region:l'est de l'ukraine

  • Les écoliers pris entre deux feux dans le conflit qui perdure à l’est de l’#Ukraine (#UNICEF) | ONU Info
    https://news.un.org/fr/story/2018/05/1013072

    Plus de quatre années de conflit dans l’est de l’Ukraine ont dévasté le #système_éducatif, ont détruit et endommagé des centaines d’#écoles, forçant 200 000 filles et garçons à apprendre dans des environnements militarisés, au milieu des combats et des dangers des armes de guerre non explosées, déplore l’UNICEF.

  • #Ukraine : l’est rebelle face à un risque d’#épidémie de #VIH

    Les bombes continuent de tomber périodiquement dans l’est de l’Ukraine, théâtre depuis plus de trois ans d’un sanglant conflit entre forces de Kiev et séparatistes prorusses, mais #Natalia_Gourova mène, elle, un tout autre combat.


    http://www.courrierinternational.com/depeche/ukraine-lest-rebelle-face-un-risque-depidemie-de-vih.afp.com.
    #HIV #sida #santé

  • Une guerre qui ne dit pas son nom continue de sévir en Ukraine
    https://www.mediapart.fr/journal/international/040217/une-guerre-qui-ne-dit-pas-son-nom-continue-de-sevir-en-ukraine

    La violence embrase à nouveau l’est de l’Ukraine. Kiev et les séparatistes s’accusent mutuellement de la reprise des hostilités autour de la ville industrielle d’Avdiivka. Plus de dix civils ont été tués. Le Comité #International de la Croix Rouge (CICR) porte assistance à ces milliers d’Ukrainiens. Entretien avec l’un de ses responsables, Patrick Vial, qui appelle à la création de « zones sécurisées ».

    #CICR #Crise_en_Ukraine #europe #ONU #Russie

  • L’Ukraine livrée à une terrifiante flambée de violence...
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2880

    Les gros médias ne vous parlent plus de l’Ukraine, pourtant une flambée des violences a marqué les deux derniers mois de juin et juillet 2016. C’est pour cela les informations alternatives, comme ceux de Populi-Scoop, viennent contrer ces silences qui manipulent bien plus que les diffusions aiguillonnées dans les géostratégies. Même si l’ONU s’alarme, en indiquant que le nombre de victimes lors de derniers combats, dans l’est de l’Ukraine, est encore plus important en cette période d’été 2016, qu’en (...)

    conflits, situation, points chauds, monde, international, efforts, position, opinion, interventionnisme,

    / censure, presse, journaux, dictature, expressions, liberté, journaliste, poète, poésie, livre, écrits, #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale, économie, politique, arts, (...)

    #conflits,situation,_points_chauds,_monde,_international,_efforts,_position,_opinion,_interventionnisme, #censure,presse,_journaux,_dictature,_expressions,_liberté #_journaliste,_poète,_poésie,_livre,_écrits #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie #Russie,_Poutine,_Europe_de_l’Est,

  • #Ukraine : #torture et #détention_secrète utilisées par les deux camps

    Dans l’est de l’Ukraine, les autorités ukrainiennes et les séparatistes soutenus par la Russie soumettent des civils à une #détention_arbitraire, prolongée et parfois secrète, ainsi qu’à la torture.

    http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actualites/Ukraine-torture-et-detention-secrete-utilisees-par-les-deux-camps-18841

  • Faut-il lever les #sanctions de l’UE contre la #Russie ?
    https://www.mediapart.fr/journal/international/200616/faut-il-lever-les-sanctions-de-lue-contre-la-russie

    Vidéo accessible dans le corps de l’article. L’Union européenne doit renouveler mardi 21 juin, pour six mois, les sanctions économiques contre la Russie, mises en place après l’annexion de la #Crimée en mars 2014, puis étendu avec le conflit dans l’est de l’Ukraine. Ces sanctions sont de plus en plus critiquées en France, en particulier à droite.

    #International #europe #Nathalie_Goulet #Nicolas_Henin #PCF #UDI #Ukraine #union_européenne #Vincent_Boulet #Vladimir_Poutine

  • Faut-il lever les #sanctions européennes contre la #Russie ?
    https://www.mediapart.fr/journal/international/200616/faut-il-lever-les-sanctions-europeennes-contre-la-russie

    Vidéo accessible dans l’article. L’Union européenne doit renouveler mardi 22 juin, pour un semestre supplémentaire, les sanctions économiques contre la Russie. Mis en place après l’annexion de la #Crimée par la Fédération de Russie, en mars 2014, puis étendu avec le conflit séparatiste dans l’est de l’Ukraine, ce régime de sanctions est de plus en plus critiqué dans les rangs politiques français, en particulier à droite.

    #International #europe #Nathalie_Goulet #Nicolas_Henin #PCF #UDI #Ukraine #union_européenne #Vincent_Boulet #Vladimir_Poutine

  • Des élections dans l’est de l’Ukraine avant fin juillet
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/03/03/97001-20160303FILWWW00415-ukraine-elections-dans-l-est-avant-fin-juillet.ph

    La Russie, l’Ukraine, l’Allemagne et la France souhaitent la tenue d’élections dans le Donbass avant la fin du premier semestre 2016, a annoncé Jean-Marc Ayrault à l’issue d’une réunion en format Normandie sur le conflit en Ukraine à Paris. Les ministres des Affaires étrangères des quatre pays ont souligné au cours de cette réunion l’importance de l’adoption d’une loi électorale par le parlement ukrainien, comme le prévoient les accords de Minsk conclus l’an dernier. « Nous avons souligné l’importance de l’adoption d’une loi électorale pour la tenue d’élections locales avant la fin du premier semestre 2016 », a déclaré Jean-Marc Ayrault à la presse.

    Bien qu’apaisée, la situation demeure volatile en Ukraine un an après la conclusion des accords de Minsk dont la plupart des dispositions sont restées lettre morte. Le gouvernement ukrainien peine à faire adopter par le parlement une loi électorale pour les régions séparatistes de l’est du pays et les violations de plus en plus fréquentes du cessez-le-feu font craindre une reprise du conflit.

