• Réédition du livre « le Chant du cygne » - A lire cet été sur notre « Titanic climatique »
    https://ricochets.cc/Reedition-du-livre-le-Chant-du-cygne-A-lire-cet-ete-sur-notre-Titanic-clim

    Un livre essentiel de 2022 est réédité. Car il n’est jamais trop tard pour passer à l’action... Face au désastre climatique qui s’emballe, la société industrielle appuie sur l’accélérateur. Transition énergétique, innovations technologiques et renouveau industriel sont appelés à la rescousse des rouages qui se grippent et des moteurs qui crachotent. Dans son sillage, le navire titanesque du progrès laisse un paysage affligeant de béton et d’acier, d’usines et de chaînes technologiques, (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_et_atrocités_climatiques,_écocide_et_destructions_écologiques, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, Révoltes, insurrections, débordements...

    #Révoltes,_insurrections,_débordements...

  • Mégaferme à #saumons : le projet contesté est autorisé par la préfecture de #Gironde

    Par un arrêté du 4 août, la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a accordé l’#autorisation_environnementale au projet très contesté de méga-usine terrestre de saumons, au #Verdon-sur-Mer. Ce projet porté par la société #Pure_Salmon, financé par un fonds d’investissement singapourien, prévoit la construction d’une usine sur 14 hectares au bout de l’estuaire de la Gironde, pour produire 10 000 tonnes de saumons par an.

    « Ce projet présente un grand intérêt économique et industriel pour le territoire. Il est encadré par des prescriptions environnementales particulièrement exigeantes, que les services de l’État veilleront à faire respecter », affirme la préfète dans un communiqué.

    « Cette décision est irresponsable »

    Pas de quoi rassurer les habitants, associations et élus opposés à la construction de l’usine. « Cette décision est irresponsable, surtout dans le contexte de mégafeux et de sécheresse que connaît la Gironde en ce moment même », réagit Marc Porcheron, élu à Saint-Vivien-de-Médoc, une autre commune de l’estuaire. Plus de 2 millions de m3 d’#eau devront être prélevés dans les nappes souterraines chaque année pour alimenter l’installation, dont les eaux d’élevage et de refroidissement seraient ensuite rejetées dans l’estuaire.

    Le coanimateur du collectif #Usine_de_saumons_non_merci voit dans cette décision « un déni scientifique et démocratique ». Il pointe notamment l’avis défavorable rendu par le Conseil scientifique de l’estuaire de la Gironde, mais aussi la participation inédite à l’enquête publique, au cours de laquelle une grande majorité d’avis défavorables a été exprimée. Le commissaire enquêteur avait malgré tout rendu un avis favorable, de même que le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst).

    Cette #autorisation intervient alors qu’une proposition de loi soutenue par une centaine de députés, déposée en mars 2025 mais qui n’a pas été examinée depuis à l’Assemblée nationale, réclame un moratoire de dix ans sur ces #fermes-usines de saumons. Plusieurs associations ont d’ores et déjà annoncé leur intention de déposer un recours auprès du tribunal administratif de Bordeaux contre l’autorisation préfectorale.

    https://reporterre.net/Megaferme-a-saumons-le-projet-conteste-est-autorise-par-la-prefecture-de
    #poissons #France #élevage #pisciculture #industrie_agro-alimentaire #résistance

  • ShieldFont : la police d’écriture pour bloquer le scraping IA - Numerama
    https://www.numerama.com/tech/2305671-des-designers-creent-une-police-decriture-gratuite-pour-lutter-con

    Avec ShieldFon, lancé fin juillet 2026, un texte reste lisible à l’écran, mais devient trompeur pour les robots qui l’aspirent. Une nouvelle arme typographique contre l’entraînement des IA sur le web.

    • De ce que je comprends, ça utilise une fonctionnalité standard des polices de caractères qui permet de remplacer une suite de lettres par une ligature. Le texte de base est modifié avec de faux mots, mais ces faux mots font partie de la table des ligatures de la police, et lors de son affichage elle fait apparaître les vrais mots en croyant simplement appliquer les ligatures.

    • Voilà une police qui veut compliquer la vie des IA. ShieldFont est un projet gratuit et open source conçu pour protéger les contenus publiés en ligne contre la collecte massive de données par les entreprises d’intelligence artificielle.

      Présenté fin juillet 2026, son principe est simple : le texte reste parfaitement lisible pour un humain, mais sa version récupérée par un robot peut être différente — et suffisamment crédible pour ne pas être écartée immédiatement.

      Le projet s’inscrit dans une réaction plus large contre le scraping du web. Ses créateurs, le studio brésilien Seneda & Abrucio et la fonderie danoise Playtype, partent d’une idée : publier un texte en ligne ne devrait pas automatiquement valoir autorisation de l’utiliser pour entraîner une IA.

      Comment fonctionne ShieldFont ?

      ShieldFont ne repose pas sur une illusion visuelle. À l’inverse de #Ghost_Font, une autre police anti-IA qui dissimule son message dans une animation, celle-ci s’appuie sur les fonctions de substitution des polices #OpenType.

      En pratique, le texte publié dans le code HTML n’est pas le texte que l’auteur souhaite montrer. Il est d’abord encodé : certains mots sont remplacés par d’autres, de même nature grammaticale et de fréquence comparable. La phrase reste donc suffisamment cohérente pour ne pas ressembler à du charabia.

      La police intervient ensuite au moment de l’affichage dans le navigateur. Elle donne aux mots leurres la forme visuelle des mots d’origine. L’internaute lit donc la phrase prévue par son auteur, tandis qu’un scraper qui se contente de récupérer le HTML obtient une autre version du texte.

      Les remplacements ne sont pas choisis au hasard. ShieldFont échange un nom contre un autre nom, un verbe contre un autre verbe, ou encore un adjectif contre un adjectif proche. Le résultat peut rester grammaticalement correct tout en modifiant le sens d’une affirmation.

      Selon la page GitHub du projet, le remplacement d’environ 25 % des mots suffit à altérer sensiblement le texte récupéré par les robots. Dans leurs tests, le texte encodé n’impliquait plus la même chose que l’original pour 55,8 % des articles de presse, 51,9 % des contenus du web général, 34,5 % des œuvres de fiction et 31,1 % des œuvres de fiction anciennes.

      Une limite importante : ShieldFont ne prend actuellement en charge que l’anglais. Le projet prévoit d’étendre ses substitutions à d’autres langues, dont le français.

      Une protection qui a ses limites

      Pour autant, ShieldFont ne bloque pas magiquement tous les robots. Un #scraper qui analyse le rendu visuel d’une page, par capture d’écran et OCR par exemple, peut retrouver le texte réellement affiché. De même, un acteur qui cible spécifiquement un site peut télécharger la police et en reconstituer les correspondances.

      La méthode peut aussi avoir des effets secondaires importants : les moteurs de recherche, les outils de traduction, le copier-coller et les lecteurs d’écran s’appuient eux aussi souvent sur le contenu brut de la page. ShieldFont déconseille ainsi de l’utiliser sur les pages que l’on souhaite faire remonter dans Google.

      Pour eux, finalement, ShieldFont répond surtout à une limite des outils existants : les consignes de « robots.txt » qui demandent aux robots de ne pas explorer un site, restent faciles à ignorer. Plutôt que de compter sur leur bonne volonté, la police cherche ainsi à rendre les contenus aspirés moins exploitables.

      #ShieldFont #typographie #IA #anti-IA #intelligence_artificielle #police #technologie #résistance

    • Effectivement, j’ai un peu creusé et on trouve facilement la liste des ligatures trafiquées  :
      – récupérer la fonte (identifiée avec dev tools/inspect)  : https://shieldfont.org/fonts/shieldfont-alpha-500.woff2
      – la charger dans un analyseur en ligne  : https://fontdrop.info
      – dans le tab ligatures, la liste des mots échangés va apparaître... bien que je soupçonne le site de n’en afficher qu’une partie.

    • Autrement dit : pour masquer un texte pour l’IA, on rend alors le texte entièrement anti-accessible, pour tous les humains qui ont un handicap visuel, et accessible uniquement à celleux qui sont capables de le lire sur écran.

      Dérisoire et inutile, dans 3 mois (ou 6 mois peu importe) des robots sauront le lire aussi.

      Où comment utiliser du temps et de l’énergie pour empirer les problèmes, ou au moins pour rien, alors que le temps et l’énergie ne sont pas infinis et qu’on en a peut-être besoin ailleurs.

    • Pour avoir accompagné les étudiants en création typographique pendant quelques années à l’école Estienne, j’ai pris l’habitude de voir ressurgir des « sujets à la mode » chaque année. Reposant généralement sur l’idée très crédule qu’Opentype allait résoudre les problèmes sociaux de l’humanité et promouvoir les idées progressistes. Pour les soutenances, l’équipe d’enseignants aidait les étudiants à éviter de tomber dans ces sujets bateaux déjà traités les années précédentes. Mais sur internet, évidemment, chacun fait ce qu’il veut, et ça buzze assez facilement parce que les sujets à la mode, hé ben c’est à la mode.

      Bref jusqu’à récemment, on avait droit avec une régularité d’horloge aux polices « inclusives », gros succès d’estime, mais à l’intérêt à mon avis négatif (pour moi : moins lisibles que de simplement mettre un « petit point » dans les mots). Avant, on avait les polices pour économiser l’encre des imprimantes quand tout le monde a commencé à gueuler contre l’arnaque des cartouches d’encre. Et maintenant ce sont les polices prétendument anti-IA.

      Perso, dans les idées à la mode, je préférais quand la mode concernait les polices visant à faciliter la vie des personnes souffrant de divers handicaps visuels/cognitifs, ou pour les enfants en phase d’apprentissage de la lecture, parce que la question de la lisibilité, c’est effectivement une question centrale de la création typographique. Mais quand on prétend résoudre des problèmes de société, justement dans l’air du temps, avec Opentype, je suspecte assez rapidement qu’on va faire dans le bullshit.

    • @rastapopoulos, je ne sais pas ce que ça vaut mais dans leur FAQ il y a ça:
      What about screen readers and accessibility?
      Screen readers read the source code rather than the words displayed by the font, so the current <Shield> component uses aria-hidden to stop the substituted text from being read aloud. We have a built-in alternative, in beta and on by default, which allows users to spawn the real words on the page through an aria button only screen readers reach. The reader’s browser solves a compute-costly puzzle for the key, taking a few seconds. It works in our Dynamic Websites tier and requires JavaScript, which is part of the point: most scrapers never run any. Tested with VoiceOver and an automated screen reader.

    • Accessibilité problématique (on se passe la main droite par dessus la tête pour se toucher l’oreille gauche pour réussir à rendre le texte d’origine visible, mais en bloquant les robots, ce qu’on aurait pu faire dès le départ, c’est un peu le principe d’Anubis), mais aussi tout usage classique d’un texte rendu très casse-gueule. Basiquement : copier-coller.

    • Le projet tel qu’il fonctionne aujourd’hui est effectivement une machine à gaz et alourdi considérablement le poids d’une page, en plus des problèmes d’accessibilité que vous avez pointé, donc ça n’en fait pas une solution à utiliser massivement, mais je trouve l’idée intéressante et qui peut avoir des applications spécifiques.

      Le fait de pouvoir empoisonner subtilement une IA et sans qu’un humain qui l’utiliserait ne puisse facilement s’en rendre compte est assez bien trouvé et je ne connais pas d’autres méthodes pour arriver au même résultat aussi efficacement.

      Pour comparaison, Anubis aussi est une incongruité informatique à se tapper la tête contre les murs de désespoir, mais son utilité n’est pourtant pas à démontrer en 2026.

  • Ces #bergères en lutte contre le #sexisme en #alpage
    (publié en 2022, je mets ici pour archivage)

    Garde d’enfant en commun, groupe Facebook, projet de syndicat... Confrontées à des #violences_sexistes_et_sexuelles accentuées par l’#isolement en altitude, les bergères s’unissent.

    Sous le soleil qui décline, un troupeau de brebis descend les pentes herbeuses du Jocou, à la limite entre l’Isère et la Drôme. Houlette à la main, un berger ferme la marche. En bas, dans la cabane qui jouxte la bergerie, un petit garçon de deux ans gigote pendant que sa mère lui enfile un pyjama. Soudain, les cloches des brebis retentissent. Marie, 42 ans, bergère de son métier, fourre son fils Côme dans les bras de Frida, sa fille de 12 ans issue d’une première union, et se rue dehors pour barrer la route qui descend dans la vallée. « Je suis obligée de laisser mon fils, heureusement que sa sœur gère », regrette-t-elle en rejoignant le berger, Mathieu, son compagnon et le père du petit Côme. Demain, ce sera au tour de Marie de monter le troupeau, laissant ses enfants à son conjoint.

    L’image du berger — un homme seul sur sa montagne — est tenace. Pourtant, d’après l’enquête des services pastoraux des Alpes menée à l’été 2019, il y a autant de femmes que d’hommes chez les bergers de moins de 35 ans. Au-delà, elles ne représentent qu’un tiers de l’effectif. « En alpage, on est vraiment ramenées à notre condition de femme, de maman, et d’être une proie aux yeux des hommes », affirme Marie.

