• Avec les #canicules, « des dégradations importantes des fonctions physiologiques et cognitives apparaissent »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/08/02/canicule-82-des-europeens-se-disent-prets-a-changer-d-horaires-en-fonction-d

    Par exemple, une étude parue en 2022 dans la revue Science of the Total Environment a montré qu’à New York, chaque degré supplémentaire au-delà de 26,1 °C génère 1,58 % d’accidents de la route supplémentaires en moyenne par vingt-quatre heures – et c’est exponentiel. Mais pourquoi y a-t-il plus d’accidents quand il fait chaud alors qu’a priori, la voiture roule toujours de la même manière ? La réponse, justement, c’est cette perte de concentration induite par la chaleur.

    Concrètement, quels sont les réflexes ou les compétences que l’on peut perdre quand il fait chaud ?

    Les premières fonctions à se dégrader sont celles qui ne paraissent pas indispensables à l’humain pour son fonctionnement vital. En premier lieu, la mémoire à court terme. Ce que vous avez mangé au petit déjeuner ce matin, ce n’est pas si important, et vous pouvez faire l’impasse. Mais quand il s’agit de se souvenir de certaines fonctions un peu plus complexes, cela peut devenir embêtant.

    Ensuite, ce sont les fonctions sociales qui vont être mises en retrait. Parler, écouter, regarder l’autre, ses expressions faciales, interagir requiert du #cerveau qu’il traite une quantité d’informations considérable. Avec, à la clé, un risque de « surchauffe ». Tout ceci explique pourquoi, lors de fortes chaleurs, on peut se sentir plus irritable, moins sociable et avoir des réactions surprenantes. Assez logiquement, quand ces fonctions de mémoire, de concentration, d’interactions sociales sont dégradées, on est moins attentif à ce qui nous entoure, et le risque d’accidents potentiels augmente.

    https://justpaste.it/b4hxx

    #chaleur #physiologie

  • Vent violent sur les retraites

    Le rapport 2026 du Conseil d’orientation des retraites a appliqué les dernières projections démographiques de l’Insee pour établir l’état des lieux de notre système de retraite. Aussitôt, un vent violent s’est mis à souffler appelant à chambouler encore les conditions de départ et de vie à la retraite. Deux sujets : l’un est directement lié au rapport du COR. L’autre est saisi par tous ceux qui veulent mettre à bas notre système de retraite.

    Le texte ci-dessous a été publié sur le site de Politis le 17 juillet 2026. Il est issu d’une note détaillée écrite pour les Économistes atterrés en juin 2026 qui sera publiée en juillet et qui est disponible d’ores et déjà [1].

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/24/vent-violent-sur-les-retraites/#more-106176

    #france #retraite

  • Journée de solidarité : la grande arnaque intergénérationnelle ?
    https://lvsl.fr/journee-de-solidarite-la-grande-arnaque-intergenerationnelle

    L’inadaptation de la France face aux canicules interroge à nouveau le bien-fondé de la « journée de solidarité » créée après la vague de chaleur de 2003. Plus largement, l’importance des transferts financiers vers les plus âgés alors que les actifs ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois questionne : s’agit-il de protection des plus fragiles ou de clientélisme électoral ? Alors que la France vieillit, l’intransigeance des plus âgés à faire des efforts alors que les plus jeunes ont du mal à se projeter dans l’avenir alimente une mécanique délétère pour la cohésion sociale.

    #Société #boomer #EHPAD #générations #gérontocratie #Retraites #Vieillissement #vieux

  • Cotisations sociales des artistes : en plus de dix ans, 37 millions d’euros ont été encaissés… mais pas attribués
    https://www.liberation.fr/economie/cotisations-sociales-des-artistes-en-plus-de-dix-ans-37-millions-deuros-o

    C’est un nouveau scandale au sein des organismes de sécurité sociale des artistes : entre 2006 et 2019, des millions d’euros ont été dûment versés par les cotisants mais ne leur sont pas revenus. Certains ont même été prélevés deux fois et n’ont pas été remboursés.

    Si une personne peu franchir le pay wall je suis preneuse pour cet article svp.

    • Les organismes de #sécurité_sociale des #artistes ont décidément un mode de fonctionnement très bohème. Après le scandale des 190 000 auteurs – dont le prix Nobel de littérature Jean-Marie Gustave Le Clézio – privés de #retraite car leurs #cotisations n’avaient pas été correctement prélevées, c’est un autre dysfonctionnement, pour le moins déconcertant, qui vient d’être mis au jour. Cette fois-ci, près de 37 millions d’euros de cotisations dûment versés et encaissés entre 2006 et 2019 n’ont jamais été attribués aux artistes, dont on ne connaît d’ailleurs même pas l’identité.

      Le motif ? Ces sommes n’ont soit pas été affectées aux #cotisants concernés parce qu’ils n’étaient tout bonnement pas identifiés (pour un montant global de 31,2 millions), soit ont été prélevées deux fois, sans que les personnes concernées ne soient remboursées de ce trop-perçu (5,6 millions). « Les artistes sont souvent sous le statut des bénéfices non commerciaux (#BNC) et c’est à ce titre qu’ils cotisent personnellement. Le problème, c’est que lorsqu’ils effectuent des prestations, dans des communes par exemple, ces dernières les font également cotiser. C’est sans doute la raison pour laquelle il y a des doubles cotisations », explique Katerine Louineau, représentante du comité pluridisciplinaire des artistes, auteurs et autrices. Ces millions d’euros ne se sont toutefois pas volatilisés dans la nature : ils ont été intégralement reversés à l’#Acoss (l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale).

      « Un dysfonctionnement à l’ampleur tragique »

      Le pot aux roses a été découvert le 19 mai, lors du dernier conseil d’administration de la Sécurité sociale des artistes auteurs (#SSAA), l’organisme né de la fusion en 2022 entre l’Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (#Agessa, qui regroupait les écrivains, le cinéma, la musique, la photo) et la Maison des artistes (#MdA spécialisée dans les arts visuels). Le président de la SSAA, Matthieu Baudeau, vient de se fendre d’une lettre ouverte pour tirer la sonnette d’alarme. Un texte qu’il s’apprête à envoyer à ses ministères de tutelle, les Affaires sociales et la Culture, où il évoque « un nouveau dysfonctionnement à l’ampleur tragique » et où il souligne la responsabilité de la MdA, qui est à l’origine de cette bourde à grande échelle : « La Maison des artistes s’est montrée défaillante, et des artistes-auteurs ont été spoliés, ils ont payé sans s’ouvrir de droits ou ils ont payé doublement (une fois de trop) », écrit-il. Et de proposer des solutions pour sortir de cette situation ubuesque : « Pourquoi, à partir des sommes considérables […] ne pas constituer un fonds qui viendrait aider les auteurs pour financer la régularisation de leurs cotisations arriérées, rembourser ceux d’entre eux ayant payé deux fois leurs cotisations et plus largement abonder l’action sociale de la SSAA ? »

      Des explications parfois très créatives

      Matthieu Baudeau a soumis ce mardi 16 juin cette lettre ouverte à l’approbation des associations représentatives du secteur ainsi qu’aux syndicats qui siègent à son conseil d’administration. Le sujet a beau soulever l’indignation de tous, la lettre ne fait toutefois pas l’unanimité. « Nous ne la signerons pas, notamment parce qu’elle passe sous silence le fait que le problème perdure actuellement avec l’#Urssaf_Limousin [qui gère depuis 2019 le recouvrement des cotisations des artistes, ndlr], coupe tout net Katerine Louineau. J’estime qu’on a encore 20 millions d’euros supplémentaires qui ont été non affectés aux cotisants. Il faut qu’on fasse en sorte que ce dysfonctionnement cesse. » A ses yeux, les esquisses d’explication fournies lors du conseil d’administration pour justifier ces erreurs comptables ont parfois été… très créatives. « On a été jusqu’à nous dire que c’était probablement parce que les cotisants étaient morts ou avaient déménagé. Peut-être, mais là, ça voudrait dire qu’il y a eu une hécatombe ou une migration massive », ironise-t-elle. L’approbation des comptes n’a finalement pas été votée par le conseil d’administration de la SSAA. Une nouvelle réunion est prévue en septembre.

      Certaines organisations et syndicats espèrent désormais qu’une commission d’enquête parlementaire se penche sur ce scandale. Le député LFI René Pilato a déposé une résolution à l’Assemblée nationale en ce sens. Mais pour y parvenir, il doit obtenir la signature d’au moins dix députés de la majorité. Et pour l’heure, le compte n’y est pas.

      #double_cotisation #cotisations_sociales

  • Emmanuel Todd – Front Nord, Front Sud : le point sur la Troisième Guerre mondiale

    https://diaspora.psyco.fr/p/12532040

    https://www.youtube.com/watch?v=lC5jJtw5Baw


    2026-06-11 — 1,5 h

    par Fréquence Populaire Média

    Alors que les regards restent tournés vers l’Ukraine, le Moyen-Orient et les tensions internationales, Emmanuel Todd estime que nous sommes en réalité confrontés à des transformations beaucoup plus profondes que les seuls événements du moment.

