• La Democrazia del Reddito Universale

    Come ricordano anche gli altri saggi compresi in questo volume, l’idea di un diritto alla «sussistenza», al «minimo vitale», non è certo nuova. Fu già sostenuta da Russel, dai Fabiani e, andando a ritroso, argomenti in suo favore li ritroviamo in Hegel, in Kant, in Thomas Paine e altri ancora 1 . Si potrebbe anzi affermare che esista un legame profondo tra questa idea e quella di «comunità politica», come già attestavano l’uso dei pranzi in comune nelle antiche Sparta e Atene 2 o l’introduzione della lex frumentaria 3 nella Roma repubblicana. «A tutti i pasti consumati insieme invitiamo la libertà. Il posto rimane vuoto, ma il piatto rimane in tavola», così René Char ricostruisce, richiamando proprio l’antico rito del consumo collettivo di risorse sociali, l’inebriante esperienza, che solo pochi sono riusciti a vivere nel ’900 4 , dell’affacciarsi della libertà in uno spazio pubblico, libertà che finirà poi irrigidita e snaturata nei canali stretti della democrazia parlamentare. Rielaborando questa tradizione «politica» la teoria democratica ha connesso strettamente, sopratutto nel corso degli anni ’70, i concetti di reddito «di base» e di cittadinanza. In una visione lineare e progressiva della citizenship.

    https://www.bin-italia.org/la-democrazia-del-reddito-universale

    Pour télécharger le #livre :


    http://www.bin-italia.org/UP/pubb/Democrazia.pdf

    #revenu_universel #rdb #revenu_de_base #économie #démocratie #travail #post-fordisme #salariat #travail_salarié #temps #citoyenneté

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  • Philippe Van Parijs : « Un revenu inconditionnel est avant tout un instrument d’émancipation » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/04/18/philippe-van-parijs-un-revenu-inconditionnel-est-avant-tout-un-instrument

    L’idée n’est pas neuve, elle date du XVIIIe siècle. Mais dans des sociétés de plus en plus frappées par le chômage ou le sous-emploi permanent, l’idée d’un revenu d’existence versé à tous, sans conditions ni contreparties refait surface depuis quelques années. En France, c’est l’élection présidentielle de 2017 qui a provoqué l’idée dans le débat public. Sous le nom de « revenu universel », le candidat du PS Benoît Hamon en avait fait la proposition centrale de son programme. Partout dans le monde, il n’est plus possible d’ignorer cette idée. Pour ses promoteurs, un revenu de base inconditionnel serait bien plus qu’une simple assistance sociale. Elle reviendrait à accorder à tous une part de la richesse nationale créée par la collectivité. En librairie depuis le 18 avril, Le Revenu de base inconditionnel : une propo­sition radicale (1) a été rédigé par Philippe Van Parijs et Yannick Vanderborght, deux spécialistes internationalement reconnus. Entretien avec le premier, professeur de philosophie aux universités de Louvain et Leuven.

    Comment parler de revenu de base inconditionnel  ?

    Le mieux, c’est de partir de la définition adoptée il y a plus de trente ans par le Bien, le réseau mondial du revenu de base  : un revenu payé à chaque membre d’une société à titre strictement individuel, sans contrôle de ressources – donc aux riches comme aux pauvres – et sans exigence de disposition à travailler. Ce sont ces trois inconditionnalités qui distinguent ce revenu de base des revenus minimums garantis existants, qui relèvent de l’assistance sociale. En France, c’est le RSA, en Italie, c’est le « revenu de citoyenneté » récemment introduit. Ces allocations sont conditionnelles en trois sens : réservées aux ménages pauvres, d’un montant variant en fonction de la situation familiale, et exigeant de ceux qui en sont capables d’être disponibles sur le marché du travail. Rien de tout ça dans le revenu de base.

    #revenu_de_base #livre

  • « Un revenu de base en Inde », Thomas Piketty
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/04/13/thomas-piketty-un-revenu-de-base-en-inde_5449649_3232.html

    Chronique. Le plus grand vote de l’histoire du monde vient de commencer en Inde : plus de 900 millions d’électeurs. On dit souvent que l’Inde a appris l’art de la démocratie parlementaire au contact des Britanniques. L’affirmation n’est pas entièrement fausse, à condition, toutefois, d’ajouter que l’Inde a porté cet art à une échelle inconnue avant elle, au sein d’une communauté politique de 1,3 milliard d’habitants, traversée par d’immenses clivages socioculturels et linguistiques, ce qui est autrement plus compliqué.

    Pendant ce temps, le Royaume-Uni a bien du mal à le rester. Après l’Irlande au début du XXe siècle, il n’est pas impossible que ce soit au tour de l’Ecosse de quitter le Royaume et son Parlement en ce début de XXIe siècle. Quant à l’Union européenne et ses 500 millions d’habitants, elle ne parvient toujours pas à mettre en place des règles démocratiques permettant d’adopter le moindre impôt en commun, et continue d’accorder des droits de veto à des grands-duchés rassemblant à peine 0,1 % de ses citoyens. Plutôt que d’expliquer doctement que rien dans ce beau système ne peut être changé, les responsables européens seraient bien inspirés de regarder du côté de l’Union indienne et de son modèle de République fédérale et parlementaire.

    Evidemment, tout n’est pas rose pour autant dans la plus grande démocratie du monde. Le développement du pays est miné par d’énormes inégalités et une pauvreté qui diminue trop lentement. L’une des principales innovations de la campagne qui s’achève est la proposition faite par le Parti du Congrès d’introduire un système de revenu de base : le NYAY (nyuntam aay yojana, « revenu minimum garanti »). Le montant annoncé est de 6 000 roupies par mois et par ménage, soit l’équivalent d’environ 250 euros en parité de pouvoir d’achat (3 fois moins au taux de change courant), ce qui n’est pas rien en Inde (où le revenu médian ne dépasse pas 400 euros par ménage). Ce système concernerait les 20 % des Indiens les plus pauvres. Le coût serait significatif (un peu plus de 1 % du PIB), sans être rédhibitoire.

