• Journée de solidarité : la grande arnaque intergénérationnelle ?
    https://lvsl.fr/journee-de-solidarite-la-grande-arnaque-intergenerationnelle

    L’inadaptation de la France face aux canicules interroge à nouveau le bien-fondé de la « journée de solidarité » créée après la vague de chaleur de 2003. Plus largement, l’importance des transferts financiers vers les plus âgés alors que les actifs ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois questionne : s’agit-il de protection des plus fragiles ou de clientélisme électoral ? Alors que la France vieillit, l’intransigeance des plus âgés à faire des efforts alors que les plus jeunes ont du mal à se projeter dans l’avenir alimente une mécanique délétère pour la cohésion sociale.

    #Société #boomer #EHPAD #générations #gérontocratie #Retraites #Vieillissement #vieux

  • Emmanuel Todd – Front Nord, Front Sud : le point sur la Troisième Guerre mondiale

    https://diaspora.psyco.fr/p/12532040

    https://www.youtube.com/watch?v=lC5jJtw5Baw


    2026-06-11 — 1,5 h

    par Fréquence Populaire Média

    Alors que les regards restent tournés vers l’Ukraine, le Moyen-Orient et les tensions internationales, Emmanuel Todd estime que nous sommes en réalité confrontés à des transformations beaucoup plus profondes que les seuls événements du moment.

    Dans ce nouvel entretien animé par Diane Lagrange et enregistré le 10 juin 2026, l’historien, anthropologue et démographe revient d’abord sur son nouveau projet intellectuel. Après plusieurs décennies consacrées à l’étude des structures familiales et à leur influence sur les systèmes politiques, religieux et sociaux, Emmanuel Todd explique pourquoi il réévalue aujourd’hui certains aspects de son travail et pourquoi il redécouvre l’intérêt du matérialisme historique de Marx et Engels pour comprendre les grandes évolutions de l’humanité.

    Mais très vite, la discussion bascule vers les grands foyers de tension contemporains.

    #Ukraine, #Russie, #UE / #EU Union européenne, #OTAN, #Iran, #États-Unis, #Allemagne, #démographie, #crise économique, #retraites, #immigration, vieillissement des sociétés occidentales, #désindustrialisation, #souveraineté énergétique, #déclin européen… aucun sujet n’est évité.

    Pour Emmanuel Todd, les événements que nous observons ne peuvent être compris qu’en prenant du recul sur les dynamiques historiques longues. Il analyse la guerre en Ukraine comme l’expression d’un affrontement plus vaste entre un #Occident en difficulté et des puissances émergentes qui raisonnent désormais sur plusieurs décennies.

    L’entretien aborde également le rôle croissant de l’Allemagne dans le financement de l’effort de guerre européen, les conséquences de la crise énergétique mondiale, l’évolution de la stratégie russe, le rapprochement entre Moscou, Téhéran et Pékin, ainsi que les risques que ferait peser une poursuite de l’escalade sur l’ensemble du continent européen.

    La situation de l’Iran fait l’objet d’une analyse particulièrement approfondie. Emmanuel Todd revient sur la transformation spectaculaire de la société iranienne, son niveau de formation scientifique, sa capacité de résistance face aux sanctions et aux conflits, ainsi que sur la chute extrêmement rapide de sa fécondité qui rapproche désormais le pays des standards démographiques des sociétés les plus développées.

    La France occupe également une place centrale dans la discussion.

    À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, Emmanuel Todd s’interroge sur la capacité du système politique français à répondre aux défis réels du pays. Il revient longuement sur le vieillissement accéléré de la population, la crise des retraites, l’effondrement de la fécondité, les difficultés d’assimilation, la dépendance économique croissante du pays et les limites du débat politique actuel.

    L’entretien se conclut sur une réflexion plus large concernant l’avenir de l’Europe, le déclin démographique mondial, l’évolution des rapports de puissance et les conséquences possibles des choix politiques effectués aujourd’hui.

  • Philippe Askenazy : « La réforme du cumul emploi-retraite repose sur du sable »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/19/philippe-askenazy-la-reforme-du-cumul-emploi-retraite-repose-sur-du-sable_66

    La suspension du report de l’âge normal de liquidation des #retraites concentre l’attention et cache une vraie contre-réforme glissée dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (#PLFSS) pour 2026 : un brutal coup de frein au #cumul_emploi-retraite, qui permet de poursuivre ou de reprendre une activité professionnelle en touchant à la fois sa pension et son revenu d’activité.

    Le nombre de personnes actuellement en cumul emploi-retraite est difficile à évaluer. Les systèmes des régimes de retraite peinent à suivre en direct le phénomène lorsqu’un retraité prend une activité dans un autre régime (exemple : une ancienne ouvrière qui vend des créations artisanales en tant qu’autoentrepreneuse). L’enquête emploi en recensait plus de 600 000 en 2023. Mais des travaux récents de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) suggèrent qu’il existe une forte sous-déclaration de leur activité par les retraités. On serait plutôt autour de 1 million.

    Le cumul emploi-retraite a été amendé à chaque réforme des retraites. La réforme de 2023 lui a ainsi donné un coup de pouce important en permettant une « recharge » de droits à pension liés à l’activité professionnelle pendant la retraite. Deux ans après, le gouvernement propose un virage à 180 degrés. Si les dispositions qu’il propose sont actées, les nouveaux retraités se situant entre l’âge légal et 67 ans subiraient un écrêtement de moitié au-delà de 7 000 euros annuels, c’est-à-dire qu’ils verraient leur retraite amputée de 1 euro pour 2 euros de revenu d’activité. Il subsisterait de rares exceptions ; par exemple, un ancien magistrat à la Cour des comptes pourrait cumuler le revenu d’activités juridictionnelles vacataires sans limite. Les futurs bénéficiaires d’un départ anticipé pour carrière longue se verront appliquer un écrêtement de 100 % dès le premier euro. Pourquoi une telle interdiction de fait ?

    https://justpaste.it/mgluj

  • Le « magot » de 1,8 milliard d’euros du Sénat, qui sert notamment pour les retraites des anciens sénateurs (ft. DSK toujours dans les bons coups
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/11/12/le-precieux-magot-de-1-8-milliard-d-euros-du-senat_6653118_823448.html

    (...) Or, en 1997, le fisc s’intéresse aux revenus de Philippe de Canson, ancien député RPR du Var (1994-1997). N’ayant retrouvé aucune dépense liée au mandat, l’administration considère que l’indemnité de secrétariat n’est pas un remboursement de frais, mais un revenu imposable. L’Assemblée obtient alors du ministre de l’économie, Dominique Strauss-Kahn, et du secrétaire d’Etat chargé du budget, Christian Sautter, qu’ils désavouent leurs services. Datée du 4 novembre 1997, cette note au directeur général des impôts, que nous avons retrouvée, résout le problème en trois phrases : « A titre de règle pratique, il y a lieu de considérer que l’indemnité représentative de frais de mandat (…) est utilisée conformément à son objet. Cette indemnité est donc exonérée en totalité d’impôt sur le revenu sans qu’il soit nécessaire d’exiger des justifications. Les redressements en cours sur cette question seront abandonnés. » Cette note permet à l’IRFM d’être un véritable revenu parallèle en plus de l’indemnité. L’administration est priée de regarder ailleurs.

    (...) Les parlementaires suppriment progressivement leurs avantages : les frais de mandat sont contrôlés à partir de 2017, les prêts à taux zéro disparaissent, et le régime de retraite des députés s’aligne sur le droit commun : depuis 2018, un député ne peut plus espérer que 700 euros de retraite par mandat de cinq ans. Mais si les avantages ont disparu, l’image de « privilégié » reste gravée dans l’opinion.

    D’autant que, grâce à ses réserves, le Sénat a, lui, gardé un régime de retraite très généreux. Jusqu’en 2023, un sénateur obtenait 2 200 euros net mensuel de retraite par mandat de six ans, voire plus pour certains dignitaires. En 2023, au moment de la réforme des retraites, outre le passage aux 64 ans, le Sénat a décidé de réduire les pensions futures de 20 %, promettant qu’elles ne pourront dorénavant plus être supérieures à l’indemnité parlementaire.

  • Nous avons été trop généreux avec les allocataires. Qu’on leur sucre 200 millions d’euros par an ! (Jean-Pierre Farandou, ex-patron des TGV)

    Instaurée en réponse aux mobilisations massives de chômeurs et précaires pour un revenu garanti par le gouvernement Jospin en 1998, la « prime exceptionnelle de fin d’année » (dite « prime de Noël ») n’a pas vu augmenter son montant augmenté depuis, malgré plus de 50% d’inflation.

    En 2023, cette prime avait été majorée de 35% pour les allocataires avec enfants à charge.
    https://www.lemediasocial.fr/la-prime-de-noel-sera-majoree-pour-les-personnes-isolees-cette-annee_b

    Cette fois, on prévoit de la supprimer à plus d’un million de personnes au RSA, à l’AAS ou en AER sans enfants à charge.

    D’après le panorama 2024 de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l‘évaluation et des statistiques) sur les minima sociaux, l’écrasante majorité des bénéficiaires de la prime de Noël sont des allocataires du RSA (1,89 million en 2022). Or, sur ces allocataires, 56 % étaient seuls sans personne à charge et 2 % étaient en couple sans personne à charge.

    https://www.ledauphine.com/social/2025/11/04/la-prime-de-noel-supprimee-pour-le-million-d-allocataires-sans-enfants-l.

    Des allocataires ASS, Il en a de moins en moins.
    https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2024-10/MS24%20-%20Fiche%2024%20-%20L’allocation%20de%20solidar

    Des bénéficiaires de (AER) allocation équivalent retraite doivent ouvert des droits avant 2011. Ils ne doivent donc pas/plus être nombreux
    https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F13929

    En revanche les allocataires RSA de plus de 50 ans dont les enfants ne sont plus à charge, eux, le sont. Des préretraités ou retraités (en attente d’ASPA) sont ainsi visés.

    #PLFSS #RSA #ASS #AER #prime_de_fin_d'année #retraites

    • LES MÉNAGES SANS ENFANT PRIVÉS DE PRIME DE NOËL ? "CE N’EST PAS À L’ETAT DE PAYER DES CADEAUX"
      https://rmc.bfmtv.com/actualites/economie/travail/les-menages-sans-enfant-prives-de-prime-de-noel-ce-n-est-pas-a-l-etat-de-

      Si vous voulez la prime de Noël, il va falloir faire des enfants. En raison de l’état des comptes de la Sécurité sociale", le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, veut exclure les foyers sans enfants de la prime de Noël, cette aide versée chaque année aux ménages les plus précaires et qui coûtera 466,5 millions d’euros en 2025. Une proposition qui ne sera pas appliquée pour le chèque 2025. [ces ignares ne savent pas que la CAF paie par virement ?]

      « L’État français a été très généreux à une époque sur toutes les politiques sociales et tant mieux. Mais je ne suis pas sûr que le pays a les moyens de poursuivre cette politique de générosité maximale. Il faut donc accepter un recentrage », a justifié l’ex-patron de la SNCF ce mardi sur France Inter.

      Donc, c’est supprimé aux sans enfants parce que ce n’est pas l’État de payer les cadeaux des enfants. Pas bien compris cette trumperie.

      C’est peut-être parce que comme dit Manuel Bompard sur France Inter : « Même s’ils n’ont pas d’enfants », ces bénéficiaires de minima sociaux « ont une famille ».

      Du coup, embrassons-nous Folleville ! sous condition :

      Reconnaissant sur France Inter que ce type de mesure pouvait sembler « un peu agressive », le ministre Jean-Pierre Farandou s’est dit « ouvert » au rétablissement de la prime pour tous les allocataires, à condition de maintenir l’« équilibre » des comptes de la Sécurité sociale.

      https://www.liberation.fr/economie/social/budget-le-gouvernement-veut-restreindre-la-prime-de-noel-aux-familles-qui

      Forfait hospitalier, franchises et ALD plus chères, ça va bientôt passer pour "un peu" raisonnable.
      C’est d’autant plus magique que ni le RSA ni cette prime ne dépendent du PFLSS.

  • Communiqué intersyndical du 27 septembre 2025 - CAAP
    https://caap.asso.fr/spip.php?article1188

    la SSAA (la Sécurité sociale des artistes-auteurs est le nouveau nom de l’AGESSA)

    … dysfonctionne depuis sa création il y a plus de 50 ans. Aujourd’hui la SSAA, sous signature du président, poursuit en justice les artistes-auteurs qui lui demandent réparation des préjudices causés en matière de retraite.

    Il faut expliquer un peu l’affaire de celleux peu nombreux qui la subissent : les artistes-auteurs. Figure toi que l’agessa/ssaa a ’oublié’ durant plus de dix ans de calculer et prélever les cotisations retraites des artistes-auteurs. Exemple du résultat : des peintres, écrivaines, sculptrices, photographes, créatrices mulitmédias arrivent à la retraite et se retrouvent dans le calcul avec un ’trou’ de dix ans multipliés par 4 trimestres de non cotisation et donc avec une retraite de misère.
    Et désormais sont poursuivies en justice si elles demandent réparation.

    #CAAP #AGESSA #URSSAF #SSAA

  • Retraités à l’étranger : le contrôle biométrique se développe pour lutter contre la fraude
    https://www.alternatives-economiques.fr/retraites-a-letranger-controle-biometrique-se-developpe-lutt/00116261

    Afin de mieux dissuader les fraudeurs, les régimes de retraite commencent à certifier l’existence effective des pensionnés résidant à l’étranger via la biométrie. Un dispositif qui deviendra obligatoire à l’horizon 2028.


