• Face à la folie du monde
    https://reporterre.net/Face-a-la-folie-du-monde

    Cela m’avait échappé, j’ai appris à l’occasion de cette audience que la représentante du ministère de l’Intérieur avait indiqué que les 155 000 signataires se revendiquant des Soulèvements de la Terre entraient de facto dans le scope des renseignements territoriaux . Les implications d’une éventuelle dissolution sont vertigineuses, tant du point de vue de la jurisprudence, que des effets en termes de surveillance et du champ encore élargi de la répression. Où se situent les limites, que deviennent les libertés publiques, si le fait de signer un appel autorise le gouvernement à vous mettre sur écoute ?

  • Émeutes : comment la police traque les délinquants qui avaient échappé aux arrestations


    Des policiers poursuivent des manifestants, le 1er juillet, sur les Champs-Élysées, lors des émeutes qui ont suivi la mort de Nahel, le 27 juin à Nanterre. NACHO DOCE/REUTERS

    ENQUÊTE - Les enquêteurs de la police ont effectué un travail colossal, tout au long du mois de juillet, pour retrouver 314 délinquants qui avaient échappé aux arrestations pendant les nuits de violence.

    Tandis que la France chavirait soudain dans le chaos lors d’émeutes consécutives à la mort de Nahel, tué le 27 juin dernier après un refus d’obtempérer à Nanterre (Hauts-de-Seine), les forces de l’ordre ont dû encaisser un double choc. D’abord celui, filmé heure par heure, d’un tsunami de violences qui s’est soldé par un bilan de 3800 interpellations, commises en temps réel et en flagrant délit, sur l’ensemble du territoire. Puis un second, beaucoup moins connu, d’une #traque_judiciaire hors norme dont Le Figaro est en mesure de révéler le détail. Selon un bilan qui s’arrête au 31 juillet dernier, pas moins de 314 émeutiers, casseurs et incendiaires supplémentaires ont été interpellés par des services d’investigations de la sécurité publique et de la police judiciaire. À elle seule, cette dernière s’est vu confier le soin de mener un peu plus de 170 #enquêtes particulièrement sensibles, portant sur les actes les plus graves. « Dès les premiers jours, l’autorité judiciaire a ainsi saisi la PJ sur des événements emblématiques, qu’il s’agisse de destructions et d’incendies de mairies, d’attaques de locaux de police ou de pillages importants, voire de menaces ou d’agressions sur des élus, confie le contrôleur général Frédéric Laissy, chef du service de la communication de la police nationale. Alors même que les dispositifs d’ordre public étaient encore maintenus à leur maximum, les premières #interpellations étaient effectuées à domicile, souvent avec le concours de la BRI ou du Raid. »
    Ainsi, dès le 5 juillet, la sûreté urbaine de Lille interpellait avec l’appui du Raid une demi-douzaine de voyous impliqués dans l’attaque, menée lors de la deuxième soirée des émeutes, de l’hôtel de police municipal abritant un centre de supervision. Les assaillants ont notamment pu être confondus grâce à leur #ADN retrouvé sur des cocktails Molotov. Cinq d’entre eux ont été placés en détention provisoire dans l’attente de leur jugement d’ici à la fin du mois, tandis qu’un de leurs complices est activement recherché. Au même moment, les policiers du Rhône ont appréhendé, au terme d’une enquête éclair, six des délinquants à l’origine de l’incendie volontaire d’un immeuble d’habitation à Saint-Fons, le 2 juillet dernier. Le feu avait été mis dans le local à poubelles avant de se propager aux étages et de provoquer d’importants dégâts dans le supermarché attenant. Là, les limiers de la sûreté ont obtenu des preuves par l’image : l’exploitation de la vidéoprotection d’un commerce voisin a permis d’identifier un premier suspect en raison d’une tenue caractéristique correspondant à celle d’une personne contrôlée peu auparavant par la police municipale. Là encore, les incendiaires présumés ont été placés derrière les barreaux en attendant d’être jugés, tandis que 62 personnes évacuées espèrent toujours être relogées.

    À travers le pays et à la faveur des investigations, les unités spécialisées d’intervention ont investi à l’heure du laitier des dizaines de domiciles, alors que le soufflé des violences destructrices n’était pas retombé. L’engagement hors norme des policiers en civil et les opérations ciblées ont sans nul doute douché les ardeurs au cœur des quartiers, battant en brèche tout sentiment d’impunité et participant de facto à une stratégie globale de retour à l’ordre. « Si le temps judiciaire est parfois considéré comme plus long, il faut bien constater que la mobilisation des services d’enquête a joué un rôle à la fois dans la dissuasion au moment des #violences_urbaines et dans la dissuasion à plus long terme, avec des interpellations et des incarcérations décidées par les tribunaux qui ont pu poursuivre sur la base d’investigations », assure-t-on à la Direction générale de la police nationale. Sur le terrain, face à la déferlante, l’heure a été à l’union sacrée. La PJ, fortement mise à contribution, a ainsi bénéficié de l’énorme investissement des petits groupes d’enquêtes dans les commissariats des villes moyennes ayant elles aussi payé un lourd tribut en termes de dégâts. Ainsi, à Niort (Deux-Sèvres), les policiers locaux ont multiplié les enquêtes de voisinages et passé au crible des bandes #vidéo avant de lancer un coup de filet.
    Entre les 3 et 12 juillet, ils ont intercepté six membres d’une horde de jeunes #émeutiers qui avaient mis le centre-ville à sac, tendant des embuscades à la #police, pillant des #commerces et brûlant des véhicules dans la nuit du 30 juin au 1er juillet.
    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/emeutes-comment-la-police-traque-les-delinquants-qui-avaient-echappe-aux-ar
    https://justpaste.it/amtj3

    #révolte #émeutes #police_judiciaire #justice #prison

    • Avec méthode, les experts ont en effet passé au crible des pierres, des projectiles divers, des armes de fortune retrouvées sur les champs de bataille, des bouteilles utilisées pour les liquides incendiaires ou encore des traces de sang. Même les briquets ou les étuis de mortiers abandonnés sur place ont été soumis aux analyses. Selon nos informations, le Service national de #police_scientifique, basé à Écully et qui dispose de cinq laboratoires, a été saisi de 317 dossiers, représentant près de 1800 scellés pour les affaires les plus importantes et sensibles.

      [...]

      Outre l’analyse des indices, des réseaux sociaux et l’examen des vidéos - même si un millier de caméras ont été détruites lors des émeutes -, les enquêteurs se sont appuyés sur la connaissance de la population locale par les policiers de quartier, ainsi que sur la #géolocalisation. À ce titre, un téléphone portable dérobé dans l’habitacle d’un camion de pompiers volé à Vernon (Eure), au premier soir des émeutes, a permis de retrouver la trace d’un délinquant puis de ses quatre complices. Le profil des interpellés, qui devrait faire l’objet d’une analyse plus poussée, laisse apparaître, comme l’a révélé Gérald Darmanin le 19 juillet devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, que la moyenne d’âge est entre 17 et 18 ans. Les plus jeunes sont âgés de 12 ans et les deux tiers n’avaient jusqu’ici pas de casier.

      [...]

      Les services de #renseignements sont invités à « renforcer, dès à présent, leurs dispositifs d’anticipation de ce type d’événement ». L’idée est de prévenir tout débordement à l’approche de la Coupe du monde de rugby et des JO de Paris,

  • Quand une note des renseignements fait l’éloge des Soulèvements de la Terre, Gaspard d’Allens
    https://reporterre.net/Quand-une-note-des-renseignements-fait-l-eloge-des-Soulevements-de-la-Te

    Depuis plusieurs mois, les autorités ont dans le collimateur Les Soulèvements de la Terre — l’un des collectifs organisateurs de la mobilisation à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) contre les mégabassines. Reporterre s’est procuré une note des renseignements généraux datée de novembre 2022 qui révèle le long travail d’investigation mené par les services de police sur le mouvement. À l’époque, Le Parisien l’avait déjà citée dans un article.

    En filigrane, la police reconnaît « l’ingéniosité », « l’intelligence » et « la communication parfaitement maîtrisée » des activistes qui ont su rallier autour d’eux intellectuels, associations et syndicats pour créer un véritable mouvement social de l’eau et devenir « un acteur majeur de la contestation écologique radicale ».

    Les renseignements voient Les Soulèvements de la Terre comme une véritable menace. Ce qui expliquerait d’ailleurs le discours du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui réclame leur dissolution.

    Les Soulèvements de la Terre : révélations sur le fer de lance de l’écologie radicale en France, 20 décembre 2022
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/les-soulevements-de-la-terre-revelations-sur-le-fer-de-lance-de-lecologie

    C’était le 11 décembre en fin d’après-midi, jour de l’arbre de Noël de la société Lafarge à Bouc-Bel-Air (Bouches-du-Rhône). Vêtus de combinaisons blanches et masqués, plus d’une centaine d’activistes se sont introduits en force dans l’usine du cimentier

    #paywall..

    #renseignements #police #écologie #Soulèvements_de_la_Terre #transversalité #écosabotage #désarmement

  • « Les #réfugiés sont les #cobayes des futures mesures de #surveillance »

    Les dangers de l’émigration vers l’Europe vont croissant, déplore Mark Akkerman, qui étudie la #militarisation_des_frontières du continent depuis 2016. Un mouvement largement poussé par le #lobby de l’#industrie_de_l’armement et de la sécurité.

    Mark Akkerman étudie depuis 2016 la militarisation des frontières européennes. Chercheur pour l’ONG anti-militariste #Stop_Wapenhandel, il a publié, avec le soutien de The Transnational Institute, plusieurs rapports de référence sur l’industrie des « #Safe_Borders ». Il revient pour Mediapart sur des années de politiques européennes de surveillance aux frontières.

    Mediapart : En 2016, vous publiez un premier rapport, « Borders Wars », qui cartographie la surveillance aux frontières en Europe. Dans quel contexte naît ce travail ?

    Mark Akkerman : Il faut se rappeler que l’Europe a une longue histoire avec la traque des migrants et la sécurisation des frontières, qui remonte, comme l’a montré la journaliste d’investigation néerlandaise Linda Polman, à la Seconde Guerre mondiale et au refus de soutenir et abriter des réfugiés juifs d’Allemagne. Dès la création de l’espace Schengen, au début des années 1990, l’ouverture des frontières à l’intérieur de cet espace était étroitement liée au renforcement du contrôle et de la sécurité aux frontières extérieures. Depuis lors, il s’agit d’un processus continu marqué par plusieurs phases d’accélération.

    Notre premier rapport (https://www.tni.org/en/publication/border-wars) est né durant l’une de ces phases. J’ai commencé ce travail en 2015, au moment où émerge le terme « crise migratoire », que je qualifierais plutôt de tragédie de l’exil. De nombreuses personnes, principalement motivées par la guerre en Syrie, tentent alors de trouver un avenir sûr en Europe. En réponse, l’Union et ses États membres concentrent leurs efforts sur la sécurisation des frontières et le renvoi des personnes exilées en dehors du territoire européen.

    Cela passe pour une part importante par la militarisation des frontières, par le renforcement des pouvoirs de Frontex et de ses financements. Les réfugiés sont dépeints comme une menace pour la sécurité de l’Europe, les migrations comme un « problème de sécurité ». C’est un récit largement poussé par le lobby de l’industrie militaire et de la sécurité, qui a été le principal bénéficiaire de ces politiques, des budgets croissants et des contrats conclus dans ce contexte.

    Cinq ans après votre premier rapport, quel regard portez-vous sur la politique européenne de sécurisation des frontières ? La pandémie a-t-elle influencé cette politique ?

    Depuis 2016, l’Europe est restée sur la même voie. Renforcer, militariser et externaliser la sécurité aux frontières sont les seules réponses aux migrations. Davantage de murs et de clôtures ont été érigés, de nouveaux équipements de surveillance, de détection et de contrôle ont été installés, de nouveaux accords avec des pays tiers ont été conclus, de nouvelles bases de données destinées à traquer les personnes exilées ont été créées. En ce sens, les politiques visibles en 2016 ont été poursuivies, intensifiées et élargies.

    La pandémie de Covid-19 a certainement joué un rôle dans ce processus. De nombreux pays ont introduit de nouvelles mesures de sécurité et de contrôle aux frontières pour contenir le virus. Cela a également servi d’excuse pour cibler à nouveau les réfugiés, les présentant encore une fois comme des menaces, responsables de la propagation du virus.

    Comme toujours, une partie de ces mesures temporaires vont se pérenniser et on constate déjà, par exemple, l’évolution des contrôles aux frontières vers l’utilisation de technologies biométriques sans contact.

    En 2020, l’UE a choisi Idemia et Sopra Steria, deux entreprises françaises, pour construire un fichier de contrôle biométrique destiné à réguler les entrées et sorties de l’espace Schengen. Quel regard portez-vous sur ces bases de données ?

    Il existe de nombreuses bases de données biométriques utilisées pour la sécurité aux frontières. L’Union européenne met depuis plusieurs années l’accent sur leur développement. Plus récemment, elle insiste sur leur nécessaire connexion, leur prétendue interopérabilité. L’objectif est de créer un système global de détection, de surveillance et de suivi des mouvements de réfugiés à l’échelle européenne pour faciliter leur détention et leur expulsion.

    Cela contribue à créer une nouvelle forme d’« apartheid ». Ces fichiers sont destinés certes à accélérer les processus de contrôles aux frontières pour les citoyens nationaux et autres voyageurs acceptables mais, surtout, à arrêter ou expulser les migrantes et migrants indésirables grâce à l’utilisation de systèmes informatiques et biométriques toujours plus sophistiqués.

    Quelles sont les conséquences concrètes de ces politiques de surveillance ?

    Il devient chaque jour plus difficile et dangereux de migrer vers l’Europe. Parce qu’elles sont confrontées à la violence et aux refoulements aux frontières, ces personnes sont obligées de chercher d’autres routes migratoires, souvent plus dangereuses, ce qui crée un vrai marché pour les passeurs. La situation n’est pas meilleure pour les personnes réfugiées qui arrivent à entrer sur le territoire européen. Elles finissent régulièrement en détention, sont expulsées ou sont contraintes de vivre dans des conditions désastreuses en Europe ou dans des pays limitrophes.

    Cette politique n’impacte pas que les personnes réfugiées. Elle présente un risque pour les libertés publiques de l’ensemble des Européens. Outre leur usage dans le cadre d’une politique migratoire raciste, les technologies de surveillance sont aussi « testées » sur des personnes migrantes qui peuvent difficilement faire valoir leurs droits, puis introduites plus tard auprès d’un public plus large. Les réfugiés sont les cobayes des futures mesures de contrôle et de surveillance des pays européens.

    Vous pointez aussi que les industriels qui fournissent en armement les belligérants de conflits extra-européens, souvent à l’origine de mouvements migratoires, sont ceux qui bénéficient du business des frontières.

    C’est ce que fait Thales en France, Leonardo en Italie ou Airbus. Ces entreprises européennes de sécurité et d’armement exportent des armes et des technologies de surveillance partout dans le monde, notamment dans des pays en guerre ou avec des régimes autoritaires. À titre d’exemple, les exportations européennes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord des dix dernières années représentent 92 milliards d’euros et concernent des pays aussi controversés que l’Arabie saoudite, l’Égypte ou la Turquie.

    Si elles fuient leur pays, les populations civiles exposées à la guerre dans ces régions du monde se retrouveront très certainement confrontées à des technologies produites par les mêmes industriels lors de leur passage aux frontières. C’est une manière profondément cynique de profiter, deux fois, de la misère d’une même population.

    Quelles entreprises bénéficient le plus de la politique européenne de surveillance aux frontières ? Par quels mécanismes ? Je pense notamment aux programmes de recherches comme Horizon 2020 et Horizon Europe.

    J’identifie deux types d’entreprises qui bénéficient de la militarisation des frontières de l’Europe. D’abord les grandes entreprises européennes d’armement et de sécurité, comme Airbus, Leonardo et Thales, qui disposent toutes d’une importante gamme de technologies militaires et de surveillance. Pour elles, le marché des frontières est un marché parmi d’autres. Ensuite, des entreprises spécialisées, qui travaillent sur des niches, bénéficient aussi directement de cette politique européenne. C’est le cas de l’entreprise espagnole European Security Fencing, qui fabrique des fils barbelés. Elles s’enrichissent en remportant des contrats, à l’échelle européenne, mais aussi nationale, voire locale.

    Une autre source de financement est le programme cadre européen pour la recherche et l’innovation. Il finance des projets sur 7 ans et comprend un volet sécurité aux frontières. Des programmes existent aussi au niveau du Fonds européen de défense.

    Un de vos travaux de recherche, « Expanding the Fortress », s’intéresse aux partenariats entre l’Europe et des pays tiers. Quels sont les pays concernés ? Comment se manifestent ces partenariats ?

    L’UE et ses États membres tentent d’établir une coopération en matière de migrations avec de nombreux pays du monde. L’accent est mis sur les pays identifiés comme des « pays de transit » pour celles et ceux qui aspirent à rejoindre l’Union européenne. L’Europe entretient de nombreux accords avec la Libye, qu’elle équipe notamment en matériel militaire. Il s’agit d’un pays où la torture et la mise à mort des réfugiés ont été largement documentées.

    Des accords existent aussi avec l’Égypte, la Tunisie, le Maroc, la Jordanie, le Liban ou encore l’Ukraine. L’Union a financé la construction de centres de détention dans ces pays, dans lesquels on a constaté, à plusieurs reprises, d’importantes violations en matière de droits humains.

    Ces pays extra-européens sont-ils des zones d’expérimentations pour les entreprises européennes de surveillance ?

    Ce sont plutôt les frontières européennes, comme celle d’Evros, entre la Grèce et la Turquie, qui servent de zone d’expérimentation. Le transfert d’équipements, de technologies et de connaissances pour la sécurité et le contrôle des frontières représente en revanche une partie importante de ces coopérations. Cela veut dire que les États européens dispensent des formations, partagent des renseignements ou fournissent de nouveaux équipements aux forces de sécurité de régimes autoritaires.

    Ces régimes peuvent ainsi renforcer et étendre leurs capacités de répression et de violation des droits humains avec le soutien de l’UE. Les conséquences sont dévastatrices pour la population de ces pays, ce qui sert de moteur pour de nouvelles vagues de migration…

    https://www.mediapart.fr/journal/international/040822/les-refugies-sont-les-cobayes-des-futures-mesures-de-surveillance

    cité dans l’interview, ce rapport :
    #Global_Climate_Wall
    https://www.tni.org/en/publication/global-climate-wall
    déjà signalé ici : https://seenthis.net/messages/934948#message934949

    #asile #migrations #complexe_militaro-industriel #surveillance_des_frontières #Frontex #problème #Covid-19 #coronavirus #biométrie #technologie #Idemia #Sopra_Steria #contrôle_biométrique #base_de_données #interopérabilité #détection #apartheid #informatique #violence #refoulement #libertés_publiques #test #normalisation #généralisation #Thales #Leonardo #Airbus #armes #armements #industrie_de_l'armement #cynisme #Horizon_Europe #Horizon_2020 #marché #business #European_Security_Fencing #barbelés #fils_barbelés #recherche #programmes_de_recherche #Fonds_européen_de_défense #accords #externalisation #externalisation_des_contrôles_frontaliers #Égypte #Libye #Tunisie #Maroc #Jordanie #Liban #Ukraine #rétention #détention_administrative #expérimentation #équipements #connaissance #transfert #coopérations #formations #renseignements #répression

    ping @isskein @karine4 @_kg_

    • Le système électronique d’#Entrée-Sortie en zone #Schengen : la biométrie au service des #frontières_intelligentes

      Avec la pression migratoire et la vague d’attentats subis par l’Europe ces derniers mois, la gestion des frontières devient une priorité pour la Commission.

      Certes, le système d’information sur les #visas (#VIS, #Visa_Information_System) est déployé depuis 2015 dans les consulats des États Membres et sa consultation rendue obligatoire lors de l’accès dans l’#espace_Schengen.

      Mais, depuis février 2013, est apparu le concept de « #frontières_intelligentes », (#Smart_Borders), qui recouvre un panel ambitieux de mesures législatives élaborées en concertation avec le Parlement Européen.

      Le système entrée/sortie, en particulier, va permettre, avec un système informatique unifié, d’enregistrer les données relatives aux #entrées et aux #sorties des ressortissants de pays tiers en court séjour franchissant les frontières extérieures de l’Union européenne.

      Adopté puis signé le 30 Novembre 2017 par le Conseil Européen, il sera mis en application en 2022. Il s’ajoutera au « PNR européen » qui, depuis le 25 mai 2018, recense les informations sur les passagers aériens.

      Partant du principe que la majorité des visiteurs sont « de bonne foi », #EES bouleverse les fondements mêmes du #Code_Schengen avec le double objectif de :

      - rendre les frontières intelligentes, c’est-à-dire automatiser le contrôle des visiteurs fiables tout en renforçant la lutte contre les migrations irrégulières
      - créer un #registre_central des mouvements transfrontaliers.

      La modernisation de la gestion des frontières extérieures est en marche. En améliorant la qualité et l’efficacité des contrôles de l’espace Schengen, EES, avec une base de données commune, doit contribuer à renforcer la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ainsi que les formes graves de criminalité.

      L’#identification de façon systématique des personnes qui dépassent la durée de séjour autorisée dans l’espace Schengen en est un des enjeux majeurs.

      Nous verrons pourquoi la reconnaissance faciale en particulier, est la grande gagnante du programme EES. Et plus seulement dans les aéroports comme c’est le cas aujourd’hui.

      Dans ce dossier web, nous traiterons des 6 sujets suivants :

      - ESS : un puissant dispositif de prévention et détection
      - La remise en cause du code « frontières Schengen » de 2006
      - EES : un accès très réglementé
      - La biométrie faciale : fer de lance de l’EES
      - EES et la lutte contre la fraude à l’identité
      - Thales et l’identité : plus de 20 ans d’expertise

      Examinons maintenant ces divers points plus en détail.

      ESS : un puissant dispositif de prévention et détection

      Les activités criminelles telles que la traite d’êtres humains, les filières d’immigration clandestine ou les trafics d’objets sont aujourd’hui la conséquence de franchissements illicites de frontières, largement facilités par l’absence d’enregistrement lors des entrées/ sorties.

      Le scénario de fraude est – hélas – bien rôdé : Contrôle « standard » lors de l’accès à l’espace Schengen, puis destruction des documents d’identité dans la perspective d’activités malveillantes, sachant l’impossibilité d’être authentifié.

      Même si EES vise le visiteur « de bonne foi », le système va constituer à terme un puissant dispositif pour la prévention et la détection d’activités terroristes ou autres infractions pénales graves. En effet les informations stockées dans le nouveau registre pour 5 ans– y compris concernant les personnes refoulées aux frontières – couvrent principalement les noms, numéros de passeport, empreintes digitales et photos. Elles seront accessibles aux autorités frontalières et de délivrance des visas, ainsi qu’à Europol.

      Le système sera à la disposition d’enquêtes en particulier, vu la possibilité de consulter les mouvements transfrontières et historiques de déplacements. Tout cela dans le plus strict respect de la dignité humaine et de l’intégrité des personnes.

      Le dispositif est très clair sur ce point : aucune discrimination fondée sur le sexe, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion.

      Sont également exclus du champ d’investigation l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle des visiteurs.​

      La remise en cause du Code frontières Schengen

      Vu la croissance attendue des visiteurs de pays tiers (887 millions en 2025), l’enjeu est maintenant de fluidifier et simplifier les contrôles.

      Une initiative particulièrement ambitieuse dans la mesure où elle remet en cause le fameux Code Schengen qui impose des vérifications approfondies, conduites manuellement par les autorités des Etats Membres aux entrées et sorties, sans possibilité d’automatisation.