    Dans ce nouvel entretien animé par Diane Lagrange et enregistré le 10 juin 2026, l’historien, anthropologue et démographe revient d’abord sur son nouveau projet intellectuel. Après plusieurs décennies consacrées à l’étude des structures familiales et à leur influence sur les systèmes politiques, religieux et sociaux, Emmanuel Todd explique pourquoi il réévalue aujourd’hui certains aspects de son travail et pourquoi il redécouvre l’intérêt du matérialisme historique de Marx et Engels pour comprendre les grandes évolutions de l’humanité.

    Mais très vite, la discussion bascule vers les grands foyers de tension contemporains.

    #Ukraine, #Russie, #UE / #EU Union européenne, #OTAN, #Iran, #États-Unis, #Allemagne, #démographie, #crise économique, #retraites, #immigration, vieillissement des sociétés occidentales, #désindustrialisation, #souveraineté énergétique, #déclin européen… aucun sujet n’est évité.

    Pour Emmanuel Todd, les événements que nous observons ne peuvent être compris qu’en prenant du recul sur les dynamiques historiques longues. Il analyse la guerre en Ukraine comme l’expression d’un affrontement plus vaste entre un #Occident en difficulté et des puissances émergentes qui raisonnent désormais sur plusieurs décennies.

    L’entretien aborde également le rôle croissant de l’Allemagne dans le financement de l’effort de guerre européen, les conséquences de la crise énergétique mondiale, l’évolution de la stratégie russe, le rapprochement entre Moscou, Téhéran et Pékin, ainsi que les risques que ferait peser une poursuite de l’escalade sur l’ensemble du continent européen.

    La situation de l’Iran fait l’objet d’une analyse particulièrement approfondie. Emmanuel Todd revient sur la transformation spectaculaire de la société iranienne, son niveau de formation scientifique, sa capacité de résistance face aux sanctions et aux conflits, ainsi que sur la chute extrêmement rapide de sa fécondité qui rapproche désormais le pays des standards démographiques des sociétés les plus développées.

    La France occupe également une place centrale dans la discussion.

    À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, Emmanuel Todd s’interroge sur la capacité du système politique français à répondre aux défis réels du pays. Il revient longuement sur le vieillissement accéléré de la population, la crise des retraites, l’effondrement de la fécondité, les difficultés d’assimilation, la dépendance économique croissante du pays et les limites du débat politique actuel.

    L’entretien se conclut sur une réflexion plus large concernant l’avenir de l’Europe, le déclin démographique mondial, l’évolution des rapports de puissance et les conséquences possibles des choix politiques effectués aujourd’hui.

  • AAH en complément d’une pension : le Gouvernement valide un mode de calcul défavorable à la majorité des allocataires
    https://www.faire-face.fr/2026/06/04/aah-complement-pension-gouvernement-soutient-caf-contre-allocataires

    Alors que plusieurs tribunaux ont jugé illégal le mode de calcul actuel pour déterminer l’#AAH_différentielle des titulaires d’une #pension de #retraite, d’#invalidité, ou d’une #rente_accident_du_travail, le Gouvernement, s’apprête, lui, à voler au secours des #Caf. Un #décret va venir conforter leur façon de faire et la perte de revenus qu’elle engendre pour la plupart des pensionnés concernés.

    La formule de calcul qui devrait s’appliquer à compter du 1er juillet pour déterminer le montant de l’AAH différentielle des bénéficiaires d’une pension de retraire, d’invalidité, ou d’une rente accident du travail, n’a rien de magique. C’est plutôt une potion amère : l’AAH à taux plein de laquelle il faudra déduire la pension, sans aucun abattement.

    Ce mode de calcul est déjà celui qui prévaut dans les Caisses d’allocations familiales. Mais il a été à plusieurs reprises contesté devant des tribunaux par des #allocataires, au regard de la #perte_de_revenus qu’il engendre pour eux.

    Le ministère de la Santé [du budget] vient de trancher en leur défaveur. En mai, il a en effet présenté au Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), un projet de décret qui « clarifie » la réglementation dans le sens souhaité par la Caisse nationale d’allocations familiales (#Cnaf). Et par là-même douché l’espoir des pensionnés de voir leur AAH différentielle augmenter.

    Des Caf font appel des jugements, une se pourvoit en cassation

    Petit rappel pour bien comprendre : en février 2025, la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait condamné la Caf du Var à revoir le montant de l’AAH différentielle versée à une allocataire, #Martine_Deniau, en complément de sa pension de retraite. Elle avait jugé illégal le mode de calcul qu’utilisent toutes les Caisses pour les allocataires percevant un avantage vieillesse ou invalidité.

    Depuis, selon les informations dont dispose la rédaction, deux autres jugements similaires ont été rendus par le tribunal judiciaire de Valence. En faveur d’un titulaire d’une rente d’invalidité, le 12 février 2026 et d’une pensionnée d’invalidité, le 12 mars 2026. Dans les deux cas, la Caf a fait appel. Dans l’affaire Deniau, en avril 2025, elle s’est même pourvue en #cassation, ultime étape de contestation après l’appel.

    Mais la Cnaf n’a visiblement pas souhaité attendre que la plus haute juridiction de France rende son verdict [qui, en l’état, risquait de lui être défavorable]. Il est vrai que, pour elle, les enjeux financiers sont lourds. Selon le ministère, 270 000 titulaires d’une pension de retraite, d’invalidité ou d’une rente accident du travail perçoivent une AAH différentielle. Autant de personnes qui pourraient réclamer un nouveau calcul de leur allocation si la Cour de cassation venait à confirmer le jugement de la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

    [...]

    Or, selon la cour d’appel d’Aix-en-Provence et le tribunal judiciaire de Valence, [les CAF ne devraient pas déduire l’entiereté des pensions de l’AAH différentielle]. Il faudrait d’abord qu’elles appliquent à la pension ou à la rente imposable les deux #abattements valables pour tous les contribuables (de 10 et 20 %), ainsi que l’abattement invalide pour les personnes en remplissant les conditions(1). Pour ensuite soustraire cette pension ainsi recalculée à l’AAH à taux plein.

    [...]

    Lorsque le décret entrera en application, le 1er juillet si le Gouvernement s’en tient à son calendrier, c’est ce mode de calcul que les Caf appliqueront, le même qu’elles utilisent déjà, sauf exceptions(2). Mais il ne sera plus possible de le contester.

    En revanche, pour les pensions et rentes versées avant cette date, c’est le cadre juridique actuel qui continuera à prévaloir. Si la Cour de cassation donnait raison à Martine Deniau, les allocataires s’estimant lésés devraient donc pouvoir réclamer à leur Caisse le manque à gagner en saisissant la justice (Faire-face.fr y consacrera un prochain article, ndlr). Ses magistrats devraient statuer d’ici fin 2026.

    sauf erreur de ma part, il n’est même plus temps de faire un RAPO en raison des deux mois d’attente que suppose la réponse négative la CAF qui permet ensuite de déposer une requête au pole social du tribunal judiciaire...
    on voit quil n’est pas question de laisser de l’espace à la jurisprudence, c’est à dire au contentieux.

    #contentieux #justice #droits_sociaux #jurisprudence #pauvre_droit_des_pauvres

    • errata a priori il reste possible de lancer une procédure pour la période qui précède le 1er juillet 2026, date d’entrée en vigueur de ce décret car il n’y a pas rétroactivité d’une disposition légale.

      rappel, la la Cour de cassation devrait saturer sur la requête Martine Deniau fin 2026

      Actuellement, pour déterminer leur AAH différentielle, les caisses soustraient le montant de leur pension/rente mensuelle à celui de l’AAH à taux plein. Or, selon la cour d’appel, elles ne devraient pas procéder ainsi. Il faudrait qu’elles appliquent deux abattements (de 10 et 20 %) ainsi que l’abattement invalide pour les personnes remplissant les conditions* sur le montant annuel de leurs pensions/rentes imposables. En résumé, les Caf devraient leur verser une AAH différentielle plus élevée que celle qu’elles touchent aujourd’hui.

      https://www.faire-face.fr/2026/03/06/aah-complement-pension-patience-avant-cassation

    • Le Gouvernement renonce à modifier le calcul de l’AAH en complément d’une pension
      https://www.faire-face.fr/2026/07/09/gouvernement-renonce-modifier-le-calcul-aah-complement-pension

      Ce texte établissait clairement que l’AAH différentielle serait désormais égale au montant de l’AAH à taux plein après déduction de la pension, sans aucun abattement.

      Un mode de calcul appliqué par les Caf mais contesté en justice

      Certes, ce mode de calcul est déjà celui qui prévaut dans les Caisses d’allocations familiales (Caf). Mais il a été à plusieurs reprises contesté devant des tribunaux par des allocataires. Avec succès pour plusieurs d’entre eux.

      Avec son décret, le Gouvernement souhaitait clarifier la réglementation pour éviter toute contestation. Au détriment des allocataires handicapés puisqu’il entérinait le mode de calcul des Caf qui leur est moins favorable.

      Comment se calcule l’AAH différentielle ?

