• Le végétarisme a t-il un problème ? Concept histoire assiette
    https://www.youtube.com/watch?v=LWt14eeQ1TE

    Conférence dirigé par Aurélien Barreau avec une partie très interessante sur l’ #histoire du #végétarisme depuis l’antiquité par Renan LARUE
    Il évoque le miracle de Pythagore (qui était végétarien et ramena à la vie des poissons) et il le compare aux extermination de masse de poissons et porcs perpétré par Jesus dans les évangiles.
    Jesus a tuer deux fois des quantité astronomiques de poissons dans ses pèches dites « miraculeuses », n’hésitant pas à tuer plus qu’il n’en faut dans le seul but de prouver sa puissance divine. Il y a aussi l’exorcisme d’un gamin dont la phrase célèbre « nous sommes légion » est issue. Jesus dans cet épisode provoque la mort de 2000 porcs qui broutaient dans le coin pour sauver un seul enfant. Pour un dieu c’est pas très sympas de tuer tous ces porcs qui n’avaient rien fait, sa solution est quand même très sanglante du point de vue porcin. Jesus n’était donc pas charitable avec les bêtes, il en tuait pour des raisons futiles par paquets de 1000 comme un boucher. Etre plus charitable que Jesus (et dieu en même temps) c’est pas bien, c’est un pécher d’orgeuil. Du coup les clercs ont conclu que le végétarisme est un #blasphème lorsque la question s’était posé au moyen-age.

    ps : Ils avaient aussi conclu que les canards étaient des poissons pour pouvoir en consommer pendant le carême.
    #christianisme #religion


  • Un archidiocèse américain en faillite après des plaintes pour pédophilie agences/br - 1 er Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10036468-un-archidiocese-americain-en-faillite-apres-des-plaintes-pour-pedophili

    Confronté à de multiples plaintes pour des abus sexuels commis par ses prêtres ces dernières décennies, l’archidiocèse de Santa Fe, aux Etats-Unis, a annoncé qu’il allait se déclarer en faillite.
    L’archidiocèse de Santa Fe, dans l’ouest des Etats-Unis, a déjà versé des millions de dollars à des victimes d’actes pédophiles.

    L’archidiocèse va se placer sous la protection du « chapitre 11 », une disposition américaine généralement utilisée par les entreprises, qui permet à une organisation de continuer à fonctionner normalement à l’abri de ses créanciers.

    Annonce officielle
    C’est l’archevêque de Santa Fe lui-même, John Wester, qui l’a annoncé jeudi lors d’une conférence de presse. « Nous n’avons tout simplement plus d’argent », a-t-il assuré. « Nous ne sommes pas riches. Si nous ne sommes plus là, nous ne pourrons plus aider personne », a-t-il plaidé.

    L’archidiocèse a déjà versé des millions de dollars aux victimes d’actes pédophiles commis par ses prêtres et fait encore l’objet de 35 à 40 plaintes, avec autant de lourds dommages et intérêts à la clef.

    Il s’agissait généralement d’accords confidentiels, destinés à éviter que les accusations de pédophilie contre le clergé n’apparaissent au grand jour.

    #pédophilie #culture_du_viol #viol #catholicisme #enfants #viols #eglise #religion #église #pedocriminalité #violences_sexuelles #USA #Santa_Fe #faillite


  • Des théologiennes lancent à Genève « Une Bible des femmes » Joëlle Rebetez et Linn Levy - 29 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/culture/livres/10029113-des-theologiennes-lancent-a-geneve-une-bible-des-femmes-.html

    Une vingtaine de théologiennes francophones, protestantes et catholiques, publient « Une Bible des femmes ». Lancé à Genève, le projet propose de relire les textes bibliques à la lumière des avancées féministes.

    « Une Bible des femmes » a vu le jour sous l’impulsion d’Elisabeth Parmentier et de Lauriane Savoy, deux chercheuses de la Faculté de théologie de l’Université de Genève.


    Rejointes par des spécialistes de toute la francophonie, ces théologiennes féministes ont décidé de relire les textes bibliques controversés « avec perspicacité et rébellion ». Un projet qui fait écho à un ouvrage rédigé en 1898, « A Woman’s Bible », oeuvre fondatrice de la lecture féministe de la Bible.

    « Au départ, nous voulions simplement traduire cette »’Woman’s Bible" sortie à la fin du 19e siècle", raconte à la RTS Lauriane Savoy. « Et en la relisant, nous nous sommes dits que tant de découvertes et de progrès ont été faits dans la lecture des textes bibliques au 20e siècle qu’il était dommage de ne faire que traduire. Nous avions plein de nouvelles choses à dire pour aller contre les préjugés largement répandus. »

    Se remettre dans le contexte de l’époque
    Car pour beaucoup, les textes bibliques légitiment l’asservissement des femmes et sont incompatibles avec des valeurs féministes. A l’image du verset « épouses, soyez soumises à votre époux ».

    « Si on lit ce verset sans s’intéresser au contexte, on ne peut pas faire dire au texte autre chose que ce qu’on lit », explique Lauriane Savoy. « Mais il faut essayer de se remettre dans le contexte de l’époque, dans cet ordre patriarcal très fort. En examinant le texte et les versets précédents et suivants, nous y avons vu que cette exhortation est suivie d’une autre, demandant aux hommes d’aimer leur femme, soit une sacrée avancée à cette époque-là. »

    Les traits féminins de Dieu
    Au fil des pages, le lecteur retrouve des figures de femme fatale, de mère intrépide, ainsi que les visages féminins de Dieu. « Il existe par exemple des livres qui parlent de la Sagesse, figure féminine, ou la très belle métaphore de Dieu telle une poule qui ramène ses poussins autour d’elle », rappelle l’assistante-doctorante de l’Université de Genève.

    Les 21 théologiennes protestantes et catholiques abordent ainsi la Bible à travers différentes thématiques, telles que la séduction, la maternité, la stérilité ou la violence basée sur le genre.

    Des thèmes qui ont trouvé une résonance particulière avec l’apparition du mouvement #MeToo. « Nous nous sommes alors dits que c’était précisément notre but de parler de l’existence des femmes aujourd’hui, et de montrer qu’il peut y avoir des liens avec les textes bibliques et les problématiques des femmes d’autrefois », précise Elisabeth Parmentier.

