region:balkans

  • Map Of The European Natural Gas Network
    https://britishbusinessenergy.co.uk/europe-natural-gas-network
    https://britishbusinessenergy.co.uk/wp-content/uploads/European-gas-network.jpg

    The map above shows existing European natural gas pipelines in blue and planned pipelines in red. Large urban areas area coloured light blue and population density is shown in green.

    The map is a little out-of-date since it was created back in 2014.

    Nevertheless, its interesting to see the density of pipelines in places such as Germany, the Netherlands and the UK compared to places such as the South of France or the Balkans.

    #europe #russie #gaz #réseaux #guerre_du_gaz #gazprom


    • https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2017/06/21/la-quinzaine-des-passeurs-dhospitalites-40

      Nous assistons visiblement à la mise en place d’une politique d’hyperprécarisation, dans le cadre de laquelle aucun abri, tente, cabane, n’est toléré, et l’activité associative, accusée de créer des « points de fixation », est entravée. C’est le cas depuis plusieurs années à Zeebruges, port belge d’où partent des ferries pour le Royaume-uni, ça a été le cas pendant les mois qui ont suivi la destruction du campement de Steenvoorde, dans le Nord, à proximité d’une aire d’autoroute, en juillet 2016. C’est le cas à Calais depuis la destruction du bidonville du 24 octobre au 2 novembre 2016, dans le Dunkerquois depuis l’incendie du camp de réfugié-e-s de Grande-Synthe dans la nuit du 10 au 11 avril 2017, à Paris autour de la porte de la Chapelle depuis l’expulsion du 9 mai 2017.

      Lorsque malgré la précarité et le harcèlement le nombre de personnes devient trop important ou leur visibilité trop grande pour les autorités, celles-ci procèdent à leur expulsion et à leur dispersion dans les CAO (Centres d’Accueil et d’Orientation) ou les CHUM (Centres d’Hébergements d’Urgence – Migrants).

      Cette politique participe de la création d’un corridor du non-accueil allant de la frontière italo-française à la frontière franco-britannique en passant par la région parisienne, caractérisé par une systématisation des violences et des violations des droits de la part de la police et des autorités.

      Tel est pour les exilé-e-s le portrait d’une frontière à l’autre de la France d’aujourd’hui.

      Des nouvelles de Calais sur le blog Passeurs d’hospitalités (page 2), des Balkans sur Exilés dans les Balkans (page 26), de la Méditerranée centrale sur Lampedusa – une île (page 28).


  • Balkans : À l’heure des élections législatives, l’Albanie a peu d’espoir de guérir de la corruption - Monde - tdg.ch

    http://www.tdg.ch/monde/heure-elections-legislatives-lalbanie-malade-corruption/story/27063870

    Reportage en #Albanie par une équipe de choc (déjà signalée par @cdb_77 mais en commentaire seulement d’un autre post)

    http://files.newsnetz.ch/story/2/7/0/27063870/12/topelement.jpg

    Les Albanais votent dimanche pour élire leurs représentants, sans grand espoir de voir la corruption des politiques et le trafic lucratif du cannabis reculer pour que leur pays puisse prétendre à une entrée dans l’Union européenne. « Il y a encore un an, il y avait des champs de cannabis partout dans le pays. » De la cueillette aux dealers, Artan Hoxha est devenu, malgré lui, un spécialiste du trafic. Dans un hôtel de Tirana, le journaliste d’investigation de la chaîne albanaise News 24 montre une vidéo sur son smartphone. On y voit le reporter plongé au milieu de plants de cannabis de deux mètres de haut. « Ce n’est pas possible d’avoir tant de production sans que les autorités soient au courant. Qui paye la police en premier gagne », affirme le journaliste.


  • Quelques #chiffres pour comprendre comment les routes migratoires se déplacent...
    Voici les chiffres 2015-2017 de l’OIM concernant les arrivées via la #mer_Méditerranée :
    http://i.imgur.com/ye9YBXs.png
    –-> une diminution importante en ce début 2017
    http://migration.iom.int/docs/MMP/Mediterranean_Update_170428.pdf

    Or, au même temps, les arrivées en Italie augmentent drastiquement, 36’884 de janvier à avril 2017, ils n’étaient « que » 27’295 pour la même période, mais en 2016. Augmentation de 35% donc :

    Migranti : 36.884 sbarcati nel 2017

    ROMA, 30 APR - Sono 36.884 i migranti sbarcati in Italia dal primo gennaio 2017 ad oggi secondo gli ultimi rilevamenti del ministero dell’Interno. I dati, confrontanti con quelli relativi al 2016, dimostrano un aumento degli arrivi via mare del 35,13%. Lo scorso anno, infatti, nei primi 4 mesi gli sbarchi furono 27.295. Tra i porti maggiormente interessati dagli sbarchi resta al primo posto quello di Augusta con 9.294 arrivi, seguito da Catania 5.518 e Pozzallo 3.512. Tra le nazionalità dichiarate al momento dello sbarco resta al primo posto quella nigeriana. Il numero dei minori non accompagnati giunti in Italia è di 5.551 persone.

