region:sud de la chine

  • Les autorités chinoises font la chasse aux #étudiants marxistes
    https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2018/11/13/les-autorites-chinoises-font-la-chasse-aux-etudiants-marxistes_5382985_3216.

    Après des interpellations en juillet et en août, treize personnes, soutenant les #ouvriers d’une usine qui réclament d’être défendus par des représentants syndicaux indépendants, auraient été arrêtées le week-end dernier.

    Bien qu’ayant remis au goût du jour l’étude du marxisme dans les universités, le gouvernement chinois n’entend manifestement pas voir se développer dans le pays une nouvelle forme de #lutte_des_classes. Comme elle l’avait déjà fait en juillet puis en août, la #police vient, une nouvelle fois, d’arrêter des étudiants et des militants dans plusieurs villes du pays. Leur seul tort : soutenir les ouvriers d’une usine qui réclament d’être défendus par des représentants syndicaux indépendants.
    L’affaire concerne une entreprise située à Shenzhen, tout au sud de la Chine, Jasic, connue pour ses robots industriels. C’est là qu’en juillet des salariés qui réclamaient en vain depuis deux mois une amélioration de leurs conditions de travail se sont mis à vouloir s’organiser en syndicat. La réaction des autorités ne s’est pas fait attendre : licenciés puis pris à partie par des hommes de main, les meneurs – et leurs soutiens –, au total une trentaine de personnes, sont arrêtés par la police le 27 juillet.
    Alors que, très vite, ce conflit est médiatisé et que quelques dizaines d’étudiants se rendent en août à Shenzhen pour se joindre au mouvement, la police organise, le 24 août, une descente dans un appartement occupé par des étudiants à Huizhou, juste à côté de Shenzhen. Une vidéo apparemment tournée par les étudiants renforce la mobilisation. Si une majorité des personnes arrêtées en juillet semblent avoir été libérées, plus d’une dizaine sont encore détenues au secret pour « rassemblement portant atteinte à l’ordre public » et attendent d’être jugées.
    Des arrestations décrites comme des kidnappings
    Surtout, treize nouvelles arrestations, décrites comme des kidnappings par les étudiants, auraient eu lieu le week-end dernier dans tout le pays en lien avec ce conflit, soulevant l’indignation. Parmi elles, celle d’un étudiant, Zhang Shengye, appréhendé sans ménagement par la police sur le campus de l’université de Pékin, la plus réputée du pays. « J’ai entendu un des hommes dire “c’est lui, poussez-le dans la voiture”, et j’ai vu de trois à cinq personnes attraper un étudiant et le mettre dans un véhicule », a expliqué sur une vidéo, qui a tourné sur les réseaux sociaux, un étudiant affirmant avoir vu la scène.
    Zhang Shengye faisait partie de ceux qui se mobilisaient pour obtenir des informations sur les étudiants disparus. Le Groupe de solidarité avec les travailleurs de Jasic a dénoncé, dans un communiqué cité par l’agence France-Presse, la passivité des autorités de l’université de Pékin, où le mécontentement monte depuis le printemps après les représailles de sa direction contre une militante du mouvement #metoo : « C’est un crime de plus que commettent les universités contre les étudiants progressistes et la communauté de gauche », y lit-on.
    Le paradoxe est que la police politique chinoise s’était évertuée jusqu’alors à faire taire toute revendication prodémocratie et libérale. Le régime, qui a encensé Marx pour son bicentenaire en mai, est tout à coup dépassé sur sa gauche.
    L’une des caractéristiques de ce conflit hors norme est en effet qu’il réunit des ouvriers mais aussi des étudiants se définissant comme marxistes, voulant selon leurs propres termes « libérer les travailleurs », auxquels s’ajoutent des maoïstes qui ont parfois l’âge d’être leurs parents.

  • L’homme-mystère de l’âge de pierre

    https://www.france.tv/documentaires/science-sante/670129-l-homme-mystere-de-l-age-de-pierre.html

    Une équipe de scientifiques australiens et chinois fait une découverte mystérieuse dans une grotte du sud de la Chine : des restes humains sont mis au jour pendant une fouille, et les os en question ne s’apparentent à aucune autre espèce humaine connue.

    https://youtu.be/lgEukVL0ZGU

    Pourtant, ils sont datés de la même époque que l’homme moderne. L’enquête est lancée pour déterminer s’il y a présence ou non d’une nouvelle espèce. L’hypothèse, si elle est vérifiée, est susceptible de remettre en question toutes les théories actuelles de l’évolution de la lignée humaine.