    • version russe… http://seenthis.net/messages/466944

      Sergueï Lavrov a également admis que les négociations sur la préparation des élections dans le Donbass n’avaient pas permis de trouver une issue. Le ministre russe a critiqué Kiev pour son refus de dialoguer directement avec les représentants du Donbass, et expliqué que la partie ukrainienne n’avait pas soutenu la proposition d’organiser ces élections locales avant la fin du premier semestre 2016. « Mes collègues allemand et français ont émis une proposition aujourd’hui. Nous étions prêts à la soutenir, mais la partie ukrainienne a demandé de ne pas insister dessus, et finalement, nous avons échoué à obtenir un consensus », a précisé le chef de la diplomatie russe.

  • Saudi Arabia offers to send ground troops to Syria to fight Isis | World news | The Guardian

    http://www.theguardian.com/world/2016/feb/04/saudi-arabia-ground-troops-syria-fight-isis

    Saudi sources told the Guardian that thousands of special forces could be deployed, probably in coordination with Turkey

    Syrian government troops fire at Isis group positions near Mahin, Syria. Photograph: AP

    Ian Black Middle East editor
    @ian_black

    Thursday 4 February 2016 20.06 GMT
    Last modified on Thursday 4 February 2016 20.07 GMT

    Saudi Arabia has offered for the first time to send ground troops to Syria to fight Islamic State, its defence ministry said on Thursday.

    “The kingdom is ready to participate in any ground operations that the coalition (against Isis) may agree to carry out in Syria,” said military spokesman Brigadier General Ahmed al-Asiri during an interview with al-Arabiya TV news.

    #arabie_saoudite #syrie #ei #is #isis

    • Très sceptique sur les capacités militaires des forces, même spéciales, des Saoudiens. J’imagine que l’apport serait surtout financier et en termes de couverture politique.
      Reste que cela relance l’idée qu’il y a dans les cartons d’Erdogan un plan d’invasion du nord de la Syrie.
      Sur le site de l’influent think tank WINEP on trouvait déjà évoqué, il y a peu, un plan américano-turc pour contenir le PYD en prenant du territoire à Da’ich :
      http://seenthis.net/messages/450143
      Patrick Cockburn, il y a quelques jours, se demandait dans The Independent si Erdogan, étant ce qu’il est, ne serait pas tenté par un tel coup de force - avec ou sans l’aval de Washington -, malgré son caractère désormais extrêmement risqué, voire apocalyptique :
      http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/syrian-civil-war-could-turkey-be-gambling-on-an-invasion-a6844171.htm

      Il se pourrait bien que ce soit ce genre d’espérances, parmi d’autres et fondées ou pas, qui a fait que l’opposition de Ryadh s’est fait un devoir de multiplier les conditions à Genève, malgré la dynamique négative sur le terrain militaire pour eux. Question posée ici par : @nidal : http://seenthis.net/messages/455545#message455976

    • Et le point de vue de Pepe Escobar sur la question :
      http://seenthis.net/messages/457872

      Comme si les choses n’étaient pas assez confuses, tous ces think tanks formant le royaume du baratin aux USA nous rabâchent maintenant qu’il y a une entente entre Washington et Ankara pour ce qui sera, à toutes fins utiles, une invasion turque au nord de la Syrie, sous le prétexte d’écraser Daesh au nord d’Alep.
      C’est de la foutaise. Le jeu d’Ankara comprend trois volets : soutenir ses mandataires turkmènes lourdement meurtris ; assurer le maintien des activités dans le corridor menant à Alep (où passe la cruciale autoroute djihadiste liant la Turquie à la Syrie) ; et surtout empêcher par tous les moyens les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) de relier Afrin à Kobané et d’unir ainsi les trois cantons des Kurdes syriens à proximité de la frontière turque.
      Tout cela n’a rien à voir avec la lutte contre Daesh. Le plus dingue, c’est que Washington aide actuellement les Kurdes syriens en leur fournissant un appui aérien. Le Pentagone doit ou bien soutenir les Kurdes syriens, ou bien soutenir Erdogan dans son invasion du nord de la Syrie. La schizophrénie n’a pas sa place ici.
      Un Erdogan au désespoir pourrait être assez cinglé pour affronter l’Armée de l’air russe pendant sa supposée invasion. Poutine a dit officiellement que la réponse à toute provocation sera immédiate et fatale. Pour couronner le tout, les Russes et les Américains coordonnent maintenant leurs sorties aériennes au nord de la Syrie.

    •  :)

      Balanche, lui, semble se faire l’avocat d’un envoi de troupes occidentales au sol, pour éviter une escalade turco-russe :
      http://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/view/the-struggle-for-azaz-corridor-could-spur-a-turkish-interventio

      TURKISH INTERVENTION?

      The Azaz corridor holds major strategic importance for Turkey, but will that be enough to spur direct intervention? If the corridor falls and Ankara fails to respond, rebel groups would interpret it as a sign of weakness, while the international community would view it as capitulation to Russia. With the Azaz border link closed, Russia could then help the Syrian army and its Shiite allies lock other Turkish crossing points between Bab al-Hawa and Jisr al-Shughour, effectively putting the entire province of Idlib in a net. This would mean a near total defeat for Ankara’s Syria policy. And if the corridor’s fall were accompanied by ethnic cleansing of the area’s large Turkmen population (who are ethnic kinsmen of the Turks) or IS violence against civilians, Turkish public opinion would be further riled up.

      Does Putin underestimate Turkey’s offensive capacity? Thus far, the Turkish army has refused to send ground troops into Syria; the National Intelligence Organization (MIT) is the agency in charge of Turkish operations there. Russia’s presence will remain the main deterrent to large-scale Turkish intervention, though Ankara would likely escalate indirectly to prevent the corridor’s fall. Then again, Putin may well want Turkey to intervene directly against the PYD, since that could force the Kurdish group to join the Russian alliance and deprive the West of its only efficient actor on the ground against IS. To avoid this disaster, Western countries should send ground troops to occupy strategic locations such as Azaz and fight IS directly.
      The Azaz corridor may or may not fall, but the bigger U.S.-Turkish goal remains securing the Marea-Jarabulus corridor from IS, and any future Azaz-Jarabulus corridor if Azaz falls to the group. In other words, if the corridor is overrun, broader US-Turkish policy in this area (backed by allies from Incirlik) would essentially become two steps forward, one step back.

    • @gonzo : ça renvoie à ta remarque sur le nouveau « statut » des chercheurs devenus militants/lobbyistes, qui se mettent à dire où et quand, à leur avis, il serait bon que nous bombardions. Si ces « experts » se mettaient à expliquer qui et quoi bombarder en Israël, où quelle partie de la Galilée il faudrait occuper stratégiquement, je ne doute pas qu’on se hâterait de les rappeler à un peu plus de sérieux dans leur travail académique.

