• « Je suis devenu fou, je veux retourner au bled » : les migrants qui optent pour un #retour_volontaire

    L’aide au retour volontaire a concerné en 2018 plus de 10 000 personnes, dont beaucoup d’Afghans.

    Il a les yeux rouge vif. A plusieurs reprises, il demande s’il pourra aller aux toilettes après l’enregistrement. Dans un hall de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, Noorislam Oriakhail vit ses derniers moments en France, fébrile. Il prend l’avion pour la première fois de sa vie. Au bout du voyage : l’Afghanistan. Comme 1 055 Afghans en 2018, des hommes majoritairement, Noorislam a choisi de rentrer. Ils étaient déjà 970 à avoir opté pour un « retour volontaire » depuis la France en 2017. Volet peu connu de la politique d’éloignement des étrangers en situation irrégulière, l’aide au retour volontaire a concerné cette année plus de 10 000 personnes au total, un chiffre en hausse de 58 % sur un an.

    Après les Albanais et devant les Moldaves, les Afghans sont les plus concernés par ce dispositif mis en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Une situation qui s’explique : ils sont les premiers demandeurs d’asile en 2018. En outre, précise Didier Leschi, le directeur général de l’OFII, « lorsqu’ils arrivent en France, ils ont déjà déposé en moyenne près de deux demandes d’asile en Europe, principalement en Allemagne et en Suède, où elle a été rejetée ». Ils entrent donc dans la catégorie dite des « Dublinés », ne peuvent pas demander l’asile en France avant un délai de six à dix-huit mois. Dans l’intervalle, ils sont en situation irrégulière.

    L’OFII assume une politique volontariste à leur endroit : « Nous les démarchons pour leur proposer l’aide au retour, d’autant que les retours forcés sont très difficiles », reconnaît Didier Leschi. Au premier semestre, avec 23 éloignements, le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français prononcées à l’encontre des Afghans atteignait 4 %. En plus d’être moins onéreux qu’un éloignement forcé, les retours volontaires ont beaucoup plus de succès.

    « Trop de pression »

    Noorislam est « fatigué » de ne pas parvenir à s’extirper d’une situation précaire. D’un voyage entamé en 2006 et financé par son père et un oncle, il est arrivé « jeune et fort » sur le continent, avec l’Angleterre en ligne de mire. « C’était un rêve, reconnaît-il. J’ai essayé cinq ou six fois avant de réussir à monter dans un camion. » Outre-Manche, il est pris en charge en tant que mineur. Mais, à sa majorité, sa demande d’asile est rejetée et il devient « illégal ».

    Dans la ville de Loughborough (centre de l’Angleterre), Noorislam s’enfonce, affaibli par des soucis de santé. Le petit sac à dos qui lui fait office d’unique bagage après plus d’une décennie en Europe est « rempli de médicaments ». Le jeune homme souffre d’une dystrophie de la rétine – une maladie génétique caractérisée par un déficit visuel très important – et, depuis un an et demi, il explique avoir des problèmes d’incontinence. « Les médecins disent que c’est dans ma tête, assure-t-il, en montrant sa boîte d’antidépresseurs. Si je n’avais pas été malade, j’aurais pu m’en sortir mais, vu ma situation, je lutte pour tout. »

    « Si je n’avais pas été malade, j’aurais pu m’en sortir mais, vu ma situation, je lutte pour tout », témoigne Noorislam Oriakhail avant de monter dans l’avion

    Avec le sentiment d’avoir « perdu [son] temps », Noorislam s’est glissé dans un camion en janvier pour faire le chemin inverse de celui réussi il y a dix ans. Arrivé à Calais, après une nuit dans « le froid et la pluie », il croise des agents de l’OFII. Il est hébergé et on l’informe sur l’asile et le retour volontaire. « J’avais deux semaines pour choisir ou je devais quitter le centre », se souvient-il. Après des atermoiements, Noorislam s’oriente vers l’asile. Mais il est « dubliné », ce qui signifie qu’il risque d’être transféré vers l’Angleterre ou, à défaut, d’errer plusieurs mois avant de pouvoir déposer une demande en France. Il jette l’éponge. « C’est trop de pression », confie-t-il. Le jeune homme rentre en Afghanistan mais, en réalité, il ne doit pas s’y attarder. Sa famille s’est installée au Pakistan alors qu’il était enfant. « Mon père m’a dit qu’il m’aiderait à passer la frontière. »

    Le jour où Noorislam a embarqué, un autre Afghan devait prendre l’avion, mais il ne s’est jamais présenté. En 2018, quelque 1 500 personnes se sont ainsi désistées après avoir demandé une aide au retour. « Ce sont des gens qui peuvent être instables psychologiquement, justifie Didier Leschi. Il y a quelques semaines, un Pakistanais a fait une crise d’angoisse et a dû être débarqué avant le décollage. Depuis, il veut repartir. »

    Qu’est-ce qui motive un retour au pays ? « On ne connaît pas le parcours de ces gens », reconnaît Nadira Khemliche, adjointe au chef du service voyagiste de l’OFII, qui accompagne les candidats au départ à Roissy ou à Orly, jusqu’à leur embarquement sur des vols commerciaux. Nadira Khemliche ne distingue que des profils, les Arméniens qui voyagent en famille, les Chinois qui ont des vols tous les jours, les Ethiopiens qu’elle ne croise que deux ou trois fois l’an… « Parfois, on se demande pourquoi ils veulent rentrer en sachant qu’il y a des bombes chez eux, confie-t-elle. Mais bon, ici, ils n’ont rien. » « Quel est le choix réel de ces gens ?, s’interroge Clémence Richard, en charge des questions « expulsions » à la Cimade. Ils sont à la rue, épuisés socialement, précarisés administrativement. »

    Candidatures marginales

    Pour promouvoir le retour volontaire, l’OFII se déplace sur des campements, dans des centres d’hébergement du 115 ou des centres de demandeurs d’asile dans lesquels s’éternisent des déboutés. L’office tient même des stands dans des salons « diasporiques ». Le retour volontaire donne droit à un billet d’avion et à un « pécule » dont le montant varie. Les Afghans ont actuellement droit à 1 650 euros. Un programme européen permet aussi de financer un projet de réinsertion à hauteur de 3 500 euros.

    Sur un pan de mur de son bureau, à Calais, Laura Defachel, agent du retour volontaire et de la réinsertion de l’OFII, a accroché des photos d’hommes devant des troupeaux de bêtes, dans les montagnes afghanes. « Beaucoup ont saisi l’opportunité pour se lancer dans l’élevage, ouvrir une épicerie ou un magasin de pièces détachées, devenir taxi, assure-t-elle. C’est déterminant pour ceux qui sont partis de leur pays avec la promesse de faire mieux. » Depuis deux mois, toutefois, ce programme a été suspendu, dans l’attente d’un renouvellement. En 2016, l’année du démantèlement de la « jungle », le bureau de Calais a monté plus de 500 dossiers de départs volontaires, les trois quarts en direction de l’Afghanistan et du Pakistan.

    Les candidats au départ restent toutefois marginaux. « Ce sont surtout les personnes épuisées qui ne souhaitent pas demander l’asile en France ou des personnes qui rentrent pour des raisons familiales », analyse Laura Defachel. Elle se souvient de cet homme qui a souhaité partir après la mort de son frère, qui avait fait le voyage avec lui. Il était monté à bord d’un camion et, réalisant qu’il ne prenait pas la direction de l’Angleterre, est descendu en marche. Il s’est tué sur l’autoroute.

    Warseem Mohamad Kareem rentre dans la première catégorie. « C’est Londres ou l’Afghanistan », résume-t-il. Alors qu’il s’apprête à embarquer pour un vol retour, le jeune homme de 27 ans dit avoir dépensé 11 000 dollars (9 645 euros) pour rejoindre l’Europe. Arrivé en France il y a trois mois, il s’est retrouvé dans un cul-de-sac, à Calais et à Grande-Synthe, dans des tentes ou sous un pont. Avec des passeurs afghans ou kurdes, il a tenté vingt ou trente fois de monter dans des camions pour l’Angleterre. A chaque fois, il a été attrapé par la police.

    Le froid, la pluie, la police qui le chasse tous les matins, l’échec ont finalement eu raison de sa détermination. Lors du dernier démantèlement de Grande-Synthe, il a croisé les maraudeurs de l’OFII. « Nous avons faim de paix, pas d’argent », dit-il à l’agent qui lui remet, dans la salle d’embarquement, une enveloppe de billets. Warseem ne s’interdit pas de revenir, un jour. Il semble ignorer qu’il fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire et d’une interdiction de retour pendant un an. Une pratique que toutes les préfectures ne mettent pas en œuvre, mais que l’OFII souhaite développer pour éviter les désistements et les retours. Des méthodes « déloyales », dénonce Clémence Richard : « Cela supprime de fait le droit au désistement. En outre, ces personnes ne rentrent pas dans les catégories de la loi susceptibles de se voir prononcer une interdiction de retour, c’est illégal et ça a aussi des conséquences graves, car cela rend quasi impossible toute demande de visa ultérieure. »

    A court d’argent et d’aide

    En matière de départ volontaire, la contrainte affleure. A partir du 1er janvier 2019, dans le cadre de la loi asile et immigration votée en 2018, les agents de l’OFII iront promouvoir l’aide au retour dans les centres de rétention administrative. Partir de gré, pour ne pas risquer de partir de force. C’est peut-être le dilemme qui aurait fini par se poser à Noorullah Nori. Débouté de l’asile en Allemagne, puis en France, à court d’argent et d’aide, il a signé pour un retour en Afghanistan, après quatre ans en Europe.

    « Moi aussi l’OFII m’a proposé le retour, mais jamais je ne rentrerai », jure Karimi, un Afghan qui a accompagné Noorullah à l’aéroport, après l’avoir recueilli tandis qu’il dormait à la rue. Passé par les errances d’un « Dubliné », Karimi est désormais réfugié en France. A voix basse, il dit à propos de son compatriote : « Il a des problèmes psychologiques. Il est resté longtemps sans parler à personne, avec des pensées négatives. » Il n’est pas le seul, dans le hall de Roissy, à sembler accuser le coup. Un autre Afghan a été déposé à l’aéroport par des infirmiers hospitaliers, prenant de court les agents de l’OFII qui n’avaient pas été informés et ont dû se procurer un fauteuil roulant tandis que l’homme, apathique, laissait son regard se perdre dans le vide, immobile.

    Un Soudanais s’apprête aussi à embarquer. Son air triste intrigue deux Afghans qui veulent savoir ce qui l’accable. Salah Mohamed Yaya a 19 ans. Il dit que depuis des mois il n’a plus de traitement contre le VIH. Cela fait deux ans qu’il est en France, passé par Toulouse, Paris, Nantes, les foyers pour mineurs, la rue, l’hôpital. « Je suis devenu fou, dit-il. Je veux retourner au bled. » Salah n’a pas fait de demande d’asile, sans que l’on sache s’il a vraiment été informé qu’il pouvait le faire. La veille de son départ, il a dormi porte de Villette. Il sent encore le feu de bois.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/31/je-suis-devenu-fou-je-veux-retourner-au-bled_5403872_3224.html

    #retour_au_pays #réfugiés_afghans #France #Afghanistan #asile #migrations #réfugiés


  • Proportion of migrants who return to country of birth significantly higher than first thought, study suggests

    Mexico-to-US route sees largest flow in past five years, but also biggest rate of return as study suggests 45 per cent of immigrants eventually return home.

    The new method, published in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences, found that the higher level of migration can be explained by increases in return migration – back to a person’s country of birth – which was much higher than previously thought.

    Approximately 45 per cent of migrants returned to their home country in the studied period from 1990 to 2015. This appears to be particularly relevant for those displaced by conflict.

    “We estimate a rate of return migration that is significantly higher than other methods, but it is also supported by history,” Professor Raftery said.

    “For example, during the Rwandan genocide in 1994, more than a million migrants left the country, but most returned within three years after the conflict ended.”

    Mass migration is still mainly being driven by major world conflicts and events, the study suggests. The civil war in Syria accounted for two of the top three emigration drivers between 2010 and 2015 in the study with flows from Syria to Turkey and from Syria to Lebanon accounting for 1.5 million people and 1.2 million people respectively.

    https://www.independent.co.uk/news/world/politics/migration-refugee-syria-conflict-europe-mexico-conflict-study-a869845
    #statistiques #chiffres #retour_au_pays #solde_migratoire #migrations #émigration #immigration

    Sur la situation entre #Mexique et #Etats-Unis:

    It suggests that emigration from Mexico to the United States was the biggest flow between 2010 and 2015, accounting for 2.1 million people. However the US to Mexico also had the highest rate of return migration, accounting for 1.3 million people – four times the rate of return from the United Arab Emirates to India.