    Mesures sociales, éducatives et fiscales

    Comme toujours avec les propositions de ce type, il est important de ne pas s’en tenir là et de ne pas prendre le revenu de base pour une solution miracle ou un solde de tout compte. Pour mettre en place une répartition juste des richesses et un modèle de développement durable et équitable, il faut s’appuyer sur tout un ensemble de mesures sociales, éducatives et fiscales, dont le revenu de base n’est qu’un élément. Comme l’ont montré Nitin Bharti et Lucas Chancel, les dépenses publiques de santé ont stagné à 1,3 % du PIB entre 2009-2013 et 2014-2018, et l’investissement éducatif a même baissé, passant de 3,1 % à 2,6 %. Un équilibre complexe reste à trouver entre la réduction de la pauvreté monétaire et ces investissements sociaux, qui conditionnent le rattrapage de l’Inde sur la Chine, qui a su mobiliser des ressources plus importantes pour élever le niveau de formation et de santé de l’ensemble de la population.

    Il reste que la proposition du Congrès a le mérite de mettre l’accent sur les questions de redistribution et d’aller au-delà des mécanismes de quotas et de « réservations », qui ont certes permis à une fraction des basses castes d’accéder à l’université, à l’emploi public et aux fonctions électives, mais qui ne suffisent pas. La plus grande limite de la proposition est que le Congrès a choisi de rester discret sur le financement. C’est dommage, car cela aurait été l’occasion de réhabiliter le rôle de l’impôt progressif, et de tourner définitivement la page de son moment néolibéral des années 1980 et 1990.

    Surtout, cela lui aurait permis de se rapprocher plus explicitement de la nouvelle alliance entre les partis socialistes et de basses castes (SP, BSP), qui proposent la création d’un impôt fédéral de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 25 millions de roupies (1 million d’euros en parité de pouvoir d’achat), ce qui rapporterait l’équivalent des sommes requises pour le NYAY, et de renforcer la progressivité de l’impôt fédéral sur le revenu. Au fond, le véritable enjeu de cette élection est la constitution en Inde d’une coalition de gauche, à la fois égalitaire et multiculturelle, seule à même de battre le nationalisme hindou pro-business et antimusulmans du BJP.

    Big business

    Il n’est pas sûr que cela soit suffisant cette fois. Ancien parti hégémonique venu du centre, le Congrès est toujours dirigé par le très peu populaire Rahul Gandhi (issu de la lignée Nehru-Gandhi), alors que le BJP a eu l’intelligence de se donner pour la première fois, avec Modi, un dirigeant aux origines modestes. Le Congrès craint d’être débordé et de perdre la direction du gouvernement s’il se lance dans une coalition trop explicite avec les partis situés à sa gauche.

    Par ailleurs, Modi bénéficie du financement du big business indien, dans un pays qui brille par une absence criante de régulation en ce domaine. Il a en outre habilement exploité l’attentat de Pulwama, au Jammu-et-Cachemire, et les raids aériens qui ont suivi pour faire vibrer les sentiments anti-Pakistan et accuser le Congrès et les partis de gauche de connivence avec l’islam intégriste (cela n’arrive pas qu’en France), dans ce qui risque de rester comme le tournant dans la campagne. En tout état de cause, les graines semées reprendront leur cours, en lien avec les transformations politico-idéologiques en mouvement dans le reste du monde. Les décisions débattues en Inde nous concerneront tous de plus en plus. En cela, cette élection indienne est bien une élection d’importance mondiale.

    Un parti gouvernemental qui promet un revenu de base pour essayer de ne pas perdre les élections, voilà qui n’est pas français.

    #Inde #revenu_minimum_garanti #revenu_de_base

  • Finland’s basic income trial boosts happiness but not employment | Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-finland-basic-income/finlands-basic-income-trial-boosts-happiness-but-not-employment-idUSKCN1PX0
    https://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20190208&t=2&i=1354502227&w=1200&r=LYNXNPEF170XW

    HELSINKI (Reuters) - Finland’s basic income scheme did not spur its unemployed recipients to work more to supplement their earnings as hoped but it did help their wellbeing, researchers said on Friday as the government announced initial findings.

    The two-year trial, which ended a month ago, saw 2,000 Finns, chosen randomly from among the unemployed, become the first Europeans to be paid a regular monthly income by the state that was not reduced if they found work.

    Finland — the world’s happiest country last year, according to the United Nations — is exploring alternatives to its social security model.

    The trial was being watched closely by other governments who see a basic income as a way of encouraging the unemployed to take up often low-paid or temporary work without fear of losing their benefits. That could help reduce dependence on the state and cut welfare costs, especially as greater automation sees humans replaced in the workforce.

    Finland’s minister of health and social affairs Pirkko Mattila said the impact on employment of the monthly pay cheque of 560 euros ($635) “seems to have been minor on the grounds of the first trial year”.

    But participants in the trial were happier and healthier than the control group.

    “The basic income recipients of the test group reported better wellbeing in every way (than) the comparison group,” chief researcher Olli Kangas said.

