a même nécessité l’envoi d’un hélicoptère. En 2024, bien que le risque était accru, les feux ont été mieux maîtrisés.

    Pour Daniel Gutiérrez Govino, l’un des fondateurs de la brigade d’Alter-do-Chão, cela est dû à la meilleure organisation des différentes brigades locales et à l’implication plus grande des habitants, nécessitant moins de dépenses publiques : « On est passé de 3,3 millions de réais de dépenses publiques en 2023 dans la lutte incendie à 50 000 réais en 2024 », soit de 517 000 à 8 000 euros environ.

    Au troisième jour de leur mission, les « brigadistas » rendent visite à la communauté Cabeceira do Quena. Ici, les habitants se rappellent avec effroi comment un incendie a traversé leur village en 2010. « Une grande dévastation », se désole une habitante racontant comment, avec d’autres villageois, elle a tenté de protéger les maisons et les voisins.

    « Les arbres dont les fruits nourrissaient les poissons ont brûlé, on s’est retrouvés sans rien, se souvient un pêcheur. Si la nature est ravagée, tout est fini. On ne va pas manger de la cendre. »

    Après une matinée de discussions, les sapeurs-pompiers volontaires repartent souriants et plus unis. L’espoir est grand que ces villageois mettent en place une brigade. Une nouvelle équipe qui renforcerait les rangs de ces pompiers, véritables gardiens de leur territoire.

    ▻https://reporterre.net/Face-aux-feux-en-Amazonie-les-autochtones-deviennent-sapeurs-pompiers

    #feu #incendie #peuples_autochtones #auto-gestion #Resex_Tapajós-Arapiuns #prévention #Cabeceiro_do_Amorim #éducation #formation #brûlis #gestion_intégrée_du_feu #réduction_des_risques #ICMBio #volontariat #volontaires #brigades #brigades_locales #Cabeceira_do_Quena

  • Ie chess la realdà: l’arrivo dell’Hip Hop a #bari
    ▻https://scomodo.org/ie-chess-la-realda-larrivo-dellhip-hop-a-bari

    Coordinatore del progetto: Giuseppe AlbergoAutori: Giuseppe Albergo, Giuseppe Misurelli, Giovanni Facchini, Andrea Longo, Davide Albergo Nello slang newyorkese degli anni ’70, to hip stava per to know, letteralmente avere consapevolezza e to hop per to do, ossia fare, muoversi. L’hip hop, nato a New York alla fine degli anni ’70, vuol dire dunque muoversi perché […] L’articolo Ie chess la realdà: l’arrivo dell’Hip Hop a Bari proviene da Scomodo.

    #Avanguardie_Culturali #hiphop #redazione_bari #subcultura

  • La CPI avvia uno storico processo sui crimini contro l’umanità nel sistema detentivo libico
    ▻https://www.meltingpot.org/2026/07/la-cpi-avvia-uno-storico-processo-sui-crimini-contro-lumanita-nel-sistem

    La decisione della Corte penale internazionale (CPI) di confermare il 16 luglio tutti i 17 capi d’imputazione a carico di Khaled Mohamed Ali El Hishri e di rinviare il caso a giudizio segna una svolta storica per i sopravvissuti dei crimini commessi nel carcere di Mitiga e per la giustizia in Libia. È il primo processo che scaturisce dall’indagine della CPI sulla Libia da quando, nel 2011, la situazione è stata deferita alla Corte. La decisione riconosce la gravità e l’ampiezza dei presunti crimini commessi contro detenuti libici e non libici, tra cui persone migranti e rifugiate, e avvicina i

    #Approfondimenti #Redazione

  • Il colonialismo del carbonio vissuto dalle comunità indigene dell’Amazzonia colombiana

    I programmi di conservazione forestale che permettono di emettere crediti di carbonio sui mercati internazionali si mostrano inefficaci ma soprattutto ingiusti. Reportage dalla fitta foresta del #Guaviare, casa dei #Nükak, stretti tra i “#carbon_cowboy” che puntano alla mercificazione del loro territorio, le disidencias delle Farc e attori esterni che ne minano la coesione sociale.

    “Dove si mette l’anidride carbonica? Porteranno delle bottiglie?”, chiede un membro dei Nükak, comunità indigena dell’Amazzonia colombiana. Si rivolge a un dipendente di #CorpoGreen, azienda che ha proposto alla comunità un progetto #REDD+ (acronimo di #Reducing_emissions_from_deforestation_and_forest_degradation), programma di conservazione forestale che permette di emettere crediti di carbonio sui mercati internazionali.

