• Edinburgh principal faces revolt by 300 professors over pensions

    The new principal of Scotland’s largest university is facing a revolt from hundreds of senior staff members over his refusal to speak out against a “devastating” downgrade to their pensions.

    More than 300 professors at the University of Edinburgh have signed an open letter to Peter Mathieson, urging him to join calls for Universities UK (UUK) to back down in an industrial dispute that has caused disruption on campuses across Britain.


    https://www.thetimes.co.uk/article/f6a6234e-1bff-11e8-95c3-8b5a448e6e58
    #université #UK #Angleterre (oui, je sais, je sais... mais c’est pour le retrouver) #Ecosse #Edimbourg #université_d'Edimbourg #retraites #résistance

  • La SNCF condamnée en appel pour discrimination envers les « Chibanis », ses ex-salariés marocains
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/la-sncf-condamnee-en-appel-pour-discrimination-envers-les-chibanis-ses-

    « C’est gagné », a crié l’avocate Clélie de Lesquen-Jonas, les mains en l’air en signe de victoire. Mercredi 31 janvier, la SNCF a été condamnée en appel pour discrimination envers des cheminots marocains. Selon l’avocate, les cheminots ont en outre obtenu reconnaissance d’un « préjudice moral » pour les 848 "Chibanis" qui poursuivaient la compagnie ferroviaire. « C’est un grand soulagement, une grande satisfaction », a-t-elle commenté, plus de 12 ans après les premiers recours déposés aux Prudhommes. 

    En arabe, le mot chibani signifie « cheveux blancs ». En France, il désigne les vieux travailleurs immigrés d’origine maghrébine. La SNCF a recruté environ 2 000 Marocains dans les années 1970, grâce à une convention signée entre la France et le royaume chérifien. Ils sont aujourd’hui à la retraite. La grande majorité des plaignants étaient contractuels et n’ont pas pu bénéficier du statut des cheminots, plus avantageux et relevant d’une caisse de retraite spécifique. Une centaine, naturalisés, a pu y accéder, mais en perdant leur ancienneté.

    Ils accusaient donc la SNCF, qui conteste toute discrimination, de les avoir délibérément "cantonnés" aux plus bas niveaux de qualification et de salaires, ce qui les a pénalisés à l’heure de la retraite.

    #chibanis #sncf #travail #discrimination #droits_sociaux #retraites

  • Ehpad : le système de soins en accusation / Les maisons de retraite, " machines à broyer " Le Monde (mel transmis)

    Sept syndicats appellent à la grève mardi 30 janvier dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (#Ehpad)

    Ce mouvement de protestation est soutenu par l’association des directeurs d’établissement, qui réclament eux aussi davantage de moyens

    Aides-soignants, infirmiers, cadres de santé : les personnels déplorent une dégradation de leurs conditions de travail dans le privé et dans le public

    " Je ne souhaite à personne d’être brusqué comme on brusque les résidents ", témoigne une ex-salariée d’une maison de retraite de l’Ardèche

    " Nous devons effectuer douze à quinze toilettes par matinée ", raconte une aide-soignante, dénonçant des cadences intenables

    Les maisons de retraite, " machines à broyer "

    Confrontés à des conditions de travail éprouvantes, les salariés des Ehpad sont appelés à la grève, mardi

    LES CHIFFRES
    728 000
    C’était le nombre de résidents accueillis dans des -établis-sements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) fin 2016.

    85 ans
    La moyenne d’âge à l’entrée en établissement.

    6 pour 10
    C’est le taux moyen d’encadrement. Les directeurs d’Ehpad en réclament 8 pour 10, les syndicats de salariés 10 pour 10. Les mieux dotés sont les établissements -publics rattachés à un hôpital.

    Les chambres étaient neuves, les murs peints de couleurs vives. On avait mis des tablettes numériques et même un aquarium dans le " lieu de vie " de cette maison de retraite de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Stéphanie Crouzet, aide-soignante de 40 ans, espérait avoir trouvé enfin " un lieu où on me laisserait le temps de faire convenablement mon travail ". Un mois plus tard, les poissons étaient morts. On les avait laissés au fond du bocal, faute d’entretien.Un soir, au moment du coucher, une résidente avait confié avoir vécu " un grand luxe, parce qu’elle avait eu le droit à une douche ". C’était sa sixième en six mois.

    " L’ascenseur parlait plus souvent aux résidents que le personnel de soin ", résume l’aide-soignante,qui a préféré arrêter les remplacements dans cet établissement privé, où la chambre coûte au moins 3 000 euros par mois à un résident. Une situation extrême, de l’aveu de Stéphanie Crouzet, mais qui reflète la malaise grandissant du personnel soignant des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

    Aide-soignants, infirmiers, cadres de santé : ils sont nombreux à déplorer la dégradation de leurs conditions de travail en maison de retraite, dans le privé comme dans le public. A partager ce sentiment que " tout est fait pour inciter à la maltraitance ", constate Stéphanie Crouzet, du haut de ses onze ans d’expérience.

    " Tête, mains, cul "
    Mardi 30 janvier, tous sont appelés à une grève nationale intersyndicale inédite pour dénoncer " l’insuffisance des effectifs et des moyens ", dans ce secteur où les taux d’accidents du travail et d’absentéisme sont trois fois supérieurs à la moyenne.Un appel à la mobilisation maintenu malgré l’annonce par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, du déblocage de 50 millions d’euros, en plus des 100 millions d’euros déjà accordés fin décembre. Un " pansement pour une jambe de bois ", selon les syndicats.

    Dans un appel à témoignages publié sur LeMonde.fr, nombre d’entre eux, particulièrement éreintés et en colère, nous ont fait remonter leurs conditions de travail, comme ils le font depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux sous le hashtag #BalanceTonEhpad. Certains ont préféré l’anonymat, d’autres ont choisi de publier leur nom, pour ne plus cacher leur malaise.

    Car travailler dans un Ehpad, c’est pratiquer une gymnastique comptable de tous les instants. Jessica Colson, 34 ans, a fait et refait ses calculs. Soixante-trois résidents dans son établissement privé de Moselle. Quatre aides-soignantes le matin, deux l’après-midi. Ce qui laisse quatre minutes par patient pour lever, faire sa toilette matinale, changer et habiller ; trois minutes et vingt secondes pour déshabiller, changer, soigner, et coucher.

    Pour tenir le rythme, " on expédie en priant pour qu’il y ait le moins d’imprévus, de demandes des patients qu’on devra faire semblant de ne pas entendre ", dit Olga C., 36 ans, qui travaille dans un établissement en Bretagne. Pour la toilette, c’est la " méthode #TMC ", pour " tête, mains, cul ". Une situation qui ne fait qu’empirer avec le départ de deux de ses collègues, embauchées en contrats aidés. Depuis, Olga C. dit attendre le jour où " on mettra tous les résidents sous la même douche avec un jet pour aller plus vite ".

    Sans cesse, on tire, on saisit sans précautions, parce qu’on n’a pas le temps. Les bleus apparaissent parfois sur les bras de ces résidents à la peau qui marque si facilement. " On dit qu’ils sont tombés ", raconte Olga C.

    A table, le rythme n’est pas moins intense. Justine L., 29 ans, dont dix ans comme aide-soignante, raconte ces repas avec " quinze personnes à faire manger en une heure – ça fait quatre minutes par tête ". Alors parfois, certaines abdiquent. C’est une assiette où l’entrée, le plat chaud et le fromage sont mélangés pour réduire la durée des repas. Une " bouillie qu’on ne servirait pas à un chien ", regrette Justine L., qui désespère de " voir certains résidents se laisser mourir de faim ". " A un moment, la société s’est dit : “Ce n’est plus l’humain qui est important” ", analyse l’aide-soignante, dont la mère faisait le même métier, " mais pas dans les mêmes conditions ".

    Les traitements médicaux n’échappent pas à cette course effrénée. " Je bâcle et agis comme un robot ", raconte Mathilde Basset, infirmière de 25 ans, seule en poste pour 99 résidents répartis sur les trois étages de son Ehpad de l’Ardèche, sis au sein même de l’hôpital. " Je ne souhaite à personne d’être brusqué comme on brusque les résidents ", dit celle qui a préféré quitter fin 2017 cette " usine d’abattage qui broie l’humanité des vies qu’elle abrite, en pyjama ou en blouse blanche ", comme elle l’a expliqué dans un post Facebook partagé plus de 20 000 fois.

    Bien sûr, la situation n’est pas aussi dégradée dans tous les Ehpad de France. Nombre de soignants rappellent combien " les choix de la direction peuvent limiter la casse " ou que " des manageurs parviennent à rendre l’environnement de travail respirable ". Tous pourtant déplorent un rythme de travail devenu infernal au fil des ans.

    Car la pression n’est pas seulement sur les cadences. Chaque dépense est scrutée. Pascal N. a travaillé pendant trois ans comme cadre de santé dans un établissement public du Vaucluse. " Il fallait toujours faire avec, ou plutôt sans ", résume-t-il. Economies sur les pansements, sur les séances de kiné, les activités.

    Dans certains établissements, une règle tacite est imposée : trois " protections " par jour par résident, pas plus – souvent, les stocks sont mis sous clé. Les culottes que les résidents peuvent baisser eux-mêmes sont dix centimes plus chères ? " Qu’ils fassent dans leur couche, on viendra les changer ", donne-t-on pour consigne à Pascal N. Tant pis si cela les rend incontinents, et plus dépendants encore d’une équipe en sous-effectif chronique. " Le fric, c’était la seule logique ", dit celui qui est reparti travailler en psychiatrie, " où il n’y a pas de pression de rendement ".

    " Burn-out "
    Quelle place dans ce contre-la-montre quotidien pour les discussions, les suivis personnalisés ? Stéphanie Crouzet continue de se battre pour grapiller ces instants. Comme avec cette résidente atteinte de Parkinson qu’elle a tenté de faire marcher quelques minutes chaque jour. Jusqu’à ce que sa direction lui rétorque que " cette dame est entrée sous conditions que son état ne s’améliore pas ". " Il ne fallait pas qu’elle repose le pied par terre ", raconte l’aide-soignante. Sa collègue, elle, reçoit pour consigne d’arrêter de sourire : " Vous respirez le bonheur, ça vous rend pas crédible auprès des résidents. "

    " C’est à celle qui s’en fout le plus, et quand on s’en fout pas, on devient fou ", résume Mélanie L., aide-soignante dans le Nord de la France. Elle s’attriste de voir des personnels arrivés là seulement parce que ça embauchait, sans " vocation ni envie de prendre soin ". Les difficultés de recrutement sont immenses pour les directions : même les écoles d’aide-soignants ne font plus le plein.

    A l’inverse, Mélanie L. dit avoir toujours eu " le goût des vieux ". De leurs cheveux fins et de leurs rides qui font " comme des cartes d’un pays étranger ". Toucher leur peau, la laver, en prendre soin, " c’est un peu comme si je partais en voyage ", dit-elle souvent à ses proches. Depuis deux mois pourtant, cette femme de 46 ans, dont vingt-six dans des maisons de retraite, a pris de la distance. " Burn-out ", a répondu son médecin, quand elle lui a raconté ses insomnies, ses tendinites à répétition, ses douleurs de dos, sa " boule de nerfs au ventre ", ses infections urinaires sans fin. " Le corps qui sort le drapeau blanc ", dit-elle pudiquement pour résumer une bataille qui durait pourtant depuis plusieurs années déjà.

    Pour Jessica Colson, la " machine à broyer " est en place. L’aide-soignante dit avoir " souvent envie de tout lâcher ". Quand elle en parle, elle ne dit plus " si je craque ", mais " quand je craquerai ".

