• La tuerie de Christchurch en direct sur Facebook : l’échec des géants numériques
    https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-19-mars-2019

    La diffusion a duré 17 longues minutes, et la première ministre néo-zélandaise s’est étonnée que Facebook n’ait pas bloqué plus vite ces images atroces. Mais le contrôle s’effectue a posteriori sur ces plateformes, et ce n’est qu’une fois alertées qu’elles sont passées à l’acte. Mais le mal était fait, et se propageait à grande vitesse.

    Les chiffres sont extravagants : Facebook a annoncé avoir retiré dans les 24 heures quelque 1 million et demi de copies de la vidéo du terroriste, dont 1,2 million en phase de chargement, donc avant diffusion.

    C’est encore plus spectaculaire chez YouTube, la plateforme de vidéo. Dans les heures qui ont suivi la tuerie, les vidéos de Christchurch étaient téléchargées au rythme d’une par seconde, plus vite que la capacité de YouTube à les effacer ; d’autant que, pour échapper aux système automatiques, des versions éditées et à peine modifiées de la vidéo étaient mises en ligne, plus difficiles à déceler. Dépassées, les équipes de YouTube ont dû désactiver pour la première fois certaines fonctionnalités pour freiner la viralité.

    #réseaux_sociaux #viralité #algorithmes #diffusion


  • La Police communique : "Gilets Jaunes : plongée dans une cellule spécialisée qui traque les casseurs"

    "À Rouen, les policiers de la « cellule spéciale d’enquête » dissèquent les vidéos des manifestations pour identifier les auteurs de violences parmi les Gilets jaunes."
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/gilets-jaunes-plongee-dans-une-cellule-specialisee-qui-traque-les-casseur

    Ces enquêtes par l’image débutent par la moisson de tous les clichés disponibles jusqu’à saturation des disques durs d’ordinateur. Photos des services de renseignement, films pris d’hélicoptères, vidéosurveillance municipale… Et, surtout, séquences diffusées par les manifestants via les réseaux sociaux, souvent les plus instructives.

    /.../

    « Nous avons visionné toutes images tournées parfois très en amont ou bien après les faits », décrypte Sylvain, le chef de la cellule. Les regards s’attardent sur les détails vestimentaires et l’instant où, à distance, les assaillants, ôtent leurs masques de protection. Des échanges téléphoniques suspects sont isolés parmi 96 000 conversations. Au terme des investigations, 7 personnes sont convoquées au commissariat le 6 mars. Des hommes vivant du RSA, ou sans profession, âgés de 25 à 30 ans, auxquels s’est joint un ouvrier sexagénaire.

    Ce ne sont pas des militants politiques mais des manifestants représentatifs de la sociologie des Gilets jaunes, tirant au quotidien le diable par la queue, entraînés par l’effet de foule (*). Trois d’entre eux soulignent qu’ils n’avaient pas conscience de s’en prendre à des journalistes. Ils croyaient, jurent-ils, frapper des policiers, comme si cette ligne de défense était de nature à minimiser la portée des violences. Cinq suspects seront jugés le 10 avril.

    /.../

    « Ce soir-là, un équipage de police est appelé pour des violences entre conjoints. Lorsque les collègues arrivent sur place, ils se retrouvent face à deux jeunes chômeurs alcoolisés(*). Pour se venger de son compagnon, la jeune femme leur lance : la Caisse d’Épargne, le 5 janvier, c’est lui », témoigne le commissaire de Golmard. Tout collait. Convoqués au tribunal, Audrey et Christopher ont été condamnés à trois mois de prison ferme pour lui, à du sursis pour elle.

    (*) pas mal pour un article qui axe tout sur la prévention face aux casseurs : tous les cas expliqués concernent ... des gens lambda ... évidemment !

    #fichage #communication #manipulation #police #enquête #réseaux-sociaux #commentaires_à_vomir


  • Funklöcher : Immer mehr Orte wollen keinen Mobilfunkmast - Golem.de
    https://www.golem.de/news/funkloecher-immer-mehr-orte-wollen-keinen-mobilfunkmast-1903-139757.html

    Dans le sud de l’Allemagne l’opposition contre la 5G de plus en plus forte

    Besonders in Baden-Württemberg wehren sich laut Vodafone Bürger zunehmend gegen die Mobilfunkversorgung. Die Telekom beklagt sogar bundesweiten Widerstand.

    Viele Bürger wehren sich gegen Mobilfunkstationen in ihrer Nähe. „Die aufgeklärte Bürgerschaft opponiert in viel größerer Zahl gegen Vorhaben der öffentlichen Hand“, sagte Steffen Jäger vom Gemeindetag Baden-Württemberg der Frankfurter Allgemeinen Sonntagszeitung. Das verzögert neben dem Bau von Bahnhöfen und Flughäfen auch den Ausbau des Mobilfunks.

    Die drei Netzbetreiber Deutsche Telekom, Vodafone und Telefónica/O2 stoßen häufig auf Widerstand. Laut Vodafone erschweren Bürgerinitiativen den Bau von Stationen in Stuttgart, Mannheim, Schorndorf, Waiblingen, Ludwigsburg und Kernen, wie die Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung berichtet.

    Die Telekom nennt als Hürden baurechtliche Verfahren, Naturschutzbestimmungen, fehlende Wegerechte und die Nichtbereitstellung öffentlicher Gebäude. Das gelte bundesweit, teilte das Unternehmen der Frankfurter Allgemeinen Sonntagszeitung mit.

    #Allemagne #internet #réseaux #politique


  • Deal der Region Stuttgart mit der Telekom Digitalisierte SmartCity : Überwachung, Klimakiller, Elektrosmogverseuchung
    https://soeslinkeplus.de/2018/09/deal-der-region-stuttgart-mit-der-telekom-digitalisierte-smartcity-ueb

    Les responsables politique de Stuttgart accordent le monopole pour la construction et la gestion du nouveau réseau 5G au konzern Telekom. L’entreprise touchera également des subventions à hauteur de 500 millions d’Euros et dictera ensuite les prix aux utilisateurs et concessionaires. La municipalité s’est ainsi décidée contre la gestion communale et fait un cadeau énorme à la multinationale.

    Die Transformation der Städte zu SmartCitys ist das derzeit größte und teuerste Großprojekt der Bundesregierung. Vordergründig heißt es, die Bürger bekämen schnelles Internet. Doch das ist der Köder für andere Ziele. SmartCity bedeutet den Umbau der Städte von Orten der kommunalen Demokratie zu Orten der zentralisierten Überwachung und Kontrolle. Seit Jahren fordern unsere Bürgerinitiative Mobilfunk, und auch die GRÜNEN und SÖS LINKE PluS im Gemeinderat, dass die Stadt Stuttgart das profitable Kommunikationsnetz in einem Eigenwirtschaftsbetrieb aufbaut und betreibt, weil die Internetversorgung zur Daseinsvorsorge gehört und der Datenfluss eine sensible Hauptschlagader der Gesellschaft ist. Das hatte die Stadt Stuttgart geplant, auch als dauerhafte Einnahmequelle. Denn nur dann können Kontrolle über Preise, Gleichbehandlung der Anbieter, Energieeffizienz, Gesundheitsschutz bei den Funkfrequenzen und der Datenschutz gesichert werden. Mit dem Monopol aber könnte die Telekom die Preise diktieren, auch für die Wettbewerber, die sich in ihr Netz einmieten wollen.

    #Allemagne #internet #politique #monopole #réseaux


  • What would happen if Facebook were turned off? - Free exchange
    https://www.economist.com/finance-and-economics/2019/02/14/what-would-happen-if-facebook-were-turned-off

    THERE HAS never been such an agglomeration of humanity as Facebook. Some 2.3bn people, 30% of the world’s population, engage with the network each month. Economists reckon it may yield trillions of dollars’ worth of value for its users. But Facebook is also blamed for all sorts of social horrors: from addiction and bullying to the erosion of fact-based political discourse and the enabling of genocide. New research—and there is more all the time—suggests such accusations are not entirely without merit. It may be time to consider what life without Facebook would be like.