    #USA

    ping @simplicissimus @reka

    • L’article scientifique cité dans l’article de l’Independent :

      Estimation of emigration, return migration, and transit migration between all pairs of countries

      Despite the importance of international migration, estimates of between-country migration flows are still imprecise. Reliable record keeping of migration events is typically available only in the developed world, and the best existing methods to produce global migration flow estimates are burdened by strong assumptions. We produce estimates of migration flows between all pairs of countries at 5-year intervals, revealing patterns obscured by previous estimation methods. In particular, our estimates reveal large bidirectional movements in all global regions, with roughly one-quarter of migration events consisting of returns to an individual’s country of birth.

      https://www.pnas.org/content/early/2018/12/18/1722334116


  • #ILO Global Estimates on International Migrant Workers – Results and Methodology

    If the right policies are in place, labour migration can help countries respond to shifts in labour supply and demand, stimulate innovation and sustainable development, and transfer and update skills. However, a lack of international standards regarding concepts, definitions and methodologies for measuring labour migration data still needs to be addressed.

    This report gives global and regional estimates, broken down by income group, gender and age. It also describes the data, sources and methodology used, as well as the corresponding limitations.

    The report seeks to contribute to the 2018 Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration and to achieving SDG targets 8.8 and 10.7.


    https://www.ilo.org/global/publications/books/WCMS_652001/lang--en/index.htm

    Le résumé:


    https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/---publ/documents/publication/wcms_652029.pdf

    #OIT #statistiques #chiffres #monde #genre #âge #2017 #migrations #travailleurs_migrants #travail #femmes

    • Global migrant numbers up 20 percent

      Migrants of working age make up 4.2 percent of the global population, and the number is growing. A UN report notes how poorer countries are increasingly supplying labor to richer ones to their own detriment.

      There are 277 million international migrants, 234 million migrants of working age (15 and older) and 164 million migrant workers worldwide, according to a UN report.

      Figures for 2017 from the United Nations’ Department of Economic and Social Affairs (UN/DESA) published on Wednesday show that migrants of working age make up 4.2 percent of the global population aged 15 and older, while migrant workers constitute 4.7 percent of all workers.

      The numbers rose by almost 20 percent between 2013 and 2017 for international migrants, 13 percent for migrants of working age and 9 percent for migrant workers.

      Distribution

      Of the 164 million migrant workers worldwide, 111.2 million (67.9 percent) are employed in high-income countries, 30.5 million (18.6 percent) in upper middle-income countries, 16.6 million (10.1 percent) in lower middle- income countries and 5.6 million (3.4 percent) in low-income countries.

      From 2013 to 2017, the concentration of migrant workers in high-income countries fell from 74.7 to 67.9 percent, while their share in upper middle-income countries increased, suggesting a shift in the number of migrant workers from high-income to lower-income countries.

      The report noted that this growing number could be attributed to the economic development of some lower-income nations, particularly if these countries are in close proximity to migrant origin countries with close social networks.

      The share of migrant workers in the labor force of destination countries has increased in all income groups except for lower middle-income countries.

      In high-income countries, falling numbers of migrant workers were observed simultaneously with a higher share in the labor force as a result of the sharp fall in the labor force participation of non-migrants, due to a variety of factors such as changes in demographics, technology and immigration policies.

      “Stricter migration policies in high-income countries and stronger economic growth among upper middle-income countries may also contribute to the trends observed,” the report noted.

      Geography

      Some 60.8 percent of all migrant workers are found in three subregions: Northern America (23.0 percent), Northern, Southern and Western Europe (23.9 percent) and Arab States (13.9 percent). The lowest number of migrant workers is hosted by Northern Africa (less than 1 percent).

      The subregion with the largest share of migrant workers as a proportion of all workers is Arab States (40.8 percent), followed by Northern America (20.6 percent) and Northern, Southern and Western Europe (17.8 percent).

      In nine out of 11 subregions, the labor force participation rate of migrants is higher than that of non-migrants. The largest difference is in the Arab States, where the labor force participation rate of migrants (75.4 percent) is substantially higher than that of non-migrants (42.2 percent).

      Gender

      Among migrant workers, 96 million are men and 68 million are women. In 2017, the stock of male migrant workers was estimated to be 95.7 million, while the corresponding estimate for female migrant workers was 68.1 million.

      “The higher proportion of men among migrant workers may also be explained by...the higher likelihood of women to migrate for reasons other than employment (for instance, for family reunification), as well as by possible discrimination against women that reduces their employment opportunities in destination countries,” the report noted.

      It added that societal stigmatization, the discriminatory impacts of policies and legislation and violence and harassment undermine women’s access to decent work and can result in low pay, the absence of equal pay and the undervaluation of female-dominated sectors.

      Age

      Prime-age adults (ages 25-64) constitute nearly 87 percent of migrant workers. Youth workers (aged 15-24) and older workers (aged 65 plus) constitute 8.3 percent and 5.2 percent, respectively, of migrant workers. This age composition holds for male and female migrant workers alike.

      “The fact that the overwhelming majority of migrant workers consist of prime-age adults suggests that some countries of origin are losing the most productive part of their workforce, which could have a negative impact on their economic growth,” the report noted, but it added that emigration of prime-age individuals may also provide a source of remittances for countries of origin.

      Destination countries, meanwhile, benefit from receiving prime-age workers as they are increasingly faced with demographic pressures.

      Labor shortage in Germany

      Germany’s BDI industry association said skilled labor from abroad was key to Germany’s future economic success. “The integration of skilled workers from other countries contributes significantly to growth and jobs,” BDI President Dieter Kempf said.

      The country’s VDE association of electrical, electronic and IT engineering was the latest group in Germany to point to the growing need for foreign experts. Emphasizing that Germany itself was training too few engineers, VDE said there would be a shortage of 100,000 electrical engineers over the next 10 years.

      “We will strive to increase the number of engineers by means of migration,” VDE President Gunther Kegel noted.

      https://www.dw.com/en/global-migrant-numbers-up-20-percent/a-46596757

    • Al menos uno de cada cuatro movimientos migratorios son retornos a los países de origen

      Un estudio estima que entre el 26% y el 31% de los flujos de migración mundiales consisten en regresos a los lugares de partida. En los últimos 25 años apenas ha habido cambios en la proporción de población migrante mundial

      https://ctxt.es/es/20181226/Firmas/23708/ctxt-Observatorio-Social-La-Caixa-migracion.htm
      #retour_au_pays
      source: https://www.pnas.org/content/116/1/116

    • GLOBAL MIGRATION INDICATORS

      Préparé par le Centre mondial d’analyse des données sur la migration (CMADM) de l’OIM, le rapport 2018 sur les indicateurs de la migration dans le monde résume les principales tendances mondiales en fonction des dernières statistiques, présentant 21 indicateurs dans 17 domaines relatifs à la migration.

      Le rapport s’appuie sur des statistiques provenant de sources diverses facilement accessibles sur le Global Migration Data Portal.

      Le rapport regroupe les statistiques les plus récentes dans des domaines comme la migration de main-d’œuvre, les réfugiés, les étudiants internationaux, les envois de fonds, le trafic illicite de migrants, la gouvernance des migrations et bien d’autres, permettant aux responsables politiques et au grand public d’avoir un aperçu de l’ampleur et des dynamiques de la migration à travers le monde.

      Par ailleurs, le rapport est le premier à faire le lien entre le programme mondial de gouvernance des migrations et les débats sur les données migratoires. Les thèmes choisis sont particulièrement pertinents pour le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières et pour les Objectifs de développement durable (ODD). Le rapport fait un état des lieux des données sur chaque thème et propose des solutions pour les améliorer.

      « Bien que le Pacte mondial sur la migration et les ODD soient des cadres importants pour améliorer la façon dont nous gérons les migrations, des données plus précises et fiables sur les sujets relatifs à la migration sont nécessaires pour tirer parti de cette opportunité. Ce rapport donne un aperçu global de ce que nous savons et ne savons pas sur les tendances de la migration dans le monde », a déclaré Frank Laczko, Directeur du CMADM. 

      « La communauté internationale prend des mesures pour renforcer la collecte et la gestion des données sur la migration mais il reste beaucoup à faire. Une base de données solide est essentielle pour éclairer les politiques nationales sur la migration et seront plus que jamais nécessaires à la lumière du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », a déclaré Antonio Vitorino, le nouveau Directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations.

      https://www.iom.int/fr/news/loim-publie-un-rapport-sur-les-indicateurs-de-la-migration-dans-le-monde-2018

      –---------
      Pour télécharger le rapport :

      https://publications.iom.int/system/files/pdf/global_migration_indicators_2018.pdf

      Quelques éléments-clé :


      #indicateurs #femmes #travailleurs_étrangers #étudiants #réfugiés #migrations_forcées #étudiants_étrangers #remittances #trafic_d'êtres_humains #mourir_aux_frontières #esclavage_moderne #exploitation #smuggling #smugglers #passeurs #retours_volontaires #retour_volontaire #renvois #expulsions #IOM #OIM #économie #PIB #femmes #migrations_environnementales #réfugiés_environnementaux #catastrophes_naturelles #attitude #attitude_envers_les_migrants #opinion_publique #environnement


  • #métaliste (qui va être un grand chantier, car il y a plein d’information sur seenthis, qu’il faudrait réorganiser) sur :
    #externalisation #contrôles_frontaliers #frontières #migrations #réfugiés

    Le rapport "Expanding the fortress" et des liens associés à la sortie de ce rapport :
    https://seenthis.net/messages/694887
    Lien avec les #droits_humains

    Et deux articles sur les affaires de l’Italie (notamment via l’entreprise #Cantieri_navali_Vittoria) avec Egypte, Niger, Tunisie et Libye :
    https://seenthis.net/messages/759608

    Et des liens vers des articles généraux sur l’externalisation des frontières de la part de l’ #UE (#EU) :
    https://seenthis.net/messages/569305
    https://seenthis.net/messages/390549
    https://seenthis.net/messages/320101

    Le lien entre #fonds_fiduciaire_pour_l'Afrique et externalisation :
    https://seenthis.net/messages/707133
    #fonds_fiduciaire
    v. aussi plus de détail sur la métaliste migrations et développement :
    https://seenthis.net/messages/733358

    –------------------------------------

    Le #post-Cotonou :
    https://seenthis.net/messages/681114
    #accord_de_Cotonou

    –----------------------------

    Externalisation des contrôles frontaliers en #Libye :
    https://seenthis.net/messages/705401
    (lien avec #droits_humains)
    https://seenthis.net/messages/623809

    "Dossier Libia" —> un site d’information et dénonciation de ce qui se passe en Libye :
    https://seenthis.net/messages/742662

    Reportage en allemand, signalé par @_kg_ :
    https://seenthis.net/messages/744384

    Des #timbres produits par la poste libyenne :
    https://seenthis.net/messages/745453

    #Statistiques et #chiffres du nombre de personnes migrantes présentes en Libye (chiffres OIM) :
    https://seenthis.net/messages/751596

    Sur les #centres_de_détention en Libye, voulus, soutenus et financés par l’UE ou des pays de l’UE :
    https://seenthis.net/messages/615857
    #torture #viols #abus_sexuels #centres_de_détention #détention

    Un analyse intéressante des centres de détention en Libye, avec #chronologie (et #cartographie) depuis les années 1980 :
    https://seenthis.net/messages/752742

    Ici en #dessins :
    https://seenthis.net/messages/747869
    #dessin
    https://seenthis.net/messages/612089
    Et des mesures-sparadrap en lien avec l’#OMS cette fois-ci —> projet “Enhancing Diagnosis and Treatment for Migrants in detention centers in Libya” :
    https://seenthis.net/messages/737102

    D’autres liens où l’on parle aussi des centres de détention en Libye :
    https://seenthis.net/messages/689187
    https://seenthis.net/messages/612089

    #Poursuites_judiciaires —> "Un demandeur d’asile va poursuivre le Royaume-Uni pour le financement de centres de détention libyens"
    https://seenthis.net/messages/746025

    Et l’excellent film de #Andrea_Segre "L’ordine delle cose" , qui montre les manoeuvres de l’Italie pour créer ces centres en Libye :
    https://seenthis.net/messages/677462

    Autour des #gardes-côtes_libyens et les #refoulements (#push-back, #pull-back) en Libye :
    https://seenthis.net/messages/719759

    Les pull-back vers la Libye :
    https://seenthis.net/messages/730613
    –-> et centres de détention
    https://seenthis.net/messages/651505
    Le reconstruction d’un naufrage et d’un pull-back vers la Libye effectué par les gardes-côtes libyen. Reconstruction #vidéo par #Charles_Heller et #Lorenzo_Pezzani :
    https://seenthis.net/messages/747918