      Par ailleurs, le Code Schengen ne prévoit aucun enregistrement des mouvements transfrontaliers. La procédure actuelle exigeant seulement que les passeports soient tamponnés avec mention des dates d’entrée et sortie.

      Seule possibilité pour les gardes-frontières : Calculer un éventuel dépassement de la durée de séjour qui elle-même est une information falsifiable et non consignée dans une base de données.

      Autre contrainte, les visiteurs réguliers comme les frontaliers doivent remplacer leurs passeports tous les 2-3 mois, vue la multitude de tampons ! Un procédé bien archaïque si l’on considère le potentiel des technologies de l’information.

      La proposition de 2013 comprenait donc trois piliers :

      - ​La création d’un système automatisé d’entrée/sortie (Entry/ Exit System ou EES)
      - Un programme d’enregistrement de voyageurs fiables, (RTP, Registered Traveller Program) pour simplifier le passage des visiteurs réguliers, titulaires d’un contrôle de sûreté préalable
      – La modification du Code Schengen

      Abandon de l’initiative RTP

      Trop complexe à mettre en œuvre au niveau des 28 Etats Membres, l’initiative RTP (Registered Travelers Program) a été finalement abandonnée au profit d’un ambitieux programme Entry/ Exit (EES) destiné aux visiteurs de courte durée (moins de 90 jours sur 180 jours).

      Précision importante, sont maintenant concernés les voyageurs non soumis à l’obligation de visa, sachant que les détenteurs de visas sont déjà répertoriés par le VIS.

      La note est beaucoup moins salée que prévue par la Commission en 2013. Au lieu du milliard estimé, mais qui incluait un RTP, la proposition révisée d’un EES unique ne coutera « que » 480 millions d’EUR.

      Cette initiative ambitieuse fait suite à une étude technique menée en 2014, puis une phase de prototypage conduite sous l’égide de l’agence EU-LISA en 2015 avec pour résultat le retrait du projet RTP et un focus particulier sur le programme EES.

      Une architecture centralisée gérée par EU-LISA

      L’acteur clé du dispositif EES, c’est EU-LISA, l’Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle dont le siège est à Tallinn, le site opérationnel à Strasbourg et le site de secours à Sankt Johann im Pongau (Autriche). L’Agence sera en charge des 4 aspects suivants :

      - Développement du système central
      - Mise en œuvre d’une interface uniforme nationale (IUN) dans chaque État Membre
      - Communication sécurisée entre les systèmes centraux EES et VIS
      - Infrastructure de communication entre système central et interfaces uniformes nationales.

      Chaque État Membre sera responsable de l’organisation, la gestion, le fonctionnement et de la maintenance de son infrastructure frontalière vis-à-vis d’EES.

      Une gestion optimisée des frontières

      Grâce au nouveau dispositif, tous les ressortissants des pays tiers seront traités de manière égale, qu’ils soient ou non exemptés de visas.

      Le VIS répertorie déjà les visiteurs soumis à visas. Et l’ambition d’EES c’est de constituer une base pour les autres.

      Les États Membres seront donc en mesure d’identifier tout migrant ou visiteur en situation irrégulière ayant franchi illégalement les frontières et faciliter, le cas échéant, son expulsion.

      Dès l’authentification à une borne en libre–service, le visiteur se verra afficher les informations suivantes, sous supervision d’un garde-frontière :

      - ​Date, heure et point de passage, en remplacement des tampons manuels
      - Notification éventuelle d’un refus d’accès.
      - Durée maximale de séjour autorisé.
      - Dépassement éventuelle de la durée de séjour autorisée
      En ce qui concerne les autorités des Etats Membres, c’est une véritable révolution par rapport à l’extrême indigence du système actuel. On anticipe déjà la possibilité de constituer des statistiques puissantes et mieux gérer l’octroi, ou la suppression de visas, en fonction de mouvements transfrontières, notamment grâce à des informations telles que :

      - ​​​Dépassements des durées de séjour par pays
      - Historique des mouvements frontaliers par pays

      EES : un accès très réglementé

      L’accès à EES est très réglementé. Chaque État Membre doit notifier à EU-LISA les autorités répressives habilitées à consulter les données aux fins de prévention ou détection d’infractions terroristes et autres infractions pénales graves, ou des enquêtes en la matière.

      Europol, qui joue un rôle clé dans la prévention de la criminalité, fera partie des autorités répressives autorisées à accéder au système dans le cadre de sa mission.

      Par contre, les données EES ne pourront pas être communiquées à des pays tiers, une organisation internationale ou une quelconque partie privée établie ou non dans l’Union, ni mises à leur disposition. Bien entendu, dans le cas d’enquêtes visant l’identification d’un ressortissant de pays tiers, la prévention ou la détection d’infractions terroristes, des exceptions pourront être envisagées.​

      Proportionnalité et respect de la vie privée

      Dans un contexte législatif qui considère le respect de la vie privée comme une priorité, le volume de données à caractère personnel enregistré dans EES sera considérablement réduit, soit 26 éléments au lieu des 36 prévus en 2013.

      Il s’agit d’un dispositif négocié auprès du Contrôleur Européen pour la Protection des Données (CEPD) et les autorités nationales en charge d’appliquer la nouvelle réglementation.

      Très schématiquement, les données collectées se limiteront à des informations minimales telles que : nom, prénom, références du document de voyage et visa, biométrie du visage et de 4 empreintes digitales.

      A chaque visite, seront relevés la date, l’heure et le lieu de contrôle frontière. Ces données seront conservées pendant cinq années, et non plus 181 jours comme proposé en 2013.

      Un procédé qui permettra aux gardes-frontières et postes consulaires d’analyser l’historique des déplacements, lors de l’octroi de nouveaux visas.
      ESS : privacy by design

      La proposition de la Commission a été rédigée selon le principe de « respect de la vie privée dès la conception », mieux connue sous le label « Privacy By Design ».

      Sous l’angle du droit, elle est bien proportionnée à la protection des données à caractère personnel en ce que la collecte, le stockage et la durée de conservation des données permettent strictement au système de fonctionner et d’atteindre ses objectifs.

      EES sera un système centralisé avec coopération des Etats Membres ; d’où une architecture et des règles de fonctionnement communes.​

      Vu cette contrainte d’uniformisation des modalités régissant vérifications aux frontières et accès au système, seul le règlement en tant que véhicule juridique pouvait convenir, sans possibilité d’adaptation aux législations nationales.

      Un accès internet sécurisé à un service web hébergé par EU-LISA permettra aux visiteurs des pays tiers de vérifier à tout moment leur durée de séjour autorisée.

      Cette fonctionnalité sera également accessible aux transporteurs, comme les compagnies aériennes, pour vérifier si leurs voyageurs sont bien autorisés à pénétrer dans le territoire de l’UE.

      La biométrie faciale, fer de lance du programme EES

      Véritable remise en question du Code Schengen, EES permettra de relever la biométrie de tous les visiteurs des pays tiers, alors que ceux soumis à visa sont déjà enregistrés dans le VIS.

      Pour les identifiants biométriques, l’ancien système envisageait 10 empreintes digitales. Le nouveau combine quatre empreintes et la reconnaissance faciale.

      La technologie, qui a bénéficié de progrès considérables ces dernières années, s’inscrit en support des traditionnelles empreintes digitales.

      Bien que la Commission ne retienne pas le principe d’enregistrement de visiteurs fiables (RTP), c’est tout comme.

      En effet, quatre empreintes seront encore relevées lors du premier contrôle pour vérifier que le demandeur n’est pas déjà répertorié dans EES ou VIS.

      En l’absence d’un signal, l’autorité frontalière créera un dossier en s’assurant que la photographie du passeport ayant une zone de lecture automatique (« Machine Readable Travel Document ») correspond bien à l’image faciale prise en direct du nouveau visiteur.

      Mais pour les passages suivants, c’est le visage qui l’emporte.

      Souriez, vous êtes en Europe ! Les fastidieux (et falsifiables) tampons sur les passeports seront remplacés par un accès à EES.

      La biométrie est donc le grand gagnant du programme EES. Et plus seulement dans les aéroports comme c’est le cas aujourd’hui.

      Certains terminaux maritimes ou postes frontières terrestres particulièrement fréquentés deviendront les premiers clients de ces fameuses eGates réservées aujourd’hui aux seuls voyageurs aériens.

      Frontex, en tant qu’agence aidant les pays de l’UE et les pays associés à Schengen à gérer leurs frontières extérieures, va aider à harmoniser les contrôles aux frontières à travers l’UE.

      EES et la lutte contre la fraude à l’identité

      Le dispositif EES est complexe et ambitieux dans la mesure où il fluidifie les passages tout en relevant le niveau des contrôles. On anticipe dès aujourd’hui des procédures d’accueil en Europe bien meilleures grâce aux eGates et bornes self-service.

      Sous l’angle de nos politiques migratoires et de la prévention des malveillances, on pourra immédiatement repérer les personnes ne rempliss​​ant pas les conditions d’entrée et accéder aux historiques des déplacements.

      Mais rappelons également qu’EES constituera un puissant outil de lutte contre la fraude à l’identité, notamment au sein de l’espace Schengen, tout visiteur ayant été enregistré lors de son arrivée à la frontière.

      Thales et l’identité : plus de 20 ans d’expertise

      Thales est particulièrement attentif à cette initiative EES qui repose massivement sur la biométrie et le contrôle des documents de voyage.

      En effet, l’identification et l’authentification des personnes sont deux expertises majeures de Thales depuis plus de 20 ans. La société contribue d’ailleurs à plus de 200 programmes gouvernementaux dans 80 pays sur ces sujets.

      La société peut répondre aux objectifs du programme EES en particulier pour :

      - Exploiter les dernières technologies pour l’authentification des documents de voyage, l’identification des voyageurs à l’aide de captures et vérifications biométriques, et l’évaluation des risques avec accès aux listes de contrôle, dans tous les points de contrôle aux frontières.
      - Réduire les coûts par l’automatisation et l’optimisation des processus tout en misant sur de nouvelles technologies pour renforcer la sécurité et offrir davantage de confort aux passagers
      - Valoriser des tâches de gardes-frontières qui superviseront ces dispositifs tout en portant leur attention sur des cas pouvant porter à suspicion.
      - Diminuer les temps d’attente après enregistrement dans la base EES. Un facteur non négligeable pour des frontaliers ou visiteurs réguliers qui consacreront plus de temps à des activités productives !

      Des bornes d’enregistrement libre-service comme des frontières automatiques ou semi-automatiques peuvent être déployées dans les prochaines années avec l’objectif de fluidifier les contrôles et rendre plus accueillant l’accès à l’espace Schengen.

      Ces bornes automatiques et biométriques ont d’ailleurs été installées dans les aéroports parisiens d’Orly et de Charles de Gaulle (Nouveau PARAFE : https://www.thalesgroup.com/fr/europe/france/dis/gouvernement/controle-aux-frontieres).

      La reconnaissance faciale a été mise en place en 2018.

      Les nouveaux sas PARAFE à Roissy – Septembre 2017

      Thales dispose aussi d’une expertise reconnue dans la gestion intégrée des frontières et contribue en particulier à deux grand systèmes de gestion des flux migratoires.

      - Les systèmes d’identification biométrique de Thales sont en particulier au cœur du système américain de gestion des données IDENT (anciennement US-VISIT). Cette base de données biographiques et biométriques contient des informations sur plus de 200 millions de personnes qui sont entrées, ont tenté d’entrer et ont quitté les États-Unis d’Amérique.

      - Thales est le fournisseur depuis l’origine du système biométrique Eurodac (European Dactyloscopy System) qui est le plus important système AFIS multi-juridictionnel au monde, avec ses 32 pays affiliés. Le système Eurodac est une base de données comportant les empreintes digitales des demandeurs d’asile pour chacun des états membres ainsi que des personnes appréhendées à l’occasion d’un franchissement irrégulier d’une frontière.

      Pour déjouer les tentatives de fraude documentaire, Thales a mis au point des équipements sophistiqués permettant de vérifier leur authenticité par comparaison avec les modèles en circulation. Leur validité est aussi vérifiée par connexion à des bases de documents volés ou perdus (SLTD de Interpol). Ou a des watch lists nationales.

      Pour le contrôle des frontières, au-delà de ses SAS et de ses kiosks biométriques, Thales propose toute une gamme de lecteurs de passeports d’équipements et de logiciels d’authentification biométriques, grâce à son portefeuille Cogent, l’un des pionniers du secteur.

      Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter.​

      https://www.thalesgroup.com/fr/europe/france/dis/gouvernement/biometrie/systeme-entree-sortie
      #smart_borders #Thales #overstayers #reconnaissance_faciale #prévention #détection #fraude_à_l'identité #Registered_Traveller_Program (#RTP) #EU-LISA #interface_uniforme_nationale (#IUN) #Contrôleur_Européen_pour_la_Protection_des_Données (#CEPD) #Privacy_By_Design #respect_de_la_vie_privée #empreintes_digitales #biométrie #Frontex #bornes #aéroport #PARAFE #IDENT #US-VISIT #Eurodac #Gemalto

  • Certains émeutiers du Capitole voulaient « capturer et assassiner des élus », selon le parquet fédéral américain
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/01/15/violences-au-capitole-certains-emeutiers-voulaient-capturer-et-assassiner-de

    Un grand nombre des personnes mises en cause jusqu’à présent ont été facilement identifiées par le FBI grâce aux multiples photos et vidéos publiées. M. Trump a de son côté été mis en accusation mercredi pour « incitation à l’insurrection », pour avoir encouragé ses partisans à marcher sur le Congrès.

    Plus de 20 000 soldats de la garde nationale ont été mobilisés à Washington, dont le centre était verrouillé tôt vendredi, par crainte de nouvelles violences en lien avec l’investiture de Joe Biden, le 20 janvier.

    • on retrouve dans divers medias américains le fait que les enquêtes fédérales semblent converger vers la même conclusion : un groupe d’énervés était vraiment là pour en découdre et trucider du parlementaire :

      https://www.politico.com/news/2021/01/15/feds-edge-closer-to-sedition-charge-459573

      Mais en même temps c’est étonnant. C’est le truc qui était en haut des titres du washington post, du new-york times aussi en début de journée, et qui disparaît au fil des heures...

      En gros ils additionnent les trois gus QAnon qui se targuent d’avoir rencontré des représentants républicains pour organiser le coup du capitole, plus le fait qu’untel avait des colliers plastiques permettant de menotter dans l’enceinte du capitole, plus le fait que les flics aient confisqué plein d’armes à feu (ce qui au étaits-unis n’est pas le truc très original).

      Au bout du bout ça fait pas encore corps j’ai l’impression.

    • États-Unis.Des dizaines d’émeutiers du Capitole étaient surveillés pour risque terroriste
      https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-des-dizaines-demeutiers-du-capitole-etaient-survei

      Alors que les arrestations liées à l’assaut du 6 janvier contre le Capitole se multiplient, le Washington Post révèle que des dizaines de manifestants pro-Trump étaient sur une liste de surveillance du FBI pour terrorisme. La plupart sont des #suprémacistes blancs.

      Selon des sources interrogées par le Washington Post et familières avec l’enquête du FBI dans ce dossier, “la plupart des personnes sur la liste de surveillance présentes à Washington ce jour-là sont des suprémacistes blancs présumés, dont la conduite passée a tellement alarmé les enquêteurs que leurs noms avaient déjà été saisis dans la base de données nationale de dépistage du terrorisme”.

      D’anciens et d’actuels responsables de la sécurité intérieure ont confié au journal que “la présence en un seul endroit de tant d’individus ainsi fichés est un autre exemple de l’échec des services de #renseignements qui a précédé l’attaque mortelle de la semaine dernière, qui a poussé les législateurs à s’enfuir pour sauver leur vie”.

      Ces révélations surviennent après la publication d’un autre article de l’influent quotidien. Ce dernier raconte l’échec du FBI à intervenir malgré un rapport interne faisant état de discussions en ligne au sujet d’une attaque contre le Congrès. Le Washington Post est d’avis que ces divulgations “soulignent les limites de ces listes de surveillance”, qui contiennent des centaines de milliers de noms, car “le fait d’inscrire le nom d’une personne sur la liste de surveillance ne signifie pas qu’elle sera surveillée en permanence, ni même la plupart du temps”.

      Des dizaines d’individus ont été arrêtés jusqu’ici en rapport avec l’assaut contre le Capitole, rappelle le journal, mais il reste à déterminer s’ils figuraient sur la liste de surveillance pour terrorisme. Des responsables américains du FBI et du ministère de la Sécurité intérieure “sont aux prises avec d’épineuses questions touchant la race, le terrorisme et les droits sur la liberté d’expression, alors que certains enquêteurs se demandent s’il aurait pu être fait davantage pour prévenir la violence de la semaine dernière”.

    • sur la préparation de l’assaut à l’avance :

      https://www.politico.com/news/2021/01/14/lawmakers-capitol-attackers-legal-459519

      Rep. Mikie Sherrill (D-N.J.) sent a letter Wednesday formally asking the Capitol Police and congressional officials to investigate the tours, which she said were unusual. In a Facebook video, she said the visits amounted to “a reconnaissance of the next day.”

      “The tours being conducted on Tuesday, January 5, were a noticeable and concerning departure from the procedures in place as of March 2020 that limited the number of visitors to the Capitol,” Sherrill and 33 colleagues wrote. “The visitors encountered by some of the Members of Congress on this letter appeared to be associated with the rally at the White House the following day.”

      Sherrill suggested that access raised the possibility that the visitors were casing the building for the assault that unfolded the next day.

      “Members of the group that attacked the Capitol seemed to have an unusually detailed knowledge of the layout of the Capitol Complex,” she wrote. “Given the events of January 6, the ties between these groups inside the Capitol Complex and the attacks on the Capitol need to be investigated.”

    • Capitole : un assaut spontané ? Pas si sûr - Le Capitole envahi par des pro-Trump - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/dossiers/le-capitole-envahi-par-des-pro-trump/les-questions-se-multiplient-sur-le-caractere-spontane-de-l-assaut-cont

      Des colonnes d’attaquants disciplinés, une femme criant des instructions au mégaphone, des visites suspectes du bâtiment la veille : les questions se multiplient sur le niveau de préparation de l’assaut du 6 janvier contre le Capitole et la possibilité de complicités à l’intérieur de l’institution.

      Les experts ont souligné que les violences du 6 janvier étaient globalement chaotiques, désorganisées et typiques d’une émeute spontanée. Mais les vidéos, photos et communications analysées depuis ces violences menées par des partisans de Donald Trump suggèrent un niveau inquiétant de préparation.

      Sur une vidéo, une douzaine d’hommes vêtus d’un attirail militaire grimpent, par exemple, en file indienne les marches du Capitole, traversant la foule des manifestants jusqu’aux portes du bâtiment.

      Et à l’intérieur, plusieurs hommes ont été photographiés portant des liens en plastique pouvant être utilisés comme des menottes, ce qui a été interprété comme une potentielle volonté de prendre des otages.

      Oui, quelqu’un à l’intérieur du bâtiment a été complice
      Plusieurs élus ont, par ailleurs, remarqué que les manifestants pro-Trump qui ont vandalisé le bureau de Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, semblaient familiers du bâtiment, qui tient pourtant du labyrinthe. « Ils savaient où aller », a déclaré le démocrate James Clyburn. « Oui, quelqu’un à l’intérieur du bâtiment a été complice », a-t-il ajouté.

      « Signes de coordination »
      Une quinzaine de personnes ont été arrêtées et le ministère de la Justice a prévenu que plus de 200 autres pourraient être inculpées. Mais la justice n’utilise pas les termes « conspiration » ou « complot » pour décrire les violences du 6 janvier.

      Ce vendredi, Michael Sherwin, procureur de Washington qui supervise l’enquête, a indiqué qu’elle révélait des « signes de coordination », notamment des communications entre ceux qui étaient à l’intérieur du bâtiment et ceux à l’extérieur.

      Découvrir s’il y avait une « structure de commandement globale » et des équipes organisées est la « priorité n°1 » des enquêteurs, a-t-il insisté.

      « Cela va prendre des semaines, si ce n’est des mois pour découvrir les réelles motivations de certains de ces groupes », a-t-il dit. Mais « il n’y a pas de preuve à ce stade de l’existence d’équipes chargées de tuer ou capturer, voire d’assassiner ».

      « Visites de reconnaissance » la veille
      L’élue démocrate Mikie Sherrill a affirmé que des groupes de partisans de Donald Trump avaient effectué des « visites de reconnaissance » du Capitole la veille, des visites qu’elle a qualifiées de « suspectes ».

      « Ces visiteurs n’ont pu avoir accès au complexe du Capitole que par l’intermédiaire d’un élu ou d’un employé du Congrès », a-t-elle noté dans une lettre ouverte à la police du Capitole.

      Une vidéo attire particulièrement l’attention. On y voit plusieurs manifestants qui se regroupent dans une pièce du Capitole pour décider de la suite à donner après avoir réussi à pénétrer dans le bâtiment.

      Une femme arborant un chapeau rose donne des instructions au mégaphone à ceux qui ont pu pénétrer dans le bâtiment, à travers une vitre brisée. « Il y a deux portes dans l’autre pièce. Une à l’arrière et une à droite quand vous entrez », lance-t-elle. « Il faudra vous coordonner si vous voulez prendre ce bâtiment ».

      Signes de « terrorisme »
      Mais pour Matthew Feldman, du centre de réflexion britannique Center for Analysis of the Radical Right, cela ne suffit pas pour parler d’opération planifiée ou de conspiration. « Les manifestants n’apparaissaient pas organisés, mais il est clair que dans la foule, il y en avait certains qui étaient organisés », estime-t-il, notant la présence de membres de groupes d’extrême droite connus pour leur violence comme les Three Percenters, Oath Keepers et les Proud Boys.

      D’après lui, leur présence, la découverte de bombes artisanales non loin de là, les menaces verbales et les appels à capturer des élus du Congrès représentent des signes de « terrorisme ». « Il y avait une foule d’émeutiers (…) et au milieu, il y avait des terroristes intérieurs » qui étaient « clairement en train de planifier quelque chose ».

      Ce vendredi, Nancy Pelosi elle-même a paru donner crédit à une coordination d’émeutiers. « Si, en fait, il s’avère que des membres du Congrès ont été complices de cette insurrection, s’ils ont aidé et encouragé ce crime, il pourrait y avoir des mesures prises au-delà du Congrès, en matière d’inculpations », a-t-elle dit.

  • VERS UNE VRAIE POLICE DE LA PENSÉE ! Souriez, vous êtes fichés
    https://www.youtube.com/watch?v=kvUZZ6lJxQ8

    Depuis longtemps, police et gendarmerie disposent de fichiers sur les « populations dangereuses ». Mais, discrètement, Macron et Darmanin, avec trois nouveaux décrets, viennent d’étendre le contrôle aux « opinions politiques » ainsi qu’aux « convictions philosophiques et religieuses », et non plus seulement aux « activités ». Taha Bouhafs a rencontré Arthur Messaud, juriste à la Quadrature du Net, qui en décrypte le contenu. Un entretien à retrouver sur le site de Là-bas : (...)

    #religion #profiling #surveillance #syndicat #activisme #LaQuadratureduNet

    • A compléter avec cette intervention un peu plus longue de Arthur Messaud chez Le Media : LE GOUVERNEMENT VA FICHER VOS OPINIONS POLITIQUES
      https://www.youtube.com/watch?v=EGy0p93K2kA

      Lors de son interview à Brut, début décembre, Emmanuel Macron déclarait qu’il ne laisserait personne dire que les libertés étaient réduites en France. Pourtant, quelques heures plus tôt, trois décrets liberticides étaient publiés en toute discrétion au Journal Officiel. Ces textes, révélés par nos confrères de Next INpact, modifient très largement le cadre législatif du fichage de la population.

      Les trois décrets permettent ainsi de ficher les opinions politiques, l’orientation sexuelle, les données de santé, la pratique sportive, le comportement religieux ou encore les activités sur les réseaux sociaux des personnes « susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, à l’intégrité du territoire, ou des institutions de la République ».

