• War hero must sell his house to pay for care because ’he’s survived too long’ | Metro News
    https://metro.co.uk/2018/11/10/war-hero-must-sell-his-house-to-pay-for-care-because-hes-survived-too-long-


    Cet homme doit vendre sa maison parce qu’il a vécu trop longtemps. C’est encore un exemple pour la détérioration du système de soins au Royaume Uni.

    Bob Frost, from Sandwich, Kent, had hoped to pass the £300,000 property to his children but this may no longer be possible after his NHS funding was withdrawn when he recovered from an illness.

    Mr Frost is now in the care of Kent County Council social services, who told him he will have to contribute to his care.

    Mr Frost’s partner Mildred Schutz, 94, who is a former British spy, said he had saved £25,000 for himself but a relative stole it. The couple met 20 years ago but they don’t live together. Ms Shutz lives in London and visits him several times a month. Ms Shutz added: ‘I suppose you could say that we have become inseparable.’

    Mr Frost, who grew up in Camden, north London, was shot down by Nazis in 1942 while operating as a rear gunner in a jet for the RAF. He managed to evade capture until he was eventually smuggled to Spain and then made it to the British embassy. He added: ‘The Germans were after me, and the resistance were trying to help me,’

    #santé #retraites #viellesse #Royaume_Uni #guerre



  • Pourquoi la nouvelle réforme des retraites pourrait encore aggraver les #Inégalités femmes-hommes
    https://www.bastamag.net/Pourquoi-la-nouvelle-reforme-des-retraites-pourrait-aggraver-les-inegalite

    La réforme des retraites annoncée par le gouvernement pour 2019 pourrait bien exacerber les fortes inégalités qui persistent dans le montant des pensions entre hommes et femmes. En cause : une possible généralisation du système par points au lieu du système par répartition, qui assurait jusqu’ici une solidarité entre carrières complètes et incomplètes, mais aussi entre hauts #Revenus et bas salaires. Les femmes seront les premières touchées, de même que les travailleurs intérimaires ou à temps partiels, (...)

    #Décrypter

    / #Syndicalisme, Inégalités, Revenus, #Protections_sociales, A la une, Quel avenir pour nos protections sociales (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?


  • #Retraites: équilibre financier jusqu’en 2070! | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/101018/retraites-equilibre-financier-jusqu-en-2070

    rapport-cor
    Le problème ou la bonne nouvelle, c’est que le Conseil d’Orientation des Retraites (COR), l’organisme de référence sur la question, a conclu dans son rapport de 182 pages, en juin dernier, que selon tous les scénarios de croissance annuelle de la productivité du travail (1 %, 1,3 ou 1,5 ou 1,8) les comptes seront à l’équilibre jusqu’en 2070 (et même « la part des dépenses brutes resterait inférieure à celle constatée en 2017 dans [les] trois scénarios » : 13,8 % du PIB en 2017, entre 11,6 et 14,4 en 2070). Une loi votée sous Hollande, que beaucoup ont oubliée parce qu’elle est de portée décalée, exige 43 ans de cotisations à partir de 2035, ce qui conduira automatiquement les salariés à partir, en moyenne, à 64 ans.


  • Réforme macronienne des #retraites : une autre façon de favoriser les hauts salaires et de faire des économies budgétaires...
    http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2018/09/reforme-macronienne-des-retraites-une.html

    Dans le cadre de la prochaine réforme des retraites qui sera lancée par une loi-cadre débattue au Parlement courant 2019, l’objectif affiché par Emmanuel Macron est de mettre fin aux inégalités de traitement selon le statut ou le secteur d’activité et d’aboutir à une meilleure lisibilité du #système. Mais si une harmonisation des différents régimes est souhaitable, le nouveau système de retraites par #points, risque fort de favoriser les très hauts salaires tout en permettant au gouvernement de faire des économies budgétaires… La France comptera 1,4 cotisant par retraité à partir de la fin des années 2040 selon le Conseil d’orientation des retraites (COR). Le gouvernement veut refonder le système actuel par répartition morcelé en une quarantaine de régimes et vise un nouveau système « universel », (...)

    #ans #cotisations #taux


  • #Retraites : pourquoi les Françaises s’inquiètent plus que les autres
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/09/20/20002-20180920ARTFIG00006-retraites-pourquoi-les-francaises-s-inquietent-pl


    Un vrai article de merde que je résume brièvement : les Françaises sont des connes gâtées qui ne font rien qu’à pleurer la bouche pleine !
    Bien sûr, pas un mot sur les inégalités de salaires, les difficultés d’accès aux emplois rémunérateurs ou les attaques contre les pensions en général et celles de réversion en particulier.
    Je suppose que l’article a été directement écrit par une compagnie d’assurance privée qui n’en peut plus d’attendre la privatisation du gâteau des cotisations retraites !

    26% des personnes en âge de travailler épargnent régulièrement pour leur retraite dans le monde. La France, qui dispose d’un système de protection sociale parmi les plus généreux, se situe nettement en deçà de cette moyenne, avec seulement 18% des personnes en âge de travailler qui mettent de l’argent de côté tous les mois pour leurs vieux jours. Ce taux grimpe à 33% au Royaume-Uni, 38% au Canada et 40% aux États-Unis. Bref, si les Françaises s’inquiètent pour leur retraite, elles ne sont pas plus prévoyantes et n’épargnent pas davantage que les autres.


