• L’indescriptible histoire des pensionnats indiens Siwel
    Source : https://www.siwel.info/le-canada-demande-pardon-aux-peuples-autochtones-lindescriptible-histoire-de

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    1859 : le jésuite Paul Durieu, installé en Colombie Britannique, prévoit d’exterminer tous les chefs indiens non chrétiens. Un modèle qui a eu cours ensuite dans les Indian Residential School, des pensionnats pour les enfants indiens dont on va longuement reparler.

    1862-63  : épidémie de variole introduite par un missionnaire anglican, futur évêque, John Sheepshanks, qui a inoculé le virus à des enfants amérindiens. Cela, sous la couverture du gouvernement provincial et le commerce de fourrures de la compagnie Hudson Bay, qui parraine les premières missions protestantes chez les indiens. C’est aussi la première guerre bactériologique connue de l’histoire, et elle a permis à des chercheurs d’or de piller les terres de ces milliers d’indiens assassinés.

    1870  : la couronne anglaise donne les terres des indiens aux anglicans et autres missionnaires catholiques.

    1873  : on établit une force armée (la police montée) qui a parmi ses attributions de refouler tous les indiens dans des réserves, et cela tout le long de la voie ferrée qui traverse le pays.

    1876  : l’Indian Act retire aux indiens le statut de citoyens. Ils ne peuvent pas voter, sont considérés comme mineurs et ne peuvent aller en justice.

    1886  : les cérémonies indiennes sont interdites.

    1889  : les écoles indiennes sont interdites, les enfants doivent aller dans pensionnats destinés aux autochtones.

    1891  : premiers décès en masse d’enfants indiens dans les pensionnats à cause de tuberculose non soignée. Le gouvernement canadien ne s’en soucie pas.

    1905  : plus d’une centaine de ces pensionnats sont actifs au Canada.

    1907  : le Dr Peter Bryce qui est médecin chef aux Affaires Indiennes, fait une étude de la santé des enfants dans ces pensionnats. Il en ressort que plus de la moitié (entre 35 et 60%) des enfants meurent à cause de tuberculose qui y est introduite délibérément par le personnel. Le DrBryce parlait d’un « crime national »[1]. En parallèle, le chef des affaires indiennes Duncan Scott, cherchait une solution finale au « problème indien », ce peuple vu par lui comme une sous race.
    C’est d’ailleurs lui qui a fait passer le rapport Bryce à la trappe. Tout cela était donc intentionnel, et le virus était introduit exprès, afin d’éradiquer les indiens.

    1910  : Duncan Scott confie par contrat la gestion des pensionnats aux catholiques, anglicans, presbytériens et méthodistes.

    1919  : fin des examens médicaux dans les residential schools.

    1920  : tous les enfants de plus de 7 ans doivent être envoyés dans les pensionnats sinon les parents vont en prion et prennent une amende[2]. Là, la moitié de leurs enfants mouraient.

    1925  : création de l’Eglise unie du Canada pour christianiser tout le monde. Elle est financée par la couronne d’Angleterre. Elle hérite de tous les pensionnats et des terres volées par les méthodistes et les presbytériens.

    1928  : loi sur la stérilisation en Alberta, qui permet de stériliser les enfants des pensionnats à leur insu sur décision d’un curé. Au moins 2.800 enfants ont ainsi été mutilés. Une loi similaire est adoptée en 1933 en Colombie Britannique. Dans les années 30, c’est le boom des pensionnats, il y en aurait environ 130 dans le pays.

    Janvier 1939  : les enfants Cowichan servent de cobayes à des expériences menées par des médecins allemands au pensionnat Kuper Island à l’ile de Vancouver. Le foyer était tenu par des catholiques allemands. Dans les années qui suivent, un futur premier ministre canadien s’est occupé de définir le génocide de manière à ce que le génocide des amérindiens ne rentre pas dans ce cadre.

    1946-1952  : des centaines de médecins nazis et SS obtiennent la nationalité canadienne (projet Paperclip, dont les archives commencent à peine à sortir). Et beaucoup ont mené leurs expériences dans les pensionnats d’indiens, centres militaires et autres cliniques comme celle du Dr Ewen Cameron, qui a travaillé sur les projets de manipulation mentale de la CIA MK ultra et Monarch. Sur les patients, on teste l’usage de drogues, les électrochocs, la privation de sommeil, les chocs traumatiques, cela pour développer la manipulation mentale.


    1956  : un survivant de la Lincoln Royal Canadian Air Base à Calgary (Alberta) dit qu’un médecin qui avait un tatouage SS a torturé des enfants à mort, dont des enfants indiens amenés par les policiers du RMMP (la police montée canadienne royale), venant des pensionnats catholiques. Des survivants des bases militaires de Suffield en Alberta, de Nanaimo en Colombie Britannique, de l’hôpital psychiatrique Lakehead en Ontario évoquent des faits similaires.


    1962 – 1971  : des milliers d’enfants indiens sont enlevés à leurs familles dans le cadre du programme « sixties scoop » qui aurait concerné officiellement 20.000 enfants. Etrangement, on observe que le programme actuel d’adoptions forcées aux Etats-Unis ressemble beaucoup à « Sixties Scoop », ces rafles d’enfants qui pourraient n’avoir été qu’un test. Beaucoup de ces enfants sont morts et les circonstances ont été dissimulées.

    1970  : suite à des révoltes, le gouvernement cède l’éducation des enfants indiens aux communautés indiennes, petit à petit. En 1972, les affaires indiennes ordonnent la destruction de tous les dossiers personnels des indiens, y compris l’origine et les documents de propriété. En 1975, la majorité des pensionnats étaient sortis de l’orbite des catholiques. Pourtant, les abus ont continué dans de nombreux établissements passés aux autochtones, à savoir des écoles maternelles. Le dernier pensionnat ferme en 1996.

    1980  : suite à la pression des indiens, le gouvernement établit une assemblée fantoche de chefs non élus, qui ne cherche pas à enquêter sur les abus commis contre les indiens, ni à demander la souveraineté du peuple indien.

    1986  : l’église unie du Canada demande "pardon". Mais elle ne veut pas indemniser ses victimes.

    1989  : Nora Bernard, qui a survécu au pensionnat de New Brunswick, démarre les poursuites contre l’église catholique canadienne et le gouvernement. Elle a été assassinée en décembre 2007[3], juste avant les « excuses » du gouvernement pour les pensionnats. Nora Bernard a quand-même été à l’origine de la plus grosse ‘class action’ du Canada, représentant 79.000 survivants[4].

    1993 – 1995  : des indiens parlent publiquement de meurtres d’enfants à l’école St Andrews de Port Alberni, qui était gérée par l’Eglise catholique du Canada. C’est là qu’officie Kevin Annett, ce pasteur qui est tombé sur une transaction foncière entre le gouvernement et l’église qui achetait, concernant des terres volées aux indiens. Annett est renvoyé à la suite de son indignation publique au sujet de cette magouille. Puis un autre parle d’enfants battus à mort dans un autre pensionnat.

    1996 – 1998  : Annett rend publics des centaines de témoignages rapportant des crimes dans les pensionnats. A partir de là, il a plein d’ennuis (divorce, procès…). Des procès intentés par des survivants suivent malgré tout. Des indemnités commencent à tomber pour les 86.000 survivants, écœurés de voir qu’on tente d’acheter leur mémoire. Et des millions de dollars de subventions diverses et variées pleuvent sur les réserves indiennes. Mais l’argent a été très mal réparti, et souvent accaparé par les chefs tribaux et autres administrations.

    2000  : comme 10.000 survivants avaient porté plainte, l’église du Canada a demandé au gouvernement de restreindre le cadre des poursuites et d’assumer la responsabilité première pour les crimes commis dans les pensionnats. De nombreux tribunaux refuseront d’ailleurs aux indiens le droit de poursuivre l’Eglise.

