• Je viens de terminer le livre d’Alexander Berkman, Le mythe bolchevik , dans ma quête sur les origines du stalinisme. Citation qui restera, l’auteur rapporte un dialogue qui a lieu en juillet 1920 :

    Il ne reste pas assez de la Révolution pour faire une feuille de vigne pour cacher la nudité bolchevique . La Russie n’a jamais vécu auparavant un despotisme aussi absolu [...] Nous avons simplement échangé Nicolas pour Ilitch

    L’ouvrage vient d’être réédité récemment : https://www.klincksieck.com/livre/2837-le-mythe-bolchevik

    #communisme #lénine #anarchisme #révolution_russe #alexander_berkman


  • Emma Goldman dans le feu de la vie

    Pierre « Petul » Madelin

    https://lavoiedujaguar.net/Emma-Goldman-dans-le-feu-de-la-vie

    La première chose qui vient à l’esprit lorsque l’on referme la monumentale autobiographie d’Emma Goldman que viennent de publier les éditions L’Échappée est la suivante : comment est-il possible qu’il ait fallu attendre presque un siècle pour que ce livre absolument extraordinaire, paru en 1931, soit intégralement traduit en français ? Car Vivre ma vie n’est pas seulement un document irremplaçable sur le mouvement anarchiste et les grands événements socio-politiques de la fin du XIXe siècle et des premières décennies du XXe siècle, c’est aussi un chef-d’œuvre palpitant de la littérature autobiographique qui se lit à la fois comme un journal intime et comme un roman d’aventure.

    Née en 1869 en Lituanie dans une famille juive très stricte, Emma Goldman émigre aux États-Unis, dans le sillage de ses sœurs et peu avant que leurs parents eux-mêmes ne les rejoignent, en 1885. De son enfance et de son adolescence, elle nous dit peu, comme si sa vie ne commençait réellement que dans le « nouveau monde ». (...)

    #Emma_Goldman #autobiographie #anarchisme #révolutions #Alexander_Berkman #Flores_Magón #Kronstadt #Nestor_Makhno


  • Gilets jaunes : une révolution sans révolutionnaires ? (2/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Gilets-jaunes-une-revolution-sans-946

    Voir la partie précédente (.../...) C : Dans le discours de Gilets jaunes, il y a une chose qui nous parle à nous, libertaires, c’est la quotidienneté. Les gens parlent de leur quotidien, alors que dans la vulgate gauchiste ou partisane, c’était plutôt des directions globales. Ils parlent de leur fin de mois, d’eux-mêmes, et dénoncent une injustice. Alors il y a des choses qui peuvent paraître réacs, par exemple lorsqu’on entend : « moi je travaille 24/24 et j’ai une vie encore plus merdique que celui (...)

    #Comptes-rendus_d'interventions

    / #Lieux_Communs, #Politique, Gilets jaunes (2018), #Multiculturalisme, #Extrêmes-droites, #Banlieue, #Revolution, #Entretien, #Gauchisme, #Immigration, (...)

    #Gilets_jaunes_2018_ #Pseudo-subversion


  • Sylvain Boulouque : « Les “gilets jaunes” oscillent entre révolution nationale et révolution sociale »,propos recueillis par Marc-Olivier Bherer
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/10/sylvain-boulouque-les-gilets-jaunes-oscillent-entre-revolution-nationale-et-

    Pour l’historien Sylvain Boulouque, le mouvement des « gilets jaunes » est partagé entre des revendications sociales et #nationalistes. Cette équivoque crée un terrain d’opportunité pour les extrêmes qui cherchent à prendre le contrôle des événements.

    Lendemain de manifestation des "gilets jaunes" autour de la Place de l Etoile. Dans l’avenue des Ternes, un graffiti sur un mur "Libre social national". Julien Muguet pour « Le Monde »


    Sylvain Boulouque est historien, enseignant dans le secondaire et chargé de cours à l’université de Cergy-Pontoise. Il est spécialiste du communisme, de l’anarchisme, du syndicalisme et de l’extrême gauche. Il est l’auteur d’une note publiée par la Fondapol, La Gauche radicale : liens, lieux et luttes (2012-2017), de l’affaire de l’Humanité (Larousse, 2011).

    Quel regard portez-vous sur ce nouvel « acte » de mobilisation des « gilets jaunes » ?
    Je remarque tout d’abord le nombre important d’arrestations préventives. D’après les premières informations, il s’agit pour beaucoup de « gilets jaunes » radicalisés qui s’étaient rassemblés porte Maillot afin de remonter vers les Champs Elysées. Cet objectif correspond à ce que l’on pouvait lire sur les réseaux sociaux. Qu’est-ce que ces militants envisageaient de faire ? Je ne peux pas l’affirmer. Mais au vu de l’équipement saisi, des boules de pétanque, des billes, des objets contondants en tout genre, des choses que l’on peut voir sur les photos publiées par la police, on peut croire qu’ils voulaient en découdre.

    Le mouvement des « #gilets_jaunes » offre ainsi sans le vouloir un signe de son autonomisation. Des militants mieux formés à la confrontation avec la police n’auraient pas fait ce type d’erreur. A l’extrême gauche, comme à l’extrême droite, tout militant sait qu’il ne faut pas se présenter le jour de la manifestation avec ce genre de matériel sur soi, au risque de se faire arrêter. On prend le soin de se préparer, par exemple en cachant à l’avance le matériel qui servira à affronter la police.

    Le premier tag fait sur l’Arc de triomphe le 1er décembre, « Les gilets jaunes triompheront » était un indicateur de cette autonomisation. Ce graffiti ne faisait référence à aucune idéologie. Le rassemblement nourrit à lui seul la mobilisation.

    Vous expliquez que le mouvement se suffit pour le moment à lui-même, mais ses revendications nous permettent-elles de l’identifier à un courant politique ?

    Le manque de préparation confirme que nous sommes en présence d’un mouvement qui rassemble des gens qui sont généralement des #primo_militants. Ils vivent leur première expérience sociale et politique. C’est aussi pour cette raison qu’il est difficile d’identifier clairement les objectifs poursuivis. Deux courants parviennent toujours à coexister, l’un porte des revendications de classe, l’autre des revendications nationalistes, et souvent les choses s’entremêlent. C’est vrai parmi les personnes appréhendées le 8 décembre, mais aussi sur les ronds-points. Certains demandent que l’on rétablisse l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), ou une augmentation générale des salaires, d’autres vont s’insurger contre l’aide médicale aux étrangers ou le « pacte de Marrakech ». L’orientation que prendra le mouvement reste donc indéterminée et les extrêmes se mobilisent pour prendre le contrôle des événements.

    Nous sommes face à un gigantesque laboratoire et les « gilets jaunes » oscillent entre #révolution_nationale et #révolution_sociale, et pour le moment la première option l’emporte d’après les enquêtes d’opinion.

    Que font les extrêmes pour tenter d’influer sur le sens pris par la mobilisation ?

