#représentativité

  • Syndicalisme et gilets jaunes - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Syndicalisme-et-gilets-jaunes.html

    Le 6 décembre, une intersyndicale rédige un communiqué qui se résume à l’ouverture de négociations et à la condamnation des violences. Le lendemain, Philippe Martinez estime qu’une « convergence des luttes est impossible au niveau national », tout en continuant de rappeler que « quand on livre des migrants à la police, ce ne sont pas les valeurs de la #CGT » [3], et appelle à une journée de grève sept jours plus tard, un vendredi, en marge des mobilisations des #gilets_jaunes prévus le samedi. Si aujourd’hui « gilets jaunes » et confédérations manifestent tant de méfiance réciproque, c’est que les syndicalistes n’apparaissent plus comme des porte-paroles des problématiques matérielles, ni même de l’exploitation salariale. À l’inverse, les gilets jaunes sont soupçonnés d’un amateurisme problématique dans ses formes comme dans ses revendications, accusés d’avoir déserté les rangs syndicaux, de se mobiliser trop tard et « hors cadre ».

    Un #syndicalisme qui s’éloigne des aspirations salariales

    Cette incapacité des confédérations syndicales à se joindre à l’un des plus grands mouvements sociaux depuis Mai 68 met bien en lumière l’affaiblissement qui frappe le syndicalisme hexagonal. Avec 8% en moyenne de la population salariale syndiquée, la France est le pays qui a connu le déclin le plus rapide et le plus brutal depuis trente ans en Occident [4]. L’étiologie du déclin syndical français est bien documentée par les sociologues et les politistes : disparition de bastions ouvriers, hausse du #chômage, #précarisation de l’emploi, tertiarisation de l’activité, etc. [5]

    Les organisations syndicales sont confrontées à des transformations majeures de l’économie auxquelles est venue s’ajouter une complexification substantielle du travail de représentation. Les élus du personnel et les militants syndicaux doivent désormais siéger dans un nombre croissant d’instances, dans et hors des entreprises [6]. En ce sens, à mesure que les règles juridiques et économiques gagnaient en subtilité dérogatoire, les militants syndicaux ont été happés par la nécessité d’intensifier leur formation, s’éloignant géographiquement et socialement, des bases qu’ils étaient censés représenter [7]. La question de la #représentativité n’a fait qu’accentuer la déconnexion entre les organisations syndicales et les salariés : par les prérogatives qu’elles permettent, les élections professionnelles sont devenues des enjeux essentiels des confédérations syndicales qui concentrent désormais une partie substantielle de leurs préoccupations et de leurs mobilisations militantes. Enfin, depuis une dizaine d’années, le monde syndical rencontre une série de transformations majeures qui l’emporte dans une course effrénée à l’adaptation de nouveaux dispositifs de régulation du #travail et de l’#emploi : loi de représentativité syndicale en 2008, Loi Rebsamen en 2015, Loi El Khomri en 2016, ordonnances Macron en 2017, les syndicats passent désormais une partie substantielle de leur temps à s’adapter à un cadre normatif qui n’a de cesse de réduire leurs marges de manœuvre.

    Dans le même temps, leur voix et leur expertise en matière d’action publique semblent définitivement exclues de la fabrique des réformes sectorielles (dans l’énergie, le travail ou encore les transports) depuis la fin des années 1990 [8]. Désormais, le pouvoir syndical est morcelé à la faveur de la négociation d’entreprise qui met en concurrence les salariés entre eux. Depuis son arrivée au pouvoir, E. Macron n’a fait que contribuer à exacerber cette déconnexion par la mise en place des Comités sociaux et économiques (CSE) qui prévoient de transformer les syndicalistes en managers sociaux [9].

    Les gilets jaunes, substitut des luttes au travail ?