    2002  : l’Eglise mène une campagne de propagande pour dire qu’elle sera ruinée si elle doit assumer les conséquences des poursuites. Du coup, le gouvernement a pris l’entière responsabilité des crimes, y compris les compensations financières.

    2005  : des survivants désignent à Annett des lieux de sépultures de masse, autrement dit des charniers, proches d’anciens pensionnats de Colombie Britannique. On monte alors « Friends and relatives of the disappeared » (amis et proches des disparus). Le film Unrepentant est réalisé à partir des travaux d’Annett.

    2007  : le gouvernement met en place une commission de réconciliation et de vérité, qui refuse de dédommager plus de la moitié des survivants.

    Juin 2008  : sous la pression, le gouvernement « s’excuse » pour les crimes, tout en cherchant à les minimiser. Il n’est toujours pas question de faire payer l’Eglise.

    2009  : un témoin de meurtre d’enfant, Johnny “Bingo” Dawson, est assassiné par la police, qui l’avait menacé au cas où il parlait.

    2010  : les contacts entre les survivants de l’Eglise canadiens, irlandais, italiens, allemands et anglais se nouent. Il apparaît clairement que Ratzinger, le pape, a œuvré toute sa vie pour dissimuler ces abus au public.

    2012  : pendant que le gouvernement fait encore mine de faire de la « réconciliation » et de la « vérité », les actions en Justice vont démarrer sérieusement. Au passage, précisons que les survivants des résidential school conchient littéralement la « Truth and reconciliation commission » qui tente de les enfumer depuis quelques années déjà, à grands coups de subventions. Et aujourd’hui, on ne connait toujours pas le nombre d’enfants qui sont passés dans ces pensionnats. On parle officiellement de 100.000 à 200.000 enfants.


    2. Le génocide

    On peut parler de génocide par bien des aspects. Notamment parce qu’on retrouve dans celui des indiens du Canada les trois phases habituelles : conquête, confinement, destruction. Mais celui des indiens a duré longtemps et a fonctionné par vagues successives, sous le couvert de la religion et de l’éducation. Les survivants parlent de camps de concentration chrétiens.

    En 1910, la plupart de la centaine de pensionnats (les residential school) dans lesquels sont envoyés les enfants indiens du Canada est dans le giron de l’Eglise catholique romaine. Ces pensionnats étaient de véritables mouroirs, où le taux de décès était encore pire que dans les camps de concentration nazis : d’après les chiffres disponibles, il apparaît que plus de la moitié des enfants y mouraient chaque année, et cela durant un bon demi siècle (contre 15 à 20% par an dans les camps de concentration). Duncan Scott l’a écrit en 1910 : les décès massifs de ces enfants indiens dans les pensionnats sont « en accord avec la politique du ministère, qui est orientée vers la Solution Finale du problème Indien ».

    Et cette Solution Finale a été assez efficace : entre 1900 et 1960, le taux de mortalité des enfants indiens de ces pensionnats oscillait entre 40 et 60% par an. Pendant soixante ans, ce taux est resté le même, malgré les « progrès de la médecine » et la fertilité des terres sur lesquelles étaient installées ces « écoles ». Bien sûr, l’Etat a tout fait pour dissimuler cette réalité. Quelques années plus tard, ce concept de « Solution Finale » a été repris par les Nazis.
    De plus, de 1920 à 1930, en plein cœur du massacre, les inspections médicales ont carrément été suspendues dans les pensionnats. Au total, entre 1890 et 1996, ce sont de 50 à 100.000 enfants qui sont morts dans ces endroits lugubres.

    Et puis, il y a eu cette politique de stérilisation[5]. Des centres de stérilisation ont existé, dans lesquels les jeunes gens étaient drogués et stérilisés, surtout s’ils n’étaient pas chrétiens. Mais tous les registres concernant ces stérilisations ont été détruits à partir de 1995, quand l’enquête de l’Etat a démarré. Les garçons étaient parfois mis devant des rayons X intensifs afin d’être rendus stériles, ou bien on leur faisait boire des poisons.

    Et quand les bébés, souvent le fruit de viols par les pasteurs et compagnie, naissaient quand-même, on les tuait.


    Toutefois, ce processus de stérilisation n’a pas pris fin avec les écoles résidentielles. Royce White Calf, un ancien Lakhota qui a été juge au Tribunal concernant ces pensionnats en juin 1998 à Vancouver, estime qu’entre un tiers et la moitié de toutes les femmes aborigènes du Canada Ouest et de l’Alaska ont été stérilisées par des méthodes intrusives physiques ou chimiques autour de 1980.

    Le taux de stérilisations chimiques administrées sous couvert de vaccins parmi les indigènes a en fait augmenté depuis cette époque, particulièrement dans le tiers monde, sous des programmes relativement secrets conduits par l’OMS et les Nations Unies. Même après 1980, les stérilisations ont continué, mais de manière plus cachée encore.

    Aujourd’hui, on « vaccine ». Mais dans le vaccin, il n’y a parfois que du produit stérilisant. Annett explique « En 2004, on a découvert que l’Organisation Mondiale de la Santé a administré pendant des années des substances stérilisantes en même temps que les vaccins contre la grippe et la polio, aux femmes indigènes des Philippines et de nombreux pays d’Afrique. De la même façon, plus de 40.000 hommes et femmes Inuits ont été rendus infertiles par le Département de la Santé des USA (US Health Department) entre 1986 et 1993 après qu’on leur ait administré un sérum nommé Heptavax, une drogue de stérilisation interdite dans la plupart des pays du monde ».

    Accessoirement, la définition du génocide, révisée par le canadien Raphael Lemkin, a fini par insister sur la notion d’intention : pas de génocide si l’intention de faire un génocide n’est pas clairement prouvée. Ce qui permettait à celui des indiens de passer à la trappe de l’histoire. Même la dernière loi concernant le crime de génocide passée en 2000 au canada interdit toute poursuite contre l’Etat canadien si le génocide imputé date d’avant 2000. Si bien qu’avant 2000, le génocide était légal au Canada, comme sous le IIIe Reich.
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    Source : https://www.siwel.info/le-canada-demande-pardon-aux-peuples-autochtones-lindescriptible-histoire-de

    Notes
    [1] En fait, Bryce n’a parlé de crime national dans un rapport publié après sa retraite, en 1922.