    Pour la bergère, en activité depuis huit ans, cette défection des femmes est liée aux violences sexistes et sexuelles qu’elles doivent endurer dans le métier, de la part des éleveurs qui les emploient comme de collègues bergers. « Un éleveur m’a dit qu’il me regardait à la jumelle quand je prenais ma douche, qui était dehors. Un jour, un autre m’a touché le sein alors qu’on marchait. Une fois, un mec du village a dit qu’il allait monter me voir la nuit quand il a appris que j’étais la bergère… » énumère-t-elle.

    La situation se complique encore quand un couple de bergers se sépare. Marie se souvient d’une consœur qui a vu les alentours de sa cabane incendiés par son ex-compagnon, berger aussi. Malgré les formations existantes, le métier s’apprend encore souvent sur le tas, au bon vouloir d’un berger en exercice, et les bergères rencontrées témoignent que l’emprise de celui-ci peut être forte. En particulier lorsque la relation professionnelle se double d’une relation amoureuse qui se termine mal. L’un comme l’autre doivent continuer à travailler ensemble jusqu’à la fin de la saison pour toucher leurs salaires, voire à dormir ensemble. Il est impératif de vivre à proximité du troupeau et les logements fournis par l’employeur, des cabanes de montagne, comportent rarement plusieurs pièces.

    « Il y a des profils d’“arrachés” dans le métier et des soucis d’addiction, des gens qui ont le fantasme d’aller s’isoler à la montagne », explique Édith, bergère dans les Pyrénées-Atlantiques. À 41 ans, elle en est à sa deuxième estive, qu’elle passera dans une cabane de femmes. Elle aussi évoque des remarques sexistes et raconte le cas d’une collègue harcelée sexuellement par le berger avec qui elle travaillait : « Ces problématiques sont accentuées par l’isolement et l’altitude. Il n’y a pas de secours à proximité, ni de possibilité de fuite. »

    Sous la crête du Jocou, Marie observe pensivement sa cabane, petite tache en contrebas. « Des fois, je me retourne, je vois ce grand alpage avec ma petite cabane au milieu et je me dis que tout peut m’arriver », lâche-t-elle.

    « On pouponne ou on garde les moutons. Pas les deux. » Cette remarque acerbe, Marie l’a entendue de la bouche du père de Frida ainsi que de certains de ses employeurs quand elle est devenue maman. Elle s’est séparée de son compagnon quand la petite avait trois mois. Depuis, le père récupère sa fille un week-end sur deux ainsi que la moitié des vacances scolaires. Sauf quand il est en alpage. Marie a tenté plusieurs fois d’obtenir une meilleure répartition de la garde, mais la juge lui aurait rétorqué : « Madame, vous saviez que vous faisiez un enfant avec un berger ! », arguant que ledit berger ne peut s’occuper de sa fille, seul en montagne et sans réseau. Tant pis si Marie, pourtant bergère aussi, également en alpage et sans réseau, a du mal à assurer son travail seule avec sa fille à plein temps.

    « Quand tu as un sac à dos de 15 kilos et qu’il faut encore porter ton gosse, tu fais comment ? » interroge-t-elle, amère. Elle a bien essayé de s’en sortir, au prix d’une organisation éreintante. « Parfois, j’ai dû asseoir Frida par terre, lui dire de ne pas bouger et partir à la recherche des brebis. Je la retrouvais en pleurs. Je m’en veux de l’avoir mise dans cette situation. J’aurais dû faire un autre boulot, mais celui-là me plaisait et je voulais montrer que j’en étais capable. » Elle raconte avoir fini l’alpage en arrêt-maladie, « la boule au ventre d’aller au troupeau ».

    Un été, elle a déboursé 400 euros par mois pour embaucher une nounou. Lorsque Frida est entrée en CP, Marie montait garder le troupeau à l’aube, réveillait sa fille au talkie-walkie et redescendait pour l’emmener à l’école. En 2017, elle s’est organisée avec une collègue bergère pour garder à tour de rôle le troupeau et leurs enfants, en mutualisant leurs salaires. Las, après deux estives éreintantes, la bergère a renoncé à son travail jusqu’aux huit ans de Frida.

    « Cette année, c’est le grand luxe ! » s’exclame Marie en désignant la cabane où sa petite famille séjourne cet été. Une cuisine exiguë, une chambre et une salle d’eau. Un cadre somptueux, comparé à cette cabane où elle a passé l’été 2014 avec sa fille, alors âgée de trois ans : « C’était sale, il n’y avait ni douche ni WC, ni lit et certains matelas étaient pleins de crottes de rat. »

    Des conditions de vie semblables à celles de Nadine, 65 ans, quand elle était bergère dans les années 1970. « Le sol était en terre battue, il n’y avait pas de fenêtre, juste un lit, un poêle et une table, se souvient-elle. À cette époque, les bergers venaient souvent de l’assistance publique, élevés à la dure par des paysans. Quand des nouveaux profils sont arrivés, dont les femmes, les éleveurs ne comprenaient pas nos exigences d’un minimum de propreté et de confort dans les cabanes. Ces demandes spécifiques des femmes font bouger les choses pour tout le monde. » Marie abonde : « Quand tu revendiques de meilleures conditions de logement, on te dit que tu es trop proprette pour être bergère. Pour appartenir à la tribu, il faut avoir les cheveux emmêlés, les lacets défaits et trois chiens. Moi, je mets du khôl, et alors ? »

    Bergères guerrières

    Les bergers en difficulté pouvaient déjà joindre Cléopâtre, une ligne téléphonique portée par l’association de soutien aux activités pastorales Aspir, qui offre une écoute, voire une visite en alpage. Mais rien de spécifique aux bergères, jusqu’à ce que le groupe Facebook Bergères guerrières ouvre la boîte de Pandore, en décembre 2020.

    Sophie, 40 ans et bergère en Ariège, est une des femmes qui en est à l’origine : « Il y avait besoin d’un groupe non-mixte. À la base, on n’avait pas vraiment conscience de son importance mais il s’est avéré qu’il y avait besoin d’une plateforme de communication et d’alerte. Il y a énormément d’histoires d’agressions sexuelles. » Une semaine après sa création, une bergère a fait part du harcèlement qu’elle subissait de la part d’un collègue. Aussitôt, plusieurs femmes ont témoigné être victimes du même individu.

    À l’heure actuelle, le groupe Facebook réunit 252 bergères des quatre coins des cimes françaises. Les posts fleurissent, dénonçant les violences sexuelles subies sur un alpage, le sexisme ambiant, les propositions de co-gardes d’enfants… Des bergères réfléchissent à un système qui permettrait aux nouvelles arrivées de se renseigner sur un potentiel employeur ou un potentiel collègue berger avant d’accepter le poste : numéro de téléphone auquel envoyer un SMS, liste noire à faire tourner…

    Pour éviter tout danger, certaines prennent des précautions en amont. C’est le cas de Chloé, 32 ans, bergère depuis 2013 en Belledonne (Isère). Elle travaille chaque été avec sa collègue Valentine. « Si je devais changer d’alpage, j’essaierais de trouver une fille, ou un copain que je connais bien. Un homme que je ne connais pas, c’est hors de question ! » assure-t-elle. Et surtout, elle visiterait les cabanes avant pour éviter les mauvaises surprises.

    Pour créer un rapport de force avec les employeurs réfractaires au code du travail, des bergers et des bergères planchent à la création d’un syndicat. Il en existe déjà dans quelques départements, affiliés à la CGT, mais pas au niveau national. Le 1er mai dernier, plusieurs gardiennes et gardiens de troupeaux des Alpes, des Cévennes et de Provence se sont réunis en Isère pour monter « une organisation syndicale pour défendre l’ensemble des berger.e.s, vacher.e.s, chevrier.e.s salarié.e.s , quels que soit leur nationalité et leur statut, qui travaillent en montagne ou ailleurs, quelle que soit la saison ». Le communiqué, rédigé en écriture inclusive, affirme également son soutien envers « les luttes anticapitalistes, antiracistes et féministes ». Une nouvelle génération de bergères et bergers unis et solidaires, qui tranche avec l’image d’Épinal du berger solitaire.

    https://reporterre.net/Ces-bergeres-en-lutte-contre-le-sexisme-en-alpage
    #genre #montagne #VSS #élevage #résistance

    déjà signalé ici, mais sans le texte complet :
    https://seenthis.net/messages/970457

  • Extension de la zone commerciale Aouste : on n’en veut pas et on va faire autre chose !
    https://ricochets.cc/Extension-de-la-zone-commerciale-on-n-en-veut-pas-et-on-va-faire-autre-cho

    Il y a plusieurs mois maintenant que la commission départementale d’aménagement commerciale de la Drôme a donné son avis favorable à l’agrandissement de l’empire économique de la famille Loyal à Aouste-sur-Sye. Cette dernière veut continuer à déposséder l’autonomie du territoire et des habitant•e•s en matière de nourriture, d’habitat, de loisir. Plus besoin de savoir mettre en bocaux pour la conservation des aliments, d’avoir à couper en petit morceaux dans des grands filets d’huiles (...) #Les_Articles

    / #Aouste_sur_Sye, #Bouteilles_à_la_rivière, Tourisme, sports & loisirs, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #Vallée_de_la_Drôme, #Occupations_et_blocages, #Autonomie_et_autogestion

    #Tourisme,sports&_loisirs

  • Addiopizzo

    La rete delle imprese mafia-free è costituita da commercianti, artigiani e imprenditori che dicono NO alla mafia.
    Sostienili con i tuoi acquisti, per dimostrare che non sono soli!

    https://addiopizzo.org/rete-imprese
    https://addiopizzo.org
    #addio_pizzo #pizzo #mafia #pizzo-free #liste #entreprises #Sicile #résistance

  • Le Danemark dit « non » à la folie énergétique de l’IA | Chut !
    https://chut.media/environnement/le-danemark-dit-non-a-la-folie-energetique-de-lia

    Face à un réseau électrique saturé, le gouvernement danois vient d’établir une hiérarchie stricte. La ministre du Climat Samira Nawa est claire : les projets « peu flexibles » comme les immenses data centers ne peuvent plus monopoliser une capacité devenue rare. Le luxe de l’IA passe désormais après l’intérêt général des citoyen·nes.

  • „In diesem Verfahren wird letztlich die deutsche Staatsräson selbst verhandelt“ – Interview mit Benjamin Düsberg, einem der Rechtsanwälte der „Ulm 5“
    https://www.nachdenkseiten.de/?p=153546

    Dans le cadres du procès contre cinq résistants au génocide palestinien s’affiche l’héritage fasciste des juges et d’autres fonctionnaires allemands. Avec ce procès l’état persécute des gens qui ont exercé leur droit constitutionnel à la résistance à l’oppression et le droit à la Nothilfe la légitime défence pour autrui.

    Nous sommes en train d’entrer dans une nouvelle époque de guerre, de répression et de persécution des personnens qui prennent au sérieux les droits démocratiques.

    10.7.2026 von: Maike Gosch - Seit dem 20. April 2026 wird in Stuttgart-Stammheim gegen die sogenannten „Ulm 5“ verhandelt, fünf junge pro-palästinensische Aktivisten, die im September 2025 in die deutsche Niederlassung des israelischen Rüstungskonzerns Elbit Systems Deutschland in Ulm eingebrochen sind und dabei einen Sachschaden in Höhe von ca. einer Million Euro verursachten. Die Gruppe erklärte, damit die Rüstungsproduktion für Israels völkerrechtswidriges Vorgehen in Gaza behindern zu wollen, und hält ihre Aktion im Rahmen einer „direct action“ zur Verhinderung von Völkermord für gerechtfertigt und geboten. Das von vielen Kritikern als „Schauprozess“ bezeichnete Verfahren findet unter massiven Sicherheitsvorkehrungen in dem neuen Hochsicherheits-Justizgebäude in Stammheim statt, einem Justizstandort, an dem auch gegen die Terrororganisation RAF verhandelt wurde. Maike Gosch sprach mit einem der Rechtsanwälte aus dem Verteidigerteam, dem Berliner Rechtsanwalt Benjamin Düsberg, über den Fall.

    Maike Gosch: Lieber Herr Düsberg, Sie gehören zum Verteidigerteam der sogenannten „Ulm 5“. Können Sie für unsere Leser kurz zusammenfassen, worum es in dem Fall geht, was den fünf Aktivisten vorgeworfen wird und was der Hintergrund der Tat ist?

    RA Benjamin Düsberg: Unseren Mandantinnen und Mandanten wird vorgeworfen, Anfang September 2025 in die Betriebsräume des Rüstungsunternehmens Elbit Systems Deutschland GmbH & Co. KG in Ulm eingedrungen zu sein und dort Büro- sowie Laborequipment beschädigt bzw. zerstört zu haben. Aus diesem Grund wird ihnen Sachbeschädigung sowie Hausfriedensbruch vorgeworfen. Darüber hinaus wird ihnen von der Generalstaatsanwaltschaft Stuttgart die Mitgliedschaft in einer kriminellen Vereinigung im Sinne des § 129 StGB vorgeworfen. Es existiere eine kriminelle Gruppierung namens „Palestine Action Germany“, und die Aktion in Ulm hätten sie als Teil dieser Gruppierung begangen.

