• Coronavirus : l’Algérie va rouvrir en partie ses frontières
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/16/coronavirus-dans-le-monde-plus-de-20-millions-de-personnes-totalement-vaccin

    L’Algérie vers une réouverture partielle de ses frontières. Après près de quinze mois de fermeture, la présidence a annoncé dans un communiqué que le pays allait rouvrir partiellement ses frontières « dès début juin ». « Après la présentation des recommandations (...), le Conseil des ministres a approuvé des propositions en faveur d’une ouverture partielle des frontières terrestres et aériennes algériennes dès début juin », précise le communiqué.
    Cette réouverture débutera par « un plan de cinq vols quotidiens de et vers les aéroports d’Alger, de Constantine et d’Oran », les plus grandes villes du pays, à partir du 1er juin, précise le texte publié à l’issue du conseil des ministres dominical. Elle s’opérera dans le « strict respect » des mesures préventives contre le Covid-19.
    Plusieurs millions d’Algériens de l’étranger ont dû composer avec la fermeture des frontières et la suspension des vols commerciaux et des liaisons maritimes décidées le 17 mars 2020. Depuis, les autorités ont organisé des vols de rapatriement pour leurs ressortissants, sous conditions, mais ces derniers ont été suspendus le 1er mars en raison de l’émergence du variant anglais fin février en Algérie. La fermeture prolongée des frontières a déclenché des mouvements de protestation, sinon de colère, au sein de la nombreuse diaspora algérienne, en particulier en France.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#sante#diaspora#france#retour#rapatriement#variant#frontiere#circulation#restrictionsanitaire

  • L’OIM fournit une aide au retour à 160 migrants bangladais depuis la Libye | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-fournit-une-aide-au-retour-160-migrants-bangladais-depuis-la-libye

    Dhaka - En étroite coordination avec le gouvernement du Bangladesh, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a facilité le retour en toute sécurité de 160 migrants bangladais bloqués en Libye grâce à son programme de retour humanitaire volontaire.L’avion a quitté Benghazi, en Libye, le 4 mai et a atterri en toute sécurité à l’aéroport international Hazrat Shajalal de Dhaka le lendemain. Les migrants étaient bloqués en Libye en raison de la COVID-19 et de la situation difficile en matière de sécurité dans le pays. L’OIM a œuvré en étroite collaboration avec les autorités libyennes et l’Ambassade du Bangladesh en Libye pour aider ces personnes à rentrer chez elles. Avant le départ, les migrants ont subi des examens de santé et l’OIM leur a fourni une aide au transport avant le départ, des services de conseil et un examen de protection. Ils ont également reçu des équipements de protection individuelle (EPI) et ont passé des tests de COVID-19 (PCR) avant d’entamer leur retour au Bangladesh.
    « La pandémie de COVID-19 en Libye a déclenché une série d’événements qui a conduit à une perte importante des moyens de subsistance pour des milliers de migrants. Le programme de retour humanitaire volontaire de l’OIM est la seule voie sûre et régulière pour les migrants qui veulent quitter la Libye et rentrer chez eux de manière sûre, régulière et digne », a déclaré Federico Soda, chef de mission de l’OIM en Libye. « Ces opérations sont compliquées et rendues possibles par la collaboration tripartite entre l’OIM, l’ambassade du Bangladesh en Libye et les autorités libyennes à Benghazi. Cette collaboration est soutenue financièrement par l’Union européenne. »
    A Dhaka, les responsables du gouvernement bangladais et le personnel de l’OIM ont accueilli et aidé les migrants à l’aéroport international Hazrat Shahjalal, où ils ont reçu une aide en espèces pour leur transport ultérieur vers leurs destinations respectives.
    Les migrants de retour recevront chacun une subvention de réintégration pour les aider à se réinsérer dans leurs communautés. Cette aide à la réintégration est particulièrement importante pour les migrants qui, dans certains cas, ont subi des traumatismes physiques et psychologiques lorsqu’ils étaient bloqués en Libye.« Notre priorité est d’offrir à ceux qui souhaitent rentrer dans leur pays un moyen sûr et digne pour le faire, et de soutenir leur réintégration. Pour ce faire, nous continuons à travailler de manière étroite et constructive avec le gouvernement du Bangladesh, et je les remercie pour leurs efforts continus », a déclaré Giorgi Gigauri, chef de mission de l’OIM au Bangladesh.Selon l’un des migrants de retour, « la vie en Libye était très dangereuse car les affrontements se poursuivaient ; j’ai décidé de rentrer dans mon pays car je ne gagnais pas assez d’argent. C’était très difficile de rester là-bas. »
    #Covid-19#migrant#migration#libye#bengladesh#sante#retour#rapatriement#santementale#traumatisme
    Le programme de retour humanitaire volontaire de l’OIM est souvent considéré comme une bouée de sauvetage pour les migrants bloqués qui choisissent de rentrer chez eux et de reconstruire leur vie. Depuis 2015, plus de 2 900 migrants bangladais sont rentrés de Libye grâce à ce programme, qui fait partie de l’initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants, plus vaste.

  • Swissinfo | Après le Danemark, la Suisse pourrait-elle renvoyer des réfugiés à Damas ?
    https://asile.ch/2021/05/11/swissinfo-apres-le-danemark-la-suisse-pourrait-elle-renvoyer-des-refugies-a-da

    Les réfugiés syriens sont en sécurité en Europe. Mais plus au Danemark. Copenhague estime possible de les renvoyer dans la région de Damas, une zone qualifiée de sûre par ses services d’immigration. Ce précédent en Europe peut-il influencer les conditions de renvois fixées par la Suisse ? L’article “Après le Danemark, la Suisse pourrait-elle renvoyer des […]

  • En Algérie, des familles invitent des étudiants subsahariens à rompre le jeûne et la solitude
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/05/05/en-algerie-des-familles-invitent-des-etudiants-subsahariens-a-rompre-le-jeun
    https://img.lemde.fr/2021/05/05/0/0/1023/511/1440/720/60/0/763360_80613841-img-20210504-wa0008.jpg

    En Algérie, des familles invitent des étudiants subsahariens à rompre le jeûne et la solitude. Une association a profité du mois de ramadan, propice au partage, pour couper l’isolement des jeunes étrangers empêchés de rentrer chez pour cause de Covid-19.Des étudiants subsahariens à Alger sont accueillis par une famille algérienne pour partager le repas de rupture du jeûne.Des étudiants subsahariens à Alger sont accueillis par une famille algérienne pour partager le repas de rupture du jeûne. DR
    Avec le ramadan, qui rythme le quotidien des Algériens depuis le 13 avril, Mamo a fait une expérience inédite. Cet étudiant malien de l’université des sciences et de la technologie de Bab Ezzouar, près d’Alger, a partagé un ftour, le repas de la rupture du jeûne, avec une famille algérienne. « Quand on m’a parlé de l’initiative, j’étais hésitant. Mais finalement c’était une expérience magnifique. Au-delà du repas, cela permet un échange de cultures et de points de vue », raconte l’homme de 22 ans, vêtu d’un pantalon à pince bleu et de chaussures cirées noires.
    Parmi les étudiants subsahariens résidant en Algérie, beaucoup passent l’intégralité de leur cursus universitaire sans retourner au pays. Si certains y étaient contraints par leur situation financière, presque tous sont désormais logés à la même enseigne à cause de la fermeture des frontières, depuis mars 2020, à cause de la pandémie de Covid-19. « On peut partir, mais au risque de ne pas revenir », précise Maria Gorbena, une Equato-Guinéenne de 26 ans qui étudie les télécoms à Bab Ezzouar et n’est pas retournée dans son pays natal depuis deux ans.
    Alors pour les couper de leur isolement, l’association Carrefour Cadenkoso a profité du mois de ramadan, propice au partage, pour appeler des familles algériennes à accueillir un ou plusieurs étudiants étrangers, tels Mamo ou Maria, le temps d’un ftour. « Le Covid a été une période difficile, il y a eu une rupture de contact et une rupture financière pour certains étudiants qui recevaient une aide de leur famille », explique Moussa Sissoko. Le doctorant malien en biologie des maladies infectieuses, installé en Algérie depuis presque dix ans, a créé Carrefour Cadenkoso en 2019 pour « regrouper les talents subsahariens et valoriser leur formation en Algérie ».
    Quand il a lancé l’initiative « Ftoor en famille », début avril, il ne s’attendait pas à un tel « enthousiasme » de la part des participants. Avec son équipe de bénévoles, il gère toute la logistique : de la visite aux familles d’accueil jusqu’à l’arrangement du transport. « En l’espace de six jours, six familles algéroises ont accueilli une vingtaine d’étudiants. Les discussions durent jusque très tard dans la soirée ! », s’exclame le trentenaire.
    « Chez les étudiants internationaux, il y a ce lien familial qui manque, alors j’ai enfilé mon bazin [tenue traditionnelle malienne], j’étais joyeux et stressé comme si j’allais voir ma propre famille », raconte Mamo, qui n’a pas vu ses proches depuis son arrivée en Algérie pour des études en réseaux informatiques, il y a quatre ans. « Je devais rentrer à la fin de ma licence, mais ça n’a pas été possible à cause du Covid-19 », explique-t-il.
    Lire aussi Comment le coronavirus a poussé des centaines de Subsahariens à quitter l’Algérie pour la Tunisie
    En 2020, le ministère algérien de l’enseignement supérieur estimait le nombre d’étudiants étrangers à un peu plus de 8 500. Mais selon Moussa Sissoko, leur nombre réel serait plus important. Car si certains étudiants, comme Mamo et Maria, bénéficient d’une bourse octroyée par leur pays pour étudier dans le cadre académique, d’autres viennent par leurs propres moyens pour suivre diverses formations. Ce brassage « est une opportunité immense, pour nous Africains, de faire des rencontres et d’apprendre sur les autres », précise Moussa Sissoko : « Il permet non seulement de créer un lien avec la population algérienne, mais aussi un pont entre les différentes populations africaines. »
    Depuis l’indépendance du pays, en 1962, les universités algériennes ont accueilli 60 000 étudiants étrangers en provenance de 62 pays, selon le ministère de l’enseignement supérieur. « Les étudiants subsahariens sont une véritable porte d’entrée vers les économies et les marchés de leur pays. Pour les entrepreneurs algériens, ils sont une source d’information sur les langues, les traditions et les modes de consommation de leur société », poursuit Moussa Sissoko, qui travaille actuellement sur la formation d’un réseau d’anciens étudiants africains en Algérie. « Il y a une nouvelle société qui se forme. Certains étudiants subsahariens restent en Algérie, ils se marient et travaillent ici. Les autres, une fois de retour dans leur pays, occupent souvent des fonctions importantes. Ce sont des personnes avec lesquelles l’Algérie doit maintenir le contact », répète le doctorant. Et de citer l’exemple de l’actuel ambassadeur malien en Algérie, diplômé de la section diplomatique de l’Ecole nationale d’administration d’Alger en 1982 – la même promotion que l’actuel ministre algérien des affaires étrangères, Sabri Boukadoum.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#afriquesubsaharienne#sante#religion#pandemie#retour#integration#economie

