• [Dans tes oreilles !]
    Résistance ? Violence ? Pacifisme ? Collaboration ?

    Alors que le #G7 pérore et que le contre G7 s’endort, je viens d’enchainer 2 écoutes que je trouve plutôt complémentaires :

    Damasio, Dufresne, Lordon : Résistance, résistances
    https://ecrits-aout.fr/articles/damasio-dufresne-lordon

    G7 de Biarritz : le contre-sommet peine à déborder
    https://radioparleur.net/2019/08/25/g7-de-biarritz-le-contre-sommet-peine-a-deborder

    pitch du premier :

    C’est le Dictionnaire amoureux de la Résistance, de #Gilles_Perrault, qui sert de point de départ à cette rencontre. L’esprit de la Résistance peut-il encore nous être utile aujourd’hui ? Peut-on le voir à l’œuvre dans les #mouvements des peuples actuels ?
    Cette question qui leur est proposée, #Alain_Damasio, #David_Dufresne [@davduf] et #Frédéric_Lordon la débordent bien vite. Peut-on échapper à la #société-de-contrôle ou doit-on la renverser ? Est-il possible de construire un archipel de #dissidences qui résiste à la #répression ? Le Grand soir n’est-il qu’un fossile d’une pensée politique ensevelie ?

    pitch du second :

    Samedi 24 août, deux manifestations, l’une pacifique, l’autre plus radicale ont illustré les dissensions du contre-sommet du G7. Entre volonté de respecter un #consensus d’action non-violentes, #critiques #stratégiques réciproques et présence policière permanente, la journée a été mouvementée…
    [ lire aussi l’article qui retranscrit les journées]

    Je termine ces écoutes comme je le souhaitais, avec bien plus de questions que de réponses et c’est tant mieux. Mon expérience m’a appris que c’est lorsqu’on ne montre qu’une seule voie pour atteindre un but, pis encore, quand elle ressemble à une autoroute de la mi-août, qu’on va le plus souvent droit dans le mur. Je ne crois pas en une « masse critique » unie qui ferait basculer les choses et surtout les pouvoirs, fédérée par UNE parole, encore moins UNE personne.

    Et puis, objectivement, force est de reconnaître que l’injonction au #pacifisme, comme toute #injonction, est une #violence. Même combat, d’ailleurs, concernant l’injonction à la non-violence !
    Elle l’est d’autant plus que dans 90% des cas elle est un non-sens dû une méconnaissance historique (voire un #déni, une #dissonance_cognitive). Le pacifisme c’est croire en la #Paix, la rechercher et tout faire pour y parvenir. Qui peut actuellement dire que nous vivons en paix sauf à s’extraire de toutes les crasses et casses sociales locales, sauf à s’extraire de nos responsabilités internationales et ne pas reconnaitre les multiples chemins (#kyriarchie) de la domination ? Le pacifisme c’est résister pour la paix, et la #résistance, ne serait-ce que par l’auto-défense, implique parfois de se battre. Sinon nous basculerions dans un dogme du #sacrifice.

    C’est dans la reconnaissance de ces voie multiples des multitudes de luttes à mener que se situe, selon moi, ce #résistances avec un petit « r » et beaucoup de « s » auquel il est fait référence dans le premier enregistrement.

    Quand à la #non-violence, une fois encore je renverrai vers la tribune de #Juliette_Rousseau, qui a été la porte-parole de la Coalition climat 21, collectif de la société civile créé en 2014 pour préparer les mobilisations pendant la #COP21, et qui en a tiré cette leçon : La non-violence doit accepter la pluralité des formes de lutte
    https://archive.org/details/20170419_La_Non-Violence


    (https://seenthis.net/messages/591248)

    Et pour un peu de légèreté, ce mini clip du compte Illuminati Reptilien sera parfait en clap final : https://twitter.com/IllumiReptilien/status/1165255537652568064

  • De l’urgence de débattre au sein du mouvement écologiste Hervé Kempf (Reporterre) 18 juillet 2019
    https://reporterre.net/De-l-urgence-de-debattre-au-sein-du-mouvement-ecologiste

    Cyril Dion a exprimé son agacement après la publication d’un de nos articles concernant son action. Au-delà de ce différend, l’épisode révèle le besoin urgent de réfléchir collectivement sur les stratégies que doit suivre le mouvement écologiste. Pour infléchir réellement le cours inquiétant de la dégradation de la biosphère, quelle position est la plus utile : une écologie « radicale » ou une écologie « de compromis » ? Et y en a-t-il d’autre ?