    #horreurs_sociales #réseaux_sociaux #fb

    • « the erosion of fact-based political discourse », j’en encore entendu discuter du même thème sur France Culture hier. Je me demande vraiment qui a eu cette idée géniale qu’avant Facebook, on vivait dans un monde de « fact-based political discourse ». Ça fait quoi, 20 ans ?, qu’on bouffe du Murdoch, Fox News aux États-Unis, The Sun en Angleterre… comme symboles extrêmes de droites décomplexées, racistes, cherchant systématiquement les pires sujets à la con. Et ce ne sont que les aspects les plus délirants de l’ère pré-post-facts ; par exemple :
      Sur la Télévision, de Bourdieu, c’est 1996.
      Manufacturing Consent, de Chomksy et Herman, c’est 1988.




  • It’s Impossible to Follow a Conversation on Twitter - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/technology/archive/2019/02/its-impossible-follow-conversation-twitter/582907

    Voilà pourquoi je n’utilise Twitter que pour annoncer des choses. Comme Facebook c’est un gouffre de temps.

    Without major fixes to the product, the platform will never be a place for complex discussions.
    Taylor Lorenz
    Feb 15, 2019

    Earlier this week, Twitter CEO Jack Dorsey and the tech journalist Kara Swisher conducted a full 90-minute interview entirely on Twitter. The interview was meant to be an old-school “Twitter chat,” and users were instructed to follow along using the hashtag #KaraJack.

    It was a disaster. Attempting to follow a public conversation happening on Twitter is “pretty much a mess right now,” Dorsey himself noted at a conference yesterday. The chat was so difficult to parse that Recode futilely attempted to collect Dorsey’s responses into a Twitter Moment. Meanwhile, other users begged the Thread Reader App bot to unroll the thread, to which it replied that it simply could not.

    Part of the problem is that #KaraJack didn’t follow any of the standard norms for Twitter chats (essentially long, back-and-forth conversations that unfurl in @ replies on the network). When I worked as a social-media strategist eight years ago, at the height of Twitter chats’ popularity, I conducted more than 100 of them for brands. They were almost all bad, but they were made marginally better by a couple of important protocols. One is to number the questions and replies so that it’s clear what exactly someone is replying to. Another is to space out questions and answers and not talk over each other. #KaraJack did neither. Both Swisher and Dorsey split the original thread and replied to the wrong tweets. Swisher made a typo right at the get-go. But still, following a conversation on Twitter shouldn’t be this hard.

    The theoretical benefit of being on Twitter, a broadcast-based open social network, is to talk with other people and follow their conversations, even ones that don’t include you. Somehow, in 2019, the product has degraded to the point where this has become impossible. It’s like running through a public square shouting at people, trying to start a dialogue while getting jostled by a crowd.

    The primary issue is threads. Threaded tweets were first introduced back in December 2017 as an easier way for people to make “tweetstorms” cohesive. Twitter has done almost nothing to hone the feature since then.

    The most obvious problem with threading is that it assumes Twitter users think linearly. In real life, you may post a 12-part thread only to realize that you need to expand on or clarify just the third tweet. If you reply to that third entry alone, you’ll break the thread, splitting it into two and making it harder for people to find the original. This not only makes complex thoughts difficult to communicate, but it also makes deciphering them almost impossible.

    The problems don’t stop there, though. The way Twitter shows replies is also confusing: Users have to click into each tweet in a thread to get the full scope of responses to it. There’s no simple, all-encompassing hub to view both the thread and the conversation happening around it.

    The #KaraJack chat would have been a perfect opportunity for Twitter to show off a new hashtag hub or similar feature. The company has invested resources into adding emojis to the end of special hashtags, but it still hasn’t harnessed hashtags’ real power: collecting conversation. (Twitter declined to comment.)

    When users click the #KaraJack hashtag, for instance, they should be presented with a chronological, easy-to-follow feed of Swisher and Dorsey’s conversation and the response tweets to it. Instead, Twitter offers a messy, algorithmic timeline full of random tweets, mostly from other people. Since both Swisher and Dorsey failed to include the #KaraJack tag in some of their tweets, those tweets are nowhere to be found. This is a missed opportunity: Twitter should have a way for users to hashtag an entire thread. Part of Swisher’s and Dorsey’s hashtag negligence could have been due to character-count pressures, since hashtags still inexplicably count toward the limit on each tweet. This makes users less likely to categorize their own content via hashtags; the company’s CEO just proved as much firsthand.

    Though Twitter prides itself on being an open social network, the #KaraJack interview proves its desperate need for more walled-off spaces. Currently Twitter offers users only two core privacy options: You can set your entire profile and tweets to public or private. But users who choose to remain private should have the ability to make their voices heard in public conversations. Twitter could offer privacy restrictions on individual units of content, as Instagram, TikTok, Facebook, and just about every other modern social platform do. Or it could allow users to keep a private profile while tweets with a public hashtag could be open to views, replies, and retweets from other users.

    Twitter has another, bigger problem. No one will want to engage in any sort of public discussion on the platform until it recognizes the sheer depth of harassment taking place there. One big takeaway from the #KaraJack conversation was Dorsey’s failure to admit that harassment is an issue. When asked who he admired on Twitter, Dorsey championed Elon Musk, a man who regularly uses the platform to harass critics and baselessly claimed that the man who saved Thai children trapped in a cave was a pedophile. If this denial continues, it will ultimately be the platform’s downfall. Most users don’t want to hop into a public discussion where simply tweeting with a female avatar can be enough to garner an inbox full of rape threats.

    One way for Twitter to better moderate a user’s experience would be to create closed “rooms” for Twitter chats, where only approved people could participate. Facebook offers this feature through private groups; Reddit has subreddits, and Discord has rooms. This would help protect those who are participating in a thoughtful way from harassment, and could offer a less chaotic experience for those who are trying to follow along, by segmenting the chat out from their main feeds. It doesn’t matter how many color-coded replies or pop-up profiles Twitter implements if chats are too hard to discover and follow.

    Whatever Twitter chooses to do, it must start making changes quickly. The company reported just 126 million daily active users in its most recent earnings—fewer than Snapchat, which has been written off for its slowing growth. As Casey Newton at The Verge recently said, “There are talented product managers inside Twitter who would do more, if they could. But they are often stymied by internal roadblocks that—unlike the collective behavior of hundreds of millions of users—actually are under the CEO’s control.” Dorsey’s disastrous Twitter interview is proof that he needs to spend less time talking and more time focusing on the product.

    We want to hear what you think about this article. Submit a letter to the editor or write to letters@theatlantic.com.

    #internet #réseaux_sociaux #seenthis #twitter


  • #Decryptage des grandes lignes de la future loi contre les contenus haineux présentée par Mounir Mahjoubi aujourd’hui.

    source : thread de Marc Ress (nextimpact) : https://twitter.com/reesmarc/status/1095977166641221633
    d’après le Plan d’action contre les contenus haineux en ligne : https://medium.com/@mounir/plan-daction-contre-les-contenus-haineux-en-ligne-10d396bfe71e

    A noter : nous sommes plein (dans le milieu dit « militant 2.0 ») a avoir eut du contenu bloqué de manière incompréhensible ces derniers jours : je pense que #facebook procède à des tests et qu’on va bientôt se faire nasser virtuellement de manière a rester encore plus dans les « bulles d’écho » comme disent les ricains déjà habitués. Je me questionne beaucoup sur le devenir de #twitter qui, jusqu’à présent semble avoir pas trop mal résisté, mais pour combien de temps encore ?