    Warum richtete sich ihre Aktion gegen die Rüstungsfirma Elbit Systems Deutschland?

    Unsere Mandantinnen und Mandanten haben sich alle dahingehend geäußert, dass es ihnen bei der Tat darum ging, die materielle wie ideelle Unterstützung des durch die israelische Armee in Gaza verübten Genozids zu behindern. Sie alle haben sich erschüttert gezeigt über die massive Unterstützung dieses Genozids durch Deutschland.

    Wie andere deutsche Rüstungsbetriebe hat auch Elbit Systems Deutschland während des Genozids aus seinem Betriebsstandort in Ulm heraus Rüstungsgüter wie Zielerfassungssysteme, Laserwarnsysteme, Laserzielmarkierer, optische Instrumente sowie Sende- und Empfangsgeräte nach Israel exportiert, ohne dass dies seitens der deutschen Behörden verhindert worden wäre.

    Zudem ist Elbit Systems Deutschland ein integraler Bestandteil des Elbit-Konzerns, welcher als der bei Weitem wichtigste Ausrüster der israelischen Streitkräfte fungiert und als solcher bei der Kriegsführung in Gaza eine zentrale Rolle spielt. Der Konzern liefert rund 85 Prozent der Drohnenflotte der IDF sowie Panzertechnik, Munition und Überwachungssysteme.

    Der Konzern ist stolz darauf, Sensoren, Kommunikation, Drohnen und andere Waffensysteme zu sogenannten „vernetzten Gefechtslösungen“ zu verknüpfen. Genau solche Fähigkeiten digitalisierter und vernetzter Gefechtsführung haben zu dem KI-gestützten Massenmord in Gaza beigetragen. Wichtige Komponenten hierfür werden in Ulm produziert und dann nach Israel geliefert. In Gaza eingesetzte Waffensysteme werden durch Elbit Systems sodann unverhohlen und wertsteigernd als „battle proven“ (kampferprobt) weitervermarktet.

    Aus diesen Gründen war die Beschädigung des Betriebs von Elbit Systems Germany in Ulm für unsere Mandantinnen und Mandanten ein naheliegendes Ziel.

    Wie verläuft bisher der Prozess vor dem Landgericht Stuttgart im sehr politisch aufgeladenen Prozessgebäude Stuttgart-Stammheim? Was ist ihr Eindruck von der gesamten Durchführung des Prozesses?

    Obwohl es sich um ein Verfahren vor dem Landgericht handelt, findet die Verhandlung auf Entscheidung der Vorsitzenden in einem Hochsicherheitssaal im Gebäude des OLG Stuttgart statt. Sämtliche Angeklagte werden mit zunächst gefesselten Händen bei Anwesenheit der Presse und Öffentlichkeit in den Saal geführt und müssen während der Verhandlung innerhalb eines durch umfassende Glaswände abgeschirmten Bereichs und getrennt von uns Verteidigerinnen und Verteidigern Platz nehmen. Eine Besprechung mit den Verteidigern ist durch diese Abtrennung hindurch nicht möglich, sondern soll über eine elektronische Sprechanlage unter Einsatz von Mikrofonen und Kopfhörern erfolgen. Während der Hauptverhandlung sind innerhalb des Glaskastens neben den Angeklagten und in Hörweite Justizwachtmeister positioniert. Eine effektive Verteidigung wird damit erheblich eingeschränkt.

    Diese Maßnahmen haben keinen Zusammenhang mit den Tatvorwürfen und den Angeklagten, denen auch die Strafkammer keinerlei Gefährlichkeit, Gewalttätigkeit oder Störungspotenzial für die Hauptverhandlung zuschreibt. Die Gründe, welche uns die Kammer für diese Maßnahmen benennt, sind offensichtlich an den Haaren herbeigezogen. Routinemäßig wird auf die „baulichen Gegebenheiten“ in dem Verhandlungssaal verwiesen. Das ist offensichtlich falsch, da sich an jedem Verteidigertisch drei Sitzplätze befinden. Außerdem erklären diese nicht, warum das Landgericht überhaupt diesen Saal ausgewählt hat.

    Auch andere Maßnahmen sind schlicht unerklärlich. So wird der Verteidigung ohne Angabe von sachlichen Gründen verweigert, eine Protokollkraft zu beschäftigen. Der Öffentlichkeit wird das Mitschreiben verboten. Die Vorsitzende hat kürzlich in einem kurzen Moment der Wahrhaftigkeit selbst zugegeben, dass wir uns nicht in einem Gerichtssaal, sondern in einem Kasernenhof befinden, in welchem sie sich militärische Befehlsgewalt anmaßt. All dies zeigt die tiefe Voreingenommenheit der Kammer.

    Es wird hier kein faires Verfahren geführt, sondern unsere Mandantinnen und Mandanten werden als gefährliche Subjekte vorgeführt und gebrandmarkt. Ihre Behandlung soll offensichtlich andere Mitmenschen von ähnlichen Akten antimilitaristischen und menschenrechtsgeleiteten Widerstandes gegen bestehendes Unrecht abschrecken.

    Was hat Sie selbst bisher am meisten überrascht am Verfahren, am Vorgehen des Gerichts oder der Strafverfolgungsbehörden?

    Überrascht hat mich gar nichts. Aber es erschüttert mich trotzdem, wie mit jungen Menschen, die offensichtlich aus zutiefst humanistischen Gründen heraus gehandelt haben und die lediglich Sachschaden an todbringenden Maschinen angerichtet haben, umgegangen wird. Alle fünf befinden sich seit nunmehr mehr als zehn Monaten und verschärften Bedingungen in Untersuchungshaft.

    Und an welchem Punkt befindet sich das Verfahren?

    Wir befinden uns jetzt mitten in der Beweisaufnahme. Das Gericht hat bis Januar 2027 terminiert.

    Können Sie uns ein wenig mehr Persönliches zu den fünf Angeklagten sagen? Und insbesondere über Ihren Mandanten?

    Alle fünf sind engagierte junge Menschen – Studentinnen und Künstler – die sich jahrelang u.a. für palästinensische Rechte eingesetzt haben. Mein Mandant Daniel hat einen Abschluss in Philosophie und Neuropsychologie und arbeitete fünf Jahre lang in einem Labor des Max-Planck-Instituts. Daniel hatte sich auf maschinelles Lernen für ökologische und soziale Gerechtigkeit spezialisiert, klassifizierte gefährdete Singvögel und erforschte die kolonialen Ursprünge indigener Artefakte im Ethnologischen Museum in Berlin.

    Wie geht es ihnen in der inzwischen ja schon etwa zehn Monate andauernden Untersuchungshaft?

    Es ist eine schwere Belastung, ein tiefer Einschnitt für alle. Die Ungewissheit und Einsamkeit ist quälend. Daniel verbringt regelmäßig 23 Stunden täglich in einer Einzelzelle, die ungefähr zwei mal fünf Meter groß ist. Sämtliche Besuche und Telefonate, die allerdings auf insgesamt lediglich eine Stunde monatlich beschränkt sind, sind überwacht.

    Derzeit ist es in seiner Zelle so heiß, dass er lieber auf dem Boden schläft als in seinem Bett. Jeden Tag bekommt er eine Stunde Hofgang in einem Betonhof ohne Grün. Duschen darf man in der JVA Ulm etwa dreimal pro Woche. Manchmal kann er den Trainingsraum nutzen.

    Gleichzeitig sind alle überwältig von der breiten Solidarität, die sie erfahren innerhalb und außerhalb des Gerichtssaals.

    Die fünf Angeklagten stammen ja – neben Deutschland – unter anderem aus Großbritannien, Irland und Spanien. Sind die jeweiligen Botschaften der Heimatländer der Angeklagten involviert? Gab oder gibt es diplomatischen Druck aus dem Ausland auf deutsche Behörden?

    Das irische Konsulat ist involviert und besucht ihn regelmäßig. Sie haben darauf aufmerksam gemacht, dass in den ersten sechs Monaten illegalerweise bei Familienbesuchen eine Trennscheibe vorhanden war. Danach wurde diese beseitigt. Irische und EU-Abgeordnete haben wiederholt das laufende Verfahren skandalisiert und auf die unfairen Bedingungen hingewiesen. Die auswärtigen Regierungen wagen aber bislang offenbar nicht, sich auch auf Regierungsebene kritisch zu äußern. Das wäre jedoch überfällig.

    Was sind die Hauptargumente der Anklage und worauf stützen sie sich?

    Die Anklage bezieht sich vor allem auf die offensichtlich gegebene tatbestandliche Sachbeschädigung, hat sich jedoch von Beginn an schlicht geweigert, in Richtung möglicher Rechtfertigungsgründe zu ermitteln. Die Involvierung von Elbit Systems in den Genozid wurde niemals als relevant auch nur in Betracht gezogen.

    Zum Beleg für die angebliche Mitgliedschaft in einer kriminellen Vereinigung bezieht sich die Generalstaatsanwaltschaft vor allem auf das selbstgedrehte Tatvideo der Mandanten, in welchem sie auf die Bewegung oder Gruppierung „Palestine Action“ hindeutende Kleidung tragen. Das Agieren unter einem Label begründet aber noch keine Einbindung in organisatorische Strukturen, welche § 129 StGB jedoch voraussetzt.

    Für wie tragbar halten Sie insbesondere den Vorwurf des Antisemitismus wegen des gesprühten Vorwurfs „Babykiller“ an die Wände der Waffenfirma?

    Dieser Vorwurf ist absurd. Seit dem 7. Oktober 2023 bis September 2025 wurden mindestens 20.000 palästinensische Kinder im Gazastreifen getötet. Das ist mindestens ein Kind pro Stunde. Über 1.000 der getöteten Kinder wurden nicht einmal ein Jahr alt. Nach UN-Angaben erlitten zudem mindestens 21.000 Kinder so schwere Verletzungen, dass sie langfristig mit einer Behinderung leben müssen. Mindestens 132.000 unter Fünfjährige waren im September 2025 vom Tod durch akute Unterernährung bedroht, mindestens 135 damals bereits verhungert.

    In diesem Jahrhundert gab es keinen Konflikt, in welchem so viele Kinder in einem Jahr getötet wurden, wie in einem Jahr in Gaza. In den ersten fünf Monaten dieses Krieges wurden bereits mehr Kinder getötet als in sämtlichen Konflikten der Welt in den letzten vier Jahren zusammen.

    Laut „Save the Children“ verloren Stand Januar 2024 im Durchschnitt zehn Kinder täglich eines oder beide Beine – Gaza ist laut den Vereinten Nationen mittlerweile der Ort mit der weltweit höchsten Anzahl an Kindern mit Amputationen. Es liegen zahlreiche Berichte von Ärztinnen und Ärzten über systematische, gezielte Erschießungen von Kindern durch Scharfschützen und Drohnen vor. Ein aktueller UN-Bericht aus Juni 2026 bestätigt das erneut.

    Das Thematisieren dieses Massenmordes an Kindern beruht demnach schlicht auf Fakten und nicht auf Legenden. Dies unter Verweis auf die antijüdische Ritualmordlegende als antisemitisch zu bezeichnen, wie es die Generalstaatsanwaltschaft tut, dient nicht nur dem durchschaubaren Ziel der Delegitimierung unserer Mandantinnen und Mandanten, sondern verwendet dabei selbst ein antisemitisches Stereotyp – nämlich die Gleichsetzung Israels mit dem Judaismus. Das haben unsere Mandantinnen und Mandanten niemals getan.

    Und was ist Ihre Verteidigungsstrategie? Auf welche Argumente stützen Sie und die anderen Verteidigerinnen und Verteidiger sich hauptsächlich? Es sind ja Sachschäden in Höhe von ca. einer Million Euro entstanden. Jetzt heißt es oft umgangssprachlich: „Gewalt ist keine Lösung“. Wie begründen Sie, dass das Beschädigen von Rüstungsinfrastruktur in diesem Fall rechtlich und moralisch zur Verhinderung von Kriegsverbrechen geboten war?

    Am 16. September 2025, also nur wenige Tage nach der Aktion, veröffentlichte eine vom Menschenrechtsrat der Vereinten Nationen eingesetzte Unabhängige Internationale Untersuchungskommission einen Bericht und kommt darin zu dem Ergebnis, dass der Staat Israel verantwortlich ist für die Begehung des Völkermordes an den Palästinensern im Gazastreifen. Diese Einschätzung wird von allen wichtigen Menschenrechtsorganisationen sowie von den anerkanntesten Genozidforscherinnen und -forschern weltweit geteilt.

    Die Vertragsstaaten der Genozidkonvention, und dazu gehört auch Deutschland, sind in einem solchen Fall verpflichtet, sämtliche ihnen vernünftigerweise zur Verfügung stehenden Mittel einzusetzen, um den Völkermord so weit wie möglich zu verhindern.

    Deutschland ist dieser Pflicht nicht nur nicht nachgekommen, es hat sie als zweitgrößter Lieferant von Kriegswaffen und sonstigen Rüstungsgütern an Israel massiv verletzt und damit Beihilfe zum Genozid begangen.