    http://www.ansa.it/sito/notizie/topnews/2017/04/30/migranti-36.884-sbarcati-nel-2017_f0b77d7a-e10f-4490-8a08-daadd2f00821.html

    #statistiques #Méditerranée #Italie #asile #migrations #Italie #réfugiés

    J’imagine que ces chiffres montrent :
    1. Beaucoup de migrants quittent la Libye (pour les raisons qu’on sait)
    2. Report des départs de la Grèce sur l’Italie, comme conséquence des accords UE-Turquie ?

    cc @reka


  • Digressions, la publication
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2017/06/06/digressions-la-publication

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon premier roman aux Editions du Net. Son titre : « Digressions ». Pour vous donner envie de l’acquérir, voici quelques fils de l’histoire : « Avril 2020. Sept jours dans la vie d’une sexagénaire, dont cinq dans les Balkans. Psychanalyste, de nouveau amoureuse, elle prend prétexte de ses déplacements à … Lire la suite →

    http://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa
    http://joellepalmieri.files.wordpress.com/2017/06/digressions-palmieri-joelle.jpg


  • When refugees fled war-torn Europe for havens in the Middle East | Alex Q. Arbuckle
    http://mashable.com/2017/05/28/european-refugees-in-egypt/#8GJ2LNDTciqA

    When Axis and Soviet forces invaded Eastern Europe and the Balkans in the early years of World War II, they sent thousands of refugees fleeing south and east to escape the chaos. Many fled across the Mediterranean, hopping from island to island in search of safety. To manage this exodus, in 1942 the British established the Middle East Relief and Refugee Administration (MERRA) and set up a constellation of camps in Egypt, Gaza, and Aleppo, Syria, providing havens for over 40,000 displaced Europeans. Source: Retronaut




  • Qui veut la guerre en #Macédoine ?
    https://www.mediapart.fr/journal/international/290417/qui-veut-la-guerre-en-macedoine

    Jeudi après-midi, des gros bras du parti nationaliste se sont introduits dans le Parlement macédonien. Une centaine de personnes a été blessée, dont dix députés, avant que les unités spéciales de la police n’évacuent le bâtiment. Après des mois de crise politique, la Macédoine va-t-elle sombrer dans la guerre civile, au risque d’entraîner tous les #balkans ?

    #International


  • EU and Balkan countries stranding hundreds of unaccompanied children in dangerous limbo

    Around 1,300 children, some as young as nine, who are travelling without a parent or guardian are at risk of being forced into the arms of people smugglers due to national governments failing to recognise or act upon their vulnerable status. This could lead to people traffickers making them work to fund parts of their journey, and leaves them wide open to exploitation.

    http://destination-unknown.org/eu-and-balkans-countries-stranding-hundreds-of-unaccompanied-ch

    #MNA #limbe #route_des_balkans #asile #migrations #réfugiés #mineurs_non_accompagnés #Balkans


  • 200 signatures pour une « Déclaration sur une langue commune » contre le #nationalisme linguistique

    Plus de 200 linguistes, écrivains, scientifiques, militants et autres personnalités publiques de #Croatie, #Serbie, #Monténégro et #Bosnie-Herzégovine ont signé une « #Déclaration sur une langue commune », résultat de la série de conférences du projet « Langues et nationalismes ».

    https://pbs.twimg.com/media/C8LIWbKU0AI3vUP.jpg
    https://www.courrierdesbalkans.fr/200-signatures-pour-une-Declaration-sur-une-langue-commune-contre

    #langue #Balkans #nationalisme
    cc @albertocampiphoto

    • renaissance (?) du serbo-croate

      Insister sur le petit nombre de différences existantes et écarter artificiellement les quatre variantes standards engendre toute une série de phénomènes négatifs au niveau politique, social et culturel (utilisation de la langue comme instrument de ségrégation des enfants dans certaines communautés multiethniques, « traductions » superflues dans les administrations et les médias, invention de différences là où elles n’existent pas, pressions bureaucratiques, censure et auto-censure) dans lesquels l’expression linguistique est imposée comme critère d’appartenance ethnique et nationale, et moyen de prouver sa loyauté politique.

      Le problème, c’est que ces phénomènes sont vus par certains non seulement comme positifs, mais même souhaitables.

      La ministre de la Culture croate n’est même pas d’accord sur le nom de la langue qu’elle souhaite faire disparaître définitivement puisqu’elle l’appelle le croato-serbe.


  • Serbie : ces obscurs magnats des médias - Le Courrier des Balkans
    https://www.courrierdesbalkans.fr/Serbie-ces-obscurs-magnats-des-medias

    En #Serbie, médias et politique demeurent toujours dangereusement liés. Autrefois, le pouvoir plaçait ses hommes à la tête des médias ; aujourd’hui, le contrôle de la presse se fait par des moyens (parfois) plus subtils. Et TV Pink et Informer sont toujours les mamelles de la post-démocratie version Vučić !

