• Le virage en faveur du nucléaire de François de Rugy
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/03/15/le-virage-en-faveur-du-nucleaire-de-francois-de-rugy_6073185_3234.html


    François de Rugy (LRM) à la sortie de l’Elysée, à Paris, le 4 mars 2020.
    LUDOVIC MARIN / AFP

    Ancien avocat de la sortie de l’atome, le député de Loire-Atlantique explique avoir acquis de nouvelles convictions lors de son passage au ministère.

    L’ancien ministre de la transition écologique et solidaire François de Rugy (LRM) a un long passé de militant critique contre l’atome. Dans un entretien au Point publié samedi 13 mars, il explique que son passage au ministère l’a fait changer d’avis sur plusieurs dossiers, et notamment sur la question du nucléaire.

    « J’ai regardé au fond des choses et j’ai approfondi les dossiers. J’ai pu vérifier que l’enjeu de sécurité nucléaire – le risque d’un accident est le premier sujet – était extrêmement maîtrisé en France, avec des outils de contrôle de sûreté extrêmement resserrés », explique le député de Loire-Atlantique, qui dit que « ce qui se passe à Flamanville [Manche] le montre, d’ailleurs, et EDF se plaint beaucoup des mesures que lui impose l’Autorité de sûreté du nucléaire ».

    « La France est en train d’inventer un nouveau modèle »
    Il explique également qu’il a « acquis au ministère une conviction » qu’il n’avait pas auparavant, en devenant partisan du stockage en profondeur des déchets nucléaires les plus dangereux. « J’étais même favorable, lorsque j’étais ministre, à ce qu’on le dise publiquement… Je n’ai pas été suivi », explique-t-il. L’ancien militant Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui a démissionné du ministère après des accusations de dépenses excessives, défend un modèle qui allie le développement des énergies renouvelables et le maintien d’une capacité de production d’électricité nucléaire.

    « Dans le domaine de l’énergie, la France est en train d’inventer un nouveau modèle, dans lequel les énergies renouvelables associées au nucléaire pourraient nous permettre de nous passer totalement des énergies fossiles, quand tous les autres pays conservent des centrales thermiques », précise-t-il. « Dans le combat pour le climat, le fait d’avoir une production d’électricité de base en grande quantité décarbonée est un formidable atout pour la France. Or, c’était impossible à dire à EELV ! », dit-il à l’encontre de ses anciens camarades écologistes.

    • le retour du homard par @nantesrevoltee
      https://www.nantes-revoltee.com/ressortez-les-homards-francois-de-rugy-se-presente-aux-elections-da

      Toute personne raisonnable s’accorde à dire que François de Rugy est une rognure d’ongle à jeter dans la même poubelle que Manuel Valls et autres déchets produits par la gauche française ces dernières décennies.
      Mais puisque le ridicule ne tue pas, François Goullet de Rugy, arriviste nantais, rejeton de la noblesse, traitre récidiviste et amateur de homard est officiellement candidat pour les régionales en Pays-de-la-Loire. Tête de liste LREM. La presse rappelle son affiliation politique, car avec ses multiples changements, revirements et atermoiements, de la gauche de droite à la droite de gauche en passant par le gouvernement Macron, on risque de s’y perdre.
      Faut-il, encore rappeler son parcours exemplaire ? François De Rugy a lancé sa carrière chez Europe Écologie Les Verts jusqu’en 2015, où il défend une écologie pas du tout écologique mais purement capitaliste. Il sort un livre qui fait un flop monumental : « Écologie ou gauchisme : il faut choisir ! », puis crée un micro-parti éphémère : « Écologistes ! », dont personne n’a entendu parler. Malgré ses efforts intenses pour se transformer en paillasson, même François Hollande ne le recycle pas dans son gouvernement. Alors après avoir attaqué Macron lors des débats télévisés, il devient enfin son ministre de l’écologie. Il a le bon profil : à Nantes, cette flaque de boue aura passé plus de temps à réclamer une répression violente contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes qu’à dénoncer le projet d’aéroport.
      En 2019, la presse révèle qu’il organise des festins indécents aux frais du contribuable : homards, grands vins, plats gastronomiques et champagne dans un château avec ses copains. Après avoir bégayé qu’il ne « digère pas » le homard et accumulé les mensonges les plus ridicules, il est obligé de quitter piteusement son poste. Il faut dire aussi qu’il s’est aussi offert 3 chauffeurs personnels, un sèche-cheveux incrusté d’or et un logement social à Nantes en plus de son logement de fonction dans lequel il avait, par ailleurs, dépensé 60 000€ d’argent public de travaux ! Argent magique.
      Quelques semaines après cette « affaire du homard », un jeune homme est envoyé en prison pour avoir simplement tagué un message évoquant le scandale devant le domicile nantais du politicien. En septembre de la même année, une enquête pour « association de malfaiteurs » est lancée pour arrêter, avec des moyens délirants, des jeunes en possession d’un homard en papier mâché, de la peinture, des parapluies et un feu d’artifice. Une chose est sure, De Rugy ne digère pas non plus l’humour !
      C’est donc ce personnage admirable qui se présente aux régionales chez nous, en Pays-de-la Loire. Un asticot vert de gris qui a fait de « l’écologie » une arme contre les pauvres, et qui exige que les démunis se serrent la ceinture en temps de crise. Un individu qui salue la « loi renseignement » du gouvernement Valls et le saccage des libertés du Régime de Macron et regarde le capitalisme ravager la planète en se goinfrant.
      Comble de l’indécence, l’énergumène tente quand même d’apitoyer la populace : dans la presse, il déclare que depuis sa démission – le pauvre est seulement redevenu député fantôme, touchant un salaire mirobolant et tous les privilèges associés – il aurait vécu « une traversée du désert ». A-t-il mangé des langoustines ? Son appétit est-il revenu ? En tout cas, De Rugy semble requinqué pour affronter à nouveau la détestation populaire. Il a même mis en scène son retour sur instagram avec des vidéos gênantes de ses « footings » à Nantes. Sortez les homards !