    Chief economist for the trial Ohto Kanniainen said the low impact on employment was not a surprise, given that many jobless people have few skills or struggle with difficult life situations or health concerns.
    Owner Sini Marttinen poses for a picture at her coffee shop she founded while benefitting from Finland’s basic income scheme in Helsinki, Finland January 30, 2019. REUTERS/Philip O’Connor

    “Economists have known for a long time that with unemployed people financial incentives don’t work quite the way some people would expect them to,” he added.
    PSYCHOLOGICAL BOOST

    Sini Marttinen, 36, had been unemployed for nearly a year before “winning the lottery”, as she described the trial.

    Her basic income gave her enough confidence to open a restaurant with two friends. “I think the effect was a lot psychological,” the former IT consultant told Reuters.

    “You kind of got this idea you have two years, you have the security of 560 euros per month ... It gave me the security to start my own business.”

    Her income only rose by 50 euros a month compared to the jobless benefit she had been receiving, “but in an instant you lose the bureaucracy, the reporting”, Marttinen said.

    Mira Jaskari, 36, who briefly found a job during the trial but lost it due to poor health, said losing the basic income had left her feeling more insecure about money.

    The center-right government’s original plan was to expand the basic income scheme after two years as it tries to combat unemployment which has been persistently high for years but reached a 10-year low of 6.6 percent in December.

    That followed the imposition of benefits sanctions on unemployed people who refused work.

    The basic income has been controversial, however, with leaders of the main Finnish political parties keen to streamline the benefits system but wary of offering “money for nothing”, especially ahead of parliamentary elections due in April.
    Slideshow (2 Images)
    TAX BIND

    Prime Minister Juha Sipila’s Centre Party has proposed limiting the basic income to poor people, with sanctions if they reject a job offer, while Conservative finance minister Petteri Orpo says he favors a scheme like Britain’s Universal Credit.

    The higher taxes that the Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) says would be needed to pay for basic income schemes might also be off-putting for voters.

    In a review of the Finnish scheme last year, the OECD warned that implementing it nationally and cost-neutrally for the state would imply significant income redistribution, especially towards couples from single people, and increase poverty.

    The researchers have acknowledged that the Finnish pilot was less than realistic because it did not include any tax claw-back once participants found work and reached a certain income level.

    Swiss voters rejected a similar scheme in 2016. Italy is due to introduce a “citizens’ wage” in April in a major overhaul of the welfare state, which will offer income support to the unemployed and poor.

    Trial participants were generally positive, however, with Tuomas Muraja, a 45-year-old journalist and author, saying the basic income had allowed him to concentrate on writing instead of form-filling or attending jobseekers’ courses.

    He said the end of the two-year trial, during which he published two books, had made it difficult again for him to accept commissions, because “I ... can earn only 300 euros per month without losing any benefits”.

    “If people are paid money freely that makes them creative, productive and welfare brings welfare,” Muraja told Reuters about his experience of the pilot.

    “If you feel free, you feel safer and then you can do whatever you want. That is my assessment.”

    ($1 = 0.8817 euros)

  • Social : le revenu de base pour les plus précaires ne sera pas expérimenté - 29/01/2019 - midilibre.fr
    https://www.midilibre.fr/2019/01/29/le-revenu-de-base-pour-les-plus-precaires-ne-sera-pas-experimente,7982904.

    Plusieurs conseils départementaux, dont ceux de l’Hérault et de l’Aude, étaient prêts à tester un nouveau dispositif. La majorité LREM à l’Assemblée et le gouvernement s’y opposent.
    La proposition de loi visant à expérimenter un #revenu_de_base est supposée être présentée en séance à l’Assemblée nationale ce jeudi, sans qu’elle n’aie, sur le papier, aucune chance d’aboutir. Elle a été rejetée en commission des affaires sociales de l’Assemblée, la majorité LREM s’y opposant.

    L’idée était de tester un revenu sans condition [?] pour les plus précaires. Plusieurs présidents de conseils départementaux s’étaient proposés, dont ceux de l’Hérault, de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers et du Lot.

    André Viola : « C’est regrettable »

    « C’est regrettable », note le président du département de l’Aude, André Viola. « Le Président de la République avait dit qu’il voulait donner des capacités d’expérimentation plus grandes aux #collectivités_territoriales. On avait une belle occasion. LREM n’a pas la même approche que nous. Le gouvernement non plus. On nous a rétorqué que le #revenu_universel_d’activité (RUA), dans le plan #pauvreté, se mettrait en place en 2022. On avait le temps d’expérimenter la formule du revenu de base, à une petite échelle, voire les deux. »

  • « Gilets jaunes » : il est temps d’expérimenter un revenu de base, Jean-Eric Hyafil
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/08/gilets-jaunes-il-est-temps-d-experimenter-un-revenu-de-base_5406121_3232.htm

    « Gilets jaunes » : il est temps d’expérimenter un #revenu_de_base
    Pour répondre aux revendications des « gilets jaunes » sur le pouvoir d’achat, le plus simple serait de verser la prime d’activité et le RSA à tous ceux qui y ont droit, plaide l’économiste Jean-Eric Hyafil dans une tribune au « Monde ».

    Tribune. Le mouvement des « #gilets_jaunes » est d’abord une mobilisation des travailleurs pour le pouvoir d’achat. Le coût de la vie augmente en grande partie du fait de la hausse des cours mondiaux du pétrole, mais aussi de la nécessaire progression de la taxe carbone afin d’inciter entreprises et ménages à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
    L’augmentation du coût de la vie liée à cette #fiscalité_écologique peut être compensée par des mesures redistributives en faveur des familles pauvres et des travailleurs à bas salaire, par la revalorisation du revenu de solidarité active (#RSA) et par une extension de la #prime_d’activité (à laquelle le gouvernement a déjà décidé de donner un coup de pouce), afin que celle-ci puisse bénéficier aux travailleurs gagnant jusqu’à 1 700 euros de salaire mensuel net.