    Chi acquista questi crediti, ovunque si trovi, può così compensare le proprie emissioni di gas a effetto serra, invece di ridurle. Il giornalista britannico George Monbiot le ha definite “indulgenze climatiche”.

    La domanda che si sentono rivolgere molti sviluppatori di progetti REDD+ cela un nodo fondamentale: come funziona la compensazione del carbonio? Come si va dalla spunta alla casella “compensa le emissioni del tuo volo” all’immagazzinamento di tonnellate equivalenti di anidride carbonica?

    Provando ad aprire questa “scatola nera”, ricercatori e giornalisti d’inchiesta hanno dimostrato l’inefficacia biogeochimica di queste iniziative e ne stanno facendo venire a galla i tangibili impatti sociali, dall’accaparramento di terre alle violazioni dei diritti umani.

    Prerequisito fondamentale per la compensazione “basata sulla natura” è infatti una vasta estensione di foresta “incontaminata”, modo occidentale di definire ecosistemi che, come dimostra la ricerca in campo biologico e paleoantropologico, sono in realtà stati “coltivati” nel corso dei millenni dalle popolazioni indigene. Di terra -in teoria- i Nükak ne hanno a volontà: quasi un milione di ettari, in gran parte coperti da foresta tropicale. Modificando alcuni loro comportamenti che -sempre in teoria- causerebbero deforestazione, l’azienda sviluppatrice può sostenere di avere evitato delle emissioni future, e così giustificare l’emissione dei crediti.

    Ma chi sono i Nükak? Comunità semi-nomade di cacciatori e raccoglitori, fino al 1988 ha vissuto in isolamento volontario nella fitta foresta del Guaviare, dipartimento dell’Amazzonia colombiana noto -tra le altre cose- per la capillare presenza delle Forze armate rivoluzionarie della Colombia (Farc). Nei quasi 40 anni trascorsi dal primo contatto, l’inevitabile processo di integrazione nella comunità nazionale colombiana si è rivelato colmo di ostacoli e i problemi sociali, dalla povertà al consumo di sostanze stupefacenti fino alla prostituzione infantile, abbondano. Per i Nükak la foresta è tutto: ambiente di vita, cantiere, parco giochi, supermercato, teatro e cimitero. Non per niente, la parola che usano per foresta è la stessa che usano per indicare il mondo: #ye.

    Con una certa lungimiranza, negli anni Novanta il governo colombiano ha riconosciuto loro la proprietà collettiva di un ampio territorio al fine di garantirne la sussistenza nomadica. In tempi di crisi climatica, però, questo ha destato l’interesse degli sviluppatori REDD+, detti anche “carbon cowboy” per la spregiudicatezza nell’aprire nuove frontiere di accumulazione di capitale sull’onda della decarbonizzazione. Ci hanno provato a più riprese anche nel Guaviare, da ultimo l’enigmatica azienda di “servizi ambientali” CorpoGreen, ma sono progetti destinati a fallire. Non solo queste aziende sono “empresas de garaje” sorte dall’oggi al domani senza particolari competenze -come ci confida un leader indigeno colombiano- ma le premesse teoriche stesse dell’iniziativa di conservazione non reggono: i Nükak hanno un impatto minimo sull’ecosistema amazzonico e, in ogni caso, non hanno una presenza capillare nel proprio territorio, in buona parte controllato dalle disidencias delle Farc (i gruppi che non hanno sottoscritto l’accordo di pace del 2016 e imperversano ancora, a macchia di leopardo, in varie zone del Paese).

    Spesso, una volta bruciatisi, gli stessi carbon cowboy ricompaiono con una ragione sociale diversa o mediante prestanome. A un certo punto, CorpoGreen è stata affiancata da una sorta di agenzia di consulenza (#Mantis) rappresentata dalle stesse persone: “Mantis è apparsa dal nulla. Non hanno incarichi precedenti degni di nota né esperienza con i Nükak. È un sistema di scatole cinesi”, ci rivela un informatore locale. Un sistema oliato che poggia anche su entrature istituzionali: “La cosa viene dal profondo del ministero dell’Interno, per questo qui nessuno oserà contrastarli”.

    In Paesi come la Colombia, segnati da decenni di violenza e militarizzazione, la contiguità tra istituzioni, criminalità organizzata e gruppi guerriglieri o paramilitari comporta rischi che vanno ben oltre le vie giudiziarie: “Sono una persona coraggiosa, se vedo un serpente in mezzo alla strada non scappo. Ma questa faccenda mi spaventa”, ci confessa una cooperante locale. Un’altra rincara la dose: “Preferirei sedermi a parlare con i guerriglieri piuttosto che con questa gente (gli sviluppatori, ndr). La corruzione uccide più delle Farc”.