    //edit : pas encore lu mais un article de la super @laquadrature vient de sortir là dessus : Mahjoubi et Schiappa croient lutter contre la haine en méprisant le droit européen du coup je l’ajoute : https://www.laquadrature.net/2019/02/14/mahjoubi-et-schiappa-croient-lutter-contre-la-haine-en-meprisant-le-dr

    Mis en place par les plateformes d’un avertissement présentant les risques encourus en cas de production de contenus haineux ou illicites ["être haineux, tue" ?] 1/16

    La plateforme devra préciser les contenus visés par ces alertes (ça c’est bien, ça, ça ne l’est pas) 2/16

    Collaboration des réseaux sociaux avec les associations œuvrant dans l’éducation et l’information [comment ?] 3/16

    Explications des standards de modération par les plateformes (ça c’est bien, ça, ça ne l’est pas, bis) 4/16

    Rapprochement entre l’État, l’association et ces intermédiaires pour cibler les contenus les plus problématiques 🗯️5/16

    Ces standards seront audités et revus chaque année par un régulateur, non désigné (coucou le CSA ! Allume ton DX2/66, on arrive) 6/16

    Ce régulateur supervisera les outils de signalement pour qu’ils soient plus facilement identifiables et mobilisables en quelques secondes par les utilisateurs. 🔎 point #GrosBoutonRouge 7/16

    Suggérer aux plateformes d’investir dans l’intelligence artificielle afin de prévenir la publication de contenus haineux. En somme un filtrage préventif, prédictif. Genre l’ #art13 étendu à la haine en ligne. Promis ! ça va marcher ! 8/16

    Mise en quarantaine des contenus considérés comme « illicites » (non LCEN) sans être « manifestement illicites » (LCEN). En somme, on abaisse le seuil de suppression dès qu’un contenu a une apparence un peu chelou. 9/16

    ouf ! les internautes dont les contenus ont été ainsi épinglés pourront faire "appel". "Bonjour Twitter, je suis celui qui a traité tel secrétaire d’état de #TêtedEnclume, pardon, je voulais pas, j’ai été mauvais, stupide, haineux" 10/16

    Obligation de retrait en quelques heures des « contenus à risque », qui pèsera avant tout sur les gros acteurs. Un régime à deux vitesses donc, les petits acteurs seront plus ou moins épargnés. Sous quel seuil ? Qu’est ce qu’un contenu à risque ? 11/16

    Obligation pour les plateformes de soutenir les victimes dans leurs démarches (plaintes, mise en relation avec des associations, mise en relation avec les services d’écoute) #3615Help 12/16

    Délai impératif imposé aux intermédiaires pour révéler aux autorités l’adresse IP et les autres données de connexion des internautes. Twitter pourra-t-il dire "niet !" si l’IP vise un contenu simplement "à risque" ? 13/16

    Dans le cadre d’une coopération avec les autorités, obligation pour les grosses plateformes d’identifier les auteurs récurrents des « contenus haineux ou dangereux ». Coucou #ligueduLOL mais pas que. 14/16

    Nouvelles procédures calibrées pour lutter contre les sites miroirs. Le site Démocratie Participative, qui a démultiplié les contournements après son blocage judiciaire, est cité en exemple. 15/16

    Une dernière, révélée sur @franceinter par @mounir : "Démocratie en ligne ? Zéro anonymat ! Il faut que les gens parlent en tant que citoyens, disent qui ils sont" 16/16 Merci pour l’attention. Bonne journée sur les Autoroutes Français de l’Information.

    Jamais. Jamais je n’avais entendu un membre du gouvernement français évoquer très sérieusement la piste de la "Détection automatique des contenus suspects".

    #reseaux_sociaux #regulation #censure


  • Les réseaux du trading à haute-fréquence, par Alexandre Laumonier

    extrait du livre 4

    Comment gagner beaucoup d’argent en grattant quelques microsecondes dans les transmissions d’ordres d’achat et de vente — le plus rapide gagne, et tous les coups sont permis pour passer devant… les spécialistes achètent donc le droit d’installer des antennes sur les points les plus élevés du paysage entre Francfort et Londres, ou entre New York et Chicago. Et c’est la course pour s’approprier ces toits d’immeubles, ces tours militaires désaffectées…

    Géniale enquête cartographique dans les milieux de la finance internationale.

    https://visionscarto.net/enquete-reseaux-hft

    Je dois dire qu’on est très fier de la confiance d’Alexandre qui nous a confié ses “bonnes feuilles”.

    Pour commander le livre :
    http://www.zones-sensibles.org/alexandre-laumonier-4

    #enquête #cartographie #finance #réseaux


  • Avant les Gilets jaunes, voici comment Facebook a changé les conditions de la démocratie

    Tunisie, États-Unis, Venezuela… #Facebook a changé les règles de la démocratie bien avant les Gilets jaunes en France.

    L’essor du mouvement des Gilets jaunes est un exemple de plus de l’influence de Facebook dans la sphère politique. Depuis près de dix ans, le premier réseau social au monde offre un « terrain fertile » aux militants et aux colères en tout genre, remarque Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences-Po et spécialiste des médias sociaux. Utilisé comme outil de communication, d’organisation voire de manipulation dans les cas les plus controversés, Facebook s’invite dans les scrutins ou mouvements sociaux ces dernières années.

    . La #Tunisie et les #révolutions_arabes

    C’est en Tunisie, en 2011, qu’il joue pour la première fois un rôle déterminant. Parce qu’il permet de libérer la parole et de contourner la censure, de publier des photos et des vidéos de la répression et d’organiser la mobilisation, Facebook prend une place centrale. Il permet « la naissance d’une nouvelle forme de contestation sociale », souligne Fabrice Epelboin.

    La colère des Tunisiens, qui a éclaté après l’immolation par le feu du jeune marchand de fruits et légumes Mohamed Bouazizi, prend alors « une trajectoire exponentielle » qui aboutira au départ du président Ben Ali. Cette « révolution Facebook » en inspirera d’autres dans le monde arabe, notamment en Égypte, où le réseau social a aussi été déterminant.

    2. #Occupy_Wall_Street et les citoyens

    Quelques mois plus tard, Facebook joue un rôle de catalyseur dans le mouvement Occupy Wall Street, lancé à New York pour dénoncer les abus du capitalisme financier. Des pages locales se créent dans la plupart des grandes villes américaines et aident le mouvement à se répandre à travers les États-Unis.

    Facebook permet aux « 99% », comme ils se surnomment, de recruter des activistes et de partager des informations. Sur le même modèle, le mouvement des Indignés, lancé en Espagne en mai 2011, s’était aussi appuyé sur Facebook pour grandir, tout comme la « révolution des parapluies » à Hongkong en 2014 ou plus récemment, Nuit debout en France en 2016.

    3. L’élection américaine et ses polémiques

    Mais la force de frappe de Facebook lui vaut également son lot de polémiques. Pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, le réseau social sert de caisse de résonance aux fausses informations qui visent Hillary Clinton et le camp démocrate.

    Par ailleurs, l’équipe de Donald Trump s’appuie sur les services de la société britannique Cambridge Analytica, qui exploite les données privées de dizaines de millions d’usagers du réseau à leur insu pour cibler précisément les attentes de son électorat. Un scandale planétaire qui poursuit encore Facebook. Lundi, son PDG, Mark Zuckerberg, a promis que des mesures contre les ingérences seraient mises en place en vue des élections européennes.

    4. Au #Brésil, #Bolsonaro et sa campagne 2.0

    Fin 2018, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro utilise également Facebook pour faire campagne durant la présidentielle brésilienne. Poignardé à l’abdomen par un opposant à quelques semaines du scrutin, il multiplie les vidéos en direct pendant sa convalescence et court-circuite ainsi les canaux médiatiques traditionnels.

    Dans un pays réputé pour son « appétence pour les réseaux sociaux », selon Fabrice Epelboin, il utilise également WhatsApp, la messagerie qui appartient à Facebook, pour diffuser sa rhétorique sécuritaire et nationaliste auprès des 120 millions d’utilisateurs brésiliens. Une campagne 2.0 qui lui permet d’être largement élu fin octobre.

    5. Le #Venezuela et la parole de l’opposition

    Ces derniers jours, la crise au ­Venezuela a mis en lumière l’usage politique des réseaux sociaux par l’opposition. Facebook, comme Twitter et Instagram, permet en effet à Juan Guaidó – qui s’est autoproclamé président le 23 janvier – et à ses partisans de contourner la censure imposée par le régime aux télévisions et aux radios.

    De quoi excéder Nicolás Maduro, qui dénonçait en octobre 2017 la « dictature » des réseaux sociaux. L’observatoire de l’Internet NetBlocks a d’ailleurs signalé que Facebook, comme d’autres plateformes, avait été coupé de « façon intermittente » ces derniers jours.

    https://www.lejdd.fr/Medias/Internet/avant-les-gilets-jaunes-voici-comment-facebook-a-change-les-conditions-de-la-d
    #réseaux_sociaux #démocratie #résistance #révoltes #USA #printemps_arabes #Etats-Unis #gilets_jaunes


  • (De)friending in the Baltics: Lessons from Facebook’s Sputnik Crackdown - Foreign Policy Research Institute
    https://www.fpri.org/article/2019/01/defriending-in-the-baltics-lessons-from-facebooks-sputnik-crackdown

    On January 17, Facebook shut down more than 350 pages and accounts linked to Russian state-owned media company, Rossiya Segodnya, and its radio and online service, Sputnik. Citing “coordinated inauthentic behavior,” the social media monolith nixed the 289 pages and 75 accounts tied to the outlets across the Baltic states, Central and Eastern Europe, the Caucasus, and Central Asia. Another network of nearly 150 fake Facebook and Instagram accounts originating in Russia, but mostly operating in Ukraine, were also closed.