    Cyril Dion manifeste quelque courroux après l’article de Reporterre https://reporterre.net/Comment-Cyril-Dion-et-Emmanuel-Macron-ont-elabore-l-assemblee-citoyenne- racontant comment il a élaboré avec Emmanuel Macron et leurs équipes respectives la Convention citoyenne pour le climat annoncé par le Président de la République le 25 avril. Il me l’a manifesté par courriel, et nous avons échangé des arguments, courtoisement. Il m’a laissé un message téléphonique samedi dernier, message que j’ai trouvé trop tard pour le rappeler, et il a choisi d’exposer notre différend sur sa page Facebook https://www.facebook.com/cyril.dion2/posts/10156482919273602 . Je trouve cela très compréhensible, et poursuis donc moi aussi publiquement cet échange. Car derrière le point litigieux, il y a une question de fond qui mérite une attention et une réflexion collectives.
    Le courroux de l’auteur du Petit manuel de résistance contemporaine https://reporterre.net/Resister-a-l-effondrement-ecologique-mais-contre-l-exterieur-ou-contre-n provient, non pas de l’article lui-même, dont il ne conteste pas l’exactitude, mais de son titre et de la photo qui l’illustre :

    « Non écrit-il, je n’ai pas “élaboré le projet de convention citoyenne avec Emmanuel Macron” comme Reporterre, le quotidien de l’écologie (ou plutôt Hervé Kempf si j’ai bien compris) l’a titré en choisissant de mettre nos deux photos et en retournant la mienne pour renforcer l’idée de connivence. »

    Et bien, si. Le titre est réducteur, comme tout titre, mais il résume le processus décrit dans l’article : il y a eu élaboration commune. On ne rencontre pas le président de la République — surtout dans une période très agitée par le mouvement des Gilets jaunes, en février dernier — pour papoter et prendre le thé. La rencontre entre MM. Dion et Macron a été importante et a posé les grandes lignes de ce qui a ensuite été mis en musique par leurs équipes respectives, avant d’être validé par retour au sommet.

    Il va de soi que le président de la République ne va pas suivre personnellement toutes les réunions qui formalisent un dispositif de cette nature. Mais quand la décision de lancer la Convention citoyenne pour la transition écologique a finalement été prise et annoncée en avril, elle a bien sûr été préparée et validée au niveau du chef de l’État, après le travail réalisé avec les conseillers de l’Élysée et avec le ministre de la Transition écologique dans plusieurs réunions auxquelles Cyril Dion a participé, et où il dit avoir posé, avec le collectif Démocratie ouverte, « des lignes rouges ».

    Quant à la photo rapprochant les deux portraits, elle exprime la réalité physique de la rencontre entre les deux hommes. Dans la maquette de Reporterre (comme dans celle de bien des sites et journaux), la photo de tête d’un article est par définition une métaphore du récit de l’article. Soit on présente une image illustrant un épisode précis de celui-ci, soit on présente une image symbole de la réalité évoquée : c’est bien le cas ici. Il n’y aurait problème que si les deux hommes ne s’étaient pas rencontrés.

    Le reproche qui m’est fait est d’autant plus étrange que dans l’article, discuté en commun par toute la rédaction comme tous ceux de Reporterre, nous avons choisi de ne pas énoncer tous les problèmes soulevés par cette collaboration entre Cyril Dion et ses amis et le président de la République et ses subordonnés. Certains lecteurs sagaces s’en sont étonnés dans le Club des lecteurs, et nous l’ont reproché. Car bien sûr, que des écologistes estimables acceptent de travailler, en pleine crise sociale, avec un président qui couvre une politique répressive d’une violence jamais vue depuis trente ans, qui lance une section de lutte antiterroriste contre les activistes du climat qui décrochent son portrait, qui poursuit une politique des plus néfastes en matière d’écologie, doit être discuté. Comme doit être discuté la possibilité que ces écologistes estimables soient instrumentalisés, malgré le gain important qu’ils estiment avoir obtenu. Mais mon intention n’est pas de le faire ici.

    Pourquoi ? Parce qu’il me parait plus urgent et utile de souligner deux choses.

    D’autre part, il y a un besoin urgent de débattre de la stratégie du mouvement écologiste. En reconnaissant que personne n’a la clé magique d’une situation où la situation écologique s’aggrave constamment. Faut-il refuser tout accommodement positif de la part d’un gouvernement et d’un système de pouvoir au motif qu’ils sont intrinsèquement nuisibles et violents ? Mais les postures les plus radicales ont-elles obtenu des résultats probants ? Ne touchent-elles pas une minorité trop restreinte, malgré son énergie, pour bousculer le système ? Et n’est-il pas nécessaire de parvenir à mobiliser des masses plus importantes pour faire poids, ce qui implique de mettre de l’eau dans son vin ? Est-il prioritaire de développer des « récits » ou de susciter le rejet d’un capitalisme en pleine évolution autoritaire et élitaire ?

    Ce ne sont là que quelques questions parmi celles qu’il nous faut explorer quitte, peut-être, à conclure à des différends irréconciliables ou, au contraire, à une analyse commune renforçant l’énergie collective.

    Aider ce débat est le rôle que s’assigne pour l’heure Reporterre, en invitant Cyril Dion à un débat sur le site ou à s’exprimer par une tribune, ainsi qu’à Patrick Viveret (avec qui nous avons aussi échangé) ou à tout autre voulant intervenir de manière claire et argumentée. Nous avons aussi lancé une enquête au sein du mouvement écolo pour savoir comment sont perçues les deux lignes stratégiques, et irons au Camp climat organisé par Alternatiba début août avec cette préoccupation en tête.

    Profitons de l’été pour réfléchir et discuter, avant une année qui sera de nouveau cruciale pour la cause écologique.

