region:méditerranée

  • Délit de solidarité : le guide est là ! ⋅ GISTI
    https://www.gisti.org/spip.php?article6189

    Délit de solidarité : le guide est là !

    Le 6 juillet 2019 marquera le premier anniversaire de la décision du Conseil constitutionnel consacrant la fraternité comme principe à valeur constitutionnelle. Une année où les poursuites et intimidations à l’encontre des solidaires ont gagné en légitimité dans le discours politique, en dépit de la reconnaissance du principe de fraternité.

    Procès des « 7 de Briançon » accusés d’avoir aidé à « l’entrée irrégulière » en prenant part à une manifestation entre l’Italie et la France, intimidations répétées des maraudeurs dans les Alpes, condamnations sur divers motifs tels que la diffamation, dégradation de bien, faux et usage de faux… le délit de solidarité continue d’être d’une brûlante actualité en France. Mais également dans toute l’Europe où les solidarités sont attaquées, que ce soit en Méditerranée pour des actions de sauvetage mises en place par des ONG ou des pêcheurs, dans les aéroports pour des actions d’opposition à des expulsions, dans les maisons où les citoyens et citoyennes s’organisent pour accueillir dignement.

    C’est dans ce contexte que le collectif Délinquants solidaires rend public un nouvel outil intitulé « Délit de solidarité : le guide ». Il s’adresse à tout·es celles et ceux qui se mobilisent en solidarité avec les personnes exilées, migrantes, sans papiers en France. En partant des questions que peuvent se poser les personnes solidaires quand il s’agit d’hébergement, d’opposition à des expulsions, de transport, etc. cet outil propose des éléments pour comprendre le cadre légal et les enjeux soulevés ainsi que des conseils pratiques afin d’agir sans être intimidé·e.

    Bref, un vrai guide pour se mobiliser en solidarité ! A diffuser sans modération.

    https://seenthis.net/messages/558925
    https://lignesdeforce.wordpress.com/2019/07/04/guide-juridique-et-pratique-de-la-solidarite-avec-les-refug
    #immigration #solidarité #Gisti

  • Derrière les héroïnes, la question de la responsabilité collective vis-à-vis des migrants | Pierre Isnard-Dupuy
    https://reporterre.net/Derriere-les-heroines-la-question-de-la-responsabilite-collective-vis-a-

    Le courage et l’engagement de Carola Rackete et Pia Klemp sont indéniables. Mais pour l’auteur de cette tribune, l’héroïsation par la presse des capitaines du bateau humanitaire Sea Watch 3 masque la complexité des enjeux de la fermeture des ports aux exilés en Méditerranée. Source : Relevé sur le Net...

  • Surveillance des frontières, télécoms 5G : Thales proche de dégainer son arme fatale, le Stratobus
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/surveillance-des-frontieres-telecoms-5g-thales-proche-de-degainer-son-arme


    Thales Alenia Space a pour objectif de faire voler le premier démonstrateur fin 2022, voire début 2023 pour valider le concept dès 2023 et, dans la foulée, de commercialiser le Stratobus
    Crédits : Thales Alenia Space

    Thales Alenia Space est sur le point de décrocher un programme d’études amont (PEA) de la part du ministère des Armées pour le Stratobus, un dirigeable stratosphérique. Revue de détail.

    Bingo... Thales Alenia Space (TAS) pourrait avoir trouvé un sacré filon avec le Stratobus, une plateforme qui aura la capacité à surveiller en permanence de la stratosphère des zones durant un an à 20 km d’altitude, selon TAS. Contrairement aux satellites, qui ne font que des passages sur les zones à surveiller, avec leurs fameuses capacités de revisite. Ce projet de plateforme stratosphérique que le constructeur de satellites a présenté pour la première fois en 2014, semble déjà voler vers un succès aussi bien technologique que commercial. TAS s’est fixé l’objectif de faire voler le premier démonstrateur fin 2022, voire début 2023 pour valider le concept dès 2023 et, dans la foulée, de commercialiser le Stratobus, explique à la Tribune son chef de programme, Yannick Combet. Mais pour gagner ce pari, TAS doit encore surmonter cinq défis : financement, insertion dans le trafic aérien, technologique, low cost et commercial.
    […]
    Par ailleurs, la commission européenne est également très intéressée par la surveillance maritime en Méditerranée par exemple.

  • Des réfugiés sans havre de paix : la mort de la Convention de Genève
    https://www.mediapart.fr/journal/international/030719/des-refugies-sans-havre-de-paix-la-mort-de-la-convention-de-geneve

    À Osaka, les puissants de ce monde ont acté la fin de la prise en compte des droits humains dans les relations internationales. Que ce soit en Méditerranée ou à la frontière mexicaine, les citoyens fuyant leur pays ne trouvent plus nulle part de protection. Pire, ils seraient voués à mourir, si des individus, comme la capitaine du « Sea-Watch 3 », ne faisaient pas acte de désobéissance civile.

    #Parti_pris #migrants,_Sea-Watch,_Droits_de_l’homme,_A_la_Une

  • Migreurop | Méditerranée : face à la guerre aux migrant·es, la solidarité ne cèdera pas !
    https://asile.ch/2019/07/01/migreurop-mediterranee-face-a-la-guerre-aux-migrant%c2%b7es-la-solidarite-ne-c

    Suite à l’arrestation de Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch 3, le réseau Migreurop affirme sa solidarité avec les personnes exilées débarquées, avec l’ensemble de l’équipage du Sea-Watch 3, ainsi qu’avec toutes les autres personnes qui ont été criminalisées pour leurs gestes de solidarité ces dernières années. Le réseau Migreurop a publié ce communiqué le lundi […]

  • Je vais commencer à noter ces formules à la con qui pullulent sur le Web, y compris (surtout ?) sur les médias qui se prétendent sérieux. C’est-à-dire ces tournures clickbait, systématiques, et qui te prennent clairement pour un abruti (sans oublier les marronniers tellement évidents que c’est risible).

    Aujourd’hui et hier :
    Le Monde : Une canicule « d’intensité exceptionnelle » dans une grande partie de la France (et ce n’est pas fini)
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/25/la-canicule-s-installe-en-france-deux-jours-avant-le-pic-de-chaleur-attendu_
    (Je suis chébran « et-ce-n’est-pas-fini-entre-parenthèses »)

    Ouest France : Canicule. Non, il ne va pas faire 48°C en température ressentie (et voici pourquoi)
    https://www.ouest-france.fr/meteo/canicule/canicule-non-il-ne-va-pas-faire-48degc-en-temperature-ressentie-et-voic
    Libération : Non, une femme n’a pas été « lynchée » à Paris vendredi lors de la Fête de la musique
    https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/25/non-une-femme-n-a-pas-ete-lynchee-a-paris-vendredi-lors-de-la-fete-de-la-
    – Non, la statue parisienne de Jeanne d’Arc n’a pas été vandalisée
    https://www.bfmtv.com/societe/non-la-statue-parisienne-de-jeanne-d-arc-n-a-pas-ete-vandalisee-1718972.html
    – Non, Michel Sardou n’a pas signé une lettre xénophobe
    https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/24/non-michel-sardou-n-a-pas-signe-une-lettre-xenophobe_1735801
    – Non, le niveau de la mer n’augmente pas de manière « naturelle »
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/06/24/non-le-niveau-de-la-mer-n-augmente-pas-de-maniere-naturelle_5480573_4355770.
    – Non, votre smartphone ne fait pas pousser "des cornes" sur le crâne
    https://www.cnetfrance.fr/news/non-votre-smartphone-ne-fait-pas-pousser-des-cornes-sur-le-crane-39886471
    (Tournure exécrable des checkeurs-de-news : « Non, pauvre con, ce n’est pas vrai. » Et chez Ouest-France, on a en plus comme chez le Monde la mention chébran « et-ce-n’est-pas-fini-entre-parenthèses »)

    – Canicule : les fausses bonnes idées pour affronter la chaleur
    https://www.lepoint.fr/societe/canicule-les-fausses-bonnes-idees-pour-affronter-la-chaleur-25-06-2019-23207
    (Pas très loin du « Non, espèce d’abruti », on a régulièrement la variante « Les fausses bonnes idées ».)

    Le Progrès : Canicule à Lyon et dans le département : une semaine de records, les ventilateurs s’arrachent
    https://www.leprogres.fr/rhone-69/2019/06/25/canicule-a-lyon-et-dans-le-departement-une-semaine-de-records-les-ventilat
    (Marronnier : les ventilateurs quand il fait chaud.)