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    Par Simon Lenormand

    Qui possède les #médias serbes ? Dans un rapport sur la « propriété et le contrôle des médias en Serbie » publié en février 2015, le Conseil pour la lutte anticorruption révélait que sur les 50 médias les plus importants du pays, 27 ne faisaient pas ou seulement partiellement preuve de transparence concernant leur propriétaire. Le Conseil concluait son rapport en insistant sur le fait que « beaucoup des contenus médiatiques ne sont pas le résultat d’un travail d’investigation libre et objectif » et que « la plupart des médias n’œuvrent pas en faveur d’une meilleure information des citoyens, du fait de leur dépendance financière et de leurs connexions avec les élites politiques et économiques ».

    La Serbie s’était pourtant dotée l’année précédente d’une série de mesures regroupées au sein de la « Loi sur l’information publique et les médias », censée mettre un terme à ce problème. Mais, comme souvent dans le pays, « le problème ne vient pas des lois mais du fait qu’elles ne sont pas respectées », déplore Milan Dinić, journaliste et spécialiste des médias. Pour lui, la question est primordiale pour établir une vraie démocratie en Serbie. Alors que « le pays est en transition, la politique et les médias sont encore trop interconnectés », estime-t-il.

    Parmi les cas les plus notoires, celui du journal Politika, créé en 1904, le titre de référence de la presse serbe. Le groupe de presse allemand WAZ était propriétaire de 50% des parts, qu’il a revendues en 2014 à East Media Group pour la somme de 4,7 millions d’euros. Il s’agit d’une obscure société basée à Moscou dont le propriétaire, l’homme d’affaire Miroslav Bogićević, proche du Parti démocrate (DS) n’était pas clairement identifié jusqu’à récemment. Le reste des parts étant possédé par la société Politika AD, elle-même contrôlée par l’État.

    Parmi les exemples les plus fréquemment cités, on retient également le cas de la chaîne N1, déclinaison balkanique du réseau américain CNN et propriété de la société de télécommunication #SerbiaBroadband (SBB), cette dernière étant elle-même détenue par le fonds d’investissement américain KKR Global Institute, présidé par le général américain à la retraite David Petreus, également ancien directeur de la CIA. « Beaucoup de médias se présentent comme indépendants en Serbie, mais dans la plupart des cas ils sont surtout indépendants de leur public. Ils fonctionnent principalement grâce à des investissements étrangers », analyse le chercheur. Autre exemple qui a fait réagir en Serbie, les cas de B92 et de Prva Srpska Televizija, rachetées par la société grecque Antenna Group via un montage complexe incluant des sociétés offshore. Toutefois, le propriétaire, l’armateur Minos Kyriakou, est connu.
    « On sait qui dirige TV Pink »

    C’est, entre autres, ce qui fait dire à Stevan Dojčinović, le rédacteur en chef du site d’investigation indépendant Krik, spécialisé dans la révélation d’affaires de corruption, que la question de la transparence n’est plus aujourd’hui un enjeu aussi important que par le passé. « On sait qui dirige Informer, on sait qui dirige TV Pink... Ces médias, qui posent le plus problème et sont très proches du pouvoir actuel, ont un propriétaire identifié », explique-t-il.

    Selon le journaliste, le système de contrôle des médias par le pouvoir a évolué en Serbie vers des formes plus subtiles. Il s’appuie notamment sur le fait qu’Informer soit le seul média pro-gouvernemental créé depuis l’arrivée au pouvoir d’Aleksandar Vučić, en 2012. Son propriétaire, Dragan Vučićević, est connu. De même que pour TV Pink, propriété de Željko Mitrović, aussi fréquemment critiquée pour son parti-pris en faveur du gouvernement Vučić. « Les autres médias étaient proches du gouvernement précédent, donc la nouvelle majorité a adopté une approche plus intelligente et plus efficace pour les contrôler », commente le journaliste. Une stratégie au cas par cas.

    Principal levier d’influence : les ressources publicitaires issues des ministères et des entreprises publiques. Dans son rapport de 2015, le Conseil anticorruption mettait ainsi en évidence des changements drastiques sur le marché publicitaire serbe survenus après les élections de 2012. Autre moyen de contrôle privilégié pour l’État : le « chantage à la dette ». *TVPink devrait ainsi plusieurs millions d’euros de taxes à l’État, ce qui en faisait, à l’époque de l’étude, le média le plus endetté auprès des services des impôts. « Si l’État réclamait son argent, TV Pink ferait banqueroute. Quand vous voulez gagner de l’argent dans les médias en Serbie, il faut être ami avec le gouvernement », résume Stevan Dojčinović. Un avis partagé par le chercheur Milan Dinić : « Dans les années 1990, on vous envoyait une bande de voyous qui vous mettaient une arme sur la tempe pour vous dire "tu ne parles pas de ça". Aujourd’hui on vous envoie toujours des voyous, mails ils portent des costumes-cravates et vous parlent des revenus que vous pourriez perdre... »


  • The #Smuggling Game. Playing with life and death to reach Europe

    Millions of people fleeing conflict and poverty are gambling their futures and life savings with people smugglers – strangers who play with their lives in dangerous cat-and-mouse chases with border authorities known as “The Game”.
    But who wins and who loses as rising numbers risk everything to reach safety?

    https://pbs.twimg.com/media/C7_6hgdVQAEG4HT.jpg
    http://news.trust.org/shorthand/the-smuggling-game
    #passeurs #the_game #smugglers #asile #migrations #réfugiés #frontières #balkans #route_des_balkans #prix #coût #business


