region:le sud de la libye

  • Turbulences en #Libye méridionale : une menace majeure à la « Porte de l’#Afrique »
    07 Août 2014
    http://www.grip.org/fr/node/1350

    Depuis la chute du régime kadhafiste en 2011, le sud de la Libye est devenu le lieu de confluence de nombreux groupes armés, dans un contexte de défaillance généralisée de l’#État et de fragmentations communautaire et régionale. Engagées dans une confrontation pour le #contrôle des #ressources et le monopole du #pouvoir, les #milices et brigades actives dans la région se sont progressivement immiscées dans les #trafics transfrontaliers et suscitent l’inquiétude des pays mitoyens, qui craignent une propagation du #conflit à l’ensemble de la sous-région.

  • Les Français disent non à Niamey - International - El Watan
    http://www.elwatan.com

    ntervention militaire occidentale dans le sud de la Libye
    Les Français disent non à Niamey

    le 11.02.14 | 10h00

    Les autorités nigériennes doivent être bien déçues. L’intervention militaire occidentale contre le « terrorisme » dans le sud de la Libye qu’elles ont réclamé ces derniers jours, n’aura pas lieu.

    Les Français n’en veulent pas. Du moins, celle-ci ne se fera pas dans l’immédiat. C’est ce qu’a affirmé hier, à la presse, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. Interrogé à la radio RTL pour savoir si une intervention était envisagée, il a clairement répondu par la négative : « Non, une intervention non. » La semaine dernière, le Niger avait, rappelle-t-on, réclamé une intervention des puissances occidentales dans le sud de la Libye, soulignant que ces dernières devaient « faire le service après-vente » après le renversement du colonel El Gueddafi. Depuis la chute du régime de Mouammar El Gueddafi, le sud de la Libye est devenu, en effet, un « sanctuaire terroriste » qui menace toute la région. Et tout le monde sait que certains pays qui, comme le Niger, sont en première ligne, ne sont pas du tout « outillés » financièrement et militairement pour faire face à une menace aussi importante.

    Cela veut-il dire pour autant que les Européens laisseront Ali Zeidan, le Premier ministre libyen, et les pays de la région affronter seuls les narco-terroristes (les dommages collatéraux du renversement de Mouammar El Gueddafi, ndlr) ? Cela ne semble pas être le cas. Toute la communauté internationale est visiblement prête à leur donner un coup de main. « J’ai eu récemment le Premier ministre libyen pour lui demander ce qu’on peut faire pour l’aider, quand je dis nous, c’est pas simplement les Français, c’est les Britanniques, les Algériens, les Tunisiens, les Egyptiens, les Américains et beaucoup d’autres, les Allemands », a expliqué Laurent Fabius.

    Reconnaissant tout de même qu’il y a des « regroupements de terroristes dans le Sud », M. Fabius a annoncé l’organisation d’une réunion internationale le 6 mars prochain à Rome pour assurer le suivi de la conférence de Paris de février 2013 et aider « davantage » la Libye dans le domaine de la sécurité.

    En attendant, la priorité pour l’Union européenne et la France, a indiqué hier une source du Quai d’Orsay, porte sur le renforcement des forces de sécurité libyennes. Une mission européenne, EUBAM-Libye, fournit déjà conseils et formation en matière de gestion des frontières. Cette mission civile, basée à Tripoli, avec un mandat initial de deux ans et un budget annuel d’environ 30 millions d’euros, est déployée depuis le mois de juin 2013. Les autorités françaises se sont dites favorables à la montée en puissance de cette mission, qui comptera en pleine capacité un peu plus de 100 personnes.

    Cette mission est, rappelle-t-on, en contact avec les pays voisins, la Tunisie, le Maroc et l’Algérie notamment. Elle travaille aussi en bonne intelligence avec les minorités touareg et toubou au Sud, auprès desquelles elle fait office de facilitateur dans leurs relations avec les autorités libyennes. Bruxelles est, de plus, prête à commencer rapidement un programme de formation à destination de 1000 policiers libyens. Washington forme, pour sa part, des soldats libyens en Europe de l’Est.

    La question de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel et singulièrement dans le sud de la Libye a été aussi à l’agenda de discussions qu’a eu au début de semaine le président français François Hollande avec son homologue américain Barack Obama, lors d’une visite d’Etat aux Etats-Unis. Mais pour le moment, rien n’a filtré de cette rencontre. Si les Occidentaux de manière générale excluent donc une intervention militaire de grande ampleur en Libye, cela ne veut néanmoins pas dire qu’ils n’y mènent pas des opérations spéciales. C’est tout le contraire même. Beaucoup y ont été exécutées ces derniers mois.

    Les commandos français qui se trouvent actuellement au Niger, au Tchad et dans le nord du Mali ne doivent pas être non plus en train de se tourner les pouces. Devant un tel quadrillage du terrain, il est vrai qu’il peut paraître superflu de parler d’intervention militaire. Surtout que celle-ci risque de mettre encore à mal le budget d’une Union européenne en crise et de déboucher sur un enlisement. Mais dans tous les cas, la lutte contre le terrorisme au Sahel s’annonce longue et âpre eu égard au vide sécuritaire important qui caractérise la Libye post-El Gueddafi.

    Zine Cherfaoui

  • Il n’est hélas pas sûr que son départ en retraite mette un terme au projet des docteurs Folamour de la Méditerranée

    La France évoque une opération en Libye

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/01/27

    La France évoque une opération en Libye
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    Par Le Figaro.fr avec Reuters

    Une opération internationale pour mettre un terme à l’instabilité qui prévaut actuellement dans le sud de la Libye serait un scénario idéal, a déclaré aujourd’hui le chef d’état-major des armées françaises, l’amiral Edouard Guillaud.

    Les violences se sont intensifiées ces dernières semaines dans le sud du pays, notamment dans la ville de Sebha qui s’est retrouvée au coeur d’affrontements entre tribus rivales. L’armée libyenne a imputé ces violences à des forces loyales à l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, renversé en 2011 par un soulèvement populaire appuyé par une intervention militaire occidentale menée sous l’égide de l’Onu.

    « L’idéal serait de pouvoir monter une opération internationale avec l’accord des autorités libyennes », a déclaré à la presse l’amiral Edouard Guillaud, qui quittera ses fonctions le 15 février après quatre années passées à la tête de l’état-major des armées. "Mais quelles autorités ?", a-t-il ajouté. « Le problème du sud libyen, c’est qu’il faut d’abord qu’il y ait un Etat dans le Nord. Ensuite il y a plusieurs sud-libyen, il y a Koufra, à coté de la frontière égyptienne, et la zone de Sebha », a-t-il souligné, évoquant l’existence d’un « trou noir » susceptible de devenir le « nouveau centre de gravité du terrorisme ».

    Une vision partagée selon lui par nombre de ses homologues étrangers qui estiment « qu’il va falloir que la communauté internationale y aille mais, pour cela, il faut d’abord que le Nord soit stabilisé ».