      Mais p’têt que c’est ce qui est demandé quand on rejoint le WINEP (des conseils de trucs à occuper dans le monde arabe).

    • J’espère ne pas couper cette discussion qui s’amorce - ou plutôt reprend -, et m’intéresse, sur la question du statut des chercheurs.
      En incise donc, les déclarations officielles russes sur les suspicions de préparatifs d’invasion, les dénégations turques, et les Américains qui bottent en touche :
      http://edition.cnn.com/2016/02/04/middleeast/turkey-russia-syria-invasion-denial

      Turkish forces aren’t preparing to invade northern Syria — and Russia’s allegation that they are is an attempt to hide Moscow’s crimes in the war-ravaged nation, a source within the Turkish Prime Minister’s office told CNN on Thursday.
      “Simply they are diverting attention from their attacks on civilians as a country already invading Syria,” the source told CNN. “Turkey has all the rights to take any measures to protect its own security.”
      The comments come after Maj. Gen. Igor Konashenkov was quoted by Russian state news agency Ria Novosti as saying Moscow believes some activity on the Turkish side of the border with Syria indicates preparations for an incursion.
      “The signs of hidden preparation of Turkish armed forces for activities in the territory of Syria we notice more and more,” the general said.
      When asked about the Russian claim at a media briefing, John Kirby, a spokesman for the U.S. State Department, said: “I’m not certainly not going to get up here and speak to what the Turks are doing on that border on any given day.”

    • @Souriyâm @Nidal, c’est vrai qu’on marche encore et toujours sur des oeufs dès qu’il s’agit de Syrie mais l’intensité du barrage médiatique, quoi qu’on pense de ce p. de régime, est tout de même extraordinaire... Cela étant, je me demande vraiment comment les Turcs peuvent envisager d’entrer en Syrie, avec un soutien aussi flanchant que celui des USA et de l’Otan, et avec les Russes qui seraient assez heureux de venger l’affront subi avec leur pilote (et peut-être plus si ce qui se raconte sur l’avion dans le Sinaï est vrai). En même temps, mais je ne suis pas expert militaire, je ne sais pas si leur dispositif est adapté à ce type d’affrontement. En tout cas, si je ne vais pas pleurer pour les milliers de mercenaires, je voudrais bien espérer que le pire ne va pas arriver aux derniers « fidèles de la révolution syrienne » dont les Turcs vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour jouer les dernières cartes qui leur restent, à savoir fermer leur frontière pour justifier une éventuelle action internationale. Le montage médiatique a déjà commencé, il suffit de lire l’Orient-Le Jour pour le comprendre... Et l’expérience de Kobané, et de toute la guerre, aurait dû montrer aux plus lucides des « purs » qu’il ne fallait pas attendre beaucoup de soutiens désintéressés... Et comme on sait que le régime syrien va se faire un plaisir de donner la plus cruelle leçon possible aux « mutins », dans la bonne tradition familiale, l’avenir s’annonce très rose... Une diplomatie intelligente consisterait à soutenir à fond l’opposition interne, Manaa et Cie, seuls capables de minorer, au moins un tout petit peu, la répression qui s’annonce, ce que les Russes (et peut-être aussi les Iraniens) ne verraient pas forcément d’un mauvais oeil. Mais pour cela, il faudrait être intelligent, et surtout pragmatique. Je ne suis pas certain que Fabius soit l’homme de ce défi-là sur la Syrie en tout cas.

    • @gonzo : Pas grand chose à redire à ça, y compris sur le "p. de régime". Grosso modo sur la même ligne. Quelques remarques complémentaires comme hypothèses de prospective.

      Pour les Turcs et les Saoudiens il y a deux problèmes :
      1° - la tentative du régime et de ses alliés de fermer entièrement la frontière turco-syrienne au nord-ouest. Maintenant que la poche d’Azaz, avec son poste de Bab al-Salam, est isolée du reste des provinces d’Alep et de la province d’Idlib, il ne reste plus que le poste-frontière de Bab al-Hawa. Il existe certainement d’autres lieux de passage mais de moins grande ampleur et beaucoup plus incommode. Si cette tentative venait à réussir, non seulement Alep-est est menacée d‘encerclement mais aussi tous les gains obtenus en 2015 (Idlib, Jisr al-Shoughour, ...) par la coalition Jaysh al-Fatah qu’ils ont montée avec le Qatar. La conséquence serait une disparition complète de ces deux pays de l’équation syrienne.

      2° - La question de ce que deviendra le territoire syrien tenu par Da’ich à l’est. Sans que personne ne le remarque formellement, tout le monde parle et agit en ce moment comme s’ils considéraient qu’à terme il est destiné à disparaître de la région, au moins comme proto-Etat. On sait que les Turcs ne veulent pas voir le YPG kurde et leurs alliés au sein des SDF prendre la bande au nord que Da’ich tient et relier l’ensemble de leurs zones de contrôle. L’autre peur est qu’une fois la frontière nord-ouest sécurisée, l’effort du régime et de ses alliés ne se porte beaucoup plus massivement sur Da’ich en choisissant de laisser subsister des poches « rebelles » au nord-ouest - des chaudrons comme on dit à l’est de l’Ukraine - que l’armée syrienne réduirait au fil du temps, par exemple Idlib voire l’est d’Alep (Jisr al-Shoughour me paraissant, par sa position, plus stratégique qu’Idlib). Impossible alors de s’opposer à ces combats et à terme à la victoire complète du régime.
      Comment justifierait-on devant les opinions publiques occidentales les condamnations du régime et des opérations russes contre Da’ich au profit de « rebelles » qui ne le combattent pas, pour éviter cette victoire totale ? Comment éviter que le YPG ne passe entièrement dans l’orbite russe et ne devienne clairement l’allié du régime (Saleh Muslim avait déjà fait une proposition en ce sens évoquée ici) ? Comment à ce moment là la Turquie pourrait-elle envisager de s’ingérer directement pour écarter les options arrangées entre le régime et le YPG, qu’elles refusent à sa frontière, à part en se remettant directement à soutenir à Da’ich, alors que le contexte international s’y prête de moins en moins ?

