• La politique d’Emmanuel #Macron a fait « nettement » augmenter les #inégalités

    Selon l’Insee, la diminution des #allocations_logement et la réforme de la #fiscalité du capital ont creusé les #écarts de niveaux de vie en 2018

    On s’en doutait, l’Insee vient de le confirmer : la #politique_fiscale d’Emmanuel Macron a creusé les inégalités. Deux études, qui viennent d’être publiées, en attestent.

    Comme chaque année à cette période, la première fait le point sur l’évolution des principaux indicateurs d’inégalités (niveaux de vie, indice de Gini, pauvreté, etc.). Ce rendez-vous statistique annuel était particulièrement attendu cette fois-ci, car il concerne l’année 2018 et permet donc d’appréhender les effets des premières #réformes mises en œuvre par #Emmanuel_Macron. Le titre de cette publication est d’ailleurs explicite : « En 2018, les inégalités de niveaux de vie augmentent ». Elles s’accroissent même « nettement » apprend-on un peu plus loin dans la publication. Fermez le ban !

    La deuxième étude, publiée mardi 8 septembre, se penche plus précisément sur l’impact des réformes de 2018 de la #fiscalité_du_capital. C’est-à-dire la suppression de l’#impôt_de_solidarité_sur_la_fortune (#ISF) et son remplacement par un #impôt_sur_la_fortune_immobilière (#IFI), ainsi que la mise en place d’une #flat_tax sur les #revenus_du_capital, également appelée #prélèvement_forfaitaire_unique de 30%, ou #PFU. Là aussi, le constat, fondé toutefois sur une modélisation et non sur des constats statistiques, est sans appel : les grands gagnants sont les 5% des Français les plus riches, qui voient leur niveau de vie annuel augmenter de plus de 1000 euros.

    Des pauvres plus pauvres

    Des riches plus riches et des pauvres plus pauvres : voilà malheureusement un bon résumé de l’évolution des niveaux de vie, tel que mesuré par l’Insee. Si l’on regarde le milieu de la distribution, il n’y a pas grand-chose à signaler. Le niveau de vie médian, celui qui partage la population en deux (une moitié vit mieux, l’autre moins bien) est de 1771 euros par mois et par personne en 2018, en progression de 0,3 % par rapport à l’année précédente. Ce faisant, « il poursuit sa lente progression depuis cinq ans ». En 10 ans, il a gagné 1 %. Cette relative stagnation est à mettre sur le compte de la crise de 2008. Avant que le système des subprime ne s’effondre, le niveau de vie médian en France augmentait à un rythme nettement plus vigoureux (+1,4 % par an en moyenne entre 1996 et 2008).

    https://www.alternatives-economiques.fr/politique-demmanuel-macron-a-nettement-augmenter-inegalite/00093802
    #macronisme #néolibérisme #richesse #pauvreté #pauvres #riches #niveau_de_vie #statistiques #chiffres
    #paywall

    • Le résultat des politiques de Macro était connu avant même qu’il ne commence à les appliquer... Publié en 2018 :

      Arnaud Parienty, LE MYTHE DE LA « THÉORIE DU RUISSELLEMENT » | Cairn.info
      https://www.cairn.info/revue-projet-2019-1-page-92.htm#

      Le débat sur le ruissellement est piégé car il porte sur « des idées ambiguës résumées dans un terme que tout le monde récuse ». Ce livre, bien construit et d’une grande limpidité, y apporte beaucoup de clarté, donnant à réfléchir au rôle de l’épargne, de l’impôt et de la fiscalité dans l’économie. Son auteur, professeur agrégé de sciences économiques et sociales, prend au sérieux la « théorie du ruissellement ». Celle-ci mérite bien des guillemets : le terme, venu des États-Unis (trickle-down effect), est avant tout polémique et ce dès son origine. Et tout le monde s’en démarque, à commencer par ceux qui en appliquent les principes ! Elle a fortement ressurgi depuis 2017, à la suite de l’élection d’Emmanuel Macron et de celle de Donald Trump. Il en existe plusieurs versions, la version forte étant celle de la « courbe de Laffer », du nom d’un économiste américain. En résumé : si on donne de l’argent aux riches à travers des réductions d’impôts, ils vont investir, cela va créer de la croissance, et ce sera bon pour tout le monde (y compris pour les pauvres). Bien plus, la croissance permettra de combler le manque à gagner pour l’État. Arnaud Parienty démontre que ceci n’a jamais été avéré, mais que, dans l’ensemble, cela se traduit par une augmentation des inégalités... Inégalités qui freinent la croissance.

  • Ici le remarquable texte complet de la tribune publiée aujourd’hui dans Le Monde et co-écrite par Gregory Jérome - membre fondateur de ESA - avec Nathalie Moureau et Dominique Sagot-Duvauroux.
    À lire et partager.
    La bataille des idées et des propositions n’est pas terminée !
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    #culture #artistes #revenus

    « Il faut refonder les politiques culturelles par un rééquilibrage des revenus »
    Par Collectif. Le Monde.
    Des mesures originales peuvent permettre de réorienter les financements publics au bénéfice du secteur culturel dans son ensemble et des artistes-auteurs en particulier, affirment, dans une tribune au « Monde », les spécialistes Grégory Jérôme, Nathalie Moureau et Dominique Sagot-Duvauroux.
    Tribune.
    Et si l’on prenait enfin soin de la culture ? Trois grands maux affectent l’écosystème artistique : une large part de la valeur produite s’évapore vers d’autres secteurs ; l’emprise du star-system conduit à une distribution de revenus très inégalitaire ; enfin, ceux qui sont au cœur même de la création – les artistes-auteurs – sont particulièrement vulnérables. Refonder les politiques culturelles passe par l’apport de réponses originales à ces difficultés.
    A côté des subventions publiques et des recettes propres, il serait temps d’élargir les financements de la filière culturelle en mettant à contribution les secteurs qui profitent de la création sans en supporter le coût. Tel est le cas du tourisme. En 2018, 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires ont pu être réalisés en hébergement et restauration du fait de la fréquentation par le public de théâtres, de spectacles de danse ou de concerts (musiques actuelles, classique et opéra), selon une étude de 2019 du cabinet EY.
    Lire aussi : Jack Lang : « Une politique publique doit défendre ses créateurs »
    Autre exemple, les grandes plates-formes du numérique, dont la capitalisation boursière est sans commune mesure avec la façon dont elles rémunèrent la création, pourtant à la source de leur activité. L’écoute d’un titre sur Spotify rapporte 0,00437 dollar à son auteur. Il faut donc environ 230 000 écoutes pour que celui-ci touche 1 000 dollars. Dans le même temps, la capitalisation boursière de la firme se situe autour de 50 milliards de dollars. La valeur de la musique se trouve absorbée par un tiers acteur, ici la Bourse.
    Alambics
    A l’image des mécanismes mis en place dans l’audiovisuel ou des licences légales créées par la loi de 1985 (rémunération équitable, copie privée…), il s’agit de concevoir des alambics qui feront revenir, sous forme de revenus, une partie de la valeur vaporeuse créée par les filières artistiques et dont bénéficient gratuitement d’autres secteurs. Cela peut prendre la forme de l’affectation partielle de la taxe de séjour au financement de festivals et du patrimoine, ou de l’instauration de taxes sur les Gafam, ou encore de l’obligation de financer des créations qui relèvent du registre écrit, musical ou plastique.
    Lire aussi : « En termes budgétaires, les communes sont les acteurs majeurs des politiques culturelles »
    Autre proposition, élargir le mécanisme du « 1 % artistique » de la commande publique à l’ensemble des chantiers publics, comme évoqué dans le rapport de juin 2016 de la mission nationale pour l’art et la culture dans l’espace public (MNACEP). Le secteur privé a donné l’exemple en décembre 2015, avec la signature de la charte « 1 immeuble 1 œuvre » : en juin 2019, environ 140 œuvres avaient été installées dans les parties communes d’immeubles privés récemment construits ou rénovés.
    Plus que dans toute activité, les aléas de carrière sont élevés et non-nécessairement corrélés au talent, la logique du winner takes all n’a cessé de s’accentuer. Tandis qu’en 1982, dans le secteur musical à l’échelle mondiale, les 1 % des artistes les plus connus touchaient 26 % du total des revenus de la billetterie, cela a augmenté jusqu’à 60 % en 2017. Sans remettre en cause un mode de rémunération essentiellement fondé sur la réussite commerciale des œuvres, comment faire en sorte de limiter la précarité de la grande majorité des artistes ?
    Lire aussi : Spotify, Deezer : la musique en « stream » soumise à la dictature du clic
    Plusieurs pistes peuvent être explorées, comme le réexamen de l’idée, ancienne, d’un domaine public payant. Sans aller jusqu’à la proposition de Victor Hugo de créer ce domaine dès la mort de l’artiste, il s’agirait de prélever, au-delà de la période légale de perception des droits patrimoniaux, une taxe, d’un montant inférieur ou égal au pourcentage moyen de droit d’auteur, qui alimenterait un compte de soutien à la création contemporaine. Cette mesure introduirait une solidarité vertueuse entre création vivante et patrimoine.
    Parents pauvres
    Comme le rapport Racine de janvier 2020 l’a montré, les auteurs sont les parents pauvres du système. Ils souffrent d’abord d’un rapport de force qui leur est défavorable face à des acteurs de l’aval de la filière. En outre, ils ne bénéficient pas d’une relative sécurité financière comme c’est le cas pour leurs confrères, les « intermittents ». Le statut des artistes-auteurs ne reconnaît pas les différents temps dont est fait le travail artistique. Ce n’est qu’une fois l’œuvre finalisée qu’il est possible à l’artiste de l’exploiter.
    Lire aussi : Rapport Racine :« Nous en appelons à l’intervention de l’Etat pour donner aux créateurs des conditions plus justes et dignes »
    C’est davantage l’œuvre et moins la personne de l’artiste qui fait l’objet d’une protection au titre de la propriété intellectuelle. Comme en Belgique, le principe ne devrait-il pas être de permettre à l’auteur de conserver le bénéfice d’une allocation ? Il conviendrait notamment d’assimiler les situations impliquant un commanditaire (résidence, appel d’offres, 1 %, etc.) à du salariat. L’ensemble des travaux commandités permettrait alors à l’artiste de bénéficier d’une allocation pour son temps de recherche.
    « IL CONVIENDRAIT NOTAMMENT D’ASSIMILER À DU SALARIAT LES SITUATIONS IMPLIQUANT UN COMMANDITAIRE »
    Toutes ces mesures devraient veiller à respecter un équilibre entre aides automatiques et sélectives ; les premières finançant l’écosystème dans son ensemble, les secondes orientant les soutiens vers des acteurs ou des actions prioritaires. Ces pistes méritent bien évidemment d’être expertisées, expérimentées en concertation avec les acteurs de la culture. Mais l’élargissement des financements, la mutualisation des ressources à l’intérieur des filières artistiques pour y réduire les inégalités, enfin la création d’un statut d’auteur, nous semblent constituer des enjeux cruciaux.
    Grégory Jérôme, chargé d’études Haute Ecole des arts du Rhin (HEAR, Strasbourg) et membre du groupe Economie solidaire de l’art ; Nathalie Moureau, professeure en sciences économiques et vice-présidente déléguée à la culture, université Paul-Valery Montpellier-III ; Dominique Sagot-Duvauroux, professeur en sciences économiques et directeur de la Structure fédérative de recherche (SFR) Confluences, université d’Angers.