    • @vanderling : Joli condensé de sa carrière. À la place des nantais je ferais gaffe : Si par malheur il est élu il est capable d’appuyer la relance du projet de centrale nucléaire au Carnet… (c’est peut-être même pour ça qu’il a été renvoyé là-bas, va savoir)

  • Lire Matzneff
    https://lundi.am/Lire-Matzneff

    Lire Gabriel Matzneff, à vrai dire, cela ne nous avait jamais traversé l’esprit. Des contributeurs de lundimatin ont cependant jugé utile, la médiatisation de l’« affaire » passée, de se pencher sur son oeuvre. Passés les extraits les plus sordides souvent relayés par la presse, on découvre une structure littéraire, une manière de se penser comme auteur, qui permettent de mieux appréhender les enjeux politiques du scandale.

    pas encore lu

    • Plutôt que d’aligner les citations des journaux de Matzneff comme les pièces d’un dossier d’accusation, il eût été possible de prolonger le geste de Springora en questionnant les rapports de pouvoir à l’œuvre chez l’auteur, en analysant les différents régimes de discours et d’écriture, et leurs effets dans le réel.

    • Deleuze, Foucault, Dolto et bien d’autres, furent, au gré d’une relecture anachronique et décontextualisée de leurs prises de position, rendus complices des abus sexuels à l’encontre des mineurs. Pour comprendre Matzneff, son relatif succès dans les années 70-80 et la bienveillance à son égard, ce n’est pas à l’époque mais à son œuvre qu’il faut se confronter.

      eh allez deleuze/foucault, c’est #sacré hein...

    • « Je ne hais personne ; en revanche, il y a des êtres que je méprise de toutes mes forces, que je tiens pour de répugnantes raclures d’humanité : ce sont les oublieuses, les amnésiques, celles qui s’efforcent misérablement d’effacer, de gratter, de nier ce que, dans leur adolescence, leur jeunesse, elles vécurent avec moi. Ce sont les #renégates. »

    • "(...) nous autres, écrivains, nous n’avons pas besoin de tuer les femmes que nous avons aimées, ni de nous suicider à cause d’elles. Pour en triompher définitivement, pour avoir le victorieux dernier mot, il nous suffit d’en faire des personnages de roman. »

    • Dans son ouvrage, intitulé Le Consentement, Vanessa Springora formule les questions qui l’ont habitée, toutes semblant résulter d’une difficulté, à savoir, « comment admettre qu’on a été abusé, quand on ne peut nier avoir été consentant"

    • Cette fixation sur le consentement rend d’ailleurs son œuvre difficilement compréhensible à l’aune de ce seul critère d’appréciation moral, car plus qu’une absence de consentement, c’est tout un système de pouvoir et de prédation que Matzneff met en place.

    • « Le rôle de bienfaiteur qu’aime se donner G. dans ses livres consiste en une initiation des jeunes personnes aux joies du sexe par un professionnel, un spécialiste émérite, bref, osons le mot, par un expert. En réalité, cet exceptionnel talent se borne à ne pas faire souffrir sa partenaire. Et lorsqu’il n’y a ni souffrance ni contrainte, c’est bien connu, il n’y a pas de viol. Toute la difficulté de l’entreprise consiste à respecter cette règle d’or, sans jamais y déroger. Une violence physique laisse un souvenir contre lequel se révolter. C’est atroce, mais solide.

      L’abus sexuel, au contraire, se présente de façon insidieuse et détournée, sans qu’on en ait clairement conscience. (…) Très souvent, dans les cas d’abus sexuel ou d’abus de faiblesse, on retrouve un même déni de réalité : le refus de se considérer comme une victime. Et, en effet, comment admettre qu’on a été abusé, quand on ne peut nier avoir été consentant ? Quand, en l’occurrence, on a ressenti du désir pour cet adulte qui s’est empressé d’en profiter ? »

    • Tout en trouvant légitime que la loi fixe des limites, Vanessa Springora écrit que « L’amour n’a pas d’âge » et est prête à considérer comme pardonnable une relation exceptionnelle, unique, entre un adulte et une adolescente. Elle démontre a contrario que ce qui caractérise l’abus de pouvoir de Matzneff se trouve essentiellement dans la récurrence et la prédation.

    • Dans le système Matzneff, la recherche de la différence d’âge est le prolongement de sa misogynie et de son égocentrisme, avec pour objectif la recherche d’une relation de pouvoir par construction asymétrique.

    • Si la famille est, en effet, parfois oppressive, Gabriel Matzneff s’y oppose surtout parce qu’il entend exercer un pouvoir concurrent à celui des parents. C’est donc logiquement qu’il finit par asséner dans La passion Francesca : « c’est à ses parents, à ses professeurs qu’une jeune- fille doit mentir, et non à son amant. »

    • « En sortant de ce Forum pouilleux et sinistre [le Forum des Halles], j’ai cru que nous allions être attaqués par une bande de jeunes Noirs. J’ai eu, je l’avoue, très peur pour Marie-Elisabeth. Quelle racaille ! Je pense qu’à Rome, au IIIe siècle de notre ère, on rencontrait dans les rues des types de ce genre. La lie de l’Empire. »

      Gabriel Matzneff exècre les classes populaires et semble se méfier particulièrement des « bandes de jeunes Noirs ».

    • Plus qu’un orgueil, rester soi-même semble une obsession. Matzneff cherche bien sûr la persistance des sentiments, des opinions, mais aussi celle du corps. Un corps souvent désincarné. Obsédé par sa volonté de garder un ventre plat et une pureté du corps, Matzneff recopie le menu de ses repas et donne à voir sa culpabilité, il relate ses passages sur le pèse-personne, et ses cures auprès de son diététicien.