    Retraités au Portugal. Parmi les retraités résidant à l’étranger et percevant une pension française, 10 % sont nés en France. PHOTO : Getty

    La lutte contre la fraude, sujet politique hautement inflammable, revient comme un serpent de mer. Cet été, le gouvernement Bayrou a présenté un avant-projet de loi de lutte contre la fraude sociale et fiscale. Objectif : récupérer 2,3 milliards d’euros pour les caisses de l’Etat, en cette période de disette budgétaire.

    La nouvelle équipe à Matignon devrait tôt ou tard reprendre le flambeau, tant ces dernières années le thème est au menu de tous les gouvernements, aiguillonnés par la Cour des comptes. Dans leur rapport 2025 sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale (LFSS), les hauts magistrats de la rue Cambon ont souligné les améliorations dans la lutte contre la fraude aux #retraites_versées_à_l’étranger, mais appelé « à poursuivre [les efforts] pour mieux la prévenir et la réduire ».

    Ils ont répertorié, pour 2021, 43 millions d’euros d’indus sur cette population pour le régime général (1,1 million de personnes) dont 35 millions avaient été récupérés à 24 mois. La somme peut sembler faible mais cela correspondrait à 28 % de l’ensemble des indus de la branche vieillesse de la Sécurité sociale, alors que ces pensions représentent moins de 3 % des prestations légales versées.

    Les #pensions versées à l’étranger sont sujettes aux risques de fraude connus (utilisation frauduleuse ou falsification de documents d’identité, fraude aux comptes bancaires, etc.), auxquels s’ajoute une problématique spécifique de #décès_non_déclaré. C’est pourquoi les caisses de retraite demandent chaque année aux retraités résidant à l’étranger – dont 10 % sont nés en France – de produire un #certificat_d’existence.

    Autrement dit, ceux-ci reçoivent un formulaire d’état civil prérempli, qu’ils doivent faire authentifier en se présentant avec une pièce d’identité auprès du consulat ou des autorités locales, avant de le renvoyer. Sans quoi, au bout de deux mois, leur pension peut être suspendue, et ce jusqu’à la réception des justificatifs exigés.

    Selon l’Assurance retraite, 94,2 % des certificats d’existence sont retournés dans les 12 mois, ce qui implique que 5,8 % des pensions sont suspendues, sans qu’il s’agisse forcément de fraudes. Cela dit, « cette procédure papier est aisément fraudable – si les autorités locales se laissent corrompre par exemple –, et contraignante pour des pensionnés souvent âgés – 78 ans de moyenne d’âge contre 74 ans en moyenne », commente Renaud Villard, directeur général (DG) de l’Assurance retraite. C’est pourquoi des opérations ciblées de contrôle sur place peuvent ensuite intervenir sur les cas suspicieux.

    Cap sur les échanges de données et le contrôle biométrique

    Pour remédier à cette fragilité, les régimes développent depuis plusieurs années les #échanges_de_données d’état civil, notamment sur les décès. Désormais, ce sont près de 50 % des retraités à l’étranger – surtout dans l’Union européenne – qui sont exemptés de prouver leur existence chaque année, selon l’Assurance retraite. C’est particulièrement le cas des résidents de neuf pays : Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Luxembourg, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suède. Et d’autres conventions sont en passe d’être signées avec l’Autriche et la Pologne, ou encore le Royaume-Uni, pour une cible de 60 % de retraités concernés d’ici 2027.

    « Il faut marcher sur deux jambes : les échanges de données mais aussi la biométrie, plus exigeante que le contrôle d’existence traditionnel, qui permet de faire des économies en papier et en surcontrôles », affirme Renaud Villard.

    La #LFSS pour 2021 avait en effet introduit la possibilité de recourir à la #reconnaissance_faciale ; la LFSS pour 2025 est allée plus loin en l’imposant à compter de 2028.

    Expérimenté par l’Union retraite depuis 2022, le groupement d’intérêt public (GIP) qui réunit tous les régimes obligatoires, le contrôle biométrique, réalisé par vagues mensuelles, est monté en charge depuis septembre 2024. Le principe ? Lorsque l’assuré doit justifier de son existence, il reçoit par courrier ou e-mail un QR code qui lui permet d’installer gratuitement l’application « Mon certificat de vie » sur son téléphone.

    Après avoir scanné son titre d’identité (disposant d’une bande de lecture optique), il se filme avec le mode selfie et peut ainsi valider son certificat, transmis ensuite automatiquement à l’Union retraite. Et les chiffres au bout d’un an sont probants, se félicite le GIP. 85 % de la cible a reçu son QR Code, dont [seuls] 15 % s’en sont emparés : au bout du compte, 70 000 retraités ont pu ainsi envoyer leur preuve d’existence.

    « C’est une première marche vers la généralisation, mais tant que les assurés auront le choix, ils pourront contourner le dispositif s’ils veulent frauder. La biométrie est donc plutôt un levier supplémentaire de maîtrise des risques pour inciter les gens à déclarer le décès de leurs proches », explique Richard Bordignon, directeur de l’Union retraite.

    Simplifier la vie des pensionnés

    Et la démarche a aussi des vertus simplificatrices, plaide l’Union retraite – ce qui devrait garantir un meilleur accès des résidents de l’étranger à leurs pensions. « Nos assurés peuvent se faire aider par leurs enfants ou des proches, qui peuvent même utiliser leur propre portable, tant que le QR Code est bien celui de l’assuré », explicite encore Richard Bordignon.

    « Nous avons demandé que ce nouveau système ne pénalise pas les assurés, parfois éloignés du numérique, et exigé certaines garanties techniques permettant d’assurer un meilleur service », assure Denis Gravouil, secrétaire confédéral chargé des retraites à la CGT qui s’est abstenu lors du vote à l’Union retraite (dont la gouvernance est paritaire).

    Cette dernière mène des actions pour améliorer le dispositif, notamment pour augmenter son taux d’éligibilité ou aller chercher les nombreux assurés qui abandonnent aujourd’hui le processus en cours de route.

    Malgré tout, les #contrôles_sur_place ont encore de beaux jours devant eux. Pour les faciliter et les fiabiliser, l’Assurance retraite a initié une expérience en #Algérie, où les #retraités touchant une pension française sont les plus nombreux, avec un effectif de près de 335 000 personnes. Celle-ci repose sur deux agents de contrôle postés au Consulat à Alger et rémunérés par l’assurance retraite. Mais le consulat peut être à des centaines de kilomètres pour certaines populations à l’étranger.

    « L’Assurance retraite développe aujourd’hui une stratégie plus globale basée sur des tiers de confiance locaux dans les pays à fort enjeu, afin d’assurer la logistique du dernier kilomètre », explique Thomas Gagniarre, directeur du contrôle.

    Elle est notamment en passe de contractualiser avec la banque BRED, dont le maillage d’agences à l’étranger, et notamment au Maghreb, s’avère très dense. « C’est une solution complémentaire par rapport à la biométrie, qui nous permet de cibler des publics que nous ne pourrions pas toucher sinon », conclut Renaud Villard, qui revendique de toute façon une approche humaine.

    Culpabilisation des assurés

    « Quand il y a des fraudes, il faut sanctionner certes, mais le discours politique sert trop souvent à culpabiliser les assurés », regrette Denis Gravouil.

    Alors que la fraude aux prestations est souvent le fait de réseaux mafieux, ou liée aux abus des professionnels de santé pour l’assurance maladie.

    Depuis plusieurs années, le discours – au moins de façade – a changé : la lutte contre le non-recours aux prestations et le combat contre la fraude sociale sont devenues les deux facettes d’une même médaille. Une personne sur trois (soit 2,8 millions d’assurés) ne réclame pas la pension à laquelle elle peut prétendre , rappelle une étude de la Cnav. Et le phénomène de non-recours « complet » concerne 7 % d’entre elles.

    Ce peut être le cas de personnes nées à l’étranger, qui n’ont fréquemment travaillé que quelques trimestres en France, négligeant ou ignorant les droits à pension que cela leur ouvrait, et qui sont repartis sans laisser d’adresse.

    « Ce ne sont pas les mêmes personnes : il y a une différence entre ceux qui ont fait carrière en France et vivent leur retraite à l’étranger, et ceux qui sont passés par la France au moment de leurs études souvent », explique l’Assurance retraite.

    Plus largement, des campagnes d’« aller-vers » sont organisées par les régimes de retraite, pour retrouver des retraités âgés qui n’auraient pas réclamé tous leurs droits. « Il s’agit surtout de fonctionnaires qui ont oublié des périodes de travail en début de carrière comme #contractuels ou au régime général », précise Renaud Villard, DG de l’Assurance retraite.

    Après une expérimentation depuis 2022 sur les assurés de 75-80 ans, la démarche s’est industrialisée par l’envoi de courriers à tous les retraités de 71 ans et plus en 2025. L’avenir dira si elle se révélera aussi efficace que l’usage de la biométrie pour repérer les fraudeurs. Mais les résultats 2024 sont encourageants : sur 3 800 retraités contactés, près de 600 ont finalement récupéré des droits à pension de réversion pour un montant mensuel de 288 euros.

    #chibanis #CNAV #contrôle #biométrie #contrôle_biométrique

  • La « #Sécu », une ambition à retrouver ? Entretien avec #Léo_Rosell
    https://lvsl.fr/la-secu-une-ambition-a-retrouver-entretien-avec-leo-rosell

    En octobre 2025, la #sécurité_sociale fête ses quatre-vingt ans. Fondée dans une France de l’après-guerre où tout était à reconstruire, elle s’est imposée comme une institution fondamentale. Pourtant, bien peu connaissent sa véritable histoire : pour beaucoup, la Sécurité sociale, ce sont les remboursements des soins de santé grâce à la carte vitale, mais aussi […]

    #Société #CGT #CNR #Croizat #Laroque #PCF #Retraites

  • UK pension savers urged not to withdraw https://www.theguardian.com/money/2025/sep/20/uk-pension-savers-withdraw-cash-budget-taxcash due to budget ‘fear and rumour’

    Ah les retratres sur actions, encore une idée thatcheriste qui part du primcipe “there is no such thing as society” pour ruiner le monde.

    20.9.2025 by Rupert Jones - Financial experts express alarm after jump in sums people taking out of retirement pots amid ‘jitters’ about tax

    Older savers should avoid making rash decisions about their pension cash based on “fear and rumour”, experts urged this week.

    The warning came as figures showed a rise in the sums people were pulling out of their retirement pots.

    Data from the Financial Conduct Authority showed that UK pension savers withdrew more than £70bn from their retirement pots in 2024-25 – up almost 36% on the £52bn taken out the year before. Of this, £18.3bn was tax-free cash – an increase of 62% on the £11.3bn the previous year.

    Many financial experts say “budget jitters and fiscal rumours” are driving this trend as speculation swirls about what measures the chancellor, Rachel Reeves, will announce in her budget on 26 November.

    They warn kneejerk decisions could wreak havoc on people’s long-term plans.

    Eamonn Prendergast, a chartered financial adviser at Palantir Financial Planning, said pension pots were “meant to last decades, not be raided in panic. The government must do more to quash rumours early and give clarity.”

    Rachel Vahey at the investment platform AJ Bell said the concern is “people aren’t making decisions based on what’s best for them but because they are worried about possible changes to pensions tax incentives”.

    Currently, from the age of 55 (57 from April 2028) you can usually take up to 25% of your pension as a tax-free lump sum, to a limit of £268,275.

    However, there is speculation that the government may slash this maximum or make other changes.

    Stephen Lowe at the retirement specialist Just Group said rising living costs could be forcing more people to dip into their pension money to pay the bills, but added that the sums being withdrawn might also reflect concern the Treasury may view tax-free cash as “an easy target”.

    The figures came after what some called an “inheritance tax raid” on unspent pension money that was announced last October.

    Pensions tend not to be counted as part of a person’s estate for inheritance tax (IHT) purposes. However, from April 2027, money left in a defined contribution pension will be included in IHT calculations.

    In March, the Guardian reported that financial firms were reporting a “huge” increase in well-off older people taking sizeable sums out of their pensions to splash out on family holidays and give to their children

    The question of whether to take cash out is a complicated area. For some well-off older people it could mean avoiding a bill later. Despite this, it is vital people ensure they have enough money to support themselves through their later years, so individual financial advice is worth seeking.

    #Royae_Uni #retraites #privatisation

  • „Klassenkrieg!“ und die Begleit-Propaganda gegen den Sozialstaat
    https://overton-magazin.de/top-story/klassenkrieg-und-die-begleit-propaganda-gegen-den-sozialstaat

    Gerhard Schröder, Bild: Bundesministerium für europäische und internationale Angelegenheiten, CC BY-2.0; Warren Buffett, Bild: public domain; Friedrich Merz, Bild

    La lutte des classes existe et le mensonge est l’arme principale de la classe des riches.

    20.9.2025 von Reiner Heyse - „Es herrscht Klassenkrieg, richtig, aber es ist meine Klasse, die Klasse der Reichen, die Krieg führt, und wir gewinnen“ (Warren Buffett, NYT, 26.11.2006)

    Ja, auch hier in Deutschland herrscht der Klassenkrieg. Aber während die einen die „Sozialpartnerschaft“ loben und feiern, begleiten die anderen ihre Angriffe mit Klassenkampfpropaganda. Die Deutschen müssen mehr arbeiten! Der Sozialstaat ist nicht mehr finanzierbar! Krankenkassenleistungen sind zu kürzen! Arbeitsdienst und Strafgeld für Rentner einführen!