    [2] Cette obligation vient probablement du fait qu’autrement, les enfants s’échappaient dès qu’ils le pouvaient pour retourner dans leurs villages.
    [3] On a d’abord dit qu’elle était morte de causes naturelles, avant d’accuser son petit fils, qui a été envoyé en prison.
    [4] Le Canada a réglé les poursuites en 2005 pour 5 milliards de dollars.
    [5] Mais la stérilisation des populations indiennes a également lieu aux Etats Unis, au Perou et en Asie. Cela, ce sont les faits connus et prouvés. Sommes-nous certains qu’on n’est pas victimes du même processus en Europe, où certaines études montrent qu’un tiers des hommes sont stériles dans certains pays. On a appris aussi que des indiens guatémaltèques ont été contaminés avec des maladies comme la syphilis pour ensuite rentrer chez eux et permettre de voir comment évolue la maladie.
    [6] Sur une liste de 250.000 décès depuis le XIXe siècle, ce qui laisse penser que plus de 200.000 enfants sont passés dans ces pensionnats.
    [7] Cela a été confirmé par des recherches dans les archives militaires, effectuées par le sergent Gasseau du National Investigation Service de l’armée en 1994. Bizarrement, ce militaire a ensuite nié tout ce qu’il avait dit auparavant. Sara a même été menacée de poursuites par le gouvernement, afin de la dissuader de demander réparation. Aujourd’hui, elle et son mari doivent vivre cachés et sont harcelés par le gouvernement.
    [8] Deux juges de la cour suprême de la Province avaient été un peu embêtés pour avoir violé des enfants indiens, mais finalement ce sont ceux qui les avaient poursuivis qui ont été détruits.
    [9] Les toutes premières disparitions remontaient 1978, mais la gendarmerie n’a commencé à enquêter qu’en 1999.
    [10] Ce fut le cas par exemple pour Danielle Larue, disparue à 25 ans début 2003. Il a fallu plus de six mois pour que la police s’interroge. Ses ancêtres étaient des chefs héréditaires de la tribu Neskonlith, chassés par l’Etat. Son père a été dans les pensionnats où il a été maltraité, et il été parmi les premiers à signer le recours collectif contre l’Etat. Mais, il est devenu alcoolique et délinquant. La grand-mère paternelle de Danielle a été assassinée quand son père était encore bébé. Danielle, son frère et sa sœur ont donc été placés et séparés très jeunes, car leur père alcoolique était violent. La mère est partie, mais il était déjà trop tard pour récupérer ses enfants. Les trois enfants ont été violés et maltraités dans ces centres, si bien que Danielle a fini par les enlever pour les protéger, alors qu’elle avait seulement 10 ans. Peu après, de retour en foyer, Danielle a commencé à se prostituer pour avoir un peu d’argent. Puis elle est tombée dans l’héroïne, de même que sa jeune sœur. A ce moment, Danielle n’avait pas 18 ans. Les choses se sont sérieusement gâtées quand Danielle a commencé à aller chercher de la drogue dans la banlieue pauvre de Downtown Eastside à Vancouver. Là d’où viennent beaucoup de disparues. Quant à leur frère, il affichait déjà plus de 18 condamnations à 19 ans.
    [11] Un serial killer a qui on a imputé quelques unes des disparitions du highway 16, mais il ne serait certainement pas le seul à avoir sévi dans le coin même si on le soupçonne d’une soixantaine de disparitions. Arrêté en 2002, il vient d’une famille de dingues, et ses frères Steve, Dave et Willie ne sont pas en reste. Mais là encore, l’enquête est des plus poussives : pas mal de témoins ont vu des flics amener des victimes dans la ferme familiale de 17 ha, semble-t-il, et il travaillait, semble-t-il encore, avec beaucoup de monde. Ajoutons aussi que Pickton tuait déjà des prostituées dans les années 90 – 2000, mais bien sûr la police ne l’a pas arrêté.
    Source AFP & Wikisrik / Canada : le massacre du peuple indien passe par la destruction et l’exploitation de leurs enfants

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    • Deux églises catholiques brûlées sur des terres autochtones en Colombie-Britannique

      Deux églises catholiques installées dans des territoires autochtones de Colombie-Britannique ont été détruites dans la nuit de dimanche à lundi lors d’incendies « suspects », a annoncé lundi 21 juin la police fédérale canadienne, qui a lancé une enquête.
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      Ces deux incendies interviennent quelques semaines après la découverte des restes de 215 enfants près d’un ancien pensionnat autochtone géré par l’Église catholique à Kamloops, dans cette province de l’Ouest canadien. Cette découverte a relancé les appels au pape et à l’Église à présenter des excuses pour les abus et violences dont ont souffert les élèves de ces pensionnats, où ils étaient enrôlés de force pour être assimilés à la culture dominante.
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      Source : https://www.lefigaro.fr/international/deux-eglises-catholiques-brulees-sur-des-terres-autochtones-en-colombie-bri

  • Argentine : ouverture du procès pour complicité dans l’affaire de viols d’enfants sourds par des prêtres

    Le procès de deux religieuses et sept autres femmes poursuivies pour complicité de viols commis par deux prêtres, condamnés en 2019, sur des enfants sourds et muets d’un pensionnat de l’Ouest de l’Argentine, s’est ouvert lundi.

    Dans une affaire qui avait secoué le pays du Pape François, les deux prêtres avaient été condamnés à plus de 40 ans de prison pour des abus sexuels et des viols d’enfants âgés de 4 à 17 ans commis entre 2004 et 2006 à l’institut Provolo de Mendoza. Un jardinier a également été condamné à 18 ans de prison.

    Sur la base des révélations lors de ce procès de 2019, de nouvelles enquêtes ont été ouvertes et une religieuse paraguayenne de 53 ans, une psychologue, une cuisinière, quatre directrices et la représentante légale de l’institution sont jugées pour corruption de mineurs et complicité.

    Une religieuse japonaise de 46 ans est elle poursuivie pour abus sexuels aggravés dans ce procès prévu pour une durée d’environ six mois où plus d’une centaine de témoins seront entendus.

    Aucune des prévenues qui comparaissent libres, seule la religieuse japonaise étant assignée à résidence, n’est présente à l’audience qui déroule en visio-conférence, a indiqué une source judiciaire.
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    « Ils ont tout couvert, ils leur ont interdit d’apprendre la langue des signes pour que ça ne se sache pas », a-t-il déploré.

    L’institut Provolo, situé au pied des Andes, à Mendoza, à mille km à l’ouest de Buenos Aires, a été fermé en 2016 lorsque le scandale a éclaté.

    Ce grand bâtiment en briques au toit vert, fondé en 1995, accueillait gratuitement des élèves sourds et muets d’origine modeste qui étaient internes et retournaient chez eux le week-end.

     L’intégrale : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_argentine-ouverture-du-proces-pour-complicite-dans-l-affaire-de-viols-d-

    #catholicisme #maltraitance #viol #culture_du_viol #agressions_sexuelles #pédophilie #Argentine #église_catholique #violences_éducatives #enfance_volée #pédocriminalité #abus_sexuels #emprise #enfance #domination #hommes #femmes #religieuse #secret_de_polichinelle #handicap

    • #Irlande : sept essais de #vaccins contraires à l’ #éthique ont été menés entre 1934 et 1973. + 9000 décès d’enfants de mères célibataires dans ces établissements tenus par des religieuses catholiques et l’Etat
      https://www.rts.ch/info/monde/11892060-une-enquete-en-irlande-pointe-le-drame-des-maisons-pour-meres-celibatai

      Une commission d’enquête sur les anciennes maisons pour mères célibataires en Irlande a mis en lumière mardi la mortalité dramatique des enfants dans ces établissements tenus par des religieuses catholiques et l’Etat.

      Elle a aussi révélé l’hostilité générale envers ces naissances jugées illégitimes. « Toute la société était complice », a résumé le Premier ministre Micheal Martin à l’occasion de la publication après cinq ans d’enquête du rapport de 3000 pages. Il a annoncé qu’il présenterait les « excuses » de l’Etat mercredi devant le Parlement irlandais, le Dail.

      L’enquête a mis en évidence 9000 décès, soit 15% des 57’000 enfants qui sont passés par ces établissements entre 1922 et 1998. « Il est difficile de concevoir l’ampleur de la #tragédie et le chagrin qui se cache derrière ce chiffre », a déclaré le ministre irlandais de l’Enfance, Roderic O’Gorman.

      Ces maisons ne sauvaient pas les vies
      Dans son rapport, la commission a conclu qu’avant 1960, de fait ces maisons « mère-enfant » ne « sauvaient pas les vies des enfants ’illégitimes’ », pire, « il semblent avoir significativement réduit leurs perspectives de survie ».

      Le taux de #mortalité « très élevé » était « connu des autorités locales et nationales à l’époque et enregistrés dans les publications officielles », souligne-t-il. La plupart des décès dont les cause étaient identifiables étaient dus à des infections respiratoires et des gastro-entérites.

      Ces maisons accueillaient jeunes filles et jeunes femmes rejetées par leurs familles qui n’avaient pour la plupart « aucune alternative ». Considérés comme illégitimes, les enfants qui y naissaient étaient souvent séparés de leur mère pour ensuite être adoptés, rompant tout lien avec leur famille biologique.