  • Les inégalités s’accroissent-elles vraiment ?
    https://laviedesidees.fr/Les-inegalites-s-accroissent-elles-vraiment.html

    Aucun élément statistique ne permet de constater une détérioration du pouvoir d’achat des Français ni une hausse des #inégalités de revenu depuis 30 ans. La hausse de la taxation des hauts #revenus, des dépenses sociales et celle, plus légère, des revenus alloués au travail l’expliquent en partie.

    #Économie #statistiques #mobilité_sociale
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200602_bazot.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200602_bazot.pdf

  • Des centaines de millions de travailleurs pourraient sombrer dans une profonde pauvreté
    https://www.bastamag.net/Covid19-Travail-Chomage-Monde-Revenus-OIT

    L’Organisation internationale du travail appelle à des mesures politiques au niveau mondial. La Confédération syndicale internationale demande la création d’un fonds mondial de protection sociale universelle pour les pays les plus pauvres. En France, 5,8 millions de salariés sont au chômage partiel pour cause d’épidémie de coronavirus, a annoncé la ministre du Travail le 7 avril. L’Organisation internationale du travail a de son côté décompté que les mesures de confinement total ou partiel touchent (...) En bref

    / #Syndicalisme, Quel avenir pour nos protections sociales ?, #Revenus

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?

  • Un meilleur revenu pour les paysans : encore une promesse non tenue du gouvernement
    https://www.bastamag.net/meilleur-revenu-paysans-promesse-non-tenue-gouvernement-Loi-Alimentation-E

    La loi Alimentation adoptée en 2018 devait permettre aux agriculteurs de vivre de leur métier. Un an et demi après les annonces présidentielles, rien n’a changé. Les négociations commerciales se sont même durcies, au profit des industriels et de la distribution dont les marges continuent de progresser. C’est depuis le marché de Rungis qu’Emmanuel Macron avait promis en octobre 2017 une revalorisation des #Revenus des agriculteurs. La loi Alimentation (dite loi « EGalim ») adoptée en octobre 2018 (...) #Décrypter

    / #Agriculture, #Politique, #Inégalités, Revenus

  • Le Triomphe de l’#injustice. #Richesse, #évasion_fiscale et #démocratie

    Pour la première fois depuis plus d’un siècle, les milliardaires américains paient moins d’impôts, en proportion de leurs #revenus, que chacun des autres groupes sociaux.

    Écrit par deux économistes qui ont révolutionné l’étude des inégalités, ce livre présente une analyse au scalpel de cette grande transformation.

    Mêlant récit historique et analyse économique, #Emmanuel_Saez et #Gabriel_Zucman analysent les choix (et non-choix) qui ont conduit au triomphe de cette #injustice_fiscale, de l’exonération progressive des revenus du #capital au développement d’une nouvelle #industrie_de_l’évasion_fiscale, en passant par l’engrenage de la #concurrence_fiscale internationale. Avec clarté et concision, ils expliquent comment l’Amérique, qui a été à la pointe du combat pour la #justice_fiscale pendant la moitié du xxe siècle, a tourné le dos à sa propre tradition.

    Si l’on veut éviter que l’#Europe ne s’enfonce dans la dérive inégalitaire et oligarchique qui a amené Donald Trump au pouvoir, il y a urgence à tirer les leçons de cette histoire. Car même si ce phénomène a été extrême de l’autre côté de l’Atlantique, le déclin de la #progressivité_fiscale dans un contexte de montée des inégalités n‘est en rien spécifique aux États-Unis, et appelle des solutions globales.

    Le Triomphe de l’injustice propose une refondation de l’#impôt à la fois visionnaire et pragmatique, à même d’apporter des solutions concrètes aux défis inégalitaires contemporains et de réconcilier la #mondialisation et la #justice_économique.

    https://www.seuil.com/ouvrage/le-triomphe-de-l-injustice-emmanuel-saez/9782021412123
    #livre #économie #fiscalité #Etats-Unis #USA

  • Le geste désespéré d’un étudiant, poussé à bout par la précarité, fait trembler l’université
    https://www.bastamag.net/La-precarite-tue-immolation-Lyon-Crous-logement-etudiant-Solidaires-Franco

    Le 8 novembre, un étudiant a tenté de s’immoler par le feu devant un bâtiment du Crous de Lyon. Un geste qui vise à dénoncer la dégradation des conditions de vie des étudiants. En soutien, un mouvement prend forme autour du message « La précarité tue. » « C’est ici qu’un de nos camarades a tenté de se suicider en s’immolant par le feu. Il voulait dénoncer la précarité dont il était victime au même titre qu’un trop grand nombre d’étudiants et d’étudiantes. » Plusieurs centaines d’étudiants, professeurs, ou (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, Quel avenir pour nos protections sociales ?, #Reportages, #Inégalités, #Revenus, #Education, A la (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?

  • Wait a Minute. How Can They Afford That When I Can’t ? - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/06/your-money/financial-security-envy.html

    So, why does this matter? What if we don’t know where our neighbors got the money for that new deck? Few would want everyone’s financial status to be transparent.

    pendant ce temps en Norvège : Chaque Norvégien peut connaître la fortune de son voisin ou les revenus de son collègue
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/11/06/en-norvege-il-est-possible-de-connaitre-la-fortune-d-un-voisin-ou-les-revenu

    #revenus #fortune #secret

  • Le vrai bilan du CAC 40 : des profits considérables pour quelques-uns, les coûts pour tous les autres
    https://www.bastamag.net/CAC40-dividendes-actionnaires-licenciements-salaires-grands-patrons-inegal

    Salaires, dividendes, gaz à effet de serre, égalité entre hommes et femmes, droits des travailleurs, pollutions... L’Observatoire des #Multinationales publie la deuxième édition du « Véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises », une radiographie du CAC 40 que vous ne trouverez nulle part ailleurs, car elle ne part pas du point de vue des marchés financiers, mais de l’intérêt général. En voici les grandes lignes en matière sociale. L’Observatoire des multinationales publie aujourd’hui la (...) #Décrypter

    / #Enquêtes, Emploi , #Inégalités, #Revenus, #Capitalisme, Multinationales, #Finance, A la (...)

