• Ces mesures sont le premier pas indispensable vers la constitution d’un arsenal sanitaire large et pérenne, grâce auquel la France sera à même de faire face à d’éventuelles autres pandémies, sans payer le prix humain de SARS-CoV-2. La responsabilité du politique est de sortir des clivages simplistes et de l’attente de la disparition miraculeuse de la crise.

      Notre société a besoin d’en finir avec la litanie des demi-mesures et des annonces paternalistes, égrenées sans aucune visibilité ni logique au fil des vagues épidémiques. Renouer avec la joie de vivre et redonner du sens à notre existence commune implique d’apporter une réponse rationnelle et solidaire aux crises qui nous frappent.

      Après bientôt deux ans de pandémie et à l’approche d’échéances électorales importantes, il est difficile de croire qu’un programme politique qui ne s’élèverait pas à la hauteur de ces constats en incluant des propositions sanitaires et scientifiques solides puisse avoir quoi que ce soit à dire sur l’avenir de notre société.

      Parmi les plus de 1 200 signataires : Samuel Alizon Chercheuse en biologie de l’évolution, CNRS, Thomas Becking Postdoctorant CNRS en biologie, écologie, évolution à l’université de Poitiers, Sylvie Citerne Technicienne de laboratoire de recherche, Inrae, Jacques Haiech Professeur honoraire de biotechnologie, université de Strasbourg, Pascal Maillard Universitaire en littérature française, université de Strasbourg, Perola Milman Chercheuse en physique, CNRS, Pierre-Yves Modicom Universitaire en linguistique, université Bordeaux-Montaigne, Laure Saint-Raymond Professeure de mathématiques, Institut des Hautes études scientifiques, Johanna Siméant-Germanos Professeure, science politique, Ecole normale supérieure de Paris, Anne-Soisig Steunou Chercheuse en microbiologie, I2BC, CNRS…

      La liste complète : https://rogueesr.fr/en_finir_et_prevenir soutenue également par le Mouvement international d’universitaires et de chercheurs qui porte les mêmes revendications.

    • il est logique qu’avec tous ces acteurs qui se sont confortés et cramés à dire nawak (des plateaux télé à l’académie de médecine, en passant par le gouvernement), d’autres apparaissent. Enfin ! 50 000 agents de santé (et pas doctolib), ça aurait changé la donne dans tous les domaines, vaccination comprise. On le sait. Et le Vietnam et le Kerala l’ont à nouveau démontré dès le printemps 2020. (marrant de voir que le recours à l’emploi précaire a mieux marché là bas qu’ici, pour ce qui est des besoins de la population).

      combien de temps faut-il pour sortir du bois ? faire un appel ? dire quelque chose collectivement (puisse le Mélanchon être contraint de suivre (malgré le vaccin), comme les signataires y invitent ; Pécresse à déjà joué à « je distribue des masques », tout ce qui peut accroitre la concurrence entre politiques sur ces questions sera bienvenu.

      #vaccination_universelle #tester-tracer_isoler #FFP2 #agents_de_santé ou #arpenteurs_de_santé #aération #filtres_Hepa #UV-C #réduction_des_risques

  • Je fais le pari que la focalisation d’une partie des enseignants sur les masques FFP2, ça va donner ça : jeudi soir, si la grève est très suivie, Blanquer annoncera royalement qu’il a « entendu » les revendications, et hop, il va faire distribuer des masques FFP2 aux enseignants, et voilà, retournez au travail maintenant.

    • je ne crois pas. 55 millions de FFP2 par mois sans techniques de réemploi, jamais l’État n’aurait fait autant pour l’équipement des profs et autres personnels, bordel logistique e problème d’approvisionnement à la clé. ça douille, et un tel précédent serait utilisé ailleurs par les salariés (les syndicats de l’enseignement supérieur ont attendu hier pour se joindre vaguement à la grève du 13 ; je suis pas du tout certain que des concessions fassent un effet canadair suffisant).
      admettons que cette fourniture de moyens ait lieu, la gestion de l’école resterait celle d’une halte garderie manquant de souplesse au vu des fluctuations des effectifs dues à la pandémie et aux « protocoles ».

      par ailleurs, quoi de mieux qu’une grève pour diffuser massivement une attention collective à la réduction des risques. pour l’instant c’est la meilleure des campagnes de prévention qui soit. une victoire en soi.
      #école #EPI #masques #FFP2 #grève #réduction_des_risques

    • J’ai une amie directrice en maternelle qui ne fait pas la grève parce que ses collègues ne la feront pas, et parce que les parents n’imaginent même pas que l’école puisse fermer.

      Les conditions d’hygiènes dans les zoos sont plus drastiques que dans nos écoles.

      Ils ne feront rien de collectif, ne prendront aucune responsabilité, laisseront tout le monde se débrouiller. Leurs objectifs ne sont pas déterminés en fonction de l’état de santé du troupeau, mais en fonction de sa docilité. Le fascisme est là, et il faudrait, donc, vivre avec. La journée du 13 janvier va hélas être très vite oubliée. En février, on aura les dizaines de PIMS chez les gamins, mais il n’y aura que quelques spécialistes sur les réseaux pour partager les courbes démontrant l’affluence. Les parents seront laissés à leur solitude face aux soignants exaspérés.

      Comme l’an dernier. Des dizaines d’avions qui se crashent, et personne pour réagir officiellement. Parce que dans ces avions, il n’y a que des « rien ». Les vrais avions contiennent des « vrais gens importants », les règles de sécurité ne sont pas identiques.

      Certains font la fine bouche, quand on utilise l’expression #surnuméraires. Mais comment qualifier les victimes de cette non-stratégie de l’immunité collective qui décide de sacrifier tout ce qui est naturellement immunodéprimé ?

    • je ne doute pas que tu soit favorable à cette grève arno ! il s’agit simplement d’échanger à propos de sa signification, de sa portée. que des acteurs centraux de cette usine qui voit passer 20% de la population au quotidien, les profs, défaits politiquement en 2003, mettent, 19 ans plus tard ! un tant soit peu en jeu leur existence, débanalisent (?) la grève de 24h (...), cela peut avoir des effets en cascade. que foutent les étudiants, les lycéens, les chômeurs et précaires, et les « garantis » (sur siège et éjectable et managés à mort) ? la question pourrait se poser dans des termes nouveaux.

      c’est une lecture « léniniste » si on veut (faire de la guerre impérialiste le moment d’une révolution) au ras des comportements d’abstention et de refus : à quel moment et comment la forme capitaliste de la crise peut elle être renversée en crise politique pour le capital.
      que l’évènement, la pandémie, et sa normalisation, sa gestion pandémique, passe à l’histoire, soit l’occasion d’un partage, d’une division politique.

      #luttes

    • Je suis assez persuadé que ce gouvernement a des sondages et analyses qui lui indiquent que son électorat potentiel pour les prochaines élections, ce sont des gens qui veulent « la garderie à tout prix », et n’en ont rien à carrer des mesures de protections (on dit « restrictions ») : les gens vaccinés ne risquent rien avec Omicron, et pour les enfants Omicron c’est rien qu’un rhume. Les gens précautionneux et informés, je pense que ça fait longtemps que la Macronie fait une croix dessus. Et de toute façon l’extrême-droite est encore plus covidiote. Donc inutile d’aller dans le sens des gens qui portent déjà un masque FFP2 et qui sont scandalisés par la gestion des écoles en mode YOLO : ceux-là ils lisent déjà Christian Lehmann dans Libé, ils sont clairement perdus pour le premier tour de prochaine élection, et de toute façon au deuxième tour contre Marine, ils voteront pour qui ils veulent, mais ils voteront Macron.

      Entre la sortie insupportable de Macron qui « a très envie d’emmerder » les non-vax, le protocole scolaire qui s’« allège » tous les deux jours parce que « trop contraignant » pour les parents, ou encore l’imposition que les deux parents soient OK pour vacciner les 5-11 ans, il me semble clair que le gouvernement a fait le choix tout à fait clair que sa cible électoral, ce sont les gens qui « en ont marre », sont vaccinés et pensent qu’ils ne risquent rien avec Omicron, sont bien persuadés que c’est la dernière vague, les enfants faut les laisser respirer, et puis merde, il est temps qu’on passe en mode « endémie » quoi qu’il en coûte.

      Filer des masques FFP2, c’est pas infaisable : ils ont largement été capables de distribuer des masques en tissu modèle slip-kangourou à tous les élèves et enseignants, donc je ne vois pas de grosses difficultés logistiques. À mon avis leur vraie crainte, c’est que céder sur le FFP2 banalise l’idée de la transmission par aérosols, et ça c’est disruptif pour toute l’économie. Je pense même que pour le coup, si c’est annoncé jeudi il y a moyen de faire passer en sous-texte l’idée que « en fait c’est pas vraiment prouvé, en fait c’est pas officiellement recommandé, continuons à parler de gouttelettes même à propos de aérosols, et si on leur file des FFP2, c’est juste pour calmer ces fainéants d’enseignants islamo-wokistes ». Et ainsi totalement invalider le fond de la revendication.

      Une journée de grève alors qu’on est déjà habitués à 300 morts par jour sans bouger le petit doigt, et précédemment des énucléations et des amputations de manifestations tous les samedis pendant des mois, même si je soutiens le mouvement des profs, j’ai proche de zéro espoir que ça fasse bouger quoi que ce soit.

    • Et c’est même à cela qu’on les reconnaît :
      https://www.bfmtv.com/sante/en-direct-nouveau-protocole-scolaire-pic-d-omicron-suivez-l-actualite-de-l-ep

      « Je sais qu’il y a beaucoup de fatigue, de nervosité. J’en appel au sang-froid, à l’unité, mais aussi à ne pas confondre les sujets. [...] C’est dommage d’avoir une journée qui va perturber davantage le système », a réagi sur BFMTV Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale.

    • Moi c’est vrai que ça me complique. Normalement vendredi je devrais faire les autotests J+4 à mes trois enfants. Mais si le jeudi y’a pas classe, logiquement il n’y a pas d’incrémentation du « J », est-ce que je dois repousser les autotests du vendredi au lundi suivant ?