  • My Australian husband is stuck in India. All I want is to know he can come home | Narita Nagin | The Guardian
    http://www.theguardian.com/commentisfree/2021/may/03/my-australian-husband-is-stuck-in-india-all-i-want-is-to-know-he-can-co
    https://i.guim.co.uk/img/media/ce76c31caf8db874ed1e5c68a02e5fc7cfefe277/0_756_1980_1188/master/1980.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    My Australian husband is stuck in India. All I want is to know he can come home. What does it mean to be a citizen? Is Australia a fair-weather friend, only there for you in the good times? The Australian government’s drastic decision to temporarily stop all travellers from India entering Australia has me in tears almost every night, struggling to cope with the uncertainty of when I’ll see my husband again.Before he departed Australia for India in March, I was stressed knowing that repatriation flights were few and far between. But he managed to convince both me and the Australian government (that granted him a travel exemption) that he had to go to visit and care for his mum, his only surviving parent, who is suffering from stage-four cancer. Knowing him, his kindness and conscientiousness, I knew that it wasn’t really a choice for him to be at his dying mother’s side.
    The situation is emotionally draining for the 9,000 Australians who are stranded in India while it is ravaged by the deadly Covid-19 second wave, desperate to get home. To date, India has reported more than 19m cases and 216,000 deaths. I can’t even imagine the unbearable stress and fear of being in India surrounded by the countless stories of the lack of oxygen and hospital beds, the crumbling infrastructure and people dying on the streets.
    India does not allow for dual citizenship, so it does not owe Australians like my husband anything – if they were once Indians, they have given that up to become Australians. What does it mean to be an Australian citizen? Is Australia a fair-weather friend, only there for you in the good times? For Australian citizens stuck in India, the worst-case scenario is playing out in real time. What if India decides to prioritise its citizens’ health over others due to insufficient and crumbling infrastructure? What if India demands non-citizens leave the country or threatens them with prison sentences like the Australian government just did for its own citizens?
    Like most other Australians, I don’t want to compromise the health of the community, but surely Australians can be allowed back via a safe process and the virus can be contained by isolation. In March, shortly before the government’s decision to exclude Australians travelling from India, just 1,065 people travelled into Australia each day on average, so the existing protocols did not allow a huge number enough to suggest undue burden on infrastructure.Its decision to ban Australian travellers from India indicates the Australian government’s complete lack of confidence in its own quarantine system. While this may be justified, given the numerous quarantine mistakes, wouldn’t it be more appropriate for Australia to fix its quarantine system than to deny its own citizens their basic human right to return home to their families?Similar draconian laws and absolute bans were not considered when in the US and UK Covid cases were soaring only a few months ago. The US to date reported 32.4m cases and 576,000 deaths. The UK wasn’t that far behind, and a substantially deadlier strain of Covid-19, B.1.1.7, originated there. Why has a different approach been taken to Australians returning from India?I have always found Australians to be warm, open and inclusive, and so this is the first time I have any regrets in choosing Australia as my home. Other governments are doing so much more to help their citizens – the US, in its latest health alert, asked its citizens to leave India as soon as it is safe to do so, and additional flight options are available for them. British and Irish nationals, and third-country nationals with residence rights in the UK, are arriving into England from India with the requirement to quarantine. These are fair and reasonable options that Australians stranded in India would welcome.
    As for my husband, even if the borders were open, I know that he won’t return until his mother dies. At the same time, it is difficult for him being in India without any certainty as to when he might be able to return home. While the ban for travellers from India is temporary, for those stuck overseas “temporary” reads as “indefinitely”. For now, he continues to live among the Covid chaos in India, waking up at 3am daily to work Australian hours , while caring for his mum, who in addition to stage-four cancer now also has Covid-19.Despite all these challenges, he is still an amazing husband from afar, calling me daily to check in, calming me during my frequent meltdowns. All I want is for both of us to have the certainty that he can come home to Sydney when he is ready.There should be no barriers to Australians returning home. It is our right.Narita Nagin is an Australian lawyer. She is based in Sydney and was born in Fiji

    #Covid-19#migrant#migration#australie#inde#sante#variant#retour#contamination#santementale#droit

  • Covid-19 dans le monde : l’aide internationale afflue en Inde, levée des restrictions en Europe
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/03/covid-19-dans-le-monde-l-aide-internationale-afflue-en-inde-levee-des-restri

    Le Pakistan ferme ses frontières terrestres avec l’Afghanistan et l’Iran
    Voisin de l’Inde, le Pakistan a fermé ses frontières terrestres avec l’Iran et l’Afghanistan et va suspendre mercredi pour deux semaines 80 % de ses liaisons internationales. Ces nouvelles restrictions surviennent à quelques jours de l’Aïd-el-Fitr, la fête musulmane de la rupture du jeûne, qui s’accompagne traditionnellement de grands mouvements de population entre les villes et les campagnes et du retour au pays des travailleurs émigrés et des Pakistanais résidant à l’étranger.Le ministre de la planification, Asad Umar, a annoncé que les deux prochaines semaines seraient « cruciales ». L’an dernier, le Pakistan avait connu un pic de contaminations après le ramadan et l’Aïd-el-Fitr. Le pays, qui a déjà enregistré 18 000 morts et 800 000 cas, fait face à une troisième vague de l’épidémie.

    #Covid-19#migrant#migration#pakistan#inde#afghanistan#sante#retour#frontiere#religion#aidelfitr#travailleurmigrant#contammination

    • Bref. Jusqu’en 2018, #Rachel_Khan était noire. Elle le revendiquait. Depuis, elle semble ne plus vouloir l’être. Ou pour être précis, elle ne veut plus entendre parler de sa couleur de peau. Un non sujet pour elle dorénavant. Que s’est-il passé ? Comment peut-on, en février 2019, éprouver « l’honneur d’être cette maîtresse de cérémonie » où est présente Assa Traoré et, en mars 2021, se retrouver sous les louanges de Valeurs actuelles : « L’écrivain Rachel Khan juge que le “combat” d’Assa Traoré est une “forme d’opportunisme dérangeant” » ? Comment peut-on écrire en mars 2018 « Noires, nous sommes les femmes invisibles du cinéma français » puis donner une interview en mars 2021 au Figaro pour dire : « Le discours victimaire des pseudo-antiracistes m’est insupportable » ?

      Mais cette nouvelle Rachel Khan ne parvient pas à faire oublier en totalité l’ancienne. Elle est toujours là. Ainsi, elle peut rejeter le débat sur la racialisation tout en ne parlant que de cela : de race, des origines de ses parents. Rachel Khan le dit elle-même : elle a plein de races en elle.

      Rachel Khan, #prototype_intersectionnel

      Au-delà de ses mots, des idées qu’elle peut défendre, il y a autre chose chez Rachel Khan qui plaît beaucoup à ces Jean Moulin des internets : son attitude. Ils voient en elle une femme un peu naïve, emplie de bonne volonté, fervente croyante des dogmes républicains… Du sexisme teinté de racisme. Même Pascal Praud l’adoube. Une non-blanche qui ne challenge pas la blanchité de ces messieurs, ils en rêvaient, elle l’a fait.

      Sur le féminisme aussi, elle a vrillé. De la dénonciation du harcèlement en ligne, du journal Causette, elle devient défenseure de personnalités telles que Raphaël Enthoven, qui excelle en la matière – Rachel Khan reprend même son vocabulaire, quand elle qualifie Rokhaya Diallo de « rentière » de l’antiracisme. Il faut constater que Rachel Khan n’est plus, non plus, une femme. Elle en refuse l’assignation de la même façon qu’elle n’est plus noire. Elle est l’intersectionnalité à l’envers. Imaginez donc Rachel Khan participant à un événement organisé par Lallab, une asso féministe et musulmane, qui défend les femmes voilées, qui use de la non-mixité… l’enfer sur Terre pour ses amis d’aujourd’hui qui l’aurait crucifiée avant-hier !

      Finalement, Rachel Khan n’est rien d’autre qu’un #produit_culturel. À la mode. Début 2020, elle est nommée codirectrice de La Place, centre culturel consacré au hip-hop à Paris. Dans une lettre ouverte, plusieurs activistes et professionnels du hip-hop réagissent : « Depuis bientôt une semaine, Rachel Khan fait le tour des médias pour promouvoir son livre "Racée". Dans ses entretiens aux médias et sur ses réseaux sociaux elle tient des propos qui selon nous vont à l’encontre des valeurs d’inclusivité, de partage et de vivre ensemble que la culture Hip Hop a toujours prôné. Au sein de la culture Hip Hop ces termes signifient le refus de toute forme de discrimination, de rejet de la différence, le refus des dogmes, la prise en compte de l’autre tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit, de rencontres par et à travers nos différences et l’acceptation des parcours et construction de chacun, dans ce contexte, les attaques contre les activistes antiracistes sont intolérables pour un personnage publique représentant la culture Hip Hop. Rachel Khan bafoue les valeurs d’une culture qui nous est chère avec des propos clivants, validés par la frange la plus réactionnaire des médias français. »

      En ce début d’année 2021, Rachel Khan a été nommée à la tête de la commission Sport de la Licra. Quelques semaines plus tard, Manuel Valls succède à Simone Veil au comité d’honneur de cette même Licra. Il n’y a pas de mots assez fort pour exprimer ce que ces deux symboles représentent en terme de dévoiement du combat contre le racisme.

      Récemment, cette ligue « internationale » contre le « racisme » et l’« antisémitisme » a publié une fausse Une du Time, où Rachel Khan serait à l’honneur en tant qu’« antiraciste de l’année ». En décembre 2020, sur sa page Facebook, Rachel Khan en diffusait une autre, représentant exactement la même chose. Or, la seule personnalité antiraciste française que le Time ait consacrée, c’est Assa Traoré. Que faut-il en comprendre ? Que cette petite communauté se rêve un monde. Un monde où ils seraient, tous, bel et bien antiracistes. Mais ce n’est qu’un songe. Dans la vraie vie, Manuel Valls manifeste aux côtés des franquistes et Rachel Khan, dans un désir de réconciliation – de quoi, entre qui ? – s’affiche volontiers avec le très droitier Mathieu Bock-Côté, « rires au soleil ».

      Toute incohérence politique, elle, serait purement fortuite.

      #retournage_de_veste #créneau_marketing

  • Coronavirus: Hong Kong residents will be eligible to return from anywhere in mainland China without quarantine from Thursday | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3131120/coronavirus-hong-kong-residents-will-be-eligible

    Coronavirus: Hong Kong residents will be eligible to return from anywhere in mainland China without quarantine from Thursday. No two-week quarantine for residents living over the border who test coronavirus negative just before returning to Hong Kong. Minister says one-way system can only be reciprocal when Hong Kong has close to zero new Covid-19 cases, no untraceable infections

    #Covid-19#migration#migrant#hongkong#chine#sante#test#circulation#frontiere#quarantaine#retour

  • Plus de 200 000 personnes retournent au Zimbabwe tandis que la COVID-19 a un impact sur les économies régionales | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/plus-de-200-000-personnes-retournent-au-zimbabwe-tandis-que-la-covid-19-un-impa

    Plus de 200 000 Zimbabwéens sont rentrés chez eux au cours de l’année écoulée en raison des retombées économiques de la COVID-19 dans les pays où ils travaillaient.L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) met à disposition du personnel infirmier pour aider les fonctionnaires zimbabwéens à effectuer des tests COVID-19. Les autres services comprennent des activités essentielles de communication des risques et de surveillance des maladies, de prévention et de contrôle de l’infection, de protection, d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) et d’aide à la réintégration.Mario Lito Malanca, chef de mission de l’OIM au Zimbabwe, a fait remarquer que le nombre de retours a dépassé les attentes, soulignant l’impact socioéconomique massif que le virus a eu dans les régions et qui nécessite un recentrage sur des solutions à long terme.« Sans ces mesures, nous verrons de nombreux migrants de retour s’enfoncer davantage dans la crise, recourir à des mécanismes d’adaptation négatifs et être éventuellement contraints de migrer à nouveau par des moyens irréguliers », a-t-il déclaré.Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 1,9 million de personnes ont été testées positives à la COVID-19 en Afrique australe depuis mars 2020, et plus de 60 000 personnes ont perdu la vie. Les plus touchés étaient les trois principaux pays de destination des travailleurs migrants zimbabwéens : l’Afrique du Sud, le Malawi et le Botswana.
    Un sondage de l’OIM sur les migrants de retour a révélé que, dans la plupart des cas, la décision de rentrer était liée aux conséquences de la pandémie, notamment aux difficultés financières, à la faim et à la perte du logement, au manque d’accès à l’aide médicale, au soutien en matière de santé mentale, aux problèmes de documents d’identité et au risque d’agression dans le pays où ils travaillaient. Le sondage a également révélé que les migrants de retour ont des compétences professionnelles allant de la construction au commerce, en passant par l’agriculture, la restauration, la peinture et le travail domestique. Les directives du gouvernement zimbabwéen exigent que les migrants de retour aient un certificat COVID-19 négatif valable avant d’entrer dans le pays. Sans certificat valable, ils sont envoyés dans les centres de quarantaine provinciaux de Beitbridge, Plumtree et Chirundu pour attendre leur dépistage.Avec le soutien de l’OIM et de son Fonds pour le développement, le gouvernement du Zimbabwe s’engage avec ses voisins à conclure des accords bilatéraux pour s’attaquer aux facteurs d’incitation des retours, tout en mettant en place des mécanismes internes de réintégration socioéconomique par le biais de projets d’aide à l’emploi.