    Sämtliche Demonstrationen dagegen, alle Rechtmittel, die dagegen vor deutschen Gerichten angestrengt wurden, haben daran nichts geändert, sodass auch Elbit Systems Deutschland aus seinem Betriebsstandort in Ulm heraus fortgesetzt Rüstungsgüter nach Israel exportieren konnte.

    In dieser Situation spricht alles dafür, dass die Aktion unserer Mandantinnen und Mandanten, welche immerhin zu einer vorübergehenden Beeinträchtigung dieser Rüstungsproduktion am Standort Ulm führte, als Nothilfe gemäß § 32 StGB gerechtfertigt war. Unsere Verteidigung läuft darauf hinaus, sämtliche Schritte dieser Nothilfe-Argumentation unter Beweis zu stellen: gegenwärtiger rechtswidriger Angriff auf ein geschütztes Rechtsgut durch die Kriegsverbrechen, Verbrechen gegen die Menschlichkeit sowie Genozid in Gaza; Beschädigung des Rüstungsbetriebes in Ulm als geeignete und erforderliche Abwehrhandlung aufgrund der Involvierung des Betriebs in die israelische Kriegsführung und aufgrund der genozidkonventionswidrigen Beihilfehandlungen Deutschlands durch die fortlaufenden Rüstungsgutlieferungen an die IDF.

    Wie schätzen Sie selbst die Erfolgsaussichten der Verteidigung ein? Was für ein Ergebnis erwarten Sie?

    Bislang hat es nicht den Anschein, dass die Strafkammer oder die Generalstaatsanwaltschaft sachlichen Argumenten gegenüber in irgendeiner Form aufgeschlossen wären. Sie scheinen dagegen entschlossen, mit aller Macht auf eine mehrjährige Freiheitsstrafe hinzuwirken. Aber ich lasse mich gerne vom Gegenteil überzeugen. Es wäre auch schon ein Grund zur Freude, wenn in Anerkennung der humanistischen Überzeugungen unserer Mandantinnen und Mandanten am Ende des Verfahrens wenigstens ein Ergebnis stünde, welches zu ihrer Haftentlassung führen würde.

    Wie schätzen Sie die Darstellung der Angeklagten und des Geschehens in der deutschen Presse ein? Gab es Interesse? Und war die Darstellung aus Ihrer Sicht vollständig und fair bisher?

    Es gibt schon ein beachtliches Interesse an dem Verfahren, und ich finde die Darstellung bislang, von Ausnahmen abgesehen, durchaus ausgewogen.

    Im Kern geht es um die juristisch spannende Frage der rechtfertigenden Nothilfe gegen ein systemisches staatliches Makroverbrechen. Daran knüpft sich die die politische Öffentlichkeit interessierende Frage an, wie gerade der deutsche Staat mit Menschen umgeht, die versuchen, einen Genozid zu stoppen.

    Somit wird in diesem Verfahren letztlich die deutsche Staatsräson selbst verhandelt. Die täuschende Selbstdefinition und Selbstdarstellung Deutschlands als moralischster Akteur der Weltgeschichte, welches seine gezogenen Lehren aus der Geschichte an der unverbrüchlichen Solidarität mit Israel beweisen will, paradoxerweise gerade hierdurch aber zum Mittäter eines Genozids wird, erodiert immer mehr und ist dabei, in sich zusammenzufallen.

    Es wird immer deutlicher, dass es eigentlich unsere Mandantinnen und Mandanten sind, welche das Nie wieder! ernst genommen haben, während es von Deutschlands Staatsräson mit Füßen getreten wird.

    Um einmal von dem konkreten Fall wegzukommen: Wie sehen Sie generell die Entwicklung in Deutschland, was die Einhaltung des Völkerrechts auch durch die Bundesregierung im Fall Gaza und Westjordanland angeht? Warum, glauben Sie, hält die Regierung weiterhin an ihrem klar völkerrechtswidrigen Kurs bei der militärischen Unterstützung Israels fest?

    Die Entwicklung in Deutschland ist generell beängstigend, nicht nur im Hinblick auf die fortdauernde völkerrechtswidrige Unterstützung Israels bei seiner Politik der Besatzung und ethnischen Säuberung Gazas und des Westjordanlandes und seiner weiteren Kriege gegen Libanon und Iran.

    Deutschland befindet sich insgesamt in einer Phase expliziter, expansiver und umfassender Kriegsertüchtigung sowie exorbitanter Militarisierung nach innen und außen, bei gleichzeitiger Verarmung breiterer Bevölkerungsschichten und Verkümmerung sozialer und industrieller Infrastruktur. Die Kriegsertüchtigung richtet sich ausdrücklich gegen Russland. Was für eine Geschichtsvergessenheit in einem Land, welches für 27 Millionen ermordete Sowjetbürgerinnen und -bürger verantwortlich zeichnet. Auch an diesen Vorgängen zeigt sich die eklatante Bedeutungslosigkeit des Nie wieder! für die politischen Eliten dieses Landes.

    Was könnte hier aus Ihrer Sicht einen Kurswechsel auslösen?

    Öffentlicher Druck und Widerstand.

    Vielen Dank für das Gespräch!

    (Das Interview wurde schriftlich geführt)

    Grundgesetz für die Bundesrepublik Deutschland, Art 20
    https://www.gesetze-im-internet.de/gg/art_20.html

    (1) Die Bundesrepublik Deutschland ist ein demokratischer und sozialer Bundesstaat.
    (2) Alle Staatsgewalt geht vom Volke aus. Sie wird vom Volke in Wahlen und Abstimmungen und durch besondere Organe der Gesetzgebung, der vollziehenden Gewalt und der Rechtsprechung ausgeübt.
    (3) Die Gesetzgebung ist an die verfassungsmäßige Ordnung, die vollziehende Gewalt und die Rechtsprechung sind an Gesetz und Recht gebunden.
    (4) Gegen jeden, der es unternimmt, diese Ordnung zu beseitigen, haben alle Deutschen das Recht zum Widerstand, wenn andere Abhilfe nicht mDeutschland

    #Allemagne #Israël #résistance #justice #fascisme

  • Berliner Bündnis gegen Waffen­­­­­produktion
    https://keinewaffenproduktionberlin.noblogs.org

    Contre la militarisation, contre la production d"armes, contre la guerre. Venez nombreux !

    Waffenproduktion in unserem Kiez?! Aus „Pierburg“ wird „Rheinmetall Waffe Munition“

    Ab Mitte 2026 soll im Wedding Munition hergestellt werden. Der größte Rüstungsproduzent Deutschlands, Rheinmetall, stellt die Produktion seines Autozulieferers „Pierburg“ am Humboldthain (Scheringstraße 2) in Berlin auf Rüstung um. Bald sollen dort Komponenten für 155-mm-Artillerie-Munition vom Band laufen – 45 kg schwere, tödliche Geschosse. In unserem Kiez, in unserer direkten Nachbarschaft wird dann, zum ersten Mal seit 1945, wieder Munition produziert, die überall auf der Welt Krieg und Zerstörung bringt.
    Aus Tod, Zerstörung und Krieg schlagen Rüstungskonzerne Profit

    Die hier bald produzierten Munitionsteile werden weltweit exportiert und zum Töten eingesetzt. So setzt das israelische Militär die Panzermunition von Rheinmetall beim Genozid in Gaza ein. Da es sich um die Standard-Panzermunition der NATO-Staaten handelt, führt die Türkei damit Krieg gegen Kurdistan. Auch Saudi-Arabien nutzt seit über 10 Jahren Rüstungsgüter von Rheinmetall im Krieg gegen den Jemen.
    Rheinmetall bereichert sich an diesen Kriegen. Der Konzernumsatz lag im letzten Jahr bei 9,75 Milliarden Euro. Der Aktienkurs hat sich in den letzten Jahren verzehnfacht. Durch den Beschluss der Bundesregierung, die Schuldenbremse für Rüstungsausgaben aufzuheben, steigert Rheinmetall seine Profite immer weiter.
    Profite für wenige – Notstand für alle

    Diese massiven Ausgaben werden durch Kürzungen bei Sozialem, Bildung, Gesundheit, Kultur und Klimaschutz finanziert. So wurden 2025 ganze 3 Milliarden Euro im Haushalt gestrichen. Für 2026/2027 plant der Berliner Senat ca. 280 Millionen Euro weniger für den Bereich „Schule, Jugend und Familie“ und 110 Millionen Euro weniger für Kultur ein. Durch die Kürzungen fallen viele Arbeitsplätze weg.
    Dieses Geld fehlt in unserer Nachbarschaft!

    Hunderttausende Menschen sind in Berlin auf die Hilfe von Tafeln angewiesen, jedes vierte Kind in Berlin lebt in Armut und die Zustände an Schulen und Kitas sind katastrophal. Die Finanzierung des Gesundheitssystems wird mit immer höheren Beiträgen auf gesetzlich Versicherte abgewälzt, Erziehende und Pflegende brennen kollektiv aus und Tickets für den öffentlichen Nahverkehr werden von Jahr zu Jahr teurer. Doch statt in die Verbesserung der Lebensbedingungen der Menschen zu investieren, setzen die regierenden Parteien auf Aufrüstung.

    Miete, Heizung, Lebensmittel – uns reicht das Geld hinten und vorne nicht mehr!
    Wehrpflicht? Nein, danke!

    Während die deutsche Regierung aufrüstet, sind viele in der Bevölkerung dagegen. Vor allem junge Menschen, die aktiv von einer Wiedereinführung der Wehrpflicht betroffen sind, wollen weder töten lernen noch getötet werden. Die Reichen wollen Krieg, die Jugend eine Zukunft! Wir sterben nicht für ihre Kriege!
    Umverteilung von Rüstung und Militär zum guten Leben für alle!

    Unser Kiez braucht bezahlbare Mieten und Lebensmittel, gute Sozial- und Gesundheitsvorsorge und echte Möglichkeiten zur Beteiligung. Wir verlangen den Erhalt der Arbeitsplätze im Wedding durch die Umstellung auf eine Produktion, die unsere tatsächlichen Bedürfnisse decken würde. Wir fordern: 500 Milliarden für Gesundheit, Bildung und Soziales!
    Wir kämpfen gemeinsam für ein gutes Leben – mach mit!

    Wenn du noch Fragen hast melde dich bei uns unter GegenRheinmetallAmHumboldthain@proton.me.

    #Berlin #Wedding #Scheringstraße #armement #industrie #guerre #armement #résistance

  • Con “#Revolutionary_stories” i giovani imparano in un’ottica decoloniale

    I libri della Ong Oew raccontano ai più piccoli i protagonisti dell’opposizione al colonialismo. L’ultimo è dedicato a #Omar_Al-Mukhtar, leader della lotta libica contro l’occupazione italiana. Un passo per decostruire la narrativa dominante.

    Far conoscere a bambini e ragazzi storie e personaggi della resistenza al colonialismo europeo del Novecento. È questo l’obiettivo di “Revolutionary stories”, collana di libri illustrati dell’Organizzazione per un mondo solidale di Bressanone, cittadina in provincia di Bolzano.

    L’iniziativa editoriale della Ong altoatesina si inserisce all’interno di “Decolonising minds”, un progetto che affronta il tema del colonialismo da prospettive diverse, attraversate però da un filo conduttore comune: il coinvolgimento delle giovani generazioni.

    “Confrontarsi con questo tema è complicato perché ci si trova inevitabilmente a fare i conti con una parte della propria eredità storica e culturale -spiega Adrian Luncke, collaboratore dell’Oew e coordinatore dell’iniziativa-. Se la prima emozione evocata nello spettatore è il senso di colpa, un sentimento che su questa questione è presente in molti di noi del Nord globale, la reazione sarà con ogni probabilità una chiusura”.

    Per questo ciascun capitolo di “Decolonising minds” è stato declinato attraverso strumenti divulgativi differenti pensati per innescare innanzitutto una riflessione, come il reading performativo “Tsinstiya”, il podcast “Ascoltare le migrazioni” e il gioco di ruolo “Processo del tribunale popolare” in cui gli studenti di una scuola superiore di Bolzano hanno giudicato un caso semi-fittizio di un combattente sudtirolese in Abissinia, in Etiopia.

    In questo percorso si inserisce “Revolutionary stories”. Dopo aver raccontato Saad Zaghloul e Djamila Bouhired, figure centrali della resistenza egiziana e algerina, il terzo volume della serie, “Omar Al-Mukhtar. Quando la fede diventa resistenza al colonialismo”, volge lo sguardo alla Libia. Omar Al-Mukhtar è nato il 20 agosto 1858 a Zawiyat Zanzur, in Cirenaica (regione storico-geografica situata nella parte Nord orientale della Libia, ndr). A 12 anni ha intrapreso gli studi coranici a Giarabub, centro spirituale della confraternita sufi dei Senussi. È diventato imam ed è stato una figura molto rispettata come insegnante religioso, mediatore e guida della comunità, ricoprendo incarichi per l’ordine tra cui la gestione di un centro religioso.