    • Considérant qu’ils sont les seuls à « rester propres et beaux » comme il le dira sur le Plateau d’Apostrophes, lorsqu’il sera invité pour présenter Les moins de seize ans, les enfants et adolescents sont le principal objet du désir de l’écrivain, qui se vante fréquemment de rester proche de l’adolescent qu’il fut.

    • Sur son site internet, et au détour des pages des premiers volumes de son journal, on a pu apprendre qu’il fut ballotté entre ses parents divorcés, séparé de sa sœur et de ses frères. On lit aussi qu’il fut sexuellement initié à l’âge de treize par un homme beaucoup plus âgé. Si Matzneff insiste sur la persistance de son être depuis l’adolescence, il ne dit rien ni de l’influence de cette expérience, ni du lien entre la pédophilie et l’incapacité à être adulte. Voici pourtant ce qu’il écrit à propos de Dorian Gray dans Maîtres et complices, sorte d’autobiographie intellectuelle prenant prétexte des grandes œuvres de la littérature :

      « Si le visage de Dorian Gray ne se ride pas, si son ventre reste plat, sa taille élancée, ses joues roses et son œil vif, c’est moins au portrait magique qu’il le doit, qu’aux peaux adolescentes à la chaleur desquelles il régénère la sienne et aux bouches vierges dont les frais baisers sont pour lui une source balsamique. »

    • Dans les années 1970, l’extrême-droite était relativement seule à accuser Françoise Dolto de soutenir les pédophiles. Mais en janvier 2020, au gré des cibles choisies par les uns et les autres, elle fut parmi le grand nombre d’intellectuels des années 70-80 ciblés et accusés de « complicité ». Pour son premier numéro de l’année, Marianne pouvait titrer « ​Matzneff, fantôme d’un passé soudain gênant », au sein d’un dossier sobrement intitulé « Quand la gauche virait dingo », et, pendant des semaines, nombre d’éditorialistes ont pu s’indigner à propos de la permissivité d’une époque dont ils attribuaient tous les maux à mai 68 et aux luttes des années 70. Matzneff lui-même a d’ailleurs pu s’engouffrer dans la brèche, en désignant auprès de BFMTV ses actes comme des « galipettes coupables post-soixante-huitardes » et en ajoutant : « oui sans doute étions-nous inconscients, nous avons été nombreux à nous laisser enivrer par l’air de liberté, le parfum libertaire de cette époque insouciante.

    • Finalement, ceux qui réclamaient un assouplissement et une modernisation des lois obtiendront en partie gain de cause, leurs revendications débouchant en 1982 sur le remplacement dans la loi du crime d’« attentat à la pudeur sur mineurs » par le délit d’ « atteinte sexuelle sur mineurs », passible du tribunal correctionnel et non plus des assises, ainsi que sur l’alignement des majorités sexuelles, mettant fin à une discrimination entre hétérosexuels et homosexuels. Sauf à considérer que les lois actuelles encouragent la pédophilie, il semble donc erroné de considérer comme « pro-pédophile » la critique des lois en vigueur dans les années 70.

    • « Je ne veux pas que l’on censure les livres de Matzneff. Ils sont le marqueur d’une époque. », déclarait Vanessa Springora dans une interview à l’Obs. Rappelant que la maison d’édition qu’elle dirige avait publié une édition critique des Décombres de Rebatet, Vanessa Springora suggérait, en ce qui concerne les essais écrits en défense de la pédophilie par Matzneff, de les encadrer d’un rappel à la loi, ou, mieux, d’un appareil critique.

    • +12 !

      Si l’éthique peut être un critère de jugement artistique, on ne peut exiger que les faits narrés dans une œuvre conviennent à la morale. Pour cette raison, la déclaration de Didier Decoin, nouveau président de l’académie Goncourt, déclarant « Il n’y a pas que Matzneff, il y a d’autres auteurs… Je ne sais pas si on aurait couronné Nabokov. » nous apparaît comme surprenante. Rappelons que Lolita est un roman, et en aucun cas une apologie de la pédophilie. Lolita est une victime qu’Humbert Humbert poussera à la mort. Et lorsque l’histoire est racontée par ce dernier, au fin fond d’un hôpital psychiatrique et dans l’attente de son procès, nous comprenons que la nymphette n’est que le produit de l’esprit pervers de l’adulte, quand la jeune fille protestait régulièrement… Cette mise en équivalence entre Matzneff et Nabokov est proprement inquiétante, à moins de considérer que nous devrions rejeter tous les livres qui traitent de ce que nous condamnons.

    • +13 !

      Pourtant, la difficulté croissante que nous pouvons rencontrer dans l’accès aux œuvres de Matzneff est un obstacle au retour critique sur un milieu et une époque. Bien que les œuvres de Matzneff n’aient a priori par apporté grand chose en terme de sensibilité ou d’esthétique, et qu’il n’existe pas de droit à être publié par Gallimard, Léo Scheer ou La table ronde, nous nous demandons ce que signifie, une fois que le texte existe, cette volonté de faire disparaître les preuves, et notamment celles de sa propre complaisance.

    • Dans une conférence fameuse à propos de la fonction auteur, Michel Foucault remarquait à propos du « nom auteur », l’ « impossibilité de le traiter comme une description définie ; mais impossibilité également de le traiter comme un nom propre ordinaire. » L’auteur et son nom sont une fonction, une signature, et l’œuvre un ensemble disparate. Ainsi, le nom Matzneff, qu’il désigne le signataire d’une œuvre, le personnage de son propre livre ou l’homme civil devant assumer ses actes, ne renvoie pas à la même entité, y compris lorsque Gabriel Matzneff prétend le contraire. Un texte est toujours un collage, dont participe le regard du lecteur. Pour preuve, les interventions de Vanessa Springora et Francesca Gee complètent aujourd’hui la lecture des livres de Matzneff, et sont indispensables à qui souhaite les comprendre.