    Résistance de migrants sauvetés en Méditerranée, qui refusent d’être ramenés en Libye en refusant de descendre du navire ( #Nivin ) qui les a secourus :
    https://seenthis.net/messages/735627

    #évacuation de migrants/réfugiés depuis la Libye vers le #Niger :
    https://seenthis.net/messages/737065
    #réinstallation
    –-> attention, il y a peut-être d’autres articles sur ce sujet dans les longs fils de discussions sur le Niger et/ou la Libye (à contrôler)

    L’aide de la #Suisse aux gardes-côtes libyens :
    https://seenthis.net/messages/623935

    Et quelques lignes sur le #traité_de_Benghazi , le fameux #pacte_d'amitié entre l’#Italie et la #Libye (2009)
    https://seenthis.net/messages/717799
    J’en parle aussi dans ce billet que j’ai écrit pour @visionscarto sur les films #Mare_chiuso et #Mare_deserto :
    Vaincre une mer déserte et fermée
    https://visionscarto.net/vaincre-une-mer-deserte-et-fermee
    –-> il y a certainement plus sur seenthis, mais je ne trouve pas pour l’instant... j’ajouterai au fur et à mesure

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    Externalisation des contrôles frontaliers au #Niger (+ implication de l’#OIM (#IOM) et #Agadez ) :

    Mission #Eucap_Sahel et financement et création de #Compagnies_mobiles_de_contrôle_des_frontières (#CMCF), financé par #Pays-Bas et Allemagne financés par l’Allemagne :
    https://seenthis.net/messages/733601

    Et des #camps_militaires :
    https://seenthis.net/messages/736433

    Autres liens sur le Niger :
    https://seenthis.net/messages/696283
    https://seenthis.net/messages/626183
    https://seenthis.net/messages/586729
    https://seenthis.net/messages/370536

    Le Niger et l’Italie se félicitent de la chute des flux migratoires... (sic)
    https://seenthis.net/messages/752551
    –-> v. aussi : "Baisse des demandes d’asile. Pas de quoi se réjouir" :
    https://seenthis.net/messages/693203

    Conséquences de l’externalisation des politiques migratoires sur le #Niger, mais aussi le #Soudan et le #Tchad :
    https://asile.ch/wp/wp-content/uploads/2018/12/multilateral-damage.pdf
    signalé ici :
    https://seenthis.net/messages/741956

    –-------------
    Et implication de l’#OIM dans le contrôle des frontières en #Guinée (#campagne de #dissuasion financée par l’UE) :
    https://seenthis.net/messages/757474

    Il y a d’autres campagnes qui ont été mise en place notamment par la #Suisse pour convaincre les migrants à rentrer au pays :
    https://seenthis.net/messages/385940
    #retour_au_pays #Nigeria #Cameroun #Balkans #Afrique_de_l'Ouest #Kosovo #Serbie #Macédoine, #Albanie #Monténégro #Bosnie-Herzégovine

    Et le #Danemark, même politique :
    https://seenthis.net/messages/385940#message397757

    Evidemment l’#Australie aussi :
    https://seenthis.net/messages/474986
    https://seenthis.net/messages/305573
    https://seenthis.net/messages/302153

    Et l’#Allemagne :
    https://seenthis.net/messages/432534
    –-------------

    Externalisation des frontières au #Sénégal et en #Mauritanie :
    https://seenthis.net/messages/740468
    https://seenthis.net/messages/668973
    https://seenthis.net/messages/608653
    https://seenthis.net/messages/320101

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    Italie, Allemagne, France, Espagne

    Les efforts de l’ #Italie d’externaliser les contrôles frontaliers :
    https://seenthis.net/messages/600874
    https://seenthis.net/messages/595057

    L’Italie avec l’ #Allemagne :
    https://seenthis.net/messages/566194

    #France et ses tentatives d’externalisation les frontières (proposition de Macron notamment de créer des #hub, de faire du #tri et de la #catégorisation de migrants) :
    https://seenthis.net/messages/704970
    https://seenthis.net/messages/618133
    https://seenthis.net/messages/677172

    L’#Espagne :
    https://seenthis.net/messages/737099
    #modèle_espagnol
    https://seenthis.net/messages/737095
    v. aussi plus bas la partie consacrée au Maroc...

    –-----------------------------

    L’ #accord_UE-Turquie :
    https://seenthis.net/tag/accord_ue-turquie
    Et plus en général sur l’externalisation vers la #Tuquie :
    https://seenthis.net/messages/427270
    https://seenthis.net/messages/419432
    https://seenthis.net/messages/679603

    Erdogan accuse les Européens de ne pas tenir leurs promesses d’aide financière...
    https://seenthis.net/messages/512196

    Et le #monitoring de l’accord (#observatoire) :
    https://seenthis.net/messages/478621

    Sur la "#facilité" en faveur des réfugiés en Turquie, le rapport de la Cour des comptes européenne :
    https://seenthis.net/messages/737085
    #aide_financière

    Un lien sur comment l’aide a été utilisée en faveur des #réfugiés_syriens à #Gaziantep :
    https://seenthis.net/messages/667241

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    L’externalisation en #Tunisie (accords avec l’Italie notamment) :
    https://seenthis.net/messages/511895
    https://seenthis.net/messages/573526
    Et avec l’UE :
    https://seenthis.net/messages/737477

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    Tag #réintégration dans les pays d’origine après #renvois (#expulsions) :
    https://seenthis.net/tag/r%C3%A9int%C3%A9gration

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    La question des #regional_disembarkation_platforms :
    https://seenthis.net/messages/703288
    #plateformes_de_désembarquement #disembarkation_paltforms #plateformes_de_débarquement

    En 2004, on parlait plutôt de #centres_off-shore en #Afrique_du_Nord ...
    https://seenthis.net/messages/607615

    Tentatives d’externalisation des contrôles migratoires, mais aussi des #procédures_d'asile en #Afrique_du_Nord , mais aussi dans l’ #Europe_de_l'Est et #Balkans) :
    https://seenthis.net/messages/701836
    Et au Niger :
    https://seenthis.net/messages/749456
    #externalisation_de_l'asile #délocalisation

    Et en #Bulgarie (ça date de 2016) :
    https://seenthis.net/messages/529415

    #Serbie , toujours en 2016 :
    https://seenthis.net/messages/462817

    Les efforts d’externalisation au #Maroc :
    https://seenthis.net/messages/696321
    https://seenthis.net/messages/643905
    https://seenthis.net/messages/458929
    https://seenthis.net/messages/162299
    #Frontex

    #Bosnie :
    https://seenthis.net/messages/743581
    Où l’#OIM est impliquée

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    Lien #coopération_au_développement, #aide_au_développement et #contrôles_migratoires :
    https://seenthis.net/messages/660235

    Pour la Suisse :
    https://seenthis.net/messages/564720
    https://seenthis.net/messages/719752
    https://seenthis.net/messages/721921
    –-> il y a certainement plus de liens sur seenthis, mais il faudrait faire une recherche plus approfondie...
    #développement #conditionnalité
    Sur cette question, il y a aussi des rapports, dont notamment celui-ci :
    Aid and Migration : externalisation of Europe’s responsibilities
    https://concordeurope.org/wp-content/uploads/2018/03/CONCORD_AidWatchPaper_Aid_Migration_2018_online.pdf?1dcbb3&1dcbb3

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    La rhétorique sur la #nouvelle_frontière_européenne , qui serait le #désert du #Sahara (et petit amusement cartographique de ma part) :
    https://seenthis.net/messages/604039
    #cartographie #visualisation
    https://seenthis.net/messages/548137
    –-> dans ce lien il y a aussi des articles qui parlent de l’externalisation des frontières au #Soudan

    Plus spécifiquement #Soudan :
    https://seenthis.net/messages/519269

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    Et du coup, les liens avec le tag #processus_de_Khartoum :
    https://seenthis.net/tag/processus_de_khartoum

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    Les efforts d’externalisation des contrôles frontaliers en #Erythrée et #Ethiopie :
    https://seenthis.net/messages/729629
    https://seenthis.net/messages/493279
    https://seenthis.net/messages/387744

    Et le financement de l’Erythrée via des fonds d’aide au développement :
    https://seenthis.net/messages/405308
    https://seenthis.net/messages/366439

    L’Erythrée, après la levée des sanctions de l’ONU, devient un Etat avec lequel il est désormais possible de traiter (sic) :
    https://seenthis.net/messages/721926

    ... Et autres #dictateurs
    https://seenthis.net/messages/318425
    #dictature

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    La question des #carrier_sanctions infligées aux #compagnies_aériennes :
    https://seenthis.net/tag/carrier_sanctions

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    Des choses sur la #pacific_solution de l’#Australie :
    https://seenthis.net/recherche?recherche=%23pacific_solution

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    L’atlas de Migreurop, qui traite de la question de l’externalisation :
    https://seenthis.net/messages/690134

    ping @isskein @reka


  • Après des décennies au Pakistan, des réfugiés afghans se préparent au retour en Afghanistan

    Le Pakistan cherche à rapatrier vers l’Afghanistan des réfugiés afghans parmi 1,6 million au total qui vivent dans le pays. Le HCR a réservé des fonds pour le rapatriement de 60 000 réfugiés.

    Des familles sont installées, silencieuses. De jeunes enfants se promènent entre les chaises. Ils vont rentrer chez eux en Afghanistan, alors que certains d’entre eux vivent au Pakistan depuis plusieurs décennies. Et ils rentreront chez eux à titre définitif.

    Ce sont des réfugiés afghans et la scène se déroule au Centre de rapatriement volontaire de Peshawar, qui est géré par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

    Payenda Bibi Shahnaz est installée dans un fauteuil roulant. Son mari Shamamud dans un autre. Cela fait 33 ans qu’ils ont trouvé refuge au Pakistan, mais ils rentrent également en Afghanistan avec leurs deux fils qui s’occuperont d’eux.

    Le HCR les aidera également une fois qu’ils seront rentrés au pays.

    « Je n’ai simplement pas les moyens de payer le coût de mon traitement médical ici », explique-t-elle. « Nous n’avons pas le choix. »

    Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi a eu l’occasion de faire leur connaissance aujourd’hui pendant sa visite au Centre et il leur a souhaité bonne chance. Le HCR apporte également une aide de 200 dollars aux rapatriés destinée à couvrir leurs dépenses initiales de voyage et de logement.

    Le gouvernement du Pakistan met en oeuvre une politique concertée de rapatriement pour beaucoup parmi presque un million de réfugiés qui vivent dans la région de Peshawar. Le HCR a réservé des fonds pour le rapatriement de 60 000 réfugiés.

    Mais depuis le début de l’année, le nombre de réfugiés qui a passé la frontière de manière définitive dépasse tout juste 6000 personnes.

    Pour nombre d’entre eux, le moment de rendre leur carte de réfugié au Pakistan est chargé d’émotions. Les élèves sont souvent en larmes, car ils se disent qu’ils ne reverront jamais leurs amis.

    La pression économique est ce qui les pousse le plus au retour.

    Qudsia a 40 ans et elle a quatre enfants. Elle était elle-même un enfant quand elle est arrivée au Pakistan. Et aujourd’hui son mari et elle ont décidé de rentrer.

    « Nous avons décidé de rentrer, parce que c’est très cher ici. Nous avons beaucoup de problèmes. Mon mari est diabétique et on ne trouve pas de travail ici. »

    Mais ils sont bien plus nombreux à décider de rester. Au cours de la ‘shura’, la réunion de la communauté, ils ont expliqué à Filippo Grandi qu’ils restent au Pakistan à cause des opportunités que le pays offre sur le plan de l’éducation et de l’économie. Ils ont également évoqué leur crainte de la violence qui règne dans leur pays. Quelque 31 des 34 provinces que compte l’Afghanistan ont été le théâtre de conflits ces derniers mois.

    La carte PoR (Proof of Registration) de Preuve d’enregistrement au Pakistan est également cause de souci majeur. Toutes ces cartes arrivent à échéance le 30 juin. Sans ces cartes, les réfugiés sont passibles d’arrestation, voire même d’expulsion. Filippo Grandi a confirmé qu’il avait instamment demandé au Pakistan de proroger la validité des cartes. La décision sera prise par l’exécutif du Pakistan.

    Filippo Grandi a expliqué aux réfugiés qu’il comprenait leurs craintes et leurs inquiétudes par rapport au fait que 200 dollars ne suffisent pas à se réinstaller dans un pays peu sûr.