  • Chine. Qui veut la peau des lucioles du Jiangxi ? | Courrier international
    https://www.courrierinternational.com/article/chine-qui-veut-la-peau-des-lucioles-du-jiangxi

    Ces revendeurs ont mis sur pied un gigantesque #marché. Selon des chiffres fournis par Yue Hua, le fondateur de l’association La Chaîne écologique des #lucioles, la plateforme de commerce en ligne #Taobao comptait 96 vendeurs de lucioles vivantes fin juillet 2016, soit 58 de plus qu’un an auparavant. Parmi eux, à l’exception de 29 incapables d’indiquer clairement la provenance de leur marchandise, 57 (soit 85 %) expédiaient des lucioles originaires de Ganzhou, dans la province du Jiangxi ; quant aux 10 autres, ils revendaient des insectes provenant des provinces du Guangxi (sud de la Chine), du Yunnan (sud-ouest), du Hubei (centre) et du Jiangsu (est).

    En juillet 2016, deux plateformes hébergées par Alibaba ont vendu à elles seules 17 424 101 lucioles. À raison d’environ 1 yuan la luciole expédiée, cela correspond donc à un chiffre d’affaires mensuel de plus de 17 millions de yuans [2,16 millions d’euros]. Un volume de ventes aussi important a valu à plusieurs sites, dont Taobao, d’être accusés d’être des “exterminateurs de lucioles”. Les médias et les associations se sont émus et ont alerté l’opinion. L’association de Yue Hua a ainsi adressé une lettre ouverte à l’Office national des forêts pour dénoncer l’activité de ces cybermarchands et dire son souhait de voir rapidement publiée une loi protégeant les lucioles.

    #chasse #trafic #commerce #extinction

  • #collapsologie #ruines #catastrophe #capitalisme #ecologie
    Le Monde des Livres
    #ethnologie #japon #oregon
    #matsutake

    La mondialisation et le champignon
    C’est l’histoire d’un champignon, appelé matsutake, dont raffolent les riches Japonais depuis des siècles, à tel point qu’il servait de cadeau précieux pour honorer alliances, mariages et amitiés. Mais l’exploitation industrielle des forêts japonaises, de la fin du XIXe siècle à 1945, -conduisit à sa disparition totale à partir des années 1950. Or, cette même exploitation industrielle, dans un contexte écologique différent, l’a au contraire fait pousser en masse à l’autre bout du Pacifique, dans les forêts de l’Oregon, dès les années 1970. Une foule hétéroclite de cueilleurs s’est alors ruée sur cette manne : des hippies ou vétérans de la guerre du Vietnam fuyant les foules urbaines, des Latinos clandestins se cachant de la police, des montagnards des minorités ethniques d’Asie du Sud-Est (recrutés par l’armée américaine lors de sa croisade anticommuniste, au-jour-d’hui réfugiés politiques) cherchant mieux que les salaires de misère proposés dans les grandes villes. Via une cascade d’intermédiaires - acheteurs, trieurs, grossistes, revendeurs -, un trafic alimente désormais quotidiennement par avion boutiques et restaurants de luxe des mégapoles japonaises.
    C’est cette histoire extraordinaire qu’Anna Tsing, anthropologue à l’université de Californie à Santa Cruz, raconte avec talent dans son ouvrage, où se mêlent étroitement l’étude ethnologique de ces communautés humaines précaires et l’étude écologique des équilibres instables entre -espèces. Ces relations entre -humains et non-humains, que l’auteur appelle des « agencements », sont donc à la fois le produit d’une mondialisation capitaliste ravageuse - pour les forêts comme pour les hommes - et l’origine de l’une des formes de cette mondialisation reliant les deux rives du Pacifique.
    Mais au-delà de cette histoire, en soi palpitante, qui nous emmène également, à des fins -comparatives, dans les forêts du Yunnan (sud de la Chine), du Japon et de Laponie, le champignon permet à Anna Tsing de dépasser de façon fulgurante la vision communément admise de ce que sont l’économie, la politique et la science, par une nouvelle approche issue du constat suivant : le capitalisme mondialisé n’est plus seulement un vecteur de progrès de la condition humaine, il est aussi, par l’extension continuelle de sa prédation, celui de la destruction de la planète et de la fragilisation de ses habitants, -humains et non-humains.
    « Regarder autour de nous »
    Néanmoins, au lieu de se conten-ter de s’opposer à cette destruction (ce qui est certes -nécessaire mais suppose un objectif illusoire de retour du progrès dans le « droit chemin »), l’auteure invite à « chercher du côté de ce qui a été ignoré, de ce qui n’a jamais concordé avec la linéarité du progrès », à observer ce qui se passe au milieu des ruines laissées par la prédation capitaliste. Car c’est là que se nouent, selon elle, ces enchevêtrements porteurs non pas d’alternative, mais de vie, tout simplement. Même s’il s’agit d’agencements locaux, fugaces et temporaires, « il nous faut regarder autour de nous plutôt qu’en avant ». Elle propose ainsi un nouveau « travail politique » visant à faire émerger ce qu’elle appelle des « communs latents ». « Quand on vit dans l’indéterminé, de telles lueurs constituent la politique », un ici et maintenant encore préférable au bien commun rédempteur et utopique que promettait un progrès désormais jugé inatteignable.
    Une autre façon de faire de la politique, mais aussi de la science. Car de même que l’économie capitaliste supprime la variété des ressources pour n’en sélectionner et n’en dupliquer ad nauseam qu’une seule (la plus rentable), -détruisant les autres au passage, la science néodarwinienne de la sélection génétique néglige ce que montrent les avancées les plus récentes de la « bio-écologie » : une espèce n’évolue pas « contre » son environnement ou les variétés concurrentes, mais en fonction de leurs interrelations et des événements historiques. « La nature pourrait sélectionner des relations, bien plus que des individus ou des génomes », note Anna Tsing.
    « En distillant des principes généraux, les théoriciens espèrent que d’autres les compléteront avec des cas particuliers (...). C’est un véritable arsenal intellectuel qui aide à consolider le mur entre concepts et histoires, et concrètement tout cela assèche l’importance de la sensibilité », proteste Anna Tsing, qui prône au contraire une « nouvelle alliance entre l’observation et le travail de terrain », résumée par le terme « prêter attention », en particulier à ce qui pousse entre les ruines. Le premier être vivant qui a surgi sur le sol irradié -d’Hiroshima en 1945 était un champignon.
    Antoine Reverchon