    #Emploi_
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/cr_2019_def.pdf

  • Baisse des pensions, creusement des inégalités : ce qu’annonce le projet de réforme des #Retraites
    https://www.bastamag.net/Reforme-retraites-pensions-64-ans-Delevoye-regimes-speciaux-capitalisation

    Les grandes lignes du projet de réforme de retraites de Macron ont été dévoilées en plein mois de juillet. Le passage au système à points, l’abandon du calcul sur les 25 meilleures années, et la possibilité d’un taux plein à seulement 64 ans auront une conséquence évidente : la réduction des pensions et le creusement des inégalités entre retraités, cadres et ouvriers, hommes et femmes. Tout en ouvrant un peu plus les retraites aux marchés financiers, via le système de la capitalisation. Les négociations (...) #Décrypter

    / Quel avenir pour nos #Protections_sociales ?, Retraites, #Revenus, #Spéculation_financière, Protections sociales, A la (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?

  • Rapport sur les inégalités en France 2019 (Observatoire des Inégalités, 04.06.19)
    https://www.inegalites.fr/l-observatoire-des-inegalites-publie-le-troisieme-rapport-sur-les-inegali

    La troisième édition du Rapport sur les #inégalités en #France dresse un panorama complet de la situation française, des #revenus à l’#éducation, en passant par le #logement ou l’#emploi notamment. Il met en évidence les #écarts qui existent entre milieux sociaux.

    • En France, les pauvres vivent 13 ans de moins que les riches (Marc Landré, Le Figaro, 05.06.19)
      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/en-france-les-pauvres-vivent-13-ans-de-moins-que-les-riches-20190604

      En matière de REVENUS

      ● En moyenne, les Français les 10% les plus aisés perçoivent des revenus 8,7 fois plus élevés sur les 10% les plus pauvres, après impôts et prestations sociales. La France est le pays en Europe, après la Suisse, où les riches sont les plus riches : le 1% le plus riche récupère presque 6% des revenus de l’ensemble des ménages et touche au moins 7000 euros par mois, contre 5800 au Royaume-Uni. Les 10% reçoivent 23,8% de l’ensemble des revenus.
      ● Les écarts de patrimoine sont bien plus élevés que ceux des revenus. Le 1% le plus fortuné de France possède 17% de l’ensemble du patrimoine des ménages et les 10% presque la moitié. Le patrimoine médian des cadres est supérieur à 200.000 euros, versus 16.400 euros pour celui des ouvriers non qualifiés.
      ● En bas de l’échelle, 5 millions de personnes pauvres vivent avec moins de 855 euros par mois pour une personne seule.
       » LIRE AUSSI - Jean-Pierre Robin : « Les inégalités ne cessent de se creuser tout au long de la vie, de 2 à 102 ans »
      En matière d’ÉDUCATION

      ● En CE2, les élèves les moins favorisés obtiennent une note moyenne de 57 sur 100 en français et 58 en math, contre respectivement 87 et 85 pour le quart issu des milieux les plus favorisés. Les inégalités se creusent à la sortie du collège avec un taux d’accès en seconde générale ou technologique 2 fois plus élevé pour les élèves d’origine favorisée, à près de 85%, que pour les autres. Et encore plus dans le supérieur où les enfants de cadres supérieurs sont 2,9 fois plus nombreux parmi les étudiants que ceux issus de la classe ouvrière.
      ● Bonne nouvelle, la part des jeunes qui quittent le système scolaire avec un faible niveau d’éducation (au maximum le brevet) est passée en dix ans de 11,3% à 8,9%, soit une baisse de 2,4 points depuis 2007.
      ● En termes d’éducation, les filles ont dépassé les garçons et composent 55% des étudiants. Mais les filières qui permettent d’accéder à des emplois mieux rémunérés sont encore majoritairement l’apanage des jeunes hommes : seules 40,3% des étudiants des filières scientifiques sont des femmes. Et il y a 2,6 fois plus de garçons que de filles (dont la part dans les inscrits ne progresse plus) dans les écoles d’ingénieurs.
       » LIRE AUSSI - Pauvreté en France : les chiffres à connaître
      En matière de TRAVAIL

      ● Le taux de chômage des non-diplômés est 3,7 fois plus élevé que celui des titulaires d’un diplôme du supérieur long qui connaissent une situation de quasi plein-emploi.
      ● Le taux de chômage des personnes immigrées est de 16,3%, versus 8,6% pour les personnes nées en France. L’observatoire des inégalités chiffre aussi à 5,4 millions le nombre d’emplois interdits aux étrangères extérieurs à l’UE, soit plus d’un emploi sur cinq.
      ● Les jeunes non diplômés en emploi sont à 65% en CDD ou intérim, soit 3,6% plus souvent que les diplômés de niveau bac+5. Plus globalement, le taux de chômage des jeunes actifs de moins de 25 ans, bien qu’en baisse depuis quelque temps, avait augmenté de plus de 8 points entre 2001 et 2013.
      ● D’après le décompte effectué par l’observatoire, qui agrège les personnes au chômage, en CDD ou encore en intérim, plus de 8 millions de personnes sont en France en situation de mal emploi, un phénomène synonyme de « précarité qui augmente depuis 2014 », soit un actif sur quatre.
      ● La part des salariés soumis à des contraintes de rythme de travail (travail à la chaîne, normes de production, travail de nuit...) atteint désormais 35%, stable depuis 2013.
       » LIRE AUSSI - Les femmes pâtissent encore d’inégalités de salaires
      En matière de MODE DE VIE

      ● 800.000 personnes n’ont pas de domicile personnel, dont 643.000 sont hébergées dans des conditions de confort plus ou moins acceptables. 143.000 n’ont aucun domicile et recourent à l’hébergement social et 11.000 d’entre elles au minimum dorment à la rue.
      ● 26,1% des ménages immigrés habitent dans un logement trop petit, soit 3,7 fois plus que les non-immigrés.
      ● Les conditions matérielles de vie ont des répercussions majeures sur la santé et donc la durée de vie : 13 années séparent l’espérance de vie des 5% les plus pauvres (71,7 ans) des 5% les plus riches (84,4 ans).
      ● 98% des cadres sup effectuent des démarches administratives en ligne, proportion 1,4 fois plus élevée que chez les ouvriers.
      ● 42% des 20% les plus riches sont allés plus de trois fois au cinéma dans l’année, soit 2,5 fois plus en moyenne que chez les plus pauvres.
      ● À la télévision, les cadres supérieurs y sont 15 fois plus visibles que les ouvriers dans les œuvres de fiction et les programmes d’information. « Cependant, avec les manifestations des ‘‘gilets jaunes’’, on a vu apparaître quelques figures moins favorisées sur les plateaux de télévision », note l’observatoire.

  • LA SOUS REMUNERATION DES FEMMES PARMI LES ARTISTES-AUTEURS AFFILIES EST GENERALE ET ENCORE PIRE QUE CELLE OBSERVEE CHEZ LES SALARIES - CAAP
    http://caap.asso.fr/spip.php?article335

    A la base, il y a autant d’hommes que de femmes parmi les artistes-auteurs

    Si l’on considère l’ensemble des artistes-auteurs (affiliés ou non), on constate qu’il y a à peu près autant de femmes que d’hommes (47% de femmes en 2011 et 48,7% en 2013, source MDA-SS). Parmi les affiliés, globalement la proportion de femmes chute à 40%. (« affiliés » c’est-à-dire uniquement les artistes-auteurs ayant des revenus supérieurs au seuil d’affiliation ou ayant été affiliés à titre dérogatoire par la commission professionnelle ad hoc).

    • Dans tous les domaines de la création, les femmes ont des revenus très fortement inférieurs à ceux des hommes.

    Les graphes rouges ci-dessous sont extraits d’un document de l’IRCEC fondé sur les statistiques fournies par la MDA-sécurité sociale et l’AGESSA portant sur les revenus 2011 des artistes-auteurs affiliés.

    Les chiffres présentés seraient évidemment très différents s’ils concernaient l’ensemble des artistes-auteurs et non uniquement ceux qui ont les revenus les plus hauts. Il est donc important de garder à l’esprit qu’il s’agit d’une sous-population (les affiliés) et non de la population totale des artistes-auteurs.

    Pour autant, le constat est affligeant, quelle que soit leur proportion dans la population d’affiliés observée, les femmes ont systématiquement un revenu moyen très inférieur à celui des hommes.