    Accruing audiences based on neutral topics ranging from tourism, to news, medicine, food, and sports, these Sputnik-linked pages and accounts also pushed coordinated Kremlin propaganda to around 800,000 unsuspecting followers with the intent to inorganically inflate their audience and promote Rossiya Segodnya outlets—spreading mis- and disinformation, curated in support of Russian state narratives.

    #pays_baltes #réseaux_sociaux #russie


  • #Transition_écologique : comment mieux orienter les #investissements ? | Banque des Territoires
    https://www.banquedesterritoires.fr/transition-ecologique-comment-mieux-orienter-les-investissement

    Il manque de l’ordre de 15 à 20 milliards d’euros d’investissements annuels, majoritairement privés, pour répondre aux objectifs de l’Accord de Paris sur le #climat, constate un rapport de la mission d’évaluation et de contrôle de la commission des finances de l’Assemblée nationale sur les outils publics encourageant l’investissement privé dans la transition écologique présenté ce 30 janvier. Le déficit touche en particulier la #rénovation_énergétique des bâtiments (5 milliards d’euros), les #véhicules bas carbone (6 milliards d’euros) et les #réseaux de chaleur (4 milliards d’euros), a détaillé Bénédicte Peyrol, députée LREM de l’Allier et co-rapporteur avec Christophe Bouillon (Socialistes et apparentés, Seine-Maritime).


  • Gilets Jaunes, l’urgence de l’acte – Stathis Kouvélakis
    https://www.contretemps.eu/gilets-jaunes-urgence-acte-kouvelakis

    Ce qui caractérise à cet égard le mouvement des GJ, et révèle sa fragilité, c’est plutôt la profusion d’aspirants à la direction, à la fois au niveau local, régional et national. Pour l’instant, au niveau national, la corde semble être tenue par le trio, désormais scindé, de la France en colère Eric Drouet – Priscillia Ludosky – Maxime Nicolle. Le « serment du jeu de Paume » du 13 décembre, suivi par le rassemblement devant l’Hôtel de ville de Paris le 7 janvier, ouvert par la lecture d’une lettre adressée à Macron et suivi d’un cortège vers l’Assemblée, et, point d’orgue de la série, l’organisation réussie d’un rassemblement d’ampleur nationale à Bourges le 12 janvier sont autant d’initiatives qui témoignent d’une volonté évidente de conquérir une position de #leadership et de traduire sur le terrain de l’action de rue les succès acquis sur les #réseaux_sociaux. L’objectif est confirmé par la « scission » devenue à présent publique (via facebook naturellement) au sein de ce trio et qui semble relever exclusivement du jeu banal d’ambitions personnelles rivales[47].

    Cette évolution relève incontestablement du processus très classique de constitution et d’institutionnalisation d’un groupe. A ceci près que, du fait de l’unanimisme identitaire du mouvement des GJ, redoublé du refus (pour l’instant du moins) de toute autre forme de coordination que les réseaux sociaux, fait de ces questions l’objet d’une dénégation de principe. A l’évidence, rien ne déplairait plus à Maxime Nicolle ou Eric Drouet, et sans doute aussi à leurs nombreux « followers », que d’admettre leurs ambitions de leader, fût-ce dans un cadre différent que celui d’un parti politique. Pourtant, ce serait là faire œuvre de clarté, qui permettrait, entre autres choses, de les questionner sur leurs orientations, leur confusionnisme idéologique, leur rôle dans la propagation des théories délirantes d’un Philippe Argillier[48], ou dans la diffusion de propos racistes et complotistes sur le pacte de Marrakech, le rôle des « lobbies » et de « la finance », ou la caution apportée à la pancarte antisémite qui décorait la tribune du rassemblement de Bourges du 12 janvier etc. En réalité, il y a fort à parier que, s’il veut se prémunir de dérives trop prévisibles, et se doter d’une pérennité et d’une efficacité, le mouvement est condamné à réinventer la roue, à savoir trouver des formes de structuration, créer des #espaces_de_délibération et de coordination, bref se soumettre aux lois universelles d’une #action_collective démocratique. Les tentatives en cours de structurer à l’échelle nationale un processus de délégation émanant d’assemblées générales, une « assemblée des assemblées » telle que le propose notamment l’appel des GJ de Commercy[49], représente à l’évidence un enjeu crucial. Leur succès serait un pas vers un mouvement qui pourrait contribuer à la reprise en main de leur vie par les opprimé.e.s et les exploité.e.s, et s’ouvrir, sans garantie aucune, à une perspective émancipatrice.

    Les forces de la #gauche sociale et politique peuvent y contribuer, la question de l’utilité de leur existence même ne manquerait pas de se poser s’il en allait autrement. Il y a toutefois des conditions à cela, dont la satisfaction, disons-le, paraît assez lointaine à l’heure actuelle. L’attitude des directions syndicales, qui confine à l’aveuglement, est particulièrement alarmante. Au lieu de voir dans le mouvement, au minimum, une occasion pour s’affronter avec le macronisme et arracher de véritables concessions, bien au-delà de l’annulation de deux taxes injustes, elles se sont confinées dans le rôle parfaitement illusoire de médiation avec un pouvoir autoritaire et discrédité, allant même jusqu’à lui prêter main-forte au moment où celui-ci apparaissait le plus en difficulté[50]. Quant à la gauche politique, celle qui ne rechigne pas à aller au combat, lorsqu’elle ne s’est pas coupée du mouvement, elle refuse de se saisir de ces contradictions et de les politiser, se contentant de surfer sur les affects qu’il suscite ou de projeter sur lui des schémas, si ce n’est des fantasmes, manifestement inopérants et dépassés. Ce mouvement n’est certainement pas le modèle de toute mobilisation future, mais on peut parier que nombre de ses innovations, et des questions qu’elles posent, resurgiront, sous une forme ou une autre, dans la période à venir. Ne pas comprendre qu’il peut en sortir tout autre chose que tout ce à quoi les mouvements sociaux de la période antérieure nous ont habitué revient à s’exposer à de terribles déconvenues. Or, il convient d’y insister, compte tenu de la profondeur de la crise politique, le temps est dense, ce qui est une autre façon de dire qu’il est compté. On ne saurait accorder trop d’importance aux enquêtes d’opinion, mais on ne peut écarter d’un revers de main les indices qui suggèrent que seule l’#extrême-droite semble pour l’instant profiter de la situation. On le peut d’autant moins que le profil de la plupart des porte-paroles et aspirants leaders des GJ, et la persistance de certains symboles dans les actions les plus emblématiques du mouvement[51], a de quoi susciter l’inquiétude.

     

    Passer à l’acte

    Dans l’hypothèse, peu probable, qu’il s’arrête ou décline rapidement sans laisser de traces durables, qu’aura appris d’utile le mouvement des GJ à celles et ceux pour qui le combat social et politique n’a pas commencé le 24 novembre dernier ? Au moins ceci : qu’il est possible de gagner un soutien majoritaire, d’ébranler en profondeur un pouvoir autoritaire en étant dix fois moins nombreux dans la rue que dans une manifestation syndicale et sans passer par la case des journées de grève « saute-mouton » (ou annoncées comme sur un planning d’examens) comme celles que nous avons connu depuis maintenant de trop nombreuses années. Qu’il est légitime, n’en déplaise aux belles âmes, de se défendre face au déchaînement répressif de l’État et que la contre-violence de celles et ceux qui luttent n’est pas toujours contre-productive, que ses effets dépendent d’une perception de la situation qui relève avant tout d’une compréhension politique. Que l’initiative d’une mobilisation d’envergure peut être prise, pas toujours mais en certaines occasions du moins, par des novices, qui manquent d’expérience, qui feront inévitablement des erreurs, mais qui sont également dépourvus du poids des routines bureaucratiques et des défaites intériorisées qui inhibent la pensée et l’agir des plus aguerris. Qu’il faut aussi commencer par s’organiser là où on peut et comme on peut, qu’un rond-point ou un parking peuvent devenir un foyer d’action collective, mais garder également à l’esprit que, pour gagner, il faut également savoir en sortir, aller voir ailleurs et rencontrer autrui pour construire une lutte commune.