    Europe 1 : EXCLUSIF - Voici l’emplacement exact du mausolée de Michael Jackson
    https://www.europe1.fr/culture/exclusif-voici-lemplacement-exact-du-tombeau-de-michael-jackson-3906414
    (« Exclusif » : on s’en fout)

    Eurosport : Cette arme que les Bleues veulent rendre encore plus létale
    https://www.eurosport.fr/football/coupe-du-monde-feminine/2019/cette-arme-redoutable-que-les-bleues-veulent-rendre-encore-plus-letale_sto7343275/story.shtml
    – Meghan Markle et Harry : Cette somme folle payée par les Anglais pour leur maison
    http://www.purepeople.com/article/meghan-markle-et-harry-cette-somme-folle-payee-par-les-anglais-pour-leur-maison_a341102/1
    – Canicule : le vrai du faux sur cette vague de chaleur
    https://www.lci.fr/meteo/canicule-le-vrai-du-faux-sur-cette-vague-de-chaleur-2125103.html
    – Indre-et-Loire : à Ligueil, cette Japonaise cultive le goût des légumes de son pays
    https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/ligueil/indre-et-loire-a-ligueil-cette-japonaise-cultive-le-gout-des-le
    – Cette découverte miraculeuse relance l’espoir de sauver un trésor de Notre-Dame
    https://www.lalibre.be/actu/international/cette-decouverte-miraculeuse-relance-l-espoir-de-sauver-un-tresor-de-notre-d
    (usage du « cette »)

    Le Figaro : La SNCF annule l’amende d’un ancien curé
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/la-sncf-annule-l-amende-d-un-ancien-cure-20190625
    (le fait qu’il soit « ancien curé » n’a rigoureusement aucun rapport avec l’information)

  • "#Sous-traitance" de la #politique_migratoire en Afrique : l’Europe a-t-elle les mains propres ?

    Depuis 2015, l’Union européenne a renforcé sa coopération avec l’Afrique pour lutter contre les migrations « irrégulières » et bloquer les migrants avant qu’ils ne traversent la Méditerranée. Mais l’Europe a-t-elle les mains propres dans cette « sous-traitance » de sa politique migratoire ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/dimanche-et-apres/dimanche-et-apres-emission-du-dimanche-23-juin-2019
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #Afrique #Europe #EU #UE #frontières #contrôles_frontaliers

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  • #Tunisie : des migrants violentés et arrêtés lors d’une manifestation « pacifique » à #Médenine

    Les forces de l’ordre ont dispersé « avec violence » une manifestation « pacifique » de migrants dans le sud de la Tunisie, à Médenine, jeudi. Ces derniers réclamaient de meilleures conditions de vie et des relocalisations vers l’Europe. Une association d’aide aux étrangers réclame leur libération.

    Une dizaine de migrants ont été arrêtés jeudi 20 juin dans le sud de la Tunisie, à Médenine, alors qu’ils manifestaient pour demander à être accueillis en Europe, selon une ONG tunisienne, qui a dénoncé l’usage d’une force « excessive » par la police.

    Dans un communiqué (https://ftdes.net/ar/communique-medenine, le Forum tunisien des droits économique et sociaux (FTDES) - association qui aide, entre autres, les étrangers en Tunisie - a évoqué l’arrestation de « quelques migrants » et dénoncé l’usage d’une force « excessive » et de #gaz_lacrymogène par les forces de sécurité. « Les forces de l’ordre sont intervenues violemment », dénonce FTDES qui fait état de blessés.

    Selon l’association, la manifestation était « pacifique » et menée par des migrants subsahariens qui demandaient à être accueillis dans un autre pays - en Europe.

    Une femme présente dans la manifestation a témoigné sur Facebook (https://www.facebook.com/Arrakmia/videos/506178630208842/?v=506178630208842). « Je suis Érythréenne, ça fait cinq mois que je suis là ! J’ai vu les forces de l’ordre forcer des personnes à monter dans leurs camionnettes ». Un autre dénonce les violences policières. « On est en Tunisie ou en Libye ? », s’emporte-t-il. « J’ai voulu parler avec un policier et il m’a frappé ! Nous on réclame juste de partir d’ici ! On respecte l’État, on respecte les lois ! »

    Dix migrants arrêtés, selon le ministère de l’Intérieur tunisien

    Sofiène Zaag, porte-parole du ministère de l’Intérieur, a indiqué de son côté que la police avait arrêté dix migrants ayant commis des « actes perturbateurs » lors de cette manifestation non autorisée.

    FTDES a appelé les autorités tunisiennes à libérer toutes les personnes arrêtées et invité les organisations de l’ONU à « assumer leurs responsabilités » et à mettre en place « le maximum de capacités logistique, financière, juridique et diplomatique pour soutenir » ces migrants.

    Deux journalistes présents sur place, qui ont filmé l’intervention sur Facebook, ont également été malmenés par les forces de l’ordre. « Le Forum condamne les attaques et les restrictions imposées aux journalistes dans l’exercice de leurs fonctions ».

    La Tunisie dispose d’un seul centre, géré par le Croissant-rouge à Médenine, pour accueillir les étrangers arrivés clandestinement.

    Environ 1 100 étrangers arrivés clandestinement sont installés à Médenine. Certains sont logés dans ce centre d’accueil, complètement débordé, avec deux fois plus de migrants que de lits, a indiqué à l’AFP le président du bureau régional du Croissant-rouge.

    Le Croissant-rouge a exprimé plusieurs fois son souhait d’agrandir la capacité d’accueil du centre, créé en 2013, où les autorités envoient les étrangers arrêtés sur le chemin de l’Europe, près de la frontière de la Libye voisine ou dans les eaux territoriales de la Tunisie en Méditerranée.

    Pour rappel, en Tunisie, les questions d’asile et de protection sont déléguées au Haut-commissariat pour les réfugiés de l’ONU (HCR). Bien que signataire de la convention de Genève de 1951 relative aux réfugiés, la Tunisie ne s’est pas dotée d’un cadre légal national nécessaire à son application.


    https://www.infomigrants.net/fr/post/17672/tunisie-des-migrants-violentes-et-arretes-lors-d-une-manifestation-pac
    #violence #manifestation #résistance #arrestations #asile #migrations #réfugiés #violences_policières #police

  • Je découvre, près de #montpellier : Le Symposium du marbre sera de retour, du 14 juin au 6 juillet prochain, au domaine de Bayssan à Bézier
    https://www.midilibre.fr/2019/02/13/beziers-le-symposium-du-marbre-reviendra-cet-ete-au-domaine-de-bayssan,801

    Rappelons que l’objectif de ce symposium est de faire partager au public l’art de la sculpture, de valoriser la spécificité du marbre aux sept couleurs de l’Hérault. Des artistes réaliseront en taille directe, des œuvres originales et contemporaines en marbre de Saint-Pons-de-Thomières. Les œuvres seront ensuite installées dans les futurs Jardins de Méditerranée du domaine départemental près de l’échangeur de Béziers Ouest.

  • Le constat, on le partage
    https://www.1538mediterranee.com/2019/06/17/le-constat-on-le-partage

    Ils savent mais n’ont pas de réponse, curieux para­doxe pour les tenanciers de la ville qui sont capa­bles d’emmurer la plaine, de jeter des ves­tiges romains à la mer, de con­stru­ire des exten­sions de lignes de métro qui ne fonc­tion­nent tou­jours pas, d’évoquer la pluie pour jus­ti­fi­er l’effondrement de bâti­ment, de laiss­er des familles entières des quartiers pop­u­laires dans des loge­ments en pris­e aux moi­sis­sures… Source : 15-38 Méditerranée

  • Les pêcheurs tunisiens, désormais en première ligne pour sauver les migrants en Méditerranée
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/06/17/les-pecheurs-tunisiens-desormais-en-premiere-ligne-pour-sauver-les-migrants-


    Le 21 mai 2019, dans le port de Zarzis, voisin de la Libye, des pêcheurs ramènent des migrants secourus durant leur pêche.
    FETHI NASRI / AFP

    Les embarcations en péril sont quasiment vouées à l’abandon avec le recul forcé des opérations de sauvetage des ONG et de la lutte contre les passeurs.
    […]
    Ces dernières années, les navires des ONG et ceux de l’opération européenne antipasseurs Sophia intervenaient pour secourir les migrants. Mais ces manœuvres de sauvetage ont pâti en 2019 de la réduction du champ d’action de Sophia et des démarches engagées contre les ONG par des Etats européens qui cherchent à limiter l’arrivée des migrants.
    « Avec leurs moyens, c’était eux qui sauvaient les gens, on arrivait en deuxième ligne. Maintenant, le plus souvent, on est les premiers, et si on n’est pas là, les migrants meurent », affirme M. Mecherek.
    C’est ce qui est arrivé le 10 mai. Un chalutier a repêché de justesse 16 migrants ayant passé huit heures dans l’eau. Une soixantaine d’entre eux s’étaient noyés avant son arrivée.

