• Victoire à Saint-Sauveur. Et maintenant : la ferme ! Chez Renard
    https://chez.renart.info/?Victoire-a-Saint-Sauveur-Maintenant-la-ferme

    Jeudi 14 octobre 2021
    Voici le communiqué des associations P.A.R.C. et A.S.P.I. suite à la décision du Tribunal administratif à propos de Saint-Sauveur. A sa lecture, on comprend pourquoi Martine Aubry ne peut plus défendre que, malgré la décision de justice, le projet Saint-Sauveur demeure d’« intérêt général ».

    Le tribunal administratif vient d’enterrer pour un moment le projet « Saint-Sauveur ». Pour le vingtième anniversaire de Martine Aubry à la tête de la mairie de Lille, nos associations P.A.R.C. et A.S.P.I. ont remporté une victoire historique contre son projet anti-écologique. Elle est le premier coup d’arrêt significatif porté au programme, de plus en plus mortifère, d’« attractivité de la métropole », porté depuis les années 1980 par Pierre Mauroy, Euralille, la grande famille du BTP, et les agences marketing « HelloLille » et « Lille3000 ». Nous pouvons fêter cette victoire, mais nous resterons vigilants contre tout passage en force. Place maintenant à notre contre-projet de coopérative agro-culturelle, et répondons à leurs rêves de grandeur : maintenant, la ferme !

    Le délibéré
    Aujourd’hui 14 octobre 2021, le juge administratif a rendu son délibéré concernant nos recours. Il nous donne raison, et il donne tort à Martine Aubry qui continue de s’auto-persuader https://www.lavoixdunord.fr/1079434/article/2021-10-04/de-saint-sauveur-au-cine-de-lille-sud-martine-aubry-confiante-sur-les-g que son projet reste d’« intérêt général » tant il répondrait « aux besoins de logements et de nature » [1]. Le juge dit tout autre chose. L’étude d’impact censée évaluer les coûts et bénéfices de ce projet de 23 hectares est jugée non sincère, insuffisante, et pour tout dire : mensongère.
    . . . . .

    Une victoire historique
    Cette victoire est à mettre au crédit des quelques luttes écologiques victorieuses depuis cinquante ans. Née de la destruction du quartier ouvrier Saint-Sauveur et de ses monuments historiques, l’association Renaissance de Lille ancien stoppait dans les années 1970 la « Percée de la Treille », ce projet insensé d’autoroute qui devait éventrer le Vieux-Lille en passant par le Parvis de la cathédrale. C’est à l’époque aussi que des habitants du Vieux-Lille et les premiers écolos ferraillent contre le projet « Diplodocus », un monstre de béton de 75 mètres de haut. Le projet abandonné deviendra le « Nouveau Siècle ». Nous avons aussi le souvenir de l’agrandissement du stade de foot Grimonprez-Jorris arrêté par des associations, mais finalement déporté, et augmenté, à Villeneuve d’Ascq. La victoire contre la bétonisation de Saint-Sauveur montre que des habitants, qui ne sont rien mais sont obstinés, peuvent gagner. Ce doit être un message d’espoir pour les habitants d’autres quartiers confrontés à des projets similaires. Et il y en a !

    Les fruits de l’attractivité
    . . . . .
    Défendons la coopérative
    Le Tribunal administratif n’a pas porté un jugement politique sur le mauvais état écologique et sanitaire de Lille. Il a jugé, en droit, que l’étude d’impact sous-estime significativement les coûts écologiques et sociaux du projet Saint-Sauveur. Mais les promesses de profits sont telles, à cet endroit de la ville, que nous restons vigilant contre tout passage en force qui piétinerait cette décision de justice.

    . . . . . .
    Alors maintenant, sur Saint-Sauveur : la ferme !
    P.A.R.C. et A.S.P.I., le 14 octobre 2021.
    #Lille #St_Sauveur #martine_aubry #Euralille #Euratechnologies #HelloLille #Lille3000 #Diplodocus #Résistance #béton #urbanisme #environnement #écologie #Métropole #intérêt_général #densification #attractivité #spéculation°immobilière

  • #Valérie_Gérard : « Ce #mouvement_anti-pass ne construit rien de commun mais prône la destruction de toute communauté » (Tracer des lignes)

    Essentiel : tel est le mot qui vient à l’esprit pour qualifier Tracer des lignes, le bref et percutant texte d’intervention que la philosophe Valérie Gérard vient de faire paraître aux passionnantes éditions MF sur la mobilisation contre le pass sanitaire. Car, depuis cet été, tous les samedis, on le sait, défile dans les rues de France un mouvement allant jusqu’à rassembler près de 300 000 personnes militant contre la mise en place d’un pass sanitaire. Mais qui compose réellement ce mouvement ? Lutte-t-il pour les libertés ou n’est-il qu’une variante d’extrême droite de la Manif pour tous qui a décomplexé l’homophobie en France ? A l’heure où l’antisémitisme règne sur les plateaux télé, cette lutte contre la dictature sanitaire et les grands groupes pharmaceutiques n’est-elle pas un nouveau tremplin pour les contre-révolutionnaires ? Autant de questions complexes et délicates que Diacritik ne pouvait manquer d’aller poser à l’autrice du déjà remarquable essai Par affinité. Amitié politique et coexistence le temps d’un grand entretien.

    Ma première question voudrait porter sur la genèse de votre salutaire Tracer des lignes : sur la mobilisation contre le pass sanitaire qui vient de paraître aux éditions MF. A quel moment précis avez-vous désiré prendre la parole sur ce mouvement français qui, cet été, a parfois rassemblé jusqu’à 300 000 personnes s’opposant à l’instauration d’un pass sanitaire ? Est-ce devant l’ampleur qu’y prenait l’antisémitisme notamment au mois d’août ou devant la tentation de certaines et certains de Gauche à vouloir participer à un mouvement dont le socle paraissait être la dénonciation du tout-sécuritaire de la gouvernance Macron ? Est-ce cette tentation qui vous a décidé à tenter de tracer des lignes claires afin de démêler ce mouvement qui dit l’époque, à savoir le confusionnisme ?

    J’ai d’abord eu besoin de mettre les choses au clair pour moi-même, après quelques conversations qui m’avaient laissée assez abasourdie ou perplexe, soit avec des gens qui m’expliquaient qu’ils défendaient la liberté contre l’autoritarisme en ne se faisant pas vacciner, et que se vacciner était un acte de collaboration avec la dictature en marche, soit avec des gens qui soutenaient sincèrement, mais un peu naïvement peut-être, qu’en participant à la mobilisation dite contre le pass sanitaire, ils œuvraient en faveur d’une troisième voie, la voie anti-pass mais pro-vaccins et pro-mesures sanitaires freinant la circulation du virus, sans s’interroger sur le sens d’une telle entreprise si elle reste inaudible. Si, sur les principes, sur les objectifs, les lignes peuvent être claires dans l’esprit de ces derniers, si c’est clairement depuis une position de gauche qu’ils contestent une nouvelle modalité du contrôle sécuritaire et l’autoritarisme de la présidence de Macron, on peut déplorer un aveuglement sur ce qui fait le sens d’un mouvement populaire. Ne pas poser la question de l’avec – avec qui on défile – et tolérer de se tenir aux côtés de manifestations d’antisémitisme ou de négationnisme de plus en plus décomplexées, c’est évidemment un problème.

    Mais ce qui m’a sans doute le plus déterminée est la confusion, qui règne dans beaucoup d’esprits depuis le début de la pandémie, entre la prise de mesures anti-covid et l’autoritarisme gouvernemental, confusion alimentée qui plus est par un usage purement idéologique de concepts philosophiques réduits à quelques clichés et mots d’ordre qui ne laissent de place ni pour la pensée ni pour une perception des faits. Je pense notamment aux concepts foucaldiens de « biopouvoir » et de « biopolitique », qui conduisent certains ou certaines à interpréter toute mesure sanitaire comme synonyme de contrôle de l’État sur les corps, preuve de la mainmise d’un gouvernement des médecins sur nos vies. C’est comme ça que, dès le premier confinement, on a vu un mouvement anti-sanitaire se développer en énonçant l’équivalence entre accepter des mesures anti-covid et se soumettre docilement à Macron ou même le soutenir. Ils ont réussi à configurer l’espace de sorte que la résistance aux mesures sanitaires paraisse la condition de la résistance au Pouvoir, et cet endroit-là est difficile à dénouer. De fait, cet été, des personnalités marquées à gauche qui prenaient position en faveur du mouvement contre le pass sanitaire d’abord au nom de la lutte contre le contrôle sécuritaire ont régulièrement tenu des propos antivax ou covidosceptiques, signe de l’inanité de la prétendue ligne « anti-pass, pas antivax ». C’est peut-être ça qui m’a poussée à prendre la parole publiquement, cette confusion-là, qui se réclame d’un héritage philosophique structurant à gauche, mais mal digéré et très malmené. Le discours idéologique sur le biopouvoir, figure cliché du mal sur laquelle toute mesure de protection devrait être rabattue (se laver les mains, mettre un masque…), fait obstacle à la possibilité d’une réflexion biopolitique qui soit horizontale et émerge des concernés et des concernées, comme celle qui s’était construite au moment de l’épidémie de SIDA et qui avait imposé, contre le déni des gouvernants, une véritable prise en compte de la maladie dans l’espace social et politique, ainsi que des mesures de défense contre la maladie.

    De nouveau, ce sont les malades, par exemple les personnes atteintes de covid longs, qui ont dû militer pour faire reconnaître cette dimension de la maladie, avec des médecins qui à leurs côtés tentent de trouver des thérapies, dans un espace institutionnel ou contre un espace institutionnel qui laisse peu de place pour ces soins, tant le problème a été nié longtemps en France. D’autres l’ont souligné avant moi : il n’y a pas de pouvoir des médecins dans cette pandémie, qui révèle tout sauf une emprise totale d’un biopouvoir sur nos vies. Le conseil scientifique est peu écouté et ses rapports sont régulièrement dissimulés, contre la loi qui exige qu’ils soient rendus publics sans délai, tant ils dérangent le pouvoir politique. Ça a été le cas l’hiver dernier lorsque le rapport préconisait un confinement que Macron refusait, ça a été le cas cet automne, où le rapport exigeant une solide politique de dépistage dans les écoles, que l’exécutif refuse, a été tenu secret 11 jours. Mais vous trouverez des gens qui confondent conseil scientifique et conseil de défense et vous expliquerons que le gouvernement des médecins a remplacé la démocratie. Beaucoup de médecins, loin d’avoir une position dominante dans la gouvernementalité à l’œuvre, travaillent au contraire autant qu’ils peuvent à la construction d’un mouvement critique d’un gouvernement qui multiplie les décisions les plus contre-productives d’un point de vue sanitaire.

    On notera qu’ils ne bénéficient d’aucun soutien du pouvoir politique lorsqu’ils sont harcelés et menacés de mort. Le Président préfère continuer à marquer sa déférence envers Raoult, un des héros des opposants et opposantes à toute mesure sanitaire, qui n’hésite pas à relayer des articles appelant à mettre à mort des médecins. On est donc très loin d’un gouvernement des médecins. S’il y a eu gouvernementalité biopolitique brutale, c’est sans doute dans la réduction de la vie au travail (dans les sphères duquel la circulation du virus était niée, et l’exposition au virus parfaitement assumée, « quoi qu’il en coûte »), et dans l’énoncé de la distinction entre « contacts utiles » et « contacts inutiles ».

    Mais, surtout, la biopolitique peut désigner autre chose. Quelques groupes réfléchissent à ce qui est possible en termes d’« autodéfense sanitaire », l’idée énonçant par elle-même la disjonction entre la question de la résistance au virus et celle de la soumission à Macron, ou plus généralement à un biopouvoir gouvernemental : une approche démocratique et égalitaire du virus et des mesures à prendre pour nous protéger les uns, les unes, les autres, et endiguer, autant que possible, sa circulation, est possible. Même si elle est entravée par le gouvernement. Ça pourrait même s’appeler « biopolitique », sans que ce terme désigne l’ennemi, si on était capable de penser que « politique » n’est pas synonyme de domination étatique. Il se trouve que c’est ce qui a été fait au Chiapas, alors que le gouvernement mexicain refusait de prendre des mesures anti-covid. Il se trouve que c’est ce qui a été fait dans certains quartiers au Brésil, dans certaines favelas, et que le pouvoir de Bolsonaro a interdit et entravé les mesures populaires et autonomes de défense contre le virus. Il suffit de regarder un peu au-delà des frontières pour voir à quel point l’identification entre combattre un pouvoir politique autoritaire et combattre toutes les mesures de défense sanitaire est inepte. Parfois, combattre le virus et combattre l’autoritarisme ou le fascisme font tout un. C’est aussi en me demandant comment on en est arrivé, en France, à assimiler se faire vacciner et soutenir Macron (la stupidité de la presse qui interprète le taux de vaccination comme un succès du Président donne un élément de réponse, mais pas suffisant), que j’ai éprouvé le besoin de tracer quelques lignes.