    Der Klassenkrieg ist ein Verteilungskampf. Wer bekommt welchen Anteil an der Wertschöpfung im Land? Ein Kampf zwischen Lohnarbeit und Kapital. Die Zahlen von destatis zeigen sehr deutlich, dass Warren Buffett() recht hat: Das Kapital gewinnt.
    Screenshot

    In der Volkswirtschaftlichen Gesamtrechnung (VGR) wird beim Volkseinkommen nur zwischen zwei Größen unterschieden: Dem Einkommen aus Lohnarbeit und dem Einkommen aus Unternehmenstätigkeit und Vermögen. Der Anteil des Volkseinkommens am gesamten Bruttoinlandsprodukt (BIP) ist in den vergangenen 30 Jahren leicht gestiegen. Der Anteil der Löhne am Volkseinkommen ist im Gegensatz dazu gesunken. Das verdeutlicht, dass „Mehr“ ist vom Kapital eingesackt worden. Die Grafik zeigt vor allem den „Erfolg“ der Agenda 2010-Politik zwischen 2003 und 2018. Gerhard Schröder hatte sich zu Recht gelobt:

    „Wir haben einen der besten Niedriglohnsektoren aufgebaut, den es in Europa gibt.“ (beim World Economic Forum (WEF) in Davos, 2005).

    Die Agenda 2010 ist ein Meilenstein im Klassenkrieg und ein Meilenstein im Niedergang der SPD.

    Wenn man von dem langfristigen Durchschnitt der Lohnquote von 71 Prozent ausgeht, hat in den 15 Jahren zwischen 2004 und 2018 eine zusätzliche Umverteilung von 877 Milliarden Euro stattgefunden (in jeweiligen Preisen). Preisbereinigt erreichte das Volumen mit 972 Milliarden Euro fast eine Billion. Für diese grandiose Umverteilungsleistung loben die Klassenkämpfer Gerhard Schröder noch heute. Viele von ihnen verlangen eine Neuauflage – eine Agenda 2030. Begründung dieses Mal: „Putin!“. Der zwingt uns, kriegstüchtig zu werden. Da können wir uns soziale Überversorgung nicht mehr erlauben. Und Kanzler Merz kündigt folgerichtig „schmerzhafte Entscheidungen“ im kommenden Herbst an.

    An der folgenden Grafik ist sehr gut abzulesen, welche gewaltigen Verschiebungen im Verteilungskampf der letzten 33 Jahre stattgefunden haben. Einen zusätzlichen „Turbo“ im Niedergang mussten die Rentnerinnen und Rentner erfahren (* Quellen- und Rechenbasis in den Anmerkungen).

    Das inflationsbereinigte Bruttoinlandsprodukt, grob gesprochen das reale Wirtschaftswachstum, ist in den vergangenen 33 Jahren um 55 % gestiegen. Im krassen Gegensatz dazu, hatten die realen Nettolöhne einen jämmerlichen Zuwachs um 7 %. Erst im Jahr 2015, also nach 25 Jahren, erreichte die reale Kaufkraft der Durchschnittslöhne den Wert von 1990. Noch drastischer wurde die Kaufkraft der Renten um 12 % in den Keller gedrückt. In dem langen Zeitraum von 3 ½ Jahrzehnten haben die Renten nie mehr die Höhe der noch 1990 vorhandene Kaufkraft erreicht. Die Renten erlitten regelrecht eine Schwindsucht. Die Löhne waren noch bis 2003 die entscheidende Bezugsgröße für die Rentenhöhe. Ab 2004 wurden die Renten zunehmend von der Lohnentwicklung abgekoppelt. Das alles war politisch so gewollt.
    Klassenkrieg und Propaganda gegen die Rentenversicherung

    „Der Sozialstaat, wie wir ihn heute haben, ist mit dem, was wir volkswirtschaftlich leisten, nicht mehr finanzierbar.“ (Friedrich Merz, 24.08.25)

    Die Altersversorgung ist ein ganz besonderes Feld in den Verteilungskämpfen. In Deutschland ist die Versorgung extrem unterschiedlich organisiert. Einerseits die privilegierten Berufsgruppen, die verlässliche und gute Alterseinkünfte erhalten (Beamte; Selbständige; besondere Berufe wie Ärzte, Architekten, Anwälte; Politiker). Andererseits die diskriminierten Erwerbstätigen, die immer geringere Rentenleistungen erhalten (die „gesetzlich“ Rentenversicherten). Es herrscht in der Altersversorgung ein Klassenrecht – ein Recht der krassen Ungleichbehandlung.

    Wenn von der Unbezahlbarkeit der Renten, der Ausbeutung der Jungen durch die Alten, der Schuld der Babyboomer am (nicht stattfindenden) Bevölkerungsschwund, der drohenden Altersdiktatur und vielen weiteren Schlechtigkeiten die Rede ist, ist immer die Klasse der Diskriminierten gemeint – immerhin über 21 Millionen Rentnerinnen und Rentner.
    Ein Lügengebäude wird errichtet

    Und um die Stimmung in der Bevölkerung für die Verschlechterung der Lebensbedingungen der mehr als 21 Millionen Menschen zu wenden, werden schwere Geschütze aufgefahren. Massive Lügen, Desinformation und Faktenunterdrückung begleiten die Propaganda der Meinungskrieger.

    Die im Folgenden wiedergegebenen Zitate stehen für prototypische Behauptungen, die die Nachrichten- und Meinungslage in den Medien prägen. Durch ständige Wiederholung sind die Lügen längst zur medialen Wahrheit verfestigt worden.

    „Die arbeitende Bevölkerung ächzt unter immer höheren Beiträgen für die gesetzliche Rentenversicherung“. (NOZ, 14.07.25)

    Das ist definitiv falsch und bei Kenntnis der Faktenlage eine grobe Lüge. Tatsächlich ist der Beitragssatz seit 1998 von 20,3 Prozent kontinuierlich auf 18,6 Prozent im Jahr 2018 gesunken. Dieser Beitragssatz wird voraussichtlich bis 2027 auf diesem niedrigen Stand bleiben.

    Besonders perfide wird die Lüge der steigenden Beiträge, wenn die Zahl der zu versorgenden Alten herangezogen wird. Die Grafik zeigt den zunehmenden Anteil der über 65-Jährigen an der Gesamtbevölkerung und die tatsächlich erbrachten Rentenversicherungsbeiträge. Der Anteil der Alten stieg in den vergangenen 40 Jahren um 52 Prozent und die Beiträge wurden auf den Stand von 1984 abgesenkt.

    „Schon jetzt kostet das Rentensystem wahnsinnig viel Geld… Und diese Kosten werden noch viel, viel höher.“ (ZDF – „Die Wahrheit über unsere Rente“, 14.01.25)

    Das ist eine weitere handfeste Lüge. Allerdings geschickt getarnt, denn wer wollte schon abstreiten, dass 390 Milliarden Euro viel Geld ist. Die Lüge besteht darin zu verschweigen, dass die tatsächlichen Kosten relativ enorm gesunken sind:
    Screenshot

    Der Anteil der Rentnerinnen und Rentner (Altersrenten, Erwerbsminderungsrenten, Witwen-/Witwerrenten) an der Gesamtbevölkerung wuchs in den letzten 30 Jahren von 19 Prozent auf 25 Prozent. Das war ein Zuwachs von 33 Prozent. Die Ausgaben der Rentenversicherung für diese Rentner ist jedoch von 9,1 Prozent auf 8,9 Prozent des BIP gesunken. Dass die Ausgaben 2003 noch 10,4 Prozent des BIP betrugen und seitdem um gewaltige 1,5 Prozentpunkte gesenkt wurden (also um 15 Prozent), ist Ergebnis der „wahnsinnigen“ Rentensenkungspolitik der Agenda 2010. Zu berücksichtigen ist auch, dass die angeblich hohen Beträge ja verwendet werden, um 21 Millionen Menschen zu versorgen. Immerhin ein Viertel der Bevölkerung.

    „Allein dieses Jahr fließen 122,5 Milliarden Euro Zuschuss vom Bund in die Rentenversicherung. Das ist knapp ein Viertel des Bundeshaushalts.“ (BILD, 04.08.25)

    Diese häufig verbreitete Nachricht ist eine Variante der Lügen mit Zahlen. Die Zahlen werden einfach ohne jeglichen Zusammenhang zur zeitlichen Entwicklung und zur Relation der Gesamthaushalte in die Welt gesetzt. Diese fehlenden Einordnungen lassen sich leicht herstellen. Die Zahlen liefern wieder destatis und die DRV, die jeder Journalist, Wissenschaftler oder Politiker nutzen könnte, um ein reelles Bild der Verhältnisse zu ermitteln bzw. zu vermitteln:
    Screenshot

    2023 betrugen die „Bundesmittel gesamt“ 112,5 Mrd. Euro. Das beinhaltete die sogenannten „Zuschüsse“ (84,3 Mrd. Euro) plus der Beiträge für Erziehungsrenten ab 1992 geborener Kinder (17,3 Mrd. Euro), plus Zuschüssen zu Knappschaftsrenten (4,9 Mrd. Euro), plus Renten aus DDR-Sondersystemen (5,9 Mrd. Euro). Die behaupteten „Zuschüsse“ werden in den Medien fast immer mit den gesamten Bundesmitteln in einen Topf geworfen. Hohe Zahlen sollen Schrecken verbreiten.

    Bei Betrachtung der geleisteten Bundesmittel zur Rentenversicherung ist ein eklatantes Absenken erkennbar. Der Anteil am Bundeshaushalt ist von 31 Prozent im Jahr 2004 auf 25 Prozent im Jahr 2023 gesunken (Der nur scheinbare Einbruch 2022 bis 2033 ist auf die exorbitant hohen „Corona“-Haushalte zurückzuführen).

    Auch der Anteil der Bundesmittel an den gesamten Rentenausgaben der DRV ist deutlich gesunken: von 33 Prozent auf 30 Prozent.
    Screenshot

    Die gesetzlich definierten „Zuschüsse“ sollen für nicht beitragsgedeckte Renten und für eventuelle Defizite in der DRV gezahlt werden. Tatsächlich werden die nicht beitragsgedeckten Leistungen (auch versicherungsfremd genannt) bei weitem nicht ausgeglichen. Das Defizit betrug nach Angaben der DRV allein im Jahr 2023 unglaubliche 40 Mrd. Euro. Allein durch die Erziehungsrenten für vor 1992 geborenen Kinder, den gewachsenen Anpassungskosten der Ost-Renten an das West-Niveau, der zusätzlichen Belastung durch die Grundrente, um nur die wichtigsten zu nennen, hätte der „Zuschuss“-Anteil an den Rentenausgaben nicht 22,5 Prozent, sondern 33 Prozent betragen müssen. Tatsächlich wurde er aber um ein Prozent gesenkt. Eine besondere „Leistung“ der Ampelregierung war, dass sie die „Zuschuss“-Mittel in mehren Raten bis 2027 um 10 Mrd. Euro kürzte.

    Als weiteres wird auch an dieser Grafik deutlich, wie verlogen die Behauptung der ständig steigenden Bundeshaushaltsbelastung durch die Rentenversicherung ist. Die Belastung durch „Zuschüsse“ ist von 21,5 Prozent auf 18,5 Prozent gesunken.

    „Deutschland hat das Maß verloren … eine Staatsquote von über 50 Prozent … Schon kurzfristig könnte man durch Reformen beim Bürgergeld, der Rente und durch Subventionsabbau im Haushalt hohe zweistellige Milliardenbeträge freischaufeln.“ (Handelsblatt, 23.07.25)

    Die Aussage stammt von der „Wirtschaftsweisen“ Veronika Grimm. Das angeblich verlorene Maß stellt sich in Zahlen ausgedrückt so dar:

    Die Staatsquote beschreibt das Verhältnis der Staatsausgaben, hierzu werden auch sämtliche Ausgaben der Sozialversicherungen gezählt, zum gesamten Bruttoinlandsprodukt (BIP).

    Über den langen Zeitrahmen von 35 Jahren hat sich die Staatsquote zwischen 45 und 50 Prozent bewegt. Deutschlands Untergang droht jetzt, weil sich die Staatsquote wieder in Richtung 50 Prozent bewegt. Die Spitzenökonomen haben sich Spitzenpositionen verdient im Verbreiten von Alarmismus und Desinformation.
    Screenshot

    Beim Vergleich der deutschen Staatsquote zum Durchschnitt aller EU-Staaten wird dieser Alarmismus noch deutlicher. Die Quote lag in Deutschland über viele Jahre unter dem EU-Durchschnitt. Jetzt erreicht Deutschland den EU-Durchschnitt. Welch ein Drama – zu lösen ganz einfach über Renten- und Bürgergeldsenkungen und überhaupt beim Sozialen.

    „Die Baby-Boomer gehen jetzt erst in Rente… Wenn die Regierung nichts tut, wird der Kollaps unweigerlich kommen“ (RND, 25.08.25 – Wirtschaftsweise Monika Schmitzer)

    Und der Wirtschaftsweisen-Kollege Martin Werding wusste es schon im Januar:

    „Wir stehen jetzt unmittelbar vor der akuten Phase der demografischen Alterung. Die Babyboomer, die geburtenstarken Jahrgänge der 60er, 70er Jahre gehen demnächst in Rente.“ (ZDF, „Die Wahrheit über unsere Rente“, 14.01.25)

    Die Daten von destatis (15. Bevölkerungsvorausberechnung, 2022) belegen die Verlogenheit der Argumente:

    Die geburtenstarken Jahrgänge gehen nicht „jetzt“, oder „unmittelbar“ demnächst in Rente, sondern bereits seit sechs Jahren. Während dieser sechs Jahre sind die Rentenversicherungsbeiträge nicht nur stabil geblieben (und bleiben es noch bis 2027), sondern es sind bis 2024 bei der DRV Rücklagen in Rekordhöhe aufgebaut worden (45 Mrd. Euro). Der Rentnerzuwachs wird noch bis 2029 andauern. Danach wird die Zahl der Neurentner wieder innerhalb von acht Jahren auf das Vor-Boomer-Niveau absinken.