    « Un joli début de succès »
    Paru à la rentrée, le livre connaît « un joli début de succès », selon son éditeur. « Nous avons dû réimprimer des exemplaires tout récemment et nous espérons que cela continuera ainsi », indique au 19h30 Matthieu Mégevand, directeur de la maison d’édition protestante Labor et Fides.

    Un succès grâce aux lectrices, ainsi qu’aux lecteurs masculins, espèrent les auteures. Celles-ci ont d’ailleurs ressenti le besoin de le préciser dès le début de l’ouvrage : « Lecteurs hommes, ne fermez pas ce livre en haussant les épaules, nous avons tout autant pensé à vous. »
    Tamara Muncanovic

    #Femmes #Bible #religion #marketing


  • Fortes turbulences entre les juifs orthodoxes et la compagnie israélienne El Al
    Par Guilhem Delteil Publié le 27-11-2018
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20181127-fortes-turbulences-entre-juifs-orthodoxes-compagnie-israelienne-el-al

    Les relations entre les juifs ultra-orthodoxes, qui respectent scrupuleusement les règles religieuses, et la compagnie aérienne israélienne El Al s’étaient tendues ces dix derniers jours. Ces tensions sont nées d’un vol entre New-York et Tel Aviv le jeudi 15 novembre et ont débouché sur un avion détourné, des menaces de plainte, et de boycott.

    Le jeudi 15 novembre, la météo était très mauvaise sur la côte Est des Etats-Unis, plusieurs centaines de vols ont dû être retardés ou annulés. Ce fut le cas de deux vols de la compagnie aérienne israélienne El Al à bord desquels se trouvaient des passagers ultra-orthodoxes. Le problème, pour eux, c’est que ce retard de plusieurs heures, conjugué au décalage horaire, allait les faire atterrir après le début du shabbat, le repos hebdomadaire dans la religion juive ; qui commence le vendredi au coucher du soleil. (...)

    • koide9enisrael
      « Après six heures de vol, j’ai soudainement entendu des cris et j’ai vu une hôtesse de l’air pleurer après avoir été frappée et poussée.

      http://koide9enisrael.blogspot.com/2018/11/des-juifs-frappent-une-hotesse-de-lair.html

      Les équipages de deux avions de ligne d’El Al, qui ont décollé jeudi dernier à New York à destination d’Israël, ont dû faire face à la colère de certains passagers juifs ultra-orthodoxes leur demandant de dérouter les avions, par peur de ne pas arriver avant le coucher du soleil.

      L’un des avions a finalement été dérouté vers Athènes pour passer le chabbat, avant de poursuivre sa route vers Israël. 
      Le second, au lieu de détourner son itinéraire vers Rome, pour les mêmes raisons religieuses, a poursuivi son vol comme prévu initialement pour l’aéroport Ben Gurion, car l’un des passagers présentait des problèmes de santé. En fait, les deux vols avaient été retardés de plusieurs heures en raison de la tempête survenue dans la région du Midwest et de la Côte-Est, et qui a entraîné, entre autres, l’annulation de centaines de vols.

      Une des passagères, Roni Meital, a publié dans la foulée sur Facebook une courte vidéo montrant des passagers déchaînés.
      « Après 24 heures passées en vol, je suis brisée, principalement à cause du manque de respect de la part de passagers croyants, qui sont allés trop loin », a-t-elle déploré. 
      « Après six heures de vol, j’ai soudainement entendu des cris et j’ai vu une hôtesse de l’air pleurer après avoir été frappée et poussée. Certains ont menacé d’ouvrir la porte du cockpit si on ne déroutait pas ».

      Conformément aux commandements du judaïsme, les Juifs pratiquants s’abstiennent de voyager le jour du chabbat, y compris par avion. 

      Des exceptions sont toutefois faites en cas de menace évidente pour la santé.

    • USA/Israël – Un avion d’El Al a décollé la semaine dernière avec 75 minutes de retard parce que quatre juifs orthodoxes refusaient de s’asseoir à côté de femmes et de parler au personnel féminin de l’avion. 26 juin 2018

      https://www.medias-presse.info/un-avion-israelien-decolle-avec-75-minutes-de-retard-des-juifs-ultra-orthodoxes-refusaient-detre-assis-pres-de-femmes/93749

      Khen Rotem, un passager, témoigne de la scène qui s’est déroulée lorsque les passagers sont montés dans l’avion à l’aéroport international John F. Kennedy. Quatre hommes juifs ultra-orthodoxes sont montés à bord et ont refusé de s’asseoir à proximité de femmes.
      L’un d’eux était monté dans l’avion en fermant ses yeux et en les conservant fermés pour toute la durée du vol pour éviter de voir toute femme présente à bord.

      « L’équipage essaie de résoudre le problème. Cela ne fonctionne pas. Les femmes membres d’équipage laissent la place aux hommes… Les ultra-orthodoxes ne sont pas prêts à parler, ou même à regarder les femmes membres d’équipage », a raconté Khen Rotem sur Facebook vendredi dernier.

      « Tous les membres de l’équipage, à part le capitaine, doivent maintenant régler ce problème au lieu de se préparer aux décollage et de servir les passagers. Les ultra-orthodoxes ne cèdent pas. L’un des membres de l’équipage menace : ‘Si vous ne vous asseyez pas, vous pouvez descendre de l’avion tout de suite’ »

      L’équipage finit par céder après une discussion prolongée « en commençant le long processus diplomatique de déplacer les passagers féminins de leurs places ».
      « (…) après beaucoup de cris et de manœuvres », une vieille dame américaine et une jeune femme israélienne acceptent de changer de sièges, pour ne plus être à proximité des quatre juifs orthodoxes.

      « N’importe quel voyageur peut-il exiger – et obtenir – de déplacer des passagers de leurs places pour son bien-être personnel et le respect de ses croyances. Ou est-ce un privilège réservé uniquement à une certaine partie des voyageurs ? », demande Khen Rotem.

      La compagnie aérienne El Al est connue pour demander régulièrement à des passagers de changer de sièges à la demande de juifs ultra-orthodoxes qui refusent de s’asseoir à côté de femmes.

      L’année dernière, le Tribunal de Jérusalem s’est prononcé sur de telles situations, considérant qu’El Al ne peut pas forcer des femmes à changer de sièges à la demande d’hommes ultra-orthodoxes.

      Ci-dessous, la photo d’un juif ultra-orthodoxe littéralement “emballé” pour n’avoir aucun contact “impur” durant le voyage !