      Scandales dans l’Eglise catholique
      La commission a été mise sur pied pour faire la lumière sur le haut niveau de mortalité des enfants dans ces anciennes institutions de la très catholique Irlande. Cette affaire s’inscrit dans une série de scandales qui ont ébranlé la puissante église catholique irlandaise ces dernières années, avec l’ampleur de la pédophilie et les « Magdalene Sisters », ces jeunes filles qui travaillaient gratuitement dans des blanchisseries exploitées commercialement par des #religieuses.

      Dans le cas des « maisons mère-enfant », l’enquête avait été ouverte en 2015 dans le sillage des travaux d’une historienne, Catherine Corless. Elle affirmait que près de 800 enfants nés dans l’une de ces maisons de naissance, le foyer St Mary des soeurs du Bon Secours de Tuam (ouest de l’Irlande), avaient été enterrés dans une fosse commune entre 1925 et 1961.

      Responsabilité des familles
      Le rapport final porte surtout la responsabilité sur les familles qui envoyaient les femmes concernées dans ces établissements ou ne leur laissaient pas d’autre choix faute de soutien, et au delà sur toute la société irlandaise.

      Il décrit un chapitre « sombre et honteux de l’histoire récente de l’Irlande », a déclaré Micheal Martin, et met en lumière la « culture misogyne » qu’a connu le pays pendant « plusieurs décennies », particulièrement les « discriminations graves et systématiques contre les femmes, particulièrement celle qui ont accouché hors mariage ».

      « Nous avions une attitude complètement déformée vis-à-vis de la sexualité et de l’intimité », « dysfonctionnement » pour lequel « les jeunes mères et leurs fils et filles » dans ces établissement « ont été contraints de payer un prix terrible », a déclaré Micheal Martin.

      afp/jpr

      Mères « forcées à abandonner leurs enfants »
      Un groupe de victimes de ces institutions, Irish First Mothers, a dénoncé l’échec du rapport à établir que « les mères étaient forcées à abandonner leurs enfants ». Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le groupe estime que la commission « absout à la fois l’église et l’Etat de toute responsabilité systémique pour ce qu’elle reconnaît comme l’incarcération de fait de mères enceintes ».

      Jusqu’au années 1960, « la plupart des femmes plaçaient leur enfant à l’adoption » et quittaient l’établissent « dans les quelques mois qui suivaient la naissance », selon le rapport.

      Certaines estiment que « leur consentement n’était pas total, libre et éclairé », mais hormis quelques cas qui ont été porté devant la justice, « il n’y a pas de preuve que tel était leur opinion au moment de l’adoption ».

      Les investigations ont également permis d’établir que sept essais de vaccins contraires à l’éthique ont été menés dans ces maisons entre 1934 et 1973.

      #religion #catholique #monstres #culture_du_viol #viol #femmes #ventre_des_femmes #blame_the_victim #génocide #enfants #femmes #vaccin #Tuam #couvent #religion #Galway #Magdalene_asylums #église #église_catholique #enfants_placés

  • La moniale et l’agricultrice : une recherche de #sens

    Située à une vingtaine de kilomètres d’#Auch, dans un paysage coloré et verdoyant où les champs de tournesols côtoient les champs de blé en cours de moisson, se trouve la petite commune de #Boulaur (~180 habitants).

    Une #abbaye dans les champs

    Après avoir quitté la route départementale, en prenant la direction du centre ville, une immense croix de plusieurs mètres annonce à ma gauche l’entrée du village tout proche. A ma droite, quelques bâtiments mélangent matériels agricoles et présence religieuse. Ce domaine est celui de l’#abbaye_Sainte_Marie_de_Boulaur ( « Bon lieu » ), fondée au XIIe siècle par Pétronille de Chemillé (abbesse de Fontevraud), Guillaume II d’Andozile (archevêque d’Auch) et Sanche Ier (comte d’Astarac, dont sa veuve Longuebrune fut première abbesse de l’abbaye de Boulaur). La plupart des bâtiments sont inscrits au titre des monuments historiques. L’abbaye dépend du diocèse d’Auch, dont Mgr Maurice Gardès est l’archevêque.

    En 1949 quelques #moniales_cisterciennes s’installent définitivement dans l’abbaye. Elles sont aujourd’hui au nombre de vingt-neuf, âgées de 25 ans à 94 ans.

    A mon arrivée dans la cours de l’abbaye, l’espace est envahi par un retentissant « Joyeux anniversaire » . Des rires et une animation bonne enfant se déplacent de l’autre côté d’un mur mitoyen en direction d’un chemin tout proche. Séparé d’eux par une grille en fer forgé, les moniales, accompagnées de quelques laïcs, se figent sur le chemin visible aux yeux de tous. Placé au milieu, un cadeaux emballé dans un grand drap blanc attend son futur propriétaire. La petite foule commence à entourer le présent puis, une immense clameur, des rires et… un bruit de moteur. La foule s’écarte. La communauté vient de recevoir en cadeau d’anniversaire un quad qu’une moniale s’empresse de conduire à travers champs ! Son retour est accueilli par un chant a cappella improvisé Et Cantique Magnificat.

    Femme, religieuse et agricultrice

    Les moniales cisterciennes de Boulaur ne sont pas uniquement des #religieuses occupées à suivre la #Règle_de_St_Benoît ou leurs sept prières quotidiennes. Ce sont aussi des agricultrices dont le travail manuel est « porté par une recherche de sens » selon les mots d’une moniale, « un projet de vie » où la pratique de l’agriculture est, pour une autre moniale, en lien direct avec « la promotion de la vie » .

    Posant la question de savoir si la publication de l’encyclique « Laudato si‘ » du pape François, en 2015, a eu une influence dans leur démarche, une moniale me confirma que ce texte fut reçu par la communauté comme « un encouragement de leur démarche » . Un autre moniale parla de « joindre le soin des hommes au soins de la terre » , mais sans faire référence au care.

    Sur les 45 hectares de leur terre agricole gersoise, ces moniales cisterciennes sèment, récoltent, transforment et conduisent aussi bien un tracteur qu’un troupeau de vaches.

    Comment ont-elles appris le métier d’agricultrice ? Certaines moniales viennent du milieu agricoles, d’autres ont fait des études en agronomie, d’autres enfin ne disposaient pas de bagages particuliers. Mais toutes ont au moins appris un certain savoir-faire en suivant les conseils des agriculteurs et agricultrices proches de l’abbaye. Quelques-unes ont fait la démarche d’aller visiter plusieurs exploitations agricoles modernes afin de « voir ce qui se fait de mieux » au niveau des machines, des technologies, des pratiques… Et si le machinisme « permet de soulager les sœurs des efforts physiques liés à l’agriculture » , ce machinisme ne doit pas retirer le sens qu’elles donnent au travail.

    La pratique du travail agricole a fait l’objet de nombreuses réflexions. Les modèles agricoles dominants ne répondaient pas à leurs attentes. Quid des divers types de pollution et des multiples formes de gaspillage dans le monde agricole ? Réflexions aussi autour des questions d’économies d’énergie. Le tout dans une démarche de développement durable, sensible à l’écologie. Mais il ne me sera fait aucune référence à l’écologie intégrale pourtant liée à « Laudato si‘ » .

    Ces moniales ont développé depuis plusieurs années une activité agricole, « en agriculture biologique et en permaculture » , qui associe la production de fruits et de légumes à l’élevage de vaches laitières, de veaux et de cochons. Ceci en vue de fabriquer elles-mêmes sur place des produits alimentaires, comme des confitures, de la farine, du fromage et des pâtés qui sont vendus directement à l’abbaye (dans un espace spécialement dédié) ainsi que sur le marché de Samatan situé à une dizaine de kilomètres de l’abbaye ( « on privilégie les circuits courts » ). Enfin, elles ont développé une activité annexe de visites guidées et d’accueil en hôtellerie pour une capacité d’environ 40 personnes.