  • Older Syrian Refugee Dies Waiting for Family Reunification

    Fatima, 62 years old, fled persecution and the destruction of her city of Aleppo, Syria, with the dream of reuniting with her daughter and grandchildren in Germany. She survived the treacherous journey to Greece, but border restrictions in the Western Balkans stranded her there. She died last week in Athens, still waiting to reunite with her family.

    https://www.hrw.org/sites/default/files/styles/946w/public/multimedia_images_2017/2017-03-refugees-greece-eca-elderly-fatima.jpg?itok=J8QQOA-3#.jpg
    https://www.hrw.org/news/2017/03/21/older-syrian-refugee-dies-waiting-family-reunification
    #unité_familiale #asile #migrations #réfugiés #regroupement_familial #Grèce #Balkans


  • Enough is enough: deaths on the western Balkans route

    IRR News continues its investigation into violations and deaths at EU borders, focusing on seven deaths in the Serbian, Hungarian and Bulgarian border zones.

    http://www.irr.org.uk/app/uploads/2017/03/IMG_4707.jpg
    http://www.irr.org.uk/news/enough-is-enough-deaths-on-the-western-balkans-route/?platform=hootsuite
    #mourir_dans_la_forteresse_europe #asile #migrations #décès #morts #réfugiés #Balkans #route_des_balkans #balkans_occidentaux #hongrie #violence #Serbie #frontières #Bulgarie

    • Violence at the Hungarian border

      This winter, as temperatures dropped to 20 below zero, the level of violence at Hungary’s border with Serbia increased sharply, with many describing acts that can be only seen as torture. People of all ages, some as young as 13, were beaten, stripped naked and ordered to lie face-down in the mud, snow or water for as long as an hour. Their clothing was taken or destroyed. Water poured down their necks. Eyes pepper sprayed. Batons struck against genitals. Forced selfies with laughing officers. All this performed by people in “dark blue uniforms” – official Hungarian border police.

      Over the past two years, the Hungarian government has been running a “xenophobic scapegoating campaign" against migration, according to the Helsinki Committee. A 175 kilometer long fence has been setup along the Serbian-Hungarian border, while parallel efforts have been made to prevent the possibility of getting asylum through legal paths.

      Meanwhile in Serbia, the number of refugees significantly exceeds the country’s accommodation capacity and is still growing. During one of the harshest winters in years, up to 2000 people have had no alternative but to sleep rough outdoors – on the streets of Belgrade or in the forests of the north. Without a safe place to stay in Serbia and no legal way to travel backwards, they’ve been stuck in limbo.

      For most of them, attempting irregular crossings has become the only option. Nearly all of those who tried encountered systematic brutality and humiliation regardless of their gender, age or nationality.

      Numerous cases of beatings, dog bites and other abuses at the hands of Hungarian border police have been reported by human rights organisations and activists during the past year. From January 2016 to February 2017, Médecins Sans Frontières (Doctors Without Borders) treated over a hundred people in Belgrade alone with intentional injuries allegedly perpetrated by the Hungarian border patrols.

      Although the Hungarian authorities deny all the accusations, the enormous scale and clear pattern of violence leave no doubt: these are not just rare and isolated acts of brutality.

      The stories in this video were collected during January and February 2017. During these 2 months we’ve interviewed more than 20 victims of abuse following human rights reporting guidelines. Informally, we’ve talked with many more.

      https://www.youtube.com/watch?v=nYxb2rtAohQ


      #vidéo


  • Balkan migration route is ‘not closed’

    One year on from when the borders were sealed, refugees are still using South East Europe to enter the EU. But now the journey is more difficult, expensive and brutal. EURACTIV’s partner Der Tagesspiegel reports.

    http://assets.euractiv.com/lazy-load/img/crop/16x9/666.6666870117188/http://www.euractiv.com/wp-content/uploads/sites/2/2017/03/shutterstock_559869097-800x450.jpg
    http://www.euractiv.com/section/justice-home-affairs/news/balkan-migration-route-is-not-closed

    #asile #migrations #réfugiés #route_des_balkans #Balkans

    • Le grand désarroi des réfugiés bloqués dans les Balkans

      Un an après la fermeture officielle des frontières, le 8 mars 2016, les migrants sont bloqués en Bulgarie et en Serbie.

      « Game is over », crache Farid, 26 ans, comme pour évacuer sa colère. Le visage couvert de sueur, le jeune Afghan appuie ces mots d’un non de la tête, comme si son retour dans le camp de Sid ne suffisait pas à signifier son échec à franchir la frontière. Fin février, sa sixième tentative de passage de Serbie en Croatie vient d’échouer. Il recommencera, jure-t-il, lui qui a payé 600 euros pour quitter l’endroit. Reste à attendre l’appel du passeur.
      En Serbie, la tentative de passage des frontières a beau s’appeler « the game », le jeu ne fait plus rire personne. « Si l’Europe ne veut pas nous laisser entrer, qu’elle nous déporte en Afghanistan ! Ce n’est pas humain de nous laisser là », crie Farid avant de se jeter sur l’un des cent lits superposés de l’immense tente sous laquelle il dort depuis six mois.