      #ségrégation #ultra-orthodoxe #violence envers les #femmes #religion

    • El Al n’aura plus le droit de chasser les femmes de leur siège 22 juin 2017
      https://www.letemps.ch/monde/el-al-naura-plus-droit-chasser-femmes-siege

      La justice a donné raison à une avocate sommée de quitter sa place parce qu’un juif ultra-orthodoxe refusait de s’asseoir à côté d’elle

      Avec sa chevelure blanche, sa carrure frêle et sa voix cassée, Renée Rabinowicz (83 ans) ressemble à une grand-mère américaine sans histoires. Sauf que cette ancienne avocate installée aux Etats-Unis dans sa jeunesse pour échapper aux persécutions nazies ne s’en laisse pas conter. Et qu’elle n’hésite pas à exiger le respect de ses droits devant les tribunaux. En décembre 2015, elle n’a pas accepté que le steward du vol El Al New York-Tel Aviv la pousse à céder son siège parce qu’un passager ultra-orthodoxe refusait de s’asseoir à ses côtés au nom d’obscures croyances religieuses imposant une stricte séparation entre les sexes.

      Certes, la pratique est ancienne à bord des avions israéliens où les passagers voyageant seuls sont souvent contraints de déménager au profit d’ultra-orthodoxes dérangés par la présence d’une personne « impure » à leurs côtés. Ces déménagements sont tellement courants que les équipages ont appris à les mener avec doigté et fort discrètement.

      Une formation anti-discrimination
      Soutenue par la « Israël religious action center » (IRAC), une association dénonçant les droits exorbitants souvent accordés à la minorité ultra-orthodoxe, l’ex-avocate a donc décidé de poursuivre El Al pour « discrimination » devant le tribunal de district de Jérusalem. 

      Au terme de deux ans de procédure, la juge Dana Cohen-Lekah a rendu son verdict mercredi. Elle a donné raison à la plaignante, estimant qu’« il n’existe absolument aucune circonstance dans laquelle un membre d’équipage peut demander à un passager de changer de siège parce qu’un autre ne veut pas s’asseoir à côté de lui en raison de son genre ». Un camouflet pour El Al, qui se voit contrainte de soumettre son personnel de cabine à une formation anti-discrimination.

      Affaire classée ? Pas encore car la clientèle ultra-orthodoxe constitue une partie non négligeable de la clientèle de la compagnie et l’on imagine mal qu’elle accepte le jugement de Dana Cohen-Lekah.

      Campagne menée par des rabbins ultra-orthodoxes
      Par l’intermédiaire de leurs leaders spirituels, les différents courants de la communauté ultra-orthodoxe imposent d’ailleurs à El Al et à sa filiale charter Sundor une panoplie de mesures destinées à les rendre « 100% casher ». Parmi celles-ci, la discrimination entre les sexes à la demande de certains passagers, ainsi que l’immobilisation des avions durant le shabbat et les jours de fêtes religieuses juives.

      En Israël, les mêmes rabbins ultra-orthodoxes mènent campagne pour obtenir la fermeture des quelques supermarchés de Jérusalem et de Tel Aviv fonctionnant durant le repos sacré de la fin de semaine. A leurs yeux, travailler durant le shabbat équivaut à « profaner le nom divin ». C’est d’ailleurs pour la même raison qu’ils s’opposent aux initiatives citoyennes et parlementaires demandant qu’un service minimum de transport public (trains, autobus, tramway) soit assuré durant le shabbat et les jours fériés pour satisfaire les couches défavorisées incapables de s’offrir une voiture ou des déplacements en taxi.

      #discrimination


  • Les femmes polonaises enceintes pourraient être forcées de porter des fœtus non viables | Slate.fr
    http://www.slate.fr/sante/pologne-avortement-ivg-impossible/episode-1/parcours-combattante-avortement-illegal-foetus-non-viables

    Avorter légalement est déjà difficile en Pologne. Si elle est votée, la suppression d’un des trois critères autorisant l’IVG précipitera les femmes dans la clandestinité et ses risques.

    « Nous, 343 femmes européennes, défendons une Europe des droits des femmes et de l’autodétermination. » C’est ainsi que commençait un texte publié le 12 octobre dernier dans L’Obs, venant d’élues de gauche et de responsables associatives européennes, dénonçant la menace qui pèse sur les droits sexuels et reproductifs dans plusieurs pays européens. À commencer par la Pologne, où un projet de loi actuellement examiné par une commission parlementaire veut restreindre davantage le droit à l’avortement.

    C’est pourtant déjà l’un des pays les plus durs au monde en la matière. Cet acte n’est autorisé que sous trois conditions : en cas de viol ou d’inceste, de risque pour la vie ou la santé de la mère, ou de malformation grave ou forte probabilité de handicap du fœtus. C’est ce dernier critère que les députées et députés conservateurs veulent supprimer, ce qui de fait rendrait illégale la quasi-totalité des avortements du pays : sur les 1.100 avortements effectués dans le cadre légal chaque année, près de 94% du total se font en raison de la malformation du fœtus.

    #IVG #femmes


  • La fragmentation du #Genre dans l’Irak post-invasion
    https://www.cetri.be/La-fragmentation-du-genre-dans-l

    Recension de Didier Epsztajn à propos de l’article de Zahra Ali consacré à la « fragmentation du genre dans l’Irak post-invasion », dans la revue Nouvelles questions féministes, consacrée aux Solidarités familiales ?. Loin du campisme (l’ennemi de mon ennemi serait mon ami) ou de l’anti-impérialisme de pacotille (Saddam Hussein ou Bachar el Assad comme figures de l’anti-impérialisme), refusant l’essentialisation des phénomènes religieux ou la culturalisation des pratiques sociales, Zahra Ali prend en (...)

    #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Irak, Genre, #Minorités_ethniques, #Religion, #Répression, #Terrorisme, #Autoritarisme, #Impérialisme, Entre les lignes entre les (...)

    #Entre_les_lignes_entre_les_mots


  • L’araignée de Mashhad

    Après Une Métamorphose Iranienne et le Petit Manuel du parfait réfugié politique, Mana Neyestani réalise un fascinant docu-fiction à propos d’un tueur en série qui a sévi dans l’est de l’Iran au début des années 2000. Basé sur des entretiens filmés par deux journalistes proches de Mana Neyestani, L’Araignée de Mashhad retranscrit le parcours de #Said_Hanaï, qui, au prétexte de se conformer à des prescriptions religieuses, assassina seize femmes prostituées ou droguées en quelques mois dans la ville sainte de #Mashhad, située au nord-est du pays. Le tueur amenait toutes ses victimes chez lui avant de les étrangler, d’où l’appellation par les médias de « meurtres de l’araignée ».