    #Covid-19#migrant#migration#zimbabwe#afriquedusud#malawi#bostawana#sante#retour#economie#quarantaine#certificatcovid#OIM#test#emploi

  • « Please help » : en Inde, les messages désespérés des habitants de New Delhi
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/22/please-help-les-messages-desesperes-des-habitants-de-new-delhi_6077595_3210.

    Une femme atteinte du Covid-19 attend à l’intérieur d’un pousse-pousse d’être admise dans un hôpital pour être soignée, à Ahmedabad (Inde), le 17 avril.La peur s’est emparée des habitants de Delhi. Peur d’attraper un virus qui fait des dégâts considérables et fauche jeunes et personnes âgées, peur pour les proches, les amis, qui cherchent désespérément depuis plusieurs jours un lit en soins intensifs dans un hôpital. Certaines familles de malades désemparées s’approvisionnent en médicaments et en oxygène à des prix exorbitants sur le marché noir. La capitale indienne manque de tout. Les SOS submergent les réseaux sociaux : « Please help », peut-on lire dans la plupart des messages. Plusieurs hashtags ont fait leur apparition sur Twitter pour alerter sur des situations de détresse ou échanger des informations concernant les disponibilités en lits, médicaments, matériel.
    Le chef du gouvernement de Delhi, Arvind Kejriwal, n’a pas caché la gravité de la situation, informant sur Twitter, mardi 20 avril, que certains hôpitaux de la mégalopole de plus de 20 millions d’habitants ne disposaient « plus que de quelques heures d’oxygène » en réserve. Il a de nouveau lancé un appel au gouvernement pour qu’il augmente l’approvisionnement en oxygène de la capitale.Bombay connaît également une pénurie aiguë, comme tout l’Etat du Maharashtra, qui reste le plus contaminé. Mercredi, vingt-deux malades sont morts dans un hôpital de Nashik, en raison d’une coupure d’alimentation en oxygène des ventilateurs pendant une demi-heure.
    La capitale indienne, déserte, ne résonne plus que du son des ambulances qui foncent, sirènes hurlantes, sur les rues vides et des pétarades des deux-roues qui livrent des courses ou des repas aux familles dans les quartiers huppés. Toutes les activités sont à l’arrêt depuis lundi, avec la décision du chef de gouvernement de confiner la capitale pour sept jours. Les habitants sont enfermés chez eux, fenêtres fermées, comme si le virus allait s’abattre sur leur maison.Le pays a battu un nouveau record, mercredi 21 avril, avec la plus forte augmentation quotidienne jamais enregistrée dans le monde - 315 000 nouveaux cas en vingt-quatre heures et 2 104 décès. Ce record sera sans doute pulvérisé dans les jours prochains. La courbe des contaminations est verticale. L’Inde a plongé dans une crise sanitaire majeure.
    Mardi soir, le premier ministre, Narendra Modi, dans un discours à la nation, est de nouveau apparu totalement à contre-courant. Après avoir qualifié d’« ouragan » la deuxième vague de Covid-19 qui balaye le pays, il s’est contenté d’appeler les citoyens à ne pas perdre courage dans l’adversité, se félicitant que toutes les mesures aient été prises pour éviter un verrouillage de l’Inde. Il a demandé aux Etats de n’utiliser le confinement qu’en « dernière option » et de se concentrer uniquement sur les zones de micro-confinement. Malgré l’effondrement du système hospitalier, la situation critique de milliers d’Indiens, la négligence des autorités et le manque de prévention, il a soutenu que le pays était mieux préparé pour faire face à la deuxième vague.Les Etats, comme le Maharashtra, ont fait fi de son discours, annonçant des mesures de restriction ici et là, couvre-feu, confinement, pour contenir la propagation de la maladie.
    S’agissant des travailleurs migrants, qui avaient tant souffert lors de la première vague à cause du confinement brutal et extrême décidé par Narendra Modi, il y a un an, en mars 2020, le premier ministre a demandé « instamment à l’administration des Etats de renforcer la confiance des travailleurs et de les convaincre de rester où ils sont. Cette confiance des Etats contribuera grandement à convaincre les travailleurs et les ouvriers qu’ils recevront le vaccin où qu’ils soient dans les prochains jours et que leur travail n’en souffrira pas », a-t-il affirmé.Las ! L’exode a déjà eu lieu. Des migrants ont fui massivement les grandes villes, ignorant les messages rassurants. « Main hoon ha », « ne partez pas » leur a enjoint lundi Arvind Kejriwal, le chef de gouvernement de Delhi, juste après avoir annoncé le confinement de la capitale. « J’en appelle à vous. C’est un petit confinement. Ne quittez pas Delhi, ne partez pas. Je suis très optimiste et j’espère que nous n’aurons pas besoin de prolonger le confinement. Le gouvernement prendra soin de vous. » Des cohortes de travailleurs saisonniers, en rangs serrés sur des centaines de mètres, ont gagné les terminaux de bus et de trains. Des hommes célibataires ou avec femme et enfants, munis de sacs et de baluchons, de vieux pots de peinture remplis de victuailles ou d’affaires. « Nous rentrons au village, auprès de nos familles, nous ne voulons pas revivre le cauchemar de l’année dernière », ont-ils expliqué. Ces migrants ont été les grandes victimes de la première vague, coincés, piégés durant de longues semaines dans les grands centres urbains, sans salaire, ni toit, ni nourriture, en dehors de celle distribuée par des ONG. Les transports avaient été mis à l’arrêt en quelques heures et des millions de travailleurs pauvres avaient dû rejoindre leur région à pied, à vélo, au péril de leur vie.
    Leur départ montre, s’il le fallait, que la confiance est bel et bien perdue.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#travailleurmigrant#retour#village#deplacementinterne#travailleursaisonnier#confinement

  • Des migrants éthiopiens rentrent du Yémen avec l’aide de l’OIM après le tragique naufrage de leur bateau | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/des-migrants-ethiopiens-rentrent-du-yemen-avec-laide-de-loim-apres-le-tragique-

    Aden/Addis-Abeba - Cent soixante migrants éthiopiens sont rentrés sains et saufs du Yémen aujourd’hui avec l’aide de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), un jour seulement après qu’un dangereux périple à travers le Golfe d’Aden a coûté la vie à des dizaines de personnes, dont au moins 16 enfants.Plus de 32 000 migrants, principalement originaires d’Éthiopie, sont toujours bloqués au Yémen dans des conditions désastreuses et souvent mortelles.« La situation des migrants bloqués au Yémen est devenue si tragiques que beaucoup d’entre eux pensent qu’ils n’ont pas d’autre choix que de s’en remettre aux passeurs pour rentrer chez eux », a déclaré Jeffrey Labovitz, directeur des opérations d’urgence de l’OIM.
    Au moins 42 personnes de retour du Yémen seraient mortes lundi lorsque leur embarcation a sombré au large de Djibouti. Le mois dernier, au moins 20 personnes s’étaient également noyées sur le même itinéraire selon les survivants. L’OIM estime que, depuis mai 2020, plus de 11 000 migrants sont retournés dans la Corne de l’Afrique lors de dangereuses traversées en bateau, aidés par des passeurs sans scrupules.« Notre programme de retour humanitaire volontaire constitue une bouée de sauvetage pour les personnes bloquées dans un pays qui est aujourd’hui dans sa septième année de conflit et de crise. Nous appelons tous les gouvernements situés le long de l’itinéraire à s’unir et à soutenir nos efforts pour permettre aux migrants de rentrer chez eux en toute sécurité et dans la dignité », a ajouté M. Labovitz.La COVID-19 a eu un impact majeur sur les migrations dans le monde. L’itinéraire de la Corne de l’Afrique vers les pays du Golfe a été particulièrement touché. Des dizaines de milliers de migrants, qui espéraient travailler au Royaume d’Arabie saoudite, se trouvent désormais dans l’impossibilité de terminer leur périple, bloqués à Djibouti, en Somalie et au Yémen.Si la pandémie a également entraîné une diminution du nombre de migrants arrivant au Yémen, passant de 138 000 en 2019 à un peu plus de 37 500 en 2020, les risques auxquels ils sont confrontés continuent d’augmenter. Beaucoup de ces migrants sont bloqués dans des situations précaires, dormant dans la rue sans abri ni accès aux services. Beaucoup d’autres sont en détention ou retenus par des passeurs.« Nous ne trouvons ni travail ni nourriture ici ; le Yémen est un problème pour nous », a déclaré Gamal, un migrant de 22 ans qui est rentré grâce au vol de retour humanitaire volontaire. « Je dormais dans la rue sur des cartons. Je ne mangeais que grâce à la charité des passants et parfois on nous donnait des restes de restaurants. Je n’avais jamais grand-chose à manger »
    Depuis octobre 2020, rien qu’à Aden, l’OIM a enregistré plus de 6 000 migrants qui ont besoin d’aide pour rentrer chez eux en toute sécurité. Le vol d’aujourd’hui à destination d’Addis-Abeba était le deuxième transportant un premier groupe de 1 100 Éthiopiens qui ont été approuvés pour un retour humanitaire volontaire vers l’Éthiopie. Des milliers d’autres migrants irréguliers attendent que leur nationalité soit vérifiée et que des documents de voyage leur soient fournis.Avant le départ du vol, l’OIM a effectué des examens médicaux et de protection pour s’assurer que les migrants de retour sont aptes à voyager et qu’ils consentent volontairement à rentrer. Les personnes ayant des besoins particuliers sont identifiées et reçoivent des conseils et un soutien spécialisés.En Ethiopie, l’OIM soutient les installations de quarantaine contre la COVID-19 gérées par le gouvernement afin d’accueillir les migrants de retour à leur arrivée et leur fournit une aide en espèces, des articles essentiels et un transport ultérieur chez eux. L’Organisation soutient également la recherche des familles pour les enfants migrants non accompagnés.Dans toute la Corne de l’Afrique et au Yémen, l’OIM apporte un soutien vital aux migrants en leur fournissant, entre autres, des soins de santé, de la nourriture et de l’eau.
    Le vol d’aujourd’hui a été financé par le Bureau de la population, des réfugiés et des migrations (PRM) du Département d’Etat américain. L’assistance après l’arrivée à Addis-Abeba est soutenue par l’aide humanitaire de l’UE et le PRM.

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#ethiopie#cornedelafrique#sante#retour#rapatriement#OIM#crisesanitaire#quarantaine#test#MNA#refugie

  • « Je dois être patient, attendre que les touristes reviennent » : en Egypte, les commerçants espèrent le retour des beaux jours
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/12/je-dois-etre-patient-attendre-que-les-touristes-reviennent-en-egypte-les-com