    Charlotte Chabas

    Personnels et directeurs unis pour une mobilisation inédite

    L’octroi, jeudi 25 janvier, d’une nouvelle enveloppe de 50 millions d’euros par le gouvernement n’a pas convaincu

    C’est une première. Mardi 30 janvier, les personnels des maisons de retraite sont appelés à la grève par sept syndicats (CGT, CFDT, FO, UNSA, CFTC, CFE-CGC et SUD) avec le soutien de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA). Des débrayages dans les établissements et des rassemblements sont prévus dans toute la France, dont un devant le ministère de la santé, à Paris. Il n’est pas prévu que les représentants syndicaux y soient reçus.

    " Il est inadmissible de ne pas prendre en compte la souffrance au quotidien que subissent professionnel, et par là même personnes âgées et familles ", commentent les organisations syndicales dans un communiqué publié dimanche 28 janvier.

    Voici plusieurs mois qu’elles sonnent l’alarme sur la détérioration des conditions de travail dans les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), et par conséquent la dégradation de l’accompagnement des résidents. Ces derniers arrivent en établissement de plus en plus âgés, atteints de handicaps physiques et de troubles psychiques de plus en plus importants. Le personnel n’est pas assez nombreux ni assez préparé.

    " Nous devons effectuer douze à quinze toilettes par matinée, a témoigné Sandrine Ossart, aide-soignante dans un Ehpad de Nantes et militante CGT, le premier syndicat du secteur, jeudi, lors d’une conférence de presse. Pour le lever, l’habillage et la mise au fauteuil, nous avons dix minutes. A l’école, il nous en fallait quarante. On sert les aliments mixés parce que ça va plus vite. Les résidents ne sortent plus. Ils font leurs besoins dans leurs protections parce qu’on n’a pas le temps de les accompagner aux toilettes. "

    " On arrive au bout "
    " Cela fait des années que cette mobilisation sociale couve. Le système ne tient plus que sur les bonnes volontés des salariés, on arrive au bout, commente Claude Jarry, de la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées. Je me réjouis que les salariés lancent ces revendications et j’espère que les familles vont aussi faire les mêmes demandes. "

    La première réclamation du mouvement est l’augmentation du taux d’encadrement en Ehpad. Variable selon les établissements, il est aujourd’hui en moyenne de 6 soignants pour 10 résidents. Les syndicats réclament le " un pour un " (ou 10 soignants pour 10 résidents). Aujourd’hui, un tiers des établissements n’ont pas de médecin coordinateur. " C’est tout simplement illégal ! ", relève Jean-Paul Zerbib, au nom de la CFE-CGC.

    La réforme du financement des établissements, votée sous le précédent quinquennat et mise en œuvre par le gouvernement, est en outre dans le viseur. " Cela consiste à prendre aux moins pauvres, qui ont un ratio d’encadrement de 7 pour 10, pour donner aux plus pauvres, qui sont à 5,5 ", s’insurge Pascal Champvert, président de l’AD-PA. Les syndicats demandent également un renforcement de l’attractivité des métiers du secteur, qui peine à recruter.

    La ministre de la santé, #Agnès_Buzyn, tente depuis plusieurs jours d’éteindre l’incendie. Elle s’est élevée, vendredi, lors d’une visite dans un établissement relativement bien doté de Chevreuse (Yvelines), contre un " “Ehpad bashing” qui pointe des dysfonctionnements ". " Je ne veux pas les nier, mais ce ne sont pas des généralités ", a-t-elle affirmé, annonçant le lancement d’une enquête de satisfaction en Ehpad, comme il en existe à l’hôpital.

    Mme Buzyn s’est en outre engagée à ce que la réforme de la tarification n’aboutisse à " aucune réduction de postes ". Un médiateur sera nommé afin de suivre sa mise œuvre. La ministre a rappelé que les moyens alloués aux Ehpad ont été augmentés de 100 millions d’euros dans le budget 2018 de la Sécurité sociale, dont 72 millions d’euros pour créer des postes de soignants, et 28 millions pour les établissements en difficulté. Une enveloppe supplémentaire de 50 millions d’euros a été annoncée pour ces derniers, jeudi. En vain, l’appel à la mobilisation a été maintenu.

    Ces mesures sont qualifiées par les syndicats de " broutilles " et de " provocation " au regard des besoins. " Il ne s’agit pas d’un problème qui concerne seulement quelques établissements en difficulté, mais du sort que veut réserver la nation à ses aînés ", affirme Jean-Claude Stutz, secrétaire national adjoint de l’UNSA Santé-sociaux. Une réforme globale du financement du secteur, réclamée par les syndicats, a été annoncée par plusieurs gouvernements, mais n’a jamais été réalisée.

    Ch. C. et Gaëlle Dupont

    #santé #retraités #cadences #Burn-out #aides_soignantes #infirmières #vieux #broutilles #gouvernement

  • En #Argentine, Macri passe en force pour imposer sa réforme des retraites
    https://www.mediapart.fr/journal/international/251217/en-argentine-macri-passe-en-force-pour-imposer-sa-reforme-des-retraites

    La réforme des retraites a été adoptée le 19 décembre, au terme de plus de douze heures de débat. La colère des dizaines de milliers de manifestants n’a pas suffi à faire changer de cap l’exécutif. Mais ces journées d’opposition, marquées par des heurts violents avec les forces de l’ordre, ont ouvert un nouvel espace pour l’opposition au macrisme.

    #International #Cristina_Kirchner #Mauricio_Macri #retraités #violences_policières

  • RAPPORT #notre #dame #des #landes
    https://nantes.indymedia.org/articles/39408

    EDOUARD PHILIPPE a le dernier rapport concernant l’opportunité d’un futur #aéroport à Notre Dame des Landes

    #Education #Economie #Ecologie #Racisme #Répression #Resistances #contrôle #social #notre-dame-des-landes #luttes #salariales #/ #prisons #centres #de #rétention #précarité #antifascisme #libérations #nationales #retraites #lutte #genre #loi #loitravail #anti-repression #travail #loi_travail #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #mouvement #exclusion #chômage #sexualités #Nantes #Education,Economie,Ecologie,Racisme,Répression,Resistances,contrôle,social,aéroport,notre-dame-des-landes,luttes,salariales,/,prisons,centres,de,rétention,précarité,antifascisme,libérations,nationales,retraites,des,lutte,notre,dame,landes,genre,loi,loitravail,anti-repression,travail,loi_travail,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement,exclusion,chômage,sexualités

  • Dix syndicats de retraités se mobilisent « pour une vie digne en Ehpad » | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/dix-syndicats-de-retraites-se-mobilisent-pour-une-vie-digne-en-ehpad-645858

    Depuis la grève de 117 jours des soignantes de l’Ehpad les Opalines de Foucherans (Jura), la situation parfois dramatique des Ehpad ne fait plus mystère pour personne. Une étude parlementaire est à l’ordre du jour faisant suite à la mission « flash » mise en place par la Commission des affaires socialesde l’Assemblée nationale, cet été. Elle a abouti au même constat que celui dénoncé par les aides soignantes du Jura : des séjours bien trop chers pour les résidents et leurs familles qui doivent assumer 75% du coût de l’hébergement. Une prise en charge fleuretant avec la maltraitance en raison notamment des sous-effectifs chroniques de personnels soignants.

    Les dix syndicats (CGT retraités, UCR FO, CFDT retraités, CFE CGC, la FSU, Solidaires retraités, les retraités de la Fonction publique, Loisirs Solidarités retraités (LSR) et Ensemble & Solidaires – UNRPA), enfoncent le clou. « Afin que les séjours en EHPAD soient de qualité et qu’ils respectent la dignité des résidents », ils demandent que le financement de la prise en charge en Ehpad soit repensé de manière « solidaire, pérenne de la perte d’autonomie et reposant sur la sécurité sociale dans le cadre de la solidarité nationale ». Les dix organisations exigent également le recrutement de personnels qualifiés et l’application du ratio d’encadrement d’un emploi par résident inscrit dans le plan solidarité grand âge de 2006.

    La nouvelle tarification des établissements est également dans le viseur des retraités. La convergence des tarifs dépendance et soins entraîne une baisse des recettes des Ehpad de 20%. Les plus touchés étant les établissements publics. La ministre de la santé et des affaires sociales, Agnès Buzyn, qui rencontrait la presse, ce mardi, a confirmé cette information et indiqué qu’en 2018 une aide de 28 millions, répartis dans les établissements par les Agences régionales de santé (ARS), leur est destinée.

    #vieux #EHPAD #retraités #maltraitance #soin

  • On Bloque #tout ! On Bloque l’économie !
    https://nantes.indymedia.org/articles/39036

    Après toutes les lois Sarkozy et celles des autres avant lui. Après les lois Macron, qui ont pris les travailleurs le droit #de choisir leur aide aux prud’hommes. Après la #loi El Khomri (inspiré par Macron), et son cortège de destructions, notamment des prud’hommes. Après les ordonnances, qui finissent d’achever les CHSCT. Le groupe CGT nous propose une nouvelle « balade », le groupe CFDT « des demandes de négociations » ! Pour la CNT 49 c’est non, la colère est là, il y a moyens avec pas #mal d’orgas de pouvoir converger vers la grève générale et centraliser toutes les #luttes, agricoles, apl, violence sexiste, loi ttravail, sécu, animale, écologie, etc...

    #Guerre #Education #Economie #Contre-sommets #Ecologie #Racisme #Répression #Santé #Resistances #contrôle #social #aéroport #notre-dame-des-landes #salariales #bouffe #/ #-ismes #en #genres #_anarch-fémin #prisons #centres #rétention #précarité #actions #directes #antifascisme #libérations #nationales #quartiers #populaires #transports #gratuits #retraites #lutte #genre #loitravail #anti-repression #travail #loi_travail #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #mouvement #immigration #sans-papieres #frontieres #exclusion #chômage #sexualités #Angers #Guerre,Education,Economie,Contre-sommets,Ecologie,Racisme,Répression,Santé,Resistances,contrôle,social,aéroport,notre-dame-des-landes,luttes,salariales,bouffe,/,mal,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,prisons,centres,de,rétention,précarité,actions,directes,antifascisme,libérations,nationales,quartiers,populaires,transports,gratuits,retraites,lutte,genre,loi,loitravail,anti-repression,travail,loi_travail,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement,immigration,sans-papieres,frontieres,exclusion,chômage,sexualités

  • #Retraites : chronique d’une #réforme annoncée
    http://www.miroirsocial.com/actualite/15059/retraites-chronique-d-une-reforme-annoncee

    Par ailleurs, quel que soit le scénario envisagé par le COR, le niveau de vie des retraités comparé à celui de la population (notamment des actifs) devrait continuer de croître pendant quelques années puis, aux alentours de 2020, commencer à se dégrader durablement pour les 50 ans à venir, d’autant plus fortement que la croissance de la productivité du travail (donc les revenus d’activité) serait forte. Ainsi, en 2070, le pouvoir d’achat relatif des retraités s’établirait entre 81 et 95 % de celui du reste de la population, contre 106,1 % en 2014. « Un risque de #pauvreté chez certains retraités appelle, pour l’avenir, une attention particulière », souligne le CSR. À ce sujet, le jury citoyen auprès du comité a fait part de sa préoccupation face à la #dégradation annoncée de ce niveau de vie, dans un contexte où les évolutions sociales et sociologiques tendent à alourdir les charges de famille pesant sur les jeunes retraités.

    Le CSR laisse au gouvernement le choix entre intégrer les mesures de retour à l’équilibre à la réforme systémique prévue en 2018 ou les dissocier en faisant intervenir ces ajustements « en amont, dans les premières années de la législature ». Dans ce dernier cas, et vu le retour de l’inflation attendu en 2017, « le gouvernement va devoir s’interroger sur un éventuel gel ou une sous-indexation des pensions » mais au risque de « poser des difficultés d’acceptation au moment de la hausse de la CSG ». Qu’avec des jolis mots ces choses-là sont dites !