  • Cyberprostitution : « Enfants et jeunes majeurs sont désormais les premières victimes »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/06/11/cyberprostitution-enfants-et-jeunes-majeurs-sont-desormais-les-premieres-vic

    La bataille idéologique opposant ces dernières années les partisans de la règlementarisation et ceux qui réaffirment que « la prostitution n’est ni un travail ni du sexe » est au cœur de profondes transformations de sociétés qui se numérisent à grande vitesse. Si ce débat fondamental a permis à une partie des associations de défense des « travailleurs du sexe » et aux acteurs de l’industrie pornographique de faire voir la réalité de leurs conditions d’exercice, l’internationale des proxénètes « autoentrepreneurs », elle, y a vu une aubaine sans précédent.
    Fondation Scelles

    Pour aboutir au paradoxe que les Etats comme l’Allemagne, l’Espagne ou la Nouvelle-Zélande, qui ont décidé d’encadrer légalement la prostitution, ont connu une explosion du phénomène et précipité l’extrême fragilisation des personnes prostituées. Les chiffres sont sans appel : à l’heure de #metoo, 99 % des personnes prostituées dans le monde sont des femmes, 48 % en Europe sont des enfants, 90 % de cette population réduite en esclavage sexuel souhaitent en sortir et le taux de mortalité est 10 à 40 fois supérieur dans les pays « libéraux » que dans les abolitionnistes. Dans le monde, la prostitution individuelle « choisie » ne s’élève à même pas 10 %.

    Partout très exposés aux réseaux sociaux, les mineurs et les jeunes majeurs sont désormais les premières victimes des systèmes d’exploitation 2.0. Mais leurs clients et proxénètes ont aussi rajeuni : les personnes vulnérables ou parfois seulement en quête d’identité sont pistées sur les communautés d’amis. Personne n’est à l’abri. Ni la jeune Nigériane sans papiers qui se retrouve happée par une « Authentic Sister » à smartphone et jetée sur les départementales françaises, ni la lycéenne de Paris ou Marseille amadouée par un « loverboy » au profil de gendre idéal qui la réduit en esclavage sexuel en quelques semaines dans une chambre louée en deux clics. Cette « invisibilisation » et la plasticité des systèmes de « recrutement » compliquent les réponses judiciaires et pénales des Etats.

    Partenaire des grands organismes de lutte contre la traite humaine, la Fondation française Scelles, résolument abolitionniste, s’attache tous les deux ans à radiographier tous les « systèmes prostitutionnels ». Son rapport 2019 fait l’effort d’un décryptage pointu de la bataille idéologique et de communication qui continue de diviser jusqu’aux féministes. Son président Yves Charpenel, ancien magistrat et membre du Comité consultatif national d’éthique, est aussi un fin connaisseur du continent africain. Il a répondu aux questions du Monde Afrique avant de s’envoler pour le Bénin.
    La prostitution organisée a toujours existé. Qu’est-ce qui a changé ?

    Yves Charpenel Les réseaux sociaux lui donnent une ampleur sans précédent. En dix ans, le défi est devenu planétaire. Aucun continent n’est épargné et aucun des 54 pays africains, les jeunes étant très connectés, n’échappent au phénomène. La prostitution prolifère au gré des crises : migrations trans et intracontinentales, terrorisme islamiste, tourisme sexuel, conflits, corruption policière, catastrophes naturelles fragilisent des populations forcées de se déplacer et paupérisées. La crise migratoire en Méditerranée, la plus importante depuis la seconde guerre mondiale, et la fermeture de l’Europe ont bloqué nombre de migrants en Algérie, au Niger, au Maroc, en Libye dans les conditions terribles que l’on sait. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) les estimait à 70 millions en 2017. C’est l’équivalent de la population française !
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Des « mamas maquerelles » nigérianes jugées à Paris

    Les enquêtes d’Europol et d’Interpol ont établi le lien entre les parcours de migrants et les filières de traite en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. Les Africaines subsahariennes, dont les Nigérianes, sont au cœur d’un trafic qui se noue dès le village, que les filles quittent pleines d’espoir pour un voyage en bateau payé par toute une communauté dont elles deviennent redevables. Dans les pays du Nord, les chiffres de racolage de rue sont en chute libre. L’immense majorité de la prostitution se fait via Internet et échappe aujourd’hui à la vue.

    Par ailleurs, les enfants échoués en Europe à la suite des bouleversements des « printemps arabes », de la crise au Mali qui gagne aujourd’hui le Burkina Faso et le Bénin, de Boko Haram au Nigeria, des Chabab en Somalie, le régime autoritaire érythréen, les conflits aux Soudans, et, évidemment, la guerre en Syrie, ont jeté sur les bateaux des dizaines de milliers de mineurs arrivés seuls par la Méditerranée. Beaucoup ont été directement absorbés par les réseaux de prostitution et, selon Europol, environ 10 000 d’entre eux ont carrément disparu de la circulation entre 2016 et 2018. Il n’y a pas si longtemps en France, des fillettes de 8 ans étaient mises en vente par l’Etat islamique sur Twitter pour être réduites en esclavage sexuel.

    Comment expliquez-vous le rajeunissement des clients et des proxénètes ?

    En Europe, le marché de la drogue est saturé et coûte trop cher pour un jeune qui veut « se lancer » dans un trafic lucratif. Il faut investir beaucoup d’argent pour accéder à la matière première et avoir des connexions avec des réseaux criminels très puissants et très dangereux. Les délinquants juste majeurs comprennent très vite que, malgré un arsenal judiciaire sévère, comme en France qui va jusqu’à quinze ans de prison et 1,5 million d’euros d’amende, ils ne seront condamnés en première instance qu’à dix-huit mois et à 8 000 euros pour de premiers faits de proxénétisme. Ils ne font même pas appel et paient en trois semaines de recette. Certains mineurs, garçons ou filles, sont aussi passés de victimes de la traite sexuelle en Libye à proxénètes dans les rues des grandes capitales européennes pour survivre.

    Tout est « géré » via de faux comptes Facebook, Instagram, Snapshat ou Twitter, sur des sites de rencontres « entre adultes », véritables cache-sexes de réseaux de prostitution enfantine, dont les proxénètes contournent sans arrêt les filtres en euphémisant le vocabulaire employé pour proposer des services sexuels à une clientèle de plus en plus avertie. Le Web est devenu l’outil gratuit et discret du recrutement et de la gestion de la prostitution.
    Après le Sénégal et le Niger en 2018, vous partez au Bénin pour aider à former des administrateurs à la lutte contre la traite humaine. Pourquoi ?

    L’Europe, débordée par la crise de l’accueil, tente d’aider les pays d’origine de migration à traiter le mal à la racine. Ma mission a été initiée par l’Ecole de la magistrature et est soutenue par l’Agence française de développement [AFD, partenaire du Monde Afrique de 2015 à 2018]. Les gouvernements d’Afrique de l’Ouest et du centre sont confrontés au développement d’une traite transnationale et nationale. Depuis 2009, selon le HCR, la secte islamiste nigériane Boko Haram a poussé sur les routes de l’exil plus de 2,4 millions de personnes dans le bassin du lac Tchad, carrefour du Cameroun, du Tchad, du Nigeria et du Niger.

    Ces groupes djihadistes volent, violent et revendent femmes et enfants transformés en monnaie d’échange. Le Bénin commence à être touché par ces rapts. L’Agence nationale nigériane de lutte contre l’exploitation sexuelle (Naptip) a vu le pourcentage de trafic augmenté de 204 % en 2016. Dans le même temps, beaucoup de pays africains ont légalisé la prostitution, et l’on assiste à un véritable exode des jeunes filles de villages vers les grands centres urbains du continent.
    Face à la gravité de la situation, quelles réponses d’envergure peuvent-elles être apportées ?