    #inégalités #salaires #revenus #femmes #art #artistes-auteurices (svp) #visualisation

    • Parmi les salariés en France, les hommes gagnent en moyenne 25% de plus que les femmes. Parmi les artistes-auteurs affiliés, les hommes gagnent en moyenne 50% [1] de plus que les femmes. L’inégalité hommes femmes est donc deux fois plus forte chez les artistes-auteurs que chez les salariés...

      Au delà du pourcentage global de 50%, l’inégalité de traitement observée par catégorie professionnelle montre une disparité notable allant de 116% pour les auteurs compositeurs à 25% pour les graphistes et les dessinateurs.

  • Pour une Sécurité sociale alimentaire : « Comme la santé, l’alimentation doit sortir d’une logique de marché »
    https://www.bastamag.net/Pour-une-Securite-sociale-alimentaire-Comme-la-sante-l-alimentation-doit-s

    Près de 5 millions de familles sont dépendantes de l’aide alimentaire en France. Face aux dépenses contraintes, de plus en plus de personnes ne sont plus en mesure d’exprimer leurs préférences alimentaires, et sont obligées de se tourner vers les produits low-cost de l’agro-industrie, néfastes pour la #Santé_comme pour l’environnement. Pourtant, les alternatives existent ! Pour les soutenir, l’association Ingénieurs sans frontières propose la création d’une sécurité sociale de l’alimentation : réserver un (...)

    #Débattre

    / Quelle agriculture pour demain ?, #Alimentation, #Revenus, Santé

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ?

  • Salaires non payés, nouveaux contrats de travail imposés : les étranges pratiques du « low cost du déchet »
    https://www.bastamag.net/Salaires-non-payes-nouveaux-contrats-de-travail-imposes-les-etranges-prati

    Des salaires non versés pendant deux mois, l’accès aux locaux fermés, les outils de travail retirés : telle est la sanction qui a frappé les éboueurs du Syndicat intercommunal de la vallée de la Chevreuse, en région parisienne. La petite centaine de salariés avait refusé de signer un nouveau contrat de travail, qui entérinait des baisses de salaires et une dégradation des #Conditions_de_travail. Les élus ont leur part de responsabilité : en confiant le marché à un nouveau prestataire, Sepur, considéré (...)

    #Résister

    / A la une, #Luttes_sociales, #Syndicalisme, #Transformer_le_travail, Conditions de travail, (...)

    #Revenus

  • La vie comme une partie de Monopoly Christophe Trontin - 7 Février 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/la-vie-comme-une-partie-de-monopoly.html

    En lisant l’excellent Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty, on ne peut pas s’empêcher de voir l’état de notre économie comme la fin d’une partie de Monopoly. Au fil des tableaux analytiques de la répartition des patrimoines et des inégalités croissantes de revenus, explication après explication sur le caractère de moins en moins redistributif de l’impôt, on comprend mieux les raisons du malaise général qu’expriment les gilets jaunes.

    La révolte sourdait déjà, ces dernières décennies, sans trouver à s’exprimer. Le déclinisme envahissait les librairies et des dizaines d’auteurs français en faisaient leurs choux gras. L’inexplicable "déprime française" intriguait les journalistes, surtout étrangers, qui n’arrivaient pas à en formuler les causes.

    Piketty a réalisé là un coup de maître. Dans son pavé de huit cents pages, pas une phrase obscure, pas une phrase en trop, pas un mot plus haut que l’autre. Il constate, mesure, explique, met en perspective. A chaque page, on apprend quelque chose de net et de précis.

    Des choses simples, mais pour une fois démontrées avec brio. La France n’est pas endettée au-delà du raisonnable, comme on nous le répète : son patrimoine reste de très loin supérieur. L’impôt, même assez fortement progressif, fait très mal son travail redistributif ; en réalité, les « riches auxquels l’Etat prend tout » s’enrichissent, tandis que les « pauvres qui saignent l’Etat avec leurs exigences démesurées » s’appauvrissent. La croissance économique forte n’existe que dans les économies en rattrapage ; elle est limitée dans le temps. Elle n’est pas possible dans une économie qui se situe à la pointe du progrès. Elle n’est ni pensable, ni même souhaitable en France.

    Il ne le dit pas mais nous laisse le déduire : le mantra éternel de la croissance est un mensonge. Un mensonge entretenu par nos politiciens pour éluder la vraie question, qui est celle de la répartition.

    La croissance est un faux problème. Le vrai problème c’est l’inégalité ! Piketty nous apprend que le niveau d’inégalité, dans les sociétés occidentales, arrive à des niveaux historiquement catastrophiques : des niveaux qui ont, historiquement, précipité les catastrophes : guerres, révoltes, guerres civiles. La France, pays qui se targue de chérir l’égalité des citoyens, se rapproche jour après jour du modèle américain qui nous horrifie.

    Un niveau d’inégalités qui met en danger la démocratie parce qu’elle mine les principes d’égalité des chances et de mérite personnel. Comment parler encore de démocratie si l’un possède des journaux, des radios et des chaînes de télévision et achète les politiciens, alors que la multitude n’a droit qu’à un bulletin de vote tous les cinq ans ?

    La société se trouve au bout du rouleau. C’est la fin d’une partie de Monopoly, là où les gagnants raflent tout et plus, où les prix ont décuplé, où les droits s’envolent, et où les effets redistributeurs des cartes « chance » n’ont plus qu’un effet dérisoire. Celui où les perdants n’arrivent plus à rembourser les sommes toujours plus démentielles qu’on leur demande. La fin d’une partie de Monopoly est un effondrement et c’est tant mieux : c’est un jeu, il doit se terminer pour que la vie reprenne ses droits.

    Mais quid de la vraie vie ? Les gilets jaunes protestent, mais les « premiers de cordée » invoquent le règlement ! « Les règles sont les règles, on s’est mis d’accord au départ, on ne peut rien changer » dit en substance Emmanuel Macron lorsqu’il appelle à l’ordre républicain ceux qui voudraient reconsidérer le partage. Président de la fin de partie, il organise la curée des vainqueurs. Les réformes ne se font qu’au profit de ceux qui ont déjà gagné, qui trouvent que le dépeçage des perdants traîne en longueur, qui pensent qu’une fois la partie gagnée, rien ne doit rester aux mains de « ceux qui ne sont rien ». Les gagnants s’ennuient dans la partie de Monopoly qui se termine en France, déjà ils lorgnent sur les autres tables, où ils rêvent d’affronter leurs millions à d’autres joueurs.

    « Les Français sont mauvais joueurs ! Ils aiment se plaindre ! Qu’ils payent donc leur dû, qu’ils nous laissent jouer plus gros avec d’autres gagnants ! » disent les premiers de cordée occupés à couper la corde.

    C’est l’effet éducatif de ce jeu : au Monopoly comme dans le capitalisme dérégulé, la partie finit en effondrement. Dans le jeu, c’est heureux : il faut bien que la partie finisse. Dans la vie, c’est inadmissible : il faut bien que la société continue. C’est pourquoi ces règles du jeu, il faut les revoir. Sans ménagement. Sans excessive délicatesse. Dans la brutalité de l’urgence.

    #économie #France #inégalités #revenus #révolte #Thomas_Piketty

  • L’impact du couple sur les inégalités de revenus - Xerfi Canal | France Stratégie
    https://www.strategie.gouv.fr/actualites/limpact-couple-inegalites-de-revenus-xerfi-canal
    https://youtu.be/fkj9Zeb0y8Y

    #Travail des #femmes, recul du #couple, renforcement de l’#homogamie de #revenus : quels sont les effets sur les #inégalités des évolutions sociales de ces vingt dernières années en France ?

    https://www.strategie.gouv.fr/publications/couple-contribue-t-reduire-inegalites

  • Au-delà des clichés : « Non, il ne suffit pas de traverser la rue pour décrocher un contrat »
    https://www.bastamag.net/Au-dela-des-cliches-Non-il-ne-suffit-pas-de-traverser-la-rue-pour-decroche

    A quoi ressemble la vie, quand on a moins de trente ans et qu’on ne trouve pas de travail ? Neuf récits publiés par les Éditions de l’Atelier livrent quelques réponses, et renversent ce cliché en vogue : « Quand on veut, on peut ! »... « Non, il ne suffit pas de traverser la rue, de se secouer un peu pour décrocher un contrat. Non, il ne suffit pas de quelques judicieuses réformes sociales pour que chacun ait accès à un emploi », répond Patrice Bride, dont l’ouvrage La vie devant nous. Récits de jeunes (...)