    Le mouvement des Gilets Jaunes met donc bien en lumière ici un symptôme de ces différentes transformations du syndicalisme : sous l’effet de la professionnalisation du travail syndical, les responsables syndicaux semblent désormais en décalage par rapport à des aspirations pourtant proches du cœur de leur travail revendicatif, défendues par nombre de travailleurs pauvres, de retraités modestes ou de jeunes intérimaires qui composent les rangs des Gilets jaunes [10]. Le caractère extra-professionnel de cette #mobilisation éclaire un autre aspect de la situation de faiblesse dans laquelle sont placés désormais les syndicats : foyer historique de la contestation, le monde du travail ne semble désormais plus en mesure de mobiliser suffisamment pour obtenir des conquêtes sociales élémentaires comme des hausses générales de #salaire. Ce combat déserte le lieu de travail, à mesure que l’#entreprise se complexifie (sous-traitance, éclatement des statuts d’emploi, éloignement des centres de décision, distance sociale des nouvelles générations de cadres) et se fait désormais sur des ronds-points, des péages d’autoroute, aux abords des villes. Quand ce mouvement se décide à manifester sur Paris, les centrales syndicales peinent à sortir de leurs cortèges habituels [11], conduisant à l’invisibilité mentionnée plus haut.

    La conflictualité professionnelle en France est pourtant loin d’être anecdotique : des recherches montrent une résurgence de la contestation au travail depuis la fin des années 1990 qui s’accentue tout au long des années 2000 [12], faisant de la France l’un des pays les plus conflictuels du continent européen [13]. En dépit de leur déclin respectif et commun, l’industrie et les syndicats demeurent ainsi les principaux secteurs et acteurs des mobilisations professionnelles en ce début de millénaire. Pour autant, cette tendance globale à la hausse cache des disparités qui permettent de formuler des hypothèses d’un glissement de la conflictualité professionnelle hors de l’entreprise, dont les gilets jaunes seraient une des illustrations. Bien qu’on observe une hausse continue de la conflictualité sur la période, celle-ci ne parvient jamais à rassembler autant de participants qu’autrefois, et réunit principalement des salariés du secteur public lors de journées de grandes mobilisations [14]. Le nombre de Journées Individuelles Non Travaillées dans le secteur privé a ainsi nettement baissé, passant de plus de trois millions dans les années 1970 à un nombre variant de 250000 à 500000 durant la décennie 1990 et 2000, tandis que les mobilisations ont été écourtées : les cessations du travail inférieures à deux jours augmentent tandis que celles qui leur sont supérieures diminuent, les salariés privilégiant des formats de lutte plus indirects, comme le #débrayage, la pétition, la #grève_perlée ou celle du zèle.

    En fait, la conflictualité contemporaine du travail est autant le produit de la tertiarisation de l’économie que de la #segmentation progressive du marché du travail et de la précarisation des conditions d’emploi [15] qui semblent caractériser nombre de gilets jaunes [16]. Les conditions de mobilisations au travail se sont dégradées à mesure que l’emploi se transformait et se raréfiait, rendant l’implication dans la lutte de plus en plus coûteuse, aussi bien à titre collectif qu’individuel, en particulier pour les salariés dont les revenus sont les plus bas : ces derniers préfèrent souvent « la débrouillardise » au syndicalisme pour s’informer ou se défendre [17]. Le recours aux Prudhommes concerne ainsi près de 94% d’individus « ordinaires » et vise dans 8 cas sur 10 à contester le motif de la rupture [18]. Enfin, cette inertie doit surtout s’apprécier à l’aune de la création des ruptures conventionnelles qui connaît une croissance ininterrompue depuis leur apparition en 2008. Or ces contrats sont moins le résultat d’une conciliation « à l’amiable » que bien souvent un « exit » financier et institutionnel d’une multitude de situations conflictuelles [19]. En en complexifiant le recours aux prudhommes et en complexifiant le recours à cette juridiction, les ordonnances Macron finissent par étouffer les dernières voies possibles de justice au travail [20]. En occupant les ronds-points, les gilets jaunes continueraient-ils la lutte professionnelle par « d’autres moyens » ?

    Une convergence impossible ?

    Les rares données d’enquête disponibles à ce jour tendent, malgré leur inévitable fragilité, à corroborer cette hypothèse : parmi les gilets jaunes rencontrés par les sociologues, près d’un sur deux (44%) a déjà participé à une #grève, un taux particulièrement élevé quand on sait que seul un tiers des Français déclare avoir engagé une telle démarche au cours de leur carrière professionnelle (« Les salariés et la grève », Sondage BVA daté du 18 avril 2018.). [...]