    Pour en venir au cœur de votre propos sur ce mouvement de prime abord nébuleux, la première ligne que vous tracez consiste à poser, en politique, la question de l’affinité. Vous avez signé en 2019 un important essai Par affinité. Amitié politique et coexistence dont votre propos ici démontre de manière imparable l’efficience intellectuelle et morale en ce que ce mouvement anti-pass pose selon vous une seule question si l’on admet, comme vous y invitez, à « se servir d’une boussole affinitaire dans ses prises de position » : avec qui défile-t-on ? En quoi ainsi la question centrale à se poser devant le mouvement antipass consiste-t-elle non pas uniquement à savoir pour quoi on défile mais avec qui on défile ? Peut-on défiler avec Florian Philippot et ne pas partager ses idées ? La manifestation n’est-elle précisément pas le premier lieu de toute communauté ?

    En effet, alors que, quand on pense la question de l’avec comme une question d’alliance, on croit pouvoir accepter n’importe quel allié pour atteindre ses fins, qui seules comptent – de toute façon, l’alliance, purement instrumentale, cessera une fois l’objectif atteint –, quand on la pense en termes d’affinités, on est conscient qu’une manifestation, qu’un mouvement social, constitue déjà, dans les formes qu’il prend, le monde qu’il cherche à faire advenir. Et avec qui on constitue un monde, ça compte. Toute manifestation est évidemment hétérogène et plurielle, mais on manifeste avec des gens avec qui des liens sont possibles et souhaitables. On est souvent attiré par un mouvement parce que les manières d’être, les types de lien qui y ont cours, sont désirables, et bonnes à partager dès maintenant (ou à l’inverse on est poussé hors d’un mouvement dont on aurait pu aimer le mot d’ordre parce que les manières et les liens y sont invivables – c’est ce que peuvent éprouver des femmes qui rejoignent un mouvement révolutionnaire et en sortent en constant sa structure sexiste et patriarcale). La question est moins de savoir si on peut défiler avec Philippot sans partager ses idées, que celle de savoir si on pense pouvoir partager quelque chose avec lui.

    Plus généralement, il n’y a pas en politique de principes désincarnés. Qui les énonce, en quels termes, avec quel ton, dans quelle conjoncture : ça change tout. Un « non à la surveillance de masse » énoncé par l’extrême-droite, avec une rhétorique antisémite et négationniste, ne peut être détaché ni de son milieu d’énonciation ni des moyens de son énonciation. L’imaginaire qu’il constitue en étant relayé n’est pas émancipateur, même si le mot d’ordre pourrait le faire croire. Dans la mesure le mouvement a surtout ce ton-là, où on a tous vu les affiches « pass nazitaire » avec des S évoquant la SS, le rejoindre, c’est le renforcer, et renforcer cet imaginaire, en augmentant la confusion générale. À défiler avec des fascistes contre l’autoritarisme, on risque alors surtout de renforcer le fascisme, et, à terme, l’autoritarisme.

    Prétendre défendre des principes et des objectifs quels que soient les alliés qu’on se trouve, faire passer des idées avant les gens, c’est agir en idéologue, pour qui le monde doit se plier aux idées, au mépris de ce qu’il se passe, en termes de constitution de forces, d’imaginaires, de liens, et déjà d’un monde. Partir non pas des idées mais des gens, ce qui est une autre manière de décrire la manière affinitaire de s’orienter, conduit à considérer, dans un mouvement, au-delà de ses objectifs affichés, ses moyens, les manières d’être qui s’y déploient, son répertoire d’action, les affects qui le traversent, l’atmosphère qu’il charrie. L’atmosphère qui accompagne ce mouvement, c’est la violence exercée contre des soignants et les soignantes, agressé·e·s ou menacé·e·s, c’est l’antisémitisme et le négationnisme (qui ont par ailleurs libre cours sur les plateaux de télévision), c’est l’affirmation d’un ultralibéralisme assez forcené.

    Un des points centraux de votre réflexion consiste à vous demander si ce mouvement de contestation, par son ampleur et ses enjeux, rejoint l’ampleur et les enjeux des mouvements de 2016 contre la Loi Travail et de 2018 avec les Gilets jaunes. D’emblée, vous affirmez à juste titre et avec force que ce mouvement contre le pass n’a rien à voir, en dépit de la présence de Gilets jaunes, avec le mouvement de l’hiver 18. Pourquoi vous semble-t-il différent ? Vous établissez notamment une différenciation majeure sur la nature de la violence : les Gilets jaunes n’ont jamais appelé à la violence contre des personnes mais ont uniquement commis des actes de vandalisme. Pourtant, les Gilets jaunes vouaient une haine manifeste à Macron. Quelle différence fondamentale émerge alors cependant ?

    Je suis en effet revenue sur la comparaison entre ce mouvement et le mouvement des Gilets jaunes parce qu’elle a été assez récurrente cet été. À gauche, beaucoup avaient vu dans le mouvement des Gilets jaunes, lorsqu’il a commencé, un mouvement poujadiste auquel ils ne voulaient pas se joindre, puis ils se sont rendus compte qu’ils passaient à côté de quelque chose et l’ont rejoint (ou ont continué à le mépriser en raison d’un certain mépris de classe). Pour certains ou certaines, il y a peut-être eu une peur de reproduire la même erreur. C’est ainsi que j’ai lu plusieurs fois des arguments du type : « ceux qui critiquent le mouvement anti-pass refont la même erreur que du temps des Gilets jaunes, ils passent à côté d’un grand élan démocratique et manifestent leur haine du peuple et leur mépris de la démocratie. » Comme la pandémie a interrompu une série de mouvements très forts (2016, 2018, comme vous le rappelez, mais aussi le mouvement contre les retraites juste avant l’arrivée du Covid), la tentation pouvait être grande de voir cette série reprendre cet été, sur un mot d’ordre qui a du sens à gauche.

    À mes yeux ce mouvement n’est pas une reprise des Gilets jaunes, même s’il peut y avoir des continuités de personnes, parce qu’il n’en reprend pas le sens, et n’installe pas la même atmosphère dans le pays. Le mouvement des Gilets jaunes était divers, il y a avait des gens d’extrême droite dans les cortèges, mais ils ne donnaient pas son ton au mouvement. C’était d’abord un mouvement de précaires contre une gouvernance capitaliste écrasante. C’était aussi un mouvement où, quotidiennement sur les ronds-points, du commun s’est construit. Ce mouvement anti-pass ne construit rien de commun. Il prône au contraire la destruction de toute communauté : comment qualifier autrement le refus de mesures partagées de défense commune contre un virus, le refus de mesures d’attention et de protection réciproques ? Ce refus est manifeste dans les formes que prend la violence. Alors que la violence des Gilets jaunes visait des symboles de l’oligarchie ou du pouvoir impérial (Fouquet’s, Arc de Triomphe…), la violence des anti-pass vise des centres de vaccination, des centres de dépistage du covid : des lieux et des symboles du soin, de la sécurité et de la solidarité sociales. Elle s’en prend aussi, ainsi, à des personnes, des soignant·e·s agressé·e·s, ou menacé·e·s, ce qui fait encore une différence avec la violence des Gilets jaunes. Certes ces derniers haïssaient Macron, mais en régime de présidence à ce point monarchique, il est difficile de distinguer l’homme de la fonction, la personne d’un régime écrasant et honni. Là, ils s’en prennent à des gens qui sont sur le pont depuis 18 mois pour soigner les gens et informer le public sur le fonctionnement du virus et les moyens de s’en protéger.

    Loin de ranger ce mouvement anti-pass du côté des Gilets jaunes et de pouvoir rabattre l’antisémitisme de ce mouvement sur celui de l’hiver 18, vous le rapprochez plutôt du mouvement de la Manif pour tous. En quoi ainsi s’agit-il pour vous d’un mouvement similaire ? Quelles sont leurs affinités respectives ? Vous dites notamment que, dans un cas comme dans l’autre, c’est « une force destructrice de l’égalité et des libertés qui s’ancrent dans l’égalité ». En quoi s’agirait-il donc d’un mouvement qui, en fait, sous prétexte de liberté, attaque l’émancipation ? Pourquoi, selon vous, le fascisme constitue-t-il le point commun entre ces deux mouvements ?

    En tout cas, ce mouvement a suscité en moi le type d’affects que la Manif pour tous avait suscités : l’inquiétude à voir se constituer une force destructrice de toute émancipation, lourde de dangers pour l’avenir. De fait la droite ultra a pris des forces en 2013. Ce qui rapproche ces mouvements, ce sont d’abord des personnes influentes (Henrion-Claude, Fouché, Di Vizio, ou Barnérias, le réalisateur de Hold up). Ensuite, ce sont ensuite deux mouvements qui ont encouragé, par leur existence, la violence contre les personnes (les agressions contre les homosexuelles et les homosexuels ont augmenté dans le sillage de la manif pour tous, cet été les agressions contre les soignantes et les soignants ou les structures de soin étaient quotidiennes). Il n’y avait rien de tel du temps des Gilets jaunes. Ce sont deux mouvements qui manient le confusionnisme : la Manif pour tous reprenait l’imagerie et des slogans de 68 pour son projet discriminatoire, dévoyant par exemple les principes capitalistes en reliant l’opposition au mariage pour tous et la lutte contre la marchandisation des corps ; le mouvement anti-pass pratique le même type de confusion, en mobilisant le « slogan » « mon corps mon choix » ou les principes de la lutte contre les violences sexuelles, par exemple, pour s’opposer au vaccin. La Manif pour tous s’attaquait évidemment à l’égalité. Le mouvement anti-mesures sanitaires aussi, même si c’est moins direct : refuser de lutter collectivement contre le virus, c’est refuser de construire collectivement une égalité face au virus et considérer que les plus forts s’en sortiront, et tant pis pour les plus faibles. Ce qui s’exprime, c’est une forme de darwinisme social, une forme d’eugénisme, qui n’a rien d’émancipateur.

    Je ne sais pas jusqu’où la comparaison avec la Manif pour tous peut être tenue : elle est au départ plutôt heuristique. Mais, dans les deux mouvances, on se réclame d’une certaine nature (d’un côté des sexes et des orientations sexuelles, de la famille, de l’autre côté, des systèmes immunitaires) pour refuser la construction politique d’une égalité. Ce sont des mouvances où on est prêt à pratiquer la violence contre des lieux du soin pour empêcher les pratiques qu’on réprouve (les avortements, la vaccination) – ces pratiques fascistes, comme le sont les menaces et intimidations de personnes en manifestation, suffisent à prouver que la revendication de « liberté » est vide et dissimule une contestation de toute politique de santé publique.

    Mon autre question découlant de la précédente serait celle-ci : est-ce que finalement ce mouvement ne met pas en lumière que défendre la liberté, comme va le faire pendant la campagne Marine Le Pen, ce n’est pas défendre une valeur de droite contre une valeur de gauche, l’émancipation ? Est-ce que défendre la liberté, c’est-à-dire défendre un droit de consommer et une manière de confort individualiste et autarcique, c’est désormais être de droite ? Enfin, est-ce que ce mouvement anti-pass s’attaque véritablement au pouvoir macroniste ? N’a-t-il pas plutôt pour vocation de détruire des lieux de solidarité et de protection sociale comme les centres de vaccination ? Comment expliquer, par ailleurs, qu’il n’y a pas une répression policière aussi importante que pour les mouvements de 2016 et 2018 en dépit de l’ampleur des mobilisations chaque samedi ?

