• Retrouvez « Splann ! » au festival Pré en bulles, à #bédée, ce dimanche 27 septembre
    ▻https://splann.org/pre-en-bulles-bedee-2026

    Faustine Sternberg animera un échange autour des relations entre journalisme et #bande_dessinée, ce dimanche 27 septembre, à Bédée (35). Nous participerons pour la première fois au festival Pré en bulles. L’article Retrouvez « Splann ! » au festival Pré en bulles, à Bédée, ce dimanche 27 septembre est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #alain_goutal #bd #Claire_Malary #David_Lopez #dessin #dessin_de_presse #faustine_sternberg #ille-et-vilaine #illustration #jean_leveugle #livre #Renan_Coquin #Yaneck_Chareyre

  • Durcir le #droit_des_étrangers, une politique aussi néfaste humainement qu’économiquement

    À cause de services en #préfecture quasiment à l’arrêt, près d’un million de personnes se retrouvent en #rupture_de_droits, dans l’attente du #renouvellement de leurs #titres_de_séjour. Des retards dont l’économie pâtit aussi.

    Au tribunal administratif de Marseille, l’audience débute. Elle concerne Mohamed Abes, 28 ans. Il a demandé le renouvellement de son titre de séjour il y a maintenant un an, sans réponse de la préfecture. L’expiration de son précédent titre l’a privé de tous ses droits et lui a fait perdre son travail.

    A la barre, son avocat, Me Candon, demande au juge d’enjoindre au préfet de lui délivrer a minima un document provisoire sous sept jours, avec une astreinte de 100 euros par jour de retard.

    Le juge prévient avec un sourire entendu : « Vous savez qu’il y aura un délai. » « Le problème est endémique », lui répond l’avocat. En quelques minutes, l’affaire est bouclée.

    Préfectures dans l’#illégalité, #tribunaux débordés
    En France, 930 000 dossiers sont en attente d’être traités et les #délais d’obtention de #titre_de_séjour sont devenus interminables – en moyenne 117 jours et jusqu’à plusieurs années, une durée qui dépasse largement le cadre légal. Alors que les murs de la préfecture semblent infranchissables depuis que la plateforme est passée au #tout-numérique, la seule option reste le recours à la #justice.

    « Au tribunal, ils sont débordés par ces affaires », glisse Me Candon, de retour dans la salle des pas perdus.

    Selon une magistrate, elles sont presque deux fois plus nombreuses qu’avant : 3 800 requêtes du tribunal administratif de Marseille ont été dirigées contre des refus de délivrance de titre de séjour, uniquement sur le premier semestre 2026, contre 4 703 sur toute l’année 2025. La préfecture des Bouches-du-Rhône a été condamnée à verser 90 280 euros d’astreinte en moyenne sur le premier semestre, soit une multiplication par 19.

    Comment expliquer cette situation ubuesque ? La #circulaire du 23 janvier 2025, signée par l’ancien ministre de l’Intérieur #Bruno_Retailleau, enjoignait aux préfets de traquer les dossiers déjà dans le circuit et d’en limiter le #renouvellement, en invoquant notamment la « #menace_à_l’ordre_public ».

    « Cette notion, introduite par la loi Darmanin de 2024, n’est absolument pas définie en #droit », rappelle Morgane Paret, juriste spécialisée en droit des étrangers.

    Pour résorber cette crise et désengorger la #plateforme_numérique dédiée, le nouveau ministre de l’Intérieur #Laurent_Nuñez promettait en avril le déploiement de 500 vacataires et une dotation de 2 millions d’euros. Des frais qui auraient pu être évités, selon la juriste Morgane Paret : « La #circulaire_Retailleau demandait aux préfets de limiter les renouvellements, c’était une décision éminemment politique. »

    Inflation des #coûts pour les demandeurs

    Par ailleurs, la #loi_asile_et_immigration du 26 janvier 2024, entrée en vigueur en juin 2026, engage des #dépenses supplémentaires en prévoyant de durcir le contrôle de l’immigration. La mission immigration, asile et intégration passe de 2,08 à 2,16 milliards d’euros, avec, à la clé, une baisse du budget alloué à l’#accueil et l’#insertion, et une hausse en deux ans de 130 millions d’euros consacrés à l’#expulsion.

    Le budget destiné aux #centres_de_rétention_administrative (#CRA), où sont enfermées les personnes ayant fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire – de plus en plus nombreuses –, a quant à lui doublé entre 2017 et 2024, faisant de la France le pays le plus dépensier sur ces structures en Europe.

    Dans le même temps, obtenir un titre de séjour coûte de plus en plus cher aux personnes concernées. Depuis le 1er mai, le tarif des #timbres_fiscaux requis – qui ont généré en 2025 près de 277 millions d’euros – a fortement augmenté en application de la loi de finances votée l’automne dernier : 350 euros pour une première délivrance d’une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou de résident, contre 225 euros jusque-là, soit + 55 %.

    Pour un renouvellement, le #timbre_fiscal coûte désormais 250 euros, contre 225 auparavant. Quant au montant minoré (pour les étudiants, les travailleurs saisonniers, le regroupement familial, etc.), il est passé de 75 à 150 euros pour une première délivrance. Le timbre fiscal pour les demandes de naturalisation, enfin, a vu son montant grimper de 55 à… 255 euros ! Cela accroît les recettes publiques, mais rend aussi l’accès à un titre administratif de plus en plus difficile pour les étrangers. Sans parler de leur vie.

    En sortant de son audience, Mohamed Abes raconte : « Je suis en France depuis mes 4 ans. Depuis que je suis en âge de le faire, j’ai toujours travaillé et payé mes impôts. » Mais à cause du délai d’obtention de son titre de dix ans, le jeune conducteur de travaux vient de perdre son #travail.

    « Je ne peux même pas toucher le chômage ! C’est une énorme somme d’argent que je perds chaque mois, je ne sais plus quoi faire. »

    Une politique néfaste pour le #marché_de_l’emploi

    Sur le million de personnes qui restent sur le carreau, la majorité sont des travailleurs dont les postes restent inoccupés. En France, selon l’Insee, 62 % des 6,3 millions d’étrangers occupent un emploi en 2025, souvent dans les secteurs les plus pénibles.

    Selon la Dares, en 2017 en France, les étrangers représentaient près de 40 % des employés de maison, 27 % des agents de sécurité et des ouvriers non qualifiés, et 22 % des cuisiniers. En 2025, France Travail recense 2,43 millions de projets de recrutement, dont la moitié jugés difficiles à pourvoir, notamment dans ces secteurs. Et le système de santé dépend fortement des médecins et infirmiers migrants.

    En mai, les trois organisations patronales et les cinq syndicats représentatifs ont demandé à rencontrer le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Selon Mediapart1, ce dernier a indiqué vouloir améliorer l’efficacité du renouvellement des cartes de séjour, mais surtout pour les métiers en tension, revenant ainsi sur sa déclaration d’avril, qui englobait l’ensemble des dossiers.

    En 2020, un rapport parlementaire démontrait un impact économique de l’immigration sur le marché du travail, la croissance et les finances publiques potentiellement positif à long terme, et encourageait à améliorer l’insertion professionnelle des travailleurs immigrés. Les politiques publiques poursuivent manifestement de tout autres buts.

    ▻https://www.alternatives-economiques.fr/durcir-le-droit-des-etrangers-une-politique-aussi-nefaste-h
    #migrations #économie #politique_migratoire #dématérialisation
    via @karine4

  • ‘#Return_Hubs’ for Migrants Anticipated in Balkans for ‘Era of Deportations’

    As the EU awaits final approval for plans to set up ‘return hubs’ in third countries for migrants awaiting deportation, it’s predicted that Balkan countries could end up hosting such holding centres despite concerns about human rights violations.

    “The era of deportations has begun,” Charlie Weimers, a far-right Swedish MEP, told Euronews at the start of the summer.

    His declaration came a day after the European Parliament and European Council agreed on the new ‘return regulations’ that pave the legal ground for migrants “who have no right to stay in the member states” to be sent to third countries.

    “Return hubs,” said the press release, “could serve either as the final destination or as transfer centres facilitating onward return to the country of origin or another third country.”

    The news put human rights activists in the Western Balkans on alert. Activists focused on migrants’ welfare warn that countries in the region could be the ones hosting such hubs, despite documented violations of migrants’ rights in several Balkan states.

    The infrastructure is already there. With generous help from the EU, Balkan countries have built a network of detention and reception centres to hold migrants over the last decade. Some, including Bosnia and Serbia, already have agreements with EU members to accommodate their migrants.

    “There are quite a lot of camps that are fully equipped with beds and everything needed. So, they [the currently inactive detention centres] can very easily be put in use again within 24 or 48 hours, very quickly,” said Milica Svabic, a lawyer at the Belgrade-based KlikAktiv, an NGO providing legal support to migrants and asylum seekers.

    The new EU return regulations are yet to come into force. After European Council and European Parliament negotiators reached a deal on the regulations on June 1, MEPs officially adopted them on June 16. But the new rules still must be signed off by the Council of the European Union before they come into force.

    The UN High Commissioner for Human Rights and a number of human rights organisations have strongly condemned the regulations, warning that outsourcing detention to ‘third countries’ outside the European bloc bypasses fundamental human rights protections.

    However, some EU member states, such as the Netherlands, Greece, Austria, Germany and Denmark, have already started exploring arrangements with third countries. As yet, there is no official confirmation on which countries these may be.

    Western European governments are under domestic political pressure, exacerbated by the surge in popularity of far-right parties, to exert much stronger control over migration and deport migrants if they have no legal basis to remain.

    The European Commission told BIRN that “a few member states launched an initiative looking into return hubs earlier this year”.

    “The Commission has been invited as an observer, and we are following discussions closely … The Commission is not negotiating any such agreement or arrangement,” it said in a written response.

    Nicholas Ioannides, deputy minister for migration in Cyprus, which currently holds the presidency of the Council of the European Union, said in June that the plan is to set up these hubs “maybe in Africa or Asia”, but “not close to European borders”.

    Some Western Balkan leaders have previously rejected the idea of hosting return hubs, most notably when Britain explored the same option with unnamed countries in the region, as the BBC reported last year.

    While Kosovo’s Prime Minister Albin Kurti expressed openness towards the idea, Albania has heavily criticised the concept of return hubs, even though it has set up migrant holding camps for use by Italy. Montenegro’s Prime Minister Milojko Spajic said in October 2025 that his country will not be hosting rejected asylum seekers from Britain.

    Nikola Kovacevic, a Serbian lawyer who has represented refugees for more than a decade, told BIRN that if return hubs are located in the Western Balkans, the EU will “send people who have a terrible situation, but don’t meet requirements for asylum”, while “simultaneously testing” whether the state to which they are to be returned is a safe enough.

    Kovacevic argued, however, that “Serbia, as a country which cannot effectively protect the human rights of refugees and asylum seekers, is not a safe third country”.
    Balkan migration centres

    The warnings that the Western Balkan countries may host EU return hubs started even before the agreements on new regulations were done.

    Collective Aid, an NGO working with migrants and asylum seekers in Serbia, Bosnia and Greece, issued a position paper on the EU return plans in February this year, expressing its concerns.

    “As the European Union intensifies its focus on return policies and considers the establishment of so-called ‘return hubs’ in candidate countries such as Bosnia and Herzegovina and Serbia, serious concerns arise about the implications for people on the move,” the organisation wrote.

    Western Balkan countries have migration detention centres with vast capacities already set in place over the last decade – many located in Serbia and Bosnia. They were mainly funded by the EU, in response to thousands of migrants who have been taking the so-called Balkan Route towards the EU since 2014.

    BIRN identified 40 migration centres currently operating across the Western Balkans, which include around 15 facilities that have been newly built or substantially upgraded with EU funding since 2015.

    Serbia and Bosnia and Herzegovina facilities have the capacity for over 8,000 migrants and asylum seekers. Serbia operates reception and asylum centres with space for up to around 6,000 people, while Bosnia and Herzegovina’s network of reception, asylum and immigration facilities can host around 2,600 people.

    Since the early 2000s, some Balkan countries have had ‘readmission’ agreements with EU countries. These bilateral agreements are already functioning as tools for deporting third country nationals from the EU to its borders in the so-called Western Balkans Six countries: Albania, Bosnia and Herzegovina, Kosovo, Montenegro, North Macedonia and Serbia.

    “We have reason to be worried about Western Balkan countries potentially becoming [return hubs] – especially the countries neighbouring to the east. We might definitely become some sort of a hub,” Emir Prcanovic, executive director of the Sarajevo-based legal aid NGO Vasa Prava, told BIRN.

    From the 2015 migration crisis onwards, the EU has allocated and distributed hundreds of millions of euros to Western Balkan countries in pre-accession and Instrument for Pre-Accession Assistance (IPA) funding directed towards migration management, border surveillance, reception infrastructure and return capacity across the Western Balkans.

    Hoping to join the EU in future, Western Balkan countries have also been adapting their policies related to migration to those of the European bloc.

    Birgit Sippel, a member of Germany’s Social Democratic Party who has been serving as an MEP since 2009, told BIRN that “migration and border control have increasingly become conditions attached to the EU enlargement process.

    “The two are now going hand in hand, even though they are fundamentally contradictory,” she said.

    She said that the return hubs, which she and her party object to, “cannot be within candidate countries because they will become a member state”.

    She explained that if the six Western Balkan countries become EU members “there would no longer be a return hub in a third country, but it would be a return hub within the European Union”.
    Albanian and Serbian camps

    However, similar agreements between some Western Balkan countries and EU member states already exist.

    Albanian Prime Minister Edi Rama and his Italian counterpart Giorgia Meloni signed a deal in 2023 that allowed Italy to build detention centres in Albania for migrants rescued by Italy in international waters.

    The plan was for the migrants and asylum seekers to be taken to Albania while their claims were being processed under Italian jurisdiction. But the plan faced a series of setbacks, as both Italian and European courts repeatedly ordered the authorities to send the migrants to the Italian mainland.

    As BIRN reported, Italy’s asylum centres in Albania turned out to cost more than originally planned and much more than similar facilities in Italy itself, while simultaneously remaining largely empty after cases became bogged down in the courts.

    Serbia also reached an arguably similar trilateral agreement with Hungary and Austria when the three countries signed a memorandum of understanding in November 2022.

    The idea was that Hungary and Austria would send rejected asylum seekers to Serbia, which would in turn deport them either to their countries of origin or third countries, with all three sharing the costs.

    As part of the deal, EU countries pledged to help Serbia reinforce its borders, particularly in the south, strengthening control of a line between Serbia and North Macedonia, sending Austrian police officers to Serbia.

    According to Eurostat, between 2016 and 2025, Austria expelled around 1,086 people to a third country other than their own. The rejected migrants came from Afghanistan, Bangladesh, China, Colombia, Egypt, Iraq, Jordan, Lebanon, Morocco, Pakistan, Palestine, Sri Lanka, Sudan, Syria, Turkey andVenezuela. More than half of the orders were issued from 2022 to 2025.

    BIRN asked the Austrian Ministry of Foreign Affairs which ‘third countries’ these people were shipped to, but the ministry did not provide the requested information.
    Human rights violations

    Under the auspices of the Austria-Hungary-Serbia agreement, migrants are reportedly sent back very quickly, with the process taking place in less than 48 hours, the NGO KlikAktiv told BIRN. This raises concerns among human rights organisations about whether migrants have enough time to get meaningful access to asylum procedures, legal assistance, interpretation services and the possibility of challenging deportation orders before being removed.

    “For the readmission, the Hungarian government has to send an official email to the Serbian police,” said Milica Svabic, a lawyer at KlikAktiv. But Svabic said although Hungary had only officially deported two Turkish citizens based on readmission in the last three months of last year, informally thousands of people have been pushed back.

    International and human rights organisations have for years warned about human rights violations faced by asylum seekers and migrants in Western Balkan countries, ranging from violent pushbacks by the police and vulnerability to violent crime gangs, poor conditions in detention centres and undue legal process.

    In a high-profile case that was taken to the European Court of Human Rights, Waleed (not his real name) managed to enter Hungary via the Serbian border after fleeing Syria. However, much to his surprise, differently from others who had been allowed entrance before, he and two others with him were told to go back, as their asylum requests were rejected.

    “I had to stay in Serbia, where I fortunately met a lawyer who helped me send the case to the European Court of Human Rights,” he told BIRN by phone.

    In November 2022, the European Court of Human Rights ruled that Hungary had violated Article 3 of the European Convention on Human Rights by forcing them to go back to Serbia illegally, and by deeming Serbia a safe country of return despite findings at the time by the UN refugee agency UNHCR that “asylum-seekers returned to Serbia ran a real risk of not being protected against refoulement to North Macedonia and then to Greece”.

    Existing detention centres in Albania, Bosnia and Serbia often violate human rights and resemble prisons with those inside having very little contact with the outside world, according to international and domestic human rights organisations, including Human Rights Watch, the International Rescue Committee and the Global Detention Project.

