• Au Brésil, c’est maintenant l’armée qui s’occupe de l’environnement | Silvana Conte
    https://reporterre.net/Au-Bresil-c-est-maintenant-l-armee-qui-s-occupe-de-l-environnement

    Des postes clés du ministère de l’Environnement brésilien sont dorénavant occupés par des militaires. Ces nominations vont de pair avec des restrictions budgétaires et des restructurations. Les peuples autochtones se mobilisent, soutenus par des scientifiques et des universitaires. Source : Reporterre

  • Cumul allocations chômage et emploi : des effets pervers limités
    https://www.lesechos.fr/economie-france/social/030462447151-cumul-allocations-chomage-et-emploi-des-effets-pervers-limites

    Le dispositif étant accusé désormais de favoriser l’utilisation des contrats courts par les entreprises et le sous-emploi pour les chômeurs, au détriment des finances de l’assurance-chômage. Un document d’étude que vient de mettre en ligne la direction de la recherche du ministère du Travail (Dares) montre que la réalité est plus complexe. Son originalité par rapport aux nombreux travaux antérieurs est de s’appuyer sur l’examen de la situation de 10.000 demandeurs d’emploi en activité réduite entre 2012 et 2014.

    Les trois quarts d’entre eux ont eu faiblement recours à l’activité réduite sur la période, constatent les auteurs de ces travaux, Pauline Gonthier et Klara Vinceneux. Ils appartiennent à trois groupes distincts : des personnes retrouvant rapidement un emploi ou n’ayant droit qu’à une faible durée d’indemnisation ; d’autres qui alternent emploi et chômage ; et, enfin, des chômeurs inscrits depuis longtemps, parmi lesquels les personnes de plus de 40 ans et celles peu ou pas diplômées sont surreprésentées.

    Le dernier quart de l’échantillon, qui a, lui, fréquemment voire intensivement recouru à l’activité réduite, concentre trois autres types de profils. Il y a les personnes exerçant un petit temps partiel, avec une surreprésentation des intermittents du spectacle, des assistantes maternelles et des intérimaires, pour qui l’allocation est un complément durable. A l’inverse, le document d’étude pointe les personnes au chômage depuis un certain temps à la recherche d’un complément de revenu. Enfin, il y a les personnes qui occupent un emploi trop payé pour cumuler avec leur allocation, mais pas forcément satisfaisant et qui restent inscrites pour « bénéficier de mesures d’accompagnement », rester éligibles à certaines aides et voir certaines démarches administratives facilitées.

    Un coût certain pour l’assurance-chômage

    Le résultat est un coût certain pour l’assurance-chômage, montré du doigt, compte tenu de son déficit record. Mais il doit être relativisé, car le dispositif d’activité réduite diminue aussi d’autres dépenses sociales. « 60 % du surcroît de dépenses d’assurance-chômage lié au cumul allocation/salaire [est] contrebalancé par une diminution des prestations sociales de solidarité », notent les chercheuses.

    Des demandeurs d’emploi qui travaillent ? Les 7 visages de l’activité réduite
    http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/de-212-sept-visages-activite-reduite.pdf

    • L’activité à temps réduit des chômeurs, une ligne de front décisive des #restructurations capitalistes

      Outre la réforme Unedic - orientée par la dernière Loi de finances P.S et partie intégrante - pour qui veut bien le voir- de la Loi travail 1 et 2- qui se prépare pour la rentrée, un décret et des circulaires récentes stipulent que dès le 1/9/2017, les chômeurs en activité réduite ne pourront percevoir l’#ASS que durant 3 mois...
      https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12484

      La création de la prime d’activité ne cesse de produire ses effets, dont une baisse des montants de RSA perçus, et des évictions de ce même minimum, ce qui fait bien moins de bruit que les 5 € piquées sur l’alloc logement (avant une contre réforme générale de ces droits-là aussi, à moins que ça branle dans le manche - comme dit la chanson-, que cela cause trop de soucis au bailleurs).
      https://twitter.com/clprtr/status/898354377362206720

      D’autre part, la réduction drastique du nombre d’emplois aidés (mais quel « #emploi » n’est pas "aidé ?) va faire augmenter le nombre de demandeurs de salaires, pendant que le service civiques (P.S) à 600€ va drainer les moins de 25 ans (tj interdits de RSA, sauf à la marge : enfants, conjoint RSAste).

