• Quand parents d’élèves et enseignants grévistes aspirent à « entretenir et généraliser la révolte »
    https://www.bastamag.net/Greve-24-janvier-retraite-reforme-ecoles-occupees-education-nationale-dock

    Face au mouvement contre la réforme des #Retraites, le gouvernement reste inflexible : le texte de loi sera bien présenté ce 24 janvier en conseil des ministres. Mais de nombreux citoyens sont décidés à poursuivre la lutte. A Rennes, les parents d’élèves ont décidé de soutenir les enseignants grévistes en occupant des écoles. « Le mouvement ne s’essouffle pas. Il se renouvelle. » Parole d’enseignant, gréviste depuis plusieurs semaines. « Un exemple ? Les occupations d’écoles, collèges et lycées par les (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, Quel avenir pour nos #Protections_sociales ?, Retraites, #Education, Protections sociales, A la (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?

  • Jacques Rancière : « Les puissants ne veulent plus d’une retraite qui soit le produit d’une solidarité collective »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/23/jacques-ranciere-les-puissants-ne-veulent-plus-d-une-retraite-qui-soit-le-pr

    « Le Monde » publie la déclaration du philosophe, prononcée le 16 janvier 2020 devant les cheminots grévistes de la gare de Vaugirard.

    Tribune. Si je suis là aujourd’hui, c’est, bien sûr, pour affirmer un soutien total à une lutte exemplaire, mais aussi pour dire en quelques mots pourquoi elle me semble exemplaire.

    J’ai passé un certain nombre d’années de ma vie à étudier l’histoire du mouvement ouvrier et ça m’a montré une chose essentielle : ce qu’on appelle les acquis sociaux, c’est bien plus que des avantages acquis par des groupes particuliers, c’était l’organisation d’un monde collectif régi par la solidarité.

    Qu’est-ce que c’est que ce régime spécial des cheminots qu’on nous présente comme un privilège archaïque ? C’était un élément d’une organisation d’un monde commun où les choses essentielles pour la vie de tous devaient être la propriété de tous. Les chemins de fer, cela appartenait à la collectivité. Et cette possession collective, elle était gérée aussi par une collectivité de travailleurs qui se sentaient engagés vis-à-vis de cette communauté ; des travailleurs pour qui la retraite de chacun était le produit de la solidarité d’un collectif concret.

    Démolir pièce à pièce
    C’est cette réalité concrète du collectif solidaire dont les puissants de notre monde ne veulent plus. C’est cet édifice qu’ils ont entrepris de démolir pièce à pièce. Ce qu’ils veulent, c’est qu’il n’y ait plus de propriété collective, plus de collectifs de travailleurs, plus de solidarité qui parte d’en bas. Ils veulent qu’il n’y ait plus que des individus, possédant leur force de travail comme un petit capital qu’on fait fructifier en le louant à des plus gros. Des individus qui, en se vendant au jour le jour, accumulent pour eux-mêmes et seulement pour eux-mêmes des points, en attendant un avenir où les retraites ne seront plus fondées sur le travail mais sur le capital, c’est-à-dire sur l’exploitation et l’autoexploitation.

    C’est pour ça que la réforme des retraites est pour eux si décisive, que c’est beaucoup plus qu’une question concrète de financement. C’est une question de principe. La retraite, c’est comment du temps de travail produit du temps de vie et comment chacun de nous est lié à un monde collectif. Toute la question est de savoir ce qui opère ce lien : la solidarité ou l’intérêt privé. Démolir le système des retraites fondé sur la lutte collective et l’organisation solidaire, c’est pour nos gouvernants la victoire décisive. Deux fois déjà ils ont lancé toutes leurs forces dans cette bataille et ils ont perdu. Il faut tout faire aujourd’hui pour qu’ils perdent une troisième fois et que ça leur fasse passer définitivement le goût de cette bataille.

    #paywall :-(

  • Réforme des #Retraites : la carte des manifestations aux flambeaux prévues le 23 janvier
    https://www.bastamag.net/retraites-aux-flambeaux-manifestations-reforme-actions-jeudi-23-janvier-fr

    La mobilisation se poursuit contre le projet de réforme des retraites. Des « retraites aux flambeaux » sont prévues dans toute la France le jeudi 23 janvier au soir. Voici l’appel de l’intersyndicale et les lieux de rassemblement. Malgré les annonces du premier ministre et après 6 semaines d’un mouvement social inédit, la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre le projet de réforme des retraites (60 % de soutien, au baromètre Harris Interactive du 14 janvier). La (...) ça bouge !

    / Retraites, #Syndicalisme

    #ça_bouge_ !

    • Majoritaires ensemble, les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL, FIDL exigent le maintien des régimes de retraite existants par répartition solidaire et intergénérationnelle, fondés sur un système par annuités. L’intersyndicale porte des propositions pour améliorer les droits de toutes et tous dans le régime de retraite actuel. Elles s’appuient sur les cotisations sociales et les richesses créées par le travail.

      Il faut augmenter les salaires dans le privé et les rémunérations dans le public, mettre en œuvre immédiatement l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes. Il faut développer l’emploi stable, mettre fin à la précarité particulièrement de la jeunesse et prendre en compte les années d’étude. Les plateformes numériques doivent être soumises à cotisation.