    L’extrême droite souhaite clairement être à l’initiative. Quand on regarde au niveau local, on s’aperçoit que des militants du RN sont à la manœuvre dans différents points de blocage. L’ultra droite fait de l’agit-prop en différents endroits et cette mobilisation se déroule aussi en ligne.

    L’ambition est la même pour l’extrême gauche. Elle cherche à politiser le mouvement en lui soufflant des revendications sociales, telle l’augmentation du smic, et en l’incitant à abandonner les postures antifiscales.
    Remarquons enfin, que de part et d’autre, les franges les plus dures participent bien entendu aux affrontements avec la police. Si à Paris, on les a moins vues le 8 décembre, car ces deux courants étaient en grande partie séparés (l’un à Saint-Lazare et l’autre aux Champs Elysées), comparativement au 1er, leur présence s’est fait sentir à Bordeaux et à Toulouse, elle explique en partie l’intensité des troubles.

    Est-il fréquent de voir les extrêmes gauche et droite engagées dans les mêmes manifestations ?

    Le mouvement des « gilets jaunes » constitue une rupture en la matière. Pour la première fois, l’ultra droite et l’ultra gauche sont côte à côte, sans être ensemble de façon concertée. Notons toutefois que certains groupes d’extrême gauche ont refusé de prendre part au mouvement, notamment pour éviter ce rapprochement. Mais l’ajout de différents courants fait que le grabuge est plus grand. Et cette alchimie dépend bien entendu de la présence de « gilets jaunes » radicalisés. Toujours le même scénario se met en place : en début de journée l’extrême droite commence les provocations, allume des feux, puis dans l’après-midi arrive la gauche radicale, qui affronte la police. Enfin débarquent les casseurs. Au milieu de tout cela se trouvent les « gilets jaunes » qui participent activement aux troubles.

    C’est à mes yeux la première fois de l’histoire de l’ultra gauche qu’elle s’affiche comme cela aux côtés de l’extrême droite, car auparavant l’antifascisme faisait barrière. Force est de constater que cette digue a sauté et cela crée des polémiques assez intenses.

    Auparavant, l’extrême gauche était structurée par son antifascisme. Maintenant c’est moins le cas. Les nouvelles générations de l’ultra gauche estiment déjà vivre sous un Etat proto fasciste. L’objectif est donc avant tout de renverser le régime. Cet élément était perceptible lors du second tour de la présidentielle lorsqu’une partie d’entre elle manifestait sous la banderole « ni patrie, ni patron, ni Le Pen, ni Macron ».

    Marc-Olivier Bherer

    #police


  • Gilets jaunes : tentations révolutionnaires et risque de chaos (1/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Gilets-jaunes-tentations

    Il est absurde de vouloir affirmer des vérités définitives sur un mouvement en cours, une vague aussi ample, mouvante, hétéroclite et atypique que celle des « gilets jaunes ». Mais on peut essayer de dégager quelques points de repères, éléments de réflexions, sources d’inquiétude et interrogations tout comme on peut, il faut, formuler ce que nous souhaitons pour l’avenir en prenant garde à ne pas plaquer notre projet #Politique propre, la démocratie directe, sur un mouvement admirablement vivant et (...)

    #Analyses

    / Gilets jaunes (2018), #Insurrectionnalisme, #Gauchisme, #Lieux_Communs, Politique, #Article, (...)

    #Gilets_jaunes_2018_ #Revolution


  • La révolution, pour ou contre ?
    https://paris-luttes.info/la-revolution-pour-ou-contre-11165

    Certain.e.s, il y a quelques années ont formulé la question de leur action ainsi : "Que faire de l’idée révolutionnaire quand la situation ne l’est pas ?". Assez justement, leur réponse, à travers leur implantation dans un quartier, a été de participer à construire l’autonomie. Aujourd’hui, la conjoncture n’est plus exactement la même, le ciel semble être un peu plus nerveux. Alors, il est peut être temps de reformuler l’énoncé : “Comment rouvrir l’hypothèse révolutionnaire quand la situation l’est à nouveau ?”

    #insurrection #destitution #révolution




  • Gilets jaunes : réponses aux objections du désordre établi
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Gilets-jaunes-reponses-aux

    Le mouvement des « gilets jaunes » bouscule toute la société française. Il suscite des réactions, des commentaires, des réserves, des arguments qu’il faut reçevoir, discuter et réfuter. Quelques réponses, ci-dessous, à quelques-une de ces objections qui entretiennent le désordre établi qu’il faut abattre et empêchent de regarder en face la crise actuelle, ses enjeux colossaux et obstruent l’avenir alors qu’il est plus ouvert que jamais. La méthode du blocage ne serait pas légitime Le blocage s’impose (...)

    #Analyses

    / #Lieux_Communs, #Politique, Gilets jaunes (2018), #Article, #Revolution, #Égalité_des_revenus, #Écologisme, #Électoralisme, #Multiculturalisme, #Assemblée, #Banlieue, (...)

    #Gilets_jaunes_2018_ #Guerre



  • The Kaiser goes : the generals remain - Theodor Plivier
    https://libcom.org/history/kaiser-goes-generals-remain-theodor-plivier-1932

    Text entier en anglais : https://libcom.org/files/TheKaiserGoesTheGeneralsRemain.pdf https://libcom.org/files/TheKaiserGoesTheGeneralsRemain.mobi

    Du même auteur : Stalingrad (1945), Moskau (1952), Berlin (1954), une trilogie sur la guerre contre les nazis. Je n’ai pas encore trouvé de version en ligne.

    This is an amazing novel about the German Revolution, written by a participant. Republished here in PDF and Kindle formats.

    I’m republishing a novel about the German Revolution called The Kaiser Goes: the Generals Remain, written by a participant in the naval mutinies which kicked the whole thing off. But the novel doesn’t just concern rebellion in the armed forces, there’s all kinds of other exciting events covered too!

    I first became aware of the novel when I noticed some quotations from it in Working Class Politics in the German Revolution1, Ralf Hoffrogge’s wonderful book about the revolutionary shop stewards’ movement in Germany during and just after World War I.

    I set about finding a copy of The Kaiser goes..., read it, and immediately wanted to make it more widely available by scanning it. The results are here.

    Below I’ve gathered together all the most readily accessible information about the novel’s author, Theodor Plivier, that I can find. Hopefully, the sources referenced will provide a useful basis for anybody who wants to do further research.

    Dan Radnika

    October 2015

    THEODOR Otto Richard PLIVIER – Some biographical details

    Theodor Plivier (called Plievier after 1933) was born on 12 February 1892 in Berlin and died on 12 March 1955 in Tessin, Switzerland.

    Since his death Plivier/Plievier has been mostly known in his native Germany as a novelist, particularly for his trilogy of novels about the fighting on the Eastern Front in WWII, made up of the works Moscow, Stalingrad and Berlin.

    He was the son of an artisan file-maker (Feilenhauer in German) and spent his childhood in the Gesundbrunnen district in Berlin. There is still a plaque dedicated to him on the house where he was born at 29 Wiesenstraße. He was interested in literature from an early age. He began an apprenticeship at 17 with a plasterer and left his family home shortly after. For his apprenticeship he traveled across the German Empire, in Austria-Hungary and in the Netherlands. After briefly returning to his parents, he joined up as a sailor in the merchant navy. He first visited South America in 1910, and worked in the sodium nitrate (saltpetre) mines in 1913 in Chile. This period of his life seems to have provided much of the material for the novel The World’s Last Corner (see below).