    Le mouvement nous aura également appris que si l’on veut obtenir « plus », ou plutôt : autre chose, que des annulations de taxes sur les carburants ou des hausses de CSG, si on aspire à des choses très immédiates et simples comme des augmentations de salaires, le rétablissement de la législation du travail et la remise en cause de son infinie précarisation, il faudra s’y prendre autrement.

    On en conviendra, ce n’est déjà pas si mal…

    On peut également formuler les choses ainsi : le mouvement des GJ peut se comprendre comme une critique en acte de cette impuissance de plus en plus insupportable dans laquelle la gauche sociale et politique s’est enferrée au cours de cette dernière période, et dont l’origine remonte aux défaites sur lesquelles s’est achevé le siècle passé. Il est illusoire de penser que ce mouvement apporte de lui-même des réponses d’ensemble. Dans ce qui a précédé, nous nous sommes efforcés de montrer en quoi il achoppe également sur des obstacles bien visibles et, pour une large part, bien prévisibles, qui prolongent certaines des tendances parmi les plus sombres de la situation présente. Mais l’événement crée également le besoin, et, pour une part, les conditions d’une nouvelle rencontre. En ce sens, son signifiant le plus important n’est sans doute pas celui, à vrai dire insignifiant, d’un gilet d’automobiliste fluorescent mais bien celui d’« acte » qui scande cette séquence depuis son commencement. Si ces « actes » doivent aboutir à autre chose qu’à une série qui s’étire vers un enlisement terminal, c’est bien cette rencontre qu’il s’agit de construire, pour que cette scansion devienne celle d’un véritable passage à l’acte.

    #Gilets_jaunes

    • Ce qui ressort en revanche clairement, c’est la mise en avant de l’#unanimité en tant que trait constitutif du mouvement. Elle se traduit par l’affichage de revendications pouvant faire immédiatement #consensus, le RIC en est l’exemple-type, et la mise et l’écart des points qui prêtent à controverse, ou sont susceptibles d’en créer. Certes, tous les mouvements sociaux mettent en avant des revendications unifiantes, c’est même leur geste fondateur et une condition indispensable à leur succès. Une telle unification n’est toutefois pas donnée d’emblée, elle se construit au cours de la mobilisation elle-même, par une combinaison de débats et d’effets en retour induits par l’action collective elle-même. L’unanimisme des GJ est d’un autre ordre, il relève d’une dimension proprement #identitaire. En l’absence d’espaces de délibération à l’échelle du mouvement, les revendications ne sont pas débattues, mais plutôt adoptées « par acclamation », ou son strict équivalent qu’est la propagation mimétique-sérielle sur les réseaux sociaux. Les GJ ne se conçoivent pas d’ailleurs comme un « mouvement », ils n’agissent pas en vue de convaincre ou d’entraîner d’autres secteurs du peuple – on remarquera du reste un désintérêt quasi-total à l’égard de toute idée d’extension ou d’élargissement du mouvement – car ils « sont » « le peuple », une croyance largement entretenue par la nouvelle forme d’« entre-soi » induite par le fonctionnement des réseaux sociaux. Et « le » peuple en question ne peut qu’être homogène et unanime. Le rejet de la représentation et de toute médiation s’effectue ainsi au profit de la présence, de l’immédiateté et de la transparence supposées qu’autorise le recours aux réseaux sociaux ou à l’interconnaissance informelle comme seuls outils de coordination et de communication.


  • Apple News, « un partenaire obligé », s’installe au Canada Philippe Papineau - 26 Janvier 2019 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/culture/medias/546427/apple-news-un-partenaire-oblige-s-installe-au-canada

    Après s’être implantée aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie, l’application d’agrégation de nouvelles Apple News s’apprête à s’installer au Canada. Le géant du Web devient ainsi « un partenaire obligé » pour les médias francophones et anglophones, estime le professeur en communication Alain Saulnier.


    Photo : Annik MH de Carufel Le Devoir Encore sous forme de test, la prochaine mise à jour devrait permettre dans les prochains jours l’apparition d’Apple News au Canada.

    Si l’application reste encore sous forme de test et n’est offerte qu’à certains utilisateurs de Mac et de iPhone, la prochaine mise à jour devrait permettre dans les prochains jours l’apparition d’Apple News au Canada, dans une version bilingue.

    Pour l’instant, quelques joueurs médiatiques fourniront des contenus journalistiques à Apple pour nourrir l’engin. Parmi eux, nous apprenait le Globe and Mail vendredi, on note Radio-Canada et la CBC, CTV News, La Presse, le Toronto Star et éventuellement le Globe lui-même. La liste pourrait s’allonger.

    Alain Saulnier, professeur invité au Département de communication de l’Université de Montréal et ancien directeur de l’information à Radio-Canada, estime que les médias sont dans une étrange position devant des géants comme Apple, qui sont à la fois « des partenaires obligés et des concurrents à éviter ».

    Pourquoi alors choisir quelques contenus pour nourrir le géant Apple ? Il y a là « un enjeu de découvrabilité, croit Saulnier. Maintenant, un média comme Le Devoir ou même Radio-Canada cherche à être découvert dans la surabondance d’informations véhiculées par les géants du Web. Pour ce faire, ils essaient de trouver des ententes de partenariat pour que ce rayonnement-là se fasse le plus largement possible. Du même coup, il y a des conséquences. On est en train aussi, peut-être, de se faire avaler par plus gros que soi. »

    Apple News Canada, qui sera dirigé par l’ancien v.-p. de Rogers Steve Maich, propose un mélange d’articles triés sur le volet par des ressources humaines — certains travailleurs de l’information auraient déjà été approchés — et d’informations choisies par des algorithmes et des statistiques.

    Approchée par Le Devoir pour comprendre son intérêt à collaborer avec Apple News, la direction de La Presse n’a pas voulu discuter de sa stratégie, a expliqué la directrice des communications Alex-Sandra Thibault. Du côté de la société d’État, « cette entente permet à Radio-Canada d’élargir la portée de ses contenus et de les faire découvrir à un plus grand nombre de Canadiens », explique Marie Tétreault, chef de la promotion Information Télévision, ICI RDI et projets spéciaux.

    En entrevue au Globe, la rédactrice en chef d’Apple News, Laura Kern, a déclaré que la plateforme permettra aux médias de vendre leurs propres annonces pour accompagner les articles, ainsi que de collaborer avec Apple pour les ventes.

    « Notre but est de faire croître l’auditoire des publications », a expliqué Mme Kern au Globe.

    Le professeur Saulnier fait le parallèle avec les débuts de Facebook. « Les gens voulaient absolument y être, c’était incontournable. Tous les médias y sont allés, mais aujourd’hui on a créé un monstre. »

    #Apple_News #réseaux_sociaux #RSS #information #presse #médias #gafa #citations #actu #droit_voisin #éditeurs


  • Cyber-répression

    « Macron veut mettre fin à la possibilité d’être anonyme sur #internet

    Des papiers d’identité pour s’inscrire sur Facebook ? La possibilité pour la police et la justice d’avoir accès en un clic à toutes nos données personnelles ? Autant d’idées visant à étendre la répression d’État sur le Web, prônées par Macron au cours de son Grand Débat. »

    #Liberté_d_expression #droit #Facebook #ViePrivée #Macron #répression #web #RéseauxSociaux #BigBrotherIsWatchingYou

    https://www.revolutionpermanente.fr/Macron-veut-mettre-fin-a-la-possibilite-d-etre-anonyme-sur-inte


  • Antonio Casilli : l’intelligence artificielle est largement « faite à la main »
    http://maisouvaleweb.fr/attendant-robots-coulisses-intelligences-artificielles

    L’essor de l’intelligence artificielle (IA) réactualise les peurs et fantasmes inhérents à tout processus d’automatisation : remplacement des hommes par les machines, fin du travail, chômage de masse. Pour Antonio Casilli, ces raccourcis occultent la spécificité de la « transformation digitale » que nous vivons. Loin de supprimer le travail, elle le déplace, le découpe et le parcellise. Avec son ouvrage En attendant les robots, enquête sur les travailleurs du clic, le sociologue nous fait changer de (...)