    Alternant véritables interviews du tueur et passages fictionnels, Mana Neyestani dévoile aussi bien le point de vue du tueur, que celui de ses proches, de ses victimes, ou du juge en charge du dossier. Il met en lumière le poids d’une vision rigoriste de la #religion dans cette ville, l’une des plus conservatrices du pays, où une partie de la population a manifesté en soutien au tueur après son arrestation. Combinant différents registres narratifs et graphiques en passant d’un protagoniste à l’autre, Mana Neyestani montre à travers ce fait divers une société malade, où ceux qui vivent en marge sont considérés comme des sous-humains, allant parfois jusqu’à justifier les pires extrémités.


    http://www.caetla.fr/L-araignee-de-Mashhad

    #féminicide #Iran #meurtres #femmes #BD #livre #bande_dessinée #prostitution

    J’adore l’auteur... #Mana_Neyestani. Son livre Une métamorphose iranienne est sublime !


  • En Thaïlande, les moines rendus obèses par l’afflux d’offrandes sucrées AFP - 22 Novembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_en-thailande-les-moines-rendus-obeses-par-l-afflux-d-offrandes-sucrees?i

    Chaque jour, des milliers de moines bouddhistes font la tournée des offrandes à travers la Thaïlande. Les boissons sucrées et gâteaux industriels qu’ils récoltent les rendent souvent obèses, un phénomène devenu un vrai problème de société dans le royaume.


    « Avant de venir ici et de me mettre au régime, je pouvais à peine marcher 100 mètres sans me sentir fatigué », explique à l’AFP Pipit Sarakitwinon, venu faire un « check-up » dans un hôpital spécialisé dans le traitement des moines. Ces derniers sont plus de 300.000 dans ce pays majoritairement bouddhiste de près de 70 millions d’habitants.

    Il se réjouit d’être passé de 180 à 150 kilos depuis qu’il s’est mis à la diète en début d’année.

    La tradition de faire des offrandes en nature aux moines est très ancrée en Thaïlande, mais aussi en Birmanie ou au Cambodge voisin, où les statues de Bouddha le montrent joufflu.

    Mais la classique obole de riz s’est transformée en paniers de « junk-food », des chips aux boissons énergétiques, dans ce pays où les scandales de moines vivant grand train ou détournant de l’argent à des fins personnelles n’ont pas découragé les fidèles de leur faire des dons, considérés comme de « bonnes actions » portant chance.

    On continue de voir, y compris dans des grandes villes comme Bangkok, des moines aller pieds nus à l’aube à travers les rues.

    Mais nombre d’entre eux reçoivent les dons sans bouger de leur temple. Et, dans les supermarchés, des rayons entiers sont consacrés à ces offrandes toutes prêtes, empilées dans un seau jaune.

    « S’ils mangent notre nourriture et en sont satisfaits, nous pensons que la nourriture sera ainsi transmise à nos défunts bien aimés », explique Prachaksvich Lebnak, un haut responsable du ministère de la Santé. « Certains leur offrent même des cigarettes », se désespère-t-il.

    L’ennemi : les boissons sucrées
    Ce goût pour des offrandes trop grasses, trop sucrées ou trop salées, donne des taux de diabète et d’hypertension au sein du clergé bouddhiste qui affolent les autorités sanitaires, dans un pays où plus généralement l’obésité progresse.

    Selon une étude réalisée cette année dans le nord-est de la Thaïlande, l’un des États les plus touchés par l’obésité en Asie, sur plus de 3.500 moines examinés, 15% étaient obèses. L’universitaire Jongjit Angkatavanich affirme même, études à l’appui, que les taux d’obésité montent à 48% chez les moines interrogés.

    L’ennemi à abattre : les boissons sucrées que les moines boivent en grande quantité, n’étant pas autorisés à manger de nourriture solide après midi.

    Les autorités sanitaires essayent de les sensibiliser aux bases de la diététique.

    Dans un hôpital de Bangkok qui leur est consacré, un grand panneau à l’entrée leur explique que « l’eau est la meilleure des boissons ». « Vous devriez consommer moins de six cuillères de sucre par jour », lit-on sur ce panneau qui dresse une liste des boissons sucrées les plus courantes, comme le thé vert, les sodas ou les boissons énergétiques, avec le nombre de cuillères de sucre par bouteille.

    Charte de la Santé des moines
    En décembre 2017, la junte militaire au pouvoir en Thaïlande a publié une Charte de la Santé des moines, les enjoignant à prendre soin de leur corps.

    Des initiations à la diététique sont organisées, y compris à travers les monastères de province, pour tenter de changer leurs habitudes alimentaires.

    Le problème, c’est qu’ils sont censés accepter toutes les offrandes car « selon l’enseignement de Bouddha, tout ce qui est offert doit être accepté », rappelle Phra Rajvoramuni, un moine ayant participé à la rédaction de la charte.

    Par ailleurs, en Thaïlande, les moines sont censés ne pas faire de sport.

    Dans ce cas, « ils devraient faire de l’exercice, comme de la marche méditative, faire le ménage du temple le matin, balayer le sol » de façon dynamique, suggère Phra Rajvoramuni, le moine qui a co-écrit la charte.

    Pipit a suivi le conseil. Il marche davantage et s’efforce de manger moins. « Maintenant, assure-t-il, je fais plus attention à la nourriture offerte par les villageois. »

    #sucre #alimentation #religion #Thaïlande #bouddhisme #obésité


  • Oltre 500 ore consecutive di culto per non far espellere una famiglia migrante

    In Olanda la legge vieta di interrompere una funziona religiosa: per questo centinaia di pastori da oltre tre settimane si alternano per evitare il rimpatrio di una famiglia ospitata in chiesa.

    In Olanda una chiesa protestante de l’Aja sta tenendo un culto da oltre tre settimane consecutive per proteggere una famiglia di migranti dall’espulsione dal Paese.