      Derrière cette notion large : une réalité inquiétante, les manifestants, qu’ils soient pacifistes ou non, mais également tout leur entourage, pourront être fichés.

      Cette offensive sécuritaire, menée par Darmanin, pose les fondements d’une société de surveillance. Le ministre de l’Intérieur assume les ambitions du gouvernement : la France doit devenir la vitrine mondiale de l’industrie policière et militaire d’ici les Jeux Olympiques de 2024.

      Pour en discuter, LeMédia reçoit Arthur Messaud, juriste à la Quadrature du Net. Pour ce spécialiste, « les conséquences de ces fichages sont dramatiques pour les personnes qui veulent travailler dans les services publics, dans les aéroports ou auprès des enfants. Il y a de grandes craintes que le poste soit refusé à celles et ceux qui ont été fichés comme ayant participé à toutes les manifestations, tous les samedis ».

      L’analyse complète de la Quadrature sur ces trois décrets : https://www.laquadrature.net/2020/12/08/decrets-pasp-fichage-massif-des-militants-politiques

      #fichage #Edvige #police_politique #renseignements

  • Cellule de renseignement Demeter : quand la gendarmerie se met au service de l’agro-industrie - Basta !
    https://www.bastamag.net/cellule-de-renseignement-Demeter-lutte-agribashing-quand-la-gendarmerie-se

    Voilà bientôt un an qu’une cellule de renseignement a été mise en place par le ministère de l’Intérieur, dédiée aux « atteintes au monde agricole », en partenariat avec la FNSEA, le syndicat majoritaire. Les « actions de nature idéologique » sont dans le viseur et plusieurs militants écologistes ont déjà été inquiétés. Critiquer le modèle agro-industriel et ses pollutions deviendra-t-il un délit ?

    #DEMETER #gendarmerie #renseignements #FNSEA #répression #criminalisation_des_luttes

  • Quand les services de renseignement diabolisent une action de préservation de la forêt - Basta !
    https://www.bastamag.net/foret-coupe-rase-action-de-preservation-ecologie-services-de-renseignement

    En Corrèze, une association a tenté d’acquérir tout à fait légalement un bout de forêt, pour en préserver l’écosystème et la protéger des coupes rases. Mais c’était sans compter sur les services des renseignements et la gendarmerie qui ont fait capoter le projet, en agitant l’opportune et fantasmatique figure du « zadiste anarchiste écologiste ». La forêt n’y a pas survécu.

    .../...

    Contacté par téléphone, puis rencontré chez lui à sa demande, l’ancien maire, vendeur de la parcelle, nous raconte que, quelques jours avant la conclusion de la vente, il aurait reçu une visite impromptue à son domicile : « Trois gendarmes en uniforme et deux agents des renseignements territoriaux ». « Les renseignements se sont déplacés pour dire : "Il s’agirait en réalité d’activistes, des anarchistes écologistes, qui vont amener des nuisances dans la région, surtout il ne faut pas les laisser venir", raconte-t-il. Je leur ai dit que je n’ai rien à voir avec cette association, que je suis juste vendeur d’une parcelle et que la notaire m’a certifié que ces gens étaient fiables. Je n’avais rien contre eux, mais les services de la préfecture s’en sont mêlés, il y a eu des pressions. Attention, personne ne m’a empêché de vendre, mais on m’a conseillé de… [air entendu] »

    #renseignements #gendarmerie #délit_d'opinion #forêts

  • Déconfinement : le renseignement craint une deuxième vague de Gilets jaunes - Le Point
    https://www.lepoint.fr/societe/deconfinement-le-renseignement-craint-une-deuxieme-vague-de-gilets-jaunes-13

    Dès la fin du #confinement, le 11 mai, des #militants qui se réclament du mouvement des Gilets jaunes ont tenté de se rassembler, notamment à #Paris. Les mesures de déconfinement prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire proscrivent pourtant ce type de regroupements. Le Service central du renseignement territorial (#SCRT) qui suit les mouvances #politiques radicales n’a pas été surpris pour autant.
    [...]
    Aux #Renseignements, on pointe une possible récupération du mouvement des Gilets jaunes par plus radicaux encore. « Les #mouvances #contestataires #radicales espèrent plus que jamais pouvoir tirer profit de la crise sanitaire liée à la pandémie du #Covid-19 comme elles l’avaient fait de la crise des #Gilets_jaunes qui était devenue, au fil des semaines, une contestation antisystème, tant sur le plan des #revendications que sur celui des modes opératoires, de plus en plus violents. »

  • La #Suisse sous couverture - Agents infiltrés (1/5)

    En 1955, les #services_de_renseignement américains et l’entreprise suisse #Crypto_AG concluent un accord confidentiel qui permettra l’#espionnage des communications de 130 pays. Durant des décennies, un pan de l’industrie helvétique sera impliqué dans ces activités, malgré la « #neutralité » du pays et avec la bénédiction du Conseil fédéral.

    https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-agents-infiltres-15?id=10868165

    #histoire #USA #guerre_froide #Crypto #William_Friedman #cryptographie #technologie #espions #renseignements #Boris_Hagelin #neutralité #espionnage #affaire_Buehler #Hans_Buehler #Nora_Makabee #BND #Siemens #Loèches #Valais

    ping @simplicissimus @etraces

    • La Suisse sous couverture - Les grandes oreilles de la Confédération (2/5)

      A #Loèche, #Swisscom, le Département fédéral de la défense et des entreprises privées proches de la #National_Security_Agency (#NSA) gèrent un parc d’antennes pour les communications satellitaires entre la Suisse et l’étranger. En l’an 2000, ce site stratégique devient la porte d’entrée privilégiée de Washington pour espionner les communications dans le monde entier.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-les-grandes-oreilles-de-la-confederation-25-?id=108681
      #neutralité #télécommunication #satellites #ONYX #services_de_renseignement #USA #Etats-Unis #Jean-Paul_Rouiller #signalhorn #Treasure_Map serveurs_clandestins #déni

    • La Suisse sous couverture - #Genève, nid d’espions (3/5)

      Des salons de l’#ONU truffés de micros, des antennes camouflées dans les missions diplomatiques et des agents russes ou américains infiltrés partout... A Genève, où Edward Snowden travaillait pour la #CIA, le petit monde du renseignement grenouille discrètement et les espions chassent en meute.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-geneve-nid-despions-35?id=10868210
      #Snowden #Nations_Unies #Special_collection_service (#SCS) #organisations_internationales #système_d'écoute #site_C #Wiesbaden #Fort_Meade #NSA #Russie

    • La Suisse sous couverture - Le secret bunker suisse (4/5)

      Nos données numériques personnelles sont une mine d’or d’informations qu’il faut protéger des regards indiscrets. En Suisse, une législation déficiente – elle date de 1992 – permet à des puissances étrangères d’accéder à ces données. Dans le dossier du « big data », c’est la souveraineté de la Confédération qui est en jeu.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-le-secret-bunker-suisse-45?id=10868236

      #big_data #données_numériques #coffre-fort_numérique #réduit_national_4.0 #stockage #RGPD #protection_des_données #cloud_act

    • La Suisse sous couverture - Crypto révolution (5/5)

      D’un côté, Google et consorts contrôlent les canaux et le stockage de l’information. De l’autre, une puissante mouvance de hackers tente de rendre cette information publique, en piratant des systèmes informatiques. L’enjeu de cette guerre ? La défense de libertés fondamentales, aussi bien sur internet que dans la société.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-crypto-revolution-55?id=10868255

      #activisme #résistance #hackers #Digital_Gesellschaft #droits_humains #chaos_computer #club #surveillance #économie_de_la_surveillance

    • La CIA s’est servie d’une entreprise suisse pour espionner plus de 100 pays

      Une affaire d’espionnage secoue la Suisse : pendant des décennies, les services de renseignement américains et allemands ont secrètement utilisé une entreprise suisse et sa technologie pour espionner de nombreux États. Que savaient les autorités suisses à ce sujet ?

      Vue de l’extérieur, la firme zougoise Crypto AG était une entreprise suisse sérieuse, spécialisée dans la technologie de pointe. Elle fabriquait un produit peu utilisé par la plupart des gens : des appareils de chiffrement. Ses clients étaient des États ainsi que leurs armées et services secrets voulant rendre leurs communications secrètes illisibles, c’est-à-dire les crypter ou les chiffrer.

      Cependant, Crypto AG n’était une entreprise normale et respectant les valeurs ayant cours en Suisse que côté pile. Côté face, elle possédait une structure cryptique – au sens propre – car ses propriétaires agissant dans l’ombre étaient, à partir de 1970, l’agence centrale de renseignement américaine (CIA) et le service de renseignement allemand (BND). Les deux services secrets firent en sorte que la technologie de cryptage « swiss made », réputée infaillible, soit munie d’une porte dérobée.

      Grâce à ces manipulations ciblées, la CIA et le BND ont pu espionner 148 États – ennemis ou alliés – pendant des dizaines d’années. Tous ces pays avait investi des millions pour obtenir la technologie de ce pays neutre et digne de confiance qu’était la Suisse. Autrement dit, ils ont payé eux-mêmes les appareils qui les ont trahis.

      Les faits ont été dévoilés à la mi-février par la télévision suisse alémanique SRF, la chaîne allemande ZDF et le « Washington Post » à l’issue d’une enquête commune. L’équipe de recherche s’est appuyée sur des dossiers de la CIA qu’on lui a fait passer en douce, et sur des entretiens avec d’anciens employés de Crypto AG et leurs proches.

      L’ampleur du « coup du siècle des services secrets » – ce sont les termes de la CIA – paraît énorme. L’affaire met en lumière les tensions de l’époque de la guerre froide. La complicité de la CIA et du BND éclaire d’un nouveau jour bon nombre d’événements historiques de ces 50 dernières années. Jusqu’où faut-il réécrire l’histoire mondiale récente ? Seule une étude approfondie des CryptoLeaks le déterminera. L’histoire suisse doit-elle, elle aussi, être révisée ? C’est la question qui fait tant de vagues aussi en Suisse. On se demande ce que les autorités suisses savaient, et si l’État suisse était au courant des agissements des services de renseignement étrangers sur son sol et les a couverts.
      « Le programme a dépassé les espérances les plus folles »

      Dans quelle mesure les activités d’espionnage de la CIA et du BND, s’appuyant sur la technologie truquée de l’entreprise Crypto AG, ont-elles abouti ? Le succès des espions est toujours un échec pour ceux qui en sont victimes : la réponse dépend donc du point de vue adopté. Celui de la CIA, d’après les sources publiées, est le suivant : « Cela a été le projet d’espionnage à la fois le plus productif et le plus long depuis la Seconde Guerre mondiale. » Ainsi, entre 80 et 90 % des communications secrètes de l’Iran ont pu être déchiffrées. D’après la source de la CIA, « le programme a dépassé les espérances les plus folles de ses inventeurs. »

      Ces écoutes ont permis aux États-Unis d’influencer l’issue de tous les grands conflits ou presque à leur profit. Un exemple : selon l’état actuel des sources, le coup d’État militaire au Chili (1973) a été soutenu par les États-Unis sur la base des écoutes. En même temps, la CIA et le BND ont épié les conversations du régime militaire alors parvenu au pouvoir et n’ont donc jamais rien ignoré des méthodes de persécution et de torture qui coûtèrent la vie à 30 000 opposants au régime.
      Beaucoup de questions, premières réponses

      Les révélations sur Crypto AG font beaucoup de vagues, mais il n’est pas encore possible d’en tirer des conclusions définitives. Les grandes questions qu’elles posent esquissent cependant la portée de l’affaire pour la Suisse.

      Pourquoi la CIA et le BND ont-ils utilisé la couverture discrète d’une entreprise suisse ?

      Crypto AG a été fondée en 1952 par le cryptologue suédois Boris Hagelin. Il n’a pas implanté son entreprise en Suisse par hasard : « Lorsqu’on travaillait dans un domaine aussi sensible que la cryptographie, il valait mieux rechercher la protection d’un pays neutre mais faisant preuve de peu de scrupules moraux », indique la source de la CIA. Boris Hagelin a vendu son entreprise en 1970 à une société-écran de la CIA et du BND.

      Ce sont la CIA et le BND qui se sont livrés à ces activités d’espionnage. Pourquoi l’affaire est-elle perçue en Suisse comme un scandale « suisse » ?

      Du point de vue suisse, il est déterminant de savoir si les autorités du pays connaissaient les intentions, le modus operandi et la portée des activités d’espionnage, et si elles les ont tolérées, voire même favorisées.

      Des employés de Crypto AG soupçonnèrent que des puissances étrangères s’étaient immiscées dans les rouages de leur parfaite technique. Ils en ont informé la justice suisse. Que s’est-il passé ensuite ?

      Il est prouvé qu’au milieu des années 1970, un employé a informé des instances officielles que les appareils vendus étaient « dotés de générateurs de clés manipulés permettant aux services d’espionnage allemands et américains de déchiffrer les messages » : c’est ce que dit une fiche des Archives fédérales du 24 juillet 1977. Le problème est que les dossiers relatifs à cette fiche ont en partie disparu…

      La police fédérale suisse a enquêté sur la base de ces accusations, mais sans résultat. Des témoins de l’époque affirment aujourd’hui que les interrogatoires menés par la police ne l’ont été que « pour la forme »...

      Toute l’affaire ne sent-elle pas un peu le réchauffé de l’époque de la guerre froide ?

      Il est vrai que les premières accusations ont été lancées au milieu des années 1970. Et que Hans Bühler, ancien employé de Crypto, a accusé ouvertement son entreprise de collaborer avec des services secrets étrangers (Hans Bühler, soupçonné d’espionnage, a passé neuf mois dans une geôle iranienne, et a publié ses accusations dans un livre paru en 1994). Mais toute la portée de l’affaire n’éclate au grand jour que maintenant, car des preuves ont été fournies par des sources de la CIA. De plus, les activités d’espionnage ont perduré jusqu’en 2018, soit bien après la fin de la guerre froide. Le BND s’en est toutefois retiré en 1993 déjà, à la suite de la réunification de l’Allemagne.

      Dans l’état actuel des connaissances, que savait le Conseil fédéral de ces activités d’espionnage ?

      C’est une question clé. On ne sait pas encore dans quelle mesure des conseillers fédéraux étaient au courant de ces activités. Les documents de la CIA impliquent l’ancien conseiller fédéral Kaspar Villiger (PLR). Aujourd’hui âgé de 79 ans, ce dernier nie vigoureusement avoir été informé des détails.

      Pourquoi est-ce si important de savoir si le Conseil fédéral était au courant des activités d’espionnage ?

      S’il devait s’avérer que le Conseil fédéral, ou certains conseillers fédéraux, connaissaient ces activités d’espionnage, des questions sérieuses se posent : le gouvernement les a-t-il tolérées ? Ou les a-t-il couvertes ? A-t-il accepté que la neutralité suisse serve de leurre ? Et si la Suisse a été complice, a fermé les yeux ou couvert les faits : comment justifier l’espionnage contre des pays belligérants lorsqu’on affiche une politique de neutralité ?

      Comment le Conseil fédéral et le Parlement réagissent-ils à l’affaire ?

      La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, a dit très tôt que le gouvernement allait réunir tous les faits et était favorable à une enquête. La ministre de la Défense Viola Amherd a confirmé que son département abrite des documents laissant penser que son prédécesseur Kaspar Villiger était au courant. Désormais, l’affaire fait l’objet d’une enquête de la Délégation des Commissions de gestion des chambres fédérales. Cet organe de contrôle entend déterminer ce que la Suisse savait de ces activités d’espionnage, et si les renseignements suisses en ont même éventuellement même.

      L’affaire des CryptoLeaks met-elle en péril le rôle actuel de la Suisse ?

      La Suisse joue un rôle d’intermédiaire dans de nombreux conflits. Elle propose même ses « bons offices » dans les régions du monde sous tension. Ainsi, elle joue actuellement le « rôle du facteur » entre les États-Unis et l’Iran. La Suisse ne peut endosser ce rôle diplomatique que si sa crédibilité d’État neutre est intacte. C’est précisément cette crédibilité qui est en jeu maintenant. Ajoutons que l’Iran a été particulièrement touché par l’espionnage permis par la technologie « swiss made » truquée et vendue par le représentant de Crypto, Hans Bühler.

      Ce sont les États-Unis et l’Allemagne qui ont espionné d’autres pays. Pourquoi la réputation de la Suisse en souffrirait-elle ?

      L’avenir dira si la perception extérieure de la Suisse a subi des dommages. Mais la perception intérieure de la Suisse est de toute façon affectée : l’image de pays neutre à laquelle tiennent tant de Suisses est endommagée. L’affaire des CryptoLeaks pourrait jeter un discrédit total sur la neutralité suisse (voir aussi le commentaire de notre invité, p. 15).

      Crédibilité, confiance, image de soi : ce sont des facteurs subjectifs. L’affaire menace-t-elle aussi des intérêts économiques tangibles ?

      La Suisse possède une branche technologique en plein essor, qui dépend aussi de l’image de marque du pays. De plus, la Suisse souhaite se vendre comme une « place numérique propre », et promeut une initiative internationale dans le domaine de l’éthique. L’affaire des #CryptoLeaks tombe très mal.

      https://www.revue.ch/fr/editions/2020/03/detail/news/detail/News/la-cia-sest-servie-dune-entreprise-suisse-pour-espionner-plus-de-100-pays

  • [video] « Revenants du #Rojava ». Après André Hébert, c’est au tour de Qandil Azad d’atomiser le communiqué de presse de la #DGSI transmis par Matthieu Suc et Jacques Massey via Mediapart. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’y a eut visiblement AUCUNE enquête !
    https://vimeo.com/358423018

    Il ajoute des sources et deux autres réponses parues sur @lundimatin :

    Réponse de André Hebert :
    https://lundi.am/Andre-Hebert-ancien-volontaire-du-Rojava-repond-a-Mediapart

    Réponse de Corrine Morel Darleux :
    https://lundi.am/Mediapart-et-le-Rojava-la-DGSI-en-embuscade

    Qui est Henry Krasucki :
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Henri_Krasucki

    Mort de Gabar légionnaire :
    https://rojinfo.com/gabar-legionnaire

    Cérémonie d’hommage à Kendal Breizh :
    https://20minutes.fr/monde/2235479-20180311-bretagne-hommage-rendu-kendal-breizh-combattant-breton-tu

    Ravachol mytho et balance :
    https://kurdistan-au-feminin.fr/2019/03/29/ravachol-mediatisation-de-la-mediocrite-et-tribune-pour-une-bar

    Pour rappel, l’article de @mediapart : https://seenthis.net/messages/799620

    #renseignements #guerre #Daesh #terrorisme #mythe #ennemi_interieur

    • Qandil Azad vient de transmettre la triste information suivante :

      Jamie Janson s’est suicidé mercredi dernier.
      Membre des YPG, il avait participé à plusieurs opérations en Syrie, contre Daesh ainsi que contre l’État turc, à Afrin.
      Il n’est pas impossible que les poursuites contre lui (comme contre d’autres volontaires) des autorités britanniques et l’absence de fait de soutien psycho-social aient pu conduire à un tel geste.
      Il s’agit du 6eme volontaire international des YPG qui ait mis fin à ses jours.
      (Texte du camarade Stéphane Barth)

      #suicide #veterants

    • « Revenants » du Rojava : Mediapart face aux critiques

      L’enquête de Mediapart sur "les revenants du Rojava qui inquiètent les services de renseignement" a suscité un tollé sur le site Lundi matin, où plusieurs militants pointent "une enquête biaisée" relayant sans distance les vues de la DGSI. Mediapart, qui reconnaît une erreur, a modifié son article. Un des coauteurs de l’enquête nous répond.

      "Ces revenants du Rojava qui inquiètent les services de renseignement". C’est le titre d’une enquête de Mediapart qui a fait s’étrangler une partie de la gauche libertaire ces derniers jours. Publiée le 1er septembre, l’enquête s’intéresse aux quelques militants français partis combattre Daech aux côtés des Kurdes dans l’enclave autonome du Rojava.

      En février 2018, nous consacrions une émission à cette expérimentation politique complexe, qui s’élabore sur ce territoire kurde du nord de la Syrie.
      Un territoire où les combattants des milices kurdes YPG (les Unités de défense du peuple) ont été rejoints par une foule hétéroclite d’Occidentaux venus prendre les armes contre l’Etat islamique, dont certains voient dans le Rojava, son organisation autonome et sa constitution (droit des minorités, égalité des sexes), le moteur d’une révolution sociale. Mais l’angle choisi par Mediapart est tout autre.

      Les journalistes Jacques Massey, spécialisé dans les questions de sécurité, et Matthieu Suc, qui suit les affaires de terrorisme pour Mediapart, ont entrepris de raconter la façon dont les services de renseignement perçoivent le retour en France de ces quelques militants français : comme "une menace". L’enquête fait la part belle aux déclarations de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure, fusion des RG et de la DST) et aux confidences d’agents des services qui agitent le spectre du risque de "passage à l’acte" que constituerait le retour en France de ces "militants d’ultragauche", ayant suivi "une formation militaire au Rojava".
      En introduction de son enquête, Mediapart résume : "Certains d’entre eux voudraient passer à l’acte en France. Les services ont la conviction que l’homme ayant tiré sur un hélicoptère de la gendarmerie lors de l’évacuation de NotreDame-des-Landes était un vétéran du Rojava."

      Lundi matin : "la dgsi en embuscade"
      Depuis sa parution, l’article de Mediapart n’en finit plus de susciter un tollé. En deux jours, le site de gauche radicale Lundi Matin a publié pas moins de trois contenus pour dénoncer une "enquête biaisée" relayant sans distance la voix de la DGSI.
      Lundi 4 septembre, Lundi Matin publie "Mediapart et le Rojava, la DGSI en embuscade ?", une tribune signée de Corinne Morel Darleux, conseillère régionale de Rhône-Alpes (ex-France insoumise et ex-secrétaire nationale du Parti de Gauche). Elle éreinte l’enquête du site d’information, qui selon elle "livre un dossier à charge, clé en main" avec "tout l’attirail de l’« ultra-gauche » fantasmée par la DGSI".
      Dans les heures qui suivent, Lundi matin enchaîne avec un article signé de la rédaction, expliquant : "Si Mediapart est connu pour la rigueur, la qualité et la précision de ses enquêtes, celle de Matthieu Suc et Jacques Massey, rubriquée dans la section « terrorisme » du site, nous est apparue pour le moins légère si ce n’est même salement biaisée." A l’appui de ces propos, le site, qui s’est entretenu avec des ex-volontaires du Rojava, apporte des éléments de contre-enquête factuels qui vont être étayés dans les heures qui suivent par la publication d’une troisième article : une tribune d’André Hébert, ancien volontaire du Rojava, le seul nommément cité dans l’article de Mediapart, et qui pointe lui aussi une "narration anxiogène" et un "article insultant, plein d’insinuations et de rumeurs" qui selon lui "a tout l’air d’une commande de la DGSI aux journalistes de Mediapart." Suite à cette salve d’articles, interpellé sur Twitter, le journaliste Mathieu Suc a reconnu une "erreur matérielle" (voir ci-dessous) et procédé à une mise à jour de l’article. Nous passons en revue les principaux points de discorde et les réponses que nous a apportées Matthieu Suc. des services qui soufflent le chaud et le froid.
      Avec cet article, Mediapart a donc choisi de s’intéresser aux suspicions du renseignement à l’égard de ces militants. Soit. Le site nous en prévient assez tôt dans l’article : "Ces derniers mois, les services de renseignement se sont inquiétés à plusieurs reprises de « la menace » représentée selon eux par ces « activistes d’ultragauche », qu’ils soient militants marxistes ou anciens zadistes, de retour du Rojava." Mediapart rapporte en effet que les services surveillent ces militants très en amont "si d’aventure certains revenants du Rojava passaient à l’acte." Le profil de ces militants poserait "un important problème sécuritaire". En cause, " la formation militaire qu’ils y ont acquise", écrit Mediapart, qui précise : "Dans le lot, certains ont même suivi une formation aux explosifs." Ces militants partis combattre Daech aux côtés des unités de combat kurdes, arabes et yézidies menaceraient donc la France ? A l’appui, Mediapart cite "un haut gradé" qui souffle le chaud et le froid : ces militants "se constituent en cellules que l’on pourrait qualifier de préterroristes", affirme-t-il, tout en ajoutant aussitôt : "Et c’est tout. Même si cela reste une préoccupation, la violence exprimée par ces militants ne s’est pas pour l’heure matérialisée." C’est-à-dire ? La DGSI, citée par Mediapart, est tout aussi peu claire : "Les membres de l’ultragauche n’ont pas encore franchi la ligne ténue qui les sépare du terrorisme". Soulagement ? Pas si vite. Car, si l’on en croit "un haut gradé d’un service de renseignement" dont Mediapart rapporte là encore les propos : "La menace que certains d’entre eux peuvent faire peser sur les institutions françaises, sur les forces de l’ordre, est une préoccupation générale et constante."