    L’efficacité d’une revalorisation de ces prestations est toutefois limitée par l’importance de leur #non-recours. Près d’un tiers des individus éligibles au RSA socle (selon la Caisse d’allocations familiales) et 27 % des travailleurs ayant droit à la prime d’activité (selon le ministère de la santé et des solidarités) ne sollicitent pas ces allocations auxquelles ils ont pourtant droit, soit par méconnaissance des dispositifs, soit en raison de la lourdeur des démarches administratives et du stigmate associé à une demande d’aide sociale. Le non-recours empêche donc non seulement de lutter contre la pauvreté – laborieuse ou non –, mais aussi de compenser efficacement les effets antiredistributifs de l’augmentation nécessaire de la fiscalité écologique.
    Il semble donc indispensable de remplacer le RSA et la prime d’activité par une allocation unique, dégressive avec le revenu, et dont le versement serait automatisé : les ayants droit n’auraient plus aucune démarche à effectuer pour toucher cette allocation, puisque la coordination des services fiscaux et sociaux permettra facilement d’identifier les individus éligibles à la prestation et de la leur verser automatiquement. Pour plus de simplification, cette #allocation_unique pourrait éventuellement absorber les aides au logement.

    Prestation unique automatique
    Le 31 janvier, l’Assemblée nationale devra se prononcer sur une proposition de loi d’expérimentation d’un revenu de base dégressif avec le revenu. Il s’agirait pour les départements candidats à cette expérimentation de tester la mise en œuvre d’une prestation unique versée de façon automatique afin d’y intégrer les ayants droit qui n’y recourent pas. Ce projet de loi fait suite à un rapport du Sénat sur le sujet (« Le revenu de base en France : de l’utopie à l’expérimentation », Daniel Percheron, 13 octobre 2016 http://www.senat.fr/notice-rapport/2016/r16-035-notice.html).
    L’objectif de ce revenu de base n’est pas seulement de renforcer le soutien au revenu des travailleurs à salaire bas ou médian. Il est aussi de renforcer l’accompagnement social des individus en insertion professionnelle et sociale. En effet, l’automatisation du versement du revenu de base permettra de supprimer les tâches d’instruction de dossier et de contrôle des #allocataires pour les travailleurs sociaux. Ceux-ci pourront alors se concentrer sur leurs tâches d’accompagnement social.

    Ce revenu de base est automatique, mais il n’est pas le revenu universel – versé sans condition de ressource – que défendent certains, puisqu’il est dégressif – il n’est donc plus versé au-delà d’un certain seuil de revenu. Un véritable revenu universel ne pourrait être expérimenté sans une #réforme_fiscale en profondeur, ce qui semble difficilement applicable. [tiens donc, ndc]
    Pour autant, ce revenu de base constituerait un progrès indéniable pour permettre une garantie de #revenu réellement efficace tant aux personnes sans revenu qu’aux #travailleurs à #salaire faible à médian. C’est aussi le seul outil qui puisse compenser efficacement les effets antiredistributifs de la nécessaire augmentation de la fiscalité écologique. Sans revenu de base, la fiscalité écologique, indispensable à la lutte contre le réchauffement climatique, restera dans l’impasse puisqu’elle ne pourra provoquer que désastre social et blocage politique.

    #APL

  • Comment financer le #revenu_universel ?

    Cet automne dans nos pages, Clément Cadoret taxait d’irréalisme les propositions de revenu universel. Économiste et président de l’Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence, #Marc_de_Basquiat lui répond en détaillant la logique et les paramètres du #LIBER, variante du revenu de base pour laquelle il plaide.

    https://laviedesidees.fr/Comment-financer-le-revenu-universel.html
    #revenu_de_base #financement #rdb

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  • Universal Basic Income Is Silicon Valley’s Latest Scam
    https://medium.com/s/powertrip/universal-basic-income-is-silicon-valleys-latest-scam-fd3e130b69a0
    https://cdn-images-1.medium.com/focal/1200/632/51/47/0*pksYF4nMsS3aKrtD

    Par Douglas Rushkoff

    To my surprise, the audience seemed to share my concerns. They’re not idiots, and the negative effects of their operations were visible everywhere they looked. Then an employee piped up with a surprising question: “What about UBI?”

    Wait a minute, I thought. That’s my line.

    Up until that moment, I had been an ardent supporter of universal basic income (UBI), that is, government cash payments to people whose employment would no longer be required in a digital economy. Contrary to expectations, UBI doesn’t make people lazy. Study after study shows that the added security actually enables people to take greater risks, become more entrepreneurial, or dedicate more time and energy to improving their communities.

    So what’s not to like?

    Shouldn’t we applaud the developers at Uber — as well as other prominent Silicon Valley titans like Facebook co-founder Chris Hughes, bond investor Bill Gross, and Y Combinator’s Sam Altman — for coming to their senses and proposing we provide money for the masses to spend? Maybe not. Because to them, UBI is really just a way for them to keep doing business as usual.

    Uber’s business plan, like that of so many other digital unicorns, is based on extracting all the value from the markets it enters. This ultimately means squeezing employees, customers, and suppliers alike in the name of continued growth. When people eventually become too poor to continue working as drivers or paying for rides, UBI supplies the required cash infusion for the business to keep operating.

    Walmart perfected the softer version of this model in the 20th century. Move into a town, undercut the local merchants by selling items below cost, and put everyone else out of business. Then, as sole retailer and sole employer, set the prices and wages you want. So what if your workers have to go on welfare and food stamps.