    Quels que soient le pays et le continent, la réponse ne peut plus être seulement nationale, elle doit être transnationale. Les lois extraterritoriales permettent par exemple aux Etats comme la France, qui criminalisent le client prostitueur et non plus la victime prostituée, de poursuivre leurs ressortissants pour des faits d’exploitation sexuelle de mineurs commis à l’étranger. En 2016, un directeur de maison de retraite catholique a été condamné par la cour d’assises de Versailles à seize ans de prison pour avoir violé ou agressé 66 enfants au Sri Lanka, en Tunisie et en Egypte. C’est loin d’être un cas isolé. C’est une avancée notable dans la lutte contre le tourisme sexuel, dont beaucoup d’enfants africains sont victimes au Maroc, au Sénégal, en Gambie, pour ne citer que quelques pays.

    L’application de ces lois dépend cependant de la qualité de la collaboration entre les pays. L’augmentation vertigineuse des réseaux nigérians dans les pays européens par exemple est rendue possible par le manque de coopération d’Abuja sur le plan international. Mais il faut aller beaucoup plus long en rendant imprescriptible, assimilée à un crime contre l’humanité, l’exploitation sexuelle des mineurs. Cela permettrait de saisir des cours relevant du droit international.
    Quelles doivent être les exigences des Etats face aux grands hébergeurs de contenus Internet ?

    Les réflexions et les lois vont dans le sens d’engager la responsabilité civile et pénale des puissants Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft (Gafam). Malgré leur attitude de défi vis-à-vis des Etats et la rapide adaptation des sites spécialisés qui se jouent des failles juridiques nationales, les Gafam ne peuvent se permettre un dégât d’image aussi considérable que d’être associés à la traite humaine.

    Les choses bougent donc et des victoires ont été remportées avec la fermeture, fin mai 2018, de la rubrique « Rencontres » du premier site français d’annonces Vivastreet, présent dans treize pays, ou l’arrêt par le FBI en avril 2018 pour « contribution au trafic sexuel » du géant américain Blackpage, spécialisé dans les services sexuels tarifés. Une course aux algorithmes pour filtrer les contenus est engagée. Sans l’émergence d’une gouvernance mondialisée d’Internet et une profonde prise de conscience de nos sociétés, on aura beau mettre face à face tous les clients condamnés face à des « survivantes » de la traite, on n’empêchera pas des Guinéennes de 15 ans d’être conduites en Uber dans un Airbnb de banlieue pour un viol tarifé « consenti » et « alternatif ».

  • Nouvelles #caméras et système de #reconnaissance_faciale à la frontière entre le #Maroc et #Ceuta

    Le système de sécurité à la frontière entre le Maroc et Ceuta se modernise. De nouvelles caméras de surveillance ont été installées dans l’enclave espagnole et un système de reconnaissance faciale devrait bientôt être mis en place, bien qu’aucune date de mise en route n’ait été communiquée par l’Espagne.

    Le ministère espagnol de l’Intérieur a ainsi récemment mis à jour le système de surveillance vidéo dans tout le périmètre de la frontière de Ceuta. 41 caméras #DOMOS et 11 caméras fixes ont été remplacées et 14 nouvelles #caméras_techniques et une plateforme plus moderne de contrôle du système de #vidéosurveillance ont été installées, rapporte El Confidencial (https://www.elconfidencial.com/espana/andalucia/2019-06-09/frontera-ceuta-marruecos-concertinas_2061042). La plupart des caméras dataient du milieu des années 90 et étaient déjà obsolètes, souligne le quotidien espagnol.

    L’une des autres mesures phares annoncées par l’Intérieur est le système de reconnaissance faciale qui sera lancé non seulement à la frontière entre Ceuta et le Maroc, mais également à Melilla, rappelle la même source. L’objectif est de réduire les temps de contrôle aux frontières et d’accroître la sécurité là où des milliers de personnes passent chaque jour.

    Pour la déléguée du gouvernement de Ceuta, Salvadora Mateos, il s’agit de créer une véritable “frontière intelligente”, indique Ceuta TV, à même de “relever les défis du XXIe siècle”, à savoir la hausse de l’immigration illégale.

    Le ministre espagnol de l’Intérieur Fernando Grande Marlaska avait également annoncé en février que les lames et fils barbelés installés en haut de la barrière frontalière (les “concertinas”) seraient bientôt enlevés et la barrière rehaussée.

    Des mesures qui ne sont toujours pas effectives alors que du côté marocain, de nouvelles lames ont été installées pour rendre plus difficile l’accès des migrants à la partie espagnole du périmètre, souligne Ceuta TV.

    “Cela fait partie d’un projet de renforcement des dispositifs marocains en Méditerranée sur 1.000 kilomètres. C’est le résultat d’une analyse qui a débuté en 2016, lorsque nous avions identifié certaines améliorations et que nous les intégrons maintenant”, a déclaré le directeur de l’immigration et de la surveillance des frontières du ministère marocain de l’Intérieur, Khalid Zerouali, rapporte El Confidencial.

    Selon le journal, le ministère espagnol de l’Intérieur attend la fin de l’installation de ces “concertinas” du côté marocain pour enlever celles du côté espagnol.

    https://www.huffpostmaghreb.com/entry/nouvelles-cameras-et-systeme-de-reconnaissance-faciale-a-la-frontie
    #Espagne #frontières #militarisation_des_frontières #surveillance #asile #migrations #réfugiés

    • Spanish-Moroccan borders upgraded with new cameras, facial recognition and a barbed wire ’swap’

      The Spanish government is seeking a 50% reduction in illegal immigration and to achieve this goal is deploying new surveillance cameras and facial recognition technology at its borders with Morocco in Ceuta and Melilla. The Spanish government also plans to remove the barbed wire fences at those borders - but the Moroccan government is constructing its own.

      New surveillance technology

      The Spanish interior ministry has updated the #CCTV system at the border between the enclave of Ceuta and Morocco, replacing 52 cameras (mainly dating from the mid-90s) with 14 new ones, backed up by a new control system.

      Facial recognition technology will also be deployed, not only at Ceuta’s border with Morocco, but also at that with the enclave of Melilla. The stated objective is to reduce the time taken to conduct border checks and to increase security at crossings used by thousands of people daily.

      It is not clear how exactly the facial recognition system will be used - for example, while the technology could be used to compare an individual’s face against the image stored in their passport (a ’one-to-one’ match), it may also be possible to scan faces in a crowd against police databases.

      Barbed wire: out and in

      In the summer of 2018 the announcement from the Spanish interior ministry that the barbed wire between Spain’s enclaves and Morocco would be removed was welcomed by many as a positive development.

      However, on the other side of the border, Morocco is installing its own barbed wire fencing, which according to El Confidencial has its origins in an agreement between the EU and Morocco through which Brussels will provide €140 million for migration control.

      The Spanish government has denied any relationship between the developments, but it plans to wait until the Moroccan fence is installed before removing its own - it is “a question of borders and borders are between two countries,” said Fernando Grande-Marlaska, the interior minister, in June.

      It is not clear from where Morocco has purchased the new fencing, which is made up of two-metre-high layers of barbed wire stacked on top of one another and surrounds the eight kilometres of wall surrounding Ceuta.

      However, the Malaga-based European Security Fencing would be an obvious choice - as well as being the supplier of the fence Spain now plans to remove, it has supplied its galvanised steel, razor-tipped products to Hungary, Denmark and is expanding into the Arabian Gulf.

      Secret agreements

      The push for new border control measures between Spain and Morocco does not only involve infrastructure - the two countries signed bilateral agreements on the control and return of irregular migrants in February this year.

      The Andalusian Association for Human Rights (APDHA) requested access to them from the European Commission, which refused, arguing that “the guarantee of confidentiality is essential for the complex operation to succeed, the objective of which is to guarantee the interests and values of the EU”.

      Intensive training has also been provided to Moroccan military, and the EU has equipped the state with search and rescue equipment. On top of the 140 million given by the EU to Morocco to “combat illegal immigration” Spain is the state’s third largest foreign investor, with the Morocco-Spain Economic Forum held to encourage partnership and investment projects. These collaborative measures share the objectives of ensuring the control, detention and return of people trying to make irregular border crossings.