    #Deliveroo #Google #Amazon #AmazonMechanicalTurk #Facebook #Uber #algorithme #robotique (...)

    ##voiture



  • #Facebook: The global censor - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2018/12/29/pers-d29.html

    Facebook: The global censor
    29 December 2018

    The year 2018 has seen a vast intensification of internet censorship by Google, Facebook and Twitter, transforming them from tools for exchanging information and communicating around the world into massive censorship dragnets for policing what their users say, do and think.

    In August 2017, the World Socialist Web Site published an open letter to Google charging that the company, in collusion with the US government, was working to shape political discourse by manipulating search results. The open letter warned that Google’s actions set a dangerous precedent for subverting constitutional protections of freedom of speech and demanded that the company cease what the WSWS called “political blacklisting” of left-wing sites.

    Sixteen months later, the central argument of the open letter—that Google and its peers are carrying out political censorship—is undeniable. The regime that Google pioneered through its search engine has been expanded to all major US social media platforms, including Facebook, Twitter and YouTube.

    #censure #réseaux_sociaux


  • Israel uses online blackmail to recruit collaborators | The Electronic Intifada
    https://electronicintifada.net/content/israel-uses-online-blackmail-recruit-collaborators/23461

    It was through social media that Ashraf Abu Leila, possibly the most notorious of recently convicted collaborators, is said to have first been recruited by Israeli intelligence. Accused with two other men of the assassination of Mazen al-Fuqaha, a senior Qassam Brigades leader who was killed in March last year, Abu Leila was executed on 25 May 2017 after being found guilty by a revolutionary court.

    Under questioning, Abu Leila is said to have confessed to being recruited through an online messenger app at the beginning of 2004 by a man who claimed to be a member of al-Qaida. And over time, authorities say, Abu Leila proved a deadly assassin.

    A member of Hamas since 2001, Abu Leila reportedly early became close to a Qassam commander, who would unwittingly shield him in the future. During the 2007 fighting in Gaza that led to the ouster of Fatah, Hamas authorities now say he was responsible for the murder of several members of the preventive security forces. He was also accused of another murder, but escaped punishment due to his involvement with Hamas’ military wing.

    He subsequently worked in different ministries until 2013, when he became increasingly radicalized and reportedly got close to Gaza’s Doghmush clan and its Salafi Army of Islam group. Indeed, the assassination of al-Fuqaha was initially thought to have been carried out by Salafis, with whom Hamas has been engaged in conflict on and off for more than a decade.

    Les #réseaux_sociaux comme instrument de recrutement pour des informateurs locaux par les Israéliens. #israël #palestine #tic_arabes


  • A l’approche de Noël
    http://otir.net/dotclear/index.php/post/2018/12/22/A-l-approche-de-Noel

    Comme tous les ans, j’utilise la période de la fin de l’année civile pour faire le bilan de mon activité professionnelle.

    Je n’avais jamais considéré sérieusement lorsque j’ai démarré ce blogue qu’il s’agissait d’une activité autre que de loisir.

    J’ai adoré #bloguer, partager avec un petit public de fidèles des vignettes, certes soigneusement construites pour respecter l’image que j’entendais donner de nos vies étrangères et éloignées.

    J’ai toujours eu l’intention ouverte de commenter autant que je le pouvais sur les sujets qui me tiennent le plus à coeur, caressant peut-être l’espoir que cela rallierait à ma vue du monde quiconque n’aurait pas naturellement pensé ou envisagé le même point de vue.

    Mais je n’ai jamais cherché à convaincre ou créer le moindre mouvement de masse en faveur de mes idées (...)

    #Soliloques #amitié #blogosphère #communication #famille #réseaux_sociaux


  • Digitalisierung, Vernetzung, Smartphones, Soziale Medien, Smart Home & City, KI
    https://dielinke.berlin/parteitag/laszlo

    7. Landesparteitag DIE LINKE. Berlin, 15./16. Dezember 2018
    Wortmeldung von Zündi Laszlo zur Generaldebatte

    Technisch getrieben werden diese Entwicklungen hauptsächlich von einer Handvoll global agierender Konzerne. Wir sind nur noch Nutzer und erfreuen uns an vielen neuen Kommunikationsmöglichkeiten und Bequemlichkeiten.

    Aber wir geraten auch in Abhängigkeit: Diese Konzerne können bestimmen, welche Informationen wir sehen, aus denen wir uns eine Meinung bilden. Sie verfolgen unsere Aktivitäten und Gewohnheiten. Die Nutzung der Tools und der sogenannten sozialen Medien ist nicht gratis. Wir sind die Ware, die verkauft wird, in Form von Daten, die wir preisgeben. Für die Entscheidungen dieser Konzerne, die damit unser Leben bestimmen, gibt es keine gesellschaftliche Legitimation!

    Auch staatliche und gesellschaftliche Institutionen sind nicht unabhängig in dieser Situation. Lieber zahlen sie Lizenzgebühren für Software, deren Funktionen sie nicht mehr überblicken. Anstatt mit öffentlichem Geld freie Software zu schaffen, dafür Experten zu bezahlen und somit neben hiesigen Arbeitsplätzen vor allem öffentliches Fachwissen zu schaffen und so die Kontrolle über die eigenen Infrastruktur zu behalten.

    Dies zu fordern ist einfach …
    Aber wie machen wir dies in unserer eigenen Partei? Beschränken wir uns auf unseren kapitalismuskritischen bzw. antikapitalistischen Standpunkt? Oder versuchen wir uns selbst unabhängiger zu machen? Widerstehen wir den einfachen, schnellen Lösungen der Konzerne ?

    Und bauen wir unsere eigene Struktur aus:

    mit dezentralen Chat-Servern Systemen statt WhatsApp Gruppe
    selbst gehosteten Tools für kollaboratives Schreiben statt Google Docs
    freie Software für die IT in der Verwaltung statt Microsoft (Windows, Exchange, Office …)
    eigene Videostreams statt bei Facebook (das keine öffentlich zugängliche Webseite ist)
    die eigene Cloud zum Datentausch und mehr

    Dies kann anfangs unbequem sein, wird Zeit und Geld kosten, Fachwissen muss aus- und aufgebaut werden (und dies muss auch gewollt und unterstützt werden). So können wir die Kontrolle wieder erlangen und behalten. Auch wenn es anfangs etwas rumpelt, können wir viel dazu lernen.

    Die Erfahrungen und Erfolge werden uns ermutigen, dies in die Gesellschaft zu tragen. Statt uns von einer Lobby der Konzerne bequatschen zu lassen, haben wir dann Erfahrung und wissen worüber wir reden.

    Wir müssen uns von den monopolkapitalistischen, multinationalen, global agierenden Konzernen emanzipieren, oder diese werden unsere Freiheit und letztendlich unsere Lebensgrundlagen zerstören. Solange diese Konzerne die Spielregeln bestimmen und wir uns auf ihre Infrastruktur verlassen, haben wir bereits strategisch verloren.

    #Allemagne #politique #réseaux #gauche #self_hosting



  • Sur les routes de l’exil syrien : récits de vie et parcours migratoires des réfugiés de #Deir_Mqaren

    En adoptant une approche qualitative et pluridisciplinaire, basée sur l’étude longitudinale des circulations de la population de Deir Mqaren - un village syrien situé entre Damas et la frontière libanaise - cette thèse interroge la dimension réticulaire des #mobilités humaines. A travers les récits de vie des réfugiés de cette bourgade et l’analyse de leurs parcours migratoires vers la Jordanie et l’Allemagne, elle décrypte la mécanique des flux au départ de Syrie. Cette recherche invite ainsi le lecteur à déplacer son regard vers des réseaux de lieux et d’acteurs souvent considérés comme marginaux, mais formant pourtant l’ossature des routes de l’exil reliant la Syrie au reste du globe. En plaçant la focale sur les conditions du mouvement des individus, l’intention de cette étude est à la fois de mettre en exergue les imbrications entre les migrations économiques antérieures au conflit et la logique des mouvements actuels de réfugiés ; mais aussi de montrer de manière tangible l’évolution des mécanismes relationnels permettant aux exilés d’accéder à des ressources (informations, mobilité, logement, emploi) en dépit des contraintes structurelles auxquelles ils ne cessent d’être confrontés. Les représentations (carto)graphiques élaborées dans le cadre de cette thèse visent pour leur part à mieux rendre compte du caractère mobile, instable et particulièrement labile de ces dynamiques socio-spatiales.


    https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01955981
    #réfugiés_syriens #asile #migrations #thèse #réfugiés #parcours_migratoires #itinéraires_migratoires #David_Lagarde #réseaux #cartographie #visualisation

    ping @reka


  • #Loi_Blanquer : Ce que la #confiance veut dire...