    • ça me semble plus fondamental que ces calculs électoraux (qui valent une hausse de 10 milliards du budget police sur 5 ans et tant d’autres annonce, mesures, etc). c’est chaque jour, en toute occasion, et au travers mille péripéties que doit se réinstaurer la légitimité de nos démocraties représentatives, antées sur un principe aristocratique (l’élection), et désormais vouées à un mouvement de dé-démocratisation (Wendy Brown).

      je dis cela aidé pour partie par l’audition pendant une sortie aux courses de Présidentielle : le vote, un acte en voie de disparition
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/vincent-tiberj-et-marie-neihouser


      #abstention-janus #intermittence_du_vote #grève_des_électeurs #abstention_civique #politique

      on a joué avec les protocoles de manière à faire désirer l’école garderie sans précaution aux parents (la dénégation est l’affect qui sert d’appui politique) histoire de couper au mieux l’herbe sous le pied à des jonctions possibles. c’et un travail de police au sens où l’emploie Rancière : assigner chacun à une place (ce qui englobe le « diviser pour régner » standard).

      gouverner est une activité contre révolutionnaire. l’exemple que je connais le mieux c’est celui de Jospin en 1998 contre les mouvements de précaires : "je préfère une société de travail à l’assistance" comme signe adressé aux smicards qui se lèvent tôt, à l’inverse des feignasses d’assistées pleureuses qui avaient osé agir partout par des centaines d’occupations pour se voir garanti un revenu dont il était dit qu’il ne devait pas être inférieur au SMIC mensuel.
      la « déclaration d’amour » aux travailleurs pauvres qui sont pourtant aussi pour partie les mêmes que ceux qui chôment par moments plus ou moins durables ou par intermittence a tout bonnement formalisé la néantisation de la révolution, jusqu’à déféquer sans gène et sans qu’aucun témoin ne le relève sur un préambule de la Constitution, trace de la Révolution française, où l’assistance était définie comme un devoir sacré de la société.

      logistiquement, cela reste plus compliqué de filer des masques à usage unique que les meilleurs intissés lavables (de 10 à 100 fois) ou les pires masques slips, du moins tant que la critique en acte de la gabegie (réemploi de trucs pas fait pour ça, suite aux innovations lancées par 3M dès les années cinquante pour en finir avec les masques réemployables) ne diffuse pas davantage. et ça c’est pas du ressort de l’État (trie tes déchets, fais pipi sous la douche, et ne nous emmerde pas avec les dispositions collectives, du coté de l’industrie, de l’agriculture, des transports, de la santé, et surtout ! de la décision)

      ils auront tout fait : anti masques à répétition ; anti vax à leur façon Mc Kinsey : sabotage de la campagne de vaccination, moralité, ressentiment, et avec la foule des préposés à la diffusion de la trouille et de la confusion qui font la sous traitance des tâches les plus avancées, en intérim dans les média, sur les réseaux asociaux, et parmi les médecins, pharmaciens, infirmiers) ; anti-tests, du ni tester, isoler, tracer à la multiplication des tests au pif (c’est comme les masques dehors, on nous fatigue tous à faire nawak et ça donne l’impression que le sommet fait quelque chose : ici les auto-tests qui cassent à nouveau et autrement l’un des instruments de mesure de la situation) pour finir par « l’attestation »

      edit je crains au contraire que les employés de l’enseignement ne soient pas assez focalisés sur le FFP2 car si il y a des endroits (le 93, par exemple) ou la question des moyens se posent y compris pour les parents d’enfants scolarisés dans le public (les remplacements, au premier chef), l’alliance Parents/employés due l’éducationnel not n’a rien d’évident si il ne s’agit « que » des moyens de l’éduc. nat, dont les salaires de merde, sauf qu’il s’agit d’une situation si commune, y compris chez des bac + N que ça passe pas si facilement de l’appuyer pour craints et pas pour tous, pas si facilement de se dire qu’épauler ceux qui luttent et pourraient gagner puisse être un préalable pour que d’autres s’engouffrent dans la brèche.

      ceux qui gagnent plus peuvent plaindre les profs, mais avant tou ils les méprisent comme tout ce qui vaut moins qu’eux.

      on nous apprend à avoir peur de la dégringolade sociale, ça se conjure à coup de position altière pour qui est juste en dessous, ça permet de arquer la distance, et puis on les hais car ils ont gardé ce qu’on a perdu : quelque chose qui pourrait ressembler à la durée des vacances scolaires d’autrefois, avec trois thunes pour les prendre. on les hais parce que l’avenir des enfants, une vie, dépend de leurs notes, de leur rôle d’évaluateurs. et que partout on est soi même évalué. ces minables diplômés sous payés ont trop de pouvoir, trop de loisirs (peu importe le temps passé hors cours, on veut pas le savoir).

      #gouverner #tests

  • Dominique Costagliola : « Une politique de prévention ne ciblant que les personnes à risque ne serait donc pas efficace »
    https://twitter.com/DgCostagliola/status/1480088444902772737

    Dans cet article : Risk factors of mortality among patients hospitalised with COVID-19 in a critical care or hospital care unit : analysis of the French national medicoadministrative database
    https://bmjopenrespres.bmj.com/content/8/1/e001002
    qui décrit les hospitalisations COVID chez les adultes en France pendant la 1ere vague (jusqu’à juin 2020), 43,1 % ont un index de comorbidités de Charlson à 0, ce qui signifie qu’ils ont moins 50 ans et pas de comorbidité (37,5 % pour ceux en soins intensifs/réanimation).

    Une politique de prévention ne ciblant que les personnes à risque ne serait donc pas efficace

  • Réponse du collège de ma grande auquel je veux prêter un capteur de CO2 : refus d’accepter mon prêt d’un capteur dans une classe tant que toutes les classes ne peuvent pas être équipées. Nan mais merde.

    Il m’informe qu’il n’a pas eu de retour des collectivités territoriales concernant le financement de capteurs pour toutes les classes et que cela représente un budget conséquent. La cantine a bien été équipée. Les salles de classe sont aérées a chaque intercours.

    Dans l’attente d’un financement, il ne lui paraît pas envisageable de n’équiper que certaines classes, il précise que si cela doit se faire dans les mois qui viennent, toutes les classes seront concernées.

    Je ne sais plus quoi dire/faire.

    • Dans les faq du ministère, il y a une partie « Les capteurs CO2 sont-ils recommandés ? », qui répond par la positive et précise :

      Utilisé durant une ou deux journées dans une classe, un capteur CO2 mobile permet à l’enseignant d’identifier à quelles fréquence et durée il est nécessaire d’aérer la classe, et d’adapter les pratiques d’aération [...].

      Donc c’est pas censé forcément être un capteur par classe (évidemment ils ne veulent pas en fournir autant) mais un capteur qui tourne pour se rendre compte de quoi faire.
      Et à la fin ça dit :

      La fabrication de capteurs en milieu scolaire [ah ah] ainsi que l’implication des représentants des élèves [les parents sympas] sont encouragées.

      Mais tu peux peut-être aussi directement le filer à un.e prof de ta fille que ça intéresse, qui n’a pas forcément à en référer à son principal.

    • je plussoie, il est possible de réaliser des mesures dans diverses circonstances de durée, de nombre de bipèdes, d’activité, d’ouverture de fenêtre ou autre dans plusieurs lieux pour déterminer des procédures spécifiques, plutôt que de se servir à chaque endroit d’un détecteur comme signal d’alarme aération ou évacuation (les modèles à lampe vert orange rouge).
      C’est d’ailleurs ainsi qu’il faut procéder pour évaluer avant installation les besoins en lampes UV-C, filtres Hepa.

      C’est sioux. Mais une fois que l’on a vérifié des pratiques usages efficaces (pas « ouvrir 10 mn toutes les heures » comme dit à la télé), on y arrive. Exemple, une grande salle dont la jauge a été limitée à 200 là ou quatre fois plus tient et dont on sait après l’avoir mesuré que si on ouvre toutes les portes anti-panique de tous cotés, l’air sera renouvelé.. c’est la misère, ça gaspille l’air chauffé précédemment, et en ce moment il fait froid. mais si on tient à ce qu’on fait (pas de la garderie pour l’économie), on trouve des solutions, même contraignantes et bancales de réduction des risques.

      mieux vaut un bippeur qui rappelle des temps d’aération prédéterminés, y compris avec les filtres à air, qui font du bruit (enfin en vrai les gros trucs chers sont programmables en intensité de filttration, plages de temps, et souvent connectés, parfois avec un instrument de mesure pour alerter)

      à l’école, ce serait aussi efficace d’utiliser les locaux qui sont grands (cantines, gymnase) pour y donner des cours par rotation, histoire que les élèves puissent venir au moins une fois ou deux dans la semaine si visio et que le dédoublement de classes limite les possibilités.

      qu’est-ce qui empêche qu’une partie des profs et autres personnels, parents utilisent pas les cours de récré pour échanger des infos et décider des choses. une minorité qui sache être utile et convaincante peut suffire à assurer un accord tacite au delà d’elle. et ensuite jouer des bouts de bras de fer avec les diverses autorités pour faire autoriser, avoir du fric.

      argument « scolaire » la réduction des risques, c’est un apprentissage fondamental vu la période, mêler élèves et parents à la chose ça sur fait de l’effet (co-construction), et ça a des effets ailleurs, hors l’école (ce qui serait pas du luxe !)

      edit : la mairie sera sensible à une demande de capteurs effectués par des parents (avec exemples locaux à la clé)

      #Covid-19 #réduction_des risques #aération #école Détecteurs_de_co2 (bribes de) #santé_communautaire

    • Ah oui, merci, bonne idée ; je viens donc de répondre à la prof principale, pour proposer que le capteur tourne entre les classes, ce qui résout le problème de l’égalité. (Encore que cette histoire d’égalité me semble totalement incohérente ici : une des classes de 4e du collège de ma grande est fermée pour cause de Covid, et là la question de l’égalité entre les classes ne se pose plus du tout.)

    • De mon côté, je l’utilise pour évaluer la qualité de l’aération « naturelle », et l’effet des méthodes correctives. Une fois le bilan réalisé, on peut mettre au point une stratégie pour chaque salle. D’autant qu’un unique capteur dans une salle, ça ne fait que mesurer la concentration dans un point précis de la pièce. En fonction de l’emplacement, la concentration va évoluer différemment et les mesures correctives seront plus ou moins efficaces. Bref, on peut juste voir ça comme le « canari dans la mine ». Mais on peut aussi l’utiliser comme outil de mise au point.

  • on rentre dans le dur ailleurs qu’à l’école, ça filtre : #Covid-19 : la SNCF supprime des TGV et des Intercités à cause d’une baisse des réservations

    « Il ne s’agit pas de suppressions inopinées de trains, mais de plans de transport adaptés, qui peuvent tenir compte de la moindre fréquentation des voyageurs (…), mais aussi de l’objectif d’assurer un plan de transport le plus fiable pour les voyageurs, prenant en compte les effets d’une moindre disponibilité des personnels SNCF concernés par le Covid », a expliqué le porte-parole. « Comme tout employeur, nous sommes en effet confrontés à l’échelle du groupe SNCF [SNCF Voyageurs, SNCF Réseau, SNCF Gares & Connexions] aux effets de cette cinquième vague, mais ni plus ni moins que le reste de la société », a-t-il précisé.

    Au niveau des régions, les TER sont affectés depuis plusieurs semaines par des « adaptations locales » des plans de transport. « En moyenne, plus de 90 % des TER continuent de circuler actuellement au plan national », selon le porte-parole. Quant aux trains de banlieue de la région parisienne, « le plan de transport Transilien sera quasi normal dans les prochains jours et pourrait être légèrement adapté la semaine prochaine selon les lignes en fonction de la situation sanitaire et de la disponibilité des agents SNCF », a-t-il prévenu.
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/07/covid-19-la-sncf-supprime-des-tgv-et-des-intercites-a-cause-d-une-baisse-des

    Edit quels apprentissages en matière de réduction des risques ? la « baisse des réservations depuis des mois » serait-elle pour partie liée aux diverses données (photos de détecteurs de CO2 in situ, etc) qui ont circulé sur la mauvaise qualité de l’air dans les trains ?
    (pifomètre : je constate qu’ici le métro reste bien moins fréquenté qu’il n’était d’usage avant la pandémie)

    #travail #réduction_des_risques

    #train #transports_ferroviaires

    • oui, ça c’est vrai pour la Défense désertée, des grosses boites et pas mal de PMI PME, mais depuis le début de l’année seulement (et le nettoyage et la sécu, continuent d’y être assurés, sur place). Le État et Medef veulent réussir le pari de faire circuler le virus, et pour cela, il faut limiter les dégâts de l’absentéisme là où c’est possible, et travailler à « l’acceptabilité » on lisse chouia la courbe).
      Là je cause de gens qui peuvent pas télétravailler, des endroits prolos de chez prolos, pas prolos employés en bureau.
      Ceux que je connais qui utilisent des caisses disent que c’est plus l’enfer que jamais, la pratique du vélo parait se maintenir à haut niveau, eu égard aux conditions météo. Bref de phénomènes divers et parfois contradictoires. Je maintins l’hypothèse que la relative désaffection des trains relève pour partie d’un savoir social diffus.
      est-ce que des pratiques de santé communautaires particulières émergent dans un monde sans communauté un monde de la séparation ? la réponse est oui, à lire par exemple le tweet médecine (qui n’est pas qu’affaire de pros, techniciens et médecins). et ailleurs ? et autrement ? irl, malgré tout (rencontre, échanges, relations existantes) et autrement.