      At the start of March this year, Grande-Marlaska credited cooperation between Spain, the EU and Morocco as a fundamental factor in the reduction in recorded entries to Spain, where 10,475 people had arrived by boat by July this year, compared to 14,426 in the same period of 2018.

      http://www.statewatch.org/news/2019/sep/es-mo-borders-tech.htm
      #reconnaissance_faciale #surveillance #caméras_de_vidéosurveillance #vidéosurveillance

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  • Sauvetages de migrants en Méditerranée : la capitaine Pia Klemp risque 20 ans de prison en Italie | Pascal Hérard
    https://information.tv5monde.com/info/sauvetages-de-migrants-en-mediterranee-la-capitaine-pia-klemp-

    Pia Klemp, l’ancienne capitaine allemande des navires de sauvetages de migrants Iuventa, puis Sea Watch-3, est accusée par la justice italienne de « suspicion d’aide et de complicité à l’immigration illégale ». Alors que son procès a lieu en ce moment en Italie, se pose la question de la judiciarisation du sauvetage des migrants. Source : TV5 Monde

  • La France, plus gros producteur de déchets plastiques en Méditerranée, selon la WWF 7 Juin 2019 - Ouest France
    https://www.ouest-france.fr/environnement/pollution/la-france-plus-gros-producteur-de-dechets-plastiques-en-mediterranee-se

    La mer Méditerranée est malade de ses déchets. Selon l’ONG WWF la France serait le mauvaise élève de l’Europe, responsable de produire plusieurs millions de tonnes de déchets plastiques.

    La France est le pays du pourtour méditerranéen qui produit le plus de déchets plastiques, dont plus de 10 000 tonnes atterrissent dans cette mer semi-fermée, selon un rapport publié vendredi par le WWF. L’organisation non gouvernementale avait déjà tiré la sonnette d’alarme deux mois plus tôt à l’échelle planétaire.

    A deux jours de l’organisation de la Journée Mondiale de l’océan, le bilan dressé est loin d’être positif. La France a produit 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques en 2016, soit 66,6 kg par personne, selon ce rapport publié à la veille de la Journée mondiale de l’océan. Si 98 % du total (4,4 millions de tonnes) ont été collectés, seulement 22 % ont été recyclés. Le tourisme saisonnier est notamment pointé du doigt.

    Les 2 % de déchets plastiques restants génèrent « la fuite de 80 000 tonnes de plastique dans la nature », dont 11 200 tonnes « pénètrent en Méditerranée », a calculé l’ONG.

    Activités côtières à contrôler
    Selon le WWF, la pêche, l’aquaculture et le transport maritime sont à l’origine de 9 % de cette pollution. « Les casiers à crabes, les filets à moules, les conteneurs sont parmi les débris retrouvés », précise l’ONG environnementale. Les fleuves charrient 12 % des déchets plastiques retrouvés en mer. Les activités côtières représentent le gros de la pollution (79 % soit 8 800 tonnes) en Méditerranée en provenance de France, « en raison notamment d’une mauvaise gestion des déchets et de l’impact des activités touristiques et de loisirs ».

    La concentration de débris plastiques est particulièrement élevée près de Marseille, de Nice et de la Corse, ce qui s’explique en partie par « le tourisme et les activités de loisirs ».

    Autre facteur, le système de recyclage des déchets est moins performant dans les départements méditerranéens. « Le taux de mise en décharge est particulièrement élevé dans certaines zones » comme Marseille et la Corse, avec la présence de décharges à ciel ouvert, relève WWF.

    Cette pollution plastique, outre son impact pour la faune et la flore, a un coût important, avertit encore le rapport : l’impact pour la pêche est estimé à 12 millions d’euros (débris plastiques dans les moteurs de bateaux ou les filets), à 21 millions pour le commerce maritime (enchevêtrement dans les pales d’hélice, collisions…) et de 40 millions pour le tourisme. Le coût du nettoyage des côtes est estimé à 3 millions.

    Plus de fuite dans la nature
    Il faut parvenir à « zéro fuite dans la nature » et « promouvoir le réutilisable, en particulier pour les contenants », indique à l’AFP Isabelle Autissier, présidente de WWF France.

    Concernant la promesse d’Emmanuel Macron de parvenir à 100 % de plastiques recyclés en 2025, « il y a un peu des effets d’annonce », juge-t-elle.

    « Tout le monde parle du recyclage, mais nous ne connaissons pas bien les conditions de la recyclabilité », explique-t-elle. Un meilleur objectif, selon elle, serait « qu’on dise que la France va diminuer sa consommation de plastique » d’un certain pourcentage.

    Il est essentiel de réduire la consommation de plastiques, mais aussi que « les industriels proposent autre chose » et qu’« on collecte les déchets à la source, sur terre, dans les rivières ».

    La navigatrice ne croit pas en revanche aux solutions promettant de ramasser les plastiques dans les océans où ils atterrissent : « On ne va pas peigner la mer. »

    #plastique #pollution #déchets #tourisme #environnement #Méditerranée #mer

  • Le HCR évacue des centaines de réfugiés vulnérables depuis la Libye vers des lieux en sécurité

    Dans un contexte d’affrontements violents et de détérioration de la situation sécuritaire à Tripoli, 149 réfugiés et demandeurs d’asile vulnérables ont été évacués aujourd’hui vers Rome.

    Les personnes évacuées sont originaires d’Érythrée, de Somalie, du Soudan et d’Éthiopie. Parmi elles se trouvent 65 enfants, dont 13 de moins d’un an. L’un d’entre eux est né il y a tout juste deux mois.

    De nombreuses personnes évacuées ont besoin de soins médicaux et souffrent de malnutrition.

    Ce groupe avait été transféré depuis le Centre de rassemblement et de départ (GDF) qui est géré par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, après avoir survécu pendant des mois dans des conditions difficiles au sein de centres de détention situés dans d’autres quartiers de la ville. L’évacuation a été menée en collaboration avec les autorités libyennes et italiennes.

    « D’autres évacuations humanitaires sont nécessaires », a déclaré Jean-Paul Cavalieri, chef de mission du HCR en Libye. « Elles s’avèrent une bouée de sauvetage vitale pour les réfugiés dont la seule autre alternative est de remettre leur vie entre les mains de passeurs et de trafiquants sans scrupules pour traverser la mer Méditerranée. »

    En début de semaine, 62 réfugiés originaires de Syrie, du Soudan et de Somalie et vivant en milieu urbain ont également été évacués depuis Tripoli vers le Centre de transit d’urgence du HCR à Timisoara, en Roumanie. Ils y recevront de la nourriture, des vêtements et des soins médicaux avant de partir pour la Norvège. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a fourni un appui pour leur transport.

    Le HCR est reconnaissant envers les Etats qui ont proposé et mis en place des lieux d’évacuation, mais les nouveaux détenus arrivent à un rythme plus rapide que les personnes sur le départ. Plus de 1000 réfugiés et migrants ont été évacués ou réinstallés hors de la Libye par le HCR en 2019. Par ailleurs, plus de 1200 autres ont été renvoyés en Libye par les garde-côtes libyens durant le seul mois de mai, après avoir été secourus ou interceptés lors d’une tentative de traversée par bateau après avoir fui la Libye.

    Les combats à Tripoli ne montrent aucun signe de ralentissement, et les risques que des détenus soient pris au piège dans les affrontements augmentent. Le HCR réitère son appel aux Etats pour qu’ils présentent d’urgence de nouvelles offres de couloirs humanitaires et de places de réinstallation pour les personnes évacuées, afin de pouvoir mettre en sécurité les réfugiés détenus en Libye.

    Plus de 83 000 Libyens ont été contraints de fuir leur foyer depuis début avril, les forces rivales continuant de s’engager dans des combats et des bombardements violents. Les administrations municipales locales et les communautés d’accueil ont joué un rôle crucial dans l’assistance aux personnes déplacées, dont beaucoup ont trouvé abri à l’intérieur des écoles ou d’autres bâtiments publics. D’autres sont hébergés chez des amis et des proches dans les villes et villages voisins.

    Le HCR a fourni une aide d’urgence et des articles de secours à plus de 9000 personnes déplacées et a fait don de matériel médical et d’ambulances aux hôpitaux par l’intermédiaire du Ministère de la santé et du Croissant-Rouge libyen.

    Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 600 personnes ont perdu la vie lors des récents affrontements. La semaine dernière, deux ambulanciers sont morts après avoir été pris au piège dans des bombardements. Le HCR réaffirme que le fait de prendre pour cible des civils et des travailleurs humanitaires constitue une violation du droit international et appelle à ce que tous les auteurs de ces attaques en répondent.