    #revenu

    • Toulouse. Les ouvriers de Carrefour supply chain en grève et des gilets jaunes en soutien
      http://www.revolutionpermanente.fr/Toulouse-Les-ouvriers-de-Carrefour-supply-chain-en-greve-et-des

      Face à une nouvelle preuve de mépris de Carrefour qui refuse aux #ouvriers une prime, ceux-ci ont décidé de se mettre en #grève, rejoints par des gilets jaunes venus en soutien sur le piquet pour bloquer les livraisons.

      Ce n’est pas la première fois que les #Gilets_Jaunes se rendent sur le site de Logidis, à Colomiers, filiale et centre d’achat de Carrefour. En effet, depuis le début du mouvement, le site a déjà été bloqué à plusieurs reprises contre le géant de la #grande_distribution, qui licencie les salariés par milliers, et reçoit des millions de CICE.

      Cette fois-ci néanmoins, le contexte est différent, car ce sont les ouvriers qui ont décidé de se mettre en grève « #contre_la_vie_chère, pour l’augmentation des #salaires et la préservation de nos emplois », selon la CGT. En effet, alors que le gouvernement, pour calmer la colère sociale, en a appelé à quelques primes exceptionnelles que pourraient verser les employeurs, la direction de Carrefour a tout bonnement refusé d’en accorder à ses salariés.

      Carrefour supply chain à Colomiers ce sont près de 350 salariés, dont plus de la moitié en intérim, avec des contrats en 3x8, dépassant à peine le SMIC, malgré l’ancienneté de certains ouvriers qui y travaillent depuis plus de 30 ans et qui ne touchent pas plus de 1400 euros. Et des patrons qui refusent même d’accorder de quoi finir l’année plus sereinement.


  • Chroniques françaises , par Toni Negri
    14 Décembre 2018

    Nous proposons ici la traduction d’une contribution rédigée par Antonio Negri au lendemain du discours d’Emmanuel Macron du 10 décembre dernier. Il s’agit d’un texte d’analyse (...) qui avance (...) des pistes de lecture intéressantes, notamment pour ce qui est des clivages classe/peuple, de l’impossibilité de médiation et de l’épuisement de la gouvernance, mais aussi de la question de la socialisation du salaire et de l’enjeu de la prolifération des foyers des luttes.

    http://www.platenqmil.com/blog/2018/12/14/chroniques-francaises

    #giletsjaunes #fédéralisme #municipalisme #macron #salaire #salaire_social #classe #peuple #multitude #médiation #représentativité #néolibéralisme #Macron #giletsjaunes #gilets_jaunes #Negri

    • Commentaire d’une camarade #intermittente : « Si Toni Negri lisait la page de la #CIP IDF, il aurait su le soir même qu’il n’y a pas d’augmentation du #SMIC et que la “prime d’activité”, comme son nom l’indique, est idéologiquement très marquée (les pauvres sont des fainéants, etc). »

    • « Pas de coup de pouce, mais un revenu en hausse » dans L’iMmonde est incomplet mais pas que
      https://seenthis.net/messages/743277
      Si d’autres ont vu mieux...