    « J’ai entendu les participants de la Shura », a-t-il déclaré. « Nous allons très bientôt augmenter l’indemnité de rapatriement. Nous allons œuvrer pour améliorer les conditions de retour des rapatriés. J’en ai parlé avec les dirigeants du gouvernement afghan. »

    Il a parlé de sa rencontre avec le Président afghan Ashraf Ghani. Le Président lui a confirmé qu’il a demandé un inventaire des terrains disponibles appartenant au gouvernement. Il s’agirait de mettre en place un programme de réinstallation des réfugiés similaire au programme pilote de Hérat en faveur des personnes déplacées à l’intérieur du pays.

    Comme pour les personnes déplacées à Hérat, il s’agirait d’attribuer aux réfugiés des terrains à bâtir. L’eau et l’électricité seraient fournies.

    Filippo Grandi a aussi abordé les préoccupations des réfugiés qui craignent de servir de boucs émissaires après des attaques ou des incidents violents le long de la frontière pakistano-afghane.

    « J’ai bien entendu ce que vous dites. Les réfugiés ne sont pas des terroristes. Je suis tout à fait d’accord. »

    Il a déclaré qu’en s’adressant aux dirigeants du gouvernement du Pakistan, il avait souligné qu’on ne pouvait mettre en cause ou pénaliser toute la population de réfugiés quand de tels événements se produisaient.


    http://www.unhcr.org/fr/news/stories/2016/6/576d401ea/apres-decennies-pakistan-refugies-afghans-preparent-retour-afghanistan.html

    #Pakistan #réfugiés_afghans #Afghanistan #réfugiés #asile #migrations #retour_au_pays

    • Amid Mass Returns, a Teacher’s Hopes for Refugee Girls in Afghanistan

      As hundreds of thousands of Afghan refugees return from Pakistan, we speak to Aqeela Asifi, a prize-winning educator of refugee girls in the country’s Punjab province, about how the mass returns will impact girls’ education and thus the future of Afghanistan.

      https://www.newsdeeply.com/refugees/community/2017/03/09/amid-mass-returns-a-teachers-hopes-for-refugee-girls-in-afghanistan
      #filles #femmes #éducation

    • Facing problems in Pakistan, Afghans return home in droves

      For years, Afghans have fled the violence in their country, seeking asylum in Europe or elsewhere in the Middle East. But over the past year, about 600,000 Afghans have crossed the border back into Afghanistan, coming from Pakistan, Iran and Europe when they are denied asylum.

      http://www.pbs.org/newshour/updates/facing-problems-pakistan-afghans-return-home-droves

    • Afghans Returned from Pakistan Struggle on Kabul Career Ladder

      As hundreds of thousands of Afghans return from neighboring countries, young graduates face discrimination, language barriers and a dearth of connections in a country many had never been to before, Valerie Plesch reports for Al-Fanar Media.


      https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2017/12/11/afghans-returned-from-pakistan-struggle-on-kabul-career-ladder

    • Viaggio tra i rifugiati afghani respinti dal Pakistan

      Fin dagli anni ‘70 gli afghani fuggiti dal proprio paese hanno cercato rifugio in Pakistan. Tuttavia la loro situazione negli ultimi anni è diventata critica. Utilizzati per esercitare pressioni politiche su Kabul, subiscono continue pressione per far ritorno nel loro paese. A queste poi si sono aggiunte minacce e violenze crescenti. Una strategia che ha funzionato, come ci racconta Giuliano Battiston: migliaia sono i rifugiati tornati nel loro paese dove all’assenza di casa e lavoro fa da contraltare la presenza della guerra

      «A Peshawar avevo una mia bottega. Era piccola, ma andava bene. Vendevo zucchero, sale, olio, sapone. Non potevo lamentarmi. Ora eccomi qui, vendo meloni e angurie che compro da altri. Lo faccio da pochi giorni e non so per quanto ancora. Ma non mi basta per mandare avanti la famiglia».

      Rabihullah ha 45 anni e 12 figli. Nato in Afghanistan, fuggito dalla guerra, ha trascorso gran parte della vita in Pakistan, ma pochi mesi fa è stato costretto a tornare. Lo incontriamo all’inizio di una via sterrata che si dipana verso i campi coltivati, all’incrocio con la strada principale che conduce fuori città dal centro di Jalalabad, capoluogo di Nangarhar, provincia orientale al confine con il Pakistan. Seduto sulla paglia, alle spalle decine e decine di meloni profumati, in testa uno zuccotto chiaro, Rabihullah indossa un semplice vestito bianco, rattoppato qua e là. «Sono nato nel distretto di Bati Kut, qui nel Nangarhar. Ci siamo trasferiti in Pakistan quando ero adolescente. Di preciso non saprei quando. Ricordo che il mio primo digiuno per il Ramadan l’ho fatto lì. Non stavamo male a Peshawar. Ma 3 mesi fa siamo dovuti tornare. I poliziotti pachistani prima hanno cominciato a chiederci i documenti, poi a picchiarci. Ci attaccavano perfino di notte. Entravano nelle nostre case all’una, alle due del mattino. Ci dicevano di andar via. Nel nostro quartiere, che era come un villaggio, eravamo tutti afghani. Ci attaccavano per questo».

      La storia di Rabihullah è simile a quella di decine di migliaia di connazionali, costretti a rientrare in Afghanistan a causa delle politiche repressive del governo di Islamabad. Già nel 2015, Human Rights Watch denunciava «minacce ripetute, arresti frequenti, richieste regolari di mazzette, violenze occasionali da parte della polizia pachistana nei mesi successivi all’attacco alla scuola di Peshawar», l’attentato terroristico che il 16 dicembre 2014 ha provocato la morte di 145 persone, tra cui 134 bambini.

      Anche se l’attentato è stato rivendicato dai Talebani pachistani, per le autorità i responsabili andavano cercati all’interno dell’ampia comunità di rifugiati afghani che, sin dalla fine degli anni Settanta, hanno trovato protezione dalla guerra sull’altro lato della Durand Line, in Pakistan. Quei rifugiati erano parte della più ampia diaspora che ha reso l’Afghanistan per molti anni, fino allo scoppio della guerra siriana, il primo Paese al mondo di provenienza per numero di rifugiati. Una diaspora ancora oggi numerosa.

      Secondo i dati dell’ultimo rapporto dell’Alto Commissariato dell’Onu per i rifugiati (Unhcr), Global Trends. Forced Displacement in 2017, nel mondo ci sono 2,6 milioni di rifugiati afghani, il 5% in più rispetto all’anno precedente. L’Afghanistan è il secondo paese di provenienza dei rifugiati dopo la Siria (6,3 milioni). La maggior parte vive in Pakistan (poco meno di 1,4 milioni) e in Iran (poco meno di 1 milione), ma i due Paesi ospitano anche un gran numero di emigrati privi di documenti, non registrati dalle Nazioni Unite (circa 1 milione in Pakistan, 1 milione e mezzo in Iran). «Nel corso degli ultimi 40 anni, dall’inizio della guerra in Afghanistan nel 1978, l’Iran e il Pakistan hanno ospitato il più alto numero di rifugiati afghani», ricorda la ricercatrice Jelena Bjelica, che incontriamo nell’ufficio di Kabul dell’Afghanistan Analysts Network, il più accreditato centro di ricerca del Paese.

      Molti sono tornati. Dal 2001, dal Pakistan sono rientrati ben 3,9 milioni di rifugiati afghani. Quanti non lo hanno fatto sono diventati armi diplomatiche nelle mani del governo di Islamabad, il cui establishment militare è accusato di alimentare il conflitto per ragioni strategiche. «I rifugiati vengono usati per esercitare pressioni politiche su Kabul. La prassi di non estendere la validità dei documenti di registrazione è uno degli strumenti più comuni», nota Jelena Bjelica.

      «Nel 2016 e in parte nel 2017, le autorità pachistane hanno esercitato molte pressioni sugli afghani affinché tornassero indietro» conferma il ricercatore indipendente Wali Mohammad Kandiwal, autore di diverse pubblicazioni sui processi migratori, che incontriamo a Jalalabad. Alle pressioni si sono aggiunte minacce e violenze crescenti, come testimoniato nel 2017 da un altro rapporto di Human Rights Watch. La strategia ha funzionato. Lo certificano i numeri. Tra gennaio 2016 e dicembre 2017, almeno 1,2 milioni di afghani sono rientrati dall’Iran e dal Pakistan. Nel 2017, 460.000 afghani senza documenti sono rientrati o sono stati deportati dall’Iran, 100.000 dal Pakistan e 7.000 da Paesi europei, a cui vanno aggiunti almeno altri 60.000 rifugiati registrati, tornati dal Pakistan. «Il loro è stato un vero dilemma: rimanere o tornare? Entrambe le opzioni erano rischiose. Chi è tornato, spesso non è convinto di aver fatto la scelta giusta», aggiunge Kandiwal.

      Anche Rabihullah non ne è certo. «Il lavoro non c’è, la casa costa troppo, non parliamo della sicurezza: qui si combatte dovunque», spiega sconfortato mentre ci guida lungo i viottoli del quartiere in cui vive, nella periferia di Jalalabad. Dietro un cancello di metallo c’è casa sua. Un atrio di pochi metri quadrati, delimitato da alte mura. Sulla destra, un ripiano di legno con una bombola del gas e qualche stoviglia: «è la cucina». Appena sopra, un filo con dei panni stesi. Una porta blu spicca contro il marrone delle pareti di fango. «Come vedi, la casa è fatta di un’unica stanza». C’è un’unica finestra e, di fronte all’entrata, un letto di corde intrecciate con la base in legno, tipico di queste parti. Una scala in bambù raggiunge il tetto della stanza, dove sono stesi altri panni. «È tutto qui», dice guardandosi intorno e lamentando la scarsa assistenza del governo, inefficiente e corrotto. «Le risorse ci sono, ma vengono dirottate su progetti privati, sottratte, rubate», ci dice un funzionario della sede locale dell’Organizzazione internazionale per le migrazioni (Oim), che chiede l’anonimato.

      Non si tratta soltanto di denaro. La risorsa più importante, qui, è la casa. Meglio ancora, la terra. Secondo il «Policy Framework on IDPs and Returnees» del governo, «l’assegnazione della terra sarà un contributo fondamentale nel successo di soluzione durature» per i rifugiati. Ma la realtà è diversa. «Il piano governativo è molto ambizioso, e i politici non fanno mai mancare promesse elettorali su questo tema. Ma l’assegnazione delle terre è uno dei processi più corrotti che ci siano», nota Jelena Bjelica, che sull’argomento ha scritto un articolo molto informato.

      Lo conferma Wali Mohammad Kandiwal, che ci anticipa i risultati della sua ultima ricerca, promossa dal Feinstein International Center dell’Università statunitense di Tufts. Si intitola «Homeland, but no land for home. A Case Study of Refugees in Towns: Jalalabad» e l’autore la sintetizza così: «la terra è il problema principale soprattutto qui, nella provincia di Nangarhar. Il governo punta a far tornare gli emigrati, ma non riesce a soddisfarne i bisogni e le legittime richieste. La burocrazia e soprattutto la corruzione sull’assegnazione delle terre rendono l’intero sistema dell’accoglienza del tutto fallimentare».

      Alla corruzione e all’inefficienza del governo si sommano altri ostacoli. Il primo è il costo della terra, il bene più ambito. Secondo i dati riportati dallo Special Inspector General for Afghanistan Reconstruction (Sigar), l’organo di controllo che riferisce al Congresso degli Stati Uniti sui soldi pubblici spesi nel Paese centro-asiatico, dal 2001 il costo della terra è aumentato del 1.000%. Un aumento ancora più significativo si registra nella provincia di Nangarhar, a causa delle speculazioni legate al rientro dei profughi dal Pakistan, delle mafie locali, delle dispute sui terreni e del landgrabbing.

      C’è poi il problema strutturale dell’enorme peso demografico, sociale ed economico delle migrazioni forzate. Secondo una recente ricerca coordinata dall’Oim, in 15 delle 34 province afghane con la maggiore mobilità transfrontaliera e interna, tra il 2012 e il 2017 più di 3,5 milioni di persone sono ritornate dall’estero o sono state costrette a lasciare la propria casa, per trasferirsi in altre zone del paese. Tra coloro che sono rientrati in patria, 1 milione e 355 mila provenivano dal Pakistan, 398 mila dall’Iran. Il 25% di tutti i returnees si sono stabiliti proprio nella provincia di Nangarhar, che ha registrato 499,194 nuovi arrivi – ufficiali – tra il 2012 e il 2017.