      Nous exigeons la fin ou la compensation des exonérations patronales, la réorientation des crédits d’impôts aux entreprises vers le régime des retraites et l’élargissement de l’assiette de cotisations afin d’inclure tous les travailleur.euses dans le régime par répartition et d’éviter toute ouverture à la capitalisation. Il est indispensable de préserver les réserves de tous les régimes de retraite. La lutte contre la fraude et l’évasion fiscale doit être une priorité avec l’instauration d’une contribution sociale pour la protection sociale sur les revenus du capital.

  • Thierry Schaffauser - Les mouvements « LGBT », la retraite, et les luttes sociales
    https://expansive.info/Thierry-Schaffauser-Les-mouvements-LGBT-la-retraite-et-les-luttes-social

    Harz-labour n°29 : Thierry Schaffauser, analyse l’évolution des mouvements LGBT, qui conduit la majorité des associations à se tenir à distance du mouvement social en cours, à ne rien dire des discriminations vécues par les retraités LGBTIQ, et même trois associations à porter plainte contre des grévistes de la RATP, pendant que ceux-ci sont menacés de révocation par leur direction. #Analyses

    / Une, #Politiques_sécuritaires_-_Surveillance, #Féminismes_-_Genres_-_Sexualités, #Répression_-_Justice_-_Prison, #Syndicalismes_-_Travail, #Rennes, #Paris, #Mouvements_sociaux, #Criminalisation_du_mouvement_social, Retraites (et le reste) 2019-2020, (...)

    #Retraites_et_le_reste_2019-2020 ##HarzLabour
    https://expansive.info/IMG/pdf/harz-labour_no29-3.pdf

  • Est-il vrai qu’une pub d’AXA évoque la « baisse programmée des pensions » à cause de la réforme des retraites ?

    Sur Twitter circule un visuel de l’assureur vantant les produits d’épargne retraite, avec pour argument la dégradation attendue du niveau des pensions à cause de la réforme gouvernementale.

    Bonjour,

    On ne pourrait pas imaginer pire publicité pour la réforme des retraites. Sur Twitter, circule une capture d’une publicité de l’assureur Axa, expliquant que la modification du mode de calcul des pensions (passage des 25 meilleures années à la carrière complète) va générer une « baisse programmée des retraites ». Cette publicité, qui date de 2019 et évoque encore la « réforme Delevoye », vante les mérites de la capitalisation, en se félicitant que la loi Pacte (adoptée au printemps dernier) « vise à donner plus d’attractivité à l’épargne retraite ».

    Un des comptes Twitter ayant posté la publicité s’amuse : « Bon ben Axa vient de tuer la réforme des retraites ». L’argumentaire de l’assureur, de fait, vient nourrir celui des opposants à la réforme. Pour mémoire, le projet de réforme des retraites est notamment accusé par certains détracteurs de favoriser le développement de la capitalisation, en supprimant les cotisations pour les plus hautes rémunérations (obligeant les très hauts revenus à se tourner vers les plans d’épargne) et plus généralement en baissant, en raison du changement de mode de calcul, les retraites des personnes ayant eu des carrières ascendantes. Le tout, donc, alors que la loi Pacte de mai 2019 favorise, elle, les dispositifs par capitalisation.

    La pub est bien authentique. Même si Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac, qui a déniché puis diffusé le visuel, assure qu’après son tweet, la page a été désactivée.

    Mais on trouve encore le visuel en suivant cet autre lien (https://www.axa.fr/content/dam/axa-fr-convergence/epargne-retraite/actus/desktop/reformes-retraite-2019.jpg). Par ailleurs, il est aisé de trouver des contenus très proches sur le site de l’assureur. Ainsi, cette présentation des enjeux de l’année 2019 sur la question des retraites (https://www.axa.fr/epargne-retraite/loi-pacte.html) joue la même carte du pessimisme pour les futurs retraités, expliquant que les réformes envisagées augurent d’une « potentielle dégradation » des retraites, et nécessitent donc de prendre les devants avec la capitalisation : « En outre, les premières pistes de réflexion de la réforme globale des retraites ne sont pas encourageantes : mise en place d’un système unique à points, plafonnement possible des cotisations, incitations à reculer l’âge de liquidation de la retraite. L’ensemble de ces indicateurs augure d’une potentielle dégradation des retraites à l’avenir. Il est donc essentiel de prendre les devants et de la préparer le plus tôt possible par le biais de l’épargne individuelle. »

    https://www.liberation.fr/checknews/2020/01/16/est-il-vrai-qu-une-pub-d-axa-evoque-la-baisse-programmee-des-pensions-a-c
    #AXA #assurances_privées #pensions #retraite #retraites #financiarisation #privatisation #capitalisation #publicité #France

  • Avocats en grève : libérez les retenu-e-s du centre de rétention de #Rennes !
    https://expansive.info/Avocats-en-greve-liberez-les-retenu-e-s-du-centre-de-retention-de-Rennes

    Dans le cadre de leur mouvement de grève, les avocats de Rennes demande la remise en liberté de toutes les personnes retenues au CRA. #Infos_locales