    Diese Zusammenhänge dürften den höchstbezahlten Experten zur Genüge bekannt sein. Aber wenn sie das in den Medien erklären würden, wäre ihr Lügengebäude sofort eingestürzt. Aus dem „Kollaps“ wäre ein Problem geworden, dass ohne weiteres in den kommenden 10 bis 15 Jahren beherrscht werden könnte (siehe auch hier).

    Die Zielsetzung dieser Desinformation, die umlagefinanzierte Renten weiter zu demontieren und die Beitragsgelder (Lohnanteile) der Verfügungsgewalt großer Finanzkonzerne zu unterstellen, wurde bereits in diesem Artikel und in diesem Artikel erläutert.
    Fazit

    Wenn die „Experten“, Politiker und Medien mit derart krassen Falschinformationen die Bevölkerung seit Jahrzehnten bearbeiten, wie soll man das bezeichnen? Als „nicht ganz korrekt?“, als „zulässige Meinungsäußerung“? Oder doch richtigerweise als bewusst erzeugte und teilweise unbewusst verbreiteten Lügen?

    Es ist auf jeden Fall die verdummende Begleitmusik, die Propaganda, zu dem, was seit einigen Jahrzehnten betrieben wird: Der verschärfte Verteilungskampf zwischen Kapital und Arbeit und das Schleifen des Sozialstaates.

    Wie soll man das treffend bezeichnen?

    Der stinkreiche Warren Buffet bezeichnet das als Klassenkrieg – Recht hat er.

    () Warren Buffet – Vorsitzender der Berkshire Hathaway – einer der weltweit reichsten Investoren, Vermögen 2025: 147 Mrd. $

    (*) Quellen:

    BIP, Preise, Bruttolöhne, Bruttorenten, Nettolöhne vor Steuerabzug, Nettorenten vor Steuerabzug: Rentenversicherung in Zeitreihen (DRV – Schriften Band 22); teilweise aktualisiert von destatis
    Nettolöhne nach Steuern: bis 2003: Rentenversicherung in Zeitreihen; von 2003 – 2020: Lohnsteuertabellen www.paramentier.de; ab 2020: Lohnsteuertabellen BMF
    Nettorenten nach Steuern: bis 2014 keine Steuerabzug auf Standardrente; ab 2013: https://www.finanzrechner.org/sonstige-rechner/rentenbesteuerungsrechner/#rentenbesteuerungsrechner

    Reiner Heyse

    Reiner Heyse, Nachrichteningenieur, war langjähriges Tarifkommissionsmitglied in der IG Metall und Betriebsrat in einem mittelgroßen Industriebetrieb in Kiel. Aktuell ist er einer der Sprecher der Initiative „RentenZukunft“ (vorher „Seniorenaufstand“) und Mitherausgeber der Blogs seniorenaufstand.de und Renten-zukunft.de

    #Allemagne #lutte_des_classes #retraites #économie #propagande

  • Arnaque comptable sur les retraites de l’Éducation nationale : quand Le Monde découvre ce qu’Atlantico exposait depuis des lustres | Atlantico.fr
    https://atlantico.fr/article/rdv/arnaque-comptable-sur-les-retraites-de-l-education-nationale-quand-le-mond

    Parce que c’est bien le truc le plus maboul qu’il m’ait été donné d’apprendre ces jours derniers, j’ai proposé au boss de faire une chronique sur cette histoire de budget de l’Education nationale affecté au paiement des retraites mais il m’a demandé s’il m’arrivait de lire Atlantico car on en avait déjà parlé 72 fois...

    Et force est de constater que j’ai un sacré train de retard : on en causait ici, là, ici aussi, encore là, un chouïa ici, et même encore un poil de ce côté... Mais ça me donne tout de même envie d’en rajouter une couche, ne serait-ce que pour me faire pardonner d’avoir été si souvent critique d’une école française incapable d’apprendre quoi que ce soit à qui que ce soit en dépit de son budget faramineux (88 milliards d’euros ou 5,4 % du PIB, premier poste de dépenses de l’État) et nous fichant régulièrement la honte dans les classements PISA .

    Camarades instits, camarades profs, comme le clamait la marionnette Arlette Laguiller des Guignols, on vous ment, on vous spolie, tout ça n’est qu’une immense arnaque et vous êtes effectivement à l’os ! Enfin, à l’os, c’est juste une façon de présenter les choses parce que la fraction de ce pognon qui ne va pas directement remplir les cartables —soit un aimable 24 milliards, excusez du peu— sert en réalité à financer vos fameuses pensions calculées sur les six derniers mois de votre carrière et n’est donc pas complètement perdue pour tout le monde.

    Mieux, le magot vient également abonder le déficit des retraites d’autres corps de fonctionnaires sans le moindre rapport avec l’EN (militaires, postiers, soignants, salariés d’Orange restés sous statut France télécom, « ouvriers de l’Etat » et tutti quanti…). De quoi, on s’en doute, faire nettement reculer les montants moyens officiellement affectés aux élèves du primaire et du secondaire dans les comparaisons internationales et expliquer la faiblesse légendaire du salaire de nos enseignants par rapport à leurs homologues européens...

    A ma décharge (comme on dit chez les profs en disponibilité), les confrères du Monde viennent eux aussi de découvrir le pot-aux-roses et en restent également comme deux ronds de flan. « Le budget de l’éducation nationale est artificiellement gonflé », titraient-ils ainsi hier soir, et j’ai bien l’impression que c’est le premier truc un peu croustillant que je vois chez eux depuis l’affaire du Rainbow Warrior.

    Michel Rocard, qui n’était pas la moitié d’un con, suggérait que le dossier retraites était tellement pourri qu’il avait la capacité « de faire sauter plusieurs gouvernements ». Et de fait, il a déjà eu la peau d’Attal, de Barnier, très prochainement de Bayrou mais son potentiel explosif est sans doute encore loin d’être éventé. Au suivant !

    #éducation_nationale #retraites

  • Visualised : Europe’s population crisis

    Anti-immigration politics is on the rise across Europe. France’s National Rally and Germany’s Alternative für Deutschland (AfD) each have significant representation in their country’s legislatures, meanwhile the UK’s Reform party is topping the polls.

    But the rise of the far-right could speed up the population decline of Europe, projections show, creating economic shocks including slower growth and soaring costs from pensions and elderly care.

    Those wanting to shut Europe’s borders must contend with a stark demographic reality: the continent’s native population is expected to fall sharply over the next century in an era of low birth rates.

    Experts warn that European societies will age more quickly without immigration, bringing forward a host of economic challenges as workforces shrink and care burdens grow.

    “Most politicians on the centre-left and centre-right recognise that immigration is needed to ease demographic pressures,” said John Springford, an associate fellow at the Centre for European Reform thinktank. “They have sought to focus on tougher – and often inhumane – asylum rules in the hope that stricter border enforcement will provide political cover for higher regular immigration.

    “But radical right parties are increasingly challenging the mainstream consensus. Those countries that manage to hold the line against demands to cut working-age immigration will be in a stronger position economically in the long run.”

    The latest projections produced by Eurostat, the EU’s official statistics agency, suggest that the bloc’s population will be 6% smaller by 2100 based on current trends – falling to 419 million, from 447 million today.

    But that decline pales in comparison with Eurostat’s scenario without immigration. The agency projects a population decline of more than a third, to 295 million by 2100, when it excludes immigration from its modelling.

    Eurostat’s baseline projections assume countries will maintain their average net migration levels from the past 20 years, but the Guardian has examined figures also published by the agency with this assumption left out.

    Likewise, the UK’s Office for National Statistics publishes population projections that include a zero net migration scenario.

    Italy, France and Germany, where anti-immigration politicians have recently made inroads, would face big population declines in a zero-immigration scenario.

    Italy’s prime minister, Giorgia Meloni, has made cracking down on migration a priority in her first term, but her country has one of the lowest fertility rates in Europe and its population would more than halve by the end of the century under zero immigration.

    In Germany, where the anti-immigration AfD came second in this year’s federal election, the population could shrink from 83 million to 53 million over the next 80 years if its borders were completely closed.

    And in France, where the National Rally won the first round of legislative elections last summer after campaigning for restrictions on incoming people, a zero-immigration scenario would mean a population fall from 68 million to 59 million.

    Only a handful of EU states would notice little difference from closed borders: Romania, Latvia and Lithuania, all countries that have experienced a net outflow of people.

    Instead, in most of Europe, populations would not only shrink in the absence of current immigration levels, but also become older as the number of working-age people fall relative to elderly people.

    Today, 21% of the EU population is aged 65 or over. In Eurostat’s baseline scenario, this proportion will rise to 32% by 2100, but in the agency’s zero-immigration scenario, it will increase further, to 36%.

    Those studying Europe’s changing age pyramid say this will put countries under increasing economic pressure.

    “The main consequences will be slower growth because the labour force will shrink, and higher tax burdens, because pension spending and the demand for health and elderly care will rise,” said Springford.

    Indeed, much of the EU is already seeing this, with tax burdens – as expressed through tax revenue as a percentage of GDP – climbing in counties such as France, Italy, Germany and Spain in recent decades.

    The health and social care industries will become increasingly important for managing an ageing Europe, and many health systems in the EU are already dependent on immigrant doctors or nurses.

    “More people are going to require care, though that does depend on how healthy people are in old age, and how much care they need,” said Alan Manning, a professor of economics at the London School of Economics.

    “You also have the other side of the equation that because of fewer children, because of low fertility rates, you need fewer people in education and childcare. So what we need to be doing, in some sense, is redistributing people who were caring for children to caring for old people.”

    At the same time, experts stress that immigration is not a silver bullet for Europe’s demographic challenges, instead suggesting it is one of many solutions, or at least a way to ease the transition to an older society.

    “Increasing immigration levels will not solve these demographic problems on their own – the levels required to do so would be very large, and there are only so many migrants who are willing to move,” said Springford.

    “But they would help, as would raising employment rates of working-age people, pushing back the age of retirement, reforming pensions and shifting the burden of taxation from labour income to wealth, especially property.”

    Manning added: “For immigration to help, it’s got to be that immigrants are actually in work, and many European countries have quite low employment rates among a lot of immigrants. So you can’t take that as a given. If you had an immigrant who came in and didn’t work and then needed support, for welfare, that wouldn’t make things better, that would make things worse. So it’s really important that they’re going to be in work, and that has been problematic in some cases.”

    Within national borders, rural areas will bear the brunt of the EU’s coming population decline. Over the next 80 years, more villages could suffer the same fate as Camini in southern Italy.

    The village is one of many in the Calabria region where the population declined sharply later in the 20th century as younger residents moved elsewhere for opportunities.

    Camini has recently become the site of a project that is resettling refugees, in an attempt to bring the community back from extinction. It was cited in a recent Council of Europe report written by the Labour MP Kate Osamor that examined the potential of immigration to alleviate the challenges of an ageing population.

    “I was watching the place slowly dying. The houses were just falling down because no one was living in them,” said Rosario Zurzolo, who was born in Camini and is now the president of the cooperative running the resettlement project, Eurocoop Servizi.

    So far, 50 refugees have settled permanently in Camini under the scheme, bringing the village population to 350, while a further 118 refugees are being temporarily hosted. A symbolic achievement for the scheme was the recent re-opening of the local school.

    Zurzolo says Camini can act as a model to help revitalise other European regions experiencing population decline.

    Serena Franco, who is also part of the Camini project and presented evidence to the Council of Europe for its report, added: “They’re bringing knowledge, and now we are starting to grow with them and to make new things, new processes, new jobs as well that would be impossible without them.”

    https://www.theguardian.com/world/ng-interactive/2025/feb/18/europes-population-crisis-see-how-your-country-compares-visualised

    #cartographie #démographie #visualisation #Europe #crise_démographique #migrations #déclin_démographique #ressources_pédagogiques #hôpitaux #santé #travail #main-d'oeuvre #retraites

    ping @reka @karine4

  • Klassenrecht im Sozialen ?
    https://overton-magazin.de/hintergrund/politik/klassenrecht-im-sozialen

    Les système des retraites allemandes amplifie l’injustice de la rémunération suivant le statut social. Les fonctionnaires allemands par exemple touchent 72 % de leir dernier salaire comme retraite après 40 ans de service alors que les employés n’ont droit qu’à 45 % du revenu moyen de 45 ans de travail. Les fonctionnaires ne cötisent pas pour la retraite alors que les enployés dépensent prèsque 20 % de leur revenu en cotisations pour la retraite.

    On se demande pourquoi cette injustice n’a pas encore provoqué de révolte. L’Autriche a un système des retraites plus juste.

    9.8.2025 von Heinz Greiner - Alle Menschen sind vor dem Gesetz gleich, postuliert Art. 3 des Grundgesetzes. Das schließt jedoch nicht aus, dass im Sozialrecht der BRD das Klassenrecht der Vorgängerregierungsformen weitgehend übernommen wurde und sogar nach der Übernahme in das Gebiet der ehemaligen DDR übertragen wurde.

    Klassenrecht herrscht bei der Alterssicherung und auch in anderen sozialen Bereichen wie der Gesundheitsversorgung, der Arbeitslosen– und Pflegeversorgung. Für Beamte und ständisch organisierte Bevölkerungsgruppen gilt ein Sonderrecht, sie sind vom Mittragen von Gemeinlasten freigestellt. Anhand der Rentenversicherung soll diese Feststellung verdeutlicht werden.