      Tra questi c’è Hejrat, 33 anni, carnagione scura, occhi celesti e un sorriso rassicurante. «Siamo tornati nel giugno 2017. Era un periodo in cui tante famiglie decidevano di tornare indietro», racconta. «Sono nato in Pakistan, ma la mia famiglia è originaria del distretto di Rodat, non distante da Jalalabad». Hejrat ha vissuto a lungo in Pakistan, a Peshawar, prima di essere costretto a tornare: «per i pachistani, gli afghani sono un fastidio. Abbiamo sopportato a lungo, poi siamo partiti». Per farlo ha dovuto chiedere un prestito: «I miei genitori erano già tornati. Ho chiesto un prestito di 10.000 rupie pachistane (circa 70 euro, ndr), ho fatto i bagagli e sono partito. Eravamo 5 persone, tutta la mia famiglia. Al confine, l’Onu ci ha dato una tenda, 100 chili di farina e 3 coperte. Ora eccoci qui». Hejrat sostiene che l’assistenza ricevuta sia insufficiente. «Abbiamo bisogno di tutto: cibo, lavoro, soldi. Con i soldi potrei cominciare un’attività e restituire quel che devo. Ho ancora debiti da pagare in Pakistan».

      Hejrat è tornato in Afghanistan nel giugno 2017, quando la morsa delle autorità pachistane cominciava ad allentarsi. «In quel periodo le autorità hanno prolungato la validità dei documenti degli afghani e il ministero afghano per i Rifugiati ha trovato un accordo con la controparte a Islamabad», ricorda Kandiwal. Nel 2018, la pressione è ulteriormente diminuita. Eppure, i rientri dal Pakistan continuano, così come gli abusi. Da gennaio a oggi, secondo l’Oim circa 23.000 afghani senza documenti sono tornati in Afghanistan dal Pakistan (mentre sono circa 510.000 quelli rientrati dall’Iran, a causa delle crescenti pressioni delle autorità iraniane e della svalutazione del rial). «Siamo tornati da 5 mesi», racconta Hakim, 25 anni. «Siamo stati costretti ad andarcene. I poliziotti ci picchiavano ogni giorno con i bastoni, ci perseguitavano, continuavano a crearci problemi. Quando hanno esagerato, abbiamo deciso di partire. Molta gente ha preso la nostra stessa decisione».

      Hakim si considera afghano, ma è nato in Pakistan. «Sono nato vicino a Peshawar, nel campo (rifugiati, ndr) di Akora. Poi siamo finiti a vivere su Charsadda road, fuori dai campi, con altre famiglie afghane. La mia famiglia si è trasferita in Pakistan 35 anni fa a causa della guerra». La guerra continua ancora oggi, ma Hakim – pur non essendoci mai vissuto – è tornato nella patria dei genitori. «Non era più possibile vivere a Peshawar: troppi problemi».

      Anche qui non mancano. «In Pakistan facevo il lavoratore a giornata, lo stesso provo a fare qui. Ma è più difficile. Ho provato ad andare a Kabul, ma non ho trovato niente. Vivo con mia madre e mio padre, con mia moglie e i miei 5 figli. In tutto, siamo 8 persone». Hakim ci mostra casa, una tenda di plastica marrone, fornita dal Norwegian Refugee Council. Il tetto è in lamiera, le pareti in plastica e tela. Sopra l’ingresso svetta una bandiera afghana. Sui lati, una stampella di fil di ferro sorregge un vassoio di metallo con qualche utensile. Un intricato giro di fili porta l’elettricità. «Ma va e viene». All’interno, diversi materassi, arrotolati per risparmiare spazio, un peluche spelacchiato e qualche pentola. La tenda si trova in un ampio parcheggio sterrato, per gran parte occupato da ferraglia e calcinacci. Dietro la tenda c’è un palazzo in costruzione, lasciato a metà. Accanto, un’altra tenda, più bassa e più piccola.

      Qualche metro più in là, un orticello di due metri per due. Pomodori, melanzane e poco altro. Hakim vorrebbe tornare nel villaggio dei genitori, nel distretto di Bati Kut, ma non può: «lì c’è la guerra».


      http://openmigration.org/analisi/viaggio-tra-i-rifugiati-afghani-respinti-dal-pakistan



  • Bosnians’ Homecoming Marred by Post-War Tensions and Poverty

    People who returned to Bosnia and Herzegovina in the years after they fled the war say they face poverty, discrimination and occasionally #violence - especially in areas where they are the ethnic minority.

    Out of the 2.2 million people who left Bosnia and Herzegovina during the 1992-95 war, a total of 1,025,011 have now returned.


    http://www.balkaninsight.com/en/article/bosnians-homecoming-marred-by-post-war-tensions-and-poverty-02-21-201
    #réfugiés_bosniens #retour_au_pays #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #asile #migrations #pauvreté #discriminations



  • Chibanis, l’éternel exil des travailleurs maghrébins
    http://webdoc.france24.com/chibanis-france-travailleurs-immigration-maghreb

    On les appelle les chibanis. Ces petits vieux (littéralement cheveux blancs en arabe dialectal) représentent environ 235 000 personnes, majoritairement des hommes âgés de plus de 65 ans. Ils ont quitté l’Algérie, le Maroc et la Tunisie alors qu’ils étaient de jeunes adultes, voire adolescents pour certains, dans l’espoir de construire un avenir meilleur en France. Arrivés durant les Trente Glorieuses pour reconstruire un pays meurtri par la Seconde Guerre mondiale, ils ont passé toute leur vie à travailler. Aujourd’hui à la retraite, ces « invisibles », ces « sans-voix » n’ont pas retrouvé leur terre natale. Un choix pour certains, une obligation pour d’autres.

    #chibanias #chibanis
    #postcolonialisme
    #retraite #Aspa
    #guerre_aux_pauvres


  • Gambian migrants’ choice: bury the straggler alive or be killed

    Water was running low as the convoy drove through the desert into Libya, so Khadim was given a terrible choice: bury a sickly fellow migrant alive, or be killed by their smugglers.

    “They told us to bury him in the sand,” said Khadim, 29. “They started waving their guns. ‘If you refuse, you’re dead.’ We started digging and digging. As we buried him he said, ‘I’m not dead yet, why are you doing this to me?’ ”

    Khadim is one of about 2,600 migrants repatriated to the Gambia from Libya on flights paid for by European countries trying to stem crossings of the Mediterranean. The vast majority of those coming home are young men, who arrive at Banjul airport with at most a few belongings in a plastic bag, sometimes after spending years in Libyan detention centres.

    They are the among the first to be sent back since footage emerged in November of migrants being sold at slave markets in Libya. African and EU leaders agreed an emergency plan shortly afterwards to repatriate thousands.

    Many tell stories of frequent beatings, or of fellow migrants dying from hunger or violence. Others described watching companions drown on sinking boats in the Mediterranean.

    Like many others, Khadim was betrayed by smugglers and drivers before he saw the sea. He was kidnapped for ransom, arrested and put in a detention centre before he could reach Tripoli.

    He is relieved to have landed back in Banjul, the Gambian capital. Not only is he alive but there are promises of money to help him make a fresh start.

    The UN’s migration agency, as part of an EU-funded plan, can support people to go to college, start a business or buy livestock. Other EU help offers grants to those aged 15 to 35, returning or potential migrants, to start businesses.

    It likely to be just the beginning. The International Organisation for Migration estimates that up to a million migrants remain in Libya. Since late 2015, the EU has spent more than €2 billion in African countries trying to create jobs in the hope that people will stay.

    Those returning to the Gambia, where almost half of the two million population live below the poverty line, are provided with just enough cash to go home and live for a few weeks, after which they can apply for more help.

    Last week, a group of former Gambian migrants, with some funding from the German government, began touring the country to warn young people of the dangers of taking the “back way”, as the journey through the desert and across the Mediterranean is called.

    “Before we go we knew the risks involved, but we didn’t believe,” said Mustapha Sallah. “Most of the people that talked to us were government officials, activists who are living good. I was thinking they were just trying to discourage us.”

    With fellow Gambians who were incarcerated in Libyan detention centres, he has now started Youths Against Irregular Migration. As well as sharing their harrowing experiences, they try to persuade people to stop dreaming of Europe and make a living at home, through education, setting up in business, or agriculture.

    The Gambia’s nascent democracy, restored after the former dictator Yahya Jammeh was deposed last year, has prompted many to return from exile, as the fear of arbitrary arrest, detention and torture dissolved.

    The economy is growing at about 5 per cent but youth unemployment is about 44 per cent. Rising food prices mean many struggle. “The opportunities are not many and they’re not easy to get right now,” said Mr Sallah.

    Paul Jatta, 23, came home on a repatriation flight a few months ago and is trying to put the trauma behind him. Three times he tried and failed to cross to Italy in flimsy boats. On the last attempt he watched five people die as the vessel started to sink. “I seriously cried that day. Because I saw them drown but I couldn’t do anything to help,” he said.

    He said he had not received any support and was back doing what he used to, working in a computer repair shop and cleaning swimming pools in his spare time. He works up to 12 hours a day most days but earns less than £100 a month, and most of that goes to support his extended family.

    After spending his savings of more than £1,000 trying to reach Europe, he is now in a worse financial situation than he was two years ago, and has even less to lose. “I still want to go to Europe. I’m waiting for a miracle,” he said. “There are no opportunities here.”

    https://www.thetimes.co.uk/edition/world/gambian-migrants-choice-bury-the-straggler-alive-or-be-killed-62qf0qjbl
    #retour_volontaire #Libye #asile #migrations #réfugiés #retour_au_pays #renvois #Gambie

    Possible/probable future #migrerrance:

    After spending his savings of more than £1,000 trying to reach Europe, he is now in a worse financial situation than he was two years ago, and has even less to lose. “I still want to go to Europe. I’m waiting for a miracle,” he said. “There are no opportunities here.”


  • The point of no return: the case against Rohingya repatriation

    Despite the ongoing, tragic Rohingya crisis, involving 620,000 people fleeing Myanmar to Bangladesh, a repatriation deal between the two countries was struck on November 16 to start returning refugees at the beginning of 2018. Jade Huynh explains why this is near-sighted, premature and very dangerous if we wish to protect the rights of this persecuted community.


    http://openmigration.org/en/op-ed/the-point-of-no-return-the-case-against-rohingya-repatriation
    #asile #migrations #réfugiés #Rohingya #Birmanie #Myanmar #rapatriement #retour_au_pays


  • Angola/DRC - Congolese Refugees to Start Returning Home in March

    The authorities of Angola’s north-eastern Lunda Norte Province last Saturday in Kananga, chief town of DRC’s #Kasai Central Province, received guarantees of political stability that will enable the return home, as from March, of the over 31,000 Congolese refugees who sought shelter in Angola until the year 2017.

    http://allafrica.com/stories/201801150281.html
    #Angola #réfugiés #renvois #retour_au_pays #Congo #RDC #réfugiés_congolais


  • Migration: A study on Afghan returnees from Europe, their motivations and challenges to reintegration

    http://www.reach-initiative.org/migration-a-study-on-afghan-returnees-from-europe-their-motivation

    Nearly forty years of conflict, economic hardship and natural disasters have resulted in the displacement and migration of millions of Afghans. More recently, increasing numbers of Afghans are making the difficult decision to return to their country of origin, often under strained and difficult circumstances. While a growing number of media organisations and humanitarian actors are documenting the experiences of the large numbers of Afghans returning from Pakistan and Iran, much less is known about the considerably smaller number of Afghans returning from Europe, nor about the conditions of life and challenges to reintegration that await them once they return.

    #migrations #asile #afghanistan #retours #visualisation


  • Revenants, un défi méditerranéen

    Autour de la Méditerranée, les États font face à un défi commun alors que des combattants partis en Syrie et en Irak reviennent dans leurs pays. Si les méthodes et les solutions choisies diffèrent, un consensus apparaît : il faut discuter avec ses voisins.

    https://www.1538mediterranee.com/2017/12/05/revenants-un-defi-mediterraneen

    #terrorisme #djihad #revenants #les_revenants #EI #Etat_islamique #retour #retour_au_pays #combattants


  • Migrants in Libya : Pushed away, pulled back

    As EU policies drive migrants away, Libyan authorities push them into dire detention centres. For some who reach Europe, it is worth the risk

    http://www.middleeasteye.net/fr/news/migrants-libya-pushed-back-pulled-back-409483752
    #pull-back #push-back #Libye #externalisation
    #renvois #expulsions #retour_au_pays #prostitution #asile #migrations #réfugiés #Nigeria #trafic_d'êtres_humains :

    Eight years ago, Joy was a teenager when she was offered a job as a nanny in London. In the event, she was flown by plane to Milan, and ordered to work off a nearly $60,000 debt as a sex worker.

    When Joy fled to what she thought was the safety of her home in southern Nigeria’s Edo State however, it turned out to be “hell”.

    “Returning was one of the worst things I could have done,” she said.
    Her local recruiters repeatedly threatened the lives of her family for cash. Joy’s uncle beat her, and sold her off to be married twice.