    / Une, #Migrations_-_Luttes_contre_les_frontières, #Politiques_sécuritaires_-_Surveillance, #Répression_-_Justice_-_Prison, Rennes, #Mouvements_sociaux, Retraites (et le reste) 2019-2020

    #Retraites_et_le_reste_2019-2020

  • Harz-labour n°29 : De l’audace, que diable, de l’audace !
    https://expansive.info/Harz-labour-no29-De-l-audace-que-diable-de-l-audace-1985

    Vingt-neuvième numéro de Harz-labour, distribué dans la manifestation rennaise du jeudi 16 janvier, et disponible à la Maison de la Grève (37 rue Legraverend, métro Anatole France). #Analyses

    / #Rennes, #Mouvements_sociaux, Retraites (et le reste) 2019-2020, #HarzLabour

    #Retraites_et_le_reste_2019-2020
    https://expansive.info/IMG/pdf/harz-labour_no29-2.pdf

  • Les #chômeurs, victimes collatérales de la #retraite universelle | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr//chomeurs-victimes-collaterales-de-retraite-universelle/00091537

    Pour les demandeurs d’emploi non indemnisés, la « dimension solidaire » du nouveau régime ne saute pas davantage aux yeux. C’est même tout le contraire. Que se passe-t-il pour les chômeurs en fin de droits, qui touchent l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ? Eh bien, ils cotiseront sur cette base, pardi ! A raison de 16,74 euros par jour (soit 502,20 euros par mois de 30 jours), il leur faudra presque un microscope pour compter les points retraite acquis. Rien à voir avec le dispositif actuel : aujourd’hui, ils peuvent à la fois valider des trimestres (quatre, en régime « normal », mais jusqu’à 20 pour les plus de 55 ans ayant cotisé au moins 20 ans à l’Unédic) et acquérir des points Agirc-Arrco sur une partie de leur ancienne rémunération.

    Quant aux chômeurs qui ne touchent pas la moindre indemnisation, on cherche encore en quoi le nouveau dispositif constituerait pour eux une « avancée majeure ». Ne disposant d’aucun revenu, ils n’acquerront aucun point retraite pour leurs vieux jours. Un recul par rapport à la situation présente. Actuellement, un demandeur d’emploi non indemnisé ne se crée, certes, aucun droit au titre de sa retraite complémentaire Agirc-Arrco. Mais, à condition d’avoir déjà cotisé au régime général ou à la Sécurité sociale des indépendants – un simple job d’été suffit ! –, il peut valider des trimestres pour sa retraite de base. Un jeune qui, par exemple, bosse 15 jours dans un centre aéré, reprend puis termine ses études et entre sur le marché du travail peut valider jusqu’à six trimestres s’il galère à trouver son premier poste…

    • (texte intégral, en accès plus ou moins libre donc)

      Réforme
      Les chômeurs, victimes collatérales de la retraite universelle
      Stéphane Béchaux
      17/01/2020

      Les demandeurs d’emploi font partie des grands perdants de la réforme. Car ils acquerront demain beaucoup moins de droits qu’aujourd’hui. Et gare à la décote pour ceux qui terminent leur carrière au chômage.

      « Une avancée majeure ! » Dans son exposé des motifs du projet de loi, le gouvernement assure que son système universel de retraite sera particulièrement bénéfique pour tous ceux qui connaissent des interruptions de carrière. Une vaste population qui englobe tout à la fois les femmes en congé maternité, les travailleurs en arrêt maladie ou en invalidité et, bien sûr, les demandeurs d’emploi. Si l’on en croit l’exécutif, le nouveau dispositif permettra ainsi à ces assurés « de réellement percevoir la dimension solidaire du système universel de retraite tout au long de leur carrière ».

      Potion amère pour les demandeurs d’emploi indemnisés...

      La « dimension solidaire » ? Les chômeurs aimeraient bien. Mais le futur régime, applicable à partir de 2025, leur prépare au contraire des vieux jours difficiles. Quelle que soit la situation de recherche d’emploi dans laquelle ils se trouvent. Pour les chômeurs indemnisés, la pilule s’annonce particulièrement amère. Car jusqu’alors, le système neutralisait l’impact potentiel de la perte d’emploi sur leur future pension de retraite : aujourd’hui, ils valident à la fois des trimestres au titre du régime de base (à raison d’un trimestre pour 50 jours indemnisés, dans la limite de quatre trimestres par an) et acquièrent des points de retraite complémentaire sur la base de leur ancien salaire.

      Un « âge d’or » terminé. Dans sa rédaction, l’article 42 du projet de loi prévoit désormais d’asseoir le nombre de points de retraite des chômeurs sur le montant de leur indemnité, et non plus sur leur rémunération antérieure. Une sacrée différence. Non seulement parce que l’allocation de retour à l’emploi (ARE) ne représente qu’entre 57 % et 75 % du salaire de référence, mais aussi parce que le mode de calcul de ce dernier va devenir beaucoup moins favorable.