  • En #Corée du Sud, les #retraités seuls face à la #pauvreté - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2018/08/06/coree-du-sud-retraites-seuls-face-pauvrete

    Un long métrage de fiction, plusieurs documentaires télé, des publications académiques et quantité d’articles de presse : l’histoire des « Bacchus Ladies » continue de sidérer la Corée du Sud. Le sort de ces dames âgées – la plupart ont entre 60 et 80 ans – qui se prostituent en plein Séoul pour simplement pouvoir manger a jeté une lumière crue sur un phénomène plus large : la pauvreté des #seniors. C’est que près de la moitié des plus de 66 ans vit sous le seuil de pauvreté dans le pays, un chiffre sans égal au sein des économies avancées. Enquête sur un phénomène complexe, qui, comme souvent en Corée, trahit les difficultés d’une société qui a rapidement muté.

    Les causes :
    #politiques_publiques récentes et faibles ;
    #système_de_retraite récents ;
    3° développement des #familles mononucléaires ;

    #inégalités #confucianisme


  • L’Albanie, nouvel eldorado des Italiens ?

    Pendant longtemps, les migrations trans-adriatiques entre Tirana et Rome n’allaient que dans un seul sens, d’est en ouest. Aujourd’hui, le balancier semble se rééquilibrer. #Patrons, #retraités et #étudiants italiens partent tenter leur chance en Albanie. Reportage.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Albanie-nouvel-eldorado-Italiens

    #Italie #émigration #Albanie #migrations #émigration_italienne #paywall
    cc @albertocampiphoto



  • Bernard Friot – En finir avec les luttes défensives Polémix et la Voix Off - 12 Avril 2018

    Conférence du sociologue Bernard Friot.

    Essayer d’esquiver les coups assénés aux #conquis-sociaux ne suffit pas.

    Passer à une lutte offensive commence par redonner du sens aux mots. Comme le mot « travail » : Activité consistant à produire des richesses, pas à servir le capital.
    http://polemix.dooz.org/BernardFriot1.mp3


    #Parents, #retraités, #chômeurs, #étudiants… produisent des #richesses. Et sont donc des travailleurs qui méritent un salaire.

    Lutter, c’est aussi redonner du sens à notre Histoire populaire :

    Comment, dans la France ruinée de 1946, le ministre communiste

    Ambroise Croizat construit le Régime Général de la Sécurité Sociale, conformément au Programme du CNR – Conseil National de la Résistance…

    #Plainte #Dénonciation #Construction- d-alternatives #travail #capitalisme #économie #critique_de_la_valeur #bernard_friot #salariat #emploi #politique #salaire #allocations_familiales #audio #radio


  • Retraite : la porte ouverte aux #Fonds_de_pension
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090418/retraite-la-porte-ouverte-aux-fonds-de-pension

    Jusqu’à présent, aucun gouvernement n’avait osé en #France pousser le système des retraites vers la capitalisation. Selon des documents confidentiels obtenus par Mediapart, ce tabou va être brisé. Pour la retraite supplémentaire, le projet de loi « Pacte » veut favoriser l’introduction des grandes #sociétés_de_gestion d’actifs et des fonds de pension anglo-saxons.

    #Economie #BlackRock #Bruno_Le_Maire #Jean-François_Cirelli #retraites_supplémentaires


  • Hausse de la CSG pour les #retraités : l’épine dans le pied de la majorité
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150318/hausse-de-la-csg-pour-les-retraites-l-epine-dans-le-pied-de-la-majorite

    Ce 15 mars, l’ensemble des organisations syndicales, pour une fois soudées, se mobilise contre la hausse de la contribution sociale généralisée pour certains retraités. Un sujet de fronde qui ne faiblit pas depuis son entrée en vigueur au début de l’année, et qui interroge jusque sur les bancs de La République en marche à l’Assemblée nationale.

    #France #Emmanuel_Macron #hausse_CSG #mouvement_social


  • Le veto d’Emmanuel Macron à l’amélioration des retraites agricoles | L’Humanité
    https://humanite.fr/le-veto-demmanuel-macron-lamelioration-des-retraites-agricoles-651716

    Alors que les pensions de retraite perçues par les paysans sont souvent comprises entre 700 et 850€ après une vie de travail très physique, celles des femmes sont encore inférieures car beaucoup d’entre-elles n’ont accédé au statut d’exploitante ou de co-exploitante que sur le tard.

    Cette injustice aurait pu être corrigée le 7 mars 2018, veille de la journée internationale de la femme. En effet, les députés avaient voté le 2 février, à l’unanimité, une proposition de loi du député communiste du Puy-de-Dôme André Chassaigne visant à porter la retraite minimum de 75 à 85% du SMIC, soit entre 871 et 987€ par mois. A leur tour, les sénateurs s’apprêtaient à voter hier le texte défendu par le sénateur communiste du Pas-de-Calais Dominique Watrin. La commission des affaires sociales du Sénat avait adopté la proposition de loi sans modification, se prononçant ainsi « en faveur de mesures concrètes pour les retraités agricoles … ».

    Et c’est là qu’est intervenu le gouvernement pour demander un « vote bloqué ». Cette procédure, nous dit l’article 4 alinéa 3 de la Constitution, fait de sorte que « si le gouvernement le demande, l’Assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendement proposés ou acceptés par le gouvernement ».
    Une procédure pour vider le texte de son contenu

    Pour dire les choses clairement, le gouvernement a recouru à cette procédure afin de vider le texte de son contenu pour ne pas permettre une augmentation des petites retraites perçues par une majorité de paysans et surtout de paysannes. Il est vrai que le texte visait à taxer légèrement le capitaux qui spéculent en Bourse au lieu de s’investir dans la production afin de financer cette augmentation des retraites paysannes sans augmenter les cotisation dans une profession où près d’un tiers des exploitants n’ont dégagé qu’un revenu mensuel moyen de 350€ en n2016 du fait de la chute du prix du lait, de la viande et des céréales.