    Je ne sais pas si défendre la liberté, c’est désormais être de droite, dans la mesure où la liberté a toujours été théorisée à droite et à gauche. La liberté comme valeur de droite, c’est aussi vieux que le libéralisme à l’époque de la naissance du capitalisme. Contre cette conception de la liberté, ce que montrait Rousseau par exemple, c’est que l’égalité est ce sans quoi la seule liberté qui existe est celle, pour les mieux dotés, en richesses, en réseaux, en forces, d’écraser et de dominer les autres. L’égalité est alors ce qui libère des relations de domination présentes dès qu’il y a inégalité, dès qu’il y a discrimination. Ça me permet de revenir à la question précédente sur les libertés qui s’ancrent dans l’égalité. Revenons à la situation actuelle : sans construction collective d’une égalité face au virus, si règne ce que prônent ceux et celles qui s’opposent aux mesures sanitaires, ce qui est construit, c’est un monde dans lequel les personnes les plus fragiles, parce qu’immuno-déficientes par exemple, n’ont plus de liberté de mouvement depuis plus d’un an. Elles payent le prix de la « liberté » de ne pas mettre de masque, de laisser le virus circuler, etc. La liberté qui est défendue, c’est en effet une liberté purement égocentrique, celle d’individus qui considèrent « il n’y a pas de société », comme disait Thatcher. Que la réciprocité, la mutualité, la solidarité, n’ont pas d’importance. C’est conception libertarienne de la liberté, qui n’est qu’un nom donné au refus de tenir compte de l’autre et à la passion de domination.

    Parmi les anti-pass, sur cette question de la liberté aussi la confusion est grande. La liberté que certains ou certaines pensent opposer à l’État autoritaire est finalement opposée à la prise en compte du fait que nous coexistons, que nous ne sommes pas des monades isolées autarciques, et que, en conséquence, nous accorder sur des mesures pour nous protéger mutuellement, c’est source de puissance collective, redistribuée égalitairement. Ça n’entrave la liberté rêvée que de ceux et de celles qui refusent de reconnaître la dimension collective de l’existence (alors que leur vie est soutenue par la collectivité). La « liberté » est un signifiant assez vide, si on ne précise pas comment on l’entend. La clé est sans doute de savoir si on la conçoit comme appartenant par nature à l’individu autarcique (ce qui n’est qu’une illusion que seule une position de domination rend possible), et alors on pense que la communauté, et l’autre, l’entravent, et la seule solution pour ne pas être entravé est de les dominer, ou si on la conçoit comme produite horizontalement, politiquement, par la mise en commun de nos forces.

    Ainsi compris, le mouvement anti-pass ne s’attaque pas au pouvoir macroniste : l’individu ultralibéral qui le constitue est au contraire en phase avec ce pouvoir. S’en prendre à la sécurité sociale, aux dispositifs de solidarité, c’est ce que fait cette présidence d’une autre manière et à une autre échelle.

    Je ne sais pas pourquoi la répression policière n’est pas aussi forte que lors des mouvements de 2016 et 2018, mais c’est assurément un signe qu’il n’y a pas continuité. Et ce fait est particulièrement notable, dans la mesure où le traitement de la pandémie a souvent été policier plutôt que sanitaire. Les confinements et couvre-feux ont permis de quadriller encore plus les banlieues. Mais, manifestement, les anti-pass qui défilent ne sont pas traités comme des ennemis par le pouvoir. On pourrait aussi gloser sur le fait que la police est dispensée du pass, ce qui semble indiquer une certaine affinité avec le mouvement.

    Un des points centraux de votre réflexion consiste à poser, au cœur de la politique, la question de l’élection par affinité et la puissance politique. Vous affirmez ainsi que la question de la vaccination ne se joue pas uniquement sur le terrain de la preuve scientifique mais devient une éminente question politique. Convoquant une vision de la politique fondée sur des préférences pour des liens afin de promouvoir une logique de coexistence, vous défendez, en vous appuyant sur Hannah Arendt, une préférence affective pour le vaccin contre « la prétendue détention d’une vérité » par les antivax : évoquant une « inclination affective pour un mode d’être avec », vous dites ainsi : « je préfère prendre le risque d’avoir tort avec des gens avec qui la vie serait sensée, que raison avec les autres, avec qui je n’ai pas envie de vivre, de partager le monde ».
    Prenant à rebours la question scientifique, vous faites du monde du vaccin une manière d’être ensemble : en quoi le mouvement contre le pass sanitaire est-il pour vous une attaque de la solidarité et du contrat social, un mouvement profondément contre-révolutionnaire finalement ? En quoi finalement construit-il une communauté sur la destruction de toute communauté ?

    Sur le vaccin, je refuse de me placer sur le terrain de l’argumentation scientifique parce que ce n’est pas dans mes cordes. J’admets que je fais confiance aux études, aux protocoles scientifiques, et aux médecins qui le recommandent. Une discussion avec les antivax qui s’imaginent être devenus spécialistes de ces questions n’aurait à mes yeux aucun sens. Par contre on peut rechercher ce que dissimule le recours à un registre supposément scientifique. Lorsqu’on n’a pas affaire à des gens qui ont sincèrement peur parce qu’ils ont entendu les discours de ceux et de celles qui veulent propager la peur, mais à des opposants et opposantes convaincues au vaccin, derrière la haine pour le vaccin, on trouve l’affirmation eugéniste de la confiance dans de bonnes défenses naturelles, et le refus de construire, face à une menace partagée, une réponse collective. On tient à s’en sortir seul – et on imagine que ça sera le cas parce qu’on est mieux doté, qu’on prend davantage soin de soi, etc. Peu importe que le virus continue à circuler, qu’il risque de muter, etc. : ce n’est pas notre affaire. Comme on l’a beaucoup trop entendu, « tout ça pour sauver des vieux ». C’est en cela que c’est un mouvement de déliaison politique, qu’on peut dire contre-révolutionnaire, en effet, si on admet qu’on se politise et qu’on se constitue en force révolutionnaire quand on éprouve que le sort d’une personne dans une communauté est l’affaire de tous, et que la solidarité est à construire.

    C’est pour cette raison que j’écris que je préfère l’idée de vaccin à l’idée de sélection naturelle par les défenses immunitaires, de même que je préfère être avec des gens qui défendent l’idée de vaccin, et donc qui prônent une défense collective contre un virus, qu’avec des gens qui comptent s’en sortir seuls et se désintéresser du sort des autres – je ne vois tout simplement pas ce qui est possible avec les derniers. Préférer la manière d’être des uns (des unes) ou des autres, c’est une question de sensibilité, et de sensibilité qui a une dimension éthique et politique.

    Plusieurs fois, afin de désamorcer l’identification entre se faire vacciner et approuver Macron, des médecins ont dit : « le vaccin n’est pas une question politique, c’est une question scientifique ». Je pense au contraire que c’est une question politique, en un autre sens de « politique » : c’est une forme de la coexistence qui se dessine dans la préférence pour le vaccin. De toute façon, les faits scientifiques ne commandent pas les décisions pratiques. Ce sont les désirs qui déterminent les orientations (et éventuellement on va se réclamer de « la science » pour justifier a posteriori le désir). Il ne suffit pas qu’un vaccin marche et ne soit pas dangereux pour qu’il soit promu par une politique de santé publique : il faut un désir d’éradiquer un virus. Et, contrairement aux discours pseudo-foucaldiens, instaurer des mesures sanitaires, ça ne revient pas nécessairement à soumettre les vies à l’emprise de la rationalité. D’autres logiques peuvent être en jeu : le désir de mettre fin à un épisode pandémique pénible, une sensibilité à l’autre, une tendance à y faire attention.

    C’est parce que cette dimension affective des orientations politiques est si importante qu’on peut être amené à penser cette formule qui résume un peu le principe d’une orientation affinitaire : « je préfère risquer me tromper avec des gens avec qui je pense que la vie est sensée, plutôt qu’avoir raison avec ceux avec qui je ne peux envisager de partager ma vie ». Ça pourrait signifier quelque chose du type : admettons que les complotistes libertariens aient raison, et qu’on se trompe de l’autre côté, je préfère quand même faire partie de ceux qui tentent la réponse collective et solidaire. Ça a plus de sens, le monde est plus sensé si cette tentative existe.

    Ma question suivante voudrait revenir sur l’arc confusionniste qui domine ce mouvement. Selon vous, il y a une ambiguïté savamment entretenue entre les anti-pass et les anti-vax qui bien souvent sont en vérité les mêmes. En quoi, selon vous, finalement ce mouvement anti-pass serait tout simplement un mouvement antivax qui n’oserait pas dire son nom ?

    La frontière entre mouvement anti-pass et mouvement anti-vax est en effet poreuse. De fait, les prises de parole ou les discussions sur le pass sanitaire dévient à peu près systématiquement sur le problème des vaccins, et, plus, généralement, des mesures sanitaires en général. On se retrouve pour parler du pass, et très vite quelqu’un demande, outré, jusqu’à quand on va supporter le gel hydro-alcoolique, et sort un couplet sur la dictature du masque. On peut quand même se demander pour quel genre de subjectivité il serait insupportable hors pandémie de s’isoler quelques jours, de mettre un masque et de se laver les mains pour ne pas transmettre une maladie, gestes qui ne peuvent alors relever que de l’injonction verticale. Les anti-pass sanitaire sont souvent anti-tout (antivax, anti-masques, anti-confinements, etc.), sauf anti-covid. Les pancartes dans les cortèges sont à cet égard éloquentes.

    On ne peut pas penser ce mouvement en faisant abstraction du mouvement anti-sanitaire qui s’est constitué depuis le début de la pandémie, et qui s’est structuré autour de la nébuleuse complotiste covido-sceptique. On pourrait peut-être opérer des rapprochements avec le mouvement du Tea-Party et celui qui a envahi le Capitole en janvier dernier. Et ce mouvement anti-sanitaire, il pourrait d’ailleurs être intéressant d’en faire une lecture genrée, dans la mesure où l’affirmation de soi anti-masque anti-vax anti-gel hydroalcoolique – je refuse de prendre sur moi pour faire attention à l’autre – a un côté viriliste qui était assez manifeste sur des pancartes « sans masque et sans capote ».

    Enfin ma dernière question voudrait porter sur l’éclairant et très juste rapprochement que vous opérez entre le mouvement anti-pass et la politique macroniste face à la pandémie. Vous dites que Macron et les anti-pass défendent la même vision d’une politique non-solidaire et résolument individualiste. Vous citez notamment les impensables atermoiements pendant plus de 5 mois de la campagne de vaccination en France ou encore les déclarations de Macron affirmant jusqu’en décembre 2020 ne pas avoir assez de recul sur le vaccin. Vous dites d’ailleurs : « Il n’y a pas de politique sanitaire en France. Il y a en revanche une augmentation du contrôle policier, c’est certain. » Pourriez-vous nous expliquer cette formule ?

    J’ai en effet été frappée, les premiers mois de la campagne de vaccination, de voir à quel point le gouvernement fabriquait une approche individualiste de la question : pour les actifs et les actives exposé·e·s qui souhaitaient avoir accès au vaccin, pendant des semaines, il fallait trouver un piston, ou avoir un coup de chance, mais la résolution était individuelle. En refusant de protéger réellement les gens, dans les transports, dans les écoles par exemple, le gouvernement contraint aussi à rechercher individuellement à se protéger (pour ceux et celles qui peuvent se le permettre financièrement). Cette vision individualiste n’est pas le seul point commun entre le gouvernement et les anti-pass. Le gouvernement a participé au covido-scepticisme, en niant l’arrivée de la pandémie en mars 2020, puis en niant pendant des mois la transmission du virus par aérosolisation, l’existence des covid longs, la transmission du virus chez les enfants, l’existence du virus dans les écoles. Il a participé au mépris de la science en refusant de tenir compte des recommandations scientifiques. Il n’y a pas de politique sanitaire en France au sens où les mesures qui sont prises s’accompagnent d’exceptions ou de clauses qui leur diminuent leur intérêt sanitaire (isolement pour les malades du covid – sauf deux heures par jour ; pass sanitaire – valable avant que le vaccin ait fait son effet ou jusqu’à 72 heures après un test anti-génique, fermeture des universités mais ouverture des écoles, etc.). Il n’y a pas de politique sanitaire dans la mesure où il y a un refus obstiné de toute mesure qui soit efficace et non punitive : par exemple installer des filtres à air dans tous les lieux recevant du public. Les mesures principales auront été des mesures de police (couvre-feu, confinement avec attestation donnant lieu à des contrôles arbitraires, confinement pour toute activité non économique (« non utile »), pass sanitaire) qui laissaient le virus circuler. Aucune mesure n’a été prise aux frontières contre le virus initial puis contre les variants anglais et delta. Le gouvernement s’apprête à faire retirer les masques aux enfants non vaccinés, indépendamment de l’incidence du virus dans leur classe d’âge. C’est pourquoi il me semble qu’une véritable opposition au gouvernement consisterait à exiger et à construire une véritable politique de défense collective contre le virus, au lieu de fantasmer un gouvernement biopolitique qui aurait imposé une dictature sanitaire. De manière générale, il y a suffisamment de raisons de lutter contre cette gouvernance pour ne pas fantasmer une dictature sanitaire.