    Anna Gruber, head of advocacy at NGO Collective Aid, cited the example of the Lukavica detention centre in Bosnia, which holds hundreds of migrants, but activists cannot get access. Citing a report based on detainees’ testimonies, Gruber told BIRN that “it is a prison”.

    Prcanovic, the head of the Sarajevo-based legal aid NGO Vasa Prava, made a similar claim about Lukavica.

    “The detention centre is a prison-like facility, where the communication with the external world is basically limited. You are entitled to make a phone call, if you have information of who to contact,” said Prcanovic.

    “These are rights arising out of the provisions of the legislation per se. But if you are not aware of those, and if you are not given concrete, for example a leaflet or poster or the options, to make yourself aware and introduce certain aspects of the procedural rights, then all of that remains only an illusion,” he added.

    Prcanovic explained that out of around 1,000 people who have been detained at Lukavica, “in the course of one year, usually around 30 people annually are able to provide some evidence or ask for legal aid to challenge their detention.”

    He added that with the legalisation of deportation to third countries, and creation of return hubs, the region “will definitely have a number of people that are, so to say, stranded, that will also potentially trigger an increase of individuals asking for the asylum in respective countries, regardless whether they were returned to Bosnia or Serbia” or any other Western Balkan country.

    This, he said, would “stretch” national asylum systems in the region, because they are “not equipped with the human capacity to cope with a massive asylum-seeking influx, especially knowing that every single individual decision needs to be decided individually.

    “Not a single government in the Western Balkan region has the capacities for such a system. I mean, Kosovo cannot accept 1,500 asylum seekers. In Bosnia we have the reception centres, we have the beds, but if the number grows, the system would be put to a serious stretch,” he warned.

    BIRN sent questions about return hubs to all the governments in the Western Balkans, as well as to the German, Netherlands, Spanish and French governments, but none responded by the time of publication.

    ▻https://balkaninsight.com/2026/08/21/return-hubs-for-migrants-anticipated-in-balkans-for-era-of-deportations/bi
    #Balkans #route_des_balkans #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #era_of_deportations #ère_des_déportations #directive_retour #Charlie_Weimers #infrastructure #Bosnie #Serbie #Bosnie-Herzégovine #réadmission #accords_de_réadmission #Albanie #Kosovo #Monténégro #Macédoine_du_Nord

  • Flock : quel niveau de #surveillance êtes-vous prêts à tolérer ?
    ▻https://danslesalgorithmes.net/2026/09/08/flock-quel-niveau-de-surveillance-etes-vous-prets-a-tolerer

    Le développement de systèmes de détecteurs automatiques des numéros de plaques d’immatriculation en réseau permet d’atteindre une surveillance de masse inédite. Retour sur la contestation de Flock aux Etats-Unis, ces caméras que la police adore et que les citoyens détestent. 

    #Dans_les_calculs

  • Bill Gates impose l’agrobusiness en Afrique, la faim explose
    ▻https://www.off-investigation.fr/bill-gates-impose-lagrobusiness-en-afrique-la-faim-explose

    BILL GATES PRONONCE UN DISCOURS LORS DE LA TROISIEME EDITION DES « RENDEZ-VOUS DE BERCY », AU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES, #A PARIS, LE 5 DECEMBRE 2023. | PHOTOGRAPHIE THOMAS SAMSON / AFP. En 2006, Bill Gates lançait une vaste offensive pour transformer l’agriculture africaine et faire reculer la faim. Vingt ans plus tard, la faim a augmenté, tandis que les rendements n’ont que faiblement progressé dans les pays ciblés par son organisation, selon deux rapports publiés en août. Bill Gates promettait de faire reculer la faim en Afrique. Depuis 2006, le fondateur de Microsoft a consacré des […]Lire la suite : Bill Gates impose l’agrobusiness en Afrique, la faim explose

    #Économie #Monde

  • AAH : 1,407 million de bénéficiaires, l’AAH2 bondit
    ▻https://informations.handicap.fr/a-aah-1-407-million-de-beneficiaires-l-aah2-bondit-39633.php

    En juin 2026, 1,407 million de personnes percevaient l’AAH. La hausse atteint 2,6 % sur un an, mais surtout 4,5 % pour l’AAH2, destinée aux personnes dont le handicap limite durablement l’accès à l’emploi.

    [...]

    AAH2 : de quel droit parle-t-on exactement ?

    Pour rappel, l’#AAH2 concerne les personnes dont le taux d’incapacité est compris entre 50 % et 79 %, à condition qu’elles présentent également une restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi (RSDAE). Cette restriction signifie que les conséquences du handicap rendent particulièrement difficile l’accès ou le maintien dans l’emploi de façon durable. L’AAH1 repose quant à elle sur un taux d’incapacité d’au moins 80 %. (...)

    Selon une information du Média Social, des moyens sont prévus pour organiser des entretiens individuels préalables à l’#attribution ou au #renouvellement de l’#AAH pour les personnes présentant un taux d’incapacité de 50 à 79 %. Une enveloppe de 8,4 millions d’euros aurait notamment été prévue pour financer les professionnels chargés de ces évaluations. Ce nouveau dispositif témoigne d’un enjeu croissant autour de l’évaluation de la capacité d’accès à l’emploi, mais il est encore trop tôt pour établir un lien entre sa mise en œuvre et la hausse de l’AAH2 observée par la DREES.

    C’est probablement un RSA trop fliqué qui fait augmenter les effectifs de l’AAH, dans le cas des d’AAH1, on prévoie de renforcer leur employabilité (de les sortir ?) à coup d’évaluation.

    • Refus d’AAH : le pôle social peut reconnaître lui-même le droit à l’allocation
      ▻https://nausica-avocats.fr/refus-daah-le-pole-social-peut-reconnaitre-lui-meme-le-droit-a-lallo

      Un jugement du tribunal judiciaire de Lille du 9 juillet 2026 (n° 25/02859) en offre une illustration. La #MDPH du Nord n’a pas comparu. Le tribunal a dit que le demandeur était en droit de percevoir l’allocation prévue à l’article L. 821-2, à compter du 1er août 2024 et pour une durée d’un an, sous réserve des conditions administratives exigées, condamné la MDPH aux dépens et ordonné l’exécution provisoire. Les motifs ne figurent pas dans la version publiée de la décision, mais son dispositif rappelle à lui seul trois réalités que les familles découvrent souvent trop tard.

      Le débat porte rarement sur le diagnostic, presque toujours sur l’employabilité

      La restriction est substantielle lorsque la personne rencontre, du fait de son handicap même, des difficultés importantes d’accès à l’emploi, appréciées au regard des déficiences, des limitations d’activité qui en résultent et des contraintes liées aux traitements. Elle cesse de l’être si ces difficultés peuvent être surmontées par des mesures de compensation ou des aménagements de poste qui ne sont pas disproportionnés. Elle est durable dès lors que sa durée prévisible est d’au moins un an à compter du dépôt de la demande, même si la situation médicale n’est pas stabilisée.

      Le dossier ne se gagne donc pas seulement avec des certificats. Il se construit sur la démonstration concrète de l’#employabilité : parcours professionnel interrompu, recherches d’emploi restées vaines, avis du médecin du travail, aménagements essayés puis abandonnés, contraintes horaires imposées par les soins. Une activité en milieu ordinaire inférieure à un mi-temps, dès lors que cette limitation résulte exclusivement des effets du handicap, reste compatible avec la reconnaissance de la restriction.

    • "Ce n’est pas digne" : la fin du cumul de l’AAH et d’une autre allocation va réduire les revenus de milliers de personnes handicapées
      ▻https://www.franceinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/travail-et-handicap/ce-n-est-pas-digne-la-fin-du-cumul-de-l-aah-et-d-une-autre-allocation-va-

      En raison d’une loi votée en 2017, le cumul entre l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ne sera plus possible en 2027. Pour certains bénéficiaires, la baisse représente un tiers de leurs revenus mensuels.

      « Je vais perdre presque un tiers de ce que j’ai pour vivre chaque mois »
      ▻https://www.faire-face.fr/2026/09/14/fin-cumul-ass-aah-je-vais-perdre-600-mois

      Fin 2016, le Parlement avait adopté une mesure interdisant le cumul de l’AAH et de l’ASS mais accordé un sursis de dix ans aux 35 000 bénéficiaires concernés à cette date. Sous réserve qu’ils continuent à remplir les conditions d’obtention (lire encadré ci-dessous). Cette dérogation va prendre fin le 31 décembre 2026 pour les 15 000 personnes qui continuent à cumuler les deux allocations.

      [...]

      De plus, contrairement à l’AAH, l’ASS permet de valider des trimestres pour l’Assurance retraite. La suppression du cumul va donc aussi minorer les droits des 15 000 bénéficiaires actuels.

      Il s’agit de « supprimer toutes les trappes à inégalités » (Attal, 2024)
      ▻https://www.capital.fr/votre-argent/aah-une-perte-de-500-euros-par-mois-pour-des-milliers-de-personnes-handicape

      C’est environ 100 millions d’euros de dépense publique évitée, sans compter les économies de pension de retraite induites.

      #budget

  • Il turismo va governato, a vantaggio del maggior numero possibile di luoghi e di cittadini

    Il turismo non agisce ovunque allo stesso modo: nei territori fragili può sostenere economia, occupazione e servizi, nelle aree già sature genera overtourism, aumento dei prezzi, precarietà e trasformazioni del commercio. Gli affitti brevi aggravano la crisi abitativa e le disuguaglianze, favorendo la rendita immobiliare. Dalla promozione indiscriminata dei flussi turistici è necessario passare al governo del turismo, con politiche nazionali e locali capaci di intervenire considerando gli effetti su casa, lavoro, trasporti e territorio, tutelando beni comuni e residenti.

    Pensiamo di sapere tutto del turismo. È facile da capire. È senza dubbio in aumento: sempre più pensionati in buona salute, ricchi di tempo libero e con un buon reddito; il crescente ceto medio dell’Europa centro-orientale; extracomunitari abbienti, a cominciare dai cinesi. Con costi di spostamento inferiori rispetto al passato, grazie ai voli a basso costo, e maggiori possibilità di organizzarsi, grazie alle piattaforme digitali. I motivi per muoversi si moltiplicano. L’antica «villeggiatura» marina o montana, le visite nelle città d’arte, la ricerca di esperienze naturalistiche, gastronomiche, sportive. Un fenomeno con effetti tutti positivi: una parte del reddito dei turisti viene speso in luoghi diversi rispetto a quelli dove è stato ottenuto: e molto spesso in Italia. Tutto bene, allora? Il turismo è davvero il «petrolio» della nostra economia?

    Vorrei proporre qualche considerazione un po’ dissonante. Spostando lo sguardo dalle persone che si muovono ai luoghi che le ospitano, ci si può rendere conto che gli effetti dei flussi turistici in entrata possono essere assai diversi. Prendiamo ad esempio due casi estremi.

    Il primo è quello di un paese interno dell’Italia centromeridionale, dove l’arrivo di turisti può portare una pluralità di effetti positivi. Innanzitutto, la spesa per alloggio, ristorazione, servizi; che sostiene le imprese e la relativa occupazione. Tanto meglio quanto più i flussi sono distribuiti nel corso dell’anno, per soggiorni legati all’offerta culturale, materiale e immateriale, naturalistica, eno-gastronomica. Occupazione significa possibilità di mantenere o attirare popolazione residente, specie giovane, almeno per una parte dell’anno; magari grazie a forme di multiattività.

    Il turismo, se bene organizzato, può sostenere anche attività non ricettive: produzioni di cibi e bevande, servizi culturali e ricreativi, trasporti. Un’organizzazione che richiede una mano pubblica che non si limita a finanziare le imprese ma promuove e sostiene associazioni, cooperative, attività no profit: con un lavoro di lunga lena, i cui effetti si possono moltiplicare. Servizi di trasporto resi sostenibili dai turisti possono andare a vantaggio anche dei residenti; così come, a scala più ampia, l’estensione dei collegamenti aerei punto-a-punto da tante medie città italiane va a vantaggio anche dei loro abitanti, che possono viaggiare, e di tutte le attività economiche. In questi casi il turismo può consentire l’utilizzo di abitazioni vuote, abbandonate; può produrre gettito per le finanze locali; può vivacizzare la vita della comunità.

    Vediamo un caso opposto. Una città d’arte già meta di flussi molto consistenti, in una situazione di eccesso di turismo (il cosiddetto «overtourism»): quantificabile rapportando le presenze alla popolazione o alla superficie. L’eccesso di turismo accresce i prezzi di beni e servizi anche per i residenti, provoca congestione, rumore, sovraccarico per i servizi comunali. Si crea lavoro, ma molto spesso precario e sottopagato. Si determinano progressive mutazioni dell’offerta commerciale, che si sposta dai servizi ai residenti (le ferramenta o gli articoli per la casa) a quelli per i turisti (le rosticcerie, o, peggio, i negozi di chincaglieria turistica in gran parte importata dalla Cina): tendenze che si sommano alla drastica contrazione dei negozi in corso in Italia, dovuta all’online e ai grandi centri commerciali.

    C’è poi una questione della massima importanza: specie dopo la pandemia da Covid, è enormemente cresciuto in Europa l’utilizzo delle abitazioni per affitti turistici. Iniziato tempo fa come un’esperienza di «economia di condivisione» è presto divenuto una enorme speculazione finanziaria: grandi operatori fanno incetta della proprietà o della gestione di appartamenti per offrirli a non residenti. Lo mostrano tutti i dati disponibili: per l’Italia si vedano le risultanze del progetto Airmap del Politecnico di Torino (►https://full.polito.it/airmap).

    Questo ha effetti potenti sul mercato della casa, con una contrazione delle disponibilità in affitto e un aumento dei canoni, rendendo ancora più esplosivo il problema dell’abitare. Una grande redistribuzione di ricchezza: dai ceti medi e medio-bassi, dalle famiglie di giovani, dagli studenti, alla media e grande proprietà immobiliare, cioè il segmento più ricco della nostra società. Una grande questione politica, di disuguaglianza, nascosta fra le pieghe di un fenomeno all’apparenza tutto rose e fiori. Alcune esperienze europee, come quella di Lisbona, sono impressionanti: tantissimi abitanti hanno perso il diritto alla città. Gli stessi addetti al turismo non hanno la possibilità di vivere nei luoghi dove lavorano: divengono una «sottoclasse» pendolare dalle periferie ai centri.

    Non è solo un tema urbano: fra le tante, è interessante la vicenda di alcuni giovani originari delle Isole Tremiti, che hanno messo su famiglia e che sarebbero voluti tornare a vivere nel luogo d’origine. Ma le case ormai sono per i turisti: la sola possibilità è convivere con i genitori; 7 coppie hanno accettato di farlo, le altre hanno rinunciato. La scuola estiva per i loro figli o il progetto «spiagge sicure» non si possono realizzare perché l’insegnante e i poliziotti, che arrivano da fuori, non sanno dove dormire. Sulle coste italiane l’eccesso di turismo sta spingendo ancor più alla privatizzazione dei beni comuni: il mare è sempre più inteso come un bene da destinare alla rendita di alcuni e non al godimento di tutti (suggeriamo la lettura del secondo capitolo di questo libro di Alex Giuzio: ►https://altreconomia.it/prodotto/turismo-insostenibile).

    La privatizzazione delle coste italiane non inizia col turismo, ma con le seconde case e le attività dei «balneari» consentite dallo scambio politico. Ma può aumentare: il mare più bello sia riservato a chi è in grado di pagarlo. I poveri vadano ad affollarsi nei pochi tratti che stiamo lasciando loro.

    Gli esempi contrapposti suggeriscono una possibile conclusione. Non esiste un indistinto turismo ma ne esistono tanti, assai diversi: per caratteristiche ed effetti. E dunque per il nostro Paese, per le regioni e le città, si dovrebbe chiudere il lungo periodo della promozione del turismo, l’obiettivo di far crescere sempre e comunque i flussi in entrata. E si dovrebbe passare al governo dei turismi: una politica assai più articolata, che tenga conto della straordinaria diversità fra i luoghi; certamente molto attenta al reddito che viene dalla vendita di servizi ai non residenti, ma anche alla sua distribuzione; così come alla sostenibilità complessiva di flussi che nei prossimi decenni saranno sempre più imponenti.

    E qui, non avendo bacchette magiche, vengono tutte le complessità. Innanzitutto, normative, dato che il fenomeno coinvolge ambiti molto diversi fra loro, dalla regolazione della casa a quella del commercio, dalle politiche dei trasporti a quelle delle concessioni demaniali. Politiche «per i turismi» toccano molteplici aspetti: sono questione da Primo ministro non da dicastero di serie B, che si limita a distribuire un po’ di incentivi.