      #prime_d'activité #RSA #atroce #austérité #revenu

    • Chômage : l’activité réduite
      http://www.ies-salariat.org/wp-content/uploads/2018/02/Notes_IES_42.pdf

      L’activité réduite est un dispositif d’indemnisation du chômage qui reconnaît le droit d’exercer une activité professionnelle et d’être indemnisé au cours d’un même mois (Vivés, 2018).
      D’après les chiffres de l’Unédic, Alors qu’entre 2003 et 2017, le nombre d’allocataires indemnisés sans activité est stable (1,8 million) celui des allocataires en activité réduite augmente massivement (de 800 000 à 1,6 millions). Depuis 2006, un allocataire indemnisable sur deux environ est en activité réduite.
      Les chômeurs en activité réduite sont enregistrés comme demandeurs d’emploi dans les catégories B (ayant exercé une activité réduite courte i.e. moins de 78 heures par mois) et C (ayant exercé une activité réduite longue i.e. plus de 78 heures par mois). Ils peuvent percevoir différents types d’allocation : l’ARE (assurance chômage), l’ASS (dispositif de solidarité) ou le RSA.
      En matière d’indemnisation, le principe consiste à verser à l’allocataire un pourcentage de l’allocation qu’il percevrait s’il n’avait pas repris d’emploi. Ce pourcentage est calculé en fonction de trois seuils : un seuil horaire, un seuil en rémunération et un seuil de durée. Quand un ou plusieurs seuils sont dépassés, l’allocataire peut rester inscrit mais il ne peut être indemnisé. Pour renforcer les incitations à reprendre une activité en augmentant les possibilités de cumul, ces seuils ont été dans l’ensemble rehaussé.

      https://seenthis.net/messages/620176
      https://seenthis.net/messages/613989

  • Les #travailleurs_sociaux marchent contre les #restructurations dans la protection de l’enfance
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060717/les-travailleurs-sociaux-marchent-contre-les-restructurations-dans-la-prot

    La marche des travailleurs sociaux d’Angers contre la restructuration de leur secteur est arrivée à Paris mardi 4 juillet, interrompant les dixièmes assises de la protection de l’enfance. Ils espèrent donner à leur mouvement une ampleur nationale.

    #France #Angers #protection_de_l'enfance

  • Le Vote FN au village

    Les ménages modestes du périurbain sont devenus, au fil des succès électoraux du FN, une figure centrale des com­mentaires médiatiques.
    Peu d’enquêtes sérieuses se sont pourtant intéressées à leurs conditions de travail, à leurs parcours résidentiels et aux devenirs de leurs enfants. Basé sur un travail de terrain de longue durée, ce livre restitue les trajectoires des salarié-e-s d’un parc d’activités comme il en existe beaucoup à la périphérie des grandes villes. À partir d’extraits d’entretiens et d’observations, il revient sur les transformations qui affectent depuis plusieurs décen­nies les fractions stables des #milieux_populaires : #restructurations dans l’industrie et les services, durcissement des conditions d’accès à la propriété et évolution du système de formation. Même si leurs pratiques électorales s’avèrent plus diversifiées qu’on ne le pense, le #FN attire une part de ces ménages du #périurbain, qui sont pourtant loin de tous figurer parmi les plus démunis. Au-delà des explications convenues, notamment celles du #déclassement, l’ouvrage offre ainsi des clés de compréhension des processus de radicalisation politique. Il montre enfin comment des élus municipaux, sans être encartés au FN, s’emploient très concrètement à empêcher la venue de familles issues de l’im­migration et de ménages en situation précaire, contribuant par là à banaliser le rejet de ces catégories sociales stigmatisées. Dans un contexte de hausse de l’abstention et de défiance envers les responsables politiques, ce livre éclaire les aspirations et les tensions vécues par nombre de ménages populaires.