    Quel sort sera réservé aux recommandations du CSR ? Le Premier Ministre a seulement précisé, dans un communiqué, que « le gouvernement informera le Parlement des suites à donner dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 », cet automne. Le 24 février 2017, le candidat Emmanuel Macron déclarait à RMC : « je ne veux pas faire d’#économie sur le dos de ceux qui sont à la retraite ». Quand on sait que, dès l’année prochaine, 60 % des retraités vont subir une augmentation de 1,7 % de CSG après quatre années sans revalorisation de leur pension, on ne peut qu’être dubitatif !
    Quelles seraient les conséquences du passage à une retraite « intégrale » par points ?
    La plupart des régimes publics de retraite, notamment le régime de base du secteur privé, fonctionnent aujourd’hui par « annuités ». Dans ces régimes, les droits sont calculés en fonction d’une durée de #cotisation et d’un niveau de salaire et ils peuvent être liquidés à partir d’un âge donné.

    Dans un régime par points, les cotisations versées par les actifs sont converties en points de retraites en divisant le montant des cotisations par le salaire de référence de l’année considérée.

    Les points obtenus annuellement sont alors cumulés tout au long de la carrière des cotisants. À la liquidation des droits, le montant de la retraite est déterminé en multipliant l’ensemble des points accumulés par la valeur de service du point.

    Les régimes par points sont donc par nature contributifs, le montant de la retraite servie est en effet étroitement lié à l’effort contributif du salarié, puisque celui-ci est proportionnel au nombre total de points acquis pendant toute la durée de la carrière professionnelle, y compris pour les périodes de maladie et de chômage. Toutefois, cette #contributivité peut être complétée par la volonté des partenaires sociaux d’y assortir des mécanismes de #solidarité pour attribuer des compléments au titre des droits familiaux, ce qui est le cas dans les régimes complémentaires.

    Pour le secteur privé, la transformation du régime de base en régime par points aurait pour conséquence d’uniformiser les réglementations des régimes préexistants. Dans cette éventualité, à quoi bon faire coexister deux piliers obéissant aux mêmes règles ?

    La première conséquence structurelle de cette réforme serait la fusion des régimes de base (CNAVTS, MSA) avec les régimes complémentaires (ARRCO, AGIRC, IRCANTEC).
    La deuxième conséquence se traduirait par le renforcement du caractère contributif du nouveau régime de retraite puisque l’ensemble de la carrière (et plus les 25 meilleures années au régime général) serait pris en considération. Sans plafond ? Ainsi, les petites retraites d’aujourd’hui seraient encore plus basses et les retraites les plus élevées le seraient encore plus demain dans ce système qui se révèlerait encore plus #inégalitaire, donc plus injuste.
    La troisième conséquence (et non des moindres) ferait que ce régime unique par points se transformerait en régime a minima. En effet, l’intervention de l’État, co-financeur du régime, serait omniprésente. L’obligation d’équilibre financier permanent, compte tenu des engagements européens, pèserait sur la fixation des paramètres financiers (valeur d’acquisition et de liquidation du point).

    De plus, les politiques d’exonérations de cotisations de Sécurité sociale développées depuis plusieurs années seraient incompatibles avec un tel régime, à moins que l’État ne s’engage à compenser la totalité de ces #exonérations. Inexorablement, ce pilier verrait son rôle et son taux de remplacement se réduire pour se transformer en régime universel d’État, synonyme de filet de sécurité. Et au final, la « nécessité » de (re)mettre en place un deuxième pilier, se révèlerait quasi indispensable, mais cette fois par #capitalisation.

  • Americans Are Dying Younger, Saving Corporations Billions - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-08-08/americans-are-dying-younger-saving-corporations-billions

    In 2015, the American death rate—the age-adjusted share of Americans dying—rose slightly for the first time since 1999. And over the last two years, at least 12 large companies, from Verizon to General Motors, have said recent slips in mortality improvement have led them to reduce their estimates for how much they could owe retirees by upward of a combined $9.7 billion, according to a Bloomberg analysis of company filings. “Revised assumptions indicating a shortened longevity,” for instance, led Lockheed Martin to adjust its estimated retirement obligations downward by a total of about $1.6 billion for 2015 and 2016, it said in its most recent annual report.

    Mortality trends are only a small piece of the calculation companies make when estimating what they’ll owe retirees, and indeed, other factors actually led Lockheed’s pension obligations to rise last year. Variables such as asset returns, salary levels, and health care costs can cause big swings in what companies expect to pay retirees. The fact that people are dying slightly younger won’t cure corporate America’s pension woes—but the fact that companies are taking it into account shows just how serious the shift in America’s mortality trends is.

    [...]

    Absent a war or an epidemic, it’s unusual and alarming for life expectancies in developed countries to stop improving, let alone to worsen. “Mortality is sort of the tip of the iceberg,” says Laudan Aron, a demographer and senior fellow at the Urban Institute. “It really is a reflection of a lot of underlying conditions of life.” The falling trajectory of American life expectancies, especially when compared to those in some other wealthy countries, should be “as urgent a national issue as any other that’s on our national agenda,” she says.

    #espérance_de_vie #mortalité #Etats-Unis #pays_développés #retraites

  • « Veiller sur mes parents » : faire payer la relation humaine rend les facteurs mal à l’aise
    https://www.bastamag.net/Veiller-sur-mes-parents-faire-payer-la-relation-humaine-rend-les-facteurs-

    La Poste a lancé le service « Veiller sur mes parents » le 22 mai 2017 à grand renfort de publicité. Elle propose un ou plusieurs passages par semaine du facteur au domicile de personnes âgées, suivi d’un compte rendu de la visite par le biais d’une application sur smartphone. Un service payant pour se positionner sur le marché du vieillissement de la population, alors que les politiques publiques tardent à répondre à cet enjeu démographique. « Tu te rends compte qu’avant ils gardaient les parents à la (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Retraites, #Services_publics, Santé

    #Santé_

  • Le système de #retraites américain menacerait de s’effondrer - Amériques - RFI
    http://www.rfi.fr/ameriques/20170519-le-systeme-retraites-americain-menacerait-s-effondrer?ref=fb

    Après la crise de subprimes immobilières, les Etats-Unis vont-ils connaitre une crise des retraites des fonctionnaires ? Les fonds de pension des collectivités locales états-uniens seraient sous financées de plusieurs milliers de milliards de dollars. Une situation explosive qui pourrait provoquer une nouvelle crise économique.

  • A quoi joue le le Conseil d’orientation des retraites ? | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/a-quoi-joue-conseil-dorientation-retraites/00079420

    Si les estimations sont dégradées par rapport à l’an dernier, c’est d’abord parce que le COR a un peu abaissé les prévisions de croissance économique pour les prochaines années. Mais c’est surtout parce qu’il a pris en compte de nouvelles prévisions démographiques établies par l’Insee début 2017, alors que le rapport 2016 restait basé sur des prévisions de 2010. Or l’Insee a entre-temps fortement augmenté ses hypothèses d’espérance de vie pour les hommes : au lieu de 28 ans estimés l’an dernier à l’âge de 60 ans à l’horizon 2060 on passe à 29,7 ans. Soit 1,7 an de retraite en plus à verser en moyenne à chaque homme, un surcoût important.

    Et c’est reparti pour un tour sur les #retraites.

    Pour voir l’ensemble de l’étude c’est par là : http://www.cor-retraites.fr/article494.html

    alternatives économiques : 3 articles gratuits

  • Des milliers de #personnes_âgées dans l’est de l’#Ukraine perdent leurs #retraites

    Des milliers de retraités de la région du #Donbass, qui n’est pas sous le contrôle du gouvernement, ont perdu leurs #allocations de retraite après des modifications pour l’enregistrement.


    http://www.unhcr.org/fr/news/stories/2017/6/59416d6fa/milliers-personnes-agees-lest-lukraine-perdent-retraites.html

    #pauvreté

  • #EnMarcheVersLeFN : A propos de la casse systématique du droit du travail, et plus généralement des acquis sociaux, par #Emmanuel_Macron et son gouvernement : les trois premiers mois, jusqu’au 13 août 2017

    La délocalisation de Whirlpool Amiens vue par les ouvriers polonais de Lodz
    France 3, le 29 avril 2017
    https://seenthis.net/messages/626637

    Macron met sur les rails une loi El Khomri taille XXL pour l’été
    Sébastien Crépel, Pierric Marissal et Cécile Rousseau, L’Humanité, le 9 mai 2017
    https://seenthis.net/messages/597922

    Quelles seront les premières attaques de Macron ?
    Ben Malacki, 19h17, le 9 mai 2017
    https://seenthis.net/messages/599118

    Des ordonnances pour la réforme du #Code_du_travail
    The Conversation, le 28 mai 2017
    https://seenthis.net/messages/604269

    Code du #travail : les #ordonnances adoptées le 20 septembre
    La Dépêche, le 1er juin 2017
    https://seenthis.net/messages/603301

    Code du travail, chômage, #Retraites : ces réformes prêtes à êtres dégainées après les élections législatives
    Thomas Clerget, Basta, le 1er juin 2017
    https://seenthis.net/messages/603132

    Réforme du travail : les 8 points clés du plan Macron
    Catherine Gasté, Le Parisien, le 5 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/604250

    Décryptage détaillé des 8 ordonnances que Macron ne voulait pas dévoiler
    #CGT, le 5 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/604334

    Site loitravail.lol
    https://seenthis.net/messages/604357

    Ordonnances : La loi travail II s’annonce pire que prévu
    Malika Butzbach, Politis, le 5 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/604412

    Projet de réforme du droit du travail : le gouvernement temporise mais l’inquiétude demeure
    L’Humanité, le 5 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/604412

    Raisons d’agir
    Denis Collin, La Sociale, le 5 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/604436

    La future loi travail va-t-elle aggraver le risque de catastrophes industrielles majeures ?
    Nolwenn Weiler, Basta, le 6 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/604504

    CSG : Macron et la CFDT continuent la contre-révolution rocardienne
    Bernard Friot, Politis, le 7 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/605936

    TTF, taxe sur les salaires, bonus... La France dévoile son tapis rouge aux financiers
    Agefi.fr, le 7 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/614109

    Réforme du code du travail : le flou pourrait bien cacher des loups...
    La Tribune, le 8 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/605174

    Au détour d’une phrase… : Macron et la refonte du système de protection sociale
    Lutzel, Médiapart, le 9 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/605938

    Réforme du code du travail : vers un recul généralisé des droits des #salariés
    Réformer aujourd’hui, le 11 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/605981

    Sites Seveso en France : la future loi travail va-t-elle aggraver le risque de catastrophes industrielles majeures ?
    Nolwenn Weiler, L’Observatoire des Multinationales, le 12 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/606233

    La menace à long terme pour l’Europe n’est pas le Pen, c’est le capitalisme
    Conn Hallinan, Foreign Policy In Focus, le 13 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/611670

    Situation
    #Frédéric_Lordon, Lundi Matin, le 13 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/619566

    Réforme du marché du travail : les entreprises aussi seront perdantes
    David Cayla, L’Arène Nue, le 14 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/606770

    La France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ?
    Rachel Knaebel, Basta, le 20 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/608306

    La fortune des 500 Français les plus riches multipliée par sept en 20 ans
    Aubin Laratte, Le Parisien, le 27 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/632811

    CDI cassé, licenciements facilités, droits syndicaux rognés : des avocats expliquent les projets du gouvernement
    Basta, le 28 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/610756

    Une loi musclée sur le logement en préparation
    Cyrille Lachèvre, L’Opinion, le 29 Juin 2017
    https://seenthis.net/messages/611322