    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2019/5/5cf0d99ea/hcr-evacue-centaines-refugies-vulnerables-libye-vers-lieux-securite.html

    #évacuation #Italie #Libye #asile #migrations #réfugiés #réinstallation #HCR

    Alors que Salvini dit que les ports sont fermés (je ne vais pas rentrer dans les détails de cela)... les aéroports semblent, eux, ouverts... même si pour une petite minorité des personnes qui auraient besoin d’être évacuées de Libye...

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  • Les Français, ces migrants dont on parle peu

    Qui sont les Françaises et les Français qui partent s’installer, pour des durées variables, dans un pays du #Maghreb ?

    Alors que le langage courant les qualifie tour à tour de « #retraités », d’« #expatriés », d’« #entrepreneurs » ou de « #binationaux », les spécialistes des migrations internationales s’y intéressent peu. Cela est particulièrement vrai en France où le champ d’études s’est constitué autour du « problème de l’immigration », en se concentrant longtemps sur la figure emblématique du « travailleur immigré » comme le rappelle le sociologue Abdelmalek Sayad.

    Or les recherches que nous menons depuis plusieurs années au sein du programme Mobilités Nord-Sud montrent que la majorité des expériences individuelles de migration se situent à la croisée de logiques économiques, identitaires, hédonistes ou sentimentales.

    Des migrations peu connues

    Sous couvert d’une « mobilité » banalisée parce que privilégiée, l’estimation fiable de ces déplacements est difficile. Les sources statistiques locales ne sont pas systématiquement mises à jour et les chiffres fournis par les services consulaires français restent lacunaires. Les plus récents font état de 119 147 Français inscrits en Afrique du Nord dont 23 324 en Tunisie, 41 780 en Algérie et 54 043 Maroc. Plus des deux tiers seraient des bi-nationaux selon le dernier Rapport du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

    En raison du caractère facultatif de l’inscription auprès de représentations nationales à l’étranger, ces données ne sont qu’indicatives. Au Maroc, par exemple, le nombre de ressortissants français non-inscrits oscillerait entre 25 000 et 40 000 selon les sources ou comme le rapporte la sociologue Chloé Pellegrini.

    Concernant les parcours de ces individus, une enquête effectuée en 2013 par la Direction des Français à l’étranger a montré que 6 % des 1 610 000 individus inscrits au registre mondial des Français établis hors de France résident dans l’un des trois pays du Maghreb. Si pour les autres destinations, la durée moyenne de résidence est comprise entre 1 à 5 ans, 42 % des Français présents au Maghreb y vivent depuis au moins 10 ans.

    Par ailleurs, si 48,7 % indiquent séjourner en Afrique du Nord pour des raisons familiales ou personnelles, seulement 28,7 % le font pour des raisons professionnelles. Or, nos enquêtes mettent plutôt en garde contre la séparation du personnel et du professionnel, attirant l’attention sur les points de convergence entre l’un et l’autre.
    Expatriation, tourisme, retour : des catégories réductrices

    Derrière l’opacité statistique se donne à voir l’hétérogénéité et le dynamisme de ces mobilités. Les catégories traditionnellement utilisées – expatriation, tourisme, retour – montrent ici leurs limites. Non seulement ces termes demeurent le plus souvent approximatifs, mais aussi, dans certains cas, stigmatisants.

    Ainsi en est-il, par exemple, du mot « expatrié », dit familièrement « expat ». Sur le plan juridique, il s’agit de professionnels missionnés par leur État de tutelle, ou par une entreprise, qui leur assure un système de protection spécifique et des ressources matérielles conséquentes dans l’exercice d’une fonction à l’étranger (voir la définition du Larousse, les sites service-public et diplomatie.gouv.fr).

    Dans le langage courant, l’expression « expatrié » ne désigne toutefois pas uniquement ces professionnels, mais s’étend à tout ressortissant français vivant au Maghreb, et, plus largement, à toute personne issue d’un pays du « Nord » qui réside au « Sud ».

    Un imaginaire chargé de connotations négatives

    Il faut ajouter que l’imaginaire qui accompagne ce terme est à tel point chargé de connotations négatives, convoquant d’emblée le privilège, l’entre-soi, le désintérêt, voire le mépris pour la société locale, que bon nombre d’individus tiennent à s’en distancier.

    Sophie, 38 ans, installée professionnellement en Tunisie depuis trois ans et dont le mari et les deux enfants sont restés vivre en France, fait par exemple valoir l’authenticité de son rapport à la société locale :

    « Pour moi, l’idée ce n’est pas de vivre dans une tour d’ivoire, ce n’est pas ma façon d’être. Et si j’ai fait le choix d’être proche de la vraie vie, d’aller au marché trois fois par semaine, ce n’est pas juste pour le fun, c’est pour vivre sur le terrain, vivre avec la population, comprendre aussi la situation du pays. C’est même le choix aussi d’habiter à l’Ariana plutôt que dans les quartiers aisés au nord de Tunis. J’ai eu l’occasion de rencontrer des gens qui sont là depuis 10, 15 ans, qui sont dans des administrations françaises, qui ont une vision… Moi je préfère être dans des quartiers plus populaires, loin des plages ».

    On retrouve les mêmes limites terminologiques à propos de ces Françaises et de ces Français qui passent la période hivernale dans les stations balnéaires ou les villes du Maroc et de Tunisie.

    Le terme de « touriste » est difficilement applicable à celles et ceux qui, dans le cadre de logiques résidentielles plus autonomes, passent des saisons entières dans ces mêmes stations, voire s’y installent durablement pour ne plus faire que de brefs séjours dans leurs pays d’origine.

    « La médina, c’est pour les touristes »

    C’est aussi le cas des « camping-caristes », expression qui connaît d’année en année un succès grandissant au Maroc, ou plus largement des nombreux retraités qui choisissent, plus ou moins durablement, de s’implanter dans la rive sud de la Méditerranée.

    La question de la durée et de la fréquence du déplacement, conjuguée à celle des formes d’installation, appelle ainsi à réinterroger la catégorie du tourisme et à penser ses continuums avec la migration. Au Maroc, par exemple, de nombreux Français s’installent dans le prolongement d’un séjour touristique, qui fut parfois très bref. Si les Marocains les appellent parfois « les touristes qui vivent ici », ces Français ne se reconnaissent pas comme tels et revendiquent bien être des « installés ».

    Anne, gérante de café à Essaouira explique :

    « J’ai visité un local hier qui m’a bien plu, où je pourrais faire de la cuisine, dans un autre quartier, à Azlef, où il y a beaucoup de résidents. Je ne veux plus être dans la médina, c’est pour les touristes ! Et, nous, les résidents, nous venons peu ici, même presque jamais. Je vise une clientèle de résidents, maintenant ».

    Les « binationaux » en question

    La mobilité des descendantes et descendants d’immigrés maghrébins en France – couramment appelé·e·s « binationaux » –, installé·e·s à divers titres dans le pays des origines de la famille, renvoie à une autre aporie des flux vers le Maghreb.

    Régulièrement et maladroitement qualifié de « retour », ce type de mobilité est ramené d’office à l’expérience migratoire des parents, que les enfants parachèveraient en décidant de franchir le pas inverse.

    Or, les acteurs démentent cette lecture circulaire et mettent plutôt en avant des logiques qui leur sont propres. Neila, journaliste sur la trentaine, habite à Alger depuis un an et demi au moment de notre rencontre. Fille d’un couple mixte franco-algérien, elle explique :

    « J’ai fait ce choix-là mais j’avais jamais mis les pieds en Algérie avant de débarquer en avril 2012 donc c’est pas un retour ! Beaucoup me disent “tu es retournée en Algérie” mais vu que je ne connaissais pas le pays, ce n’est pas du tout un retour, c’était une vraie découverte. Bon, j’y suis partie pour plusieurs raisons. D’abord parce que j’avais ce projet en tête depuis longtemps, je voulais connaître l’Algérie. Et je me suis dit que je ne voulais pas connaître l’Algérie juste de passage parce qu’on raconte tellement de choses, tellement d’images, tellement de vécu… Et donc je me suis dit, la meilleure façon de connaître ce pays, c’est d’exercer mon métier de journaliste. Parce que ça m’ouvrirait, voilà, je connaîtrais la société, plusieurs milieux… donc j’ai cherché du travail. Parce qu’aussi j’arrivais à la fin d’un contrat et j’avais aucune opportunité sérieuse en France. »

    Pour cette catégorie d’individus, il est clairement question d’une imbrication de facteurs où l’opportunisme professionnel rencontre éventuellement le souhait de mieux connaître ses origines et, plus rarement, de dépasser les situations de racisme et de discriminations vécues dans l’hexagone.
    Ajustements et nouveaux caps

    La situation de départ initiale fait parfois l’objet d’ajustements qui dessinent un nouveau cap. Sébastien, 37 ans, avait été envoyé à Alger en tant que salarié d’un groupe français détaché en Italie. Les possibilités du marché conjuguées à une qualité de vie somme toute agréable l’ont poussé à revoir son installation et à créer sa propre société.