      Avec le télétravail obligatoire, la Défense désertée par ses employés
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/01/06/avec-le-teletravail-obligatoire-la-defense-desertee-par-ses-employes_6108440

    • je viens de bosser une semaine à Paris, je confirme : tous les matins à 8h à Châtelet en direction de La Défense des places assises dans le RER A ; 20% à 30%, lundi et mardi, un peu moins pour le reste de la semaine. J’avais encore jamais vu ça…

      Et tout le monde avec des masques bien ajustés.

      Au retour, vers 18h, pareil, de la place, mais au moins un ou deux par wagon avec un masque sous le pif ou pire.

      Dans la semaine, deux fois (une dans le RER, l’autre dans le métro) carrément sans masque…

      À la gare, pour le retour, contrôle des passes sanitaires à l’embarquement. La seule fois sur mes 6 trajets en TGV depuis un mois.

    • L9 entre porte de Montreuil et Nation, on est dans une dominante populaire saupoudrée de « cadres » et de créative class qui n’est pas celle d’Aulnay-sous-bois. aux plages des heures de pointe matin et soir, il y a du monde mais beaucoup moins de gens debout que de coutume. de plus en plus de FFP2, typologies des (non et mauvais) usages du masque pas évidente, dans l’ensemble c’est tellement respecté qu’on remarque de suite qui déconne plus ou moins, nombreux slips pour pauvres encore là.

      Edit ce samedi soir peu avant 20H en allant vers #Montreuil les wagons sont pleins comme des huitres

      #Paris

  • Le choix de ne pas opter pour l’obligation vaccinale est perçu, par beaucoup de réfractaires à la vaccination, comme le signe que le gouvernement lui-même n’a pas confiance dans ces vaccins. C’est interprété comme : le gouvernement ne veut pas le rendre obligatoire, parce que s’il y a des effets secondaires graves, il pourrait être tenu pour responsable.

    (Le pire, c’est que je ne pourrais pas jurer que ces abrutis qui nous gouvernent n’ont pas ce genre d’arrière-pensée – syndrome « sang contaminé ».)

    Donc encore une fois, je pense que si on considère que la vaccination est indispensable, si en plus ce gouvernement en fait la seule réponse à l’épidémie, alors il faut une obligation vaccinale. C’est notamment le signal très clair qu’on a confiance et qu’on juge réellement indispensable de vacciner tout le monde. (De la même façon que la ceinture de sécurité en voiture n’est pas une option, et qu’on déciderait d’« emmerder » ceux qui ne font pas le choix de la mettre volontairement en leur interdisant les autres d’autoroute où les parkings des centres commerciaux : la ceinture est obligatoire, c’est tout. Vu le nombre de morts, il me semble encore plus légitime de considérer la vaccination contre le Covid comme obligatoire que d’obliger les gens à porter la ceinture à l’arrière des voitures… ouin ouin les enfants dans la voiture, la ceinture ça perturbe leur croissance et ça les empêche de respirer).

    • Je suis d’accord et je pense que le gouv instrumentalise aussi les antivax et antipass et cette confusion pour occupé l’opinion. Ca marche très bien manifestement, on discute de la citoyenneté des personnes dites « irresponsables » et pendant ce temps Macron dirige les débats et la vindicte ailleur que sur sa personne et sur son action. La reprise de l’épidémie c’est la faute aux anti-vax et pas les décisions prises en secret au conseil sécurité de Macron.

    • oui, si la question était réellement d’aller vers les non vaccinés, on activerait davantage diverses catégories pros en ce sens (toubibs, infirmières, pharmaciens) et les fichier CPAM et autres données de santé seraient utilisées pour des prises de contact, irl en cas de besoin, en s’attachant particulièrement aux non vaccinés les plus à risques (âge, commorbidités) et à qui n’a pas de médecin traitant, voire à qui n’a pas consulté de toubib depuis x ou x année, etc. mais on préfère Napoléon et doctolib à Pasteur et aux qualités de la relation de soin.

    • En Italie, obligation pour les + de 50 ans. Je ne serais pas étonné qu’on finisse par y arriver aussi en France, le pouvoir finit par prendre plus ou moins de bonnes décisions, contraint par la pandémie, mais avec beaucoup de retard (par exemple sur le télétravail plus ou moins obligatoire), à chaque fois après avoir perdu du temps en faisant des choix souvent stupides (coucou le masque en extérieur) censés « protéger l’économie » (non).

    • Je conçois « qu’en ville », ce soit une protection, enfin surtout dans des rues bondées. Par contre, la préfecture de mon bled (53) qui te remet l’obligation du port en extérieur en agglomération (d’une pancarte d’entrée à une pancarte de sortie), c’est ... comment dire ... Parce que dans un village de 600 habitants, même au centre du bourg, tu croises surtout des bagnoles. A moins que les pots d’échappement n’émettent du virus :-))
      Après, faut pas s’étonner qu’il y ait des « réfractaires ».

      https://www.mayenne.gouv.fr/content/download/45284/312407/file/2022%2001%2003%20-%20AP%20fixant%20les%20modalit%C3%A9s%20du%20port%20d

    • Et encore même en ville j’ai quelques doutes, même si je le porte volontiers dans les rues bondées, marchés etc., je ne sais pas si on a déjà identifié des contaminations massives en extérieur (j’ai peut-être loupé les études là dessus). Quand je parle d’extérieur je ne parle pas de terrasses de bar/resto (parce qu’il y a des contaminations qui peuvent avoir lieu quand on va à l’intérieur ponctuellement pour aller aux toilettes ou commander, sans compter sur le fait que ça parle beaucoup et de façon rapprochée dans ces endroits donc émissions d’aérosols++).

    • je ne sais si il y a des éléments factuels sont venus confirmer les dires d’épidémiologues/virologues (?) qui faisaient l’hypothèse de la nécessité de renforcer la #réduction_des_risques à l’extérieur lors de l’arrivée d’Omicron en Angleterre.

      la mesure à pour effet de permettre le contrôle policier le plus arbitraire possible et d’inculquer l’habitude des #masques en bridant l’appropriation collective raisonnée de leur usage, as usual.

      à la Bogdanoff, montrer l’exemple

      Costaglia rappelle qu’un praticien hospitalier universitaire a longuement bougé la langue sur le #covid_19 à la tribune de l’assemblée nationale, le chirurgical sous le nez.

      cétrétrétréduràporter on vous dit.

  • « L’action de la police pour limiter la diffusion des drogues n’est pas seulement inutile, elle est contre-productive »

    Pour Neil Woods, un ancien policier britannique, une réglementation du marché des stupéfiants est la seule solution pour « vider les poches » des trafiquants.

    Policier britannique pendant vingt-six ans, dont la moitié passée à infiltrer des réseaux de trafiquants de #drogue, Neil Woods est membre du conseil d’administration de Law Enforcement Action Partnership (LEAP). Cette organisation internationale, qui rassemble policiers de haut rang en activité ou à la retraite, spécialistes des questions de sécurité, magistrats et universitaires, plaide pour une réglementation du marché des stupéfiants.

    Pas un jour ne passe sans saisie de drogue. Est-ce le signe d’une action plus efficace des services de police ?

    Il faut absolument remettre en question ce récit policier. Nous sommes constamment bombardés d’images d’arrestations et de saisies mais c’est une illusion totale. Même lorsque la police enregistre des succès, ce succès n’a aucun sens, il est purement théorique. Son action ne réduit jamais la taille du marché, elle en modifie juste la forme. Or, ce changement contribue toujours à aggraver la situation.

    C’est-à-dire ?

    Prenons un exemple courant : la police démantèle un gang qui contrôle le trafic dans un quartier. En faisant cela, elle crée un nouveau marché. Or, qui est le plus capable de s’en emparer ? Un autre gang, qui augmente alors son revenu disponible. Et comment cet autre réseau utilise-t-il cet argent ? En se livrant à la #corruption, parce que cela lui permet de sécuriser ses filières d’approvisionnement, de réduire ses coûts commerciaux et de réaliser davantage de profits. Le mécanisme même de la lutte antidrogue crée cet appel d’air pour la corruption.

    L’action de la police ne permet-elle pas au contraire de limiter la diffusion des drogues ?

    Les stupéfiants n’ont jamais été aussi disponibles, moins chers et variés. L’offre est surabondante ! A Paris comme à Londres, vous pouvez vous faire livrer de la cocaïne à domicile plus vite qu’une pizza. La vérité, c’est que l’action de la police n’est pas seulement inutile, elle est contre-productive. Dans son sillage, la criminalité augmente toujours. J’ai discuté récemment avec des détectives à Baltimore et ils tiennent tous le même propos : chaque fois qu’ils arrêtent des trafiquants, le taux d’homicides augmente. Au sein de LEAP, nous continuons à regarder le problème du point de vue des policiers que nous sommes ou avons été et nous voulons continuer à lutter contre le crime organisé. Mais notre expérience démontre que la seule façon d’y parvenir consiste à couper les trafiquants de leurs sources de revenus.

    De quelle manière ?

    En réglementant légalement le marché des stupéfiants en fonction des risques associés à chaque substance. Nous sommes conscients que cela peut effrayer une partie de l’opinion mais les faits sont là : lorsque vous permettez la prescription encadrée d’héroïne à des « consommateurs problématiques », vous constatez qu’ils s’occupent mieux d’eux parce qu’ils connaissent le produit, qu’ils sont en mesure de faire face à leur addiction de manière plus efficace. Et ce traitement coûte moins cher que faire la chasse aux dealers ou mettre du monde en prison. Sans compter qu’en faisant cela, vous videz littéralement les poches des trafiquants. C’est la même chose avec le cannabis. Réglementer le marché permettrait de rompre les liens entre le crime organisé et la population, surtout les jeunes. Cela permet aussi d’adopter une approche orientée vers la #santé_publique. Il s’agit ni plus ni moins que de prendre le contrôle dans un domaine sur lequel les pires éléments de notre société exercent leur

    N’existe-t-il pas des solutions moins radicales ?