    Now, digital companies are accomplishing the same thing, only faster and more completely. Instead of merely rewriting the law like colonial corporations did or utilizing the power of capital like retail conglomerates do, digital companies are using code. Amazon’s control over the retail market and increasingly the production of the goods it sells, has created an automated wealth-extraction platform that the slave drivers who ran the Dutch East India Company couldn’t have even imagined.

    Of course, it all comes at a price: Digital monopolists drain all their markets at once and more completely than their analog predecessors. Soon, consumers simply can’t consume enough to keep the revenues flowing in. Even the prospect of stockpiling everyone’s data, like Facebook or Google do, begins to lose its allure if none of the people behind the data have any money to spend.

    To the rescue comes UBI. The policy was once thought of as a way of taking extreme poverty off the table. In this new incarnation, however, it merely serves as a way to keep the wealthiest people (and their loyal vassals, the software developers) entrenched at the very top of the economic operating system. Because of course, the cash doled out to citizens by the government will inevitably flow to them.

    Think of it: The government prints more money or perhaps — god forbid — it taxes some corporate profits, then it showers the cash down on the people so they can continue to spend. As a result, more and more capital accumulates at the top. And with that capital comes more power to dictate the terms governing human existence.

    To venture capitalists seeking to guarantee their fortunes for generations, such economic equality sounds like a nightmare and unending, unnerving disruption. Why create a monopoly just to give others the opportunity to break it or, worse, turn all these painstakingly privatized assets back into a public commons?

    The answer, perhaps counterintuitively, is because all those assets are actually of diminishing value to the few ultra-wealthy capitalists who have accumulated them. Return on assets for American corporations has been steadily declining for the last 75 years. It’s like a form of corporate obesity. The rich have been great at taking all the assets off the table but really bad at deploying them. They’re so bad at investing or building or doing anything that puts money back into the system that they are asking governments to do this for them — even though the corporations are the ones holding all the real assets.

    Like any programmer, the people running our digital companies embrace any hack or kluge capable of keeping the program running. They don’t see the economic operating system beneath their programs, and so they are not in a position to challenge its embedded biases much less rewrite that code.

    Whether its proponents are cynical or simply naive, UBI is not the patch we need. A weekly handout doesn’t promote economic equality — much less empowerment. The only meaningful change we can make to the economic operating system is to distribute ownership, control, and governance of the real world to the people who live in it.

    written by
    Douglas Rushkoff

    #Revenu_de_base #Revenu_universel #Disruption #Economie_numérique #Uberisation

  • Post-capitalism: Five political books every student must read

    Can we survive in a world without work? Could we live happily on a universal basic income? And how can we transform into a zero-carbon economy? Tim Bliss searches for answers in five must-read books about the end of capitalism and what comes next.

    https://lacuna.org.uk/politics/post-capitalism-political-books-student-must-read
    #post-capitalisme #livre #revenu_universel #revenu_de_base #économie #alternative #travail #capitalisme

  • Pour ou contre le #revenu_universel ?
    http://www.laviedesidees.fr/Pour-ou-contre-le-revenu-universel.html

    Expérimentations, inclusion dans les plateformes électorales : l’idée d’un revenu versé à tous de manière individuelle et inconditionnelle est de plus en plus débattue. Cet ouvrage de #La_collection VDI-Puf revient sur ce débat avec des contributions contrastées, les unes en faveur du revenu universel, les autres plus réservées.

    La collection

    / #État-providence, #utopie, revenu universel

  • Guaranteed Minimum Agriculture. Why Basic Jobs might fare better than UBI

    This is a post about the idea of Basic Jobs. In summary: Instead of paying everyone unconditionally and hoping for positive results, we are probably better off with a program that pays people to create positive externalities for their community. Paying people to create value that would otherwise be not economically feasible is a more directed and intelligent approach to welfare than merely spreading the proverbial hay. Basic Jobs may be less perfect in who it helps, but its also a less fragile system.

    Generally when you optimize for something, you risk getting a lot more of it. UBI’s blanket-of-money approach optimizes for a certain kind of poverty, but it may create more in the long run. Basic Jobs introduce work and opportunity for communities, which may be a better welfare optimization strategy, and we could do it while keeping a targeted approach to aiding the poorest.

    https://medium.com/@simon.sarris/guaranteed-minimum-agriculture-f93a5aa38c97
    #revenu_de_base #revenu_universel #basic_jobs #travail #économie

    comment traduire en français #Basic_Jobs?

    • Exemple provenant d’#Inde :
      National Rural Employment Guarantee Act

      La National Rural Employment Guarantee Act (#NREGA) est une loi en Inde votée le 25 août 2005 et entrée en vigueur à partir du 2 février 2006. Elle vise à offrir 100 jours de travail par an aux populations pauvres et rurales du pays. Cette loi et le programme associé induit un budget de 7 milliards d’euros et touche 140 millions de personnes. La loi a pour objectif de transférer des revenus aux populations les plus pauvres, mais également d’améliorer les infrastructures rurales déficientes, les travaux proposés étant essentiellement des travaux de constructions. Le programme est cependant critiqué notamment de par sa mauvaise gestion et la corruption importante qui détournent ces subsides.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/National_Rural_Employment_Guarantee_Act

      Page wiki plus développée en anglais :
      https://en.wikipedia.org/wiki/National_Rural_Employment_Guarantee_Act,_2005

  • A city is giving its poorest residents $500 a month - Business Insider
    http://time.com/money/5114349/universal-basic-income-stockton

    It’s no accident that much of the support for UBI [universal basic income] comes from #Silicon_Valley, where the potential for mass unemployment is starker than most other places in the U.S. Major companies there are in neck-to-neck competition to create labor-saving technologies — such as self-driving cars — that will inevitably replace greater numbers of humans with automation and robots.