      Conclusion :
      A - soit la Turquie tente un coup militaire insensé maintenant au nord-ouest - soit dans la poche d’Azaz, soit côté province d’Idlib - pour écarter le risque immédiat n°1 en profitant et organisant la mise en scène médiatique des souffrances des civils pour prétendre y créer une zone refuge (vieille idée du safe haven façon Benghazi). Il n’est pas sûr que les USA suivent et les machins militaires russes Sukhoï 35, S-400, … ont l’air d’être assez dissuasifs pour qui que ce soit de sensé…
      Un coup moins risqué serait peut-être l’envoi de missiles anti-aériens portatifs (façon afghane avec les Stinger) dans le cadre d’une nouvelle intensification de l’aide à Jaysh al-Fatah avec les Saoudiens.
      B – soit la Turquie abandonne l’idée de s’opposer autrement que par la parole au risque n°1 et s’organise avec les Saoudiens et leur « coalition islamique », en essayant d’y entraîner les USA, pour mettre des « boots on the ground » au nord-est, chez Da’ich, afin de rester dans l’équation syrienne et écarter au moins le risque n°2. C’est aussi très risqué mais les Russes auront plus de mal à s’y opposer.
      C - Soit ils reconnaissent leur défaite et soutiennent un vrai processus de négociations. Mais je n’y crois pas trop.

  • #MH17 : le rapport final sur les causes du crash publié le 13 octobre
    http://fr.sputniknews.com/international/20150827/1017808452.html

    Le rapport final sur les causes du crash du vol MH17, abattu en juillet 2014 dans l’est de l’Ukraine avec 298 personnes à son bord, sera publié le 13 octobre, a indiqué le Bureau néerlandais pour la sécurité (OVV), en charge de l’enquête, cité par l’AFP.

    Les familles seront informées des conclusions du rapport avant sa publication officielle, a ajouté l’OVV, qui n’enquête que sur les causes de l’accident et non sur l’identité des responsables.

    • L’info ci-dessus est largement reprise. Celle-ci moins, me semble-t-il.
      C’était sur le même site il y a 2 jours.

      Crash du vol MH17 : Amsterdam dévoile la piste privilégiée
      http://fr.sputniknews.com/international/20150825/1017771118.html

      Les enquêteurs néerlandais estiment que le vol MH17 de la Malaysia Airlines aurait été abattu par un missile sol-air.

      Dans le même temps, la version selon laquelle un missile air-air aurait été à l’origine du crash n’est pas définitivement écartée, a fait savoir le porte-parole du parquet néerlandais Wim De Bruin.

      « Le groupe d’enquête international se concentre actuellement sur plusieurs scénarios, dont le plus probable est celui selon lequel l’avion a été descendu par un missile tiré depuis le sol. Cependant, d’autres scénarios, et notamment celui impliquant un missile air-air, ne sont pas à exclure non plus », a fait savoir M.de Bruin.
      Selon lui, l’enquête criminelle de la catastrophe du Boeing malaisien se poursuit toujours.

      EDIT : en français, je ne le trouve que sur ce site (et repris, plus que dubitativement, dans des forums d’actualités d’Orange).

  • Communiqué du CRCUF - Thierry Mariani confirme son soutien à la politique agressive de son ami Vladimir Poutine - Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne en France (CRCUF)
    http://crcuf.fr/communique-de-presse/cp-22-juillet-2015

    Comité Représentatif
    de la Communauté Ukrainienne en France
    Communiqué du CRCUF - Thierry #Mariani confirme son soutien à la politique agressive de son ami Vladimir #Poutine

    Depuis l’annexion de la #Crimée par la #Russie en mars 2014, Thierry Mariani a multiplié les tables rondes « d’experts » français ou russes à Paris (souvent au siège de l’UMP) et les missions de parlementaires français à Moscou.

    Le 20 juillet 2015, contre l’avis du Quai d’Orsay, le député membre du parti « #Les_Républicains » et président de l’association Dialogue France-Russie annonce qu’il organise, en Crimée, une mission terrain avec une dizaine de ses collègues.

    La communauté ukrainienne de France est dubitative sur les compétences d’observateur de ce parlementaire qui semble ne pas avoir eu accès à l’interview de mars 2015 de son ami Vladimir Poutine décrivant en détails la chronologie de l’annexion de la Crimée et l’organisation par ses soins de « prétendu référendum ».

    Le CRCUF est choqué que le parti « Les Républicains » et que l’un de ses députés en charge des Français de l’étranger et ancien Ministre, puisse aujourd’hui encore déclarer la légitimité du référendum de Crimée, dénoncé par la communauté internationale.

    La communauté ukrainienne de France et ses sympathisants seront attentifs au rapport de mission qui sans aucun doute sera rendu public.

    ► Les Français pourront ainsi être rassurés sur
    la situation des Tatars de Crimée (Mustafa Djemilev et Refat Tchoubarov, responsables de la Communauté des Tatars de Crimée, interdits de séjour),
    connaître le nombre d’expropriations de lieux de culte, d’entreprises ou de logements,
    le nombre d’Ukrainiens et de Tatars qui ont été dans l’obligation de trouver refuge en Ukraine continentale pour avoir refusé la nationalité russe,
    le nombre d’enlèvements et d’assassinats d’opposants à cette annexion illégale de la péninsule ukrainienne par la Russie,
    –* et enfin le sort qui sera réservé aux prisonniers politiques Oleksandr Kolchenko et Oleg Sentsov, arrêtés en Crimée, enlevés et illégalement détenus dans les prisons russes.

    N.B. Thierry Mariani aurait pu évoquer sur iTélé son observation du 2nd tour des élections présidentielles de 2004. Il a été le seul a déclaré que les élections s’étaient déroulées dans le respect des critères électoraux démocratiques et en toute transparence !... quand déjà tous dénonçaient des fraudes massives et grossières qui déclencheront la Révolution Orange.