    L’organisation des tâches et du temps

    Au cours des échanges, je me rends compte qu’elles partagent leur emploi du temps en au moins quatre phases : une phase domestique (cuisine, ménage,…), une phase spirituelle (prière, étude…), une phase agricole (semis, récolte, transformation…) et une phase administrative-commerciale (budget, projets…).

    Abbaye non mixte, féminine, la répartition des tâches et des rôles sont définis en interne, en fonction de leur place hiérarchique dans l’ordre (abbesse, moniale, novice) et de leurs compétences propres en liens avec les besoins de la communauté.

    Cette grande diversité de tâches pour un nombre restreint d’actrices (29), même en faisant appel occasionnellement à de l’aide extérieure, demande à ce qu’une organisation relativement rigoureuse soit imposée et acceptée. Ceci afin de ne pas perdre du temps précieux ou que des tâches en attentes soient supportées par d’autres moniales en surplus de leurs tâches attribuées. Cette question du temps reviendra régulièrement au cours de mes échanges avec les moniales.

    Les tâches et le temps qui sont alloués à chacune semblent devoir être respectés le plus scrupuleusement possible afin d’éviter une possible désorganisation de la communauté.

    Start-up nation

    Ces moniales se sont engagées dans un vaste projet qu’elles ont nommé « Grange cistercienne pour le XXIe siècle » . Cette nouvelle exploitation agricole devrait accueillir, outre un coin pédagogique, vingt-cinq vaches (contre neuf actuellement, de races Brune des Alpes et Jersiaise) et une douzaine de cochons (contre cinq aujourd’hui), « ce qui devrait multiplier par quatre ou cinq la production totale par rapport à aujourd’hui » .

    Ce que les moniales nomment « un entreprenariat féminin » ou « une start-up du XIIe siècle façon XXIe siècle » , doit permettre à cette communauté cistercienne de « vivre de son travail » , à côté et en même temps que leur vie religieuse, c’est-à-dire joindre Ora et labora, ou plus précisément Ora, Lectio divina et labora .

    J’avais remarqué que ces moniales avaient un sens particulièrement marqué pour la communication, avec deux sites internet, une page Facebook, un compte Instagram et une chaine Youtube. Mais curieusement, elles sont absentes de Twitter. Une prochaine étape ?

    Cet ensemble de démarches, d’entreprenariat et de communication, s’inscrit dans « une logique territoriale » de (sur) visibilité, voire « une logique missionnaire » selon les mot d’une moniale.

    Une agriculture féminine cistercienne qui se veut ouverte au monde

    Loin de vouloir vivre en autarcie, ces moniales recherchent à multiplier les contacts et les interactions avec les différents acteurs locaux du monde agricoles, économiques ou touristiques… comme avec des institutions départementales, régionales, nationales et européennes afin de les aider, entre autre, à recueillir des financements. Fonds propres, crédits, subventions et dons divers constituent l’ensemble de leur capital économique.

    Ces moniales ont impulsé plusieurs projets d’envergure et porté les plans de nouveaux ateliers de production de leur future exploitation. Elles ont sélectionné puis choisi des équipements agricoles les moins contraignant physiquement pour des femmes tout en étant performant mais sans courir après une agriculture trop high tech. Mélange de tradition et de modernité.

    Le temps passant, peut-être plus vite que prévu dans cet espace particulier, je n’ai pas pu échanger plus en détail sur certains points évoqués ni en aborder de nouveaux. Ce sera peut-être pour une autre fois.

    Je suis reparti sans rencontrer âme qui vive dans le village, jusqu’à ce que surgisse une moissonneuse qui rentrait de sa journée de travail, puis, à sa suite, un tracteur transportant une botte de foin. L’heure des entretiens et du travail agricole prenait fin en même temps.

    https://agrigenre.hypotheses.org/458
    #agriculture #femmes #agricultrices

  • Religieuses abusées, l’autre scandale de l’église une enquête glaçante sur le dernier tabou du Vatican, au moment où le pape vient de reconnaître des agressions sexuelles de religieuses par des prêtres. | Pressroom Arte
    http://servicepresse.arte.tv/religieuses-abusees/?u=81f866d48221c2941e3da4d687da4c61&scrtk=c71c9bdb433dcd26217c18d

    J’écoute la réalisatrice sur FC, le comble de l’hypocrisie est que les religieuses qui se retrouvent enceintes suite aux #viols par les prêtres (protégés par la hiérarchie) se voient avortées par l’institution, institution opposée à l’#avortement.

    Depuis des décennies, des #religieuses de tous les continents sont abusées sexuellement par des #prêtres prédateurs. ARTE propose une #enquête glaçante sur le dernier scandale de l’Église catholique au moment où le pape François vient de reconnaitre ces #violences_sexuelles au sein de l’institution.

    Visionnez le documentaire dans son intégralité sur ARTE Magazine (après inscription).

    #religion #catholicisme

    • Véronique Margon France Culture - N’importe quelle organisation ne peut pas faire pire ! => Vidéo.
      https://www.franceculture.fr/religion-et-spiritualite/abus-sexuels-dans-leglise-des-religieuses-egalement-victimes-de-pretre

      N’importe quelle organisation criminelle ne fait pas pire. De plus, voir que ceci est fait sous couvert de la religion, du vœu d’obéissance...

      L’obéissance dans la vie chrétienne est faite pour rendre libre et non esclave.

      Il y a un sentiment d’impunité semblable à celui que l’on retrouve dans les crimes commis contre les enfants, c’est effrayant.

      C’est une sorte de tabou à l’intérieur du tabou, on ne sait même plus à quel niveau du tabou tout cela se trouve. . . . .

      Véronique Margon est la présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France.

    • Je relève l’usage de l’expression « abus » et « abusées » qui est un euphémisme pour ne pas nommer la violence. @odilon je sais que tu as copié les expressions utilisées dans la presse et je ne te met pas en cause. j’ecrit ceci pour organiser mes idées en vue d’un prochain dessin sur parchemin sur ces sujets là.

      Un abus ca implique que l’agresseur avais un accès autorisés au corps de ces femmes et qu’il a seulement été un peu trop loin outre le droit qu’il avait. Comme le droit de boire implique parfois un abus de boisson. Or il y a pas de droit d’accès au corps des autres, alors l’abus sexuel n’existe pas, il s’agit d’agression. Dans le contexte des violences sexuelles et morales infligées par le clergé catholique, cette expression est presque systématique et ca me semble en dire très long sur l’hypocrisie des français·es vis a vis de cette institution dégeulasse qu’est l’église catholique. Honte à tou·tes les catholique de se soumette à l’autorité de cette clique de banquiers violophiles.

      Le catholicisme est opposé à toute notion de consentement.
      Les curés te baptisent de force, à la naissance et te refusent le débaptème.
      Pour eux le sexe est obligatoire dans le mariage. Et obligatoirement fécondant. C’est le seul motif d’annulation de mariage reconnu par l’Eglise. Il y a un commandement contre l’adultère mais aucun contre le viol. Le dernier commandement laisse les femmes qui n’appartiennent pas à des hommes (époux ou père) à la totale merci des viols.

      L’Eglise refusent le consentement à la grossesse. Pas d’IVG, pas de contraception. Papa dans maman pour tous et que les autres aillent rôtir en enfer, le consentement n’est pas pour elleux non plus.
      Ils te refusent aussi le consentement à la mort. Il te faudra déguster chaque seconde de souffrance et d’agonie que leur dieu pervers t’offre de son amour toxique.
      Amour auquel tu n’a pas le droit de consentir, car leur dieu il t’aime de force dans ton petit cœur de créature avec laquelle il fait joujou. Si il te pose des épreuve, c’est pas amourrrr pour toi. Et bien sur il respecte ta liberté qu’ils disent, leur dieu il te laisse libre de « choisir » l’enfer si tu te transforme pas en paillasson/pondeuse/tiroir-caisse.