    « L’#école_de_la_confiance » c’est le slogan préféré de JM Blanquer , celui qui a été utilisé pour justifier sa politique tout au long de ses 18 mois de présence au ministère de l’éducation nationale. C’est encore le nom de son projet de loi sur l’école qui devrait bientôt arriver devant le Parlement. La confiance c’est, selon le Larousse, « le sentiment de quelqu’un qui se fie entièrement à quelqu’un d’autre, à quelque chose ». Mais le projet de loi de JM Blanquer redéfinit le terme et sa portée. Il éclaire du coup le véritable projet du ministre. L’école de la confiance c’est celle de la mise au pas des enseignants.

    L’article 1 de la loi Blanquer

    L’école de la confiance a déjà pris de sérieux coups depuis le phénomène #pasdevagues. Les enseignants ont largement témoigné de l’absence de confiance de l’institution à leur égard. Un sentiment bien rendu en retour. On croyait d’ailleurs le slogan enterré mais le ministre n’a pas hésité à l’utiliser à nouveau, juste avant que les lycéens apportent à leur tour un net démenti...

    Le projet de loi « pour une école de la confiance » commence par un premier article qui porte sur « l’engagement de la communauté éducative ». Comme d’autres articles de ce texte, il cache bien son jeu.

    L’article 1 du projet de loi demande d’insérer un article L. 111-3-1 dans le Code de l’éducation ainsi rédigé : « Art. L. 111-3-1 - Par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation. Ce lien implique également le respect des élèves et de leur famille à l’égard de l’institution scolaire et de l’ensemble de ses personnels. »

    Un mot pour révoquer facilement

    Apparemment c’est une simple déclaration philosophique dont on peut se demander ce qu’elle fait dans un projet de loi. Mais l’étude d’impact du projet de loi, un document obligatoire fourni par le ministère aux députés, éclaire singulièrement ce que JM BLanquer appelle la confiance.

    « Le Gouvernement souhaite inscrire, dans la loi, la nécessaire protection de ce lien de confiance qui doit unir les personnels du service public de l’éducation aux élèves et à leurs familles. Compte tenu de son importance, il serait en effet déraisonnable de s’en tenir à une simple consécration jurisprudentielle », explique l’étude d’impact.

    « Les dispositions de la présente mesure pourront ainsi être invoquées, comme dans la décision du Conseil d’Etat du 18 juillet 2018 précédemment mentionnée, dans le cadre d’affaires disciplinaires concernant des personnels de l’éducation nationale s’étant rendus coupables de faits portant atteinte à la réputation du service public ».

    L’arrêt en question avait annulé la décision d’une cour administrative d’appel qui était revenue sur une décision de révocation d’un enseignant. Il s’agissait d’un professeur de Montceau-les -Mines coupable et condamné avec sursis pour agressions sexuelles sur mineurs de quinze ans. Pour chasser cet enseignant du métier , le Conseil d’Etat a argué de « l’exigence d’exemplarité et d’irréprochabilité qui incombe aux enseignants dans leurs relations avec des mineurs, y compris en dehors du service » et de l’importance de l’atteinte portée « à la réputation du service public de l’éducation nationale ainsi qu’au lien de confiance qui doit unir les enfants et leurs parents aux enseignants du service ».

    Faire taire les profs sur les réseaux sociaux

    Exploitant cette affaire très particulière, le projet de loi Blanquer exploite cet arrêt dans un tout autre domaine. Il ne s’agit plus de délinquant sexuel condamné mais de n’importe quel prof. Il ne s’agit plus de la violation perverse de la relation pédagogique mais du lien d’obéissance au ministre. En s’appuyant sur cet article et cette évocation de la confiance, le ministre veut pouvoir sanctionner ce qu’il n’arrive pas à punir actuellement.

    L’étude d’impact donne des exemples. « Il en ira par exemple ainsi lorsque des personnels de la communauté éducative chercheront à dénigrer auprès du public par des propos gravement mensongers ou diffamatoires leurs collègues et de manière générale l’institution scolaire. Ces dispositions pourront également être utilement invoquées par l’administration dans les cas de violences contre les personnels de la communauté éducative ou d’atteintes au droit au respect de leur vie privée, notamment par le biais de publications sur des réseaux sociaux ».

    La confiance c’est la soumission

    Ainsi toute critique portée par un enseignant sur l’institution pourrait être légalement sanctionnée par une #révocation. Ce que poursuit le ministre c’est la généralisation du #devoir_de_réserve qui concerne aujourd’hui les seuls cadres du système éducatif ou des cas bien particuliers. Les violences tout comme la diffamation sont déjà punis par la loi. Le devoir de réserve peut être invoqué pour des enseignants qui feraient campagne contre l’institution (et non contre un responsable politique). Or la liberté de parole des enseignants est nécessaire à l’exercice du métier. Ils doivent éthiquement privilégier l’intérêt de l’élève avant celui de l’institution. Ils doivent pouvoir exercer librement un droit de critique sur le fonctionnement de l’institution. Celle-ci d’ailleurs le leur demande quand il s’agit des programmes par exemple.

    On mesure le glissement que permettrait le passage de cet article. JM Blanquer inscrit cet article pour permettre une systématisation des #sanctions et faire en sorte que les #enseignants se taisent, notamment sur les réseaux sociaux, dernier espace de #liberté.

    Cet article autoritaire, qui ferait des enseignants une catégorie spéciale de sous-fonctionnaires, montre à quel point le mot confiance est un piège. Si, pour Orwell, « la liberté c’est l’esclavage », pour l’auteur de ce projet de loi, la confiance c’est la #soumission.

    François Jarraud


    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/12/12122018Article636801966942543096.aspx
    #censure #éducation #France #réseaux_sociaux #école

    • Il y aura donc l’#école_de_la_confiance , autrement dit de la défiance envers les enseignants.

      Pour ce qui est des élèves, il y aura le #SNU, le #service_national_universel pour la soit disant cohésion sociale.
      Le Service National de la main d’oeuvre gratuite, entre autres.
      Expérimentation en 2019 dans la Creuse.

      A terme, seront concernés :

      Pas mal d’informations sur https://www.campuslille.com/index.php/entry/service-national-universel-snu

    • https://dijoncter.info/?un-fonctionnaire-ca-ferme-sa-gueule-ou-ca-demissionne-828

      Imaginons qu’un professeur soit amené avec sa collègue enseignant l’allemand, à encadrer une sortie d’élèves, pour étudier au cinéma le film intitulé" Le jeune Karl Marx" ; très vite, il serait amené à évoquer la liberté d’expression, censée être garantie constitutionnellement : l’œuvre s’ouvre en effet sur cette scène insolite où le philosophe et économiste est interpellé par la police d’État alors qu’il se trouve en plein comité de rédaction, le seul crime qu’il est censé avoir commis étant d’avoir participé à un journal contestataire. Cela provoquait l’ire du roi de Prusse.
      Un an plus tard, en 2019, la réalité rejoint la fiction : ce même enseignant prend connaissance de la convocation de Sophie Carrouge pour crime de lèse-majesté (une tribune somme toute inoffensive à l’encontre du président-mandaté du moment). Il apprend aussi - dans les mêmes jours, d’ailleurs - que son ministère a prévu de nouvelles mesures statutaires lui imposant un bâillon à lui ainsi qu’aux milliers d’autres enseignants, sous couvert de renforcement de leur « devoir de réserve » . Sommes nous dans une république bananière ? Dans la Tunisie de Ben Ali ? Non, en France en 2019, où il apparaît légitime de remettre en cause, en toute décontraction, des droits constitutionnels, au nom d’un contrat de travail avec le meilleur des employeurs : l’État.
      Le voilà, par la force de décrets ministériels, dans une situation de sujétion accrue qu’on déguisera au mieux en loyauté à l’égard de la République, au pire en ce qu’on nommera, ce qui ne manque pas de sel ni d’ironie, une « école de la confiance ». (c’est le nom du projet de loi comportant le bâillon en question).
      Pour peu qu’il se rende au Panthéon avec ses élèves, devra-t-il encore rendre hommage à Voltaire ou à quelque autre incitateur de révoltes, qui se sont illustrés contre des institutions vermoulues à l’autoritarisme grossier ? Devrait-on souhaiter, que l’enseignant, comme n’importe quel militaire ou gendarme soumis à sa hiérarchie, soit coopté et jugés honorable que s’il est un fonctionnaire inféodé à tel ou tel gouvernement de passage ? Celui du moment perd chaque jour davantage en crédibilité et légitimité (pour ne rien dire de sa cote de séduction, en chute libre), se crispant toujours davantage sur ses pouvoirs régaliens ; où en est-il, en cherchant à faire taire le moindre professeur de province rédigeant quelques lignes sur un site à la fréquentation confidentielle ? Se met-il sérieusement en tête de traquer quelque « ennemi intérieur » ? Le porte-parole du gouvernement de passage, affolé - et opportuniste - va même jusqu’à qualifier les mouvements de résistance actuels d’ entreprises « factieuses ».