    La simplification de la carte des départements sera lancée en juillet
    Matthieu Quiret, Les Echos, le 29 Juin 2017
    https://seenthis.net/messages/612134

    Décryptage : les détails de la loi travail XXL et des ordonnances
    CGT, le 30 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/614433

    “Le Parlement est à la botte de Macron qui va mettre en place la purge sociale exigée par l’UE” : entretien avec Frédéric Farah
    Vincent Ortiz, Le Vent Se Lève, le 3 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/612436

    Discours d’Emmanuel Macron à Versailles : les trois annonces à retenir
    L’Internaute, le 3 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/612258 (et discussions)

    CICE, ISF, "flat tax"... Philippe étale les réformes sur deux ans, au moins
    Jean-Christophe Chanut, La Tribune, le 4 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/612776

    Macron s’exprime devant le parlement à Versailles
    Alexandre Lantier, World Socialist Web Site, le 4 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/613068

    Etat d’urgence : les sénateurs restaurent l’interdiction de séjour
    Caisse des Depots, le 5 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/612971

    Logement : Emmanuel Macron veut créer un bail à durée limitée pour les travailleurs précaires
    20 Minutes, le 5 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/613017

    Edouard Philippe veut s’en prendre aux aides au logement
    Hugo Baudino, La Tribune, le 5 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/613027

    Loiret : l’Etat met fin au dispositif d’aide aux femmes battues, faute d’argent
    Le Parisien, le 6 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/624195

    Les sulfureuses privatisations d’Emmanuel Macron
    Laurent Mauduit, Médiapart, le 7 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/613400

    France. Trois mois d’été pour détruire le code du travail, et les six mois qui suivent pour tout le reste ?
    Union syndicale #Solidaires, Alencontre, le 10 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/613908

    Perturbateurs endocriniens : Nicolas Hulot s’incline devant la commission européenne
    Réformer Aujourd’hui, le 10 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/613911

    Avec Macron, 3 milliards d’impôts en moins... pour les 3.000 foyers les plus riches !
    Emmanuel Lévy, Marianne, le 11 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/614741

    À nos ami·e·s qui pensent qu’Emmanuel Macron n’est pas le président des banques et de la finance
    #Attac_France, le 12 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/614493

    Qu’attendre d’un gouvernement qui vient d’inventer la « dissuasion migratoire » ?
    #LDH, le 13 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/614615

    Réforme du code du travail : cachez cette pénibilité que je ne saurais voir
    Maëlle Gélin, Le Vent Se Lève, le 13 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/614792

    Un plan sévère d’économies de 331 millions d’euros pour l’enseignement supérieur et la recherche
    Camille Stromboni, Le Monde, le 13 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/614933

    (rappel : "Je sanctuariserai le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche" http://www.scoopnest.com/fr/user/EmmanuelMacron/852916097540120576 )

    Plutôt que d’insister sur la préservation des acquis, nous devons proposer un projet nouveau
    Aurélie Trouvé, Reporterre, le 15 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/614937

    RÉFORME DES IMPÔTS : MACRON PRÉSIDENT DES ULTRA RICHES
    #Osons_Causer, Youtube, le 19 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/616581

    La dangereuse contre-révolution fiscale de Macron
    Laurent Mauduit, Médiapart, le 19 juillet 2017 (#paywall)
    https://seenthis.net/messages/616608

    Silence, on maltraite les droits des femmes
    Isabelle Germain, Les Nouvelles News, le 20 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/616291

    Pour financer la baisse d’impôt des riches, Macron ralentit la marche vers l’égalité femmes-hommes
    Laura Slimani, Huffington Post, le 20 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/620180

    « C’est au sommet du pouvoir d’État que réside le problème majeur »
    Jean-Philippe Foegle, Slate, le 21 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/618863

    Logement : vive polémique sur la baisse de 5 euros des APL à la rentrée
    La Tribune, le 23 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/617219

    Macron annonce la réduction de l’aide au logement dès octobre
    Kumaran Ira, World Socialist Web Site, le 24 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/617187

    Augmentation des loyers et des expulsions, baisse des aides au logement
    Ivan du Roy, Basta, le 24 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/617300

    Macron annonce une escalade des attaques contre les immigrants en France
    Athiyan Silva, World Socialist Web Site, le 26 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/617764

    Fin d’une illusion…
    Denis Sieffert, Politis, le 26 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/618356

    Le gouvernement signe un énorme coup d’arrêt au développement de l’agriculture bio
    Pauline Petit, Conso Globe, le 28 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/618670

    Coupe budgétaire sur les contrats de ville
    Ville et Banlieue, le 29 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/628314

    Projet de loi antiterroriste : « En Marche » vers la discorde
    Emmanuel Daoud, Médiapart le 1er août 2017
    https://seenthis.net/messages/620791

    Le gouvernement supprime 300 millions d’euros de dotations aux collectivités en 2017
    Le Monde, le 2 août 2017
    https://seenthis.net/messages/619567

    Dépenses publiques. Douche froide pour les communes et les départements
    Olivier Morin, L’Humanité, le 3 août, 2017
    https://seenthis.net/messages/620250

    Loi travail : les concessions en catimini de LREM à la droite
    Hervé Nathan, Marianne, le 3 août 2017
    https://seenthis.net/messages/621397

    La baisse des APL et le visage hideux
    Marwen Belkaid, le 4 août 2017
    https://seenthis.net/messages/620256

    Collomb veut « distinguer le droit d’asile des autres motifs de migration »
    Le Monde, le 6 août 2017
    https://seenthis.net/messages/620586

    #Amazon. Bienvenue dans un monde merveilleux comme le prépare Macron
    Ludovic Finez, L’Humanité, le 6 août 2017
    https://seenthis.net/messages/621394

    #Gérald_Darmanin : le bourreau bourrin de la République !
    Ugo Bernalicis, le 6 août 2017
    https://seenthis.net/messages/621398

    Sénatoriales : le cynisme macroniste pour mettre en pièces les collectivités
    Francois Cocq, le 7 août 2017
    https://seenthis.net/messages/621399

    Retraites « On transforme des ayants droit en une armée d’assistés »
    Pierric Marissal, L’Humanité, le 9 août 2017
    https://seenthis.net/messages/621213

    Assurance-chômage. Les zones d’ombre de la réforme de Macron
    Cécile Rousseau, L’Humanité, le 10 août, 2017
    https://seenthis.net/messages/622399

    Éducation. Pas de rentrée sans contrats aidés
    Adrien Rouchaleou, L’Humanité, le 11 août, 2017
    https://seenthis.net/messages/623429

    Macron : Gel des Contrats aidés
    Le Fil d’Actu, Youtube, le 13 août 2017
    https://seenthis.net/messages/622785

    Je vais peut-être m’arrêter là, la liste étant déjà longue, ça fera le bilan des trois premiers mois de casse systématique des acquis sociaux par le #gouvernement_Macron...

    #recension

  • Why Migration Will Not Destroy the #Welfare_State

    As part of the series ‘The Cost of Fair Refugee Policies,’ Behzad Yaghmaian argues that economists’ warnings that migration will undermine European welfare states are based on the same mistaken assumptions common to the anti-immigrant movements roiling the continent.

    https://www.newsdeeply.com/refugees/community/2017/06/02/why-migration-will-not-destroy-the-welfare-state
    #économie #coûts #migrations #asile #réfugiés #préjugés #mythe #Etat_providence

    • « Migrations internationales et solidarités locales »

      Interview à #Mouhoud autour de son #livre
      L’immigration en France


      https://www.fayard.fr/documents-temoignages/limmigration-en-france-9782213704357

      3 idées :
      1. A l’échelle du monde, migration = relativement faible…

      Entre 1870 et 1910 : 6,5% de la population mondiale était migrante —> ça a été la grande période de la migration internationale
      Depuis 1960 : 2,5 à 3,5%.
      En termes absolus, par contre, les migrations ont augmenté durant les 20 dernières années, pour deux motifs :
      – Migrations humanitaires et migrations liées à des chocs (ex la chute du mur de Berlin) et à des conflits
      – Migrations familiales
      Très peu par contre pour des motifs de travail, car la migration de travail a été bloquée depuis les années 1970.
      Il y a donc eu un changement de la nature des flux migratoires

      2. Mythe : invasion du Sud au Nord

      Il y a 250 millions de migrants dans le monde.
      – 40-45% de migrations Sud  Sud (en très grande majorité, des migrations de conflit et de choc)
      – 40% de migrations Sud  Nord (surtout des migrations économiques et des liens coloniaux)
      – 20% de migrations Nord  Nord
      Pour ce qui est des réfugiés, 80% des flux sont Sud  Sud.

      Les migrations économiques traversent les frontières, les migrations humanitaires sont plutôt des migrations de voisinage.

      3. Plus un pays est pauvre, moins il envoie des ressortissants à l’étranger… plus le taux de qualification des (rares) personnes qui arrivent est élevé

      C’est une idée-reçue qu’on « reçoit la misère du monde ».

      1960-1974 : L’immigration a été importée par les entreprises (mines, industrie textile, bâtiment, automobile, etc.) Les recruteurs sélectionnaient des gens non pas car ils étaient qualifiés, mais justement parce qu’ils n’étaient pas qualifiés, mais pour leur force physique.
      Les frais pour partir étaient prise en charge par les pays d’accueil. Il y avait la libre circulation, pas de frein à l’immigration de travail.
      Les migrations étaient non-qualifiées et les personnes partaient des anciennes colonies vers les anciennes métropoles comme une sorte de continuité historique du lien économique de domination.

      A partir de 1974 : Avec la fermeture des frontières, le coût de mobilité (coût de transport, coût avant le départ et à l’arrivée) est devenu prohibitif. A partir du moment où vous agumentez les coûts de mobilité fortement, les pays pauvres vont présenter des taux d’expatriation (part des migrants par rapport à la population) très faible, et quand les pays deviennent à revenu intermédiaire, alors le taux d’expatriation augmente. Et quand les pays rattrapent les pays développés, le taux d’expatriation diminue.

      Donc il est faux de dire que les migrants viennent des pays pauvres, ils viennent surtout des pays à revenu intermédiaire.

      Décomposition du taux d’expatriation par niveau de qualification :
      Dans les pays du Sud les plus pauvres, le taux d’expatriation des qualifiés va avoisiner les 50-60%. Dans les pays à revenu intermédiaire des qualifiés est beaucoup plus faible, pour la Chine c’est 5-6%. C’est beaucoup en masse absolue, mais rapporté à la population chinoise de qualifiés c’est en dessous de 10%.

      Mythe « Les immigrés prennent le travail des autochtones »

      Premier consensus de la littérature économique : l’immigration a peu d’impact sur le marché du travail local des pays d’accueil.

      L’emploi ou le taux de chômage est déterminé par d’autres facteurs beaucoup plus importants : la démographie du pays, les jeunes en âge de travailler, la question de la qualification, de la formation, la question des demandes par les entreprises, etc.

      Deuxième consensus : Les migrations n’ont pas un impact négatif sur le travail ni sur le salaire des autochtones car leurs caractéristiques ne tons pas les mêmes que celles des autochtones, ils sont en complémentarité.
      Quand les migrants arrivent, ils vont occuper des tâches d’exécution, même pour les gens qualifiés. Ces tâches vont permettre aux autochtones de se replier sur des tâches mieux rémunérées. L’effet est donc légèrement positif : environ une augmentation de 5% des salaires des autochtones.