    Initialement publié le 22-07-2015

    #FreeSavchenko #Ukraine http://crcuf.fr

    Nadiya Savtchenko, se retrouve au cœur d’un bras de fer diplomatique. Celle que l’on appelle désormais le « soldat Jane ukrainienne », a été enlevée fin juin 2014 par des rebelles pro-russes à l’est de l’Ukraine, alors qu’elle tentait de secourir des blessés pendant sa permission. La vidéo de son interrogatoire a fait le tour du monde et le courage de la jeune femme a fait l’admiration de toute la nation ukrainienne. Transférée dans une prison russe à Voronej où elle est désormais détenue en attente de sont procès. La Russie accuse Nadiya Savtchenko d’être impliquée dans la mort de deux journalistes russes dans l’est de l’Ukraine.

    https://www.youtube.com/watch?v=Y3G6rVsherQ

  • Crash du MH17 en Ukraine : La Malaisie plaide pour la création d’un tribunal pénal international
    http://www.lecourrierderussie.com/2015/07/crash-mh17-ukraine-malaisie-tribunal-penal-international

    Le vol MH17 de la Malaysia Airlines, un Boeing 777 qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur, s’est écrasé le 17 juillet 2014 dans la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, faisant 298 morts.

  • A #Kiev, un centre accueille les réfugiés homosexuels de l’est de l’#Ukraine

    Se sentant menacée en tant que lesbienne par les séparatistes prorusses, Ioulia a fui sa ville natale de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine. Elle vit désormais à Kiev dans un centre d’hébergement spécialement conçu pour les « réfugiés LGBT ».


    http://pro.orange.fr/actualites/france-international/a-kiev-un-centre-accueille-les-refugies-homosexuels-de-l-est-de-l-ukraine
    #homosexualité #LGBT #asile #migration #réfugiés

  • Ukraine : le sort des déplacés - 14/05/2015
    http://www.rfi.fr/emission/20150514-ukraine-sort-deplaces-refugies-zones-conflit

    RFI - Grand reportage http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/201505/GRAND_REPORTAGE_14_05_2015_UKRAINE_le_sort_des_deplaces.mp3

    La guerre dans l’Est de l’Ukraine a poussé des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers. Près de 800 000 sont parties à l’étranger, notamment en Russie, mais un plus grand nombre a décidé de rester en Ukraine.

  • En célébrant le « Jour de la victoire », Moscou dessine une nouvelle carte géopolitique - Page 1 | Mediapart

    http://www.mediapart.fr/journal/international/080515/en-celebrant-le-jour-de-la-victoire-moscou-dessine-une-nouvelle-carte-geop

    En célébrant le « Jour de la victoire », Moscou dessine une nouvelle carte géopolitique

    08 mai 2015 | Par Amélie Poinssot

    Ce sera la commémoration la plus spectaculaire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a annoncé le Kremlin. Vladimir Poutine n’a de cesse, depuis l’an dernier, d’utiliser la « Grande Guerre patriotique » pour asseoir sa politique étrangère. Après quelques tergiversations, les chefs d’État européens ont quasi unanimement décliné l’invitation du président russe à ce 70e anniversaire.

    #russie #poutine #géopolitique #visualisation #cartographie_potentielle

    • En célébrant le « Jour de la victoire », Moscou dessine une nouvelle carte géopolitique

      08 mai 2015 | Par Amélie Poinssot

      Ce sera la commémoration la plus spectaculaire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a annoncé le Kremlin. Vladimir Poutine n’a de cesse, depuis l’an dernier, d’utiliser la « Grande Guerre patriotique » pour asseoir sa politique étrangère. Après quelques tergiversations, les chefs d’État européens ont quasi unanimement décliné l’invitation du président russe à ce 70e anniversaire.

      Ici c’est la fin de la « Seconde Guerre mondiale », là-bas c’est le « Jour de la Victoire » qui a mis fin à la « Grande Guerre patriotique »… Ici, les commémorations ont lieu le 8 mai ; à Moscou, les commémorations se tiennent le 9 mai – l’acte définitif de capitulation de l’Allemagne nazie ayant été signé le 8 mai à Berlin à 23 heures passées, soit un jour plus tard pour le fuseau horaire moscovite.

      Les divergences d’interprétation entre Moscou et les pays européens ne sont pas que symboliques. Pour ce 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre, elles semblent même poussées à leur paroxysme. À une exception près, aucun chef d’État européen ne se rendra à Moscou, alors que Vladimir Poutine s’était rendu, lui, aux 70 ans du débarquement en Normandie, en juin de l’année dernière.

      Assister ou non aux commémorations organisées sur la place Rouge : la question en a embarrassé plus d’un sur le continent. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, où est intervenue directement l’armée russe, de la politique européenne de sanctions et de l’embargo russe sur l’agroalimentaire européen, le dialogue semble aujourd’hui rompu entre Moscou et les membres de l’UE. Dans l’est de l’Ukraine, les combats continuent malgré l’accord de Minsk signé en février. Preuve de cet embarras : les annonces contradictoires sur les représentants qui feront le déplacement, les indécisions et les échanges entre les chancelleries jusqu’à trois jours avant la cérémonie – tout cela sur fond d’intox du côté du Kremlin. Ainsi d’après l’agence russe Tass, Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, assurait le 17 mars dernier : « Nous attendons le président tchèque, le chef du gouvernement slovaque, le premier ministre grec, le président chypriote. »
      70e anniversaire de la Victoire !70e anniversaire de la Victoire ! © CB

      Des quatre cités, seul le dernier assistera à l’ensemble des cérémonies. « C’est une commémoration qui a toujours existé et qui n’a aucun rapport avec le conflit en Ukraine », nous assure un de ses conseillers pour justifier la position chypriote. « Nous rendons hommage à tous ceux qui se sont sacrifiés pour lutter contre le nazisme, et nous serons présents également aux commémorations du 8 mai organisées à Gdansk, en Pologne. » Mais la décision du président Nikos Anastasiadis de défiler aux côtés de Poutine, à rebours de ses homologues européens, ne doit rien au hasard. Nicosie, où se nichent de gros intérêts économiques russes, a joué ces derniers mois le rapprochement avec Moscou. Le chef d’État chypriote s’y est rendu début mars pour signer un certain nombre d’accords, autorisant notamment aux navires de guerre russes l’accès aux ports chypriotes de Limassol et de Larnaca.