    https://pierrebourdieuunhommage.blogspot.gr/2017/05/violaine-girard-le-vote-fn-au-village.html

    #extrême_droite #nivillenicampagne #sociologie

    • https://seenthis.net/messages/594804#message595046

      « Mon voisin vote Front national »
      Combattre un parti impose-t-il de condamner ceux qu’il a réussi à séduire ? Un militant de longue date de diverses organisations antiracistes d’extrême gauche interroge les formes de lutte dont il a usé, sans succès, contre le Front national. Son témoignage aide à comprendre comment celui-ci a réussi à devenir l’un des acteurs décisifs de la prochaine élection présidentielle française.

      Willy Pelletier est coordinateur, avec Gérard Mauger, de l’ouvrage collectif Les classes populaires et le FN . Explication de vote, paru également aux éditions du Croquant, en collaboration avec la Fondation Copernic. Ce texte est extrait de la contribution intitulée « Contre l’ethnocentrisme militant ».

  • Aérien : le bras de fer compétitif des compagnies européennes
    http://fr.myeurop.info/2015/10/14/a-rien-le-bras-de-fer-comp-titif-des-compagnies-europ-ennes-14427

    Daniel Vigneron

    L’extrême tension des négociations sur la restructuration d’Air #France illustre les difficultés de la compagnie française. Face à un marché en pleine mutation, les grands groupes européens doivent constamment accroître leur compétitivité.

    Chronique sur #RFI - L’aérien en Europe

    Les images de la chemise arrachée du DRH d’Air France à l’issue du comité central d’entreprise de la compagnie ont fait le tour du monde. lire la (...)

    #EUROFOCUS #Allemagne #Autriche #Espagne #Italie #Pays-Bas #Royaume-Uni #Air_France #British_Airways #compagnies_aériennes #grèves #IAG #KLM #licenciements #Lufthansa #restructurations

  • L’entreprise de dépossession - @la_vie_des_idees
    http://www.laviedesidees.fr/L-entreprise-de-depossession-3054.html

    Du taylorisme au #management moderne, les modèles d’#organisation du #travail ont toujours cherché, selon Danièle Linhart, à déposséder les salariés de leurs savoirs professionnels. Cette #dépossession dans le travail est aujourd’hui également subjective, ce qui la rend très difficile à combattre.

    (...)

    Mais comment fait-on pour obliger des gens qui sont un peu libres à appliquer ces méthodes standard ? C’est là que la précarisation subjective intervient pour justement déposséder les salariés de leurs savoirs, de leurs métiers, de leurs expériences, de leurs collectifs, de tout ce qui les rassure et qui met de la sérénité dans le travail. On les en prive par le changement permanent puisqu’à partir du moment où tout bouge constamment, ils perdent leurs repères et sont précarisés subjectivement. Même s’ils ont des #emplois stables, ils sont obligés d’aller chercher les « bonnes » procédures, les « bonnes » pratiques. Ils y sont obligés car ils ne maîtrisent plus rien. La précarisation subjective, c’est justement reconstruire un sentiment de vulnérabilité identique à celui des précaires chez ceux qui ne le sont pas. On les déstabilise pour qu’ils se raccrochent aux codes. En faisant un nombre assez important d’interviews dans des secteurs diversifiés, j’entends les gens dire qu’ils n’y arrivent plus. Ils expliquent comment il y a sans cesse des #restructurations de service, des recompositions de métier, des changements de missions... Par exemple, à Pôle emploi, les salariés expliquent que tout bouge tout le temps. Certains disent : « Vous me demanderiez de me situer dans l’organigramme, je ne peux pas. Je ne sais plus de qui je dépends ». Il y a donc un sentiment de non-maîtrise entraînant un état d’inquiétude permanente. Autre exemple, celui des infirmières qui disent : « On nous change constamment de service. On ne connaît donc pas les armoires où il y a les médicaments. Avant, on savait que tel médicament était là, tel instrument était ici... Maintenant, comme on nous change tout en permanence, on ne sait plus. On perd du temps. On veut en gagner mais on risque de faire des bêtises ». Tout cela génère de l’appréhension, de la peur, de l’anxiété. Et du coup, lorsqu’on leur dit : « C’est très simple. Il faut faire comme ça », les salariés se tournent alors vers ces pratiques, ces procédures, ces méthodes qui ont été mises au point par des experts qui ne connaissent pas les métiers et sont absolument indifférenciées quel que soit le secteur. Mais les gens acceptent parce qu’ils ont un profond sentiment de précarité, d’impuissance, d’absence de maîtrise de leur travail. Du coup, il y a une perte de sens parce que ce n’est plus le sens de leur travail, selon les règles de leur métier, selon leur expérience, selon ce qui les amenés à vouloir être les professionnels qu’ils sont, mais c’est une espèce de logique managériale qui les conduit. Récemment, un responsable des ressources humaines m’a dit : « Moi, mon rôle, c’est de produire de l’amnésie ». Cette formule est extraordinaire, elle montre qu’avec le changement permanent, les gens doivent oublier comment ils travaillaient avant pour appliquer ces méthodes.