    #revenu_universel #revenu_de_base #etats-unis

  • #Revenu_de_base : une utopie à l’épreuve de la pratique

    Revenu de base, allocation universelle, revenu incompressible... derrière ces termes parfois abstraits se cache l’idée récurrente d’offrir à chaque citoyen un revenu sans condition lui permettant de subvenir à ses besoins primaires. Après de nombreuses expérimentations –souvent concluantes–, le gouvernement finlandais décide à son tour de franchir le pas, faisant ainsi du pays aux mille lacs le premier état européen à mettre ce dispositif en place. Alors, #utopie de grande ampleur ou véritable #solution d’avenir ?


    http://barremag.info/Revenu-de-base-une-utopie-a-l
    #revenu_universel #rdb

  • Revenu universel : huit départements prêts à tenter l’expérience
    https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250280163204
    https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/BlobServer?blobkey=id&blobnocache=false&blobwhere=1250
    Gros foutage de gueule

    Parmi les pistes « raisonnables » à étudier, le président du conseil départemental cite celle d’un revenu inconditionnel dégressif, jugé « moins stigmatisant ». Chacun bénéficierait ainsi de la même somme théorique, mais le montant versé serait dégressif en fonction des revenus, puis réduit à zéro au-delà d’un seuil qui reste à fixer. Une sorte de « revenu universel ciblé »...

    #RdB

  • La noyade d’Archimède Le Devoir - Jean-François Nadeau 20 Novembre 2017 _
    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/513405/la-noyade-d-archimede

    Au fond, nous en sommes encore à croire qu’en plongeant quiconque dans un bain de misère on l’aidera à remonter à la surface, selon une sorte de principe d’Archimède social dont la pratique n’a pourtant conduit qu’à d’effroyables noyades.

    Au temps où il m’enseignait à l’Université Laval, le ministre François Blais posait en arbitre de la pauvreté. Le principe d’un revenu de base inconditionnel versé à tous, il l’agitait telle une idée capable d’aider l’humanité de la main blanche de la science, mais tout en se gardant de s’approcher de la réalité. Cette capacité à ne cavaler que dans les champs glacés d’une égalité théorique avait déjà quelque chose d’inquiétant.
     
    En plaçant les inégalités sociales en apesanteur, en les masquant derrière un voile, il réglait en quelque sorte à l’aveugle le sort du monde en d’impeccables équations vidées d’émotions, mais néanmoins chargées d’enjeux idéologiques. Comme si cette pensée n’était pas déjà suffisamment suspecte, il a fallu que ce professeur attache le train de sa pensée à un des gouvernements les plus antisociaux de toute l’histoire du Québec.
     
    Ce gouvernement a fini par confier l’examen des velléités de François Blais à trois économistes. Ils viennent de publier leur rapport. À la plus grande déception du ministre, ils ont constaté que l’application pratique d’un revenu minimum garanti s’avère irréaliste. Or c’est une chose que de le l’affirmer, mais c’en est une autre de constater que ces économistes préfèrent par ailleurs miser sur des mesures vouées à forcer les individus à travailler plutôt que de travailler à changer les conditions sociales qui prédisposent à la pauvreté. Ce rapport propose au bout du compte, comme bien d’autres du genre, de « récompenser l’effort en favorisant les initiatives entreprises par les individus pour intégrer le marché du travail et s’y maintenir ».
     
    La dynamique de délitement social qui préside au chômage et à la pauvreté est chez nous sans cesse réduite à une simple affaire de volonté individuelle, que l’on peut stimuler par des bonbons ou des punitions. Encore récemment, s’ils n’acceptaient pas de se soumettre à sa volonté, le ministre jugeait raisonnable d’amputer jusqu’à 224 $ de la maigre allocation mensuelle de 628 $ des indigents dont il a la responsabilité.
     
    Dans ce système qui assure sans faillir sa reproduction, la pauvreté n’est que rarement considérée comme un résidu de l’enrichissement de quelques-uns. On en arrive alors à faire passer pour une vertu la volonté d’un entrepreneur de faire porter à des itinérants, comme ce sera bientôt le cas à Montréal, semble-t-il, une puce qui gère leurs achats et leur argent, afin de s’éviter de détourner le regard des problèmes sociaux globaux.
     
    Au XVIe siècle, à l’époque de la grande expansion économique de l’Europe, puis au XIXe siècle des usines, la misère a progressé à grande vitesse. On prit le parti de l’étouffer. Faute de résultat, on tenta de la soulager quelque peu, souvent dans un esprit religieux, tout en ne renonçant pas pour autant à la réprimer.
     
    En 1530, sous le règne d’Henri VIII, les gens incapables de travailler doivent obtenir un permis pour obtenir la charité. Ceux d’entre eux qui sont jugés assez bien portants pour travailler et qui, pour des raisons que l’on ne s’efforce pas de comprendre, n’y parviennent pas sont soumis au fouet, puis à l’emprisonnement. L’idée est de les « remettre au travail » à tout prix, tout en fermant les yeux sur les conditions qui font qu’ils en sont privés. Comme ces mesures sont jugées trop douces et surtout sans effet, les peines sont durcies. En plus d’être fouetté, jusqu’au ruissellement du sang, il fallut désormais qu’une oreille de ces malheureux soit coupée.
     
    Sous Édouard VI, les individus considérés capables de travailler mais qui n’ont pas de travail sont soumis à l’esclavage par la force. Toujours en Angleterre, en 1572, on réitère l’usage du fouet pour les sans-travail. On les stigmatise davantage grâce à une marque au fer rouge que l’on applique sur l’oreille. Durant ce règne, on pend en moyenne 400 personnes par année parce qu’elles ne travaillent pas.
     