      Mediapart : "Notre erreur est incontestable"

      Mais quid de la dite "menace" ? Très tôt dans l’article, les journalistes de “Mediapart” l’accréditent, en avançant que la justice partagerait elle aussi cette suspicion. Ainsi Mediapart écrit : "Ce « savoir-faire » est suspecté de pouvoir servir « dans le cadre d’actions violentes de l’ultragauche révolutionnaire », selon les termes d’une décision de justice rendue en décembre 2016, qui privait un militant de son passeport et l’empêchait de repartir sur zone." Seulement voilà, il n’y pas eu de décision de justice contre les combattants français. C’est même l’inverse. Ce que Mediapart a pris ici pour une décision de justice est en réalité un arrêté du ministère de l’Intérieur. Qu’est-ce que ça change ? "Le problème, ici, c’est que l’arrêté a été contesté mais surtout annulé, par une décision de justice cette fois-ci", rappelle Lundi Matin, qui produit l’arrêté ainsi que la véritable décision du tribunal administratif de Paris. Lequel estimait, le 31 mars 2017, que les "éléments ne suffisent pas à démontrer que les convictions et engagements politiques de M. XXX sont susceptibles de le conduire à porter atteinte à la sécurité publique lors de son retour sur le territoire français." En d’autres termes, loin d’établir sa dangerosité, la justice a au contraire donné raison au militant, ordonné que son passeport lui soit restitué et condamné l’Etat à lui verser la somme de 1000 euros. "Bref, une toute autre histoire que celle racontée par la DGSI, Matthieu Suc et Jacques Massey", raille Lundi matin.
      Interpellé sur Twitter, Matthieu Suc parle d’une "erreur matérielle". Dans la foulée, sur Mediapart, le passage en question est corrigé et une mise à jour renvoie désormais à l’article de Lundi matin. "Notre erreur est incontestable. D’autant que la condamnation du ministère de l’Intérieur par le tribunal administratif est assez sévère", reconnaît d’emblée Matthieu Suc auprès d’Arrêt sur images, en expliquant, au sujet des documents sortis par Lundi matin, qu’il aurait été "ravi de les mettre dans l’enquête".
      Le plaignant, lui, n’a pas tardé à se manifester après la parution de l’enquête. Le militant "blanchi" par la justice, "c’est moi" explique ainsi l’ex-volontaire du Rojava, André Hébert, dans la tribune parue le 4 septembre sur Lundi matin. Il a rencontré un des deux journalistes. Hébert explique qu’il lui avait pourtant proposé d’avoir accès à ce jugement, ce que le journaliste a refusé. "Oui, on aurait dû prendre connaissance de ce document à ce moment-là", reconnaît Suc auprès d’Arrêt sur images, sans apporter plus d’explications. Si pour Hébert le contresens manifeste de Mediapart sur la décision de justice est "l’erreur la plus grossière" de l’enquête, ce n’est pas le seul point qui a fait tiquer les militants. un ancien du rojava attaque un hélico de la gendarmerie ?
      Toujours à l’affût de "la menace" que représenteraient les anciens du Rojava, et juste après avoir expliqué à tort que la justice la considérerait comme fondée, les auteurs écrivent : "Cette crainte qu’inspirent les militants d’ultragauche de retour du front syrien se serait matérialisée le 9 avril 2018". Tout du moins, "à en croire les services de renseignement", précise l’article. Et Mediapart de rappeler que ce jour là, à Notre-Dame-des Landes, "un hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie nationale essuie plusieurs tirs de fusée éclairante". Quel rapport avec les volontaires du Rojava ? "Sans pouvoir l’établir judiciairement, les services de renseignement ont la conviction d’avoir identifié l’auteur de cette attaque, un zadiste vétéran du Rojava."
      Dans sa tribune publiée sur Lundi matin, Corinne Morel Darleux écrit :"Nul besoin au demeurant d’être un « vétéran du Rojava » pour manier une fusée éclairante, une rapide recherche indique qu’elles sont vendues sur Internet pour les « soirées illuminées, fêtes nationales, départ en retraite, événements, fiançailles, mariage, baptême »."
      De son côté, Lundi matin considère que "si la mise en scène peut prêter à rire, les accusations n’en sont pas moins graves et sans autre fondement qu’une « conviction » que les services de renseignement reconnaissent être incapables d’établir judiciairement." Pour sa part, Matthieu Suc nous répond : "Je conçois que notre enquête puisse susciter de l’émotion et de la contestation. Mais si vous regardez bien, toutes les informations qui proviennent des services de renseignements, on les a mises dans la bouche des services de renseignement."

      Un "haut gradé croit savoir..."

      Ce que reprochent surtout Lundi matin, Morel Darleux et Hébert à Mediapart, c’est de relayer sans distance les convictions réelles ou supposées des services. Notamment au sujet des liens supposés entre les combattants du Rojava et des faits survenus en France. "Moins sanglante, la perspective d’une convergence des luttes avec la mouvance anarchiste, qui s’adonne depuis l’été 2017 à une activité incendiaire, inquiète", écrivent les journalistes, au sujet de "mystérieux incendiaires qui multiplient les actions de sabotage et de dégradation, en solidarité avec des anarchistes actuellement incarcérés en France et en Italie."

      Mediapart égrène la liste des forfaits : gendarmeries attaquées en 2017 à Limoges, Grenoble et Meylan, incendies de la radio France Bleu Isère et d’un relais radio à Grenoble en janvier 2019, de véhicules de la mairie à Paris en mars et d’un véhicule de l’armée lors du mouvement des Gilets jaunes à Saint-Nazaire. Quel rapport avec le Rojava et ses combattants français ? "Le choix de s’en prendre aux symboles de l’État et à ses forces de l’ordre épouse les objectifs de certains revenants du Rojava", écrit Mediapart qui à l’appui cite un "haut gradé" qui "croit savoir" que les volontaires de retour en France "sont en contact avec d’autres franges de l’ultragauche, dont les incendiaires qui sont des militants aguerris, déployant de solides techniques de clandestinité." Dans son article, Lundi matin tacle : "En tout cas, ce haut gradé n’a visiblement pas jugé utile de partager ses informations avec ses collègues enquêteurs, qui n’ont jusqu’à présent inquiété personne pour ces incendies."

      "Ce n’est pas du tout une commande des services"

      Plus généralement, Lundi matin estime au sujet de l’enquête que "l’action des services, ici, est d’ordre psychologique et éditorial : profiler une menace, convaincre qu’elle est bien réelle, imposer un imaginaire, des éléments de langage et une grille de lecture." Et d’ajouter : "La cible première, ce ne sont pas les volontaires qui reviennent du Rojava mais bien Mediapart et ses abonnés." Matthieu Suc récuse l’accusation de téléguidage, rappelant qu’il a publié plusieurs enquêtes à charge contre les renseignements. Suc l’assure : "Pour cette enquête, on a vu une dizaine de personnes, parmi eux certains qu’on pourrait qualifier de serviteurs de l’Etat à des degrés divers, mais aussi des gens qui sont de l’autre côté de la barrière." Il ajoute : "Au delà de ça, le plus important pour moi, c’est cette fameuse vidéo-communiqué où un petit nombre de militants appelle à frapper la France. " Dans cette vidéo diffusée en français, en avril 2018, par l’Antifascist Forces in Afrin (AFFA), titrée "Contre Macron et son monde", on entend : "Nous avons combattu l’État islamique et l’État turc. Nous combattrons l’État français avec la même détermination. […] Ouvrons de nouveaux fronts et détruisons nos cibles." Dans sa tribune, André Hébert parle simplement de "vidéos faites sur le coup de l’émotion, qui n’engagent que leurs auteurs." Même... Mediapart, dans ce même article, rappelle que face "au tollé suscité au sein même de la mouvance, la proclamation est vite effacée" et que "l’auteur s’en mord encore les doigts."

      "revenants"

      Certains termes, également, font réagir. Notamment celui de "revenants" pour qualifier ces combattants de retour, terme utilisé pour désigner les vétérans du djihad. "On n’y a pas vu une charge particulière. Pour moi, c’était presque plus doux que combattant. Il n’y avait pas une volonté de dramatiser", estime Suc.
      Corinne Morel Darleux dénonce elle aussi dans sa tribune la tonalité anxiogène de l’article ("cette Une, entre radicalisation et film de zombie", "cette photo hérissé de kalachnikovs" qui accompagne l’article). "On frémit", ironise-t-elle en rappelant, comme le précise au fil de son article Mediapart, que ces internationalistes français sont loin d’être légion, "une douzaine" rentrés en France, "moins de dix" encore sur place. Elle regrette que Mediapart ne se penche pas davantage "sur les tenants et aboutissants" des combats que ces militants ont rejoint.
      De fait, dans cet article, Mediapart ne s’étend guère sur les motivations des militants partis au Rojava. On saura juste qu’à l’origine il s’agit de "jeunes révolutionnaires émus par les images de Kobané assiégé par les troupes de l’État islamique." Quant au sens de leur engagement ? Mediapart cite brièvement André Hébert, "convaincu d’avoir contribué à éradiquer Daech, lutté pour un monde meilleur et soutenu la révolution du Rojava." Auprès d’Arrêt sur images, Suc confie : "Dans l’enquête, le passage concernant André Hébert devait permettre de contre-balancer la parole des services. Manifestement, on ne l’a pas fait assez."
      Après la série d’articles publiées par Lundi matin, Mediapart a ajouté dans le corps de l’article une brève mention à l’émotion suscitée par son enquête, avec un lien vers la tribune d’Hébert.

      https://www.arretsurimages.net/articles/revenants-du-rojava-mediapart-face-aux-critiques

  • #Paywall | Accusée d’avoir infiltré le contre-#G7, la militante toulousaine s’est volatilisée

    https://www.mediapart.fr/journal/france/040919/accusee-d-avoir-infiltre-le-contre-g7-la-militante-toulousaine-s-est-volat
    pdf : https://www.docdroid.net/T0bYtq8/article-825465.pdf

    Par Mathilde Goanec, Emmanuel Riondé, Antton Rouget et Matthieu Suc

    Le 27 août 2019, une femme, identifiée sous divers pseudonymes, est accusée d’avoir infiltré plusieurs groupes agissant contre les violences policières et la répression. Depuis le contre-sommet du G7 à Hendaye, où deux policiers en civil ont aussi été repérés et chassés, elle a disparu, alimentant l’inquiétude et les fantasmes, notamment à Toulouse, où elle a été très active ces derniers mois au sein des collectifs de « gilets jaunes ».

    #infiltration #indic #renseignements #giletsjaunes

  • A propos de la flic infiltrée débusquée au contre-sommet du #G7

    source instable :
    https://nantes.indymedia.org/articles/46321
    sauvegardes :
    http://web.archive.org/web/20190827073324/https://nantes.indymedia.org/articles/46321
    http://archive.is/kWZEJ
    https://iaata.info/A-propos-de-la-flic-infiltree-debusquee-au-contre-sommet-du-G7-3547.html
    https://sansattendre.noblogs.org/post/2019/08/27/de-toulouse-a-bayonne-a-propos-de-la-flic-infiltree-debusquee-

    Sur le camp du contre-sommet, lors d’une assemblée assez sensible portant notamment sur l’organisation du départ de la manif de Bayonne, cette femme a été remarquée (par des personnes la connaissant du mouvement GJ à Toulouse) en train de prendre discrètement, avec son téléphone portable, des photos des gens participant à l’AG. Ces personnes ont décidé d’intervenir et de se confronter à elle, à l’écart de l’AG.

    Nous sommes donc loin d’avoir affaire à une simple indic de la police, comme il y en a bien sûr ici et là. Cette personne organisait, impulsait et poussait à des actions ; elle mettait en relation des gens afin que la police puisse procéder à des arrestations. C’est l’État qui organisait ses coups de filet...

    J’imagine qu’il va y avoir des enquêtes, en attendant y’a un appel à rassembler toutes les infos à l’adresse deratisation1312@riseup.net

    Ça rappelle l’affaire de flic infiltré qui avait été révélée en 2011 : Mark Kennedy / #Mark_Kennedy, espion dans les milieux politiques britanniques et européens... jusqu’à #Tarnac !
    L’occasion de ré-écouter la super émission de France Culture signalée par @davduf ici https://seenthis.net/messages/672015 . Y’avait aussi eut un article de @camillepolloni chez les inrock : https://www.lesinrocks.com/2012/03/13/actualite/actualite/mark-kennedy-la-taupe-de-tarnac
    et pour les passionné-e-s, un travail de titan sur lui est disponible sur la base anti-infiltration montée en angleterre suite au scandale : https://powerbase.info/index.php/Mark_Kennedy

    #NoG7 #G7EZ #g7welcometoparadise #infotraflicsG7 #police #infiltration #manipulation

  • Le procès d’Etienne H., « #gilet_jaune » et supposé contributeur du site « #Rouen_dans_la_rue »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190621.OBS14702/le-proces-d-etienne-h-gilet-jaune-et-suppose-contributeur-du-site-rouen-d

    Est-ce parce qu’il participerait à un #média_indépendant et #militant qu’Etienne H. est poursuivi ? C’est en tout cas ce qu’il déduit, une fois son matériel saisi et non restitué :

    « Mon interprétation, c’est qu’il s’agit d’une tentative d’#intimidation des médias indépendants, une tentative de nuire à ceux qui contribuent à ces sites. Il y a déjà eu l’affaire de Gaspard Glanz et celle d’un photographe indépendant... »
    Son avocate ne veut pas faire d’interprétation mais admet que « quelque chose cloche car la perquisition est démesurée » :

    « Elle a duré plusieurs heures, a mobilisé des policiers cagoulés. Mon client a été amené au tribunal dans une voiture dont le conducteur était cagoulé, tout était disproportionné. »
    A la lecture du dossier, d’autres éléments de la perquisition intriguent l’avocate :

    « Un enquêteur en #cybercriminalité est demandé pour la perquisition de mon client, mais pour aucun des trois autres prévenus de l’affaire de dégradation volontaire du 19 janvier. »
    Le parquet a aussi autorisé la saisie de « tout élément vidéo ayant permis de filmer et alimenter (…) les sites de propagande de gilets jaunes ». Comme si, depuis le début, Etienne H. avait eu un statut particulier lié à ce qu’il avait filmé et documenté depuis l’acte I des « gilets jaunes »...

    Note des Renseignements
    Mais ce vendredi après-midi, au tribunal de Rouen, le jeune homme ne sera poursuivi « que » pour les dégradations sur la façade du tribunal de grande instance, le 19 janvier, et des dégradations sur un établissement bancaire, le 2 février. Claire Chalot pointe la faiblesse du dossier :

    « Il y a très peu d’éléments matériels, des vidéos de mauvaise qualité sur lesquelles je n’identifie pas mon client et sur lesquelles il ne se reconnaît pas. »
    Au cœur de l’accusation, comme dans de nombreux dossiers judiciaires contre des « gilets jaunes », une #note des #Renseignements, assure-t-elle :

    « Mon client a été identifié par un service de Renseignements qui le présente comme le ’principal instigateur de nombreuses exactions commises au cours de manifestations depuis plusieurs années’. Ce courrier envoyé au procureur est par essence non contradictoire, non vérifiable et pas étayé. Mon client n’a jamais été condamné pour des faits délictueux liés à des manifestations dans le passé. »
    Etienne H. dit n’avoir participé, dans le passé, qu’aux « luttes contre la loi Travail » du printemps 2016, comme de nombreux #étudiants, ce qu’il était à l’époque. Il en saura peut-être un peu plus sur ce qu’il lui est véritablement reproché, ce vendredi, à l’audience.

  • J’aime pas la dépendance des administrations françaises à Google.

    EDIT Liste des sites qui utilisent des scripts externes des #gafa.

    Quand je remplis un formulaire de la CAF et que je dois valider un #captcha fourni par la société Google LLC (ci-après « Google »), sise au 1600 Amphitheatre Parkway, Mountain View, CA 94043, États-Unis et que mes informations leur sont de fait transmises.

    #boycott_google
    #indépendance_des_administrations_françaises
    #internet_pour_le_capitalisme

    (Apparté apprendre en sus que le captcha à images est pour l’apprentissage IA des drônes / #maven)

    cf https://www.lesechos.fr/2018/04/le-mysterieux-projet-maven-divise-google-988207

    • Utilisation de nos Services par une entreprise

      Si vous utilisez nos Services pour le compte d’une entreprise, cette dernière doit accepter les présentes Conditions d’Utilisation. Elle doit en outre dégager de toute responsabilité Google, ses sociétés affiliées, ses agents et ses salariés et les garantir contre toute réclamation, poursuite ou action en justice résultant de ou liée à son utilisation des Services ou faisant suite à une violation des présentes Conditions d’Utilisation, y compris toute responsabilité et charge financière résultant de réclamations, de pertes ou de dommages constatés, de poursuites engagées et de jugements prononcés, et des frais de justice et d’avocat afférents.

      À propos de ces Conditions d’Utilisation

      Nous sommes susceptibles de modifier ces Conditions d’Utilisation ou toute autre condition d’utilisation complémentaire s’appliquant à un Service, par exemple, pour refléter des modifications de la loi ou de nos Services. Nous vous recommandons de consulter régulièrement les Conditions d’Utilisation.

    • Je liste
      service des cartes grises et immatriculation en ligne
      https://ants.gouv.fr/monespace/s-inscrire
      gorgé de google analytics et accompagné d’un tissu de mensonge

      Politique de confidentialité - Utilisation de cookies

      Lors de la consultation de nos sites :

      ants.gouv.fr,
      passeport.ants.gouv.fr,
      immatriculation.ants.gouv.fr
      permisdeconduire.ants.gouv.fr,

      des cookies sont déposés sur votre ordinateur, votre mobile ou votre tablette.
      Outil de mesure d’audience

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      Ces informations collectées ne contiennent aucune donnée personnelle.

      Les données collectées ne sont pas recoupées avec d’autres traitements ;
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      Le cookie ne permet pas de suivre la navigation de l’internaute sur d’autres sites.

      rien que pour rigoler, livraison d’infos à Google America, mais défense de la langue française

      Un mél d’activation de votre compte vient de vous être envoyé.

      raa le #mél quelle bonne blague

    • Je liste, celui-là il est dodu : https://www.service-public.fr
      – 247realmedia.com
      – gstatic.com
      – google.com + google analytics

      et pompon, on cède aux obligations DU moteur de recherche

      <meta name="google-site-verification" content="EjfbmjAxVpCGzkyjF4wTemZfr0-HRfRr0Cltkv4VpUs"/>

      et pour ceux que 247realmedia intéresse …
      https://en.wikipedia.org/wiki/24/7_Media

      24/7 Media, formerly 24/7 Real Media is a technology company headquartered in New York City and 20 offices in 12 countries, specializing in Digital Marketing. It provides new type of digital technology marketing solutions for publishers, advertisers and agencies globally. It was formerly listed as “TFSM” on the NASDAQ stock exchange. The company was purchased by WPP plc in 2007 for $649 million.[1][2] David J. Moore is the Chairman, Founder & CEO. He also served as chairman of the Interactive Advertising Bureau. In December, 2013, 24/7 Media announced it would merge with GroupM subsidiary, Xaxis.[3]

      Il faudrait arrêter de taper sur les prisonniers de facebook pour s’en prendre à ceux qui se vantent d’être nos représentants politiques.

      https://www.service-public.fr/P10001

      La plateforme technique de service-public.fr a fait l’objet d’un travail préparatoire approfondi avec la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) en vue d’offrir aux usagers toutes les garanties en matière de sécurité et de confidentialité de leurs données.

      #publicité_mensongère

      @intempestive

    • https://www.franceculture.fr

      ads-twitter.com
      ajax.googleapis.com
      doubleclick.net
      facebook.net
      google-analytics.com
      googleadservices.com
      outbrain.com

      En poursuivant votre navigation, vous acceptez nos CGU et le dépôt de cookies qui permettront : la personnalisation des contenus, le partage sur les réseaux sociaux, la mesure d’audience et le ciblage des publicités.

      et ta sœur

      Conditions générales d’utilisation des sites de Radio France - Radio France
      http://www.radiofrance.fr/mentions-legales-radio-france/conditions-generales-d-utilisation-des-sites-de-radio-france

      Les données personnelles collectées sont destinées à Radio France et en particulier aux directions suivantes :

      – La direction du marketing relationnel ;
      – La direction du numérique ;
      – La direction de la musique et de la création culturelle.

      Les informations personnelles collectées par Radio France pour les finalités décrites à l’article 7.3 ne sont ni vendues, ni échangées.

      Bien s’assurer que les données collectées sont gratuites pour les #Gafas et après ça pleure pour que Total paye ses impôts, oups Google

    • Y aurait pas des contre exemples, des bons élèves je veux dire parmi les sites administratifs… en plus ça m’a totalement déprimée votre histoire de drones là.
      Franchement je vois pas comment on peut éviter ça individuellement vu qu’il y a des démarches administratives difficilement contournables. Je bloque énormément de choses sur le web par le javascript mais là c’est difficile de passer outre le captcha.
      Il y a des alternatives pour les sites au captcha de Google ?

    • Oui il y a des outils, mais qui servent peu au final si ils ne sont que pour certain·es expert·es averti·es .
      TOR modifie l’adresse IP et les bloqueurs de publicité sont déjà un petit pas franchi par plus de monde.

      Là je souligne un système délibéré et globalisé de revente des données (en échange d’outils si « pratiques », terme lu dans un livre d’une intellectuelle française très prisée qui avoue être accroc à instagram… (misère)) par des abruti·es de webmaster qui ne sont encadrés par aucune formation politique ou éthique, ou même en dernier recours par le législateur. (rappelle toi que la cnil n’a aucun moyen c’est juste un leurre à montrer à ceux qui critiquent)

      En l’état actuel listé ici, on a définitivement la preuve que les représentants politiques sont incapables de défendre nos libertés et que l’hégémonie de Google et de FB ne les dérange absolument pas. Et encore moins dans l’exercice du pouvoir. Tous les petis cheffaillon·es des administrations qui décident des outils du web à utiliser sont persuadés devoir faire une course aux nouvelles tehcnologies avec en saint graal la récolte des données. Et pire, depuis que la france a vendu le traitement des données de renseignements aux américains, voir #palantir

      Il faudrait interdire tous dépôts de scripts externes sur les sites de services publics (d’autres préconisent de tuer les services publics pour aller plus vite) et les mensonges qui accompagnent « la protection de vos données » sur ces sites.