    #Témoignages

    / Emploi , #Inégalités, #Protections_sociales, A la une, #Revenus

    #Emploi_

  • Lettre aux Français : Emmanuel Macron a oublié de poser les questions essentielles en matière fiscale…
    http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2019/01/lettre-aux-francais-emmanuel-macron.html

    Les inégalités créent un fossé entre les Français les plus riches et les plus pauvres et menacent la cohésion de la société. Loin d’être une fatalité, ces inégalités peuvent être combattues en réformant profondément une fiscalité des #revenus largement injuste.Mais si Emmanuel Macron a dévoilé les thèmes qui nourriront le grand débat national à travers trente-cinq questions, il a purement et simplement oublié de poser les questions fiscales essentielles concernant les revenus des personnes physiques…En s‘intéressant au régime fiscal qui est appliqué aux personnes riches ou pauvres, on peut savoir aisément quelles sont les personnes qui sont privilégiées par le système fiscal français et celles qui le sont beaucoup moins. A qui profite le manque de progressivité de l’impôt sur le revenu ? L’IR souffre d’un manque (...)

    #fiscalité #impôt #IR

  • La France est-elle vraiment le pays d’Europe où les impôts et taxes sont les plus lourds ?
    https://www.bastamag.net/La-France-est-elle-vraiment-le-pays-d-Europe-ou-les-impots-et-taxes-sont-l

    En réaction aux demandes des gilets jaunes sur les salaires et le « pouvoir d’achat », le Medef a répondu en attaquant frontalement l’impôt : la France serait le pays d’Europe le plus « étranglé » par les taxes. À l’examen des chiffres, le tableau est bien plus nuancé : les recettes issues de l’impôt sur la fortune étaient, jusqu’en 2017 et proportionnellement au PIB, parmi les plus importantes d’Europe, mais les impôts sur le revenu ou la consommation n’y sont pas si élevés par rapport à nos voisins. Quant (...)

    #Décrypter

    / #Finance, Quel avenir pour nos #Protections_sociales ?, #Revenus, Protections sociales, #Justice_fiscale, A la (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?

  • Quand les ménages financent la transition écologique alors que les gros pollueurs en sont exonérés
    https://www.bastamag.net/Quand-les-menages-financent-la-transition-ecologique-alors-que-les-gros

    Emmanuel Macron a finalement décidé d’annuler pour l’année 2019 l’augmentation des taxes sur le carburant initialement prévue, dont seulement une infime part était directement fléchée vers le financement de la transition énergétique. La fiscalité écologique est-elle pour autant redevenue plus juste ? Celle-ci reste très largement supportée par les ménages, tandis que les utilisateurs de kérosène, du très polluant fioul lourd, ainsi que les principaux grands secteurs industriels français, en restent très (...)

    #Décrypter

    / #Luttes_sociales, #L'enjeu_de_la_transition_énergétique, Pollutions , #Climat, #Inégalités, #Revenus, A la (...)

    #Pollutions_

  • Tentative d’économie politique des gilets jaunes – éconoclaste
    http://econoclaste.eu/econoclaste/130858-2

    Les #gilets_jaunes ont bien raison de se déchaîner. Dans peu de temps, la fête sera finie pour eux, même si le gouvernement accède à leurs demandes. Surtout si le gouvernement accède à leurs demandes.

    intéressant, même si part de deux constats un peu faux :

    – Ceci est une #équation_simple, qui décrit ce qu’est le revenu disponible d’un ménage ou ce qui donne à un ménage les moyens de satisfaire leurs besoins :

    Revenu disponible = Salaires + Revenus du capital + Dépenses publiques (et ce qu’elles apportent qu’elles soient perçues directement ou non) – Prélèvements

    Quand j’observe les revendications des gilets jaunes, je constate qu’elles sont concentrées sur les deux derniers éléments, avec des variantes différentes, mais toujours résumables à « On nous en prend trop, on nous en donne pas assez ».

    – que la meilleure façon d’accroître les salaires, c’est la croissance

    La seule solution est d’agir sur la répartition primaire des revenus. Mais pas par le biais d’un quelconque actionnariat salarié. Il part du principe que nous vivons dans une économie de rentes, qu’il définit comme « des avantages qui peuvent être durablement accaparés par les acteurs économiques (capitalistes, financiers, propriétaires, salariés, indépendants, entrepreneurs, États…) via des mécanismes économiques, politiques ou légaux qu’ils peuvent éventuellement influencer ». Vos #revenus_primaires dépendent de votre capacité à accaparer ces #avantages. Et loin d’être déterminés par des « lois naturelles », ils sont des construits sociaux et politiques.

  • Artistes plasticien·nes : toute œuvre mérite-t-elle salaire ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/artistes-plasticiens-toute-oeuvre-merite-t-elle-salaire

    A l’ombre de quelques artistes-stars très reconnus et exposés dans de grandes institutions, de nombreu·seux plasticien·nes ont aujourd’hui beaucoup de mal à vivre de leur art. Quelles sont les difficultés rencontrées et pourquoi ? Peut-on vivre décemment aujourd’hui en tant qu’artiste-plasticien·nes ?

    #radio #art #revenus
    18/10/2017
    après écoute la réponse est non et il y a besoin de supprimer des artistes.

    • Débrouille et petits jobs : les artistes débutants entre coups de bol et ras-le-bol
      https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/11/18/debrouille-et-petits-jobs-les-artistes-debutants-entre-coups-de-bol-et-ras-l

      Galerie La Forest Divonne, un vendredi de novembre, à Paris. Elsa et Johanna présentent leur premier « solo show » (exposition individuelle). Deux ans à peine après leur sortie de l’Ecole nationale des arts décoratifs (Ensad) et de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris (ENSBA), ces deux photographes de 27 ans ont le privilège d’exposer leur travail à quelques pas des Beaux-Arts, là où Johanna Benaïnous a été formée pendant cinq ans à « pousser son univers ». Un univers troublant où son duo avec Elsa Parra entre dans la peau de personnages qui semblent familiers, mais étranges, et interrogent le spectateur sur leurs identités : femmes ou hommes ? Déguisés ou travestis ?

      Le succès de ce travail, qui n’est pas sans rappeler celui de l’artiste américaine Cindy Sherman, contraste avec le parcours semé d’embûches de nombreux jeunes artistes. Comédiens, danseurs, musiciens, peintres, sculpteurs, et tant d’autres qui ont répondu à un appel à témoignages diffusé sur le site du Monde. Le nombre et la diversité des réponses permettent de dresser, par petites touches, le portrait d’une génération de jeunes aspirants artistes. Une génération tiraillée entre l’impératif de faire des études supérieures, de s’accommoder avec le monde du travail et de s’insérer dans l’univers de la culture et du spectacle.
      Après le diplôme, le grand vide

      Parmi ces témoignages, de nombreux artistes plasticiens déplorent l’absence de professionnalisation dans les écoles d’art, même si ces dernières revendiquent la création de modules préparant à l’emploi, de séminaires ou de conférences. « Après les Beaux-Arts, personne ne t’attend, et personne ne t’a préparé non plus à ce qui t’attend. Dans les écoles, c’est un sujet un peu tabou. Vivre de son art, c’est lointain », témoigne cette jeune diplômée de l’Ecole européenne supérieure d’art de Bretagne (EESAB) qui vit – pour l’instant – de son travail de régisseuse.

      Même si, évidemment, les jeunes qui s’engagent dans cette voie savent que cette filière, du point de vue de l’insertion professionnelle, est plus complexe que d’autres. « Finalement la seule chose que l’école à su me prédire, c’est la précarité inhérente à tout artiste ! Nul n’en vit décemment, et on ne peut pas prendre les quelques contre-exemples d’artistes businessmen à la Jeff Koons comme représentant de notre cause. Une fois l’école finie, j’ai pris un job alimentaire, conscient que mon diplôme ne m’ouvrirait aucune porte », explique avec amertume un diplômé des Beaux-Arts de Paris de 25 ans (qui préfère conserver l’anonymat).
      Exposer « dans un grand musée tout en étant au RSA »

      « On a à la fois le statut le plus valorisé dans notre société, créateur, et le plus méprisé, assisté » – Diane Bertrand

      Pour les artistes plasticiens, il n’y a pas d’équivalence du statut d’intermittent, qui garantit une relative sécurité dans les « périodes creuses ». Des dizaines de jeunes artistes racontent ainsi, à travers l’appel à témoignages, qu’ils touchent le revenu de solidarité active (RSA). « J’ai toujours eu du mal à vivre de mon travail, et j’alterne entre enseignement, résidences d’artistes, quelques ventes d’œuvres et des petits boulots, explique Diane Bertrand, sculptrice et céramiste, diplômée en 2008 de l’école supérieure des métiers d’art d’Arras. Concrètement, je ne pourrais pas vivre sans les minima sociaux, et je crois que c’est ce qui m’a le plus étonnée au début de ma carrière : voir que l’on pouvait avoir ses œuvres exposées dans un grand musée tout en étant au RSA. Psychologiquement, cela crée une situation étrange, car on a à la fois le statut le plus valorisé dans notre société – créateur – et le plus méprisé – assisté. »

      C’est un milieu particulier que celui de l’art, un milieu où « on est choisi plus qu’on ne choisit », résume Jean-Baptiste Boyer, jeune peintre figuratif de 28 ans, uniquement diplômé d’un bac professionnel artisanat et métiers d’art. « On ne sait pas toujours pourquoi on devient cet élu. Moi, j’ai toujours peint et puis le moment est venu. Ceux qui n’auraient jamais jeté un œil à mon travail m’ont trouvé tout à coup intéressant », raconte le peintre, qui doit sa percée fulgurante à l’œil averti d’Henri van Melle, collectionneur, commissaire et ancien directeur international des événements et expositions de la maison Hermès.