    Il faut bien comprendre que toute politique de #réduction_des_risques est essentielle. C’est pourquoi nous soutenons aussi tous les petits changements qui contribuent à sauver des vies, comme les tests de produits stupéfiants proposés dans les festivals ou dans certains centres-villes. C’est le début d’une révolution qui se produit dans le monde entier. Parce que les gens finissent par comprendre que la guerre contre la drogue, c’est d’abord une guerre menée contre une population vulnérable.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/12/25/l-action-de-la-police-pour-limiter-la-diffusion-des-drogues-n-est-pas-seulem

    • Dans la police, un débat à bas bruit sur la dépénalisation des drogues

      (...) Pour les fonctionnaires de police, pas question de déclarer publiquement ce que leur inspire ce « cycle sans fin ». Ils avancent leurs réserves sous le couvert d’un strict anonymat. Un discours de lassitude, entendu de Marseille à Lille, de Lyon à Rennes. Qu’ils œuvrent au sein de la police judiciaire, de services de voie publique, de sûretés départementales, tous décrivent un quotidien harassant et répétitif, où seuls comptent les résultats des saisies ou les contrôles d’identité dans l’espoir de récolter les quelques grammes de cannabis qui permettront – subtilité statistique – de faire apparaître, dans la nomenclature policière, une affaire aussi vite résolue qu’elle a été constatée. Pour l’un d’entre eux, affecté dans un groupe antistups en province, « la stratégie actuelle ne vise qu’à tenter d’empêcher les gros réseaux d’atteindre une masse critique sur le plan financier, ce qui leur permettrait de se transformer en véritables cartels et de menacer les institutions ».
      Depuis quelques années, des structures à l’audience encore confidentielle tentent d’unir les voix dissonantes de membres des forces de l’ordre blasés par la course aux résultats. L’antenne française de l’organisation internationale Law Enforcement Against Prohibition (représentants de la loi contre la prohibition) anime, depuis 2018, autour d’un noyau dur d’une demi-douzaine de policiers en activité ou retraités, un réseau informel de douaniers, gendarmes, magistrats, greffiers et acteurs de la chaîne pénale afin de « proposer une réflexion globale sur une question qui mérite davantage que des déclarations à l’emporte-pièce », comme le résume l’un de ses représentants.
      Lire aussi Article réservé à nos abonnés « L’action de la police pour limiter la diffusion des drogues n’est pas seulement inutile, elle est contre-productive »
      Membre fondateur, Jean-Pierre Havrin, ancien commissaire divisionnaire, regrette qu’il soit « aujourd’hui pratiquement impossible d’évoquer sérieusement le sujet avec un politique : changer de paradigme reviendrait, entre autres, à renoncer à des bons chiffres » qui servent d’« éléments de langage » à destination de l’opinion. Comme ceux des démantèlements des points de deal, devenu en l’espace de quelques mois un indicateur à part entière de l’activité des services de police et de la pertinence de la stratégie menée par les pouvoirs publics. « Mais, poursuit M. Havrin, même un flic avec quinze jours de service peut arrêter un mec qui a 3 grammes de shit dans la poche. »
      « Assécher le marché noir »
      Police contre la prohibition, un collectif créé il y a trois ans et très actif sur les réseaux sociaux, milite quant à lui en faveur de la dépénalisation, au nom du réalisme et de la défense des libertés fondamentales. « Alors que n’importe qui peut mettre sa santé en danger avec la malbouffe et l’excès d’alcool, soutient Bénédicte Desforges, ancienne lieutenante de police et fondatrice de Police contre la prohibition, l’usage de drogues reste la seule conduite personnelle qui, sans provoquer en soi de dommage à autrui, constitue un délit. » Pour Mme Desforges, « la dépénalisation est d’autant plus essentielle qu’elle permettrait en outre de mettre un terme à la politique du chiffre et, du coup, d’apaiser les relations entre policiers et population ». Demeure un obstacle de taille : une culture ancrée dans la police et nourrie, selon l’ex-fonctionnaire de police, de préjugés raciaux quant aux origines ethniques des usagers et des revendeurs, et une stigmatisation des consommateurs, « que beaucoup de policiers persistent à considérer comme des gens anormaux ».
      « Il y a encore beaucoup trop de fantasmes et de confusion sur cette question », déplore Caroline Janvier, députée (La République en marche) du Loiret, rapporteuse thématique au sein de la mission d’information commune sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis. Son rapport, rendu public le 5 mai, conclut à une nécessaire « légalisation réglementée » du « cannabis récréatif ». « Notre porte d’entrée, explique Mme Janvier, c’est le sanitaire. De ce point de vue, les dangers liés à la consommation sont accrus par notre modèle de prohibition parce que les dealeurs n’ont pas de cahier des charges sur la qualité du produit. » En contrôlant toute la chaîne depuis la production jusqu’à la consommation, à travers un encadrement strict, Mme Janvier assure que « les pouvoirs publics pourraient reprendre la main sur un secteur aujourd’hui entièrement dominé par le crime organisé ».
      Lire notre tribune : Article réservé à nos abonnés « La légalisation du cannabis devrait être au centre d’un débat politique jusqu’à présent inexistant »
      L’idée a beau être partagée par exemple par Roland Lescure, porte-parole de LRM, ou le mouvement Les Jeunes avec Macron, une telle proposition est loin de faire l’unanimité au sein de la majorité et, plus encore, du gouvernement. Le 3 septembre, évoquant l’exemple espagnol qui permet de « pouvoir cultiver soi-même ses plantes et de les consommer », le ministre de la santé, Olivier Véran, avait prudemment évoqué sur France Bleu l’existence, en matière de régulation du trafic de drogue, de « différentes modalités qui se tentent ».
      Cette prise de position n’avait suscité aucune réaction de l’Elysée ou de Matignon, deux jours après les propos d’Emmanuel Macron, alors en visite à Marseille, exhortant les Français à comprendre « que les consommateurs de drogue sont des complices » des trafiquants. La séquence, toute de fermeté, avait presque fait oublier l’annonce par le président de la République, au mois d’avril, de l’ouverture imminente d’un « grand débat national sur la drogue » – restée lettre morte – et, plus encore, ses propos de 2016, lorsque le candidat Macron trouvait à la légalisation du cannabis « une forme d’efficacité ».
      Consignes de fermeté de Beauvau
      Invité du « Grand Jury RTL-Le Figaro -LCI », dimanche 12 décembre, le ministre de l’intérieur avait balayé toute idée de légalisation du cannabis : « La grande question (…) est de savoir si cela met fin aux trafics illégaux. La réponse est non. Est-ce que ça réduit la consommation ? La réponse est non », déclarait alors Gérald Darmanin. Le ministère de l’intérieur multiplie les consignes de fermeté : frapper les consommateurs au portefeuille en multipliant les amendes forfaitaires individuelles et lutter contre les trafics, depuis le deal de rue jusqu’aux réseaux à dimension internationale.
      Une orientation que partagent, pour l’essentiel, les principaux syndicats de policiers. « La légalisation ne réglera pas le problème, assure Patrice Ribeiro, secrétaire national de Synergie-Officiers. D’abord parce que les dealeurs ne vont pas, au lendemain d’une loi, abandonner le trafic pour aller gagner un smic. Ils réorienteront simplement leur business vers d’autres produits. Ensuite, parce que l’exemple de la cigarette démontre qu’une marchandise légalisée continue à être écoulée sur le marché noir. »
      A quelques mois de l’élection présidentielle, l’opinion paraît pourtant être parvenue à un point de bascule. Au mois de janvier, un sondage commandé au CSA par Médecins du monde révélait que 66 % des Français estimaient inefficace la politique de répression en matière de lutte antidrogue. Six mois plus tard, en juin, une autre étude, menée cette fois par l’IFOP, mettait en lumière « une ouverture croissante de l’opinion publique à un assouplissement de la réglementation ». Ainsi, 51 % des sondés s’y disaient favorables à la dépénalisation du cannabis, « un taux d’adhésion en hausse de 8 points » par rapport à la précédente mesure de l’institut, remontant à 2017, et désormais supérieur à la barre symbolique des 50 %. « Il faut cependant être réaliste, note M. Havrin. La légalisation directe et sans préavis est politiquement utopique. Il faut progresser pas à pas, dépénaliser d’abord et mesurer l’impact d’une telle mesure. »
      L’Office français antistupéfiants s’inquiète suffisamment de la montée d’un discours prolégalisation pour avoir consacré au sujet une « note d’alerte » confidentielle en mars. Dans ce document de deux pages que Le Monde a consulté, le service chef de file de la lutte antidrogue en France se montre notamment préoccupé par la décision de la commission des stupéfiants des Nations unies de déclassifier le cannabis en substance à « potentiel thérapeutique », intervenue en décembre 2020, une initiative qui permettrait aux partisans de la légalisation de souligner la « double position supposée de la France vis-à-vis du cannabis, qui fait de la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants une priorité alors que le cannabis a été reclassé ». L’office estime également que les résultats d’un sondage commandé par le Collectif pour une nouvelle politique des drogues, en janvier, au terme duquel une large majorité des sondés considéraient la pénalisation pour usage de cannabis comme inefficace, prouvaient « la défiance de l’opinion publique quant à la politique de lutte contre le cannabis ».

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/12/25/dans-la-police-un-debat-a-bas-bruit-sur-la-depenalisation-des-drogues_610726

  • (Re)Constructing Inequality : Community Development in Public and Private
    https://metropolitiques.eu/Re-Constructing-Inequality-Community-Development-in-Public-and-Priva

    Claire Dunning #Reviews Jeremy R. Levine’s new book, Constructing Community, an ethnographic study of community development projects in #Boston. For a book about #urban_poverty and #redevelopment, Constructing Community recounts few protests or headline-grabbing incidents. Instead, the drama unfolds slowly over the course of a decade in poorly lit community rooms, downtown board rooms, and the backseats of cars. This is a book about the banalities of bureaucracy and #governance—a fact that author Reviews

    / Boston, #Massachusetts, #United_States, #mass_transit, #rapid_transit, #transport, #public_transportation, #community-based_organizations, urban #poverty, redevelopment, poverty, governance, #local_governance, #urban_governance, (...)

    #ethnography

    • Hypermarchés, la chute de l’empire

      Menacés par les géants du numérique et de nouveaux usages, les acteurs historiques de la grande distribution luttent sans merci pour assurer la pérennité de leur modèle. Une enquête fouillée, menée par le journaliste d’investigation Rémi Delescluse.

      Le modèle de l’hypermarché a-t-il fait son temps ? Ce concept révolutionnaire du « tout sous le même toit », popularisé en 1963 par Carrefour, a conquis le monde entier. Aujourd’hui pourtant, le pionnier français, comme ses concurrents, a un genou à terre. En cause notamment, la crise du gigantisme, associé à une déshumanisation du commerce et à la surconsommation, pointée du doigt à l’heure des grands défis écologiques. Selon les experts, la toute-puissance de certains groupes serait menacée d’ici dix ans. Désormais, tout le secteur cherche à sauver ce qui peut l’être, quitte à verser dans des pratiques à la limite de la légalité. Pour obtenir des prix toujours plus bas, sans lesquels elles seraient désertées, les grandes enseignes mettent les fournisseurs sous pression au cours de renégociations annuelles réputées difficiles : entretiens dans des box minuscules à la température trafiquée, chaises bancales sabotées pour l’inconfort, discriminations sexistes, violence verbale... Comme le formule le directeur d’un grand groupe, dont les propos sont rapportés dans le documentaire, « ce qui est important, c’est de briser les jambes des fournisseurs. Une fois au sol, on commence à négocier ». Sans compter les contrats qui gardent captifs les franchisés ou les nouvelles alliances européennes de centrales d’achats, particulièrement opaques, qui facturent aux fournisseurs des services qualifiés par certains de « fictifs ».

      La loi du plus fort
      La peur de disparaître pousse les grandes enseignes à toujours plus d’agressivité. Dans leur ligne de mire, les plates-formes d’e-commerce, qui pourraient bientôt précipiter leur ruine. Trois ans à peine après avoir racheté pour 13 milliards de dollars Whole Foods, Amazon a déjà lancé sa propre enseigne, Amazon Fresh : des magasins dans lesquels les Caddies connectés améliorent l’expérience de clients fidélisés par abonnement et dont les moindres données sont collectées. Plongeant au cœur des sombres pratiques de la grande distribution, le documentaire de Rémi Delescluse propose un état des lieux mondial du secteur, soumis à la loi du plus fort, et s’interroge sur son futur. Certains prédisent la domination prochaine des nouveaux venus, de l’approvisionnement à la distribution, comme c’est le cas en Chine. En France, Amazon détient déjà 10 % du marché des produits de grande consommation…

      https://www.arte.tv/fr/videos/095178-000-A/hypermarches-la-chute-de-l-empire
      signalé ici aussi:
      https://seenthis.net/messages/933247

    • À Verrières-en-Anjou, juste à la sortie d’Angers, les plateformes logistiques poussent comme des champignons en automne. Et ce n’est pas fini. Après la plateforme géante d’Action et celle d’InVivo (Jardiland, Gamm Vert, Delbard…), à qui le tour ?

      Afin de répondre aux demandes des entreprises, et pas seulement celles de logistique, Angers Loire Métropole a besoin de très grands terrains. Pour créer un nouveau parc d’activités, l’Agglomération a jeté son dévolu sur ceux qui se trouvent au sud de Saint-Sylvain-d’Anjou, dans un triangle dessiné par l’autoroute A 11 et les départementales 323 et 115. Son nom : « Nouvelle Océane ».