    On peut donc penser que c’est avant tout l’idée de taxer les capitaux spéculatifs qui a déplu au président Macron, lui qui par ailleurs a tenu à ce que les retraités paient à la place des salariés la cotisation chômage et la cotisation maladie. Tout cela pour que les smicards aient 10€ de plus à la fin du mois sans que cela ne coûte un centime à leur patron, même quand ce dernier se nomme Bernard Arnault, quatrième fortune mondiale, Serge Dassault ou François Pinault. Ajoutons que cette misérable augmentation du salaire net a été reprise dès le mois de janvier via l’augmentation du prix des carburants et du gaz !

    Présidente du groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Ecologiste (CRCE), Eliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis a rappelé dans un rappel au règlement que « cette proposition de loi a été adoptée à l’unanimité en commission » estimant à partir de là que son adoption étant conforme, cette loi pouvait être « définitivement acquise » dans la journée du 7 mars. « C’était sans compter avec l’obstination antisociale du gouvernement qui, ce matin et seulement ce matin, a déposé un amendement annonçant un vote bloqué sur ce texte (…) Or cet amendement c’est l’enterrement du texte puisqu’il reporte sine die son application voire son existence même puisque le gouvernement entend vérifier la compatibilité de la proposition avec la future réforme des retraites », a dénoncé Eliane Assassi qualifiant cette procédure de « coup de force ».

    Du coup, le groupe CRCE a décidé de retirer de l’ordre du jour cette proposition de loi en indiquant qu’il demandait la suite de sa discussion dans son prochain espace réservé, du 16 mai prochain.
    Un « coup de force inadmissible » dénonce la Confédération paysanne

    Dans un communiqué publié hier, la Confédération paysanne évoque ce « coup de force inadmissible du gouvernement » et note que ce dernier « refuse donc de faire un geste d’urgence en direction des retraité-e-s qui auraient bénéficié de cette revalorisation dès l’adoption de cette loi. Pour rappel, beaucoup vivent avec un revenu en dessous du seuil de pauvreté et en Outre-mer certaines pensions atteignent à peine 100€ par mois. Comble du cynisme, le gouvernement, pour se justifier, invoque le « principe d’équité entre les assurés sociaux », dénonce la Confédération paysanne.

    Ajoutons que ce gouvernement n’agit jamais sans l’accord du président de la République. Moins de deux semaines après avoir inauguré avoir inauguré le Salon de l’agriculture Emmanuel Macron joue un bien mauvais tour aux retraités et futurs retraités de l’agriculture. S’est-il vengé suite aux échanges parfois rugueux qu’il eut avec la profession le 24 février ? N’a-t-il pas voulu voir que, d’une manière certaine, ces Français de la campagne sont aussi des « premiers de cordée », dans la mesure où leur travail permet à tous les autres de se nourrir au quotidien ?


  • Edinburgh principal faces revolt by 300 professors over pensions

    The new principal of Scotland’s largest university is facing a revolt from hundreds of senior staff members over his refusal to speak out against a “devastating” downgrade to their pensions.

    More than 300 professors at the University of Edinburgh have signed an open letter to Peter Mathieson, urging him to join calls for Universities UK (UUK) to back down in an industrial dispute that has caused disruption on campuses across Britain.


    https://www.thetimes.co.uk/article/f6a6234e-1bff-11e8-95c3-8b5a448e6e58
    #université #UK #Angleterre (oui, je sais, je sais... mais c’est pour le retrouver) #Ecosse #Edimbourg #université_d'Edimbourg #retraites #résistance


  • La SNCF condamnée en appel pour discrimination envers les « Chibanis », ses ex-salariés marocains
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/la-sncf-condamnee-en-appel-pour-discrimination-envers-les-chibanis-ses-

    « C’est gagné », a crié l’avocate Clélie de Lesquen-Jonas, les mains en l’air en signe de victoire. Mercredi 31 janvier, la SNCF a été condamnée en appel pour discrimination envers des cheminots marocains. Selon l’avocate, les cheminots ont en outre obtenu reconnaissance d’un « préjudice moral » pour les 848 "Chibanis" qui poursuivaient la compagnie ferroviaire. « C’est un grand soulagement, une grande satisfaction », a-t-elle commenté, plus de 12 ans après les premiers recours déposés aux Prudhommes. 

    En arabe, le mot chibani signifie « cheveux blancs ». En France, il désigne les vieux travailleurs immigrés d’origine maghrébine. La SNCF a recruté environ 2 000 Marocains dans les années 1970, grâce à une convention signée entre la France et le royaume chérifien. Ils sont aujourd’hui à la retraite. La grande majorité des plaignants étaient contractuels et n’ont pas pu bénéficier du statut des cheminots, plus avantageux et relevant d’une caisse de retraite spécifique. Une centaine, naturalisés, a pu y accéder, mais en perdant leur ancienneté.

    Ils accusaient donc la SNCF, qui conteste toute discrimination, de les avoir délibérément "cantonnés" aux plus bas niveaux de qualification et de salaires, ce qui les a pénalisés à l’heure de la retraite.