    La storia è tanto semplice quanto geniale: secondo la legge statale le forze dell’ordine non possono interrompere una funzione religiosa in corso. Centinaia di pastori si stanno dunque alternando per non far cessare mai il culto cui sta partecipando la famiglia in questione, una coppia armena con tre figli di 15, 19 e 21 anni. L’idea è venuta al presidente del consiglio generale della Chiesa protestante olandese, il pastore Theo Hettema, una volta saputo che la famiglia, da ben 8 anni nei Paesi Bassi, con un figlio iscritto all’università e gli altri alle scuole dell’obbligo, rischiava il rimpatrio perché non può più godere delle tutele internazionali in quanto l’Armenia, terra d’origine dei cinque, non è considerata nazione a rischio.

    I cinque, cristiani, frequentano la chiesa protestante della cittadina in cui risiedono, Katwijk, nei pressi proprio de L’Aja, e una delle figlie svolge volontariato in una associazione legata alla chiesa. L’ appello del pastore Hettema ha raccolto l’adesione di centinaia di colleghi e di moltissimi membri di chiesa, provenienti anche dai Comuni vicini. Tutti consapevoli che la splendida iniziativa non potrà durare in eterno, ma con la speranza di far nel mentre cambiare idea al governo, che ha però più volte affermato che la famiglia non ha i requisiti per rimanere nel Paese. Otto anni per ottenere una risposta sulla possibilità di asilo o meno in una nazione rischiano di essere un tragico record, e ignorare che la famiglia si sia oramai integrata nel nuovo contesto pare un’inutile cattiveria.

    Quando i 5 non partecipano alla funzione, si riposano nei locali sopra la cappella. Un tempo in Italia le chiese erano luoghi di asilo e rifugio in cui le forze dell’ordine non potevano entrare, ma da oltre un secolo le cose sono cambiate (secondo quanto normato prima dalle leggi Siccardi del 1850 e quindi dai Patti Lateranensi del 1929 il cui l’articolo 5 recita comunque con formula ambigua “Salvo i casi di urgente necessità, la forza pubblica non potrà entrare, per l’esercizio delle sue funzioni, negli edifici aperti al culto, senza averne dato previo avviso all’autorità ecclesiastica”). Le norme in materia cambiano molto da Stato a Stato e non sono mancate in questi anni polemiche a seguito di arresti di migranti in chiesa (in Germania, in Islanda).

    La Chiesa protestante in Olanda, nata dalla fusione di tre precedenti chiese, la riformata olandese, la riformata in Olanda e la evangelica luterana, rappresenta circa un terzo dei 6 milioni di abitanti dei Paesi Bassi.

    https://riforma.it/it/articolo/2018/11/19/oltre-500-ore-consecutive-di-culto-non-far-espellere-una-famiglia-migrante
    #messe #résistance #expulsions #asile #migrations #réfugiés #Pays-Bas #culte #religion #refuge #Eglise #église


  • Le Vatican bloque des mesures des évêques américains contre les abus sexuels Belga - 13 Novembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-vatican-bloque-des-mesures-des-eveques-americains-contre-les-abus-sex

    Le Saint-Siège a ordonné lundi à la conférence des évêques américains de ne pas se prononcer, lors de son assemblée générale, sur des mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, lui demandant d’attendre la tenue d’une conférence sur le sujet en février.

    Lors de son discours d’ouverture, le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence, a confirmé avoir reçu une lettre de la Congrégation pour les évêques et annoncé qu’aucun vote ne se tiendrait lors de cette assemblée générale, contrairement à ce qui était prévu initialement.

    Le cardinal Blase Cupich, évêque de Chicago, a lui précisé, dans un communiqué, que le Vatican avait demandé à la conférence de « reporter » le vote final dans l’attente d’une rencontre des conférences épiscopales du monde entier, convoquée en février à Rome.

    Le cardinal DiNardo a fait part de sa « déception » lors d’une conférence de presse à la mi-journée, lundi, au premier jour de l’assemblée générale qui se tient à Baltimore (nord-est) jusqu’à mercredi.

    Régulièrement mise en cause ces dernières années pour sa gestion du scandale des abus sexuels au sein de l’église catholique américaine, la conférence des évêques américains avait annoncé, en octobre, plusieurs mesures phares, qui devaient faire l’objet d’un vote.

    Le haut clergé américain proposait notamment un nouveau code de conduite, un nouveau mécanisme de signalement, ainsi que la création d’une commission d’enquête menée par des personnes n’appartenant pas à l’église catholique américaine.

    « Nous ne sommes pas satisfaits de cela », a assuré le cardinal DiNardo au sujet de la demande du Vatican. « Nous travaillons dur pour passer à l’action. Et nous allons le faire. Nous rencontrons juste un contretemps. »

    Mi-août, les services du procureur de Pennsylvanie ont publié un rapport accablant, détaillant des abus perpétrés durant plusieurs décennies par plus de 300 prêtres et dont ont été victimes plus de 1.000 enfants.

    Le rapport dépeint une hiérarchie ayant souvent eu une démarche active pour ne pas ébruiter les cas d’abus sexuels et pour protéger les auteurs de ces agressions.

    #pédophilie    #culture_du_viol    #viol    #église   #enfants    #catholicisme    #eglise   #viols    #religion    #violences_sexuelles #pedocriminalité   #vatican    #eglise_catholique #pape #usa #prêtres


  • Le Vatican assouplit la règle du célibat pour les gardes suisses jvr/vd - 12 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/9989579-le-vatican-assouplit-la-regle-du-celibat-pour-les-gardes-suisses.html

    En pénurie d’effectifs, le Vatican autorisera les gardes suisses à se marier... à condition d’avoir effectué plus de 5 ans de service. Les couples pourraient alors emménager dans une nouvelle caserne prévue pour 2024.

    La garde suisse pontificale a fort à faire avec l’actuel locataire du Saint-Siège. Les multiples engagements du pape François l’obligent à étoffer ses rangs. Actuellement au nombre de 110, les gardes devraient passer à 135 unités.

    Mais les vocations manquent. L’une des raisons est le célibat obligatoire des soldats au service du souverain pontife. Cette règle va être assouplie par le Vatican. Le célibat ne devrait plus concerner que les gardes dont la durée du service est inférieure à 5 ans. Pour les autres, ils pourront se marier et vivre au Vatican.

    Une caserne flambant neuve
    Pour accueillir tout ce monde, l’actuelle caserne datant du XIXe est toutefois trop petite. Elle sera démolie au profit d’une nouvelle caserne qui s’étendra sur quelques 14’200 m2 et qui répondra aux critères écologiques de 2024.

    Une fondation suisse va s’occuper de réunir des fonds pour compléter le budget de 50 millions de francs. Des spécialistes de l’armée helvétique seront également appelés à travailler sur ce projet.