    E questione di governance, dato che proprio per la pluralità di ambiti coinvolti, questa non può che essere una politica multilivello. Decisioni cruciali (ad esempio sul mercato abitativo, sulla regolazione del lavoro, sui salari minimi) non possono che essere nazionali; non semplici, in un quadro europeo nel quale la promozione dell’attività economica privata, della «concorrenza», ha assunto un valore fondante, superiore ad altri interessi più diffusi o a considerazioni di più lungo periodo. Ma decisioni ancora più cruciali, che attengono alla diversificazione degli obiettivi e quindi degli strumenti da territorio a territorio, non possono che essere locali: è evidente dagli esempi precedenti.

    Soprattutto, vi sono forti nodi politici. Gli interessi coinvolti sono molto grandi. Non sorprende che un governo come quello attuale, attento solo a soddisfare gruppi di pressione costituiti che possono sostenerlo elettoralmente non si ponga il problema. Anzi, al Sud si stanno moltiplicando le autorizzazioni a nuove, grandi, attività turistiche concesse dalla cosiddetta «zes» (Zone economiche speciali) in contrasto con norme paesistiche e urbanistiche locali: una ipersemplificazione procedurale nata per le aree industriali ma ora applicabile tal quale all’intero territorio.

    Certo, viene da chiedersi se un altro governo avrebbe la cultura e la determinazione politica per schierarsi dalla parte dei beni comuni, di chi vive in affitto, di chi è danneggiato da questi effetti?

    Inoltre, il livello locale non è certo un ambito ideale: tante amministrazioni sono fortemente condizionate – se non direttamente guidate – dagli interessi economici di chi col turismo prospera. Questo è un ambito di intervento molto importante per le Regioni: non per amministrare ma per programmare il futuro dei propri territori.

    Naturalmente, non si tratta affatto di distruggere economie turistiche nate e cresciute per decenni. Tantomeno si stanno proponendo assurde limitazioni alla libertà individuale di muoversi: principio fondante del nostro essere europei (anche se non lo concediamo ad altri). Ma, come detto, un cambio di fase: il passaggio dall’obiettivo di aumentare sempre e comunque a quello di governare, di regolare, contemperare esigenze, evitare il crescere di disuguaglianze, il depauperamento di risorse non rinnovabili. Politiche per far sì che nei prossimi decenni questi grandi flussi vadano a vantaggio di quanti più luoghi possibile e di quanti più cittadini possibile. Sapendo bene che non ci sono ricette semplici e immediate.

    Un cambiamento per niente facile. Molti operatori della rendita immobiliare o della concessione demaniale sono attentissimi a difendere i propri interessi; e sono ingordi, pronti ad impugnare la bandiera del mercato (ma a chiedere l’intervento pubblico quando conviene) a garanzia di guadagni tanto rilevanti quanto poco collegati all’abilità imprenditoriale. È lo spirito dei tempi; la forza di chi sente di aver vinto negli ultimi decenni, e con netto scarto, la partita della distribuzione del reddito.

    Il confronto, prima ancora che tecnico-normativo, è quindi politico e culturale. La speranza che maturi nella nostra società, e in primo luogo nelle classi dirigenti, la capacità di uno sguardo diverso. Che certamente non demonizzi il turismo, ma che non lo subisca passivamente, così com’è: come uno dei tanti accadimenti a cui si può solo assistere passivamente: perché questo è il risultato del mercato, perché «non c’è alternativa».

    ▻https://rivistadissonanze.it/agosto2026/il-turismo-va-governato
    #tourisme #gouvernance #over-tourism #tourisme_de_masse #économie #overtourism #commerce #inégalités #rente_immobilière #aree_interne #travail #air_bnb #villes #biens_communs #privatisation #plages

    • Turismo insostenibile. Per una nuova ecologia degli spazi del tempo libero

      L’overtourism è sinonimo di coste antropizzate, sci alpino succhia-risorse, città sovraffollate e borghi mercificati. Tra numero chiuso e sottrazione di spazi pubblici, urge una nuova ecologia degli spazi del tempo libero.

      A partire da un’analisi storica del turismo, Giuzio traccia l’evoluzione delle pratiche e delle abitudini dei viaggiatori nel corso dei decenni. Oggi il turismo globale ha causato gravi problemi, tra cui impatti ambientali negativi, sovraffollamento e il degrado di molte destinazioni.

      Questo fenomeno, noto anche come iperturismo, ha prodotto effetti devastanti, compromettendo gli ecosistemi locali e trasformando irreparabilmente il tessuto sociale e culturale delle comunità ospitanti.

      Tuttavia questo libro non si limita a evidenziare le criticità, ma propone soluzioni concrete e approcci alternativi per promuovere un turismo più equilibrato e rispettoso.

      Viene sottolineata l’importanza di un approccio olistico che tenga conto dell’impatto ambientale, sociale ed economico delle attività turistiche. L’autore suggerisce strategie per ridurre l’impronta ecologica del turismo, partendo da riforme legislative, come la rinaturalizzazione delle spiagge e i limiti alla mobilità inquinante, fino a promuovere scelte consapevoli che ogni individuo può adottare.

      ►https://altreconomia.it/prodotto/turismo-insostenibile
      #livre

      voir aussi:
      ▻https://seenthis.net/messages/1081203

  • Fantômes des cimes : Vie, #ruines et #renaissance des villages de #montagne

    Pourquoi ces hameaux ont-ils été désertés ?

    Si certains villages offraient autrefois une autonomie agricole précieuse (avec jardins, vergers et pâturages), la rudesse de l’hiver, le risque permanent d’avalanches et les heures de marche nécessaires pour atteindre une école ou un médecin ont eu raison de nombreuses communautés. L’#exode_rural, l’attrait de l’industrialisation des vallées (comme les usines de la #Maurienne ou du #Val_d’Aoste), mais aussi des politiques autoritaires de #reboisement ou de création de #barrages_hydroélectriques ont fini de vider ces territoires.

    Quand la #nature férale reprend ses droits

    Que se passe-t-il lorsque le dernier habitant ferme sa porte ? L’épisode décrit un phénomène fascinant : l’#enfrichement et la #recolonisation_végétale. Les toits s’effondrent sous le poids de la neige, les #ronces envahissent les églises, et des arbres poussent directement à l’intérieur des anciennes habitations. Surtout, ces #ruines se transforment en refuges paisibles pour la #faune_sauvage. Chevreuils, cerfs et chamois n’hésitent plus à s’installer et même à dormir au cœur de ces anciens villages.

    Une #résurrection est-elle possible ?

    L’abandon n’est pourtant pas toujours une #fatalité. Si le #désenclavement par la création d’une piste carrossable est rendu possible, certains hameaux reprennent vie. Attirés par le #silence, la #nature et l’#isolement, de nouveaux propriétaires restaurent ces ruines pour en faire des #résidences_secondaires ou des projets écotouristiques, malgré les défis imposés par les règles d’urbanisme complexes comme la #loi_Montagne.

    ▻https://open.spotify.com/episode/3lInEc3AW5tdoNvIj8P23w?si=ZGe3jo5IRNWe9S54IxAeKQ

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=8KAAaJgr3c0

    ▻https://www.mauriennisezvous.fr/actualit%C3%A9s/podcast-hors-serie-le-destin-des-villages-de-montagne-abandonnes
    #abandon #podcast #audio #Yannis_Nacef #conférence

  • Logement : le nouveau DPE réduit l’avantage du gaz par rapport à l’électricité
    ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/08/26/logement-le-nouveau-diagnostic-de-performance-energetique-reduit-l-avantage-

    Le gouvernement a modifié le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique des logements (#DPE), avec pour effet de réduire encore l’avantage de ceux alimentés en gaz sur ceux chauffés à l’électrique, selon un arrêté au Journal officiel, mercredi 26 août.

    Le texte, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2027, « modifie de 1,9 à 1,7 la valeur du facteur de conversion » pour l’électricité dans les diagnostics de performance énergétique et les audits énergétiques. Ce coefficient était déjà passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier dernier dans le cadre de la réforme du DPE destinée à être plus favorable aux chauffages électriques. Le gaz naturel bénéficie d’un coefficient de 1, plus avantageux que l’électricité.

    Cette mesure aura pour effet de réduire davantage le nombre de #passoires_énergétiques, selon l’étude d’impact transmise au Conseil supérieur de l’énergie (CSE) début août. « L’abaissement du facteur de conversion aura pour effet mécanique d’améliorer la note DPE d’un nombre significatif de logements, avec une réduction de 14 % du nombre de passoires dans le parc locatif privé, soit 125 000 logements », selon ce document.

    [...] Il précise que la précédente révision de 2,3 à 1,9 « avait engendré la sortie du statut de passoire d’environ 275 000 logements du parc locatif privé ».

    Ça coûte rien, et, d’une pierre deux coups, ça conforte la rente immobilière et légitime davantage encore le nucléaire.

    #France_propriété #chauffage #chauffages_électriques #électrification

    • Cela réduira le nombre de logements soumis au gel des loyers et à l’interdiction de location, et risque de ralentir l’effort de #rénovation.

      [...]

      « Environ 300 000 résidences principales » sortiront du statut de « passoire énergétique » (classes F et G), peut-on lire dans l’étude d’impact. Les 125 000 qui appartiennent au parc locatif privé n’auront plus à se soumettre au gel des loyers. La réforme maintiendra « de l’ordre de 300 000 logements » dans le parc locatif dans les prochaines années – ils auraient sinon été interdits à la location –, « et réduira l’incitation réglementaire à rénover ces logements ». A noter que la révision du coefficient au 1er janvier 2026 devait déjà sortir 850 000 logements du statut de passoire, selon le gouvernement.
      « On casse le thermomètre, sans rendre les ex-passoires plus habitables ni réduire leurs factures d’énergie ! Et ceux qui y vivent auront moins accès aux aides à la rénovation », critique Damien Barbosa, coordinateur du collectif Rénovons, qui réunit associations environnementales et professionnels de l’efficacité énergétique. « On pouvait comprendre le passage au coefficient 1,9, calculé au niveau européen et déjà très incitatif à l’installation de pompes à chaleur. Mais trop de changements perturbent les clients et nuisent à la crédibilité du DPE », regrette Olivier Héaulme, président du syndicat de diagnostiqueurs immobiliers Sidiane.

      Une consultation publique n’a recueilli que 29 contributions favorables à l’abaissement du facteur de conversion, contre 78 qui y sont défavorables. Le Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique, organe consultatif qui réunit les acteurs du secteur, a rendu un avis négatif sur le projet d’arrêté.

      [...]

      Damien Barbosa, du collectif Rénovons, mène une réflexion similaire : « Comme le DPE est moins fiable, inventons des critères objectifs, telles que des températures minimum et maximum à ne pas dépasser à l’intérieur ».

      ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/08/28/la-nouvelle-revision-du-dpe-va-faire-sortir-plus-de-300-000-logements-du-sta
      ▻https://archive.ph/QceCe

  • Les constructeurs automobiles misent sur les véhicules militaires
    ▻https://www.off-investigation.fr/les-constructeurs-automobiles-misent-sur-les-vehicules-militaires

    Renault Group et Thales ont dévoilé le véhicule « 4 TROOP » lors de l’Eurosatory 2026 | Crédit photographie : Groupe Renault Le salon de l’armement Eurosatory qui s’est tenu en juin dernier à Paris-Villepinte #A accueilli plus de constructeurs automobiles civils que lors des précédentes éditions. Avec des résultats économiques en berne, l’industrie automobile, notamment européenne, cherche à se diversifier. Le salon de l’armement Eurosatory, ses drones, ses roquettes… mais aussi ses drôles de véhicules civils transformés en véhicules militaires. Si lors de l’édition 2026, qui s’est tenue en juin dernier, Renault a créé la surprise avec un SUV Rafale pseudo-militarisé, […]Lire la suite : Les constructeurs automobiles misent sur les véhicules militaires

    #Économie

  • [Nouvelle enquête] #hooliganisme : l’extrême droite s’implante dans les tribunes bretonnes
    ▻https://splann.org/nouvelle-enquete-hooligan-extreme-droite

    Depuis plusieurs saisons, des stades de foot réputés pour leur ambiance populaire et fair-play affichent un visage bien moins tolérant. En cette reprise du championnat, nous republions notre enquête sur le hooliganisme en Bretagne. L’article [Nouvelle enquête] Hooliganisme : l’extrême droite s’implante dans les tribunes bretonnes est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #antifascisme #antiracisme #brest #en_avant_guingamp #extrême_droite #fascisme #football #francis-le_blé #Guingamp #hooligan #identitaires #nationalisme #néonazisme #racisme #Rennes #roazhon_park #roudourou #stade #stade_brestois #stade_rennais #supporteurisme #tribune #ultra #ultras

  • A #Gorizia continuano i respingimenti e i richiedenti asilo vivono nascosti lungo l’#Isonzo

    Dati inediti del ministero dell’Interno ottenuti da Altreconomia fotografano i punti di frontiera terreste del nostro Paese, tra respingimenti informali in Friuli e riammissioni passive dalla Francia. Siamo tornati a Nord-Est, dopo la tappa di Udine, per documentare la situazione al confine con la Slovenia. Chi vorrebbe fermarsi incontra barriere burocratiche che lo costringono all’invisibilità. Per Gianfranco Schiavone un tale sistema ostile, confuso e informale è la solita e spregiudicata “strategia della dissuasione”

    Rasheed (nome di fantasia) parla un’inglese fluente e ha i modi affabili di chi è abituato a stare a contatto con il pubblico. Conosce anche il francese e il fiammingo, oltre al turco e al pashtun, perché ha vissuto gli ultimi sei anni a Bruxelles. Potrebbe essere uno dei tanti studenti internazionali che ha scelto una capitale europea per farsi un’esperienza. Ma non è così.

    “La mia vita era in Belgio. Ho frequentato lì le scuole, ho i miei amici, avevo un lavoro fisso: l’Afghanistan è un luogo che mi è estraneo, non posso tornarci”, racconta in estate di fronte alla questura di Gorizia. Lui ha già manifestato la propria volontà di chiedere la protezione internazionale e sta dando indicazioni ad alcuni connazionali.

    È arrivato in Europa a 16 anni, da solo. Il rigetto della sua richiesta d’asilo è stata una doccia fredda: arrivato come minore e seguiti tutti i passaggi necessari, era perfettamente integrato e aveva un contratto a tempo indeterminato come cassiere in un supermercato. Ha scelto l’Italia perché la sua migliore amica è di qui e gli ha detto che la famiglia l’avrebbe aiutato in caso di bisogno.

    All’inizio Rasheed ha provato a fare domanda alla questura di Udine perché, a detta di un suo conoscente, dava esiti favorevoli a chi proviene dall’Afghanistan. Ma i giorni di attesa si sono accumulati (come abbiamo raccontato qui) e dopo un mese ha deciso di cambiare città. “Sono fortunato -riesce a dire ridendo-. Il primo giorno che sono arrivato alla questura di Gorizia eravamo solo in quattro o cinque, non come ora, e quindi ci hanno fatto entrare subito”.

    A pochi metri una quarantina di uomini è assiepata davanti al cancello. Un ufficiale fa entrare poche persone al giorno ma l’attesa media, anche in momenti affollati come questo, è circa di due settimane, comunque di molto inferiore a quella di Udine.

    La storia di Rasheed, però, avrebbe potuto prendere una strada drasticamente differente. La frontiera terrestre friuliana, territorio d’ingresso o di transito per le persone migranti, è teatro di respingimenti sistematici, caso unico in questi termini per l’Italia. Secondo i dati del Dipartimento di pubblica sicurezza ottenuti da Altreconomia tramite accesso civico generalizzato, a Gorizia nel corso del 2025 sono stati infatti 1.454 e nei primi tre mesi del 2026 già 224. A questi si legano gli “irregolari rintracciati”, come li chiama il Viminale, che sono stati 2.291 nel 2025 e 593 fino a marzo di quest’anno. A Trieste, invece, nel 2025 ci sono stati 784 respinti a fronte di 1.579 rintracciati. Un totale in tutto il Friuli-Venezia Giulia, considerando anche la quota irrisoria del settore di Tarvisio, di 3.884 rintracciati e 2.241 respinti: il 57,7% è stato allontanato.

    Il respingimento è una procedura legalmente attuabile a determinate condizioni nei confronti di chi non dispone dei requisiti per l’ingresso, escluso chi chiede asilo. Può avvenire solo alle frontiere esterne o alle interne dove sono stati temporaneamente ripristinati i controlli, come avvenuto appunto al confine con la Slovenia, ma anche con la Francia dove però non ne sono stati registrati. Nei settori di Bardonecchia (TO) -dove si trova Oulx- e di Ventimiglia (IM), che hanno visto il numero più alto di rintracci (rispettivamente 7.509 e 7.110), il ministero ha segnalato molte “riammissioni passive”, ovvero le operazioni di polizia che consistono nel riportare in Italia chi avrebbe attraversato irregolarmente il confine interno sulla base di accordi bilaterali. Nel 2025 a Ventimiglia sono state ben 9.282, mentre a Bardonecchia 5.126. Gli agenti italiani di questi due zone, invece, avrebbero riammesso in Francia un totale di 574 persone.