    • Très intéressant. Et en même temps, il y a là une critique du « changement permanent » qui me dérange. Peut-être faudrait-il mieux distinguer ces formes de changement. Il y a d’un côté, celui qu’on applique à soi-même et à ceux avec lesquels on travaille, consistant à améliorer, peaufiner, rendre plus efficace ou meilleur, le travail que l’on fait. Et cette injonction au changement, à l’oubli, à l’amnésie, à la dépossession. Le problème est qu’ils procèdent certainement d’un même mouvement et qu’ils sont très difficile à distinguer l’un de l’autre, car profondément liés. Pourtant, l’un est délétère quand l’autre est vertueux.

    • Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain... Le changement est l’essence de la vie et accélérer la boucle de Boyd est l’essence de l’efficacité - et tout ça reste vrai même si les gestionnaires à la petite semaine confondent vitesse et précipitation, apprentissage et bourrage de crâne, service et servilité, ordre et autoritarisme, changement et chaos.

      J’automatise, je réorganise, je surmonte les résistances au changement - c’est mon métier et je suis convaincu que c’est bon... Mais ça ne fonctionne que lorsqu’on le fait avec les gens et non contre eux. En école de gestion, à l’époque de la vogue du re-engineering j’ai appris à le faire contre les gens... Dans la pratique je me suis pris des baffes et des échecs, et j’ai appris.

      De l’incompétence managériale donc, mais la cause première est plus loin : pour faire du bon boulot de gestionnaire, il faut parfois dire « non » (ou plutôt ses synonymes « oui mais » et « oui et » - délicieuse dialectique diplomatique) au gestionnaire d’au-dessus qui presse pour atteindre les objectifs promis. Or la paupérisation et la précarisation des employés touche aussi les cadres qui ne se sentent plus en position de résister - et ils canalisent alors directement et sans filtre la pression d’en haut vers leurs subordonnés qui se trouvent alors essentiellement occupés à garder la tête hors de l’eau dans les rapides. Mais bon, ça fera bien dans les prochains résultats trimestriels alors whatever !

    • A lui seul changement ne veut rien dire et ne parle surtout pas de sa nature. Évolution ? Régression ? Destruction ?
      Le changement est seulement défini par le passage d’un état à un autre. Et en économie la conduite de changement permet à l’entreprise de faire adhérer les équipes au projet de transformation et de diminuer la période de moindre productivité. Même si les dites équipes sont les grandes perdantes de ce changement.
      Changement est devenu le moyen facile de répondre à toute critique sociale et à renvoyer le contradicteur dans les limbes du passéisme et de la mélancolie. C’est un vocable de soumission.