      Peu après leur rencontre, Jean-Baptiste Boyer signe avec la galerie Laure Roynette, qui organise sa première exposition, en novembre 2017. Ce fut un succès : « Toutes ses toiles sont vendues la première semaine », se rappelle Laure Roynette, et une prolongation a été organisée jusqu’en janvier. Mais l’histoire de Jean-Baptiste Boyer, artiste qui « peint pour continuer à vivre », est singulière. Les chiffres attestent d’une autre réalité. Trois ans après l’obtention d’un diplôme supérieur, un diplômé en arts plastiques sur quatre n’est pas parvenu à s’insérer dans son domaine de formation, rappelle une étude d’Anne Daras sur l’insertion professionnelle de formations artistiques et culturelles supérieures, réalisée par le ministère de la culture en 2011.
      « Soit vous êtes comédien, soit vous mourez »

      Nicolas Romain n’a jamais renoncé à devenir comédien, même s’il a cédé à un DUT technique de commercialisation pour rassurer ses parents cadres, qui l’avaient mis en garde contre un métier de « crève-la-faim ». Il a ensuite décidé de financer entièrement le cours Florent et sa chambre de bonne à Paris. Pendant sa formation, il partage son temps entre les cours de théâtre et son travail alimentaire de régisseur à l’Ecole du Louvre. Puis il suit les cours de Jean-Laurent Cochet, ancien pensionnaire de la Comédie-Française et metteur en scène, qui a formé, notamment, Isabelle Huppert, Daniel Auteuil, Emmanuelle Béart, Carole Bouquet, Fabrice Luchini, Gérard Depardieu…

      « J’ai fait du porte-à-porte pour vendre des contrats de gaz » – Nicolas Romain

      « J’y ai appris les fondamentaux. Depuis que j’ai terminé ma formation, j’ai multiplié les courts-métrages pour les écoles de cinéma. J’ai rencontré et travaillé avec l’équipe de Jean-Pierre Mocky. J’ai aussi fait un travail de metteur en scène de théâtre pendant un an », détaille le jeune comédien. Mais, en parallèle, il n’a jamais cessé d’avoir un « boulot alimentaire » : « J’ai fait du porte-à-porte pour vendre des contrats de gaz, donné des cours de théâtre à des enfants, eu un CDI dans une entreprise d’accueil à la Défense. Il me restait parfois sept euros pour manger à la fin du mois. Sept euros, c’est une baguette ou un cheeseburger par jour pendant une semaine. » Nicolas Romain se souvient de cette phrase de Jean-Laurent Cochet : « Soit vous êtes comédien, soit vous mourez. » « J’aime l’idée de mérite. Je pense qu’il est très important d’être confronté à la réalité de la vie pour devenir un bon comédien. La perception de cette réalité est, selon moi, sûrement faussée dès lors que l’on vit aux crochets des autres », conclut-il.

      Et pourtant, la famille, ça aide énormément. Mélanie Charvy, diplômée d’un master 2 de droit de l’université de Nanterre, remarque qu’elle n’a pas souvent croisé des fils et filles d’immigrés ou d’ouvriers pendant sa formation théâtrale au studio de Vitry (Val-de-Marne). « Le théâtre est un milieu bourgeois où règne l’entre-soi. Il faut avoir des parents qui vous soutiennent financièrement pour faire des études dans des écoles privées, sinon c’est très dur de se concentrer sur son apprentissage », explique cette jeune comédienne et metteuse en scène. Une étude du ministère de la culture publiée en 2014 lui donne raison. Ainsi presque un artiste des spectacles sur deux (47 %) est un enfant de cadre.
      Des voies royales

      Parmi tous ces aspirants comédiens, seul un infime pourcentage emprunte la « voie royale », l’une des treize écoles supérieures d’art dramatique. Blanche Ripoche, admise en 2013 au Théâtre national de Strasbourg (TNS), l’une des formations les plus prestigieuses, n’a pas eu encore à se soucier de son avenir. « J’ai la chance de pouvoir surfer sur ce réseau d’écoles nationales », explique la jeune femme, qui souligne que le rêve d’intégrer ces formations peut faire « beaucoup de mal » aux recalés de ces concours ultra-sélectifs. En 2013, elle avait été sélectionnée avec onze autres élèves parmi huit cents candidats.

      « Tous les jours, tout est remis en question : talent, aptitudes, valeur de nos expériences » – une plasticienne

      « Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées », écrivait Arthur Rimbaud dans son célèbre poème Ma bohème. Un vers qui semble correspondre à la vie que mènent certains artistes « vivotant » à coups de RSA, d’enseignement, de travail alimentaire et même de mécénat. « La vie d’un artiste n’est pas un long fleuve tranquille. Tous les jours, tout est remis en question : talent, aptitudes, valeur de nos expériences. Il faut un moral d’acier pour supporter ce doute perpétuel, et ne jamais perdre l’envie d’avancer, de se surpasser », appuie, avec un peu plus de recul, une artiste plasticienne quadragénaire. Et se rappeler, sans cesse, une évidence : « On est artiste parce qu’on ne peut pas être autre chose », suggère avec modestie Jean-Baptiste Boyer.
      Les réseaux sociaux, une aubaine pour les jeunes artistes
      « Disco Palmyre ».
      « Disco Palmyre ». FLORENT GROC

      « Je n’avais jamais imaginé être artiste », confie Florent Groc, diplômé de l’école d’art, de design et d’animation d’Aix-en-Provence en 2009. Quand il commence à poster des photos de son travail sur Instagram en 2012, Florent Groc confond le réseau social avec un logiciel de retouches de photos, sans avoir conscience de la dimension « sociale » de l’application. Il est rapidement remarqué par un jeune critique et commissaire d’art, qui lui propose de participer à sa première vente aux enchères organisée par la maison Piasa. « J’ai vendu deux œuvres. Ce n’était pas énorme, mais ça m’a donné confiance dans ma pratique », explique l’artiste, qui compte 2 500 abonnés sur son compte, et poursuit son travail à Marseille.

      Silvère Jarrosson a suivi le même chemin. Ancien élève de l’école de danse de l’Opéra de Paris, il avait l’habitude de publier « spontanément des posts sur Facebook ». Ce jeune homme de 23 ans s’est mis à peindre après un accident qui lui a coûté sa carrière de danseur classique. « J’ai commencé à vendre mes premières toiles en 2013 », explique-t-il. C’est toujours à travers Facebook qu’il est contacté par un « ami » virtuel, qui lui révèle être galeriste et s’intéresser à son travail depuis un an. En janvier 2014, sa première exposition est organisée par la galerie Hors-Champ. « Cela a été comme un signal donné. Mon travail a été accrédité. »

      Selon le rapport Hiscox sur le marché de l’art en ligne publié en 2016, Facebook et Instagram sont devenus les réseaux sociaux préférés des acheteurs d’art au cours de ces deux dernières années. Laure Roynette, qui dirige la galerie qui porte son nom, confirme : « C’est très important pour une galerie de regarder ce qui se fait sur les réseaux sociaux. Cette génération des 25-35 ans vit naturellement avec Instagram et Facebook. On arrive à découvrir des artistes comme ça. » Néanmoins, le passage en galerie reste incontournable, « les collectionneurs ont toujours besoin d’un rapport physique à l’œuvre », estime Laure Roynette.