    En Espagne, c’est à peu près la même chose. Un citoyen peut s’emparer d’un démuni et le forcer à travailler à son profit pendant un mois entier sans le rémunérer. À Tolède, on les ampute des deux oreilles pour bien fixer le déshonneur qu’ils ont d’être à jamais les laissés-pour-compte de leur société.
     
    À Paris, on condamne les gueux à descendre dans les entrailles des égouts pour en écoper la merde et ses jus gras. Sous le règne de Louis XIV, le roi Soleil, ce sera le fouet et les cales sombres des galères. Sur les rives du Saint-Laurent comme ailleurs en Amérique, au temps pas si lointain des disettes, des maladies et de l’immigration de malheureux privés de tout comme les Irlandais, l’activité de la police consiste à réprimer les pauvres tandis que de bonnes âmes se félicitent de leur jeter quelques miettes de pain.
     
    Sitôt ce rapport d’experts déposé mardi dernier sous le nez du ministre dépité, le Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec et le Front commun des personnes assistées sociales du Québec se demandaient publiquement pourquoi, derrière ces parades, l’aide sociale est de moins en moins garantie et pourquoi les contraintes pour le soutien des plus démunis ne cessent d’augmenter.
     
    Au fond, nous en sommes encore à croire qu’en plongeant quiconque dans un bain de misère on l’aidera à remonter à la surface, selon une sorte de principe d’Archimède social dont la pratique n’a pourtant conduit qu’à d’effroyables noyades.

    #inégalités_sociales #revenu_de_base #Quebec #revenu_minimum #antisocial #pauvreté #marché_du_travail #indigents #misère #Angleterre #sans-travail #Espagne #laissés-pour-compte #France #sans-abris

  • Penser le travail de demain (4/4) : la nécessité d’un changement radical | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/08/22/penser-le-travail-de-demain-44-la-necessite-dun-changement-radical

    Popularisé et mis au centre des débats au cours des derniers mois par Benoît Hamon, le revenu universel nous est présenté comme une véritable panacée pour lutter contre la pauvreté et répondre aux mutations du travail. Ledit revenu universel a été farouchement attaqué par François Fillon, par Emmanuel Macron mais aussi par des membres du même parti que le candidat socialiste à la présidentielle. Pour eux, le revenu universel conduirait à une « société du farniente » et à « l’oisiveté » qui va à l’encontre de leur sacro-sainte vie active. D’autres voix s’élèvent contre le revenu universel en considérant que celui-ci est un véritable piège, une « trappe sociale » selon Jean-Luc Mélenchon. Je suis totalement d’accord avec une telle conception et, en allant plus loin, je crois que le revenu universel est le dernier piège du capitalisme néolibéral financiarisé, sa dernière roue de secours. Quand je dis dernier cela ne veut pas dire ultime mais plutôt plus récent (le latest en anglais et non pas le last). Le revenu universel s’inscrit en effet pleinement dans la nouvelle dynamique à l’œuvre depuis des décennies et qui a progressivement substitué la lutte contre la pauvreté à la lutte contre les inégalités. Pour résumer, il ne s’agit plus de combattre les inégalités mais bien de donner un revenu décent à celles et ceux qui seraient en situation de domination. En somme, cela revient à acheter une forme de paix sociale en permettant dans le même temps aux plus riches de devenir toujours plus riches puisque les inégalités ne sont plus présentées comme un problème mais comme la norme.

    #rdb

  • André Gorz à propos du revenu universel d’existence / revenu garanti, par Anselm Jappe
    http://www.palim-psao.fr/2017/06/andre-gorz-le-philosophe-qui-voulait-liberer-les-individus-du-travail-ent

    C’est peu connu, mais Gorz a opéré un second revirement sur le sujet pendant les dernières années de sa vie : il a émis des réserves envers le RSG et sa glorification.

    Pourquoi ces réserves vis-à-vis d’une idée qui semblait pourtant si cohérente avec le reste de sa pensée ?

    Ce n’est pas le radicalisme de l’idée qui l’effraie : Gorz ne faisait pas partie des penseurs qui « oublient » leur radicalisme de jeunesse au nom du pragmatisme. Ses dernières idées sont d’ailleurs bien plus radicales que ses idées antérieures. Et elles sont bien plus radicales que presque tout ce qui passe aujourd’hui pour de « l’anticapitalisme », mais qui n’est en général qu’une tiède critique du néolibéralisme.

    Dans les écrits de ses dernières années, Gorz prend simplement acte de l’impossibilité de réaliser l’« économie dualiste » qu’il préconisait dans le cadre d’une société capitaliste qui est en train de s’écrouler partout

    […]

    L’argent « fictif », n’est-ce pas très théorique ?

    Gorz a pris connaissance de la « critique de la valeur » allemande, notamment de celle de Robert Kurz, et du livre « Temps, travail et domination sociale » de Moishe Postone. Gorz partage avec cette école le constat que c’est le capitalisme lui-même qui abolit le travail ; ce capitalisme n’est pas du tout en expansion, mais rencontre depuis des décennies ses limites internes. Contester seulement la spéculation financière et les banques est trop court et peut conduire à des formes dangereuses de populisme.

    Par ailleurs, il constate que l’utilisation toujours croissante de technologies dans la production industrielle faisait diminuer nécessairement la quantité de travail utilisée, et que donc la valeur marchande de la production diminuait également. Autrement dit : puisque la quantité de travail requise dans la production diminue, on ne peut demander aux gens de « vendre » leur force de travail, de « gagner leur vie » par le travail. L’idée d’un secteur « qui travaille » et qui financerait un secteur « qui ne travaille pas » n’a pas de sens.