    Une poignée de clients fait face aux trois pyramides de Gizeh veillées par le Sphinx, assis au café situé sur le toit d’un hôtel sans cachet, dans une odeur de chicha. Sur le site archéologique, les touristes sont peu nombreux, loin de la foule d’avant la pandémie de Covid-19. Mais les habitudes ne changent pas : un selfie devant ces célèbres effigies de l’Egypte, une photo à dos de dromadaire… Les habitants du quartier des pyramides, qui dépendent du tourisme, disent avoir tenu le coup ces derniers mois grâce aux visiteurs égyptiens. « Et, depuis le début de l’année, on voit un peu d’étrangers : des Russes, des Ukrainiens… », détaille Islam Abou Taleb, le jeune patron de l’hôtel Cleopatra.C’est à l’automne 2019 qu’il a inauguré l’établissement. Il a eu quelques bons mois, puis vint le coronavirus. « Tout s’est écroulé. J’ai ouvert le café en janvier pour la clientèle locale. Mais la différence entre ce que dépensent Egyptiens et étrangers est semblable à celle entre la terre et le ciel. » Avec le début, mardi 13 avril, du ramadan, mois de jeûne et de célébration peu propice aux excursions, le nombre de promeneurs locaux va diminuer.
    Hormis les guides, le tourisme à proximité du Sphinx fait vivre vendeurs de souvenirs, chameliers… : toute une économie informelle – comme 50 % des emplois en Egypte – dont dépendent la plupart des 50 000 habitants du faubourg de Nazlet El-Semman, un quartier aux ruelles de sable jouxtant le site archéologique. « Une année de perdue crée des dommages pour plusieurs années », soupire Salah Awian, 51 ans, dans la vaste boutique familiale où sont exposés des flacons d’huiles essentielles ou de copies de fragrances connues. Les canapés, où les touristes se voyaient autrefois offrir thé ou café tandis que les prix se marchandaient, sont vides.
    Une chute des revenus de plus de 69 %
    L’Egypte a reçu 500 000 touristes au cours de ce premier trimestre, contre plus de 2,8 millions sur la même période en 2019. Cette année-là, le pays avait presque renoué avec les chiffres d’avant la révolution de 2011. L’activité est l’une des principales mannes du pays. L’année 2020 s’annonçait prometteuse : mais la pandémie a entraîné une chute des revenus de plus de 69 %, et une augmentation des licenciements. Des facilités – comme des prêts à taux réduit – ont été proposées à certains acteurs du tourisme, tels les hôtels. Un fonds d’urgence pour une aide ponctuelle aux travailleurs informels avait été créé en 2020 ; mais les interlocuteurs rencontrés affirment n’avoir compté que sur eux-mêmes.
    « Quand il y a des étrangers, ce sont des individus, pas des groupes. Le virus a sapé les règles du tourisme », déplore M. Awian. Comprendre : du tourisme de masse. Il ne veut pas d’un autre modèle, qui fait la joie actuelle des allergiques à la foule, mais le retour des tour-opérateurs. Aussi surveille-t-il la réponse sanitaire en Europe, d’où provient d’ordinaire le principal contingent de voyageurs. Lui est convaincu qu’une « bonne alimentation et le climat » le préservent de la maladie. « On est impuissants. Notre gouvernement aura beau dire “venez en Egypte”, cela n’aura pas d’impact tant que les pays limiteront les mouvements de leurs ressortissants. On guette. »Il est peu probable qu’un véritable redémarrage touristique ait lieu avant la fin de l’année – le temps que la vaccination avance en Europe. Dans l’intervalle, l’Egypte soigne son image de terre au riche passé : les autorités ont organisé, samedi 3 avril, une fastueuse « parade » de momies royales, en lui assurant un retentissement international. Des découvertes archéologiques sont régulièrement annoncées. Le tourisme domestique est en outre encouragé, avec des offres sur les vols internes.

    #Covid-19#migrant#migration#egypte#sante#tourisme#economie#retour

  • Covid-19 : l’Inde débordée par la deuxième vague
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/12/covid-19-l-inde-debordee-par-la-deuxieme-vague_6076501_3244.html

    Covid-19 : l’Inde débordée par la deuxième vague

    Le pays a enregistré dimanche près de 170 000 cas supplémentaires de Covid-19. Sous la menace de reconfinements locaux, les travailleurs migrants fuient à nouveau les villes.
    Bombay a retrouvé ses allures de ville morte samedi 10 et dimanche 11 avril. Une vision surréaliste pour la capitale commerciale de l’Inde, 21 millions d’habitants, qui paraissait avoir tourné la page du Covid-19 en février, avec une circulation automobile redevenue quasi normale et des bidonvilles aussi grouillants que d’ordinaire.Face aux ravages de la deuxième vague épidémique, au moment où ils se résignaient à leur premier week-end de reconfinement total, les habitants de la mégapole ont appris que leur enfermement allait en réalité durer jusqu’à fin avril.
    Après avoir longtemps tergiversé, la coalition réunissant le Shiv Sena (extrême droite) et deux partis de gauche à la tête de la région, l’Etat du Maharashtra (123 millions d’habitants), a fini par se résoudre à la solution la plus radicale. Le système de santé est complètement débordé. Les hôpitaux refusent des patients, en l’absence de respirateurs artificiels et de lits disponibles en réanimation. Plus de 63 000 contaminations sont actuellement dépistées quotidiennement au Maharashtra, soit environ 40 % des nouveaux cas de Covid-19 repérés chaque jour en Inde, dont 10 000 rien qu’à Bombay.
    Le confinement était d’autant plus inévitable que la ville souffre d’une pénurie de vaccins. Les deux tiers de ses cent vingt centres de vaccination ont été obligés de garder portes closes tout le week-end. Lundi matin, ils ont commencé à rouvrir lentement, l’agglomération ayant été réapprovisionnée momentanément en Covishield, le vaccin d’AstraZeneca produit dans les laboratoires du Serum Institute of India de Pune, à trois heures de route de là.
    La recrudescence de cas positifs est en train de se généraliser à l’ensemble du sous-continent. New Delhi a dépassé le record de la première vague, avec plus de 11 491 tests positifs lundi. La courbe nationale des contaminations n’est plus exponentielle, elle est quasiment verticale. Entre le 1er et le 11 avril, le nombre de nouveaux cas quotidiens est passé de 72 000 à près de 170 000. Mardi 13 avril, le bilan cumulé de l’épidémie s’établissait à 13,6 millions de cas détectés (l’Inde passe ainsi devant le Brésil) et à 172 289 morts.L’effet boomerang est violent pour Narendra Modi. Le premier ministre nationaliste s’était aventuré à dire au creux de l’hiver qu’il avait sauvé l’Inde du désastre, que le pays était un exemple pour le monde. Le sous-continent enregistrait alors à peine plus de 9 000 cas quotidiens. Son message a été délétère, les Indiens ont baissé la garde, tombé le masque et oublié l’impératif de distanciation sociale. Le voilà maintenant conduisant, en vidéo, réunion de crise sur réunion de crise, avec les exécutifs de tous les Etats et territoires de l’union indienne.
    La gestion de la situation sanitaire n’a jamais été aussi erratique. Le Maharashtra et ses voisins, le Chhattisgarh et le Madhya Pradesh, ont opté pour le reconfinement, le territoire de Delhi, le Pendjab, l’Uttar Pradesh et le Karnataka pour un couvre-feu nocturne et des restrictions de toutes sortes. Désormais, dans la capitale, les bus, les cinémas, les théâtres devront réduire de 50 % leur capacité d’accueil. Les quelques écoles qui avaient rouvert ont de nouveau fermé leurs portes. Des mesures disparates, à l’efficacité douteuse et qui ajoutent à la confusion.Malgré la fulgurance de l’épidémie, le premier ministre et son fidèle lieutenant, le ministre de l’intérieur Amit Shah, sillonnent les Etats, le Bengale-Occidental notamment, où les électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler les assemblées régionales, tenant des meetings géants devant des milliers de militants agglutinés sans masque.
    Les autorités laissent par ailleurs se tenir le pèlerinage de la Kumbh Mela, qui a démarré en janvier. Des millions d’hindous prévoyaient de s’immerger dans le Gange à Haridwar, au pied de l’Himalaya, lundi 12 et mercredi 14 avril.Dans l’opposition, les voix s’élèvent pour conspuer la gestion de l’épidémie par le gouvernement. Les Etats fédérés dirigés par l’opposition, onze sur vingt-huit, accusent le Parti nationaliste hindou (BJP) au pouvoir au niveau fédéral de distribuer les vaccins en priorité dans les régions qui lui sont favorables, ce que le ministre de la santé, Harsh Vardhan, dément formellement. Le chef de l’opposition, Rahul Gandhi, a écrit à M. Modi pour demander un moratoire sur les exportations, sous-entendant que le premier ministre s’est fait de la « publicité » au détriment des Indiens, en distribuant des millions de vaccins aux pays voisins. Les envois à l’étranger se sont taris depuis la fin mars mais en trois mois, l’Inde a tout de même exporté 64,5 millions de doses d’AstraZeneca.(...)
    Le scientifique met aussi en garde contre la sous-évaluation du nombre de décès. « Toutes les preuves systématiques que nous avons recueillies, basées sur des millions de recherches de contacts, montrent que les taux de létalité en Inde ne sont pas différents de ceux des autres pays. Tous ces mythes sur l’exception indienne laissent penser que l’épidémie est moins grave qu’aux Etats-Unis alors qu’ils sont tout simplement faux. » La seule différence tient à la jeunesse de la population. Signe de la gravité de la situation : l’Inde a approuvé, lundi 12 avril, l’utilisation du vaccin russe Spoutnik V, en plus des deux vaccins produits sur son sol, l’AstraZeneca de l’université d’Oxford et le Covaxin de la société Bharat Biotech. L’annonce a été faite par le Fonds russe d’investissement direct, quelques heures après qu’un groupe d’experts indiens s’est prononcé pour son utilisation. La veille, le gouvernement indien avait interdit, en urgence, l’exportation de l’antiviral Remdesivir, utilisé pour traiter les patients atteints du Covid 19, malgré son efficacité contestée. Le ministère de la santé a indiqué que la hausse des infections a entraîné un « bond soudain de la demande » de ce produit.
    C’est dans ce contexte extrêmement anxiogène que l’Inde revit un autre cauchemar : celui des migrants pris au piège des restrictions de déplacement et du blocage de l’activité économique. Ces derniers jours, à Bombay comme à Delhi, la main-d’œuvre peu ou pas qualifiée a recommencé à fuir vers ses campagnes d’origine par bus et par train.
    L’an dernier, entre mars et juin 2020, lorsqu’un confinement national brutal avait été imposé au pays, au moins 2,6 millions de travailleurs migrants s’étaient retrouvés à la rue, selon l’Organisation internationale du travail. Un million d’entre eux avaient dû rejoindre leur village à pied ou à vélo, parcourant parfois plus d’un millier de kilomètres sous une chaleur accablante. Mais d’après les calculs du ministère de la formation professionnelle publiés en février 2021, ce sont en fait 6,7 millions de gens qui auraient été alors forcés à l’exode.Le centre de recherches américain Pew Research évalue à 75 millions le nombre d’Indiens ayant plongé en 2020 sous le seuil de pauvreté, avec au mieux 2 dollars (1,68 euro) par jour pour vivre.
    A la gare routière Anand Vihar de Delhi, samedi, des hommes et des femmes chargés de sacs lourds et de bidons attendaient des bus ou des trains. « Je rentre dans le Madhya Pradesh pour essayer de gagner de l’argent avec la saison des mariages », explique un père de famille ouvrier du bâtiment dans la capitale. Hoshiyar, 32 ans, était employé dans un restaurant à Bombay. Il a quitté la ville avant le confinement, rejoint Delhi en train pour attraper un bus pour l’Uttarakhand, où il a laissé sa femme et sa fille. Le futur proche s’annonce difficile, car il a travaillé à peine quelques mois depuis le confinement du printemps 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#travailleurmigrant#sante#confinement#deplacementinterne#retour##restrictionsanitaire#vaccination

  • Fragilisés par la crise, des étudiants français de Montréal veulent faire entendre leur voix
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2021/04/11/fragilises-par-la-crise-des-etudiants-francais-de-montreal-veulent-faire-ent

    N’étant pas citoyens canadiens, ils n’ont pas eu droit à la « prestation canadienne d’urgence » pour les étudiants mise en place par Ottawa (1 250 dollars canadiens mensuels, soit environ 840 euros). Le « secours occasionnel de solidarité » de quelque 200 euros mensuels versés à une centaine d’étudiants par le biais du consulat français de Montréal n’a pas suffi à leur faire tous sortir la tête de l’eau. D’autant que si les étudiants bénéficient de la Régie de l’assurance-maladie du Québec, qui leur permet d’avoir accès gratuitement au système de soins de la province, ils ne sont pas à l’abri de quelques urgences dentaires ou d’optique, dont les frais sont exclus de cette couverture minimale. Sans assurance privée, la facture peut vite monter : 700 dollars à sortir de sa poche pour avoir droit à des lunettes, ce n’est pas à la portée de tous les budgets étudiants.
    Ilyès Benbouzid entend par ailleurs se battre pour que les frais de scolarité des étudiants français soient alignés de nouveau sur ceux des Québécois, comme c’était le cas avant 2015. Le problème est que l’élection et le rôle de ces « conseillers des Français de l’étranger » ne sont guère connus des expatriés français vivant au Québec.
    Sans moyens alloués par l’Etat à ce scrutin, et en raison de campus désertés par les étudiants dans cette ville toujours en « zone rouge » au Québec, la campagne va largement se dérouler sur les réseaux sociaux, avec quelques rencontres virtuelles sur l’application Zoom. Les candidats espèrent que la possibilité de voter par Internet à ces élections facilitera la mobilisation étudiante. Mais la partie n’est pas gagnée. « Je découvre l’existence de ces conseillers, confesse Mélanie, étudiante en commerce international à l’UQAM. Pour l’instant, j’ai d’autres priorités : savoir si je poursuis ou non mes études ici l’an prochain, et savoir si je pourrai rentrer voir ma famille en France cet été… »Les inscriptions ou réinscriptions dans les universités de Montréal se bouclent, pour la plupart, entre le 1er et le 15 mai. Or les étudiants manquent encore de visibilité pour décider sereinement de leur avenir. « McGill reprendra l’enseignement en personne à partir de l’automne 2021 », assure la direction, même si l’université « continuera de profiter des aspects intéressants de l’enseignement en ligne pour certains cours ». L’UQAM promet que « les conditions normales d’enseignement seront rétablies cet automne » ; avec le même bémol : « chaque fois que cela sera possible ». L’université de Montréal se veut, elle, plus prudente. Elle a fait savoir aux étudiants qu’elle prévoyait la reprise de « 50 % des activités sur le campus à la fin du mois d’août, avec un retour espéré de tous les cours en présentiel seulement en janvier 2022 ».« L’assurance de retrouver les salles de cours est pour moi une condition essentielle, explique Anne, étudiante française en deuxième année d’études internationales à l’université de Montréal. J’hésite encore, car je ne suis pas prête à repartir pour plusieurs mois scotchée à l’ordinateur de ma chambre. Je préfère encore rentrer en France, même si ce serait un crève-cœur de quitter cette ville. »Au stress et aux difficultés financières liés au Covid s’ajoute par ailleurs une réforme de l’immigration québécoise survenue en juillet, qui rend plus incertain l’avenir des futurs diplômés dans la province. Une réalité un peu anxiogène qui ne cadre pas franchement avec l’idée que les étudiants français se faisaient de leur expérience montréalaise.