    D’autres se heurtent à des phénomènes de précarisation, dont les formes, très variables, imposent parfois un retour en France ou un départ vers un autre ailleurs. C’est le cas d’Alice, 19 ans, qui vit au Maroc depuis un an au moment de l’entretien. Elle travaille dans une boutique tenue par une Française pour un salaire marocain (2 500 dh soit 250 euros par mois) et ne sait pas si elle pourra rester, n’ayant pas les moyens de créer sa propre entreprise.

    Le renouvellement des opportunités professionnelles, une rencontre amoureuse, l’appartenance à un réseau d’interconnaissances, l’amélioration de la qualité de vie, ou encore le sentiment de pouvoir accéder à une mobilité sociale ascendante constituent autant de facteurs susceptibles de reconfigurer (positivement) les parcours migratoires.

    S’intéresser à ces expériences permet d’interroger les trajectoires maghrébines des Françaises et des Français au-delà des stéréotypes et des idées reçues qui les devancent et au sein desquels l’assignation à la dimension du privilège s’impose le plus souvent.

    https://theconversation.com/les-francais-ces-migrants-dont-on-parle-peu-116384
    #émigration #France #migrations #vocabulaire #terminologie #mots #migrations_nord-sud #catégories #catégorisation #imaginaire #tourisme

    ping @reka @sinehebdo

  • Le maire de #Genève rappelle qu’il est obligatoire de sauver les migrants en mer

    Sami Kanaan a signé mardi 21 mai la #Déclaration_de_Genève_sur_les_droits_de_l’Homme_en_mer. Le texte, porté par des associations, rappelle les principes de défense des droits humains. Les auteurs espèrent que la Déclaration sera signée par le plus grand nombre de maires en Europe, et qu’il provoquera une mobilisation internationale en faveur des migrants en #Méditerranée.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/17087/le-maire-de-geneve-rappelle-qu-il-est-obligatoire-de-sauver-les-migran
    #asile #migrations #sauvetage #droits_humains #droits_fondamentaux #Geneva_Declaration_on_Human_Rights_at_Sea

    ping @reka @isskein @karine4

  • Tiens, j’avais raté ce morceau récent de Dub Inc pour SOS Méditerrannée : À travers les vagues, avec plein d’invités de la scène reggae dancehall récente
    https://www.youtube.com/watch?v=9V5WIKAJ9Ts

    Si les frontières sont fermées, on nage.
    Oh my brother tell them !
    On nous destine à braver l’orage.
    We are all citizens of the world so shout it !

    REFRAIN
    On n’a pas les mêmes chances et on n’a pas les mêmes limites.
    Qui choisit la donne quand on nous sélectionne ?
    Où sont les frontières ? On se réfugie, on s’invite !
    Tendre la main à travers les vagues.
    Face à la violence on a tous atteint nos limites,
    Lorsqu’on abandonne et que la mer déborde,
    Elle emporte avec elle notre humanité en dérive.
    Tendre la main à travers les vagues.

    Taïro
    De quel droit, au nom de quelle loi peut-on leur refuser ce que l’on s’offre à nous-mêmes ?
    Si c’était moi, si c’était toi, on ferait pareil bien sûr qu’on crierait à l’aide !
    Ce que l’on voit à travers les vagues, ne sont que le reflet, le miroir de nous-mêmes.
    De quel droit, au nom de quelle loi peut-on leur refuser ce que l’on s’offre à nous-mêmes ?

    Mellow Mood
    Hold on !
    May I ask a question ?
    What if weh we see is just part of a plan ?
    Deceive divide put man against man,
    Play with the anger a di population,
    Financial empire love di situation.
    New slave masses from di next piece a land.
    Ask yourself who benefit from this, who mek money from this ?
    Then who cyaan get rid of this ?

    Komlan
    Et on compte les victimes, juste un autre listing.
    À l’image des visages anonymes.
    Mais qui sont les victimes, qui rallongent ces listings ?
    Au large, en marge, mais le regard digne.
    Peu importe les risques, peu importe la manière de partir,
    Quand l’assiette est vide il n’y a que l’espoir qui fait survivre.
    Quelle est la justice si l’on ne peut choisir son avenir ?
    Lorsque tous nos fils, nos frères sont prêts à choisir le pire.

    Naâman
    All they got is bombs and soldiers inna kaki suit.
    We see the people them starving while Babylon is looting.
    They sell the guns so the war can’t cool,
    Haffi clear up the problem from the root.
    They run away with no paper,
    Open your door Mother Earth is our shelter.
    Find ourselves for the sake of one and others,
    Beyond the borders.

    REFRAIN

    Skarra Mucci
    Because divide and separate just to rule,
    Play full control and play we fool.
    Give we all kind of reasons to kill your friend,
    Or even your brother or your family dem.
    They say that division would made us strong,
    But we prove dem wrong me say from so long.
    A time fi unite everybody stay strong,
    Well no matter your race, your colour or religion.
    Let’s come together everybody hand in hand,
    Mek we march out strong in a dis yah revolution.
    We bun a fire upon dem separation,
    We’re standing strong in a dis yah Armageddon !

    Jahneration
    Théo :
    Emergency !
    Worldwide seas are overflowing of people inna suffering, nobody give a damn thing, Lord !
    We can take this no more !
    Reach out to the needy and the poor.

    Ogach :
    No man is an island, displacement a di people inna violence,
    Some a still smile and yet dem suffering inna silence.
    Walk pon di white sand then pass thru a tight fence.
    No wonda why the I stand fi unity and guidance.

    Didier Awadi
    Dans le désert je n’ai pas le choix,
    Face à moi et à la mer je n’ai pas de quoi.
    Moi j’évolue en me disant vous voulez pas de moi,
    J’ai la couleur de la misère on m’a dit sans émoi.
    Alors plus rien à foutre on va risquer la vie,
    J’ai pas besoin de vos conseils et de tous vos avis.
    La vie c’est fifty-fifty tous on a un préavis.
    S’il faut sauver tous les miens fuck la mort voilà ma vie !

    Bouchkour
    Eneyede ameuch
    Inid aniwi l’babor yaleumri y’a mon amour
    Teucheuralll témeuss
    Inid aniwi l’babor l’moujet itsrajon leuftor
    Narian houkouma houkouma
    Narouan ameuntar
    Narian narian gulaghamart
    tahian houkouma houkouma
    Itchayar l’heubhagh
    Narian narian éouzeumar

    REFRAIN

    Balik
    On a bâti un monde concurrentiel,
    Un monde où pour les riches tout s’achète, tout se chiffre.
    On a voulu l’économie à grande échelle,
    Prétendant libérer nous n’avons fait qu’agrandir les chaines.
    En effet le problème de l’Europe dans laquelle je suis né c’est qu’elle commet des erreurs,
    Mais ne les reconnaît et fait semblant d’en ignorer les séquelles.
    À travers les vagues, je vois les visages des enfants qui se demandent pourquoi s’en aller ? Pourquoi y aller ?

    Solo Banton
    They want to come round and control,
    We put up their barriers and borders so they can hold we.
    But who made them the judge and the jury ?
    A game you a play whether you chose him or chose me.
    So many in poverty, I can’t believe when I see people sleep on the street,
    And enough of them a flee to protect their family from the financial war you a keep.

    Broussai
    Quand la faucheuse frappe à toutes les portes du village,
    Attendre son tour pour gagner de nouveaux rivages.
    Partir à tout prix, affronter les mauvais présages.
    Y a-t-il un espoir au-delà des barrages ?
    Quand on laisse les nôtres périr au large,
    Notre dignité sombre dans les larmes.
    Comment peut-on se regarder et rire aux larmes ?
    Quand se jouent sous nos yeux tous ces drames.

    Raphaël
    Open the border let we cross,
    And give a message to your boss.
    Every man has the right to make a living,
    Every child has the right to survive.
    And you know sey you get what you giving.
    Let we cross and stay alive !