      Deux autres pays envoient leur ministre des affaires étrangères : la Slovénie et la France, qui doit encore trouver une issue après la suspension de la vente des porte-hélicoptères Mistral à la Russie. Mais ni l’un ni l’autre n’assisteront au défilé militaire. La République tchèque envoie son président Milos Zeman, lequel n’assistera pas non plus au défilé comme il l’avait annoncé initialement, en raison de la levée de boucliers que cette perspective a suscitée à Prague. Angela Merkel de son côté évite soigneusement le protocole : la chancelière allemande se rend à Moscou au lendemain des célébrations, le 10 mai, pour rencontrer Vladimir Poutine. Elle déposera à cette occasion une gerbe de fleurs devant le mémorial dédié à la guerre… ce qui n’a pas empêché le service de presse de la présidence russe d’annoncer, hier, la présence au plus haut niveau de l’Allemagne pour les cérémonies du 9 mai, alors que Berlin n’y envoie en réalité que son ambassadeur.

      Au bout du compte, la plupart des Vingt-Huit seront représentés dans le défilé militaire par l’échelon minimal : leur ambassadeur à Moscou. Idem pour l’Union européenne : c’est son délégué permanent dans la Fédération de Russie, Vygaudas Ušackas, qui participera au défilé, un Lituanien qui jouera là son rôle de représentation tandis que son pays est plutôt partisan, avec les deux autres pays baltes et la Pologne, de la ligne dure face à Moscou.

      Pour expliquer cette absence d’officiels de haut rang de la cérémonie russe, la plupart des chancelleries européennes, les plus hostiles comme les plus favorables au Kremlin, évoquent des agendas chargés et la volonté de suivre une approche commune. À Athènes, l’entourage d’Alexis Tsipras rappelle que le premier ministre grec était déjà à Moscou il y a un mois, et que le gouvernement grec a « des dossiers urgents à traiter ». À Varsovie, on précise au ministère des affaires étrangères que l’on suit « la position de la majorité des pays européens ».
      23 chefs d’État au défilé militaire

      À Riga, un proche du chef de la diplomatie lettone ne mâche pas ses mots : « Même s’il n’y avait pas de position commune européenne à ce sujet, la Lettonie n’aurait pas envoyé d’officiel de haut rang. Il est inconcevable pour nous de prendre part à des commémorations où défileront des troupes qui ont participé à l’occupation de la Crimée ou à la guerre dans l’est de l’Ukraine. D’autre part, nous ne voulons pas participer à ce genre de défilé, c’est une démonstration de militarisme qui date d’un autre siècle. »

      Il y a dix ans pourtant, la présidente lettone avait pris part à ces commémorations. Tout comme la plupart des dirigeants européens : Moscou avait alors accueilli Gerhard Schröder pour l’Allemagne, Jacques Chirac pour la France, Alexandr Kwaśniewski pour la Pologne… sans compter George Bush pour les États-Unis. La photo de famille du 70e anniversaire aura une tout autre allure que celle du 60e, confirmant une nouvelle carte géopolitique et la stratégie du Kremlin de recherche de nouvelles alliances, hors continent européen.
      Défilé de 2005 : le premier ministre japonais, Gerhard Schröder et George Bush avaient répondu à l'invitation de PoutineDéfilé de 2005 : le premier ministre japonais, Gerhard Schröder et George Bush avaient répondu à l’invitation de Poutine © Reuters

      Défileront ainsi aux côtés de Vladimir Poutine le président chinois, son homologue indien, Raul Castro pour Cuba, quelques autocrates d’Asie centrale comme le président ouzbek et le chef d’État turkmène... La liste complète a été diffusée par le service de presse de la présidence mercredi 6 mai. On y retrouve également les chefs d’État de pays non reconnus par la scène internationale, comme l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud.

      Au total, 68 chefs d’État ou de gouvernement ont été officiellement invités, mais seulement 23 assisteront au défilé militaire. « Jusqu’à présent il y avait un consensus international a minima au sujet de la victoire sur le nazisme, explique Anne Le Huérou, sociologue spécialiste de la Russie contemporaine. Le fait que, cette fois-ci, les dirigeants européens ne soient pas là est une vraie rupture géopolitique et fait apparaître cette commémoration comme une opération géopolitique où chacun va compter ses amis et ses ennemis. »

      Le défilé, a promis le pouvoir russe, sera le plus grand jamais organisé depuis la fin de la guerre. D’après le ministre de la défense Sergueï Shoigu cité par l’agence Tass, 78 500 militaires et près de 2 000 pièces d’artillerie vont défiler à Moscou et dans 27 autres villes du pays. Sur la place Rouge, 150 000 personnes sont attendues, a précisé le directeur de l’administration présidentielle, Sergueï Ivanov. Ce dernier a en outre annoncé lors de la présentation de l’événement que 1 500 médailles commémoratives seraient remises par le « Comité d’organisation de la Victoire russe » à des figures de la société qui contribuent d’une manière ou d’une autre à « l’éducation patriotique des citoyens » ou au soutien des vétérans.

      Comptant plus de 2,5 millions de personnes dans le pays, ces vétérans des différentes guerres menées par l’Union soviétique puis la Fédération de Russie (Seconde Guerre mondiale, Afghanistan, Tchétchénie...) sont revenus au centre de l’attention politique depuis le début du conflit en Ukraine. Ainsi l’an dernier, ils étaient déjà à l’honneur des commémorations du 69e anniversaire qui s’étaient tenues à Sebastopol, dans la Crimée fraîchement annexée. « Vétérans, vous nous avez montré l’exemple à nous tous, et vous avez apporté une contribution morale énorme au retour de la Crimée et de Sebastopol dans leur patrie. Vous nous avez ramené les superbes valeurs d’unité, de justice, de vivre-ensemble, et vous nous avez appris à agir suivant notre conscience », avait alors déclaré le président russe dans le port de la mer Noire.