      Negri, il plane grave sur le SMIC (entre autre chose), comme tous ceux qui oublient que le SMIC mensuel n’est plus le salaire minimum effectif, qu’il a été remplacé pour des millions d’actives et actifs par un SMIC horaire un temps de travail annualisé.
      En revanche lorsqu’il intègre la #prime_d'activité -aussi marquée soit-elle par le travaillisme- au #salaire social, il vise juste et à un endroit tout à fait négligé par l’analyse sociale (un aveuglement pallié par la nostalgie du CNR). Il y a pas de lecture possible de l’évolution des #droits_sociaux (au dela de l’emploi) sans partir du fait que cette prime finance en même temps (si si) des emplois et employeurs et la reproduction de la forme de travail, que c’est un rapport politique, pas juste une diversion conjoncturelle ou une anomalie à résorber. Comment fonctionne cette #individualisation du salaire social ? Quel mixte d’intégration (au modèle d’emploi, précaire et mal payé et/ou à la figure du cas’sos ; le rouage ou le déchet, telle est l’alternative offerte), de coercition (aiguillon de la faim, inséreurs, proprio, #dette) et de #punition (désocialisation, culpabilité, contrôle) présente-t-elle ?
      Je ne sais pas si ça se lit sur le site de la cip, mais on y trouve de nombreux papiers sur la nécessité de ne pas en rester à la #cotisation_sociale gagée sur la durée d’emploi et les salaires pour financer un #droit_au_chômage). On peut tout savoir du #salaire_social si on s’en tient à l’imaginaire des idéologues de la gauche formol (tel Friot qui exclue du salaire social le RSA, le minimum vieillesse, les bourses et tout droit financé par l’#impôt...), on peut continuer de se poser des questions comme certains secteurs syndicaux tout en ayant de moins en moins de prise au conflit capital travail, et puis on peut aller chercher des réponses chez les #Gilets_jaunes, dans la #grève_sociale expérimentale en cours... Les réponses de l’État sont à tout le moins un élément à prendre en compte dans un programme d’#enquête. Tout comme la réforme un instant reporté du droit aux chômage où les #chômeurs en activité à temps réduit seront en première ligne : diminuer les #allocations_chômage versée de 1,3 milliard est leur projet.


  • Les #paysannes se lèvent contre le #sexisme dans l’#agriculture
    https://reporterre.net/Les-paysannes-se-levent-contre-le-sexisme

    Mais féminisation ne rime pas avec représentation au sein des organisations agricoles. Pour sa thèse, Clémentine Comer s’est penchée sur la question. « Les #organisations_agricoles n’échappent pas à l’existence d’une division sexuée horizontale des responsabilités, écrit-elle dans la revue Campagnes solidaires. Il existe une surreprésentation des femmes dans les “petits” mandats (à caractère sociaux, territoriaux, ou dans la valorisation de filières de niche), et de l’autre, leur quasi-absence dans les mandats prestigieux (syndicaux, économiques et techniques). »

    À cela s’ajoute une division verticale des mandats : « Plus présentes à l’échelle locale, les responsables féminines passent difficilement les seuils d’engagements départementaux, et plus encore régionaux. »

    #droits #syndicalisme #santé #retraite #représentativité #égalité_femme_homme #femme



  • La #CFDT double la #CGT dans le privé
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/310317/la-cfdt-double-la-cgt-dans-le-prive

    Le gouvernement vient de publier les résultats de la représentativité syndicale nationale pour les quatre prochaines années. La CFDT a récolté 26,37 % des voix des salariés du privé, contre 24,85 % pour la CGT. Un changement historique, quoique attendu.

    #Economie #CFE-CGC #élections_professionnelles #représentativité #Solidaires #syndicats #Unsa


  • Il fallimento delle quote rosa nel parlamento afgano

    “In quindici anni i progressi sono stati enormi. Abbiamo un sistema di quote rosa in parlamento, quattro ministre nel governo, un numero crescente di donne attive nella società civile”. Quando paragona il presente al passato recente, l’Afghanistan di oggi a quello dei taliban, Freshta Karimi non ha dubbi. “La strada è ancora lunga e accidentata, ma la direzione è quella giusta”.

    http://www.internazionale.it/reportage/stefano-liberti/2016/09/23/afghanistan-parlamento-quote-rosa-fallimento

    #femmes #quotas #Afghanistan #représentativité #parlement #genre #politique


  • La loi sur le travail divise aussi les patrons
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140316/la-loi-sur-le-travail-divise-aussi-les-patrons

    Si les syndicats de salariés se divisent à propos de la future loi sur le travail, les organisations patronales ne sont pas en reste. Un article glissé dans le texte, remettant en cause les règles de calcul de la représentativité des employeurs, a mis le feu aux poudres. Sur le fond aussi, les désaccords sont profonds.