      Sans sacralisation (et puis quoi encore !), mais avec la reconnaissance nécessaire pour ce qu’ielles ont fournis d’utile et de beau - au-delà même de celleux qui ont trouvé intérêt à les lire - oui ! #Gilles_Deleuze #Françoise_Dolto et #Michel_Foucault.

      Pas envie de développer maintenant mais prenons l’un e de spire, la catho lacanienne Dolto. Elle a tant et plus insisté pour une modification du rapport des parents avec leurs enfants où le dire vrai, où parler de la manière la plus explicite possible devenait un préalable pour être des parents « suffisamment bons » (comme dirait Winnicot), sans qu’il soit souhaitable de prendre les enfants pour des adultes pour autant. (cette addition à la culture compte y compris comme arme contre la culture du viol ; le pourvoir de dire fabrique des réciprocités qui sapent et cassent les « secrets de famille » par exemple).
      Quant aux deux autres, toutes réserves sur leurs thèses, textes ou travaux mises à part, jamais il ne se seraient posés en zélateurs de l’abus de pouvoir ou de l’abus de confiance à l’encontre de vulnérables, de mineurs (ici entendus comme sans pouvoir, et pas selon une définition légale), dont bon nombre de violences incestueuses (et de viols) sont exemplaires.

      #Gab_la_rafale #Matzneff

    • Jamais il ne se seraient posés en zélateurs de l’abus de pouvoir ou de l’abus de confiance à l’encontre de vulnérables, de mineurs

      non ils ont cru que c’était une défense de l’amour, et c’est tout le problème. Chai pas s’il faut te le dire en chinois ou quoi.

      avec la reconnaissance nécessaire pour ce qu’ielles ont fournis d’utile et de beau -

      On est en train de parler pédophilie là, pas exactement le moment où ces trois là ont fait des étincelles ou en tout cas, à ce moment-là, iels ont dit des conneries, c’est tout, c’est pas grave, ça arrive, iels se sont viandés comme des nazes, on leur reproche, c’est fair play, de diou, j’ai quand même l’impression que niveau reconnaissance, ça va pour eux non ?

  • Henri Weber, figure de mai 68 et du PS, est mort du coronavirus
    https://www.vosgesmatin.fr/sante/2020/04/27/henri-weber-figure-de-mai-68-et-du-ps-est-mort-du-coronavirus

    L’ancien sénateur et député européen Henri Weber, une des figures tutélaires de mai 68 devenu cadre du parti socialiste, est décédé à l’âge de 75 ans dimanche du coronavirus.

    Celui-là, je l’avais rencontré à la fin des années 90, au Sénat, période uZine.

    • Devenir #renégat ne rend pas immortel.
      La page était déjà tournée.
      L’apport de cadres dirigeants issus de la LCR au PS durant les années 80 (le plus efficace de tous : Julien Dray, créant SOS race pour avec ses amis briser l’autonomie des mouvements d’issus de l’immigration pour le compte du mittérandisme), c’était une belle ouverture culturelle. Si les trotskistes valent moins que Trostky, toutes divergence mise à part (mettons de côté Bensaïd et quelques autres), ceux de la LCR étaient imaginatifs ( cf. la métrique de leurs slogans), ouverts aux courants « culturels » qui traversaient la société (partie prenante de l’émergence des coordinations lycéennes et de tant d’autres, après 68, loin de la logique sectaire des autres orges trotskistes). Leur passage à la gouvernementalité socialiste a conféré à celle-ci un supplément de jugeote et de capacité d’initiative politique dont nous payons encore le prix (effet de cliquet, sans cesse répliqué).
      Les trotskistes issus de l’OCI ont pour leur part fourni le sang frais organisationnel de leur formation (clandestinité, infiltration, entrisme, affairisme) : froideur calculatrice, manipulation, violence assumée contre les mouvements (faut se souvenir leur SO, tout simplement meurtrier). Des gens (cf Jospin, Le Guen) totalement étanches à tout ce qui vit Des brutes, arque-boutés sur leur idéologie.

      #LCR #OCI #socialisme #pour_mémoire

  • Romain Goupil. De militant de Mai 68 à chien de garde de Macron.
    http://www.revolutionpermanente.fr/Romain-Goupil-De-militant-de-Mai-68-a-chien-de-garde-de-Macron

    « Comment peut-on être Jeune Communiste Révolutionnaire en mai 68 et soutenir Macron en 2017 ? » : c’était en somme la question posée par Ali Baddou à Romain Goupil dans son émission consacrée à la question 50 ans après, que reste-t-il de Mai 68 ?

  • http://soutienaerrideluca.net/2015/10/17/chronique-de-francois-morel-je-suis-erri

    Ah je sens que je vais encore me faire des copains sur ce coup-là, mais tant pis. Donc depuis un canal mien en soutien d’Erri De Luca je reçois la chronique d’un certain François Morel sur France inter , qui me laisse pantois tant elle est conne : encore un de ces cas, où dans le soutien d’une même cause, ici le soutien à Erri De Luca, on continue de se retrouver entouré de semblables dont on ne se sent pas très semblable justement.

    Déjà ça part hyper mal, ça s’intitule Je suis Erri . Ca commence à saouler salement quand même ce slogan publicitaire qui finit par tenir lieu de discours, pire, de mode de pensée. Je ne suis pas Charlie et je m’emmerde tous les Charlie.