    Pour lui, la diminution du travail entraîne une diminution équivalente de l’argent représentant une quantité réelle de travail productif. La diminution globale du travail, de la valeur et de l’argent à partir des années 1970 – conséquence de la « troisième révolution industrielle » – a donc été faussement compensée par la création de montagnes d’« argent fictif » : crédits, bulles immobilières et boursières… C’est une illusion de croire que cet argent pourrait simplement être utilisé « différemment ».

    Il s’attendait à une grande crise financière, qui ferait s’évaporer une bonne partie de l’argent en circulation – et donc également de l’argent devant servir pour un revenu de base. A noter que la crise de 2008 est survenue un an après sa mort...

    Pour lui, s’agit-il désormais de sortir de l’argent ? Des échanges marchands ?

    Il arrive en tout cas à la conclusion que le salaire, et l’argent en général, ne peuvent jamais constituer un véritable instrument d’émancipation. Avec l’argent, on reste toujours dans une société capitaliste - une société indésirable même lorsqu’elle fonctionne, et qui maintenant ne marche même plus.

    La remise en question de son adhésion au RSG est donc directement liée à sa critique de l’argent…

    Oui. L’argent n’est que la représentation d’un processus transformant le travail en capital. Le marxisme visait à libérer le travail de l’emprise du capital. Mais pour Gorz, travail et capital, c’est la même chose : ce qui nourrit le capital, c’est le travail. Et comme le travail diminue, le système s’autodétruit. Il faut donc réfléchir à sortir du système, plutôt que de le « transformer » et créer des « niches » comme le revenu de base. Car cette méthode n’ouvre aucune perspective d’émancipation sociale véritable.

    Dans ses derniers écrits, tel l’article « Penser l’exode de la société du travail et de la marchandise » (2007), Gorz affirme même que le RSG ne doit pas constituer un « transfert », c’est-à-dire une simple redistribution d’argent en faveur des plus démunis, à l’intérieur d’une société toujours basée sur le travail salarié, car on risquerait ainsi de renforcer le capitalisme en crise.

    #André_Gorz #Anselm_Jappe #critique_de_la_valeur #wertkritik #interview #capitalisme #argent #RSG #revenu_garanti #revenu_universel #revenu_de_base (revenu de tout… revenu de rien)

  • We Need Universal Basic Income to End Economic Anxiety Over Refugees

    Refugees, migrants and the struggling middle classes in Europe have all been harmed by neoliberal globalization, writes Behzad Yaghmaian. He makes the case for an alternative “#solidarity-based_globalism,” including universal basic income and an end to austerity.

    https://www.newsdeeply.com/refugees/community/2017/06/27/we-need-universal-basic-income-to-end-economic-anxiety-over-refugees
    #rdb #revenu_universel #revenu_de_base #asile #migrations #réfugiés #austérité #solidarité #économie

  • Young Men Are Playing Video Games Instead of Getting Jobs. That’s OK. (For Now.) - Reason.com
    http://reason.com/archives/2017/06/13/young-men-are-playing-video-ga

    Basic income proposals vary (see “The Indestructible Idea of the Universal Basic Income”), but the core idea is to provide everyone, rich or poor, with a guaranteed payment (…)

    Left unanswered is the question of what happens after one’s basic needs are provided for. (…) What, in other words, would people do with their time?

    Hurst’s research suggests that many people, or at least many low-skilled young men, would use it to play video games. Those living with and off of their parents are, in effect, already receiving a kind of basic income, administered privately at the family level. That is enough to survive, but for most people it is not enough to feel content.

    That’s where games come in.

    #jeux_vidéo #temps #travail #revenu_de_base

    • Much of the game involves menial chores.

      ah je comprend mieux ces jeunes hommes qui prétendent faire la moitié des tâches domestiques et ménagères. Il les font dans leur imagination, c’est sur que cette méthode permet de se sentir heureux.
      Hurst explique que le fait que ca soit des jeunes hommes, et non des jeunes femmes, qui restent à jouer chez leurs parents est causé par l’offre des jeux qui cible les garçons. J’imagine que les femmes doivent uniquement joué à mon petit poney et ce genre de jeux pour ce Hurst.
      Que les jeux donnent des satisfactions psychologiques aux hommes, en particulier aux jeunes hommes n’est pas surprenant vu que ces jeux sont conçus pour ca. Ils valorisent la virilité (jeux de guerre, compétition, male-gaze...) et permettent de s’y adonné en immersion H24 pendant que leur mère se tape le sale travail.

      Le texte précise que les jeunes hommes au chaumage qui jouent énormément aux JV ne vont pas faire de émeutes pendant ce temps. Les JV sont un bon moyen de contrôle et de maintiens de la hiérarchie patriarco-capitaliste, tout à fait comme dans le Meilleur des mondes .

      Video games, you might say, offer a sort of universal basic income for the soul.

      Au passage je pointe une utilisation de l’universel au masculin. Vu que ce sont les hommes qui bénéficient de ce revenu d’âme et de ces satisfaction, on ne peu pas le qualifié d’universel.

      Today, all of us are gainfully employed, and most are married with kids. We don’t play Counter-Strike or any other games together anymore, but despite having dispersed across the country, we remain a close-knit group, gathering together most years and emailing dozens of times a day. The email listserv we use to communicate is named after our Counter-Strike team. A video game helped me make some of the closest and longest-lasting friendships of my life.

      Ici on peu voire le bénéfice sociale à long thermes que retire les hommes des jeux-videos. Les sois disant nerd, sois disant asociaux qui jouent intensivement aux JV, sont finalement mariés avec des enfants et profitent de la #fraternité forte de la communauté très masculine des amateurs de Counter-Strike.