  • Rennes, 16 décembre : Cycle Made In China : Je veux être représentant du Peuple

    L’Institut Confucius de Bretagne (ICB) dans le cadre du Cycle Made in China, vous propose le mardi 16 décembre à 20h00 à l’ICB la projection du film « Je veux être un représentant du peuple ».

    Jia Zhitan vit dans un paisible village du Sud de la Chine. Un jour, on lui propose d’être candidat au poste de représentant au Congrès du peuple pour sa circonscription. A l’aide d’une caméra, ce réalisateur amateur film sur le vif le déroulé de l’élection et ses nombreux rebondissements....

    http://www.chinefrancophonie.com/t3146-rennes-16-decembre-cycle-made-in-china-je-veux-etre-represe

  • #Chine : le plus #grand #aquarium du #monde sur #une île, laboratoire des #réformes.

    Elle abrite le plus grand aquarium du monde et nourrit des rêves de prospérité : une modeste île du Sud de la Chine se veut un laboratoire des réformes de Pékin pour relancer la consommation... et prévoit même de lever la censure sur l’internet.

    « Lever la censure » ? On attend toujours les résultats dans nouvelle zone économique bordant Shanghai. En attendant, la Chine fait honneur à sa démesure habituelle. Les aquariophiles ne s’en plaindront pas ^^

    http://www.liberation.fr/economie/2014/08/27/chine-le-plus-grand-aquarium-du-monde-sur-une-ile-laboratoire-des-reforme

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 25/08/2014

  • #Chine : des dizaines de milliers d’ #ouvriers en #grève dans une #usine géante

    Des dizaines de milliers d’ouvriers étaient en grève mercredi dans une énorme usine du sud de la Chine fabriquant des #chaussures de #sport pour #Nike et #Adidas, un mouvement social qui a déclenché un imposant déploiement des forces de l’ordre, a rapporté une ONG.

    http://www.liberation.fr/economie/2014/04/16/chine-des-dizaines-de-milliers-d-ouvriers-en-greve-dans-une-usine-geante_

    D’autres images dans l’article d’Europe 1, impressionnant !

    http://www.europe1.fr/International/Voici-a-quoi-ressemble-une-greve-en-Chine-2095109/#

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 14/04/2014

  • #Chine : des dizaines de milliers d’ouvriers en #grève dans une usine géante
    http://www.entreprises.ouest-france.fr/content/chine-dizaines-milliers-douvriers-greve-dans-usine-geante

    Des dizaines de milliers d’ouvriers étaient en grève mercredi dans une énorme usine du sud de la Chine fabriquant des chaussures de sport pour Nike et Adidas, un mouvement social qui a déclenché un imposant déploiement des forces de l’ordre, a rapporté une ONG.

    Plus de 30.000 employés de l’usine Yue Yuen de la ville de Dongguan refusent depuis la semaine dernière de reprendre le travail, en se plaignant de leurs conditions salariales, de leurs contrats d’embauche lacunaires et de carences dans leur couverture sociale.