    https://diacritik.com/2021/10/05/valerie-gerard-ce-mouvement-anti-pass-ne-construit-rien-de-commun-mais-pr
    #anti-pass #pass_sanitaire #anti-vax #biopolitique #résistance

    • Tracer des lignes. Sur la mobilisation contre le pass sanitaire

      Ces quelques considérations, forcément partiales, tentent de lire la situation sanitaire en général et en particulier le mouvement anti-pass sanitaire de cet été à l’aide d’une boussole affinitaire. Un des buts de ce texte est de tracer quelques lignes claires dans une période qui se caractérise par une grande confusion. Il s’agit de poser la question de l’avec : avec qui il n’est pas concevable de se mobiliser, avec qui il est désirable de vivre et possible d’œuvrer à un monde commun, avec qui on pense, et selon quel régime (croyance, vérité). Il s’agit aussi de considérer, dans un mouvement social, l’atmosphère qu’il contribue à créer et ou à renforcer et les différentes pratiques qu’il charrie. Valérie Gérard poursuit avec ce bref essai le travail de réflexion commencé dans son précédent livre, Par affinités : amitié politique et coexistence (éditions MF, 2019).

      https://www.editions-mf.com/produit/108/9782378040420/tracer-des-lignes

      #livre

      @colporteur en parle sur ce fil de discussion :
      https://seenthis.net/messages/931163#message931175

    • Il en parle car justement j’avais posté cette vidéo car elle était une des invités de ce débat organisé par @lundimatin, avec en face des gens de gauche utilisant le concept de biopolitique comme elle le critique. :)

      Mais elle a eu du mal à faire entendre ce son de cloche au milieu de tous ces agambenophiles (ce dernier ayant vraiment raconté n’importe quoi sur le covid).

      #Valérie_Gérard #anti-sanitaire #avec_qui

    • Ce mouvement anti-pass ne construit rien de commun mais prône la destruction de toute communauté
      J’adore ce discours...
      Valérie Gérard aime tant le « commun » qu’elle rejoindra sans doute le nouveau parti d’En Marche vers La Maison Commune d’Emmanuel Macron. :)))

      Au moins en Italie la communauté des travailleurs et travailleuses réagit face à l’obligation de ce pass qui n’ a rien de sanitaire par une grève générale !

      Forza Italia !

      Grève générale et manifestations dans toute l’Italie contre la politique de Draghi et le pass sanitaire qui sera obligatoire à partir du 15 octobre pour pouvoir travailler. Au moins un million de travailleurs se sont mis en grève selon les syndicats.
      Grève générale et manifs dans toute l’Italie aujourd’hui contre Draghi et le pass sanitaire et on n’a toujours pas un seul article d’un média français. Ce n’est pas normal que la seule manière de s’informer sur les manifestations à l’étranger ça soit sur les réseaux sociaux.

      #SCIOPEROGENERALE #Italie
      https://twitter.com/AnonymeCitoyen/status/1447603098436915205
      https://www.youtube.com/watch?v=AcnJUNu9KZ0

    • Malheureusement, cette interview n’est qu’un gloubiboulga de simplifications, de poncifs et de sophismes, voire d’imbécilités, qui tournent à l’eau de boudin.

      Petit florilège :
      – « l’antisémitisme règne sur les plateaux télé » ; ça commence fort ! par exemple, il ne me semblait pas qu’il s’agisse du fond de commerce de la coqueluche actuelle des media, mais j’avoue ne pas être un fin connaisseur de ses discours.
      – « manifestations d’antisémitisme ou de négationnisme » ; on parle du « qui ? » sur 3 pancartes qui résumerait la pensée de centaines de milliers de manifestants ? Peut être que notre philosophe en herbe devrait prendre un peu de recul face aux procédés minables des media pour décrédibiliser le moindre mouvement.
      – antipass = antivaccin = antisémite, car si on s’accordait sur un point, on s’accorderait sur tous les points. Ah ? Ça marche aussi dans l’autre sens ? « propass = pro-Darmanin = "Les juifs volent les vrais français" » ? ça va devenir difficile de choisir son camp !
      – « des personnalités marquées à gauche [...] ont régulièrement tenu des propos antivax » ; des noms !
      – « les Gilets jaunes n’ont jamais appelé à la violence contre des personnes » ; hé non, les flics se prenant des pavés, les employés de banques pris à partie, ils n’existent pas ! et on ne parle pas des nombreux morts sur la route dus aux manifs sauvages...
      – « des soignant·e·s agressé·e·s, ou menacé·e·s » ; alors que bien sûr, le pass ne jette pas à la rue des (centaines de ?) milliers de soignants. Pourra-t-on sombrer plus bas ?
      – propass = pro-mesures sanitaires ; sauf que les gestes barrières sont officiellement inutiles si on a son pass, voire interdits de fait dans les bars/restos des propass où on se fait enguleur si on garde son masque.
      – enfin, le coup de grâce de la dernière question : Macron est en fait un crypto-antipass. Là, j’avoue, chapeau bas : même Hollywood ne serait pas capable d’un tel rebondissement.

      C’est dommage, d’ailleurs, on aurait pu tirer de ce dernier paragraphe un bon début pour ensuite critiquer certains aspects des manifs antipass, mais sous sa forme actuelle, le texte ressemble plus à un ramassis de fantasmes antipopulaires que conclut une prise de distance vis à vis de Macron pour se blanchir à peu de frais.

    • Tu t’es créé un compte juste pour dire ça ? :p

      – Commencer déjà par amalgamer ce qui vient du journaliste et ce qui vient de l’interviewée, comme si les deux pensaient la même chose. Valérie Gérard n’a pas parlé d’antisémitisme dans les médias (et elle n’y réagit pas non plus puisque ce n’est pas dans une question mais dans l’introduction ajoutée par le journaliste).
      – « sur 3 pancartes » ? LOL. Là on pourrait dire discrédit direct. :p … Pour qui est allé voir les manifs et pour qui regarde régulièrement les vidéos non pas du tout monté par « les médias » mais les vidéos directement filmés par les promoteurs des manifs, les pancartes de ce genre sont massives et il y a mille autres choses que juste le « qui », qui était UNE des choses médiatisés et qui a fait du bruit. Des pancartes à connotations complotistes anti <insérer un nom à connotation juive> (ce qui vaut pour tous les morceaux de rap complotistes aussi) mais aussi toutes les utilisations/récupérations indécentes : « pass nazitaire », étoile jaune, etc. C’est une euphémisation immonde qui est totalement liée à une ambiance générale tolérante à l’antisémitisme.
      – Par ailleurs tout le propos n’a rien à voir avec dire que tous ceux dans ces manifs sont antisémites ou antivax mais au contraire de poser la question : une très grosse partie, dont les organisateurs principaux de ces mouvements sont explicitement liés à l’extrême droite et au complotisme et aux antivax DONC ceux qui ne le sont pas : avec qui est-ce qu’on manifeste, est-ce que c’est vraiment manifester pour la liberté que de se liguer avec ces gens là ? Clairement non pour elle.
      – « Des noms ! » : la phrase entière « des propos antivax ou covidosceptiques » : Mucchielli en premier lieu, qui vient à l’esprit immédiatement, lui qui était invité et cité comme analyste/critique des politiques sécuritaires depuis des années dans plein de médias de gauche… plusieurs figure de prou des Gilets Jaunes ont tenu de tels propos… plein de rappeurs et rappeuses indés/politiques… plus généralement plein de monde dans le milieu de la culture, de la musique, se sont mis à raconter n’importe quoi et à minimiser y compris avant le vaccin, dès les obligations de masque et de jauge (pour promouvoir le fait de reprendre leurs activités censément plus importantes que > 300 morts par jour)… des philosophes comme Agamben ont raconté absolument n’importe quoi, et moult agambeniens à la suite chez lundimatin etc… et là je cite vite de tête, je peux en trouver un paquet en fouillant 30min dans les archives, rien qu’ici sur seenthis. Trop easy.
      – Les gilets jaunes causant des morts, et 3 cailloux jetés sur des flics, t’es un troll en fait ? Sans commune mesure avec l’augmentation systémique de la violence dans le sillage de la Manif pour tous (contre les homos) et des manifs anti sanitaire (contre les soignants et lieux de soins)
      – « le pass ne jette pas à la rue des (centaines de ?) milliers de soignants » : tu tombes pas plus bas toi, tu t’envoles ! Ya un ordre de grandeur de 15000 suspensions temporaires (certains ont leur vaccin au final et réintègrent), et 1500 démissions… allez 20000 pour arrondir au supérieur… suuuur : 2,7 millions de soignants. 0,7% de réfractaires (et encore je le redis, certains réintègrent en fait car n’avaient juste pas encore la 2ème dose) : c’est « un peu » moins que dans la police HAHA.
      – « les gestes barrières sont officiellement inutiles si on a son pass » : si tu te mets à écouter le gouvernement maintenant, faudrait savoir ! Valérie Gérard écoute plutôt le consensus scientifique de ce que j’ai compris, or ce dernier ne cesse d’affirmer qu’il ne faut SURTOUT PAS relacher les gestes barrières même avec le pass : garder le masque, rester en extérieur au max, etc.
      – Macron n’est pas anti-pass mais bien aussi anti-sanitaire : il s’en branle un peu de ça, ce qui compte c’est l’économie et les intentions de vote. Si certaines mesures du consensus scientifique vont dans le sens de l’économie, il prend. Sinon il rejète. Il en a rien à foutre du conseil des scientifiques, c’est le conseil de défense qui compte. Les masques ? Ça sert à rien à la base. Les enfants ? Ça transmet pas du tout le virus et ils peuvent tous allez en cours et sans masque pendant des mois même quand les grands doivent le mettre. Etc etc.

      Bref, tu racontes n’imp et tu lis (volontairement) mal.

    • J’ai l’impression qu’il y a quand même de moins en moins de gens de « gauche » qui défendent ces manifs, même chez les plus exaltés (et pénibles) du début de mouvement, mais faut avouer que les derniers à le faire sont souvent des beaux spécimens de mauvaise foi.
      Chez moi les manifs sont maintenant conduites par Civitas, ça a le mérite d’être bien clair.

    • @Rasta

      Pas loin... en l’occurrence, ce compte, je l’avais créé il n’y a pas si longtemps pour dénoncer la chronique ridicule d’un certain Beaulieu. Encore une fois concernant les manifs antipass.

      Ça fait plus de 20 ans que je consulte régulièrement le rézo, malheureusement, depuis ces vacances d’été, la qualité a bien chuté et ça me fait suffisamment chier pour que je vienne me plaindre. Et je ne suis pas contre les avis différents, je suis contre les avis de merde, surtout quand ils me traitent d’antisémite. Si je veux entendre des réflexions bidon contre les antipass, je n’ai qu’à lire la presse mainstream, pas besoin de venir ici.

      Et je lis ta réponse et ça re-commence fort : « Valérie Gérard n’a pas parlé d’antisémitisme dans les médias (et elle n’y réagit pas non plus [...] ».

      Effectivement, si tu n’as pas lu le texte, ça ne sert à rien d’aller plus loin : dès la deuxième réponse, « c’est l’antisémitisme et le négationnisme (qui ont par ailleurs libre cours sur les plateaux de télévision). » Pour qq’un qui m’accuse de lire « (volontairement) mal », c’est le pompon.

      Je ne vais pas m’amuser à ressasser tous les points, mais juste un seul : ces manifs seraient infestées de messages antisémites ? C’est du grand n’importe quoi : l’état et les media sont trop content d’utiliser ça pour décrédibiliser le mouvement, et ils scrutent justement chaque pancarte de chaque manif pour en faire leur choux gras.

      Après, qu’il y ai des antisémites dans les manifs, ben oui, bien sûr, de la même manière qu’il y en a partout : chez les GJ, la manif pour tous, les flics, les tourneurs-fraiseurs, Eurodisney et sans doute sur Mars si on y découvre de la vie. Qu’est ce qu’on peut en déduire ? que dalle. Tu te rends compte si qq’un venait te dire que le pass sanitaire était antisémite parce que la première personne de France à l’imposer l’était ? Tu n’aurais pas l’impression d’une certaine vacuité dans l’argumentation ?