    Con le #Farc, però, pare essersi già seduta CorpoGreen. Anzi, fonti riferiscono che i suoi manager avrebbero legami diretti con le disidencias. Forse non è un caso che, per promuovere il progetto, si muovano con gran disinvoltura in territori che sono off-limits per molti enti pubblici e Ong. In questi territori rientra il perimetro, formalmente di proprietà dei Nükak, del progetto REDD+. Per molti le disidencias sono ormai assimilabili a un puro racket del narcotraffico, avendo abbandonato gli ideali marxisti che caratterizzavano le Farc della prima ora: “Dicono di credere in Karl Marx ma penso che credano di più in Pablo Escobar”, ha ironizzato tempo fa l’ormai ex presidente Gustavo Petro (il 21 giugno di quest’anno il suo erede designato Iván Cepeda ha perso al ballottaggio contro l’ultradestra populista di Abelardo de la Espriella). Gli alti e bassi della coca, però, uniti alla repressione governativa e alla perdita di legittimità presso la popolazione, hanno indotto le guerriglie a diversificare le fonti di introiti: l’ultima frontiera è proprio quella dei progetti REDD+.

    A lanciare l’allarme per la prima volta in forma ufficiale è stata la Defensoría del Pueblo (l’ombudsman colombiano) nel 2024, segnalando pagamenti forzati (una sorta di pizzo chiamato vacuna, “vaccinazione”) imposti dalle disidencias agli sviluppatori di iniziative ambientali. In Guaviare è il segreto di Pulcinella: “Qui pagano tutti. Pagano i negozianti, paga chiunque porti avanti un progetto”, afferma un funzionario locale. Un ex guerrigliero ne illustra le modalità: “Le Farc impongono un dazio di accesso al territorio e una sorta di tassa sul fatturato. Stando alla legge Farc 002 del 2000, si applicherebbe una percentuale del 10% sul valore presunto del progetto”. Considerando che un credito di carbonio può valere 5-10 dollari e che CorpoGreen in questo caso ne millanta una produzione potenziale nell’ordine dei quattro milioni, se ne può desumere un pizzo multimilionario.

    Al di là dei tratti locali assunti dal fenomeno, i progetti di compensazione si inseriscono in un quadro più ampio di colonialismo “verde”: come ricostruito in un recente studio scientifico (►https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13563467.2025.2572047) condotto da chi scrive in collaborazione con Torsten Krause (Università di Lund, Svezia), i mercati del carbonio sono veicolo di uno scambio diseguale che sfrutta il lavoro e le risorse delle popolazioni del Sud del mondo per allargare la forbice di ricchezza tra Paesi ricchi ed ex colonie mantenendole in una condizione di dipendenza economica e tecnologica. Tra il 2020 e il 2023, i mercati del carbonio volontari avrebbero drenato oltre 200 milioni di dollari dalla sola Colombia. Quella della compensazione, dunque, sarebbe non tanto una soluzione climatica “falsa” (ossia inefficace) quanto “ingiusta” da una prospettiva socio-ambientale.

    Eppure la politica sembra andare in direzione opposta: la COP30 di Belém ha infatti rilanciato i mercati del carbonio con il convinto contributo dell’Ue (che permetterà ai Paesi membri di coprire il 5% degli obiettivi di mitigazione con crediti extra-UE); in Italia, intanto, è stato lanciato il registro nazionale dei crediti di carbonio forestali per “contrastare il fenomeno del greenwashing (sic)”.

    A dispetto di quanto si potrebbe pensare, la soluzione a queste ingiustizie non passa necessariamente dall’abolizione dei mercati del carbonio. Come spesso accade quando si parla di equilibri socio-ambientali, la realtà è contraddittoria: alcune comunità indigene, intravedendo un’opportunità di emancipazione economica meno distruttiva rispetto all’estrattivismo convenzionale, intendono governare il fenomeno a proprio vantaggio. L’Organizzazione dei popoli indigeni dell’Amazzonia colombiana (Opiac), ad esempio, sta sviluppando corsi ad hoc per formare i leader indigeni sulla gestione di questi progetti. Al di là della scarsa praticabilità politica dell’abolizione di un programma attorno al quale ruotano corposi interessi economici, sussiste dunque il rischio che lo smantellamento dall’alto del carbon forestry diventi a sua volta un’imposizione coloniale.