    He returned to Germany, Hamburg, in 1914, when he was still only 22. He was arrested by the police for a brawl in a sailors’ pub, and was thus “recruited” into the imperial navy just as the First World War broke out. He spent his time in service on the auxiliary cruiser SMS Wolf, commanded by the famous Commander Karl August Nerger. It was he who led a victorious war of patriotic piracy in the Atlantic, the Indian Ocean and the Pacific, seizing enemy ships and their cargo, taking their crews prisoner, and returning in glory to Kiel in February 1918. The activities of SMS Wolf are described in fictional form in the final chapter of Plivier’s The Kaiser’s Coolies (see below). The young Plivier didn’t set foot on land for 451 days, but while at sea he became converted to revolutionary ideas, like thousands of other German sailors. Nevertheless, he never joined a political party. In November 1918, he was in Wilhelmshaven and participated in the strikes, uprisings and revolts accompanying the fall of the German Empire, including the Kiel Mutiny. He also played a small role in the November Revolution in Berlin.

    He left the navy after the armistice (11 November 1918) and, with Karl Raichle and Gregor Gog (both sailor veterans of the Wilmhelmshaven revolt), founded the “Green Way Commune”, near Bad Urach. It was a sort of commune of revolutionaries, artists, poets, proto-hippies, and whoever turned up. Two early participants were the anarchist Erich Mühsam and Johannes Becher (see below), who was a member of the German Communist Party (KPD). At this time several communes were set up around Germany, with Urach being one of three vegetarian communes set up in the Swabia region2.

    It was the beginning of the anarchist-oriented “Edition of the 12” publishing house. Plivier was certainly influenced by the ideas of Bakunin, but also Nietzsche. Later he took on some kind of “individualist anarchism”, ensuring that he didn’t join any party or formal political organisation.

    In Berlin in 1920 he married the actress Maria Stoz3. He belonged to the circle of friends of Käthe Kollwitz4, the radical painter and sculptor, who painted his portrait. On Christmas Day 1920 he showed a delegation from the American IWW to the grave of Karl Liebknecht5. In the early ‘20s he seems to have associated with the anarcho-syndicalist union, the FAUD (Free Workers’ Union of Germany), and addressed its public meetings6.

    Plivier underwent a “personal crisis” and began to follow the example of the “back to nature” poet Gusto Gräser7, another regular resident of “Green Way” and a man seen as the leading figure in the subculture of poets and wandering mystics known (disparagingly at the time) as the “Inflation Saints” (Inflationsheilige)8. In the words of the historian Ulrich Linse, “When the revolutionaries were killed, were in prison or had given up, the hour of the wandering prophets came. As the outer revolution had fizzled out, they found its continuation in the consciousness-being-revolution, in a spiritual change”9. Plivier began wearing sandals and robes…10 According to the Mountain of Truth book (see footnote), in 1922, in Weimar, Plivier was preaching a neo-Tolstoyan gospel of peace and anarchism, much influenced by Gräser. That year he published Anarchy, advocating a “masterless order, built up out of the moral power of free individuals”. Supposedly, “he was a religious anarchist, frequently quoting from the Bible”11. This was not unusual amongst the Inflationsheilige.

    His son Peter and his daughter Thora died from malnutrition during the terrible times of crisis and hyper-inflation in 1923. A year later he began to find work as a journalist and translator. He then worked for some time in South America as a cattle trader and as secretary to the German consul in Pisagua, Chile. On his return to Germany he wrote Des Kaisers Kulis (“The Kaiser’s Coolies”) in 1929, which was published the following year. It was a story based on his days in the Imperial Navy, denouncing the imperialist war in no uncertain terms. At the front of the book is a dedication to two sailors who were executed for participation in a strike and demonstration by hundreds of sailors from the Prinzregent Luitpold12. Erwin Piscator put on a play of his novel at the Lessingtheater in Berlin, with the first showing on 30 August 1930. Der Kaiser ging, die Generälen blieben (“The Kaiser Goes: The Generals Remain”) was published in 1932. In both novels Plivier did an enormous amount of research, as well as drawing on his own memories of important historical events. In the original edition of Der Kaiser ging… there is a citations section at the end with fifty book titles and a list of newspapers and magazines consulted. This attention to historical fact was to become a hallmark of Plivier’s method as a novelist. The postscript to Der Kaiser ging… clearly states what he was trying to do:

    “I have cast this history in the form of a novel, because it is my belief that events which are brought about not by any exchange of diplomatic notes, but by the sudden collision of opposed forces, do not lend themselves to a purely scientific treatment. By that method one can merely assemble a selection of facts belonging to any particular period – only artistic re-fashioning can yield a living picture of the whole. As in my former book, The Kaiser’s Coolies, so I have tried here to preserve strict historic truth, and in so far as exact material was available I have used it as the basis of my work. All the events described, all the persons introduced, are drawn to the life and their words reproduced verbatim. Occasional statements which the sources preserve only in indirect speech are here given direct form. But in no instance has the sense been altered.”

    His second marriage (which didn’t produce any children) was to the Jewish actress Hildegard Piscator in 1931. When Hitler came to power as Chancellor in 1933, his books were banned and publically burnt. He changed his name to Plievier. That year he decided to emigrate, and at the end of a long journey which led him to Prague, Zurich, Paris and Oslo, he ended up in the Soviet Union.

    He was initially not subject to much censorship in Moscow and published accounts of his adventures and political commentaries. When Operation Barbarossa was launched he was evacuated to Tashkent along with other foreigners. Here, for example, he met up (again?) with Johannes Robert Becher, the future Culture Minister of the DDR! In September 1943 he became a member of the National Committee for a Free Germany (NKFD), which gathered anti-Nazi German exiles living in the USSR – not just Communist Party members, although there were a fair number of them involved. In 1945 he wrote Stalingrad, based on testimonies which he collected, with official permission, from German prisoners of war in camps around Moscow. This novel was initially published in occupied Berlin and Mexico, but ended up being translated into 14 languages and being adapted for the theatre and TV13. It describes in unflinching and pitiless detail the German military defeat and its roots in the megalomania of Hitler and the incompetence of the High Command. It is the only novel by Plievier that was written specifically as a work of state propaganda. It is certainly “defeatist”, but only on the German side – it is certainly not “revolutionary defeatist” like Plievier’s writings about WWI. The French writer Pierre Vaydat (in the French-language magazine of German culture, Germanica14) even suggests that it was clearly aimed at “the new military class which was the officer corps of the Wehrmacht” in an effort to encourage them to rise up against Hitler and save the honour of the German military. The novel nevertheless only appeared in a censored form in the USSR.