      Maintenant, si tu as des liens intéressants qui démontrerait que ces manifs sont toutes gangrenées, je suis preneur, mais tout ce que j’ai vu par moi même et lu sur le sujet jusqu’à maintenant, c’est le vide intersidéral. Et quand, par dessus ça, la quasi totalité des media ou ta copine Valérie taisent la puanteur de Darmanin, c’est d’une hypocrisie qui donne la nausée.

  • Quelques réflexions sur l’engagement et le non-engagement
    https://ricochets.cc/Quelques-reflexions-sur-l-engagement-et-le-non-engagement.html

    Un atelier d’écriture à Die au cinéma occupé en mai-juin a posé un peu à la question de l’engagement, un sujet complexe et important. Voici en vrac quelques débuts de réflexions que j’en ai tirées. On pourrait définir l’engagement comme des actions personnelles qui sortent du pur intérêt égoïste et qui se mettent au service altruiste de questions collectives et du bien commun. Il peut exister toute sorte d’engagements personnels : pour LREM, pour l’extrême droite, pour le techno-capitalisme, pour l’anarchie (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle

  • Argent, progrès technique et emploi ne nous intéressent pas
    https://ricochets.cc/Argent-progres-technique-et-emploi-ne-nous-interessent-pas.html

    Des exemples de résistance au techno-monde par des femmes de Bretagne et des indigènes, puis quelques exemples de possibles améliorations sociales sans pour autant céder à la civilisation industrielle. I. « ON NOUS DEMANDE POURQUOI NOUS SOMMES CONTRE LA CENTRALE. ET NOUS, ON DEMANDE : POURQUOI UNE TELLE CENTRALE ? ICI ? On est tranquille ici chez nous. Jusqu’à présent, on ne nous avait rien proposé, pas d’industrie, pas de boulot, on nous ignorait. Les hommes ont été obligés de partir et nous de nous (...) #Les_Articles

    / #Technologie, #nucléaire, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, (...)

    #Féminisme

  • Le Monde selon #Modi, la nouvelle #puissance indienne

    « Aucune puissance au monde ne peut arrêter un pays de 1,3 milliard d’habitants. Le 21e siècle sera le siècle de l’Inde ».
    #Narendra_Modi, nationaliste de droite, à la tête de l’Inde depuis 2014, est le nouvel homme fort de la planète. 3ème personnalité la plus suivie sur Twitter, au centre de « l’Indopacifique », une nouvelle alliance contre la Chine. C’est l’histoire d’un tournant pour l’Inde et pour le monde.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/62159_1

    #film #film_documentaire #documentaire
    #Inde #Savarki #culte_de_la_personnalité #nationalisme #cachemire_indien #purge #militarisation #couvre-feu #RSS #patriotisme #religion #propagande_hindoue #colonialisme #impérialisme #BJP #parti_nationaliste_hindou #pogrom #islamophobie #Amit_Shah #Vibrant_Gujarat #hologramme #réseaux_sociaux #journée_internationale_du_yoga #yoga #soft_power #fierté_nationale #Alliance_indo-pacifique #Indo-Pacifique #armée #Routes_de_la_soie #route_de_la_soie #collier_de_perles #Chine #armes #commerce_d'armes #Ladakh #frontières #zones_disputées #disputes_frontalières #différends_frontaliers #litige_frontalier #zones_frontalières #zone-tampon #Israël #revanche_nationaliste #temple_Ajodhya #hindouisme #déchéance_de_nationalité #citizenship_amendment_act #citoyenneté #primauté_des_Hindous #résistance #milices_privées

  • Les manifestations de rue, une impasse face à l’intransigeance autoritaire ?
    https://ricochets.cc/Les-manifestations-de-rue-une-impasse-face-a-l-intransigeance-autoritaire-

    Ce constat d’impasse des manifestations ressurgit à l’occation des protestations contre le passe sanitaire et son monde. Comment sortir de l’ornière ? 🛑LA RUE EST-ELLE UNE IMPASSE ? 🛑 Depuis 10 semaines, des centaines de milliers de personnes défilent dans les rues de petites, moyennes et grandes villes françaises, pour refuser le pass sanitaire. Malgré l’ampleur de la mobilisation, le pouvoir n’est pas prêt de fléchir. Il fut un temps, pas si lointain, où des mobilisations sociales importantes (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, Révoltes, insurrections, (...)

    #Révoltes,_insurrections,_débordements...
    https://cric-grenoble.info/analyses/article/nous-n-avons-rien-a-faire-dans-les-manifs-du-samedi-contre-le-passe-

  • Aux arbres, citoyens ! : dans le #Morvan, des résistants achètent la forêt pour la sauver

    « Il faut sauver ce qui peut encore l’être » : dans le Morvan, des citoyens rachètent des forêts traditionnelles de #chênes, #hêtres et autres #châtaigniers pour empêcher leur #destruction au profit d’#arbres_résineux, plus rentables mais « catastrophiques » pour la #biodiversité.

    Plus rien ne se dresse sur la colline dénudée. Au milieu de l’ancienne forêt devenue désert, la statue de Saint Marc, où les randonneurs se reposaient à l’ombre, garde dorénavant un cimetière de troncs couchés attendant d’être ramassés. « C’est une catastrophe écologique et visuelle », enrage Régis Lindeperg, de l’association Adret Morvan qui lutte contre l’enrésinement. Dans cette parcelle du Vieux Dun (#Nièvre), une vingtaine d’hectares d’#épicéas viennent d’être coupés.

    « Les coupes rases libèrent du carbone, assèchent les sources et appauvrissent les sols, ce qui empêche plus d’une ou deux replantations. Les sylviculteurs scient la branche sur laquelle ils sont assis », raille M. Lindeperg. « En un siècle, on aura tout grillé », abonde Frédéric Beaucher, qui défend la « vraie » forêt, de #feuillus, contre les rangs d’oignon de pins « plus proches du champ de maïs » en terme de biodiversité, selon Régis Lindeperg.

    Contre les « planteurs de résineux », qui représentent selon lui une bonne partie des propriétaires forestiers ou des sylviculteurs du Morvan, M. Beaucher a créé en 2015 #Le_Chat_Sauvage, un groupement forestier de citoyens prêts à acheter des feuillus, et ainsi « sauver ce qui peut encore l’être ». « On a maintenant 120 hectares de forêts et plus de 500 sociétaires ».

    Roger Denis est de ceux-là. En 45 ans de médecine de campagne à parcourir le Morvan, ce retraité de 69 ans a vu « le #paysage se modifier » et a investi plus de 10.000 euros dans le Chat Sauvage.

    Jadis marginaux, les #résineux représentent 47% des 155.000 hectares de forêts du Morvan, selon des chiffres de 2016 du Parc naturel régional (PNR). Et « le phénomène s’accélère », assure Jean-Sébastien Halliez, maire PS de Brassy (Nièvre). « Sur la commune, il existe peut-être une dizaine de coupes rases. Il y a une dizaine d’années, il n’y en avait qu’une de temps en temps ».

    – « Une goutte d’eau » -

    Entre 2005 et 2016, 4.270 ha de feuillus ont été rasés et 10.860 ha de résineux plantés, selon le parc régional. C’est que le calcul est simple, explique Tristan Susse, expert forestier : le #pin_Douglas, résineux préféré dans le Morvan, « produit 400 m3 l’hectare, à 60-70 euros le m3, le feuillu 100 m3 et pour 50 euros le m3 en moyenne ».

    Le cours du #Douglas a de plus quasiment doublé en deux ans, notamment en raison de la mode des #constructions_en_bois. « Si on ne fait rien, on ne voit pas ce qui empêcherait l’enrésinement total du Morvan », avertit Sylvain Mathieu, président du PNR et vice-président PS de Bourgogne-Franche-Comté en charge de la forêt.

    « La seule solution est une loi interdisant les #coupes_rases, comme en Suisse », répond Lucienne Haèse, 80 ans et figure historique du mouvement. En 2003, cette pionnière a créé à Autun (Saône-et-Loire) le #Groupement_forestier_pour_la_sauvegarde_des_feuillus_du_Morvan (#GFSFM), premier du genre en France.

    Aujourd’hui, le GFSFM, en charge du sud du Morvan, a 350 ha et 970 sociétaires. Avec Le Chat Sauvage, son petit-frère dans le nord, cela fait moins de 500 ha. « Oui, c’est une goutte d’eau », reconnaît M. Beaucher. « Mais cela permet d’interpeller. Et ça fonctionne : il y a une prise de conscience ».

    De plus en plus de petits propriétaires vendent leurs forêts aux groupements citoyens « pour qu’elles échappent à l’#enrésinement », affirme Mme Haèse. Et certains forestiers assurent avoir évolué, comme la Société forestière, qui gère 6.900 ha dans le Morvan.

    « Depuis deux ans, la Société forestière n’a programmé aucune transformation de feuillus en résineux au sein du #parc_du_Morvan », affirme ainsi Amaury Janny, directeur pour la région centre. La surface de #monocultures de résineux va même « diminuer », selon lui, car les replantations vont dorénavant se faire avec un « mélange de trois #essences » et non plus seulement du Douglas par exemple.

    https://www.ipreunion.com/france-monde/reportage/2021/09/19/aux-arbres-citoyens-dans-le-morvan-des-resistants-achetent-la-foret-pour-

    #forêt #résistance #France #déforestation #pins #collectivisation

    –-

    On en parlait déjà en 2016 sur seenthis :
    Contre l’enrésinement du #Morvan, des habitants ont créé un groupement forestier pour protéger leurs #forêts.
    https://seenthis.net/messages/515235

  • Expo « Résister à la propagande de guerre »
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#propagande

    Le Mundaneum à Mons (Belgique) accueille du 17 septembre au 2 janvier 2022 l’exposition « Résister à la propagande de guerre. Dix principes élémentaires ». Celle-ci invite le visiteur à comprendre les ressorts sur lesquels s’appuie la propagande dans l’histoire militaire, depuis la guerre de 1914-1918 jusqu’aux guerres contemporaines. Elle s’articule autour de dix principes, décrits par Anne Morelli (Université libre de Bruxelles) dans son livre Principes élémentaires de propagande de guerre (Editions Labor, 2001) et aborde également la question de ceux qui se sont dressés contre elle. (...)

    #Mundaneum #pacifisme #anarchisme #propagande #guerre #AnneMorelli #déserteur #résistance

  • Sur terre pas comme au ciel
    https://laviedesidees.fr/Claire-Andrieu-Tombes-du-ciel.html

    À propos de : Claire Andrieu, Tombés du ciel, le sort des pilotes abattus en Europe, 1939-1945, Tallandier / Ministère des Armées. Etudiant le sort des quelque 100 000 aviateurs tombés pendant la Seconde #guerre_mondiale, Claire Andrieu bouscule les cloisonnements entre civils et militaires, combattants réguliers et irréguliers, attentisme et #résistance, front et arrière à travers une enquête empirique appelée à faire date.

    #Histoire #armes #nazisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210917_aviateurs-2.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210917_aviateurs-2.docx

  • Ce ne sont pas les énergies fossiles qui détruisent la planète, mais le techno-capitalisme et son industrie productiviste
    https://ricochets.cc/Ce-ne-sont-pas-les-energies-fossiles-qui-detruisent-la-planete-mais-le-tec

    Par provocation et volonté de faire émerger quelques impensés, nous disons que le problème n’est pas les énergies fossiles, mais la quantité d’énergies fossiles utilisées. En effet, si on utilisait très très peu de pétrole, de gaz ou de charbon, il n’y aurait que très très peu de problèmes. Le problème ne vient pas des énergies fossiles en elle-même, mais du fait qu’elles sont déployées partout et à très grande échelle. C’est comme le cyanure et toute substance chimique, la dangerosité est fonction de la dose. (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle, #Le_monde_de_L'Economie, (...)

    #Ecologie
    https://mediascitoyens-diois.info/2021/08/environnement-apres-le-dernier-rapport-du-giec-les-appels-a-l
    http://www.zones-subversives.com/2021/07/basculements-et-strategies-post-capitalistes.html

  • Einheits-Gesichter statt Kalter-Krieg-Köppe
    https://taz.de/Einheits-Gesichter-statt-Kalter-Krieg-Koeppe/!1740599
    Es war einmal eine Zeit, in der das SFB-Fernsehen der politische Arm der CDU war (ist die erzkonservative Abendschau das heute nicht?), und der US-Stadtkommandant die politischen Spitzen Berlins zum wöchentlichen Rapport nach Dahlem bestellte. Von wegen „Freies Berlin“ im Sender oder in der Politik. Die Nachwende-Nachfolge bei der Berliner Abenschau trat dann Ulrike (mit damals noch schamhaft verschwiegenem „von“) Möllendorf als Moderatorin an. Wer waren noch einmal diese von Möllendorffs?