    #chibanis #sncf #travail #discrimination #droits_sociaux #retraites


  • Ehpad : le système de soins en accusation / Les maisons de retraite, " machines à broyer " Le Monde (mel transmis)

    Sept syndicats appellent à la grève mardi 30 janvier dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (#Ehpad)

    Ce mouvement de protestation est soutenu par l’association des directeurs d’établissement, qui réclament eux aussi davantage de moyens

    Aides-soignants, infirmiers, cadres de santé : les personnels déplorent une dégradation de leurs conditions de travail dans le privé et dans le public

    " Je ne souhaite à personne d’être brusqué comme on brusque les résidents ", témoigne une ex-salariée d’une maison de retraite de l’Ardèche

    " Nous devons effectuer douze à quinze toilettes par matinée ", raconte une aide-soignante, dénonçant des cadences intenables

    Les maisons de retraite, " machines à broyer "

    Confrontés à des conditions de travail éprouvantes, les salariés des Ehpad sont appelés à la grève, mardi

    LES CHIFFRES
    728 000
    C’était le nombre de résidents accueillis dans des -établis-sements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) fin 2016.

    85 ans
    La moyenne d’âge à l’entrée en établissement.

    6 pour 10
    C’est le taux moyen d’encadrement. Les directeurs d’Ehpad en réclament 8 pour 10, les syndicats de salariés 10 pour 10. Les mieux dotés sont les établissements -publics rattachés à un hôpital.

    Les chambres étaient neuves, les murs peints de couleurs vives. On avait mis des tablettes numériques et même un aquarium dans le " lieu de vie " de cette maison de retraite de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Stéphanie Crouzet, aide-soignante de 40 ans, espérait avoir trouvé enfin " un lieu où on me laisserait le temps de faire convenablement mon travail ". Un mois plus tard, les poissons étaient morts. On les avait laissés au fond du bocal, faute d’entretien.Un soir, au moment du coucher, une résidente avait confié avoir vécu " un grand luxe, parce qu’elle avait eu le droit à une douche ". C’était sa sixième en six mois.

    " L’ascenseur parlait plus souvent aux résidents que le personnel de soin ", résume l’aide-soignante,qui a préféré arrêter les remplacements dans cet établissement privé, où la chambre coûte au moins 3 000 euros par mois à un résident. Une situation extrême, de l’aveu de Stéphanie Crouzet, mais qui reflète la malaise grandissant du personnel soignant des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

    Aide-soignants, infirmiers, cadres de santé : ils sont nombreux à déplorer la dégradation de leurs conditions de travail en maison de retraite, dans le privé comme dans le public. A partager ce sentiment que " tout est fait pour inciter à la maltraitance ", constate Stéphanie Crouzet, du haut de ses onze ans d’expérience.

    " Tête, mains, cul "
    Mardi 30 janvier, tous sont appelés à une grève nationale intersyndicale inédite pour dénoncer " l’insuffisance des effectifs et des moyens ", dans ce secteur où les taux d’accidents du travail et d’absentéisme sont trois fois supérieurs à la moyenne.Un appel à la mobilisation maintenu malgré l’annonce par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, du déblocage de 50 millions d’euros, en plus des 100 millions d’euros déjà accordés fin décembre. Un " pansement pour une jambe de bois ", selon les syndicats.

    Dans un appel à témoignages publié sur LeMonde.fr, nombre d’entre eux, particulièrement éreintés et en colère, nous ont fait remonter leurs conditions de travail, comme ils le font depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux sous le hashtag #BalanceTonEhpad. Certains ont préféré l’anonymat, d’autres ont choisi de publier leur nom, pour ne plus cacher leur malaise.

    Car travailler dans un Ehpad, c’est pratiquer une gymnastique comptable de tous les instants. Jessica Colson, 34 ans, a fait et refait ses calculs. Soixante-trois résidents dans son établissement privé de Moselle. Quatre aides-soignantes le matin, deux l’après-midi. Ce qui laisse quatre minutes par patient pour lever, faire sa toilette matinale, changer et habiller ; trois minutes et vingt secondes pour déshabiller, changer, soigner, et coucher.

    Pour tenir le rythme, " on expédie en priant pour qu’il y ait le moins d’imprévus, de demandes des patients qu’on devra faire semblant de ne pas entendre ", dit Olga C., 36 ans, qui travaille dans un établissement en Bretagne. Pour la toilette, c’est la " méthode #TMC ", pour " tête, mains, cul ". Une situation qui ne fait qu’empirer avec le départ de deux de ses collègues, embauchées en contrats aidés. Depuis, Olga C. dit attendre le jour où " on mettra tous les résidents sous la même douche avec un jet pour aller plus vite ".

    Sans cesse, on tire, on saisit sans précautions, parce qu’on n’a pas le temps. Les bleus apparaissent parfois sur les bras de ces résidents à la peau qui marque si facilement. " On dit qu’ils sont tombés ", raconte Olga C.

    A table, le rythme n’est pas moins intense. Justine L., 29 ans, dont dix ans comme aide-soignante, raconte ces repas avec " quinze personnes à faire manger en une heure – ça fait quatre minutes par tête ". Alors parfois, certaines abdiquent. C’est une assiette où l’entrée, le plat chaud et le fromage sont mélangés pour réduire la durée des repas. Une " bouillie qu’on ne servirait pas à un chien ", regrette Justine L., qui désespère de " voir certains résidents se laisser mourir de faim ". " A un moment, la société s’est dit : “Ce n’est plus l’humain qui est important” ", analyse l’aide-soignante, dont la mère faisait le même métier, " mais pas dans les mêmes conditions ".