      Les mythes qui font dire le contraire…
      – L’approche néoclassique du marché du travail où l’on considère que quand il y a un afflux de population sur le marché du travail, l’offre de travail par les travailleurs excède la demande par les employés, et à ce moment le salaire baisse. Mais c’est sans compter l’existence de protection sur le marché du travail, l’existence des législations, du SMIC, etc. Dans un marché qui n’existe pas, si les travailleurs migrants et autochtones étaient strictement identiques entre eux, alors on pourrait avoir un effet de pression à la baisse des salaires, quand l’offre de travail excède la demande, mais c’est le marché du travail est un marché protégé et reglementé et donc quand les travailleurs arrivent, ils ne contribuent pas à la réduction du salaire car ils sont complémentaires aux autochtones. Par contre, les vagues d’immigration peuvent se concurrencer entre elles.
      – Deuxième thèse, celle résuscitée par les approches d’une soit-disant gauche, la notion de « armée industrielle de réserve » de Marx. Ces thèses de concurrence à la baisse des salaires ont été conçues dans un contexte historique où l’exode rural poussaient par millions les personnes dans les villes dû notamment au progrès technique dans l’agriculture qui a mis au chômage des millions d’ouvriers agricoles ou de paysans. Là : pas de protection du marché du travail, des salaires journaliers, et effectivement la main-d’œuvre était comme une marchandise, et on pouvait mettre en concurrence entre eux les travailleurs. Cette thèse n’est pas confirmée par les faits aujourd’hui. Ce n’est pas l’immigration qui est à l’origine des baisses des salaires, c’est la déprotection des marchés du travail.

      Autre mythe : les migrations pèsent sur les budgets publics et sociaux

      Préalable : Les migrants sont sous-représentés dans les âges qui consomment et ne travaillent pas, et sur-représentés dans les âges en âge de travailler (72% des migrants sont en âge de travailler au niveau mondial, contre 56% poru la population non-migrante).

      Et ces personnes contribuent plus qu’ils ne reçoivent. Et puisqu’il y a moins d’enfants et de vieux, l’effet global eset positif de 5 à 10 milliards selon les années, mais qui peut être légèrement négatif dans les périodes de crise.

      Les migrants subissent un peu plus les effets de la crise que les non-migrants.

      Et les migrants contribuent à accroître la taille du gâteau, en contribuant au marché des biens.

      Les réfugiés qui arrivent coûtent davantage dans un premier temps, car ils n’ont pas le droit de travailler quand ils sont demandeurs d’asile… Pour cela, la politique d’accueil est fondamentale, notamment en augmentant leur niveau de formation, les compétences linguistiques (car généralement ils sont qualifiés, mais ils ne parlent pas la langue). Raccourcir les délais pour obtenir le statut de réfugié permet aussi aux réfugiés de rentrer vite sur le marché du travail. A ce moment-là, l’effet positif va l’emporter sur le coût transitionnel que les pays d’accueil doivent payer au départ.
      La migration économique, par contre, n’a pas de coût, car les migrants arrivent pour travailler et ils rentrent d’emblée sur le marché du travail.

      Alternatives/propositions

      Les propositions doivent être plus efficaces tout en respectant la règle de l’équité.

      Si vous mettez des migrants dans des situations de précarité juridique, avec des multiplications de statuts, vous les mettez dans des situations de précarité qui ne leur fait pas prendre des risques pour investir, pour se projeter dans l’avenir. Vous les mettez dans une situation où leur efficacité est moindre. Il y a un gain à la stabilité juridique, il y a un gain à l’application des droits, car sinon les gens sont mis dans des situations de précarité, voire de clandestinité forcée.

      La dureté de la politique, n’est pas une dureté, c’est simplement une trappe à la clandestinité.

      La première chose à faire c’est donc d’appliquer les droits et aller loin dans la reconnaissance de statuts à long terme, une fois qu’on a été sélectionné.

      Il n’y a pas de gain dans la politique de précarité des migrants, il y a des gains dans un politique d’accueil et de reconnaissance et amélioration des statuts.

      Le droit de vote des étrangers est quelque chose qui solidifie une communauté à la communauté d’accueil, donc ça a des effets favorables.

      Et il faut créer des autorités indépendantes, composées d’experts et de partenaires sociaux qui publieraient des rapports et qui seraient des organes de recours.

      http://www.radiocampusamiens.fr/migrations-internationales-et-solidarites-locales-leco-locale-27-o

    • #Olivier_Besancenot : « Gauche et migrants, parlons clairement ! »

      "Dans le capitalisme mondialisé, la règle d’or de l’économie de marché n’a pas changé : c’est encore le capital, et non l’immigration – même « instrumentalisée » –, qui fait pression sur les salaires des travailleurs français ou étrangers."

      https://www.nouvelobs.com/des-idees-et-des-actes/20181012.OBS3851/olivier-besancenot-gauche-et-migrants-parlons-clairement.html

    • Penser l’immigration : #Olivier_Besancenot et #Danièle_Obono

      Pourquoi cette rencontre ? Parce que trois tweets. Le premier, signé Jean-Luc Mélenchon : « Nous disons : honte à ceux qui organisent l’immigration par les traités de libre-échange et qui l’utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux1 ! » Le second, quatre jours plus tard, en réponse au précédent et signé Olivier Besancenot : « Ce ne sont pas les immigrés qui font pression sur les salaires, mais le taux de profit que les capitalistes extirpent du travail des salariés, français ou immigrés, en France comme dans le monde entier. » Le troisième, enfin, signé Danièle Obono et invitant vivement Besancenot à relire le livre I du Capital de Marx et à s’unir contre Macron. Puisqu’il n’est d’échange que de vive voix et de débat qu’au prix du refus du « pour ou contre », nous avons convié l’ancien candidat NPA à la présidentielle, postier et auteur de 10 ouvrages, ainsi que la députée France insoumise, ancienne bibliothécaire et préfacière d’un recueil de Trotsky, à s’entretenir — loin des réductions médiatiques — sur la question migratoire. Comment penser l’immigration à l’heure de la poussée nationaliste aux quatre coins du globe ?


      https://www.revue-ballast.fr/penser-limmigration-olivier-besancenot-et-daniele-obono

    • « Migrants contre retraités » : le théâtre des intox de Marine Le Pen et ses cadres

      Au Rassemblement national, on multiplie les déclarations mensongères sur les supposés privilèges des migrants, dans une stratégie qui semble délibérée.

      Tactique délibérée d’intox ou tentative obstinée de rattraper une bourde ? Marine Le Pen et les cadres du Rassemblement national (RN) martèlent depuis des jours, contre toute évidence, qu’un migrant peut toucher davantage de prestations de l’Etat qu’un retraité modeste français.

      Peu leur importe que leurs affirmations soient systématiquement démenties : ils maintiennent leur constat avec aplomb, quitte à remanier discrètement leur argumentaire au fil de l’eau. Une stratégie déjà éprouvée à plusieurs reprises, qui leur permet d’imposer un thème dans le débat public sur la base d’une déclaration outrancière. Retour en quatre actes sur un cas d’école.
      Acte I : la comparaison douteuse de Marine Le Pen

      Pour Marine Le Pen, la séquence « migrants contre retraités » commence le 24 février, dans le Nord. Dans son discours de lancement de la campagne pour les européennes, la présidente du RN feint de s’étonner qu’un « migrant fraîchement débarqué puisse toucher davantage qu’un retraité modeste qui a travaillé et cotisé toute sa vie ».

      Il faut peu de temps pour que de nombreux médias montrent, chiffres à l’appui, que c’est faux. Les propos de l’ancienne candidate à la présidentielle posent deux problèmes principaux :

      d’abord, les droits d’une personne étrangère qui arrive en France sont beaucoup plus restreints qu’elle ne le prétend. Il existe bien des aides, mais celles-ci sont versées à certains publics et sous conditions ;

      surtout, elles sont loin de rivaliser avec le minimum social garanti aux plus de 65 ans en France : l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, l’ex-minimum vieillesse), qui s’élève à 868 euros par mois pour une personne seule.

      Acte II : des justifications bancales

      Mais il en faut plus pour déstabiliser Mme Le Pen, qui persiste et signe dans un droit de réponse publié sur son blog le 26 février. Bien qu’elle y affirme maintenir sa déclaration, elle y opère, en réalité, un premier glissement sémantique : il n’est plus vraiment question d’évoquer l’ensemble des immigrés (256 000 titres de séjour délivrés par an), mais les seuls demandeurs d’asile qui réclament le statut de réfugié (113 000 dossiers).

      Marine Le Pen se focalise sur cette catégorie, probablement parce qu’elle est la plus accompagnée. Les aspirants réfugiés bénéficient, en effet, d’une aide spécifique, l’allocation pour demandeur d’asile (ADA), pour compenser leur interdiction de travailler pendant le traitement de leur demande.

      Sauf que cela ne suffit toujours pas : l’ADA ne représente que 204 euros par mois, bien loin du minimum garanti aux retraités par l’ASPA. Alors, la dirigeante politique y ajoute d’autres avantages accordés aux demandeurs d’asile en matière de logement, de santé ou de transports dans certaines collectivités.

      Et elle compare désormais leur sort à une population bien spécifique de retraités français : des personnes assez modestes, selon elle, pour toucher l’ASPA, mais pas assez pour recevoir d’autres aides. Un raisonnement tiré par les cheveux, puisqu’il occulte que la grande majorité de ces retraités ont droit à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et aux aides au logement (et que tous ont le droit à la protection universelle maladie).

      Acte III : des tracts truffés d’erreurs

      Face à une nouvelle salve de rectificatifs, le Rassemblement national ne désarme pas. Sébastien Chenu, porte-parole du mouvement, reprend l’argumentaire de sa présidente dans un tract diffusé sur les réseaux sociaux le 28 février. On y trouve, cette fois, un tableau comparatif censé démontrer une fois pour toutes l’affirmation de Mme Le Pen, calculs à l’appui :

      Le problème, c’est que le raisonnement est une nouvelle fois entaché d’erreurs. Ainsi, le titre du tract prétend toujours évoquer la situation d’un « migrant fraîchement débarqué », mais c’est une nouvelle fois des seuls demandeurs d’asile dont il est question. Le document souffre aussi de grossières erreurs et omissions, par exemple, le fait qu’un retraité très modeste peut prétendre à l’aide personnalisée au logement (APL). Sébastien Chenu finira d’ailleurs par supprimer son tweet, avant de publier une deuxième version du tract :

      Ce document est, cependant, tout aussi mensonger. Il prend, en effet, l’exemple fictif d’une « retraitée française qui paye ses impôts, son logement et sa santé » et ne toucherait que le minimum vieillesse : 868 euros par mois.

      Le problème, c’est qu’une personne seule dans cette situation pourrait tout à fait prétendre à l’accès aux soins gratuits – ses revenus sont inférieurs au plafond pour prétendre à la CMU-C. Par ailleurs, si elle est locataire, elle pourrait selon toute vraisemblance être éligible à l’APL, à hauteur d’environ 250 euros par mois selon les cas. Enfin, elle ne paierait ni taxe d’habitation ni impôt sur le revenu, du fait de ses faibles revenus.

      Malgré cela, le tract en question est allègrement relayé par les cadres du RN dans les jours qui suivent.
      Acte IV : la méthode Coué

      Jordan Bardella, le chef de file du RN pour les élections européennes, est pourtant contraint de changer une nouvelle fois de braquet le 4 mars. Confronté sur le plateau de France 2 au caractère mensonger de ses chiffres, M. Bardella ne pointe plus du doigt les demandeurs d’asile (qui résident sur le territoire de façon régulière), mais les « clandestins ».

      Mais là encore, la machine à intox fonctionne à plein : M. Bardella affirme que ces clandestins seraient « hébergés gratuitement » à leur arrivée en France (c’est faux), et qu’ils bénéficient de soins gratuits (c’est vrai, avec l’aide médicale d’Etat), contrairement aux retraités français (c’est faux, ces derniers bénéficient de la protection universelle maladie, voire d’une couverture complémentaire). Les « clandestins », c’est-à-dire les personnes qui résident en France de manière irrégulière, ne sont pas éligibles aux minima sociaux.