    #COvid-19#migrant#migration#canada#quebec#france#sante#etudiant#retour#santementale#immigration#economie

  • Le #Kosovo va-t-il rejoindre les normes européennes ?

    3 avril - 18h30 : #Frontex a récemment conduit une #évaluation des systèmes #IT au Kosovo, pour préparer la mise en place d’un système compatible avec #Eurodac dans le cadre du projet « #Regional_Support_to _Protection-Sensitive_Migration_Management in the WB and Turkey ». En effet, le Kosovo a déjà des systèmes de collectes de #données efficaces mais qui ont été mis en place par les Américains et qui ne respectent pas les normes européennes. Par ailleurs, Le Bureau européen d’appui en matière d’asile (#EASO) a préparé un plan pour la mise en place d’un #système_d’asile au Kosovo aligné sur les #normes_européennes.

    Enfin, du fait de son statut particulier, le Kosovo n’a que peu d’#accords_de_réadmission pour expulser les ressortissant.e.s de pays tiers sur son territoire. L’idée de l’UE serait de mutualiser les retours à l’échelle des Balkans pour contourner cette difficulté.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/refugies-balkans-les-dernieres-infos

    #asile #migrations #réfugiés #frontières #Balkans #route_des_Balkans #réadmission #retours #renvois

    –-

    ajouté à la métaliste sur l’externalisation des frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749
    Et plus précisément :
    https://seenthis.net/messages/731749#message782649

  • CDC says fully vaccinated people may travel - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/health/2021/04/02/cdc-fully-vaccinated-may-travel

    Fully vaccinated people are at low-risk from travel, CDC says
    Updated guidance reflects studies showing how vaccines help protect against coronavirus infections.
    Federal health officials said fully vaccinated people may travel as evidence mounts of the shots’ effectiveness at helping to protect against coronavirus infections and their spread.But the Centers for Disease Control and Prevention said that even though fully vaccinated individuals are at lower risk of infection, travel is still not recommended due to the rising number of cases in the United States and globally.The long-awaited guidance is still welcome news for the growing number of vaccinated adults who want greater freedom to visit family members and take vacations for the first time in a year. It is also expected to help boost the travel and airline industries that have been seeking a relaxation of the restrictions.The agency updated its guidance because of several newly released studies documenting the strong real-world effectiveness of coronavirus vaccines, and the rapid pace of vaccinations, now close to 3 million people a day. On Friday, the United States surpassed the milestone of 100 million people getting at least one shot.
    But CDC Director Rochelle Walensky cautioned in a White House briefing Friday that while fully vaccinated people can now travel at low risk to themselves, “I would advocate against general travel overall. Our guidance is silent on recommending or not recommending fully vaccinated people travel. Our guidance speaks to the safety of doing so." (...)
    For international travel, fully vaccinated people do not need to be tested before they leave the United States unless it is required by the destination, the guidance says. For their return to the United States, fully vaccinated people should get tested and have a negative result before they board an international flight back to the United States. And they should also be tested three to five days after arrival back in the United States. Nearly 40 percent of all adults have received at least one dose of a vaccine and more than 1 in 5 adults are now fully vaccinated, including more than half of seniors, according to the CDC. On Friday, the United States is expected to pass the milestone of 100 million people getting at least one dose.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#sante#vaccination#voyageaerien#retour#test

  • Covid-19: Australia and New Zealand will open a travel bubble starting April 19. - The New York Times
    https://www.nytimes.com/live/2021/04/05/world/covid-vaccine-coronavirus-cases

    Australia and New Zealand will open a travel bubble starting April 19.
    The Australia-New Zealand travel bubble is expected to deliver a boost to tourism and to families that have been separated by strict border closures.
    Prime Minister Jacinda Ardern of New Zealand announced on Tuesday that her nation would establish a travel bubble with Australia, allowing travelers to move between the countries without needing to quarantine for the first time since the pandemic began.The bubble, which will open just before midnight on April 19, is expected to deliver a boost to tourism and to families that have been separated since both countries enacted strict border closures and lockdown measures that have all but eliminated local transmission of the coronavirus.The announcement came after months of negotiations and setbacks, as Australia battled small outbreaks and officials in both countries weighed testing requirements and other safety protocols.
    “The director general of health considers the risk of transmission of Covid-19 from Australia to New Zealand is low and that quarantine-free travel is safe to commence,” Ms. Ardern said at a news conference.
    Since last year, Australia has permitted travelers from New Zealand to bypass its hotel quarantine requirements. New Zealand’s decision to reciprocate makes the two countries among the first places in the world to set up such a bubble, following a similar announcement last week by Taiwan and the Pacific island nation of Palau.Australians flying to New Zealand will be required to have spent the previous 14 days in Australia, to wear a mask on the plane and, if possible, to use New Zealand’s Covid-19 contact tracing app. In the event of an outbreak in Australia, New Zealand could impose additional restrictions, including shutting down travel to a particular Australian state or imposing quarantine requirements, Ms. Ardern said.
    She warned that the new requirements would not necessarily free up many spaces in New Zealand’s overwhelmed hotel quarantine system, which has a weekslong backlog for New Zealanders wishing to book a space to return home. Of the roughly 1,000 slots that would now become available every two weeks, around half would be set aside as a contingency measure, while most of the others would not be appropriate for travelers from higher-risk countries, Ms. Ardern said.Before New Zealand closed its borders to international visitors in March 2020, its tourism industry employed nearly 230,000 people and contributed 41.9 billion New Zealand dollars ($30.2 billion) to economic output, according to the country’s tourism board. Most of the roughly 3.8 million foreign tourists who visited New Zealand over a 12-month period between 2018 and 2019 came from Australia.Ms. Ardern encouraged Australians to visit New Zealand’s ski areas, and said she would be conducting interviews with Australian media outlets this week to promote New Zealand as a tourism destination.The bubble would also make it easier for the more than 500,000 New Zealanders who live in Australia to visit their families. “It is ultimately a change of scene that so many have been looking for,” Ms. Ardern said, addressing Australians. “You may not have been in long periods of lockdown, but you haven’t had the option. Now you have the option, come and see us.”

    #Covid-19#migrant#migration#australie#nouvellezelande#sante#bulledevoyage#tourisme#economie#retour

  • Allemagne : les expulsions se poursuivent malgré la pandémie - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/31190/allemagne-les-expulsions-se-poursuivent-malgre-la-pandemie

    L’Allemagne a expulsé plus de 750 personnes vers l’Afrique en 2020. La plupart des pays africains sont mal préparés à accueillir les demandeurs d’asile déboutés et le coronavirus ne ferait qu’aggraver la situation.Touré raconte le cauchemar qu’il a vécu en janvier dernier, au moment d’être confronté à la possibilité d’être expulsé. « J’étais malade d’inquiétude. Je n’ai pratiquement pas pu bouger pendant trois semaines. J’avais des nausées, des vertiges, je ne pouvais pas sortir », se souvient le Guinéen.Pour protéger son identité, il n’utilise que son nom de famille. Touré dit craindre les forces de sécurité dans son pays. La police guinéenne l’aurait arrêté et torturé pour ses idées politiques avant qu’il ne prenne la fuite vers l’Europe.
    Normalement, un homme comme Touré serait le bienvenu en Allemagne. Il parle couramment l’allemand, a un emploi stable dans un centre d’hébergement et ambitionne de terminer ses études cet été. Mais son droit à rester en Allemagne devient de plus en plus hypothétique. Bien qu’il a évité l’expulsion en janvier, les autorités lui ont accordé un sursis d’à peine six mois."Il m’arrive de ne pas à trouver le sommeil parce que je me dis que quelqu’un pourrait venir me chercher en pleine nuit", explique Touré. Il dit aussi avoir des problèmes de concentration ce qui handicape ses études et sa préparation aux examens. La seule façon pour Touré de se sortir de cette situation est de fournir aux autorités allemandes un passeport pour prouver son identité. Or, l’ambassade de Guinée à Berlin ne délivre pas de passeports. Sa seule option serait actuellement de prendre un avion pour rentrer en Guinée et y faire les démarches administratives. Mais pour Touré, cette option n’est pas envisageable. « Il est fort possible que l’on me torture à nouveau. Qui sait, je pourrais arriver à l’aéroport et ensuite plus personne n’entendra parler de moi. »
    Malgré la pandémie de coronavirus, l’Allemagne continue donc à mener des expulsions. Selon le gouvernement allemand, l’an denier, 755 personnes ont été renvoyées, la plupart vers les pays du Maghreb comme la Tunisie, le Maroc et l’Algérie. D’autres demandeurs d’asile ont été expulsés vers le Nigéria, le Ghana et la Gambie.Et pour le moment, ce rythme d’expulsions se poursuit. En janvier, un avion a décollé de Munich vers le Nigéria avec à son bord 24 personnes, dont certaines condamnées par la justice.Une démarche dénoncée par l’activiste Rex Osa et son réseau « Refugees » Refugees" (Les réfugiés pour les réfugiés) qui soutient les Nigérians dans le sud de l’Allemagne."Ils se retrouvent les uns à côté des autres dans l’avion pendant six ou sept heures de vol. S’il y a une personne infectée parmi le groupe, ils sont tous exposés au coronavirus", estime Rex Osa, qui craint que les expulsions n’augmentent le risque de propagation du Covid-19 dans les pays d’origine des migrants. Rex Osa n’est pas le seul à demander l’arrêt des expulsions. Plusieurs organisations d’aide aux migrants ainsi que des instances religieuses expriment les mêmes préoccupations.
    De nombreux pays africains ne disposent en effet pas de suffisamment de médecins, de lits en soins intensifs ou de ventilateurs pour prendre en charge les patients atteints du coronavirus. De plus, les campagnes de vaccination d’envergure ne sont menées que dans une poignée de pays.
    A ce problème sanitaire vient s’ajouter une difficulté qui n’est pas nouvelle, à savoir le manque de perspectives économiques pour les personnes renvoyées, dont la plupart ne savent pas comment s’en sortir dans leur pays d’origine. Alors les recours en justice sont souvent le seul espoir pour les demandeurs d’asile déboutés. En décembre, un tribunal administratif de l’État du Bade-Wurtemberg, dans le sud de l’Allemagne, a empêché l’expulsion d’un demandeur d’asile afghan. Le juge a estimé que la situation en Afghanistan était devenue si mauvaise en raison de la pandémie que les migrants expulsés n’ayant pas de famille ou de biens sur place étaient exposés au risque d’une « misère extrême ».Enfin, comme pour le Guinéen Touré, certains migrants sont menacés d’expulsion pour ne simplement pas avoir les documents nécessaires à prouver leur identité. Or avec la pandémie et les restrictions de déplacement, obtenir de tels documents officiels peut s’avérer encore plus compliqué."La pandémie n’a pas dissuadé les autorités à obliger les demandeurs d’asile à s’identifier", note l’activiste Rex Osa. "Ils continuaient à recevoir des lettres leur rappelant les délais dans lesquels ils devaient présenter leurs documents, même si les frontières étaient fermées et le travail des ambassades à l’arrêt."Après le vol charter vers le Nigeria en janvier, les autorités bavaroises responsable des demandes d’asile et des expulsions ont concédé que « l’actuelle pandémie de coronavirus pose de nouveaux défis (aux autorités) ainsi qu’aux pays d’origine. La situation médicale inhabituelle actuelle due à la pandémie ne change cependant pas fondamentalement la situation juridique actuelle. »
    En attendant, Touré espère une fin heureuse. L’ambassade de Guinée à Paris doit commencer à traiter les demandes de passeport et il espère pouvoir s’y rendre pour obtenir son droit de rester en Allemagne.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#afrique#sante#retour#expulsion#demandeurdasile#droit#pandemie