      Le récent décret assurance chômage (https://www.alternatives-economiques.fr/assurance-chomage-une-reforme-sanglante/00090433) prévoit en effet qu’à partir du 1er avril prochain, le salaire de référence servant à calculer l’allocation tienne compte à la fois des périodes travaillées et non travaillées au cours des deux dernières années précédant la perte d’emploi. Ce qui va baisser mécaniquement le montant de l’ARE et donc, par ricochet, la future retraite… L’impact promet d’être conséquent. Selon les estimations de l’assurance chômage, les nouvelles règles devraient pénaliser un allocataire indemnisé sur deux, soit 1,3 million de personnes.

      « Pour les chômeurs, il va y avoir un effet en cascade sur le niveau d’acquisition des points, alerte Jean-Paul Domergue, responsable du plaidoyer chez Solidarités nouvelles face au chômage (SNC). D’autant plus qu’on va tenir compte de toute la carrière pour calculer le montant de la pension, et pas seulement des 25 meilleures années comme actuellement pour la retraite de base. » L’association s’en est ouverte aux organisations syndicales, et notamment à la CFDT, qu’elle a rencontrée fin novembre. Un message entendu. « Nous, on a toujours plaidé pour que les points retraite soient calculés sur le salaire antérieur à la période de chômage. Chez Jean-Paul Delevoye, le principe ne semblait pas poser problème. Mais il a disparu lors de la transcription dans le projet de loi », retrace Frédéric Sève, le négociateur retraite cédétiste.

      … et encore plus indigeste pour les chômeurs non indemnisés

      Pour les demandeurs d’emploi non indemnisés, la « dimension solidaire » du nouveau régime ne saute pas davantage aux yeux. C’est même tout le contraire. Que se passe-t-il pour les chômeurs en fin de droits, qui touchent l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ? Eh bien, ils cotiseront sur cette base, pardi ! A raison de 16,74 euros par jour (soit 502,20 euros par mois de 30 jours), il leur faudra presque un microscope pour compter les points retraite acquis. Rien à voir avec le dispositif actuel : aujourd’hui, ils peuvent à la fois valider des trimestres (quatre, en régime « normal », mais jusqu’à 20 pour les plus de 55 ans ayant cotisé au moins 20 ans à l’Unédic) et acquérir des points Agirc-Arrco sur une partie de leur ancienne rémunération.

      Quant aux chômeurs qui ne touchent pas la moindre indemnisation, on cherche encore en quoi le nouveau dispositif constituerait pour eux une « avancée majeure ». Ne disposant d’aucun revenu, ils n’acquerront aucun point retraite pour leurs vieux jours. Un recul par rapport à la situation présente. Actuellement, un demandeur d’emploi non indemnisé ne se crée, certes, aucun droit au titre de sa retraite complémentaire Agirc-Arrco. Mais, à condition d’avoir déjà cotisé au régime général ou à la Sécurité sociale des indépendants – un simple job d’été suffit ! –, il peut valider des trimestres pour sa retraite de base. Un jeune qui, par exemple, bosse 15 jours dans un centre aéré, reprend puis termine ses études et entre sur le marché du travail peut valider jusqu’à six trimestres s’il galère à trouver son premier poste…

      A tous ces coups de bambou vient s’ajouter un dernier « cadeau », réservé aux seniors qui finissent leur carrière au chômage. Aujourd’hui, ceux-ci peuvent continuer à percevoir leur allocation de retour à l’emploi jusqu’à l’âge du taux plein. Dès qu’ils l’atteignent, Pôle emploi cesse de les indemniser et ils basculent dans la retraite. Mais que se passera-t-il demain pour les intéressés avec l’instauration du fameux âge « pivot » ou « d’équilibre » ? Pourront-ils continuer à percevoir leur indemnisation ou devront-ils liquider leur pension ? La réponse est cruciale. Car plane sur eux la menace d’une décote sur leur pension, s’appliquant pendant toute la durée de leur retraite. « Ce problème, les chômeurs peuvent déjà le rencontrer sur leur retraite complémentaire. Mais au moins, la décote est temporaire. Tandis que là, elle serait définitive, ce qui est très injuste », dénonce Jean-Paul Domergue (SNC). De fait, les demandeurs d’emploi seniors n’ont aucun droit d’option. Eux, ne peuvent pas choisir de rester plus longtemps en poste pour ne pas subir une minoration de pension !

  • #Fonctionnaires : le #gel du #point_d’indice prévu jusqu’en 2022 - Challenges
    https://www.challenges.fr/economie/fonctionnaires-le-gouvernement-table-sur-un-gel-du-point-d-indice-jusqu-e
    #enfoirés
    #gel_ou_vaseline ?
    #mythos
    500 millions en 2021 pour les #enseignants, mais ensuite —>

    « Ce sont quelques lignes passées inaperçues qui pourraient faire du bruit dans la fonction publique. Dans un rapport de novembre, le Conseil d’orientation des #retraites (#COR) a lâché une petite bombe qui concerne la paie de quelque 5 millions de fonctionnaires. Selon ce document, qui établit des prévisions financières concernant les retraites et s’appuie sur des données du ministère du #Budget, le #gouvernement table en effet sur un gel du #point d’#indice, qui sert de base au calcul de la #grille des #traitements des fonctionnaires, jusqu’en #2022. »

    • Une petite bombe passée inaperçue : le gouvernement table sur une progression de la rémunération moyenne des fonctionnaires moins rapide que le salaire moyen français jusqu’en 2025 et un gel du point d’indice jusqu’en 2022.