    He returned to Weimar at the end of 1945, as an official of the Red Army! For two years he worked as a delegate of the regional assembly, as director of publications and had a leading position in the “Cultural Association [Kulturbund] for German Democratic Renewal” which was a Soviet organisation devoted to changing attitudes in Germany and preparing its inclusion into the USSR’s economic and political empire. As with so much else in Plievier’s life, this episode was partly fictionalised in a novel, in this case his last ever novel, Berlin.

    Plievier ended up breaking with the Soviet system in 1948, and made an announcement to this effect to a gathering of German writers in Frankfurt in May of that year15. However, Plievier had taken a long and tortuous political path since his days as a revolutionary sailor in 1918… He clearly ended up supporting the Cold War – seeing the struggle against “Communist” totalitarianism as a continuation of the struggle against fascism (logically enough). What’s more, his views had taken on a somewhat religious tinge, talking of a “spiritual rebirth” whose foundations “begin with the Ten Commandments from Mount Sinai and end with the theses of the Atlantic Charter”! Although it can be read as a denunciation of the horrors of war in general, it’s clear that Berlin, his description of the collapse of Nazi Germany in 1945, is far more of a denunciation of Soviet Russia than anything else. The character Colonel Zecke, obviously a mouthpiece for Plievier’s views, even claims that Churchill and Roosevelt only bombed Dresden because they wanted to please Stalin. If you say so, Theo…! One virtue of Plievier’s single-minded attack on the Russian side is that he draws attention to the mass rape of German women by Russian soldiers. This was a war crime which it was not at all fashionable to mention at the time he was writing, despite the existence of perhaps as many as two million victims16.

    Berlin ends with one of the recurring characters in Plievier’s war novels being killed while participating in the East German worker’s revolt in 195317. Despite his conservative turn, Plievier obviously still has some of the spirit of Wilhelmshaven and can’t restrain himself from giving the rebellious workers some advice about how to organise a proletarian insurrection – seize the means of production! Another character says:

    “What use was it raising one’s fists against tanks, fighting with the Vopos [Volkspolizei – People’s Police], trampling down propaganda posters – one has to get into the vital works, to get busy at the waterworks, the power stations, the metropolitan railway! But the workers are without organisation, without leadership or a plan –the revolt has broken out like a steppes fire and is flickering away uncoordinated, in all directions at once.”

    He went to live in the British Zone of Occupation. He got married for a third time, in 1950, to Margarete Grote, and went to live next to Lake Constance. He published Moscow (Moskau) in 1952 and Berlin in 1954. He moved to Tessin in Switzerland in 1953, and died from a heart attack there in 1955, at the age of 63.

    His works – particularly the pro-revolutionary ones – are almost unknown in the English-speaking world (or anywhere else) today. The republication of The Kaiser Goes: The Generals Remain in electronic form is a modest attempt to remedy this!

    Finally, please read Plivier’s novels! Even the reactionary ones…

    #Allemagne #histoire #révolution #littérature


  • 10.11.2018 : Eine Vernunftehe (Tageszeitung junge Welt)
    https://www.jungewelt.de/artikel/343322.novemberrevolution-eine-vernunftehe.html

    Après leur chute originelle en 1914 les social-démocrates allemands en 1918 récoltent les fruits empoisonnées que leur tendent les industriels.

    En proposant le poste de président à Friedrich Ebert et en acceptant l’accord sur la cogestion des usines les industriels lient les socialistes SPD au sort de l’industrie allemande. Les lois issues de l’accord garantissent des postes et salaires à un nombre important de syndicalistes et fonctionnaires social-démocrates. Le système de cogestion constitue la base du contrat social dans l’Allemagne capitaliste sauf pendant l’interlude nazi entre 1933 et 1945.

    Cent ans plus tard l’accord historique est menacé par la politique néolibérale qui cherche à se débarasser des conventions collectives et des représentants d’employés prévus par la loi. La disparition de l’electorat SPD prive ses fonctionnnaires et les syndicats des troupes indispensables pour la défense des structures qui constituent l’essence de la Sozialpartnerschaft . Nous entrons dans une phase de luttes des classes moins organisées et plus violentes en coséquence.

    Bereits sechs Tage nachdem Reichskanzler Max von Baden die Abdankung des Kaisers verkündet hatte, handelten Gewerkschaften und Industriekapitäne den Achtstundentag aus. Am 15. November 1918 vereinbarten der Ruhrindustrielle Hugo Stinnes und der Vorsitzende der Generalkommission der Gewerkschaften Deutschlands, Carl Legien, quasi im Handumdrehen die Erfüllung einer Kernforderung der Arbeiterbewegung. Dafür hatten zuvor die Gewerkschaften und politische Parteien mehr als fünfzig Jahre vergeblich gekämpft. Wenige Tage später erhielt das Stinnes-Legien-Abkommen qua Regierungsdekret Gesetzesrang. So schnell ist die Erfolgsstory vom Auftakt der deutschen Sozialpartnerschaft erzählt, und sie kann in mal mehr, mal weniger elaborierter Form in Festschriften und Verlautbarungen von Gewerkschaften oder Sozialdemokraten zum 100. Jahrestag der Revolution von 1918/19 nachgelesen werden.
    Opfersinn der Arbeiterklasse

    In Wahrheit wurde die Sozialpartnerschaft in Deutschland schon zwei Jahre zuvor besiegelt. In den Verhandlungen um das Gesetz über den vaterländischen Hilfsdienst, das am 5. Dezember 1916 erlassen wurde, konnten Sozialdemokraten und Sozialliberale durchsetzen, dass in Betrieben mit mehr als 50 Beschäftigten Arbeiter- und Angestelltenausschüsse gebildet wurden. Damit war die bisherige Herr-im-Haus-Stellung der Industriekapitäne stark beschnitten, denn diese wurden dazu verpflichtet, ihrer Belegschaft Auskunft über Lohn- und Beschäftigungsfragen sowie über die Lage des Betriebs zu geben. Legien deutete das Kriegsgesetz im Correspondenzblatt der Generalkommission der Gewerkschaften Deutschlands am 9. Dezember als Erfolg der Arbeiter und deren Anstrengungen im Kriege: »Der Hilfsdienst verlangt weitgehende Opfer von allen, nicht zum wenigsten auch Verzicht auf wichtige Rechte. Dem freien Arbeitsvertrag, der Freizügigkeit sind Schranken gesetzt. Das neue Gesetz bringt aber nicht bloß Pflichten für die Arbeiterschaft, sondern es ist (…) gelungen, die Rechte der Arbeiter und Angestellten in Formen, die für die Interessenvertretung während des Krieges ausreichend sind, sicherzustellen (…) In dem Existenzkampf, den Deutschland um sein Bestehen und seine Zukunft führt, hat sich die Wahrheit glänzend durchgerungen, dass die Arbeiterklasse der bedeutsamste Teil des Volksganzen ist, ohne deren Opfersinn der geregelte Aufbau der Kriegswirtschaft nicht möglich wäre.«

    Diese Zugeständnisse konnten die Oberste Heeresleitung (OHL) und die Regierung ohne Sorge machen, denn die Gewerkschaften und die Sozialdemokratische Partei hatten sich schon 1914, als das deutsche Kaiserreich der Welt den Krieg erklärte, als »vernünftig« erwiesen und erklärt, nun sei die Stunde gekommen, das Vaterland zu verteidigen. Mehr noch, es war für den deutschen Imperialismus, der seit Anbeginn des Krieges mit großer Arbeitskraftfluktuation zu kämpfen hatte, elementar, einen Ansprechpartner im Betrieb zu haben, der dabei half, die Arbeitskraft zu mobilisieren.