    Con l’invasione italiana del 1911 Al-Mukhtar ha guidato per oltre vent’anni la resistenza libica, forte della sua conoscenza del territorio e dell’appoggio dei diversi gruppi familiari locali, sotto la guida politica e spirituale di Idris Al-Senussi, diventato re di Libia all’indipendenza. Nei primi anni il controllo italiano del Paese è rimasto fragile e limitato alle città, mentre nell’entroterra si era sviluppata una forte resistenza.

    A partire dagli anni Venti, con l’avvento del fascismo, però, la repressione si è fatta dura: sotto il regime di Benito Mussolini e con l’azione militare di Rodolfo Graziani sono state avviate campagne di “riconquista” caratterizzate da deportazioni di massa, campi di concentramento e violenze diffuse contro la popolazione civile. Al-Mukhtar è stato catturato l’11 settembre 1931 dopo uno scontro nella Valle del Grib. Sottoposto a un processo sommario a Bengasi, è stato impiccato. L’esecuzione è avvenuta nel piazzale del campo di concentramento di Soluch, in Cirenaica, davanti a circa 20mila cittadini libici costretti ad assistere. Ancora oggi è sepolto a Bengasi, davanti all’ex palazzo Littorio.

    “In Libia la figura di Al-Mukhtar è tra le più importanti a livello storico -spiega ad Altreconomia Radwa Ghashut, autrice del libro-. Il suo volto compare sulle banconote da 20 dinari, le sue gesta vengono ricostruite nei libri di scuola e il Giorno dei martiri -ricorrenza nella quale si ricordano le vittime del colonialismo italiano- cade proprio il 16 settembre, data della sua esecuzione”.

    Nata e cresciuta in Libia, Ghashut vive a Bolzano da 12 anni, dove lavora come mediatrice culturale e traduttrice. Nel volume la sua biografia si intreccia con quella di Al-Mukhtar, dando vita a due piani narrativi che scorrono paralleli: “Per sviluppare il racconto mi sono immersa nel passato, ripercorrendo i miei ‘incontri’ con l’eroe libico e ricostruendo, attraverso le mie parole e le illustrazioni di Lucia Zamolo, le scene che compongono la narrazione”.

    Dalle prime lezioni di storia tra i banchi di scuola ai racconti familiari emergono così le tappe principali della resistenza libica, legate ai ricordi personali dell’autrice. Particolarmente significative sono le storie condivise dalla nonna Ftema e le conversazioni con il padre -grande appassionato di storia e per anni guida turistica-, che ripercorre per la piccola Radwa la cattura di Al-Mukhtar dopo un’imboscata delle forze italiane.

    A questi elementi si aggiungono i frammenti di un immaginario collettivo alimentato soprattutto dal cinema. In Libia, infatti, il film “Il leone del deserto” del regista Moustapha Akkad, uscito nel 1981 e dedicato alla figura del combattente libico interpretato da Anthony Quinn, viene tradizionalmente trasmesso ogni anno in occasione del Giorno dei martiri. E dunque ritroviamo Radwa adolescente in salotto mentre in tv scorrono le immagini della pellicola, censurata in Italia fino al 2009 perché ritenuta “lesiva dell’onore dell’esercito italiano” per il modo critico in cui rappresentava l’occupazione in Libia.

    Nella fase di ricerca Ghashut ha potuto consultare diverse fonti in lingua araba, oltre a documenti ufficiali del tempo. Tra questi spicca il verbale del processo sommario a cui fu sottoposto Al-Mukhtar, raccolto nei “Quaderni di Cirene” del collettivo bolognese Resistenze in Cirenaica. Proprio il ricorso a fonti eterogenee e spesso marginalizzate rispetto alla storiografia dominante diventa parte integrante del progetto, che non si limita a una mera ricostruzione degli eventi ma invita lettori e lettrici a interrogarsi sulle modalità attraverso cui la storia viene raccontata.

    “Il progetto intende mostrare che il modo in cui apprendiamo la storia è guidato dalla nostra prospettiva particolare -conclude l’autrice-. Il nostro libro in questo senso è un invito ai giovani a provare ad allargare almeno un po’ lo sguardo per approfondire poi il tema con l’insegnante a scuola o, perché no, a casa con i propri genitori”.

    Uno sguardo, quello delle “Revolutionary stories”, che permette a ciascun libro della collana di diventare così uno strumento educativo in senso lato e, soprattutto, un primo passo per decolonizzare la conoscenza.

    https://altreconomia.it/con-revolutionary-stories-i-giovani-imparano-in-unottica-decoloniale
    #décolonial #Italie_coloniale #Italie #livre #résistance #récit #contre-récit #occupation #colonialisme #Saad_Zaghloul #Djamila_Bouhired #Libye #Idris_Al-Senussi #fascisme #Rodolfo_Graziani #histoire #Soluch #camp_de_concentration #Radwa_Ghashut

    –-
    ajouté à la métaliste sur le #colonialisme_italien:
    https://seenthis.net/messages/871953

  • La #lutte pour la #baignade ou le mépris de la gauche pour une jouissance populaire

    La récente canicule a ouvert des questions politiques et #pratiques nouvelles, parmi elles, celle de l’usage des #cours_d’eau et donc de la possibilité même de se baigner et de se rafraîchir. La bataille du #canal_Saint-Martin a forcé le pouvoir à accepter des #usages nouveaux (mais en réalité ancien), pendant qu’un peu plus loin sur les bords de la Marne, les autorités ont mobilisé des drones pour surveiller et réprimer les baigneurs. Depuis son expérience politico-aquatique danoise Jens Philip Yazdani propose de réinventer une politique communiste anticapitaliste et sauvage de la baignade.

    Lorsque j’ai appris, l’année dernière, que des travaux étaient en cours pour rendre la Seine baignable, je m’en suis tout de suite réjoui : enfin, les Parisiens.es allaient pouvoir profiter pleinement de leur ville, sans être contraints de fuir vers la campagne pendant l’été ni de subir une chaleur devenue insupportable.

    Je viens de Copenhague et, pour moi, il allait de soi qu’un tel projet était non seulement souhaitable, mais qu’il méritait d’être défendu. J’ai pourtant vite déchanté. Parmi mes ami.es parisiens — je n’en connais pas un seul qui ne se réclame pas de la gauche radicale — la réaction allait de l’indifférence la plus complète à une franche #hostilité.

    À une époque, j’ai habité à #Vienne, une ville qui a su se réapproprier son rapport à l’eau (y compris grâce à d’immenses projets d’aménagement des cours d’eau dont je ne suis pas capable d’évaluer les conséquences écologiques) — et où le Danube fait désormais partie intégrante de la #vie_urbaine. Dès le printemps, on s’y retrouve pour se baigner, profiter des berges, faire des barbecues, se promener à vélo ou simplement lire un livre à l’ombre des arbres, au bord de l’eau.

    C’est l’un des éléments qui font de Vienne une ville si agréable à vivre. Pour ce que valent ce genre de classements, elle a été élue de nombreuses reprises ville la plus agréable du monde, au coude à coude avec Copenhague. Qu’ont en commun ces deux villes ? Peut-être une forme de social-démocratie de la baignade (et du logement). L’histoire de la Vienne rouge est fascinante, y compris dans ses échecs. Et le fait est qu’elle reste une des rares capitales européennes où la vie populaire est encore agréable, voire même possible.

    Une partie du Danube (le #Donaukanal) restait interdite à la baignade officiellement, bien que parfaitement praticable. Il y a donc eu un mouvement (plus ou moins) populaire pour que l’accès à cette zone soit libéré, que son usage redevienne commun. Le même genre de mouvement existe aujourd’hui à #Berlin, qui organise des manifs en mode natation dans la #Spree et pour réclamer le droit de pouvoir se baigner et revendiquer le nettoyage de l’eau. Ce dernier point est essentiel : pourquoi l’eau est-elle devenue impropre à la baignade ? Qui est responsable de sa #pollution ?

    Revendiquer la #dépollution des cours d’eau est, à mes yeux, une revendication profondément anticapitaliste. Ce sont les entreprises qui dégradent la #qualité_de_l’eau ; c’est l’agriculture industrielle qui produit la pollution ; ce sont, plus largement, les formes contemporaines d’exploitation de la nature qui nous privent de ce que Dieu (sive Natura) nous a donné.

    Que l’eau soit devenue impropre à la baignade est un phénomène historiquement très récent. Pendant des millénaires, les êtres humains se sont baignés dans les rivières, les lacs et les fleuves dont l’eau était également potable. L’eau était une source de vie, pas une menace permanente pour la santé.

    J’ai parfois l’impression que les parisiens d’aujourd’hui ont un peu perdu le fil de l’histoire. Est-ce qu’à tout hasard on aurait pas fondé cette ville ici du fait même qu’y passait un très gros cours d’eau ? Ou c’était juste pour le joli paysage ? Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de remonter si loin dans le temps. Il suffit de suivre le canal de l’Ourcq au-delà de la proche banlieue pour retrouver les traces d’un passé beaucoup plus récent et qui raconte une toute autre histoire.

    À Sevran, plusieurs panneaux présentent d’anciennes photographies en noir et blanc montrant les habitants qui se baignaient dans le canal pendant l’été : on y voit des cyclistes, des enfants, ils ont l’air heureux, soulagés, profitant pleinement de la vie commune et des possibilités plus ou moins naturelles de l’endroit (c’est Napoléon 1er qui fit creuser, à d’autres, le canal).

    En remontant le cours d’eau jusqu’à l’écluse de Vignely, on tombe sur un autre panneau installé par la Ville de Paris (qui reste la propriétaire de tout le canal). Son titre : « La vie autour du canal au XIXᵉ siècle » et a pour légende : « Le dimanche, la pêche et la baignade font oublier le dur labeur de la semaine. »

    Je tombe sur ce panneau un dimanche en pleine canicule : les berges sont vides, il n’y a plus personne si ce n’est quelques rares individus de-ci de-là. Les baigneurs ont été remplacés par des des panneaux omniprésents : BAIGNADE INTERDITE. Eux, par contre, suivent tout le trajet de canal, de Bastille jusqu’à Meaux. La Marne aussi, sur de longues portions, demeure interdite à celles et ceux qui souhaiteraient simplement s’y rafraîchir.

    Le Maire a d’ailleurs trouvé judicieux d’installer une plage artificielle sans le moindre arbre et donc sans la moindre ombre, uniquement accessible au début du mois de juillet et à la condition d’être muni d’un bracelet fourni par ses services municipaux (en échange d’un justificatif de domicile). Pour celles et ceux qui ne résident pas sur la commune, ce sera payant. Il existe une règle au Danemark : aucune plage ne peut être privatisée, l’accès y est libre et gratuit pour toutes et tous (ce que recouvre le concept de plage est néanmoins questionnable). Lorsqu’on écoute M. le Maire de Meaux, on s’aperçoit qu’il parle comme ses panneaux : BAIGNADE INTERDITE – DANGER DE MORT – COURANTS FORTS. Et c’est un peu comme l’enfant qui crie au loup. S’il fallait croire aux panneaux, n’importe quelle baignoire représenterait un danger de mort ; et ce serait factuellement vrai mais intenable au quotidien.

    Mais d’où vient cette hyper-biopolitisation du paysage français ? Et comment expliquer qu’elle soit si largement acceptée ? La mairie de #Meaux, encore, est allée jusqu’à réaliser une vidéo dans laquelle est mise en scène la (fausse) noyade d’un jeune homme. Il s’agit d’effrayer. Mais pourquoi personne n’a pensé à faire une vidéo pédagogique pour expliquer comment se baigner en sécurité et prévenir les noyades ? C’est en tous cas ce qui se fait au Danemark, royaume de la social-démocratie parfaitement en phase avec toutes les nécessités biopolitiques. Et c’est aussi ce que font les militants de la baignade viennois eux-mêmes : la mise en partage de connaissance et de savoir-faire d’en-bas. Each one teach one. Les autorités françaises ont-elles trop lu Foucault ? Ou est-ce la gauche qu’il l’a trop peu lu pour ne pas se rendre compte que la vie était déjà bien assez régulée, surveillées, construite, défaite, contrôlée et colonisée par les autorités ?

    À mesure que l’on remonte vers le nord de l’Europe, certaines évidences françaises deviennent plus difficiles à comprendre. Les parcs y sont par exemple rarement fermés la nuit. Il est exceptionnel qu’il soit interdit d’y fumer. Et il est plus rare encore que l’accès à un lac, à une rivière ou à un rivage soit interdit. Pendant ces derniers jours de canicule à Paris les parcs sont d’ailleurs restés exceptionnellement ouverts, mais qui a pris cette décision ? Qui décrète quand il y a une crise et quelles sont les mesures à prendre ? Dans la tradition marxiste, les situations de crises ont toujours été interprétés comme des possibilités d’une autre politique. Ce que cette canicule a démontré se rapproche pourtant plus de la pensée de Carl Schmitt : le souverain est celui qui peut décréter l’état d’exception (et la gauche reste à la ramasse).