      Le périmètre d’étude porte sur 125 ha, mais le chiffre définitif, qui sera connu l’an prochain, devrait passer sous la barre des 100 ha.

      Ça fait encore beaucoup. Plusieurs agriculteurs et habitants qui travaillent et vivent dans ce périmètre sont très directement concernés par la concertation préalable qui a débuté, et au terme de laquelle sera défini le périmètre précis de la zone d’aménagement concerté. Des terres agricoles et des maisons sont en effet condamnées à disparaître.
      Plusieurs projets « sous compromis »

      Une première permanence est prévue le mardi 23 novembre de 15 heures à 18 heures à la mairie de Verrières. Des techniciens d’Alter Public, l’entreprise publique locale chargée de mener à bien le projet, seront présents...
      Près d’Angers. Près de 100 hectares pris à l’agriculture pour accueillir des entreprises

      https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/pres-d-angers-pres-de-100-ha-pris-a-l-agriculture-pour-accueillir-des-e #paywall

  • Simone Pieranni con “Red Mirror” racconta la Cina tecnologica che dominerà il mondo – La Voce di New York
    https://www.lavocedinewyork.com/arts/libri/2021/08/16/simone-pieranni-con-red-mirror-racconta-la-cina-tecnologica-che-dom

    Nel suo nuovo libro, il giornalista fondatore di «China Files» affronta il tema dell’intelligenza artificiale nel gigante asiatico che progetta il mondo di domani

    #Red_Mirror #Simone_Pieranni

  • Free Party Redon Amnesty International enquête sur les violences policières - expansive.info
    https://expansive.info/Free-Party-Redon-Amnesty-International-enquete-sur-les-violences-policie

    Une main arrachée pour avoir voulu danser : c’est ce qui s’est passé en France, à Redon, dans la nuit du 18 au 19 juin 2021 lors d’une free-party.

    Pendant sept heures d’affilée, les forces de l’ordre ont lancé des grenades sur des jeunes, dans des conditions extrêmement dangereuses, en pleine nuit, sans visibilité. Face à la gravité de ces faits, nous avons mené une enquête cet été pour analyser l’intervention des forces de l’ordre lors de cette free-party à #Redon, appelée #Teknival par les organisateurs, qui avait été interdite par la Préfecture.

    Notre nouveau rapport intitulé « Redon : free-party de la répression » analyse l’usage abusif et illégal de la force exercée par la gendarmerie au moment de son intervention.

    Nous publions cette enquête alors que le président de la République, Emmanuel Macron, clôture cette semaine les consultations du « Beauvau de la sécurité  » qui visaient à « moderniser la politique publique de sécurité au bénéfice des policiers, des gendarmes et de l’ensemble des Français. » Notre enquête montre bien une dérive du #maintien_de_l’ordre lors des opérations des 18 et 19 juin à l’occasion du Tecknival de Redon.

    "Il est inacceptable que des opérations de maintien de l’ordre, a fortiori pour disperser un simple rassemblement festif, conduisent, à des blessures allant jusqu’à la mutilation."

    Cécile Coudriou, présidente d’Amnesty International France

    https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/france-violences-policieres-pendant-une-freeparty-redon
    https://amnestyfr.cdn.prismic.io/amnestyfr/93099a3a-e27e-41fa-afdd-e96ed9ace9d9_AI-Rapport-Redon-13092021

    Méthodes de l’enquête. C’est Anne-Sophie Simpere, notre chargée de plaidoyer au programme Libertés qui a conduit cette enquête. Elle a mené des entretiens avec 12 personnes présentes sur place, a analysé plusieurs vidéos et a eu accès à 20 témoignages écrits fournis par des collectifs. Nous avons complété notre enquête par la consultation de sources médiatiques, de documents administratifs, de communiqués de presse, de déclarations de la Préfecture et par le compte rendu de l’association Techno+ relatant le déroulé des faits.

    https://seenthis.net/messages/920788
    https://seenthis.net/messages/919669

  • ENQUÊTE : « Après le Pass sanitaire, la crainte d’une exportation du modèle de surveillance sociale chinois »
    https://qg.media/2021/08/28/enquete-apres-le-pass-sanitaire-la-crainte-dune-exportation-du-modele-de-surve

    Si les technologies de surveillance fondées sur l’IA et les applications de contrôle social « made in China » sont de plus en plus utilisées par les gouvernements démocratiques, c’est parce que « Pékin peut se permettre de tester ses produits en toute liberté sur des personnes réelles« , explique Simone Pieranni, un journaliste italien spécialiste de la Chine qui vient de publier Red Mirror. Dans ce livre choc, sous-titré « L’avenir s’écrit en Chine« , il montre comment le territoire chinois, mais aussi celui de l’Afrique, sont devenus le laboratoire des industries technologiques chinoises.

    L’utilisation de la reconnaissance faciale dans tous les domaines de la vie quotidienne permet en effet à Pékin d’accumuler une quantité gigantesque de données. Le pays a une longueur d’avance sur ses concurrents en raison de la taille de son marché : « Il y a plus de personnes, plus de données, plus d’entreprises » en Chine, expliquait en 2018 au Financial Times le responsable de la société chinoise d’IA Malong Technologies qui ajoutait : « en ayant accès à ces données en Chine, nous pouvons exporter notre technologie dans le monde entier ». L’entreprise a en effet entraîné ses algorithmes de reconnaissance d’images à partir de centaines de milliers de visages sur son propre territoire. Quand d’autres entreprises chinoises s’entrainaient sur les visages africains pour être encore plus compétitifs sur le marché international : « l’introduction de la technologie sur une population majoritairement noire permettra aux entreprises chinoises d’identifier plus clairement les autres groupes ethniques, dépassant ainsi les développeurs américains et européens », prédit Simone Pieranni.

    Simone Pieranni nous plonge dans cette dystopie glaçante dans Red Mirror : du crédit social à la « super appli » WeChat, devenue omniprésente dans la vie quotidienne des Chinois qui l’utilisent pour prendre rendez-vous pour une visite médicale, payer leurs impôts ou leurs factures. Même la manche est aujourd’hui faite via WeChat, puisque les sans-abris montrent aux passants un panneau avec un QR code pour recevoir l’aumône ! Revers de la médaille : la « super appli » permet au gouvernement d’observer en temps réel les comportements des Chinois. Pour notamment évaluer si certains groupes sont « particulièrement dangereux pour la stabilité sociale », précise Simone Pieranni.

    Dans son essai, il évoque aussi les milliers de projets de smart cities en Chine. Des villes hyperconnectées « totalement sous contrôle » qui permettront, grâce à la 5G qui augmentera significativement la rapidité du transfert des données, « d’expérimenter les formes les plus avancées de contrôle social ». Derrière ce marché juteux gouverné par la paranoïa sécuritaire, la licorne chinoise Terminus qui utilise ce qui se fait de mieux en termes d’IA et d’Internet des Objets. Leurs futurs résidents ? Les riches évidemment, mais aussi « les personnes qui acceptent d’être contrôlées par le système 24h/24 », confie à QG le journaliste qui pense que les smart cities préfigurent « un nouveau type de citoyenneté très dangereux car la technologie crée des relations entre l’État et le citoyen qui sont parfois en dehors des périmètres constitutionnels des pays ».

    Les décideurs politiques occidentaux sont « très tentés par des solutions de contrôle social car elles leur semblent assez faciles à mettre en place », abonde la sinologue et politologue Séverine Arsène (4), qui considère néanmoins que « le modèle chinois fonctionne dans un contexte chinois. Quand les entreprises chinoises veulent vendre des caméras de vidéosurveillance ou une capacité à filtrer des données à un pays européen ou africain, elles ne peuvent pas importer le système chinois d’un seul coup. Elles vont répondre à une demande locale, l’adapter au contexte réglementaire du pays qui va acheter la technologie. Bien sûr, cela peut servir les intérêts géopolitiques de la Chine, mais cela sert avant tout la demande de l’État qui a acheté ces outils-là. » Sauf que… à la lueur de la crise sanitaire, la Chine et les soi-disant États « démocratiques » ont parfois des intérêts similaires. À titre d’exemple, la France a utilisé début 2020 des drones pour demander aux citoyens de respecter le confinement. On peut ainsi estimer que le Covid-19 a servi de prétexte pour accélérer le déploiement des technologies de surveillance en France (5), et bien sûr, que le Pass sanitaire préfigure d’autres usages des QR codes potentiellement très dangereux pour les libertés publiques.

    À noter qu’en Chine également, la surveillance de masse a augmenté de façon significative à la faveur de la crise sanitaire, selon le Lowy Institute. Notamment via les QR codes qui sont devenus des armes de surveillance massive, comme l’expliquait dès 2017 l’ONG Human Right Watch. En Chine, les géants de la technologie comme le service de messagerie WeChat et la plateforme de paiement mobile Alipay ont développé des QR codes de couleur afin d’évaluer le degré de « sécurité » d’une personne. Là-bas, cet outil d’identification est désormais pratiquement aussi répandu que les pièces d’identité, puisqu’on les utilise pour se présenter devant les autorités, faire des achats ou commander des repas, explique Charles Thibout. Selon lui, « il ne s’agit plus d’un modèle de surveillance panoptique décrit par Michel Foucault, où l’autorité (politique, éducative, médicale…) surveille dans une position de surplomb. L’Etat ne se contente plus de surveiller les individus. Avec le QR code, chacun devient potentiellement le surveillant de l’autre. La surveillance devient de plus en plus horizontale. »

    Et, ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que « l’instauration du passe sanitaire risque malheureusement de perdurer, car, toute procédure d’exception est vouée à rentrer inéluctablement dans le droit commun, explique Charles Thibout. On l’a déjà vu avec l’état d’urgence depuis 2015. Il y a donc un risque important que ce genre de procédure soit intégré comme un élément normal de notre vie ». D’autant plus qu’il y a un phénomène d’accoutumance guidé par la peur, selon le chercheur : « Si vous craignez de mourir, vous êtes capables de rogner sur vos libertés ad libitum ». La question est donc de savoir « si les institutions qui sont aussi garantes de ce tropisme sécuritaire sauront être des garde-fous suffisants pour dire à un moment « stop ». »

    #Chine #Red_Mirror #Simone_Pieranni #Surveillance

  • #HazteOír y #CitizenGo mantienen en México uno de sus principales bastiones. Les sirven de cobertura sectores del PAN; cuentan como estructura formal a #Citizengo México y subrepticia a la organización #YoInfluyo, donde convergen #foxistas y #calderonistas; están coordinadas con el alto clero y las igualmente ultraderechistas #FundaciónIncluyendoMéxico y #RedFamilia; tienen el favor de empresarios de la #Coparmex; y académicos de la #UP, el #ITAM, la #Anáhuac y el #ITESM le dan sustento ideológico a su doctrina. Wikileaks, en asociación con #Contralínea y otros tres medios en el mundo, revela las entrañas de la coordinación mundial del movimiento conservador
    https://contralinea.com.mx/contralinea-758

  • #HazteOír y #CitizenGo mantienen en México uno de sus principales bastiones. Les sirven de cobertura sectores del PAN; cuentan como estructura formal a #Citizengo México y subrepticia a la organización #YoInfluyo, donde convergen #foxistas y #calderonistas; están coordinadas con el alto clero y las igualmente ultraderechistas #FundaciónIncluyendoMéxico y #RedFamilia; tienen el favor de empresarios de la #Coparmex; y académicos de la #UP, el #ITAM, la #Anáhuac y el #ITESM le dan sustento ideológico a su doctrina. Wikileaks, en asociación con #Contralínea y otros tres medios en el mundo, revela las entrañas de la coordinación mundial del movimiento conservador
    https://contralinea.com.mx/mexico-en-el-epicentro-de-la-conspiracion-internacional-de-la-ultrad

  • Desnudan a dos organizaciones de ultraderecha con asiento originario en México y España y con ramificaciones en 50 países: #HazteOír y #CitizenGo. Los documentos revelan que en México tienen a una de sus estructuras más fuertes, alojadas en sectores del PAN, la jerarquía eclesiástica, asociaciones como #ElYunque, #YoInfluyo, la #RedFamilia e #IncluyendoMéxico y en las plantillas de instituciones como la #UniversidadPanamericana, el #ITAM y el #ITESM
    https://contralinea.com.mx/hazte-oir-y-citizen-go-la-estructura-de-la-ultraderecha-en-mexico-es

  • Spiderwoman anarcho-vénère, par BLAK . #Nantes, 16 juillet 2021.
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  • Diablesse anarcho-vénère, par BLAK . #Nantes, 16 juillet 2021.
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  • Quand l’armée engage des auteurs de science-fiction pour imaginer les menaces du futur
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/07/07/quand-l-armee-engage-des-auteurs-de-science-fiction-pour-imaginer-les-menace

    Le problème du "saut temporel, c’est qu’il fait fi des débats, pratiques, affrontement partiels qui accompagnent la création d’une situation donnée. Ce monde réel fait la différence avec la SF comme roman.
    Le scénario des « safe sphères » est une pale reproduction des articles anxiogènes sur les médias sociaux... sans tenir compte de l’effet des travaux universitaires contre les monopoles de la pensée numérique, tels qu’on les voit se déployer aujourd’hui après plusieurs années de dénonciation argumentée.
    Tirer des tendances fait de bons bouquins... mais pas forcément de la bonne futurologie dans un monde complexe. Et notre monde est complexe.