    • « Parmi les jeunes diplômés en art, seule une petite minorité vit de ses créations »

      https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/11/18/parmi-les-jeunes-diplomes-en-art-seule-une-petite-minorite-vit-de-ses-creati

      Si je me base sur les travaux que l’on a à notre disposition, on sait que la plupart des artistes ne vivront pas de leur expression artistique de manière principale. Dans les cinq à dix ans suivant la sortie de la formation, une petite minorité seulement va pouvoir vivre de son art de manière principale en suivant son idéal artistique. Pour les autres, l’insertion professionnelle passe soit par une reconversion en dehors du monde de l’art, soit par une pluriactivité, parfois dans son monde de l’art, parfois non, la pratique artistique mue par la passion étant alors doublée d’un emploi alimentaire ou d’emplois artistiques « utilitaires ».

      Il y a bien sûr des différences selon les univers, un musicien ou un comédien aura, par exemple, plus d’opportunités à occuper des emplois artistiques, même peu valorisés, qu’un artiste plasticien. La seule étude statistique solide sur de jeunes musiciens professionnels, menée par Philippe Coulangeon en 2004, montre qu’au bout de dix ans plus de la moitié des artistes avaient arrêté toute activité musicale professionnelle.
      Lire les témoignages : Coups de bol, débrouille et petits jobs : les galères des jeunes artistes

      Cette difficulté d’insertion professionnelle dans la vie d’artiste n’est pas occultée par les écoles d’art, qui tentent de préparer leurs étudiants à affronter le monde du travail. Elles développent des ateliers en ce sens pour les former à d’autres emplois artistiques « utilitaires », comme comédien en hôpital, graphiste ou enseignant, en insistant sur l’utilité des réseaux sociaux ou en leur apprenant à faire un book. Ou encore à passer un entretien, une audition. D’ailleurs, cette façon de faire entrer des techniques de l’entreprise dans les écoles d’art ou de les former à des emplois moins valorisés sur le plan artistique est parfois critiquée par les étudiants eux-mêmes, plus intéressés par la recherche de leur voie artistique.
      Existe-t-il une voie royale ? Des formations qui permettent de mieux s’en sortir ?

      Il est évident que le fait de passer par une école réputée augmente les chances d’accéder à des emplois valorisés. C’est un cercle vertueux, on rencontre des professeurs qui sont des professionnels réputés, qui peuvent vous choisir et vous offrir vos premières opportunités. Dans ces formations, des réseaux efficaces peuvent être constitués. L’école fonctionne aussi comme preuve de votre légitimité, et renforce votre réputation lors des rencontres ou des auditions. Pour autant, la vie de ces jeunes artistes issus des écoles réputées n’est pas non plus un long fleuve tranquille, et beaucoup peinent à trouver un chemin. Les mondes de l’art sont des mondes compétitifs et saturés, les places sont rares, et beaucoup se joue au travers des réseaux et des affinités.
      Peut-on dire que « le talent n’est qu’un élément parmi d’autres » ?

      Si on ne s’intéresse qu’aux personnes qui réussissent, il peut paraître évident que tout arrive grâce à leur talent. Mais, en réalité, il y a très peu d’emplois disponibles qui correspondent à l’idéal artistique, et le talent n’est qu’un élément parmi d’autres. Pour accéder à ces emplois, il faut un ensemble de savoirs et de connaissances, mais aussi des liens sociaux efficaces.

      Si vous avez fait une école prestigieuse, que vous venez d’une famille d’artistes qui vous aura appris à vous comporter, que vous connaissez des gens du milieu et si vous êtes un homme, ce sera plus facile. Pour autant, on peut être comédien et faire de l’art-thérapie, ou être valorisé pour sa créativité sur d’autres modes, et être finalement plus épanoui qu’un comédien « en haut de l’affiche ».

      La réussite par les réseaux est toujours considérée comme une injustice, car on estime que le professionnalisme doit être le premier critère de jugement. C’est une constante dans tous les milieux professionnels. Mais les réseaux sociaux, les affinités, et parfois même le physique jouent un rôle démesurément important dans les mondes de l’art. Et dans l’art, cette réalité est vécue de manière douloureuse, car c’est une activité vécue sur le mode de la vocation, où seul le talent devrait compter. Cela dit, quand on interroge les personnes qui ont choisi ces parcours, elles ne découvrent pas la difficulté de l’insertion en école ou à sa sortie. Elles ont été mises en garde et se sont engagées dans cette voie par passion ou par vocation, et veulent « tenter leur chance » quand même.
      Lire aussi Les réseaux sociaux, une aubaine pour les jeunes artistes
      Les inégalités entre hommes et femmes sont aussi très criantes. Les femmes sont moins représentées dans les galeries, leurs films sont moins sélectionnés dans les festivals.

      Ce n’est pas plus criant dans les mondes de l’art que dans les autres environnements professionnels masculins, mais comme on part du présupposé que les mondes de l’art sont ouverts, tolérants, et à l’avant-garde, on s’étonne qu’ils fonctionnent de la même façon.

      Il y a évidemment des milieux plus masculins, comme la réalisation de films, où les femmes ont d’emblée plus de difficultés que les hommes. Dans le jazz, elles sont confrontées à l’entre-soi masculin, à des stéréotypes féminins péjoratifs ou des normes de fonctionnement masculines. Difficile alors pour elles de se projeter dans ce monde et de s’y maintenir.

      Dans la danse, le théâtre ou les arts plastiques, qui sont pourtant des mondes plus féminisés, la situation n’est pas tellement plus facile, dès lors qu’elles souhaitent grimper en haut de la pyramide. La compétition entre femmes est féroce, et celles-ci doivent adopter des codes masculins pour réussir.

      En arts plastiques, elles se trouvent confrontées aux mêmes mécanismes négatifs que dans le jazz ou le cinéma. En théâtre et en danse, les femmes sont sursélectionnées, souvent enfermées dans des normes physiques contraignantes, et elles doivent se plier aux règles de la séduction. En effet, elles sont bien plus nombreuses que les hommes, alors même qu’on recrute autant, si ce n’est plus, de rôles masculins et de danseurs hommes que de rôles féminins ou de danseuses.
      On observe aussi que l’ouverture sociale s’est réduite dans le milieu artistique. Pourquoi ?

      Les personnes d’origine sociale favorisée et qui n’appartiennent pas aux « minorités visibles » sont privilégiées à toutes les étapes : elles ont été plus souvent formées aux pratiques artistiques dans leur famille, elles disposent plus souvent de comportements et de physiques proches des normes attendues, elles sont plus souvent aidées financièrement dans les cinq à dix ans après la sortie de formation… Les enfants d’origine sociale défavorisée ou appartenant aux minorités visibles, à l’inverse, ressemblent moins aux normes attendues, ont moins de ressources financières et ont un réseau moins efficace. C’est en jouant sur ces mécanismes que les écoles de formation artistiques peuvent essayer de compenser ces inégalités.

    • Merci pour les précisions @colporteur

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      Le travail doit être une souffrance. Un travail qui ne fait pas souffrir ne mérite pas de rémunération.
      Les artistes sont sensé·es prendre du plaisir dans leur activité, illes ne méritent donc pas de rémunération.

    • Ma fille est entrée dans une seconde générale, mais contingenté → création et culture design. Alors qu’elle est au lycée du Mirail, avec toute sa diversité, sa classe (dite des artistes) est composée presque exclusivement de filles blanches. Ce qui est vraiment frappant.
      Sur l’origine sociale, pour l’instant, ça a l’air assez varié, mais je pense que la donne change profondément après le bac.

    • Au niveau sociale il y a des chances qu’après le bac ca change en pire.
      J’étais en bac arts plastiques mais dans un lycée catho non mixte ce qui fait que c’etait 100% féminin, bouge et très très blanc.
      De mon souvenir des beaux-arts il y avait surtout des blanc·hes et des classes favorisées. J’avais pas pu faire de comptage du ratio femmes/hommes, mais les profs étaient surtout des hommes. Un atelier était « interdit aux connasses du MLF (ce qui voulait dire femmes) et a ceux qui parlent une langue de metèques (ce qui désignait un élève italien) ». L’école a justifié ces propos en disant que ce prof prennait sa retraite l’année prochaine. Ca faisait donc plus de 20 ans que cet ordure pratiquait ce mode de recrutement avec la bienveillance de l’institution et c’était en 2001. Un de mes prof se ventais aussi de choisir ses étudiantes sur des critères physiques et de faire faire son travail d’artiste par ses élèves.
      Les femmes sont majoritaires dans ce cursus mais ne sont pas exposées, pas achetés, pas valorisées, pas cités. On les retrouve par contre en majorité sous le seuil de pauvreté.

      J’avais trouvé une étude sur le milieu de la danse, très très féminisé chez les enfants et la pratique amatrice et majoritairement masculine dans la professionnalisation, avec des très fortes discriminations sur les grossesses et une mise au placard très jeune et plafond de verre. J’avais mis ca sur seenthis je vais voire si je retrouve.