  • Ethiopie : jetées par leurs employeurs libanais, les « bonnes » tentent de se reconstruire
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/01/ethiopie-jetees-par-leurs-employeurs-libanais-les-bonnes-tentent-de-se-recon

    Elles débarquent à l’aéroport d’Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, par vagues successives depuis un an. Des centaines et des centaines de femmes, rapatriées par les autorités éthiopiennes, qui travaillaient comme domestiques au Liban avant de se retrouver sans toit ni emploi.Pendant des mois, alors que le pays du Cèdre s’enfonçait dans une crise économique, sociale et sanitaire, elles ont attendu sur le trottoir du consulat éthiopien de Beyrouth. Certaines jetées là par des employeurs venus les déposer en voiture comme on se débarrasse d’encombrants. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 60 000 migrants éthiopiens ont été rapatriés du Moyen-Orient depuis janvier 2020. Des hommes, souvent employés en Arabie saoudite et au Yémen, mais aussi quantité de femmes, recrutées comme « bonnes » au Levant et dans la péninsule.
    Sur les quelque 250 000 domestiques étrangères travaillant au Liban, on estime que près de la moitié sont éthiopiennes. Des travailleuses de tous âges, souvent venues de milieux modestes et ruraux, à qui des agences de recrutement ont fait miroiter l’eldorado.Coups, harcèlement, privation de nourriture, exploitation… Au Levant, les « bonnes » sont souvent confrontées aux abus et au racisme de leurs employeurs. Leur salaire – quand il leur est versé – oscille entre 100 et 300 dollars par mois. Un montant à peu près deux fois supérieur au revenu moyen en Ethiopie, mais qui est loin de compenser les maltraitances que certaines subissent.
    Le phénomène est tel que plusieurs centres ont ouvert en Ethiopie pour prendre en charge les revenantes, notamment depuis la grande vague de rapatriement de 2013, suite à un coup de filet des autorités saoudiennes contre les sans-papiers. A l’époque, plus de 160 000 Ethiopiens avaient été expulsés du Moyen-Orient. Malgré les fermetures de frontières et les restrictions de déplacement, le Covid-19 a créé un nouvel appel d’air.
    « Nous avons été très surpris de l’afflux. En temps de pandémie, on s’attendait justement à une accalmie », confie Fiseha Melese, responsable des programmes d’Agar, une association qui vient en aide aux Ethiopiennes rapatriées.Après un rapide test psychologique à leur départ à Beyrouth puis à leur arrivée à Addis-Abeba, les femmes les plus fragiles sont dirigées vers des structures comme Agar, qui compte trois centres dans la capitale éthiopienne – un pour les hommes et deux pour les femmes. Créée en 2005 pour subvenir aux besoins des personnes âgées, l’association s’est reconvertie il y a sept ans dans l’accompagnement psychologique des migrants victimes de violences au Moyen-Orient. Au total, elle a accueilli 911 femmes en 2020. Presque deux fois plus que les années précédentes.
    « Maltraitées, déprimées, sexuellement agressées »
    Elles sont vingt-quatre à vivre aujourd’hui dans l’un de ses refuges, une maison anodine de trois étages en bordure d’Addis-Abeba. Complètement protégées du monde extérieur, nourries, logées, blanchies, les pensionnaires peuvent rester jusqu’à un an, selon leur état. Certaines sont là depuis quelques jours, d’autres depuis plus de six mois. Elles sortent peu, essentiellement pour des rendez-vous avec des psychiatres à l’hôpital.
    « C’est comme un puzzle qu’il faut reconstituer, explique Eden Ayele, la psychologue de l’association Agar. Nous avons affaire à des femmes maltraitées, déprimées et parfois sexuellement agressées. L’une d’entre elles est restée neuf mois enfermée dans une cave. On l’obligeait à faire du pain, à raison de quinze heures par jour. Elle n’a pas vu la lumière du jour pendant presque un an. » Connu pour ses effets délétères, le système libanais du kafala (tutelle) est la porte ouverte à beaucoup d’abus. En toute impunité, certains employeurs confisquent les passeports de leurs domestiques ou restreignent les mouvements. C’est pour échapper à ces mauvais traitements que Wekitu Nata a fui sa « Madame ».Finis les coups, les insultes, les retards de paiement. Finis aussi les papiers qui lui permettaient de travailler légalement au Liban. La jeune femme, vêtue de ses seuls habits de domestique, a erré au hasard des rues de Beyrouth jusqu’à trouver des compatriotes prêts à l’héberger. Elle a vécu plusieurs années clandestinement dans la capitale libanaise avant d’être rapatriée en décembre 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#ethiopie#sante#santementale#retour#crise#economie#pandemie#kafala#domestique

  • Retours difficiles des migrants en pleine pandémie de COVID-19 | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/retours-difficiles-des-migrants-en-pleine-pandemie-de-covid-19
    https://storyteller.iom.int/sites/default/files/styles/facebook_graph_/public/drag-n-drop/75-Malagasy-women-returnees-Daniel-Silva_0.jpg?itok=FFoHGyQ6

    Bayarmaa* est bloquée au Viet Nam depuis qu’elle a perdu son emploi à cause de la COVID-19. Affamée et confrontée à des problèmes de logement, cette ressortissante mongole n’a pas pu payer le traitement médical dont elle avait besoin pour une maladie chronique récurrente. Profondément inquiète et frustrée de ne pouvoir aider sa fille, la mère de Bayarmaa, restée au pays, est également tombée malade. Jour après jour, la situation de Bayarmaa s’est aggravée jusqu’à ce qu’elle décide de demander l’aide du Ministère mongol des affaires étrangères et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).L’impact généralisé de la pandémie de COVID-19 sur la mobilité humaine mondiale en raison des restrictions de voyage, des fermetures des frontières et des mesures de confinement visant à enrayer la propagation du virus a bloqué des millions de migrants, dont Bayarmaa, à travers le monde. Dans un rapport de septembre 2020 sur l’impact de la COVID-19 sur les migrants, le Groupe de travail de l’OIM sur le retour pendant la COVID-19 a décrit en détail la situation critique de près de trois millions de migrants bloqués dans le monde. De nombreux autres migrants se seraient retrouvés bloqués au cours des mois suivants. Le Groupe de travail a été créé en réponse au défi complexe que représente l’organisation des retours volontaires pendant la pandémie, et pour aider les missions à relever efficacement ce défi. En 2020, l’OIM a facilité le retour volontaire de plus de 50 000 migrants à travers le monde. Plus de 1 000 migrants (53 % de femmes et 47 % d’hommes) ont été soutenus par le Groupe de travail sur le retour pendant la COVID-19 pour rentrer chez eux de manière sûre et digne à l’échelle mondiale.
    Chaque retour a été unique en son genre et a mis en évidence les conditions différentes et extrêmes auxquelles les migrants ont été confrontés dans le contexte de la pandémie de COVID-19 avant leur retour.
    Parmi ceux qui sont rentrés se trouvaient des travailleurs migrants et leur famille, des voyageurs, des étudiants internationaux, des enfants non accompagnés, des femmes enceintes, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, d’autres personnes à la recherche de soins médicaux et des victimes de traite des êtres humains.

    #Covid-19#migrant#migration#OIM#retour#pandemie#travailleurmigrant#famille#sante#vulnerabilite

  • Le nombre record de retours de migrants transfrontaliers contribue à assombrir les perspectives humanitaires pour l’Afghanistan en 2021 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/le-nombre-record-de-retours-de-migrants-transfrontaliers-contribue-assombrir-le

    Kaboul - Au cours de l’année écoulée, plus d’un million de migrants afghans sont rentrés ou ont été expulsés vers l’Afghanistan depuis le Pakistan et l’Iran voisins, tandis que la COVID-19 continue de priver nombre d’entre eux d’un emploi et de soins de santé. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime que plus de 650 000 migrants sans papiers rentreront en 2021 et que tous auront un besoin urgent d’aide humanitaire à un moment où le financement des donateurs ne représente qu’une petite partie des fonds nécessaires.Au 11 mars, l’OIM rapporte que plus de 200 000 migrants afghans sans papiers sont rentrés depuis le début de l’année. C’est plus du double du nombre de retour sur la même période en 2019 et 2020. Environ la moitié de ces retours étaient des expulsions au cours des dernières semaines.

    Le nombre élevé de personnes rentrant au pays devrait rester élevé tout au long du mois de mars en raison des fêtes religieuses en Iran, pendant lesquelles de nombreuses personnes rentrent chez elles pour voir leurs proches. « Le désespoir des personnes pauvres en Afghanistan n’a cessé de croître au fil des années, car les possibilités d’emploi sont moins nombreuses dans le pays. De nombreux Afghans n’ont d’autre choix que de migrer vers les zones urbaines ou vers d’autres pays à la recherche d’un lieu de vie plus sûr, de soins de santé et d’une éducation », a déclaré Nicholas Bishop, responsable du programme d’intervention transfrontalière de l’OIM.
    De nombreux migrants afghans rentrent chez eux avec les seules affaires qu’ils transportent sur leur dos. La plupart d’entre eux ont contracté des emprunts importants pour partir à l’étranger et ont été victimes d’exactions pendant leur séjour hors du pays. Les retours transfrontaliers massifs ne sont qu’un symptôme d’un problème beaucoup plus vaste. Cette année, non moins de 13,2 millions de personnes devraient être confrontées à une sécheresse généralisée et à un scénario proche de la famine, selon le plan d’urgence afghan du printemps récemment lancé par l’OCHA.
    Si l’on ajoute à cela l’escalade du conflit et les conséquences de la COVID-19, la probabilité de nouvelles vagues de déplacements internes, de migrations transfrontalières et d’un pic des besoins humanitaires est élevée. Malheureusement, le Plan de réponse humanitaire de l’Afghanistan pour 2021 n’est financé qu’à hauteur de 5 pour cent en date du 9 mars.
    En collaboration avec le Ministère des réfugiés et du rapatriement et les partenaires humanitaires, l’OIM fournit une aide humanitaire et d’autres services aux migrants de retour aux principaux postes frontières internationaux avec l’Iran et le Pakistan. Un réseau d’installations de transit fournit un hébergement pour la nuit, des repas chauds, des services de santé et de protection, ainsi qu’une aide au transport.
    Cependant, en raison du financement limité, seuls 5 pour cent des migrants de retour sans papiers reçoivent chaque semaine l’aide dont ils ont besoin.
    Au 9 mars, l’Afghanistan a officiellement confirmé plus de 55 000 infections par la COVID-19 et 2 450 décès. En raison du financement limité de la réponse du pays à la COVID-19, le taux réel d’infections non enregistrées se chiffrerait en millions, selon les responsables du Ministère de la santé publique et de l’OMS. Malgré la livraison, ces dernières semaines, de vaccins en provenance d’Inde et du pilier COVAX - le mécanisme multilatéral créé pour assurer une distribution équitable des vaccins contre la COVID-19 entre les pays - et le lancement d’une campagne de vaccination à l’échelle nationale, l’identification de nouveaux variants du virus est très préoccupante pour l’Afghanistan, car il est peu probable que les vaccins soient largement disponibles avant 2022 ou plus tard.