    Per quanto riguarda la Slovenia si conferma che questo tipo di attività non è mai stato efficiente, come già raccontato da Altreconomia: se tra dicembre 2022 e marzo 2023 Lubiana aveva accolto 23 richieste di riammissione (su 190 presentate), nell’intero 2025 ne ha accettate solo otto.

    “Noi non abbiamo mai visto nel corso dell’ultimo anno un solo provvedimento di respingimento -evidenzia Gianfranco Schiavone, presidente del Consorzio italiano di solidarietà di Trieste-. Il respingimento è un atto amministrativo, quindi dovrebbe essere scritto, motivato e notificato. Può essere impugnato anche se è immediatamente esecutivo. Non sono dunque legali, come chiunque può ben capire, dei respingimenti ‘di fatto’ di cui è impossibile accertarne in giudizio la legittimità come, ad esempio, se sia stato applicato a persone non respingibili”.

    In questa categoria rientra chi ha una vulnerabilità, è minore, intende chiedere asilo o non può comunque essere respinto o espulso nel Paese di origine perché proveniente da luoghi pericolosi, quale è il caso degli afgani. Sotto quest’ultimo punto, difatti, il Dipartimento di pubblica sicurezza ha rifiutato di condividere i dati aggregati in merito allo Stato di provenienza o al genere, adducendo che fosse per “tutela dei dati sensibili o investigativi/giudiziari, garantendo anche l’esigenza di rendere il dato in modo immediato per evitare che subisca interpretazioni”. A quali interpretazioni possano mai essere soggetti rimane un mistero.

    Schiavone rileva poi che,almeno dall’inizio del 2025 sono aumentate le persone che definisce “in orbita”, ovvero chi come Rasheed riceve un diniego in un altro Paese europeo e si trova a ricominciare il suo percorso in Italia perché non ha dove altro tornare. “Chiudere e inasprire: il nuovo Patto per la migrazione e l’asilo è entrato in vigore a giugno ma è stato preceduto da un atteggiamento ostile de facto e questi sono gli effetti”.

    Chi ne è vittima si affianca a chi proviene dalla rotta balcanica, sfaccettando ulteriormente il fenomeno migratorio. Ricorda anche che i numeri del ministero non rappresentano la realtà: secondo i dati raccolti dalle associazioni che si occupano di assistenza a chi arriva sul territorio di Trieste, nel 2025 sono stati registrati poco meno di 10mila nuovi ingressi e dunque gli “intercettati” circa solo il 15%.

    Per Schiavone, comunque, l’Italia rimane un Paese poco desiderabile, una seconda o terza scelta: “I richiedenti asilo sanno che in Italia regna una grande confusione, i tempi per presentare e poi per l’esame delle domande sono lenti, si può abbastanza facilmente rimanere senza accoglienza ma invisibili e lavorare in nero anche se quasi sempre in condizioni di grave sfruttamento. Per quanto ciò sia paradossale per un numero crescente di richiedenti queste pessime condizioni di partenza stanno diventando delle ragioni che fanno scegliere un Paese come l’Italia ”.

    E il disagio, anche a Gorizia, non manca. Rasheed racconta che, in attesa di un posto in accoglienza, vive con altri 25 nella cosiddetta “jungle”, un insediamento informale sulla sponda dell’Isonzo. Stuoiette, teli, tende e fornelletti per cucinare, fuori dagli occhi della città. “Non ho detto alla mia amica che dormo in strada. Per lei sto in albergo”, confessa il ragazzo. Si tocca la schiena e rivela un taglio, frutto di un’operazione a cui ha dovuto sottoporsi a causa di una ferita infertagli durante la rotta e non curata tempestivamente. Gli stranieri a Gorizia si vedono solo davanti agli uffici dell’immigrazione o alla stazione, dove pochi volontari portano beni di prima necessità a chi transita.

    Il fine ultimo delle nuove normative per Schiavone è, al solito, quello di liberarsi delle persone mettendole in condizioni di vita difficili e facendo sì che siano loro stesse a lasciare la procedura e a disperdersi nella marginalità. E sottolinea che le lungaggini delle questure -tutt’altro che isolate sul territorio italiano- sono già parte da tempo di questa “tattica spregiudicata di dissuasione”.

    L’obiettivo delle istituzioni sembra quello di lasciare meno tracce possibili: “Viviamo in un curioso e incredibile contesto nel quale la Pubblica amministrazione rifugge dalle formalità previste da ogni procedura amministrativa operando nella più assoluta informalità. E lo si fa perché diversamente emergerebbero prove inconfutabili di scelte illegittime e ingiustificabili”.

    In questo caos orchestrato non si possono distinguere città in cui le procedure funzionino meglio che in altre; piuttosto, è la presenza della società civile a fare la differenza. Udine e Trieste, ad esempio, hanno un monitoraggio attento e continuo, laddove invece a Gorizia è più carente. E per le persone migranti non cambia “solo” la qualità della vita, magari grazie a mense o alloggi dedicati. “Abbiamo bisogno di associazioni indipendenti che si spingano oltre l’azione caritatevole -conclude Schiavone-. Se non sei informato su quali sono i tuoi diritti e su come entrare nella violenta realtà italiana facendoli valere, puoi anche riuscire a trovare da mangiare o un posto letto precario ma rimarrai sempre invisibile. Per questa ragione sottolineo sempre che l’aiuto caritatevole senza tutela dei diritti non è affatto una scelta neutra ma è uno strumento di potere per non modificare la situazione”.

    ▻https://altreconomia.it/a-gorizia-continuano-i-respingimenti-e-i-richiedenti-asilo-vivono-nasco
    #migrations #réfugiés #asile #frontière_sud-alpine #expulsions #renvois #refoulements #Italie #Slovénie #dissuasion #stratégie_de_la_dissuasion #frontières_intérieures #frontière_terrestre #Tarvisio #réadmissions #réadmissions_passives #accords_bilatéraux #migrerrance #SDF

  • Janvier 2026
    Cyberattaque contre l’Éducation nationale : les données de 5 millions de personnes piratées
    ▻https://www.01net.com/actualites/cyberattaque-contre-education-nationale-donnees-5-millions-personnes-piratees

    la plateforme GAEL a enregistré une intrusion. La plateforme est chargée de la gestion du DELF (Diplôme d’études en langue française) et du DALF (Diplôme approfondi de langue française), les certifications officielles délivrées par le ministère français de l’Éducation nationale pour évaluer les compétences en français langue étrangère ou seconde.

    L’intrusion découle directement de la « compromission de deux comptes d’utilisateurs externes ». [...] Parmi les informations dérobées, on trouve « civilité, nom, prénom, patronyme, ville de naissance, pays de naissance, date de naissance, nationalité, langue maternelle, premier centre de rattachement ». Ce sont des informations précises, qui sont très utiles pour mettre au point des arnaques personnalisées.

    [...] Selon les investigations menées par l’Éducation nationale, ce sont les données de 5,8 millions de candidats qui ont été subtilisées.

    Mars 2026
    L’Éducation nationale piratée : les données de 243 000 agents ont été volées
    ▻https://www.01net.com/actualites/education-nationale-piratee-donnees-243-000-agents-volees.html

    le ministère révèle que Compas, un logiciel de ressources humaines utilisé pour gérer les stagiaires du premier et du second degré, a été compromis.

    Dans le logiciel, les pirates ont pu mettre la main sur les données de 243 000 agents de l’Éducation nationale. En grande majorité, les victimes sont des enseignants. Les informations volées comprennent les noms, les prénoms, les adresses postales, les numéros de téléphone et toutes les périodes d’absence des enseignants enregistrés dans Compas. Bonne nouvelle, les motifs des absences n’ont pas été consultés par les attaquants.

    [...] Les investigations ont montré qu’un compte utilisateur compromis est à l’origine de l’attaque.

    Avril 2026
    Fuite de données à l’Éducation nationale : une nouvelle cyberattaque a compromis les informations de millions d’élèves
    ▻https://www.01net.com/actualites/nouvelle-fuite-donnees-education-nationale-cyberattaque-compromis-infos-eleve

    Les hackers de DumpSec ont revendiqué la cyberattaque à l’encontre du service EduConnect [portail d’accès numérique pour les élèves] de l’Éducation nationale. Les pirates prétendent avoir volé les données personnelles de 3,5 millions d’élèves mineurs au cours de leur attaque. Parmi les informations volées, on trouverait aussi 7 200 000 bulletins scolaires.

    [...] L’offensive est survenue à la fin de l’année dernière [déc. 25], mais n’a été découverte que récemment.

    Pour arriver à ses fins, le pirate à l’origine de l’attaque a usurpé l’identité d’un agent habilité du ministère.

    Août 2026
    Les pirates du site des impôts affirment avoir aussi dérobé des informations personnelles de millions d’élèves au ministère de l’éducation nationale
    ▻https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/18/les-pirates-du-site-des-impots-affirment-avoir-aussi-derobe-des-informations

    On trouve pêle-mêle, dans les différents fichiers, les coordonnées postales, électroniques ou téléphoniques de parents et d’élèves, les options choisies par ces derniers, mais aussi des appréciations enregistrées par les enseignants. D’autres fichiers contiennent aussi l’adresse postale et le courriel personnel d’enseignants de l’académie de Créteil.

    Dans un long descriptif des données publié par les pirates présumés, ceux-ci affirment avoir mis la main sur plusieurs autres bases de données particulièrement sensibles, et notamment un fichier d’élèves « décrocheurs ». Toutes les académies sont concernées par le vol de données, mais les pirates disent disposer en particulier d’informations personnelles sur les enseignants des académies de Créteil et de Versailles. Il s’agit des deux plus importantes académies de France, qui regroupent environ 2 millions d’élèves, soit plus de 15 % du total national, ainsi que 190 000 agents, dont 143 000 enseignants. Le piratage semble avoir notamment visé le système Siecle (ex-Sconet) de l’éducation nationale, l’un des principaux systèmes de gestion des élèves utilisé dans le second degré.

    Selon les premiers éléments dont dispose le ministère de l’éducation nationale, cette nouvelle fuite est liée à un précédent piratage, annoncé par la Rue de Grenelle à la fin du mois de juillet et qui concernait « un nombre important de ses agents (…) ayant exercé en académie depuis 2001 ». Dans son communiqué de juillet, le ministère assurait que seules des données du personnel étaient touchées par le piratage.

    [...] L’inquiétude est plus vive encore que lors des précédents piratages de l’éducation nationale, au regard de l’ampleur de la fuite et des données subtilisées, qui permettraient par exemple de retracer l’historique scolaire de très nombreux élèves et exposeraient les lieux de travail et de vie de centaines de milliers de personnes.

    • J’ai un petit espoir que ces affaires nous fassent un peu bouger sur tout ce qu’on met sur les clouds de l’éducation nationale sur nos élèves...

      À la rentrée, dans mon académie (ça a déjà dû se faire ces 2-3 dernières années partout ailleurs en France), doit se généraliser l’usage du livret de parcours inclusif (LPI), application permettant d’échanger des documents sur tous les élèves à besoins éducatifs particuliers (plans/projets/programmes personnalisés divers et gevasco) entre profs, parents, mdph et notre hiérarchie. Jusqu’ici on s’envoyait les gevasvo par mail et les autres documents étaient seulement en papier, stockés dans un classeur à l’école, et il n’y avait pas de problème de « circulation d’information ». Mais ça ne permettait pas de bien contrôler notre travail administratif et pédagogique ni de piloter l’école inclusive à partir de données objectives...

    • Après la cyberattaque dans l’éducation nationale, des applications bloquées et des chefs d’établissement « au chômage technique »
      ►https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/08/21/apres-la-cyberattaque-dans-l-education-nationale-des-applications-bloquees-e

      Proviseurs et principaux se rendent compte, au fil de leur reprise du travail, de perturbations dans l’accès à leur messagerie et à leurs outils en ligne, en raison de mesures de sécurisation suivant la cyberattaque du 25 juillet. Des interruptions de services qui inquiètent dans la dernière ligne droite avant la #rentrée.

      ▻https://archive.ph/tvy7g

      #cyberattaque #éducation

  • Claire Zalc. “Dénaturalisés. Les retraits de nationalité sous Vichy

    L’auteure n’oublie pas de préciser ce qui distingue la dénaturalisation sous Vichy de la déchéance de nationalité, et ce afin d’éviter toute confusion. Les déchéances sont motivées, elles visent des personnes en particulier faisant partie de l’élite – tel le général de Gaulle. Au total, 446 sont concernés entre 1940 et 1944. La dénaturalisation, elle, n’a pas besoin d’être motivée. La loi du 22 juillet concerne 648 000 personnes issues de l’immigration et naturalisées depuis 1927, soit un million par extension en englobant les enfants. Entre 1940 et à 1944, quelque 15 000 personnes seront frappées par cette mesure.

    ►https://journals.openedition.org/temoigner/5895

    • Parmi les membres de la Commission [de révision des naturalisations], seul son président Jean-Marie Roussel fera l’objet d’une procédure d’épuration. Il se défendra en soulignant l’action résistante de la Commission, en signalant la présence en son sein d’André Mornet, qui sera nommé procureur général près de la Haute Cour de Justice et chargé à ce titre des procès Laval et Pétain et de l’épuration de la magistrature après-guerre. Pourtant, même le cas d’André Mornet n’est pas clair. Il échappera néanmoins à l’épuration, comme les autres magistrats actifs dans la Commission et les « fonctionnaires modèles » qui ont participé aux dénaturalisations. Tous poursuivront tranquillement leurs carrières professionnelles, comme si leurs actes étaient sans conséquence. Ce que leur reproche Claire Zalc : « Fermer les yeux, faire la sourde oreille, mener les procédures à leurs termes sans tenir compte des suppliques, continuer de dénaturaliser les épouses et les enfants des déportés, ne pas se préoccuper des conséquences de ses actes parce qu’ils semblent ordinaires : cette enquête dévoile aussi la variété possible des manières de collaborer et les effets funestes de l’aveuglement bureaucratique. » (p. 318-319) Entre les lignes, il est parfois possible de découvrir dans l’analyse du parcours des exécutants, le moment où ils sont passés de fidèles serviteurs de Vichy à celui de « résistants » et « sauveurs des Juifs ». L’auto-réhabilitation est un moyen comme un autre de sauver sa peau.

      edit
      Claire Zalc : la dénaturalisation, une vieille et mauvaise idée
      ▻https://www.marianne.net/agora/claire-zalc-la-denaturalisation-une-vieille-et-mauvaise-idee

      Toutes les archives de la commission de révision des naturalisations ont disparu. Ne subsistent que les traces laissées par cette commission dans les 250 000 dossiers de naturalisation qu’elle a étudiés... Or, André Mornet, vice-président de la commission de révision des naturalisations de 1940 à 1944, est devenu procureur général de la Haute Cour lors des procès de Pétain et de Laval... Je pense qu’il y a un lien.

      #histoire #dénaturalisation #nationalité #naturalisés #Régime_de_Vichy #antisémitisme #Collaboration #René_Bousquet #déportation

    • Les dénaturalisations dans les colonies, Laure Blévis et Claire Zalc, 2018
      ▻https://books.openedition.org/pan/1249

      Cette communication s’inscrit dans un travail en cours portant sur les dénaturalisations opérées par le régime de Vichy dans l’Empire colonial français, travail à la croisée de deux recherches précédentes de chacune des auteures : l’une sur les dénaturalisés de Vichy1 et l’autre sur les naturalisations de colonisés algériens2.
      La question des dénaturalisations coloniales est un point peu exploré par l’historiographie3, qui s’est surtout intéressée à l’abrogation du décret Crémieux le 7 octobre 1940, loi de « dé-citoyennisation » des Juifs d’Algérie, qui redeviennent « indigènes israélites » de façon collective, à rebours de la logique des révisions individuelles de naturalisation de la loi du 22 juillet 1940.

      Notre objectif dans ce travail consiste ainsi à croiser deux moments de l’histoire de France de mise en place d’un droit de la discrimination raciale (le régime de Vichy et la colonisation), à partir de l’étude d’un cas concret où les deux logiques, vichystes et coloniales, s’imbriquent. Pour ce faire, nous adoptons le parti d’étudier ces logiques à travers les pratiques concrètes des administrations aux prises avec la politique de retrait de nationalité mise en œuvre par l’État français.

      Une présentation de ce travail en cours (mais en 2018)
      ▻https://www.dailymotion.com/video/k3MwmazjzB5pYdv598b


      (ça affiche ici que ce n’est pas disponible, mais l’url fonctionne)

      #dénaturalisations_coloniales #décret_Crémieux

    • C’est vraiment passionnant comme sujet.
      J’ai découvert par hasard la « dénationalisation » ! Ma colère contre François H et la déchéance de nationalité en est la source...
      C’est un sujet qui me crispe je suis née de parents nés français mais ne suis pas née sur le sol français.
      Droit du sang et droit du sol...
      Du coup à plus de soixante ans j’ai eu un certificat de nationalité quand j’ai renouvelé ma carte d’identité.
      La dame au guichet de la préfecture m’a dit que j’avais été apatride à un moment !
      Une délirante de première.
      Un certificat que je n’ai pas en ma possession !
      J’ai découvert que j’en avais un lors du décès de mon époux.
      Un document que je ne dois JAMAIS perdre !
      Une histoire de fou.
      La dame au guichet m’avait prédit que mes enfants auraient du mal à avoir leur carte d’identité même si iels sont né·es sur le sol français ainsi que leur père.
      L’angoisse.
      La France a du mal avec ses ressortissant·es non né·es sur le sol français voire uniquement sur l’hexagone .
      Les étrangers.