      Aujourd’hui, pour déterminer l’AAH différentielle des pensionnés, les caisses soustraient le montant de leur pension ou de leur rente mensuelle à celui de l’AAH à taux plein (1 041,59 €). Dans le cas d’une pension de 500 €/mois, l’allocation différentielle s’élève donc à 541,49 €/mois.

      Or, selon la cour d’appel d’Aix-en-Provence, elles ne devraient pas procéder ainsi. Il faudrait d’abord qu’elles appliquent à la pension ou à la rente imposable les deux abattements valables pour tous les contribuables (de 10 et 20 %), ainsi que l’abattement invalide pour les personnes en remplissant les conditions(1). Pour ensuite soustraire cette pension ainsi recalculée à l’AAH à taux plein.

      Les Caf devraient donc verser aux quelque 270 000 titulaires d’un avantage vieillesse ou invalidité une AAH différentielle plus élevée que celle qu’ils touchent aujourd’hui.

  • Le Mouvement national des chômeurs et précaires sollicite un échange avec la CARSAT | Le Club
    https://blogs.mediapart.fr/mncp/blog/270526/le-mouvement-national-des-chomeurs-et-precaires-sollicite-un-echange

    Dans nos associations, partout sur le territoire, nous accompagnons régulièrement des personnes confrontées à des ruptures de droits, des retards de traitement, des informations contradictoires ou encore des demandes de remboursement parfois très importantes de la part de #France_Travail. Face aux nombreux dysfonctionnements, nous demandons à rencontrer la présidente de la #CNAV, Patricia Bocciarelli.

    Création d’une commission d’enquête sur l’augmentation de la pauvreté chez les seniors
    https://www.petitsfreresdespauvres.fr/sinformer/actualites/creation-commission-enquete-pauvrete-seniors

    Il y a un an à Marseille
    https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/3979090/a-la-carsat-solidarite-avec-patrice-immole-par-le-feu.html

    Marseille : à la Carsat, solidarité avec Patrice, qui s’est immolé par le feu pour sa retraite

    #pauvreté #chômage #surnuméraire #retraite #mncp

  • Le gouvernement alerte les propriétaires : les maisons dans le Gard et la Haute-Marne pourraient perdre leur valeur immobilière
    https://www.journaldunet.com/economie/immobilier/1550601-hf1-departements-proprietaires-rga

    La menace est aussi discrète que dévastatrice. Le #retrait-gonflement des #argiles (#RGA) est un phénomène climatique qui frappe des millions d’#habitations à travers la #France, provoquant des #fissures si importantes que certains #logements deviennent inhabitables. Les #propriétaires impactés ne peuvent plus les vendre ni les louer.

    La faute au #réchauffement_climatique qui engendre tous les ans des #vagues de #sécheresse dans l’Hexagone. Lorsque les épisodes de #canicule surviennent, les #sols argileux se contractent, causant un #affaissement des #fondations des #bâtiments. Puis, quand les averses de l’automne reviennent, le sol se dilate et les fondations remontent. C’est là qu’apparaissent sur les murs des fissures spectaculaires.

  • Razzia in Prenzlauer Berg : 60-Jährige hortet kiloweise harte Drogen
    https://www.berliner-zeitung.de/article/razzia-in-prenzlauer-berg-60-jaehrige-hortet-kiloweise-harte-drogen

    Face aux retraites dérisoires il y a plusieurs façons de survivre. Le commerce au noir en est une. Si les social-démocrates n’avaient pas démantelé l’état de providence on n’en serait pas là.

    27.5.2026 vin Andreas Kopietz - Im Angebot: Kokain, Ecstasy, LSD, Amphetamin, MDMA, Ketamin. Ein anonymer Hinweis brachte die Fahnder auf die Frau.

    Im Keller und in der Wohnung einer 60-Jährigen hat die Polizei kiloweise Drogen gefunden: Cannabis, Kokain, Ecstasy, LSD, Amphetamin, Haschisch, MDMA, Ketamin und psychoaktive Pilze. In dem Mietshaus in Prenzlauer Berg beschlagnahmten die Fahnder insgesamt 5,5 Kilogramm Drogen. Außerdem entdeckten sie Verpackungsmaterial und Feinwaagen.

    Ein anonymer Hinweis hatte die Ermittler auf die Frau gebracht. Beamte in Zivil, die der 13. Einsatzhundertschaft angehören, durchsuchten daraufhin die Wohnung und den Keller. Nach Angaben der Polizei fand der Einsatz bereits Anfang Mai statt.

    Ein Ermittlungsrichter erließ Haftbefehl gegen die Frau. Er verschonte sie aber von der Untersuchungshaft. Derzeit werde ermittelt, welche Rolle die Frau beim Drogenhandel spielte, hieß es. Ob sie eine aktive Dealerin war oder ob sie ihre Räume für andere als „Bunker“ zur Verfügung stellte.

    #Allemagne #retraitres #crime

  • Assurance chômage : comment dépasser l’opposition entre rigueur budgétaire et bien-être des demandeurs d’emploi
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/assurance-chomage-comment-depasser-lopposition-entre-rigueur-budgetaire-e

    Les experts du Conseil d’analyse économique proposent de comparer les réformes non seulement à l’aune des économies qu’elles génèrent, mais aussi de leur coût social et de leurs effets sur l’emploi. Cela invite à repenser l’ensemble de la filière #seniors.

    [...]

    ... aligner la durée d’indemnisation maximale des 55-57 ans sur celle des moins de 55 ans (en la passant de 22,5 à 18 mois) réduirait leurs entrées au chômage en limitant, par exemple, les incitations aux ruptures conventionnelles, pour un public qui dispose en moyenne d’une épargne plus importante.

    https://justpaste.it/nkmw9

    C’est à grand concours de coups de scie, de rabot et de lime qu’on dégraisse le mammouth antédiluvien de la solidarité. Que chacun tente sa chance !
    Les meilleurs sauront expliquer que c’est pour le bien des premiers concernés. Et d’ailleurs, contrairement à certaines idées reçues, le bien-être des demandeurs d’emploi se concilie fort bien avec la rigueur budgétaire. Suffit de bien réfléchir.
    Auparavant, à ces âges, c’était trois ans d’alloc’, un an et demi ce serait bien plus harmonieux. Et ça resterait éminemment humain puisque au delà de 57 ans, ça bouge pas, c’est pas loin de deux ans et qu’ensuite on pourra encore profiter du RSA en attendant 65 ans et le pactole de l’ASPA, 1043e pour le dividuel, ou 1 620,18 € pour le couple à moins que le ou la conjoint.e dispose d’un salaire, d’une retraite ou de quoi que ce soit qu’on devra évidemment retrancher de cette somme (question d’équité, hein).
    Y a donc des universitaires raqués entre 4 et 6OOO balles le mois au bas mot qui font bénévolement des heures sups - comme y insiste Ration - pour pisser de la copie Conseil d’analyse économique afin d’explorer des pistes d’économies nouvelles sur les allocs chômage.

    Ces gens ont raison de se faire connaitre et mériteraient de l’être davantage.

    #chômage #retraite #guerre_aux_pauvres #Unedic

  • Faire barrage aux travaux du Drac

    Youpi youpla, cette année toutes les institutions fêtent le centenaire de « l’exposition internationale de la #houille_blanche », qui a eu lieu à Grenoble en 1925. L’occasion de célébrer encore et encore cette fameuse « houille blanche », surnom donné à l’#hydroélectricité, qu’on présente encore aujourd’hui comme de « l’#énergie_verte ».
    Bien entendu, les hourras de la communication ne s’intéressent jamais aux #dégâts considérables créés sur les #rivières par cette hydroélectricité. Pourtant les exemples ne manquent pas. Ainsi, dans la métropole grenobloise, le Drac s’apprête à subir cinq années de travaux afin de « réduire les #risques_d’inondation », entraînant notamment la #destruction de quantité d’#espaces_naturels sauvages tout le long de la rivière. C’est en tout cas ce que prévoit l’avant-projet, qui programme 86 millions d’euros de travaux à partir de 2027. Il reste un an et demi pour empêcher ce désastre.

    Connaissez-vous le #Drakistan ? C’est le nom – non officiel – donné à toutes ces bandes de terre, presqu’îles ou îlots le long du Drac, du côté de #Fontaine et #Seyssinet-Pariset. Des endroits situés dans le lit de la rivière et donc susceptibles d’être submergés en cas de #montée_des_eaux, par exemple suite à un lâcher d’un des nombreux barrages présents en amont.

    Ces lieux ont le charme des endroits non aménagés. Juste au-dessus, il y a la #digue, avec sa bande d’#asphalte bien droite, lieu de passage ou de promenade fonctionnel mais dénué d’enchantement. La digue est dédiée aux « modes doux » mais trace tout droit comme l’autoroute, on ne s’y perd pas, on reste bien sagement sur le chemin. Il faut emprunter une des nombreuses sentes pour descendre quelques mètres afin d’arriver au Drakistan. Ici aucun urbaniste ou paysagiste n’a planifié quoi que ce soit. Ici, la seule créatrice, c’est la rivière, qui façonne ces espaces au fil de ses #crues et de ses #retraits. Et a priori, elle se débrouille plutôt pas mal. En tous cas, malgré l’interdiction, ces lieux attirent – et pas seulement des animaux sauvages (voir Le Postillon n°75). Des chiens et leurs maîtres, des familles et leur barbecue, des solitaires, des en-couples ou des en‑groupes. Il y a l’impressionnante « Platane cabane » pour les enfants et puis des restes d’habitations utilisées par des sans-toits. Le Drakistan de Fontaine n’est pas loin du local du Postillon, on y vient souvent manger un sandwich ou faire une pause, regarder dévaler l’eau pour se laver le cerveau des heures passées devant l’ordinateur.