      « Nous maintenons cette affirmation (…) et nous continuerons de le dire, car c’est la vérité, je crois », conclut, malgré tout, M. Bardella.

      En définitive, les cadres du Rassemblement national ne sont pas parvenus à démontrer l’affirmation initiale de Marine Le Pen. Contrairement à ce qu’elle laissait entendre, les aides sociales sont réservées à certaines catégories de migrants, sous conditions. Et surtout, les retraités les plus défavorisés ne sont pas moins bien protégés par l’Etat français que les ressortissants étrangers.

      Ces précisions ne sont pas accessoires car elles touchent au cœur des sujets abordés. Lorsqu’elle cible les supposés « privilèges » accordés aux migrants, Mme Le Pen refuse, en réalité, de nommer la réelle cible de ses propos : les demandeurs d’asile.
      Une stratégie bien rodée

      Marine Le Pen a déjà utilisé les mêmes recettes par le passé pour imposer ses thèmes dans le débat politique en lançant des intox grossières avant de remanier son propos. Elle a ainsi accusé en janvier Emmanuel Macron de vouloir céder à l’Allemagne le siège de la France au Conseil de sécurité de l’ONU en signant le traité d’Aix-la-Chapelle. La présidente du RN a depuis répété ce mensonge malgré les démentis publiés dans la presse, tout en réorientant sa critique sur un sujet bien plus large : la coordination des politiques étrangère et militaire de Paris et de Berlin.

      En décembre, la présidente du RN avait aussi proposé d’expulser tous les « fichés S » étrangers. Face aux critiques sur une mesure inapplicable, elle avait répondu sur Twitter qu’il était possible d’expulser « des étrangers radicalisés qui représentent un danger ». Ce qui est, cette fois, tout à fait faisable, mais est déjà pratiqué dans les faits, et très éloigné de sa proposition d’origine.

      Le débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle 2017 qui opposait Marine Le Pen à Emmanuel Macron avait bien illustré cette stratégie du mensonge. A l’époque, l’équipe des Décodeurs du Monde avait relevé pas moins de dix-neuf intox relayées par la candidate face à son concurrent. Une enquête de BuzzFeed News a montré par la suite qu’il s’agissait d’une tactique délibérée. Le sondeur Damien Philippot avait conseillé à Mme Le Pen dans une note de « dégrader l’image de Macron, quitte à perdre en crédibilité ».

      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/03/05/migrants-contre-retraites-le-theatre-des-intox-du-rassemblement-national_543
      #retraités #Le_Pen #FN #Marine_Le_Pen #mensonges

    • Non, l’immigration ne plombe pas les finances de la #Belgique

      Il s’agit d’une petite musique récurrente. L’immigration met en péril l’#État_providence. L’afflux de réfugiés met à mal notre sécurité sociale. Dans la dernière ligne droite de cette campagne, L’Echo a confronté ces affirmations à la réalité des faits. Les études ne manquent pas. Et tirent toutes dans la même direction.

      C’est l’un des chevaux de bataille de Bart De Wever. Que le président des nationalistes flamands lâche à longueur d’interview. On ramasse l’idée : il faut choisir entre des frontières ouvertes et un État providence. Autrement dit, l’immigration met en péril finances et fondements de la sécurité sociale. Cela ressemble à du bon sens ? Méfiance. Parce que ce qui revêt les atours de la vérité n’est pas toujours vrai.

      L’immigration plombe-t-elle les finances de la Belgique ? L’avantage, c’est que de nombreuses études ont déjà tenté d’approcher la réponse à cette question. Avant d’en faire le tour, un petit préambule. Ces études ne sont pas prédictives et ne tentent pas d’esquisser le futur ; elles se basent sur les expériences du passé afin d’en tirer des enseignements.

      Par ailleurs, l’approche est purement économique, se focalisant sur les finances publiques et l’emploi. D’autres considérations peuvent bien sûr entrer en ligne de compte. Potentiellement négatives, liées « au capital social, la confiance ou la solidarité entre les citoyens », illustre Frédéric Docquier. Ou positives, qu’il s’agisse d’innovation ou de « diversité des biens consommables ». Autant d’aspects qui font « l’objet d’analyses beaucoup moins consensuelles », écrivait, fin 2015, ce chercheur au FNRS et professeur à l’UCLouvain, dans la revue « Regards économiques ». Quelque part, la bonne nouvelle est là : sur l’impact économique, consensus il y a. Allons-y donc.

      Asile

      L’immigration fait parler d’elle depuis des lustres. Mais ce qui a ravivé le débat, c’est la « crise de l’asile » qui a chauffé les esprits européens, essentiellement en 2015 et 2016. À ce stade, une définition s’impose. Il faut distinguer « migrations volontaires et forcées », insistent Jean-Michel Lafleur et Abdeslam Marfouk dans leur ouvrage « Pourquoi l’immigration ? » (téléchargeable gratuitement sur le site de l’ULiège), paru fin 2017. « Les demandeurs d’asile sont ceux qui traversent une frontière internationale afin de demander la protection selon les termes de la Convention de Genève de 1951 ». Qui oblige les États, foi de son article premier, à protéger toute personne « craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques ». Un demandeur d’asile n’est donc pas un migrant économique.
      Une crise ?

      Les chiffres le montrent : essentiellement en 2015 et 2016, l’Europe a enregistré un pic de demandes d’asile (voir notre infographie ci-contre). Qui a, dans une certaine mesure, percolé jusqu’en Belgique. Un afflux certes vigoureux, mais pas plus massif que ce que l’Europe, et la Belgique, ont déjà connu par le passé, rappelle la Banque nationale en 2016, dans une étude portant sur les conséquences économiques de l’afflux de réfugiés en Belgique. « Trois grandes vagues d’immigration dues aux réfugiés ont déjà été observées. »

      1993 : chute du mur de Berlin et Bosnie ;
      2000 : Kosovo et campagne de régularisation ;
      2011 : campagne de régularisation.

      Autrement dit, on ne navigue pas en eaux inconnues. Ni en plein tsunami.
      Quel impact sur les finances publiques ?

      « La question ne se pose pas en termes de finances publiques !, soupire Abdeslam Marfouk, chargé de recherche à l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (Iweps) et maître de conférence à l’ULiège. L’accueil des demandeurs d’asile constitue un devoir moral et une obligation juridique. L’intérêt économique ne peut être pris en compte. Sinon quoi ? On sélectionne en fonction du profil socioéconomique ? En accordant notre protection uniquement aux plus jeunes ? En laissant de côté les vieux ou ceux qui ont perdu un membre ? »

      Mais pour qui entend tout de même parler de coûts, la démarche est aisée. « L’essentiel, c’est le budget alloué à Fedasil », l’agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile. Qui perçoit une dotation qui a, au cours de la dernière décennie, évolué entre 261,8 et 579,1 millions d’euros, comme le retrace notre infographie. Le FMI ne dit pas autre chose, lui qui estime que le coût de l’accueil a oscillé entre 0,07% et 0,11% du PIB entre 2014 et 2016.

      Une facture qui doit être relativisée, pointe le tandem Lafleur-Marfouk. Pour une série de raisons. Même en 2016, alors que la dotation de Fedasil a presque doublé pour atteindre 579,1 millions, ce montant ne représente jamais que 0,26% des dépenses des administrations publiques belges. Une paille plutôt qu’une poutre, qui est par ailleurs en grande partie réinjectée dans l’économie belge, « dans la mesure où ce budget couvre essentiellement les salaires du personnel, ainsi que les dépenses en biens ou services ». Et puis, roublarde, la Belgique a décidé de comptabiliser les dépenses liées à l’accueil des demandeurs d’asile en tant qu’aide publique au développement. « Faisant d’elle-même le principal bénéficiaire de son aide », sourit Abdeslam Marfouk.

      Et sur le marché du travail ?

      Afin d’approcher l’impact économique de l’afflux de réfugiés, la BNB a simulé, en 2016, un « choc d’offre de travail » – celui provoqué par la population réfugiée âgée de 15 à 64 ans. Parce que, oui, une étude menée par l’ULB et la KUL montre que, quatre ans après l’obtention du statut de réfugié, les anciens demandeurs d’asile affichent le même taux d’emploi que les natifs partageant de semblables caractéristiques individuelles. Un choc d’emploi donc. Qui, s’il creuse un fifrelin le déficit sur le très court terme, s’avère plutôt indolore, voire très légèrement positif sur le moyen terme pour l’économie belge. Rien de très surprenant, au final. « L’observation des chocs passés ne révèle pas d’effet perceptible sur notre économie », remarque-t-on du côté de l’UCLouvain.
      Immigration

      Voilà pour la « crise » récente, qui a donc toutes les chances de s’avérer économiquement indolore. Dans la foulée, posons la même question pour l’immigration dans son ensemble – certains partis ne se gênant pas pour le faire, autant frotter leurs affirmations à la réalité.

      Selon la définition des Nations Unies, « est immigrée toute personne qui vit dans un pays dans lequel elle n’est pas née », rappelle la paire Lafleur-Marfouk. Chiffres à la clef. En 2016, la catégorie « immigrés » comptait 1,8 million de têtes de pipe, soit quelque 16,1% de la population belge – parmi eux, 727.961 personnes disposant de la nationalité belge.
      Quel impact sur les finances publiques ?

      Le coût de l’immigration ? À nouveau, Abdeslam Marfouk lève le sourcil. « Quatre immigrés sur dix vivant en Belgique sont des citoyens belges. Or, quand on parle de l’impact de l’immigration sur les finances publiques, on parle aussi d’eux ; immigrés ne rime pas avec étrangers. Cela a un côté stigmatisant. Si moi, je me mettais à demander combien coûte à la collectivité tel ou tel groupe de la population, on trouverait cela choquant. Mais ici, les immigrés sont quelque part tenus de se justifier. »

      Quoi qu’il en soit, lorsqu’il s’agit d’étudier l’impact fiscal de l’immigration, toutes les voix concordent : la Bible, c’est une étude bouclée en 2013 par l’OCDE (que vous pouvez consulter ici). Qui manie la prudence : l’impact fiscal varie « en fonction des hypothèses retenues et de la méthodologie utilisée ». Afin d’effectuer des comparaisons internationales, l’OCDE a opté pour un modèle de comptabilité statique. En gros, il s’agit de dresser le solde entre les contributions apportées par les immigrés et les transferts dont ils bénéficient. Une approche simple, mais non sans nœuds à trancher. Doit-on ainsi tenir compte du système de retraites, où « les pensions sont étroitement liées aux cotisations antérieures » et qui reposent, essentiellement, sur des transferts entre générations ? Autre question piège : quid de certaines dépenses de l’État qui ne varient pas en fonction du nombre d’individus ? Quelle part de ces dépenses non personnalisables – comme la Défense – imputer à la population immigrée ?

      Malgré ces pincettes, les enseignements tirés par l’OCDE sur les années 2007 à 2009 sont édifiants. On vous en livre quelques-uns. Dont celui-ci : l’incidence fiscale de l’immigration « est généralement faible et de l’ordre de zéro en moyenne dans l’ensemble de la zone OCDE ».

      Et en Belgique ? Cela dépend des hypothèses retenues. Le scénario de base aboutit à un solde positif en faveur de l’immigration, à hauteur de 0,76% du PIB. Le scénario le plus optimiste culmine à 0,96% du PIB, tandis que le plus conservateur est le seul à valser dans le rouge léger, avec un coût de 0,43% du PIB. Et encore, ses hypothèses relatives aux dépenses non personnalisables sont jugées trop sévères par l’UCLouvain, qui opte pour la voie du milieu, débouchant sur un impact positif quelque part entre 0,3% et 0,5% du PIB.