    #Covid-19#migrant#migration#afghanistan#iran#pakistan#sante#retour#IOM#rapatriement#vaccination#covax#OMS

  • The smell of gum trees and rejection: the Australians locked out of ’home’ by Covid border closures | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/mar/28/the-smell-of-gum-trees-and-rejection-the-australians-locked-out-of-home
    https://i.guim.co.uk/img/media/bccd3e8865f13c1ef056228c8d59f518371da439/0_521_4032_2419/master/4032.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    The smell of gum trees and rejection: the Australians locked out of ’home’ by Covid border closures. A year on, Australia has become virtually unreachable for thousands of citizens
    “Whenever I come home, the first thing that always hits me is the light and the sunshine,” David Mack says. “New York has brilliant blue skies, but there’s something about Australian light. It sounds ridiculous, but you get hit with that sunshine and it’s just restorative.”Mack has been living in the United States for seven years, but now, in the midst of the pandemic, he misses Australia more than ever. “When Qantas stops flying … you realise very quickly Australia is an island and you have only one way easily to get in,” he says. “When everything stopped, I definitely felt cut off.”
    Home can be an amorphous concept. Often we associate it with our friends and loved ones, or perhaps the more abstract notion of national identity. But equally home is in the landscapes we have grown to know and love.
    “Landscape has exerted a kind of force on me that is every bit as geological as family,” Tim Winton wrote in his nonfiction book Island Home in 2017. “Like many Australians, I feel this tectonic grind – call it familial ache – most keenly when abroad.”But what happens when our connection to the place we consider home is suddenly severed? When it becomes a location we can’t reach? Or when we feel that the government of our home country has abandoned us?Australia’s international border shut on 20 March 2020. A week later, 14 days of hotel quarantine was mandated for returned travellers. While citizens and permanent residents have been allowed to return, the prohibitive cost (and risk) of flights and hotel quarantine combined with two weeks of isolation makes the prospect unappealing, if not unachievable, for many.
    “That Australia’s very physically far away is not comfortable for me,” Rachel Maher says. Maher works for the United Nations on its European migration response and has been based between Athens, Afghanistan and Geneva since 2016.“I miss the sunsets and the desert [areas] I grew up in [around the] wheatbelt, the silhouettes of eucalyptus trees – and the birds. The birds … The minute you call somebody in Australia, there’s some kind of bird in the background of the call, and that makes me very nostalgic.”
    Sary Zananiri, an Australian academic living in the Dutch city of Leiden, says he really longs for the sense of physical space in Australia, “which you just don’t get in Europe”.“The Netherlands is a beautiful and green country, but it’s small and it really is impossible to get away from human beings,” he says. “And there’s no wilderness, it’s all reclaimed land. It’s really a very different sort of a space. “I think the Australian psyche is very much linked to its landscape, you know … There’s something about that smell of gum trees and pine trees, and that damp of the [family] farm in the morning that I really do miss.”For many expats, the ability to dip in back home to reconnect at regular intervals made them feel at ease living so far away. Now the pandemic has put that on hold, anxiety has begun to creep in.
    “I guess I’d already made peace that I was probably going to be in the States for a while and the thing that allowed me to mentally accept that was the ability to get home relatively easily,” Mack says. “Having that ease of travel [taken away] really does force you to confront the tyranny of distance.”
    Elizabeth, who asked that only her first name be used, still calls Australia home despite working as teacher in Hong Kong for 23 years. Pre-pandemic, she would return at least once a year, usually for two weeks at lunar new year. Now the combined quarantine requirements – two weeks on arrival in Sydney and three weeks on return to Hong Kong – have made such a trip impossible.“That’s a total of five weeks’ quarantine and I get 16 days [of leave]. So I couldn’t even meet the demands of one quarantine, let alone to quarantine and then still have time to see family,” she says. “So pragmatically, any travel is out of the question.For Zananiri, who is fifth generation Australian on his mother’s side and Palestinian on his father’s side, the pandemic has strained his relationship with his home country.“My dad, being Palestinian, was made stateless so I think I always grew up with this idea that my Australian passport was my protection in the world, you know, and seeing how Australians abroad are being treated – the lack of consular assistance, the border measures that are in place – I do feel like [we’ve] been completely cut off.”Currently in Athens, where he is not a citizen and has no right to healthcare, Zananiri wonders how he will get vaccinated and, if he can’t, whether that will affect his chances of returning.
    Australia’s deputy chief medical officer, Prof Michael Kidd, says the federal government has no plan to vaccinate its citizens abroad. Rather it will vaccinate everyone in Australia regardless of citizenship, and “we hope that other countries will be doing the same”. For a country where almost a third of the population was born overseas, that policy feels like rejection to some.
    “Many of us have very multi-centred lives … a lot of us have multiple homes and multiple identifications with different places by virtue of the multiculturalism of Australia,” Zananiri says. “And I don’t think that’s really been recognised very much in government policy. There’s a projection of a very particular type of Australian in this that’s going on.”
    ‘A state of suspension’As Australian universities struggled with the absence of international students, the pandemic accelerated the shift in Zananiri’s mindset towards cultivating roots elsewhere.
    “Watching what happened in Australia in the context of Covid, particularly around higher education and this complete destruction of university systems, there’s something depressing about watching that from afar – especially given that I left Australia precisely because I was struggling to find funding in Australia, struggling to get a permanent job.
    “I recently bought an apartment in Athens and I think part of that is realising that I don’t have a lot of security in being Australian any more.”
    Maher says she makes new homes wherever she goes, but she tries to maintain small connections to Australia within them. (...)Maher says it’s a “privilege” and “heart-bursting experience” to be connected to different communities, in different geographies and cities and cultures, but she worries about the long-term impacts of the “state of suspension” the pandemic has created.“I think I was fine when it was periods of short-term departure for work and I always knew I was coming back. Suspending that semi-permanently is a whole different state of mind.”

    #Covid-19#migrant#migration#australie#sante#retour#frontiere#insularité#santementale#distance#famille

  • Turkey’s return policies to Syria & their impacts on migrants and refugees’ human rights

    –-> Chapitre 7 de ce rapport intitulé « Return Mania. Mapping Policies and Practices in the EuroMed Region » :

    https://euromedrights.org/wp-content/uploads/2021/03/EN_Chapter-7-Turkey_Report_Migration.pdf

    #renvois #expulsions #Turquie #réfugiés #asile #migrations #réfugiés_syriens #retour_au_pays #droits_humains #rapport #EuroMed_Rights

    –—

    ajouté à la métaliste sur les « retours au pays » des réfugiés syriens :
    https://seenthis.net/messages/904710

    ping @isskein @karine4 @rhoumour @_kg_

  • When a migrant drowns, a whole community feels the loss. The hidden costs of Mediterranean shipwrecks on a remote Senegalese village

    On an unknown day in 2015, a shipwreck off the coast of Libya in the Mediterranean Sea took the life of Binta Balde’s second son.

    It was days before the news travelled the more than 3,400 kilometres back to the village of Anambe Counda in the remote south of Senegal where Binta lives and where her son, Demba, had been born.

    No one in the village knows the exact timeline of events. Lives here are ruled by the weather, and the passage of time is marked by the progress of two seasons: the rainy and the dry.

    All anyone can say with certainty is that news of the shipwreck arrived on a Friday, the communal day of prayer for the Muslim majority in the village.

    On that afternoon, grief-stricken cries pierced the normal, low din of neighbours chatting and children playing games. Binta froze. The shrieks came from the mud hut compound next to her own. Something terrible had happened.

    Binta rushed out to see if she could offer help, but before she reached anyone else, Mamadou, her eldest son, blocked her path.

    “There has been an accident,” he said. The neighbours’ son had drowned at sea while trying to reach Italy. But Mamadou hadn’t finished. “Demba was with him,” he said. “They were in the same boat. He died too.”

    Binta dropped to the ground as if she had been shot.

    Invisible victims

    Since 2014, when the UN’s migration agency, IOM, began keeping track, more than 21,500 people have died or disappeared attempting to cross the Mediterranean Sea to Europe. Already this year, almost 300 have perished. The true tally is undoubtedly higher, as some deaths are never officially recorded.

    Thousands more asylum seekers and migrants have died in the Sahara Desert and in Libya. There’s no official count, but IOM estimates the number could be twice as high as the fatalities in the Mediterranean.

    Behind every person who dies while trying to reach the EU are a family and friends – an entire community left to grapple with the impact of the loss. IOM refers to these people as the invisible victims of the humanitarian crisis in the Mediterranean.

    The impacts of the deaths on them are often material as well as emotional, and in places like Anambe Counda – far from the media and public gaze – they normally go entirely unseen.
    Demba

    Anambe Counda is part of the municipality of Pakour. Named after the largest village in the area, the municipality is a collection of 32 hamlets scattered across a vast plain near Senegal’s southern border with Guinea-Bissau. People in the area live on the knife-edge of poverty and are among the most likely in Senegal to migrate.

    Like other young men from Pakour, Binta’s son Demba left to help provide for his family. Demba’s father died when he was young. Polygamy is still relatively common in Senegal, and he left behind Binta, a second wife, and eight children.

    Growing up, Demba helped work the family’s small plot of land. But the family often had to ration food, especially between May and August when the stockpile from the previous year’s harvest ran low. During those months, having three meals a day was a luxury, and buying grain and rice on credit at an interest rate of around three percent was a major financial strain.

    Kolda, the administrative district where Pakour is located, is lush and replete with arable land and abundant water, unlike other arid and semi-arid parts of Senegal. Paradoxically, it is one of the poorest regions of the country. In rural areas, up to 65 percent of people at times lack the food to meet their basic nutritional needs.

    When he was 16, Demba moved to Dakar. Mamadou was already married, so it fell on Demba to leave in search of economic opportunity. Nobody in the family knows what work Demba found, but he was able to send home around $345 per month, split evenly between his mother and his father’s second wife – an impressive sum when the family’s income from the harvest was somewhere between $600 and $800 per year and Senegal’s monthly minimum wage is $94.

    Binta doesn’t know why Demba decided to leave for Europe. Dakar made sense. “After the harvest, there is nothing to do [in Pakour]. This is why he went [to Dakar],” Binta said.

    But Demba’s friends told TNH he wanted more than what his earnings in Dakar could bring. He had seen others who made it to Europe and were able to send more money back to their families. He wanted to build a concrete house for his mother and buy a car. But he didn’t tell Binta his plans because he was afraid she would worry and try to dissuade him. “If I had known it, I would have never allowed it,” Binta said, on the verge of tears. “I heard about the shipwrecks.”

    Demba did confide in Mamadou, who tried to persuade him not to go. But cautionary tales about danger in the Mediterranean were not enough to change Demba’s mind.

    When tragedy struck, news of Demba’s death eventually reached Anambe Counda by phone. A friend from a nearby village was on the same boat as Demba and the neighbour’s son. “He could save himself, but the others drowned,” Mamadou said of the neighbour.

    Demba was 22 years old.
    Frustrations

    Undocumented migration from Senegal to Europe peaked between 2014 and 2017. Over 28,000 Senegalese crossed the Mediterranean during those years, before the movement was curtailed by European policies aimed at restricting migration routes to Libya and reducing departures from the North African coast. Because of the absence of concrete data, it’s impossible to say for certain how many Senegalese died during that period.

    Despite the increased difficulty, the factors pushing people to migrate – especially lack of economic opportunity and disillusionment with seemingly corrupt and ineffective political leadership – haven’t gone away. In fact, over the past year, they have only been exacerbated by the COVID-19 pandemic.

    As a result, last year saw the revival of the Atlantic maritime route from the West African coast, including Senegal, to the Spanish Canary Islands – considered to be the most dangerous sea crossing for Africans trying to reach Europe. More than 400 people are believed to have died attempting the passage in the last week of October 2020 alone.

    At the beginning of March, the same set of frustrations pushing this upswing in migration also caused protesters to spill onto streets across Senegal, following the arrest of an opposition leader.

    Authorities responded by cracking down, with at least eight protesters killed in the clashes, including a teenager in a village 45 minutes from Pakour in Kolda, where frustrations over years of economic marginalisation and stagnant development are particularly acute.
    La recherche

    The Gambia, shaped like a gnarled finger, cuts through Senegal to the north of Pakour, dividing the Kolda region from the rest of the country and rendering transportation and commerce complicated and costly.