    #France #CGPME #loi_travail #Medef #patronat #représentativité #temps_de_travail #UPA


  • Pourquoi les communes nouvelles risquent-elles de « tuer » la ruralité  ?

    «  Nous devrons faire preuve de beaucoup de courage et de ténacité, car la résistance des élus locaux, que l’on semble pour l’instant tenir pour négligeable, sera vraisemblablement très forte.  »
    "Il s’agissait bien de trouver les moyens d’imposer des fusions à des personnes qui n’en voulaient pas  ! "

    "M. Hervé Maurey au Sénat « La commune est l’échelon de la proximité, de la démocratie, du lien social et de la bonne gestion. Contrairement à ce que certains prétendent, le nombre de communes n’est pas une source de dépenses ou de gaspillage. Les petites communes ne gaspillent pas, pour une raison très simple : elles n’ont pas d’argent ! Je crois, bien au contraire, que le bénévolat formidable dont font preuve 500 000 conseillers municipaux est une source d’économie. »

    http://www.laviequercynoise.fr/pourquoi-les-communes-nouvelles-risquent-elles-de-tuer-la-ruralite_

    #commmunes_nouvelles#ruralité#démocratie#élus#services_publics#représentativité#légitimité#réforme territoriale#loi_NOTRe


  • Lettre ouverte d’ Hubert Dupont, 1er adjoint du May sur Evre, au député P.S de sa circonscription, Serge Bardy.

    Hubert Dupont est 1er adjoint au maire du May sur Evre, commune
    de 4 000 habitants dans la communauté d’agglomération
    de Cholet, au sud du Maine et Loire. Hubert Dupont est retraité
    de la métallurgie, militant du PCF et de la CGT. Il est membre du
    conseil d’administration de la CPAM 49. Face à l’offensive pour les
    communes nouvelles en Maine et Loire, avec une douzaine
    d’autres élus et de militants ouvriers du département, il a participé
    en 2015 à la constitution du comité de liaison des élus pour la
    défense des communes.
    Il vient d’adresser cette lettre ouverte au député PS de sa circonscription, Serge
    Bardy, qui fut pendant un temps classé parmi les députés « frondeurs » du PS.
    Serge Bardy est le député de la 6ème circonscription du Maine et Loire, dite AngersMauges