    D’une part, qu’il faut admettre la nécessité du débat au sein de la galaxie écologiste. Il est nécessaire que l’on parvienne à sortir soit du consensus béat au motif que nous sommes tous et toutes d’accord sur la gravité de la crise écologique, soit de l’irritation indignée quand on pointe une position problématique. Une des ambitions de Reporterre est de parvenir à mettre en scène ce débat entre une écologie « radicale » et une écologie de « compromis ». Ce n’est pas toujours facile. Ainsi, les habitants actuels de la Zad ont-ils d’abord mal vécu qu’on puisse exprimer à propos de la Zad un point de vue plus radical que le leur. Avant d’accepter de jouer le jeu et de produire une explication argumentée et utile de leur position. De même Nicolas Casaux et Cyril Dion avaient exprimé en vis-à-vis des positions diamétralement opposées sur les énergies renouvelables (ici et là).
    Que le débat soit vif n’est pas un problème, au contraire, je suis persuadé qu’on peut le faire de manière sereine. Un bon exemple en était la Fête des 30 ans de l’écologie, où les invités allaient de zadistes et de Gilets jaunes à Corinne Lepage et à Yann Arthus-Bertrand. Un très large arc-en-ciel, où tout le monde a joué le jeu avec une chaleureuse bienveillance, ce qui n’empêchait pas de vrais dissensus, comme par exemple entre Damien Carême et un Gilet jaune sur le rôle de la représentation politique, ou entre Claire Nouvian et Yann Arthus-Bertrand sur le rôle des lobbies.

    #Hervé_Kempf #Reporterre #Cyril_Dion #écologie #Colibris #Politicaille #médias #twitter #enfumage #union_européenne #demain
    #écologie #ecologie #environnement #climat #france #agriculture #politique #resistances #pollution #énergie #nature_/_ecologie #capitalisme

  • Propos sur un colloque censuré : le révélateur d’une fascisation rampante 15 Juil 2019 - Saïd Bouamama - Le blog de S. Bouamama

    Devant participer à la présentation les 3 et 4 juillet dernier des résultats d’une recherche sur les « Mécaniques de extrémisme violent » au cours d’un colloque international à visée comparative, je me suis vu interdire de participation et de parole par l’institution porteuse suite aux pressions du ministère de l’intérieur. Cette recherche pluridisciplinaire à laquelle je contribue depuis son début s’est étendue sur 4 ans et était adossée à un dispositif d’accompagnement pour des jeunes considérés comme « radicalisés ». L’accompagnement et la recherche ont touchés 105 jeunes français et les conclusions de l’investigation devaient être mises en comparaison avec des expériences de Belgique, du Canadienne, du Brésil, des Etats-Unis et du Tchad. La censure qui m’a touché fait suite à une « lettre ouverte à Castaner » du Rassemblement National relayée immédiatement par le Figaro, Valeurs actuelles, Français de Souche, etc., présentant les « intitulés des tables-rondes » comme faisant « transparaître une idéologie laxiste et l’éternelle culture de l’excuse chère à l’extrême-gauche » d’une part et moi-même comme « islamo-gauchiste » d’autre part.
     

     
    Cette interdiction n’est pas la première. Au cours de ces dernières années plusieurs débats et un colloque ont été reportés et/ou annulés en raison de campagnes de diffamation menées par l’extrême-droite ou par le Printemps Républicain. Cette fois-ci la capitulation immédiate à une injonction de l’extrême-droite porte sur une recherche (dont on peut certes ne pas partager la méthode ou les conclusions et en débattre) ce qui est lourd de signification. Avec les violences et arrestations subies par les Gilets Jaunes (qui sont déjà depuis de nombreuses décennies une réalité meurtrière dans les quartiers populaires), les pressions sur certains journalistes, les restrictions au droit de manifester, etc., cette censure est un révélateur d’une logique de fascisation qu’il est urgent de contrecarrer.
    Je publie ci-dessous la première intervention que je devais présenter au colloque restituant quelques axes méthodologique de l’équipe de recherche. Chacun pourra ainsi se rendre compte par soi-même de son pseudo « islamo-gauchisme » et de sa « complaisance avec le djihadisme ». Les participants aux colloques ne s’y sont pas trompés en applaudissant chaleureusement mon intervention lue en mon absence. Je remercie vivement les 130 personnalités qui m’ont apportés leur soutien dans une tribune à Médiapart intitulée « En soutien à Saïd Bouamama » (https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/090719/en-soutien-said-bouamama). Transformée en pétition celle-ci peut être signée à l’adresse suivante : http://chng.it/mCcHVFyY
    Nous reviendrons dans notre prochain article à la fois sur les résultats de la recherche et sur notre analyse de cette censure dangereuse.
     
    Voici cette intervention :
     
    Un « bricolage méthodologique » au service d’un objet complexe  
    Tenter, comme nous avons tenté de le faire, de saisir le processus du « devenir extrémiste violent » ou la « mécanique de l’extrémisme violent » est une épreuve redoutable dont on ne sort pas entièrement indemne en dépit des protections et garde-fous absolument nécessaire mais toujours insuffisant que nous pouvons et que nous avons posés. L’épreuve en question n’est, en effet, rien de moins que la confrontation à l’innommable et à l’impensable : des enfants envisageant de tuer et de se tuer. Une partie de nos enfants en arrive donc à réduire leur champ des possibles qu’à une seule unique perspective mortifère. Face à une telle épreuve nous avons formalisée de manière transdisciplinaire quelques éléments de postures méthodologiques dès l’enclenchement de notre expérience. Celles-ci avaient pour vocation et objectifs de nous écarter des tentations par soucis de protection à savoir : la tentation de recycler sur notre objet des savoirs acquis pour d’autres objets ; la tentation de la mise en typologie inadéquate à des trajectoires aussi diverses et aussi complexes ; la tentation de la recherche de la causalité unique ou déterminante ; la tentation du choix d’un système de conceptualisation définitif. Sans être exhaustif nous pouvons formaliser ces postures méthodologiques comme suit :
     