    • la loi du 10 août 1927 avait facilité les naturalisations – dans un contexte de crise démographique post conflit mondial – et, en contrecoup engendré la notion de #français_de_fraîche_date, bien présente dans les discours du Maréchal…

      Je ne sais pas s’il y a eu formellement des textes réglementant ce concept, je sais juste qu’il a eu des effets concrets pour mon père, français né en France d’un père suisse et d’une mère française qui a pu intégrer l’école de la Marine marchande du fait de la bienveillance d’un directeur qui a fermé les yeux sur cette tare originelle. Je pense d’ailleurs que si il y avait été autorisé, il aurait passé le concours de l’École navale – il ne me l’a jamais confirmé, n’ayant jamais regretté son choix et, aussi, peut-être au vu de la brillante prestation de la Royale à Toulon en novembre 1942…

      (je crois que j’ai déjà évoqué ça ici précédemment, à une époque où subsistait en ligne un site reprenant l’intégralité des discours du maréchal Pétain, certains en version audio…)

  • Sans aucun #pesticide pendant dix ans : l’expérience qui bouscule les modèles agricoles
    ▻https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/sans-aucun-pesticide-pendant-dix-ans-l-experience-de-l-inrae-qui-bo

    #Cultiver sans pesticides tout en conciliant #rendement et #performance économique, « c’est possible » pour l’Inrae : une étude expérimentale, menée pendant dix ans sur neuf sites en France montre « un potentiel prometteur ».

    Avec l’étude « #Rés0pest », l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (#Inrae) a fait « le choix d’une rupture drastique avec le système conventionnel en cultivant sans aucun pesticide, mais sans passer en #agriculture #biologique, puisqu’on a conservé un apport d’#engrais minéraux », explique le chercheur #Jean-Noël_Aubertot, initiateur du projet.

    (...)

  • Le Problème à trois corps du capitalisme
    ▻https://blog.ecologie-politique.eu/?post/Le-Probleme-a-trois-corps-du-capitalisme

    La force du livre de Godin est de montrer que le changement de paradigme en cours et la faillite du néolibéralisme sont des nécessités, plutôt que le résultat de volontés très malignes. Il des airs de déjà-vu, une phase du capitalisme que l’historien de l’économie Arnaud Orain nomme « capitalisme de la finitude ». Godin l’appelle « capitalisme d’État d’urgence », une hybridation accrue entre intérêts de l’État et du capital, la dimension martiale en plus et l’état de droit en moins. Pour préserver le taux de profit, il reste à entrer en guerre pour les ressources et les marchés. À ce capitalisme-là, il n’y a pas d’autre alternative que d’en finir avec le régime d’accumulation car « ce qui gouverne est une force irrésistible qui, si l’on ne rejette pas sa domination, finira par emporter tout sur son passage ». Pour avoir la moindre chance de répondre sérieusement à cette articulation de crises, il faut cesser de naturaliser le capitalisme et envisager son dépassement, pas seulement son aménagement ou la défense de quelques acquis, minuscules victoires qui préservent le principal ou sont vite rattrapées par le problème à trois corps.

    #capitalisme #anticapitalisme #livre #recension #Romaric_Godin #Aude_Vidal

  • A Milano rimpatriate più di 780 persone in 3 anni e mezzo dai «luoghi idonei», spesi più di 2 milioni e mezzo di euro
    ▻https://lavialibera.it/it-schede-2744-milano_in_3_anni_i_rimpatri_da_luoghi_idonei_sono_costati

    Lievitano i costi, resta alta l’opacità: quando si tratta di rimpatri forzati, il ministero dell’Interno restituisce solo numeri: "Coltivo il sogno quest’anno - ha affermato il capo del dicastero Matteo Piantedosi a Rainews il 14 giugno scorso - di giungere, tra forzosi e volontari assistiti, al superamento della soglia simbolo dei 10mila rimpatri, mai avvenuto in Italia". Stanze segrete per trattenere i migranti: la mappa esclusiva Se per il ministro è facile puntare in alto, molto più complesso è ricostruire in che modo avvengano questi trasferimenti: i luoghi dove possono avvenire i trattenimenti dei cittadini stranieri si stanno moltiplicando, anche a causa del nuovo patto su migrazione e asilo entrato in vigore a metà giugno, e le procedure molto spesso sono (…)

    #MIGRAZIONI_●_GENERAZIONI

    • A Milano rimpatriate più di 780 persone in 3 anni e mezzo dai «luoghi idonei», spesi più di 2 milioni e mezzo di euro

      Nel capoluogo lombardo crescono i rimpatri dalle «stanze segrete» all’interno delle questure. Nel 2025, 350 persone sono state riportate forzatamente nel loro paese, con una spesa di più di un milione e 250mila euro. Aumentano i costi medi, ma rimane opaco il processo di trattenimento.

      Lievitano i costi, resta alta l’opacità: quando si tratta di rimpatri forzati, il ministero dell’Interno restituisce solo numeri: “Coltivo il sogno quest’anno - ha affermato il capo del dicastero Matteo Piantedosi a Rainews il 14 giugno scorso - di giungere, tra forzosi e volontari assistiti, al superamento della soglia simbolo dei 10mila rimpatri, mai avvenuto in Italia”.

      Se per il ministro è facile puntare in alto, molto più complesso è ricostruire in che modo avvengano questi trasferimenti: i luoghi dove possono avvenire i trattenimenti dei cittadini stranieri si stanno moltiplicando, anche a causa del nuovo patto su migrazione e asilo entrato in vigore a metà giugno, e le procedure molto spesso sono nascoste.

      Così, abbiamo calcolato il costo dei rimpatri avvenuti direttamente dai luoghi idonei di Milano, le “stanze segrete” delle questure che lavialibera ha mappato in esclusiva lo scorso aprile. Il capoluogo meneghino è la città che, dal 2023, ha utilizzato più di tutte le altre questo strumento, con un costo crescente: dall’inizio del 2023 al 31 maggio 2026 sono state riportate forzatamente nel loro Paese 784 persone, con una spesa di più di 2 milioni e mezzo di euro.
      Nella risposta data dalle questure a lavialibera mancano però alcune informazioni chiave sulla qualità della vita durante il trattenimento: nell’elenco mancano, tra gli altri, i registri degli eventi critici, che restituiscono la fotografia di quante persone si siano sentite male durante la custodia. Un documento che sarebbe obbligatorio, ma che non è stato fornito.

      Quanto sono costati i rimpatri dai luoghi idonei di Milano

      Per riuscire a ricomporre il quadro più completo possibile dal punto di vista quantitativo abbiamo moltiplicato il numero di rimpatri effettuati, fornito in via esclusiva a lavialibera dal questore Bruno Megale, con il costo medio dei rimpatri pubblicati in gazzetta ufficiale ogni anno dal capo della polizia.
      Il prezzo pagato dall’amministrazione pubblica è cresciuto negli anni: nel 2023 si attestava a 2365,23 euro, per poi passare a 2864,77 euro nel 2024 e a 3637,87 nel 2025. Nel triennio, la differenza è stata di circa 1300 euro. Si tratta, in ogni caso, del prezzo medio.
      Passiamo ora ai numeri dei ritorni forzosi: solo dai luoghi idonei di Milano sono state rimpatriate 70 persone nel 2023, 216 nel 2024 e 350 nel 2025. 148 solo nei primi cinque mesi del 2026: il 90 per cento dei trattenimenti avvenuti nelle 17 stanze utilizzate per questo scopo nel capoluogo meneghino.

      L’operazione è presto fatta: in media, lo Stato italiano ha speso solo a Milano 165.566,10 euro nel 2023, 618.790,32 euro nel 2024 ed è aumentato fino ad arrivare a 1.273.254,50 euro nel 2025.
      Tenendo stabili i prezzi del 2025, nei primi cinque mesi del 2026 sono già stati spesi 538.404.76 euro. Così, la spesa media totale da gennaio 2023 arriva a più di due milioni e mezzo di euro.

      I luoghi idonei dovevano essere spostati al Cpr di Via Corelli. Per ora tutto fermo

      Questi dati mostrano un utilizzo sempre più massicio di una procedure che, nelle carte, dovrebbe rimanere residuale rispetto all’impiego dei Centri di permanenza per il rimpatrio, e seguirne le stesse regole. Nei fatti, come abbiamo già scritto in questo approfondimento sulle camere di sicurezza utilizzate come luoghi idonei, il garante nazionale dei diritti delle persone private di libertà personale ha fotografato condizioni scarse dal punto di vista igienico-sanitario e mancanze sui registri obbligatori. Due sono gli elenchi più importanti: il primo contiene le informazioni sulle presenze, mentre il secondo segnala gli eventi critici, ossia tutti quegli atti violenti contro gli altri o contro se stessi, ma anche le manifestazioni di protesta e gli invii in ospedale.

      Alla richiesta tramite accesso civico generalizzato inviata da lavialibera, il questore Megale non ha risposto, ribadendo però che i dati devono riguardare “dati, documenti e informazioni che siano già detenuti e formati dalle pubbliche amministrazione”, cioè che non ci sia la necessità di rielaborazione. Questi registri, però, dovrebbero essere disponibili, visto che la loro compilazione è obbligatoria. Così, l’unico dato a cui abbiamo accesso è quello relativo al 2024, periodo in cui ci sono stati 5 eventi critici, ma non sappiamo di che entità.

      Alle gravi segnalazioni del garante, il capo della polizia di Stato, Vittorio Pisani, il 10 marzo 2026 aveva risposto che “la Questura di Milano ha rappresentato che, a breve, saranno disponibili nuovi locali idonei, realizzati in via Corelli, che risponderanno agli standard di sicurezza e di adeguatezza raccomandati dal garante nazionale".

      La notizia, quindi, era di una pronta realizzazione di luoghi idonei direttamente nel Cpr di Via Corelli. Incalzata da lavialibera, la questura ha però fatto sapere che per “i 4 locali idonei presenti in via Corelli, è in corso un’interlocuzione tra la Prefettura di Milano e il Dipartimento per le libertà civili del Ministero dell’Interno in merito alle spese necessarie per l’attivazione delle suddette strutture, al momento, pertanto, non ancora operativi”.
      Intanto, quindi, continuano a essere utilizzate le stanze che il garante aveva criticato: tra il primo gennaio al 31 maggio 2026 sono state trattenute 168 persone.
      La reazione della politica sulla detenzione nei luoghi idonei

      Per anni, la presenza dei luoghi idonei sul territorio italiano è stata avvolta nell’opacità. Dopo la nostra inchiesta, sono state formulate al ministro Piantedosi due interrogazioni sul tema, che hanno come primi firmatari il senatore Andrea Giorgis (Pd) e la senatrice Ilaria Cucchi (Avs). A livello locale, durante la seduta della commissione carcere del Comune di Milano del 24 giugno 2026 sul cpr di via Corelli, l’avvocata Teresa Florio ha ricordato anche la presenza dei luoghi idonei, sottolineando che “ci sarebbe bisogno di una seduta apposita". Anche l’eurodeputata Cecilia Strada ha ribadito che “il filo rosso tra tutte le modalità di detenzione amministrativa è la totale opacità dello Stato, la volontà deliberata di nascondere delle informazioni”.

      #migrations #renvois #luoghi_idonei #expulsions #sans-papiers #Milan #coût #renvois_volontaires #renvois_forcés #statistiques #chiffres

  • Cartographie sensible et participative de la rue Très-Cloîtres à Grenoble
    ▻https://www.visionscarto.net/cartographie-sensible-rue-tres-cloitres-Grenoble

    Octobre 2024 : « Alice raconte », illustratrice et carnettiste, expose au 26 rue Très-Cloîtres de Grenoble un travail réalisé en 2021. C’est un carnet de voyage qui retrace en mots et en croquis aquarellés l’ambiance perçue de différents lieux du quartier Alma Très-Cloîtres. Que les lieux racontés soient emblématiques du quartier ou plus anecdotiques, le carnet traduit une vision sensible et personnelle de ces rues qui composent le vieux centre de la ville. Même mois, même année, même (…) Billets

    #Billets_

  • I deportati dell’#ICE in Guatemala
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=dT7s-3cwK1A

    Migliaia di persone nate in Guatemala e fermate in condizione «irregolare» dalle autorità statunitensi sono state rimpatriate senza alcun ritegno, separando famiglie e calpestando diritti fondamentali. Alcune di loro vivevano negli Usa da oltre 25 anni. La loro colpa? Lavorare e tentare di costruire per sé e i propri cari una vita migliore.

    Ecco come funziona il dispositivo razzista e inumano della polizia anti-migranti dell’ICE (United States Immigration and Customs Enforcement).

    #migrations #déportation #USA #Guatemala #renvois #expulsions #Etats-Unis #vidéo #sans-papiers #rétention #détention_administrative #criminalisation_de_la_migration #Alcatraz #animalisation #séparation_de_familles

  • Fortes chaleurs : cette médiathèque parisienne mise sur la #low-tech plutôt que sur la clim

    Face aux fortes chaleurs, tous les bâtiments publics ne se valent pas. À Paris, la médiathèque James Baldwin, conçue par #Philippe_Madec – pionnier d’une architecture écoresponsable –, dans l’ancien lycée Jean-Quarré, montre comment la low-tech peut aider à garder un lieu respirable : #ventilation_naturelle, patio, ombre, réemploi, bois et #terre_crue.

    Quand le thermomètre grimpe, certains bâtiments deviennent vite invivables. Trop vitrés, trop minéraux, trop dépendants de systèmes techniques énergivores, ils révèlent brutalement leurs limites. À Paris, dans le XIXe arrondissement, la médiathèque James Baldwin propose une autre voie : celle d’un bâtiment public bas-carbone, pensé dès sa conception pour limiter le recours à la climatisation, favoriser la ventilation naturelle et utiliser au maximum l’existant. Installée à deux pas de la place des Fêtes, dans l’ancien lycée hôtelier Jean-Quarré, cette nouvelle médiathèque, livrée à l’été 2024 et conçue par l’atelier Philippe Madec, est un concentré d’#architecture_écoresponsable. Structure en béton conservée, matériaux réemployés sur place, patio central à ciel ouvert, résille en bois pour créer de l’ombre, murs en terre crue, isolation biosourcée, apports de lumière naturelle : tout concourt à faire de ce lieu un #démonstrateur de #frugalité appliquée. Rien de punitif ou d’austère, mais une manière de construire autrement, avec moins de matière neuve, moins d’énergie et davantage d’#intelligence_climatique.

    La médiathèque James Baldwin répond aussi à un besoin local : le XIXe arrondissement ne disposait jusqu’ici d’aucune médiathèque de cette ampleur. Mais elle va plus loin. Elle forme, avec la Maison des réfugiés, un équipement hybride, à la fois culturel, social et écologique. Un lieu où l’on peut emprunter des livres, travailler, apprendre le français, assister à des ateliers, se poser dans un jardin ou simplement trouver un peu de fraîcheur lorsque la ville suffoque.

    Un bâtiment qui travaille avec l’#air

    Dans beaucoup de bâtiments récents, le confort d’été reste encore pensé après coup. Lorsque la chaleur entre, on compense. Lorsque l’air devient lourd, on ventile mécaniquement. Lorsque les façades surchauffent, on ajoute des équipements. À la médiathèque James Baldwin, la logique est différente : l’architecture elle-même organise une partie du #rafraîchissement. Le geste le plus visible se trouve au cœur de l’ancien lycée. Les circulations verticales existantes ont été supprimées pour créer un #patio_végétalisé autour d’un Charme commun. Ce #vide agit comme un poumon. Il apporte de la lumière naturelle au centre du bâtiment, facilite l’évacuation de l’air chaud et évite l’effet de masse que pouvait produire la structure d’origine, très répétitive, en poteaux, poutres et panneaux préfabriqués.

    Certains planchers ont aussi été démolis afin de créer des doubles hauteurs. Là encore, il ne s’agit pas seulement d’un choix esthétique. Ces percées permettent à l’air de mieux circuler, aux regards de traverser les niveaux et aux espaces de perdre leur caractère fermé. Le bâtiment devient plus lisible, plus lumineux, plus vivant. Cette approche résume bien l’esprit low-tech du projet pensé par Philippe Madec, pionnier d’une #architecture_low-tech et écoresponsable. La solution ne consiste pas à ajouter toujours plus de machines, mais à réduire les besoins dès le départ. Créer de l’#ombre avant de refroidir. Ventiler naturellement avant de climatiser. Tirer parti de l’#inertie, des #vides, de l’#orientation, des #matériaux et des #usages. En période de fortes chaleurs, cette #sobriété n’a rien d’un renoncement : elle devient une condition de #confort.