      Farid est exténué, comme une bonne partie des 600 migrants qui vivent dans le camp face à la gare, au cœur de la petite ville de Sid. « Tous n’ont que le mot “frontière” à la bouche. C’est devenu une obsession, regrette Alexandra Stemenkovic, psychologue. Nous entendons désormais une longue plainte. Les femmes dépriment et les hommes deviennent violents. La consommation d’alcool a augmenté. »

      « Tous les repères s’écroulent »

      « Oui, c’est ça : j’ai l’impression de devenir fou », corrobore Nabil Khan, un Pakistanais de 36 ans qui suit Mme Stemenkovic pas à pas, suspendu à chacun de ses mots. Car dans ce monde où circulent les rumeurs les plus folles sur le jour et l’heure auxquels la frontière rouvrira, la parole en blouse blanche compte double.

      En mission depuis le début de l’année pour Médecins du monde, Camilo Coral est pessimiste. « Une épidémie de dépressions menace », prévient-il. « On en observe les premières manifestations. Le groupe a de plus en plus de mal à s’autocontrôler, on a de plus en plus de signalements d’attouchements sur des femmes, de violences sur les enfants. On risque de voir rapidement se multiplier les tentatives de suicide », insiste M. Coral, qui a déjà travaillé sur ce phénomène en Colombie auprès de populations victimes de conflits.

      « On est dans un temps deux de la crise. D’abord, il y a eu l’euphorie du mouvement. Aujourd’hui, c’est retombé et les gens attendent là, un peu plus désespérés chaque jour, analyse Jean-François Corty, responsable des opérations internationales pour Médecins du monde. Les migrants ont souffert de quitter leur maison, mais ont mobilisé toutes leur énergie sur leur but. Et là, avec la fermeture de la route, tous leurs repères s’écroulent. Il faut reconstruire avec eux, travailler la cohésion du groupe et le sentiment collectif. »

      Le défi des équipes consiste à « imaginer un protocole, en offrant une aide individuelle pour les plus vulnérables, ou en les orientant vers les psychiatres locaux ».

      7 700 exilés coincés en Serbie

      Dans le camp voisin d’Adasevci, un jeune homme de 22 ans a été retrouvé pendu récemment, et une femme qui a perdu un fils au passage d’une frontière précédente a tenté le même geste. Maja Terzic, de l’ONG Praxis, observe aussi ce désespoir hors des camps, à Belgrade où elle intervient. « Récemment, j’ai été confrontée à plusieurs cas d’automutilation et de tentatives de suicide », remarque-t-elle, en voyant se dégrader la santé des 2 700 migrants bloqués dans la capitale, et plus largement des 7 700 exilés coincés dans le pays.

      La « route des Balkans » a été officiellement fermée le 8 mars 2016, ce qui a empêché une partie des 347 000 migrants entrés en Europe cette année-là d’arriver à bon port.

      Dix jours après, l’accord entre la Turquie et l’Union européenne (UE) allait tarir l’arrivée des migrants en Grèce. Mais Ankara menace aujourd’hui de le dénoncer, après les récents incidents diplomatiques avec l’Allemagne et les Pays-Bas.

      Etape sur la route de l’Ouest, la Hongrie ne laisse officiellement passer que dix personnes par jour, choisies sur une liste établie par les autorités serbes à partir des dix-sept camps de transit du pays.

      « Obliger les demandeurs qui sont déjà en Hongrie à repartir du côté serbe de la clôture est violent, inutile et cruel », a estimé Benjamin Ward, directeur adjoint de Human Rights Watch (HRW). Ces renvois sont pourtant la règle. Or le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) prévoit que 12 000 à 13 000 personnes vont encore entrer cette année en Serbie. A Budapest, le Parlement a de nouveau déclenché la colère des ONG, mardi 7 mars, en disant vouloir placer les demandeurs d’asile en détention à leur entrée dans le pays.

      Lire aussi : Hongrie : le cas d’Ahmed H., emprisonné pour dix ans, symbole de la politique sécuritaire d’Orban

      Vétusté et saleté

      En Bulgarie, 10 000 migrants sont prisonniers. Après avoir été interceptés par la police, ils sont obligés de déposer une demande d’asile puis s’échappent et reprennent leur route. Là, un autre désespoir s’installe.

      « On est arrivé au paradoxe terrible que l’accueil des migrants est meilleur en Serbie, pays hors de l’Europe, qu’en Bulgarie, pays membre. Les trois quarts des fonds européens vont à la sécurisation des frontières, contre un quart seulement pour l’accueil des migrants. Nous-mêmes [Médecins du monde] n’avons des fonds que jusqu’à fin mars », observe Jean-François Corty. « La Bulgarie a bien reçu 160 millions d’euros en 2016, confirme Daniel Stefanov, en poste à Sofia pour le HCR, mais 120 millions sont allés à la sécurisation de la frontière, en dépit de notre lobbying pour améliorer l’accueil. »

      Dans les centres, où vétusté et saleté sont de mise, le désarroi est immense. Le 22 février, Thierry Dutoit, responsable de Médecins du monde pour le pays, cherche deux jeunes mineurs afghans qui pourraient bénéficier d’un transfert officiel vers la France puisque chacun d’eux y a un frère en situation légale.