    Bei gesetzlich Versicherten, Rentnern besonders, nähren sich zunehmend Verdacht und Furcht, dass die Kosten des Aufrüstungswahns – wie schon zweimal zuvor – auf sie übertragen werden.

    Der Aussage Norbert Blüms, „Die Rente ist sicher“, trauen immer weniger gesetzlich Versicherte, die die täglichen Angriffe von Politikern und Medien auf ihre Altersversorgung in den Medien zur Kenntnis nehmen müssen.

    „Unsere Pension ist sicher“, lautet die Aussage von Beamten und Pensionären, meist mit dem Vorwurf verbunden, „Du hättet ja auch Beamter werden können“. Nicht betroffen von Sozialabgaben, streicht der privilegierteste Teil der Bevölkerung, ohne einen Cent dafür aufbringen zu müssen, ein Vielfaches dessen ein, was dem Rentner von der Politik zugeteilt wird.

    Politiker und Beamte befinden sich in einer eigenen Liga. Die Anwartschaft der Beamten beträgt pro Jahr 1,8 %, sich selbst haben Politiker 2,5 % zugebilligt. Für Rentenversicherte sind es aktuell gerade einmal 1,0 %.

    40 Beamtenjahre führen somit zu den berüchtigten 72 % des letzten Einkommens als Pension, der Bundestagsabgeordnete erreicht nach 10 Jahren mindestens 1.200 Euro aktuell. Der sogenannte Standardrentner erhält nach 45 Jahren lediglich 45 % seines insgesamt über die Jahre erreichten Durchschnittslohns – also keineswegs des letzten Einkommens.

    Das von den Arbeitgebern benutzte, medial verstärkte und verharmlosende Wort von den Lohn“neben“kosten verbirgt, dass Lohn und Sozialbeiträge direkte Lohnkosten sind. Also nahezu 20 % des faktischen Einkommens über das gesamte Arbeitsleben der Deutschen Rentenversicherung (DRV) zugeführt werden (müssen).

    Addiert man zu den Politikern und Beamten noch diejenigen hinzu, denen private Altersversorgung zugestanden wird, kommt man auf 9,5 Mio. privat Krankenversicherte, ehemalige Beschäftigte der Bundesbahn und Bundespost eingeschlossen. Ergänzend zu den Beiträgen für die Private Krankenversicherung (PKV) erhalten die rund 5 Mio. Beamten und Pensionäre noch 60 % -70 % an staatlichen Beihilfen zu ihren Krankheitskosten. Das waren im Jahr 2020 in Summe 16,5 Milliarden Euro. Die große Mehrzahl der privat Krankenversicherten dürfte kaum bei der DRV versichert sein.

    Man könnte nun den so Privilegierten nicht die Gesamtzahl der gesetzlich Versicherten gegenüberstellen, wie das üblicherweise gemacht wird. Sie enthält auch die, die noch nicht aktiv sind. Es scheint allerdings aussagekräftiger, sie an den 20 Millionen Vollzeitarbeitenden zu messen.

    Man wird „Mitte“ zu den Privilegierten sagen dürfen, für die das oben behauptete Klassenrecht nicht nur wirtschaftliche Macht repräsentiert, sondern alle Parteien veranlasste, Arbeitnehmerinteressen allenfalls als Lippenbekenntnisse auf ihren mit Reklame der Finanzindustrie geschmückten Parteitagen vorzutragen.

    Seit den frühen Jahren der BRD wurden gesetzlichen Versicherungen Allgemeinlasten auferlegt. Das geschah in lange verborgener Eintracht von CDU und den früh nach rechts abgedrehten Sozialdemokraten und Gewerkschaften.

    Die 1957 von Konrad Adenauer erfolgte Umstellung auf das Umlagesystem nahm gerade die Gruppen aus, die jede Versicherung für ihr Funktionieren benötigt. Die mehr einzahlen können, als sie entnehmen. In seiner Regierungserklärung sprach er Klartext. Er wolle gesetzliche und private Systeme ausbauen um den „totalen“ (!) Versorgungsstaat zu vermeiden. Dass er den für das dankbare Beamtentum eingeführt hatte, verschwieg er.

    Auch dass Juristen, Ärzte, Apotheker, andere Ständische und Selbständige frei waren, dürfte der Herrschaftssicherung mehr geschuldet gewesen sein als seinen Kolping folgenden Anhängern.

    Je nach Einschätzung wird man die „Mitte“ der den staatstragenden Arbeitnehmerinteressen allenfalls drittrangig vertretenden Parteien, als fixe Größe um die 40 % zuordnen müssen.

    Österreichs Alterssicherungssystem, das alle Erwerbstätigen einschließt

    Deutlich anders das anpassungsfähigere Österreich.

    1952 wurde formuliert, was als Mackenroth-Theorem in Fachkreisen bekannt und in Deutschland immer mehr vergessen wurde und heute völlig ignoriert wird: „Der Sozialaufwand aller muss immer aus dem laufenden Volkseinkommen gedeckt werden.“

    Dem kam Österreich in Stufen dann 2004 nahe, als ein Alterssicherungssystem eingeführt wurde, das alle Erwerbstätigen einschloss. Das Leistungsniveau hat eine garantierte Höhe. Dabei wurde der Beitragssatz mit 22,8 % fixiert (seit 1989). Reichen die Beiträge nicht aus, springt der Staat automatisch ein.

    Es gibt so keinen besonders privilegierten Stand und versicherungsfremde Lasten, die zur Leistungsminderung gesetzlich Versicherter in Deutschland wesentlich beitrugen und verstärkt beitragen, waren ausgeschlossen, weil sinnlos.

    Österreich bietet so heute Renten, die 60 – 70% über den Deutschen liegen. Da alle einbezahlen, sind niedrigere Arbeitskosten für die Industrie nicht nur Nebeneffekt, sondern Anreiz dort zu investieren. Das bringt auch einen weiteren Vorteil: Kaufkraft, von der mittelständischer, lokaler Handel, Handwerk und Gastronomie profitierten.

    Informiert und gefragt, würde die deutsche Bevölkerung dieses System zweifellos wollen.

    Deutsches Rentensystem wird für versicherungsfremde Lasten missbraucht

    Renten- und die übrigen gesetzlichen Kassen wurden in der BRD von Beginn an missbraucht durch von der Politik auferlegte Lasten. Die hätten korrekterweise von den Bundeshaushalten übernommen werden müssen:

    Kriegsfolgelasten

    DDR-Übernahmekosten,

    Riester/Hartz bedingte Kürzungen,

    Asylantenkrankenversicherung,

    Flüchtlingskrankenversicherung,

    Aussiedlerrenten,

    Coronakosten,

    Mütterrenten.

    Allein die DRV errechnet aktuell einen Betrag von 40 Milliarden Euro, die ihr durch die Bundesregierung vorenthalten werden.

    Leistungsreduzierungen

    Gravierende Einschnitte erfolgten durch die Politik parteiübergreifend. Den Banken und den Versicherungen eng verbunden wurden Kranken-„Zusatzversicherungen“ eingeführt. Aktuell sind das 31 Millionen Verträge. Dazu gehört auch das vom Bundesverfassungsgericht (BVG) erfolgte Rentenurteil, das eine steuerliche Bevorteilung gesetzlich Versicherter gegenüber denjenigen sah, die keine eigenen Beiträge leisten müssen und mehrfach höhere Pensionen als Arbeitnehmer-Renten erhalten. Die Richter forderten die Besteuerung von Renten. Die Politik, der Bundestag, ließ sich nicht lange bitten.

    Leistungsreduzierungen in allen gesetzlichen Versicherungen nahmen immer weiter zu:

    Abschaffung von Ausbildungszeiten bei der Rentenberechnung,

    Rentenbesteuerung,

    Erhöhung von Eigenanteilen,

    Erhöhungen des Renteneintrittsalters,

    Medikamenten – und Behandlungsverweigerungen,

    Zuzahlungen.

    Verschiebebahnhöfe mit anderen gesetzlichen Versicherungen verdecken seit langem die wahre Größe der Verschlechterungen. So ist die durchschnittliche Rente bei 1.250 Euro, die maximal fast nicht erreichbare Rente bei netto um die 3.000 Euro. Nettorentenerhöhungen bewegen sich langjährig bei einem Prozent und das wurde durch Preissteigerungen noch weiter entwertet.

    Wobei die Durchschnitte zwar etwas sagen, mehr jedoch verbergen: Der frühere Besserverdiener hat nach Jahrzehnten Höchstbeiträgen teilweise 30 % oder weniger des letzten Nettoeinkommens. Der sogenannte Standardrentner erhält 48 %, allerdings nicht des letzten Nettos, sondern des in der Rentenformel festgelegten Wertes seiner früheren Einkünfte über sein gesamtes Arbeitsleben hinweg.

    Der Beamte erhält rund 72 % vom letzten Einkommen, Zuschläge kommen hinzu.

    Konkrete Fälle sind von außen nicht exakt nachvollziehbar, deshalb hier nur auf die Endstufen der Grundtabellen bezogene Pension:

    A6, mittlerer Dienst 2.450 Euro,

    A13, gehobener Dienst 4.680 Euro,

    W3, Professor 6.120 Euro.

    Dass angesichts der Besserstellung, die der Art. 3 GG mit juristischem Bedacht ermöglicht, die öffentlichen, täglichen Diskussionen der Politiker, Professoren und „Experten“ in den Medien um Pfründe geführt werden, ist deutlich verständlich und sichtbar.

    Klassenkampf nimmt an Fahrt zu

    Dass die eingangs getroffene Feststellung vom Klassenrecht zutreffend ist, allerdings auch.

    Und dass sich die Lebenssituation gesetzlich Versicherter angesichts von Massenentlassungen, Deindustrialisierung, Tribut/Zölle an Angloamerika, Aufrüstung und Kriege, Aufstieg Chinas und anderer Länder, Erhöhung der Rohstoffpreise und andere Krisen dramatisch verschlechtern wird, müsste eigentlich jedem bewusst sein, der mit wachen Augen durchs Leben geht.

    12 Stundentag, Rente mit 70 angesichts fehlender Arbeitsplätze, Beschäftigung allenfalls auf der untersten Stufe, faktische Rentenkürzungen werden in den täglichen Talk-Shows und den Medien diskutiert. Arbeitnehmer sind dabei ausgeschlossen.

    Dass die jüngere Generation von ihren Lehrern, um Fragen zu deren Status zu vermeiden, im Dunkeln gelassen wird, dürfte nachvollziehbar sein.

    Allerdings sich gegen ihre Alten hetzen zu lassen, nicht zu erkennen, dass der Klassenkampf Fahrt aufnimmt und jede Verschlechterung sie einst selbst treffen wird, das sollten sie ihrem Handy oder der KI schon entnehmen können.

    #Alkemagne #retraites

  • Die Rentenkürzung ist sicher
    https://www.telepolis.de/features/Die-Rentenkuerzung-ist-sicher-10500889.html

    Les retaites allemanded em baisse permanente

    27.6.2025 von Christiane Voges - Politik durch die Hintertür: Was Ihnen die Rentenauskunft nicht sagt – wie ein kaum beachteter Hebel Ihre Altersvorsorge schmälert. Analyse und Kommentar.

    Politik durch die Hintertür: Was Ihnen die Rentenauskunft nicht sagt – wie ein kaum beachteter Hebel Ihre Altersvorsorge schmälert. Analyse und Kommentar.

    „Die Rente ist sicher!“, sagte einst, im Wahlkampf 1986 und danach auch immer wieder, Norbert Blüm (CDU). Seinerzeit Arbeits- und Sozialminister unter Unions-Kanzler Kohl. Übrigens der einzige Minister, der die gesamten 16 langen Kohl-Jahre im Amt blieb.

    Heute lässt sich hingegen sagen: Die Rentenkürzung ist sicher. Denn sowohl Staat als auch Kapital drängen darauf. Im Namen von Demografie und Standortstärkung. Ein entscheidender Faktor bleibt dabei oft erstaunlich unterbelichtet.

    Vorab als Transparenzhinweis: Die Autorin dieses Beitrags unterstützt entschieden das Prinzip der gesetzlichen Rente. Für die allermeisten normalen Leute hierzulande gibt es ihres Erachtens kaum etwas Besseres für die Altersvorsorge. Trotz (oder wegen) der gerade wieder anschwellenden Propaganda für Aktienrente und Betriebsrente, für Privatisierungs-Maschen und -Macken wie „Riester“, „Rürup“ & Co.

    Klar, es müssten (wie z.B. in Österreich) weit mehr Einkommens- und Vermögensarten als bisher hierzulande einbezogen werden in die Beiträge. Idealerweise alle Arten von Reichtum. Denn die gesetzliche Rente hat nicht (nur) ein Ausgabenproblem, sondern wird vor allem einnahmeseitig weiterhin neoliberal herunter geredet und heruntergewirtschaftet.

    Rätsel Rentenbescheid: Warum mehr Beiträge nicht mehr Rente bringen

    Dies gesagt, zur Sache. Kennen Sie das: Sie bekommen Ihre Rentenauskunft und wundern sich, dass Ihre persönlichen Entgeltpunkte wieder mal nicht so recht angestiegen sind im Vergleich zur Vorjahresauskunft?

    Dass sich Ihre Rentensprüche weniger erhöht haben, als Sie dachten? Obwohl Sie hart gearbeitet und eifrig eingezahlt hatten in die gesetzliche Rentenversicherung, auch in diesem Jahr.