    Et, effectivement, quand on se promène à l’intérieur du bâtiment, par 38 degrés en extérieur, les zones fraîches – là où s’organisent la lecture ou la consultation de contenus multimédias, les cours d’informatique ou encore l’espace de coworking pour association – contrastent avec des zones plus chaudes, pensées uniquement pour la circulation. Apporter de la fraîcheur là où c’est nécessaire, s’en passer là où l’humain n’est que de passage. Évidemment, plus on monte dans les étages, plus la température est difficile à maîtriser mais l’ensemble reste malgré tout supportable. Beaucoup plus qu’un appartement passoire thermique d’un des immeubles alentour.

    Certes, la ventilation naturelle atteint ses limites lorsque les températures dépassent durablement 35 à 38 °C, surtout si les nuits ne permettent plus au bâtiment de se décharger de la chaleur accumulée. Mais c’est précisément là que l’approche low-tech garde son intérêt : elle ne promet pas de transformer un bâtiment en frigo, elle réduit les besoins, retarde la surchauffe, améliore le confort ressenti et limite le recours systématique à la #climatisation.

    Philippe Madec, l’architecte du “faire avec”

    Cette manière de concevoir un bâtiment public porte la signature de Philippe Madec. Architecte, urbaniste, écrivain, il défend depuis des décennies une architecture attentive aux lieux, aux climats, aux usages et aux ressources disponibles. Cofondateur du mouvement de la “#frugalité_heureuse_et_créative”, il plaide pour une transformation profonde du secteur : moins de démolitions, moins de béton neuf, plus de #réhabilitation, de matériaux bio et géosourcés, de #sobriété_énergétique et d’#intelligence_collective.

    Dans un entretien accordé à WE DEMAIN, il résumait cette urgence par une formule directe : “N’attendons pas de notre gouvernement la possibilité de faire autrement ! Faisons !” À la médiathèque James Baldwin, ce “faisons” prend une forme très concrète. Il ne s’agit pas d’un manifeste théorique, mais d’un bâtiment ouvert au public, inscrit dans un quartier dense, confronté aux mêmes contraintes que le reste de la ville : chaleur, manque d’espace, besoin d’équipements, pression sur les ressources.

    Lors du Forum de l’Économie Légère, Philippe Madec invitait aussi à poser la question “to build or not to build”. Faut-il toujours construire ? Faut-il repartir de zéro ? Ou peut-on d’abord regarder ce qui existe, le réparer, le prolonger, le transformer ? La médiathèque James Baldwin répond clairement : dans une ville déjà largement bâtie, l’avenir passe aussi par l’art de composer avec l’existant.

    Faire du bâtiment sa propre matière première

    L’ancien lycée Jean-Quarré aurait pu être rasé. C’est souvent ainsi que l’on traite les bâtiments jugés obsolètes. On démolit, on évacue, on reconstruit, en oubliant que chaque mur contient déjà de la matière, de l’énergie grise et une histoire. Ici, l’atelier Philippe Madec a choisi une autre méthode : conserver, transformer, réemployer avec une philosophie : faire du bâtiment “sa propre matière première”. Budget total de la création de la médiathèque et de la Maison des réfugiés ? Environ 21 millions d’euros.

    Concrètement, la déconstruction a été très sélective. Des dalles industrielles, des panneaux, des éléments de façade ou de structure ont été déposés, découpés, broyés ou réutilisés sur place. Certains matériaux servent aux cheminements, d’autres à des murs ou à des aménagements. Le bâtiment devient ainsi une carrière de lui-même. Ce qui aurait pu finir en gravats retrouve une fonction.

    Ce geste est essentiel à l’heure où la construction reste l’un des grands secteurs consommateurs de ressources. Réhabiliter plutôt que démolir permet de limiter les déchets, de réduire la quantité de matériaux neufs, mais aussi de préserver une part de la mémoire du site.

    Entre les deux bâtiments du site, une nouvelle structure joue un rôle central. Elle porte un nom simple : “Le Lien”. Elle connecte la médiathèque et la Maison des réfugiés, accueille les circulations principales et donne au projet sa silhouette la plus reconnaissable. Sa résille en bois forme une sorte de mantille courbe, à la fois signal architectural et pare-soleil autoportant. Ce “Lien” n’est pas qu’une belle image. Il incarne l’un des principes du projet : relier plutôt que séparer. Relier les bâtiments, les usages, les publics, les fonctions. Il accueille, selon les niveaux, des espaces de cafétéria, de tisanerie ou des lieux associés à la lecture. Il organise les passages et rend visible la transformation de l’ancien lycée dans le tissu urbain.

    La terre crue joue elle aussi un rôle important. Utilisée sous forme de terre coulée (technique encore expérimentale), elle permet de reprendre les outils et savoir-faire de la construction en béton, mais avec un matériau géosourcé, moins transformé, à plus faible énergie grise. Des panneaux préfabriqués en terre coulée, c’est-à-dire de la terre crue coulée dans un coffrage, ont été expérimentés sur le chantier, avec l’idée de tester ce procédé et d’en faire, demain, une technique plus courante. Là encore, la low-tech n’est pas un bricolage : c’est une innovation par la sobriété.
    Des jardins pour rafraîchir et relier

    La réponse aux fortes chaleurs ne se joue pas seulement à l’intérieur du bâtiment. Elle se joue aussi dehors. Le projet accorde une place importante à la #végétalisation : jardins en pleine terre, espaces plantés, toitures végétalisées, terrasses, jardins partagés, espaces de lecture en extérieur. Ces lieux ne sont pas de simples ornements paysagers. Ils participent au confort, à la biodiversité, à l’infiltration, à l’ombre et à la qualité d’usage.

    Dans un quartier dense, ces respirations comptent. Elles prolongent la #rénovation de la place des Fêtes et étendent son aire d’influence vers l’est. Elles donnent aux habitants des espaces où se poser sans consommer, lire dehors, attendre un rendez-vous, discuter, cultiver, traverser. Elles contribuent aussi à faire du site un équipement public plus poreux, moins fermé, plus accueillant.

    La végétalisation ne remplacera pas, à elle seule, une politique ambitieuse d’adaptation des villes aux fortes chaleurs. Mais elle en constitue un maillon essentiel, surtout lorsqu’elle est pensée avec le bâtiment, et non ajoutée après coup. À la médiathèque James Baldwin, les jardins, le patio, la mantille en bois, les matériaux et la ventilation naturelle forment un même système. Un système discret, mais cohérent.

    Un #refuge_climatique et démocratique

    À l’heure où les vagues de chaleur se multiplient, les #bâtiments_publics vont devoir changer de rôle. Ils ne seront plus seulement des écoles, des bibliothèques, des gymnases, des mairies ou des centres sociaux. Ils devront aussi devenir des #refuges_climatiques, des lieux capables d’accueillir les habitants lorsque les logements surchauffent, lorsque les places minérales deviennent impraticables, lorsque les plus fragiles cherchent un espace respirable.

    La médiathèque James Baldwin montre une piste. Elle prouve qu’un équipement public peut être pensé autrement : avec moins de béton neuf, plus de réemploi, des matériaux moins énergivores, une ventilation naturelle, des espaces ombragés, des jardins et une attention réelle aux usages. C’est peut-être cela, la leçon la plus forte du projet. La ville de demain ne sera pas seulement une ville bardée de capteurs, de climatiseurs et de solutions techniques sophistiquées. Elle devra aussi réapprendre des gestes simples : ouvrir, ventiler, ombrager, planter, réutiliser, ménager. Non par nostalgie, mais par lucidité.

    ▻https://www.wedemain.fr/maison-responsable/fortes-chaleurs-cette-mediatheque-parisienne-mise-sur-la-low-tech-plutot-qu

    #alternative #architecture #canicule #fraîcheur

    • Mouvement pour la frugalité heureuse et créative dans l’architecture et le #ménagement_du_territoire

      ▻https://www.youtube.com/watch?v=tgHKSrluVss

      Le « Mouvement pour une Frugalité heureuse et créative » dans l’architecture et le ménagement des territoire promeut la frugalité à travers l’architecture frugale et le ménagement des territoires.

      Il est né du Manifeste du même nom, lancé le 18 janvier 2018 par Dominique Gauzin-Müller (architecte-chercheur), Alain Bornarel (ingénieur) et Philippe Madec (architecte et urbaniste). Reconnaissant « la lourde part des bâtisseurs » dans les désastres en cours, ce manifeste appelle à développer des établissements humains frugaux en énergie, en matière et en technicité, créatifs et heureux pour la terre et l’ensemble de ses habitants, humains et non humains.

      En réponse à cet appel, des groupes locaux ou thématiques se sont créés pour mobiliser les signataires du manifeste, puis de grandes rencontres nationales ont été organisées. Le mouvement s’anime aujourd’hui de multiples initiatives décentralisées, proposant visites, conférences, ateliers, formations, publications, partages d’expériences, et de nombreux outils de développement tels que ce site web ou encore la cartographie collaborative des ressources frugales.

      Le mouvement est ouvert à toutes et à tous, aux professionnels engagés dans la « métamorphose de l’acte de construire » et la « révolution du ménagement« , mais aussi à tous les citoyens désireux de voir se développer d’autres façons d’habiter nos territoires.

      C’est un réseau engagé et bienveillant qui repose entièrement sur les initiatives bénévoles des signataires s’investissant dans les groupes locaux, qui décident en toute autonomie de leurs activités, et qui sont le cœur vivant et actif du mouvement.

      L’association, gérée par un conseil collégial, a vocation à assurer la logistique et le financement des projets, notamment grâce à la redistribution des ressources des dons et des adhésions.

      Il est encore temps, il est toujours temps de nous rejoindre : bienvenue à vous, bifurquons ensemble sur les chemins de la Frugalité !


      ▻https://frugalite.org

    • Associer

      Une architecture engagée, libre

      Vers une #habitabilité des mondes heureuse et équitable

      Dans un monde fini, à toutes les échelles de projet, notre atelier s’engage dans la métamorphose des établissements humains, entendus comme milieux garants d’une coexistence heureuse entre les hommes et avec les mondes du vivant. Au début des années 1980, Philippe Madec mène un travail théorique pour se libérer de l’opposition modernisme / postmodernisme, et pour fortifier son engagement écoresponsable. Ce travail émancipateur a ouvert un passage du modernisme au durable et donné sens aux pratiques professionnelles des quelques 35 architectes et urbanistes qui collaborent aujourd’hui au sein de l’atelier.

      Après plus de trois décennies d’existence, l’atelierphilippemadec est devenu (APM)&associés en 2022 puis « associer » en 2025. Comme de nombreux ateliers nés dans les années 1990, construits autour d’une personnalité qui l’incarne, nous avons enclenché une mutation. Moment délicat qui peut se lire comme un projet à part entière. Ce dernier ouvre sur la pérennisation d’un outil de travail tissé de valeurs partagées, mais aussi la reconnaissance de la nature essentiellement collective du travail des architectes et urbanistes, en l’occurrence réunis autour d’une personnalité fédératrice. Ce projet relève d’une transmission entre générations unies dans leur compréhension des conditions contemporaines de vie. Il tient aussi et surtout du désir d’être en mesure de s’engager, aujourd’hui, pour continuer de proposer des alternatives aux modes conventionnels de penser et de faire l’architecture, la ville et les territoires.

      De cette histoire collective, il résulte en 2025 le nom d’atelier « associer » qui fait référence à ce qui nous tient à cœur au quotidien dans notre travail : associer sociétés, climats, territoires, écologies, matières et savoir-faire.

      À l’heure où la notion de sobriété s’impose dans le débat public, l’atelier porte en étendard celle de frugalité, par son engagement dans le Manifeste éponyme, comme au jour le jour de son travail. Le débat n’est pas terminologique : il impose de se questionner sur notre capacité collective à agir dans des conditions de plus en plus complexes et contraignantes. Face aux bouleversements environnementaux, nous portons la conviction qu’un projet partagé et désirable permet d’éviter l’expression unilatérale de contraintes restrictives, voire inéquitables. Une architecture qui peut être à l’avant-garde d’un nécessaire ré-enchantement du monde.

      ▻https://associer.archi

    • ▻https://mamot.fr/@n1k0/116826744529879889

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      Canicule : À Grabels, près de Montpellier, cette école perd 7 °C face à la chaleur

      Face aux fortes chaleurs, l’école maternelle Jean Ponsy à Grabels teste des solutions simples pour améliorer le confort des élèves. Résultat : jusqu’à 7 °C ressentis en moins.

      ▻https://actu.fr/occitanie/grabels_34116/canicule-a-grabels-cette-ecole-perd-7-c-face-a-la-chaleur_64449580.html

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      #Projet_racine

      La canicule, un enjeu majeur pour les #écoles

      Face à l’intensification des vagues de chaleur, le sujet de l’adaptation des écoles primaires est central. Les périodes de canicule peuvent entraîner des conséquences graves sur la santé, en particulier pour les enfants, qui font partie des publics vulnérables.

      L’intensification des périodes caniculaires, d’année en année, amène ce sujet à un point particulièrement critique, avec notamment la fermeture des établissements scolaires dans les moments les plus chauds.

      Du fait du dérèglement climatique, les vagues de chaleur sont amenées à être plus intenses, plus longues, et à survenir sur une période de l’année plus étendue, de mai à octobre, dans l’ensemble des régions (scénario +4°C de la TRACC).

      D’année en année, la situation devient de plus en plus préoccupante.
      Les écoles publiques, pour la plupart très peu adaptées aux épisodes climatiques extrêmes, nécessitent une attention particulière.

      Ce sont souvent des bâtiments anciens, peu isolés, mal ventilés, dont l’inertie thermique est faible. Les conditions d’accueil y deviennent rapidement inconfortables, voire dangereuses, en période de forte chaleur.
      Adapter les bâtiments et les usages pour maintenir l’activité

      En appliquant des gestes simples mais efficaces, comme la protection solaire, la ventilation nocturne et l’utilisation de brasseurs d’air, il est possible de limiter la montée en température dans les locaux et d’améliorer le confort des enfants. Ces leviers permettent d’assurer un environnement plus supportable pour toutes et tous et de limiter l’impact des canicules sur les activités scolaires.

      Au-delà des solutions matérielles, une bonne organisation (décalage des horaires de cours, migration des activités dans des zones plus fraîches de l’école ou de la cour) peut également permettre d’assurer la continuité pédagogique, même pendant les pics de chaleur.

      Ces solutions existent, elles sont éprouvées. Pourtant, leur mise en œuvre reste rare. Les vagues de chaleur sont encore trop peu anticipées, et les réflexes d’adaptation encore peu intégrés dans le fonctionnement quotidien des écoles. Car les freins à l’adaptation ne sont pas seulement d’ordre technique ou budgétaire, ils sont souvent organisationnels. C’est précisément le cœur du projet RACINE : identifier ces freins organisationnels, en comprendre les mécanismes, et tester des méthodes concrètes pour les dépasser.

      ►https://programme-cee-actee.fr/programmes/projet-racine

    • Façade en forme de vagues, murs ajourés... Dans cet immeuble de Montpellier, tout a été conçu pour limiter la chaleur

      Comment l’#architecture_bioclimatique peut-elle réduire la température intérieure de 8 degrés sans climatisation ? À Montpellier, des bâtiments utilisent l’effet Venturi et des moucharabiehs modernes pour créer des courants d’air naturels et protéger les appartements du soleil brûlant.

      35 degrés(Nouvelle fenêtre) cet après-midi-là à Montpellier. La ville suffoque, mais quand cette habitante rentre chez elle, elle respire. Dans son appartement tout neuf et traversant, Adia Guasproca n’a pas la climatisation. « Niveau fraîcheur, franchement, on est bien là. En ressenti, on a quoi ? 23, 25 degrés ? », indique-t-elle.

      Deux étages plus haut, même impression agréable, y compris sur la terrasse. Grâce à ce mur ajouré, inspiré des moucharabiehs orientaux, le lieu est à la fois ventilé et ombragé. Car dans cet ensemble immobilier, tout a été conçu pour limiter la chaleur. Sur cet immeuble, par exemple, très bien isolé, les façades font des vagues. Ce choix n’est pas seulement esthétique. Les courbes agissent comme un parasol géant qui limite l’entrée du soleil dans les appartements. Malgré les 33 degrés mesurés dans le patio, Eliott Mio peut profiter de la terrasse. « Dans notre précédent appartement, c’est vrai qu’on avait un balcon qui servait à rien parce qu’il était en plein soleil et il faisait trop chaud. Là, ici, c’est clair que ça fait vraiment une pièce de vie supplémentaire. La plupart de la journée, vraiment jusqu’à 17 heures, on est à l’ombre. Bon, il fait chaud, mais c’est quand même agréable. Il y a beaucoup d’air », confie-t-il.
      Une architecture rafraîchissante

      À l’intérieur, 8 degrés de moins que dehors. Le logement est très bien ventilé. Et en effet, cette ventilation ne doit rien au hasard, mais tout à l’architecture. Le vent marin, plus frais, rentre au cœur des habitations, dopé par les courbes de la façade.