     #vatican #religion #catholicisme #pape #Italie #Suisse #mercenaires


  • Melissmell : . . . . . Pendez votre dieu, comme vous pendez les femmes,
    Pendez le diable, par la queue, comme vous pendez les femmes par les yeux . . . . .

    https://www.youtube.com/watch?v=PQb0pyJmeG8&feature=youtu.be

    Depuis 2004, Melissmell a progressivement pris une place à part et essentielle dans le paysage rock Français. Rarement déclinée de cette façon au féminin, sa poésie vient transcender le réalisme dont elle témoigne... Accompagnée de Matu ( François-Régis Matuszenski) et de Bayrem Ben Amor, elle chante « Le pendu », extrait de son nouvel album « L’Ankou », réalisé par le talentueux Rennais Bruno Green (Détroit), enregistré en grande partie au studio Real World de Peter Gabriel. ... Merci à tous les trois, à Chloé et VSCOM.

    MeliSsmelL : https://www.facebook.com/melissmell ?

    image et son : Jean-Philippe Boisumeau / Denis Piednoir réalisation et production : Jean-Philippe Boisumeau

    #Femme #Melissmell #dieu #religion #Chanson #musique

    De la bonne, ça craque à l’oreille. Du François Villon.


  • L’humiliation des centres de conversion Christian Saint-Pierre - 3 Novembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/lire/540433/entrevue-l-humiliation-des-centres-de-conversion

    En 2004, alors que Garrard Conley est âgé de 19 ans, ses parents, baptistes ultraconservateurs du sud des États-Unis, découvrent son #homosexualité. Paru en 2016, Boy Erased raconte le séjour du jeune homme dans un centre de conversion. Alors que l’adaptation filmique de Joel Edgerton prendra l’affiche le 9 novembre, le récit autobiographique est publié en français aux Éditions Flammarion Québec sous le titre Garçon effacé.

    « Avant de comprendre que mon expérience avait plus d’impact sous forme de mémoires, explique l’auteur au téléphone, j’ai travaillé à la transposer dans des romans dystopiques qui ne fonctionnaient jamais, probablement parce qu’on vit en ce moment même dans une véritable #dystopie. Que l’actuel gouvernement américain cherche à effacer les personnes #trans de l’histoire, c’est plus terrifiant que tout ce que j’aurais pu imaginer. »


    Campé dans le centre de #conversion Love in Action, le récit est entrecoupé d’événements s’étant déroulés auparavant, notamment dans la maison familiale et à l’université. « Si j’ai choisi cette structure, explique Conley, c’est pour montrer que l’existence d’un pareil endroit n’est pas déconnectée de mon passé. J’ai en quelque sorte été guidé vers lui. À cause des idées très dangereuses qui m’ont été inculquées dès l’enfance, je n’ai pas été surpris par les principes de Love in Action, pas été immédiatement choqué par leur manière de procéder. »

    L’auteur tient à préciser que les thérapies de conversion ne se déroulent pas seulement dans des établissements spécialisés, qu’elles prennent d’autres formes : « On retrouve de la honte, des stéréotypes et de la répression dans les familles, dans les communautés et dans les politiques gouvernementales. C’est de ce contexte historique plus large que j’ai aussi cherché à rendre compte, celui qui a permis la création et la propagation de ces thérapies. »

    Faire oeuvre utile
    Garrard Conley est certainement parvenu, à partir de la laideur et de la souffrance, à créer quelque chose de beau et d’inspirant. Malgré tout, il fait très attention de ne pas souscrire au dicton « Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort ». « Tout simplement parce que beaucoup de gens qui ont subi une thérapie de conversion se sont suicidés, explique-t-il. Je me considère comme un témoin.

    « Quand je suis entré à Love in Action, on a confisqué mon cahier de notes, tenté de contrôler mes pensées, mais, pendant les séances, je me souviens de m’être dit que tout cela serait peut-être important un jour. Dans la vie d’un écrivain, d’un créateur, il arrive que la meilleure chose à faire soit d’enregistrer le plus exactement possible sa souffrance et celle des individus qui nous entourent. Je ne veux pas dire que c’était mon destin de faire une thérapie de conversion, que ça a fait de moi un meilleur auteur, j’ai simplement tiré le meilleur de la situation. »

    Conley se souvient très bien du jour où, en lisant un blogue à propos des thérapies de conversion, il a reconnu ses propres difficultés à entrer en relation avec les autres, des embûches qu’il pensait tout à fait communes et dont il a compris alors qu’elles avaient été causées par son expérience.

    « J’avais peur de toucher mon partenaire ou même d’en avoir un. C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’écrire, pour faire de l’éducation à propos des terribles retombées de ces thérapies, pour entraîner le sujet sur la place publique. »

    L’auteur estime que c’est sa responsabilité, surtout en tant qu’homme blanc #cisgenre, de se rendre dans certains endroits racistes ou #homophobes afin d’informer des gens qui sont prêts à l’entendre, comme son père et sa mère l’ont finalement été. « J’ai résisté à ça longtemps, parce que je voulais fuir un passé très douloureux. Je crois que j’ai cette aptitude à parler à la fois la langue des personnes conservatrices et celle de la gauche, ce qui me permet d’alterner de l’une à l’autre, en somme de traduire. »

    Depuis que le film se prépare, que la bande-annonce circule, les ventes du livre ont monté en flèche, et de plus en plus de médias généralistes s’intéressent aux enjeux qu’il aborde.

    « Je suis toujours un auteur, explique Conley, mais je dois reconnaître que je suis aussi le défenseur d’une cause. Je reçois chaque jour des messages de gens qui me disent que le livre leur a fait du bien. Quand tu vois leur souffrance, lorsque tu constates la différence que tu peux faire dans leur vie, c’est impossible de détourner le regard. Chez Trevor Project, un organisme axé sur la prévention du suicide auprès des jeunes #LGBTQ, on n’a jamais reçu autant d’appels d’aide — et de courriels haineux — que depuis quelques semaines. On me dit que c’est grâce à Boy Erased et je trouve ça merveilleux, parce que ça veut dire que les gens accordent de l’attention à ce sujet crucial. »
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    D’un point de vue législatif
    Selon une étude récente de l’Institut Williams en Californie, ce sont 698 000 membres de la communauté LGBTQ qui ont reçu aux États-Unis, entre 18 et 59 ans, une thérapie de conversion ; 350 000 d’entre eux ont subi un tel traitement pendant l’adolescence. Aux #États-Unis, 36 des 50 États n’ont pas encore interdit ces thérapies. Au #Canada, quelques provinces (Manitoba, Ontario et Nouvelle-Écosse) et la Ville de Vancouver ont accompli des gestes ou mis en application des lois la rendant illégale. Circule en ce moment même une pétition qui demande au gouvernement du Canada de voter une loi bannissant la thérapie de conversion pour les mineurs. « Une longue bataille nous attend, estime Garrard Conley. Le gouvernement Trump fait en sorte que ces traitements soient maintenus et que les parents puissent y avoir recours pour leurs enfants. Nous traversons une époque fasciste, où il est plus important que jamais de prendre la parole. » C’est également dans cet objectif que l’auteur a décidé de produire UnErased, un balado qui reconstitue l’histoire de la thérapie de conversion aux États-Unis.