    Les traitements médicaux n’échappent pas à cette course effrénée. " Je bâcle et agis comme un robot ", raconte Mathilde Basset, infirmière de 25 ans, seule en poste pour 99 résidents répartis sur les trois étages de son Ehpad de l’Ardèche, sis au sein même de l’hôpital. " Je ne souhaite à personne d’être brusqué comme on brusque les résidents ", dit celle qui a préféré quitter fin 2017 cette " usine d’abattage qui broie l’humanité des vies qu’elle abrite, en pyjama ou en blouse blanche ", comme elle l’a expliqué dans un post Facebook partagé plus de 20 000 fois.

    Bien sûr, la situation n’est pas aussi dégradée dans tous les Ehpad de France. Nombre de soignants rappellent combien " les choix de la direction peuvent limiter la casse " ou que " des manageurs parviennent à rendre l’environnement de travail respirable ". Tous pourtant déplorent un rythme de travail devenu infernal au fil des ans.

    Car la pression n’est pas seulement sur les cadences. Chaque dépense est scrutée. Pascal N. a travaillé pendant trois ans comme cadre de santé dans un établissement public du Vaucluse. " Il fallait toujours faire avec, ou plutôt sans ", résume-t-il. Economies sur les pansements, sur les séances de kiné, les activités.

    Dans certains établissements, une règle tacite est imposée : trois " protections " par jour par résident, pas plus – souvent, les stocks sont mis sous clé. Les culottes que les résidents peuvent baisser eux-mêmes sont dix centimes plus chères ? " Qu’ils fassent dans leur couche, on viendra les changer ", donne-t-on pour consigne à Pascal N. Tant pis si cela les rend incontinents, et plus dépendants encore d’une équipe en sous-effectif chronique. " Le fric, c’était la seule logique ", dit celui qui est reparti travailler en psychiatrie, " où il n’y a pas de pression de rendement ".

    " Burn-out "
    Quelle place dans ce contre-la-montre quotidien pour les discussions, les suivis personnalisés ? Stéphanie Crouzet continue de se battre pour grapiller ces instants. Comme avec cette résidente atteinte de Parkinson qu’elle a tenté de faire marcher quelques minutes chaque jour. Jusqu’à ce que sa direction lui rétorque que " cette dame est entrée sous conditions que son état ne s’améliore pas ". " Il ne fallait pas qu’elle repose le pied par terre ", raconte l’aide-soignante. Sa collègue, elle, reçoit pour consigne d’arrêter de sourire : " Vous respirez le bonheur, ça vous rend pas crédible auprès des résidents. "

    " C’est à celle qui s’en fout le plus, et quand on s’en fout pas, on devient fou ", résume Mélanie L., aide-soignante dans le Nord de la France. Elle s’attriste de voir des personnels arrivés là seulement parce que ça embauchait, sans " vocation ni envie de prendre soin ". Les difficultés de recrutement sont immenses pour les directions : même les écoles d’aide-soignants ne font plus le plein.

    A l’inverse, Mélanie L. dit avoir toujours eu " le goût des vieux ". De leurs cheveux fins et de leurs rides qui font " comme des cartes d’un pays étranger ". Toucher leur peau, la laver, en prendre soin, " c’est un peu comme si je partais en voyage ", dit-elle souvent à ses proches. Depuis deux mois pourtant, cette femme de 46 ans, dont vingt-six dans des maisons de retraite, a pris de la distance. " Burn-out ", a répondu son médecin, quand elle lui a raconté ses insomnies, ses tendinites à répétition, ses douleurs de dos, sa " boule de nerfs au ventre ", ses infections urinaires sans fin. " Le corps qui sort le drapeau blanc ", dit-elle pudiquement pour résumer une bataille qui durait pourtant depuis plusieurs années déjà.

    Pour Jessica Colson, la " machine à broyer " est en place. L’aide-soignante dit avoir " souvent envie de tout lâcher ". Quand elle en parle, elle ne dit plus " si je craque ", mais " quand je craquerai ".

    Charlotte Chabas

    Personnels et directeurs unis pour une mobilisation inédite

    L’octroi, jeudi 25 janvier, d’une nouvelle enveloppe de 50 millions d’euros par le gouvernement n’a pas convaincu

    C’est une première. Mardi 30 janvier, les personnels des maisons de retraite sont appelés à la grève par sept syndicats (CGT, CFDT, FO, UNSA, CFTC, CFE-CGC et SUD) avec le soutien de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA). Des débrayages dans les établissements et des rassemblements sont prévus dans toute la France, dont un devant le ministère de la santé, à Paris. Il n’est pas prévu que les représentants syndicaux y soient reçus.

    " Il est inadmissible de ne pas prendre en compte la souffrance au quotidien que subissent professionnel, et par là même personnes âgées et familles ", commentent les organisations syndicales dans un communiqué publié dimanche 28 janvier.

    Voici plusieurs mois qu’elles sonnent l’alarme sur la détérioration des conditions de travail dans les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), et par conséquent la dégradation de l’accompagnement des résidents. Ces derniers arrivent en établissement de plus en plus âgés, atteints de handicaps physiques et de troubles psychiques de plus en plus importants. Le personnel n’est pas assez nombreux ni assez préparé.