    Mir erging es jüngst noch merkwürdiger: Ich hatte im März wie immer meine Rentenauskunft bekommen und – wenig zufrieden – abgeheftet. Da ich im zweiten Quartal noch einige Beiträge für das Vorjahr 2024 nachgezahlt und nachgemeldet bekommen hatte, erbat ich mir im Juni ausnahmsweise eine erneute Auskunft.

    Da ich immerhin ein paar Hundert Euro Rentenbeitrag nachgezahlt hatte, ging ich naiverweise davon aus, dass meine persönlichen Entgeltpunkte noch etwas gestiegen wären, wie geringfügig vielleicht auch immer.

    Aber nein: Trotz mehr bezahlter und einberechneter Beiträge meinerseits für 2024 waren meine persönlichen Entgeltpunkte sogar gesunken, und zwar um immerhin 0,2045 Entgeltpunkte.
    Entgeltpunkte im Sinkflug – trotz Nachzahlungen?

    Das ist keine Kleinigkeit: 0,2045 Entgeltpunkte entsprechen beim aktuellen Rentenwert von 40,79 Euro etwa 8,34 Euro Rente pro Monat, wenn man eine Altersrente ohne Abschläge bezieht.

    Wie kann das sein? Noch mehr Beiträge eingezahlt und dennoch eine nicht unbeträchtliche Rentenkürzung! Das Geheimnis wird hier gleich aufgelöst.

    Denn dass dies für die allermeisten von uns verborgen bleibt, liegt auch hier an der Medienrealität als spezieller Art von Wirklichkeit.
    Wie Medien das Rententhema verengen

    Wenn in journalistischen Medien über die Rente geredet wird, dann einerseits fast immer im Alarm- und Kürzungsmodus der Herrschenden: „Renten-Krise“ lautet der allgemeine Tenor, und die Botschaft ist klar:

    a) Zu viele Alte, die zu lange und zudem überversorgt lebten; hingegen b) zu wenige Junge, die zudem zu wenig arbeiteten.

    Da werden „radikale Änderungen“ (also: heftige Kürzungen) in den Rang eines Naturgesetzes oder eben einer Schicksalsmacht erhoben.

    Anstatt z.B. darüber zu debattieren, alle Einkommens- und Vermögensarten, womöglich auch ohne Kappungsgrenzen (also: Höchstbeiträge) beitragspflichtig zu machen im Sinne von Solidarität.

    Anstatt z.B. darüber zu diskutieren, dass und inwieweit die Arbeitsproduktivität in der Tendenz steigt, weswegen heutzutage pro Arbeitsstunde oder Arbeitstag selbstverständlich durch die Arbeitenden mehr Wert und mehr Mehrwert geschaffen wird. Arbeitenden also vor zehn oder vor 50 Jahren. Alles kein oder kaum ein Medien-Thema.

    Zwei Größen, viele Irrtümer

    Andererseits finden sich in den meisten Medien vor allem nur zwei Größen, die im Licht der Öffentlichkeit stehen:

    1. „Rente mit 67“: Die Altersgrenze für die Regelaltersrente ohne Abschläge wird bis 2031 schrittweise auf 67 Jahre angehoben. Seit 2024 wird die Altersgrenze beginnend mit dem Geburtsjahrgang 1959 dafür in 2-Monats-Schritten weiter erhöht. Für Versicherte ab Jahrgang 1964 gilt damit die Regelaltersgrenze von 67 Jahren.

    Aber das soll „natürlich“ längst nicht das Ende der Fahnenstange sein. Typischerweise preschen immer wieder neoliberale „Wirtschaftsweise“ vor, die selbst als Beamte ohnehin in einer ganz anderen Liga spielen als Hinz und Kunz.

    Dieses Instrument „Ihr müsst alle länger und härter arbeiten!“ wird regelmäßig (meist zur Abschreckung) ins Schaufenster der Macht gestellt – und das Publikum ist dann im Stillen froh, wenn es vorerst bei „nur“ 67 Jahren bleibt.

    2. „Rentenniveau 48“: An der Stelle wird es schon komplizierter, aber immerhin kann sich hierbei die SPD seit Jahrzehnten als vermeintliche Retterin von Sozialstaatlichkeit in Szene setzen: Denn kaum ein Terminus fällt beim Thema Rente so häufig wie „Rentenniveau“. Was es genau bedeutet, wissen allerdings nicht alle.

    Ein häufiger Irrtum dabei: Viele Menschen glauben, ein Rentenniveau von 48 Prozent (Stand 2025) würde bedeuten, dass sie 48 Prozent von ihrem letzten Brutto- oder Nettolohn als Rente bekämen.

    Falsch: Denn das offizielle „Rentenniveau“ ist das Verhältnis der sogenannten Standardrente zum Durchschnittsverdienst aller Versicherten.

    Die Standardrente erhält man, wenn man 45 Jahre immer genau das aktuelle Durchschnittseinkommen bekommt und entsprechende Rentenbeiträge gezahlt hat. Wer das schafft, erhält also aktuell genau 48 Prozent des Durchschnittsverdienstes als Rente.

    Fun fact: Im Jahre 1977, als die sogenannte „Soziale Marktwirtschaft“ in der BRD (und auch sonst) ihren Zenit bereits überschritten hatte, lag genau dieses Rentenniveau bei 59,8 Prozent.

    Das waren noch Zeiten süßer Sozialstaatlichkeit, jene Ära der Systemkonkurrenz zwischen Werte-Westen und Ost-Block. Tempi passati.

    Und wir dürfen der guten alten Tante SPD natürlich äußerst dankbar sein, dass sie dafür kämpft (oder zumindest so tut), wenigstens diese 48 Prozent Rentenniveau zu halten. Denn schlimmer geht ganz sicher immer – siehe Union, FDP etc.
    Die Stellschraube, von der niemand spricht

    Nun zur Auflösung des Eingangs-Rätsels: Rentenalter und Rentenniveau sind es also nicht, woran als Stellschraube gedreht wurde, um meine (und natürlich auch Ihre, klar: unser aller) persönlichen Entgeltpunkte trotz mehr eingezahlter Beiträge dennoch zu senken.

    Nein: Das Zauberwort heißt „Durchschnittseinkommen“.

    Laut Deutscher Rentenversicherung (DRV) wird dieses durchschnittliche Bruttoarbeitsentgelt aller Versicherten „feststellt“ (sic!) durch die Bundesregierung mit Zustimmung des Bundesrates. Dabei stütze (sic!) die Regierung sich auf die Daten, die das Statistische Bundesamt erhebe. „Das jährliche Durchschnittseinkommen für das Jahr 2025 beträgt 50.493 Euro (vorläufiger Wert).“

    Ein politischer Wert entscheidet über Ihre Rente

    Laut offizieller Aussage der DRV ist dieses Durchschnittseinkommen also eine politische Größe, die von den Herrschenden festgelegt wird, mit einer gewissen „Stützung“ auf offizielle statistische Daten, erhoben von Staatsbediensteten.

    Man könnte auch polemisch sagen: Nach Kassenlage. Meine Nachfrage bei der DRV ergab, dass genau hier des Rätsels Lösung liegt: Zwischen Februar und Mai war das angenommene deutsche Durchschnittseinkommen, immer noch vorläufig, erneut angehoben worden. Derzeit liegt es mit Blick auf 2024 bei 45.358 Euro Jahresbrutto.

    Und indem dieser wichtige Faktor, von der Öffentlichkeit praktisch unbeachtet, immer mal wieder angehoben wird als offenbar rein statistische Größe, ergibt sich jedoch unterm Strich für alle Rentenansprüche (in der Fachsprache: persönliche Entgeltpunkte), egal ob hoch, mittel oder niedrig, wie von Geisterhand bewirkt eine spürbare Kürzung.

    Laut Auskunft bei der DRV wird das endgültige Durchschnittseinkommen erst im November des Folgejahres „festgelegt“. Viel Zeit und viel Spielraum also für „Anpassungen“ von Rentenansprüchen. Da die allermeisten Leute bestenfalls einmal im Jahr eine Rentenauskunft anfordern/bekommen, scheint das auch kaum jemand hierzulande zu merken.

    Hurra, wir werden reicher – statistisch zumindest!

    Daher hier als Pointe der nächste und letzte „Fun fact“: Für dieses Jahr wird laut DRV „vorläufig“ ein Jahresdurchschnittseinkommen von (s.o.) 50.493 Euro angenommen. Nach Adam Riese eine Steigerung gegenüber dem aktuellen Wert für 2024 von sagenhaften 11,32 Prozent! Haben Sie das bereits gewusst?

    Trotz Krisen, Krankheitstagen und Kriegstüchtigkeit sollen im Schnitt alle Einkommen in Deutschland im Jahr 2025 um mehr als elf Prozent im Vergleich zum Vorjahr steigen! Was für eine frohe Botschaft!

    Oder doch nur ein ganz legaler Trick, um die gesetzlichen Rentenansprüche drastisch senken zu können – nämlich für alle jene, die leider, leider doch nicht jene 11,32 Prozent Einkommens-Erhöhung feiern dürfen in diesem Jahr?

    Sagen wir mal so, im Gedenken an den seligen Herz-Jesu-Sozialisten Norbert Blüm:

    Nichts ist so sicher wie die nächste Rentenkürzung. Unsicher ist hingegen (bestenfalls), inwiefern es noch genügend kritische Öffentlichkeit gibt, diesen verschärften Sozialabbau zu diskutieren und zu kritisieren.

    #Allemagne #retraites

  • Retraites des fonctionnaires d’État : faut-il changer la convention comptable ?
    https://www.ipp.eu/publication/retraites-des-fonctionnaires-detat-faut-il-changer-la-convention-comptable
    Je crois avoir vaguement compris...

    Tous régimes confondus, il y a en moyenne 2.05 cotisants pour 1 retraité. Pour les fonctionnaires d’État, il n’y en a actuellement que 1.29 (à cause de la pyramide des âges des agents et des politiques d’embauches de fonctionnaires). Ce n’est pas assez pour payer les pensions.

    Pour remédier à cela, un mécanisme de compensation est prévu : les secteurs démographiquement privilégiés, qui sont au-dessus de la moyenne de 2.05, contribuent à aider les secteurs qui sont en-dessous. Sauf que la cour des comptes a montré que ce mécanisme, comme il fonctionne actuellement, ne permet à l’État d’obtenir que 500 millions (alors qu’un calcul plus réaliste lui permettrait d’empocher 11 milliards).

    Pour financer le régime de retraite des fonctionnaires (~55 milliards) dans cette situation démographique défavorable, l’État paye donc quasi tout lui-même en « contribution d’équilibre d’employeur », en augmentant les cotisations retraites de ses agents actuels, ce qui fait des cotisations retraites moyennes de 1175 euros par agent par mois.

    Les problèmes de tout ça c’est :
    1/ de refuser de mettre à contribution les régimes de salariés du privé dans le cadre d’un « transfert de compensation démographique », ce qui revient pour l’État à subventionner implicitement ces régimes à la situation démographique favorable.
    2/ le coût d’un fonctionnaire est grandement surévalué.

    Les auteurs proposent de corriger les comptes de financement des retraites des fonctionnaires. Alors que quasi tout est actuellement financé par les cotisations, ils proposent de répartir la charge comme suit :
    – cotisations salariales et employeur resteraient majoritaires mais représenteraient seulement un peu plus de la moitié ;
    – financement par l’impôt des specificités régaliennes de certaines professions (les droits des policiers et militaires en particulier qui peuvent partir plus tôt) ;
    – enfin, ce qui relève stricto sensu du déséquilibre démographique du régime (à financer plutôt, donc, en mettant à contributions les autres).

    Ce que ce compte corrigé changerait c’est que 25 milliards actuellement considérés comme de la dépense publique (1.1% du PIB) ventilée sur différents ministères seraient requalifiés en simple transfert au régime de retraite.

    Sans surprise, ce sont les budgets des ministères dont la part des dépenses consacrée à l’emploi public est la plus importante qui sont les plus fortement affectés par la correction. En premier lieu, le budget du ministère de l’Éducation nationale passe de 81,3 à 70,7 Mde, soit une baisse de près de 13,4%, correspondant à une surévaluation de 15%.

    Cette correction consistant à enlever au budget de l’Education Nationale ce qui relève du déséquilibre démographique du régime de retraite de ses fonctionnaires (c’est toujours évidemment de l’argent à sortir mais il serait labellisé autrement) revient à corriger aussi notre place dans les comparaisons internationales.

    En l’absence de correction, la France affiche une dépense d’éducation de 5,4% du produit intérieur brut. Après correction, la dépense réelle n’est plus que de 5% du PIB, ce qui situe la France juste au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE [4.9%]. La figure 4.5b donne le détail des comparaisons internationales en dépenses par élève du premier degré. La dépense par élève à ce niveau, telle qu’affichée actuellement, est déjà faible. Après correction, elle le devient encore plus, situant la France dans les 25% des pays de l’OCDE qui dépensent le moins en termes de dépenses par élève.

    #éducation #école #retraites #budget #fonctionnaires

    • Sur la faiblesse du budget de l’école primaire :

      Or, si la dépense en faveur de l’école n’a cessé d’augmenter, notamment à travers le dédoublement des classes pour certains publics dits prioritaires, la France dépense moins que les autres pays dans l’enseignement du premier degré. Par rapport à la moyenne de l’OCDE, on observe ainsi une part moindre de l’effort (1,3 % du PIB contre 1,5 %) à l’inverse de la ressource consentie pour l’enseignement secondaire (2,6 % contre 2,1 %).

      Cet écart des dépenses entre les deux niveaux d’éducation est particulièrement important en France et s’élève à 43 % (13 % en moyenne OCDE). Ces comparaisons incitent à penser que la poursuite du rééquilibrage engagée ces dernières années est une nécessité. Elle permettrait, ainsi, de limiter les mesures de soutien déployées sur les autres niveaux de scolarité.