    • Sans vouloir dédouaner les administrations publiques ou para-publiques citées dans ce fil, si les GAFAM sont enkystés dans leurs sites Web, c’est aussi dû aux pratiques de leurs prestataires. Des cas de collusion manifeste existent, mais la plupart du temps, c’est la « culture » des équipes de développement de trouver bien pratique d’inclure des outils tiers gratuits par chers et de ne pas contester les demandes délirantes des MOA. Et aussi valorisant, dans tous les sens du terme. Quand on fait un projet pour l’agence de certification de la saucisse de Morteau, c’est quand même cool (et bankable) de pouvoir dire qu’on participe à la mise au point d’une intelligence artificielle... Au delà des têtes à claque qui s’affichent dans les média, c’est bien dans le caractère faussement anodin de cette force de travail qui a toujours les meilleures raisons du monde de ne pas exercer de droit de retrait, que se trouve le point d’appui de la « start-up nation »

      L’argument moral selon lequel une administration publique ne devrait pas alimenter la machine à ficher est certes à mobiliser, mais il y a aussi des facteurs socio-techniques à contester dont les ressorts sont bien plus puissants.

    • @ktche
      Quand on a la tête dans le cul du web, et un minimum de clairvoyance, on ne dit rien parce qu’on pense que tout le monde le sait.
      Les gafam qui s’incrustent dans les sites publics ou territoriaux soulèvent le manque de prise en compte du problème de l’espionnage industriel, et ce n’est donc pas que moral ou pour la défense des libertés et des données personnelles. Il serait peut-être temps de faire du bruit autour de ce scandale non ?

      Quant à l’argument des facteurs socio-techniques il est sous tendu par une culture capitaliste qui pose certaines priorités et que le législateur est censé encadrer. Et puis, je suis d’accord avec toi mais cela m’intéresse moins à questionner que les ressorts humains.

      Très énervée depuis longtemps d’avoir compris que l’important en informatique web (celle que je pratique et dont je peux parler en tout cas) n’est pas l’intelligence : douter et simplifier y sont 2 mots honnis. Il faut compliquer les choses et utiliser un langage de médecins de Molière pour garder son technorang.
      #presse-bouton

    • https://franceconnect.gouv.fr
      (impots, ameli CPAM, laposte)

      …franceconnect.gouv.fr
      …bootstrapcdn.com
      …cloudflare.com
      …google-analytics.com
      …jquery.com
      …livechatinc.com
      …prismic.io

      Ah wééé quand même france | connect | gouv | fr, et avec ça, ils ont pas honte ? je sais pas pourquoi les impots sont pas directement connectés avec la NSA, ce serait plus rapide quand même.
      Bon déjà ils nous forcent la main en accédant directement à nos comptes en banque pour prélever les impôts, alors installer des scripts de serveurs externes privés qui nous sifflent nos données, rien à foutre

    • Tiens, encore un qui se fout bien de refiler tes données Les Agessa, la sécurité sociale des auteurs, ah ben wéé bien sur s7.addthis.com

      Un petit récapitulatif ?
      addthis.com/privacy/terms-of-service/

      Thanks for choosing to use the AddThis Services. The AddThis Services are provided by Oracle America, Inc. ("Oracle") located at 500 Oracle Parkway, Redwood Shores, CA 94065. By using the AddThis Services, you are agreeing to the following Terms of Service (these “Terms”). These Terms confirm and clarify respective rights and obligations between Oracle and you in connection with your access to and use of the AddThis Services.

      You and Oracle agree as follows:

      ORACLE IS WILLING TO AUTHORIZE YOUR ACCESS TO THE ADDTHIS SERVICES ONLY UPON THE CONDITION THAT YOU ACCEPT THAT THESE TERMS GOVERN YOUR USE OF THE ADDTHIS SERVICES. BY SELECTING THE “ACCEPT LICENSE AGREEMENT” BUTTON OR BOX (OR THE EQUIVALENT) OR INSTALLING OR USING THE ADDTHIS SERVICES, YOU INDICATE YOUR ACCEPTANCE OF THESE TERMS AS AN AUTHORIZED REPRESENTATIVE OF YOUR COMPANY OR ORGANIZATION (IF BEING ACQUIRED FOR USE BY AN ENTITY) OR AS AN INDIVIDUAL, AND AGREE TO COMPLY WITH THE TERMS THAT APPLY TO YOUR ACCESS AND USE. IF YOU ARE NOT WILLING TO BE BOUND BY THESE TERMS, DO NOT SELECT THE “ACCEPT LICENSE AGREEMENT”

      Qu’on arrête de nous faire croire qu’il n’y a eu personne pour accepter ces licences de surveillance par un tiers. Et personne n’assume ces irresponsables ? même pas les députés avec la loi rideau de fumée de protection des données qui permet de nous spammer un peu plus.

      #finger_print #vie_privée #foutage_de_gueule

      https://fr.wikipedia.org/wiki/AddThis

      Atteinte à la vie privée

      Des chercheurs universitaires ont découvert que ce service utilisait la technique de ciblage appelée « canvas fingerprinting » afin de pouvoir dresser le profil des visiteurs de sites utilisant AddThis, en identifiant leur navigateur web et en agrégeant les données des différents sites visités. Ce service est le plus répandu parmi ceux qu’ils ont détecté1.

    • Reçu un mail de la part de la personne qui me suit à pôle emploi. Je la cite :

      Afin de faire le point sur votre accompagnement et la mise à jour de votre dossier, je vous invite à répondre aux deux questionnaires ci-dessous…

      S’ensuit deux liens vers un questionnaire à chaque fois. Le 1er chez webquest que j’ai rempli en traînant les pieds et le 2ème est évidemment un formulaire… GOOGLE ! Alors là ça m’a trop saoulé. En plus, rien d’anonyme évidemment avec le n° d’identifiant associé à mon nom, n° de téléphone, mail, adresse et j’en passe… remplissage OBLIGATOIRE sinon c’est pas drôle ! Mmmh ça va être la pêche aux données !
      Le problème c’est qu’il y a une menace derrière :

      Sans réponse de votre part avant le 30 juillet 2018, vous serez convoqué à un atelier de présentation de votre accompagnement et de l’offre de service.

      Noooooooon ! Pas l’atelier pitiéééééé !!!!!!!! J’ai essayé de contourner le problème en envoyant un mail où je disais que je refusais de laisser mes données sur des serveurs externes à pôle emploi juste pour lui simplifier la vie ou pour valider sa paresse (enfin ça j’ai pas écrit quand même !) Et j’ai répondu aux questions de façon plus ou moins sérieuse via ce mail.
      Bon, je pense que je vais quand même être condamnée à l’atelier, sniffff ! Et je risque d’être classée parmi les récalcitrant·e·s, ce qui est beaucoup plus problématique pour la suite.

    • @ninachani je suis sincérement désolée pour toi, courage. Il ne faut surtout pas rester seule, as-tu contact avec une asso de chomeuses et chomeurs qui pourrait agir et rédiger en son nom un courrier contre l’usage de Google ? cf http://www.actuchomage.org/Notre-selection-de-liens/Associations-de-Defense-des-Chomeurs-et-autres/index.php

      La surveillance et le contrôle ont pris pour territoire de conquête et d’expérimentation les plus faibles car ils n’ont pas les moyens de se défendre. Le pouvoir politique se sert ensuite de ces données récoltées comme autant d’accusations pour asseoir ses politiques répressives.

    • Soyez directement relié à facebook grâce à la télévision française.
      https://www.france.tv

      Pour France Télévisions, le respect de votre #vie_privée est notre priorité.
      En poursuivant votre navigation sur ce site de France Télévisions, vous acceptez l’utilisation de cookies servant à mesurer l’audience, à personnaliser votre expérience, à comprendre votre comportement et vous consentez à recevoir de la publicité et des offres adaptées à votre profil. Pour en savoir plus consultez notre politique de confidentialité ou paramétrez vos cookies et consentements.

      Texte incompréhensible :/ Mais qui a besoin de cookies pour comprendre son comportement ?!

      …akamaihd.net
      …aticdn.net
      …bluekai.com
      …bugsnag.com
      …cloudflare.com
      …estat.com
      …facebook.com
      …facebook.net
      …francetelevisions.fr
      …fwmrm.net
      …gigya.com
      …google-analytics.com
      …kameleoon.eu
      …newrelic.com
      …nice264.com
      …nr-data.net
      …polyfill.io
      …tiqcdn.com
      …youboranqs01.com

      + Demande de géolocalisation par canvas html5

      NoScript detected a potential Cross-Site Scripting attack
      from https://www.france.tv to https://stags.bluekai.com.

      Pour des raisons de droits concédés à France Télévisions, cette vidéo n’est pas disponible depuis votre position géographique.

      Vidéo bloquée dans les pays suivants : CH, US, NL, DK, LU, DE, MD, et … le must la #grande_bretagne elle-même GB … pas seulement l’angleterre hein, #censure pour ce documentaire
      https://www.france.tv/documentaires/societe/951473-les-enfants-voles-d-angleterre.html

    • https://www.ina.fr
      avec des requêtes XSS dedans

      …ina.fr
      …bing.com
      …consensu.org
      …doubleclick.net
      …facebook.com
      …facebook.net
      …google-analytics.com
      …google.com
      …googlesyndication.com
      …googletagmanager.com
      …googletagservices.com
      …hs-analytics.net
      …hs-banner.com
      …hs-scripts.com
      …hsadspixel.net
      …hubapi.com
      …ima3vpaid.appspot.com
      …jwpcdn.com
      …jwplayer.com
      …jwpsrv.com
      …quantcount.com
      …quantserve.com
      …twitter.com

    • Tu as quand même le droit à te faire espionner par…googletagmanager.com
      et certaines doivent passer par le site précédent pour charger leur #attestation_d'affiliation car effectivement il ne reste plus rien dans cette coquille web des Agessa !

    • https://infogreffe.fr

      clicktale.net
      cdnssl.clicktale.net
      google-analytics.com
      ssl.google-analytics.com

      et je vois que l’huissier qui devait me remettre de la paperasse à domiciel ne va pas sur infogreffe.fr pour me retrouver mais sur … societe.com, oui oui, c’est même noté sur son « procès verbal de recherches » qué blague !

    • juin 2022
      Le site officiel de la vignette #Crit'Air (certificat qualité de l’air) - Ministère de la Transition écologique addoooorrre refiler vos données à google et l’aide grace à notre participation au captcha à développer l’intelligence des drônes tueurs.

      Petit rappel, critair est obligatoire pour tout véhicule et l’amende pour non affichage de la vignette est d’environ 60€. Le seul moyen d’obtenir la vignette est de la demander sur le site du gouvernement français https://certificat-air.gouv.fr/certificat/demande/fr/vehicules

      – Google reCAPTCHA obligatoire

      developpement-durable #la_honte #maven

      NB j’ai laissé ma colère anti Google dans « relater votre expérience », j’attends une réponse du ministère.

    • Ils ne doivent pas être au courant de la loi au gvt macron …
      –--------
      Cookies : le reCAPTCHA de Google soumis au consentement

      par Céline Avignon · Mis à jour 2022-05-23

      https://www.alain-bensoussan.com/avocats/cookies-le-recaptcha-de-google-soumis-au-consentement/2022/05/02

      Dans le cadre de ses délibérations relatives à Stop Covid (1), la #Cnil avait déjà indiqué que l’utilisation de la solution ReCaptcha proposée par un tiers Google était susceptible d’entraîner :

      – la collecte de données personnelles,
      – des transferts de données hors de l’Union européenne, ainsi que
      – des opérations de lecture/écriture qui nécessitaient un consentement de l’utilisateur.

    • aout 2022

      https://meteofrance.gp
      https://meteofrance.com
      ça ce sont les scripts exter,es

      …meteofrance.gp
      …cloudflare.com
      …doubleclick.net
      …googletagmanager.com
      …hubvisor.io
      …jsdelivr.net
      …meteofrance.com
      …privacy-center.org
      …unpkg.com

      et si tu regardes de plus près au niveau des cookies, c’est énorme. meteofrance appelle ça des partenaires :/

      All partners
      #
      +1000mercis (Numberly)
      IAB TCF
      +1020, Inc. dba Placecast and Ericsson Emodo
      IAB TCF
      +152 Media LLC
      IAB TCF
      +1Agency
      IAB TCF
      +1plusX AG
      IAB TCF
      +2KDirect, Inc. (dba iPromote)
      IAB TCF
      +33Across
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      +3Q nexx GmbH
      IAB TCF
      +42 Ads GmbH
      IAB TCF
      +6Sense Insights, Inc.
      IAB TCF
      +7Hops.com Inc. (ZergNet)
      IAB TCF
      :
      +: Tappx
      IAB TCF
      A
      +A Million Ads
      IAB TCF
      +A.Mob
      IAB TCF
      +AA INTERNET-MEDIA Ltd
      IAB TCF
      +Aarki, Inc.
      IAB TCF
      +AAX LLC
      IAB TCF
      +Accorp Sp. z o.o.
      IAB TCF
      +Active Agent (Virtual Minds GmbH)
      IAB TCF
      +ACTV8, Inc.
      IAB TCF
      +AcuityAds Inc.
      IAB TCF
      +Acxiom
      IAB TCF
      +Ad Alliance GmbH
      IAB TCF
      +ad6media
      IAB TCF
      +Adacado Technologies Inc. (DBA Adacado)
      IAB TCF
      +adality GmbH
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      +ADARA MEDIA UNLIMITED
      IAB TCF
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      +adbility media GmbH
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      +ADFI MEDIA SL
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      +AdGear Technologies, Inc.
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      +Adhese
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      +adhood.com
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      +Adikteev
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      +ADITION (Virtual Minds GmbH)
      IAB TCF
      +Adjust GmbH
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      +Adkernel LLC
      IAB TCF
      +Adlane LTD
      IAB TCF
      +Adloox SA
      IAB TCF
      +Adludio Ltd.
      IAB TCF
      +ADMAN - Phaistos Networks, S.A.
      IAB TCF
      +ADman Interactive SLU
      IAB TCF
      +adMarketplace, Inc.
      IAB TCF
      +ADMAX
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      +AdMaxim Inc.
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      C
      +C WIRE AG
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      +Clipcentric, Inc.
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      +Clipr
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      +Cloud Technologies S.A.
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      +CMI Marketing, Inc. d/b/a CafeMedia
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      +Collective Europe Ltd.
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      +Crowdy News Ltd
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      +Cydersoft
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      +cynapsis interactive GmbH
      IAB TCF
      +Czech Publisher Exchange z.s.p.o.
      IAB TCF
      D
      +Dable Inc.
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      IAB TCF
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      IAB TCF
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      IAB TCF
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      E
      +EASY Marketing GmbH
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      IAB TCF
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      F
      +Factor Eleven GmbH
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      +Fifty Technology Limited
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      G
      +G+J Electronic Media Sales GmbH
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      IAB TCF
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      IAB TCF
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      +GeoProve Limited
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      +Global Media Group Services Limited
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      +Grabit Interactive Media Inc dba KERV Interctive
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      +GroupM UK Limited
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      +GumGum, Inc.
      IAB TCF
      H
      +Habu
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      +Haensel AMS GmbH
      IAB TCF
      +Happydemics
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      +Hashtag Labs Inc.
      IAB TCF
      +Havas Media (Artemis Alliance S.L.U.)
      IAB TCF
      +Hearts and Science München GmbH
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      +HEIMSPIEL Medien GmbH & Co KG
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      +Hillside (Sports) GP Limited
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      +Hindsight Technology Solutions, Inc.
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      +Hivestack Inc.
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      +Hyper LLC
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      +HyperTV Inc.
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      I
      +I.R.V. D.O.O.
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      +INVIDI technologies AB
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      +IP Deutschland GmbH
      IAB TCF
      +IPONWEB GmbH
      IAB TCF
      +iPROM
      IAB TCF
      +iProspect GmbH
      IAB TCF
      +IPSOS MORI UK LTD
      IAB TCF
      +IQM CORPORATION
      IAB TCF
      +Italiaonline S.p.A.
      IAB TCF
      +IVO Media Ltd
      IAB TCF
      J
      +Jaduda GmbH
      IAB TCF
      +Jampp LTD
      IAB TCF
      +Jellyfish France
      IAB TCF
      +Jetpack Digital LLC
      IAB TCF
      +Jivox Corporation
      IAB TCF
      +JS Web Production
      IAB TCF
      +jsdelivr.com
      IAB TCF
      +Justpremium BV
      IAB TCF
      +Justtag Sp. z o.o.
      IAB TCF
      K
      +Kairion GmbH
      IAB TCF
      +Kairos Fire
      IAB TCF
      +Kameleoon SAS
      IAB TCF
      +Kargo Global Inc.
      IAB TCF
      +Kayzen
      IAB TCF
      +Kertil Iberia SL
      IAB TCF
      +Ketchup Adv Spa
      IAB TCF
      +Keymantics
      IAB TCF
      +Kiosked Ltd
      IAB TCF
      +Knorex
      IAB TCF
      +Kochava Inc.
      IAB TCF
      +Konodrac S.L.
      IAB TCF
      +Kubient Inc.
      IAB TCF
      +KUPONA GmbH
      IAB TCF
      +Kwanko
      IAB TCF
      +KÖNIGSTEINER digital GmbH
      IAB TCF
      L
      +lead alliance GmbH
      IAB TCF
      +Leadoo Marketing Technologies Ltd
      IAB TCF
      +LeadsRx, Inc.
      IAB TCF
      +LEESTEN INC
      IAB TCF
      +Lifesight Pte. Ltd.
      IAB TCF
      +LifeStreet Corporation
      IAB TCF
      +Liftoff Mobile, Inc.
      IAB TCF
      +LinkedIn Ireland Unlimited Company
      IAB TCF
      +LiquidM Technology GmbH
      IAB TCF
      +Listonic Sp. z o.o.
      IAB TCF
      +Little Big Data sp. z o.o.
      IAB TCF
      +LiveIntent Inc.
      IAB TCF
      +LiveRamp
      IAB TCF
      +Livewrapped AB
      IAB TCF
      +Localsensor B.V.
      IAB TCF
      +Location Sciences AI Ltd.
      IAB TCF
      +Longtail Ad Solutions, Inc dba JW Player
      IAB TCF
      +LoopMe Limited
      IAB TCF
      +Lotame Solutions, inc
      IAB TCF
      +Lucid Holdings, LLC
      IAB TCF
      +Lucidity
      IAB TCF
      +Luna Media Group LLC
      IAB TCF
      +Lupon Media
      IAB TCF
      M
      +M32 Connect Inc
      IAB TCF
      +Madington
      IAB TCF
      +MADVERTISE MEDIA
      IAB TCF
      +Magnite CTV, Inc.
      IAB TCF
      +Magnite, Inc.
      IAB TCF
      +Magnite, Inc. (Carbon AI Limited)
      IAB TCF
      +Magnite, Inc. (Outstream)
      IAB TCF
      +Maiden Marketing Pte Ltd
      IAB TCF
      +mainADV Srl
      IAB TCF
      +MairDumont Netletix GmbH&CoKG
      IAB TCF
      +Marfeel Solutions, SL
      IAB TCF
      +Marfeel Solutions, SL (Compass)
      IAB TCF
      +Market Resource Partners LLC
      IAB TCF
      +MARKETPERF CORP
      IAB TCF
      +Mars Inc.
      IAB TCF
      +Mars Media Group
      IAB TCF
      +Maximus Live LLC
      IAB TCF
      +McCann Discipline LTD
      IAB TCF
      +MEDIA FORCE COMMUNICATIONS (2007) LTD
      IAB TCF
      +Media Square
      IAB TCF
      +Media.net Advertising FZ-LLC
      IAB TCF
      +Media16 ltd
      IAB TCF
      +Mediakeys Platform
      IAB TCF
      +MediaMath, Inc.
      IAB TCF
      +MEDIAMETRIE
      IAB TCF
      +mediarithmics SAS
      IAB TCF
      +Mediascore mbH
      IAB TCF
      +Mediasmart Mobile S.L.
      IAB TCF
      +Mediavine, Inc.
      IAB TCF
      +Meetrics GmbH
      IAB TCF
      +Meson Mediation LLC
      IAB TCF
      +MGID Inc.
      IAB TCF
      +Miaozhen Information Technology Co. Ltd
      IAB TCF
      +Microsoft Advertising
      IAB TCF
      +Mindlytix SAS
      IAB TCF
      +MindTake Research GmbH
      IAB TCF
      +Mintegral international limited
      IAB TCF
      +MiQ Digital Ltd
      IAB TCF
      +Mirando GmbH & Co KG
      IAB TCF
      +MISSENA
      IAB TCF
      +MNTN
      IAB TCF
      +mobalo GmbH
      IAB TCF
      +Mobfox US LLC
      IAB TCF
      +Mobile Professionals BV / Sage&Archer BV
      IAB TCF
      +MobileFuse LLC
      IAB TCF
      +Mobilewalla, Inc.
      IAB TCF
      +Mobility-Ads GmbH
      IAB TCF
      +Mobkoi Ltd
      IAB TCF
      +Mobsuccess
      IAB TCF
      +Moloco, Inc.
      IAB TCF
      +Monet Engine Inc
      IAB TCF
      +MOVIads Sp. z o.o. Sp. k.
      IAB TCF
      +MPX GmbH
      IAB TCF
      +MUSO TNT LIMITED
      IAB TCF
      +MyTraffic
      IAB TCF
      N
      +N.Rich Technologies Inc.
      IAB TCF
      +Nano Interactive Group Ltd.
      IAB TCF
      +Natexo Spain
      IAB TCF
      +Nativery Srl
      IAB TCF
      +Nativo, Inc.
      IAB TCF
      +Natív Hirdetés Korlátolt Felelősségű Társaság
      IAB TCF
      +NC Audience Exchange, LLC (NewsIQ)
      IAB TCF
      +Near Intelligence
      IAB TCF
      +Near Intelligence Pte. Ltd.
      IAB TCF
      +Neodata Group srl
      IAB TCF
      +NEORY GmbH
      IAB TCF
      +NETILUM (AFFILAE)
      IAB TCF
      +Netpoint Media GmbH
      IAB TCF
      +NetSuccess, s.r.o.
      IAB TCF
      +netzeffekt GmbH
      IAB TCF
      +NEURAL.ONE
      IAB TCF
      +Neustar, Inc., a TransUnion company
      IAB TCF
      +Newsroom AI Ltd
      IAB TCF
      +NEXD
      IAB TCF
      +Next Media
      IAB TCF
      +Next Media SRL
      IAB TCF
      +Next Millennium Media INC
      IAB TCF
      +NextRoll, Inc.
      IAB TCF
      +Nexx360
      IAB TCF
      +Nielsen International SA
      IAB TCF
      +Nielsen Marketing Cloud
      IAB TCF
      +Njuice AB
      IAB TCF
      +NoBid, Inc.
      IAB TCF
      +Norstat AS
      IAB TCF
      +Noster Finance S.L.
      IAB TCF
      +Notify
      IAB TCF
      +Novatiq limited
      IAB TCF
      +NOW GmbH
      IAB TCF
      +Nubo LTD
      IAB TCF
      +NumberEight Technologies Ltd
      IAB TCF
      O
      +Objective Partners BV
      IAB TCF
      +Octave IP Limited
      IAB TCF
      +Offerista Group GmbH
      IAB TCF
      +Ogury Ltd.
      IAB TCF
      +On Device Research Limited
      IAB TCF
      +OnAudience Ltd
      IAB TCF
      +One Planet Only
      IAB TCF
      +One Tech Group GmbH
      IAB TCF
      +ONEcount
      IAB TCF
      +OneFootball GmbH
      IAB TCF
      +Onesoon Limited t/a Adalyser
      IAB TCF
      +OneTag Limited
      IAB TCF
      +Onfocus (Adagio)
      IAB TCF
      +Online Advertising Network Sp. z o.o.
      IAB TCF
      +Online Media Solutions LTD (BDA: Brightcom)
      IAB TCF
      +Online Solution
      IAB TCF
      +onlineumfragen.com GmbH
      IAB TCF
      +Onnetwork Sp. z o.o.
      IAB TCF
      +OnProspects Ltd
      IAB TCF
      +Open Web Technologies Ltd
      IAB TCF
      +OpenX
      IAB TCF
      +Opera Software Ireland Limited
      IAB TCF
      +Opinary GmbH
      IAB TCF
      +Opt Out Advertising B.V.
      IAB TCF
      +Opti Digital SAS
      IAB TCF
      +optimise-it GmbH
      IAB TCF
      +Optomaton UG
      IAB TCF
      +Oracle Data Cloud
      IAB TCF
      +Oracle Data Cloud - Moat
      IAB TCF
      +Orion Semantics
      IAB TCF
      +Otto (GmbH & Co KG)
      IAB TCF
      +Outbrain UK Ltd
      IAB TCF
      P
      +PaperG, Inc. dba Thunder Industries
      IAB TCF
      +Parrable, Inc.
      IAB TCF
      +Passendo Aps
      IAB TCF
      +Paypersale.ru
      IAB TCF
      +Pelmorex Corp.
      IAB TCF
      +Performax.cz, s.r.o.
      IAB TCF
      +Permodo GmbH
      IAB TCF
      +Permutive Limited
      IAB TCF
      +Permutive Technologies, Inc.
      IAB TCF
      +Persona.ly
      IAB TCF
      +Pexi B.V.
      IAB TCF
      +PIA Advertising GmbH
      IAB TCF
      +Piano Software Inc.
      IAB TCF
      +Pinpoll GmbH
      IAB TCF
      +Pixalate, Inc.
      IAB TCF
      +PixFuture Media Inc.
      IAB TCF
      +PIXIMEDIA
      IAB TCF
      +Placense Ltd
      IAB TCF
      +Platform161 B.V.
      IAB TCF
      +Playad Media Group AB
      IAB TCF
      +Playbuzz Ltd (aka EX.CO)
      IAB TCF
      +PLAYGROUND XYZ EMEA LTD
      IAB TCF
      +Playhill Limited
      IAB TCF
      +Playrcart Limited
      IAB TCF
      +Playwire LLC
      IAB TCF
      +plista GmbH
      IAB TCF
      +PML Innovative Media
      IAB TCF
      +Polar Mobile Group Inc.
      IAB TCF
      +PowerLinks Media Limited
      IAB TCF
      +Powerspace
      IAB TCF
      +Prebid.org
      IAB TCF
      +PRECISO SRL
      IAB TCF
      +Predicio
      IAB TCF
      +PREQUEL INTERNET TRADING LTD.
      IAB TCF
      +Pressboard Media Inc
      IAB TCF
      +Programatica de publicidad S.L.
      IAB TCF
      +Project Agora Ltd
      IAB TCF
      +ProSiebenSat.1 Digital Data GmbH
      IAB TCF
      +Protected Media LTD
      IAB TCF
      +Proxi.cloud sp. z o.o.
      IAB TCF
      +PROXISTORE
      IAB TCF
      +Pubfinity LLC
      IAB TCF
      +Publica LLC
      IAB TCF
      +Publicis Media GmbH
      IAB TCF
      +Publisher First, Inc.
      IAB TCF
      +PubMatic, Inc
      IAB TCF
      +PubWise, LLLP
      IAB TCF
      +Pulse Innovations Limited
      IAB TCF
      +PulsePoint, Inc.
      IAB TCF
      +Pure Local Media GmbH
      IAB TCF
      Q
      +Qriously Ltd
      IAB TCF
      +Quadrant Global Pte Ltd
      IAB TCF
      +Quality Media Network GmbH
      IAB TCF
      +Quantcast
      IAB TCF
      +QuantumCast digital GmbH
      IAB TCF
      +Quantyoo GmbH & Co. KG
      IAB TCF
      +QUARTER MEDIA GmbH
      IAB TCF
      +Query Click Limited
      IAB TCF
      +Questpass Sp. z o.o.
      IAB TCF
      R
      +Radio Net Media Limited
      IAB TCF
      +Rakuten Marketing LLC
      IAB TCF
      +Rapid Performance GmbH
      IAB TCF
      +RDandX Group DMCC
      IAB TCF
      +Reach Media GmbH
      IAB TCF
      +Readpeak Oy
      IAB TCF
      +Realeyes OU
      IAB TCF
      +Realytics
      IAB TCF
      +Rebold Marketing & Communication SLU
      IAB TCF
      +Redbranch, Inc dba Fraudlogix
      IAB TCF
      +Reignn Platform Ltd
      IAB TCF
      +Relay42 Netherlands B.V.
      IAB TCF
      +Relevant Digital Oy
      IAB TCF
      +REMAILME
      IAB TCF
      +remerge GmbH
      IAB TCF
      +Remixd Media, Inc.
      IAB TCF
      +Reppublika Data Analytics and Technologies GmbH
      IAB TCF
      +Research and Analysis of Media in Sweden AB
      IAB TCF
      +Resono B.V.
      IAB TCF
      +respondi AG
      IAB TCF
      +retailAds GmbH & Co. KG
      IAB TCF
      +Revcontent, LLC
      IAB TCF
      +Reveal Mobile Inc
      IAB TCF
      +RevJet
      IAB TCF
      +RevX
      IAB TCF
      +Rezonence Limited
      IAB TCF
      +Rich Audience Technologies SL
      IAB TCF
      +Ringier Axel Springer Polska sp. z o.o.
      IAB TCF
      +RMSi Radio Marketing Service interactive GmbH
      IAB TCF
      +Rockabox Media Ltd t/a Scoota
      IAB TCF
      +Rockerbox, Inc
      IAB TCF
      +Roku Advertising Services
      IAB TCF
      +Roq.ad Inc.
      IAB TCF
      +RTB House S.A.
      IAB TCF
      S
      +Salesforce.com, Inc.
      IAB TCF
      +Salestring ApS
      IAB TCF
      +Samba TV UK Limited
      IAB TCF
      +Samba TV, Inc.
      IAB TCF
      +Samoukale Enterprises Limited dba ADEX
      IAB TCF
      +Samsung Ads
      IAB TCF
      +Sayollo Media LTD
      IAB TCF
      +ScaleMonk Inc.
      IAB TCF
      +Scene Stealer Limited
      IAB TCF
      +Schober Information Group Deutschland GmbH
      IAB TCF
      +Score Media Group GmbH & Co. KG
      IAB TCF
      +Seeding Alliance GmbH
      IAB TCF
      +Seedtag Advertising S.L
      IAB TCF
      +Seenthis AB
      IAB TCF
      +SelectMedia International LTD
      IAB TCF
      +Semasio GmbH
      IAB TCF
      +Seven Technologies S.L.
      IAB TCF
      +Seznam.cz, a.s.
      IAB TCF
      +ShareThis, Inc
      IAB TCF
      +Sharethrough, Inc
      IAB TCF
      +SheMedia, LLC
      IAB TCF
      +ShinyStat S.p.a.
      IAB TCF
      +Shopalyst Inc
      IAB TCF
      +Showheroes SE
      IAB TCF
      +ShowHeroes SRL
      IAB TCF
      +Sift Media, Inc
      IAB TCF
      +Signal Digital Inc.
      IAB TCF
      +Simplifi Holdings Inc
      IAB TCF
      +SINGLESPOT SAS
      IAB TCF
      +Sirdata
      IAB TCF
      +Sirdata Cookieless
      IAB TCF
      +SITU8ED SA
      IAB TCF
      +Sizmek by Amazon
      IAB TCF
      +Skaze
      IAB TCF
      +Skimbit Ltd
      IAB TCF
      +Skoiy
      IAB TCF
      +Smaato, Inc.
      IAB TCF
      +SMADEX, S.L.U.
      IAB TCF
      +Smart Adserver
      IAB TCF
      +Smart Traffik
      IAB TCF
      +smartclip Europe GmbH
      IAB TCF
      +Smartclip Hispania S.L.
      IAB TCF
      +SmartFrame Technologies
      IAB TCF
      +SMARTLINE SYSTEMS
      IAB TCF
      +Smartme Analytics
      IAB TCF
      +Smartology Limited
      IAB TCF
      +SMARTSTREAM.TV GmbH
      IAB TCF
      +SmartyAds Inc.
      IAB TCF
      +Smile Wanted Group
      IAB TCF
      +Snapsort Inc., operating as Sortable
      IAB TCF
      +SNAPUPP TECHNOLOGIES SL
      IAB TCF
      +Snigel Web Services Limited
      IAB TCF
      +socoto gmbh & co. kg
      IAB TCF
      +SoD ScreenOnDemand GmbH
      IAB TCF
      +Sojern, Inc.
      IAB TCF
      +Solocal
      IAB TCF
      +Solution coupons
      IAB TCF
      +SOMQUERY SOMTAG - (SevenOne Media)
      IAB TCF
      +Sonic Odeeo ltd
      IAB TCF
      +Sonobi, Inc
      IAB TCF
      +SoundCast
      IAB TCF
      +Sourcepoint Technologies, Inc. (non-CMP)
      IAB TCF
      +Sovrn Holdings Inc
      IAB TCF
      +Sparklit Networks Inc
      IAB TCF
      +SPEAKOL DMCC
      IAB TCF
      +SpearAd GmbH
      IAB TCF
      +SPICY MOBILE Sp z o.o. Sp.k.
      IAB TCF
      +Spoods GmbH
      IAB TCF
      +SPORTORITY UK LTD
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      +TypeA Holdings Ltd
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      +UAB Meazy
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      +UberMedia, Inc.
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      +Unruly Group Ltd
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      +Upwave Inc.
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      +usemax advertisement (Emego GmbH)
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      +Venatus Media Limited
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      +Verasity Limited
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      +Wagawin GmbH
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      +Wunderkind Corporation
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  • Migranti soccorsi nel Mediterraneo, cade l’obbligo di trasferirli in Italia