    En fonction des jours et même des heures, ces lieux ne sont jamais vraiment identiques. Un passage à sec peut se retrouver sous un demi-mètre d’eau une heure plus tard, des rives aperçues un jour peuvent avoir été « mangées » par la rivière la semaine d’après, un nouvel espace pour se poser peut émerger en quelques mois. Mais ce qui est sûr, c’est que globalement, les bandes de terre, presqu’îles ou îles grossissent d’année en année, à cause de tous ces cailloux que la rivière charrie et qui sont empêchés d’aller plus bas par le barrage de #Saint-Égrève. Comme on le racontait dans Le Postillon n°73, quand le #barrage a été construit à la fin des années 1980, les cailloux du Drac étaient « dragués », sortis de la rivière pour alimenter les besoins nombreux en construction. Mais dans les années 1990, différentes lois sur l’eau interdisent d’exploiter les rivières dans leur « #lit_mineur » – pour d’évidentes raisons écologiques et sécuritaires (plus la rivière se creuse, plus ça peut fragiliser des ponts). Alors depuis une trentaine d’années, les cailloux du Drac s’accumulent dans les kilomètres avant le barrage de Saint-Égrève, et font grossir peu à peu le Drakistan.

    Pour nous, simples flâneurs inconscients, c’est plutôt charmant, mais pour les autorités c’est un sacré problème. Pas tant parce que de plus en plus de monde fréquente ces zones, mais parce qu’en toute logique, ça augmente considérablement le #risque_d’inondation : vu qu’il y a plus de matériaux solides dans le lit de la rivière, l’eau a moins de place pour circuler et en cas de crue exceptionnelle (on redoute surtout la « crue bicentennale »), risque de passer par‑dessus les digues et d’inonder les milliers d’habitations présentes de part et d’autre, voire de faire céder une digue (« 31 000 habitants et 25 000 emplois concernés » en cas de rupture de digue).

    Alors ça fait un moment que ça turbine sévère afin de préparer les « travaux de protection contre les #inondations du Drac » aussi connus sous le nom de « #programmes_d’actions_de_préventions_des_inondations » (#Papi du Drac), portés par le #Symbhi (#Syndicat_mixte_des_bassins_hydrauliques_de_l’Isère). La déclaration d’intention de juin 2025, disponible sur le site de la préfecture, nous apprend par exemple que depuis 2018, ce ne sont pas moins de 181 réunions qui se sont tenues entre les différents « acteurs » du projet (Métropole, différents services de l’État, #EDF, acteurs environnementaux, etc.). On vous passe les détails de la « gouvernance » (comités techniques restreints et élargis, comité de pilotage, comité consultatif, etc.) et de la « stratégie de concertation et de communication ambitieuse » mise en place les sept dernières années. Tous ces comités, ces réunions publiques, ces « balades pédagogiques » ont donc abouti à la #planification de #travaux_d’aménagements prévus sur cinq années, entre 2027 et 2031, validés notamment par le vote en faveur de l’avant-projet par la #Métropole en avril dernier.

    Pour saisir leur importance, un chiffre suffit : 86 millions d’euros d’argent public sont pour l’instant budgétés (selon le site du Symbhi). Concrètement, ça veut dire que pendant cinq ans, un paquet de machines, de moteurs, de camions vont venir triturer le lit du Drac. Et anéantir – ou radicalement bouleverser – les charmants espaces du Drakistan.

    Dans le langage technocratique, on parle de « rajeunissement des bancs et îlots sur le linéaire de la traversée urbaine du Drac ». « #Rajeunissement » (détaillé en « enlèvement de la végétation et abaissement du banc ou îlot »), c’est un joli mot pour désigner la #dévastation de beaucoup de ces bancs ou îlots. Concrètement, la #déclaration_d’intention nous apprend que si certains #bancs, très minoritaires, restent « sans modification à l’étude », la plupart vont être « arasés » (soit « mis à ras, aplanis ») de façon plus ou moins importante : certains pour être en « immersion 80 % du temps », d’autres « 50 % du temps » (sachant que pour l’instant la plupart de ces bancs ne sont presque jamais immergés).

    Il n’y a pas que dans sa « traversée urbaine » que le Drac va subir les assauts des pelleteuses et des pompes de dragage. Les travaux envisagés concernent la vingtaine de kilomètres entre le barrage de #Notre-Dame-de-Commiers et la confluence avec l’Isère, les machines devant autant s’activer au niveau de #Comboire ou des champs captants de #Rochefort pour extraire des cailloux et aménager des « espaces de bon fonctionnement » de cette rivière autrefois sauvage et aujourd’hui corsetée et maltraitée tout du long.

    Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous les matériaux enlevés ? Un peu plus haut, la réserve naturelle des #Isles_du_Drac (voir dernier numéro) est « déficitaire en sédiments grossiers du fait de la présence de la chaîne hydroélectrique en amont ». En clair : comme les quatre grands barrages du Drac empêchent les #cailloux de passer (la majorité des sédiments arrivant en ville proviennent en fait de la Romanche, affluent du Drac), il n’y a pas assez de sédiments dans cette zone, ce qui fait que « tous les milieux et espèces associés sont menacés sans action de réinjection de sédiments ».

    Alors le Symbhi prévoit des « #recharges_sédimentaires » dans cette zone, c’est-à-dire de transporter en camion des cailloux qui étaient auparavant transportés par la rivière. Et forcément, ça signifie pas mal de va-et-vient. Il est question d’une première recharge de « 37 000 m3 », suivie d’apports de « 4 000 m3 par an ». Sachant qu’un camion-benne peut transporter « environ 10 à 16 m3 », la première recharge nécessitera environ 2 800 aller-retours en camion. Merci « l’énergie verte » !
    Face aux grands dégâts annoncés, pas de panique ! Le Symbhi prétend bien entendu faire au moins pire. Toujours selon sa novlangue, si le « processus de rajeunissement » va entraîner un « éclaircissement de la végétation », il est quand même prévu de « replanter des arbres une fois les travaux terminés », ceci « afin de limiter l’impact sur le #paysage, la #végétation d’ambiance et le maintien d’#îlots_de_fraîcheur dans l’agglomération ». Par contre, il n’est pas précisé comment compenser la perte des « boisements développés dans l’espace intra-digues » qui « représentent également un enjeu écologique non négligeable », notamment parce qu’ils « hébergent une #biodiversité remarquable : de nombreux #oiseaux, le Castor d’Europe, l’Inule de Suisse, ainsi que des milieux variés tels que pelouses sableuses, bras secondaires ou zones humides phréatiques ». Ça va prendre un paquet d’années « une fois les travaux terminés » pour que toutes ces espèces repointent le bout de leur nez… On pourra toujours se consoler en posant des questions à ChatGPT et en se disant que les supercalculateurs nécessaires au développement de l’IA, comme celui en construction à Eybens, sont peut-être alimentés par « l’énergie verte » des barrages.

    Pour ne pas nommer « #désastre_environnemental » ce qui est un désastre environnemental, le Symbhi agite quelques mesurettes : « Afin de limiter les émissions de CO2 et de micro-particules liées au transport », le syndicat promet de « favoriser les circuits courts », « d’utiliser des véhicules à faibles émissions », d’arroser les pistes au niveau des zones de chargement/déchargement pour « limiter les émissions de poussière » et même – ultime audace – de « former les conducteurs à l’écoconduite ». C’est quelle part du budget sur les 86 millions d’euros ?

    Pour une telle somme d’#argent_public, il est quand même prévu quelques travaux pour le bien-être des simples habitants. Ainsi entre Champagnier et Fontaine, une vingtaine de « haltes paysagères » devraient être aménagées, notamment afin de « renforcer les îlots de fraîcheur le long de la rivière »… Pour être plus précis, il s’agit d’abord de raser la plupart des « îlots de fraicheur » et ensuite de les « renforcer ».

    La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que ce programme n’est pour l’instant qu’un « avant-projet ». Même s’il a déjà été voté par la Métropole, il reste encore un an et demi avant le début annoncé des travaux, autant de temps pour essayer de mettre la pression sur le Symbhi pour qu’il revoie à la baisse ses projets destructeurs ou qu’il les abandonne. À ce propos, une réunion publique sur les travaux est annoncée le 8 octobre à 18h30 à la mairie de Fontaine.