    Als die deutschen Schwerindustriellen in den Oktobertagen 1918 von der OHL erfuhren, dass mit einem siegreichen Ausgang des Krieges nicht mehr zu rechnen sei, erwiesen sie sich als geschmeidig genug und besaßen vor allem den richtigen Riecher, als sie beschlossen, »auf seiten der Arbeiterschaft starke Bundesgenossen« (siehe unten) zu suchen. Die fanden sie in der Gewerkschaftsführung. Am 20. Oktober verhandelten in Berlin die Kapitalgewaltigen Walther Rathenau, Carl Friedrich von Siemens, Anton von Rieppel und Ernst von Borsig mit einer Gruppe Gewerkschaftsführer rund um Legien. Im Ruhrgebiet war zwei Tage zuvor der Zechenverband, vertreten z. B. von Hugo Stinnes, Emil Kirdorf und Alfred Hugenberg, mit Funktionären der Bergarbeitergewerkschaften auf Tuchfühlung gegangen. Nicht alle waren glücklich über diese Verhandlungen, das zeigt die Reaktion eines Arbeiters, dem der Gewerkschaftsführer Otto Hue von den Verhandlungen mit Stinnes und Co. berichtet hatte. »Mit Stinnes? Bist du verrückt? Der wird aufgehangen!«
    Angst vor der Revolution
    Revolutionsabo

    Die Industriellen trieb vor allem die Angst vor Enteignungen und vor anarchischen Zuständen nach dem verlorenen Krieg zu Konzessionen, und so ergriffen sie die Gelegenheit wie der Ertrinkende den Rettungsring. In Carl Legien hatten sie nicht nur einen Partner, der seine vaterländische Gesinnung mehrfach unter Beweis gestellt hatte, sondern auch einen »Realpolitiker«, der in den Kämpfen der Parteilinken einen »Radikalismus« erblickte, den er seinen »Lebtag nicht ertragen« habe können, wie er schon 1915 ausgeführt hatte, und der sich auch im praktischen Kampf gegen die linken Sozialdemokraten verdient gemacht hatte.

    Als die Revolution, inspiriert von den Vorgängen in Russland und ausgelöst durch die Meuterei in Wilhelmshaven und Kiel, die Reichshauptstadt erreichte, waren die Verhandlungen zwischen Gewerkschaften und Industriellen schon weit fortgeschritten und konnten am 14. November schließlich, noch bevor den Akteuren das Heft des Handelns aus den Händen glitt, zu einem günstigen Ende geführt werden, so dass Hugo Stinnes zufrieden resümierte, die Gewerkschaften »werden ihre sozialistischen Ideen jetzt nicht aufgeben, aber praktisch keinen Gebrauch davon machen«.

    Das Abkommen folgte, bei allen Neuerungen, die es mit sich brachte, der alten Logik der Bismarckschen Sozialgesetzgebung. Die Maßnahmen sollten einer drohenden Radikalisierung der deutschen Arbeiterbewegung die Grundlage entziehen. Die große Stunde der Gewerkschaften schlug also in dem Moment, in dem sie sich als die gemäßigte Alternative zu einer Rätebewegung und einem revolutionären Umsturz (wie in Russland) präsentieren konnten. Wo die Arbeiter mit sozialpolitischen Maßnahmen nicht vom Revolutionskurs abgebracht werden konnten, half Gewalt. Der Januaraufstand und einige Räterepubliken wurden von Freikorps niedergemacht, unter anderem finanziert von Hugo Stinnes, dem Stammvater der Sozialpartnerschaft.

    Getrieben von den Klassenkämpfen, schlossen Kapital und Gewerkschaften eine Vernunftehe. So sollte der revolutionären Bewegung das Rückgrat gebrochen werden. Die beiden »Eheleute« wurden zu »Sozialpartnern« auf 100 Jahre gemacht.

    #Allemagne #histoire #mouvement_ouvrier #révolution


  • November 1918: Die Schauplätze der Revolution in Berlin - Berlin - Tagesspiegel Mobil
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/november-1918-die-schauplaetze-der-revolution-in-berlin/23353856.html

    09.11.2018, 00:07 Uhr Andreas Austilat

    An welchen Orten fand die Novemberrevolution vor 100 Jahren in Berlin statt - und wie sieht es dort heute aus? Eine Reise durch die Zeit.

    Arbeiter formieren sich zu Marschkolonnen, auf der Chausseestraße fallen Schüsse. Und der Kanzler wartet auf Nachricht vom Kaiser. Lesen Sie hier den Essay von Andreas Austilat über die Novemberrevolution 1918 in Berlin.

    1. Bebelplatz / Straße unter den Linden
    Im November 1918 heißt der Bebel- noch Kaiser-Franz-Josef-Platz. Das Bild zeigt einen Demonstrationszug der die Linden hinunter zum Schloss zieht. Im Hintergrund erkennt man rechts das Alte Palais und links daneben die ehemals Königliche Bibliothek, die schon damals von der Universität genutzt wurde. Heute befindet sich dort die Bibliothek der Juristischen Fakultät. In der Mitte des Demonstrationszuges schwenkt ein Matrose in Marineuniform eine rote Fahne.

    2. Garde-Ulanen-Kaserne / Invalidenstraße 55
    Es ist der 9. November 1918, immer mehr Demonstranten tauchen vor den Berliner Kasernen auf und fordern die Soldaten auf, sich ihnen anzuschließen. So auch die Garde-Ulanen in der Invalidenstraße. Teile der Truppe legen die Waffen nieder, das Regiment wird aufgelöst. Doch im Januar werden viele einstige Ulanen zurückkehren und sich den Freikorps anschließen, die an der Ermordung von Karl Liebknecht und Rosa Luxemburg beteiligt sind. 1943 nutzt die SS die Ställe der Kaserne, um dort jüdische Bürger Berlins zu sammeln, die anschließend am Moabiter Güterbahnhof die Züge nach Auschwitz besteigen müssen. Die Kaserne wird 1955 abgerissen, in den 1970er Jahren wird dort die Heinrich-Zille-Siedlung errichtet.

    3. Maikäferkaserne / Chausseestraße
    Die Kaserne der Garde-Füsiliere in der Chausseestraße. Bei einem Handgemenge vor dem Tor sterben drei Demonstranten, unter ihnen Erich Habersaath, der erste Tote des Tages. Nach ihm wird später die ehemalige Kesselstraße benannt, die zu einem Nebentor der Kaserne führt. Lange befand sich auf dem Gelände, der im Zweiten Weltkrieg zerstörten Kaserne, das Stadion der Weltjugend. Heute ist dort der Sitz des Bundesnachrichtendienstes.