    Il nuovo accordo siglato dal Dipartimento Immigrazione del Viminale con #Frontex

    I migranti soccorsi nel Mediterraneo dovranno essere trasferiti nel porto più vicino. E dunque cade l’obbligo che vengano portati direttamente in Italia, come era invece previsto dalla missione Triton. È quanto prevede il nuovo accordo siglato dall’Italia con Frontex, l’Agenzia europea della guardia di frontiera e costiera. Nell’intesta siglata dai rappresentati del Dipartimento di immigrazione del Viminale con i rappresentanti Ue si prevede di arretrare la linea di pattugliamento dei nostri mezzi navali a 24 miglia, restringendo in questo modo il campo d’azione.
    In una nota Frontex sottolinea come la nuova operazione nel mar Mediterraneo centrale, «servirà per assistere l’Italia nelle attività di controllo dei confini». La nuova operazione congiunta si chiamerà Themis, «inizierà il 1 febbraio e sostituirà l’operazione Triton lanciata nel 2014. L’operazione Themis continuerà a includere la ricerca e soccorso come componente cruciale. Allo stesso tempo, la nuova operazione avrà un focus rafforzato sulle forze dell’ordine». L’area in cui sarà operativa «coprirà il mar Mediterraneo centrale, dalle acque che coprono i flussi da Algeria, Tunisia, Libia, Egitto, Turchia e Albania».

    http://roma.corriere.it/notizie/cronaca/18_gennaio_31/migranti-soccorsi-mediterraneo-cade-l-obbligo-trasferirli-italia-168b6

    #Italie #asile #migrations #réfugiés #Méditerranée #contrôles_frontaliers #frontières #opération_Themis #frontières_mobiles
    cc @isskein

    • Frontex lance une opération en Méditerranée centrale, nommée Thémis
      Dénommée Themis, cette opération démarre ce 1er février. Elle remplace l’opération Triton, lancée en 2014. L’opération Themis continuera d’inclure la recherche et le sauvetage. Des missions menées sous la coordination des « différents centres de coordination du sauvetage maritime responsables ». Mais la nouvelle opération aura aussi un axe plus important sur le respect de la loi. Sa zone opérationnelle s’étendra sur la mer Méditerranée centrale dans les eaux couvrant les flux venant d’Algérie, de Tunisie, Libye, Egypte, Turquie et Albanie. NB : la zone d’opération est donc plus large que celle de l’opération Sophia, puisqu’elle couvre également le flanc est (Egypte, Turquie) et le flanc ouest (Algérie) et l’Adriatique.

      Dans le cadre de cette opération, Frontex va aussi poursuivre sa présence dans les hotspots en Italie, où les agents déployés par l’agence aideront les autorités nationales à enregistrer les migrants, notamment en prenant leurs empreintes digitales et en confirmant leur nationalité.

      –-> sauf que le programme de #relocalisations n’est plus actif... pauvre Italie, obligée de prendre des empreintes digitales, mais plus possible de compter sur le programme de relocalisation (même si c’était un échec)

      Le volet sécurité de l’opération Themis comprendra également la collecte de #renseignements et d’autres mesures visant à détecter les #combattants_étrangers et autres menaces terroristes aux frontières extérieures.

      #terrorisme #ISIS #Etat_islamique

      http://www.bruxelles2.eu/2018/01/31/frontex-lance-une-operation-en-mediterranee-centrale-nommee-themis

      –-> Dans cet article il n’est pas fait mention d’un élément mis en avant par Il Corriere :

      I migranti soccorsi nel Mediterraneo dovranno essere trasferiti nel porto più vicino. E dunque cade l’obbligo che vengano portati direttamente in Italia, come era invece previsto dalla missione Triton. È quanto prevede il nuovo accordo siglato dall’Italia con Frontex, l’Agenzia europea della guardia di frontiera e costiera. Nell’intesta siglata dai rappresentati del Dipartimento di immigrazione del Viminale con i rappresentanti Ue si prevede di arretrare la linea di pattugliamento dei nostri mezzi navali a 24 miglia, restringendo in questo modo il campo d’azione.

      –-> les personnes sauvées en Méditerranée devront être transférées dans le #port_le_plus_proche, il n’y a plus l’obligation de les transporter en Italie... Le port le plus proche = retour en Libye, notamment...
       :-(

    • Frontex launching new operation in Central Med

      Frontex, the European Border and Coast Guard Agency, is launching a new operation in the Central Mediterranean to assist Italy in border control activities.

      The new Joint Operation Themis will begin on 1 February and will replace operation Triton, which was launched in 2014. Operation Themis will continue to include search and rescue as a crucial component. At the same time, the new operation will have an enhanced law enforcement focus. Its operational area will span the Central Mediterranean Sea from waters covering flows from Algeria, Tunisia, Libya, Egypt, Turkey and Albania.

      “Operation Themis will better reflect the changing patterns of migration, as well as cross border crime. Frontex will also assist Italy in tracking down criminal activities, such as drug smuggling across the Adriatic,” said Frontex Executive Director Fabrice Leggeri.

      The security component of Operation Themis will include collection of intelligence and other steps aimed at detecting foreign fighters and other terrorist threats at the external borders.

      “We need to be better equipped to prevent criminal groups that try to enter the EU undetected. This is crucial for the internal security of the European Union,” Leggeri said.

      As part of Operation Themis, Frontex will continue its presence in the hotspots in Italy, where officers deployed by the agency will assist the national authorities in registering migrants, including taking their fingerprints and confirming their nationalities.

      Frontex vessels will continue search and rescue operations under the coordination of the responsible Maritime Rescue Coordination Centres. Last year, Frontex assisted in the rescue of 38 000 people at sea in operations in Italy, Greece and Spain.

      http://frontex.europa.eu/thumb/Images_News/2018/new_misson_planning_small.prop_300x.37d0f4e879.JPG
      http://frontex.europa.eu/news/frontex-launching-new-operation-in-central-med-OESzij

    • FRONTEX ed il governo italiano contro il diritto internazionale del mare, contro il diritto alla vita dei migranti

      Un articolo del Corriere della Sera ha anticipato la nuova operazione Themis di Frontex che dovrebbe sostituire la precedente operazione TRITON e limitare il ruolo dei mezzi italiani nelle attività di soccorso, addirittura a 24 miglia a sud di Lampedusa, con la possibilità di sbarcare i naufraghi soccorsi in alto mare ( in acque internazionali) nel “porto più vicino” e non nel “place of safetty” imposto dalle Convenzioni internazionali di Montego Bay (UNCLOS) del 1984 e di Amburgo (SAR) del 1979.

      Risalendo alla fonte della notizia le informazioni diffuse dal Corriere appaiono frutto di una visione fortemente influenzata dai rapporti con le polizie e i servizi di informazione. La posizione ufficiale di Frontex è affidata ad un comunicato. Ma un comunicato di polizia non costituisce fonte del diritto. Almeno finora.

      https://www.a-dif.org/2018/02/01/frontex-ed-il-governo-italiano-contro-il-diritto-internazionale-del-mare-cont

    • Con Themis le navi Ue riporteranno i migranti salvati in Libia? No, ma...

      La nuova Operazione dell’agenzia europea Frontex fa prevalere l’opzione del porto più vicino rispetto a quello più sicuro: stop alla prassi di arrivo esclusivo in Italia e incertezza sui futuri luoghi di sbarco, anche se Frontex stessa rassicura sul rispetto della legge marittima internazionale. Manzione, sottosegretario agli Interni: “L’Europa si conferma a due velocità sul tema migranti: per le operazioni di controllo delle frontiere si decide rapidamente, per le alternative ai drammatici viaggi in mare - come i corridoi umanitari - non si arriva mai al dunque”

      http://www.vita.it/it/article/2018/02/01/la-ue-riportera-i-migranti-salvati-in-libia-dietro-le-quinte-della-nuo/145828

    • Opération Thémis. L’agence Frontex agit-elle sans contrôle démocratique ?

      Le lancement récent d’une nouvelle opération au large de la Méditerranée par le corps européen de garde-frontières et de garde-côtes (l’agence Frontex) est interpellant.

      Un objectif très flou

      Le communiqué diffusé à cette occasion laisse planer un certain flou et pose plus de questions qu’il n’en résout. La nouvelle opération s’occupe à la fois de recherche et sauvetage en mer, de renforcement de la loi, de lutte contre la criminalité, contre les réseaux terroristes (lire : Frontex lance une opération en Méditerranée centrale, nommée Thémis). Mais on ne comprend pas vraiment bien l’objectif de la nouvelle mission.

      Une proximité d’objectifs avec EUNAVFOR Med

      Nous avons demandé des précisions à Frontex (basée à Varsovie), surtout sur la façon dont les deux opérations EUNAVFOR Med et Thémis allaient se coordonner. La réponse reçue tout à l’heure (à 13h) est un peu vasouillarde…. Tout d’abord, on nous a annoncé doctement que THEMIS était civile là où EUNAVFOR Med militaire. Une vraie information ! (1). Ensuite, on nous a expliqué que cette mission n’avait pour fonction que le sauvetage en mer et n’avait pas pour tâche la lutte contre les trafics de migrants. Ce qui est, là, en pleine contradiction avec l’énoncé même du communiqué officiel.

      « At the same time, the new operation will have an enhanced law enforcement focus. Its operational area will span the Central Mediterranean Sea from waters covering flows from Algeria, Tunisia, Libya, Egypt, Turkey and Albania. « Operation Themis will better reflect the changing patterns of migration, as well as cross border crime. (…) said Frontex Executive Director Fabrice Leggeri.

      Les mots ne sont pas totalement identiques. Mais ils sont très proches des mots employés pour l’opération EUNAVFOR Med. En tout cas, rien ne permet de faire un réel distinguo entre les deux opérations.

      Une opération déployée sans contrôle démocratique

      Ce raté dans la communication révèle en fait un problème plus général. A la différence des opérations PSDC, qui opèrent dans un cadre précis, ces opérations sont menées sans aucun cadre ni autorisation légale. Certes il y a un règlement définissant l’action du corps européen, certes il y a eu un plan d’opération approuvé au sein de Frontex, en accord avec le pays d’origine. Mais tout cela se fait de façon discrète, « sous la table », à un niveau infrapolitique, sans approbation formelle, ni transparence. Bref, sans contrôle démocratique d’une façon ou d’une autre et sans aucune transparence. Ce qui est contraire aux règles, et surtout, à l’esprit européen.

      … sans aucun cadre légal publié

      Aucune autorité politique compétente au niveau de l’Union européenne — le conseil des ministres par exemple — n’a approuvé une telle opération. Aucune décision cadre n’en a fixé l’objectif, les moyens, les limites, voire la zone d’opération. Aucune décision n’a été publiée au journal officiel ou sur un autre support. Aucune information n’a été donnée sur le coût de cette opération, ni sa durée. Aucun procès verbal n’a été constaté et est accessible publiquement. Aucune information au parlement européen n’a été effectuée officiellement. Aucune traduction même dans les principales langues concernées par cette opération n’a été publiée.

      Une absence de justification expliquant l’exception

      Les bons esprits estimeront sans doute que la nécessité opérationnelle impose cette absence de formalisme. On peut douter de la pertinence de cet argument, du moins au plan européen. Une opération militaire menée au nom de l’Union européenne, financée par les seuls États membres, respecte toutes ces conditions : une décision cadre est approuvée par les ministres et publiée au journal officiel dans toutes les langues. Elle fixe l’objectif, les missions, les moyens, les règles tenant au secret et à la protection des données, donne des indications sur la zone d’opération, le budget affecté, la durée de l’opération et le contrôle politique de l’opération.

      Commentaire : les militaires respectent une certaine obligation démocratique, pourquoi pas les garde-frontières ?

      On peut se demander pourquoi une opération civile, menée toujours au nom de l’Union européenne, dans un cadre communautaire, avec de l’argent communautaire, sous une hiérarchie communautaire, puisse s’abstraire du respect de ces procédures. Quel est le raisonnement politique, démocratique, constitutionnel, juridique, qui peut justifier pareille exception ? (2) Les militaires y arrivent très bien, le corps des garde-frontières et des garde-côtes européens s’il veut garder sa pertinence et sa légitimité devrait y arriver fort bien.

      (Nicolas Gros-Verheyde)

      (1) Ce qui est un peu prendre le public européen pour un imbécile. Nos questions sur l’utilité d’avoir deux opérations plus ou moins dans la même zone, avec plus ou moins les mêmes objectifs, les moyens de coordination, l’utilisation adéquate des financements européens est en revanche restée sans réponse.

      (2) Nous avons demandé la raison d’un tel manque. Aucune réponse satisfaisante n’a été fourni.

      https://www.bruxelles2.eu/2018/02/01/lagence-frontex-est-elle-democratique

    • #Themis: la missione di Frontex voluta da Minniti di cui ora dispone Matteo Salvini

      Themis sostituisce la vecchia missione #Triton, con un mandato allargato e che poco si concentra sugli sbarchi dalla Libia. Per la prima volta una missione dell’agenzia europea Frontex supporta le forze dell’ordine marittime di un governo che dice di voler respingere i “clandestini” direttamente in mare.

      Il 28 agosto 2014 la Lega non era ancora al governo, e Matteo Salvini si esprimeva così sulla sua pagina Facebook: “Secondo voi dire che FRONTEX PLUS è una PRESA PER IL CULO è troppo forte??? Il 18 ottobre TUTTI A MILANO per dire NO a Mare Nostrum, Frontex, Frontex Plus o come diavolo vorranno chiamare operazioni che, invece di respingere i clandestini, favoriscono l’invasione!”.

      #Frontex_Plus, diventata poi Triton, è stata fino a febbraio di quest’anno la missione di Frontex a difesa della frontiere marittime italiane. Non è “indipendente”: infatti lo scopo è il supporto ai mezzi italiani impiegati per la ricognizione in mare, cioè Guardia di Finanza, Guardia costiera e Polizia di stato. L’Agenzia europea per il pattugliamento delle frontiere – Frontex appunto – finanzia e aiuta il coordinamento della missione Themis, mentre i paesi partecipanti contribuiscono mettendo a disposizione uomini e mezzi, a seconda delle esigenze espresse dall’Italia.