  • Est-il vrai qu’une pub d’AXA évoque la « baisse programmée des pensions » à cause de la réforme des #retraites ? - Libération
    https://www.liberation.fr/checknews/2020/01/16/est-il-vrai-qu-une-pub-d-axa-evoque-la-baisse-programmee-des-pensions-a-c


    Dans la mesure où ce sont eux qui on dicté la « réforme », il eut été étonnant qu’ils n’en comprennent pas le fonctionnement et les objectifs…

    Mais on trouve encore le visuel en suivant cet autre lien. Par ailleurs, il est aisé de trouver des contenus très proches sur le site de l’assureur. Ainsi, cette présentation des enjeux de l’année 2019 sur la question des retraites joue la même carte du pessimisme pour les futurs retraités, expliquant que les réformes envisagées augurent d’une « potentielle dégradation » des retraites, et nécessitent donc de prendre les devants avec la capitalisation : « En outre, les premières pistes de réflexion de la réforme globale des retraites ne sont pas encourageantes : mise en place d’un système unique à points, plafonnement possible des cotisations, incitations à reculer l’âge de liquidation de la retraite. L’ensemble de ces indicateurs augure d’une potentielle dégradation des retraites à l’avenir. Il est donc essentiel de prendre les devants et de la préparer le plus tôt possible par le biais de l’épargne individuelle. »

  • DIRECT - #greve16janvier #Retraites Regardez le monde qu’il y a à Clermont-Ferrand ! La manif vient de s’élancer depuis le boulevard Dumas, devant le siège de Michelin. images : @vslonskamalvaud SUIVEZ NOTRE DIRECT >> https://la-bas.org/la-bas-magazine/special-direct/suivez-notre-direct-dans-les-manifestations-du-16-janvier …pic.twitter.com/kvSv1hKef0
    https://twitter.com/LabasOfficiel/status/1217744458399260674

    DIRECT - #greve16janvier #Retraites

    Regardez le monde qu’il y a à Clermont-Ferrand ! La manif vient de s’élancer depuis le boulevard Dumas, devant le siège de Michelin.

    images : @vslonskamalvaud SUIVEZ NOTRE DIRECT >> https://la-bas.org/la-bas-magazine/special-direct/suivez-notre-direct-dans-les-manifestations-du-16-janvier … pic.twitter.com/kvSv1hKef0

  • Retraites : les avocats vont garder leur caisse au sein du régime universel | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/economie-france/social/retraites-les-avocats-vont-garder-leur-caisse-au-sein-du-regime-universel-1

    #Retraites : les #avocats vont garder leur caisse au sein du #régime_universel
    Le gouvernement a répondu par courrier aux questions posées par les représentants des avocats, opposés à la réforme des retraites. Il propose une meilleure prise en compte des bas revenus, via une péréquation au sein de la profession. Il évoque aussi des « mesures d’accompagnement ».

    Les avocats viennent de remporter une manche dans le bras de fer qui les oppose au gouvernement sur la réforme des retraites depuis plus d’un an. Leur caisse de retraite autonome, la Caisse nationale des barreaux français (CNBF), qui n’a jamais voulu être intégrée à la Caisse nationale d’assurance-vieillesse des professions libérales (CNAVPL), ne va pas être absorbée par la future Caisse nationale de retraite universelle (CNRU). Elles coexisteront. La CNRU lui déléguera la gestion du régime des avocats, même après 2025, lorsque le nouveau régime de cotisations entrera en vigueur.

  • Les fonctionnaires sacrifiés sur l’autel du système « universel » de retraites

    Selon les observations de deux sociologues, le système de retraite proposé par le gouvernement se traduirait par une pénalisation des fonctionnaires de niveaux intermédiaire et supérieur, par rapport aux salariés en #CDI du privé.

    Beaucoup de critiques ont été justement formulées contre le projet de réforme des retraites, dépassant largement la seule question de l’âge pivot. D’abord sur l’incertitude qu’engendrerait un système de #points par rapport à un système où des droits réels sont accumulés, avec ses conséquences prévisibles comme le recours croissant aux #assurances_privées pour y faire face. Ensuite sur les limites d’un projet qui fixe à 14% du PIB le montant total des pensions de retraite alors que la #démographie française ainsi que le volume de richesse produite par actif sont en permanente évolution. Enfin sur le caractère artificiel du déficit annoncé des systèmes de retraite actuels, qui a bien été mis en évidence par un collectif d’économistes (http://www.atterres.org/article/rapport-du-cor-un-d%C3%A9ficit-construit-de-toutes-pi%C3%A8ces).

    En tant que sociologues travaillant sur les inégalités sociales, nous souhaitons intervenir dans ce débat en insistant sur le renforcement du système d’#inégalités dont est porteur la dernière version de ce projet. Ces inégalités, nous avons pu les mettre en évidence grâce à une nomenclature d’emploi élaborée dans le cadre de la rénovation des PCS 2020 de l’Insee, qui permet pour la première fois de comparer les fonctionnaires aux salariés du CDI dans le privé à quatre niveaux de qualification distincts.