      L’enseignement primaire | Cour des Comptes 20.05.2025
      https://ccomptes.fr/fr/publications/lenseignement-primaire

  • Une « mise au travail forcée de nos aînés » ? La création d’un CDI senior pour les plus de 60 ans validé à l’Assemblée - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/politique/mobilisations-retraites/une-mise-au-travail-forcee-de-nos-aines-un-nouveau-cadeau-au-patronat-la-cr

    Une majorité de députés a approuvé, jeudi 3 juillet, une mesure censée faciliter l’embauche des plus de 60 ans. Baptisé « contrat de valorisation de l’expérience » (CVE), ce nouveau dispositif « fait perdre beaucoup aux salariés, et gagner encore un peu plus aux employeurs », a cinglé l’élu communiste Nicolas Sansu.

    Lors du premier mandat présidentiel de macron (un pognon de dingue)
    https://seenthis.net/messages/995077
    Les chômeureuse ont eu droit aux choix de leur avenir professionnel, voilà maintenant le contrat de valorisation de l’expérience. Et ces politiques sont payés un pognon de dingue pour pondre ce genre de connerie.
    La ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet a argué que l’emploi des seniors en France était l’un des « points faibles » de la France. Je confirme Mdme la sinistre, dans mon cas j’ai une très haute expérience à ne rien branler et je suis près à en discuter avec le premier patron venu.
    https://seenthis.net/messages/993532#message994933
    https://seenthis.net/messages/1120800
    #Chômage #seniors #retraites

  • #Retraites : les députés socialistes annoncent qu’ils vont déposer une #motion_de_censure contre le #gouvernement #Bayrou

    Le chef du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, a invoqué le refus du premier ministre de s’engager à présenter devant le Parlement un texte qui permettrait de débattre de l’âge de départ à 64 ans.

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/06/24/retraites-les-deputes-socialistes-annoncent-qu-ils-vont-deposer-une-motion-d

    #PS

  • Retraites : un conclave pour ouvrir la porte aux fonds de pension
    https://frustrationmagazine.fr/conclave-retraites

    Sans grande surprise, le conclave sur les retraites n’a débouché sur aucun accord. De toute façon, un compromis aurait probablement été catastrophique. Trois mois de réunions, de notes techniques, de débats sous contrôle et de tensions de façade n’auront pas fait bouger les lignes essentielles. Dans ce simulacre de négociation, l’âge légal restait figé à […]

    #Décrypter_-_Économie

  • „Skandalöse Umstände“ : Deshalb fordert ein pensionierter Polizeibeamter eine Rentenform
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/skandaloese-umstaende-deshalb-fordert-ein-verrenteter-polizeibeamte

    A partir de l’age de 67 ans les employés allemands ont droit á une retraite à hauteur de 45 pour cen t du revenu moyen de 45 ans d’activité professionnelle.

    Il y a ume catégorie d’employés qui échappe à ce régime de misère. Les fonctionnaires d’état touchent 73 pour cent de leur dernier salaire après 44 ans de service sans égard de leur age et reçoivent une prime supplémentaire s’ils arrêtent de travailler avant l’age de retraite officielle.

    C’est encore plus injuste quand on considêre que les fonctionnaires n’ont jamais côtisé un centime.

    https://www.deutsche-rentenversicherung.de/DRV/DE/Rente/Allgemeine-Informationen/Wissenswertes-zur-Rente/FAQs/Rente/Rentenniveau/Rentenniveau_Liste.html#2ef8c1be-3d63-45a7-969d-f93c7e49

    Bis zum Jahr 2025 garantiert der Gesetzgeber ein Rentenniveau in Höhe von mindestens 48 Prozent. Sollten die Vorausberechnungen der Bundesregierung im jährlichen Rentenversicherungsbericht ein Absinken des Rentenniveaus auf unter 43 Prozent bis zum Jahr 2030 prognostizieren, sind dem Gesetzgeber geeignete Maßnahmen zum Gegensteuern vorzuschlagen. Das ergibt sich aus den Vorschriften im SGB VI. Für die Zeit nach 2030 ist bislang keine Untergrenze für die Entwicklung des Rentenniveaus vorgesehen.

    Voici la désctiption de sa situation d’un retraité du type fonctionnaire / Beamter.

    30.5.2025 von Jochen Sindberg - Unser Autor erläutert, wie er von den Ungerechtigkeiten des Rentensystems profitiert. Und warum der Vorstoß von Arbeitsministerin Bas keine Wirkung zeigen wird.

    Nach 44 Dienstjahren als Polizeibeamter bin ich seit April dieses Jahres im regulären Ruhestand, mit 63 Jahren. Ich erhalte sehr auskömmliche Versorgungsbezüge, was mich freut. Gleichzeitig beschämt mich der Blick auf die Renten von Menschen, die zum Beispiel bis zur Altersgrenze in einem Pflegeberuf gearbeitet haben.

    Das Rentensystem und die parallele Altersversorgung von Beamten sind eine schwere Verletzung des Gerechtigkeitsgefühls der allermeisten Menschen – jedenfalls wenn ihnen die „Besonderheiten“ gerade bei gut versorgten Empfängern von öffentlicher Altersalimentation überhaupt klar und bekannt wären.

    Nun sind das alles keine Staatsgeheimnisse und beispielsweise bei Regierungswechseln kann man sich kurz die Augen reiben, wenn man von den Übergangszahlungen und Pensionsanwartschaften hört. Dieses Thema wird aber dann wieder (wunschgemäß) von anderen Schlagzeilen verdrängt, sodass hier seit Jahrzehnten keine Bewegung erkennbar ist. Im Gegenteil hat die Selbstbedienung von Parteien, Amtsträgern und den vielen Interessierten im öffentlichen Dienst immer weiter um sich gegriffen, wie es zum Beispiel Hans Herbert von Arnim seit Jahrzehnten beobachtet und öffentlich beklagt. Fraglich ist, ob es neben den sachlichen Gründen auch politisch aussichtsreiche Kräfte gibt, daran etwas zu ändern.

    Nun haben wir von einem ersten politischen Anlauf zur Reform und insbesondere zur Einbeziehung von Beamten, Selbstständigen (und auch Abgeordneten etc.) erfahren. Bärbel Bas, die neue Arbeitsministerin, hat das Thema aufgemacht. Es dauerte nicht lange, bis dieser Vorstoß mit den üblichen Methoden entwertet wurde.

    Immer die gleichen Spielchen

    Dabei tauchen die immer gleichen Spielchen auf, wonach das Ganze sehr teuer werden könnte, niemand müsse sich Sorgen machen, Besitzstände würden gewahrt werden, im Übrigen ist das ja gar nicht Bestandteil des Koalitionsvertrages und so fort.

    Ich bin sehr pessimistisch, wenn ich diese Vorzeichen wahrnehme. Es erinnert mich an unzählige wichtige Themen, die an Kommissionen überwiesen werden, wo sie dann im Mahlwerk der Interessen und ihrer mächtigen Vertreter ihr trauriges und kaum bemerktes Ende finden.

    Ich schätze die Reformkraft gerade beim Thema Renten und Pensionen als sehr schwach ein, wofür es viele Gründe gibt. Zunächst aber ist entscheidend, dass wir uns darüber klar werden, wo die Reise hingehen soll und vor allem, welche privilegierenden Systemunterschiede keine hinreichende sachliche Begründung haben und deshalb eben nicht bewahrt, sondern geändert werden müssen. Um nicht vor allem auf andere zu zeigen, beschreibe ich mal meine begünstigte Situation.

    Ich bin mit Vollendung des 63. Lebensjahres regulär in den Ruhestand gegangen. Diese Altersgrenze ist eine Begünstigung, die unter anderem mit den angenommenen Belastungen des Vollzugsdienstes begründet wird. Das ist für viele nachvollziehbar. Bei näherem Hinsehen sind aber die allermeisten der Vollzugsbeamten nicht oder mindestens nicht dauerhaft prägend in durch Vollzugstätigkeiten und Schichtdienst belasteten Arbeitssituationen. Ich zum Beispiel hatte auch immer mal Einsätze zu führen, auch nachts oder am Wochenende, aber das war selten.

    Im Übrigen haben Pflegekräfte im Vergleich eine sehr anstrengende Arbeit, geprägt von körperlichen und psychischen Belastungen, insbesondere auch durch unregelmäßige Arbeitsmodelle oder eben Schichtarbeitsmodelle. Eine Privilegierung muss sich also an den tatsächlichen und besonderen Belastungen orientieren und darf sich nicht nach einem formalen Status richten.

    Fragwürdige Ausgleichszahlung in Höhe von 4000 Euro

    Ich erhalte etwas mehr als 71 Prozent meines letzten Gehalts als Versorgung und damit weit mehr als im normalen Rentensystem. Hinzu kommt eine Abweichung, die gravierend ist, aber oft wenig Beachtung findet. Meine Pension wird nicht wie bei der Rente aus dem gesamten Arbeitsleben berechnet, sondern aus dem letzten, also höchsten Amt. Dieser Umstand führt übrigens zu einem grotesken wie skandalösen Umstand.

    Um möglichst vielen Beamten höchstmögliche Versorgung zu gewähren, werden in großem Umfang und systematisch Beamte noch kurz vor ihrer Pensionierung (zwei Jahre vorher, damit es Grundlage für die Versorgung wird) in höhere Besoldungsstufen befördert. Hierdurch werden die Stellen relativ schnell wieder frei und können noch vielen anderen zu höchstmöglicher Versorgung verhelfen. Wenn der tatsächlich leistungsstärkste Beamte dieses Amt im Alter von zum Beispiel 40 Jahren verliehen bekäme, wäre das so nicht möglich.

    Um diese Methode gerichtsfest zu machen, ist objektive Leistungsbewertung dem gewünschten Ergebnis nachgeordnet. Es wird vielfach unter Mitwirkung der Personalvertretungen festgelegt, wer in den Genuss der Beförderungen kommen soll. Erst dann werden die Leistungsbeurteilungen passend erstellt. Das gilt sicher nicht in allen Verwaltungen, es ist aber sehr weit verbreitet. Allein ein Blick auf die letzten Besoldungen der Pensionsempfänger dürfte da eine deutliche Sprache sprechen. Gegenüber den meisten Rentenempfängern ist das eine zusätzliche Ungerechtigkeit.

    Zum Abschluss der kleinen Selbstbetrachtung noch eine Kuriosität, die Beamte begünstigt und über die die meisten (auch ich) nur den Kopf schütteln können: Ich wurde also mit 63 Jahren Pensionär mit feinen Bezügen. Auch wenn bei meiner Einstellung in den Dienst im Jahre 1980 die reguläre Pensionsgrenze für Berliner Polizeibeamte bei 60 Jahren lag, empfinde ich meine Situation als Privileg. Entgegen diesem Gefühl gibt es eine Regelung, die auf dem Gedanken basiert, dass die im Vergleich zu Rentnern frühe Pensionierung ein Nachteil ist, weil man ja ab diesem Zeitpunkt weniger Geld bekommt. Diesem Gedanken folgend habe ich tatsächlich eine Ausgleichszahlung von circa 4000 Euro erhalten.

    Polizisten genießen als Beamte mannigfaltige Vorzüge bei der Berentung.

    Privilegien, die dem Gerechtigkeitssinn massiv widersprechen

    Selbst wenn man diesem Gedankenkonstrukt ein wenig folgt, sieht heute die Lage sehr viel anders aus. Es gibt auch für Vollzugsbeamte die Möglichkeit der Lebensarbeitszeitverlängerung (dann sogar mit einer Zulage von 20 Prozent!). Außerdem gehen viele, die es wollen, auch noch anderen Tätigkeiten nach, sodass sie mit wenig Aufwand leicht wieder ihre 100 Prozent erreichen können.

    Wenn jetzt also argumentiert wird, dass eine groß angelegte Reform mehr kosten würde, als sie einbringt, steckt darin schon der Entschluss, an den Privilegien festzuhalten – Privilegien, die einem halbwegs ausgewogenen Gerechtigkeitssinn massiv widersprechen.

    Ich bin aber auch deshalb pessimistisch, weil eine breit und öffentlich angelegte Reformdiskussion die Bezüge von Parlamentariern und vielen anderen Posteninhabern im großen politischen Betrieb ins grelle Licht stellen würde. Das liegt nicht im Interesse derjenigen, die über Jahre und Jahrzehnte ein System gebaut und ein Netz geknüpft haben, das ihnen auch in schwierigen Zeiten Posten und ein gutes Auskommen samt Altersversorgung sichert.

    Das Parteibuch ist wertvoller als fachliche Qualifikation

    Es gibt zwar immer auch „Betriebsunfälle“ wie bei der RBB-Intendantin Patricia Schlesinger, die ihr Amt entgegen ihrer Rolle als „Vierte Gewalt“ missbrauchte, Spitzen der Berliner Verwaltung, unter anderem die Polizeipräsidentin, mit Luxusessen auf Kosten der Gebührenzahler bewirtete. Das konnte man dann nicht mehr heilen. Wenn wir aber davon hören, dass Frau Schlesinger mit Aussicht auf Erfolg auf Zahlung von Versorgungsbezügen von mehr als 15.000 Euro klagt, sind wir alle sehr erstaunt.