      Autre enseignement : si, dans la plupart des pays, « l’impact fiscal net des migrants est moins favorable » que celui des natifs, c’est essentiellement parce que leurs impôts et cotisations sont plus faibles, et non qu’ils montreraient une plus forte « dépendance aux prestations sociales ». Même en Belgique, où le Conseil supérieur de l’emploi montre que si, parmi la population des 20 à 64 ans, les immigrés non européens affichaient en 2014 un taux de chômage (19%) nettement plus costaud que celui des natifs (7%), seuls 44% de leurs demandeurs d’emploi inoccupés bénéficiaient d’allocations de chômage, contre 79% pour les natifs.

      Allez, encore un pour la route. « L’emploi est le principal déterminant de la contribution fiscale des immigrés, surtout dans les pays ayant une protection sociale généreuse. » Particulièrement en Belgique, qui reste l’un des marchés de l’emploi les plus discriminants envers les immigrés d’origine non européenne, comme l’illustrent notre infographie (en fin de texte) et les quelques chiffres énoncés ci-dessus. Aussi l’Organisation de coopération et de développement économiques estime-t-elle que si les immigrés affichaient le même taux d’emploi que les autochtones, la contribution fiscale de l’immigration pourrait y gagner jusqu’à 1% de PIB !

      Brossons, un peu trop rapidement, les causes de ce handicap : faible reconnaissance des diplômes, connaissance limitée de la langue du pays d’accueil, non-détention de la nationalité, faible taux d’activité des femmes ou encore discriminations. Un point d’attention qui est, de toutes parts et depuis belle lurette, rappelé à la Belgique.

      Soulignons enfin que l’on attend une nouvelle étude de la BNB pour la mi-2020, le délai initial d’avril 2019 n’ayant pu être tenu.
      Et sur le marché du travail ?

      Dans la foulée, tant la BNB que l’UCLouvain se sont intéressées à l’impact sur le marché du travail en Belgique. Au vu de la complémentarité entre natifs et immigrés, les recherches concluent à un effet neutre, voire à une incidence positive sur l’emploi des natifs, explique la BNB. Même si « des effets néfastes peuvent se révéler sur certains segments », comme les jeunes ou les immigrés déjà établis sur le territoire – ceux-ci étant plus semblables aux « primo-arrivants ». Côté salaires, l’UCLouvain s’est penchée sur les années ‘90, et a confronté ses résultats à la période 2000-2007. Conclusion ? « L’effet sur le salaire moyen des natifs est positif, entre 0% et 1% ; celui sur le salaire des travailleurs peu qualifiés varie de 0,6% à 1,2%. »
      Qu’en retenir ?

      De tout ceci, un principe semble se dessiner. Si quelqu’un tente de tisser un lien entre la stabilité du système de protection sociale et l’immigration, c’est surtout qu’il a envie d’avancer ses vérités sur la seconde, et que son propos ne vise ni la Sécu, ni les #finances_publiques. Bon à savoir. Surtout en cette période.

      https://www.lecho.be/dossiers/elections-2019/non-l-immigration-ne-plombe-pas-les-finances-de-la-belgique/10126178.html
      #marché_du_travail #travail

    • Welfare Migration

      This chapter reviews and discusses major theories and empirical studies about the welfare magnet hypothesis, i.e. whether immigrants are more likely to move to countries with generous welfare systems. Although economic theory predicts that welfare generosity affects the number, composition and location of immigrants, the empirical evidence is rather mixed. We offer possible explanations for the existence of such mixed evidence and highlight that the literature so far has overlooked the presence of different migration regimes, as well as the possibility of reverse causality between welfare spending and immigration.

      https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2039636

  • Code du travail, chômage, #Retraites : ces réformes prêtes à êtres dégainées après les élections législatives
    https://www.bastamag.net/Code-du-travail-chomage-retraites-ces-reformes-pretes-a-etres-degainees-ap

    L’agenda social du Président Macron se remplit : d’abord, un approfondissement de la loi El-Khomri, touchant les salaires comme les #Conditions_de_travail et sa durée légale ; ensuite, une restructuration du système d’assurance chômage, avec le risque que celle-ci se transforme en protection minimaliste pour des travailleurs précarisés ; enfin une nouvelle réforme des retraites, potentiellement explosive. Sans oublier la refonte de la formation professionnelle et la suppression progressive de 120 000 (...)

    #Décrypter

    / A la une, Quel avenir pour nos #Protections_sociales ?, Conditions de travail, Retraites, Protections sociales, (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ? #Politique

  • Allemagne : 12,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, un record.

    Par Jean-michel Gradt – La pauvreté a progressé de 15 % en 2013 pour toucher 12,5 millions de personnes, un record, indique l’étude publiée par la fédération d’aide sociale Paritätischer Wohlfahrtsverband.


    http://www.anti-k.org/2017/04/14/allemagne-125-millions-de-personnes-seuil-de-pauvrete-record

    #Allemagne #pauvreté #inégalités

    Je ne vois pas la date de publication (dans l’URL on voit 14 avril 2017), mais je mets sur seenthis pour archivage

    • Allemagne : pauvres en pays riche

      L’Allemagne est présentée comme un modèle à suivre et la campagne électorale d’Angela Merkel s’appuie surtout sur une réussite chiffrée. Mais, pour beaucoup d’Allemands, la réalité est tout autre. Un Allemand sur cinq est en situation de précarité. à Berlin, un enfant sur trois est considéré comme « pauvre ». Et 20% des actifs sont condamnés à des emplois mal payés.

      https://www.arte.tv/fr/videos/077980-000-A/allemagne-pauvres-en-pays-riche
      #documentaire #film #working_poor #travailleur_pauvre #retraite #retraités #mère_célibataire #sous-traitance #travail #exclusion #mort_sociale (c’est le mot utilisé par une mère de 3 enfants qui se retrouve à l’aide sociale) #exclusion #aide_sociale #flexibilisation_du_marché_du_travail #précarisation #précarité #exclusion #fracture_sociale #survie

    • Welcome to Poor Germany

      How the Merkel government is risking Germany’s future by underinvestment and other ill-applied policy approaches.

      “Poor Germany?“ Really? Is that not a crass overstatement? Isn’t Germany the powerhouse of Europe, boosting a huge export surplus, historical low unemployment and shrinking government debt? Yes, it is.

      But this view is superficial and overlooks what is happening behind the shiny facade of a booming economy. The country is wasting its future by consuming too much and not investing in the future. To blame are the various governments led by Angela Merkel.

      In their sum total, the individual causes of this under- and malinvestment, as detailed below, explain much of the sense of profound frustration that voters feel with Germany’s major political parties. They explain a widening sense of national malaise that extends far beyond the oft-cited issue of migration.
      The fetish of the “black zero”

      It all starts with the politics of the so-called “black zero” in government finances, which is nothing else than the commitment to a permanent budget surplus for the government at the national level.

      Achieving this goal was quite easy over the last years. Thanks to ECB policy and the unresolved crisis of the Eurozone, interest rates on German government bonds fell below zero. Due to this effect alone, the German finance minister has saved 300 billion euros in interest expenses since 2009.

      In addition, the economic boom fueled by the low interest environment and the relatively weak euro reduced costs for unemployment support and led to record high tax revenues in Germany.

      Still, the “black zero” is an illusion created by politicians, notably former finance minister Wolfgang Schäuble, to boost their own image. A closer look reveals that the “black zero” comes at a high cost and, if one applies proper accounting, is even not true.
      Crumbling infrastructure

      Fixated on the goal of the budget surplus, the German government continued its practice of taking a very high share of the incomes of the average German citizen (Germany has the highest fiscal burden of all OECD countries behind Belgium). It also cut expenditures in certain areas, notably infrastructure spending.

      As a result, the public infrastructure of Germany is deteriorating. About 50% of Germany’s highway bridges were built between 1965 and 1975. They are in urgent need of replacement. In addition, 17.5% of all motorways need to be urgently reconstructed, as well as 34% of country roads.

      This casts a dark shadow over the long-held idea that Germany has world-class infrastructure. To be sure, the deteriorating quality of German infrastructure is hindering private investment and undermines the country’s future economic growth potential.

      To make up for the underinvestment of the past years, an immediate investment of more than 120 billion Euro is required. Long term, Germany would need to invest at least on the level of the OECD average of 3.2% of GDP, implying additional spending of 33 billion per year, or 1,000 billion over a period of 30 years.

      This one dimension of severe underinvestment alone demonstrates that the “black zero” is pure political fantasy. Instead of addressing these issues, the current government has announced it will reduce investments in the coming years even further.
      Lacking digitalization

      But it is not just country roads and highways that are falling apart. German schools suffer from chronic underinvestment in buildings, never mind the stunning lack of digitalization and tens of thousands of missing teachers. This is in spite of this shortfall having long been visible, given the impending retirement wave of public-school teachers.

      Only 2% of all German households have fast internet via fiber, compared to the 22.3% average in the OECD. In Spain, not as rich as Germany, more than 50% of households have access to fast internet. This not only hinders economic development, but gives German companies a clear-cut incentive for investing outside of Germany.

      The German military, the Bundeswehr, is suffering from outdated and non-functioning equipment. Many of its fighter jets, tanks and ships are not ready for combat. The soldiers do not even have adequate clothing for winter time.

      One would think that this would be a matter of embarrassment for the country’s politicians, but they remain rather nonchalant about it. Perhaps they see it as a politically convenient way to avoid being asked to support the West’s joint international missions.

      Fixing this shortfall will require another 130 billion euros just to get the German military working again. In the long run, the country will need to fulfil the NATO target of spending 2% of GDP on defence. This would imply a budget increase of roughly 26 billion euros per year, or 750 billion over a 30-year period.

      But despite paying lip service to these needs, the junior partner in the government, the SPD, remains opposed to making the required funds available.

      At the same time, the governments of Angela Merkel increased the spending on social welfare to a new record of nearly 1,000 billion euros per year. This is remarkable given that Germany currently experiences record low unemployment and a booming economy.
      Pushing savings abroad

      The obsession of German politicians with the “black zero” not only has significant negative implications for the economic outlook due to lacking investments, but also in light of global trade tensions. The export surplus notably is not only the result of a weak euro and hyper-competitive German industries, as is argued so often (falsely), but significantly also the result of insufficient spending and investment within Germany.

      The corporate sector, private households and the government itself are all net savers, pushing savings abroad and contributing to the significant trade surplus of more than 8% of GDP. A significant trade surplus and excess savings go hand in hand.

      Contrary to folklore, this surplus is not even in Germany’s own interest. For one, Germany’s track record of investing its savings abroad is downright bad. During the financial crisis, German banks, insurance companies and pension funds lost in the range of 400 to 600 billion euros. Today, a significant part of our savings ends up as non-interest bearing receivables of the Bundesbank as part of the ECB system (the so-called Target 2 balance).

      Overall, it is not a good idea, to be a creditor in a world awash with more and more debt. But Germany continues to disregard this fundamental insight, to its own detriment.

      The German government is also blind to the fact that the trade surplus leads to increasing frustration in other countries, not just in the case of U.S. President Donald Trump, but also in France and Italy. The risk of protectionist measures especially targeted against the automotive industry, which German government politicians are otherwise overly keen on protecting, is high.
      There is an alternative

      It would be much smarter if the German government would use the excess savings of the private sector to fund the urgently needed investments in the country. This would:

      • Offer the private sector a safe and attractive opportunity to save within Germany

      • Improve German infrastructure in all dimensions

      • Reduce the country’s trade surplus and therefore reduce the risk of protectionist measures

      • Reduce the exposure of German savers to doubtful creditors abroad.