    Donc premier couplet à la gloire de Tignous, mort au champ de bataille de la liberté de pensée, mais c’est quoi ces expressions de discours de sous préfecture un 11 novembre ? Sans compter que je veux absolument qu’on m’explique à quel moment un lien de sens même hyper capillo tracté a uni Tignous et Erri De Luca.

    Passons donc le couplet nécessairement Charlie , on en vient à Erri De Luca, à propos duquel l’auteur de cette chronique pensée et écrite avec les pieds croit faire de l’ironie sur le fait qu’Erri de Luca étant écrivain, ouvrez les guillemets,

    Il connaît le sens des mots et comme on l’imagine peu crapahuter dans la montagne avec une barre à mine et de la dynamite pour détruire une voie ferrée.

    Ben c’est justement mal connaître le bonhomme et n’avoir pour ainsi dire rien lu de lui, moi si je devais franchir des cols clandestinement avec du matos et que j’avais besoin d’un camarade de cordée, je prendrais Erri de Luca sans y réfléchir à deux fois, excellent grimpeur, ancien maçon, donc forcément un peu bricoleur de ses dix doigts, et surtout militant d’extrême gauche depuis des lustres, un combattant, un vrai.

    Cher François Morel, vous voulez pas retourner dans votre cour de récréation ronde et retourner jouer avec vos petits camarades des médias dominants. Vos likes ne vont pas sauver Erri De Luca, dont vous n’avez pas lu une ligne manifestement.

    Peigne-cul.

    • Livre – Le contraire de un – Erri De Luca
      http://livre-telecharger-gratuit.com/?p=64716

      Ce qui se passe et tu ne t’en es pas aperçu, c’est que les gens sont en train de lancer leur maison par les fenêtres, toutes leurs vieilles affaires, on se croirait le Jour de l’an, des pots de fleurs, des pots de chambre, de la ferraille, des chaises cassées, des briques, des carreaux, des bouteilles et des seaux d’eau. Le quartier s’est mis à la fenêtre, a bombardé la charge, l’a réexpédiée en bas. Les gens descendent de chez eux, ceux des nôtres qui avaient pris position plus en arrière reviennent vers la #barricade, de grandes couvertures à brûler surgissent, un vieil homme en pousse une dans la descente par où se sont enfuies les troupes de l’ordre public. Et moi il me semble que l’ordre public est celui de l’insurrection inattendue de gens qui ne nous connaissent pas, qui ne savent pas pourquoi nous leur apportons la guerre chez eux, mais qui décident au vol et à la majorité que nous avons raison et que les troupes ont tort.

      Les mots et les actes, Bernard Aspe

      Vouloir éclairer le « rapport de la pensée à l’action » oblige sans doute à suivre quelques détours. Mais il faut aussi, ultimement, revenir à ce reste : il y a ce qui est dit dans les mots, il y a ce qui se fait dans les actes, et « entre » les deux, autre chose parfois que l’évidence d’un gouffre incomblable. (...)
      ...la nature de la pensée est telle qu’elle nous oblige plus que jamais à concevoir ce qui la rapporte à un #acte, qu’elle n’est pas.
      Sans doute faut-il bien, cependant, commencer par faire l’épreuve de ce qui les sépare. Aucun enchaînement nécessaire, aucun passage évident qu’il suffirait d’emprunter, aucune ligne droite par laquelle il suffirait de se laisser conduire ne permettent de rapporter les mots aux actes. Des uns aux autres, comme le savait Kierkegaard, il n’y a qu’un saut, qui nous fait passer d’une registre d’existence à un autre, ou plutôt qui nous fait basculer dans ce qu’est à proprement parler l’existence — le lieu où l’on doit agir. Mais rien n’est plus difficile, rien n’est plus rare que l’agir, et nos sociétés sont avant tout l’espace où se cultivent les garanties de s’en trouver légitimement dispensé. En contrepartie, elles cultivent l’exaltation de la responsabilité, de la prise de risque, et la capacité à changer de vie, à faire peau neuve. Mais tout cela n’a le plus souvent que la teneur du simulacre. Pour qu’il y ait véritablement un acte, il faut deux choses symétriques : qu’une pensée y ait conduit, et que, à cet endroit où elle a conduit, elle-même ne puisse plus suivre. Beaucoup ont déjà fait ce constat, selon des orientations fort différentes, mais qui toutes se croisent sur ce point : agir, c’est abandonner la pensée. Ou plutôt, agir, c’est faire l’épreuve de ce que la pensée — le soutien qu’elle pouvait être pour nous — nous abandonne radicalement. Et pourtant, agir, c’est néces- sairement suivre (ou anticiper) ce qui aura été pensé dans une pensée : c’est de ce paradoxe-là qu’il faut partir, ou plutôt c’est vers lui qu’il faut revenir.

      http://www.editions-nous.com/pdf/aspe_lesmotsetlesactes.pdf

    • Quand Erri De Luca soutient Valls...
      http://www.marianne.net/erri-luca-soutien-inattendu-valls-100240490.html

      Que pensez-vous de la proposition de Manuel Valls sur la déchéance de nationalité ?
      E.D.L. : C’est une mesure quasiment élémentaire et, surtout, indispensable. Ces gens-là doivent savoir que, en partant, ils ne peuvent pas revenir en arrière. Ils ne s’offrent pas un voyage aux Caraïbes, ils partent en tournée militaire, c’est différent. A partir du moment où ils décident de trahir leur pays, de combattre contre leur patrie, de rallier une organisation terroriste, c’est fini.

  • à propos du concert mythique de soutien au GISTI du 7 avril 1999 (Rock & Folk)

    on ne retrouve pas l’intégralité du concert sur le disque. Quid de l’absence des Rita Mitsouko pourtant présents ce soir-là ?