    Efficaces pour limiter les conflits entre communautés, puisque tout citoyen vit à l’abri de ce qui pourrait le heurter, ces « safe spheres » (littéralement, « sphères sûres ») ont fini par provoquer une fragmentation du corps social, encouragée par certaines puissances politiques. A commencer par la Grande Mongolie, issue d’une scission politique de la Chine et très portée sur la manipulation pour parvenir à dominer la planète. Tandis que la Grandislande se désagrège peu à peu, l’armée française décide d’exfiltrer ses ressortissants, ce qui n’est pas une mince affaire : 200 000 Français vivent dans ce pays très déréglementé, beaucoup d’entre eux soumis aux safe spheres et perméables à toutes sortes de « fake news », qui menacent de contaminer les militaires français eux-mêmes. Mais comment désactiver ces prisons cognitives, dans un Etat qui n’assure plus sa mission et où l’essentiel de la vie passe par ces bulles, y compris les données de santé ou administratives ?
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Se faire servir un cocktail par une pieuvre ou ouvrir un casino : le « métavers », univers virtuel de tous les possibles

    Réponse à partir du 8 juillet, sur le site Redteamdefense.org. Où l’on verra, bien sûr, que ce monde horrifique n’existe pas encore, même s’il est facile d’en distinguer quelques prémices dans le nôtre. Une fable, donc, mais pas sortie, comme on pourrait le croire, du cerveau d’un seul auteur de science-fiction (SF). Intitulé « Chronique d’une mort culturelle annoncée », ce scénario ne prétend d’ailleurs pas être une œuvre littéraire : il s’agit en fait d’une commande de l’armée française, mise en mots et en images par un groupe d’écrivains, scénaristes, illustrateurs et graphistes civils, dont certains bien connus dans leur domaine, comme Laurent Genefort, Xavier Mauméjean, DOA, le scénariste et coloriste Xavier Dorison ou le dessinateur et scénographe belge François Schuiten. La Red Team, c’est son nom, résulte d’une collaboration innovante entre le ministère des armées, l’université Paris sciences & lettres (PSL) et une grosse dizaine de créateurs – le chiffre exact n’est pas communiqué –, dont certains préfèrent garder l’anonymat.

    #Science_fiction #Red_Team #SF #Militarisme #Culture_numérique

  • Bouclier défensif, réalité communautaire... Les scénarios de la Red Team dévoilés
    https://actualitte.com/article/101307/auteurs/bouclier-defensif-realite-communautaire-les-scenarios-de-la-red-team-dev

    En juillet 2019, le ministère des Armées avait lancé une mobilisation d’écrivains et autres créatifs, appelés sous les drapeaux pour rejoindre une « Red Team ». L’objectif : faire dans la prospective pour aider l’armée française à innover, en imaginant des situations hypothétiques, certes, mais crédibles. Les deux scénarios sont désormais en ligne.

    Pas si crédibles que ça. La politique est complètement évacuée. Les aspirations communes également. Les membres des sociétés sont décrits comme incapables d’agir indépendamment de la présence des armées qui représentent le seul point stable de l’univers. Ce qui marche dans les récits de SF, forcément archétypiques, ne peut se confronter à un réel complexe. Cela remet en question l’exercice lui-même.

    #Science_fiction #Red_Team #SF #Militarisme #Culture_numérique

  • Quand la Chine artificialise l’intelligence - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    https://www.nonfiction.fr/article-10917-quand-la-chine-artificialise-lintelligence.htm

    L’avancée de la Chine en termes d’intelligence artificielle pose un grand nombre d’enjeux aussi bien concernant le contrôle de sa population que pour le marché de l’emploi.

    La Chine est désormais en pointe en matière de nouvelles technologies et d’intelligence artificielle, dans laquelle elle pourrait à court terme dépasser les Etats-Unis dans plusieurs domaines, comme l’explique Kai-Fu Lee, en spécialiste du sujet. L’acharnement avec lequel elle s’y emploie n’est toutefois pas sans poser de nombreuses questions. L’exploitation des salariés y bat son plein avec des horaires extensibles, qui se sont généralisés à tous les métiers de la filière, comme le rapporte Simone Pieranni dans son livre (Red Mirror : L’avenir s’écrit en Chine (avec des photos de Gilles Sabrié), C&F, 2021). Et le pouvoir chinois y puise des moyens inégalés de surveillance et de contrôle de sa population, comme il l’explique et comme l’explique également Kay Strittmatter dans le sien (Dictature 2.0. Quand la Chine surveille son peuple (et demain le monde), Taillandier, 2020, 2021). Pieranni et Strittmatter sont tous les deux journalistes, spécialistes de la Chine, et y ont vécu plusieurs années. La collecte des données personnelles n’y connaît non plus aucune limite. Et comme la Chine ne cache pas son intention de vouloir exporter sa technologie, on peut craindre que ces outils finissent par définir un nouveau standard. Sans parler de l’usage que celle-ci pourrait faire d’un accès à tout ou partie de nos données. Enfin, on peut aussi s’interroger sur les destructions d’emplois liées à cette nouvelle phase d’automatisation et sur la manière dont la Chine, les Etats-Unis et sans doute à terme l’ensemble des pays du monde, pourraient y remédier, si l’on ne veut pas que celle-ci tourne à la catastrophe.

    #Red_Mirror #Simone_Pierrani #Chine

  • La Malédiction du #pétrole

    Le pétrole est devenu indispensable à l’économie mondiale, c’est sa plus grande richesse, mais aussi sa plus grande malédiction. Retraçant l’histoire de ce paradoxe les auteurs se penchent avec acuité sur le sujet.
    Depuis près d’un siècle et demi, l’or noir a été le moteur de la croissance et la source des plus grands malheurs. Combien de temps cet état va-t-il durer alors que même la catastrophe écologique du réchauffement climatique ne semble pas peser dans la décision de s’en passer ? Mais à quand remonte cette course à l’abîme ? C’est ce que les auteurs entreprennent de raconter.

    https://www.editions-delcourt.fr/bd/series/serie-la-malediction-du-petrole/album-malediction-du-petrole

    #BD #bande_dessinée #livre

    #Caucase #Russie #Frères_Nobel #raffinerie #Branobel #Bakou #pipeline #steam-tanker #marée_noire #Rotschild #puits_de_pétrole #mer_Noire #Batoumi #Bnito #puits_de_Bibi-Heybat #histoire #compagnie_pétrolière #Mer_Caspienne #industrie_pétrolière #Pennsylvanie #Edwin_Drake #potion_Drake #Oil_Creek #Pithole #Devil_Bill #John_Davison_Rockfeller #Rockfeller #Standard_Oil_Company #7_soeurs #John_Rockfeller #Cleveland #raffinage #Massacre_de_Cleveland #Sumatra #Staline #Koba #grèves #Royal_Dutch_Shell #industrie_automobile #OPEP #moteur_à_explosion #Jamais_contente #Henry_Ford #Ford #Ford_Motor_Company #moteur_électrique #General_Motors #Ford_T #Detroit #USA #Etats-Unis #Indonésie #colonialisme #essence #énergie #progrès #Esso #Stocony #Socal #Gulf_oil #Texaco #Anglo-persian_oil #William_Knox_d'Arey #Perse #Plaine_du_Naphte #guerre #comité_des_vaisseaux_terrestres #tank #Irak #Compagnie_française_des_pétroles (#CFP) #Total #accords_Sykes-Picot #Moyen-Orient #simple_ligne_de_sable #désert_arabique #Rub_al-khali #Standard_oil_of_California #Ras_Tanura #Harry_St_John_Bridger_Philby #Sheikh_Abdullah #Quart_vide #Kim_Philby #Philby #Arabie_Saoudite #Saoud #WWI #WWII #première_guerre_mondiale #seconde_guerre_mondiale #Canal_de_Suez #Red_Bell_Express #Pacte_de_Quincy #Algérie #Sahara_algérien #extractivisme #CIA #Saddam_Hussein #Arabian_American_oil_company (#ARAMCO) #Ghawar #combine_en_or #Venezuela #optimisation_fiscale #Iran #ENI #Libye #Italie #Pier_Paolo_Pasolini #Enrico_Mattei #guerre_du_Kippour #choc_pétrolier #Conférence_de_Bagdad (1960) #Juan_Pablo_Pérez_Alfonzo #Abdullah_al-Tariki #King_Hubbert #Trente_Glorieuses #premier_choc_pétrolier #Exxon_Mobile #BP-Amoco #pétrole_de_schiste #plateformes_offshore #groupe_Carlyle #Carlyle #schiste #fisc

    #pétrole #BD #malédiction

  • #JeudiPhoto : cadrer pour photographier... et voir se poser un jeune, baffle à fond, à la perfection ! #JusticePourSteve
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    Nantes, 1er juillet 2021.
    .
    Soutien aux #Freeparty, à #Maskarade, aux blessés d’une nuit, aux #mutilés à vie.
    #Nantes, #Lieuron, #Redon... un appel tourne à tous les #sounsystem pour une #NuitDesMeutes le 31 juillet. Voir le relais de Nantes Révoltée et sur le blog de Mouvance Libres : https://mouvanceslibres.org/2021/06/29/free-party-la-nuit-des-meutes-appel-a-lunion-resistance-festive-con
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  • #Redon : la préfecture a empêché les pompiers de secourir les blessés
    30 juin 2021 - Par Pascale Pascariello | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/300621/redon-la-prefecture-empeche-les-pompiers-de-secourir-les-blesses

    Lors de la free party organisée à Redon les 18 et 19 juin, les gendarmes ont gravement blessé des teufeurs, dont un a eu la main arrachée par une grenade. Les pompiers, qui auraient pu intervenir pour secourir des jeunes dans un état sanitaire dramatique, en ont été empêchés par la préfecture.

    « J’ai honte d’être pompier. Un jeune risquait de mourir. Nous le savions. Mais nous ne pouvions pas intervenir. » Lors de la free party qui s’est déroulée les 18 et 19 juin à Redon (Ille-et-Vilaine), un jeune homme de 22 ans a perdu sa main. D’autres ont été gravement blessés. Mais, selon les documents et témoignages recueillis par Mediapart, la préfecture a bloqué les pompiers à l’entrée du site. Mettant ainsi des vies en danger.