    Le May-sur-Èvre, le 16/01/16
    Lettre ouverte au Député Serge Bardy
    Monsieur Le Député,
    Concernant votre document « la lettre de votre député » n°4, je m’autorise
    une réaction concernant l’article intitulé « mutualisation et vie de nos
    communes, les Mauges s’engagent ».
    Faut-il se réjouir des conditions et des conséquences de l’application de la loi
    NOTRE (dernier volet de la réforme territoriale) dans notre département et
    plus particulièrement dans les Mauges, l’objet de satisfaction de votre article
     ?
    Parlons des conditions : lors des élections municipales de 2014, ce scénario
    n’a pas été proposé aux électrices et électeurs. Ils ont élu des conseillers
    municipaux sur la base d’un programme municipal pour une durée de 6 ans,
    ces conseillers ont élu le maire et les adjoints.
    Moins de 2 ans après, nous nous retrouvons avec des maires délégués au
    sein d’une commune nouvelle qui porte un autre nom…. tout cela sans
    concertation. La population au mieux a été informée de ce qui avait déjà été
    décidé, sans en connaître les raisons et les conséquence, sans participer aux
    décisions.
    Les conséquences : moins d’élus, plus de maire mais un maire délégué…,
    l’ancien maire élu ne sera peut être pas le maire délégué, suivant le bon
    vouloir des élus de la commune nouvelle. Nous avons déjà un exemple dans
    le département !
    Que fait-on de l’engagement des élus locaux ? Comment ne pas prendre en
    considération l’énergie déployée par ces personnes pour répondre au mieux
    à l’attente de la population avec une volonté de développer la cité, sa cité, le
    plus souvent en concertation avec l’habitant qui ne tarde pas à se manifester
    si les décisions posent problème.
    Laisser penser que les élus locaux coûtent cher, quand ils ne sont en grande
    majorité pas indemnisés, pose un problème d’honnêteté.
    Nous allons vers moins de proximité avec moins d’élus, dans une période où
    les populations et particulièrement les personnes les plus en difficulté, ont
    besoin de cette présence d’élus pour répondre au plus vite et simplement à
    leurs attentes.
    Quel avenir pour les associations qui vont devoir s’adresser à des instances
    plus éloignées et pas toujours au fait de leur activité ?
    Dans un contexte de baisse de dotation, l’État a incité au regroupement en
    communes nouvelles pour permettre à ces dernières de conserver leurs
    dotations pendant plusieurs années. Cependant, la réduction du nombre de
    commune se fera au détriment de la qualité du service public rendu à la
    population.
    Le rapport de la commission parlementaire d’enquête sur les effets des
    baisses de dotations de l’État aux communes et intercommunalités, qui
    démontrait les effets néfastes de ces baisses, ne sera pas publié de suite car
    repoussé par le PS et les écologistes.
    Nous pouvons malheureusement déjà mesurer les effets dévastateurs du
    manque de moyens des collectivités sur les services rendus et sur l’emploi.
    Nous sommes loin d’une démarche démocratique. Ainsi, cette loi s’inscrit
    dans le droit fil des orientations européennes rejetées d’ailleurs par la
    majorité des Françaises et des Français en 2005. Je rappelle que ni la droite,
    ni le PS n’ont respecté cet avis populaire.
    Ces orientations répondent aux besoins des affairistes qui souhaitent
    éloigner les citoyens des pouvoirs de décisions, afin de répondre à leur soif
    insatiable de profit financier au détriment des populations.
    Non, il n’y a pas de quoi être satisfait ! Les engagements du candidat
    Hollande étaient plus de démocratie, faire mieux que le gouvernement
    Sarkozy. Les décisions prises par le président Hollande sont moins d’élus et
    moins de moyens. Il y a donc tromperie sur les engagements
    gouvernementaux de 2012.
    Permettez moi de croire à la lucidité et à la résistance populaire pour
    défendre la vie communale qui est un des piliers de notre démocratie.
    Les citoyens n’oublient pas qu’une partie de la relance économique est liée
    aux capacités d’investissement local des collectivités, entravées par les
    effets de la loi NOTRE.
    Recevez Monsieur le député, mes salutations quelques peu amères.
    Dupont Hubert

    #commune#communes_nouvelles
    #réforme_territoriale#loi_notre#démocratie#représentativité


  • ARRRGGGHHHH !

    22h01, après une heure de débat à la Radiotelevisione svizzera (RSI) autour de la fusion des communes de Giubiasco la DEUXIÈME FEMME prend la parole ! A croire qu’au Tessin, les hommes s’auto-reproduisent ! Pourtant, les statistiques disent que le Tessin est peuplé à 51,3% de femmes (http://www3.ti.ch/DFE/DR/USTAT/index.php?fuseaction=temi.tema&proId=32&p1=33) ! Honte aux femmes tessinoises qui ne prennent pas la parole, à toutes celles qui ne font pas de politique, honte aussi aux hommes tessinois qui ne la leur donne pas et qui ne leur donne pas la possibilité de s’exprimer. Honte aussi à la #RSI de ne pas avoir pensé à interviewer/inviter plus de femmes et d’avoir mis toutes les femmes (sauf une) au 2ème ou 3ème rang. Honte encore à la RSI de ne pas avoir au moins mis unE journaliste pour modérer le débat. J’ai mal à mon ex (heureusement) canton !

    http://www.rsi.ch/la2/programmi/informazione/Fusione-del-Bellinzonese-6003232.html
    #femmes #genre #politique #médias #temps_de_parole #représentativité #égalité #hommes #Suisse #Tessin #télévision

    • Voilà, c’est fait, j’ai écrit... à voir si ils me répondent...