      La liste des « factieux »

      Sont ainsi stigmatisés tous les opposants à la verticalité problématique de la cinquième république désirée par De Gaulle, s’imposant toujours à nous alors qu’elle n’a de cesse de démontrer les excès de l’exécutif : elle à chaque fois chaque fois instrumentalisée par le roitelet du moment (pour cinq ans), lequel est relayé par le moindre de ses petits clones locaux dans chaque institution, chacun se faisant alors une gloire d’être la courroie de transmission de l’insanité d’en haut.
      Seront alors décrétés « Factieux » tous ceux qui osent prendre la parole ou agir hors de la mise-au -pas de la mise « en marche » : ceux qui viennent au secours des sans-papiers, les citoyens qui s’engagent dans une contestation actives, ceux qui alertent l’opinion publique des démolitions programmées des services publics par les réformes qu’on fait passer à coups de matraques, ceux qui remettent en question la dégradation systématique et organisée des services publics (organisée par ceux qui veulent les démanteler pour mieux les vendre aux copains et coquins du privé), et même désormais ceux qui défendent leurs propres élèves contre les algorithmes aveugles ou les matraques sus-citées.
      « Factieux », ceux qui s’indignent de l’annulation de l’ISF, ou du fait qu’on leur tire dessus à bout-portant avec des flash-balls, sans sommation.
      « Factieux » tous ceux qui méprisent la start-up nation et la considèrent aussi has been que Giscard.
      « Factieux » tous ceux qui défendent le véritable esprit républicain et démocratique, qui ne se limitera certes pas à un malheureux vote de barrage dont certains se sont fendus pour éviter Le Pen. Ceux qui réclament des référendums d’initiative populaire, voire une constituante, pour une sixième République : « Factieux. »
      Cela commence à en faire beaucoup, de factieux, beaucoup de citoyens qui prennent encore la parole. Il va falloir recruter encore davantage au ministère de l’intérieur, à défaut d’augmenter le nombre de professeurs, lesquels auraient l’heur d’enseigner la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui consacre la liberté d’expression comme un droit imprescriptible, l’article 11 dispose : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi". Les enseignants doivent-ils être traités tels des parias de la République au point qu’ils devraient s’acquitter d’une allégeance absolue à tel chef temporaire de l’exécutif et ses divers valets-exécutants zélés dans tels obscurs bureaux ? Entendu que le devoir de réserve en classe favorise l’auto-détermination de l’élève, sans la biaiser ou la fausser, est-ce à dire que le citoyen qu’est d’abord le professeur, doit désormais s’interdire toute prise de position sociale, éthique, syndicale ou politique hors de ses heures de cours ? Les intimidations feutrées prononcées à l’encontre de Sophie Carrouge doivent alerter tous les citoyens.

      La liberté de la fermer

      Le libéralisme économique cherchant à tout s’assujettir – jusqu’aux institutions de la République, même le temps de mandats – est tout de même bien tenté de s’accommoder , ce qu’il fait du reste de plus en plus, d’une dérive autoritaire, de moins en moins temporaire– l’état d’urgence théorisé par le nazi Carl Schmitt pouvant à l’occasion être fort utile pour faire taire toutes les voix discordantes. Mais bien plus retorses qu’une censure par trop directe, les propensions à susciter de l’auto-censure s’imposent discrètement, par les divers raffinements de l’intimidation, les assignations administratives, le recours à toutes les chaînes de commandement ou à toute autre injonction symbolique ; le tout s’autorisant à peu de frais de grands noms ronflants : on ose évoquer « la démocratie » (même si on l’a rabougrie au seul rite masochiste du vote), tout en évoquant bien entendu la nécessité de l’ « ordre » et de la « sécurité » - - ce qui ne manque pas de s’accorder, sans trop de peine, de fait, avec un discours échevelé sur les libertés civiques, notamment celle d’expression - elle pourra à l’occasion permettre de prendre la défense des « journalistes » de BFM.
      De toute manière, Michel Foucault le relevait déjà dans un texte ironisant à l’encontre de ceux qui ne détectent pas les subtilités prises par les formes de contrôle modernes : « il faut se faire une représentation bien inversée du pouvoir pour croire que nous parlent de liberté toutes ces voix qui, depuis tant de temps, dans notre civilisation, ressassent la formidable injonction d’avoir à dire ce qu’on est, ce qu’on a fait, ce dont on se souvient et ce qu’on a oublié, ce qu’on cache et ce qui se cache, ce à quoi on ne pense pas et ce qu’on pense ne pas penser. Immense ouvrage auquel l’Occident a plié des générations pour produire ‑ pendant que d’au­tres formes de travail assuraient l’accumulation du capi­tal – l’assujettissement des hommes ».
      L’accumulation du capital, lui, en effet, se porte bien. Par contre, la question de savoir si nous pouvons encore nous exprimer librement se pose de nouveau avec acuité, à l’heure où des agents de l’État voient leurs droits constitutionnels mis en danger par leurs tutelles administratives et managériales. Nous sommes bel et bien à l’époque du fichage des manifestants, des arrestations préventives sans fondement juridique, de la violence physique opposée aux lycéens contestataires qui prendraient un peu conscience de ce qui les attend, et de l’utilisation des leviers institutionnels pour procéder à des intimidations à l’encontre de tout citoyen un tant soit peu engagé.
      Il semblerait que la seule liberté d’expression qui soit alors concédée consisterait à laisser des avis sur Tripadvisor ou tel ou tel produit chez Amazon ; et encore, peut-être cela devra-t-il fait sous pseudo ? Que de tristes sires se livrent par ailleurs à des insultes racistes ou à d’autres tombereaux d’immondices fascisantes sur le net - cela semble par contre largement toléré, bien davantage, du moins, que les manifestations citoyennes récentes qui ont le heur de tancer le statu quo néo-libéral. Il sera loisible de les faire passer pour des ennemis internes du pacte républicain- - comme si ceux qui entraient en insurrection contre la véritable république française n’étaient pas tous ceux qui se cachent derrière leurs fonctions administratives ou leurs insignes pour se mettre au service de l’oligarchie démantelant les services publics de ce pays. Qu’une clique arguant de son mandat pour procurer des cadeaux fiscaux trouve en effet dans son sillage tout un ensemble d’opportunistes n’est pas si étonnant ; que ceux-ci profitent à ce point de l’aubaine pour renforcer encore la dérive managériale hiérarchique autrefois constatée chez France Télécom et La Poste, cela suscite d’abord notre étonnement, puis tout simplement notre mépris. Nous retournons enseigner Voltaire, Marx et Beaumarchais à nos élèves, en essayant de ne pas mourir de honte à la place de tous ceux qui n’en éprouvent plus depuis longtemps (de la honte).

    • #Loi_sur_l’école : les débats se déportent un peu plus sur la droite

      L’examen du projet de loi « pour une #école_de_la_confiance », porté par le ministre de l’éducation nationale, a débuté le 11 février. La tonalité conservatrice des débats sur l’#uniforme, le #drapeau ou la restriction de la #liberté_d’expression des enseignants est manifeste.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/120219/loi-sur-l-ecole-les-debats-se-deportent-un-peu-plus-sur-la-droite?onglet=f