    Cette nuit-là, responsable de la mise en œuvre des secours, la préfecture motive son refus par le fait qu’aucun plan d’évacuation des blessés n’a été anticipé, et que l’accès au site n’est donc pas sécurisé pour les pompiers. L’argument révèle un très haut niveau d’amateurisme dans la préparation de l’événement, un manque de discernement évident dans l’appréciation de la gravité de la situation. Mais aussi une bonne part de mauvaise foi selon le même pompier, bouleversé : « Quand il s’agissait d’aller chercher des gendarmes blessés à l’intérieur, il n’y avait pas de problème, d’autres gendarmes nous escortaient. »

    Ce n’est que le lendemain, le 19 juin, aux alentours de 18 heures, que les pompiers auront accès directement au site afin de secourir des jeunes dont deux, signalés comme « urgence absolue », et « plusieurs tombés à l’eau ». /.../

    #violences_policieres #maintien_de_l'ordre #mutilation #crime_d'etat

    • /.../

      Dans la nuit du 18 au 19, 400 gendarmes mobilisés pour empêcher une fête qui n’a pas été autorisée font face à des jeunes venus rendre hommage à Steve, décédé deux ans plus tôt lors de la fête de la musique après une intervention policière. « À partir de minuit, nous avons commencé à recevoir de nombreux appels de jeunes qui étaient sous les tirs de grenades lacrymogènes », nous confie un pompier. « Certains étaient pris de panique, d’autres suffoquaient », poursuit-il.

      « Nous suivions ce qu’il se passait sur les réseaux sociaux. Cela en dit long sur notre absence d’information », précise un autre secouriste.

      À 2 h 45, les pompiers reçoivent un appel pour « un blessé main arrachée par grenade ». Il s’agit d’une « urgence vitale ». Quatorze minutes plus tard, le camion des pompiers arrive à quelques centaines de mètres du site, mais privé d’accès sécurisé, il reste immobilisé sur un rond-point.

      À l’entrée du site sont aussi bloqués depuis minuit deux responsables de l’association Techno+, Ombline Pimond et Sébastien Petit. Près de l’ancien hippodrome, ils suivent à distance la situation de gendarmes qui tentent d’empêcher l’organisation de la fête.

      « Depuis 1995, nous intervenons notamment sur les free parties et les raves. Nous sommes une association reconnue par le ministère de la santé et notre mission consiste à réduire les risques liés aux pratiques festives, à la prise de drogue ou d’alcool. » Cette fois, l’accès leur est donc refusé par les gendarmes. « Nous avons appelé la préfecture du Morbihan, département voisin qui était initialement prévu pour l’organisation d’une free party. Nous avons alors demandé à être mis en contact avec une personne de la préfecture d’Ille-et-Vilaine et nous avons également appelé l’Agence régionale de santé [ARS]. »

      Quels ordres a donnés la préfecture ? En tout cas, elle a interdit l’accès aux pompiers pour secourir les jeunes

      Sébastien Petit, un des responsables de l’association Techno+

      Il est 2 h 33 lorsque la personne d’astreinte à l’ARS décroche et découvre alors la situation. « “Je vais appeler la préfecture”, nous a-t-elle dit. Elle n’avait été informée ni de la free party ni de l’intervention des gendarmes », explique Ombline Pimond.

      Alors que les forces de l’ordre intensifient les tirs de LBD, de grenades lacrymogènes, de grenades de désencerclement et de type GM2L (à composition pyrotechnique), les volontaires de Techno+ restent toujours bloqués.

      Quand la situation de la main arrachée se confirme, les gendarmes ne permettent toujours pas aux pompiers d’accéder au site pour secourir le jeune mutilé. Ils laissent passer l’association pour qu’elle aille chercher le blessé. « Quels ordres a donnés la préfecture ? En tout cas, elle a interdit l’accès aux pompiers pour secourir les jeunes, selon l’un des responsables de Techno+, Sébastien Petit. C’est une hérésie de nous avoir demandé d’aller le secourir compte tenu de l’extrême gravité de sa blessure », déplore-t-il.

      « Tout le monde à ce moment-là autour de nous parlait de cette mutilation. Je ne parvenais pas à imaginer que ce soit possible », rapporte la présidente de Techno+, Ombline Pimond, qui tient cependant à préciser : « Si certains volontaires se forment aux premiers secours, nous ne sommes pas des secouristes. Nous n’intervenons que dans des fêtes et nous ne sommes absolument pas formés à ce genre de blessures ni pour intervenir au milieu de tirs de grenades. »

      À tel point que seuls dix d’entre eux décident d’aller sur la zone des tirs. « Je suis la seule infirmière de l’association sur le site à ce moment-là, donc je n’ai pas hésité, bien sûr. Mais je devais également protéger les autres volontaires de l’association. C’est pourquoi nous avons formé un petit groupe plus aguerri pour aller secourir les jeunes. »

      J’ai regardé hélas vers le bas de son bras, en lambeaux. C’était hyper choquant. Une mutilation de guerre que je n’oublierai jamais

      Thomas, 30 ans, venu en aide au jeune mutilé

      Le problème est qu’au milieu des gaz lacrymogènes, sans être guidés et sans expérience, les bénévoles de Techno+ ne trouvent pas le jeune mutilé.

      Au même moment, Thomas∗, un ingénieur du son de 30 ans venu de Toulouse avec son amie pour faire la fête, se retrouve coincé à bord de son camion, en file indienne derrière d’autres véhicules, sur un petit chemin menant vers l’entrée de l’hippodrome, à quelques dizaines de mètres des tirs des gendarmes.

      « L’air était irrespirable. On y voyait presque rien. » Après avoir mis à l’abri son amie dans la cour d’une ferme, Thomas retourne près de son camion. « Il y a toute ma vie dedans. Depuis le Covid, nous y habitons avec mon amie pour des raisons financières. » Après des tirs incessants de grenades lacrymogènes, « d’autres à fortes détonations explosaient à intervalles réguliers. J’attendais que ça passe avec la boule au ventre. C’était effrayant. »

      Il retrouve Armel∗, un de ses amis, et ensemble ils patientent alors près du camion. Lorsqu’il entend soudain « quelqu’un hurler “Ne regardez pas” ». Il voit deux personnes en train de soutenir un « jeune qui semblait en état de choc, sonné ,et j’ai regardé hélas vers le bas de son bras, en lambeaux. C’était hyper choquant. Une mutilation de guerre que je n’oublierai jamais. »

      Près de l’ancien hippodrome, à Redon, dans la nuit du 18 au 19 juin 2021. © DR Près de l’ancien hippodrome, à Redon, dans la nuit du 18 au 19 juin 2021. © DR

      « Au cours de la soirée, certains disaient que les pompiers ne pouvaient pas venir », précise-t-il. Thomas et Armel décident donc de dégager un chemin pour que le véhicule à bord duquel le jeune homme a été installé puisse rejoindre au plus vite la route. « Certains avaient quitté leur voiture en laissant les clefs sur le contact. On en a profité. D’autres non, et nous les poussions à la main. Mais tout m’a semblé rapide, peut-être parce que nous étions dans un état d’une telle urgence que rien d’autre ne semblait exister. »

      Anéanti, Thomas est aujourd’hui encore traumatisé. « Comment peut-on arriver à perdre autant d’humanité ? Détruire une vie pour interdire une fête alors que nous n’étions pas une menace... »

      Heureusement, une jeune femme a réussi à conduire le jeune homme mutilé à l’hôpital. Les pompiers l’apprennent à 3 h 30. « C’était un soulagement mais qui n’efface pas la colère », nous raconte un pompier. À 3 h 48, Sébastien de Techno+ échange à nouveau avec l’Agence régionale de santé sur la situation dangereuse et sur le besoin de faire venir des secours.

      Aux alentours de 4 heures, les volontaires de l’association prennent en charge un premier blessé. Une jeune fille qui a reçu des éclats de grenade à la cheville. « Aidée par une de ses amies, elle a quitté les lieux en empruntant un chemin dans les ronces. Depuis, nous l’avons eue au téléphone. Elle nous a expliqué s’être rendue aux urgences par ses propres moyens. Elle a eu un traumatisme de la malléole et une infection de la jambe due à sa prise en charge tardive », déplore Ombline.

      À 4 h 8, les pompiers reçoivent un appel d’un « gendarme blessé » léger. Deux minutes plus tard, il est pris en charge, et conduit à l’hôpital où il est admis vers 4 h 30. Lorsque les gendarmes sont pris en charge, l’ambulance est parfois « encadrée par un groupe d’intervention de gendarmerie spécialisé dans la récupération des GD [gendarmes] blessés », précisent les pompiers.

      Jeune homme blessé, ancien hippodrome de Redon, 19 juin 2021. © Association Techno + Jeune homme blessé, ancien hippodrome de Redon, 19 juin 2021. © Association Techno +
      Vers 6 heures, « alors que le jour se levait, la situation a commencé à s’apaiser et nous avons pu arriver vers une autre partie du site, un autre champ où nous avons pu commencer à souffler », explique la présidente de Techno+.

      L’association monte alors une tente pour continuer de venir en aide aux jeunes, mais « il fallait une unité de soins avec des secours ». L’infirmière doit soigner une personne qui « semble avoir reçu un tir de LBD entre les deux yeux. Là encore, ce sont ses amis qui l’ont évacuée. »

      À 7 h 29, puis à 8 h 28 et encore à 9 h 36, l’association réclame à nouveau à l’ARS des équipes de secours. En vain. Pourtant, à 8 h 25, les pompiers sont intervenus. Mais c’était, de nouveau, pour venir soigner un gendarme dont l’état ne nécessitera pas son évacuation.

      Vers 9 h 40, les pompiers s’apprêtent à envoyer des équipes. Ils prévoient de mettre en place un poste médical avancé (PMA) mais aussi, « en prévision d’interventions des forces de l’ordre », ils préparent 3 bateaux ainsi que des plongeurs « pour la fin d’après-midi ».

      Mais à 12 h 12, toujours rien. La présidente de Techno+ demande des précisions au sous-préfet Jacques Ranchère. « “Il faut qu’on s’organise”, m’a-t-il dit. »

      À 16 heures, alors que la rumeur d’une nouvelle charge des gendarmes s’amplifie, la présidente de l’association interroge de nouveau le sous-préfet et l’alerte sur les dangers que représente une telle opération, certains jeunes étant alors épuisés, alcoolisés et « le site étant en bordure de rivière ». Mais il la rassure et « lui garantit qu’aucune charge n’est prévue », rapporte-t-elle. Les pompiers, eux, s’y préparent depuis le matin.
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      Et effectivement, vers 17 heures, des tirs de grenades lacrymogènes recommencent. Une jeune femme reçoit des éclats de grenade au visage. Cette fois sur place, les pompiers la prennent en charge vers 18 h 30 ainsi que « cinq raveurs dont deux en urgence absolue » et « plusieurs personnes tombées à l’eau ». Dix gendarmes seront également pris en charge, « classés urgence relative ».

      Mediapart a pu consulter des documents de secouristes d’Ille-et-Vilaine ainsi que les alertes lancées à la préfecture et à l’Agence régionale de santé (ARS) par l’association de prévention Techno+. Difficile de savoir combien de jeunes ont été blessés puisqu’ils sont nombreux à avoir dû se débrouiller par leurs propres moyens comme ça a été le cas pour le jeune homme dont la main a été arrachée.