    Rodolphe Burger : C’est terriblement dommage mais le concert a duré de 18 heures à 2 heures du matin. Il aurait fallu un quadruple CD. En ce qui concerne Catherine Ringer, elle était très enthousiaste le soir du concert mais, au moment de sortir le disque, elle s’est rétractée sans que l’on arrive à savoir exactement pourquoi.

    et je me souviens qu’elle avait chanté un morceau absolument magnifique, sur une musique d’Étienne de Crécy… jamais retrouvée même sur les réseaux

    http://hobiben.chez.com/rockfolk.htm

    • " les Rita Mitsouko ont été entraînés dans l’habituel vortex communicationnel de la promotion. A cette occasion ils se sont exprimés à plusieurs reprises sur des sujets périphériques à la musique, notamment dans les pages du Parisien où ils ont apporté leur soutien discret à Nicolas Sarkozy : « On espère que cette société va se débloquer après des rêves socialo-communistes qui l’ont gangrenée. » Fred Chichin a même été plus loin dans Télérama sur le thème de l’anticommunisme : « Tout jeune, j’étais confronté à une contradiction flagrante : mon père était un communiste fou de westerns, mais, à cause de ses convictions, il voyait les westerns en cachette. Parce qu’officiellement il fallait détester le western américain, pur produit de l’idéologie impérialiste US. (...) J’ai appris le nihilisme et cette culture de se construire dans la haine de ce que l’on est. Tout ce qui n’était pas blanc était formidable, tout ce qui était blanc était mal. » Sur le rap, le guitariste des Rita n’hésite pas à déclarer : « Je suis resté deux mois avec une quarantaine de rappeurs. C’est édifiant sur le niveau et la mentalité... Le rap a fait énormément de mal à la scène musicale française. C’est une véritable catastrophe, un gouffre culturel. La pauvreté de l’idéologie que ça véhicule : la violence, le racisme antiblancs, antioccidental, antifemmes... C’est affreux. » Voilà, en gros, les objets du délit. La dénonciation de la persistance de l’idéologie communiste en France, sur fond d’histoire personnelle, et la critique musclée d’un genre musical parfois agressif. "
      Pour les références j’ai fait de manière superficielle. :

      http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/y-a-de-la-haine-defense-et-31531
      http://rimbusblog.blogspot.de/2007/11/la-deuxime-mort-de-fred-chichin.html
      http://www.chartsinfrance.net/actualite/news-64543.html

  • BALLAST Olivier Rolin : « La littérature m’a permis de voir les multiples facettes de la réalité »
    http://www.revue-ballast.fr/olivier-rolin-la-litterature

    Il porte un chapeau feutre et un imperméable beige. Marche légèrement voûté. Plutôt revêche, de prime abord — entre le détective des années Bogart et le vieux loup de mer. Un bout de papier indiquait sur sa porte qu’il fallait cogner fort, faute de sonnette en état de marche. « Vous n’auriez pas une cigarette ? Je suis en rade, là. » Un vétuste immeuble parisien ; des livres partout dans son appartement. « Oui, pas facile de trouver un endroit où bouffer chez moi. » Un fusil posé le long de la bibliothèque et un couteau que Rolin triture une partie de l’entretien. Nous avons lu presque tous ses livres, en France ou sur les routes de ce monde que l’écrivain aime à saisir, du Soudan à l’Est en passant par l’Amérique latine, depuis qu’il a raccroché les gants, lui l’ancien chef de la branchée armée de la Gauche prolétarienne. Hamon et Rotman ont déjà conté ses actions avec force détail dans le deuxième opus de Génération — quelques mots pour qui ne l’aurait pas lu : Rolin s’appelait alors Antoine, « un homme sûr, précis, courageux », prise d’assaut d’une usine (bras gauche et os du visage cassés), attaque d’un commissariat, cocktails Molotov, un député de droite qui trempait dans des affaires louches capturé dans une malle, noms d’emprunt et déménagements constants, une bombe dans les locaux de Minute, une mitraillette Sten (jamais de balles dans le chargeur), l’enlèvement d’un cadre de Renault pour venger la mort d’un ouvrier, « Nous représentons la volonté du peuple face à la loi des assassins », Sartre soutint, « Notre rôle est simple : montrer au peuple qu’il n’est pas de terreur qui ne puisse être combattue », nous en passons. Un bouquet de fleurs fanées près de photographies marines, dans le salon. Rolin nous avait fait savoir, lorsque nous l’avions contacté, que nous risquerions d’être déçus : le militant maoïste est devenu « un sceptique, hélas... » Raison de plus. L’écrivain s’assouplit à mesure que nous parlons. Jusqu’à la sympathie, même.

  • De la part des correcteurs du Seuil :

    Les correcteurs mis à mal par le directeur même
    (du SEUIL)