      Depuis le début de l’intervention russe en Ukraine, au lendemain de la chute de Viktor Ianoukovitch, en février 2014, accents militaristes et parallèles entre la Seconde Guerre mondiale et le conflit actuel n’ont cessé en réalité d’alimenter le discours russe. Le nouveau pouvoir à Kiev est systématiquement taxé de « nazi » et de « fasciste » dans les médias russes. Les Ukrainiens sont assimilés à des partisans de Bandera, figure du nationalisme ukrainien, personnage controversé pour avoir pactisé avec les nazis afin d’échapper aux Soviétiques. Quant aux séparatistes pro-russes, ils se sont attribué le ruban de Saint-Georges, une distinction autrefois accordée aux officiers ayant combattu pendant la guerre.
      Instrumentalisation du passé

      Pourtant, l’importance pour les Russes de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale n’est pas nouvelle. « La réalité de cette commémoration a toujours été un élément important de l’année soviétique, puis russe, précise Anne Le Huérou. Cela commence en réalité sous Brejnev. C’est à partir de là que la mémoire des vétérans est mise en avant, que le 9 mai s’inscrit dans les programmes scolaires, que les écoles se mettent à préparer cette célébration… Et c’est aussi, encore aujourd’hui, quelque chose qui est vécu individuellement par des millions de gens. Il y a une connaissance intime de cette guerre, des choses qui se sont transmises de génération en génération, des gens qui publient des photos sur Facebook par exemple, tout en étant opposés au militarisme. Le patriotisme de Poutine n’a par ailleurs rien de nouveau : ce discours apparaît dès son arrivée au pouvoir, en 2000. Le 60e anniversaire, en 2005, était déjà quelque chose d’extrêmement martial, d’extrêmement patriotique, voire quelque peu menaçant… Ce qui change aujourd’hui avec la guerre en Ukraine, c’est que le passé de la Seconde Guerre resurgit à travers la lutte contre le soi-disant fascisme ukrainien. »
      La commémoration de la fin de la "Grande Guerre patriotique" le 9 mai 2014, à Sebastopol, en CriméeLa commémoration de la fin de la "Grande Guerre patriotique" le 9 mai 2014, à Sebastopol, en Crimée © Reuters

      Pour cette chercheuse de Paris X-Nanterre, ce rapprochement relève d’une construction : « Poser l’Ukrainien comme un ennemi n’avait rien d’évident pour les Russes, les deux pays sont culturellement très proches et comptent d’innombrables mariages mixtes… ! C’était différent dans le cas des guerres de Tchétchénie : les Tchétchènes apparaissaient déjà, dans la littérature russe, comme des ennemis. Pour les Ukrainiens, il fallait donc construire une fable. Raconter que les Ukrainiens sont des fascistes, c’est l’argument d’autorité : on ne peut rien dire face à cela. »

      Pourquoi, cette année plus que les autres, ce 70e anniversaire est-il important pour les autorités russes ? Joint par Mediapart, le ministère russe des affaires étrangères feint de s’étonner de l’intérêt d’une journaliste française pour cette question. « Si vous ne comprenez pas l’importance de cette commémoration, c’est que vous ne connaissez pas votre histoire. Comptez le nombre de morts par pays, et vous comprendrez. » Déclaration sèche et sans appel de la directrice adjointe du département d’information du ministère, argument macabre du nombre de morts, ton autoritaire du donneur de leçons : la réponse illustre bien l’incapacité pour les autorités russes aujourd’hui d’avoir une discussion ouverte sur un passé jamais questionné, glorifié à l’époque soviétique, instrumentalisé aujourd’hui.
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      Ce qui était alors l’URSS a certes payé le plus lourd tribut au cours de la Seconde Guerre mondiale. Elle a perdu près de 27 millions d’hommes. Mais la Russie n’est pas l’Union soviétique : l’armée rouge comptait notamment 6 millions d’Ukrainiens, et la moitié d’entre eux ont été tués. « La Russie a le monopole sur la mémoire et la commémoration de cette guerre, explique Anne Le Huérou. Or tous les morts n’étaient pas russes. Beaucoup étaient des civils, beaucoup sont morts à cause de Staline lui-même, beaucoup ont été victimes de l’impréparation de l’armée russe entre 1939 et 1941... »

      Au-delà de la nouvelle carte géopolitique dessinée par ce 9 mai 2015, ce sont donc bien deux lectures de l’Histoire qui s’affrontent aujourd’hui entre l’Atlantique et l’Oural. Le 27 janvier dernier, pour le 70e anniversaire de la libération du camp d’extermination nazi d’Auschwitz, pourtant libéré par les troupes soviétiques, les autorités polonaises n’avaient pas invité le président russe. En avril, Kiev a suscité l’inquiétude des historiens en votant une série de lois mémorielles qui interdisent la négation du « caractère criminel » des régimes nazi et soviétique et l’utilisation publique de leurs symboles, mais obligent également à rebaptiser tous les noms de rue du pays qui font référence à la défunte URSS. Le conflit en Ukraine n’a pas seulement redéfini la géopolitique du continent, il a aussi complètement rebattu les cartes mémorielles.

    • Le chef d’État chypriote s’y est rendu début mars pour signer un certain nombre d’accords, autorisant notamment aux navires de guerre russes l’accès aux ports chypriotes de Limassol et de Larnaca.

      Tiens, j’avais loupé les facilités navales à Chypre. Ça va compléter le mouillage forain traditionnel de la baie de la Sude en Crète. Pallier un éventuel problème à Tartous, en Syrie.

      Et faire moyennement plaisir aux britanniques d’Akrotiri et Dhekelia (autrefois connues bases de Limassol et de Larnaca…)
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Akrotiri_et_Dhekelia

  • Vol MH17 : appel à témoins
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/03/30/97001-20150330FILWWW00416-ukrainevol-mh17-les-pays-bas-cherchent-des-temoin

    Les experts néerlandais et internationaux qui enquêtent sur le crash du MH17 de la Malaysia Airlines en juillet dans l’est de l’Ukraine ont lancé aujourd’hui un appel à témoins concernant le lancement et le transport d’un missile sol-air BUK.

    Néanmoins,…
    ❝"Les enquêteurs envisagent tous les scénarios. L’un de ces scénarios est que l’avion a été abattu (par un missile) le 17 juillet à 16h20", déclare un communiqué du bureau du procureur néerlandais.
    « Dans le cadre de ce scénario, les enquêteurs cherchent des témoins susceptibles d’apporter des informations sur le transport et le lancement d’un missile BUK dans la zone du drame quelques jours avant et quelques jours après le crash » précise le communiqué.

  • A Marioupol, l’armée ukrainienne doit faire avec les moyens du bord - Europe - RFI

    http://www.rfi.fr/europe/20150305-marioupol-armee-ukrainienne-moyens-bord-armes-cuisine-volontaires-azov/?ns_mchannel=fidelisation&ns_source=newsletter_rfi_fr_monde&ns_campaign=email&ns

    La trêve semble globalement tenir dans l’est de l’Ukraine, mais l’armée continue de dénoncer une concentration de troupes pro-russes et le survol de drones dans la région de Marioupol, port stratégique sur la mer d’Azov, et dernière grande ville de l’Est rebelle sous le contrôle des forces loyalistes. Des militaires qui manquent de tout, et surtout d’armes.