      Dans le centre de Voenna Rampa, dans la banlieue de Sofia, où sont hébergés 850 migrants dont 150 mineurs, le traducteur se rend dans la chambre 448, où ces adolescents devraient se trouver. Mais il découvre que l’un d’eux, Bousmantsi, a été transféré vers un centre fermé, ultime étape avant le renvoi en Afghanistan.

      Expulsés et primo-arrivants

      « Le problème principal reste le manque d’identification des mineurs non accompagnés, et le manque de prise en charge adaptée », regrette Daniel Stefanov. De l’avis général, Bousmantsi sera renvoyé. « Comme tellement d’autres », soupire le traducteur. Pour que le retour vers l’Afghanistan passe pour volontaire, il suffit d’une signature du migrant. Il se murmure que tous les moyens sont bons pour l’obtenir.

      A Voenna Rampa, ceux qui se dirigent vers l’Europe de l’Ouest côtoient ceux qui en reviennent, expulsés d’Allemagne, de Belgique ou de France. Aktar est l’un d’eux. Ses empreintes ayant été prises en Bulgarie lors de son passage au printemps 2016, la France l’a renvoyé dans ce pays par lequel il a mis le pied dans l’UE. Il a 26 ans et parle français après onze mois passés à Paris, dont quelques-uns sur les trottoirs.

      « Je ne comprends pas pourquoi on m’a renvoyé là », se désole-t-il, sortant de son sac à dos une liasse de feuilles qui racontent ses quarante jours de rétention à Vincennes après une interpellation gare du Nord, et son expulsion.

      Cette cohabitation avec les expulsés casse un peu plus le moral des primo-arrivants qui sentent que, si les Balkans sont durs, leur destination n’est pas davantage un paradis et qu’aujourd’hui, y parvenir ne signifie pas y rester.

      http://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2017/03/15/les-refugies-dans-l-impasse-des-balkans_5094550_3214.html


  • One year after the EU-Turkey deal: migrants and asylum seekers are paying the price with their health

    Athens / Brussels – One year after the EU-Turkey Deal, Médecins Sans Frontières (MSF) released a report to expose the human costs of European policy failures in Greece and the Balkans. MSF calls on the EU and member state leaders to radically change their approach to migration and ensure a swift end to the unnecessary suffering of the thousands caught in the consequences of the EU-Turkey deal.

    http://www.msf.org/en/article/one-year-after-eu-turkey-deal-migrants-and-asylum-seekers-are-paying-price-thei
    #accord_UE-Turquie #asile #migrations #réfugiés #santé #deal #rapport #MSF


  • HCR | Les risques augmentent pour les réfugiés et migrants tentant de se rendre en Europe

    Après la “fermeture” de la route des Balkans et la déclaration commune UE-Turquie de mars 2016, le nombre de personnes atteignant la Grèce via la Méditerranée a rapidement chuté. Depuis, la Méditerranée centrale, entre l’Afrique du Nord et l’Italie, est devenue la voie d’accès principale à l’Europe. Concernant les tendances observées pour les arrivées en Italie, les principales nationalités qui arrivaient en Grèce ne se sont pas reportées en nombre significatif sur l’itinéraire de la Méditerranée centrale.

    Au total, quelque 181’436 personnes sont arrivées en Italie par la mer en 2016, dont 90% par bateau en provenance de la Libye. Parmi ces arrivants en Italie en 2016, il y a des personnes qui requièrent une protection internationale, ainsi que des migrants en quête d’une vie meilleure et des victimes de la traite d’êtres humains. Les Nigérians (21%) et les Érythréens (11%) sont les deux groupes de nationalités les plus importants parmi les arrivants. Une autre particularité marquante est le nombre croissant d’enfants non accompagnés et séparés qui font le voyage : plus de 25’000 en 2016. Ils représentaient 14% des nouveaux arrivants en Italie et leur nombre a plus que doublé par rapport à l’année précédente.

    La traversée vers l’Italie est particulièrement dangereuse et le nombre de décès recensés en mer Méditerranée en 2016 a dépassé celui de toutes les années précédentes. Sur les 5096 réfugiés et migrants portés disparus ou morts en mer l’année dernière, 90% avaient fait la traversée vers l’Italie par la mer, ce qui représente un décès pour 40 personnes effectuant la traversée.

    Le rapport montre également qu’au cours de la dernière partie de 2016, davantage de personnes ont rejoint l’Europe via l’ouest de la Méditerranée, soit en traversant ce bras de mer depuis le Maroc et l’Algérie vers l’Espagne, soit en entrant dans les enclaves espagnoles de Melilla et de Ceuta.

    Les départs depuis la Turquie via l’est de la Méditerranée se sont poursuivis dès avril, mais en nombres nettement inférieurs. La plupart d’entre eux ont effectué la traversée vers la Grèce, mais certains ont également traversé les frontières terrestres vers la Grèce et la Bulgarie, ou encore vers Chypre par la mer. Ceux qui empruntent cette voie sont nombreux à avoir besoin de protection. En 2016, 87% des personnes arrivées en Grèce par la mer étaient issues des dix principaux pays générateurs de réfugiés.