    1. Notre première posture est celle de l’humilité. Nous sommes devant un objet et un chantier entièrement inédit sur lequel le champ des savoirs existant nous dit peu de chose quelle que soit la science sociale ou humaine mobilisée. La prétention au savoir préexistant sur un tel objet est heuristiquement inefficace, elle produit de la cécité et de la surdité aux bruits et aux vacarmes de notre réel contemporain inédit et elle rend indisponible à l’écoute d’une souffrance qui n’a plus de mots pour se dire. Le pari était dans l’Inversion de la RA en AR.
    2. Notre seconde posture fut celle du refus de l’essentialisation. Nous ne sommes pas en présence d’un groupe humain homogène, ahistorique, sans mouvement et sans interactions avec les autres groupes sociaux. Nous sommes bien en présence de sujets divers ayant été et s’étant bricolés à partir d’une histoire, d’un héritage, d’épreuves, de rencontres et de non rencontres, etc. Bref ces enfants, nos enfants, sont une production « made in France » constituant un analyseur de notre société et de ses failles, de notre protection de l’enfance et de ses limites, de notre système éducatif et de ses manques, etc.
    3. Notre troisième posture fut celle du choix du déséquilibre. Notre objet et sa complexité nous confronte aux limites de chacune de nos disciplines. La réalité sociale qui affleure avec de tels objets ne se laisse pas découper dans les frontières de chaque discipline. Il fallait donc que chacun d’entre nous accepte de sortir de sa zone de confort pour entrer, non pas dans un mélange désordonné des disciplines mais dans l’acceptation d’une alternance permanente entre les disciplines. Le pari était de rester sociologue ou psychologue par moment tout en soumettant les résultats et questionnements acquis aux autres approches disciplinaires. Il est vrai que nous avions un point d’appuis préalable pour ce faire. Tous les membres de l’équipe pluridisciplinaire ont croisé Frantz Fanon dans le processus de formation intellectuel, dans la fabrique de leur subjectivité, dans le choix de leurs sujets d’étude. Or ce dernier est sans doute, un des penseurs qui a le plus maintenu l’interrogation permanente pluridisciplinaire tout en étant centré en permanence sur son approche scientifique.

    Sur la base de ces postures que vous trouverez détaillés dans le rapport intermédiaire et le rapport final de l’étude nous nous sommes donné quelques repères méthodologiques provisoires. Ces repères étaient en effet, tout comme nos concepts d’ailleurs, comme pouvant évoluer à l’épreuve de l’avancée de notre travail d’investigation. Ces repères étaient conçus comme des hypothèses en mutation ouvertes sur la remise en cause en fonction de l’écoute du réel et de sa complexité.
    Le premier repère méthodologique était le refus d’une centration sur l’offre de « djihadisme » pour nous intéresser à la demande de « djihadisme ». Nous ne sommes pas en présence de sujet ayant simplement été contaminé par « un virus extérieur » qu’il s’agirait d’éradiquer pour régler le problème. L’offre quand elle a existée a rencontré une demande préexistante que nous voulions tenter de comprendre dans toutes ses dimensions. Cette offre a même fréquemment été recherchée et parfois longuement avant d’avoir été trouvée. La centration unilatérale sur l’offre, encore souvent trop fréquente en sciences sociales empêche d’aborder notre objet en termes de « processus de devenir extrémiste violent ». Pour paraphraser Simone de Beauvoir nous pourrions dire que l’on ne nait pas « extrémiste violent, on le devient ». Formulé ainsi, cela peut sembler une banalité mais c’est alors une banalité trop souvent oubliée.

    Notre second repère a constitué en la distinction permanente des notions de causalité et de déclencheur tant dans l’analyse de chacune des trajectoires que dans la l’analyse transversale constituant notre recherche. Les évènements ou rencontres déclencheurs actualisent et accélèrent des processus préexistant, donnent chair à des tendances déjà-là, coagulent des mouvements profonds déjà présent antérieurement.

    Notre troisième repère méthodologique a été la vieille et classique distinction hégélienne trop souvent oubliée entre apparence et essence, forme et fond. Cela nous a conduits à une posture de méfiance à l’égard des approches privilégiant le facteur religieux. Nous n’avons rencontrés que très peu le religieux en général et l’Islam en particulier et nous avons rencontrés fréquemment un mode spécifique du religieux en général et de l’islam en particulier ayant comme fonction de soigner, de combler, de raccrocher, de soutenir. C’est la raison pour laquelle nous avons adoptée dès le début une démarche comparative avec d’autres extrémismes violents et nos séjours de confrontations au Brésil, au Canada et aux USA sont venus confirmer nos convictions.