    Et qu’est-ce qu’elle fait Joy quelques années après ?

    Years later, she resolved to return to Italy for a better life, by land through Libya, with her eyes open. “Everyone knows the story about Libya,” she said. “We all know it is dangerous.”

    • Dopo la Libia, l’inferno è in Italia: le donne nigeriane di #Castel_Volturno

      A Castel Volturno le donne nigeriane arrivano dopo essere passate dalla Libia. Qui le aspetta la paura del «juju», la prostituzione nelle case chiuse, lo sfruttamento. Finché non finiscono di pagare il debito che hanno contratto per arrivare in Italia. Sara Manisera e Federica Mameli sono state a parlare con loro nelle «connection house» di Castel Volturno.

      http://openmigration.org/analisi/dopo-la-libia-linferno-e-in-italia-le-donne-nigeriane-di-castel-voltu

    • UNHCR expresses concern over lack of rescue capability in Mediterranean, but condones Libyan coast guard pull back operations

      While UNHCR rightly calls for a change in EU practices, it fails to acknowledge or address the serious problems with the Libyan coast guard’s pull back practices in Libyan territorial waters – practices enabled and funded by the EU. UNHCR’s latest statement on this subject condones EU-funded Libyan coast guard pull back practices.

      From Jeff Crisp (@JFCrisp): “A simple question for UNHCR and IOM: Should asylum seekers who leave Libya by boat have an opportunity to submit an application for refugee status elsewhere, rather than being summarily intercepted and forcibly returned to and detained in the country of departure? Because UNHCR’s global policy says: ‘persons rescued or intercepted at sea cannot be summarily turned back or otherwise returned to the country of departure, including in particular where to do so would deny them a fair opportunity to seek asylum.’”

      UNHCR’s statement: “UNHCR continues to be very concerned about the legal and logistical restrictions that have been placed on a number of NGOs wishing to conduct search and rescue (SAR) operations, including the Aquarius. These have had the cumulative effect of the Central Mediterranean currently having no NGO vessels conducting SAR. Should NGO rescue operations on the Mediterranean cease entirely we risk returning to the same dangerous context we saw after Italy’s Mare Nostrum naval operation ended in 2015 and hundreds of people died in an incident on the central Mediterranean Sea. UNHCR welcomes the rescue efforts of the Libyan Coast Guard (LCG), as without them more lives would have been lost. Nonetheless, with the LCG now having assumed primary responsibility for search and rescue coordination in an area that extends to around 100 miles, the LCG needs further support. Any vessel with the capability to assist search and rescue operations should be allowed to come to the aid of those in need. UNHCR reiterates that people rescued in international waters (i.e. beyond the 12 nautical miles of the territorial waters of Libya) should not be brought back to Libya where conditions are not safe. The largest proportion of deaths have been reported in crossings to Italy, which account for more than half of all deaths reported this year so far, despite Spain having become the primary destination of those newly arrived. More than 48, 000 people have arrived there by sea, compared to around 22,000 in Italy and 27,000 in Greece. There is an urgent need to break away from the current impasses and ad-hoc boat-by-boat approaches on where to dock rescued passengers. UNHCR reiterates that in recent months, together with IOM, we have offered a regional solution that would provide clarity and predictability on search and rescue operations.”

      https://migrantsatsea.org/2018/11/12/week-in-review-11-november-2018


  • Ugandans Who Returned After War Now Battle Over Ownership of Land

    Nearly 2 million Ugandans were displaced in the country’s civil war. Most have returned home in the past decade, but many are finding it hard to prove their lands belong to them.


    https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2017/11/03/ugandans-who-returned-after-war-now-battle-over-ownership-of-land
    #retour_au_pays #terre #accès_à_la_terre #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_ougandais #Ouganda


  • The reintegration of returning migrants

    Returning more and more migrants with irregular status to their countries of origin has become a key European Union aim in efforts to reduce illegal migration. Despite its high political priority, reiterated in European Commission President Jean-Claude Juncker’s 2017 State of the Union address, the effective implementation of this objective is problematic, mainly due to resistance at the individual level, but also from the countries of origin. The 2016 partnership framework with third countries attempts to enhance cooperation with partner countries on readmission, using a wide range of positive and negative policy incentives. To make the return option more attractive for migrants with irregular status, the EU’s return policy promotes voluntary returns through reintegration assistance packages. No less than 90 specific assisted voluntary return and reintegration programmes (AVRR) have been established by EU Member States, co-financed by the European Union, and implemented mainly by the International Organization on Migration (IOM).

    Maximising sustainable returns, understood not only as absence of re‑emigration, but also as a returnee’s positive impact on the development of their communities of origin, is a key challenge. The nature of return chosen, and the success of economic and social integration of migrants in host countries, are the main factors of successful reintegration at the pre-departure stage, together with social and psychological counselling in preparing the reintegration project. Following arrival, training and in-kind assistance to start up a business, accompanied by measures to re-establish social networks, are what works best. Close cooperation with local partners is necessary to include reintegration assistance within existing development initiatives, to avoid duplication, resentment against returnees, and to respond to local needs.

    https://epthinktank.eu/2017/10/19/the-reintegration-of-returning-migrants-policy-podcast

    v. aussi : https://libraryeuroparl.files.wordpress.com/2017/10/eprs-briefing-608779-reintegration-of-returning-mig

    #intégration (dans l’article on parle en fait de #réintégration) #retour_au_pays #renvois #expulsions

    @sinehebdo, un autre mot : #returning_migrants que je n’arrive pas bien à traduire en français... #migrants_de_retour


  • Burundian Refugees Face a Difficult Choice: Stay in Overburdened Camps or Return to Uncertainty · Global Voices
    https://globalvoices.org/2017/10/10/burundian-refugees-face-a-difficult-choice-stay-in-overburdened-camps-

    On 7 September a convoy of 301 refugees from Nduta camp in Tanzania drove back into Burundi, with more Burundians following days after. Overall, 12,000 are registered to voluntarily return this year. While not the first returnees, the number is large; and their journey back is organized by Burundi and Tanzania’s governments and the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR).

    However, the crisis, sparked by 2015 election turmoil, that led so many Burundians to flee is far from resolved. While some refugees, impatient with waiting to return, held sit-ins in Tanzania to demand the process be sped up, many others fear going back.

    #réfugiés #burundi


  • Reçu via la mailing-list Migreurop (envoyé par Pascaline Chappart) :

    Deux articles où il est question d’évacuation depuis les centres de détention libyens vers le #Niger, en vue d’une réinstallation en Europe...

    – « Un pont aérien pour les réfugiés », les Echos du 30/8/2017 : "Avramopoulos demande aussi le soutien des Etats-membres pour le plan de l’UNHCR de « procéder temporairement à une #évacuation d’urgence des groupes de migrants les plus vulnérables de la #Libye vers le #Niger et d’autres pays de la région ».

    – Le Monde, 22/9/2017 :Vincent Cochel, responsable de la situation en mer Méditerranée

    "Pour accélérer l’amélioration de la situation, nous oeuvrons à la création de centres ouverts de réception qui pourraient être installés en Libye. Il y a urgence compte tenu des conditions existantes
    dans les centres de détention. Le dossier avance, mais n’est pas bouclé. Ces centres nous permettront également d’évacuer en urgence certains réfugiés vers des pays tiers en vue de leur transfert dans des pays européens ou autres. Cependant, sans clarification rapide des intentions chiffrées des pays de réinstallation, nous ne pourrons pas évacuer ces réfugiés en danger vers des pays de transit susceptibles de les accueillir temporairement."

    –---------------------

    Migrants : « La France doit clarifier au plus tôt la hauteur de son engagement »

    Vincent Cochetel, responsable de la situation en mer Méditerranée pour l’Agence des Nations unies
    chargée des réfugiés, dénonce la faiblesse des réinstallations d’exilés en Europe.
    LE MONDE | 22.09.2017 à 11h19 | Propos recueillis par Maryline Baumard (/journaliste/maryline-baumard/)

    Après les annonces estivales d’Emmanuel Macron, qui propose d’ouvrir une voie légale d’accès en
    France pour éviter la traversée de la Méditerranée, Vincent Cochetel, l’émissaire spécial pour cette
    zone de l’Agence des Nations unies chargée des réfugiés (UNHCR), s’impatiente de l’absence
    d’engagement chiffré.
    Emmanuel Macron a annoncé en juillet que la France irait chercher des Africains sur les
    routes migratoires, avant leur arrivée en Libye, afin d’éviter qu’ils ne risquent la mort en mer.

    Le HCR se réjouit-il de cette initiative ?
    La réinstallation n’est pas la solution au problème migratoire, mais elle fait partie de l’approche
    globale… Ce message, qui consiste à aller chercher des réfugiés dans les pays voisins de zones de
    conflits et à leur offrir un avenir, une protection, a été plus ou moins entendu lorsqu’il s’agit des
    Syriens réfugiés au Liban, en Jordanie ou en Turquie, il ne l’était pas à ce jour pour les réfugiés
    africains.
    Nous nous réjouissons que la France organise des opérations avec notre soutien depuis le Tchad et
    le Niger. La situation est difficile sur ces deux zones, puisque le Tchad accueille un nombre
    important de réfugiés venus du Soudan (Darfour) ou de Centrafrique, et que le Niger reçoit ceux qui
    fuient les zones où sévit Boko Haram, mais aussi sur le Mali, où la situation actuelle nous inquiète.

    Quel rôle jouez-vous au Tchad et au Niger ?
    Nous gérons, avec les autorités, les camps de réfugiés dans les quinze pays qui longent la route
    migratoire des Africains que nous retrouvons ensuite en Libye. Les Etats y accordent une protection
    internationale et nous les assistons, ainsi que nos partenaires ONG, dans les services qu’ils offrent
    à ces populations fragilisées. Dans chaque pays, nous établissons une liste de personnes
    vulnérables qui nécessitent un transfert. Elle est de 83 500 au Tchad et de 10 500 au Niger, les deux
    pays dans lesquels la France projette de venir chercher des Africains pour les réinstaller. En plus,
    nous aimerions que la France et d’autres pays acceptent d’accueillir des réfugiés que nous voulons
    évacuer en urgence de Libye.

    Vous aimeriez que les pays européens en réinstallent 40 000, sélectionnés dans vos listes…
    La France vous a-t-elle fait part de quotas chiffrés d’Africains qu’elle souhaite accueillir ?
    Pas à ce jour. Aussi nous demandons au gouvernement français de clarifier au plus tôt la hauteur de
    son engagement. Le comptage des réinstallations déjà effectuées depuis ces zones est assez
    rapide. En 2015 et en 2016, aucun réfugié africain n’a été transféré depuis le Niger et un seul l’a été,
    vers la France, en 2017. Lorsque l’on s’intéresse au Tchad, 856 ont été réinstallés en 2015, 641
    en 2016 et 115 en 2017. Presque aucun vers l’Europe ; la plupart ont été accueillis au Canada ou
    aux Etats-Unis.

    Comment allez-vous travailler avec la France ?
    Nous commencerons par envoyer à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides [Ofpra]
    une liste de dossiers de personnes vulnérables sélectionnées par nos soins comme devant de toute
    urgence rejoindre l’Europe. Leur cas sera d’abord analysé à Paris. L’Ofpra les étudiera du point de
    vue des critères de l’asile, et des spécialistes vérifieront les questions de sécurité et si toutes les
    conditions sont réunies. Ensuite, les équipes françaises de l’Ofpra entendront sur place les
    personnes sélectionnées. Ces entretiens pourront avoir lieu dans nos locaux avec éventuellement
    nos interprètes. Pendant que la France préparera leur accueil, une sensibilisation culturelle sur le
    pays leur sera prodiguée, afin qu’elles disposent d’emblée de quelques éléments de contexte.
    Emmanuel Macron a décidé d’intervenir au Niger et au Tchad, mais rêve dans le fond de
    travailler plus directement avec la Libye. Ce que fait ou tente de faire le HCR…
    Il faut que les Etats européens arrêtent de se bercer d’illusions sur les possibilités actuelles de
    travailler avec ce pays. Notre rôle à nous, agence de l’ONU, y reste malheureusement très limité.
    Même lorsque nous sommes présents dans les prisons officielles, où entre 7 000 et 9 000 migrants
    et demandeurs d’asile sont emprisonnés, sur 390 000 présents dans le pays. D’autres subissent des
    traitements inhumains dans des lieux de détention tenus par des trafiquants. Dans les prisons
    « officielles », nous n’avons pour l’instant l’autorisation de nous adresser qu’aux ressortissants de
    sept nationalités (Irakiens, Palestiniens, Somaliens, Syriens, Ethiopiens s’ils sont Oromos,
    Soudanais du Darfour et Erythréens). Ce qui signifie que nous n’avons jamais parlé à un Soudanais
    du Sud, à un Malien, à un Yéménite, etc.
    L’Organisation internationale pour les migrations a assisté cette année plus de 3 000 personnes
    arrivées en Libye afin de leur permettre de rentrer chez elles. Nous croyons que cette solution est
    très utile pour nombre d’entre elles. Il faut garder à l’esprit que 56 % des migrants en Libye disent
    avoir atteint leur destination finale. Ils espéraient y trouver du travail, ce qui ne s’est pas matérialisé
    pour beaucoup d’entre eux.
    Pour accélérer l’amélioration de la situation, nous oeuvrons à la création de centres ouverts de
    réception qui pourraient être installés en Libye. Il y a urgence compte tenu des conditions existantes
    dans les centres de détention. Le dossier avance, mais n’est pas bouclé. Ces centres nous
    permettront également d’évacuer en urgence certains réfugiés vers des pays tiers en vue de leur
    transfert dans des pays européens ou autres. Cependant, sans clarification rapide des intentions
    chiffrées des pays de réinstallation, nous ne pourrons pas évacuer ces réfugiés en danger vers des
    pays de transit susceptibles de les accueillir temporairement.