      Gentile redazione che ha organizzato il dibattito,
      Gentili Christian Romelli e Massimiliano Herber,

      da poco ho cambiato domicilio. Non sono quindi più ticinese, ma ginevrina. Sono anche geografa. E bellinzonese (perché come ha ben detto Sebalter, chi è uscito dal Ticino, generalmente sente stretto il suo piccolo comune d’origine, il mio è Giubiasco). Ho anche terminato un dottorato in geografia 3 anni fa. In questo momento mi occupo di migrazioni e rifugiati. Di frontiere e muri.
      Ma come geografa mi sono imbattuta anche nei temi legati al territorio e alla sua gestione.

      E sono una donna. Faccio quindi parte di quel 50% e poco più della popolazione che nei media e nell’economia svizzera è spesso poco rappresentato e spesso reso invisibile.

      Non voglio far polemica. Sono troppo occupata in questo momento ad occuparmi di temi legati alle migrazioni per avere energia sufficiente per poterlo fare.

      Vorrei comunque dirvi la mia delusione nel seguire il dibattito che ha avuto luogo a Monte Carasso e che avete mandato in onda il 18 settembre. La seconda donna ad aver preso la parola l’ha fatto alle 22h01! Non sta a voi, evidentemente, obbligare le donne a parlare o obbligare le donne a mettersi in lista perché diventino sindache. Ma avere un minimo di attenzione a questa ineguaglianza, forse è anche il vostro ruolo. Sapendo che i 16 sindaci su 17 che sono stati eletti nel bellinzonese sono uomini, non avreste potuto pensare di mettere almeno una giornalista e non due giornalisti uomini a moderare il dibattito? Non avreste potuto evitare di mettere l’unica donna sindaca in seconda fila? E dovevate proprio mettere tutte le altre in 2a o 3a fila? E non sarebbe stato opportuno intervistare una specialista (geografa o economista per esempio) che avesse potuto dare degli spunti al dibattito?

      Sta certamente alle donne farsi sentire, ma sta forse anche ad una televisione pubblica cercare di renderle meno invisibili.

      Cordialmente,
      Dr. Cristina Del Biaggio


  • Choisisons nos candidats pour les élections de 2017

    Cher François, cher Nicolas, chère Marine… et tous les autres candidats autoproclamés des partis politiques, soyons clairs  :

    EN 2017, NOUS N’AVONS PAS ENVIE DE VOTER POUR VOUS.

    https://democratech.co
    https://medium.com/@democratech/choisissons-nos-candidats-pour-les-%C3%A9lections-de-2017-2bb9dcb4235d

    #présidentielles_2017 #élections #représentativité #démocratie


  • La politique française, ça vole haut...

    #représentativité
    #irresponsabilité
    #infantilisme
    Transition énergétique : comment l’UMP a tué le débat
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/10/09/transition-energetique-comment-l-ump-a-tue-le-debat_4503180_823448.html

    Lors des débats sur le mariage pour tous, l’obstruction ne coûtait pas cher : peu technique et fondé sur des grands principes clairs, le texte ne risquait pas de souffrir réellement de l’obstruction de la droite. Mais pour la transition énergétique, il en est autrement : fort de 64 articles, le texte est lourd, compliqué et aborde des sujets techniques qui mériteraient des heures de débat de fond.

    A quel rythme faire la rénovation thermique des logements ? Comment précisément établir le « carnet de santé numérique du logement », mis en place pour toutes les constructions neuves à partir de 2017 ? Quels moyens mettre en place pour aller vers plus de transports propres, électriques ? Quid de l’obsolescence programmée ? Comment concrètement réduire le nucléaire tout en faisant monter en charge les énergies renouvelables ? Autant de questions que l’opposition s’est donc de fait refusé à traiter, par son obstruction.


  • Les #élections prud’homales, c’est fini !
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20131114trib000795779/les-elections-prud-homales-c-est-fini.html

    Mais, il y a une autre raison, à ce futur changement : la réforme de la mesure d’audience de la #représentativité syndicale et patronale. Celle-ci est quasi effective depuis le printemps dernier. Désormais, pour apprécier la représentativité syndicale, c’est-à-dire le « poids » de chaque #syndicat, on tient compte des élections professionnelles intervenues dans les entreprises. Au niveau de la branche professionnelle, les résultats des élections dans les entreprises sont agglomérés et les syndicats qui ont dépassé un total de 10% des suffrages sont considérés représentatifs dans la branche.