    Notre quatrième posture méthodologique se résume dans la figure de l’iceberg. Les jeunes avec lesquels nous avons vécu cette expérience constituée, selon nous, le haut d’un iceberg porté par une base beaucoup plus large constituée par une partie non négligeable de notre jeunesse caractérisée par une fragilisation insoutenable des assises et des stabilités individuelles, familiales et sociales. C’est dire l’ampleur du chantier de prévention qui s’ouvre, selon nous, à l’issue de cette recherche. C’est dire également l’ampleur des mutations que nos institutions doivent parcourir pour apporter à temps les espaces de consolidation dont cette jeunesse a besoin. Les jeunes rencontrés font ainsi fonction d’analyseur, non pas de l’ensemble de la jeunesse mais da sa partie désaffiliée. Ils sont également, selon nous, un analyseur de nos institutions de jeunesse (éducation nationale, protection de l’enfance et bien d’autres.

    Ces repères étant posés nous pouvions alors opérer les choix de méthode de recueil des données, d’entrée dans les trajectoires et d’ordonnancement de ceux-ci. Nous pouvons restituer ces choix comme suit :
    • Le choix de la rencontre signifiante du sujet : Il s’agissait pour nous de partir de lui et sa non-demande, de ses besoins et non des besoins de notre recherche, de ses temporalités et non des nôtres, de ses priorités et non des nôtres. De ce premier choix en découle de nombreux autres : le choix d’une première rencontre avec la compétence psychologique et psychanalytique ; le choix d’une rencontre progressive du reste de l’équipe et des autres compétences scientifiques ; le choix de nous adapter aux espaces et au temps du sujet ; le choix de travailler sur les questions concrètes et/ou matérielles marquant la quotidienneté du sujet ; etc. C’est ce travail de disponibilité qui est, selon nous, créateur des conditions nous permettant l’accès aux trajectoires tant pour construire l’accompagnement que pour mener à bien la recherche. Il s’agissait pour nous de partir du regard incarné pour aller vers le regard distancié pour ensuite construire un aller-retour permanent entre les deux regards.
    • L’interrogation systématique de trois niveaux historiques dans chaque trajectoire. La première histoire interrogée est celle de l’histoire longue et des effets de cette macro-histoire sur les trajectoires familiales. La seconde est celle de la trajectoire familiale, de ses déterminants, de sa connaissance plus ou moins explicite, de ses évènements marquants, de ses bifurcations, etc. La troisième est chronologique et aborde les processus de bricolage identitaire du sujet. Ces histoires sont, bien entendu, en interactions et ce sont ces interactions que nous voulions analyser dans chaque trajectoire d’une part et en termes de récurrences transversales d’autre part.
    • La recherche des données sur les modalités du lien social qui relie le sujet au socius dans le passé, dans le présent et dans l’idéal qu’élabore et que recherche le sujet consciemment ou non. Nos travaux antérieurs sur les jeunes issus des classes populaires dans un contexte de déstabilisation sans précédent de la culture d’affiliation et de socialisation qu’était la culture ouvrière, avait en effet attiré notre attention sur les processus d’affiliation et de désaffiliation. La proportion non négligeables des mal-nommés « convertis » et les crises du lien que révèlent leurs trajectoires sont venues confirmer notre choix.
    • La recherche de données sur les identifications dans l’histoire passée, présente et dans l’idéal du sujet a été une autre orientation. Les identités sont à la fois toujours plurielles et bricolées, contradictoires et en mouvement. Elles constituent un état d’équilibre entre stabilité et mouvement, invariance et mutation, héritage et production de soi. Nous recherchions en conséquence dans chacune des trajectoires les points de tension identitaire éventuel, les moments et évènement de déséquilibre, les facteurs empêchant la stabilisation minimum.

    Le recueil de toutes ces données s’est mis en place en diversifiant au maximum les espaces-temps de collecte et leurs modalités : lors des séances d’accompagnement psychologiques, dans des espaces collectifs, lors des démarches diverses effectués avec le sujet, lors d’entretien sociologiques, etc. De cette façon accompagnement thérapeutique et démarche de recherche se sont alimentés en permanence au prix il est vrai d’un coût humain considérablement plus élevé que dans une recherche classique. Plus élevé en termes de temps et de disponibilité certes mais aussi en termes d’épreuves existentielles pour chacun d’entre nous.

    Ces données recueillies pour chaque trajectoire convergent ensuite vers l’espace d’analyse et d’élaboration qui structure notre recherche. Au sein de cet espace, il est demandé à chaque participant de se centrer sur sa discipline dans un premier temps et de fournir une lecture des données spécialisée disciplinairement. Dans un second temps les analyses disciplinaires sont soumises à l’interrogation des autres disciplines présentes dans l’équipe ou sollicitées de l’extérieur selon les besoins. Progressivement ainsi prend forme une analyse commune résultat de l’ensemble du processus. L’analyse des récurrences entre trajectoire peut alors se mettre en place, de même que la correction de nos concepts et de nos points de méthodes. Pour ne citer qu’un exemple nous avions formalisée initialement le concept de « basculement nihiliste » que nous avions ensuite abandonné ; d’abord du fait que le mouvement progressif est beaucoup plus prégnant dans les trajectoire, qu’il est fait d’essais et d’aller-retour et qu’en conséquence le terme « bascule » est inapproprié ; Ensuite parce que la dimension nihiliste est certes présentes mais au côté d’autres tout aussi prégnantes : altruiste ou recherche de liens par exemple.