    I Nükak, loro malgrado, si trovano tra l’incudine e il martello, costretti ad accettare la mercificazione del proprio territorio per poter intravedere vie d’uscita dall’indigenza ma al contempo esponendosi alla manipolazione di attori esterni che ne minano la coesione sociale. Sballottati a destra e a manca da chi ne vuole sfruttare la condizione di vulnerabilità (intercettando i relativi stanziamenti pubblici), faticano a vedere la luce in fondo al tunnel: “Non stiamo camminando bene insieme -dice sconfortato un esperto mediatore Nükak, sul retro di una camionetta che ci porta verso alcuni insediamenti lungo il fiume Inírida-. Non siamo ancora riusciti a capire la vostra civiltà. Voi kawene (stranieri, ndr) vi capite, ma noi non vi capiamo. I nostri anziani non hanno ancora deciso che cosa fare”.

    ▻https://altreconomia.it/il-colonialismo-del-carbonio-vissuto-dalle-comunita-indigene-dellamazzo
    #carbone #colonialisme_du_carbone #crédit-carbone #Amazonie #forêt #peuples_autochtones #injustice #inefficacité #Colombie #marchandisation #compensation #émissions_de_CO2 #accaparemment_de_terres #colonialisme_vert #green-washing #carbon_forestry

    • The unequal exchange of carbon: calculating value appropriation and atmospheric colonisation through carbon offsetting

      Despite a flurry of critical analyses discussing its controversial track record in terms of effectiveness and social feasibility, carbon offsetting remains one of the key mechanisms within global climate governance. We address an understudied dimension of the offsetting paradigm, with a focus on the voluntary carbon market and nature-based ‘solutions’, to inquire whether carbon trading constitutes a form of unequal ecological and economic exchange. We quantify the global unequal exchange through carbon credits. To ground our hypotheses, we analyse the carbon trading landscape of Colombia and offer a country-specific quantification of value plunder through carbon commodity chains. We find that, only through voluntary carbon markets, wealthy countries appropriated 4 billion USD in 4 years from the Global South, whereas the value drain from Colombia is estimated at 200 million USD. We also highlight further value leakage through both formal and informal carbon brokers.

      ►https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13563467.2025.2572047

  • Étude Mozilla : comment Windows sabote Firefox et vos choix de navigation
    ▻https://goodtech.info/etude-mozilla-deceptive-design-windows-microsoft-edge-firefox

    Votre #PC #Windows vous manipule-t-il à votre insu ? La passionnante étude « Over The Edge 2.0 », publiée par #Mozilla, démontre comment #Microsoft utilise des designs trompeurs et l’#IA #Copilot pour étouffer #Firefox et saboter la libre concurrence. Enfin, pas partout, notamment en #Europe : merci le #DMA ! 🦊🔓

    Si la Commission européenne a contraint la firme de #Redmond à lever une partie de ses barrières anticoncurrentielles au sein de l’Union, le reste du monde subit un harcèlement d’interface d’une agressivité rare. C’est l’une des conclusions de la nouvelle étude de Mozilla, intitulée Over The Edge 2.0 et rédigée par les experts en design éthique Dr. Harry Brignull et Cennydd Bowles, met à nu les techniques de #manipulation psychologique et technique de Microsoft. L’objectif sous-jacent est limpide : neutraliser la #concurrence et retenir de force les utilisateurs au sein du #navigateur #Edge, au détriment de solutions indépendantes et respectueuses de la #vie_privée comme Firefox.

  • #climate_and_health: #Reda_Sadki’s remarks at the #Nexa funding announcement in support of local community responses
    ▻https://redasadki.me/2026/07/05/climate-and-health-reda-sadkis-remarks-at-the-nexa-funding-announcement-in

    The Geneva Learning Foundation’s Reda Sadki spoke on the expert panel at the launch of the Nexa funding announcement in London on 21 June 2026, in conversation with panelists Dr Devotha Nyambo of the Nelson Mandela African Institution of Science and Technology in Tanzania, Dr Claude Pirmez of Fiocruz in Brazil. The panel was moderated […]

    #The_Geneva_Learning_Foundation #climate_change #Global_Climate_Change_and_Health_Survey #grand_challenges #Grand_Challenges_Canada #health_workers #Johanna_Sanchez #Karlee_Silver #local_action #London_Climate_Week #Science_for_Africa_Foundation #Teach_to_Reach