    The municipality – officially home to around 12,500 people, although many births go unrecorded – is on the eastern edge of Casamance, a territory stretching across southern Senegal where a low-intensity conflict between the Senegalese government and a separatist movement has been simmering since 1982. The fighting has not touched Pakour directly, but it has stunted economic development across the area.

    A two-day drive from Senegal’s capital, Dakar, the main village of Pakour has only limited access to off-grid electricity, and most of the surrounding villages have no access at all. There are no hospitals, and people travel from place to place on foot, by donkey, or, less often, on motorbikes.

    Despite the remoteness and economic struggles, walking on the red, dusty roads of the villages, almost everyone has a story to tell about attempting to migrate, or about family members and friends who left for Spain, Italy, or France. Since the 1980s, thousands of young men from the area, like Demba, have left to try to make a living in other parts of Senegal, Africa, and further away, in Europe.

    It is easy to spot which families have members overseas. Most inhabitants live in mud and straw huts with thatched roofs. The amount of millet, grain, and corn stockpiled on the roofs is a sign of comparative affluence: The larger the stockpile, the more likely it is that the family has a relative, or relatives, living abroad. Similarly, the few concrete homes mixed in with the huts are telltale signs of migration success stories.

    These benefits of what people in the villages call la recherche – the search, in French – are readily apparent, and make a tremendous difference when nearly 80 percent of people live in poverty and many families are forced to sometimes make do with one meal per day, mostly consisting of millet.

    The costs of la recherche are less easy to see.

    “We do not know how many people from our municipality died on their way to Europe, in the Mediterranean, in the Sahara, or in Libya,” a local official in Pakour, who asked to remain anonymous as he didn’t have permission to speak to the media, told The New Humanitarian.

    The deaths of people en route to Europe are often shrouded in ambiguity: A family doesn’t hear from a relative who has left for weeks, months, or years, and is left simply to presume the worst. Less frequently, as happened with Demba, a survivor or witness calls someone in the village to relay concrete news of a tragedy.

    The bodies of those who perish are never returned. They disappear below the waves, disintegrate into the sand, or end up interred in distant cemeteries beneath a plaque bearing no name. Without a body, without definitive answers, there is nothing to make the deaths concrete.

    As a result, the tangible benefits of migration continue to outweigh the abstract risks for those who want to leave, according to Seydina Mohamed L. Kane, a senior programme assistant with IOM. “They don’t see the losses,” Kane told TNH. “They don’t see the bodies.”
    Families

    “I cannot count the number of funerals I have officiated of young men who drowned,” Alassane Hane, Pakour’s chief imam, told TNH.

    For 25 years, Hane has been a reluctant witness to the exodus of youth from the municipality. Before they leave, young men often visit his mosque – a low, square building with blue paint peeling off its walls – asking for prayers of protection ahead of their journey. When they die, the imam shepherds their families through the mourning process.

    The fact the bodies are missing doesn’t prevent the community from organising funerals to symbolically acknowledge the loss. The men gather for prayers at the mosque, and the women sit together in the common area outside their huts, shedding tears.

    The time for catharsis and open expression of pain is brief. Families soon have to return to the task of scraping together a living. “It was God’s will,” people repeat stoically when asked about their loved ones who died migrating.

    Still, the pain endures. In private moments, family members sigh heavily, tears streak their cheeks, their body postures break, lives stagnate. It’s hard to move on without closure, and closure is difficult to find without material evidence of loss.

    Death also means there will be no financial lifeline from abroad, and it comes with additional costs. Many families sell belongings and borrow money to finance a relative’s travel to Europe. If the person dies, there’s no return on that investment. It’s also tradition for families to sacrifice animals, if they have them, and to offer the meat to fellow villagers during a funeral.

    Sathio Camara, from one of Pakour’s villages, died in the Mediterranean in 2018. He was 25 years old. He, like Demba, had hoped to reach Italy and send money back to his family. His mother sold one of the family’s two cows to help finance the trip and sacrificed the second for Sathio’s funeral.

    The cows had been a lifeline during difficult times. On top of their grief, Sathio’s loss has made the family even more economically insecure. “I could count on the milk [from the cows], and if we did not have anything to eat, we could sell it,” said Sathio’s mother, Salimatei Camara.
    Widows

    At 19, Ami has been a widow for nearly three years. Child marriage is common in Kolda – twice as common as in wealthier regions of Senegal. Like so many things in the area, the practice is connected to calculations around poverty and survival: Marrying a daughter into another family means one less person to support.

    Ami’s family arranged for her to wed Sathio when he was 21 and she was only 12. She moved into Sathio’s family’s compound, and a year later, when she was 13, she gave birth to a daughter, Mariam.

    For Sathio, finding work in Europe meant the opportunity to provide a better life to his parents, and to his wife and daughter. Ami only attended first grade, but dreamt of giving Mariam a full education – a goal that would require significant investment. As much as he wanted their financial circumstances to improve, Ami did not want Sathio to leave. “I wanted him to go back to school, to stay here with me,” she said.

    Their final conversation was about their daughter. “The last thing he told me was not to sell the groundnuts I had harvested,” Ami remembered. “He told me to keep them and save them for Mariam so that she could eat.”

    After news of Sathio’s death reached the village, Ami returned to her father’s home, but her parents are struggling to provide for her and Mariam. They are thinking of remarrying her to Sathio’s younger brother, Famora.

    If a widow with small children does not have parents to help her, or they cannot afford to support her, remarrying within the deceased husband’s family is seen as the best option. It gives the children some security and ensures they remain in their father’s family. Although the widow has to agree to it, between financial strains and familial pressure, most of the time they feel they have no choice.

    When asked about potentially marrying Famora, Ami shrugs. It doesn’t seem like a realistic possibility. Famora is in Italy. He migrated in 2017 and is undocumented and struggling to find consistent work to send money back home. But if things change and the marriage can take place, what option will Ami have?

    Moussou Sane became a widow at 23. Her husband, Souleymane Sane, was shot and killed on the street in Libya, where violence against sub-Saharan asylum seekers and migrants is rife. “He was handsome,” Moussou said of Souleymane. “He was generous.”

    Their marriage was also arranged when Moussou was 15 and Souleymane was a couple of years older. They had two children, and when Souleymane was killed, Moussou’s family couldn’t afford to take her back in with her kids so she married Souleymane’s older brother, Samba. The two always got along, but the circumstances of the marriage are strained. “You’re forced to do it, so that the children can remain in the family,” Samba said.

    Samba was already married with two children. He worries about being able to provide for them all. “If you don’t have enough resources, you don’t know how to feed them,” he said.

    Publicly, the constant struggle to overcome food insecurity dominates conversation. In private, when interviewed separately, both Moussou and Samba broke down in tears when talking about Souleymane, each wrapped in their own intimate grief.
    Survivors

    Ousmane Diallo watched his friend Alpha Balde drown. “I saw his body,” Ousmane said.

    Alpha (unrelated to Binta Balde) and Ousmane grew up in nearby villages and had known each other their entire lives. The two left Pakour at different times but reunited in Libya. In the spring of 2018, they boarded a rubber dinghy with dozens of other asylum seekers and migrants and set out to sea.

    About 12 miles from the coast, the dinghy started to shake, causing panic among the passengers. “There was an Italian ship nearby,” Ousmane said. “We asked for their help, but they said they could not intervene.”

    Instead, a patrol boat from the Libyan Coast Guard – funded and backed by Italy and the EU – arrived. The Libyans threw ropes into the water. In their panic, people started jumping off the unstable dinghy, trying to grab the ropes. Most didn’t know how to swim – including Alpha, who screamed and sank. He was 21 years old.

    Ousmane wanted to jump too, but a wall of people separated him from the edge of the boat. “I could not move. This is why I survived,” he said.

    It was Ousmane’s third attempt to reach Europe. He had left Pakour in 2015. When he reached Libya, he found work in a bakery and was able to send some money back to his family. But Libya was unstable and unsafe. Each time he tried to leave on a dinghy, he was caught by the Libyan Coast Guard and taken to a detention centre.

    In the first centre, detainees were frequently threatened, beaten, and denied food and water. “We had to drink the same water that was used for the toilet. If you were there, you automatically got sick,” he said.

    After watching Alpha drown, Ousmane was taken to another detention centre where he was haunted by thoughts of the water, screams, and the sight of his friend’s corpse. “I kept thinking about it. I was exhausted. I had to go home,” he explained. “After Libya, your heart changes.”

    Ousmane decided to return to Senegal through an assisted voluntary return programme run by IOM.

    Back in Pakour, he wears a pressed shirt, newer and cleaner than those worn by most men here. It speaks to the money he earned when he left the village. But he also has nightmares he can’t shake off, and has struggled to find his place in the village after returning.

    He is not alone.
    Returnees

    Between January 2017 and July 2020, more than 6,000 people returned to Senegal through IOM’s assisted voluntary return programme.

    In Pakour, there are more than 150 returnees like Ousman. Many got stuck in Libya and were victims of violence and exploitation. Some were kidnapped for ransom. Others were victims of random acts of violence. Almost all are still haunted by their experiences.

    Some of the returnees have started an organisation – Pakour’s Association of the Returnees – that is supposed to help the young men who end up back in the municipality find economic opportunities. The organisation gives small loans at low interest rates to its members to help them buy farming tools and seeds.

    In recent years, the EU has also poured hundreds of millions of dollars into aid projects meant to address the “root causes of migration” through its Trust Fund for Africa. Senegal has received more than €170 million ($206 million) from the fund for projects, including the creation of a controversial national biometric identity database that critics suspect will be used to facilitate deportations from Europe.

    Kolda, together with other regions, has received over €60 million ($73 million) in funding for projects aimed at providing technical support and vocational training to farmers, and at giving them access to credit and small loans for entrepreneurial projects.

    But in Pakour, all this development funding has done little to change the material circumstances that push young men to migrate.

    One project financed by the EU Trust Fund that made it to the area around Pakour in 2018 was a travelling caravan offering information about local entrepreneurship and vocational training that was also intended to inform youth about the risks of irregular migration.

    In October 2018, a mobile cinema project funded by the Italian Development Agency and IOM brought a vivid documentary about the dangers migrants face en route to Europe to Pakour. The documentary was screened in 200 villages in six African countries, costing two million euros ($2.4 million). Its effect, however, was mostly to terrify the mothers of people who had already undertaken the journey, according to people in Pakour.

    Pakour’s Association of the Returnees also received funding from Caritas and IOM to start a poultry farm to stimulate the local economy. But the project is struggling and has so far failed to provide anyone with an income. Around 30 men take turns working at the farm on a voluntary basis. Many association members feel discouraged and worry about the future.

    “We need resources and real investment,” a representative of Pakour’s local authority told TNH. “Problems here are complex. You cannot solve them with a bunch of chickens.”

    Cycle

    Ibrahima Balde (no relation to Binta Balde or Alpha Balde) is in his thirties and returned from Libya four years ago. He came back to Pakour after witnessing his friend get shot and killed as retribution for other migrants escaping from a construction site in the southern Libyan city of Qatrun when they realised they wouldn’t be paid for their work.

    Ibrahima’s son will soon become a teenager. “I don’t want my child to go through what I had to go through, to see what I have seen,” he said.

    But if things don’t improve in Pakour, Ibrahima fears his son will have little choice but to take the same risks he took and hope for a better result.

    In recent years, relatively successful peacekeeping efforts in Casamance have led to better safety and stability in the area around Pakour – important ingredients for increased economic activity. A government offensive in January appears to have weakened the separatist group, but where things are heading remains to be seen. Development rates continue to lag behind other regions, and the pandemic has only made things worse for the entire country. Senegal’s growth dropped from an already low 5.3 percent in 2019 to an estimated 1.3 percent last year.

    Even Mamadou, Binta’s eldest son and Demba’s brother, is tempted to try to make his way to Europe. He started the journey once, before Demba, but returned home when their father died. If it wasn’t for Demba’s death, he would already have left again.

    Now, without Demba’s contribution to the family economy, Mamadou is struggling. He has a wife and two children to provide for, and he also needs to help support his siblings and his mother. They are all depending on him and he doesn’t see a future in Pakour. “It’s difficult,” he said. “We cannot earn any money here.”

    https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2021/3/23/When-a-migrant-drowns-a-whole-community-feels-the-loss

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