    Un pont aérien pour les réfugiés
    Les Echos, 30 août 2017
    https://www.lecho.be/economie-politique/europe-general/Un-pont-aerien-pour-les-refugies/9927215?ckc=1&ts=1507288383

    La Commission demande aux États membres de se montrer solidaires envers les Africains : jusqu’à 37.700 réfugiés pourraient rejoindre l’Europe en avion, en direct de Libye, d’Egypte, du Niger, d’Éthiopie et du Soudan.
    Dans la crise de la migration, l’attention européenne se porte de plus en plus vers le flux de migrants qui tentent la traversée vers l’Italie à partir de l’Afrique du Nord et de la corne de l’Afrique, via la Libye. Dans une lettre envoyée vendredi dernier à tous les ministres des États membres, le commissaire européen à la Migration, Dimitris Avramopoulos, demande un doublement des efforts de réinstallation, ce qui porterait à 40.000 le nombre de réfugiés accueillis en Europe.

    Le commissaire européen à la Migration demande un doublement des efforts de réinstallation.
    Le pont aérien ne devrait pas se limiter aux pays voisins de la Syrie. Avramopoulos demande également que l’on accueille les réfugiés qui ont besoin de la protection internationale le long de la route de l’Europe centrale. Il demande « que l’on concentre la réinstallation au départ de l’Egypte, la Libye, le Niger, l’Éthiopie et le Soudan ».
    C’est au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, l’UNHCR, qu’il reviendra de définir le profil des migrants qui pourront être pris en considération pour une réinstallation en Europe. Avramopoulos demande aussi le soutien des Etats-membres pour le plan de l’UNHCR de « procéder temporairement à une évacuation d’urgence des groupes de migrants les plus vulnérables de la Libye vers le Niger et d’autres pays de la région ».
    Les États membres ont jusqu’à la mi-septembre pour annoncer leurs plans. Ils ne sont pas obligés de participer à ce pont aérien. Le cadre européen de réinstallation travaille sur base d’engagements volontaires. La Commission européenne offre cependant une aide financière non négligeable de 10.000 euros par réfugié, pour un budget total de 377 millions d’euros.

    « J’ai toujours défendu le principe de réinstallation. La Belgique est prête à faire sa part. Il y a cependant une condition cruciale. La migration sûre et légale, via la réinstallation ne pourra se faire que si l’on met fin à l’asile après une migration illégale. »
    Theo Francken Secrétaire d’État à la Migration

    Vers une nouvelle controverse sur la solidarité ?
    Au cours de l’été 2015, la Commission avait déjà lancé un cadre commun pour l’UE portant sur l’acheminement direct de 22.000 réfugiés, au départ des pays voisins de la Syrie. Objectif : éviter les traversées dangereuses vers la Grèce.
    Aujourd’hui, 17.000 réfugiés – dont plus de 7.800 Syriens acheminés à partir de la Turquie dans le cadre de la convention entre l’Europe et la Turquie – ont effectivement bénéficié du pont aérien vers l’Europe au départ des pays voisins de la Syrie.
    Les diplomates européens craignent que cette nouvelle proposition ne provoque une nouvelle controverse sur la solidarité dans le cadre de la crise de la migration. La concentration sur l’Afrique et la route centrale via la mer Méditerranée pourrait avoir du mal à passer. Car elle donne l’impression que l’Europe essaie de reproduire l’accord avec la Turquie, mais dans une Libye dangereuse, instable et imprévisible. Une solution que le président du parlement européen, Antonio Tajani, défend ouvertement.
    Par ailleurs, la route entre la Libye et l’Italie est surtout utilisée par des migrants économiques, qui ne sont en principe pas éligibles pour l’asile. C’est pourquoi les efforts européens de ces derniers mois se sont surtout concentrés sur le renvoi de ces migrants dans leur pays, et l’arrêt des flux migratoires.
    Malgré tout, l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne ont déjà répondu à l’appel. Lors du mini-sommet qui s’est tenu lundi à Paris, les chefs de gouvernement de ces quatre pays ont promis, non seulement un soutien supplémentaire aux pays du Sahel afin de fermer la route vers la Libye, mais aussi davantage de solidarité lors de la réinstallation en Europe des personnes ayant droit à l’asile.
    Theo Francken, secrétaire d’État à la Migration, soutient Avramopoulos. « J’ai toujours défendu le principe de réinstallation. La Belgique est prête à faire sa part. Il y a cependant une condition cruciale. La migration sûre et légale, via la réinstallation ne pourra se faire que si l’on met fin à l’asile après une migration illégale. »
    Source : L’Echo

    #réinstallation #asile #migrations #réfugiés #centres_de_transit



  • Au Tchad, les réfugiés africains rêvent de rentrer au pays plutôt que d’Europe

    Dans la région du lac Tchad, dans le camp de réfugiés de Dar es Salaam, les milliers de réfugiés qui vivent dans des tentes de l’ONU ont le regard tourné sur l’autre rive, vers leur Nigeria natal, a rapporté une journaliste de l’AFP lors d’un récent reportage dans la région.

    « Les gens ici ne parlent pas d’Europe, ils veulent rentrer au Nigeria », confirme Jonathan Mani, professeur des écoles dans le camp, qui a fui son pays en 2015, surpris par l’attaque meurtrière de la ville nigériane de Baga par Boko Haram.

    Si les réfugiés au Tchad ne regardent pas vers l’Europe, l’immense pays de 1,3 million de km2 pourrait être traversé par des routes migratoires empruntées par des migrants en route vers la Libye.

    http://fr.africatime.com/articles/au-tchad-les-refugies-africains-revent-de-rentrer-au-pays-plutot-que-
    #Tchad #routes_migratoires #asile #migrations #réfugiés #retour_au_pays #Europe


    • Not Without Dignity: Views of Syrian Refugees in Lebanon on Displacement, Conditions of Return, and Coexistence

      Discussions about a future return of refugees and coexistence among groups currently at war in Syria must begin now, even in the face of ongoing violence and displacement. This report, based on interviews with refugees, makes it clear that the restoration of dignity will be important to creating the necessary conditions for return and peaceful coexistence — and building a stable post-war Syria one day.


      https://www.ictj.org/publication/syria-refugees-lebanon-displacement-return-coexistence
      #rapport

    • New ICTJ Study: Syrian Refugees in Lebanon See Security, Restoration of Dignity as Key Conditions for Return

      A new report from the International Center for Transitional Justice argues that discussions about a future return of refugees and coexistence among groups currently at war in Syria must begin now, even in the face of ongoing violence and displacement. The report makes it clear that the restoration of refugees’ sense of dignity will be important to creating the necessary conditions for return and peaceful coexistence — and building a stable post-war Syria one day.

      https://www.ictj.org/news/study-syrian-refugees-lebanon-conditions-return

    • We Must Start the Conversation About Return of Syrian Refugees Now

      If millions of displaced Syrians are to go home one day, we need to understand refugees’ conditions for returning, attitudes to justice and the possibility of coexistence, say the authors of an International Center for Transitional Justice study of refugees in Lebanon.

      https://www.newsdeeply.com/refugees/community/2017/06/21/we-must-start-the-conversation-about-return-of-syrian-refugees-now

    • Nowhere Left to Run: Refugee Evictions in Lebanon in Shadow of Return

      Lebanon wants to evict 12,000 refugees who live near an air base where foreign military assistance is delivered. The evictions, which began in spring and recently resumed after a short respite, have left refugees more vulnerable amid rising demands they return to Syria.


      https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2017/09/28/nowhere-left-to-run-refugee-evictions-in-lebanon-in-shadow-of-return
      #Liban

    • Syrian Refugees Return From Lebanon Only to Flee War Yet Again

      Refugees who returned to Syria from Lebanon under cease-fire deals this summer have been displaced again by fighting. Those who stayed behind are pressing for international guarantees of safety on return, as Lebanese officials explore ways to get more refugees to leave.


      https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2017/10/11/syrian-refugees-return-from-lebanon-only-to-flee-war-yet-again

    • Dangerous Exit: Who Controls How Syrians in Lebanon Go Home

      AS HALIMA clambered into a truck leaving Lebanon in late June, she resolved that if the men driving the vehicle were arrested at the Syrian border, she would get out and walk back to her village on her own. The 66-year-old grandmother had not seen the son and daughter she left behind in Syria for five years. Wearing an embroidered black dress and a traditional headdress, her crinkled eyes shone with determination. “I’m coming back to my land,” she said.

      Having begged her not to leave, Halima’s two daughters staying in Lebanon wept on her shoulders. “We’re afraid she won’t come back,” 42-year-old Sherifa said, as her voice cracked. Sherifa cannot follow her mother to Syria; her eldest son, who has single-handedly kept the family afloat with odd jobs because of his father’s disability, would be sent to war.

      Huddled in groups at the checkpoint in northeast Lebanon, other families also said their goodbyes. A teenage girl knelt on the dirt road, refusing to let go of her 19-year-old brother’s legs. Their mother, Nawal, held her as he left for a truck to the border. “I don’t know how he will live on his own in Syria. Only God knows what will happen to him,” Nawal said. “I didn’t think he would actually leave. It all happened very fast.”

      A few months earlier, 3,000 Syrians in the Lebanese border town of Arsal had registered their names with Syrian and Lebanese intelligence agencies to return to their villages just over the mountains in Syria’s Qalamoun region. When the first group of several hundred people was approved to leave on June 28, many families were separated, as some members either decided not to register or were not approved by Syrian authorities.

      “We need a political solution for these people to go back, but the politics doesn’t start here in Lebanon,” a Lebanese intelligence agent said, as a scuffle broke out that scorching June morning. A Syrian man lunged at Khaled Abdel Aziz, a real estate businessman who had been put in charge of signing up fellow refugees to return. Abdel Aziz sweated in his suit as he dashed between television interviews, repeating that Syrians had a country of their own to go back to. “You’re protecting the army, not protecting yourself,” the man yelled, before being pulled away.

      The TV cameras rolled as dozens of trucks and tractors piled high with timber, water tanks and chicken coops were checked off a list by Lebanese intelligence agents and headed with an army escort to the Syrian border. A line of TV reporters announced to their Lebanese viewers that these refugees were going home.

      The next day, on the other side of Arsal, a small group of refugees held a sit-in, to much less fanfare. “We’re asking for return with dignity,” one banner read, “with guarantees from the international community and the U.N.”

      “We’re not against the return, but we want conditions, guarantees,” said Khaled Raad, one of the organizers. His refugee committee has been petitioning the U.N. and sympathetic Lebanese politicians for international protection for returning Syrians for a year. “I mean, this is not like taking a cup of tea or coffee to say, after seven years, go ahead and return to your houses. It’s not an easy thing.”

      “WE NEED A POLITICAL SOLUTION FOR THESE PEOPLE TO GO BACK, BUT THE POLITICS DOESN’T START HERE IN LEBANON.”

      By then, Halima had arrived back in Syria. Apart from some tractors breaking down en route, they had no problem crossing the border. Halima went to stay with her son while she waited to hear about the situation in her hometown, the mountaintop village of Fleeta. Her granddaughters had grown up quickly while she was in Lebanon, and she loved spending time with them in the neighboring town.

      But as more of their friends and relatives returned to Fleeta, with subsequent groups departing Arsal in July, word came to the family of empty homes and little power, water or work in the Syrian village. Sherifa received messages from relatives who had returned to Fleeta but now wanted to escape again. With no easy way to come back to Lebanon legally, they planned to smuggle themselves back across the border.