    L’organisation China Labor Watch, spécialisée dans les mouvements sociaux du secteur industriel chinois, a diffusé une série de photos montrant le déploiement de centaines de policiers autour de l’usine, certains équipés de matériel anti-émeute et d’autres tenant en laisse des bergers allemands.

    Des photos ici:http://revolution-news.com/china-thousand-yue-yuen-nike-adidas-factory-workers-strike-unpaid-p

  • La #France « prête à construire » deux nouvelles tranches #EPR en #Chine

    Jean-Marc Ayrault a assuré dimanche que la France était « prête », si Pékin le décide, à construire deux nouvelles tranches EPR à Taishan (sud de la Chine), où Français et #Chinois édifient deux premiers réacteurs de ce type sur l’un des plus importants #chantiers nucléaires au monde.

    Renforcement de la synergie #nucléaire France-Chine...mais pour quel avenir ?

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ifB7OuC9VVIHjg0BabnEoRXxH9mg

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 09/12/2013

  • Guangji (Yunnan, Chine) : Émeute antipolicière contre des expropriations de terres
    http://fr.squat.net/2013/10/27/guangji-yunnan-chine-emeute-antipoliciere-contre-des-expropriations-de-ter

    Depuis plusieurs jours, la police est en nombre à l’entrée du village de Guangji, dans le Yunnan, au sud de la Chine. Cette présence policière massive fait suite à une émeute qui s’est produite mardi 22 octobre lorsque de nombreux villageois ont affronté les flics venus exproprier des terres. Le projet des pouvoirs publics locaux est de remplacer ces terres cultivées depuis des siècles par un énorme complexe touristique. Là-bas comme ailleurs…

    #émeute #Chine #Yunnan

  • Les Inrocks - Foxconn : rescapée d’une tentative de suicide, une employée raconte son expérience chez le fournisseur d’Apple
    http://www.lesinrocks.com/2013/08/08/actualite/foxconn-rescapee-tentative-suicide-une-employee-raconte-son-experience-f

    Le 17 mars 2010, à 8 heures du matin, Tian Yu, 17 ans, se jette du quatrième étage du dortoir de son entreprise, à Shenzen, ville-monstre du sud de la Chine, après seulement 37 jours de travail. Son geste n’est pas un cas isolé. En 2010, dix-huit employés de l’entreprise Foxconn ont tenté de mettre fin à leurs jours. Les médias internationaux avaient alors baptisé les usines de Shenzen de l’entreprise « Foxconn Suicide Express ».
    (...) Les posters sur les murs disent « Efficacité. A chaque minute, chaque seconde », « Atteins les buts fixés sinon le soleil ne se lèvera plus », « En dehors du labo, il n’y a pas de high-tech, juste de la discipline ».

  • Chine : L’Armée rouge en ligne traque les étudiants · Global Voices en Français
    http://fr.globalvoicesonline.org/2013/03/27/142101


    ❝Dans la province du Guangdong au sud de la Chine, le gouvernement local a honoré l’Université de Baiyun pour son « excellent travail » dans le contrôle des activités en ligne et des opinions publiées sur le Web par les étudiants, rapporte le Nandu Daily.

    Surnommée « l’Armée rouge en ligne » et dirigée par neuf enseignants et six étudiants, l’équipe de « Contrôle de l’utilisation d’Internet et des informations partagées sur les réseaux sociaux par les étudiants » de l’Université de Baiyun a été créée en 2010 pour surveiller les conversations des étudiants et pour contrôler la diffusion d’opinions négatives en ligne. Son travail quotidien consiste à contrôler les sites de discussion en ligne, à suivre les microblogs et à surveiller les forums. Les étudiants qui ont été engagés travaillent 1,5 h par jour et sont payés 200 RMB (25 € ou 32 $) par mois.
    #chine #censure #réseauxétudiants

  • Délocalisation et expropriations déclenchent la colère de milliers de Chinois
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20111121trib000665602/des-milliers-d-ouvriers-chinois-en-greve-contre-les-delocalisations.html

    Plus de 7.000 salariés d’une fabrique de chaussures pour les marques Adidas, Nike et New Balance, du sud de la Chine, ont manifesté pour s’opposer à un potentiel projet de délocalisation vers une province du sud-est. D’autres Chinois se sont pour leur part opposés aux saisies de terres.

    Les Chinois continuent de se révolter. Des milliers d’entre eux ont fait grève contre des licenciements et des réductions de salaires dans une fabrique de chaussures pour les marques Adidas, Nike et New Balance. Dans la province du Guangdong, ce mouvement social a provoqué des heurts avec la police causant de nombreux blessés, selon le China Labor Watch (CNW), groupe de défense des droits de l’homme.