    Eine Straße widmet Ihnen liebevoll und immer um zeitgemäße Schreibweisen bemüht der Bezirk Lichtenberg, Vor 1878 bis 1910 hieß sie, nomen est omen, einfach Dorfstraße . 1910 dann wollte das aufstrebene Lichtenberg seine Verbundenheit mit den Großen der Preußen zeigen. Da paßte Dorfstraße nicht mehr, und so beförderte man sie zur Möllendorffstraße. 1921 schlug dann eine der beliebten Rechtschreibreformen zu und vertrieb das Doppel-F. Ab 1922 waren Straßenverzeichnisse, Stadtpläne und Adreßbücher auf Möllendorfstraße mit Einfach-F umgestellt. Am 3.5.1935 rückten die Nazis die Verhältnisse wieder zurecht und die Anwohner durften ihre Briefköpfen um ein F bereichern. Das fiel kaum auf, rollten doch seit drei Jahren nicht nur Briefköpfe.

    Das Doppel-F blieb, bis die Führung der DDR im Jahr 1976 diesen freundlichen älteren Herren ehrte, der im Vorjahr getorben war. Ab da gab es die Jacques-Duclos-Straße, und der olle Möllendorf interessierte nicht mehr


    Jacques Duclos hatte es faustdick hinter den Ohren. Von 1926 bis zu seinem Tod war er französischer Parlamentarier, nur durfte er während der deutschen Besatzung Frankreichs und den Zeiten im Untergrund seine Mandate nicht ausüben. Die bürgerliche Justiz des Vorkriegs-Frankreich verurteilte den kommunistischen Parlamentarier Duclos unter immer neuen Vorwänden zu insgesamt 47 Jahren Zuchthaus.

    Während der Besatzungszeit folgte er der Linie Moskaus und ermöglichte durch seine Weigerung, die Partei unmittelbar nach Sieg der Deutschen in die Klandestinität zu führen, zahlreiche Verhaftungen von Kommunisten durch die französische Polizei im Auftrag der Besatzungsmacht. Nach dem Überfall der Naziarmeen auf die Sowjetunion leitete Jacques Duclos die kommunistische Résistance und mit ihr verbundene Widerstandskräfte.

    Sogar nach dem Krieg wurde er verhaftet, als die Polizei in seinem Auto bei der Jagd erlegte Tauben fand. Die wurden von der Staatsnwaltschaft flink zu Spionage-Brieftauben aus Moskau erklärt, und Duclos verschand für die Dauer der affaire des pigeons in Untersuchungsfaft.

    1969 erhielt Jacques. Duclos als kommunistischer Präsidentschaftskandidat 4,8 Millionen oder 21,3 % der abgegebenen Stimmen. Dank der starken KPF unter Jacques Duclos gab es enge nenschliche, politische und wirtschaftliche Verbindungen zwischen Frankreichs und der DDR, so daß er nach seinem Tod vom antifaschistischen Deutschland mit der Widmung einer Straße geehrt wurde, die bis dahin an die die Elite des preußischen Militarismus erinnerte.

    Die Bewunderer Preußens strichen 1992 den Kommunisten Duclos aus dem Stadtbild und setzten die Möllendorff-Ehrung fort. Ulrike von Möllendorff starb im Jahr 2027. Dafür leitet heute Gabriele von Moltke die Berliner Redaktion der Abendschau.
    Noblesse oblige.
    01.09.2017: https://www.rbb-online.de/unternehmen/presse/presseinformationen/unternehmen/2017/08/20170830_v_moltke_leitet_Abendschau.html

    14. 12. 1990 von kotte, TAZ Ausgabe 3286 - Bei der Berliner »Abendschau« wird wieder einmal der Versuch unternommen, zu einer wahrhaftigen Metropolen-Sendung zu mutieren/ Statt der altbewährten Frontstadt-Moderatorenschar soll ein Duo die Sendungen wie bei den »Tagesthemen« leiten

    Masurenallee. Bei der SFB- Abendschau, der Lieblingsfernsehsendung aller Durchhalte-BerlinerInnen, sollen nun endlich die Köpfe des Kalten Krieges gegen Einheits- Gesichter ausgetauscht werden. Ab Januar 1991, so hat es SFB-Regionalchefin Barbara Friedrichs geplant, sollen die alte ModeratorInnen-Riege um Hans-Werner Kock (Macht’s gut, Nachbarn!) und das provinzielle Outfit der erzkonservativen Abendsendung weg. Keine betulich-rosa bestrickte Evelyn Lazar mehr und kein streng rechtsstaatlicher, immer nadelgestreifter Gerhard Lenz. Statt dessen sollen dann Abendschau-Reporter Friedrich Moll und die ZDF-Nachrichtenredakteurin Ulrike von Möllendorff moderieren.

    Die beiden werden sich dabei wöchentlich abwechseln, ganz so wie dies auch bei der ARD-Nachrichtensendung Tagesthemen üblich ist. Möllendorff hatte bereits zehn Jahre für die SFB-Abendschau gearbeitet, bis sie das ZDF zunächst zur Drehscheibe und dann zur Nachrichtensendung heute holte. Bei heute ist die in Hamburg lebende und aus Berlin stammende Möllendorff als freie Mitarbeiterin tätig.

    Auch die Dekoration und die inhaltliche Konzeption der Abendschau sollen reformiert werden — allerdings bleibt fraglich, ob das schon ab 2. Januar 1991 klappen wird. Die SFB-Pressestelle und Regional-Chefin Friedrichs jedenfalls halten sich noch sehr bedeckt — ebenso wie die designierten Moderatoren Moll und Möllendorff. Beim SFB räumt man bisher nur ein, daß konzeptionell gearbeitet werde (»in Abstimmung mit der Abendschau-Redaktion«) und daß mit Ulrike Möllendorf noch verhandelt wird. Im Ungewissen läßt der SFB öffentlich auch noch, ob sich bei den Abendschau-Reportern Veränderungen ergeben. Muß etwa Hans-Joachim Lorenz, genannt »das schwarze Loch«, seinen Hut nehmen? Und ist der verschlafene Siegfried Schenk noch zeitgemäß? Ebenso unklar ist weiterhin, in welche Sendungen die angestammten Frontstadt-ModeratorInnenschar der Abendschau (Marianne Behland, Hans-Werner Kock, Evelyn Lazar, Gerhard Lenz, Angelika Neumann und Jeanette Schiemann) abwandern könnte oder müßte — eine Möglickeit wäre die in diesem Jahr etablierte Regionalsendung Berlin-Brandenburg. Oder spielen inhaltliche und politische Gründe womöglich gar keine Rolle bei den Abendschau-Reformen, geht es nur um zwei neue Gesichter?

    Im Gegensatz zu ihren Chefs jedenfalls hat die alte Abendschau- Garde bereits rege öffentliche Tätigkeit entfaltet. In der Springerpresse sind seit Tagen Meldungen zu lesen, die die beiden neuen Moderatoren Moll und Möllendorf madig machen sollen. Eine bewährte Strategie des Uraltteams, das auf diese Weise schon des öfteren Reformen bei der Abendschau torpediert hat. Da wird einmal im Verein mit den Springer- Blättern ’Morgenpost‘ und ’Bild‘ (die ganz besonders) Abendschau- Reporter Moll als bekannter »linker Scharfmacher« tituliert — mit der Begründung, daß Moll sich gegen die penetrante CDU-Lastigkeit bei der Auswahl von Interviewpartnern gewendet habe. In einem Artikel der ’Bildzeitung‘ wird sich über angeblich zu hohe Gagen der Moderatoren (pro Sendung 1.000 Mark) aufgeregt — mit der Nebenbemerkung, daß der SFB im Jahre 1990 mindestens 13 Millionen Mark Minus mache. Eine völlig schwachsinnige Empörung, denn die ModeratorInnen der Abendsendung von RIAS-TV beispielsweise bekommen nach Informationen der taz pro Sendung mindestens ebensoviel, wenn nicht mehr an Honoraren.

    Und die von Möllendorffs? Die sind uninteressant, nicht vom Kaliber eines Moltke oder Bismarck.

    08.10.2017, Frühere ZDF-Moderatorin Ulrike von Möllendorff gestorben
    https://www.br.de/nachrichten/kultur/fruehere-zdf-moderatorin-ulrike-von-moellendorff-gestorben,QXTlL21

    Kaupert und Wikipedia wissen genug über die von Möllendorffs.
    https://m.kauperts.de/Strassen/Moellendorffstrasse-10367-Berlin
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/M%C3%B6llendorf

    Die Moderatoren der Abendschau - Ein Rückblick
    https://www.rbb-online.de/abendschau/55_jahre_abendschau/abendschau_chronik/die_moderatoren_der.html

    Harald Karas (1958-1984)
    Günther Piecho (1958, 1959)
    Alexander von Bentheim (1958-1978, 1981-1984, 1988)
    Hans Werner Kock (1962-1991)
    Wolfgang Hanel (1963-1984)
    Gerhard Lenz (1970-1992)
    Arvid Wahl (1970-1991)
    Heinz Deutschendorf (1970-1974,1998)
    Alexander Kulpok (1971-1975, 1988)
    Evelyn Lazar (1971-1991)
    Richard Schneider (1973-1984)
    Roderich Boes (1975-1984)
    Werner Thies (1980-1988)
    Irene Collyer (1981-1984)
    Klaus Strebe (1981-1983,1987)
    Gert Ellinghaus (1984-1987)
    Marianne Beland (1985-1991)
    Jeanette Enders-Schiemann (1985-1991)
    Angelika Neumann (1986-1998)
    Winfried Göpfert (1986,1988-1989)
    Jochen Sprentzel (1987-1989)
    Barbara Friedrichs (1989-1990)
    Friedrich Moll (1990-2007)
    Ulrike von Möllendorff (1991-1997)
    Raiko Thal (seit 1992)
    Olaf Krieger (1994-1995)
    Harald Prokosch (1994-1998)
    Cathrin Böhme (seit 1997)
    Ellen Arnhold (1999)
    Jan Lerch (1999-2004)
    Sascha Hingst (seit 2007)
    Eva-Maria Lemke (seit 2018)

    Stand vom 24.10.2013

    Das Organigramm des Senders RBB von 2020
    https://www.rbb-online.de/unternehmen/der_rbb/struktur/organigramm-rbb.file.html/rbb.pdf

    #Straßenumbenennung #Berlin #Medien #Berliner_Abendschau #Charlottenburg #Masurenallee #Frankreich#Nazis #Résistance #Jacques-Duclos-Straße #Möllendorffstraße #Lichtenberg #Möllendorf

  • La #guerriglia_odonomastica in #Cirenaica

    Il 19 febbraio sono apparsi in diversi luoghi della Cirenaica sei cartelli che raccontano brevemente l’origine del rione e la sua doppia anima antifascista e anticolonialista. La guerriglia odonomastica è stata realizzata da #Resistenze_in_Cirenaica cantiere culturale nato all’interno del Vag61 che si occupa di memoria storica e anticolonialismo.

    “Il 19 febbraio di 84 anni fa – scrivono – ci fu il massacro di Addis Abeba, uno dei tanti crimini del colonialismo italiano. Una data che in Etiopia è lutto nazionale, ma nel nostro paese che non ha mai fatto i conti con il suo passato, è un giorno qualsiasi. Ma non per tutt*, in molte città si è ricordato Yekatit 12 (l’equivalente del 19 febbraio nel calendario etiope), con azioni di guerriglia odonomastica. In Cirenaica si è voluto ricordare questa giornata, ricordando i crimini del colonialismo italiano, passato e presente, la barbarie del fascismo e la Resistenza che lo ha sconfitto”.

    Il rione, costruito a ridosso della guerra italo-turca del 1911-12 che portò alla conquista della Libia, conserva della vecchia odonomastica colonialista solo la sua direttrice principale, via Libia, grazie alla sostituzione nel 1949 della toponomastica originaria con gli eroi della Resistenza (Giuseppe Bentivogli, Sante Vincenzi, Mario Musolesi, Paolo Fabbri, Gianni Palmieri, Massenzio Masia, Ilio Barontini, Gastone Rossi, Francesco Sabatucci).