    Il en est de même pour ceux ayant continué à emprunter la route de l’ouest des Balkans. En Serbie par exemple, 82% des arrivants viennent d’Afghanistan, d’Iraq et de Syrie et la moitié d’entre eux sont des enfants, dont 20% sont non accompagnés, et leur nombre a cependant baissé depuis avril 2016. Comme l’indique le rapport, par suite du renforcement des restrictions aux frontières, ils sont nombreux à faire appel à des passeurs, s’exposant ainsi aux risques élevés qui sont à l’origine de plusieurs décès en 2016.

    Selon l’étude du HCR, des dizaines de milliers de personnes ont apparemment été refoulées par les autorités aux frontières de l’Europe, notamment en Bulgarie, Croatie, Grèce, Hongrie, Serbie, Espagne, et dans l’Ex-République yougoslave de Macédoine ; de nombreux rapports évoquent des cas de violences et d’abus ayant pour but de dissuader toute autre tentative d’entrée.

    Le HCR a par ailleurs reçu des informations très préoccupantes sur des cas d’enlèvement de réfugiés et de migrants, sur leur détention contre leur gré pendant plusieurs jours, sur des cas d’abus physiques et sexuels ainsi que des cas de torture et d’extorsion perpétrés par des passeurs et des bandes de criminels à plusieurs endroits le long des principaux itinéraires.

    « Ce rapport montre clairement que l’absence de voies d’accès régulières et sures pousse les réfugiés et les migrants à prendre d’énormes risques pour essayer de se rendre en Europe, y compris pour ceux qui veulent simplement rejoindre des membres de leur famille », a déclaré Vincent Cochetel, Directeur du bureau Europe du HCR.

    http://asile.ch/wp/wp-content/uploads/2017/03/DesperateJourneys-211x300.png
    https://asile.ch/2017/03/12/hcr-risques-augmentent-refugies-migrants-tentant-de-se-rendre-europe
    #risques #asile #migrations #mortalité #Italie #Grèce #réfugiés #Melilla

    #abus_sexuels, Ceuta, #décès, #frontières, #Grèce, #Italie, #Méditerranée, #mineur_non_accompagné, #passeur#, #refoulement, #routes_migratoires, #Serbie, #traite, #voies_légales #itinéraires_migratoires #rapport



  • Géopolitique des Balkans : Pourquoi le Monténégro est-il devenu membre de l’OTAN ?
    http://vilistia.org/archives/13868

    Par Jonathan Marshall Mondialisation.ca, 07 mars 2017 Consortiumnews 28 février 2017 Région : États-Unis, Europe Thème : Guerre USA OTAN Analyses : LES BALKANS Tous les jours, le sénateur John McCain de l’Arizona promet que le Sénat américain votera pour approuver … Lire la suite →

    #BALKANS_-_GENERAL #MONTENEGRO


  • Un an de « fermeture » des frontières en République de Macédoine : quel bilan ?

    Voilà maintenant près de deux mois que je suis arrivée en République de Macédoine et je ne peux que constater une fois de plus les conséquences des fermetures des frontières et des politiques d’externalisation du contrôle des frontières européennes aux pays tiers. Refoulements, violations des droits humains, enfermement, violences, murs, business sécuritaire au mépris des droits, … Dans cet article, je vous propose donc de revenir sur la situation en République de Macédoine depuis la fermeture des frontières de cet Etat, en mars 2016.

    http://emi-cfd.com/echanges-partenariats/?p=10675
    #frontières #Macédoine #fermeture_des_frontières #asile #migrations #réfugiés


  • Réfugiés et migrants : de plus en plus de passages par la Bosnie-Herzégovine

    Les frontières de la Hongrie et de la Croatie étant fermées, la Bosnie-Herzégovine pourrait s’imposer comme une route alternative pour tenter de rejoindre l’Union européenne. La police des frontières note déjà une augmentation des tentatives de passage, et s’attend à un fort afflux avec l’arrivée du printemps.

    https://pbs.twimg.com/media/C6D01RtWQAEHBVb.jpg
    http://www.courrierdesbalkans.fr/La-Bosnie-Herzegovine-nouvelle-route-pour-les-migrants

    #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #route_des_balkans #asile #migrations #réfugiés #parcours_migratoires #itinéraires_migratoires
    cc @albertocampiphoto


  • Το τραγούδι της γιαγιάς, Ιερισσός 07/03/13 - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=qBpfkkxSIK8

    — Grand-mère (chantant aux flics) :
    Δεν μας φοβίζουν, μάνα μου, οι σφαίρες και τα κανόνια
 μον’ μας φοβίζουν, μάνα μου, του Μπιζανιού τα χιόνια.
    Nous n’avons pas peur, ma petite maman, des balles et des canons, on a seulement peur, de la neige de Bizani (1).

    — Grand-mère (hurlant aux flics) :
    Ελάτε ρε να σας πω εγώ !
    
Venez et je vais vous montrer !