      Without her mother, and with bad news from Fleeta making it less likely she would ever return to Syria, Sherifa became increasingly desperate. Her husband, who is unable to work for health reasons, sunk into depression. “By God, dying is better than living,” Sherifa said. “I seek refuge in God from this return.”

      LONGING FOR HOME, AFRAID TO RETURN
      RETURNING TO SYRIA during this eighth year of conflict is both an excruciating personal decision and a political calculation: by refugees, the government in Syria, and other nations with a stake in the war. As the government recaptures more territory from opposition groups, and fighting quells in certain areas, some refugees are considering returning, while others are terrified of the increasing pressure to go back. After Lebanon began organizing small group returns this year, including from Arsal, these dilemmas became more urgent.

      To return is to take a political gamble: Refugees must weigh the risks of staying against the risks of going. They try to figure out who can be trusted to tell them the truth. They gather snippets of information from their cities, towns and villages about what happens to people who return. They struggle to decipher the intentions of the mercurial and multi-layered Syrian authorities and their foreign allies.

      Some of the broader dangers are well-known: an estimated half a million people killed in Syria’s war, including thousands dead this year; some one million people forced to leave their homes this year alone; a third of all houses and half of all schools and hospitals damaged or destroyed; in government-controlled areas, mandatory conscription into battle for men under 43, fear of arrest and torture, and the difficulties of reintegrating into a society and economy fractured by war.

      Until now, few refugees have considered this a risk worth taking. In 2017, the U.N. said 77,300 refugees went back independently to Syria, out of 5.6 million who had fled the country. The vast majority of Syrian refugees have consistently told U.N. and independent surveys they hoped to return home one day, but do not yet feel safe to do so.

      There are also risks to staying. More than 80 percent of Syrian refugees remain in three neighboring countries: Turkey, Lebanon and Jordan. There, they face soaring poverty, years out of work or school, lack of official documents, risk of arrest and, above all, an increasing public clamoring for Syrians to be sent back.

      In Lebanon, where at least 1.5 million Syrians have sought refuge – increasing the country’s population by a quarter – the pressure to leave is the most intense. Few Syrians have legal status, even fewer can work. Many towns have imposed curfews or carried out mass evictions. At the U.N. General Assembly last year, Lebanon’s president Michel Aoun insisted Syrians must return, voluntarily or not. “The claim that they will not be safe should they return to their country is an unacceptable pretext,” he told world leaders.

      https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2018/08/08/dangerous-exit-who-controls-how-syrians-in-lebanon-go-home
      #Liban

    • Turkish minister: 255,300 Syrian refugees have returned home

      Turkish Interior Minister Süleyman Soylu said on Sunday that 255,300 Syrian refugees have returned home over the past two years, the state-run Anadolu news agency reported.

      “Some 160,000 of them returned to the Euphrates Shield region after Turkey brought peace there,” added Soylu, speaking to reporters in the southern province of Hatay bordering Syria.

      Turkey carried out Operation Euphrates Shield between August 2016 and March 2017 to eliminate the terrorist threat along the border in the northern Syrian regions of Jarabulus, Al-Rai, Al-Bab and Azaz with the help of the Free Syrian Army.

      Expressing concern about a possible operation in the Idlib region of Syria by regime forces, the minister underlined that Turkey would not be responsible for a wave of migration in the event of an offensive.

      Soylu also noted that an average of 6,800 irregular migrants a day used to enter Greece from western Turkey in 2015 and that now it has been reduced to 79.

      https://www.turkishminute.com/2018/09/09/turkish-minister-255300-syrian-refugees-have-returned-home

    • The fate of Syrian refugees in Lebanon. Between forced displacement and forced return

      Recent news reports have surfaced on a possible United States-Russia deal to arrange for the return of refugees to Syria—reports that coincided both with the announcement that thousands of Syrians have died in regime prisons, and with one of the worst massacres in the conflict, perpetrated by ISIS in the city of Swaida. The US-Russia deal has been welcomed by Lebanese politicians, particularly those who have been scheming to repatriate Syrians for years now. But, unsurprisingly, the absence of a clear and coherent strategy for repatriation by the Lebanese government puts Syrian refugees at grave risk.

      In June, UNHCR interviewed Syrian refugees in Arsal who had expressed their willingness to go back to Syria in order to verify that they had the documentation needed for return and to ensure they were fully aware of the conditions in their home country. In response, caretaker Foreign Minister Gebran Bassil accused the agency of impeding refugees’ free return and ordered a freeze on the renewal of agency staff residency permits.

      This tug of war raises two main questions: What are the conditions in Lebanon that are pushing refugees toward returning to Syria while the conflict is ongoing and dangers persist? And what are the obstacles preventing some Syrians from returning freely to their homes?

      Conditions for Syrians in Lebanon

      Syrians began fleeing to Lebanon as early as 2011, but the Lebanese government failed to produce a single policy response until 2014, leading to ad-hoc practices by donors and host communities.

      By the end of 2014, the government began introducing policies to “reduce the number of displaced Syrians,” including closing the borders and requiring Syrians to either register with UNHCR and pledge not to work, or to secure a Lebanese sponsor to remain legally in the country and pay a $200 residency permit fee every six months. In May 2015, the government directed UNHCR to stop registering refugees. These conditions put many Syrians in a precarious position: without documentation, vulnerable to arrest and detention, and with limited mobility. Municipalities have been impeding freedom of movement as well, by imposing curfews on Syrians and even expelling them from their towns.

      In addition to the difficulties imposed by the state, Syrians face discrimination and violence on a day-to-day basis. Refugee settlements have been set on fire, Syrians have been beaten in the streets, and camps are regularly raided by the Lebanese army. All the while, Lebanese politicians foster and fuel the hatred of Syrians, blaming them for the country’s miseries and painting them as existential and security threats.

      Despite the polarization among Lebanese politicians regarding the situation in Syria, there is a consensus that the Syrian refugees are a burden that Lebanon cannot bear. Politicians across the board have been advocating for the immediate repatriation of refugees, and state officials are beginning to take action. President Michel Aoun made a statement in May declaring that Lebanon would seek a solution regarding the refugee crisis without taking into account the preferences of the UN or the European Union. This was followed by Bassil’s move, to freeze the residency permits of UNHCR staff, the leading agency (despite its many shortcomings) providing services for, and protecting the interests of, Syrian refugees. While UNHCR maintains that there are no safe zones in Syria as of yet, Lebanon’s General Security has begun facilitating the return of hundreds of refugees from Arsal and nearby towns. This process has been monitored by UNHCR to ensure that the returns are voluntary. Hezbollah has also established centers to organize the return of Syrians to their homes in collaboration with the Syrian regime.

      Syrian regime obstructing refugees’ free return

      As the situation for Syrian refugees in Lebanon becomes more and more unbearable, conditions for them back home remain troubling. Since 2012, the Syrian regime has been taking deliberate measures that would effectively make the situation for returning Syrians extremely difficult and dangerous.

      Conscription

      Syrian males aged 18 to 42 must serve in the Syrian Armed Forces. While exemptions were allowed in the past, a decree issued in 2017 bans exemptions from military service. Refusing to serve in the Syrian army results in imprisonment or an $8,000 fine, which most Syrians are unable to pay, thus risking having their assets seized by the regime.

      Property as a weapon of war

      Law No. 66 (2012) allowed for the creation of development zones in specified areas across the country. Under the pretense of redeveloping areas currently hosting informal settlements or unauthorized housing, the law is actually being used to expropriate land from residents in areas identified in the decree, which are mostly former opposition strongholds such as Daraya and Ghouta.

      Law No. 10 (2018), passed in April, speeds up the above process. This law stipulates the designation of development or reconstruction zones, requiring local authorities to request a list of property owners from public real estate authorities. Those whose have property within these zones but are not registered on the list are notified by local authorities and must present proof of property within 30 days. If they are successful in providing proof, they get shares of the redevelopment project; otherwise, ownership reverts to the local authority in the province, town, or city where the property is located. Human Rights Watch has published a detailed Q&A that explains the law and its implications.

      These laws, coupled with systematic destruction of land registries by local authorities, fully equip the regime to dispossess hundreds of thousands of Syrian families. Reports indicate that the regime has already begun reconstruction in areas south of Damascus.

      Statements by Syrian officials

      Syrian officials have made several public statements that reveal their hostility toward refugees. On August 20, 2017, at the opening ceremony of a conference held by Syria’s foreign ministry, President Bashar al-Assad gave a speech in which he said: “It’s true that we lost the best of our young men as well as our infrastructure, but in return we gained a healthier, more homogeneous society.” On another occasion, Assad stated his belief that some refugees are terrorists.

      In September 2017, a video of Issam Zahreddine, a commander in the Syrian Armed Forces, went viral. In the video, Zahreddine threatens refugees against returning, saying: “To everyone who fled Syria to other countries, please do not return. If the government forgives you, we will not. I advise you not to come back.” Zahreddine later clarified that his remarks were meant for rebels and ISIS followers, but that clarification should be taken with a grain of salt given his bloody track record in the war up until his death in October 2017. Along similar lines, leaked information from a meeting of top-ranking army officers just last month reported the following statement by the head of the Syrian Air Force Intelligence administration, General Jamil Al-Hassan: “A Syria with 10 million trustworthy people obedient to the leadership is better than a Syria with 30 million vandals.”

      Unknown fate

      Considering the unwelcoming policies in Lebanon and the treacherous conditions in Syria, what is the fate of Syrian refugees, specifically those who oppose the Assad regime? Until now, the return championed by Lebanese politicians implies return to a fascist regime that has caused the largest refugee crisis since the Second World War and unapologetically committed countless war crimes. While Lebanese politicians continue to focus on repatriation, they are failing to acknowledge the major barriers preventing Syrians from returning home: the Assad regime and ongoing mass violence.

      We cannot speak of safe, dignified, and sustainable returns without demanding justice and accountability. Regime change and trials for those who committed war crimes over the span of the last seven years are a long way off, and all evidence currently points toward the Assad regime retaining power. Any strategy must therefore prioritize the safety of Syrians who are likely to be detained, tortured, and killed for their political views upon return, or simply denied entry to Syria altogether. Lebanese policy makers must take into account that Syrians residing in Lebanon are not a homogenous entity, and some may never be able to return to their homes. Those Syrians should not be forced to choose between a brutal regime that will persecute them and a country that strips away their rights and dignity. It is time for Lebanon to adopt clear policies on asylum, resettlement, and return that ensure the right of all Syrians to lead a safe and dignified life.

      http://www.executive-magazine.com/economics-policy/the-fate-of-syrian-refugees-in-lebanon


  • A Half-Million Syrian Returnees? A Look Behind the Numbers - The Washington Institute for Near East Policy
    http://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/view/a-half-million-syrian-returnees-a-look-behind-the-numbers

    On June 30, the Office of the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR) reported that nearly one-half million Syrians had returned to their homes between January and May 2017. The report expresses optimism that millions could return if “peace and stability in Syria increases.” A research mission by this author to Lebanon focusing on Syrian refugees, however, prompts much circumspection about whether or not Syrians should be returning at all, even if the pipe dream of peace becomes a reality.


  • Les #migrations_de_retour en #Afrique
    Return Migrations to Africa

    Editorial
    Editorial
    Marie-Laurence Flahaux, Thierry Eggerickx et Bruno Schoumaker
    Les migrations de retour en Afrique [Texte intégral]
    Articles
    Articles
    Nathalie Mondain
    Migration, transnationalisme et reproduction sociale. L’influence de la situation familiale sur les intentions de retour des migrantes sénégalaises [Texte intégral]
    Migration, transnationalism and social reproduction. The influence of Senegalese migrant women’s family situation on their intentions to return
    Florence Boyer
    Les migrants nigériens expulsés d’#Arabie_Saoudite : une trajectoire dominée par l’incertitude [Texte intégral]
    Nigerian migrants deported from Saudi Arabia : a trajectory dominated by uncertainty
    Nassim Majidi
    Uninformed decisions and missing networks : The return of refugee from Kenya to Somalia [Texte intégral]
    Absence d’information, absence de réseau : Le retour des réfugiés du #Kenya vers la #Somalie
    Marie-Laurence Flahaux
    Home, sweet home ? [Texte intégral]
    The effect of return migration support mechanisms on reintegration
    L’effet des appuis institutionnels après le retour sur la réinsertion des migrants sénégalais et congolais dans leur pays d’origine
    Anda David et Christophe J. Nordman
    Education mismatch and return migration in Egypt and Tunisia [Texte intégral]
    Migration de retour et inadéquation éducative en Egypte et Tunisie

    http://eps.revues.org/7079
    #femmes #Sénégal #Niger #renvois #expulsions #retour_au_pays #Egypte #Tunisie #Congo #migrations