      Alla fine del 2016, la storia tra Salvini e Frontex ha preso un’altra piega: il Financial Times ha pubblicato il famoso report interno (ve ne raccontammo qui: http://openmigration.org/analisi/accuse-alle-ong-cosa-ce-di-falso-o-di-sviante) in cui l’agenzia sosteneva che i trafficanti dessero ai migranti “precise indicazioni prima di partire per raggiungere le navi delle Ong”. Luigi Di Maio, ad aprile 2017, ha attribuito a un altro report di Frontex (Risk Analysis 2017: https://frontex.europa.eu/assets/Publications/Risk_Analysis/Annual_Risk_Analysis_2017.pdf) la tanto citata espressione “taxi del mare” per definire le Ong. Quella frase nel report non c’è, ma ci sono critiche all’atteggiamento poco collaborativo delle Ong e a salvataggi che avverrebbero “prima di chiamate d’emergenza”.

      Quello è stato l’inizio delle intese tra Lega e Cinque Stelle sull’immigrazione, con Frontex citata a sostegno delle argomentazioni anti-Ong – il primo atto della campagna condotta dalla procura di Catania e dal suo capo Carmelo Zuccaro. “Io sto con Zuccaro, io sto con Frontex”, diceva Salvini a maggio 2017, “che certificano, sostengono e confermano quello che qualunque normodotato in Italia e nel mondo ha ormai intuito: l’immigrazione clandestina è organizzata, finanziata, è un business da 5 miliardi di euro e ha portato a 13 mila morti sul fondo del mare”.

      Ora la missione di Frontex cominciata a febbraio è cambiata per nuove esigenze dell’Italia. La “revisione” del mandato è cominciata a luglio del 2017 per volere dell’allora ministro Marco Minniti, che aveva inserito questa missione nella strategia più complessiva dell’Italia in Libia. Come vedremo, il compito principale di raccordo con le autorità marittime locali lo svolge la Marina Militare.

      La nuova missione di Frontex è stata battezzata Themis. È la prima a supporto di un governo che dice di voler respingere i “clandestini” in mare.
      Da paese di frontiera, è ovvio che l’Italia sia uno dei principali interlocutori di Frontex. Il fatto che il governo Lega-Cinque Stelle abbia in animo di respingere i migranti prima che sbarchino, presumibilmente anche con l’ausilio dei mezzi messi a disposizione da Themis, è invece un fatto unico.

      Queste sono le caratteristiche della missione pensata da Minniti e che si ritroverà a gestire, invece, Matteo Salvini. E questo è il modo in cui la missione si inserisce all’interno del piano italiano ed europeo sulla Libia, spesso scoordinato e incomprensibile.
      Le novità di Themis e l’allargamento del mandato deciso dal Viminale

      Nella missione Themis partecipano insieme a Frontex 27 stati membri. La missione dispone di dieci navi, due elicotteri e altrettanti aerei e un budget annuale di 39 milioni di euro, con i quali Frontex paga sia per i propri mezzi, sia per quelli appartenenti ai paesi europei impiegati poi nella missione.

      Themis ha alcune caratteristiche differenti rispetto alla precedente Triton. In primo luogo, come spiega il Viminale, il limite dalle coste italiane della linea di pattugliamento: Triton arrivava fino a 30 miglia nautiche dalle nostre coste, Themis si fermerà a 24, ossia il confine delle cosiddette acque continue. È il limite canonico delle acque di competenza di un paese, superato in occasione della missione Triton a causa delle condizioni particolari del 2014, il suo anno di nascita. C’è da ipotizzare che il lieve indietreggiare di Themis sia anche un modo per dare maggiore spazio di manovra alle nuove autorità libiche, alle quali l’Italia sta fornendo assistenza per realizzare a Tripoli un nuovo Mrcc, il centro di coordinamento dei salvataggi a Tripoli.

      Una seconda differenza tra Triton e Themis riguarda il mandato. Themis non ha come unico scopo il contrasto all’immigrazione irregolare, né si concentra solo sul Mediterraneo centrale: copre anche i flussi di uomini e droga nel Mediterraneo orientale (Albania e Turchia) e occidentale (Tunisia e Algeria), che erano fuori dal mandato di Triton. Uno spostamento di focus legato anche al calo negli sbarchi.

      Le nuove aree interessano a Frontex e agli inquirenti italiani soprattutto per gli “sbarchi fantasma” dalla Tunisia. Pescherecci, barche a vela, motoscafi con poche decine di persone a bordo che sbarcano sulle coste della Sicilia meridionale senza che i migranti a bordo passino da strutture di accoglienza o identificazione: ogni loro spostamento è gestito da organizzazioni italo-tunisine. Sono vittime di tratta? Lavoratori forzati? Manodopera criminale? Potenziali terroristi? Le ipotesi sono tutte al vaglio degli inquirenti.

      Sulla carta, poi, Themis rompe il vincolo stabilito da Triton per il quale ogni migrante salvato nella missione doveva sbarcare in un porto sicuro italiano. Al momento, però, non sono registrati sbarchi, a parte per urgenze mediche individuali, in porti diversi da quelli italiani. E il 7 giugno c’è stato l’ennesimo braccio di ferro tra Malta e l’Italia, quando le autorità dell’isola non hanno concesso a Sea Watch di sbarcare 120 migranti in un momento in cui l’imbarcazione dell’Ong era in difficoltà per le condizioni del mare. Ora, con il caso Aquarius, lo scontro con La Valletta è diventato aperto e duro.
      Poca trasparenza

      Da parte di Frontex c’è molta riservatezza sulle operazioni in corso. Piano operativo e contratti di utilizzo di ogni mezzo impiegato in mare sono i documenti fondamentali per capire esattamente cosa faccia Themis. L’agenzia per il pattugliamento delle frontiere, però, fino a oggi ha diffuso questo genere di documenti soltanto a missioni concluse.

      “Nella mia esperienza, Frontex è molto riluttante a condividere i dati delle proprie missioni, soprattutto i piani operativi”, spiega Luisa Izuzquiza, ricercatrice indipendente che da un anno e mezzo deposita richieste di accesso agli atti presso gli uffici dell’Agenzia europea per il pattugliamento delle frontiere. La motivazione con cui le viene negato l’accesso è sempre la stessa: la pubblica sicurezza.

      A gennaio 2018, dopo l’ennesimo rifiuto, Luisa Izuzquiza ha portato Frontex di fronte alla Corte di giustizia europea per ottenere la pubblicazione dei contratti impiegati nella scorsa missione, Triton. Alcuni Stati membri, come la Svezia, non hanno avuto problemi a rendere pubblici i documenti con cui mettono a disposizione di Triton i propri mezzi. Tipologia di accordi e costi sono certamente molto simili anche nel caso di Themis. Le spese coperte interamente da Frontex sono un forte incentivo affinché i paesi diano il proprio contributo alle missioni.
      Il coordinamento e i sistemi di condivisione dei dati

      A partire da settembre 2015, la Commissione europea ha introdotto gli hotspot, sviluppati in via sperimentale in Grecia e in Italia, come prime strutture di identificazione dei migranti. A Catania c’è la sede della Task force regionale (Eurtf), che coordina le strutture italiane. Qui, per evitare sovrapposizioni fra le missioni gestite da ciascuno, siedono nello stesso ufficio uomini di Frontex, Easo (l’ufficio europeo per il sostegno all’asilo), Europol, Eurojust, operazione Sophia, polizia, Guardia di finanza e Guardia costiera.

      Meno chiara, però, è la situazione dei canali di comunicazione delle diverse missioni, specialmente fuori dai confini europei. Il principale canale di condivisione dei dati per i paesi del Mediterraneo si chiama Seahorse Mediterraneo Network, una piattaforma utilizzata dalle polizie dei paesi dell’area allo scopo di “rafforzare il controllo delle frontiere”. È un database al momento adottato da Spagna, Italia, Malta, Francia, Grecia, Cipro e Portogallo. La Commissione europea ha messo sul piatto 10 milioni di euro per fare in modo che possano partecipare allo scambio anche Libia, Egitto, Tunisia e Algeria. Se ne discute da ormai tre anni, ma l’unico paese che sembra poterci (e volerci) entrare – tramite l’Italia – è la Libia. Vuol dire che la guardia costiera locale avrà accesso, almeno via Seahorse, agli stessi database marittimi delle nostre forze dell’ordine.

      Nella “Relazione sulla performance per il 2016” (http://www.senato.it/service/PDF/PDFServer/DF/332676.pdf) del Viminale si legge che Seahorse “è stata installata nel Centro Interforze di Gestione e Controllo (Cigc) Sicral di Vigna di Valle (Roma), teleporto principale del Ministero della Difesa, mentre presso il Centro Nazionale di Coordinamento per l’immigrazione “Roberto Iavarone” – Eurosur, sede del Mebocc [Mediterranean Border Cooperation Center], sono stati installati gli altri apparati funzionali alla rete di comunicazione”.

      Il nodo italiano, dunque, sembrerebbe operativo: Seahorse è gestito dal Cigc Sicral, mentre il database-ombrello per mappare in tempo reale tutto ciò che sta accadendo in mare, Eurosur, è gestito dal Centro Roberto Iavarone, che è anche sede del Mebocc, la centrale operativa da cui passano le comunicazioni tra paesi europei, Frontex e paesi terzi.

      Nella stessa relazione c’è anche un secondo passaggio, che conferma la partecipazione dei libici: si legge che nel 2016 in tutto sei “ufficiali della Guardia Costiera-Marina Militare Libica” sono stati ospitati in Italia “con funzioni di collegamento con le autorità libiche e per migliorare/stimolare la cooperazione nella gestione degli eventi di immigrazione irregolare provenienti dalla Libia” nell’ambito del progetto Sea Horse Mediterranean Network. Non è chiaro, al momento, se gli ufficiali libici hanno poi avuto l’accesso al sistema Seahorse anche da Tripoli.
      La sovrapposizione fra Marina militare italiana e autorità marittima libica

      Nel Mediterraneo centrale agisce poi la Marina militare. Rispetto alle tre forze dell’ordine che collaborano con Frontex ha altre regole di ingaggio e un’altra linea di comando. Come ora vedremo, ha anche altre priorità.

      Oltre a partecipare alle operazioni congiunte di Eunavformed, infatti, la Marina militare italiana ha riattivato la cooperazione con la Libia nata nel 2002, all’epoca di Gheddafi, con il nome in codice di Nauras. Difficile sapere quali navi vengono utilizzate e quali siano gli obiettivi strategici attuali dell’accordo militare tra Roma e Tripoli.

      I pochi elementi certi sono emersi grazie al caso giudiziario che ha portato questa primavera prima al sequestro e poi al dissequestro della nave Open Arms, fermata alla fine di marzo 2018 dopo un salvataggio in zona Sar, che aveva visto un duro scontro con le motovedette libiche. Attraverso le informative del comando generale della Guardia costiera italiana, i magistrati – prima di Catania e poi di Ragusa – hanno potuto ricostruire la gestione dei salvataggi del 15 marzo, quando il Mrcc di Roma aveva affidato il coordinamento delle operazioni alle motovedette libiche. Lì emergeva che la nave Capri della Marina militare italiana era intervenuta fin dalle prime ore del mattino parlando con Roma per conto di Tripoli e chiedendo espressamente di fermare l’intervento della Ong – le informative riportano anche un messaggio partito dall’addetto militare italiano a Tripoli.

      Dai brogliacci delle comunicazioni partite e ricevute dal Mrcc di Roma durante le operazioni di salvataggio si ricava inoltre che la Marina militare è intervenuta più volte – sia da unità navali inserite nell’operazione Nauras, sia dal Comando della squadra navale (Cincinav), che dipende direttamente dallo Stato maggiore della Difesa. Tra le carte dell’inchiesta c’è anche una relazione del comando di un’altra nave militare coinvolta, la Alpino – qui nelle vesti di polizia giudiziaria e presente a poche miglia dall’area di salvataggio dove stavano agendo contemporaneamente la Open Arms e la Guardia costiera di Tripoli.

      Lo stretto legame che esiste tra la Guardia costiera libica e la Marina Militare italiana appare ancora più evidente da un messaggio inviato dal comando delle motovedette libiche al Mrcc di Roma. Il numero di telefono del mittente – ovvero dell’autorità marittima libica – ha il prefisso +39 della rete italiana, e porta direttamente alla nave Capri. In altre parole, se chiami la Guardia costiera libica risponde la Marina militare italiana. E non è l’unico caso. Un paio di mesi dopo, la nave di soccorso tedesca Sea Watch ha ricevuto una telefonata dai libici durante un’operazione di salvataggio, che appariva sul display con un numero italiano.

      Quanto siano coinvolte la Marina militare e la Guardia costiera italiana nel respingimento dei migranti è un tema che presto verrà affrontato dalla Corte europea dei Diritti dell’Uomo, chiamata a discutere una denuncia presentata nei mesi scorsi contro le autorità di Roma.


      http://openmigration.org/analisi/themis-la-missione-di-frontex-voluta-da-minniti-di-cui-ora-dispone-ma
      #Eurtf #Mebocc #Eurosur #Eunavfor_med

    • Themis: la missione di Frontex voluta da Minniti di cui ora dispone Matteo Salvini

      Themis sostituisce la vecchia missione Triton, con un mandato allargato e che poco si concentra sugli sbarchi dalla Libia. Per la prima volta una missione dell’agenzia europea Frontex supporta le forze dell’ordine marittime di un governo che dice di voler respingere i “clandestini” direttamente in mare.

      http://openmigration.org/analisi/themis-la-missione-di-frontex-voluta-da-minniti-di-cui-ora-dispone-ma
      cc @albertocampiphoto

  • Allô j’écoute
    http://survie.org/billets-d-afrique/2017/264-janvier-2017/article/allo-j-ecoute-5211

    Les journalistes du Monde, en collaboration avec le site The Intercept, se sont penchés sur les archives révélées par l’ex-contractuel de la NSA, Edward Snowden, et confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras. Leur volet africain révèle (sans surprise) que les communications de tout le gratin politique, économique, diplomatique, militaire et même des ONG sont joyeusement interceptées par les espions américains et britanniques, notamment dès lors qu’il est question d’intérêts miniers, par exemple en RDC. (...)

    #264_-_janvier_2017

    / Renseignements / Services secrets, #Etats_Unis, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs

    #Renseignements_/_Services_secrets

  • Trump accusé d’être une marionnette aux mains du Kremlin
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110117/trump-accuse-detre-une-marionnette-aux-mains-du-kremlin

    Doanld Trump dans l’ascenseur de sa Trump Tower le 9 janvier 2017. © Reuters Un étrange rapport, vieux de quelques mois, raconte que Moscou « tiendrait » le futur président des États-Unis en raison de frasques sexuelles enregistrées. Les agences de #renseignements américaines, qui ont briefé Obama, Trump et des élus sur ce mémo, veulent-elles embarrasser le milliardaire ?

    #International #chantage #CIA #Donald_Trump #espionnage #Etats-Unis #FBI #Kompromat #NSA #Russie #transition #Vladimir_Poutine

  • Crash le morceau
    http://survie.org/billets-d-afrique/2016/262-novembre-2016/article/crash-le-morceau-5195

    La rubrique « faits divers » de la Défense est décidément plus instructive que les auditions du ministre devant les com­missions parlementaires. Après un « ac­cident » qui avait révélé la présence des forces clandestines françaises en #Libye (cf. Billets n°261 et 260), des agents de la DGSE (3 militaires et 2 « civils ») se sont cra­shés, cette fois à Malte. La Libye pourrait être l’objectif de ce vol, ce qui n’aurait rien d’un scoop. Mais les agents français volaient dans un avion de CAE Aviation, l’entreprise (...)

    #262_-_novembre_2016

    / Renseignements / Services secrets, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs, Libye

    #Renseignements_/_Services_secrets

  • La DGSE à nu
    http://survie.org/billets-d-afrique/2016/262-novembre-2016/article/la-dgse-a-nu-5196

    Après les rapports élaborés par Human Right Watch à l’occasion du procès d’Hissène Habré, Claude Silberzahn, ancien pa­tron de la Direction générale des services extérieurs français, confirme leur contenu et se livre sur RFI : quand les services fran­çais découvrent que les Américains en­traînent les troupes du (pas encore) général Haftar sur le sol tchadien avec la complicité d’Habré, pour attaquer la Libye, il se rend au #Tchad : « La France, à ce mo­ment-­là, est plutôt sur une ligne de récon­ciliation avec (...)

    #262_-_novembre_2016

    / Tchad, #Idriss_Déby, Hissène Habré, Renseignements / Services secrets, Brèves d’Afrique et (...)

    #Hissène_Habré #Renseignements_/_Services_secrets #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs

  • De retour au Quai d’Orsay, Boris Boillon est renvoyé devant la justice
    Simon Piel et Joan Tilouine, Le Monde, le 21 novembre 2016
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/11/21/de-retour-au-quai-d-orsay-boris-boillon-est-renvoye-devant-la-justice_503538

    Proche de Nicolas Sarkozy, le diplomate, mêlé aux affaires libyennes, avait été arrêté gare du Nord à Paris en 2013, avec 350 000 euros et 40 000 dollars en liquide.

    En tant qu’ambassadeur de France à Tunis en 2011, M. Boillon a contribué, selon une note de la Direction générale de la sécurité extérieure, à l’exfiltration de Bechir Saleh, ancien directeur de cabinet de Kadhafi, soupçonné de détenir les secrets des relations financières franco-libyennes. La Libye s’enfonce alors dans la guerre, et le patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, a chargé son ami l’intermédiaire Alexandre Djouhri de mener cette opération sensible. Boris Boillon est en lien téléphonique avec M. Saleh, à qui il aurait fourni une voiture de l’ambassade de France pour le récupérer à la frontière entre la Tunisie et la Libye. Puis Bechir Saleh sera reçu par Boris Boillon à Tunis le 15 novembre 2011. Il sera discrètement hébergé à la résidence de l’ambassade de France, avant de rejoindre pour deux nuits un hôtel cinq étoiles réglé par M. Djouhri, qui l’exfiltrera en jet privé à Paris.

    #France #Boris_Boillon #Bernard_Squarcini #Alexandre_Djouhri #Barbouzes #corruption #Renseignements #Nicolas_Sarkozy #Services_secrets #Secret_défense #parrains #caïds #Libye

  • Tintin, l’étrange passion commune d’Alexandre Djouhri et de Villepin
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/11/05/l-etrange-passion-commune-d-alexandre-djouhri-et-dominique-de-villepin-pour-

    Contrairement à Dominique de Villepin, M. Djouhri n’a que faire de Tintin, le cèlèbre reporter du Petit Vingtième. Les œuvres d’Hergé et la littérature ne sont pas vraiment sa passion. Pourtant, le 28 novembre 2013, il a acquis pour un montant de 43 000 euros une BD originale de Tintin, appartenant à M. de Villepin, lors d’une vente aux enchères à l’hôtel Drouot. Il s’agit du lot N° 120, une pièce rare : l’un des mille premiers exemplaires imprimés de Tintin au pays des Soviets, premier opus de l’illustre série.

    Cette vente, mise au jour dans le cadre de l’instruction menée par les juges sur l’affaire du financement libyen, a rendu les enquêteurs perplexes qui se demandent ce qu’elle a pu dissimuler. Ainsi, quand M. Djouhri est relancé par l’entourage de son ami Dominique de Villepin pour récupérer l’ouvrage contre son règlement, il s’agace au téléphone, placé sur écoute par les enquêteurs : « Mais on s’en fout, qu’il le garde [l’album]... qu’il le garde. Je paye et il le garde. Je le récupèrerai en temps et en heure ». Sur les écoutes, Alexandre Djouhri s’inquiète même que son nom fuite dans la presse au sujet de cette vente.

    Et la suite est encore plus édifiante, qui porte sur un montant 100 fois plus élevé…

  • Enquête sur Bernard Squarcini, le maître-espion des réseaux sarkozystes
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/11/04/les-methodes-peu-orthodoxes-de-l-ex-espion-bernard-squarcini_5025157_3224.ht

    Ils appartiennent à un cercle très fermé, celui des hauts gradés de la police nationale. Proches de Nicolas Sarkozy, virés par la gauche, ils sont membres, aujourd’hui, d’une confrérie secrète, dissimulée derrière des noms mystérieux, les « Happy few » ou le « club de Quenza », un village de Corse-du-Sud, dînent les uns chez les autres…

    Ils s’appellent Frédéric Péchenard, Michel Gaudin, Claude Guéant, Ange Mancini, Christian Flaesch… Recasés auprès de l’ancien président de la République ou dans le privé, ils forment un réseau informel, très bien renseigné et toujours influent. Ils patientent, priant pour un retour en grâce électorale de leur mentor.

    Parmi ces hommes, il en est un qui fait office de courroie de transmission avec le cœur du réacteur sarkozyste : c’est Bernard Squarcini, l’ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur – DCRI, devenue Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

    Longtemps, il s’est agité dans l’ombre, après son départ forcé, au printemps 2012, de la DCRI. Mais c’était avant que la justice ne mette au jour ses méthodes peu orthodoxes. Les juges du pôle financier Serge Tournaire et Aude Buresi l’ont mis en examen, le 28 septembre, pour, notamment, « entrave aux investigations », « compromission », « trafic d’influence », « faux en écriture publique », « détournement de fonds publics »…

    Le Monde a eu accès à leur enquête, notamment aux écoutes judiciaires pratiquées en mars et avril 2013 sur le téléphone portable de M. Squarcini. On y découvre l’étendue d’un... #paywall @#@1& !!

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      Ils appartiennent à un cercle très fermé, celui des hauts gradés de la police nationale. Proches de Nicolas Sarkozy, virés par la gauche, ils sont membres, aujourd’hui, d’une confrérie secrète, dissimulée derrière des noms mystérieux, les « Happy few » ou le « club de Quenza », un village de Corse-du-Sud, dînent les uns chez les autres…

      Ils s’appellent Frédéric Péchenard, Michel Gaudin, Claude Guéant, Ange Mancini, Christian Flaesch… Recasés auprès de l’ancien président de la République ou dans le privé, ils forment un réseau informel, très bien renseigné et toujours influent. Ils patientent, priant pour un retour en grâce électorale de leur mentor.
      Parmi ces hommes, il en est un qui fait office de courroie de transmission avec le cœur du réacteur sarkozyste : c’est Bernard Squarcini, l’ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur – DCRI, devenue Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

      Longtemps, il s’est agité dans l’ombre, après son départ forcé, au printemps 2012, de la DCRI. Mais c’était avant que la justice ne mette au jour ses méthodes peu orthodoxes. Les juges du pôle financier Serge Tournaire et Aude Buresi l’ont mis en examen, le 28 septembre, pour, notamment, « entrave aux investigations », « compromission », « trafic d’influence », « faux en écriture publique », « détournement de fonds publics »…

      Le Monde a eu accès à leur enquête, notamment aux écoutes judiciaires pratiquées en mars et avril 2013 sur le téléphone portable de M. Squarcini. On y découvre l’étendue d’un système de renseignement parallèle, délictueux, au croisement des mondes économiques, politiques et policiers.
      La chute de l’ex-espion, piégé par son entrisme forcené, son imprudence, aussi, ébranle tout le réseau sarkozyste, plongeant au passage la DGSI et son directeur actuel dans la tourmente. M. Squarcini aura cette phrase, en garde à vue : « J’ai changé d’activité [il s’est reconverti dans la sécurité privée], mais j’ai gardé un esprit identique que celui qui m’accompagnait en ma qualité de haut fonctionnaire. » On ne saurait mieux dire.