    " Nous devons effectuer douze à quinze toilettes par matinée, a témoigné Sandrine Ossart, aide-soignante dans un Ehpad de Nantes et militante CGT, le premier syndicat du secteur, jeudi, lors d’une conférence de presse. Pour le lever, l’habillage et la mise au fauteuil, nous avons dix minutes. A l’école, il nous en fallait quarante. On sert les aliments mixés parce que ça va plus vite. Les résidents ne sortent plus. Ils font leurs besoins dans leurs protections parce qu’on n’a pas le temps de les accompagner aux toilettes. "

    " On arrive au bout "
    " Cela fait des années que cette mobilisation sociale couve. Le système ne tient plus que sur les bonnes volontés des salariés, on arrive au bout, commente Claude Jarry, de la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées. Je me réjouis que les salariés lancent ces revendications et j’espère que les familles vont aussi faire les mêmes demandes. "

    La première réclamation du mouvement est l’augmentation du taux d’encadrement en Ehpad. Variable selon les établissements, il est aujourd’hui en moyenne de 6 soignants pour 10 résidents. Les syndicats réclament le " un pour un " (ou 10 soignants pour 10 résidents). Aujourd’hui, un tiers des établissements n’ont pas de médecin coordinateur. " C’est tout simplement illégal ! ", relève Jean-Paul Zerbib, au nom de la CFE-CGC.

    La réforme du financement des établissements, votée sous le précédent quinquennat et mise en œuvre par le gouvernement, est en outre dans le viseur. " Cela consiste à prendre aux moins pauvres, qui ont un ratio d’encadrement de 7 pour 10, pour donner aux plus pauvres, qui sont à 5,5 ", s’insurge Pascal Champvert, président de l’AD-PA. Les syndicats demandent également un renforcement de l’attractivité des métiers du secteur, qui peine à recruter.

    La ministre de la santé, #Agnès_Buzyn, tente depuis plusieurs jours d’éteindre l’incendie. Elle s’est élevée, vendredi, lors d’une visite dans un établissement relativement bien doté de Chevreuse (Yvelines), contre un " “Ehpad bashing” qui pointe des dysfonctionnements ". " Je ne veux pas les nier, mais ce ne sont pas des généralités ", a-t-elle affirmé, annonçant le lancement d’une enquête de satisfaction en Ehpad, comme il en existe à l’hôpital.

    Mme Buzyn s’est en outre engagée à ce que la réforme de la tarification n’aboutisse à " aucune réduction de postes ". Un médiateur sera nommé afin de suivre sa mise œuvre. La ministre a rappelé que les moyens alloués aux Ehpad ont été augmentés de 100 millions d’euros dans le budget 2018 de la Sécurité sociale, dont 72 millions d’euros pour créer des postes de soignants, et 28 millions pour les établissements en difficulté. Une enveloppe supplémentaire de 50 millions d’euros a été annoncée pour ces derniers, jeudi. En vain, l’appel à la mobilisation a été maintenu.

    Ces mesures sont qualifiées par les syndicats de " broutilles " et de " provocation " au regard des besoins. " Il ne s’agit pas d’un problème qui concerne seulement quelques établissements en difficulté, mais du sort que veut réserver la nation à ses aînés ", affirme Jean-Claude Stutz, secrétaire national adjoint de l’UNSA Santé-sociaux. Une réforme globale du financement du secteur, réclamée par les syndicats, a été annoncée par plusieurs gouvernements, mais n’a jamais été réalisée.

    Ch. C. et Gaëlle Dupont

    #santé #retraités #cadences #Burn-out #aides_soignantes #infirmières #vieux #broutilles #gouvernement


  • En #Argentine, Macri passe en force pour imposer sa réforme des retraites
    https://www.mediapart.fr/journal/international/251217/en-argentine-macri-passe-en-force-pour-imposer-sa-reforme-des-retraites

    La réforme des retraites a été adoptée le 19 décembre, au terme de plus de douze heures de débat. La colère des dizaines de milliers de manifestants n’a pas suffi à faire changer de cap l’exécutif. Mais ces journées d’opposition, marquées par des heurts violents avec les forces de l’ordre, ont ouvert un nouvel espace pour l’opposition au macrisme.

    #International #Cristina_Kirchner #Mauricio_Macri #retraités #violences_policières


  • RAPPORT #notre #dame #des #landes
    https://nantes.indymedia.org/articles/39408

    EDOUARD PHILIPPE a le dernier rapport concernant l’opportunité d’un futur #aéroport à Notre Dame des Landes

    #Education #Economie #Ecologie #Racisme #Répression #Resistances #contrôle #social #notre-dame-des-landes #luttes #salariales #/ #prisons #centres #de #rétention #précarité #antifascisme #libérations #nationales #retraites #lutte #genre #loi #loitravail #anti-repression #travail #loi_travail #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #mouvement #exclusion #chômage #sexualités #Nantes #Education,Economie,Ecologie,Racisme,Répression,Resistances,contrôle,social,aéroport,notre-dame-des-landes,luttes,salariales,/,prisons,centres,de,rétention,précarité,antifascisme,libérations,nationales,retraites,des,lutte,notre,dame,landes,genre,loi,loitravail,anti-repression,travail,loi_travail,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement,exclusion,chômage,sexualités


  • Dix syndicats de retraités se mobilisent « pour une vie digne en Ehpad » | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/dix-syndicats-de-retraites-se-mobilisent-pour-une-vie-digne-en-ehpad-645858

    Depuis la grève de 117 jours des soignantes de l’Ehpad les Opalines de Foucherans (Jura), la situation parfois dramatique des Ehpad ne fait plus mystère pour personne. Une étude parlementaire est à l’ordre du jour faisant suite à la mission « flash » mise en place par la Commission des affaires socialesde l’Assemblée nationale, cet été. Elle a abouti au même constat que celui dénoncé par les aides soignantes du Jura : des séjours bien trop chers pour les résidents et leurs familles qui doivent assumer 75% du coût de l’hébergement. Une prise en charge fleuretant avec la maltraitance en raison notamment des sous-effectifs chroniques de personnels soignants.