    #religion #évangélistes


  • Une sainte armée de squelettes au secours des catholiques suisses Thierry Sartoretti/ld - 1 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/culture/arts-visuels/9962459-une-sainte-armee-de-squelettes-au-secours-des-catholiques-suisses.html

    Photographe vaudoise, Carole Alkabes consacre un livre splendide aux « Martyrs, les reliques oubliées ». L’histoire fascinante d’un trésor macabre qui remonte à l’Antiquité.

    Qui a dit que les morts reposaient en paix ?


    QUELQUES PHOTOGRAPHIES SUR LE SITE : http://www.illustre.ch/magazine/reliques-extraordinaires

    Imaginez l’extraordinaire voyage de ces deux-là. Un homme et une femme en 1632. Ils sont d’abord découverts et exhumés d’une catacombe romaine. Ces cadavres datent des premiers âges chrétiens de la capitale antique. Sont-ils des martyrs chrétiens massacrés par les Romains ? Ils pourraient aussi être des défunts juifs ou païens dont les rites funéraires sont alors identiques. Peu importe, l’Eglise a besoin de saints pour ses paroisses germaniques menacées par le protestantisme.

    Une cérémonie supervisée par le pape Urbain XIII donne un nouveau nom de baptême à des deux déterrés. Les voici désormais Eusebius et Perpetua. Ils sont achetés par l’entremise du garde suisse Franz Segesser von Brunnen. Charge à lui de les convoyer de Rome à Lucerne. Pas une mince affaire. On cache les corps dans une capsula, une sorte de coffre de voyage sécurisé. En chemin, les bagages peuvent s’égarer ou être volés. Ces reliques sont alors précieuses : on peut en tirer un bon prix auprès d’une communauté prête à tout pour avoir un saint à son domicile. Il y a aussi les cols alpins à passer, les intempéries… Les os sont soigneusement emballés dans de la gaze et scellés sous plusieurs sceaux et certificats pontificaux.

    Un saint à son domicile
     St Irenus Sursee (LU). [Carole Alkabes - DR] Des squelettes passés sous le manteau de l’Italie à la Suisse, il y en a eu plus de mille ! Tous rebaptisés au nom d’un saint martyr et tous exposés dans des églises, des couvents, des monastères. Les plus chanceux ou dépensiers ont obtenu des corps entiers, d’autres ont dû se contenter d’un crâne ou d’une partie des ossements. Malgré les saccages de la Réforme et des troupes françaises de la Révolution de 1789, bon nombre de ces martyrs plus ou moins authentiques reposent toujours dans les lieux saints du catholicisme suisse.

    Certains sont toujours exposés, d’autres se retrouvent dans des lieux plus cachés, voire ont été oubliés dans des archives. C’est que ces Saints rappellent des pratiques de dévotion qui confinaient alors à la superstition voir à la fascination morbide. Et puis l’Eglise garde un doute sur le réel statut de martyr chrétien de ces braves squelettes romains. Ils ont servi à édifier le peuple, rassembler les paroissiens, soutenir processions et collectes. Leur service rendu, les voici parfois devenus pièces de musée…

    De merveilleux gisants
    Photographe à Yverdon, Carole Alkabes s’est prise de passion pour ces gisants sortis de l’Antiquité. Trois ans durant, elle a tiré leur portrait dans les paroisses les plus reculées, visitant au passage les ossuaires, ces lieux où reposent les défunts avec cette inscription en gothique : « Ce que nous sommes vous le serez. Ce que nous étions, vous l’êtes ».

    Il faut avouer qu’ils sont merveilleux ces gisants. Parés comme des princes et des princesses, cousus d’or et de perles, portant couronne, armure, épée et fleurs. Certains dans des positions surprenantes de dormeurs ou de guerrier dressé.

    Un trésor oublié
    Anonymes devenus célébrités consacrées, les martyrs sont le trésor oublié de l’Eglise catholique suisse. Une sorte d’armée des catacombes, venue d’Italie à la rescousse d’une institution mise en péril par la Réforme et les révolutions anticléricales.

    Avec « Martyrs, les reliques oubliées », la photographe Carole Alkabes signe un splendide livre de photographie et une passionnante étude historique de ce phénomène. Et pour celles et ceux qui seraient tentés d’aller rendre visite à Saint Demetrius ou Sainte Candida, le livre comprend un répertoire des emplacements de tous ces pieux squelettes.

     #relique #politique #religion #photographie #reliques #histoire #livre #religion #catholicisme #église


  • Avorter à Monaco ? C’est interdit. RTBF avec Brut - 2 Novembre 2018 RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_avorter-a-monaco-c-est-interdit?id=10062584
    Sauf en cas de viol, de danger pour la santé de la mère ou de l’enfant. _

    À Monaco, l’accès à l’avortement est extrêmement restreint pour les femmes. Il y a près de 10 ans, l’avortement était même totalement interdit. C’est seulement en 2009 que la loi a évolué et ouvert l’avortement aux femmes victimes de viol ou encore qui voient leur santé ou celle de leur enfant en danger. Toute personne qui a recours à l’IVG en dehors du cadre déterminé par cette loi encourt une peine d’emprisonnement allant de 6 mois à 3 ans ainsi qu’une amende de 9000 à 18 000 euros. Les médecins qui pratiquent l’intervention, eux, risquent la même amende et 1 à 5 ans de prison.