      Cahuzac et « Victor Hugo »

      Pour un ancien espion, Bernard Squarcini est très bavard. Trop. Le 4 avril 2013, à 14 h 51, le répondeur de son téléphone portable réceptionne ce message : « Allô, M. Bernard Squarcini, bonjour, c’est le secrétariat du président Nicolas Sarkozy (…) Auriez-vous la gentillesse de nous appeler au bureau ? » Deux minutes plus tard, il s’exécute.
      La secrétaire de l’ex-chef de l’Etat lui passe Michel Gaudin, ancien directeur général de la police devenu directeur du cabinet de M. Sarkozy. Le climat politique est tendu, poisseux. Deux jours plus tôt, Jérôme Cahuzac a admis détenir un compte bancaire à l’étranger. Le scandale éclabousse le pouvoir socialiste.

      Nicolas Sarkozy voit se profiler l’aubaine : et si François Hollande avait menti, s’il avait été au courant bien plus tôt des avoirs occultes de son ex-ministre du budget ? Il faut aller au renseignement, obtenir, qui sait, de quoi déstabiliser le chef de l’Etat. Une rumeur circule, déjà : une note émanant de la DGSI aurait alerté l’exécutif, plusieurs mois auparavant, sans que celui-ci réagisse.
      C’est donc en ce sens que les policiers interprètent l’appel de M. Gaudin à M. Squarcini. « On ne peut pas récupérer une note, là ? », demande le premier. « Je vais essayer », répond M. Squarcini, qui ajoute : « Mais bien sûr qu’ils étaient au courant. » « Bon, alors il faut lancer l’opération Victor Hugo », lance, énigmatique, M. Gaudin.

      Près de deux semaines plus tard, le 16 avril 2013, M. Squarcini recontacte le secrétariat particulier de M. Sarkozy. « Je revenais vers vous pour prendre un petit rendez-vous, commence-t-il. Il [M. Sarkozy] m’a dit de passer régulièrement… » Il ajoute : « Et je voudrais vous envoyer un petit mail pour… A son intention [Nicolas Sarkozy]… Et à celle de Michel Gaudin aussi. » Et il précise, en riant : « C’est sur l’affaire Cahuzac, c’est un petit blanc ». Un « blanc », dans le jargon du renseignement, c’est une note confidentielle, sans en-tête ni signature. « On lui remettra », promet l’assistante de l’ancien président.
      Cette note, datée du 15 avril 2013, existe bien : elle a été découverte dans le coffre loué par M. Squarcini à la BNP de la rue d’Anjou, à Paris, lors d’une perquisition, au printemps 2016. Sept petits paragraphes expliquant, sans preuve, que « l’argent placé en Suisse n’appartiendrait pas qu’à M. Cahuzac » mais aurait servi à un financement illicite du Parti socialiste (PS) et de Dominique Strauss-Kahn, comme le résument les policiers. De plus, notent les enquêteurs, « il est question que M. Hollande aurait été mis au courant des problèmes de M. Cahuzac et qu’il aurait refusé sa démission avant les aveux officiels ».

      Rien ne vient étayer ces graves accusations dans ce document que fait pourtant circuler M. Squarcini, puisqu’il l’adresse aussi au secrétariat particulier de Bernard Arnault, chez LVMH. C’est désormais l’un de ses employeurs – il émarge à hauteur de 12 000 euros mensuels –, depuis qu’il a été écarté de la DCRI. Il s’en amuse, même, au téléphone, avec l’assistante de l’empereur du luxe. Il appelle M. Hollande « l’usurpateur », précise qu’il va voir M. Sarkozy le vendredi suivant, et assure, à propos des avoirs cachés de M. Cahuzac : « C’est la campagne de DSK, et là c’est de source sûre. » Et il ajoute, à propos de M. Sarkozy : « Il a lu la note, ça l’a intéressé aussi. »
      Entendu par les policiers, le 26 septembre, M. Gaudin se montre fort embarrassé. « Depuis 2012, je n’ai aucun souvenir particulier d’un échange d’informations avec Bernard Squarcini », commence-t-il. Mais quand les enquêteurs lui font part de l’écoute téléphonique, il change de stratégie, et soutient que son appel avait trait à l’affaire dite des frais d’enquête de la police nationale – qui lui a valu d’être condamné en première instance. L’affaire Cahuzac, la fameuse note « blanche » ? « Jamais, répond-il, je la découvre aujourd’hui. » L’« opération Victor Hugo » ? Aucun souvenir non plus…

      « Fillon, faut l’éteindre »

      Depuis son éviction de la DCRI, en mai 2012, Bernard Squarcini a du temps. Préfet hors cadre en disponibilité, il a créé Kyrnos Conseil en mars 2013, et représente en France la société Arcanum. Deux officines spécialisées dans la sécurité. Il s’occupe donc de la protection de la famille Arnault, mais ne dédaigne pas tremper dans la petite politique française. En témoigne une conversation interceptée par les policiers, le 28 mars 2013. Au bout du fil, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors en plein combat pour la mairie de Paris. M. Squarcini tente de ménager les intérêts du couple Tiberi, mis sur la touche.
      Mais très vite, la conversation vient sur Rachida Dati et François Fillon, deux ennemis du « Squale », comme on surnomme M. Squarcini. « Bon, allez, tu me tues Rachida et Fillon (…) Parce que Rachida on n’en veut plus (…) Basta crapoto », attaque M. Squarcini. NKM, qui tente d’imposer ses vues dans la constitution des listes municipales, ne se fait pas prier : « Je vais te dire, le meilleur moyen de la tuer, c’est d’éteindre (…) Et Fillon, c’est pareil, faut pas le tuer publiquement, faut l’éteindre. » Et tous deux de s’esclaffer, glosant sur l’identité du père de la fillette de Mme Dati – la DCRI époque Squarcini avait discrètement enquêté sur l’identité du géniteur de l’enfant. « C’est vraiment une… », lâche NKM, sans finir son propos. Et M. Squarcini de conclure : « Elle est folle. »

      L’ancien patron des services met son nez dans tous les dossiers. Les policiers découvriront dans son coffre une note liée à l’affaire HSBC – déclenchée en 2009 par l’informaticien Hervé Falciani, auteur du vol de données en Suisse révélant l’identité de dizaines de milliers de détenteurs de comptes occultes. Accrochée à cette note, une carte de visite de Claude Guéant, demandant à son « cher Bernard » s’il a « quelque chose à ce propos ». Le document soutient qu’Arnaud Montebourg « protégerait » Falciani en échange d’informations « à scandale » que le député socialiste pourrait utiliser lors de la campagne présidentielle de 2012.

      Autre découverte intrigante faite par les enquêteurs, au domicile du préfet cette fois, une note réalisée par la DCRI concernant une opération de sécurisation électronique réalisée au domicile de Ségolène Royal, avec l’examen complet de son appartement, qui avait effectivement été cambriolé en juillet 2008. Et c’est la DCRI de M. Squarcini qui l’avait « dépoussiéré », à la recherche d’éventuels micros clandestins. « J’ai pris cela à l’époque avec le sourire, soutient M. Squarcini, devant les policiers. Il n’y a jamais eu de fuite. » Mais dans ce cas, pourquoi conserver en lieu sûr ces documents, huit ans plus tard ?

      A la DGSI, le chef reste le « chef »

      M. Squarcini a gardé tant d’amis au siège de la DGSI, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), que l’on croirait qu’il n’en est jamais parti. Les trois secrétaires particulières du directeur, par exemple. Quatre ans après son départ, elles sont encore aux petits soins. Surtout l’une d’elles, qui le suit depuis son passage à Marseille (2004-2007) en tant que préfet délégué à la sécurité. On l’appelle encore « chef » ; lui affuble ses anciens subordonnés de surnoms, comme « Flup » et « Flop ». Une ordonnance pour sa femme ? Un certificat d’assurance pour sa moto ? Un rendez-vous chez le médecin ? Le numéro de téléphone privé d’un ambassadeur ? Pas de souci, le secrétariat du directeur de la DGSI s’exécute, sans sourciller.

      M. Squarcini ne continue-t-il pas de recevoir sur sa boîte mail de nombreuses revues de presse et différentes publications, y compris le bulletin interne de la DGSI ? Pour un coût estimé par les enquêteurs à 8 000 euros par an ! Mais on ne refuse rien au « chef », quand bien même sa réputation laisserait désormais à désirer. « C’était d’un commun accord avec M. Calvar », se défend M. Squarcini lors de son audition.

      Patrick Calvar, nommé par la gauche pour le remplacer à la tête de la DGSI, fréquente à l’occasion le même club privé, surnommé le « Happy few », que M. Squarcini. Ces petites largesses ont débouché sur une perquisition dans les locaux de la Sécurité intérieure, le 25 septembre, et une convocation par les enquêteurs d’une dizaine de membres des services secrets. Dont Patrick Calvar lui-même. Inédit et gênant.
      D’autant que M. Squarcini ne s’est pas contenté de ces petits passe-droits. Ainsi, le jour où Claude Guéant, devenu avocat, le sollicite pour en savoir plus sur l’un de ses clients potentiels, il n’hésite pas à contacter M. Calvar. Leurs échanges téléphoniques sont interceptés. Le patron des services secrets, pris dans un conflit de loyauté embarrassant, renseigne malgré tout son prédécesseur. « Avec des pincettes », lui lâche-t-il ainsi, quand il faut qualifier le profil du client de M. Guéant.
      Interrogé par les policiers le 29 septembre, M. Calvar a assumé. M. Squarcini ? « C’est un ami. » Au point, par exemple, d’accéder à sa demande d’intervention en faveur de la femme de Bernard Arnault pour une formalité administrative. Ou de soutenir les requêtes de deux femmes russes désireuses d’obtenir des autorisations de séjour. Ce circuit est intéressant à retracer : cette fois, c’est le sulfureux intermédiaire Alexandre Djouhri qui demande à M. Squarcini de jouer les intercesseurs, et c’est M. Calvar qui s’exécute. « J’ai demandé une régularisation pour une unique et dernière fois », convient M. Calvar.

      Le chef du renseignement intérieur paraît tomber des nues lorsque les policiers lui révèlent l’étendue des services rendus par certains de ses hommes à leur ancien patron : un officier qui, à ses heures perdues, traduit en anglais des documents pour M. Squarcini, un major qui interroge tous les fichiers confidentiels possibles pour identifier les profils de dizaines de noms donnés par M. Squarcini… Jusqu’à obtenir la suppression d’une inscription au fameux fichier « S » pour un milliardaire russe.

      « Moi je suis petit, c’est l’ancien directeur », remarque le major, le fameux « Flup », qui demandera même à immatriculer M. Squarcini comme une… source officielle du service ! « Ce n’est pas un voyou, ma hiérarchie était au courant », le défend-il encore. « Flup » scrutera aussi pour le « chef » les environs de la station de ski de Courchevel (Savoie), histoire de vérifier si la famille Arnault, qui passe ses vacances dans ce lieu huppé, n’a rien à redouter. C’est une certitude, le « chef » n’a jamais vraiment quitté ses bureaux.

      Un « petit texto » pour LVMH

      Décidément, Christian Flaesch n’a pas de chance avec les écoutes. Evincé fin 2013 de la direction de la police judiciaire de Paris pour s’être montré un peu trop prévenant au téléphone avec son ex-ministre, Brice Hortefeux, qu’il avait informé d’une convocation à venir dans l’affaire libyenne, le voilà rattrapé par ses échanges de SMS avec Bernard Squarcini.

      Les deux hommes entretiennent des liens très forts. Dîners chez l’un, rencontres en Corse, déjeuners avec des amis sûrs, tels les anciens grands flics Ange Mancini, Frédéric Péchenard, René-Georges Querry… Comme la plupart de ses ex-collègues, M. Flaesch, chaudement recommandé par ses influents amis, s’est reconverti dans le privé, chez Accor, pour 200 000 euros annuels.

      Interrogé par les policiers, le 26 septembre, M. Flaesch ne se souvient pas avoir « fourni des renseignements » à son « copain ». Mais il ne se doute pas, alors, que M. Squarcini avait été placé sur écoute au début du printemps 2013. Le 26 mars 2013, l’ex-espion a appelé son ami Flaesch, encore directeur de la PJ parisienne.

      Fraîchement embauché par LVMH, alors en plein conflit commercial et judiciaire avec la société Hermès, M. Squarcini va à la pêche aux infos. Une plainte déposée par Hermès est à l’étude à la police, au stade initial de l’enquête préliminaire, et M. Flaesch, en tant que patron de la PJ, sait évidemment tout du dossier. M. Squarcini sollicite des « éléments ». « Je me renseigne », lui promet le policier.

      De fait, il informe son ami qu’une information judiciaire va être ouverte. M. Squarcini transmet la nouvelle à son supérieur chez LVMH, Laurent Marcadier, un ancien magistrat qui a fréquenté tous les cabinets de droite, dont celui de M. Guéant, à l’intérieur. M. Marcadier sait déjà, au moins depuis le 11 mars 2013, que c’est la juge Charlotte Bilger qui a été chargée du dossier sensible : il dispose lui aussi de ses réseaux, même s’il se prétend « pestiféré » au palais de justice de Paris car trop marqué politiquement. La désignation de la juge Bilger ne sera connue officiellement que le 15 mars, le réseau a de l’avance.
      Ses sources ont dit à M. Marcadier que la procédure était « indigente », mais il faut en savoir plus. Alors M. Squarcini reprend du service. Il revient vers M. Flaesch. Qui lui adresse en retour un long SMS le 2 avril 2013. Tout y figure. C’est une synthèse du contenu de la plainte déposée par Hermès contre LVMH. Du pain bénit pour M. Squarcini, qui fait suivre le SMS à Laurent Marcadier et à Pierre Godé, vice-président de LVMH et conseiller proche de Bernard Arnault. En leur précisant : « C’est le directeur [M. Flaesch] qui m’a envoyé un petit texto. »
      Confrontés devant les policiers, qui suspectent une violation flagrante du secret de l’enquête, M. Squarcini se désole : « Je le mets dans la difficulté », avoue-t-il, devant M. Flaesch. Qui, lui, mis en examen, un peu dépassé, reconnaît : « J’ai donné trop de détails sur cette affaire que j’ignorais… » Encore une victime collatérale, comme Laurent Marcadier – lui aussi poursuivi – de l’activisme du « Squale ».

      Cercle Wagram : la barmaid et le policier

      Surtout, ne pas toucher aux amis corses de Bernard Squarcini. En retour, il a de quoi riposter. Jusqu’à exiger le placement sur écoute d’un collègue policier, ou empêcher l’exécution d’une opération de police. Les juges en ont eu la démonstration dans le dossier Wagram, du nom de ce cercle de jeux parisien détenu par le grand banditisme corse.

      Pas de chance pour l’ex-espion, c’est aussi le juge Serge Tournaire qui a instruit cette procédure. Il a suspecté, dès le 8 juin 2011 et le lancement des opérations de police, une intervention souterraine de M. Squarcini, alors patron de la DCRI. L’enquête sur les réseaux corses de M. Squarcini lui a permis de conforter ses intuitions.

      C’est qu’autour du cercle Wagram, on trouve bon nombre de policiers, mais aussi une jeune femme, Marie-Claire Giacomini, responsable du bar. Elle appelle le patron de la DCRI « mon tonton ». Curieusement, au matin des arrestations, ce mercredi 8 juin 2011, certaines cibles sont introuvables.

      Au moment où les policiers du service central des courses et des jeux (SCCJ) s’apprêtent à entrer de force au domicile de Mme Giacomini, à 6 heures, ils reçoivent d’ailleurs un coup de fil surprenant. Le major Franck Alioui a reçu l’ordre de suspendre les opérations. C’est son supérieur, Robert Saby, qui lui ordonne, lui-même alerté par M. Squarcini en personne. Ce dernier suit de près le dossier. « Nous nous sommes régulièrement rencontrés à raison d’une fois par mois, à sa demande, il souhaitait savoir ce que nous allions faire », racontera plus tard Robert Saby aux policiers. Il précisera : « J’ai eu des informations selon lesquelles Bernard Squarcini prétendait “tenir” la PJ et que le dossier était vide. »
      Ce 8 juin 2011, Bernard Squarcini a également contacté le directeur central de la PJ, Christian Lothion : « C’est Squarcini qui m’a appelé à propos de Marie-Claire Giacomini », confirmera le policier de haut rang. Une double intervention, donc, du patron de la DCRI, qui conversera au téléphone, de juin à septembre 2011, à au moins soixante reprises avec Mme Giacomini.

      Mais Bernard Squarcini ne s’en tient pas là. Il en veut au major Franck Alioui, très bien noté par sa hiérarchie mais décidément trop en pointe sur le dossier Wagram. Celui-ci ne fait pas mystère de son intention de faire tomber toute la chaîne corse. Jusqu’au préfet Squarcini s’il le faut. Le 16 juin 2011, le chef de la DCRI appelle Robert Saby et le prévient que le major Alioui tient des propos injurieux à son endroit.

      Comment le sait-il ? Le même jour, la DCRI a ordonné en « urgence absolue » le placement sur écoute du policier du SCCJ. Pour un motif étonnant : le major serait en relation avec les services secrets algériens. En fait, suspecte M. Alioui, qui l’a dit aux enquêteurs, la DCRI voulait « connaître les éléments que nous pouvions avoir sur les enquêtes en cours sur le Wagram. Bernard Squarcini devait s’inquiéter de ce que nous pouvions apprendre sur la mairie de Levallois… » De fait, dans le cadre de ce dossier, un intime de Patrick Balkany, maire (Les Républicains, LR) de Levallois-Perret et ami de longue date de M. Sarkozy, sera placé en garde à vue…

      Les juges Tournaire et Buresi ont soigneusement vérifié les dires de M. Alioui. Obtenu les réquisitions de la DCRI, déclassifiées. Selon la demande de la DCRI, M. Alioui était suspecté de « vouloir transmettre de façon imminente, des documents sensibles ». « On était dans le bon profil du gars qui peut trahir pour n’importe quoi », prétend M. Squarcini.
      Or, après vérifications, ce major a bien été placé sous la surveillance du contre-espionnage pour de tels motifs, mais en… 2003-2004. Avant d’être blanchi en 2009. Pourquoi, dès lors, le placer sur écoute pendant seulement cinq jours, en juin 2011, si ce n’est pour savoir ce qu’il tramait dans l’enquête sur le cercle Wagram ? Ex-commissaire à la DCRI, chargé de la sécurité interne, Alain Poissel a confié aux enquêteurs : « Je n’exclus pas l’idée d’avoir pu être instrumentalisé. »

      Corse : « conversations entre professionnels »

      Le 24 avril 2013, plusieurs policiers « filent » dans Paris un certain Olivier Mosconi, impliqué dans un trafic de stupéfiants. Ils le découvrent attablé, en fin de matinée, avec la fameuse Marie-Claire Giacomini et… M. Squarcini. Ils prennent le trio en photo.

      L’ancien patron de la DCRI a décidément de drôles de fréquentations. A Marseille, à Bastia, ses connexions sont multiples, les juges le savent : les agents de joueurs placés sur écoute dans l’affaire des comptes de l’Olympique de Marseille ne passent-ils pas leur temps à répercuter les confidences glanées auprès de M. Squarcini ?

      Le « Squale » se passionne aussi pour l’enquête sur l’assassinat de l’avocat Antoine Sollacaro, à Ajaccio, le 16 octobre 2012. Le 29 mars 2013, le concessionnaire BMW Patrick Bernardini est placé en garde à vue : il est suspecté d’être intervenu sur l’une des motos fournie à l’équipe de tueurs, issue de la bande du « Petit bar ». Or, la compagne de M. Bernardini n’est autre que Sabine Grisoni, l’ex-femme du patron de La Villa corse, le restaurant parisien préféré de Bernard Squarcini. Elle contacte donc tôt le matin, le 29 mars 2013, M. Squarcini.

      Le préfet va déployer tout son réseau. Il commence par obtenir quelques informations de son ami le commandant de police Dominique Rossi, basé à Ajaccio, qu’il surnomme « Junior ». Celui-ci lui résume l’essentiel des faits. Puis il sollicite le commissaire Jean-François Lelièvre, coordinateur des services de sécurité intérieure en Corse. Un « ami », dit-il. Encore un.

      Ce haut gradé ne se fait pas prier pour raconter les avancées de l’enquête à son ancien collègue. « Je crois qu’ils ont balancé des blases » [des noms], dit-il à M. Squarcini dans une conversation interceptée. Il délivre des précisions sur des objectifs, des perquisitions à venir, et l’informe même que M. Bernardini va être transféré par hélicoptère sur le continent.
      Muni de ces informations, le préfet raconte tout à Mme Grisoni, insistant même sur les conditions du transfert à venir, dans un SMS : « Bernardini Patrick et Brun Raphaël (autre gardé à vue) transportés à Marseille par hélico. » Le policier, questionné par les enquêteurs, se défend comme il peut : « On est dans la chaleur de l’action. » M. Lelièvre, lui, parle de « conversations entre professionnels ». Il se dit même persuadé que M. Squarcini a en fait « cherché à retourner » Mme Grisoni. Comme au temps de sa splendeur, à la tête de la DCRI…

      Trois jours de révélations sur le système Sarkozy

      Le Monde révèle, au cours de trois publications successives, l’existence d’un vaste système délictueux, impliquant de hautes personnalités liées à Nicolas Sarkozy. Ce réseau, (dé)voué à la protection de l’ancien chef de l’Etat, est composé de policiers ou magistrats restés fidèles à l’ex-président, mais aussi d’hommes d’affaires, d’intermédiaires, de diplomates et même de journalistes. Une structure informelle qui apparaît aujourd’hui en pleine lumière, à la faveur de plusieurs enquêtes judiciaires, toutes conduites par le juge parisien Serge Tournaire, et auxquelles Le Monde a eu accès - en sus de nos propres investigations.

      Elles mettent en lumière les dessous d’une organisation mise en place dès l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur, en 2002, renforcée lors de son accession à l’Elysée en 2007, et qui s’est perpétuée après sa défaite en 2012.

  • Barbouze un jour...
    http://survie.org/billets-d-afrique/2016/261-octobre-2016/article/barbouze-un-jour-5171

    On savait, au vu de son amitié avec Mi­chel Tomi (surnommé « le parrain des parrains ») que l’ancien patron de la DCRI sous Sarkozy, Bernard Squarcini, cultivait les re­lations "particulières". On a récemment ap­pris qu’après avoir été remercié, il s’est mis à son compte et au service du dictateur congolais alors que ce dernier préparait sa "réélection". Croyant savoir qu’un « mouve­ment insurrectionnel » visant à « déstabili­ser » Denis Sassou Nguesso était en préparation, il fournit aimablement « le nom des (...)

    #261_-_octobre_2016

    / #Nicolas_Sarkozy, Renseignements / Services secrets, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs, #Secret_défense, (...)

    #Renseignements_/_Services_secrets #Congo-Brazzaville

  • #Israël veut contrer le #boycott - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2016/02/05/israel-veut-contrer-le-boycott_1431257

    les dirigeants de l’État hébreu aiguisent également leurs armes pour combattre l’isolement grandissant de leur pays et les appels à son boycott qui se multiplient à peu près partout.

    Une menace qu’ils considèrent comme tellement importante qu’ils ont décidé d’y répondre en créant une structure opérationnelle anti-boycott . Le nouvel organisme fonctionnera sous la forme d’un département du ministère des Questions stratégiques. Il sera dirigé par un ancien haut responsable du Shabak (la Sûreté générale) et comprendra des ex-membres de l’appareil sécuritaire israéliens. Des anciens officiers de Tsahal et de l’Aman (Renseignements militaires), entre autres.

    Sa mission ? Se procurer tous les #renseignements possibles sur le mouvement favorable au boycott, en connaître les rouages, décrypter sa stratégie et préparer des réponses israéliennes adaptées. Cela, avec l’aide d’autres ministères dont celui des Affaires étrangères, qui reçoit quotidiennement les rapports de ses postes à l’étranger traitant, entre autres, des activités du mouvement Boycott-Désinvestissement-Sanction (#BDS) créé en 2005 pour pousser l’État hébreu à évacuer les territoires occupés, par le biais de pressions économiques, culturelles ou académiques.