    L’analyse transversale des récurrences a également confronté à une analyse seconde de données recueillis à d’autres fins. Ainsi en est-il des données recueillies dans l’expérience mené au lycée avec une classe expérimentale et de celles recueillis dans notre animation de séances de formation à destination des acteurs de terrain sur thème de la dite « radicalisation ». Ces données sont dites seconde parce qu’elles ont été recueillis à d’autres fins : formative dans un cas et dans une logique de prévention dans l’autre. Toutefois la même équipe étant mobilisée pour ces trois pratiques (formation, prévention et accompagnement-recherche) nous avons pu par cette confrontation revisiter nos concepts et nos méthodes à plusieurs reprises au cours de l’expérience.

    La démarche méthodologique que je viens de résumer s’est déployé dans un contexte difficile. Elle allait à contre-courant d’un certain nombre de tendances dans notre société productrices de bruits et d’attentes immédiates auxquelles nous avons due résister. Cela n’a pas été sans difficulté avec notre institution porteuse ayant des exigences nous semblant parfois contradictoires avec les conditions posées par nous pour notre recherche. Nous avons due également résister à l’attente de résultats exploitables en termes de ce qui est mal nommé « déradicalisation » rapidement alors même que nous étions persuadés que nous étions devant un objet complexe nécessitant la durée pour commencer à être intelligible. Nous avons due enfin apprendre à travailler en pluridisciplinarité sans jamais confondre celle-ci avec la simple juxtaposition d’approches disciplinaires. A l’issue de cette expérience nous ne pouvons qu’en appeler à la mobilisation de tous tant les souffrances humaines des enfants que nous avons rencontrées, de nos enfants sont importantes.

    Je cède maintenant la parole à ma collègue Elisa pour restituer comment s’incarne concrètement notre approche complexe dans les interactions sociales avec le sujet accompagné.

     
    Source : Le blog de S. Bouamama https://bouamamas.wordpress.com/2019/07/14/propos-sur-un-colloque-censure-le-revelateur-dune-fascisation-r
    et Investigaction https://www.investigaction.net/fr/propos-sur-un-colloque-censure-le-revelateur-dune-fascisation-rampan

    #Saïd_Bouamama #anti_racisme #répression #resistances #antifascisme #racisme #répression #antifascisme

  • Travail, nom féminin - Vacarme
    https://vacarme.org/article3260.html

    L’histoire de Konstantína Koúneva, militante syndicale défigurée fin décembre 2008 dans un quartier d’Athènes à la suite d’une attaque à l’acide, est traversée par l’histoire grecque de ces dix dernières années et la traverse en retour d’une façon oblique, singulière et sensible.

    pas encore lu, je le poste pour le retrouver, mais aussi parce que je sens que ça va planter des arbres.

    #Konstantína_Koúneva

  • Au sein de l’Europe, où la #5G est vendue comme une nouvelle révolution, l’Italie a pris une longueur d’avance. Plusieurs régions, comme L’Aquila dans les Abruzzes, y servent de #terrain_d’expérimentation pour cette nouvelle #technologie. Mais alors qu’État et industriels applaudissent, des poches de #résistances s’organisent pour exiger l’application du principe de précaution. Y compris sur le terrain judiciaire, où fabricants, opérateurs et État sont dans le collimateur d’avocats. Un nouveau volet de l’enquête menée par le collectif de journalistes Investigate Europe.
    https://www.bastamag.net/Bientot-nous-pourrons-attaquer-toute-l-industrie-en-justice-en-Italie-des

  • Combattre l’antisémitisme aujourd’hui
    https://nantes.indymedia.org/articles/45458

    Jean-Guy Greilsamer, Membre de l’UJFP [1], explique comment concevoir la lutte contre l’antisémitisme aujourd’hui, comment la lier à la lutte contre tous les racismes sans la considérer comme plus importante que les autres. Il proteste contre l’instrumentalisation de ce #Racisme, instrumentalisation à des fins qui contribuent à l’entretenir

    #Répression #Resistances #antifascisme #Racisme,Répression,Resistances,antifascisme

  • Plein d’infos sur la radio !
    https://nantes.indymedia.org/articles/45450

    Radio Cayenne, à #Nantes, une radio qui cause #de luttes (et pas que), en direct (presque) tous les lundis à 19h sur https://radiocayenne.antirep.net Automédia, autogéré, si toi aussi tu veux participer n’hésite pas à nous contacter ;)

    #Informatique #Médias #Répression #Resistances #contrôle #social #/ #prisons #centres #rétention #quartiers #populaires #gilets_jaunes #Informatique,Médias,Répression,Resistances,contrôle,social,/,prisons,centres,de,rétention,quartiers,populaires,gilets_jaunes

  • Paroles de flics
    https://nantes.indymedia.org/articles/45451

    Suite au slogan « suicidez-vous » lancé à la face des flics, lors de l’acte XXIII, nos camarades de Nantes révoltée ont monté une vidéo où sont capturées insultes et autres menaces proférées par les flics

    #Répression #Resistances #antifascisme #gilets_jaunes #Répression,Resistances,antifascisme,gilets_jaunes

  • CAEN : POUR QUE CE 1ER MAI NE SOIT PAS LA FÊTE #de L’ALIENATION...
    https://nantes.indymedia.org/articles/45437

    Le texte suivant a été distribué ces deux derniers samedis par nossoins lors des manifestations #gilets_jaunes à Caen. Ce texte propose de revenir aux origines du 1er mai, de discuter de l’état de l’opposition à la politique gouvernementale avec ou sans gilet à Caen et revient sur de nombreuses limites rencontrées, et cherche à ouvrir quelques perspectives et propositions, #en appelant à la constitution d’un cortège autonome le 1er mai, en appelant à braver les interdictions de manifester, en rappelant la nécessité de maintenir une solidarité concrète face à la #Répression en s’attaquant notamment à tous les enfermements, et en proposant enfin de perturber le jeu (...)