    Les dix syndicats (CGT retraités, UCR FO, CFDT retraités, CFE CGC, la FSU, Solidaires retraités, les retraités de la Fonction publique, Loisirs Solidarités retraités (LSR) et Ensemble & Solidaires – UNRPA), enfoncent le clou. « Afin que les séjours en EHPAD soient de qualité et qu’ils respectent la dignité des résidents », ils demandent que le financement de la prise en charge en Ehpad soit repensé de manière « solidaire, pérenne de la perte d’autonomie et reposant sur la sécurité sociale dans le cadre de la solidarité nationale ». Les dix organisations exigent également le recrutement de personnels qualifiés et l’application du ratio d’encadrement d’un emploi par résident inscrit dans le plan solidarité grand âge de 2006.

    La nouvelle tarification des établissements est également dans le viseur des retraités. La convergence des tarifs dépendance et soins entraîne une baisse des recettes des Ehpad de 20%. Les plus touchés étant les établissements publics. La ministre de la santé et des affaires sociales, Agnès Buzyn, qui rencontrait la presse, ce mardi, a confirmé cette information et indiqué qu’en 2018 une aide de 28 millions, répartis dans les établissements par les Agences régionales de santé (ARS), leur est destinée.

    #vieux #EHPAD #retraités #maltraitance #soin


  • On Bloque #tout ! On Bloque l’économie !
    https://nantes.indymedia.org/articles/39036

    Après toutes les lois Sarkozy et celles des autres avant lui. Après les lois Macron, qui ont pris les travailleurs le droit #de choisir leur aide aux prud’hommes. Après la #loi El Khomri (inspiré par Macron), et son cortège de destructions, notamment des prud’hommes. Après les ordonnances, qui finissent d’achever les CHSCT. Le groupe CGT nous propose une nouvelle « balade », le groupe CFDT « des demandes de négociations » ! Pour la CNT 49 c’est non, la colère est là, il y a moyens avec pas #mal d’orgas de pouvoir converger vers la grève générale et centraliser toutes les #luttes, agricoles, apl, violence sexiste, loi ttravail, sécu, animale, écologie, etc...

    #Guerre #Education #Economie #Contre-sommets #Ecologie #Racisme #Répression #Santé #Resistances #contrôle #social #aéroport #notre-dame-des-landes #salariales #bouffe #/ #-ismes #en #genres #_anarch-fémin #prisons #centres #rétention #précarité #actions #directes #antifascisme #libérations #nationales #quartiers #populaires #transports #gratuits #retraites #lutte #genre #loitravail #anti-repression #travail #loi_travail #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #mouvement #immigration #sans-papieres #frontieres #exclusion #chômage #sexualités #Angers #Guerre,Education,Economie,Contre-sommets,Ecologie,Racisme,Répression,Santé,Resistances,contrôle,social,aéroport,notre-dame-des-landes,luttes,salariales,bouffe,/,mal,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,prisons,centres,de,rétention,précarité,actions,directes,antifascisme,libérations,nationales,quartiers,populaires,transports,gratuits,retraites,lutte,genre,loi,loitravail,anti-repression,travail,loi_travail,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement,immigration,sans-papieres,frontieres,exclusion,chômage,sexualités



  • #Retraites : chronique d’une #réforme annoncée
    http://www.miroirsocial.com/actualite/15059/retraites-chronique-d-une-reforme-annoncee

    Par ailleurs, quel que soit le scénario envisagé par le COR, le niveau de vie des retraités comparé à celui de la population (notamment des actifs) devrait continuer de croître pendant quelques années puis, aux alentours de 2020, commencer à se dégrader durablement pour les 50 ans à venir, d’autant plus fortement que la croissance de la productivité du travail (donc les revenus d’activité) serait forte. Ainsi, en 2070, le pouvoir d’achat relatif des retraités s’établirait entre 81 et 95 % de celui du reste de la population, contre 106,1 % en 2014. « Un risque de #pauvreté chez certains retraités appelle, pour l’avenir, une attention particulière », souligne le CSR. À ce sujet, le jury citoyen auprès du comité a fait part de sa préoccupation face à la #dégradation annoncée de ce niveau de vie, dans un contexte où les évolutions sociales et sociologiques tendent à alourdir les charges de famille pesant sur les jeunes retraités.

    Le CSR laisse au gouvernement le choix entre intégrer les mesures de retour à l’équilibre à la réforme systémique prévue en 2018 ou les dissocier en faisant intervenir ces ajustements « en amont, dans les premières années de la législature ». Dans ce dernier cas, et vu le retour de l’inflation attendu en 2017, « le gouvernement va devoir s’interroger sur un éventuel gel ou une sous-indexation des pensions » mais au risque de « poser des difficultés d’acceptation au moment de la hausse de la CSG ». Qu’avec des jolis mots ces choses-là sont dites !