      « Cette architecture finement biseautée en courbe permet aussi d’accentuer la vitesse du vent et de créer des mini-dépressions et des mini-turbulences. C’est ce qu’on appelle l’effet Venturi. Par exemple, si on se promène au pied des tours à la Défense à Paris, on a souvent des bourrasques de vent ou même dans le métro des différentes villes françaises. À ce moment-là, on tourne derrière un pilier et on a une bourrasque de vent. C’est exactement ce qui se passe », explique Vincent Callebaut, architecte spécialisé en architecture bioclimatique. Enfin, d’ici quelques années, les arbres et les végétaux plantés dans la cour et sur les terrasses feront de ce lieu un îlot de fraîcheur.

      ▻https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/vagues-de-chaleur-canicules/architecture-des-immeubles-ou-tout-a-ete-concu-pour-limiter-la-chaleur_80

      #effet_venturi

    • Dans le Sud, le village de #Castillon-du-Gard suffoque sous la chaleur… sauf son école et son « ambiance de fraîcheur »

      Alors que le thermomètre remonte ces jours-ci avec sept départements en vigilance orange canicule, les enfants et enseignants de la petite commune gardoise se félicitent de l’établissement inauguré l’an dernier, et de son architecture écologique dernier cri.

      Dans la salle polyvalente accolée à l’école Rosa-Bonheur de Castillon-du-Gard, qui sert exceptionnellement de lieu de récréation, Nolan, 10 ans, est lucide : « On sait qu’on vit l’été le plus froid de notre vie. » Ce vendredi 4 septembre, le département du Gard est placé en vigilance orange canicule. Les membres du personnel de l’établissement scolaire ne sont pas toutes raccord sur la température – « 38 °C à l’ombre », « 40 au soleil », « hier il faisait 41 °C » –, mais toutes s’accordent : dehors, on suffoque. Et dans cette fournaise qui n’en finit pas depuis mai, l’école est un havre de fraîcheur. Le tout sans clim.

      « On est très bien dans les classes, il fait bon, on n’a pas à se plaindre, nos conditions de travail sont exceptionnelles. Les collègues d’autres écoles qui viennent ici pour des réunions me disent qu’on a une chance inouïe », résume la directrice. Ici la canicule, c’est « comme les autres jours », ça n’a « pas d’impact » sur les élèves, poursuit-elle.
      Ventilateurs à l’arrêt

      Dans la salle aux stores baissés, des avions en papier volent dans un joyeux brouhaha. Dans moins d’une heure, c’est le week-end. Les élèves de CM2 glissent un mot sur leur école, avant de retrouver leur classe : « cool », selon Louison, « chouette », pour Layel. Et bien mieux que la précédente : « C’était dur, on transpirait. » Vétuste, trop petite, pas aux normes, l’ancienne école est un lointain souvenir. Désormais, dans l’établissement flambant neuf inauguré en mai 2025, le thermomètre oscille autour de 25 °C, grâce à la géothermie et à un ingénieux système de circulation de l’air.

      Au plafond, les ventilateurs sont à l’arrêt. « On n’en a pas vraiment besoin l’été, ils servent surtout l’hiver à rabattre la chaleur, explique la maire de la commune, Muriel Dherbecourt, réélue en mars pour un second mandat. « Sans étiquette, en tant que maire », elle est aussi conseillère départementale Les Républicains. Et VRP passionnée de ce bâtiment, dont la construction avait été décidée par son prédécesseur, avant qu’elle ne reprenne le dossier en 2020.

      Outre la salle communale, il accueille cinq classes, pour 110 élèves, un réfectoire, mais aussi une bibliothèque, et une salle des profs cosy avec petit sofa. Derrière chaque porte, un petit air frais, et une maîtresse pour dire qu’elle est « contente de venir à l’école » ou combien « la classe est agréable, avec cette ambiance de fraîcheur. C’est mieux qu’une clim ». Même discours à la cantine : « Même en cuisine quand le four est allumé, c’est supportable », dit une agente.
      « Reins solides »

      L’édile vante les trouvailles et autres ingéniosités pensées par l’architecte : ici un puits de lumière, orienté nord, là des fenêtres qui s’ouvrent automatiquement la nuit, 400 m² de panneaux photovoltaïques sur le toit, l’isolation acoustique, la récupération d’eau de pluie qui permet d’avoir des pelouses toutes vertes.

      Labellisé « bâtiment durable Occitanie or » pour sa réalisation et sa conception écologique et économique, la bâtisse conçue par l’architecte Daniel Fanzutti se distingue par ses larges « casquettes » protégeant les baies vitrées et ses matières isolantes biosourcées. Dont la pierre locale, extraite de la carrière voisine. Autonome en énergie, il bénéficie d’un éclairage naturel − « On n’allume quasiment pas les lumières », précise la maire. Surtout, il intègre un système de géothermie permettant d’aller chercher la fraîcheur dans le sol.

      Coût de l’opération : près de 6,5 millions d’euros, financée à environ 50 % par des subventions de l’Etat, de l’Ademe, de la région et du département. « Ce n’est pas possible partout, nous sommes une commune qui a les reins solides », reconnaît l’élue.
      « Parcours du combattant » pour la commune

      La visite se poursuit. Sous le préau, les mèches de cheveux collent au front des maternelles. Ici, le mercure grimpe un peu. « On n’est pas ravis d’être sous le préau, mais on sait que c’est mieux que d’autres écoles », dit une maîtresse. Puis, direction la salle technique. Ici, des gros tuyaux gris partent dans tous les sens. Et la maire prévient : « Ne nous demandez pas trop d’infos… C’est très technique. » Et c’est d’ailleurs un peu « la contrepartie » de ce type de projet, souligne-t-elle : la commune ne peut se passer d’un contrat d’entretien avec une société spécialisée, pour un coût d’environ 1 200 euros par an. Elle vient notamment pour faire les paramétrages lors des changements de saison. « Ce sont des réglages compliqués, on a mis une année à trouver l’équilibre. Là, cette année, c’est super », poursuit-elle.

      Avant que la sonnerie ne retentisse. Devant le portail, les parents récupèrent leurs enfants au compte-goutte. L’école ? Ils la trouvent « au top », « bien étudiée », félicitent la maire. « Merci, car j’ai beaucoup galéré », répond l’intéressée qui remonte le temps : le projet lancé avant le Covid, les aides publiques obtenues puis retirées, les coups de fil pour aller chercher des subventions ou auprès de la préfecture pour éviter un nouveau retard lié à des fouilles archéologiques. « On est une petite mairie, parfois on se sent seule. Il faut tout savoir faire. C’est le parcours du combattant. J’y ai laissé une partie de moi », résume Muriel Dherbecourt.

      Place à d’autres projets. Devant l’école, les enfants goûtent sur le trottoir, à l’ombre. L’édile projette d’ajouter des bancs en pierre – une demande de longue date formulée par des parents, disent certains d’entre eux – et une « canopée », en plantant deux arbres. « Les arbres, c’est super, mais ça fera de l’ombre dans vingt ans », commente un père de famille dans un petit groupe qui papote sur un bout de bitume. Il s’interroge sur le coût de cette école qu’il juge surdimensionnée, alors qu’elle ne serait pas à l’abri d’une fermeture de classe. « Il manque un voile d’ombrage dans la cour », dit une autre, qui trouve dommage que les enfants de l’élémentaire restent enfermés dans une salle, pour les récrés les jours de canicule. « Mais on reste des privilégiés », reconnaissent-ils. « En vivant dans les lieux, on se rend compte des améliorations à apporter, dit de son côté la maire. On ne peut pas tout faire d’un coup. »

      ▻https://www.liberation.fr/environnement/climat/dans-le-sud-le-village-de-castillon-du-gard-suffoque-sous-la-chaleur-sauf

    • « 36 °C dehors, 26 °C dans les classes » : ces écoles s’adaptent aux canicules grâce aux low-tech

      C’est un fait : très peu d’écoles sont adaptées aux vagues de chaleur. Face à l’urgence, certaines communes expérimentent des solutions low-tech et peu chères. Résultat, près de Montpellier : jusqu’à -10 °C de différence dans les classes.

      Au premier abord, l’école maternelle de Grabels coche toutes les cases de la passoire thermique. Une cour goudronnée, de grandes baies vitrées, et un bâtiment conçu il y a plus de vingt-cinq ans. « On pouvait monter à 33 °C dans les classes », confirme Yann Issard, directeur jeunesse à la mairie. S’il emploie le passé, c’est que de petits aménagements ont radicalement changé la donne cette année.

      Brasseurs d’air dans les classes, ombrières dans la cour, aération nocturne… Résultat, lors de la canicule de juin, « quand il faisait 36 °C dehors, on était à 26 °C dans les salles, se réjouit-il. Avec des mesures simples, on peut sacrément améliorer le quotidien des élèves et des enseignants ».

      À l’origine de cette transformation, le projet Racine, auquel participe une trentaine d’établissements à travers tout le territoire. « On veut montrer qu’on peut s’adapter aux canicules sans détruire et reconstruire toutes les écoles », résume Guillaume Perrin, directeur des programmes à l’Actee, la fédération d’élus à l’origine du programme. Car il y a urgence : « Près des trois quarts du bâti scolaire sont dépassés face aux chaleurs, alors que nous vivons les années les plus fraîches du reste de nos vies. »

      Or les communes n’ont bien souvent ni les moyens ni l’expertise pour se lancer dans des travaux d’ampleur. Résultat, la rénovation des écoles patine. Le 31 août, en pleine rentrée scolaire, le gouvernement a annoncé que 2 500 écoles jugées « vulnérables » bénéficieront ainsi d’un plan d’adaptation accéléré et qu’un plan de gestion des vagues de chaleur sera renforcé d’ici au printemps. En attendant, le projet Racine permet lui, déjà, de faire baisser le thermomètre en déployant des solutions low-tech — simples et peu énergivores.

      Ventilateurs de plafond et aération nocturne

      Pour ce faire, les villes et villages sélectionnés doivent expérimenter une méthode, en trois axes. Premier pilier, « ne pas faire entrer le soleil, indique Guillaume Perrin, car une fenêtre qui laisse passer le soleil, c’est l’équivalent d’un chauffage qu’on laisse ouvert ». Volets, stores, persiennes… À Grabels, la cour de récréation s’est parée de toiles en fibre de coco, notamment le long des coursives donnant sur les classes.

      « Ça fait des rideaux qui créent de l’ombre tout en laissant passer l’air, explique Yann Issard. Et on peut les humidifier pour rafraîchir l’atmosphère. » Ensuite, il s’agit de faire circuler l’air, avec des ventilateurs de plafond. Deux classes ont été équipées chacune de quatre brasseurs d’air. Avec succès : « On a fait baisser la température ressentie de 2 à 4 °C », observe le directeur.

      « On a fait baisser la température ressentie de 2 à 4 °C »

      Dernier point, et non des moindres : la ventilation nocturne. « Il faut profiter de la nuit pour évacuer la chaleur accumulée dans la journée, explique Guillaume Perrin. Ça paraît simple, mais c’est le plus compliqué à mettre en place. » Par peur des insectes ou des intrusions, nombre de collectivités rechignent en effet à ouvrir les fenêtres la nuit. « On peut mettre des barreaux devant les vitres, mais ça ne plaît pas trop », ajoute-t-il.

      La commune héraultaise a pour sa part embauché un gardien pendant les semaines de canicule, qui ouvrait les fenêtres et veillait. Et cerise sur le gâteau glacé, dans une des ailes de l’école dotée de fenêtres en hauteur, un imposant destratificateur a été installé, sorte de brasseur d’air XXL qui tourne à l’envers et fait ainsi remonter l’air vers les ouvertures. Ailleurs, « ce sont les élus eux-mêmes ou des retraités qui se sont relayés bénévolement pour ouvrir les fenêtres la nuit », complète Guillaume Perrin.

      « Il ne faut pas s’arrêter là »

      En parallèle de ces petits chantiers, l’école de Grabels a fait son introspection. Enseignantes, Atsem, élus, parents d’élèves ont réfléchi à toutes les réorganisations possibles. Proposer des repas froids à la cantine, organiser des jeux d’eau l’après-midi, nettoyer les salles quand elles ne sont pas au soleil pour éviter de faire entrer trop de chaleur… « L’adaptation n’est pas que technique, il s’agit aussi de changer les usages », remarque Yann Issard.

      Forte de ce succès, la municipalité envisage désormais de déployer les brasseurs d’air, de végétaliser la cour de récréation, d’installer la clim dans la salle de motricité « pour avoir une zone refuge ». Coût total de l’opération : 400 000 euros répartis sur trois ans, pour un établissement accueillant 160 élèves. « Pour nous, c’est bien plus abordable qu’une rénovation d’ampleur », glisse l’employé municipal.

      Côté Racine, le projet de recherche-action devrait donner lieu à une thèse, afin de mesurer l’efficacité des différents dispositifs et d’identifier les freins à l’adaptation. « On pense ces solutions comme une première étape, mais la rénovation reste essentielle, surtout l’isolation des bâtiments, insiste Guillaume Perrin. Il ne faut pas s’arrêter là. »

      ▻https://reporterre.net/36-oC-dehors-26-oC-dans-les-classes-ces-ecoles-s-adaptent-aux-canicules-

  • #Emmanuel_Macron juge les « hubs retour » pour migrants « ni efficaces », ni conformes aux #valeurs de l’Union européenne

    Le président français a affirmé vendredi que la France ne mettrait pas en place de centres pour migrants en dehors des frontières de l’Union européenne, comme le prévoit le « règlement retour » adopté la semaine dernière par les eurodéputés. Emmanuel Macron estime que ce dispositif n’est « ni efficace, ni ne correspond aux principes qui sont les nôtres ».

    La France est, avec l’Espagne, le seul État de l’Union européenne (UE) a faire part de ses réserves sur les « hubs retour », ces fameux centres situés dans des pays hors UE où peuvent être envoyés les migrants déboutés de l’asile.

    Paris a, dès le départ, émis des réticences, tandis que Madrid s’y est catégoriquement opposée.

    Vendredi 19 juin, le président Emmanuel Macron a réaffirmé sa position à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles. Le chef de l’État a indiqué que la France ne mettrait pas en place de centres pour migrants en dehors des frontières de l’UE.

    « Oui pour une politique qui lutte contre l’immigration illégale, qui nous rend plus efficaces, qui conduit à des retours (...) Pour ce qui est de la France, non à des centres de retour ou des ‘hubs de retour’ dans des pays tiers », a déclaré Emmanuel Macron. « Parce que je crois que ce n’est ni efficace ni ne correspond aux principes qui sont les nôtres », a-t-il poursuivi.

    « Je n’ai jamais vu un centre de retour dans un pays tiers fonctionner », a insisté le président français.

    L’idée de créer des « hubs retour », sans lien avec le pays d’origine des migrants, n’est pas nouvelle. Elle a été testée par l’Italie de Giorgia Meloni en Albanie, les étrangers y étant envoyés avant même l’examen de leur demande d’asile, contrairement à ce que prévoit la nouvelle loi européenne. Mais le dispositif a connu un échec cuisant, après plusieurs revers judiciaires. Tout comme celui mis en place entre le Royaume-Uni et le Rwanda, mais qui n’a jamais vu le jour.
    Le Rwanda, l’Ouganda ou l’Ouzbékistan comme potentiels candidats

    Le Parlement européen a approuvé mercredi 17 juin le règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile, une réforme qui inclut la possibilité pour les États membres de conclure des accords pour installer des centres de rétention hors des frontières de l’Union.

    Ces structures pour migrants en dehors du territoire de l’UE sont vivement plébiscitées par plusieurs pays européens comme le Danemark, l’Italie ou l’Autriche, qui estiment qu’ils pourraient faciliter les rapatriements et dissuader les candidats potentiels à l’émigration irrégulière. Le Rwanda, l’Ouganda ou l’Ouzbékistan sont déjà évoqués par certaines capitales européennes pour y construire ces centres.

    Le président français a par ailleurs précisé qu’il s’opposerait à ce que le budget européen soit utilisé pour bâtir ces centres de retour, comme cela été évoqué dans le cadre des négociations en cours sur le futur budget pluriannuel européen (2028-2034). « Cela doit relever des politiques de chaque État », a-t-il martelé.

    Plusieurs États membres ont en effet demandé à l’UE de financer la création de ces « hubs retour ». Mardi 16 juin, un texte approuvé par les Vingt-Sept demande que le budget commun contribue à des « retours sûrs, dignes, durables et efficaces », ainsi qu’à des « solutions innovantes » en matière de migration. Cette dernière expression est un terme vague pour désigner les idées défendues par les tenants d’une ligne dure sur la migration, comme l’Italie et les Pays-Bas, et recouvre notamment la création de centres hors de l’UE pour traiter les demandes d’asile et faciliter les expulsions des candidats déboutés.
    « Hauts risques de violation des droits humains »

    À l’unisson, les ONG et la gauche critiquent vivement ces structures qui risquent, selon eux, de créer des « zones de non-droit ».