    Une forte pression de l’Église
    Une telle législation s’explique notamment par l’article 9 de la Constitution monégasque de 1962 qui indique que « la religion catholique, apostolique et romaine est religion d’État. » Ne pouvant avorter à Monaco, les femmes monégasques sont donc contraintes de se diriger vers la France, principalement à Nice. Mais, pour cela, elles doivent obligatoirement être rattachées à la caisse primaire d’Assurance maladie française pour être remboursées, une démarche qui demande parfois plusieurs semaines alors que le délai légal pour pratiquer l’IVG est de 12 semaines de grossesse, soit 14 semaines d’aménorrhée.

    #monaco #IVG #interdiction #Femmes #catholicisme #droits_des_femmes #religion #catholicisme


  • * Une députée LREM demande la position de la France sur la pénalisation de l’avortement en Andorre AFP - 31 Octobre 2018 - La croix
    https://www.la-croix.com/France/Politique/deputee-LREM-demande-position-France-penalisation-avortement-Andorre-2018-

    La députée LREM des Pyrénées-Orientales Laurence Gayte a demandé au gouvernement de préciser la position de la France sur la pénalisation de l’avortement dans la principauté d’Andorre, dont Emmanuel Macron est coprince, un des derniers États en Europe à interdire l’IVG.

    Dans une question écrite adressée au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, Mme Gayte précise que la principauté est « l’un des derniers États d’Europe - avec Malte, Saint-Marin et le Vatican - à interdire l’avortement, y compris en cas de viol, d’inceste, de maladie ou malformation du fœtus, ou de danger pour la vie de la mère ».

    « L’avortement y constitue un délit passible de six mois d’emprisonnement pour la femme enceinte, et de trois ans de prison et cinq ans d’interdiction d’exercice pour le médecin qui pratique l’intervention », ajoute Mme Gayte, membre de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale et députée d’un département ayant une frontière commune avec la Principauté d’Andorre, rappelle-t-elle.

    Des femmes ont cependant recours à l’avortement, soit en se rendant en Espagne ou en France, soit « par des méthodes peu sûres ou clandestines », souligne la députée.

    Dans le cadre de la journée mondiale du droit à l’avortement, fin septembre, « de nombreuses Andorranes ont défilé dans les rues d’Andorre-la-Vieille afin de demander la dépénalisation de l’avortement dans leur pays », poursuit-elle dans sa question écrite. Elles souhaiteraient « savoir la position de la France sur cette question ».

    Lors de la manifestation, selon un correspondant de l’AFP, certaines affiches réclamaient « Pas de tutelle ni de l’État ni de l’Église » ou encore « Laissez vos chapelets en dehors de nos ovaires », en référence à la position anti-avortement d’un des deux coprinces d’Andorre, l’évêque d’Urgell Mgr Joan-Enric Vives.

    #Laurence_Gayte #Andorre #IVG #interdiction #emmanuel_macron #Andorre #Femmes #catholicisme #droits_des_femmes #religion #catholicisme


  • Olivier Savignac : « J’ai eu de gros doutes, est-ce que d’autres jeunes avaient été agressés sexuellement ? »
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-30-octobre-2018

    Olivier Savignac, victime d’agression sexuelle, est partie civile dans le procès l’abbé Pierre de Coye de Castelet et de l’ex-évêque d’Orléans, Mgr André Fort. Olivier Savignac sera également entendu par les évêques de France lors de leur prochaine assemblée, le 3 novembre à Lourdes. Il est l’invité de Mathilde Munos.

    #viols #pédophilie #curés #catholicisme #impunité

    • Procès pédophilie à Orléans : « C’est un dérapage, j’étais demandeur d’affection » a dit le prêtre Pierre de Castelet
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loiret/orleans/orleans-pretre-pierre-castelet-juge-agressions-sexuelle

      Le procès du père Pierre de Castelet se tient ce mardi au tribunal correctionnel d’Orléans. Le prêtre est jugé pour agressions sexuelles sur une dizaine de garçons mineurs. L’autre prévenu, l’ancien évêque d’Orléans, André Fort ne s’est pas présenté à l’audience.
      . . . . .
      La présidente a énoncé les faits reprochés au père Pierre de Castelet et l’a longuement questionné. Le curé a reconnu des attouchements sur mineurs mais seulement durant l’été 1993. Sous prétexte de compléter des fiches médicales, il faisait venir les jeunes dans son bureau et pratiquait des attouchements.

      C’est un dérapage… j’étais demandeur d’affection. J’étais isolé et très fatigué. Je ne savais pas que c’était mal, je ne pensais pas faire du mal à ces enfants. Je n’aurais pas dû le faire. J’avais le désir de me rapprocher d’eux. J’avais besoin de proximité émotive.

      . . . . .
      #consternant !
      #religion


  • #Pèlerinage à #Medjugorje, entre quête religieuse et #tourisme_de_masse

    24 juin 1981 : la #Vierge apparaît à six adolescents originaires de la petite ville de Medjugorje en #Bosnie-Herzégonie. Ils deviennent alors les « #voyants_de_Medjugorje ». Depuis cette date, la Vierge continue dʹapparaître à certains voyants quotidiennement à 17h40 et délivre des messages. Ce qui en fait un cas unique. Guérisons, apparitions, conversions, de nombreux pèlerins affluent du monde entier, faisant de Medjugorje, malgré les années de guerre, lʹun des principaux lieux de pèlerinage au monde. Pour autant, cet attrait nʹest pas sans conséquence, la ville étant aujourdʹhui méconnaissable pour ceux qui lʹont connu il y a 30 ans : hôtels, routes, commerces ponctuent chaque coin de rue. Est-il encore possible de concilier quête religieuse et #tourisme ?


    https://www.rts.ch/play/radio/a-labordage/audio/pelerinage-a-medjugorje-entre-quete-religieuse-et-tourisme-de-masse?id=9882248&s
    #catholicisme #religion


  • Le sacre de l’art - La Vie des idées

    http://www.laviedesidees.fr/Le-sacre-de-l-art.html

    Entre les années 1910 et 1930, les #avant-gardes_allemandes se sont attelées à inventer une nouvelle “religion de l’art”, aux formes variées. L’art s’inscrit ainsi, selon l’historienne de l’art Maria Stavrinaki, dans cet espace social privé de centre qu’est la démocratie moderne.

    La question qui traverse le livre de l’historienne de l’art Maria Stavrinaki n’est pas immédiatement lisible dans son titre ; elle consiste à saisir la composante religieuse des avant-gardes allemandes par le recueil de huit essais écrits entre 2002 et 2012.

    #allemagne