    Quel sort sera réservé aux recommandations du CSR ? Le Premier Ministre a seulement précisé, dans un communiqué, que « le gouvernement informera le Parlement des suites à donner dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 », cet automne. Le 24 février 2017, le candidat Emmanuel Macron déclarait à RMC : « je ne veux pas faire d’#économie sur le dos de ceux qui sont à la retraite ». Quand on sait que, dès l’année prochaine, 60 % des retraités vont subir une augmentation de 1,7 % de CSG après quatre années sans revalorisation de leur pension, on ne peut qu’être dubitatif !
    Quelles seraient les conséquences du passage à une retraite « intégrale » par points ?
    La plupart des régimes publics de retraite, notamment le régime de base du secteur privé, fonctionnent aujourd’hui par « annuités ». Dans ces régimes, les droits sont calculés en fonction d’une durée de #cotisation et d’un niveau de salaire et ils peuvent être liquidés à partir d’un âge donné.

    Dans un régime par points, les cotisations versées par les actifs sont converties en points de retraites en divisant le montant des cotisations par le salaire de référence de l’année considérée.

    Les points obtenus annuellement sont alors cumulés tout au long de la carrière des cotisants. À la liquidation des droits, le montant de la retraite est déterminé en multipliant l’ensemble des points accumulés par la valeur de service du point.

    Les régimes par points sont donc par nature contributifs, le montant de la retraite servie est en effet étroitement lié à l’effort contributif du salarié, puisque celui-ci est proportionnel au nombre total de points acquis pendant toute la durée de la carrière professionnelle, y compris pour les périodes de maladie et de chômage. Toutefois, cette #contributivité peut être complétée par la volonté des partenaires sociaux d’y assortir des mécanismes de #solidarité pour attribuer des compléments au titre des droits familiaux, ce qui est le cas dans les régimes complémentaires.

    Pour le secteur privé, la transformation du régime de base en régime par points aurait pour conséquence d’uniformiser les réglementations des régimes préexistants. Dans cette éventualité, à quoi bon faire coexister deux piliers obéissant aux mêmes règles ?

    La première conséquence structurelle de cette réforme serait la fusion des régimes de base (CNAVTS, MSA) avec les régimes complémentaires (ARRCO, AGIRC, IRCANTEC).
    La deuxième conséquence se traduirait par le renforcement du caractère contributif du nouveau régime de retraite puisque l’ensemble de la carrière (et plus les 25 meilleures années au régime général) serait pris en considération. Sans plafond ? Ainsi, les petites retraites d’aujourd’hui seraient encore plus basses et les retraites les plus élevées le seraient encore plus demain dans ce système qui se révèlerait encore plus #inégalitaire, donc plus injuste.
    La troisième conséquence (et non des moindres) ferait que ce régime unique par points se transformerait en régime a minima. En effet, l’intervention de l’État, co-financeur du régime, serait omniprésente. L’obligation d’équilibre financier permanent, compte tenu des engagements européens, pèserait sur la fixation des paramètres financiers (valeur d’acquisition et de liquidation du point).

    De plus, les politiques d’exonérations de cotisations de Sécurité sociale développées depuis plusieurs années seraient incompatibles avec un tel régime, à moins que l’État ne s’engage à compenser la totalité de ces #exonérations. Inexorablement, ce pilier verrait son rôle et son taux de remplacement se réduire pour se transformer en régime universel d’État, synonyme de filet de sécurité. Et au final, la « nécessité » de (re)mettre en place un deuxième pilier, se révèlerait quasi indispensable, mais cette fois par #capitalisation.



  • Americans Are Dying Younger, Saving Corporations Billions - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-08-08/americans-are-dying-younger-saving-corporations-billions

    In 2015, the American death rate—the age-adjusted share of Americans dying—rose slightly for the first time since 1999. And over the last two years, at least 12 large companies, from Verizon to General Motors, have said recent slips in mortality improvement have led them to reduce their estimates for how much they could owe retirees by upward of a combined $9.7 billion, according to a Bloomberg analysis of company filings. “Revised assumptions indicating a shortened longevity,” for instance, led Lockheed Martin to adjust its estimated retirement obligations downward by a total of about $1.6 billion for 2015 and 2016, it said in its most recent annual report.

    Mortality trends are only a small piece of the calculation companies make when estimating what they’ll owe retirees, and indeed, other factors actually led Lockheed’s pension obligations to rise last year. Variables such as asset returns, salary levels, and health care costs can cause big swings in what companies expect to pay retirees. The fact that people are dying slightly younger won’t cure corporate America’s pension woes—but the fact that companies are taking it into account shows just how serious the shift in America’s mortality trends is.

    [...]

    Absent a war or an epidemic, it’s unusual and alarming for life expectancies in developed countries to stop improving, let alone to worsen. “Mortality is sort of the tip of the iceberg,” says Laudan Aron, a demographer and senior fellow at the Urban Institute. “It really is a reflection of a lot of underlying conditions of life.” The falling trajectory of American life expectancies, especially when compared to those in some other wealthy countries, should be “as urgent a national issue as any other that’s on our national agenda,” she says.

    #espérance_de_vie #mortalité #Etats-Unis #pays_développés #retraites


  • « Veiller sur mes parents » : faire payer la relation humaine rend les facteurs mal à l’aise
    https://www.bastamag.net/Veiller-sur-mes-parents-faire-payer-la-relation-humaine-rend-les-facteurs-

    La Poste a lancé le service « Veiller sur mes parents » le 22 mai 2017 à grand renfort de publicité. Elle propose un ou plusieurs passages par semaine du facteur au domicile de personnes âgées, suivi d’un compte rendu de la visite par le biais d’une application sur smartphone. Un service payant pour se positionner sur le marché du vieillissement de la population, alors que les politiques publiques tardent à répondre à cet enjeu démographique. « Tu te rends compte qu’avant ils gardaient les parents à la (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Retraites, #Services_publics, Santé

    #Santé_