      Obviously, it would be in everybody’s interest if Germany were to change its policies.

      https://www.theglobalist.com/germany-angela-merkel-government-spending

      via @wizo

  • Convergence des luttes Vs Dépassement
    https://nantes.indymedia.org/articles/37793

    CONVERGENCE : action de tendre vers un même but tout en partant de points différents. « Des droites parallèles convergent à l’infini. » DÉPASSEMENT : Penser la lutte en termes de « dépassement », d’un mouvement dynamique qui se démultiplie, est l’évident contraire de la penser en termes de « convergence », de simple addition de forces statiques.

    #Santé #/ #antifascisme #retraites #culture #art #Santé,/,antifascisme,retraites,culture,art

  • Loi travail, #Retraites, sous-traitance : le gouvernement brésilien passe à l’offensive contre les droits sociaux
    https://www.bastamag.net/Loi-travail-retraites-sous-traitance-le-gouvernement-bresilien-passe-a-l

    Le gouvernement de Michel Temer, au pouvoir depuis la destitution l’été dernier de la présidente Dilma Rousseff, veut faire adopter une série de réformes qui portent atteinte à de nombreux acquis sociaux des travailleurs. La refonte du système des retraites, celui du code du travail – visant à faire primer l’accord d’entreprise sur la loi – et la libéralisation de la sous-traitance suscitent une vive opposition de la part des syndicats et dans la population. Une grève générale d’une ampleur inédite a été (...)

    #Décrypter

    / #Luttes_sociales, #Amériques, Quel avenir pour nos protections sociales ?, Retraites, #Inégalités, A la (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?

  • #assurance-chômage, retraites: Macron «en marche arrière»
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170317/assurance-chomage-retraites-macron-en-marche-arriere

    Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle du mouvement En marche !, veut refondre notre système de protection sociale en nationalisant l’assurance-chômage et en réformant notre système de retraites. Décryptage de ses deux mesures phares dans « L’éco à contre-courant », l’émission de Mediapart en partenariat avec les Économistes atterrés.

    #France #Economie #Emmanuel_Macron #réforme #retraités

  • La retraite sans le sou des anciens religieux
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020317/la-retraite-sans-le-sou-des-anciens-religieux

    À 50 ans, Thierry a pris conscience que la #communauté_des_béatitudes, dans laquelle il avait vécu pendant des années, n’avait pas cotisé pour sa retraite. Lui qui s’est depuis éloigné du culte catholique a saisi la justice, car il a pour toute perspective une retraite lointaine et indigente. Son cas pourrait inspirer des milliers d’anciens religieux et religieuses et ainsi coûter des millions à la Sécurité sociale.

    #France #APRC #caisse_de_retraites #Cavimac #collectivités_religieuses #congrégations #cultes #église #retraités

  • Pourquoi nous appelons les chômeurs à soutenir la grève du 6 mars à Pôle emploi CIP-IDF >
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=8499

    Cette grève est appelée par 5 organisations syndicales pour dénoncer le Plan stratégique Pôle Emploi 2020 dont l’objet est la disparition pure et simple d’un certain nombre de missions fondamentales, inscrite dans la LOI n° 2008-126 du 13 février 2008, par étape, par couche, dont, entre autres : l’accès au service public par la fermeture des agences locales en demi journée, la dématérialisation acharnée des contacts (de l’inscription à la radiation en passant par les entretiens de suivis), les suppressions de services ou agences spécifiques (à destination des licenciés économiques, ou des cadres), la disparition du métier indemnisation en supprimant les professionnels de la « Gestion des Droits ».

    Le choix de l’alliance entre Pôle Emploi et des innovateurs digitaux qui se nomment eux-mêmes les barbares [1] fait partie de la stratégie. Ils fabriquent leurs gadgets modernes, nourris aux algorithmes [2] et donnent l’illusion que tout le monde peut s’inscrire, tout seul, à Pôle Emploi, s’indemniser sans l’aide de personnel compétent, se former, s’orienter, s’évaluer, et répondre à une multitudes d’offres d’emploi tailler sur mesure, pour soi, par Bob emploi [3].

    Cette grève dénonce « la vente à la découpe » du Service Public :

    L’externalisation de missions fondamentales de Pôle Emploi vers des entreprises privées (CAPGEMINI [4], WEBHELP [5] , INGEUS [6], AKSIS [7], TESSI [8] , ARVATOR...la liste est longue) qui se gavent grâce aux largesses du Service Public [9] et à la cécité de ceux qui l’administrent, le financent, le gèrent et le contrôlent (3,3 Md€ en 2016 proviennent de nos cotisations : Article L5422-24 [10]) participent à la liquidation de Pôle Emploi qui se voit, pour la première fois, réduire son budget de 30 millions d’euros en 2016.

    Un personnel en perte d’identité :

    Les psychologues se déqualifient, les conseillers de la « gestion des droits » se mettent la rate au court bouillon en assistant à leur mort annoncée, et les conseillers emplois, sous une pression jamais égalée, prescrivent à tours de bras, au privé, des prestations-à-la-noix nommées : Activ’Emploi [11], Activ’Projet, Activ’Créa (peu importe ce qu’il en sortira, mais surtout Activ’Toi ailleurs qu’à Pôle Emploi) !
    Cette grève est un appel à lutter contre la destruction de Pôle Emploi, et à défendre un service public humain, un service public de qualité, et une protection sociale digne de ce nom. Cette grève va dans le sens de l’intérêt de ses usagers.

    Nous serons présents, ce jour là, aux cotés du personnel de Pôle Emploi en grève, et nous appelons les chômeurs à nous rejoindre.

    Le texte est fort bien documenté :

    [1] La redoutable stratégie des barbares digitaux, Reflets
    [2] Voir par exemple Emploi store
    [3] J’ai testé Bob emploi : et si je devenais chauffeuse de salle ?, L’Obs.
    [4] Le « toyotisme » débarque à Pôle Emploi, Actuchômage.
    [5] Pôle emploi compte sous-traiter davantage le 3949, L’express entreprise
    [6] Pôle emploi  : quand le privé prend les choses en mains, L’Humanité.fr.
    [7] Activ’Emploi - Aksis, Recours radiation
    [8] Voir la délibération de la CNIL.
    [9] Capgemini traque les coûts des administrations La Croix.
    [10] Article L5422-24 du Code du travail.
    [11] Marchés publics : Pôle emploi appelle le privé à la rescousse, Cash Investigation.


    #grève #Pôle_emploi #dématérialisation #externalisation #big_data #droits_sociaux
    @rezo @paris

    • Il y a aussi ce texte, pour l’occitanie :

      Collectif chômage précarité :

      Nous, chômeurs, intermittent-es et précaires d’Occitanie, venons signifier notre soutien au mouvement des salarié-es du Pôle Emploi qui manifestent leurs inquiétudes quant à l’avenir de ce service public que nous fréquentons quotidiennement.

      Comme eux, nous ne voulons pas d’une dématérialisation qui exclue et qui isole les gens. Nous ne nous opposons pas à l’utilisation des nouvelles technologies, mais nous voulons que cette évolution se fasse au profit des usagers de Pôle Emploi, au lieu de déshumaniser les relations entre nos conseillers et nous. Il faut aussi que Pôle Emploi entende que nous ne sommes pas tous à égalité financière et de compétences face à internet et son utilisation.

      Comme eux, nous regrettons de ne plus pouvoir aller librement dans les agences l’après-midi. Le chômage et la précarité sont des situations violentes. Elles appellent une réponse humaine, une relation apaisée avec nos conseillers, le besoin d’être entendus par une personne et pas par un interphone.

      Comme eux, nous tenons à un service public de l’emploi de qualité, avec des conseillers formés, suffisamment nombreux et qui puissent répondre à nos questions sur nos droits. L’indemnisation du chômage est un élément indispensable à notre vie quotidienne, dans l’attente de peut-être retrouver un emploi, et pourtant seuls la moitié d’entre nous peuvent en bénéficier.

      Nous sommes fatigués d’un système d’assurance chômage complexe, aux règles incompréhensibles et au fonctionnement qui n’est plus adapté aux nouvelles formes d’emploi précaire (CESU, assistantes maternelles, autoentrepreneurs,…).
      Nous en avons assez des trop-perçus et de l’opacité des recours possibles, assez de la multiplication des contrôles et des radiations.

      Nous savons qu’il n’y a pas de travail pour tous [12] et que ce n’est pas la faute de Pôle Emploi. Mais sa responsabilité, en tant que service public, c’est de nous accueillir avec humanité, de nous accompagner, de nous indemniser en toute transparence et de nous informer d’une manière claire sur nos droits.

      Membres du collectif : CIP-MP (Collectif des Intermittents et Précaires de Midi-Pyrénées), MNCP (Mouvement National des Chômeurs et Précaires), ATTAC, DAL (Droit au Logement), Sud précaires, Sud Culture Solidaires.

      Reste cette phrase : « Nous ne nous opposons pas à l’utilisation des nouvelles technologies, mais nous voulons que cette évolution se fasse au profit des usagers de Pôle Emploi, au lieu de déshumaniser les relations entre nos conseillers et nous. »

      J’aimerai savoir pourquoi, précisément, pour ce qui est de la situation des chômeurs et des chômeuses, l’utilisation des nouvelles technologies par Pôle Emploi est avantageuse. Pour pointer à distance ? Mais on pourrait aussi être dispensé de pointer. Pour la recherche d’emploi ? Je demande à voir.
      En revanche, on peut être sûr que le management de Pôle Emploi se régale d’un outil numérique qui lui donne plus que jamais du pouvoir sur ses employés.
      Numériser, c’est-à-dire automatiser certaines tâches ou les faire réaliser par les usagers eux-mêmes, a pour fonction de réduire les effectifs et de mieux contrôler ceux et celles qui restent. Sous prétexte de s’en prendre à ce qui n’est que routine ou ce qui n’aurait pas besoin de savoir-faire complexe, on finit par laisser aux salariés de Pôle Emploi qu’un squelette de relation d’accompagnement, tandis que tout le reste est sous-traité et numérisé. Pour nous autres les usagers, ce sont des halls vides où une borne clignote doucement pour nous obliger à enregistrer notre arrivée au rendez-vous, un sentiment profond d’écrasement et d’impuissance.
      Le numérique sans la « déshumanisation » au boulot ou face à Pôle Emploi, j’aimerai savoir si quelqu’un connaît. Il me semble que cette possibilité n’est pas contenue dans le programme. Et si ça l’est, il ne faut pas hésiter à le dire ! Ne pas hésiter à dire qu’un autre usage du numérique à Pôle Emploi est possible, que cela pourrait être source de bien-être pour les salariés et pour les chômeurs ! Et proposer des plans alternatifs en trouvant des exemples probants ailleurs ! Ça manque de foi ces déclarations qui affirment ne pas vouloir s’opposer à l’utilisation des nouvelles technologies à Pôle Emploi ! Un petit peu d’ardeur, que diable ! De l’imagination !

    • https://exploitesenerves.noblogs.org/files/2017/02/Tract-d%C3%A9mat%C3%A9rialisation.pdf
      Rentrez chez vous, ON DÉMATÉRIALISE !
      Ou comment faire des économies et nous empêcher de nous défendre.

      Depuis quelques temps, on voit se développer la dématérialisation dans les administrations (#CAF, Pôle Emploi, #Sécu, #Retraites, #Trésor_public, #sous-préfecture…). On veut nous faire croire que ce changement faciliterait la vie des usagers, des allocataires et des agents… mais évidemment, comme toutes mesures étatiques, elle vise plutôt à faire des économies sur notre dos.

      https://exploitesenerves.noblogs.org/rentrez-chez-vous-on-dematerialise/#more-760
      https://seenthis.net/messages/572200