    Supprimer nos mutuelles ce n’est pas assez.
    Quelles économies significatives cette mesure entraîne-t-elle ? Des clopinettes, dirions-nous si nous étions vulgaires.
    Il faut aller plus loin, plus vite.
    Voilà ce que nous, correcteurs, emmerdeurs, ralentisseurs, perfectionnistes, non-consommateurs de bureau, préconisons, ce que nous vous conseillons. Supprimez notre salaire !
    Soyez sévère, cruel, chauve, mais soyez juste, pensez à l’avenir de l’entreprise, du monde. Souvenez-vous de Marx. Le couronnement du communisme c’est l’abolition du salariat. Souvenez-vous de l’acmé de la révolution, c’est l’autosuppression du prolétariat.
    Eh bien le Bangladesh nous a récemment montré la voie. Quelques milliers d’ouvrières du textile entassées dans un bâtiment branlant sont toutes mortes quand ledit bâtiment s’est écroulé. Que valent ces quelques vies à côté des centaines de milliers de chemises que les grandes marques allaient fabriquer là-bas ? Voudrait-on que les vitrines rutilantes des magasins de luxe en Occident, en Chine et ailleurs soient vides, que nos cadres aillent torse nu, que nos vendeuses soient au chômage ? Allons donc
    Entassez oxymoriquement cent TAD dans une ruine qui finit par les écrabouiller, où est le problème ? Que le monde se pikettyse, se bellegueulise, c’est là l’important, que M. Bétourné et Mme Roudinesco se gobergent, c’est l’essentiel, que Le Seuil soit florissant, c’est la seule chose qui vaille.
    M. Tirol le dit sans vergogne : la science de l’économie ce sont les économies, Adam Smith l’avait déjà trouvé tout seul il y a deux siècles et demi. Le prix Nobel l’a récompensé.
    Que, dans des résidences sécurisées, les nantis se prélassent à l’abri des regards envieux et méchants des pauvres toujours plus nombreux, et mobiles, c’est quand même la liberté !
    N’hésitez plus, cher Olivier, à côté de vous Gattaz aura l’air d’un enfant de chœur, vous décrocherez le Prix du manager de l’année : de gauche et rebelle et engagé et radical ! Encore un effort pour être révolutionnaire...
    Si, au moment de la sentence, votre bras venait à trembler, votre voix à faiblir, vos yeux à cligner, faites quand même un geste qui retentira dans les siècles des siècles : réduisez au moins de moitié notre salaire.
    Car nous sommes des idiots inutiles, pas même utiles, nous sommes conscients de notre notable quantité d’importance nulle.
    S’il vous plaît, piétinez-nous sans attendre.

    Union des jeunes correcteurs mal lotis (UJCML)

    Texte envoyé aux personnes concernées de l’édition, des médias, de la distribution, de l’imprimerie, de la librairie, aux professeurs de français, aux groupes de lecteurs, à Amazon, etc.

  • Incidents devant le QG d’Anne Hidalgo – i>TELE
    http://www.itele.fr/politique/video/incidents-devant-le-qg-danne-hidalgo-77050

    Deux heures après la fermeture des bureaux de vote, le Carreau du Temple,un bâtiment de la Ville de Paris, occupé depuis 3 jours par des précaires, intermittents, intérimaires en lutte, a été évacué violemment par la police - il y a un arrêté et un blessé parmi les occupants.

    Au même moment, des précaires ont interrompu le discours de NKM devant toutes les caméras aux cris de « Chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires, avec ou sans papiers, solidarité ».

    Un peu plus tard, les précaires ont perturbé la soirée électorale d’Anne Hidalgo à son QG de campagne Bd Henri IV en criant le même slogan pendant une interview télévisée de Bruno Julliard, adjoint à la culture de la Mairie de Paris. Les vigiles ont alors dispersé les manifestants en leur pulvérisant des gaz lacrymogènes au visage, de très près. Le slogan suivant a été « Hidalgo la honte ».

    On entend ici la réaction de David Assouline, porte-parole national du Parti Socialiste.

  • C’est leur “Libération” : Christian Salmon - L’actu Médias / Net - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/medias/c-est-leur-liberation-christian-salmon,108987.php

    Mais à bien y réfléchir, les insurgés de Libé se réveillent un peu tard… depuis les années 2000, Libération n’était guère plus que ça – une marque – qui, au nom d’un passé mythifié, faisait campagne pour le oui au référendum en 2005, confiait ses éditos politiques à Alain Duhamel, menait campagne pour ce que d’autres ont appelé la pensée unique… s’enthousiasmait pour une Carla Bruni première dame, ou dernièrement pour une Mata Hari littéraire, l’intrigante Marcella Iacub… Si l’actionnaire parle de déménager Libé c’est peut-être que Libé n’habite plus Libé depuis longtemps…

  • Denis Kessler, l’enfant terrible du patronat, fait son retour au Medef
    http://lemonde.fr/politique/article/2013/07/01/denis-kessler-l-enfant-terrible-du-patronat-fait-son-retour-au-medef_3439951

    « Il incarnait une droite dure du patronat », rappelle l’économiste Jacques Rigaudiat, ancien conseiller social de Michel Rocard et Lionel Jospin, qui garde toutefois pour lui une profonde sympathie : "Ce n’est pas le genre mec de droite pisse-vinaigre. Il est un adversaire sympathique : on peut échanger des cigarettes avec lui par-dessus les tranchées et monter ensuite à l’assaut et au combat."

    Volontiers provocateur, séducteur à ses heures, M. Kessler ne pratique pas la langue de bois, une particularité rare dans un monde patronal très balisé. À propos de la France ? "J’en viens à perdre la foi dans ce pays frappé d’hexagonalisme - le monde ne nous attendra pas." François Hollande ? "Il aurait dû davantage parcourir le monde, comme Dominique (Strauss-Kahn, ami très proche de M. Kessler) et moi l’avons fait depuis quarante ans, plutôt que de consacrer l’essentiel de son temps à la rue de Solferino."

    Kessler, #ex-mao, est l’un des initiateurs (#intellectuel_organique) de la refondation « sociale » patronale qui a donné naissance au MEDEF , et a débutée... par une #réforme du chômage (tout comme la rigueur socialiste en 1982), à ce propos :

    • « Refondation sociale » patronale : Le gouvernement par l’individualisation, #Maurizio_Lazzarato
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3279

    • L’éthique du bouffon, Valèrie Marange
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3183

    • Refondation sociale patronale : Le Pare, une entreprise travailliste à la française
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3184

    #Ewald #Denis_Kessler #Medef #précarité #chômeurs #assurance #HEC

  • Un continent littéraire inépuisable que sont les" dits et écrits" de Michel Foucault. Une pensée en mouvement qui ne cesse d’interroger et penser l’histoire,l’actualité, les idées... Paru à l’époque en quatre volumes, ils existent aujourd’hui en deux volumes dans l’excellente collection #Quarto chez #Gallimard
    http://www.ina.fr/video/I07302844

    Après un extrait de « Lecture pour tous » du 15 juin 1966, François EWALD présente les « Dits et écrits » de Michel Foucault , textes écrits par le philosophe de 1954 à sa mort en 1984, en France et dans le monde entier et rassemblés dans quatre volumes. #Arlette_FARGE parle du bonheur qu’elle a eu en lisant ces textes. #François_EWALD évoque le reportage de #FOUCAULT en Iran, dont il a soutenu la révolution de 1978. Avant de mourir, Michel FOUCAULT travaillait sur la notion de l’amitié. #Jean-Pierre_FAYE se souvient de son amitié avec FOUCAULT, de son rire, de l’affaire iranienne, de sa maladie, de l’affaire Klauss Croissant, de sa défaite par rapport à l’histoire qui a été plus rapide que lui.