    « L’efficacité ne peut pas justifier l’injustifiable », a affirmé l’eurodéputé belge (Renew) Yvan Verougstraete. L’élue écologiste française Mélissa Camara a, quant à elle, fustigé « l’erreur impardonnable et historique de renoncer aux droits et à la dignité des personnes exilées pour approuver un texte dont la seule boussole est la xénophobie ».

    Amnesty International a dénoncé une « extension des mesures punitives et restrictives » risquant de « plonger davantage de personnes dans des situations précaires ».

    L’ONU s’est aussi insurgée, samedi 20 juin, de la création de ces « hubs retour ». « Les pays de l’UE ne peuvent pas simplement externaliser dans des pays tiers leurs obligations en termes de droits humains », a déclaré dans un communiqué Volker Turk, le haut-commissaire de l’ONU aux Droits humains.

    « La détention et le retour vers des pays tiers de personnes vulnérables, y compris des enfants, sont un exercice particulièrement délicat du pouvoir étatique, et portent de hauts risques de violation des droits humains », a-t-il ajouté.

    « La législation internationale sur les droits humains et sur les réfugiés est très claire : personne ne devrait être renvoyé vers un endroit où il risquerait de graves violations des droits humains », a souligné Volker Turk. Le haut-commissaire aux Droits humains a souligné la nécessité d’une approche de la question « prenant en compte la contribution des migrants aux sociétés et économies européennes ».

    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/72020/emmanuel-macron-juge-les-hubs-retour-pour-migrants-ni-efficaces-ni-con
    #return_hubs #migrations #réfugiés #efficacité #externalisation #renvois #expulsions #déboutés
    ping @karine4

  • How Beavers Are Bringing America’s Dead Deserts Back to Life

    Every day, scientists, engineers, communities, and ordinary people are quietly fixing the planet. Forests are being replanted. Rivers are running clean again. Species we thought were gone are coming back. Whole technologies are pulling carbon out of the sky.This channel tells stories of the people, the projects, and the breakthroughs that are actually making Earth better.

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=exsCSUdjQX8

    #castors #écologie #désert #USA #Etats-Unis #eau #rivière #renaturation #histoire #chasse #végétation #Oregon #Hudson's_bay_company #George_Simpson #fur_desert #Peter_Skene_Ogden #élevage #bovins #sécheresse #restauration #inondations #beaver_dam_analogue (#BDA) #poissons #faune #coût #Bridge_Creek #John_Day_River

    John Day (rivière)


    ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Day_(rivi%C3%A8re)

    • Beaver Dam Analogs (BDA)

      Revitalisation method

      The Beaver Dam Analog revitalisation method uses simple, nature-inspired techniques to initiate the beneficial long-term effects caused by natural beaver dams in streams. The BDAs are built cost-effectively using simple tools – usually an axe, shovel, chainsaw and pile driver. No heavy construction machinery is needed. The building materials are sourced from the immediate surroundings.

      BDAs are among the most sustainable measures in stream revitalisation. Their construction and maintenance initiates ecological restoration processes leading to the recovery of small and medium-sized streams to a near-natural state.

      ▻https://www.beaverdamanalogs.ch

    • Ecosystem experiment reveals benefits of natural and simulated beaver dams to a threatened population of steelhead (Oncorhynchus mykiss)

      Beaver have been referred to as ecosystem engineers because of the large impacts their dam building activities have on the landscape; however, the benefits they may provide to fluvial fish species has been debated. We conducted a watershed-scale experiment to test how increasing beaver dam and colony persistence in a highly degraded incised stream affects the freshwater production of steelhead (Oncorhynchus mykiss). Following the installation of beaver dam analogs (BDAs), we observed significant increases in the density, survival and production of juvenile steelhead without impacting upstream and downstream migrations. The steelhead response occurred as the quantity and complexity of their habitat increased. This study is the first large-scale experiment to quantify the benefits of beavers and BDAs to a fish population and its habitat. Beaver mediated restoration may be a viable and efficient strategy to recover ecosystem function of previously incised streams and to increase the production of imperiled fish populations.

      ▻https://www.nature.com/articles/srep28581

  • La vita degradante nel Cpr in Albania che il governo voleva nascondere

    Proteste, autolesionismo e tentativi di suicidio: il “registro degli eventi critici” ottenuto da Altreconomia mostra che cosa succede nel centro di #Gjadër. Il modello da replicare per Roma e Bruxelles è un buco nero di sofferenza

    C’è un documento che il Governo Meloni ha in mano da oltre un anno ma ha tentato in tutti i modi di tenere nascosto all’opinione pubblica. È il racconto della sofferenza quotidiana vissuta dalle oltre 500 persone trasferite all’interno del Centro di permanenza per il rimpatrio (Cpr) di Gjadër in Albania a partire dall’11 aprile 2025.

    Proteste, atti di autolesionismo, tentativi di impiccagione e risse: ben 54 “eventi critici” nei primi 48 giorni di funzionamento che mostrano che cos’è davvero quel “modello albanese” oggi elevato a esempio da replicare.

    Altreconomia ha ottenuto il “registro degli eventi critici”, il documento in cui gli operatori dell’ente gestore Medihospes, la cooperativa che ha vinto l’appalto da oltre 133 milioni di euro, annotano tutto ciò che succede nel Cpr. Leggerlo è come analizzare la “scatola nera” della detenzione amministrativa, quella che rende possibile togliere la libertà per 18 mesi alle persone senza documenti.

    Domenica 13 aprile 2025, due giorni dopo il primo trasferimento di 40 cittadini stranieri nel Cpr albanese, alle 11.30 un ospite compie atti di autolesionismo perché vuole un “dosaggio superiore della terapia in atto”. Passano poche ore e alle 15.30 un altro, per lo stesso motivo, si ferisce. Sono le 16 quando due ospiti arrivano “a una colluttazione fisica”. Un’ora dopo gli operatori annotano un “atto vandalico” contro gli infissi dell’unità abitativa sempre per avere più medicine. Ed è il motivo che spinge un altro ospite -sono le 19- a tagliarsi. Alle 22.35 un trattenuto minaccia di “recidersi la carotide con pezzo di vetro, residuo degli atti di vandalismo contro gli infissi”. Motivo? Avere più psicofarmaci. Passa un’ora e scoppia una protesta in cui “vengono divelte le grate della recinzione perimetrale”. A mezzanotte e mezza torna la calma ma dura solo trenta minuti. All’una un ospite “compie nuovamente atti di autolesionismo”. Otto annotazioni in 24 ore.

    Il 17 aprile uno dei reclusi “simula tentativo di strangolamento con il lenzuolo in uso stretto al collo” e il mediatore “lo convince a desistere”. Alle 16 un altro “con un residuo di filo tenta di cucirsi le labbra, perforandosi quello superiore e quello inferiore con un filo elettrico”. Poco dopo l’uomo arriva “a una violentissima colluttazione” con un secondo ospite. Rifiuta le medicazioni del personale e accusa il compagno di volerlo uccidere. Alle 21.20 uno dei trattenuti dà fuoco ai vestiti “provocando l’accensione dell’allarme antincendio” e meno di trenta minuti dopo un altro “crea con i lenzuoli monouso una corda simulando uno strangolamento”.

    La struttura allora è aperta da sette giorni e il totale degli eventi critici è già a quota 25. Poi il ritmo cala ma l’intensità e la gravità no. Il 23 aprile alle 13 un ospite “con uno straccio procuratosi da residui di vestiario cerca di suicidarsi”, mezz’ora dopo un altro “tenta di strangolarsi con materiale improvvisato”. Alle 17.30 alcuni ospiti “vengono sorpresi all’interno della loro cella mentre preparano una corda”. Trenta minuti dopo un altro tenta di impiccarsi. Un mese dopo la “scena” è la stessa. È il 26 maggio quando un ospite per protesta “crea una corda con materiale improvvisato minacciando di impiccarsi”, mentre un altro, verso le 21.40, ingoia due pile. “Atto dimostrativo per protestare contro la lunga permanenza nei Cpr (da nove mesi circa)”, annota l’ente gestore. Viene trasferito in ospedale dove vengono rimosse le batterie. Dall’11 aprile al 28 maggio 2025 il bilancio, come detto, è di 54 annotazioni in 48 giorni, la maggior parte per autolesionismo (22), tentativi di suicidio (12) e proteste dei reclusi (11).

    Dati e informazioni che il governo non voleva a tutti i costi far conoscere. Tanto da impugnare la sentenza del Tar del Lazio che il 13 novembre 2025 aveva riconosciuto in poche righe il diritto di Altreconomia -assistita in giudizio dagli avvocati dell’Associazione per gli studi giuridici per l’immigrazione (Asgi) Salvatore Fachile, Federica Remiddi e Anna Pellegrino- di poterli visionare. Il 23 marzo 2026 il Consiglio di Stato ha chiuso la partita, confermando la sentenza di primo grado e smontando la linea del Viminale che contestava la violazione della privacy dei reclusi.

    Nel 2025 il 25% di chi è transitato in un Cpr è stato rimpatriato. Nonostante questo il totale delle persone deportate lo scorso anno è cresciuto rispetto al 2024

    Dopo il verdetto abbiamo chiesto il registro degli eventi critici di tutti gli undici Cpr attivi: siamo in attesa di una risposta su quelli più recenti di Gjadër che ci mancavano, mentre su quelli in Italia l’esito è stato incredibilmente negativo. Alla privacy si è aggiunta la scusa dell’ordine pubblico: far conoscere ciò che succede oltre quelle mura alimenterebbe le proteste all’esterno e all’interno. E così sono stati inviati solo i dati consolidati senza la descrizione degli eventi. Anche se depotenziati dalla mancanza della descrizione, bastano comunque per capire che il centro albanese non è un’eccezione.

    Al Cpr di Palazzo San Gervasio (PZ) Officine sociali ha annotato 79 eventi critici in 87 giorni, da gennaio a marzo 2026. Sempre la cooperativa siciliana nel Cpr di Macomer, in provincia di Nuoro, tra il 20 gennaio 2025 e il 23 marzo 2026 ne registra 159 di cui 79 gesti anticonservativi e 21 scioperi della fame. Tra gennaio 2024 e aprile 2026 a Bari sono stati 521 mentre a Brindisi (48 posti) 59 gli atti di autolesionismo, 29 le risse e 17 gli ingerimenti di corpi estranei.

    Ai dati sulla sofferenza quotidiana si aggiungono poi quelli paradossali sul numero di persone che vengono effettivamente rimpatriate dopo il periodo di detenzione: nel 2025 sono state meno del 25% ed è la percentuale più bassa da quando nel 2014 la Ong ActionAid ha iniziato a elaborare i dati. Nonostante questo il governo è riuscito ad aumentare leggermente i dati sui rimpatri che tra il 2024 e il 2025 sono passatida 5.414 a 6.097. La necessità del Cpr è pura propaganda.

    Sono trascorsi due anni da quando la Cooperativa sociale Medihospes si è aggiudicata il bando per gestire i centri in Albania da oltre 133 milioni di euro senza aver ancora firmato il contratto che solitamente si finalizza entro 60 giorni

    La stessa che ha costretto a un viaggio inutile le 536 persone che sono state trasferite nella struttura albanese dall’11 aprile 2025 al 20 aprile 2026 solo per dimostrare all’opinione pubblica che quei centri erano attivi. Tranne cinque persone egiziane rimpatriate direttamente da Tirana a Il Cairo il 9 maggio 2025, come ricostruito da Altreconomia, tutte le altre sono tornate in Italia per poi essere liberate o rimpatriate a costi spropositati e in una zona grigia del diritto sotto tanti profili. In primis quello dell’appalto affidato a Medihospes: a due anni dall’aggiudicazione del bando, la Cooperativa non ha infatti ancora firmato il contratto che solitamente si finalizza entro 60 giorni. Non solo. Secondo quanto comunicato dalla prefettura di Roma a marzo 2026, trascorso un anno di operatività delle strutture, è stata fatta una sola visita ispettiva il 10 maggio 2025.

    Ma la zona grigia è soprattutto la base giuridica su cui per oltre un anno il governo ha continuato a portare persone a Gjadër nonostante fosse pendente un ricorso davanti alla Corte di giustizia dell’Unione europea proprio sulla legittimità del funzionamento di un Cpr posto fisicamente al di fuori del territorio nazionale e più in generale sulla validità del protocollo siglato tra Italia e Albania il 6 novembre 2023.

    La Corte si pronuncerà entro l’estate e stabilirà se è possibile considerare, secondo il diritto dell’Ue, i territori albanesi una “zona di frontiera” tanto quanto lo è, ad esempio, Lampedusa: se i giudici decideranno di sì, il “modello Albania” potrebbe allora funzionare come previsto fin dall’inizio con i trasferimenti delle persone dalle acque internazionali al territorio albanese sotto giurisdizione italiana. Il tutto è rinforzato dalle nuove norme del Patto sulla migrazione e l’asilo, in vigore dal 12 giugno, che eleva la detenzione amministrativa a strumento principe di “gestione” del fenomeno migratorio. Oltre al nuovo pacchetto di regole già approvate è in corso il trilogo tra Consiglio, Parlamento e Commissione sul nuovo Regolamento sui rimpatri.

    “Il Regolamento sui rimpatri apre la strada alla detenzione di massa, alla separazione delle famiglie e normalizza gli abusi che abbiamo visto con l’Ice” – Silvia Carta

    Un testo che secondo Silvia Carta, responsabile delle attività di advocacy della Piattaforma per la cooperazione internazionale sui migranti senza documenti (Picum) con sede a Bruxelles, “apre la strada alla detenzione di massa, alla separazione delle famiglie e normalizza gli abusi che abbiamo visto con la famigerata Ice (Immigration and customs enforcement, ndr) negli Stati Uniti, mettendo a rischio innumerevoli vite”. La bozza di partenza approvata a fine marzo 2026 dal Parlamento europeo è problematica sia nel “metodo” con cui è stata varata sia nel merito. Il progetto legislativo sui rimpatri, infatti, era rimasto bloccato per mesi con il Partito popolare europeo (Ppe), i socialisti (S&D) e i liberali di Renew Europe che non riuscivano a raggiungere un accordo sul testo. A inizio marzo qualcosa è cambiato.

    Sono 1.643 le persone rimpatriate dopo essere state rinchiuse in un Cpr nel 2025. Il dato è in netto calo rispetto alle 3.134 del 2023 e 2.526 del 2024

    “Le forze di centrodestra hanno rotto il cosiddetto ‘cordone sanitario’ che fino a quel momento, nel secondo mandato da commissaria di Ursula von der Leyen, aveva scongiurato l’alleanza del Ppe con l’estrema destra”, spiega Carta. I rimpatri sono diventati terreno d’incontro dal Rassemblement national di Marine Le Pen al gruppo Europa delle nazioni sovrane (Esn) -quello dell’ex generale Roberto Vannacci- a cui appartengono anche gli eurodeputati dell’AfD.

    Il nuovo pacchetto di regole trasforma il “Paese d’origine” di una persona in tanti diversi Paesi possibili. “Il menù da cui si può scegliere la destinazione finale della persona tragicamente si amplia”, dice Carta. La persona “irregolare” può essere spostata come una pedina verso uno Stato in cui non ha mai vissuto o da cui non è mai transitata. Può restare su quel territorio, con cui non ha nessun legame, rinchiusa dentro strutture di detenzione -i cosiddetti “return hub”- per mesi fino a che, eventualmente, verrà rimpatriata. “L’aggravante è che a livello giuridico potenzialmente la persona ‘passa’ nelle mani di un altro Stato anche dal punto di vista giurisdizionale”, osserva Carta. È quello che Gianfranco Schiavone, presidente del Consorzio italiano di solidarietà-Ufficio rifugiati di Trieste, descrive come “vendere a Paesi ‘terzi’ i migranti che non vogliamo”.

    Nel testo non mancano i riferimenti alle misure necessarie per individuare le persone “irregolari” da rinchiudere nei centri di detenzione con controlli a tappeto sul territorio. Si prevede la possibilità della confisca dei beni personali e delle perquisizioni nelle “relevant premises”: una definizione molto ampia che potrebbe includere anche le abitazioni privati e le strutture di accoglienza gestite da organizzazioni non profit. “In Europa si è formato un nuovo consenso”, ha dichiarato dopo la votazione di fine marzo Charlie Weimers, il negoziatore svedese del gruppo di destra dei Conservatori e riformisti Europei, aggiungendo che “l’era delle deportazioni è iniziata”. Adesso sappiamo come è andata in Albania.

    ▻https://altreconomia.it/la-vita-degradante-nel-cpr-in-albania-che-il-governo-voleva-nascondere
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    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie:
    ►https://seenthis.net/messages/1043873