    4. Vor dem Berliner Schloss / Lustgartenseite
    Am 29. Dezember findet vor dem Schloss eine Kundgebung zum Gedenken an die Matrosen statt, die bei den Kämpfen mit Freikorpsangehörigen an Weihnachten getötet wurden. Der Redner auf der Balustrade ist Otto Tost, zeitweise Befehlshaber der Volksmarinedivision. Im Hintergrund erkennt man in der Mitte das heute nicht mehr existierende Gebäude der Danat-Bank. Rechts am Rand der Straße Unter den Linden, die Kommandantur. Äußerlich rekonstruiert ist dort heute die Hauptstadtrepräsentanz der Bertelsmann-Stiftung.

    5. Circus Busch, James-Simon-Park
    Der Circus Busch an der Burgstraße ist damals beliebte Vergnügungsstätte, der Kuppelbau fasst 4000 Zuschauer. Am 10. November ist er Schauplatz der Vollversammlung der Berliner Arbeiter- und Soldatenräte. Bestätigt wird der Rat der Volksbeauftragten, gebildet von SPD und USPD, der bis zum Jahresende die Regierungsgeschäfte führt. Der Circus wurde 1937 abgerissen, heute befindet sich dort ein Park, zu sehen am rechten Bildrand.

    6. Berliner Schloss, Portal IV
    Am 24. Dezember wurde das Schloss von Freikorps-Truppen mit Artillerie beschossen, um die Volksmarinedivision zu vertreiben, doch die behauptete sich. Das Original wurde zu DDR-Zeiten in das Staatsratsgebäude eingefügt, Liebknecht hatte einst vom Balkon die sozialistische Republik ausgerufen. Liebknecht hatte einst vom Balkon zur Lustgartenseite hin die sozialistische Republik ausgerufen.

    7. Schlossplatz, Ecke Breite Straße
    Das Bild zeigt Soldaten auf der anderen Seite des Schlosses, an der Ecke Breite Straße vor dem Marstall, vermutlich um Weihnachten 1918, als der Streit um die Besetzung des Schlosses durch die Volksmarinedivision eskalierte und zur Schlacht mitten im Stadtzentrum geriet. Die Männer dürften die Situation hier nachgestellt haben, während der Kämpfe hätten sie sich kaum so exponieren können. Heute ist die Fassade des Schlosses im Hintergrund an dieser Stelle weitgehend rekonstruiert.

    8. Marinehaus, Märkisches Ufer 48-50
    Das Marinehaus ist das letzte Hauptquartier der Volksmarinedivision. Per Handzettel wurden zu Beginn der Revolution die überall in der Stadt auftauchenden Matrosen der Kriegsmarine aufgefordert, sich am 11. November im Neuen Marstall zu melden, dort wurde die Division als eine Art Schutztruppe der jungen Republik aufgestellt. Lange begriff sich die Division als überparteilich. Doch im Dezember geriet sie immer stärker in Opposition zur Mehrheit der Sozialdemokraten. Der Streit eskaliert Weihnachten in Kämpfen um das Berliner Schloss. Im März 1919 wird die Truppe aufgelöst, das Bild zeigt die Abgabe der schweren Waffen. Das Marinehaus steht heute noch, in DDR-Zeiten wurde dort eine Gaststätte eingerichtet, im Erdgeschoss ist im Haus immer noch ein Restaurant.

    9. Friedrichstraße Ecke Kochstraße
    Die Aufnahme der Straßenkämpfe ist vermutlich im Januar 1919 entstanden. Darauf deutet die Werbung auf der Litfaßsäule hin. Das aktuelle Foto zeigt die direkt gegenüberliegende Straßenecke.

    #Berlin #Geschichte #Revolution #1918


  • Où va donc la colère ?, par Georges Didi-Huberman
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/DIDI_HUBERMAN/55440

    Soulèvement, insurrection, révolte : le feu de la colère suscite un événement imprévisible, qui, entre fête et violence, entre allégresse et ressentiment, est toujours susceptible de bifurquer ou de se dévoyer, s’il n’est pas simplement écrasé ou canalisé par l’autorité contre laquelle il s’est dressé. C’est dire que révolte n’est pas synonyme d’émancipation.

    #révolte #insurrection #révolution #fascisme


  • Une révolution à ne pas oublier
    2018 : centenaire de la République des conseils en Allemagne

    Par Paul Mattick Jr

    http://jefklak.org/une-revolution-a-ne-pas-oublier

    À présent que sont terminées les commémorations en grandes et funestes pompes pour le centenaire de la boucherie de 14-18, on lira ici un autre souvenir, plus engageant. Car à la toute fin de cette guerre des puissances européennes commence une autre histoire, celle de la Novemberrevolution en Allemagne. Dès octobre 1918, les mutineries s’enchaînent, notamment chez les matelots qui refusent de continuer les massacres qu’on leur ordonne. Des soldats, paysan·nes et ouvrier·es se réunissent alors autour de structures de décision autonomes de tout pouvoir extérieur et s’auto-organisent en conseils – le tout en activant la grève générale. La monarchie et la bourgeoisie sont attaquées, la République socialiste de Bavière est proclamée… Mais laissons Paul Mattick Jr nous raconter cette histoire : sans en tirer de leçons définitives, et sans comparer l’incomparable, son éclairage donne un peu plus de prise et d’outils face aux crises politiques que nous vivons aujourd’hui.

    Traduction de l’anglais (États-Unis) par Émilien Bernard

    Texte original : « A Revolution to Remember », Commune , no 1 – Automne 2018.

    Commune est un site web et un magazine papier semestriel qui vient de se créer, pour le plaisir de tout·es nos lecteurs et lectrices anglophones. Longue vie !

    Paul Mattick Jr est auteur d’essais et responsable de « Field Notes », pages politiques du journal The Brooklyn Rail à New York.



  • University alerts students to danger of leftwing essay

    Prevent critics slam Reading for labelling ‘mainstream’ academic text as extremist.
    An essay by a prominent leftwing academic that examines the ethics of socialist revolution has been targeted by a leading university using the government’s counter-terrorism strategy.

    Students at the University of Reading have been told to take care when reading an essay by the late Professor Norman Geras, in order to avoid falling foul of Prevent.

    Third-year politics undergraduates have been warned not to access it on personal devices, to read it only in a secure setting, and not to leave it lying around where it might be spotted “inadvertently or otherwise, by those who are not prepared to view it”. The alert came after the text was flagged by the university as “sensitive” under the Prevent programme.

    The essay, listed as “essential” reading for the university’s Justice and Injustice politics module last year, is titled Our Morals: The Ethics of Revolution. Geras was professor emeritus of government at the University of Manchester until his death in 2013. He rejected terrorism but argued that violence could be justified in the case of grave social injustices.