      Les dieux et déesses qui acceptent qu’on se prosterne et qu’on se sacrifie pour elleux sont toxiques, qu’on en fasse des torche-culs c’est tout ce qu’illes méritent.

  • Rosemary Kennedy et l’expérience de lobotomie Raconte moi l’histoire
    http://www.racontemoilhistoire.com/2018/12/kennedy-lobotomie

    Rosemary, c’est la petite sœur du président des États-Unis d’Amérique, elle est née le 13 septembre 1918 et son histoire est plutôt embarrassante pour les Kennedy…

    La jeunesse de Rosemary Kennedy
    La famille Kennedy fait partie de la grande bourgeoisie bostonienne, aussi lorsque toute jeune, la petite Rosemary se fait remarquer par son retard mental et ses troubles de l’humeur, le standing en prend un coup, on ne la cache pas mais on évite quand même de trop l’exposer. Le léger retard dont souffre la petite fille est dû à sa naissance difficile, son cerveau a été privé d’oxygène durant plusieurs minutes.

    Pendant son enfance, Rosemary pratique de nombreuses activités avec ses frères et sœurs, du tennis, de la voile, et est fan de cinéma. Dans les années 30, le père Kennedy ramène des bobines de films hollywoodien et Rosemary n’hésite pas à inviter quelques amis pour des séances privées. Adolescente, la jeune fille ne paraît pas aussi brillante que ses frères et sœurs, et elle n’est pas non plus irréprochable, elle aime la présence des garçons, elle aime sortir au bal… Clairement, son père a les glandes et sa mère très pieuse ne sait plus quoi faire. Aussi, lorsque la famille s’installe à Londres en 1938 suite à la nomination de Joseph Kennedy à l’ambassade américaine, il a bon espoir de faire taire les frasques de sa fille…

    Enfin frasques, ce sont ses parents qui le pensent, Rosemary n’est qu’une adolescente, peut-être pas finaude certes… Mais elle ne répond pas tellement aux attentes de ses parents, d’autant que -toujours selon ses parents- ses crises de colère se multiplient.

    Enfermée au couvent des Sœurs de l’Assomption, Rosemary obtient un diplôme d’enseignante.

    Le (presque) rapatriement aux États-Unis
    En 1939, face aux menaces de guerre, toute la famille rentre aux États-Unis, sauf Rosemary qui est envoyée dans un autre couvent dans le nord de Londres. On l’éloigne de la famille pour que ses actes n’aient pas de répercussions sur la famille.

    Finalement, alors que la Seconde Guerre mondiale bat son plein, Joseph Kennedy estime qu’il est tout de même préférable que Rosemary Kennedy quitte l’Europe et retourne aux États-Unis. En 1941, Rosemary est diagnostiquée, elle souffre de « dépression agitée », les médecins qui s’occupent de sa santé mentale, proposent à son père de pratiquer une lobotomie préfrontale.

    La lobotomie secrète de Rosemary
    Sans en parler aux autres membres de la famille, Joseph et Mary Kennedy donnent leur accord pour la lobotomie de Rosemary dans l’espoir qu’elle puisse correspondre à leurs attentes tant au niveau des humeurs qu’au niveau intellectuel, alors même que la pratique n’est encore qu’expérimentale. Ils veulent vraiment que Rosemary deviennent une Kennedy…

    Pour l’anecdote, le médecin James Watts s’est expliqué en 1994, lors de sa lobotomie, Rosemary Kennedy était seulement sous anesthésie locale afin de pouvoir tester ses capacités intellectuelles. Watts a percé un trou dans les tempes et avec un scalpel il coupait des petits morceaux de lobes préfrontaux du cerveau. On pense que c’est dans cette partie du cerveau qu’on retrouve les humeurs et affections de l’âme. En même temps, un second médecin, Walter Freeman, posait des questions à la patiente et tant que les réponses étaient cohérentes, Watts continuait de couper…. Ensuite, il était trop tard.

    On peut clairement dire que c’est un parfait échec. La lobotomie ne donne pas les effets escomptés, bien au contraire… Elle se retrouve avec un QI d’une petite fille et perd toute autonomie. Elle est alors placée dans différents hôpitaux psychiatriques, à l’abri de tous les regards.

    Lorsque son frère, John Fitzgérald, prépare sa campagne électorale dès 1953, plusieurs journalistes dressent le portrait de la famille idéale. Seuls deux membres de la fratrie ne peuvent se prêter au jeu des photos et interviews, Ted, qui est à l’armée en Europe, et Rosemary qu’on prétend être une institutrice discrète du nord des États-Unis. Mais il va y avoir quelques petits couacs, notamment lorsqu’un ami de la famille écrit dans un ouvrage que Rosemary s’occupe d’enfants attardés, Joseph, corrige involontairement en disant que sa fille a peut-être contracté une méningite spirale durant ses premières années. Pendant ce temps, Rosemary est toujours mise à l’écart de la famille. Personne ne lui rend visite. Il faut attendre 1961 que Joseph fasse un AVC qui le rend hémiplégique et le prive de parole pour que Rosemary puisse retrouver un semblant de place dans la famille.

    En 1974, alors que Rose, la mère de famille publie ses mémoires, elle écrit noir sur blanc que sa fille Rosemary Kennedy a été lobotomisée et que ça a été un échec.

    « Joe et moi consultâmes les meilleurs spécialistes, qui nous conseillèrent une certaine forme de neurochirurgie. L’opération mit fin aux crises de convulsion et aux accès de violence, mais fit aussi de Rosemary une handicapée. Elle perdit tout ce qu’elle avait gagné au fil des ans, par ses efforts et grâce à notre amour. Elle ne pouvait plus être autonome et aurait besoin désormais de vivre sous la garde de quelqu’un. »

    Rosemary Kennedy décède à l’âge de 86 ans.

    #Kenedy #violence aux #Femmes #religieuses #neurochirurgie

  • Trafic d’enfants dans un foyer de mère Teresa 17 Juillet 2018 - L’essentiel

    L’Inde a ordonné l’inspection de tous les centres pour enfants gérés par la congrégation catholique de mère Teresa dans le pays, suite à l’arrestation d’une de ses nonnes accusée de trafic d’enfants.
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/monde/story/Trafic-d-enfants-dans-un-foyer-de-mere-Teresa-11445835
    New Delhi a enjoint aux autorités locales « de faire inspecter immédiatement les foyers pour enfants tenus par les Missionnaires de la Charité », a indiqué Maneka Gandhi, ministre des femmes et du développement de l’enfant, dans un communiqué.

    Au début du mois, la police indienne a interpellé une religieuse et un employé de l’un de ces centres à Ranchi, capitale de l’État du Jharkhand (est), qui aurait vendu au moins cinq enfants pour potentiellement des milliers d’euros.

    Le scandale avait éclaté suite au signalement de la disparition d’un nourrisson d’un foyer de l’ordre recueillant des femmes enceintes non mariées et des mères en détresse.

    Commerce important
    L’adoption illégale est un commerce important en Inde, où près de 90 000 enfants s’évaporent chaque année, selon des chiffres officiels. Certains sont donnés par des parents pauvres, d’autres enlevés à l’hôpital ou dans des gares.

    #Indes #religion #catholique #catholicisme #missionnaires #religieuse #habitudes #enfants #enfance #orphelins

  • Religieuses sexuellement agressées : enquête sur le dernier tabou de l’Eglise - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/religieuses-sexuellement-agressees-enquete-sur-le-dernier-tabou-de-l-egli

    Si la parole des enfants abusés sexuellement par des prêtres s’est libérée, celle de religieuses dans la même situation reste marginale. Le président de La Parole libérée y voit potentiellement un « énorme scandale ».