    Comment croire qu’il n’y ait pas d’autre solution, face au risque d’inondation, que l’ « #arasement » de ce qui constitue aujourd’hui les seuls endroits encore sauvages dans notre cuvette en béton ? Allons-nous vraiment supporter la vue, pendant cinq ans, des bulldozers du Symbhi écrasant à l’ancienne les îles du Drac, ses forêts, ses bras morts, et toutes les bestioles qui y font leur vie ?
    Si la raison principale du projet est la protection de l’agglo face au risque de « #crue_bicentennale », n’y a-t-il vraiment pas d’autre option à envisager que ce désastre écologique à 86 millions d’euros ?

    Le débit du Drac, faut-il le rappeler, est entièrement asservi par EDF et ses quatre grands lacs de barrages en amont de Grenoble : le #Sautet (1 077 millions de m3), #Saint-Pierre-Cognet (28 millions de m3), #Monteynard (275 millions de m3) et #Notre-Dame-de-Commiers (34 millions de m3). Sur les affluents du Drac, il y a aussi les grands lacs de barrage présents sur la #Romanche (le #Chambon) ou l’#Eau_d’Olle (#Grand’Maison). Serait-il délirant d’imaginer fermer les bonnes vannes au bon moment (en cas d’épisode hydro­logique faisant redouter une « crue bicentennale »), pour faire monter de quelques mètres le niveau des retenues afin de « lisser » la crue, comme ils disent ? Et si cela implique, une fois par siècle, une production d’#électricité dégradée pendant quelques jours, des pertes d’argent sur le « marché de l’énergie », voire des coupures d’électricité ciblées, on pourrait arriver à s’en remettre, non ?

    Dans la « déclaration d’intention », on apprend qu’un autre scénario « reposait sur une intervention minimale visant à préserver l’état actuel du lit du Drac, notamment en conservant les bancs végétalisés. Il comprenait le confortement et la sécurisation des ouvrages de protection contre les inondations ainsi que des solutions de gestion des excédents sédimentaires. » Si ce scénario n’a pas été retenu, c’est parce qu’il ne « permettait pas l’abaissement des lignes d’eau en crue de contribuer au déficit sédimentaire au sein de la réserve naturelle des Isles du Drac et il n’apportait qu’une faible contribution à la biodiversité, impliquant des compensations hors site ». Ce charabia difficilement compréhensible affirme néanmoins que pour le risque d’inondation, on peut ne pas raser le Drakistan même si les technocrates écrivent que laisser ces espaces naturels n’apporterait « qu’une faible contribution à la biodiversité » (!). Si ce scénario n’a pas été choisi, c’est uniquement pour résoudre les problèmes de « déficit sédimentaire » causés par les barrages. Encore et toujours, la rivière est considérée pour les seuls intérêts de la « houille blanche ».

    Ce nouvel épisode à venir du saccage du Drac devrait donc d’abord inciter à réfléchir sur le véritable bilan de la « houille blanche » et d’un siècle d’électrification [1]. Avec le centenaire de « l’exposition internationale de la houille blanche », la mairie de Grenoble, comme toutes les institutions locales, préfère célébrer sans retenue cette pseudo « énergie verte » qui a en réalité contribué à saccager l’environnement.

    **

    Le « #collectif_des_gens_qui_ont_chaud » prié d’aller se rhabiller (pour l’instant)

    86 millions d’euros de travaux, mais rien de prévu pour permettre la #baignade dans ces millions de mètres cubes d’eau dévalant depuis les montagnes. Cet été, le « collectif des gens qui ont chaud » a organisé deux #baignades_sauvages dans le Drac (voir photo page 28) afin de « montrer que la baignade dans les lieux naturels est possible et mettre le débat sur la place publique ». Une initiative qui a entraîné des arrêtés municipaux de la part des maires de Fontaine et Seyssinet-Pariset pour « interdire la baignade » et même un tweet de la préfète de l’Isère afin d’inciter à « privilégier les zones réglementées pour vous baigner en toute sécurité » et de déconseiller la baignade « dans ce cours d’eau particulièrement instable dont la variation de débit peut fluctuer très vite ». Pour les autorités, même après plusieurs étés caniculaires, il n’est toujours pas envisageable que les 400 000 habitants de la cuvette puissent profiter de la fraîcheur des cours d’eau qui la traversent... Si 181 réunions et 86 millions d’euros ne prévoient rien pour la baignade, c’est que sur cette rivière comme sur les autres, c’est la fameuse « houille blanche » qui dicte sa loi. On reviendra sur la baignade dans un prochain numéro.

    https://lepostillon.org/Faire-barrage-aux-travaux-du-Drac.html

    #rivière #Drac #Grenoble #Isère #castors #budget #coût

  • #Retraite_progressive : en un an, au moins deux fois plus de Français sont en demande
    https://www.liberation.fr/economie/social/retraite-progressive-en-un-an-au-moins-deux-fois-plus-de-francais-sont-en

    Pour bénéficier de ce système qui permet de percevoir une partie de sa #retraite tout en continuant de cotiser, il faut avoir validé au moins 150 trimestres et avoir une activité réduite selon son statut (salarié, fonctionnaire ou indépendant). Par exemple, pour les salariés, le #temps_partiel doit être compris entre 40 % et 80 % d’un temps plein. Fin 2024 déjà, une hausse de près de 17 % des demandes progressives était observée en un an. Résultat, 31 300 assurés du régime général en bénéficiaient.

    Le dispositif est en effet apparu comme un amortisseur face au recul de l’âge légal de départ à 64 ans engagé par la réforme des retraites de 2023. Dans le même temps, ce départ progressif a aussi été rendu possible pour les fonctionnaires (pas comptabilisé dans les chiffres de l’Assurance retraite qui concernent les salariés du privé). Autre changement majeur qui peut expliquer un regain d’intérêt pour le départ progressif : depuis le 1er septembre 2025, il est possible d’opter pour cette option non plus à 62 ans comme la loi le prévoyait, mais dès 60 ans.

    Des ajustements qui ont forcément eu un impact sur la hausse des demandes, mais qui peuvent aussi être « le signe de conditions de travail qui incitent à partir plus tôt », dit Frédéric Lerais, économiste à la tête de l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires). Car la plupart du temps, la retraite progressive implique une baisse de pouvoir d’achat. « En plus des revenus du salaire réduit dû au temps partiel, on reçoit une partie de sa retraite dont les indemnités sont plus basses que le niveau de salaire », détaille Frédéric Lerais.

    A la CGT cette hausse des demandes de #retraite_anticipée n’étonne pas, « car avec la réforme des retraites et le recul de l’âge de départ, elle répond à un besoin », analyse Denis Gravouil, secrétaire confédéral, qui regrette tout de même que les patrons conservent le droit de refuser un temps partiel, et donc la possibilité pour les employés de partir en avance. En matière de retraite anticipée, le syndicat observe deux profils très demandeurs : les travailleurs qui ont des soucis de santé et ceux qui ont déjà cumulé leurs vingt-cinq années les mieux rémunérées sur lesquelles sont calculées les retraites du privé pour percevoir des indemnisations au taux maximum.

    « Cette tendance confirme celle observée depuis la réforme Touraine qui prévoit un allongement de la durée de cotisation et depuis laquelle des actifs veulent raccrocher plus tôt même s’il leur manque des trimestres et avec une décote », observe Denis Gravouil. Et d’ajouter : « S’il permet pour certains de réduire leur temps de travail en fin de carrière, le dispositif ne règle pas les problèmes structurels liés à la réforme des retraites, et, avec une baisse des revenus de certains retraités, accroît les inégalités. »

    #emplois_vieux

  • Riester-Rente lohnt nicht : Staatlich geförderte Abzocke
    https://www.jungewelt.de/artikel/519087.riester-rente-lohnt-nicht-staatlich-gef%C3%B6rderte-abzocke.html

    La grande arnaque : la « retraite Riester » ne paie pas. Le gouvernement vert-socialdémocrate sous le chancelier Schröder a privatisé une grandee partie dey retraites alkemandes en baissant le pourcentage et en inzroduisantun programme de retraite privée subventionnée par l’état qui n’a profité qu’aux assurances.

    Sa rentabilité annoncée a toujours été mise en question par les spécialistes neutres. La critique a été juste, la « Riester Rente » est une usine à gaz qui a orienté des milliards de l’épargne des petits employés vers les comptes des banques et assurances sans la moindre garantie de profitabilité pour les clients.

    13.3.2026 von Ralf Wurzbacher - Studie belegt: Riester-Rente lohnt sich frühestens mit 99 Jahren. Wer früher stirbt, beglückt die Finanzindustrie. Regierung plant Verschlimmbesserung

    Riestern, bis der Sensenmann kommt: Um eingezahltes Geld zurückzuerhalten, mindestens 99 Jahre alt werden

    Die Allianz bewarb einst die staatlich geförderte, kapitalgedeckte Altersvorsorge der Sorte Riester mit: »Die Rente, die nie ausgeht.« Heute weiß man: Riestern bringt nichts und sollte man sich sparen. Die »Bürgerbewegung Finanzwende« hat das ganze Desaster in einer am Mittwoch veröffentlichten Studie durchgerechnet und einen »dramatisch schlechten Kundennutzen« ermittelt. »Viel zu viele Menschen werden mit ihren Riester- und Rürup-Verträgen ­reale Verluste einfahren«, befand Britta Langenberg, die bei dem Verband den Bereich Verbraucherschutz leitet. Aber die Bundesregierung hat Besserung gelobt, mit einer »Reform« sollen die Produkte attraktiver werden. Das Problem: Das geplante Upgrade ist mithin so schlecht wie das Original.