    Waqas Tufail, a senior lecturer in criminology at Leeds Beckett University who wrote a report about Prevent last year, described the case at Reading as “hugely concerning”. Another Prevent expert, Fahid Qurashi of Staffordshire University, said the move showed how anti-terrorism legislation is “being applied far beyond its purview”.
    Guardian Today: the headlines, the analysis, the debate - sent direct to you
    Read more

    Ilyas Nagdee, black students’ officer for the National Union of Students, said the case again highlighted “misunderstanding of the [counter-terrorism guidance].”

    The strategy, itself controversial, is meant to divert people before they offend, and requires universities to monitor students’ and academics’ access to material that could be considered extremist. The scheme has repeatedly come under fire since its remit was expanded by the coalition government in 2011. Critics argue that it has curtailed academic freedom by encouraging universities to cancel appearances by extremist speakers and for fostering a “policing culture” in higher education.

    Tufail added: “This text was authored by a mainstream, prominent academic who was well-regarded in his field, who was a professor at Manchester for many years and whose obituary was published in the Guardian. This case raises huge concerns about academic freedom and students’ access to material, and it raises wider questions about the impact of Prevent.” The text was identified as potentially sensitive by an academic convening the course. “This is almost worse because it means academics are now engaging in self-censorship,” Tufail said.

    Nagdee said: “Prevent fundamentally alters the relationship between students and educators, with those most trusted with our wellbeing and development forced to act as informants. As this case shows, normal topics that are discussed as a matter of course in our educational spaces are being treated as criminal”.

    The University of Reading said: “Lecturers must inform students in writing if their course includes a text deemed security-sensitive, and then list which students they expect will have to access the material.

    “As laid out in the Counter-Terrorism and Security Act 2015, the University of Reading has put policies in place to take steps to prevent students being drawn into terrorism.” One aspect of this is to safeguard staff and students who access security-sensitive materials legitimately and appropriately used for study or research.”

    https://www.theguardian.com/education/2018/nov/11/reading-university-warns-danger-left-wing-essay
    #université #it_has_begun #UK #Angleterre #surveillance #censure #gauche #droite #Reading #Prevent_programme #terrorisme #anti-terrorisme #violence #liberté_d'expression #liberté_académique #extrémisme #Norman_Geras


  • Il y a 100 ans : La Révolution allemande de 1918/1919
    En français !


    Le livre Der Verrat (1969) de Sebastian Haffner (1907-1999), commentateur visionnaire de son époque et qui n’aimait vraiment pas Hitler, a paru en français chez Agone au début de l’année. Ce livre a infléchi en son temps l’historiographie de la Révolution de Novembre en éclairant le rôle sombre joué par la social-démocratie dans la confiscation de la révolution. Depuis, on en discute.
    n.b. : L’image de couverture « Revolution » est de Gerd Arntz.
    https://agone.org/elements/allemagne1918unerevolutiontrahie

    #Révolution_allemande


  • N’oublions pas la Révolution allemande


    cc : National Library of Israel, Schwadron collection

    En ces temps de commémorations impudiques et morbides, il peut être sain de se rappeler les pièces du dramaturge allemand Ernst Toller (1893-1939). A son retour du front, en 1917, Toller s’insurge contre ces pères qui envoient leurs enfants à la mort, eux qui : « […] n’ont jamais été couchés dans les tranchées, n’ont jamais entendu les cris désespérés des mourants, n’ont jamais entendu la plainte des forêts bombardées, n’ont jamais vu les yeux inconsolables des paysans qu’on chasse ». (Eine Jugend in Deutschland, 1933)
    Plutôt que de commémorer, dénonçons l’horreur de la guerre. Et commémorons plutôt la Révolution allemande (novembre 1918-avril 1919), celle de ces jeunes qui ont cru un instant, à l’instar de celles et de ceux de la Commune, que le peuple prendrait enfin le pouvoir. Toller s’est battu jusqu’au bout dans la révolution de Munich et a passé cinq ans en prison. Exilé aux États-Unis, il se suicidera en 1939. A propos de cette Révolution allemande confisquée, il a dit : « Qui veut comprendre la faillite de 1933 doit connaître les évènements des années 1918 et 1919 en Allemagne ».
    En 1930, il avertissait déjà : « La montre indique une minute avant minuit. »
    (pour les germanophones) :
    Die Wandlung (1919) : http://ds.ub.uni-bielefeld.de/viewer/image/519220/1/#topDocAnchor
    Masse Mensch (1920) : http://gutenberg.spiegel.de/buch/masse-mensch-3537/1
    Son autobiographie, Eine Jugend in Deutschland (1933) : http://gutenberg.spiegel.de/buch/eine-jugend-in-deutschland-3538/1
    #Ernst_Toller #Révolution_allemande


  • Novemberrevolution : Und ewig grüßt der Scheidemann | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Novemberrevolution-Und-ewig-gruesst-der-Scheidemann-4191208.html


    Ce photomontage sert d’illustration officielle pour le mythe fondateur de la première république bourgeoise d’Allemagne. L’auter Jörg Albert révèle encore d’autre faux et mensonges à propos des événements de 1918/1919.

    Hat Scheidemann am 9. November wirklich die Republik ausgerufen?

    Auch im Jubiläumsjahr werden wir den uns allen längst vertrauten Philipp Scheidemann des öfteren sehen.

    Da wäre zuerst einmal Scheidemann am 9. November 1918 gegen 14 Uhr todesverachtend auf der Balustrade des Reichstagsbalkons die Republik ausrufend.
    Scheidemann beim Ausrufen der Republik (?). Bild: Erich Greifer/gemeinfrei

    Den rechten Arm zum Gruß erhoben, den linken in der Hüfte eingeknickt schwebt Scheidemann förmlich neben seinen Kabinettskollegen - bejubelt von der Berliner Bevölkerung.

    Nur dass halt das Bild eine Fotomontage der „Berliner Illustrierten“ ist - aus welchen Einzelelementen auch immer. Lothar Machtan hat in der „Zeit“ vom 6. April 2018 darauf hingewiesen. Schaut man noch einmal auf das Bild, fällt auf, wie winzig die Personen auf dem Balkon im Vergleich zu den Menschen ihnen zu Füßen sind.

    Wieso ist uns das nie aufgefallen?

    Doch wie steht es um den zweiten allseits bekannten Auftritt Scheidemanns die Republik ausrufend, diesmal gar in Ton und Film:

    Teile dieser Aufnahme stammen „von einer Agitationsrede, die Scheidemann am 6. Januar 1919 aus dem Fenster des Reichskanzlerpalais in der Wilhelmstraße gehalten hat - während einer Großdemonstration der Sozialdemokraten gegen die von Karl Liebknecht geführten Kommunisten“ (Machtan).

    Liebknecht hatte zu diesem Zeitpunkt noch neun Tage zu leben.

    Der Ton zum Film ist Original-Scheidemann, Jahre später aufgenommen. Die eher bürgerlichen runden statt proletarisch flachen Hüte werden gegen Liebknechts KPD geschwenkt, doch für die Nachwelt und YouTube synchron zum Ausrufen der Republik.

    Das toppt Sergej Eisensteins Montagetechnik aus dem Jahre 1925 mit der Potemkin-Treppe von Odessa. Der Begriff der „Potemkinschen Republik“ schießt einem durch den Kopf.