    #catholicisme #culture_du_viol #religion #religieuses

    _______

    Parution : 4 mai 2018
    « Moi Clara, virée de l’église ! »
    http://golias-news.fr/article6716.html

    Il est incontestable que les procédures de licenciements sont devenues nos nouveaux territoires de guerre. On s’y affronte, on veut ce qu’il y a de mieux comme prime de départs, on menace de porter le litige devant les tribunaux. Un moment de froide détermination où le sentiment n’a plus sa place. Et l’Eglise diocésaine n’échappe pas à la règle. Si l’Eglise de France a pu compter encore récemment 10.000 salariés à son actif (et bien peu de travailleurs handicapés mais, chut !, c’est un sujet qu’on n’abordera pas ici), le temps est venu du dégraissage. Et le salarié laïc de découvrir
    finalement sa nouvelle nature : variable d’ajustement.

    Au Canada, le pape François vient de rattacher le diocèse d’Alexandria-Cornwall (101.000 habitants dont 57 % de catholiques, 34 prêtres diocésains et 18 diacres permanents) à celui d’Ottawa (950.000 habitants dont 48 % de catholiques, 116 prêtres diocésains et 86 diacres permanents). Deux jours plus tôt, il créait un diocèse en Thaïlande (celui de Chiang Rai : 2,7 millions d’habitants dont 7 % de catholiques, 41 prêtres diocésains). La dynamique est plus que jamais orientée, les Eglises occidentales – dont la France – condamnées à se refonder. Il s’agit d’un secret de Polichinelle : en France, des diocèses comme ceux de Verdun, Pamiers-Couserans-Mirepoix, Mende…, pourraient – dans les deux prochaines décennies – être rattachés à un diocèse voisin, voire démembrés entre plusieurs diocèses. Après tout, le vicariat apostolique de Saint-Pierre-et-Miquelon vient-il lui-même d’être rattaché à celui de La Rochelle et Saintes… Et cela vaut pour tout l’Occident catholique.

    Avant de restructurer les diocèses, les évêques et leurs conseils économiques auront dégraissé le mammouth jusqu’à l’os afin de retarder la fin, les yeux rivés sur les rentrées du denier de l’Eglise pour « continuer la mission de l’Eglise », laquelle, en l’espèce, demeure surtout l’indemnisation des prêtres et séminaristes. Les sacrifiés : les laïcs salariés et laïcs en mission ecclésiale (LEME). Ce n’est pas la première fois que nous évoquons ce sujet tabou dans l’Eglise, celui des charrettes de salariés (souvent féminins) constituées par les évêques pour des raisons économiques. Des gens formés, parfois atteints de handicap, à qui l’on a payé des études universitaires et qui, du jour au lendemain et sans ménagement bien souvent, sont invités à prendre la porte en se taisant, en faisant le moins de bruit possible, en acceptant cette « épreuve », en se convertissant au bénévolat. Les récalcitrants qui osent attaquer les évêques aux Prud’hommes entament bien souvent un véritable parcours du combattant qui vient s’ajouter au harcèlement moral vécu dans le cadre de leur travail.

    L’enquête que nous publions dans ces colonnes, et qui fera date, démontre que la souffrance de ces laïcs s’apparente à celle vécue par les personnes violées. Une religieuse et thérapeute parle même de « prédation » : la personne qui sera sacrifiée est choisie comme le lion choisit sa proie dans la savane… Peu de prêtres témoins de ces méfaits réagissent : ceux qui s’insurgent sont isolés dans le presbyterium, considérés comme des traîtres. En parallèle, on investit des sommes faramineuses dans des maisons diocésaines, dans des centres diocésains et pastoraux… On pense à demain : il s’agit de doter des structures appelées quoi qu’il arrive à disparaître de bâtiments facilement transformables en bureaux et donc vendables à un bon prix – comme la maison Cardinal Billé à Laval, selon le témoignage d’un membre du Conseil économique diocésain que nous avions recueilli (cf. Golias Hebdo n° 494) ou à Lille, diocèse qui vire des laïcs mais refonde, en même temps, son séminaire installé dans le quartier bobo du Vieux-Lille… Cependant, les temps changent et certains de ces laïcs virés pensent à se constituer en association, afin de sortir de l’isolement auquel les condamnent les évêques, de peser face à ces injustices commises par des chrétiens sur des chrétiens (bien souvent) et de soutenir celles et ceux qui les subissent. Temps curieux que nous vivons : l’Eglise se débarrasse de ses laïcs alors qu’elle n’en a jamais eu autant besoin ! Toutefois, quand il n’y aura plus de laïcs, il n’y aura plus d’Eglise…

    En plus d’être exempté d’impôts, de détourné les héritages, d’avoir recours à des travailleur·euses forcées (moniales ou laïques), l’eglise catholique pratique l’ultraliberalisme le plus sauvage et prédateur possible.

    • C’est l’occasion de rappeler que dans l’évangile Jesus acceptait avec complaisance de se faire laver les pieds avec des cheveux de femmes.
      https://www.universdelabible.net/lire-la-segond-21-en-ligne/luc/7.36-8.3
      Voici la fin de la parabole de la femme serpillière :

      Ensuite, Jésus alla de ville en ville et de village en village. Il prêchait et annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze l’accompagnaient, avec quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, dite de Magdala, dont étaient sortis sept démons,
      Jeanne, femme de Chuza l’intendant d’Hérode, Susanne et beaucoup d’autres, qui le servaient en l’assistant de leurs biens.

      Luc ne donne pas le nombre de femmes, il s’en fout, mais il prend la peine de mentionner le nombre de démons que peut contenir une femme. Ça c’est important !!! Le texte est très claire sur le fait que Jesus accepte les femmes uniquement pour le servir et leur piquer leurs fric.

      #catholicisme #servitude #religions_piège_à_cons #misogynie #complémentarité (car dans la tradition catho la femme servante est le complément de l’homme son maître).

    • @mad_meg

      Le texte est très claire sur le fait que Jesus accepte les femmes uniquement pour le servir et leur piquer leurs fric.

      il est clair là-dessus où ?
      Sinon, merci pour le tag religions_piège_à_cons, c’est toujours sympa de se faire insulter gratuitement comme ça en passant, sous un texte qu’on partage.

    • C’est dit ici ; « et beaucoup d’autres, qui le servaient en l’assistant de leurs biens. »
      Elle le servait pas en l’assistant de leur intelligence, de leur savoir, de leur qualitées oratoire, mais seulement de leurs biens et c’est dit juste après qu’une femme ai servie de paillasson avec ses cheveux.

      Pour le piège à cons je reconnais que le jeu de mot est pas très bon, c’etait pas pour traité les nonnes de connes mais pour dire que les personnes avec un con sont piégées dans cette religion, mais je me rend compte que c’est cis-sexiste. Ca reflète quant même l’idée que je me fait des religions ce qui est différent des croyant·es. La religion ca désigne le systhème politique, les croyants ce sont les individus pris dans ce systhème. Je suis solidaire des croyantes en tant que femmes (même avec Christine Boutin si on l’attaquait de manière sexiste ou si elle voulait devenir papesse) et je prend leur parti aussi bien pour le droit à porter un voile si c’est leur croyance, ou leurs trucs de religion à base de frigos, chaussettes ou je sais pas ce que les dieux ont pu inventé, du moment que ca entrave pas les autres.

      Je comprend à ta réaction que tu es catholique. J’avoue que je suis déstabilisée car ceci me semble contradictoire d’être catholique (ou croyante d’autres religions) et féministe. On m’a dit que ca existait mais j’ai jamais eu l’occasion d’en rencontrer. Je serais tenté de te demandé comment ca fonctionne mais je pense que c’est probablement trop personnel et que mon anticléricalisme viscéral t’a bien assez énervée comme ca.