    #démocratie


  • Les #élections_professionnelles contre le #syndicalisme
    http://cnt-ait.info/article.php3?id_article=426

    Présentées encore actuellement par certains militants comme une « conquête » du mouvement ouvrier, les institutions dites représentatives du personnel (Délégués du personnel, Comité d’entreprise dans le secteur privé ; Commissions paritaires dans la fonction publique ...) constituent un des outils les plus puissants pour intégrer le syndicalisme et démobiliser les travailleurs. L’histoire sociale des cinquante dernières années ne peut laisser aucun doute à ce sujet.

    Ceux qui, sous des prétextes aussi fallacieux que variés, choisissent encore de se présenter à des élections ne font qu’huiler les rouages d’un système qu’il convient de détruire.

    La #CNT-AIT, organisation anarcho-syndicaliste, refuse toute participation aux élections professionnelles. Cette brochure en explique le pourquoi et pose les jalons d’une action réellement concrète et révolutionnaire sur les lieux de travail.

    #Représentativité et #visibilité
    http://cnt-ait.info/article.php3?id_article=830

    Etre représentatifs, être visibles ... Il est fréquent de voir une organisation se battre pour sa représentativité ou des militants libertaires se confier aux journalistes. Certes, l’anarchosyndicaliste n’est pas un clandestin. Nous ne cherchons pas à nous infiltrer en cachant nos idées ... mais est-ce que cela passe par la représentativité et la visibilité médiatique ? C’est ce que nous allons tenter d’analyser ici.

    #Anarchosyndicalisme et #représentatibité
    http://cnt-ait.info/article.php3?id_article=1012

    La pratique de la représentativité, tout comme celle de la visibilité médiatique est largement utilisée par le capitalisme et l’État pour maintenir la domination de classe. Un précédent article de notre journal-. [1] soulignait qu’il ne s’agit pas là de simples « outils » dénués de contenu mais au contraire des notions idéologiques, porteuses en elles-mêmes d’aliénation. De là leur incompatibilité de fond avec l’ensemble de la pensée libertaire.

    Cet article a provoqué de nombreuses discutions et des réponses. Ce n’est pas étonnant, puisqu’une des organisations qui utilise le sigle CNT (en l’occurrence la CNT-Vignoles http://cnt-f.org), a fait le choix stratégique de rechercher à labelliser sa représentativité institutionnelle dans les entreprises. Comment des libertaires peuvent-ils justifier une telle contradiction ? Leur justification repose in fine sur deux grands arguments que nous allons commenter tour à tour. Le débat, et nous nous en félicitons, se poursuit donc. A chacun de chercher à l’approfondir. Les enjeux sont en effet bien plus importants qu’une analyse superficielle peut le laisser croire.


  • #Législatives #algériennes #marché des #candidatures
    http://goo.gl/6s2AU
    La #représentativité du peuple et les #résultats attendus du #10mai

    Le 10 mai prochain les Algériens éliront leurs #députés dont le nombre de sièges augmente. De 389 il passe à 462. Une opération administrative qui se répète pour introniser, voire consolider, un #système recomposant ses cases (castes pour dire vrai) où ses effectifs et ses sbires, #corrompus et autoritaires, se redéployent au grès des conjonctures.

    Notons d’emblée que les boycotteurs sont inaudibles. C’est la ruée des opportunistes, des escrocs et des « capos » de la mafia « politico-financière »... La ruée vers l’or !


  • #Législatives #algériennes : le #marché des #candidatures
    http://goo.gl/6s2AU
    … Explique déjà la #représentativité du #peuple et les résultats attendus du #10mai.

    Le 10 mai prochain les Algériens éliront leurs #députés dont le nombre de #sièges augmente. De 389 il passe à 462. Une opération administrative qui se répète pour introniser, voire consolider, un système recomposant ses cases (castes pour dire vrai) où ses effectifs et ses sbires, corrompus et autoritaires, se redéployent au grès des conjonctures.