    #Philosphie #Histoire #littérature #Politique #Ethique

    • Il me semble utile de préciser que l’un des intervenants sur cette #vidéo, le renégat François Ewald (http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Ewald) est aujourd’hui directeur de l’École nationale d’assurances. Il fut l’un des tenants de la « justice prolétarienne » à la G.P, c’est-à-dire d’une conception punitive de la politique à laquelle il est en quelque sorte resté fidèle tout en changeant de côté de la barricade. Si il a travaillé avec Foucault, il a fait son chemin depuis, ce qui l’a conduit à devenir un #intellectuel_organique du patronat, l’un des initiateurs de la « refondation sociale » patronale qui a présidé à la transformation du CNPF en Mouvement des entreprises de France (#MEDEF) en 1998.

      L’éthique du bouffon, Valérie Marange
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3183

      Quand le philosophe François Ewald, colégataire de l’oeuvre de Foucault, et son compère Denis Kessler, numéro deux du Patronat, vilipendent en coeur la « démoralisation » contemporaine c’est pour faire l’éloge de l’« économie politique du #risque » et du contrat social qui « trouve sa vérité dans l’assurance » . Dans le détournement de la référence à Foucault, l’éthique de la « refondation sociale » patronale se révèle ainsi une véritable éthique du bouffon.

      "Refondation sociale" patronale : Le gouvernement par l’individualisation, #Maurizio_Lazzarato
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3279

      Peut-on définir la « refondation sociale » du Medef comme un projet bio-politique dans le sens foucaldien du terme ? Y a-t-il un transfert de souveraineté de l’État à l’entreprise, de ses fonctions biopolitiques ? Sommes nous confrontés à une sorte de privatisation de la biopolitique ? La refondation sociale annonce une volonté de « gouverner la société » en partant de l’entreprise. Elle affiche la détermination patronale à « gérer la vie » des individus du point de vue de la logique du profit.

      Refondation sociale patronale : Le Pare, une entreprise travailliste à la française
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3184

      Avec le Pare (Plan d’aide au retour à l’emploi) il s’agit de régler le marché du travail par le biais de restrictions dans l’accès au salaire socialisé, de prévenir et de circonvenir ainsi une mobilité qui est toujours un objet de conflit. Un dispositif qui s’inscrit parfaitement dans la volonté du Medef de définir pour toute la classe dirigeante une nouvelle discipline du travail

      Le projet du Pare (Plan d’aide au retour à l’emploi) découle directement du consensus politique autour de ce qui est communément appelé « l’activation des dépenses passives ». En ce sens, la réponse de Lionel Jospin au mouvement des chômeurs et précaires en 1997-1998 était très claire : quelques aides financières et un fonds d’urgence (« le milliard Jospin ») accompagnaient la réaffirmation d’une orientation de principe, à savoir, le choix d’ « une société fondée sur le travail et non sur l’assistance. »
      Cette réponse était une fin de non recevoir à la revendication d’un revenu garanti pour tous que portait le mouvement. Depuis, des changements au sein du patronat organisé ont permis à celui-ci de redevenir un acteur politique. Une fraction du patronat issue des « services » (assurance, banque) construit actuellement son hégémonie sur la faillite politique du patronat industriel fordien de la métallurgie. Le Medef succède ainsi au CNPF et propose un projet qui synthétise et approfondit la restructuration de l’organisation du travail et de ses marchés à l’oeuvre depuis 25 ans. Avec pour toile de fond la décomposition d’une droite en mal de projet, le Medef initie une « refondation sociale » qui a, logiquement, pour premier volet la réforme de l’assurance-chômage.

      #chômage #précarité #capitalisme #restructuration #individualisation #gouvernementalité #refondation_sociale

    • Oui ! Un échantillon (vous en trouverez davantage à l’url indiqué ci-dessus) :

      Jack Lang. (...) Protecteur des renégats
      Tu as la futilité des girouettes, et le je-m’en-foutisme élégant de l’apparatchik un peu marginal ; aussi tes « convictions » ne t’incluent-elles pas au nombre des véritables renégats, objets de ce livre. Mais tu fus, si trop futile même pour le reniement, le maquereau, le grand protecteur des nouveaux renégats. Grâce à toi, le plus fou-fou des ministres, « l’imagination au pouvoir » des murs de la Sorbonne a servi de devise et d’excuse pour le rachat, en vrac, des intellos et #artistes de toutes tendances ; pas si fou, au fond, tu as fait des écrivains, des peintres, des #journalistes, que tu as arrosés, décorés, traînés en avion de cocktails – plus du tout Molotov, sauf la vodka – en buffets-champagne, tes complices ou tes esclaves. D’accord, la « fête gauchiste » d’autrefois était un tantinet ridicule, mais le placage du verbalisme généreux sur le bal des #nantis, sur les mondanités du #Versailles #socialiste, ce fut odieux. Protecteur des Arts et Lettres, tu fus leur proxénète.

      #renégat