    Im Dezember hatte das Bundeskabinett die Vorlage von Finanzminister Lars Klingbeil (SPD) für ein »Altersvorsorgereformgesetz« auf den Weg gebracht. Kernstück ist die Einführung eines Altersvorsorgedepots ohne Garantievorgaben. Faktisch sollen Sparer mehr Rendite erzielen können, jedoch bei größerem Risiko. Im Fall von Riester sind die Versicherer laut Gesetz verpflichtet, die eingezahlten Beträge samt öffentlichen Zulagen bei Renteneintritt zu 100 Prozent für die Verrentung zur Verfügung zu stellen. Weil das die Profite beim Spekulieren schmälert, setzen die Anbieter auf hohe Gebühren und fiese Kniffe, um die späteren Auszahlungen zu minimieren. »Finanzwende« hat die möglichen Erträge eines 37jährigen Musterkunden bei insgesamt 96 Riester- und Rürup-Rentenversicherungen kalkuliert. Um wenigstens das gesamte eingezahlte Geld inflationsbereinigt zurückzuerhalten, muss man bei Riester mindestens 99 Jahre alt werden, bei Rürup 96 Jahre.

    Bei solchen Aussichten sollten Normalsterbliche ihren Spargroschen lieber unter dem Kopfkissen deponieren, so wandert das »Eingezahlte« nach dem Ableben wenigstens nicht zum Versicherer. Laut Analyse bleiben im Mittel »35 bis 45 Prozent« des Kapitals beim Anbieter. Für Studienautor Moritz ­Czygan sind die Befunde jedenfalls »ernüchternd«. Fast zwei Drittel der Angebote schafften die Zwei-Prozent-Hürde nicht, machten also nicht einmal den langfristig fälligen Wertverlust durch die Inflation wett. »Die Latte liegt wirklich nicht besonders hoch«, es gehe lediglich darum, dass die Betroffenen kein Geld verlieren. Genau das aber tun die allermeisten, was sich herumgesprochen hat. Von den anfangs über 20 Millionen Abschlüssen bestanden Ende 2024 nur mehr knapp 15 Millionen. Bis zu einem Viertel davon sind ruhend gestellt, es werden also keine Beiträge mehr geleistet. Wer so verfährt, rettet immerhin seine bis dahin erhaltenen Zulagen und Steuervorteile. Wer komplett kündigt, muss diese zurückerstatten.

    »Finanzwende« fordert einen »Systemwechsel«, weg vom Dschungel aus zahllosen Varianten hin zu einem einzigen kostengünstigen und staatlich organisierten Standardangebot. Union und SPD verfolgten das Konzept dagegen nur dem Namen nach, demnach könne jeder Versicherer »ein eigenes Standardprodukt auflegen, das Ergebnis werden zig zusätzliche Angebote sein – und damit ein noch unübersichtlicherer Markt«. Kritik äußert der Verband auch am vorgesehenen Kostendeckel in Höhe von 1,5 Prozent. Schon heute liege der Aufpreis bei typischen Riester-Tarifen gemäß Untersuchung bei 1,46 Prozent. Um die Begehrlichkeiten einzugrenzen, brauche es eine »deutlich niedrigere« Schwelle von maximal einem halben Prozent. »1,5 Prozent deckeln nichts, sondern zementieren nur die existierenden Missstände«, monierte Langenberg.

    Tatsächlich folgt die politisch angepeilte Riester-Abwicklung dem Kalkül, die Bürger noch stärker als bisher ins Vabanquespiel zu treiben. Zum Beispiel soll es Produkte geben, die nur 80 Prozent der Einzahlungen garantieren, aber bei günstigem Verlauf deutlich höhere Erträge in Aussicht stellen. Der Finanzprofessor und Verbraucherschützer Hartmut Walz plädiert hingegen für möglichst viel Staat und fordert deshalb einen Kostendeckel von maximal 0,2 Prozent. Alles darüber bedeute eine Umverteilung staatlich subventionierten privaten Altersvorsorgevermögens zugunsten der Finanzindustrie – mit gesamtwirtschaftlichen »Verlusten für die Bürger in Billionenhöhe«, zitierte ihn am Donnerstag das Portal Versicherungsjournal.de. »Hoffentlich Allianz versichert«? Besser nicht!

    #Allemagne #retraite #néolibéralisme #privatisation

  • Usagers du service public : quand les démarches administratives virent au casse-tête - Actu-Juridique
    https://www.actu-juridique.fr/administratif/service-public/usagers-du-service-public-quand-les-demarches-administratives-virent-

    À en croire les messages gouvernementaux, les #démarches_administratives n’ont jamais été aussi faciles… Pourtant les requêtes auprès du Défenseur des #droits concernant la communication avec les organismes publics n’ont jamais été aussi nombreuses.

    C’est une galère que rencontrent beaucoup de Français, qui préfèrent la garder tapie dans leur quotidien, dans leurs téléphones, dans leurs esprits embués : la #violence_administrative, le blocage des dossiers, le silence des agents, l’incompréhension des démarches et des outils qu’elles requièrent désormais toutes. Qu’il s’agisse de la Caisse nationale des allocations familiales (#CAF) ou de #France_Travail, de la caisse de #retraite, des URSSAF ou des impôts, beaucoup perdent des points de vie à trouver – ou non – l’issue de leur situation administrative. Malgré le travail des assistantes sociales, la multiplication des médiateurs dans les administrations (ou les entreprises privées ou semi-privées), malgré la multiplication des maisons France Services ou le travail consciencieux du Défenseur des droits, la raquette compte encore de nombreux trous dans lesquels se perdent des Français précarisés et oubliés.

    Ce fut le cas de Teresa qui pendant un an a vécu comme suspendue à un fil, au bout duquel la CAF sonnait toujours occupée. Vivotant longtemps grâce au revenu de solidarité active (#RSA), la jeune aide à domicile qui travaillait très irrégulièrement en remplacement chez des personnes âgées a un jour eu la surprise de voir ses allocations supprimées à première vue sans motif. « Les gens n’imaginent pas l’investissement que ça demande, de monter un dossier RSA. Alors je faisais bien attention à tout bien déclarer… Ce jour-là, non seulement je me suis sentie seule, mais surtout je n’avais même plus de filet. D’un coup, je me suis dit : je vais finir sous les ponts… Et le pire c’est qu’après on m’a demandé de rembourser un trop perçu de 320 euros et des poussières. » Inlassablement, à heure fixe tous ses matins libres, la jeune femme passait donc des heures au téléphone pour tenter d’obtenir des réponses ou le réexamen de son dossier. Jusqu’à ce jour de 2025 où le verdict tombe : « Une erreur dans le traitement de son dossier » a fait d’elle une naufragée.

    Très loin de la galvaudée phobie administrative, qui désigne la procrastination qui peut toucher certaines tâches administratives, de nombreuses personnes peuvent voir leurs dossiers coincés, leurs #allocations bloquées par des administrations aux formulaires de plus en plus informatisés, aux interactions de plus en plus automatisées, déshumanisées, incompréhensibles. Alors que 82 % des démarches administratives se font grâce à l’outil numérique, certains citoyens sont également largués en eaux troubles. L’illectronisme touche 15 % de la population (62 % chez les 75 ans ou plus) et, selon le Baromètre du numérique 2025, 44 % des Français déclarent rencontrer des difficultés dans leurs démarches administratives en ligne. L’Insee estimait déjà en 2021 qu’un tiers des adultes avait renoncé à effectuer une démarche en raison de ces obstacles. Un phénomène qui alimente le #non-recours aux droits, évalué jusqu’à 30 % pour certaines prestations sociales. Et parfois la situation critique vire au drame social. En 2012, à Nantes et Mantes-la-Jolie, deux personnes se donnaient la mort en s’immolant par le feu : un homme en fin de droits au chômage à qui l’on réclamait un trop perçu, devant son agence France Travail, un allocataire du RSA à qui l’on réclamait également un trop perçu devant son conseiller CAF. Moins d’un an plus tard, à Évry, un quadragénaire originaire du Nigeria tentait de s’immoler par le feu à la sous-préfecture de Palaiseau après le refus de l’administration de lui prolonger son #titre_de_séjour pour cause de divorce. En 2017, c’est un jeune Tchadien de 22 ans qui – s’étant vu refuser son droit d’asile – avait tenté de mettre fin à ses jours de cette manière.

    #dématérialisation #administration #caisses_sociales

  • Retraites : Blanquer, la Banque mondiale et les poires

    Il ne se passe pas un jour sans qu’un éditorialiste, un commentateur économique, une autorité académique ou un responsable politique ne fassent pas ouvertement une propagande en faveur de la retraite par capitalisation ou de sa sœur jumelle l’épargne retraite. Avec des arguments qui témoignent d’un degré d’illettrisme économique ahurissant, sinon d’un biais idéologique dépourvu de tout scrupule intellectuel. Les exemples abondent. Prenons-en un pour décortiquer à la fois le fatras argumentaire et le caractère retors de l’affaire.