    Certes, la communication gouvernementale laisse entendre que la réforme vise à combattre les inégalités de notre société : le système universel proposé serait équitable dans la mesure où il applique les mêmes règles à tous et toutes. Emmanuel Macron déclarait encore, lors de ses vœux aux Français le 31 décembre, qu’il devait faire cette réforme parce qu’« il s’agit d’un projet de justice et de progrès social ». Mais, contrairement aux apparences, la même équation n’aura pas les mêmes conséquences sur toutes les carrières, et le projet de réforme tend en réalité à accentuer les inégalités par rapport au système actuel, en particulier au détriment des fonctionnaires. Le renoncement annoncé à un « âge pivot » de 64 ans ne change en rien cette détérioration annoncée de leur situation.

    Rappelons un fait central : en France, les conditions de rémunération et de progression salariale entre le secteur public et le secteur privé diffèrent fortement, au détriment des fonctionnaires et ce sur l’ensemble des carrières. Le mode de calcul actuel des retraites compense, en partie seulement, cette inégalité structurelle.
    En finir avec les « privilèges » des fonctionnaires ?

    Gel du point d’indice, modification des règles d’avancement, retour du jour de carence, réduction du nombre de postes aux concours, etc. : les décisions politiques des dernières années sont sévères pour l’emploi public, et particulièrement pénalisantes pour les fonctionnaires. Plusieurs de ces décisions, motivées par l’objectif de contenir les dépenses publiques, contribuent à accroître les écarts avec les salariés du privé. Paradoxalement, dans le cadre de la réforme des retraites, c’est l’argument d’une plus grande égalité de traitement entre secteur public et secteur privé qui est cette fois convoqué pour justifier la modification du mode de calcul des pensions des fonctionnaires : ces dernières ne sont calculées que sur les six derniers mois d’activité, contre les 25 meilleures années dans le secteur privé. Un système universel des retraites serait ainsi plus équitable. En réalité, il ne ferait que prolonger les inégalités de carrière entre fonctionnaires et salariés du privé, qui se sont fortement accentuées avec les politiques conduites depuis quinze ans.
    Les fonctionnaires les plus qualifiés sont sous-payés et ont des progressions de carrière plus tardives

    Entre 2014 et 2017, les fonctionnaires exerçant un emploi de niveau supérieur (dont font notamment partie les plus de 900 000 enseignants, mais aussi les médecins hospitaliers ou encore les hauts fonctionnaires) ont perçu en moyenne 2 668 euros net mensuels, primes comprises avant impôt, contre 3 508 pour les salariés du privé en CDI de même niveau de qualification (cadres et ingénieurs). Sur quarante ans de carrière, cette différence de 840 euros tous les mois équivaut à… 403 200 euros !

    Mais ces inégalités-là, pourtant bien connues du gouvernement après deux ans et demi de consultation des partenaires sociaux, on n’en parle pas. Ou alors on les renvoie à d’hypothétiques plans de revalorisation, souvent annoncés mais toujours repoussés, et dont les montants ne semblent pas du tout à même de compenser le décrochage salarial de ces fonctionnaires. Au contraire, ce que le projet de réforme prévoit, c’est d’appliquer un même mode de calcul des droits à la retraite à des carrières inégales.

    Or les rémunérations ne sont pas seulement inégales en moyenne, elles le sont aussi en progression : les salaires des fonctionnaires de 50 à 59 ans (3 177 euros) correspondent au double de ceux de 20 à 29 ans (1 686 euros) ; rien de tel ne s’observe dans le privé où les salaires sont nettement plus élevés en début de carrière et augmentent moins ensuite. Si jusqu’à présent la faiblesse des rémunérations pendant une grande partie de la carrière avait des conséquences sur l’attractivité de l’emploi public, les démissions précoces et les conditions de vie des fonctionnaires, elle ne pesait au moins pas dans le calcul de leurs pensions. La prise en compte de l’ensemble de la carrière et non des six derniers mois changera la donne. Difficile pour le gouvernement de présenter comme équitable une réforme qui accroît les inégalités à l’âge de la retraite alors qu’elles sont déjà béantes en cours de vie active !
    Au niveau intermédiaire, la pénibilité horaire des fonctionnaires qui ne serait plus compensée

    Aux autres niveaux de qualification, les écarts de salaire entre public et privé sont moins marqués. Si les fonctionnaires exerçant un emploi de niveau intermédiaire (comme les infirmières ou les agents de police) gagnent moins que leurs homologues du privé en début de carrière (1 653 euros par mois, contre 1 750), ils tendent à les dépasser en fin de carrière (2 299 contre 2 216). Mais ce que gomme cette proximité, c’est l’écart des contraintes horaires que produisent les missions de service public : les fonctionnaires exerçant un emploi de niveau intermédiaire sont davantage concernés par le travail le dimanche (33% travaillent au moins un dimanche par mois, contre 14% de leurs homologues du privé), le soir (34% contre 21%) et la nuit (20% contre 9%).