    Man sollte aber wiederum nicht staunen, dass dieser Vorgang öffentlich nur kurz geflackert hat und dann wieder verschwand. Würden wir uns die Mühe genauerer Betrachtung machen und würde das auch von gemeinwohlorientierten öffentlichen Medien unterstützt, würde sichtbar werden, dass die Posten in diesen Tausenden von öffentlichen Stellen, Organisationen, Verwaltungen, Medien zum einen mit erstaunlichen Dotierungen verbunden sind und eine große Nähe zu und Einfluss von den sogenannten etablierten Parteien besteht. Parteibücher können dann wertvoller sein als fachliche Qualifikationen, wenn zum Beispiel Personen aus dem unmittelbaren politischen Betrieb ausscheiden und erstaunlich schnell und lukrativ „untergebracht“ werden.

    Auch das sind Formen von kostspieligen Ungerechtigkeiten zulasten der Allgemeinheit, die meist auch noch ineffizient sind und nicht selten weiteren Missbrauch von Macht fördern.

    Es braucht einen Bürgerrat

    Das dysfunktionale System der Altersversorgung gehört tatsächlich und schon längst auf die Tagesordnung. Wenn die derzeit Begünstigten – und das sind auch die „Mächtigen“ – nicht bereit sind, einen ehrlichen Kassensturz zu machen, und die derzeitige Lage nicht offen und für alle verständlich dargelegt wird, werden wir weiterwursteln. Leider ist es nicht zuletzt der hartnäckige und nicht selten künstlich hergestellte Dauerkrisenmodus, der verhindert, dass wir in voller Verantwortung auch für viele zukünftige Generationen und nach gewissenhafter Abwägung der möglichen Wege kluge und faire Entscheidungen treffen.

    Ich schlage einen Bürgerrat vor, bestehend aus per Los ausgewählten Menschen, der wesentliche Elemente einer Reform diskutiert und dann konkrete Vorschläge macht. Ich kann mir nicht vorstellen, dass bei der großen Klarheit der Schieflagen bei einem solchen Verfahren keine praktikablen und von den meisten als gerecht empfundenen Ergebnisse auf den Tisch kommen. Allein, es wird nicht passieren.

    Jochen Sindberg war bis April 2025 Leitender Kriminaldirektor im Landeskriminalamt Berlin, überdies bis 2018 Leiter der Polizeiakademie.

    #Allemagne #retraites

  • #Budget : « On a une image totalement déformée de la #dépense_publique »

    « Nous dépensons trop », a déclaré #François_Bayrou le 15 avril sur le budget 2026. Le gouvernement prévoit de nouvelles #coupes_budgétaires, de 40 milliards d’euros, pour l’année prochaine. Décryptage avec l’économiste #Christophe_Ramaux.

    Deux mois après avoir fait adopter un budget 2025 qui rognait déjà sur les dépenses publiques, le ministre de l’Économie, #Eric_Lombard, a annoncé, en fin de semaine dernière, de nouvelles coupes budgétaires de l’ordre de 40 milliards d’euros. Le 15 avril, François Bayrou a confirmé cette annonce permettant, selon lui, de maintenir l’objectif de #déficit à 4,6 % du PIB en 2026.

    Pour Christophe Ramaux, enseignant à l’université Paris 1, chercheur au Centre d’économie de la Sorbonne, la dépense publique n’est pas un #indicateur_économique pertinent. Entretien avec cet enseignant à l’université Paris 1, chercheur au centre économique de la Sorbonne et membre des Économistes atterrés, qui préconise plutôt d’aller chercher des #recettes pour combler le #déficit.

    Basta ! : Le ministre de l’Économie, Eric Lombard, ne cesse de rabâcher un chiffre : 57% de notre produit intérieur brut (PIB) serait consacré à la dépense publique. En répétant ce montant, qu’il juge colossal, il sous-entend que l’État est déjà très généreux. Couper dans la dépense publique serait donc sans grandes conséquences sociales. Mais la France est-elle réellement ce pays qui dépense de l’argent public à tout va ?

    Christophe Ramaux : On a une image totalement déformée de la dépense publique. Quand on dit que la dépense publique c’est 57% du PIB, la plupart des gens imagine que l’on prélève plus de la moitié de la richesse créée par le privé, qui serait le seul secteur productif, pour payer les fonctionnaires. Tout est faux dans cette phrase.

    La dépense publique est un indicateur très imparfait. On mélange un peu tout dedans et on fait des doubles comptes. Par exemple, elle comprend les salaires versés aux fonctionnaires, dont les cotisations sociales… Mais ces mêmes cotisations sont à nouveau comptées dans les dépenses de retraite ! Le chiffre de 57% du PIB n’est pas faux, mais il ne correspond pas à une part du PIB. Ce n’est pas parce que la dépense publique est à 57% que la dépense privée est à 43%. Au contraire, si on calculait la dépense privée de la même manière que l’on calcule la dépense publique, elle serait de l’ordre de 200% du PIB.

    Même si le gouvernement refuse d’employer le mot. Sommes-nous face à une politique austéritaire ?

    La part des #services_publics dans le PIB n’a pas augmenté depuis 40 ans. Donc il y a bien eu de l’#austérité. Pourquoi je dis ça ? Parce que, normalement, plus une société est riche, plus elle consacre de l’argent pour ce qu’on appelle les « #biens_supérieurs » : l’#éducation, la #santé, la #culture. Il ne vous a pas échappé que ce sont les terres d’excellence des services publics.

    Or, il y a beaucoup plus de bacheliers aujourd’hui que dans les années 1980, on aurait donc dû consacrer plus d’argent à l’éducation. On ne l’a pas fait. De même, la population vieillit donc on aurait dû augmenter les dépenses de santé. Cela n’a pas été le cas. Donc il y a bien eu de l’austérité.

    A quoi servent précisément les 1670 milliards d’euros de dépense publique ?

    Contrairement aux idées reçues, sur les 1670 milliards, un quart seulement sert à payer les #fonctionnaires. Environ une moitié (710 milliards) est consacrée aux « #prestations_sociales » et aux « transferts sociaux en nature de produits marchands » – la part remboursée des médicaments et des consultations médicales.

    Les prestations sociales (530 milliards, en 2023) financent essentiellement les #retraites (380 milliards), mais aussi le #chômage, le #revenu_de_solidarité_active (#RSA), l’#allocation_adulte_handicapé (#AAH), les #allocations_familiales… Les transferts sociaux en nature de produits marchands comptent pour 180 milliards. Quant au quart restant, il constitué de divers postes : aide aux ménages et aux entreprises, intérêts de la #dette (50 milliards), etc.

    La dépense publique n’est pas un puits sans fond. Et il faut savoir que le secteur public est productif ! Le calcul du PIB le prend d’ailleurs en compte. Sur les 3000 milliards de PIB actuel, environ 20% est ajouté par les fonctionnaires, soit 470 milliards. L’argent n’est donc pas dilapidé, puisqu’un quart de la dépense publique (salaire des fonctionnaires) augmente le #PIB !

    De même, les trois autres quarts offrent des débouchés pour le privé. Les retraités, que font-ils de leur retraite ? Ils font les courses, ils consomment. De même pour les chômeurs. La #commande_publique ? Elle finance en grande partie le privé, notamment le secteur du BTP si on pense à la construction d’écoles, de routes… Ce ne sont pas les fonctionnaires qui manient la truelle ! Donc quand on réduit la dépense publique, cela a inévitablement un effet sur le privé.

    Si on préserve la dépense publique, comment réduire le déficit ?

    Le #déficit_public est avant tout un problème de #recettes. Depuis 2017, premier mandat d’Emmanuel Macron, la dépense publique en pourcentage du PIB n’a pas augmenté. Ce qui a baissé, ce sont les #prélèvements_obligatoires (#impôts et #cotisations_sociales). On n’a jamais eu de baisse aussi élevée des ces prélèvements en un temps aussi court. On pense bien sûr à la suppression de l’#impôt_sur_la_fortune, #ISF, du prélèvement forfaitaire unique, à la baisse de l’#impôt sur les sociétés ou encore à la suppression de la #taxe_d’habitation (20 milliards d’euros), essentiellement payée par les ménages les plus riches. En tout, on arrive sur une baisse de 60 à 70 milliards de recettes.

    Au lieu de réduire la dépense publique, on pourrait évidemment aller chercher de nouvelles recettes. Déjà en revenant sur cette contre-révolution fiscale mise en place par Emmanuel Macron. On pourrait aussi remettre en cause certaines niches fiscales et sociales. Une part du déficit de la sécu pourrait être comblée si on cessait de ne pas soumettre à cotisation sociale une partie des revenus comme les heures supplémentaires, l’intéressement la participation, la prime de partage de la valeur (ex « #prime_Macron »)…

    https://basta.media/budget-on-a-une-image-totalement-deformee-de-la-depense-publique
    #dépenses_publiques #France #économie #fiscalité

  • Aktienrente : Ärzte bangen um ihre Rente
    https://www.jungewelt.de/artikel/497228.aktienrente-%C3%A4rzte-bangen-um-ihre-rente.html

    Les dentistes berlinois perdent la moitié de leurs invetissements pour la retrsite.

    2.4.2025 von Carmela Negrete - Die Aktienrente birgt große Risiken. Beispiele für riskante Investments liefert ein Berliner Versorgungswerk für Mediziner

    Das Versorgungswerk der Zahnärztekammer Berlin (VZB) soll unvorteilhafte Investitionen getätigt haben. Die dort versicherten Zahnärzte müssen nun »um ihre Renten bangen«. Dies berichtete die Wirtschaftswoche (Wiwo) in einer langen Reportage am 21. März unter dem Titel »Machtkampf nach fragwürdigen Investments der Berliner Zahnärzte«. Das VZB kündigt auf seiner Website eine Vertreterversammlung für den 5. April an, auf der die Mitglieder des Verwaltungsausschusses neu gewählt werden sollen. Eine schriftliche jW-Anfrage blieb von seiten des VZB unbeantwortet. Am Telefon wollte man dazu ebenfalls keine Auskunft geben.

    Die Reportage der Wiwo liest sich für die Anleger indes wie eine Horrorstory, und unabhängig davon, ob sie richtig oder falsch ist, zeigt sie beispielhaft die Risiken, die entstehen, wenn Rentengelder in Aktien und andere Fonds investiert werden. Rund eine Million Deutsche sind bei einem der rund 90 Versorgungswerke rentenversichert, die rund 300 Milliarden Euro verwalten. In manchen Berufen ist die Mitgliedschaft sogar verpflichtend, um in die entsprechende Kammer aufgenommen zu werden, etwa für Ärzte, Anwälte, Steuerberater und Architekten.

    Das Berliner Versorgungswerk hatte offensichtlich eine ganze Reihe von Ratschlägen zur größtmöglichen Risikovermeidung vernachlässigt. Es hat große Summen in wenige und dazu noch windige Startups, Firmen und Projekte investiert, von denen teils wenige Einzelpersonen profitiert haben sollen. So soll mehr als eine Milliarde Euro bei wenigen Gruppen angelegt worden sein – darunter ein Recyclingstartup, das auch nach fünf Jahren noch nicht ohne die Finanzspritzen in Millionenhöhe des VZB auskommt. Oder der Investmententwickler »12.18.«, dem das VZB einen Privatflieger mitfinanziert haben soll. Nach und nach soll das VZB zudem alle Anteile am defizitären Schlosshotel Fleesensee in Mecklenburg-Vorpommern gekauft haben. Klassische Anlageformen wie Wertpapierfonds hält das VZB kaum. Dafür summierten sich allein die Kapitalanlagen und Beteiligungen bei Unternehmen von der Art der genannten mit etwa 50 Prozent der Gesamtanlagen 2023 auf einen ungewöhnlich hohen Anteil, heißt es in der Wiwo. Alles in allem hätten sich damit die stillen Reserven des Versorgungswerks zwischen 2021 und 2023 halbiert.

    Das Zocken mit der Rente ist auch bei den aktuellen Regierungsparteien hoch im Kurs. Die Aktienrente wollte schon die vergangene Regierung auf Bitten der liberalen FDP einführen. Im September gab es eine erste Lesung und eine Debatte zu diesem Gesetzesvorschlag im Bundestag. Der Gesetzentwurf »zur Stabilisierung des Rentenniveaus und zum Aufbau eines Generationenkapitals für die gesetzliche Rentenversicherung« wurde auch von den Sozialdemokraten begrüßt. Johannes Vogel von der FDP schwärmte: »Endlich beginnen wir, die Chancen von Aktien für die Rentenversicherung zu nutzen.«

    Die Union sprach im Wahlkampf von einem »Frühstart Rente« für die private Altersvorsorge, was dem Fonds ähnelt, den die AfD einrichten will: für jedes Kind ein Depot, in dem Geld für die spätere Rente angelegt wird. Die Grünen sprechen von »Bürger*innenfonds«, die man in »grüne Anlagen« investieren wolle. Ob das nun grüne Zertifizierungen beispielsweise für die Bundeswehr sein sollen, spezifizierte die Partei allerdings nicht. In diesem Sektor zumindest scheint das Wachstum sicher.

    Die Ampelregierung wollte zehn Milliarden Euro jährlich aus Haushaltsmitteln, die eigentlich für die Deutsche Rentenversicherung vorgesehen waren, auf dem Kapitalmarkt anlegen. Eine solche Investition wäre nicht nur mit der Möglichkeit von Missmanagement und den gewöhnlichen Risiken der Börse verbunden: Darüber hinaus wären auch Investitionen in umweltschädliche Unternehmen oder Firmen, die die Menschenrechte verletzten, programmiert, warnte die Umweltorganisation Greenpeace im Oktober. In einer entsprechenden Studie hatte die Umweltorganisation den Staatsfonds Kenfo unter die Lupe genommen – eine öffentlich-rechtliche Stiftung zur Sicherung der Finanzierung der Zwischen- und Endlagerung radioaktiver Abfälle.

    #iatrocratie #économie #retraites