    Dans une tribune parue dans Les Échos du 15 décembre 2025, intitulée « Retraites : pour une troisième voie », l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, livre sa solution qui est un copié-collé du célèbre texte de la Banque mondiale datant de 1994 qui était destiné à dresser les principes néolibéraux des systèmes de retraite à travers le monde [1]. Celle-ci préconisait l’installation de systèmes de retraites fondés sur trois piliers : le premier, collectif, garantissant une couverture minimale ; le second, complémentaire et obligatoire géré par des groupes financiers ; et le troisième, facultatif et individuel, géré aussi par des financiers.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/01/09/retraites-blanquer-la-banque-mondiale-et-les-p

    #retraite

  • Dans mes 1500 onglets ouverts, je retrouve un brouillon seenthis laissé en suspens dont Firefox n’a pas supprimé le texte pendant plus de 2 ans. C’était donc en 2023, pendant les manifestations contre la réforme des retraites.

    Mon papy est mort cette semaine, et dans le lot de ses centaines de tableaux, parmi ceux pourtant bien en vue depuis des années dans l’appart, je tilte seulement sur cette toile de… 1995, toujours d’actualité donc.

    L’histoire se répète un peu…

    #2023 #1995 #manifestation #retraite #réforme_des_retraites #mouvement_social #police #CRS #histoire #papy #peinture

  • Desaster in Berlin : Zahnärzte-Renten wohl mit illegalen Investments verspielt
    https://www.telepolis.de/article/Desaster-in-Berlin-Zahnaerzte-Renten-wohl-mit-illegalen-Investments-verspi

    Les dentistes berlinois viennent de dévouvrir que les gérants de leur fond de retraite obligatoire en ont perdu la moitié par des spéculations. Conclusion : rien n’égale la fiabilité de la retratre solidaire entre les générations pour tout le monde.

    12.12.2025 von Bernd Müller - Fast die Hälfte des Vermögens ist weg – und die Aufsicht will nicht sagen, warum sie nie eingeschritten ist.

    Viele Zahnärzte bangen um ihre Rente, nachdem das Versorgungswerk der Berliner Zahnärztekammer durch riskante Investments rund 1,1 Milliarden Euro verloren hat. Etwa 10.000 Zahnärzte aus Berlin, Brandenburg und Bremen sind von dem Desaster betroffen.

    Das Versorgungswerk der Berliner Zahnärztekammer (VZB) steht vor einem Desaster. Im November hieß es noch, dass durch riskante Investitionen ein Schaden im dreistelligen Millionenbereich entstanden sein könnte. Wie sich jetzt herausstellt, war das offenbar zu niedrig.

    Nach vorläufigen Schätzungen beläuft sich der Verlust auf rund 1,1 Milliarden Euro – fast die Hälfte des gesamten Anlagevermögens von mehr als zwei Milliarden Euro, wie rbb24 kürzlich berichtete. Das endgültige Ergebnis der Prüfungen wird wohl erst im ersten Quartal 2026 vorliegen, Thomas Schieritz, Vorsitzenden des Verwaltungsausschusses des VZB.

    Betroffen sind etwa 10.000 Zahnärzte aus Berlin, Brandenburg und Bremen, die monatlich Pflichtbeiträge von bis zu 1.500 Euro in das Versorgungswerk einzahlen. Als Angehörige eines Kammerberufs sind sie nicht in der gesetzlichen Rentenversicherung und damit vollständig auf die Leistungen des Versorgungswerks angewiesen.
    Anlagepraxis verstieß gegen Richtlinien

    Die Ursachen für die massiven Verluste liegen nach Einschätzung der neuen Führung in der Anlagepraxis der vergangenen zehn Jahre. „Diese Anlagepraxis war unzulässig, unvernünftig und strukturell fehlgesteuert“, erklärte Schieritz gegenüber rbb24. Ein Teil der Investments habe sowohl gegen VZB-Richtlinien als auch gegen Landes- und Bundesrecht verstoßen.

    Das Versorgungswerk hatte sich unter anderem an Start-ups, Spezial-Immobilien wie Ferien-Resorts und Digital-Versicherern beteiligt. Viele dieser Unternehmen waren nicht börsennotiert.

    Die Sache wird noch dadurch verschlimmert, dass es über einen langen Zeitraum keine verlässliche Bewertung der Anlagen gegeben haben soll. Bis März 2026 sollen jetzt die Anlagen neu bewertet werden, berichtet Bild.
    Aufsicht schweigt zu konkreten Maßnahmen

    Das VZB ist selbstverwaltet, unterliegt aber der staatlichen Aufsicht durch die Berliner Senatsverwaltung für Wirtschaft. Auf Anfrage verwies die Behörde laut Bericht auf ihre gesetzliche Schweigepflicht und konnte zu konkreten Maßnahmen keine Auskunft geben.

    Allgemein erklärte die Pressestelle, dass Versorgungswerke ihre Gelder „nach vorgegebenen Grundsätzen“ anlegen und regelmäßig Stresstests durchführen müssten.

    Aus Kreisen des abgesetzten Verwaltungsausschusses heißt es demnach, die Senatsverwaltung habe nie Einwände gegen Anlagestrategien oder Investments erhoben. Zudem seien größere Beteiligungen zuvor von namhaften Unternehmensberatungen geprüft worden.

    Rechtsanwalt Mirko Röder, Verteidiger des ehemaligen Vorsitzenden, betont: „Welche Verluste wann entstanden und durch wen zu verantworten sind, bleibt dem Ergebnis der Ermittlungen vorbehalten. In jedem Falle gilt die Unschuldsvermutung.“
    Zahnärzte fordern Hilfe vom Bund

    Eine Initiative betroffener Zahnärzte namens „WEU. WirEngagierenUns“ wandte sich in einem Schreiben an Bundesgesundheitsministerin Nina Warken.

    Die Mediziner fordern darin die Übernahme der Kontrolle über das Versorgungswerk und ein „Sondervermögen des Bundes“, um den Schaden auszugleichen. Sie warnen vor einem „Systemkollaps“ und befürchten massive Abwanderungen junger Zahnärzte, was die ambulante Versorgung gefährden könnte.

    Ende November erhielten die Mitglieder bei einer Sitzung in Berlin einen ersten Überblick über den Sachstand. 300 Personen waren persönlich erschienen, viele weitere per Livestream zugeschaltet. Die Stimmung war laut Bericht angespannt.
    Ermittlungen laufen

    Die Generalstaatsanwaltschaft hat gegen mehrere ehemalige Mitglieder des Verwaltungsausschusses ein Ermittlungsverfahren eingeleitet. Es besteht der Verdacht auf Vorteilsnahme, Bestechlichkeit, Vorteilsgewährung und Beihilfe.

    Intern hatte sich das VZB bereits im Januar 2025 von seinem hauptamtlichen Verwaltungsdirektor getrennt. Im April 2025 wurde der Verwaltungsausschuss neu gewählt. Die neue Führung beauftragte Wirtschaftsprüfer mit der Aufarbeitung der Verluste.

    #retraite #capitalisme #dentistes #iatrocratie

  • Protection sociale / Prestations non contributives de #sécurité_sociale : AAH - ASPA - ASI, Gisti
    https://www.gisti.org/spip.php?article2416

    Augmenté d’instructions que la CNAF ne rend pas publique et met des années à communiquer, ici le « suivi législatif » de la CNAF sur l’#AAH (juin 2023)

    Allocation adulte handicapé - minimum vieillesse - allocation supplémentaire invalidité

    I Textes législatifs et réglementaires
    A Allocation Adulte Handicapé (AAH)
    B Minimum vieillesse, #ASPA, allocation supplémentaire d’invalidité, #ASI

    II Circulaires
    A Allocation Adulte Handicapé (AAH)
    B Minimum vieillesse, ASPA, allocation supplémentaire d’invalidité, ASI

    III Jurisprudence
    A Allocation Adulte Handicapé (AAH)
    B Allocation Adulte Handicapé - #recours_indemnitaires devant le juge administratif
    C Allocation Adulte Handicapé - compétence #MDPH/CDAPH vs CAF/MSA (exigence illégale de titre de séjour des Mdph)
    D Minimum vieillesse, ASPA, allocation supplémentaire d’invalidité, ASI
    E ASPA, ASI - Condition d’antériorité de #titres_de_séjour de 10 ans

    IV Défenseur des droits

    V Documents et liens pratiques
    A Allocation Adulte Handicapé (AAH)
    B Vieux migrants - #minimum_vieillesse - ASPA - ASI

    VI Rapports, articles, réflexions...

    VII Circulaires caduques
    A Allocation Adulte Handicapé (AAH)
    B Vieux migrants - minimum vieillesse - ASPA - ASI

    #Retraite ( dite non contributive) #protection_sociale #droits_sociaux #législation #réglementation #circulaires_CAF #CAF #jurisprudence

  • Philippe Askenazy : « La réforme du cumul emploi-retraite repose sur du sable »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/19/philippe-askenazy-la-reforme-du-cumul-emploi-retraite-repose-sur-du-sable_66

    La suspension du report de l’âge normal de liquidation des #retraites concentre l’attention et cache une vraie contre-réforme glissée dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (#PLFSS) pour 2026 : un brutal coup de frein au #cumul_emploi-retraite, qui permet de poursuivre ou de reprendre une activité professionnelle en touchant à la fois sa pension et son revenu d’activité.