  • Explosion des inégalités (Épisode 42)

    La fortune des milliardaires dans le monde a explosé en 2017 (Wladimir Garcin, Le Figaro Économie, 02/11/2018)
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/11/02/20002-20181102ARTFIG00105-la-fortune-des-milliardaires-dans-le-monde-a-expl

    Le dernier rapport UBS sur les #milliardaires dans le monde souligne la forte croissance des #fortunes des plus #riches, en particulier en Chine. Les 40 milliardaires français réunissent, quant à eux, 320 milliards de dollars.

    « La France est le pays d’Europe qui compte la plus forte progression de millionnaires en 2018 » (Philippe Escande, Le Monde, 19/10/2018)
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/10/19/la-france-est-le-pays-d-europe-qui-compte-la-plus-forte-progression-de-milli

    Le classement de la banque Crédit Suisse consacre l’enrichissement spectaculaire des Etats-Unis et de la Chine. Sur le Vieux Continent, l’Hexagone reste l’un des pays les moins #inégalitaires, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».

    Pourquoi le nombre de millionnaires augmente-t-il en France ? (Thibaut Chéreau, Ouest France, 23/10/2018)
    https://www.ouest-france.fr/economie/pourquoi-le-nombre-de-millionnaires-augmente-t-il-en-france-6033015

    Selon le rapport annuel du Crédit Suisse, plus de deux millions de Français possèdent un #patrimoine supérieur à un million de dollars. Un résultat qui pose la question des #inégalités de #revenus dans la société française.

    Les inégalités de richesse explosent aux États-Unis, alimentant le populisme (Pierre Haski, France Inter, 01/11/2018)
    https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-01-novembre-2018

    Selon un rapport, la #fortune des trois familles les plus riches des États-Unis a augmenté de 6 000% en trente-cinq ans, tandis que le #revenu_médian américain diminuait de 3% dans la même période. Un fossé croissant aux conséquences politiques évidentes.

    Toujours plus de richesse et plus de milliardaires dans le monde (Jérôme Porier, Le Monde, 30.10.2018)
    https://www.lemonde.fr/argent/article/2018/10/30/toujours-plus-de-richesse-et-plus-de-milliardaires-dans-le-monde_5376353_165

    Deux études, publiées respectivement par Credit Suisse et UBS, montrent un accroissement de la #richesse dans le monde.

    Les milliardaires sont de plus en plus riches (Sarah Ugolini, Capital, 27/10/2018)
    https://www.capital.fr/economie-politique/les-milliardaires-sont-de-plus-en-plus-riches-1313185

    Selon une étude publiée ce vendredi 26 octobre par la banque suisse UBS, la fortune globale des 2.158 milliardaires de la planète a augmenté de 19% en 2017. Une #croissance sans précédent.

    Un point technique sur ces études

    Comment mesurer les inégalités de revenus au niveau mondial ? (Anne Brunner, L’Observatoire des inégalités, 25/10/2018)
    https://www.inegalites.fr/Comment-mesurer-les-inegalites-de-revenus-au-niveau-mondial

    Il n’est pas simple de mesurer les inégalités de revenus au niveau mondial. Doit-on comparer les pays entre eux ? Les inégalités au sein de chaque pays ? Les inégalités entre l’ensemble des habitants de la planète sans tenir compte du pays où ils vivent ?

    Pour mémoire

    – Les 1% les plus fortunés ont accaparé 82% des richesses créées l’an dernier (Delphine Cuny, LaTribune, 22/01/2018)
    https://seenthis.net/messages/687546
    – Inégalités : les 1 % les plus riches du monde possèdent plus que le reste de la planète (Les Échos, 18/01/16)
    https://www.lesechos.fr/18/01/2016/lesechos.fr/021627401171_inegalites---les-1---les-plus-riches-du-monde-possedent-plus-q
    – La fortune des 500 Français les plus riches multipliée par sept en 20 ans (Aubin Laratte, Le Parisien, 27/06/2017)
    http://www.leparisien.fr/economie/la-fortune-des-500-francais-les-plus-riches-multipliee-par-sept-en-20-ans
    – Les 500 Français les plus riches sont encore plus riches (Olivier Bénis, France Inter, 27/06/2017)
    https://www.franceinter.fr/economie/les-500-francais-les-plus-riches-sont-encore-plus-riches
    – Inégalités : les 1 % les plus riches du monde possèdent plus que le reste de la planète (Claude Fouquet, Les Échos, 18/01/16)
    https://www.lesechos.fr/18/01/2016/lesechos.fr/021627401171_inegalites---les-1---les-plus-riches-du-monde-possedent-plus-q
    – Etats-Unis : en trois ans, les 1% les plus riches ont capté 95% des hausses de revenus (Caroline Piquet, Slate, 11/09/2013)
    http://www.slate.fr/monde/77574/reprise-revenus-menages-riches-etats-unis

  • La vache a besoin de cornes...
    ... vous ne le saviez pas?

    Pourquoi cette initiative est-elle nécessaire ?

    La dimension d’une #étable à #stabulation_libre pour vaches à cornes doit être supérieure d’un tiers et les équipements d’étable doivent être adaptés au comportement des animaux. Et cela coûte de l’#argent.
    Le plus fort encombrement fait que sur une même surface d’étable moins d’animaux peuvent être détenus. Or, qui dit moins d’animaux, dit moins de #revenus.
    Il faut s’investir davantage dans la relation homme-animal. Ceci prend plus de temps.
    Selon la loi suisse sur la #protection_des_animaux, personne ne doit de façon injustifiée causer à des animaux des douleurs, des maux ou des dommages, les mettre dans un état d’anxiété ou porter atteinte à leur dignité d’une autre manière. Nous estimons que l’écornage porte atteinte à la #dignité de l’animal.
    Les systèmes de stabulation doivent être adaptés aux animaux, et non pas l’inverse.
    L’#écornage ne peut être réalisé sans engendrer la moindre des #douleurs. Il n’est pratiquement impossible de complètement étourdir le grand nerf principal de l’appareil des cornes. L’anesthésie et les médicaments analgésiques induisent une sédation qui rend faibles les réactions que le veau exprime face à la douleur, mais cela n’empêche pas que celles-ci soient néanmoins bien perceptibles.
    Les bovins écornés doivent régler leurs luttes de préséance avec contact physique direct, ce qui provoque des blessures internes invisibles de l’extérieur. Mais le boucher ne peut pas utiliser la viande contusionnée.
    Et pourquoi donc les vaches que l’on voit dans la publicité ou sur les emballages arborent-elles toujours des cornes ?

    https://www.youtube.com/watch?v=KMJCaknUxRM


    https://www.youtube.com/watch?v=IqhFL4d52ko

    https://www.youtube.com/watch?v=YpZTt3M0rTA


    https://hornkuh.ch/fr/home
    #vaches #cornes #suisse #initiative #votation #élevage

    Eh bhein oui...

    ping @simplicissimus

    • Un Suisse milite pour les bêtes à cornes

      En Suisse, neuf vaches sur dix ont les cornées coupées, une pratique qui permet de faire tenir plus d’animaux dans un espace restreint. Non seulement cette ablation est douloureuse, mais les scientifiques estiment que les cornes jouent un rôle important dans la communication entre les bêtes.

      Armin Capaul, un paysan suisse qui plaide pour la dignité des vaches, a décidé de lancer une initiative populaire sur le sujet : il souhaite que les paysans qui renoncent à écorner leurs animaux bénéficient d’une aide financière. Après avoir récolté 154 071 voix permettant au référendum d’avoir lieu – la votation est prévue le le 25 novembre –, il se prépare à présent pour la campagne.

      https://www.arte.tv/fr/videos/079473-001-A/arte-regards

  • A Clermont-Ferrand, le succès d’une grande librairie reprise en coopérative par ses salariés
    https://www.bastamag.net/A-Clermont-Ferrand-le-succes-d-une-grande-librairie-reprise-en-cooperative

    Ils n’étaient pas des experts en gestion, et pourtant ils l’ont fait. Après avoir été mal dirigée par un grand groupe, puis par un fond d’investissement, la librairie Les volcans, à Clermont-Ferrand, a été reprise en société coopérative (Scop) par douze de ses salariés. Quatre ans après cette opération, qui a bénéficié d’un fort soutien local, Bastamag est allé à la rencontre de ces libraires, papetiers et disquaires. Avec 44 salariés aujourd’hui, une quatrième année bénéficiaire, le succès de la librairie ne se (...)

    #Inventer

    / A la une, #Arts_et_cultures, #Revenus, #Capitalisme, #Reportages, #Transformer_le_travail, Travailler (...)

    #Travailler_autrement