    Que dire des drones de police qui surveillent certaines zones pourtant parfaitement praticables afin de repérer, verbaliser et réprimer ceux qui osent mettre la tête dans l’eau. Dans quel monde est-il devenu subversif de plonger dans une rivière lorsqu’il fait quarante degrés ? Peut-être faut-il voir ici un rapprochement possible entre Foucault et Adorno : Die Verwaltete Welt, le monde administré, mais avec un accent sur Walt, peut-être, de Gewalt, la #violence : on peut même parler de vergewaltigte Welt, le monde violé, le #droit_au_monde usurpé, dérobé, aliéné, dont on nous a dépossédé.

    Il existe un droit en Suède, en Norvège et en Finlande, qui s’appelle l’ « #allemandsret », le « droit de chacun.e ». Il garantit à toute personne la possibilité de circuler librement dans la nature, d’y planter une tente pour une nuit ou de se baigner dans un lac, y compris lorsque les terrains sont privés. Le #droit_de_propriété s’efface devant un droit plus fondamental : celui de l’usage commun de la nature. En France, il y a des panneaux : PROPRIÉTÉ PRIVÉE.

    La gauche française s’accommode-t-elle réellement de cet état de fait ? Je n’ai en tous cas jamais entendu parler de la moindre #manifestation ou même pétition qui conteste cette mise sous tutelle autoritaire et cette fermeture généralisée des espaces communs (et aquatiques). Ce que j’ai vu par contre, c’est la spontanéité littéralement anarchiste, avec laquelle les jeunes et les immigrés (donc le prolétariat) emmerdent ce quadrillage de l’espace de public.

    À chaque fois que je me suis baigné à Paris (et il y a des endroits vraiment super !), je me suis toujours retrouvé en compagnie d’arabes, de bengalis, de jeunes mais presque jamais ou beaucoup plus rarement avec des français. Y compris celles et ceux que l’on croise en manifestation ou à la fac, voire à des présentations des livres très radicaux dans des librairies très radicales elles-aussi.

    La blanchité empêche-t-elle la baignade ? Est-ce la peur des coups de soleil ? Ou est-ce que la gauche blanche parisienne a les moyens d’échapper à la ville en se réfugiant dans une petite maison familiale à la campagne, en bord de mer ou à proximité d’un cours d’eau plus propre qu’à Paris ? Je pose la question.

    Mais peut-être que la baignade ne fait juste plus partie de la #culture parisienne (un « juste plus » très récent j’en suis sûr). Et c’est un drôle de paradoxe : l’oubli de l’histoire est devenu une évidence culturelle. Ce que les enfants et les immigrés viennent mettre au jour c’est à la fois l’#oubli (d’une culture passée. Comme disait Nietzsche, il faut savoir oublier pour savoir vivre) et le #souvenir (de cette dimension normale de la vie humaine qui consiste à profiter de l’eau quand il fait chaud). J’ai plusieurs fois invité des parisiens à venir se baigner avec moi et ils ont toujours été ravis de m’avoir accompagné. Mais c’est tout de même étrange qu’il revienne à un danois de leur enseigner une façon si simple et évidente de profiter de leur propre ville.

    Quand bien même la baignade ne ferait plus partie de la culture parisienne, comment s’expliquer cette #résistance diffuse aux projets d’aménagements des cours d’eau ? On se souvient de l’appel à déféquer dans la Seine avant l’inauguration des baignades parisiennes par Anne Hidalgo, l’initiative était drôle. Mais est-ce la meilleure manière de se rapporter à un projet qui pourrait contenir une telle possibilité populaire ?

    Bien sûr, il faudrait commencer par le canal de l’Ourcq qui est probablement déjà assez propre, sauf que nous n’en savons rien. À Vienne ou à Copenhague, la qualité de l’eau est analysée quotidiennement et ces informations sont facilement accessible à tous. Ici, personne ne sait de quoi il en retourne, on préfère se fier aux panneaux de la mairie : INTERDICTION DE SE BAIGNER – RISQUE DE NOYADE - DANGER DE MORT. Même si à quelques brasses de là, tel Maire fait cadeau d’une petite plage payant de merde qui ne s’avère pas si dangereuse et dont l’eau n’est a priori pas trop impropre.

    Avec un peu d’ambition, on pourrait aussi envisager de transformer le quai Bercy en un gigantesque parc urbain de baignade plutôt que cette autoroute moche, polluante et bruyante dédiée à l’industrie du ciment. Une sorte de Donauinsel ou de Central Park traversé par la Seine. Pourquoi pas ?

    J’ai le sentiment qu’il s’agit ici moins d’un manque d’#imagination_politique (bien réel évidemment) que d’une #résistance. Par-delà ou en-deçà des petits privilèges de certains (ceux qui peuvent aller se mettre au frais avec leur famille ou leurs amis), j’ai parfois l’impression que les parisiens veulent souffrir. Normalement, quand on est danois, plus on va vers le sud, plus on prend la mesure de son protestantisme et d’une vie clivée entre temps de travail et temps de loisir.

    En France, comme plus généralement dans le sud de l’Europe (désolé pour cette géo-analyse globale un peu rapide), cette division et compartimentation de la vie est généralement moins stricte. Ici on prend le temps de déjeuner ensemble plutôt que chacun dans son coin replié sur son ordinateur et son tupperware, on répond à ses messages sur Whatsapp pendant son temps de travail et c’est une bénédiction si l’on peut rentrer un peu plus tôt chez soi ou sortir voir des amis. La vie n’est pas strictement séparée entre deux sphères qui ne se mélangent jamais. pas chacune individuellement avec son petit truc ramené depuis chez eux replié sur leur ordinateur : ou on s’en fout du fait qu’on est censé être au travail et on regarde son smartphone quand même, on ferme le magasin un peu plus tôt, on invite des amies à venir, on ne partage pas la vie strictement entre deux sphères qui ne se mélangent jamais. Mais : il y a au moins un endroit où ce partage se fait, c’est entre la campagne et la ville.

    Il y a deux semaines, je proposais à une amie de passer chez un glacier. Elle m’a répondu que non, ça n’existe pas à Paris. Quand je lui ai la demandé, si les Français ne mangeaient pas de glace quand il fait chaud, elle m’a répondu « Si si ! – à la campagne ». Selon elle, il existe belle et bien des glaciers mais juste pas à Paris. La séparation de la vie est entretenue : pas dans le quotidien, mais par les saisons (Est-ce que cela pose des problèmes ? Oui : pour ceux qui ne sont pas capables de mener leur vie de saisonniers bien à l’aise à la Proust).

    Il faut quand même que je le dise : il est quand même assez cocasse que l’on puisse trouver des glaces pas chères partout à Vienne (un peu plus cher au Danemark, mais quand même accessibles aux ouvriers en sueur), alors qu’il y fait beaucoup moins chaud. Faut-il encore y voir l’un des mirages de la social-démocratie ? Oui, peut-être. Copenhague et Vienne sont devenues des villes agréables l’été, ce qu’elles n’ont toujours pas été.

    Il y a une dizaine d’année, Copenhague a été élue meilleure ville où se baigner du monde (par un autre sondage à la con mais le résultat n’est pas faux). Pourtant, le détroit qui sépare la Suède de Copenhague, Øresund, a longtemps été appelé Pløresund (littéralement, le détroit au liquide dégueulasse). Pendant des années, les déchets et pollutions industriels et agricoles s’y déversaient, jusqu’à ce que cela soit pris au sérieux, s’arrête : et là, une nouvelle ville est apparue.

    Pourquoi ne pourrait-on pas faire la même chose à Paris ? M’est avis que c’est plutôt que l’on ne veut pas faire pareil et que cette absence totale de projets d’aménagement radical de la ville laisse le champ libre aux politiques social-démocrates autant qu’aux propriétaires industriels.

    Cet abandon de la ville vient peut-être de l’idée selon laquelle il faudrait déserter la métropole, lutter contre elle. On peut paraphraser Adorno : pendant que les gauchistes font la révolution dans leur commune près d’un lac quelque part au milieu de la campagne, le PS et les capitalistes ont géré la plus grande ville l’Union européenne. Pourtant, qu’on le veuille ou non, la ville est un fait, bien réel, des millions de gens y vivent, y sont coincés, y souffrent. Et ce sont eux qui, faute d’un projet politique plus large, prennent l’initiative spontané d’en altérer la géographie imposée. Je ne dis pas qu’il nous faudrait embrasser le destin métropolitain mais que nous ne pouvons pas y laisser le champ libre aux forces réactionnaires.

    Reprenons les coordonnées du problème : s’il existe bien une logique capitaliste et industrielle de destruction des communs (de l’eau, de la possibilité de se baigner, de l’enclosure), une social-démocratie de la baignade (Vienne, Copenhague et très partiellement Paris), et une anarchie populaire et spontanée, non-blanche, de la baignade sauvage en ville ; alors à quoi pourrait ressembler une politique communiste de la baignade urbaine ?

    Une anecdote pour finir. L’été dernier à Copenhague, au bord d’un ponton depuis lequel tout le monde plonge comme il est possible de le faire partout en ville, je discutais avec deux vieilles femmes prolétaires. Je leur ai demandé de me raconter comment, selon elles, la ville avait changé. Elles m’ont répondu que ce n’était pas possible de comparer tant la ville d’aujourd’hui n’était en fait plus la même. Et vraiment pour le mieux.

    Une dernière anecdote pour vraiment conclure cette fois. À #Berne en Suisse, l’#Aar qui traverse la ville est utilisé au quotidien comme un transport commun. Grâce au courant, les habitants se jettent à l’eau avec un sac imperméable et vont au cinéma, au boulot ou n’importe où ailleurs. Une sorte de RER aquatique jamais bondé et toujours frais.

    Paris peut donc mieux faire, à commencer par sa gauche radicale. C’est désormais un fait accompli, la canicule comme le rapport de force populaire ont permis de faire rouvrir le canal Saint-Martin. Cette #réappropriation de l’#espace_public a fait de la place pour de nouvelles manières de vivre, il n’est donc pas trop tard pour en faire un projet politique commun (et ne pas le laisser aux forces réactionnaires et ennemies). Il nous faut nourrir et déployer une vraie politique communiste de la baignade et de l’usage des biens communs et naturels pour tous.

    En attendant la prochaine canicule, puis la suivante et encore celle d’après…

    https://lundi.am/La-lutte-pour-la-baignade
    #urbanisme #villes #chaleur #canicule #France #répression #surveillance #interdiction #géographie_culturelle

    voir aussi (@rastapopoulos) :
    https://seenthis.net/messages/1179924

    • J’aime « allemandsret » le droit de monsieur tout le monde.

      Il existe un droit en Suède, en Norvège et en Finlande, qui s’appelle l’ « #allemandsret », le « droit de chacun.e ». Il garantit à toute personne la possibilité de circuler librement dans la nature, d’y planter une tente pour une nuit ou de se baigner dans un lac, y compris lorsque les terrains sont privés. Le #droit_de_propriété s’efface devant un droit plus fondamental : celui de l’usage commun de la nature. En France, il y a des panneaux : PROPRIÉTÉ PRIVÉE.

      #nature #baignade #liberté #communs

  • Recension : Passages n°0 — La #Civilisation
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2026/06/25/recension-passages-n0-la-civilisation

    Pour une écologie radicale et féministe — analyse communaliste Passages se présente comme une revue « pour une écologie radicale et féministe ». Son numéro inaugural, consacré à la question de la civilisation, mobilise une palette impressionnante d’outils théoriques et de récits militants : Lewis Mumford et sa #Mégamachine, James C. Scott et les premiers […] L’article Recension : Passages n°0 — La civilisation est apparu en premier sur Atelier d’Écologie Sociale et #Communalisme.

    #Recensions_d’ouvrages_divers #Agriculture #Écologie_radicale #Écologie_Sociale #Éditions_libre #Féminisme #Patriarcat #Résistance #Revue_passages #Stratégie #Villes

  • Violences policières : on s’organise à Saint Denis
    https://mediarezo.net/violences-policieres-on-s-organise

    🚩 S’ORGANISER CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES À SAINT-DENIS Le 28 juin, le collectif Stop Violences Policières Saint-Denis vous invite à une journée de formation, de réflexion, de rencontres et d’organisation collective à la Maison de Quartier de la Plaine (rue Saint-Just, 93200 Saint-Denis). Face à la multiplication des violences policières et des politiques sécuritaires, nous souhaitons créer un espace pour partager des outils, renforcer les solidarités et construire ensemble des (…) #Résistances

  • Les chemins de Marc Bloch
    https://laviedesidees.fr/Les-chemins-de-Marc-Bloch

    Historien, citoyen, résistant : la figure de Marc Bloch invite à penser le rôle public des sciences sociales. À l’occasion de sa panthéonisation, Patrick Boucheron éclaire une vie consacrée à la recherche historique au service de la société, où la rigueur érudite se confond avec l’exigence de liberté.

    #Histoire #république #résistance #histoire_intellectuelle

  • Warum Krebs ? Wenn Zellen außer Kontrolle geraten
    https://www.telepolis.de/article/Warum-Krebs-Wenn-Zellen-ausser-Kontrolle-geraten-11339483.html

    Le cancer ryt une maladie intelligente. Est-ce que son fonctionnement est l’avenir de l’opposition révolutionnaire á l’age de la surveillance totale sans être parasitaire comme la maladie ?