    #Resistances #contrôle #social #luttes #salariales #/ #-ismes #tout #genres #_anarch-fémin #prisons #centres #rétention #actions #directes #lutte #anti-repression #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #election_s_ #mouvement #Répression,Resistances,contrôle,social,luttes,salariales,/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,prisons,centres,de,rétention,actions,directes,lutte,anti-repression,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,election_s_,mouvement,gilets_jaunes

  • Les femmes qui savent et les hommes qui séduisent
    https://nantes.indymedia.org/articles/45406

    J’entends partout dire que « les choses ont beaucoup changé » depuis #MeToo. Des journalistes me demandent de confirmer ce fait, bien certains que je vais faire preuve d’un enthousiasme démesuré. C’est si bien me connaître.1. Je ne suis pas sociologue2. Si j’étais sociologue et que je disais, moins d’un an après le lancement d’un mouvement qui n’a pas été étudié, que « les choses ont changé » je serais une mauvaise sociologue.

    #Resistances #-ismes #en #tout #genres #_anarch-fémin #Resistances,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…

  • A force d’être traité comme des animaux...
    https://nantes.indymedia.org/articles/45404

    Réflexion, suite à l’acte XXIII des #gilets_jaunes, sur la nécessité de dépasser les classiques - et inoffensives - manifestations déclarées type Bercy/Bastille/République. Face à un pouvoir de plus en plus autoritaire, il devient vital d’agir en primitif et de prévoir en stratège afin que vive ce mouvement.

    #Répression #Resistances #antifascisme #Répression,Resistances,antifascisme,gilets_jaunes

  • Déclaration #de Georges Abdallah à l’occasion de la Journée internationale du prisonnier palestinien
    https://nantes.indymedia.org/articles/45386

    Cher.e.s Camarades, Cher.e.s ami.e.s, Les conditions de détention des Résistant.e.s palestinien.ne.s ne cessent de s’empirer dans les geôles sionistes ces derniers temps. Depuis le début de l’année, Gilda Erdan, ministre israélien de la sécurité, cherche à imposer « une nouvelle réalité » à nos Camarades prisonniers, dans le but de faire reculer, ou tout bonnement annuler les droits que ces derniers ont acquis de hautes luttes durant les précédentes années. Les perquisitions et autres fouilles générales se multiplient de plus en plus dans les divers #centres pénitentiaires israéliens. Les unités spéciales de #Répression lourdement armées, se livrent aux pires excès lors de ces diverses interventions. Plus de 120 prisonniers blessés à Ketziot lors de la répression des protestations depuis février, ainsi qu’à (...)

    #Guerre #Racisme #Resistances #/ #prisons #rétention #antifascisme #Guerre,Racisme,Répression,Resistances,/,prisons,centres,de,rétention,antifascisme

  •  ? Israël est-il un État légitime ? Contre tous les états, toutes les nations, toutes les patries, tous les nationalismes
    https://nantes.indymedia.org/articles/45376

    Voilà le genre de texte (issu des compagnon-ne-s Libertaire de Toulouse) que nous avons affiché à Bxl-sud

    #Resistances #-ismes #en #tout #genres #_anarch-fémin #antifascisme #libérations #nationales #Resistances,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,antifascisme,libérations,nationales

  • Toulouse : « il y a une volonté politique d’interdire les manifestations »
    https://nantes.indymedia.org/articles/45365

    Depuis le 4 mars 2017, l’observatoire des pratiques policières de Toulouse écume les manifestations scrutant les faits et gestes des forces de l’ordre. Après 50 sorties, 4600 photos, 50 heures de vidéo, ils livrent aujourd’hui un rapport édifiant sur l’état du maintien de l’ordre dans la capitale de la région Occitanie.

    #Médias #Répression #Resistances #contrôle #social #antifascisme #gilets_jaunes #Médias,Répression,Resistances,contrôle,social,antifascisme,gilets_jaunes

  • Il y a un 1 an, les expulsions
    https://nantes.indymedia.org/articles/45349

    Dimanche 8 avril L’expulsion de la #ZAD est imminente, le doute n’a plus sa place parmi nous.Les signalements toujours plus nombreux de véhicules de keufs ont rythmé ces dernières heures ; les contrôles d’identité et les fouilles ont commencés aux abords du périmètre de la zone.On est en train de se faire encercler à mesure que leur dispositif se déploie.