      Bonne soirée à toi

    • Dans ton commentaire on sent tellement de condescendance pour les personnes qui ont la foi que bon, inutile de mettre tant de mots. Ce que tu exprimes n’est pas de l’anticléricalisme mais c’est par ce mot que tu résumes ta position pour assumer tes propos je suppose. « Être piégée dans une religion » comme tu dis, c’est un concept qui n’a rien à voir avec l’anticléricalisme, tout comme « les individus pris dans ce système ».
      Je ne suis pas piégée dans une religion, j’ai une foi qui me donne de la force dans mes combats et ta solidarité je m’en tape si elle est accompagnée de la position de celle qui suppose que je suis aliénée. J’ai suffisamment de ressources pour pouvoir compter sur des gens qui respectent ma liberté de penser.

      Enfin, on peut être féministe et femme de ménage, on peut être féministe et prostituée, on peut être féministe et nonne, on peut être féministe et porter le foulard, on peut être féministe et chef d’entreprise, on peut être féministe et ………
      Mais on ne peut pas être féministe et penser que le féminisme ne concerne que les athées parce que le féminisme avant toute chose c’est de considérer que chaque femme a un libre arbitre et fait les choix qu’elle estime lui convenir pour mener la vie de la manière dont elle l’entend : en croyant en Dieu ou en n’y croyant pas.
      C’est quand même un postulat de base.

    • Je conteste pas la liberté aux femmes de faire ces trucs de croyance mais j’ai ma liberté de dire ce que j’en pense.
      On peu être féministe et raciste, féministe et homophobe, féministe et donner son argent et son temps à une organisation voué au viol d’enfants... On peu être féministe et macroniste, féministe et tout et n’importe quoi. Je le sais bien et j’en dit ce que j’en pense. Droit que tu me conteste alors que je conteste pas le tien de croire tes trucs cathos.

    • Non, on ne peut absolument pas être féministe et raciste ni féministe et homophobe, et dans cette organisation dont tu parles non plus.
      Je ne te conteste par ailleurs aucun droit, c’est toi qui viens vers moi pour me demander de t’expliquer comme je peux être féministe et croyante, alors que ton positionnement ne me donne aucune envie d’échanger avec toi sur ce sujet.

  • LE MALHEUR D’ÊTRE FEMME : DE LA DÉSINVOLTURE À LA COMPASSION DANS LA LITTÉRATURE MÉDIÉVALE
    https://www.franceculture.fr/conferences/le-malheur-d-etre-femme-de-la-desinvolture-la-compassion-dans-la-litte

    La liberté de disposer de soi-même est un principe admis par les penseurs médiévaux, mais généralement peu appliqué, et les contraintes envers les femmes sont constantes dans les faits. Les historiens font montre d’une réprobation discrète ou d’une apparente insensibilité ; les poètes fantasment parfois avec désinvolture sur des récits de viol, mais composent aussi des lamentations d’abandonnées, de religieuses sans vocation et d’épouses maltraitées. Pourtant, on voit naître surtout à partir du XIIe siècle et dans les romans, une compassion qui se fait véritable sympathie et compréhension.

    #conférence #radio #femmes #moyen-age #histoire #historicisation

  • La religieuse n’est pas qu’une pâtisserie ! - RADIORAGEUSES
    http://www.radiorageuses.net/spip.php?article624

    Une émission spéciale religieuses !! Curieuses et toujours gourmandes, on est allé chercher ce qu’il pouvait y avoir derrière les clichés : qui sont-elles ? Que font-elles ? Et comment vivent-elles cette non-mixité ?
    « Entre celles qui vivent retirées du monde et celles qui ne veulent plus de ce monde-là, il doit bien y avoir des passerelles » nous dit Catherine Baker.

    Au menu :
    – micro-trottoir sur ce que le mot « religieuse » évoque autour de nous
    – extraits des Contemplatives, des femmes entre elles, livre de C. Baker
    – extraits de « Ma soeur, mon amour, les religieuses lesbiennes brisent le silence »,
    de R. Curb et N. Manahan
    – chronique sur Soeur Sourire (Dominiqueniquenique, c’est elle)
    – entretien avec des religieuses à Marseille

    Discographie :

    Jesus tango par Ginette Garcin
    La pilule d’or par Soeur sourire
    Close to distance par Guts Pie Ear shot
    Break Out par Harum Scarum
    I will follow BO de Sister Act

    Emission diffusée sur Radio Galère, 88.4 FM, le 2 Mars 2016
    Bonne écoute !

    http://92.243.24.170/lcdc/2016/GangdesGazieres-2016-03-02-nonnes.mp3

    #radio #femmes #religion #féminisme #religieuses

    • Religieuses LE RETOUR !
      http://www.radiorageuses.net/spip.php?article666

      Suite au succès international du premier épisode radiophonique
      La religieuse n’est pas qu’une pâtisserie,
      l’émission Le Gang des Gazières vous offre un second round, honorant ce 666è article de Radio Rageuses !

      – Mystiques et abbesses moyenâgeuses mais pas tant

      – Portrait de Sœur Juana Inés de la Cruz

      – Du gendarme à St-Tropez à Magdalen Sisters en passant par Sister Act,
      pot pourri nonnes et cinéma

      – Religieuses, congrégations et travail social au 19è, main d’œuvre
      inépuisable au service de l’Église et de l’État,

      – Bonnes sœurs, colonisation et évangélisation
      Et un grand débat contre la canonisation de Mère Thérésa

      Références et pour creuser... :

      Des livres :
      – Catholicisme, religieuses et société, Claude Langlois.

      De la musique :

      – Is there a we ?, de Respect my fist
      – Le temps des femmes et Les pieds des missionnaires, de Soeur Sourire
      – Goya, et Tragos de Lili Refrain
      – Celestina, de Lhasa

      Les films du pot pourri « nonnes et cinéma » :

      – Haxan, la sorcellerie à travers les âges de Benjamin Christensen
      – Les Anges du pêché de Robert Bresson
      – La Religieuse, de Jacques Rivette
      – Mère Jeanne des Anges de Jerzy Kawalerowicz
      – The Magdalene Sisters de Peter Mullan
      – Les Innocentes d’ Anne Fontaine
      – Visions de Margarethe von Trotta
      – Sister Act d’Emile Ardolino
      – Nude nuns with big guns de Joseph Guzman
      – des extraits de la série Un gendarme à St Tropez, avec sa nonne chauffarde
      – Soeur Sourire de Stijn Coninx

      Des suggestions d’écoute sur Radiorageuses pendant l’émission :

      – « Enfermées au bon pasteur », Mauvais genre
      – « N’est-ce pas pour ce rôle qu’elles ont été parquées, réprimées », La fille à la fenêtre

      A vos cornettes !!!

      http://92.243.24.170/lcdc/2016/GangdesGazieres-2016-10-05-nonnes2.mp3

      #historicisation #Hildegard_von_Bingen #Juana_Inés_de_la_Cruz

  • Culture : des critiques cinéma de France-Inter - @f_inter - parlent d’une adaptation d’un roman de #Denis_Diderot : La #Religieuse avec la volonté de se démarquer d’autres médias qui, eux, se souviennent de la version ayant déjà fait polémique en 1966 ; celle de #Jacques_Rivette : « La Religieuse », histoire d’une adaptation hautement inflammable. Anna Karina, donc, à l’époque ; Pauline Etienne, sera la Suzanne Simonin de Guillaume Nicloux (2013). @nouvelobs http://cinema.nouvelobs.com/articles/24429-enquetes-la-religieuse-histoire-d-une-adaptation-hautement-i