    Avec nos envoyés spéciaux à Marioupol, Boris Vichith et Anastasia Becchio

    #ukraine

  • Ouglegorsk – une nouvelle ville morte dans l’est de l’Ukraine — RT en Français
    http://francais.rt.com/photos/258-ouglegorsk-ville-morte-en-ukraine

    Ouglegorsk est une petite ville située sur dans la République autoproclamée de Donetsk. La ville a été pratiquement rasée par les bombardements acharnés de l’armée ukrainienne. Des dizaines d’habitants sont morts, plus de mille ont été évacués.

    Reportage photo à Vuhlehirs’k (Uglegorsk), à quelque kilomètres à l’est de Debaltseve, montrant l’intensité des combats.

  • Ukraine : des enfants dans la guerre - Europe - RFI

    http://www.rfi.fr/europe/20150206-ukraine-enfants-guerre-sequelles-psychologiques-donetsk-ecole/?ns_mchannel=fidelisation&ns_source=newsletter_rfi_fr_monde&ns_campaign=email&ns

    Les violences dans l’est de l’Ukraine provoquent morts et destructions. Elles laisseront aussi d’importantes séquelles chez les enfants dans les régions où se déroulent les opérations militaires.

    Avec nos envoyés spéciaux dans la région de Donetsk, Boris Vichith et Anastasia Becchio

    Dans la classe du cours préparatoire, on joue à distinguer les objets inanimés des êtres animés. L’école de Stepanivka a été détruite par les combats l’été dernier. Elle s’est installée provisoirement à la maison de la culture.

    #ukraine #russie #enfance #guerre

  • Nouveaux #affrontements dans l’est de l’#Ukraine

    Soldats ukrainiens et séparatistes prorusses se sont de nouveau affrontés, lundi 29 décembre, à l’aéroport de #Donetsk, dans l’est de l’Ukraine. En début d’après-midi, trois soldats ukrainiens ont péri dans des échanges de tirs avec les rebelles, a annoncé le président ukrainien, Petro Porochenko.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/12/29/nouveaux-affrontements-dans-l-est-de-l-ukraine_4547105_3214.html

  • #MH17 : un avion militaire ukrainien impliqué ?
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/24/97001-20141224FILWWW00102-crash-du-mh17-pour-moscou-un-avion-militaire-ukra

    Les enquêteurs russes ont affirmé aujourd’hui avoir obtenu des preuves de l’implication d’un avion de chasse ukrainien dans le crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines, abattu au dessus de l’Est de l’Ukraine en juillet.

    « Les enquêteurs sont parvenus à entrer en contact hier soir avec un militaire ukrainien qui confirme avoir quitté de son plein gré son unité et est venu sur le territoire russe », écrit dans un communiqué le Comité d’enquête, structure chargée des principales investigations en Russie.

    « Selon ce témoin, l’avion de ligne Boeing-777 du vol MH17 pourrait avoir été abattu le 17 juillet par un avion militaire Su-25 des forces armées ukrainiennes, piloté par le capitaine Volochine », ajoute le communiqué.

    Selon les enquêteurs, ce témoin, qui a été soumis à un détecteur de mensonges et qui pourrait être placé sous un programme de protection, a vu l’avion décoller d’une base aérienne où lui même était stationné près de Dnipropetrovsk, dans l’est de l’Ukraine. Il a affirmé avoir vu l’appareil être armé de missiles air-air de type R-60, alors même que les rebelles ne possèdent pas d’aviation.

    « Le témoin a immédiatement remarqué qu’au retour de l’avion sur l’aérodrome, les missiles étaient absents et il a alors distinctement entendu les mots du pilote Volochine à un autre soldat : Il — l’avion — s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment », poursuit le Comité, qui dit être prêt à partager ses preuves avec les enquêteurs internationaux.

    Voilà que l’AFP (repris ici par le Figaro, et ailleurs http://www.lepoint.fr/monde/vol-mh17-un-avion-militaire-ukrainien-responsable-du-crash-24-12-2014-189219 ) prend au sérieux des déclarations d’enquêteurs RUSSES !

  • La Russie a livré plus de 10 000 tonnes d’aide dans l’est de l’Ukraine
    http://www.brujitafr.fr/2014/12/la-russie-a-livre-plus-de-10-000-tonnes-d-aide-dans-l-est-de-l-ukraine.htm

    Entre août et novembre des convois humanitaires du ministère des Situations d’urgence de Russie ont livré plus de 10 700 tonnes d’aide aux habitants des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk dans l’est de l’Ukraine.

    Dimanche des camions ont acheminé à Donetsk et à Lougansk 1 200 tonnes de denrées, de matériaux de construction et d’autres produits nécessaires.

    Le ministère des Situations d’urgence a souligné que l’aide humanitaire serait poursuivie « autant qu’il le faudrait ». Pendant chaque livraison d’aide humanitaire dans l’est de l’Ukraine les autorités ukrainiennes déclarent que l’arrivée des convois n’a pas été concertée et qu’elles ne savaient pas quel fret était transporté. D’après leurs affirmations, les camions auraient pu (...)

  • Est de l’Ukraine : Zakhartchenko élu « président » à Donetsk - Europe - RFI

    http://www.rfi.fr/europe/20141102-est-ukraine-zakhartchenko-elu-president-donetsk/?ns_campaign=nl_MONDE031114&ns_mchannel=newsletter&ns_source=emailvision&ns_link

    Les républiques séparatistes de l’est de l’Ukraine ont voté ce dimanche 2 novembre pour élire leurs présidents. Selon un sondage de sortie des urnes, le « Premier ministre » de la république autoproclamée de Donetsk Alexandre Zakhartchenko a été élu président avec 81,37 % des voix.

    Avec nos envoyés spéciaux à Donetsk, Boris Vichith et Anastasia Becchio

    Avec 81,37 % des voix, Alexandre Zakhartchenko a été élu ce dimanche « président » de la république autoproclamée de Donetsk. Commandant d’unités rebelles, désigné en août dernier « Premier ministre » de la république autoproclamée de Donetsk, Zakhartchenko était le grandissime favori de ce scrutin dont l’issue ne faisait aucun doute. Beaucoup parmi les électeurs étaient en fait incapables de citer les deux autres candidats.

    #ukraine #russie #donetsk