    — Grand-mère (hurlant aux flics) :
    Ελάτε ρε που ειμαι γενιά του σαράντα !

    Venez les gars, j’appartiens à la génération des années 40 (2).

    — Grand-mère (hurlant aux flics) :
    Ελάτε ρε εδώ !
    Venez ici les gars !

    — Le Chœur (hurlant aux flics ) :

    Προδότες ! Προδότες !

    Traîtres ! Traîtres !

    — Grand-mère (hurlant aux flics ) :
    Δεν έχετε μάνες ρε ;

    Vous n’avez pas de mère les gars ?
    Θα σας φάει το μαύρο φίδι που σας έβγαλε.

    Vous serez mangé par le serpent noir qui vous a mis au monde (3).

    
(1) Bizani : un village près de Ioannina, où s’est produite une grande bataille entre les Grecs et les Trucs, en 1913, durant la première guerre des Balkans. Les grecs gagnèrent. La phrase vient d’une chanson appellé το γράμμα του πολεμιστή, la lettre du guerrier, où un soldat écrit dans une lettre à sa mère qu’il fait un froid atroce à côté de Ioannina, puis lui demande d’allumer un cierge à l’église pour que Dieu fasse revenir l’été.

    (2) Elle veut dire qu’elle a survécu à la Seconde Guerre Mondiale.

    (3) Alors, là, dans mon dico, il y a diverses expressions... ( Έβγαλε τα μαύρα : elle a quitté le deuil. Μαύρο φίδι που σ’έφαγε : Je compatis ! / Un serpent noir t’as mangé / Se dit pour un grand malheur), mais rien d’équivalent... Je ne sais pas si soit mangé par le serpent noir qui t’as mis au monde se dit souvent en Grèce, ou si la Grand-Mère est inventive, ce qui est aussi fort probable.

    #insultes #flics #police #Grèce #2013 #yiayia #grand_mère #WWII


  • Quand le début des années 1990 annonçait le monde d’aujourd’hui…

    Le début des années 1990 était hanté par le « retour » des nations et des nationalismes, de l’ethnicité et du « tribalisme », et par le « retour » du religieux. L’Europe de 1912 regardait avec horreur les guerres balkaniques, sans s’imaginer qu’elle céderait en 1914 aux fureurs nationalistes. Le nationalisme des guerres balkaniques des années 1990 semblait le reste d’un autre âge, même si on craignait un peu que l’Europe prétendue « post-nationale » puisse être infectée. Il fallait donc « européaniser » les Balkans (appelés dès lors « Europe du Sud-Est ») pour les sauver.
    Aujourd’hui, l’utilisation du nationalisme radical par des « hommes forts » semble se répandre au sein de l’Union européenne, qui pourrait se « balkaniser ». Le Royaume-Uni en sort, au nom du nationalisme et pour trouver la prospérité ailleurs, comme l’ont fait les Baltes à la fin des années 1980 et les Slovènes en 1991, en faisant imploser l’Union soviétique et la Yougoslavie.
    Alors que le Traité de Maastricht était signé en 1992, c’est de replis protectionnistes qu’on s’inquiétait, avec une « forteresse Europe », l’ALENA nord-américain (signé en 1992), et un recentrage asiatique des économies d’Asie (en particulier le Japon) qui risquait de marginaliser les Occidentaux. La création de l’OMC en 1994 devait faire disparaître ce risque. Aujourd’hui, l’OMC semble en panne, et le protectionnisme revenir à la mode.
    Commençait aussi à monter alors la peur du « populisme » en Amérique latine : celui-ci contestait la démocratie « technocratique » mise en place pour sortir de la crise de la dette, qui semblait avoir privé le peuple du pouvoir et mené à une « décennie perdue » de croissance nulle, voire de récession. Depuis près de dix ans, l’Europe connaît sa crise de la dette, sa « décennie perdue », la contestation d’élites assujetties aux technocraties de Bruxelles et de Francfort, et connaît ses poussées qualifiées, elle aussi, de populistes.

    http://theconversation.com/quand-le-debut-des-annees-1990-annoncait-le-monde-daujourdhui-72859
    https://cdn.theconversation.com/files/157129/width1356x668/image-20170216-12960-1cijkcz.jpg


  • Neuf ans d’indépendance du Kosovo : NEWBORN, autopsie d’un monument - Le Courrier des Balkans
    http://www.courrierdesbalkans.fr/neuf-ans-d-independance-du-kosovo-newborn-autopsie-d-un-monument

    http://www.courrierdesbalkans.fr/local/cache-vignettes/L770xH434/image-0-02-05-60e8cfaec87d9ed7a144c668fbce3a77e750aadd64821b5b535c952fd0ff9ddc-v-8152d.jpg

    Cette année, le monument NEWBORN, érigé en l’honneur de l’indépendance du Kosovo le 17 février 2008, change d’apparence. Les lettres N et W tomberont et formeront au sol No Wall, « pas de mur ». Pour son neuvième anniversaire, le jeune État est bien mal en point. Entretien avec Fisnik Ismajli, créateur du monument et député du mouvement d’opposition Vetëvendosje.

    #spomenik #kosovo #monument #wall #mur #art #mur_de_Mitrovica