    REFRAIN

    Et profitons du coup : Dub Inc vient de sortir un nouveau morceau, avec un album qui arrive, toujours dans le coup, et ça pète grave !
    DUB INC - On est ensemble (Official Video)
    https://www.youtube.com/watch?v=1MIygusByo0

    #musique #reggae #dancehall #Dub_Inc #Bouchkour #Komlan #Balik #Naaman #Taïro #Didier_Awadi #Broussai #Solo_Banton #Jahneration #Skarra_Mucci #Naâman #Mellow_Mood #Raphael #SOS_Méditerranée #migrants #frontière

  • Voix et chansons Kabyles
    https://www.nova-cinema.org/prog/2019/172-folk-on-film/folk-on-film/article/voix-et-chansons-kabyles

    •+ Hnifa, une vie brûlée Ramdane Iftini, Sami Allam, 2008, DZ, video, vo ar st fr, 60’ Hnifa, née en Kabilye mais rapidement forcée à l’exil à Alger, connut un destin digne des histoires les plus sombres. Il l’emmena des deux cotés de la Méditerranée, beaucoup à Paris où elle fut découverte dans les cabarets. C’est cette vie de souffrance que retrace ce film tourné pour la télévision. On y découvre une chanteuse d’une expressivité confondante. Elle amène la manière de chanter de son village natal et crée, avec les musiciens et auteurs qu’elles rencontrent, une nouvelle musique plus urbaine. La même histoire, en somme, que les Auvergnats et Italiens de Paris avec le musette, ou les Grecs d’Izmir exilés au Pirée avec le Rébétiko, ou encore les bluesmen de Chicago. L’occasion de découvrir une (...)

  • Cinq ans d’atteintes au droit maritime

    Depuis 2014, selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), près de 20 000 personnes sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée sur des embarcations impropres à la navigation - une catastrophe humanitaire qui perdure et aurait pu être évitée si les Etats européens s’en étaient donné les moyens. A la veille des élections européennes, SOS MEDITERRANEE revient sur cinq ans de détérioration et d’atteintes au droit maritime international et au droit humanitaire en Méditerranée centrale.

    2013-2014 : MARE NOSTRUM, une opération de la marine italienne torpillée par l’Union européenne

    A la suite d’un terrible naufrage au large de Lampedusa, l’Italie lance l’opération de recherche et de sauvetage Mare Nostrum le 18 octobre 2013 afin de « prêter assistance à quiconque est trouvé en péril en mer ». Plus de 150 000 vies sont sauvées. Mais le 31 octobre 2014, l’Italie met fin à l’opération en raison du manque de soutien de l’Union européenne. Mare Nostrum est remplacée par Triton, dont le but premier n’est plus de sauver des vies mais de contrôler les frontières. Malgré l’absence de navires de secours en mer, les gens continuent à fuir la Libye. Résultat : plusieurs milliers d’hommes, de femmes et d’enfants meurent noyés en tentant la traversée.

    Voir la vidéo - épisode 1 :
    https://www.youtube.com/watch?v=4X6nrVELQ00

    Depuis février 2017 : renforcement des garde-côtes libyens et création d’une zone de recherche et de sauvetage gérée depuis Tripoli

    En février 2017, les chefs d’Etat européens réunis à Malte adoptent la Déclaration de Malte prévoyant la formation, l’équipement et le financement des garde-côtes libyens afin qu’ils puissent intercepter les embarcations en détresse et les ramener de force vers la Libye. Au regard de la situation de chaos qui prévaut en Libye, ceci est totalement contraire au droit maritime et au droit des réfugiés.

    En juin 2018, une région de recherche et de sauvetage libyenne est créée dans les eaux internationales, ce qui provoque une grande confusion dans les opérations de sauvetage. Des milliers de personnes interceptées sont refoulées illégalement en Libye ; d’autres ne sont pas secourues car les garde-côtes libyens ne peuvent assurer des sauvetages efficaces et sûrs. Les rescapés sont ramenés dans des camps où ils sont soumis à des violations systématiques de leurs droits fondamentaux, à la torture, au viol, au travail forcé, à des exécutions arbitraires. L’obligation légale de conduire les survivants des sauvetages vers un « lieu sûr » est bafouée. A terre comme en mer, des milliers de personnes périssent.

    Voir la vidéo - épisode 2 :
    https://www.youtube.com/watch?v=Z9Lb--g2_s0

    Depuis 2017 : graves entraves à l’action des navires civils de sauvetage

    Créées en 2014 et 2015 par des citoyens européens pour combler le vide laissé par leurs gouvernements, les ONG de recherche et de sauvetage deviennent la cible de harcèlement administratif, politique et judiciaire qui les empêche de sauver des vies. Depuis 2017, plusieurs enquêtes sont lancées contre les navires et leurs équipages, sans que les accusateurs ne puissent prouver la moindre action illégale. Des navires tels que l’Aquarius de SOS MEDITERRANEE sont privés de pavillon suite à des pressions politiques. Alors que les sauveteurs sont entravés dans leur action, le devoir d’assistance en mer est bafoué, les témoins écartés.

    Voir la vidéo - épisode 3 :
    https://www.youtube.com/watch?v=eLfO5it4uPQ

    Depuis juin 2018 : fermeture des ports, les rescapés bloqués en mer

    Juin 2018 : après la fermeture des ports italiens aux navires de sauvetage, l’odyssée de l’Aquarius, contraint de débarquer à Valence en Espagne les 630 rescapés à son bord, inaugure une longue série de blocages en mer. Les navires, quels qu’ils soient, sont bloqués des jours voire des semaines avant qu’une solution de débarquement ad hoc ne soit proposée par quelques Etats européens, avec une répartition des rescapés par quotas. Le droit maritime prévoit pourtant que les navires doivent être relevés de la responsabilité du sauvetage aussi vite que possible et traiter les survivants humainement. En mer, les navires immobilisés ne peuvent secourir d’autres personnes en détresse. La capacité de sauvetage est encore réduite et la mortalité explose.

    Vidéo à venir.

    http://www.sosmediterranee.fr/journal-de-bord/5-ans-d-atteintes-au-droit-maritime
    #ONG #histoire #chronologie #Méditerranée #naufrages #sauvetages #mourir_en_mer #migrations #asile #réfugiés #frontières #mer_Méditerranée #vidéo #droit_maritime #Mare_Nostrum #Triton

    ping @reka

  • Abécédaire des prépositions : Nuages
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-nuages

    https://youtu.be/py_NWq5TkVA

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste / #Récit, #Écriture, #Voix, #Sons, Vidéo, #Cinéma, #Nature, #Nuit, #Regard, Société, #Politique, #Voyage, Abécédaire des prépositions (le film des films), (...)

    #Société #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Numérique
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

    • @liminaire Les Cévennes c’est la Corse sans la mer !

      Alors ce n’est pas tout à fait à Sénéchas mais à Chalap. Et c’est un autre film de Zoo Project qui m’a mis sur la voie de cette fresque il y a quatre ans. J’avais reconnu l’endroit au sifflement du vent dans les pins. Cela n’a pas été facile de trouver cet endroit. En 2014 la fresque était dans un état très délabré. Et puis elle a été restaurée par un groupes d’amies et d’amis de Bilel. L’automne dernier elle faisait encore bonne figure, mais le climat cévenol n’est pas clément avec la peinture j’en sais quelque chose étant donné la fréquence à laquelle je suis contraint de repeindre les volets de ma maison.

      Un extrait de La cordelette (un épisode cévenol) qui est dans le numéro 9 de La Moitié du fourbi dont la soirée de lancement est ce mercredi 15 mai à 19H au Monte en l’Air, passe, cela me fera très plaisir.

      Mais j’ai beau ne pas regarder la fenêtre je peux très bien l’imaginer, ses huis laqués en rouge brique, pour les garantir des âpretés des saisons cévenoles, le froid mordant en hiver et la brutalité d’un soleil peu contredit en été, sans compter des pluies torrentielles en automne, d’ailleurs on appelle ces déluges des épisodes cévenols et c’est dans cette vallée que naissent de tels phénomènes, redoutés dans tout le Sud-Est de la France, lorsque des nuages chauds du Sud, viennent buter contre la barre haute et froide du mont Lozère, déclenchant des orages sauvages qui vont recracher leur violence et leurs cataractes en redescendant vers la Méditerranée ; et je peux voir de telles manifestations prendre forme depuis cette fenêtre, je les ai observées et photographiées, filmées même, moult fois, c’est dire si la contemplation de la fenêtre peut facilement détourner le cours de mes pensées...