    On peut supposer que ces pénibilités ont été prises en compte pour justifier le maintien d’un régime spécifique pour les agents de police. Pour les autres fonctionnaires, si le projet de réforme était adopté, le nouveau mode de calcul des droits à la retraite réduirait le léger avantage qu’ils peuvent tirer de leur progression salariale, pour situer leur pension au niveau de leurs homologues du privé, qui ont pourtant moins eu à affronter ces contraintes d’emploi du temps. Equitable, dites-vous ?
    Un nivellement par le bas et des fonctionnaires sacrifiés au lieu d’une politique ambitieuse de service public

    En appliquant à tous et toutes le mode de calculs des retraites le moins avantageux, le projet de réforme joue la carte d’un nivellement par le bas. Les données statistiques montrent qu’il se traduirait de plus, et surtout, par une pénalisation des fonctionnaires de niveau intermédiaire et supérieur, par rapport aux salariés en CDI du privé. Non seulement ce projet est donc loin d’être égalitaire, mais il serait en outre dangereux pour l’avenir des services publics qui, de fait, parviendraient de moins en moins à susciter des vocations. A l’heure où le nombre de candidats au concours d’enseignement ne cesse de chuter, où les hôpitaux peinent à recruter et à fidéliser leurs personnels, la perspective de cette dégradation est susceptible de porter un nouveau coup – et cette fois vraiment majeur – à la qualité des services publics.

    https://www.liberation.fr/debats/2020/01/14/les-fonctionnaires-sacrifies-sur-l-autel-du-systeme-universel-de-retraite
    #fonctionnaires #fonctionnariat #service_public #retraite #retraites #réforme #démographie #fonction_publique

    –--------

    Ensuite sur les limites d’un projet qui fixe à 14% du PIB le montant total des pensions de retraite alors que la démographie française ainsi que le volume de richesse produite par actif sont en permanente évolution.

    –-> A mettre en lien avec cette analyse du comité de mobilisation de la DG de l’Insee
    https://seenthis.net/messages/814696#message816386

    • Reçu d’une collègue par email, le 15.01.2020 :

      En plus, des rapports relatifs à la LPPR, les discussions plus généralement portent sur la fin du statut de fonctionnaire public :

      –entrée en vigueur le 1er janvier 2020 de la loi de transformation de la fonction publique, avec l’instauration des #ruptures_conventionnelles de contrat entre l’Etat et les #fonctionnaires_titulaires, indemnités de #rupture_conventionnelle à rembourser à l’Etat si l’agent.e retrouve un emploi dans la fonction publique jusqu’à 6 ans après son #licenciement,
      –la généralisation dans la recherche et dans les universités des #contrats_de_chantier, (contrats autorisés dans la fonction publique par l’ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017)
      –aujourd’hui 35% des personnels des universités sont #contractuels (les universités sont le service public où le recours à des contractuels non-titularisé.e.s est le plus fort).

  • Le nouveau système de retraite est un piège pour les syndicats (Romaric Godin, Mediapart, 13 janvier 2020)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130120/le-nouveau-systeme-de-retraite-est-un-piege-pour-les-syndicats?onglet=full

    Les syndicats, limités à la gestion du désastre

    (…) Mais cela va encore plus loin. Car le dernier piège se referme avec l’article 3 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale de 2020 voté l’automne dernier. Cet article met fin au principe de la loi Veil de 1994 qui établissait la compensation de toutes les baisses de cotisations par l’État. Le gouvernement peut désormais, sans en aviser les partenaires sociaux, décider de réduire les cotisations sociales et choisir ou non de les compenser.

    Or, l’article 1 du projet de loi organique sur les retraites, s’il fixe le cadre financier par la règle d’or, ne donne aucune garantie sur les ressources. On ne rétablit pas le principe de la compensation. Si donc, comme c’est hautement probable, le gouvernement poursuit sa politique de compétitivité-coût par la baisse du coût du travail, le conseil d’administration du CNRU sera chargé d’ajuster le système par des mesures qui font payer les retraités ou les futurs retraités. Ce sera d’abord l’allongement de la durée du travail grâce à l’âge d’équilibre qui reste bien dans le projet de loi pour le système par points et imposera ainsi un système de bonus/malus. L’âge d’équilibre augmentera avec l’espérance de vie (article 10).

    Ce sera ensuite la baisse du taux de remplacement des retraites par rapport au dernier salaire. De ce point de vue, le projet de loi en son article 9 offre certes une garantie en promettant une évolution positive des taux d’acquisition et de service (ou de conversion) des points acquis. Mais c’est en réalité une faible protection. D’ici à 2045, les deux taux seront compris entre l’inflation et le revenu moyen par tête. À partir de 2045, ils seront par défaut égaux au revenu moyen par tête. On assure que cette situation est meilleure que la revalorisation à l’inflation actuelle.

    Mais il existe trois réserves. D’abord, les retraites de l’ancien système continueront à être revalorisées au niveau de l’inflation, ce qui va concerner pendant longtemps une grande majorité des retraités (les premières pensions issues en partie du système par points arriveront en 2037). Ensuite, la revalorisation au salaire moyen est la règle en Allemagne et cela n’a pas empêché une forte chute du taux de remplacement des salaires et même une baisse de la moyenne des pensions versées pour deux raisons : l’éclatement du marché du travail et la modération salariale. Les réformes du marché du travail vont donc jouer contre les futurs retraités.