    21.6.2026 von Uwe Kerkow - Jeder normal gebildete Mensch weiß, dass man Krebs vom Rauchen oder Alkohol bekommen kann. Doch was dabei im Körper passiert, wird erst jetzt langsam klar.

    Krebs beginnt im Verborgenen, in einer einzelnen Zelle, im Erbgut. Dort entstehen Schäden, die der Körper nicht mehr reparieren kann. Dann folgt ein jahrelanger Prozess, in dem sich die betroffene Zelle grundlegend verändert und drei fatale Fähigkeiten erwirbt: Sie teilt sich unkontrolliert, wird unsterblich und wächst dabei stetig weiter.

    In jeder gesunden Zelle herrscht ein fein austariertes Gleichgewicht. Gene, die das Wachstum fördern – sogenannte Protoonkogene – werden nur dann aktiviert, wenn der Körper neue Zellen braucht, etwa bei der Wundheilung. Andere Gene wirken als Bremse und stoppen das Wachstum, sobald es nicht mehr nötig ist.

    Doch Mutationen können dieses System aus dem Takt bringen. Eine Veränderung im Erbgut kann dazu führen, dass ein Protoonkogen dauerhaft aktiviert wird – das Gaspedal bleibt durchgetreten. Solche mutierten, unkontrolliert aktiven Gene nennen Forscher dann Onkogene, also Krebsgene.

    Zudem können andere Mutationen die Tumorsuppressorgene ausschalten. Die Folge: Die Bremsen versagen. Dieses Ungleichgewicht allein führt aber noch nicht zu Krebs. Es ist nur der erste Schritt in einem langen Prozess, wie Springer Medizin betont. Die beschleunigte Zellteilung erhöht jedoch das Risiko, dass sich weitere Mutationen ansammeln – schneller als in normalen Zellen.

    Unsterblichkeit

    Normale Körperzellen sind sterblich. Sie können sich nur etwa 40 Mal teilen, dann ist Schluss. Reguliert wird das über die Telomere, eine Art Schutzkappen an den Enden der Chromosomen. Bei jeder Zellteilung schmelzen sie ab, bis die Zelle ihre Teilungsfähigkeit verliert und schließlich abstirbt.

    Krebszellen schaffen es, diese natürliche Grenze zu überwinden und erlangen so die Fähigkeit zur unbegrenzten Zellteilung. Meist sorgen sie dafür, dass die Telomere – entgegen ihrer eigentlichen Funktion, stetig wieder aufgebaut werden. Nicht immer ist eine Mutation des dafür verantwortlichen Gens die Ursache.

    Zusätzlich schalten Krebszellen ein weiteres Sicherheitssystem des Körpers aus: ein zelluläres Selbstzerstörungsprogramm, die sogenannte Apoptose. Bei kranken Zellen kann sie vom Immunsystem ausgelöst werden. Und am Ende ihrer Existenz, wenn etwa schwere Schäden am Erbgut erkannt werden, durchlaufen alle Zellen diesen Prozess.

    Programmierter Zelltod

    Wenn ein Zelle vor einer ihrer 40 Teilungen steht, durchläuft sie normalerweise mehrere Kontrollpunkte. Werden dabei schwere Schäden am Erbgut erkannt, die nicht mehr repariert werden können, aktiviert die Zelle ebenfalls ihr Selbstzerstörungsprogramm.

    Krebszellen jedoch umgehen diesen Mechanismus. Sie ignorieren die Stopp-Signale und vernichten sich nicht mehr selbst, selbst wenn ihr Erbgut massiv geschädigt ist. So können sie überleben und sich weiter teilen, obwohl sie sich längst hätten selbst zerstören und verstoffwechselt werden müssen.
    Krebszellen befeuern ihr eigenes Wachstum

    Schließlich kommt eine weitere Eigenschaft hinzu: Die Krebszellen beginnen, ihr Wachstum selbst anzutreiben. Sie produzieren eigene Wachstumsbeschleuniger – Signalstoffe, die normalerweise nur bei Bedarf vom Körper ausgeschüttet werden. Damit machen sie sich unabhängig von den Wachstumssignalen aus ihrer Umgebung.

    Gleichzeitig entwickeln die erkrankten Zellen Resistenzen gegenüber körpereigenen Wachstumshemmern. Der Körper schickt zwar weiterhin Stopp-Signale, doch die Krebszellen reagieren nicht mehr darauf. Sie werden taub für die Befehle, die ihr Wachstum bremsen sollen. Das Ergebnis: Die Zelle teilt sich ungehemmt weiter, ohne Rücksicht auf die Bedürfnisse des Gesamtorganismus.

    Diese drei Eigenschaften – unkontrollierte Zellteilung, Unsterblichkeit und selbst angetriebenes Wachstum – sind zentrale Bausteine auf dem Weg zur Krebszelle, wie das Onko-Portal schreibt.

    Doch auch die reichen noch nicht aus. Damit aus einer entarteten Zelle tatsächlich eine gefährliche Krebserkrankung wird, muss die Zelle noch weitere Fähigkeiten erwerben: etwa die Bildung neuer Blutgefäße zur Versorgung, die Abwehr des Immunsystems und die Fähigkeit, in andere Gewebe einzudringen.
    Ansatzpunkte für modernste Forschung und Therapien

    Die Forschung an modernen Krebstherapien setzen genau an diesen Mechanismen an. Zwei Beispiele:

    Vor kurzem meldeten Forscher des Dana-Farber Cancer Institute in Boston nun einen Durchbruch bei Bauchspeicheldrüsenkrebs, der tödlichsten Krebsart. Ihr Wirkstoff greift am Protein KRAS an, dem „Heiligen Gral“ der Krebsforschung. Denn eine bestimmte Mutation im KRAS-Gen hält ein körpereigenes Wachstumssignal dauerhaft aktiv, das den Tumor antreibt.

    Auch die Grundlagenforschung macht Fortschritte: Am Scripps Research Institute in Kalifornien haben Wissenschaftlern herausgefunden, wann und warum sogenannte Doppelstrangbrüche auftreten, bei denen beide Stränge der DNA-Helix gleichzeitig durchtrennt werden: Wenn die üblichen, präzisen Erbgut-Reparatursysteme versagen, greifen die Zellen unter Umständen auf diese weniger zuverlässige biochemische „Notoperation“ zurück.

    Und manche Krebszellen sind auf diesen Mechanismus angewiesen, um zu überleben.

    Jahre bis zur Erkrankung

    Zwischen der Entstehung der ersten Krebszelle und dem Auftreten einer nachweisbaren Erkrankung können Jahre, manchmal sogar Jahrzehnte vergehen. In dieser Zeit häufen sich in der Zelle nach und nach kritische Mutationen an.

    Die Reihenfolge und die genaue Art dieser Mutationen sind bei jedem Krebs unterschiedlich. Entscheidend ist nur, dass die Zelle auf irgendeinem Weg alle kritischen Eigenschaften zusammen erwirbt. Erst dann wird sie zur vollständigen Krebszelle – und übernimmt das Ruder.

    #cancer #maladie #résistance #politique #iatrocratie

  • Alsace La lutte s’organise contre le projet de méga data center de Microsoft
    https://www.off-investigation.fr/alsace-la-lutte-s-organise-contre-le-projet-de-mega-data-center-de

    Un employé travaillant au data center Equinix, le 21 juillet 2014 à Pantin (Seine-Saint-Denis). | Photographie d’illustration Martin BUREAU / AFP #A 15 kilomètres de Mulhouse, Microsoft est à la manœuvre pour implanter un data center gigantesque de 36 hectares spécialisé dans l’intelligence artificielle. La multinationale américaine fait face à une contestation locale et à une mobilisation qui va crescendo parmi les habitants, les associations écolos et des élus locaux. Une enquête publique est en cours jusqu’au 3 juillet. La canicule ne les a pas découragés. Ce lundi 22 juin, ils se sont donné rendez-vous dans l’après-midi devant le Parc des Expositions […]Lire la suite : Alsace La lutte s’organise contre le projet de méga data center de Microsoft

    #Économie #Société

  • Le savant et le citoyen
    https://laviedesidees.fr/Le-savant-et-le-citoyen

    Ni saint laïque ni héros national : l’œuvre historienne comme les relations personnelles de #Marc_Bloch révèlent un homme aux multiples facettes et aux engagements constants. Un portrait total, au-delà de l’image figée des cérémonies républicaines.

    #Histoire #résistance #histoire_intellectuelle

  • Con l’omicidio di #Peppe_Valarioti, la ’ndrangheta colpì il Pci per fermare le lotte sociali nella piana di Gioia Tauro

    L’ex deputato ed ex sindaco di Rosarno Giuseppe Lavorato ricorda il compagno di partito Peppe Valarioti, ucciso l’11 giugno 1980 dalle cosche per fermare la mobilitazione civica contro gli affari illeciti nei grandi progetti statali in Calabria.

    È trascorso, quasi mezzo secolo (46 anni, per l’esattezza), dall’agguato mafioso che uccise Peppe Valarioti, segretario della sezione del Partito comunista a #Rosarno (Reggio Calabria). Non è storia d’altri tempi, è storia del tempo che inizia con l’ingresso prepotente della ‘ndrangheta nei grandi affari pubblici e nella vita politica e istituzionale del nostro Paese. È una ferita aperta, delitto impunito, perché l’inchiesta giudiziaria oscurò i fatti del durissimo scontro sociale e politico che lo causarono e cestinò la testimonianza del pentito Pino Scriva che, rivelando una confidenza fattagli da Giuseppe Pesce, indicò in Giuseppe Piromalli (il capo dei capi della ‘ndrangheta), il boss che spinse lo stesso Pesce, capo ‘ndrangheta di Rosarno, a ordire l’assassinio.

    La pioggia di fondi pubblici sulla Calabria e gli appetiti della ’ndrangheta

    Giuseppe Piromalli era colui che aveva organizzato e presieduto tutti gli incontri nei quali uomini di governo o loro fiduciari sedevano accanto ai capi delle consorterie mafiose calabresi, con servitori infedeli dello Stato e imprenditori affaristi per spartirsi i miliardi della costruzione del grande porto di Gioia Tauro, dell’autostrada Salerno-Reggio Calabria, del raddoppio ferroviario, della trasversale Rosarno-Gioiosa Jonica, della diga sul Metramo, della cava di Limbadi, del trasferimento degli abitati e delle grandi opere finanziate dal Pacchetto Colombo e dall’intervento straordinario dello Stato nel Mezzogiorno.

    Una montagna di miliardi che trasformò le grandi famiglie mafiose calabresi da guardiani e da massari in ricchissimi imprenditori. E un esercito di guardaspalle e malandrini, da pezzenti con le toppe al sedere in boss che guidavano auto di grossa cilindrata e arredavano di lusso le loro abitazioni. Questo avvenne nella Piana e in Calabria negli anni Settanta e Ottanta ed è tutto documentato nei verbali delle forze di polizia, nei processi e nelle sentenze.

    Dalle denunce nelle piazze al processo contro i boss

    Ma avvenne anche che, a fronte della rapina mafiosa dei soldi che avrebbero dovuto portare nella nostra terra lavoro e civiltà, nacque un movimento politico unitario che denunciò la rapina in tutte le piazze e i quartieri popolari della Piana di Gioia Tauro e accese una protesta sociale che, in alcuni tratti, assunse i caratteri dell’insurrezione popolare. Cortei che gridavano collera e disprezzo ai boss della ‘ndrangheta e cacciavano dai palchi delle manifestazioni i politici collusi o chiacchierati.

    Lotte sociali che concorsero a provocare nel tribunale di Reggio Calabria il famoso processo contro “Di Stefano +59”, nel quale le testimonianze dei comunisti Mommo Tripodi, Mario Tornatora, Francesco Martorelli, Ninì Sprizzi, Edoardo Macino e del socialista Salvatore Frasca consentirono, per la prima volta nella storia d’Italia, una sentenza di condanna dei grandi boss della ‘ndrangheta e, fatto anche più dirompente, la richiesta di prosecuzione dell’indagine penale nei confronti di alti funzionari dello Stato, della regione, di esponenti politici calabresi e nazionali di primo piano.

    Valarioti ucciso per colpire il Pci e spegnere le lotte sociali

    L’ingresso di Giuseppe Piromalli tra gli indagati dell’agguato mortale a Peppe Valarioti avrebbe aperto, di conseguenza, il vaso di pandora degli intrecci perversi che hanno generato quella grande rapina, l’arricchimento e la crescita vertiginosa della ‘ndrangheta. Ed avrebbe di fatto collegato l’assassinio al suo movente: colpire il Pci, le cui lotte e testimonianze furono determinanti per le condanne dei boss; suscitare terrore per piegare e spegnere la lotta sociale; soffocare ed estinguere le richieste di prosecuzione dell’inchiesta giudiziaria di Reggio Calabria che mettevano in pericolo i grandi interessi economici e di potere della ’ndrangheta e dei suoi altissimi complici.