    “In nessun punto della discussione della seduta del consiglio comunale di Bologna del 16 aprile 1949 – scrive, però, Resistenze in Cirenaica -, troverete la critica al colonialismo che oggi siamo in grado di fare. Nondimeno, la decisione fu presa, e su quella decisione oggi noi possiamo fare leva, per andare oltre quelle cautele, quelle circonlocuzioni, quelle frasi pesate col bilancino”.

    https://zero.eu/en/news/la-guerriglia-odonomastica-in-cirenaica

    #guérilla_odonymique #guérilla_toponymique #toponymie #anti-colonialisme #anti-fascisme #Italie #mémoire #Libye #résistance #Bologne #Bologna #Bologna-Portomaggiore #Italie_coloniale #colonialisme_italien

    ping @cede

    –—

    ajouté à la métaliste sur le colonialisme italien:
    https://seenthis.net/messages/871953

  • « Bolsonaro est en train de faire adopter un arsenal législatif qui démantèlera les droits des Indiens sur leurs terres »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/08/bolsonaro-est-en-train-de-faire-adopter-un-arsenal-legislatif-qui-demanteler

    La France ne doit pas se rendre complice de l’ethnocide et de l’écocide en cours au Brésil, affirme un collectif d’anthropologues et d’historiens, parmi lesquels Philippe Descola et Anaïs Fléchet, plaidant pour l’application de sanctions de la part de l’UE.

    Tribune. Depuis le 22 août, 6 000 Indiens du Brésil, issus de 170 peuples différents, ont planté leurs tentes sur l’esplanade des ministères à Brasilia pour s’élever contre une menace inédite sur leurs droits et leurs terres. Ils entendent peser sur une décision de la Cour suprême concernant une demande de l’Etat de Santa Catarina de reprendre possession d’une partie de la terre indigène Ibirama-Laklano revendiquée par le peuple Xokleng. L’enjeu est d’importance puisque cette décision confirmera la doctrine en vigueur ou la remplacera par une autre, très défavorable aux droits des Indiens.

    (...) A titre d’exemple, le territoire des Yanomami fait déjà l’objet de cinq cents demandes formelles d’extraction minière. Une fois les lois votées, on voit mal comment ces demandes pourraient ne pas être acceptées. Ce serait alors, dans cette seule terre, 30 000 kilomètres carrés de forêt qui seraient ouverts à l’exploitation, soit la superficie de la Belgique.

    #ethnocide #écocide #déforestation #droits_originaires

    (rare absence de paywall pour une tribune)

  • #Abécédaire des #féminismes_présents

    « Plutôt que de réduire le #féminisme à des revendications faites à l’État, au patron, au chef ou à papa, pour plus de lois, plus de « sécurité », à n’être que le porte-drapeau ou le cache-misère du capitalisme, de tel ou tel gouvernement nationaliste, ces histoires des féminismes présents rappellent et font résonner ensemble nos vies féministes. Ce livre fonctionne comme un abécédaire, un #manuel, une #boîte_à_outils, un dictionnaire amoureux, dans lequel échanger des idées, affûter des armes, écouter des voix, partager des expériences et des pratiques, vibrer pour des luttes présentes. Il s’adresse à tous·tes : il contient à la fois des ressources et foisonne de références utiles, de notions, mais il est fabriqué par des plumes et des voix, des points de vue situés sur des retours d’expériences collectives, des itinéraires politiques et intimes, des réflexions et des rétrospections sur des parcours, des engagements, des révoltes et des espoirs. En pluralisant les styles, en se situant à la fois du côté de la théorie et de la pratique, de la création, des écritures au « nous » et au « je », il témoigne de la force d’une #approche_féministe de l’histoire intellectuelle et politique. Il est dédié à toutes les #résistantes anonymes au quotidien des violences les plus crasses, à celles qui embrasent les tribunaux, cassent des genoux et brisent les vitrines, à celles qui inventent mille tactiques imperceptibles pour survivre et se mettre à l’abri, à la mémoire de celles dont les noms recouvrent les murs de nos villes la nuit, à la puissance des collectifs qui se font, à ceux qui se sont défaits, qui se sont (re)constitués ailleurs ou autrement, à ce qui nous lie. »

    https://editionslibertalia.com/catalogue/hors-collection/feu-abecedaire-des-feminismes-presents

    #livre #féminismes #résistance

    ping @isskein @_kg_

  • Didier Raoult à la retraite des Hôpitaux de Marseille
    https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/didier-raoult-mis-a-la-retraite-des-hopitaux-de-marseille-1630342819

    Ce 31 août au soir, Didier Raoult, 69 ans, ne fera plus partie d’Aix-Marseille Université et des Hôpitaux universitaires de Marseille. Retraite. Sa demande de vacations a été rejetée. Ses défenseurs crient à l’injustice.

    https://www.leparisien.fr/resizer/vOCs14wLmGNU_gIFMkBbzoDq6TE=/932x582/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/553ZIG5WSBDW5HNQ2FN4TOENLY.jpg
    Didier Raoult, en août 2020 lors d’une conférence de presse. AFP/Christophe Simon

    Ce mardi est le dernier jour de Didier Raoult au sein de l’AP-HM (assistance publique des hôpitaux de Marseille). Né le 13 mars 1952, le célèbre microbiologiste arrive à 69 ans à l’âge fatidique de la retraite. La nouvelle direction de l’AP-HM http://fr.ap-hm.fr n’a pas souhaité le prolonger. Demain, mercredi 1er septembre, il ne sera plus professeur des universités-praticien hospitalier (PU-PH) au sein d’Aix-Marseille Université et des hôpitaux universitaires de Marseille. Il n’est donc plus chef de service. Il n’enseigne plus. Dans ces deux institutions. 

    La direction générale nommée le 6 juin a refusé sa demande de vacations supplémentaires : deux demi-journées par semaine. Le nouveau directeur général de l’AP-HM, ex-numéro 2 des Hôpitaux de Paris, François Crémieux, ne s’en cache pas : « Il faut tourner la page Raoult ». Déclaration du 18 août dernier dans le journal « Le Monde ».

    Raoult pas soutenu par la commission médicale d’établissement
    Jean-Luc Jouve est sur la même longueur d’onde. Le président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HM, au micro de France Bleu Provence, se refuse à toute polémique, tout en ne faisant aucun cadeau. « Il demandait deux demi-journées de vacation par semaine. On ne pouvait pas en attendre un grand travail. On va dire qu’il a réussi sa succession car il est entouré d’une équipe brillante avec qui nous travaillons déjà ». Accusé par la vox populi de vouloir faire taire l’encombrant professeur médiatique, Jean-Luc Jouve se défend : « On est en démocratie. Il pourra toujours continuer à s’exprimer ». 

    Mais il est clair et net que la dernière sortie du professeur sur la vaccination, « protection modeste sur les variants » d’après lui, a scellé son sort. Jean-Luc Jouve : « Émettre des doutes sur l’efficacité de la santé publique, c’est inacceptable. C’est un mauvais message à faire passer. Quand on voit le très faible taux de vaccination dans les quartiers les plus indigents de Marseille, quelque part, l’IHU a sa part de responsabilité compte tenu de son aura. »

    Didier Raoult à la retraite reste directeur de l’IHU Méditerranée Infection, une fondation de coopération scientifique dont le conseil d’administration se réunit à l’automne. Et parmi ses membres fondateurs, l’AP-HM ne cache pas son désir d’évincer Didier Raoult. Seul ce conseil d’administration peut le révoquer. Mais l’AP-HM n’a qu’une seule des 18 voix. 

    Situé sur le site de la Timone, cet IHU s’étend sur 27.000 mètres carrés, dont 5.000 sont destinés aux soins du pôle maladies infectieuses et tropicales avec près de 75 lits d’hospitalisation complète depuis 2016 et 25 lits d’hôpital de jour. Philippe Parola dirige lui une unité de recherche soutenue par l’IHU, il est un proche du professeur Raoult, et il tient à souligner : « Didier reste directeur de l’IHU. Il sera à nos côtés ». 

    Pour les inconditionnels du professeur, cette page tournée par la retraite victimise un peu plus le Marseillais. Aux abords du fief du chercheur - l’IHU Méditerranée - collé à l’hôpital de la Timone, on se rend compte assez vite que l’iconoclaste est devenue une icône. « Il gêne, on le fout dehors. Quand vous voyez ces sénateurs et ces députés de 80 ans qui dorment à l’Assemblée... » 
    Défendre Raoult, c’est tirer sur les élites parisiennes. Et ça soulage les Marseillais. Frédéric, comptable, reçoit tous les jours sur son smartphone les vidéos de Didier Raoult. « Je le trouve crédible parce qu’il nous a ouvert sur beaucoup de choses. Ceux que je ne supporte pas, ce sont ces médecins qui font en sorte de n’être compris que par eux-mêmes. Ici à Marseille, vous ne trouverez personne qui dit que Didier Raoult a fait du mal. Il est probable qu’il y ait beaucoup de gens qui n’aiment pas être contredits dans les hautes sphères. » On a quand même trouvé quelqu’un qui en dit du mal. Sarah, préparatrice en pharmacie : « La retraite, ça lui donnera le temps de relire ses études ! Marseille le vénère, pas moi. Quelqu’un qui expose ses études sur Youtube, c’est de la poudre de perlimpinpin ». 

    L’infectiologue à la retraite ne se mettra pas en retrait pour autant. La copine de Sarah n’a aucun doute : « Il fera toujours parler de lui quoi qu’il arrive. Je trouve qu’il ne part pas vraiment à la retraite. » . . . .

    #Résistance #coronavirus #en_vedette #covid-19 #raoult #didier_raoult #santé #santé_publique #science #masques #covid19 #confinement #pandémie

    • Je suis autant pas fan du bonhomme que pas fan de MacronCastexVerran et de la majorité de ce gouvernement bien barré pourri.
      Mais je reconnais que dans cette vidéo il dit quand même des choses évidentes selon moi (si on enlève ses anecdotes relous).
      Évidement que ça parait stupide de se faire vacciner une troisième fois, de se faire vacciner tous le reste de sa vie peut-être bien pour chaque variant, évidement que ça montre que les vaccins actuels ont des limites, évidement que vacciner toute la population dès 12 ans (et pourquoi pas moins demain) quand uniquement les plus de 65 ans sont vraiment critiques est une question qui devrait être plus réfléchie, évidement que de se faire vacciner contre sa volonté est un vrais problème, évidement qu’il y a des conflits d’intérêt et que les concernés préfèrent ne pas les afficher (même l’OMS actuellement est en train de mettre en place des mesures pour la transparence de ces intérêt en leur sein), évidement qu’il n’y a aucun sens à dire que tel(s) ou tel(s) vaccin(s) de tel(s) ou tel(s) pays est plus ou moins efficace ou alors d’un point d’un point politique..., évidement que l’état français réduit la réflexion comme d’habitude à des lois et des sanctions, évidement qu’il faudrait faire des rappels vaccinales qu’en cas de besoin après contrôle et non de manière systématique etc.
      Et qu’il y a un déni de beaucoup de personnes sur tout ceci.

       ;-)

      Merci d’avoir partagé cette vidéo.

    • « Évidement que ça parait stupide de se faire vacciner une troisième fois, de se faire vacciner tous le reste de sa vie peut-être bien pour chaque variant,.. »
      @khalyp On vaccine pourtant tous les ans les personnes agées contre un nouveau variant de la grippe. Cela implique une nouvelle piqure tous les ans pour le reste de sa vie (donc beaucoup plus que 3 rappels !) et en plus certaines années le vaccin proposé par les labos n’est pas très efficace contre les nouveaux variants car c’est pas le variant qu’on pensait qui a pris le dessus.

    • Oui c’est vrais, j’y pense aussi et ça me met dans un tel état de tristesse et de rébellion...

      En manif no-passe (et non contre le vaccin, chacun fait comme il veut/peut pour se protéger) ce n’est pas que contre le passe que je m’oppose mais aussi globalement contre ces débordements, comme le majorité des manifestants, c’est pour quelque-chose et contre beaucoup de choses. Pas un simple raz le bol immature comme préfère le croire certains personnes cachées derrière leurs points de vue et intérêts politiques, ou caché derrière leur pseudonyme.