    Enfin, l’article 9 prévoit que le gouvernement aura finalement la main sur les taux d’acquisition et de service « en l’absence d’approbation » d’une délibération du CA de la nouvelle caisse de retraite universelle. Bref, l’État pourra, pour financer sa politique de compétitivité, réduire le taux de service du point.

    Autrement dit : le système de retraite qui sera en place dès 2022 sera un système géré par les coûts et uniquement par les coûts. C’est d’ailleurs le vrai intérêt du système par points dit à cotisations définies. Les cotisants ignorent absolument le montant de leurs pensions et le taux de remplacement jusqu’au moment de leur retraite. C’est donc ce critère qui sert de variable d’ajustement. Pour s’en convaincre, on rappellera que les régimes complémentaires par points existant en France ont vu leur taux de remplacement se réduire d’un tiers entre 1993 et 2018.

    Le système est centré sur l’équilibre financier et non sur le maintien du niveau de vie des retraités qui n’est pas évoqué dans le projet de loi. Et comme les syndicats n’auront aucune maîtrise, ni aucune garantie sur les ressources, ils ne seront que les gérants du désastre ou les accompagnateurs de l’ajustement du système par les retraités.

    Accepter un tel système revient donc purement et simplement à accepter cette logique : le maintien d’un coût du travail faible permettra de créer assez d’emplois et de richesses pour équilibrer le système sans baisser le niveau de vie des retraités. C’est donc un aveu de confiance dans la logique de la politique de l’offre et de la défiscalisation du capital comme politique économique. Cette confiance semble étrange. Les cas suédois et allemand montrent que les retraités ont fait les frais de cette logique avec l’explosion du risque de pauvreté chez les personnes âgées de ces deux pays. C’est pourtant le choix implicite de la CFDT.

    De ce point de vue, le gouvernement a remporté samedi 11 janvier une éclatante victoire. Car s’il a, pendant des mois, multiplié les concertations et chercher des compromis, ce n’est pas réellement par hésitation ou incertitude sur la réforme elle-même. Le projet de loi publié le 10 janvier reprend très largement les conclusions du rapport Delevoye dont les grands principes étaient en réalité prêts dès 2017.

    Cette recherche du compromis ne visait donc pas à modifier le projet, mais en réalité, à faire accepter une politique économique centrée sur la compétitivité externe et la protection du capital aux syndicats. Son modèle, c’était la concertation suédoise de 1991-1992 qui avait débouché sur le système qui a constitué l’inspiration de la réforme française. Cette concertation avait créé un large consensus, allant de la droite jusqu’aux syndicats, autour de la nécessité de la stabilité financière et de la préservation du coût du travail. Mais, malgré son adhésion au système par points, la CFDT ne pouvait accepter officiellement des mesures d’économies puisqu’elle défendait une réforme de « justice sociale ». C’était sa position en novembre dernier. Dès lors, elle rejetait effectivement une logique qui est celle de la gestion par les coûts. Avec la tragicomédie de « l’âge pivot », sa position a changé.

    En acceptant de discuter de mesures d’économies dans le cadre restrictif de l’équilibre financier sur cinq ans, d’une gouvernance encadrée et de la préservation du coût du travail, la confédération bascule ouvertement dans le consensus néolibéral. Jadis, le réformisme entendait contraindre le capitalisme à améliorer le sort des travailleurs. Il a aujourd’hui un autre sens : accepter de soumettre davantage les travailleurs à la loi du capital en espérant que ce dernier se montrera reconnaissant. Mais cette victoire du gouvernement pourrait n’être qu’une victoire à la Pyrrhus dans un pays qui n’est pas dupe des intentions de l’exécutif.

  • Que les ténèbres soient !
    https://expansive.info/Que-les-tenebres-soient-1975

    « Les coupures généralisées, c’est devenu un mythe, cela ne devrait plus faire partie de notre culture syndicale. (…) C’est plus compliqué de ne pas mettre la France dans le noir que de le faire, il suffit de trois personnes. Si cela ne s’est pas produit, c’est grâce au niveau collectif de conscience très fort, et non par discipline, notamment chez les jeunes » Sophie Béroud, Les Robins des bois de l’énergie On s’ennuie dans les défilés syndicaux ! Dites, il reste encore combien de kilomètres ? On tourne (...) #Analyses

    / #Syndicalismes_-_Travail, #Mouvements_sociaux, Retraites (et le reste) 2019-2020

    #Retraites_et_le_reste_2019-2020
    https://douze.noblogs.org/post/2019/12/15/semaine-de-mobilisation-contre-rte-et-son-monde-du-13-au-18-janvier
    https://www.cairn.info/revue-annales-historiques-de-l-electricite-2008-1-page-29.htm#
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/greve-contre-la-reforme-des-retraites-6-questions-sur-les-coupures-sauvages

  • Appel à création d’un collectif de précaires de l’Enseignement Supérieur de la Recherche
    https://expansive.info/Appel-a-creation-d-un-collectif-de-precaires-de-l-Enseignement-Superieur

    En plein mouvement contre la casse des retraites, les précaires de l’Enseignement Supérieur de la Recherche (ESR) s’organisent. Concerné·e ? #Infos_locales

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    #Retraites_et_le_reste_2019-2020