    La ’ndrangheta tentò di piegare quel partito e spegnere quella lotta con atti di intimidazione gravissimi, ma ebbe risposte sempre più ferme e rigorose. Pochi giorni prima di essere ucciso, durante la manifestazione di risposta agli attentati mafiosi, nella piazza centrale di Rosarno Peppe Valarioti gridò: “Se pensate di intimidirci, vi sbagliate, i comunisti non si piegheranno mai”. Non avendoli piegati con minacce e attentati, i vertici mafiosi decisero di ricorrere all’agguato e all’assassinio. E, per impedire eventuali testimonianze su mandanti e movente, uccisero Francesco Dominello l’esecutore del delitto e Francesco Aquilano, un latitante di Nicotera (Vibo Valentia). Sul cadavere, ritrovato vicinissimo al luogo dell’agguato, aveva un orologio fermo alle ore 11,25 dell’11 giugno, poche ore dopo l’assassinio di Peppe Valarioti.

    Questi sono i fatti che legano il ricordo di Peppe Valarioti a uno dei momenti più alti della nostra storia nazionale: l’insurrezione della povera gente di Calabria, delle raccoglitrici di ulive, dei braccianti, dei contadini poveri, degli operai, dei giovani disoccupati e di tutti i cittadini onesti contro quell’intreccio perverso di interessi politici, affaristici e mafiosi che ha segnato e segna ancora la storia del Mezzogiorno e dell’Italia intera.

    https://lavialibera.it/it-schede-2717-omicidio_di_peppe_valarioti_la_ndrangheta_colpi_il_pci_pe

    –-

    Pacchetto Colombo

    Con il termine «Pacchetto Colombo» si intendono una serie di provvedimenti di carattere programmatico-industriale varati dal Governo Colombo agli inizi degli anni ’70. Tali provvedimenti si orientarono prevalentemente alla creazione e all’ampliamento di vari siti industriali sia in Calabria che in Sicilia.

    https://it.wikipedia.org/wiki/Pacchetto_Colombo
    #ndrangheta #histoire #Calabre #Italie #mafia #homicide #Pino_Scriva #justice #Giuseppe_Piromalli #Giuseppe_Pesce #port #Gioia_Tauro #autoroute #Pacchetto_Colombo #Emilio_Colombo #résistance

    • voir aussi cette chanson, dédiée au « menestre Colombe » :

      E lu menestre Colombe
      https://www.youtube.com/watch?v=AWB7tCXDAVI

      E lu menstre Colombe
      ha fatte nu progette
      ha fatte nu progette pe’
      pe’ li disoccupate

      E stetev’attente
      e voi d’la poblazione
      impareteve a legge a scrive pe’
      defendeve da li padrune

      Tutti i disoccupeti da
      mugghieri l’ha separeti
      e glie ha fette nu bullettine a
      confino l’heve mannete

      E stetev’attente…

      Tutti i disoccupeti da
      mugghieri l’ha separeti
      e glie ha fette nu bullettine a
      Germania l’heve mannete

      E stetev’attente…

      –-

      Et le ministre Colombo
      a fait un projet
      a fait un projet pour
      pour les chômeurs

      Faites attention,
      vous de la population
      apprenez à lire et à écrire
      pour vous défendre des patrons

      Il a séparé tous les chômeurs
      De leurs femmes
      il a rédigé un mandat
      il les a exilés

      Faites attention, vous de la population…

      Il a séparé tous les chômeurs
      De leurs femmes
      il a rédigé un mandat
      et en Allemagne il les a envoyé

      Faites attention, vous de la population…

      –-

      Paroles de Giuseppe Miriello, conteur et militant communiste de la Basilicate, écrites dans les années Cinquante sur un ancien air de troubadours.

      Selon le récit de Giovanna Marini, qui enregistra le chant pendant ses recherches en Basilicate, #Giuseppe_Miriello aimait à chanter devant l’église de son village pour mettre en garde le peuple contre toutes les malversations politiques et autre formes d’exploitation.
      Il commençait ses chansons par une sorte d’imprécation au Ministre Colombo, élu de Basilicate qui avait fait carrière et était devenu Ministre du gouvernement de Démocratie Chrétienne.
      Pour cette raison, le ministre Colombo était dans l’imaginaire populaire responsable de chaque décision funeste et devint ainsi le bouc-émissaire de Miriello.
      Bien que l’on parle dans la chanson de “Germania”, c’est à dire de l’Allemagne, le chant dénonce l’accord avec la Belgique, acté par le gouvernement de Démocratie Chrétienne en 1946 même si à l’époque, Colombo n’était pas encore ministre. Pour une personne qui savait à peine lire et écrire, avec une connaissance approximative de la géographie européenne, l’Allemagne représentait tout ce qui se trouvait au nord de l’Italie.

      Alors que dans cet immédiat après-guerre, l’Italie croule sous les dettes, le taux de chômage est très élevé et les matières premières manquent cruellement, la Belgique en revanche possède des sous-sols riches en charbon mais personne pour les exploiter. Les deux États signent donc un accord qui permettra l’envoie hebdomadaire de 2000 travailleurs italiens (soit 50.000 en tout) contre des tonnes de charbon.

      Sur le papier, les contrats sont alléchants :
      transports gratuits, salaire très digne, logement garanti avec la possibilité future d’un rapprochement familial. On annonce que les travailleurs seront sélectionnés par les bourses du travail, bref tout semble parfait !
      En réalité pourtant, les travailleurs seront triés par les paroisses qui choisissent des hommes dociles, non syndiqués en provenance de l’Italie du Sud, analphabètes pour la plupart : de futurs mineurs incapables de lire les conditions de leur contrat.
      De fait, le voyage sera une dette que l’ouvrier contracte et qu’il devra rembourser à la sueur de son front, la paye est misérable pour un travail harassant, les ouvriers s’entassent dans des taudis et personne jamais ne pourra faire venir sa famille. Et la clause la plus honteuse, celles qui les rend littéralement esclaves : il n’est pas possible de laisser le travail avant la première année sous peine de prison.
      C’est dans ces conditions d’absence totale de droits ( et donc de garanties) que mûrissent les conditions d’une des plus graves tragédies minières : la catastrophe de Marcinelle le 8 août 1956 pendant laquelle 262 personnes perdront la vie, dont 136 immigrants italiens. Sur la peau de ces esclaves oubliés se fonde la grande reconstruction des pays européens.
      C’est une véritable déportation que Miriello dénonce sur un air simple avec des paroles ultra efficaces. Il synthétise le ressenti collectif par l’efficacité propre à la poésie populaire. Le refrain qu’il répète sans cesse sonne comme un puissant et nécessaire avertissement : “apprenez à lire et à écrire, gens du peuple, pour vous défendre des patrons !”

      https://www.terracanto.org/e-lu-menestre-colombe
      #terra_canton #musique #chant #musique_populaire

  • Le droit au froid

    Le #combat d’une #femme pour protéger sa culture, l’#Arctique et la planète.

    Il [existe] une autre façon de plaider pour la protection de notre planète : exiger de la communauté internationale la reconnaissance du #bien-être_environnemental comme un droit humain fondamental. Sans la jouissance d’un #climat_stable et sécuritaire, les peuples ne peuvent exercer leurs #droits économiques, sociaux et culturels. Pour les #Inuit, comme pour nous tous, c’est ce que j’appelle « le droit au froid ».

    Cette formule singulière du « droit au froid » concentre bien tout l’esprit de la #lutte que #Sheila_Watt-Cloutier a menée durant plus d’une vingtaine d’années sur la scène internationale pour faire des changements climatiques un enjeu de droits humains. C’est d’ailleurs sous sa présidence au Conseil circumpolaire inuit qu’une pétition en ce sens a été déposée en 2005 auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, la première action juridique internationale du genre. Comme la culture et l’autonomie économique des Inuit sont tributaires du #froid et de la glace, le réchauffement planétaire d’origine anthropique constitue une négation de leurs droits sociaux, culturels et sanitaires. « L’impact des changements climatiques sur l’Arctique est un signe précurseur de ce qui attend le reste du monde », dira-t-elle.

    De son enfance à #Kuujjuaq, dans le nord du #Québec – à une époque où la culture inuit traditionnelle du transport en traîneau à chiens et de la chasse sur glace était encore dominante –, à son engagement pour l’environnement dans les instances internationales, Le droit au froid est le récit d’une femme inspirante, devenue un modèle de leadership pour le XXIe siècle.

    https://ecosociete.org/livres/le-droit-au-froid
    #droit_au_froid #livre #climat #changement_climatique #glace #résistance #droits_humains #droits_fondamentaux #écologie

  • « Gueule tordue », l’employé zélé de la Gestapo à l’origine de l’arrestation de l’historien et résistant Marc Bloch
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2026/06/14/gueule-tordue-l-employe-zele-de-la-gestapo-a-l-origine-de-l-arrestation-de-l

    Il fait partie de ces Français, collaborationnistes convaincus, qui se sont mis au service de l’occupant. A la tête d’une bande de près de 100 individus, Francis André, dit « Gueule tordue », a multiplié les exactions dans la région lyonnaise, semant la terreur par ses vols, arrestations, tortures et meurtres, commis pour son compte et celui des nazis. Parmi ses nombreuses victimes, l’historien et résistant juif Marc Bloch, qui entrera au Panthéon le 23 juin.


    Francis André, dit « Gueule tordue », défilant bras tendu à Lyon en juin 1941 avec #Jacques_Doriot (costume et cravate rayée), fondateur du Parti populaire français et collaborateur. FONDS LADISLAS DE HOYOS/ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU RHÔNE ET DE LA MÉTROPOLE DE LYON

    Ce sont des membres de cette équipe, des Français, donc, qui ont arrêté le 8 mars 1944 à Lyon, et pour certains torturé, leur compatriote, l’historien #Marc_Bloch (1886-1944). Aucune notice nécrologique consacrée à l’auteur de L’Etrange Défaite (essai sur la défaite française de 1940, publié à titre posthume en 1946 aux éditions Franc-Tireur) ne fait pourtant mention de cette responsabilité française, pas même celle lui rendant hommage sur le site de son université d’origine, Paris-I Panthéon-Sorbonne : la Gestapo reste désignée comme seule coupable.

    [...]

    (...) selon l’historienne Alya Aglan (...) « la politique allemande élaborée par Otto Abetz [ambassadeur d’Allemagne en France] dès l’été 1940 vise délibérément à encourager le pullulement de tous les groupuscules #collaborationnistes, mis en rivalité les uns avec les autres. L’objectif est non seulement de diviser pour mieux contrôler, mais aussi de créer des “liens de sang” pour rendre la collaboration irréversible. La politique de corruption participe pleinement à l’entreprise de compromission extrême. »

    Au nom d’un nébuleux Mouvement national antiterroriste (MNAT), pas vraiment une organisation en bonne et due forme mais plutôt un instrument visant à mener une campagne d’assassinats ciblés, « Gueule tordue » et ses hommes sont chargés par Jacques Doriot et les Allemands de débarrasser la ville de la « vermine communiste ». Les notables lyonnais soupçonnés de ne pas adhérer au régime du maréchal Pétain sont les premières victimes, avant que ne vienne le tour de tous les groupes qui constituent, selon la terminologie de Vichy, « l’anti-France » : les juifs et les résistants, notamment. En vertu de la « loi du talion » revendiquée par le MNAT, un morceau de papier indiquant « Terreur contre Terreur » est accroché au revers de la veste des personnes éliminées.

    https://justpaste.it/8bpcp

    #collabo-banditisme

  • Mobilisation contre Eurosatory, salon mondial de la guerre et de l’oppression des peuples
    https://mediarezo.net/mobilisation-contre-eurosatory

    Du 15 au 19 juin 2026, Eurosatory, l’un des plus grands salons d’armement mondiaux, doit se tenir à Villepinte en Seine-Saint-Denis. Pour nos luttes et nos conditions d’existence, en solidarité avec les #Résistances des peuples du monde entier, ne les laissons pas faire ! Vendredi 12 juin – Paris Manifestation contre le pacte asile et migration & contre le règlement retour 17h – République Samedi 13 juin – Saint-Denis Village antimilitariste 📍Place de la Résistance et de la (…) Résistances

  • #Nüshu

    Le nüshu (chinois simplifié : 女书 ; chinois traditionnel : 女書 ; pinyin : Nǚshū ; Wade : Nü³shu¹ ; EFEO : Nuchu) (« #écriture_des_femmes ») est un système d’écriture historiquement utilisé exclusivement par les femmes du district de #Jiangyong, dans la province du Hunan en Chine.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%BCshu
    #langue #femmes #Chine #écriture #résistance #solidarité

  • #brigantesse di #caserta: il volto della ribellione postunitaria
    https://informareonline.com/brigantesse-di-caserta-il-volto-della-ribellione-postunitaria

    Il brigantaggio postunitario rappresenta uno dei fenomeni più complessi e controversi della storia italiana dell’Ottocento. Dopo la proclamazione del Regno d’Italia nel 1861, vaste aree del Mezzogiorno furono attraversate da forme di #resistenza che coinvolsero migliaia di persone. In questo contesto, la provincia di Caserta, allora parte della storica #Terra_di_Lavoro, divenne uno dei […] L’articolo Brigantesse di Caserta: il volto della ribellione postunitaria proviene da Informareonline, scritto da Claude Savarese

    #Approfondimenti #Cultura #regno_d'italia