    • @khalyp Je voie pas trop ce qui est triste dans le fait d’avoir à faire des vaccins et je voie pas non plus une raison de se rebeller contre le vaccin.
      Se rebellé contre les labos, le pass, macron, le capitalisme ok mais contre le vaccin ca n’a pas de sens.
      Et pour le fait d’être « caché derrière leur pseudo » je voie pas trop quel est ton problème. Que veux tu faire de l’identité des gens ? on discute avec des arguments pas besoin de connaitre le nom des gens...

    • 🙂
      Plus précisément ce que je partage et qui concerne que moi (dans le sens ou je ne généralise pas que c’est triste mais que ça ME rend triste moi) n’est pas en lien avec le vaccination mais avec l’obligation de vaccination et la vaccination pour éventuellement le reste de sa vie ou tout du moins annuellement.
      Et non ce n’est pas triste la vaccination, c’est un état de fait et chacun fait comme bon lui semble.

      Et pour le fait d’être caché derrière un pseudo, j’ai manqué de précision, ce que j’exprime ne concerne pas le fait d’être caché derrière ni même ne concerne la protection de ses données personnelles, mais l’attitude qui va parfois avec qui est d’oser un comportement qui s’était moins évident en face ou avec sa rejette identité.
      C’est un soucis largement mit en évidence chez pas mal de communauté internet, à travers des chartes de bon comportement. Certaine charte de communauté concernant des personnes qui ont de réelles chance de se rencontrer, demande même d’avoir non pas un pseudo mais un vrais identifiant qui les responsabilises de leurs actes et dires.

    • Merci pour tes précision @khalyp
      Je trouve paradoxale que tu t’oppose au passe et à l’obligation vaccinale tout en proposant plus ou moins une abolition de l’anonymat dans l’espace publique pour responsabiliser les actes et dires des gens.
      Il me semble que le pass sanitaire est en fait un moyen de responsabiliser les gens sur leurs actes dans l’espace publique en supprimant la liberté de se déplacé anonymement et les risques de contagion qui vont avec.

    • Mais encore une fois, un vaccin dans le cas d’une maladie épidémique (et pire pandémique, mondialisation toussa), donc là par un virus (contrairement au tétanos qui ne se transmet pas), ce n’est pas « chacun fait ce qu’il veut » : le principe même d’une campagne vaccinale dans ces cas c’est de réduire les cas graves et de réduire la transmission. Soit pour que ça disparaisse, soit au moins pour réduire les générations de variants. Et personne de sérieux n’a jamais dit (pas les politcos démagos) que ça ne se transmettait plus du tout. Mais ça réduit fortement, et donc réduit en cascade les probas de variants. C’est donc tout comme le masque, c’est pas chacun son choix, c’est pas juste soi qu’on protège (mais ça l’est aussi), c’est la société dans laquelle on vit sur le même territoire, c’est faire société. Et même si on ne parlait que de soi-même… se protéger des formes graves implique qu’on va réduire le nombre de personnes finissant à l’hôpital, et donc prenant des lits au lieu d’autres malades qui n’y ont plus accès ou plus assez vite : là encore ça aide aussi les autres quand on s’assure qu’on n’aura pas de forme grave.

  • La Ville veut féminiser 14 nouvelles rues

    Les autorités de la Ville de #Genève déposeront en septembre un nouveau dossier auprès de la Commission cantonale de nomenclature pour féminiser des rues et emplacements sur le territoire municipal.

    https://lecourrier.ch/2021/08/23/la-ville-veut-feminiser-14-nouvelles-rues

    (#paywall)

    #toponymie_politique #noms_de_rue #toponymie #toponymie_féministe #résistance #féminisme #re-nomination #repabtisation #action_toponymique #Suisse

    –-

    –—

    Ajouté à ce fil de discussion sur la #féminisation des noms de rue à #Genève :
    https://seenthis.net/messages/787572

  • Climat & écologie : non, on ne veut pas sauver la civilisation industrielle en la rendant Verte et Neutre en carbone
    https://ricochets.cc/Climat-ecologie-non-on-ne-veut-pas-sauver-la-civilisation-industrielle-en-

    « “𝗔𝗟𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗥𝗢𝗨𝗚𝗘” 𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗟’𝗛𝗨𝗠𝗔𝗡𝗜𝗧𝗘 : 𝗟𝗘 𝗥𝗔𝗣𝗣𝗢𝗥𝗧 𝗔𝗟𝗔𝗥𝗠𝗔𝗡𝗧 𝗗𝗨 𝗚𝗜𝗘𝗖 𝗦𝗨𝗥 𝗟𝗘 𝗖𝗟𝗜𝗠𝗔𝗧 » (𝘍𝘳𝘢𝘯𝘤𝘦 24) « 𝗟𝗘 𝗥𝗔𝗣𝗣𝗢𝗥𝗧 𝗗𝗨 𝗚𝗜𝗘𝗖 “𝗘𝗦𝗧 𝗨𝗡 𝗖𝗢𝗗𝗘 𝗥𝗢𝗨𝗚𝗘 𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗟’𝗛𝗨𝗠𝗔𝗡𝗜𝗧𝗘” » (𝘓𝘦 𝘔𝘰𝘯𝘥𝘦) « L’extinction finale vers laquelle nous entraîne la perpétuation de la société industrielle est devenue en très peu d’années notre avenir officiel. Qu’elle soit considérée sous l’angle de la pénurie énergétique, du dérèglement climatique, de la démographie, des mouvements de populations, de l’empoisonnement ou de la stérilisation du milieu, de l’artificialisation des êtres vivants, (...) #Les_Articles

    / #Le_monde_de_L'Economie, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, La civilisation, la civilisation (...)

    #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle
    https://www.partage-le.com/2021/04/09/somme-toute-un-bref-bilan-du-desastre-par-nicolas-casaux

  • Accords secrets entre sociétés et communes vaudoises sur des projets éoliens RTS Xavier Alonso/ther
    https://www.rts.ch/info/regions/vaud/12432284-accords-secrets-entre-societes-et-communes-vaudoises-sur-des-projets-eo

    Le dossier des accords secrets entre communes et sociétés éoliennes rebondit dans le canton de Vaud, après une polémique à Fribourg. Le quotidien 24 Heures a révélé samedi des documents confidentiels où des exécutifs vaudois s’engagent à ne pas nuire aux projets.

    Les communes se contraignent notamment « à promouvoir l’éolien sur leur territoire » ou encore « à ne faire ni favoriser aucune opposition sur le plan du droit civil ou public ». Les clauses secrètes qui ont été rendues publiques samedi dans l’article du quotidien 24 Heures interrogent l’impartialité du débat politique.

    Du côté des opposants aux éoliennes, on demande la transparence : « La transparence permettrait de mener le débat depuis beaucoup plus longtemps et nous savons d’expérience (...) que quand les gens sont informés, ils ont tendance à s’opposer aux éoliennes », explique ainsi Jean-Marc Blanc, secrétaire de l’association paysage-Libre Vaud.

    19 projets de parcs éoliens dans le canton
    Le canton de Vaud ne compte pas moins de 19 projets de parcs éoliens, lesquels suscitent d’ailleurs de nombreux blocages de la part d’associations. Ainsi, si le projet de Sainte-Croix a été validé par le Tribunal fédéral en 2021, cinq autres sont pendants devant les tribunaux.

    Reste que, en dehors des opposants historiques, la place de l’éolien ne fait pas l’objet d’un débat cantonal au Grand Conseil, comme cela avait été le cas à Fribourg. « Les deux tiers des Vaudois habitent dans des régions qui sont orientées vers l’Arc lémanique. Ils se disent qu’ils ne verront jamais les éoliennes parce que leur paysage, c’est le lac Léman, ce qui fait qu’ils ne se sentent pas du tout concernés », regrette Jean-Marc Blanc.

    Des conventions légales
    Les conventions signés entre les communes et les futurs exploitants sont pourtant légales car in fine, le but d’un parc éolien est de vendre de l’électricité issue d’une énergie renouvelable mais également d’être rentable.

    Pour Claudine Wyssa, présidente de l’Union des communes vaudoises, cet entre-deux entre la politique et l’économie doit pouvoir être géré par les exécutifs : « L’option prise par une municipalité pour ou contre les éoliennes est de toute façon politique. Pour faire avancer ces dossiers, la municipalité va devoir faire un certain nombre de démarches et de mon point de vue, le détail de ces démarches n’a pas à être sur la place publique », explique-t-elle.

    Au final, la question qui se pose est bien celle du niveau d’information qui doit être accessible aux citoyens et citoyennes. Un enjeu qui devient émotionnel quand il touche à l’éolien.

    #éoliennes et #Démocratie ne font pas bon ménage, en #Suisse ou ailleurs ! #énergie #résistance #éoliennes_industrielles #électricité #éolien #écologie #énergie_éolienne #environnement #éolienne #transparence

  • Climat, écologie et social : transformer le désespoir en force motrice et déterminée
    https://ricochets.cc/Climat-ecologie-et-social-transformer-le-desespoir-en-force-motrice-et-det

    🔥 TON DEMAIN EST MON MAINTENANT 🔥 Nous relayons ici le communiqué de Deep Green Resistance Bretagne à propos du dernier rapport du GIEC et de comment transformer son désespoir en force motrice et détermination. Bonne lecture. ‼ Copaines, camarades écologistes, compagnes et compagnons de lutte ; le dernier rapport du (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, Révoltes, insurrections, débordements..., #Ecologie

    #Révoltes,_insurrections,_débordements...
    https://bonpote.com/synthese-et-analyse-du-nouveau-rapport-du-giec
    https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-du-climat/7-repartition-sectorielle-des-emissions-de
    https://15feb-c70d8ead6ced550b4d987d7c03fcdd1d.ssl.cf3.rackcdn.com/cms/reports/documents/000/002/327/original/Carbon-Majors-Report-2017.pdf

  • Stratégie pour faire s’effondrer le système techno-industriel, et donc préserver le vivant
    https://ricochets.cc/Strategie-pour-faire-s-effondrer-le-systeme-techno-industriel-et-donc-pres

    Pour attaquer la rentrée du bon pied, Les Editions Libre proposent une traduction exclusive du dernier ouvrage du célèbre mathématicien Theodore J. Kaczynski. Pour aller au delà du constat des carnages qui s’accumulent, pour éviter les « illusions vertes », le désespoir ou la résignation : penser de manière pratique et avec stratégie. Révolution anti-tech. Pourquoi et comment ? 𝑄𝑢𝑎𝑡𝑟𝑖𝑒̀𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡𝑢𝑟𝑒 : La société dans laquelle nous vivons semble de plus en plus hors de contrôle. Mais il ne s’agit pas d’une (...) #Les_Articles

    / #Technologie, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #Ecologie

    https://www.partage-le.com/2021/08/16/sur-theodore-kaczynski-et-sa-pretendue-folie-par-nicolas-casaux

  • L’anarchie, oui, mais pas sans mon smartphone
    https://ricochets.cc/anarchie-smartphone-en-ligne-qrcode.html

    Jusqu’à présent, la technocratie capitaliste nous avait vendu notre auto-incarcération dans le monde machine en l’enrobant de beaucoup de guimauve : nous pouvions commander des sushis et des sex-toys depuis notre technococon, puis demander au tracker de notre ordiphone de compter nos pets et nos pas quotidiens ainsi que les calories brûlées pendant nos galipettes. Combien d’entre nous ont fini par céder à ces offres empoisonnées de confort factice, de pseudo facilitation et d’assistance saugrenue, avec (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #Technologie, Fichage et (...)

    #Fichage_et_surveillance

  • #A_Rapist_in_Your_Path’ : Exploring a new feminist #anthem

    In this new podcast episode, Olivia Stanek, recent graduate of the University of Warwick, introduces us to a feminist protest anthem that has swept across the globe, pointing the finger back at the State as the source of discrimination against women.


    https://lacuna.org.uk/podcasts/a-rapist-in-your-path-exploring-a-new-feminist-anthem

    #UN_VIOLADOR_EN_TU_CAMINO #el_violador_eres_tu #violador_eres_tu #féminisme #résistance
    #chanson #musique #musique_et_politique #viol #femmes #féminisme #chili #police #hymne #femmes #culture_du_viol #art_et_politique
    #podcast
    –—

    voir aussi le fil de discussion initié par @rezo sur cette #chanson / #performance :
    https://seenthis.net/messages/813063

    et ici, un fil de @val_k :
    "#Las_Tesis" : Elles sont les chiliennes qui ont créé « #Un_violeur_sur_ton_chemin »


    https://seenthis.net/messages/813529

    ping @_kg_