• Grève longue durée chez Sanofi - POLITIS
    https://www.politis.fr/articles/2022/12/greve-longue-duree-chez-sanofi

    Grève longue durée chez Sanofi
    Politis • 6 décembre 2022
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    Grève longue durée chez Sanofi
    Manifestation intersyndicale contre la politique du gouvernement, en février 2021.
    © Martin Noda / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP.

    Depuis le 14 novembre, un mouvement de grève national se propage chez Sanofi, à l’appel de quatre syndicats : CGT, CFTC, FO, CFDT. Compiègne, Sisteron, Ploërmel, Vitry, Le Trait… : seize sites sont touchés, selon la CGT. Les grévistes demandent une augmentation des salaires de 10 % en 2023, accompagnée d’une prime de partage de 10 000 euros, pour suivre l’inflation. Les salariés de plusieurs sites se sont également mobilisés pour l’embauche des travailleurs en contrat précaire. En 2021, le bénéfice net de l’entreprise pharmaceutique française était en hausse de 11,8 % et s’élevait à 8,21 milliards d’euro

    https://www.leprogres.fr/economie/2022/12/06/sanofi-la-greve-entre-dans-sa-troisieme-semaine
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/val-de-marne/greve-des-salaries-de-sanofi-a-vitry-on-ne-supporte-plu
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/sanofi-durcissement-du-mouvement-de-greve-a-montpellier
    https://www.ledauphine.com/social/2022/12/06/sanofi-en-greve-nous-ne-sommes-pas-des-irresponsables-des-stocks-de-medi
    https://alpesdusud.alpes1.com/news/alpes-de-haute-provence/97294/haute-provence-le-conflit-perdure-a-sanofi-sisteron

    #grève #Sanofi #revendications_salariales #NAO

  • Grève à la clinique Floréal de Bagnolet – Sortant du village
    https://sortantduvillage.info/2022/11/23/greve-a-la-clinique-fleoral-de-bagnolet
    https://i0.wp.com/sortantduvillage.info/wp-content/uploads/2022/11/CROCS_POLAIRES.png?fit=657%2C265&ssl=1

    Grève à la clinique Floréal de Bagnolet
    23 novembre 2022

    Mise à jour du jeudi 1er décembre
    Neuvième jour de grève.

    La stratégie définie par les grévistes consiste à limiter la négociation autour de la hausse de salaire, sachant que toutes les irrégularités repérées par la fédération CGT des hôpitaux privés sont dores et déjà traitées en amont, à l’échelle du groupe ALMAVIVA, voire de la branche professionnelle.

    La direction de la clinique Floréal joue en permanence la diversion. Lors des négociations locales, la revendication salariale des salarié·es de la clinique Floréal de Bagnolet est évacuée. ALMAVIVA ne propose que des mesures qui ne sont rien d’autre que des mises en conformité avec la loi qui n’étaient jusque-là pas appliquées : rectification des cotisations de la prévoyance au taux correct (alors qu’il y avait sur-cotation), payement des primes d’urgences (qui n’ont jamais été versées), avenant 32, etc.

    À la liste des contentieux qu’il faudra régulariser, les salarié·es ont repéré avec les représentants de la fédération CGT que les astreintes, qui doivent normalement être payée à 200 %, sont systématiquement dédommagées sous forme de récupération de temps de travail .
    Pour se donner la niaque nécessaire contre le patron et le froid, on met la sono à fond et on danse.

    Hier soir, jeudi 30 novembre, la délégation est montée pour une nouvelle négociation vers 17 heures. La durée des rencontres est désormais beaucoup plus courte. Moins d’une heure après, les délégué·es sont de retour pour restituer les nouvelles propositions de la direction : le montant de 40 €, correspondant à celui de la prime, est annoncé pour la première fois. Cette prime de flexibilité ne sera versée qu’aux salarié·es en CDI, présents dans l’entreprise depuis au moins 3 ans. De plus, la direction laisse filer l’information selon laquelle l’ARS aurait refusé une partie des réquisitions demandées et fait appel au professionnalisme – de façon culpabilisante – pour mettre en place un service minimum à partir du lendemain.

    La consternation est totale dans l’assemblée.

    Après un débat animé, la décision est prise de remonter immédiatement pour faire savoir que les grévistes reconduisent la grève jusqu’au lendemain matin et que les salarié·es prendront une décision en AG à ce moment-là.

    Ce matin, donc l’AG vote à l’unanimité le rejet de la mise en place du service minimum et la reconduction de la grève jusqu’au lendemain (vendredi 2 décembre), même heure, pour une nouvelle AG.

    À suivre !