    #Resistances #- #nddl

  • GJ : #mouvement ou soulèvement..?
    https://nantes.indymedia.org/articles/45300

    Ce texte de débat a le mérite de tenter de replacer dans une perspective historique du mouvement social sur un siècle et demi (!), ce que portent les GJ comme rupture avec le mouvement syndical et politique de gauche, dans son impasse stratégique face au capitalisme. Face aux différentes tentatives de mobilisation nantaises depuis deux ans (loi El Khomry, loi Travail,etc) et l’As des AS de st-Nazaire de ce début avril, ce texte (un peu long certes) prend un singulier écho ! Un point de Vue de j chastaint sur le soulevement des gilers jaunes ,entre autre tres critique sur l abandon d une des revendication majeur des #gilets_jaunes celle de la demission de Macron . Pour lui ce n est pas seulememt reclamer un changement de Personnel politique Tel que peuvent l entendre les militants..dans le (...)

    #Resistances #/ #actions #directes #lutte #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #Resistances,/,actions,directes,lutte,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement,gilets_jaunes

  • Anti-impérialisme : cycle de conférences
    https://nantes.indymedia.org/articles/45326

    Fruit d’une collaboration entre plusieurs organisations, collectifs et personnalités publiques, ce cycle de conférences nous offrira l’occasion d’aborder la domination impérialiste à travers plusieurs approches thématiques, dans une perspective internationaliste.

    #Guerre #Racisme #Resistances #antifascisme #libérations #nationales #- #denis #paris #saint #Guerre,Racisme,Resistances,antifascisme,libérations,nationales

  • Débat « Spéciale Européennes » sur France 2 : une mascarade médiatique
    https://nantes.indymedia.org/articles/45282

    Dispositifs infantilisants et priorité à l’immigration au menu du premier grand débat sur les européennes, co-organisé par France Télévisions et France Inter le 4 avril dans L’Émission politique.

    #Médias #Resistances #contrôle #social #Médias,Resistances,contrôle,social

  • Nous sommes contre toutes les religions, y compris l’islam
    https://nantes.indymedia.org/articles/45262

    « Nous sommes contre toutes les religions, y compris l’islam ». Interview d’un membre de l’Union des anarchistes d’Iran et de l’Afghanistan. (? traduction d’un article de https://pramenby.wordpress.com, 28/02/2019)

    #Resistances #contrôle #social #religion #anti-repression #Resistances,contrôle,social,religion,anti-repression

  • Pour un féminisme antiraciste et décolonial
    https://nantes.indymedia.org/articles/45231

    « On ne libère pas les femmes malgré elles », rappelle un collectif de féministes antiracistes et décoloniales, revendiquant leur droit à « l’accès à l’emploi privé et public, à l’enseignement et à la formation, à la culture et à l’expression culturelle et à la citoyenneté pleine et entière, y compris politique », et exhortant à « s’attaquer aux systèmes d’oppression qui se croisent pour peser comme une chape de plomb sur elles ».

    #Racisme #Répression #Resistances #antifascisme #Racisme,Répression,Resistances,antifascisme

  • Israel/Palestine : Les prisonniers palestiniens entament une grève #de la faim
    https://nantes.indymedia.org/articles/45242

    Aujourd’hui, 120 prisonniers palestiniens ont entamé une grève de la faim collective dans les #prisons israéliennes pour demander la fin de la répression en cours dans les prisons. Il est prévu que la grève s’intensifie le 17 avril, en Palestine et à l’échelle internationale à l’occasion de la Journée des prisonniers palestiniens. Les prisonniers sont représentés par un groupe de dirigeants représentant toutes les forces politiques dont Ahmad Sa’adat, dirigeant national palestinien et secrétaire général emprisonné du FPLP. La grève a été lancée suite au renoncement par le Service pénitentiaire d’Israël aux accords convenus dans le but d’atténuer le niveau de répression imposé aux (...)

    #Resistances #/ #centres #rétention #libérations #nationales #anti-repression #israel/palestine #Resistances,/,prisons,centres,de,rétention,libérations,nationales,anti-repression

  • #palestine : Résistance et répression des prisonniers politiques
    https://nantes.indymedia.org/articles/45240

    Des centaines de prisonniers politiques palestiniens ont été agressés et blessés cette semaine, dans la prison israélienne du Neguev, en représailles après une révolte de détenus brutalisés par les gardiens de prison pendant un transfert d’une section à une autre de ce vaste campement de tentes dans le désert. Ainsi, 90 prisonniers politiques de la section 3 du Neguev ont été menottés et attachés à leurs lits toute la nuit, et sans la moindre couverture ni autre bien personnel.

    #Resistances #libérations #nationales #anti-repression #- #israël #Resistances,libérations,nationales,anti-repression

  • Tou·te·s malfaiteurs - appel à rassemblement mercredi 10 avril
    https://nantes.indymedia.org/articles/45232

    Depuis le 17 novembre, des dizaines de milliers de personnes descendent dans la rue, occupant les ronds-points et expérimentant de nouvelles formes d’organisation. Loin de perdre en intensité, ce mouvement n’a cessé de prendre de l’ampleur. Depuis le 1er décembre, chaque samedi toulousain voit s’exprimer une rage populaire dans les artères bourgeoises du centre-ville. Mais chaque semaine aussi, la #Répression s’abat. Les flics blessent et les juges emprisonnent. La répression est féroce mais ne calme par les ardeurs de la rue.

    #Resistances #contrôle #social #antifascisme #gilets_jaunes #Répression,Resistances,contrôle,social,antifascisme,gilets_jaunes