    Le nombre de personnes actuellement en cumul emploi-retraite est difficile à évaluer. Les systèmes des régimes de retraite peinent à suivre en direct le phénomène lorsqu’un retraité prend une activité dans un autre régime (exemple : une ancienne ouvrière qui vend des créations artisanales en tant qu’autoentrepreneuse). L’enquête emploi en recensait plus de 600 000 en 2023. Mais des travaux récents de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) suggèrent qu’il existe une forte sous-déclaration de leur activité par les retraités. On serait plutôt autour de 1 million.

    Le cumul emploi-retraite a été amendé à chaque réforme des retraites. La réforme de 2023 lui a ainsi donné un coup de pouce important en permettant une « recharge » de droits à pension liés à l’activité professionnelle pendant la retraite. Deux ans après, le gouvernement propose un virage à 180 degrés. Si les dispositions qu’il propose sont actées, les nouveaux retraités se situant entre l’âge légal et 67 ans subiraient un écrêtement de moitié au-delà de 7 000 euros annuels, c’est-à-dire qu’ils verraient leur retraite amputée de 1 euro pour 2 euros de revenu d’activité. Il subsisterait de rares exceptions ; par exemple, un ancien magistrat à la Cour des comptes pourrait cumuler le revenu d’activités juridictionnelles vacataires sans limite. Les futurs bénéficiaires d’un départ anticipé pour carrière longue se verront appliquer un écrêtement de 100 % dès le premier euro. Pourquoi une telle interdiction de fait ?

    https://justpaste.it/mgluj

  • Le « magot » de 1,8 milliard d’euros du Sénat, qui sert notamment pour les retraites des anciens sénateurs (ft. DSK toujours dans les bons coups
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/11/12/le-precieux-magot-de-1-8-milliard-d-euros-du-senat_6653118_823448.html

    (...) Or, en 1997, le fisc s’intéresse aux revenus de Philippe de Canson, ancien député RPR du Var (1994-1997). N’ayant retrouvé aucune dépense liée au mandat, l’administration considère que l’indemnité de secrétariat n’est pas un remboursement de frais, mais un revenu imposable. L’Assemblée obtient alors du ministre de l’économie, Dominique Strauss-Kahn, et du secrétaire d’Etat chargé du budget, Christian Sautter, qu’ils désavouent leurs services. Datée du 4 novembre 1997, cette note au directeur général des impôts, que nous avons retrouvée, résout le problème en trois phrases : « A titre de règle pratique, il y a lieu de considérer que l’indemnité représentative de frais de mandat (…) est utilisée conformément à son objet. Cette indemnité est donc exonérée en totalité d’impôt sur le revenu sans qu’il soit nécessaire d’exiger des justifications. Les redressements en cours sur cette question seront abandonnés. » Cette note permet à l’IRFM d’être un véritable revenu parallèle en plus de l’indemnité. L’administration est priée de regarder ailleurs.

    (...) Les parlementaires suppriment progressivement leurs avantages : les frais de mandat sont contrôlés à partir de 2017, les prêts à taux zéro disparaissent, et le régime de retraite des députés s’aligne sur le droit commun : depuis 2018, un député ne peut plus espérer que 700 euros de retraite par mandat de cinq ans. Mais si les avantages ont disparu, l’image de « privilégié » reste gravée dans l’opinion.

    D’autant que, grâce à ses réserves, le Sénat a, lui, gardé un régime de retraite très généreux. Jusqu’en 2023, un sénateur obtenait 2 200 euros net mensuel de retraite par mandat de six ans, voire plus pour certains dignitaires. En 2023, au moment de la réforme des retraites, outre le passage aux 64 ans, le Sénat a décidé de réduire les pensions futures de 20 %, promettant qu’elles ne pourront dorénavant plus être supérieures à l’indemnité parlementaire.

  • Retraites : Lecornu et Macron ont-ils gagné ? Thomas Porcher lance l’alerte
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2025/retraites-lecornu-et-macron-ont-ils-gagne-thomas-porcher-lance-lalerte-6lH

    La suspension de la réforme des retraites marque-t-elle une victoire du camp social ? Mercredi, l’Assemblée nationale a voté le report de la réforme Macron, gelant jusqu’en 2028 le passage à 64 ans et l’allongement de la durée de cotisation.

    #Économie #Retraite

  • Recueil de #Jurisprudence : le #contentieux des #prestations_sociales – Jurislogement
    https://jurislogement.org/recueil-de-jurisprudence-le-contentieux-des-prestations-sociales

    Le présent recueil a pour objet de présenter une sélection de décisions de justice afin d’éclairer au mieux les stratégies contentieuses en matière de #droits_sociaux liés à l’#habitat.

    Compte tenu des personnes accompagnées par la Fondation pour le logement et ses associations partenaires, le recueil se concentre sur les décisions portant sur les #minimas_sociaux et les #prestations_familiales.

    SOMMAIRE
    Avant Propos : objet de la revue 4

    Introduction : La répartition des compétences juridictionnelles par prestations 5
    A) Les #Rapo 6
    B) Les #recours_contentieux 6
    C) Les exceptions à la répartition 6
    D) Prestations de la compétence du juge administratif 8
    E) Prestations de la compétence du juge judiciaire 9

    PARTIE 1 : PROCEDURE 10

    Le recours administratif préalable obligatoire et l’introduction de l’instance 10
    A) Le RAPO 10
    B) #Délais pour saisir le tribunal 12

    Les prétentions des parties et l’instruction 16
    A) Forme et contenu des prétentions des parties 16
    B) Instruction 19

    Réagir face à une demande en répétition de l’#indu 21
    A) En matière administrative 22
    B) En matière judiciaire 43

    L’action en paiement de l’#allocataire 54
    A) En matière administrative 54
    B) En matière judiciaire 59

    L’opposition à une contrainte 62
    A) En matière administrative 62
    B) En matière Judiciaire 63

    La recherche de la responsabilité de l’administration en matière de droits sociaux 67
    A) En matière administrative 67
    B) En matière Judiciaire 74

    L’action en #référé 76
    A) En matière administrative 76
    B) En matière judiciaire 80

    PARTIE 2 : CONDITIONS D’ELIGIBILITE AUX PRESTATIONS 84

    La composition familiale 84
    A) Le couple 84
    B) La prise en compte des enfants 95

    La condition de #subsidiarité 103
    A) L’articulation de l’#AAH avec un potentiel droit à une pension de #retraite 103
    B) L’articulation de l’AAH avec un potentiel droit à une #pension_d’invalidité 104
    C) L’articulation du #RSA avec un avantage vieillesse 107

    Régularité et durée du séjour 109
    A) Ressortissants UE 109
    B) Ressortissants extra UE 122

    La résidence stable et effective 125

    Focus sur les #aides_au_logement 129

    ANNEXES 145
    Annexe 1 : Lexique 145
    Annexe 2 : la procédure de répétition de l’indu des prestations servies par les Caisses de
    sécurité sociale 146
    A) La procédure amiable de recouvrement 146
    B) Les retenues sur prestations 148
    C) Montant des retenues et #reste_à_vivre obligatoire 150
    D) Le pouvoir de contrainte 152

    #Régularité_du_séjour #durée_du_séjour #condition_de_résidence #résidence

  • La cerise sur le gâteau… - La Revue Pratiques
    https://pratiques.fr/La-cerise-sur-le-gateau

    J’ai bien reçu votre réponse m’indiquant que j’avais droit à trois trimestres supplémentaires pour enfant handicapé. J’avais pourtant lu que l’on pouvait avoir jusqu’à huit trimestres et pensais pouvoir obtenir ce supplément dès lors que ma fille est lourdement handicapée, qu’elle a eu deux années où les soins étaient nuit et jour, qu’elle n’a pu marcher qu’à l’âge de 5 ans, commencer à dire quelques mots qu’à 9 ans avec la méthode MAKATON que JE suis allée sans aucune aide rechercher dans les premiers stages organisés par M. Walker en France en 1995 à Paris sur une année alors qu’il a fallu ensuite vingt ans pour que la France s’empare de cette méthode et la généralise, Que mon enfant n’a intégré un IME qu’à 9 ans après des années de soins répartis entre orthophonie, UASA, soins orthopédiques, des soins nécessitant beaucoup d’aller retours et donc de disponibilité, et que, non autonome, elle ne peut travailler, est en foyer de vie la semaine depuis l’an dernier seulement, a toujours besoin de moi au quotidien les week-ends et congés, et ce jusqu’à mon décès. Je me pose la question donc : quel type de handicap génère un octroi de huit trimestres puisqu’apparemment son cas et mon cas sur toutes ces années passées et à venir ne le justifient pas, et ne me donnent compensation que de neuf mois !!!!

    In Pratiques N°109 Le #handicap, de quel empêchement est-il le nom ?

    #retraite #france_2025