    #revendications_salariales #grève #santé #hôpitaux #mouvement_social #Clinique_Floréal_Bagnolet #groupe_Almaviva_Santé #réquisitions

  • Grève à la clinique Floréal de Bagnolet – Sortant du village
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    Mise à jour du samedi 26 novembre 2022

    Point d’étape
    Contrairement aux menaces de jeudi, il n’y a donc pas eu de fermeture pendant le week-end. De toute façon, avec les 40 réquisitions gracieusement octroyées vendredi par la préfecture, le fonctionnement ordinaire de la clinique Floréal est loin d’être compromis.

    Après trois jours de grève, la direction de la clinique n’a guère avancé. Vendredi soir elle s‘est contentée de proposer des ajustements qui ne dérogent en rien au droit commun conquis par la convention collective de l’hospitalisation privée : le fameux « avenant 32 ».

    Les autres propositions concernent, pour l’essentiel, des primes, lesquelles sont par définition non pérennes. De plus elles ne répondent en rien aux demandes des salarié·es : la prime de flexibilité, comme le nom l’indique, contribue directement aux dégradation de conditions de travail quant à la prime d’intéressement, il s’agit d’une participation aux résultats de l’entreprise. Autant dire que l’employeur garde la main sur le montage comptable de cet hypothétique partage du profit de l’entreprise.

    Enfin, dernières propositions de la direction : une promesse concernant la refonte de la grille des salaires.

    Les salarié·es de la clinique Floréal de Bagnolet ne veulent pas des promesses ni des propositions humiliantes ou dérisoires. La revendication est d’une extrême simplicité : la revalorisation de tous les salaires de 200 €.

    Après trois heures de négociation, vendredi soir, la direction du groupe ALMAVIVA de la clinique Floréal de Bagnolet a louvoyé sans répondre à cette revendication.

    Les salarié·es ont donc décidé de reconduire la grève.

    Prêt·es pour le piquet de grève, dès lundi, 9 heures !

    #Grève #Clinique_Floréal_Bagnolet #Groupe_ALMAVIVA #revendications_salariales #Santé

  • C’est parti pour un 4e jour de grève à la clinique Floréal de Bagnolet :

    Grève à la clinique Floréal de Bagnolet – Sortant du village
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    Mise à jour du vendredi 25 novembre 2022

    Ce matin, ce sont pas moins de 40 salarié·es grévistes qui ont été réquisitionné·es sur 4 jours à la clinique Floréal de Bagnolet ! Après l’épisode de la contre offensive de l’État dans le secteur des carburants de cet automne, la stratégie pour s’opposer au droit de grève par la réquisition semble se généraliser.

    D’après ce qui a été recensé par les salarié·es, ces réquisitions ne sont pas du tout organisées pour répondre aux nécessités du maintien des urgences. Elles sont bien souvent incohérentes du point de vue de la logique de l’organisation classique du travail. Sur certains secteurs les agents sont en sureffectifs, dans d’autres cas, les effectifs ne permettent pas un fonctionnement normal. L’objectif est clairement de casser le mouvement de grève.

    Contrairement à ce qui avait été annoncé hier, il n’y aura pas de fermeture de la clinique ce week-end.

    Les grévistes ont obtenu un rendez-vous pour une négociation ce jour même à 15 heures.

    Suite au courrier envoyée par la fédération CGT des hôpitaux privés à la direction du groupe Almaviva, faisant état d’irrégularités constatées sur les fiches de paie (sur-cotisation sur la prévoyance et non versement de la prime d’urgence), la direction de la clinique Floréal de Bagnolet, a fait savoir aux salarié·es qu’un rectificatif serait effectué pour se mettre en conformité. Les salarié·es sont en droit d’obtenir un versement avec effet rétroactif sur 3 mois.

    Les médecins, qui ne sont pas salariés car la plupart exercent en libéral dans la clinique, ont affirmé leur solidarité avec les salarié·es grévistes.

    Après plus de trois heures de négociation, la délégation expose aux grévistes l’essentiel des propositions de la direction :

    Application de l’avenant 32 (qui est une obligation)
    Mise en place d’une prime de flexibilité
    Mise en place d’une prime de participation
    Mise en place d’une hypothétique révision de la grille des salaires

    Les primes, par définition, ne sont nullement pérennes.La participation est obligatoirement liée à un résultat positif sur le compte d’exploitation, or tout porte à penser qu’il ne le sera pas à la clinique Floréal, notamment en raison des nécessité d’investissements.

    La demande d’une revalorisation salariale de 200 € n’est absolument pas prise en compte. Les salarié·es présent·es votent à l’unanimité la poursuite de la grève. Les autres salarié·es seront contactés dans la soirée pour les consulter afin de confirme ou d’infirmer ce vote.