      L’association Techno+ a cependant réalisé un premier bilan qui chiffre à 22 le nombre de jeunes auxquels elle a pu apporter les premiers soins. Deux étaient en état de détresse psychologique et vingt autres blessés. Parmi les blessures, l’association a notamment relevé une joue transpercée et une mâchoire touchée par des éclats de grenade, des traumatismes, certainement causés par des tirs de lanceurs de balle de défense (LBD), notamment au front. Sur ces 22 blessés, seuls quatre ont pu être pris en charge par les pompiers, entrés sur le site le 19 juin, vers 18 heures.

      L’un des pompiers que nous avons interrogé reste encore choqué par cette soirée. « Nous ne pouvions pas nous engager en tant que pompiers dans cette zone. C’était trop dangereux. Mais la préfecture comme la gendarmerie n’ont pas réfléchi à la mise en danger qu’ils faisaient courir à ces jeunes. C’est si inquiétant de voir cela. Ce sont nos enfants. »

      « J’ai eu l’impression d’être isolée et enfermée en criant à l’aide sans être vraiment entendue », explique Ombline, qui déplore que le ministère de la santé ne l’ait pas rappelée « alors qu’il nous soutient et nous finance ».
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      Contactée par Mediapart, la préfecture d’Ille-et-Vilaine déclare qu’« à 1 h 51, un chef de groupe, un infirmier et une ambulance ainsi qu’un engin-pompe étaient sur place. Des moyens supplémentaires ont été engagés à plusieurs reprises au cours de la nuit pour prendre en charge des victimes, dont certaines s’étaient entre-temps rendues à l’hôpital par leurs propres moyens ». Mais la préfecture n’apporte aucune réponse concernant l’absence de plan d’évacuation des blessés ou d’accès sécurisé pour les pompiers.

      Elle ne livre pas plus d’explications sur l’absence de prise en charge de nombreux blessés, parmi lesquels le jeune homme mutilé.

    • Mais la préfecture comme la gendarmerie n’ont pas réfléchi à la mise en danger qu’ils faisaient courir à ces jeunes. C’est si inquiétant de voir cela. Ce sont nos enfants.

      La gendarmerie a au contraitre tres bien reflechit et elle sais très bien ce qu’elle fait lorsqu’elle pousse dans l’eau les fêtards qui commémorent la noyade de Steve Caniço. Elle sais aussi tres bien ce qu’elle fait lorsqu’elle arrache la main d’une personne et la prive de soins. Elle sait aussi tres bien ce qu’elle fait lorsqu’elle tire des grenades entre les yeux des gamins...

      On est au stade de l’homicide prémédité et de sa tentative car les gendarmes savent parfaitement que leurs méthodes tuent puisqu’ils ont deja tué Steve Caniço comme cela et ils recommence dans le but de tuer des jeunes teufeurs le jour de la mémoire du dernier jeune qu’ils ont assassinés par noyade. Ce jour là donc ils s’efforce de noyer d’autres jeunes et c’est par une récidive de tentative de meurtre qu’ils fetent le dernier meurtre qu’ils ont commis avec exactement le meme mode opératoire. Le préfet aurais déjà du être incarcéré pour homicide et tentative d’homicide, il est en récidive et sera surement récompensé pour cette tentative de meurtre de masse des jeunes teufeurs par noyade.

      En Macronie les gendarmes sont payés par nos impôts pour amputé et noyé vos enfants, les préfets sont des assassins multirécidivistes et le gouvernement leur distribue les primes si ils mutilent des enfants.

    • Autre complément : l’Asso Techno+ met à disposition de toute personne, victimes, avocats, médias, curieux·ses, le témoignage collectif des 43 volontaires de l’association de santé communautaire et de réduction des risques lors du #teknival de #Redon du 19 juin 2021.
      >> 43 volontaires témoignent
      >> Déroulement heure par heure des évènements depuis l’intérieur de la nasse policière
      >> Liste des 22 victimes prises en charge par l’association

      https://technoplus.org/fete-libre/repression-teuf/6703-teknival-de-redon-du-19-juin-2021-techno-temoigne

    • « J’ai honte d’être pompier. Un jeune risquait de mourir. Nous le savions. Mais nous ne pouvions pas intervenir. »

      Je ne suis pas pompier mais je suis né à Redon et je connais bien ce pays. Le pays de r’don où y’a des marrons dans la gueule qui se perdent. J’ai honte d’être français et j’en peu plus de cette république en mocassins.

    • https://seenthis.net/messages/921023

      D’après ton expérience et avec le recul dont tu disposes, que penses-tu des évènements qui viennent de se dérouler à Redon, où les gendarmes et les CRS semblent avoir déployé un niveau de violence rare face à une « rave party » illégale ? Quelle est ta réaction ? Que peux-tu nous en dire par rapport à ce que tu as pu vivre, notamment dans les années 1990 ?

      Bonne question, ce regain de répression en cours est vraiment inédit. À la grande époque des interdictions dans les années 1990, nous n’avons pas vécu ce niveau de violence, ces charges policières, ce gazage massif, des destructions de matériel et de murs de sons. À l’époque, on se contentait d’une saisie. Et tout cela pour un évènement qui commémorait justement la mort d’un raver à Nantes, dans des circonstances peu flatteuses pour les autorités. Qu’est-ce que le jeune raver étudiant, qui cherche à occuper ses week-ends avec ses potes, peut représenter comme danger potentiel pour l’ordre public ? Est-ce que ça nécessite des interventions dignes des manifestations les plus réprimées, comme s’il s’agissait de terroristes ou de casseurs des blacks blocs ?

      Les priorités de ce ministère de l’intérieur m’échappent, cela va de pair avec leur déni flagrant à l’encontre des scènes musicales pendant la pandémie, clubs en tête. Les conditions qui sont accordées aux festivals, cet été, sont tellement draconiennes qu’elles remettent en cause leur seuil de rentabilité et la tenue de fêtes où l’on peut danser. On peut dire ce que l’on veut des gouvernements conservateurs de Grande-Bretagne ou d’Allemagne, mais ils sont moins féroces avec la fête, les jeunes et les concerts.

      Il y a quelques années, nous n’aurions pas imaginer qu’on puisse mourir noyé ou avoir sa main arrachée parce qu’on a voulu transgresser des lois qui sont systématiquement transgressées depuis des années au moment de la fête de la musique. En plus, toutes les études réalisées de Barcelone à Liverpool, ont démontré qu’aucun cluster ne s’est développé pendant ces évènements. Donc, la répression qui est en cours est parfaitement inique, tenant du délit de faciès, d’un racisme anti-jeune et dans le rejet de cette contre-culture qui, j’en suis convaincu , est une sous-culture rebelle a leurs yeux.

      Je n’ai aucun souvenirs de blessés lors des premiers #teknivals, tout au plus quelques gardes à vue et des saisies de matériel.

    • https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/redon-polemique-autour-de-la-rave-les-pompiers-empeches
      (dsl, @val_k, je te l’ai piqué sur ta TL chez Gazouillis-Land)

      Suite à la rave party de Redon, qui s’est tenue les 18 et 19 juin dernier, les polémiques ne cessent d’enfler sur la violence de l’intervention des forces de l’ordre. Médiapart publie un article avec les témoignages de pompiers, affirmant avoir été empêchés d’intervenir. La préfecture dément.

      Le préfet « dément » prétend qu’il fallait « neutraliser le son » :
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rave-party-de-redon-pour-le-prefet-il-fallait-neutralis

      Huit murs de son fracassés

      « A priori, le préfet préfère avoir des gens mutilés que des gens qui s’amusent » s’énerve un teufeur sur une vidéo de l’évacuation qu’il a postée sur Twitter.

      Les sonos ont été brisées à coup de masse. « Il fallait neutraliser le son », répète le préfet, « c’était la seule solution pour faire cesser la rave. »

      (Le rêve de tout préfet qui se respecte : faire cesser les « raves »)

    • rave party à Redon. Matériel détruit, violences… Les teufeurs annoncent des dépôts de plaintes.
      https://www.ouest-france.fr/bretagne/redon-35600/rave-party-a-redon-materiel-detruit-violences-les-teufeurs-annoncent-de

      Ce mardi 6 juillet, des participants à la rave de Redon et associations en soutien, ont indiqué que des plaintes allaient être déposées, notamment auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme, pour le matériel détruit et les violences, lors des affrontements avec les forces de l’ordre, le 18 juin. Un jeune homme avait eu la main arrachée. « L’association Freeform a saisi l’IGGN (Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale) concernant la destruction du matériel, avec pour objectif une saisine de l’IGA (Inspection générale de l’administration). »

      l’IGGN étant la cousine de l’IGPN, il ne faut pas en attendre grand chose. Vu la récente déclaration du procureur de Rennes sur l’heure de la mort de Steve Maia Caniço, deux ans plus tôt. Ce que tout le monde savait déjà.
      https://www.amnesty.fr/presse/blesse-grave-a-redon-amnesty-international-france

    • Une tribune par un large collectif de musicien-ne-s et d’oeuvrier-e-s de la culture (dont moi-même) revient sur la criminalisation de la musique et de la culture populaire et lance un appel « à la multiplication des fêtes libres ».
      Publié chez les invités de Mediapart le 26 juillet 2021 https://seenthis.net/messages/924156
      lien direct : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/260721/propos-de-redon-liberte-party

  • Rave de Redon : l’observatoire des libertés recueille des témoignages - Affrontements violents lors d’une rave party à Redon - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/rave-de-redon-l-observatoire-des-libertes-recueille-des-temoignages-24-


    Des centaines de gendarmes mobiles ont empêché la tenue d’une rave dans la nuit de vendredi 18 à samedi 19 juin à Redon. un jeune homme a eu la main arrachée.
    Le Télégramme/Claire Staes

    Dans une lettre ouverte au préfet d’Ille-et-Vilaine et au ministère de l’Intérieur, l’observatoire Rennais des libertés publiques demande des comptes.

    Un tag sur un immeuble de Rennes. « Une main arrachée pour avoir dansé, la vengeance sera ». L’inscription est signalée par l’observatoire Rennais des libertés publiques (Orlib), dans une lettre ouverte au préfet d’Ille-et-Vilaine et au ministre de l’Intérieur suite aux affrontements entre jeunes et forces de l’ordre la rave party de Redon, le week-end dernier. Des pensées pour le jeune homme « dont la vie entière va se trouver bouleversée », et une longue série de questions pour lesquelles l’observatoire demande « des réponses claires ».

    « Était-il nécessaire et indispensable d’inonder de gaz lacrymogène la prairie occupée par ces jeunes ; de lancer des grenades de désencerclement (qui était encerclé ??) dont la dangerosité n’a cessé d’être dénoncée depuis les premières manifestations de Gilets Jaunes au cours desquelles il y a eu une multitude de mutilations graves ? » interroge l’observatoire, en rappelant que la Ligue des droits de l’Homme n’a cessé de prôner la désescalade depuis la mise en place du Schéma national du maintien de l’ordre.

    Votre responsabilité est engagée
    Le regroupement d’associations et de syndicats interroge les pouvoirs publics sur les objectifs assignés aux forces de l’ordre ce soir-là. « Etaient-elles là pour assurer la sécurité sanitaire et physique des participants ou pour contraindre ces jeunes « à se tenir sages », y compris en détruisant le matériel de son ? ». Et de rappeler les propos du président de la République à destination d’une jeunesse enfermée depuis 18 mois, les enjoignant à s’amuser face à l’impact de la crise.

    « Les jeunes présents à Redon sont nos enfants […] et si nous leur disons « Ne cherchez pas la vengeance et ayez confiance en la justice ! » y compris sur ce volet, votre responsabilité est engagée, notamment en facilitant toutes les démarches qui permettront de reconstituer la chaîne de commandement ayant abouti à un tel désastre, et en apportant toute la transparence sur l’enquête diligentée », poursuit l’observatoire, qui précise recueillir de son côté des « témoignages et des documents », et ne « manquera pas de transmettre ceux qui lui paraîtront de nature à éclairer la justice ».