    A suivre !
    Tract_25_novembre_2022Télécharger

    #revendications_salariales #grève #santé #hôpitaux #mouvement_social #Clinique_Floréal_Bagnolet #groupe_Almaviva_Santé #réquisitions

  • Rachat de RTT : on vous explique le débat sur cette mesure qui fait bondir la gauche
    https://www.francetvinfo.fr/economie/pouvoir-achat/rachat-de-rtt-on-vous-explique-le-debat-sur-cette-mesure-qui-fait-bondi
    https://www.francetvinfo.fr/pictures/ex5z4x1IW9wlQsN9TjlqoUs5gcU/1500x843/2022/08/01/phpfDfUUf.jpg

    Comme la gauche à l’Assemblée, ils fustigent une mesure qui « sert surtout à éviter de traiter le vrai sujet du pouvoir d’achat : les augmentations de salaires ». Ces personnalités, dont des représentants syndicaux de la CFE-CGC et de la CFDT Cadres, y voient « un puissant levier pour l’employeur, lui permettant de refuser l’attribution de jours de repos en arguant du paiement de ceux-ci, face à un salarié tiraillé entre son besoin de repos et l’amélioration de son pouvoir d’achat ».

    Cette histoire de monétisation des RTT ressemble beaucoup aux propos de Sarko sur « le travailler plus pour gagner plus ».

    On sait bien que cela ne peut se traduire, sur le terrain, que par une réduction brute des congés et, au-delà, par une régression supplémentaire dans la capacité des salarié·e·s à s’émanciper pour défendre leurs droits et pour conquérir leur autonomie vis à vis des schémas imposés par leurs employeurs.

    Voilà où on en arrive à force de rabâcher que la principale préoccupation des français seraient le « pouvoir d’achat ». Les syndicats et les partis de gauche (ci-dessus) ne sont pas d’une très grande clarté à ce sujet, c’est le moins que l’on puisse dire.

    Non. Les salaires sont bas et s’ils sont bas c’est parce que les salarié·e·s sont embarquée·s dans un rapport de force qui leur est défavorable.

    Ont-iels d’autres solutions que d’inverser, par elleux-mêmes, le rapport de force afin d’arracher des mains de leurs patrons ce qui leur revient ?

    Sont-iels forcément guidé·e·s par la « lutte contre l’inflation » et la nécessité de « retrouver une économie de croissance » ? Ceci représente-t-il vraiment leur intérêt ?

    L’intérêt des salarié·e·s n’est pas de se transformer en générateur·e·s de combustibles permettant d’alimenter toujours plus la machine à consommer. L’intérêt de la société n’est pas de continuer ce modèle délirant de consommation à outrance par l’offre, qui nous conduit aujourd’hui dans le mur du choc climatique.

    À l’heure où il est plus facile d’obtenir individuellement de sa banque une autorisation de découvert que de gagner collectivement des augmentations de salaires, on sait que les principaux enjeux sociaux du moment résident avant tout dans la capacité des salarié·e·s - et au-delà, des forces sociales n’ayant rien à gagner du modèle existant - à conquérir par la lutte la dépossession totale du camp adverse : économique et politique.

    Cela devrait commencer par ne plus attendre que tombent les loi régressives pour agir.

    #RTT #Lutte-sociales #syndicalisme #pouvoir-d-achat #lutte_de_classes #revendications_salariales

  • The Skylab 4 mutiny, 1973
    http://libcom.org/history/1973-skylab-4-mutiny

    Commander Carr tried to reason with mission control, stating that “on the ground, I don’t think we would be expected to work a 16-hour day for 85 days, and so I really don’t see why we should even try to do it up here.”

    Six weeks into the mission, this culminated in the crew announcing an unscheduled day off, mutinying by turning off the communications radio while getting some rest.

    They reportedly spent their day off relaxing and taking in the panoramic views of Earth from orbit.

    Carr then communicated the group’s demands: "We need more time to rest. We need a schedule that is not so packed. We don’t want to exercise after a meal. We need to get things under control.’

    Eventually, mission control agreed to compromise. Their workload was reduced, schedules altered and the crew given more control over planning.

    Pogue recounted that the last six weeks after this were much more enjoyable, allowing them free time for “studying the Sun, the Earth below, and ourselves.”

    Initially ground crews attributed the astronauts’ complaining to possible lethargy or depression. But the New York Times reported that Pogue said this was incorrect:

    He and the others just wanted more time to look out the window and think. The flight had made him “much more inclined toward humanistic feeling toward other people, other crewmen,” he told Science News in 1985. “I try to put myself into the human situation, instead of trying to operate like a machine.”

    After they returned, NASA became vindictive, and ensured that none of the crew flew again.

    #lutte_des_classes #usa #espace #nasa