    #Allemagne #histoire #révolution #photographie #propagande



  • 100 Jahre Revolution – Berlin 1918/19
    https://100jahrerevolution.berlin

    La révolution abortée sert de carrière à la pléthore de bureaucrates et artistes officiels qu’ils soient domiciliés à Berlin ou seulement bien connectés aux cercles qui détiennent le pouvoir de décision sur l’attribution de fonds publiques. Pourtant si tu es avide d’images de la révolution qu’on cache dans les archives la plupart du temps, c’est une bonne occasion de faire le plein avant qu’on les fasse disparaître dans les oubliettes jusqu’au prochain anniversaire historique.

    Über 250 Ausstellungen und Veranstaltungen von mehr als 60 Partnern in ganz Berlin erinnern an diese historischen Ereignisse und verknüpfen sie mit aktuellen Debatten. Darunter sind Museen, Geschichtsvereine, Forschungsinstitutionen, Gedenk­ und Bildungsstätten, Künstler*innen, Galerien, Theater und viele mehr. Tiefgründig und abwechslungsreich bietet das Programm Zugang zu Hintergründen, Widersprüchen und Fakten der damaligen Zeit. Gleichzeitig spiegeln Talks, Podiumsdiskussionen, Performances und viele andere Formate unsere bewegte Gegenwart und demokratische Verfasstheit.

    100 Jahre Revolution – Berlin 1918/19 | Kulturprojekte Berlin
    https://www.kulturprojekte.berlin/projekt/100-jahre-revolution-berlin-191819

    Im November 2018 jähren sich der Beginn der Revolution und das Ende des Ersten Weltkriegs zum 100. Mal. Die Revolution ermöglichte – das erste Mal in der deutschen Geschichte – die Durchsetzung entscheidender sozialer und individueller Grundrechte. Sie markierte eine wichtige Phase im Kampf für Demokratie und Frieden und legte einen der Grundsteine für unser gegenwärtiges politisches System.

    Über 250 Ausstellungen und Veranstaltungen in ganz Berlin erinnern an diese historischen Ereignisse und verknüpfen sie dabei mit aktuellen Debatten. Der Themenwinter ist eine Kooperation von mehr als 60 Partnern. Darunter sind Museen, Geschichtsvereine, Forschungsinstitutionen, Gedenk- und Bildungsstätten, Künstler*innen, Galerien, Theater und weitere Institutionen. Tiefgründig und abwechslungsreich bietet der Themenwinter Zugang zu Hintergründen, Widersprüchen und Fakten der damaligen Zeit. Gleichzeitig spiegelt er unsere bewegte Gegenwart und demokratische Verfasstheit.

    Dies geschieht in Form von sieben übergreifenden Themenfeldern an, entlang der Jahrestage der historischen Ereignisse: Versammelt Euch! Macht Frieden! Mischt Euch ein! Informiert Euch! Keine Gewalt! Beteiligt alle! Solidarisiert Euch! Diese knappen Aufrufe können für damalige Forderungen stehen, die zur Revolution aufriefen und auch heute noch Gültigkeit haben: Themen wie Pressefreiheit, Fake News, Populismus, politische Teilhabe, das Recht auf Leben, Selbstbestimmung wurzeln ungeahnt tief in der Revolutionszeit.
    100 ORTE – 100 Geschichten

    Von November 2018 bis März 2019 ruft der Themenwinter in Erinnerung, was damals in Berlin geschah. 100 Stadtmarkierungen in allen Bezirken beleuchten die lokalen Ereignisse und machen so Weltgeschichte an authentischen Orten erfahrbar. Zentrale Ereignisse und wichtige Akteure werden beleuchtet und ihre jeweiligen Geschichten über den Abruf auf der Projekt-Website erfahrbar. Zum Beispiel die Geschichte der Künstlerin Käthe Kollwitz, die im Januar 1919 neben der aufgebahrten Leiche Karl Liebknechts im Leichenschauhaus in der Hannoverschen Straße 6 sitzt und Skizzen für ihr berühmtes Kunstwerk „Gedenkblatt für Karl Liebknecht“ anfertigt. Oder die der sogenannten „Blutweihnacht“, bei der eine verweigerte Lohnauszahlung zu einer Entführung und diese wiederum zum Beschuss des Schlosses und des Marstalls führte.
    REVOLUTIONSZENTRUM

    Kulturprojekte Berlin verwandelt den Sitz der Gesellschaft, das Podewil, in ein Revolutionszentrum, wo zusammen mit verschiedenen Partnern immer montags unter dem Titel „Die Woche beginnt mit der Revolution“ debattiert und diskutiert wird.
    MÖBELWAGEN UND AKTIONEN IM STADTRAUM

    Auf historischen Fotos ist zu sehen, dass die Revolutionäre damals auch Möbelwagen nutzten, um Barrikaden zu errichten. Ein solcher erhaltener und umgebauter historischer Möbelwagen ist zentrales Element der Kunstaktionen sowie des historisch-politischen Bildungsprogramms im Stadtraum. Er wird als mobiler Informationsraum mit interaktiven Elementen in der Stadt unterwegs sein und an verschiedenen Plätzen der Berliner Innenstadt Station machen, so zum Beispiel am Alexanderplatz. Ausgehend von den konkreten historischen Ereignissen füllen heutige Akteur*innen die Appelle der Aufständischen in Kunstaktionen mit neuem Leben: So plant die Künstlergruppe Tools for Action eine choreografische Performance mit dutzenden Akteuren und leuchtenden Elementen durch Berlins Mitte, der sich alle Interessierten anschließen können. Das Künstlerduo Plastique Fantastique baut den historischen Möbelwagen mit Hilfe einer „transparenten, pneumatischen Architektur“ zum Begegnungsort aus – den die japanische Installationskünstlerin Chiharu Shiota im Februar auf ihre Weise inszenieren wird. Menschen- und Freiheitsrechte sind das Thema der Künstlerin Christiane ten Hoevel, die mit ihrer Aktion „Anzetteln“ das Projekt u.a. am Möbelwagen begleitet und Berliner*innen zu Wort kommen lässt.

    #Allemagne #Berlin #histoire #révolution


  • Le trotskysme, seul programme pour l’émancipation des exploités |
    Conférence de #Lutte_Ouvrière du 20 octobre 2018
    https://www.lutte-ouvriere.org/publications/brochures/le-trotskysme-seul-programme-pour-lemancipation-des-exploites-114339

    Intervention d’#Arlette_Laguiller – Lutte ouvrière

    Intervention de Pierre Royan – Lutte ouvrière
    I - Le trotskysme, l’héritage de la #révolution_russe et du #bolchévisme
    – Le combat de l’#Opposition_de_gauche en Union soviétique
    – Hors d’URSS, la stalinisation de l’Internationale communiste #stalinisme
    – La situation mondiale au moment de la fondation de la #IVe_Internationale
    – Le mouvement trotskyste après la mort de #Trotsky

    II – La #crise actuelle et le Programme de Transition
    – L’agonie du système capitaliste
    – L’actualité du #Programme_de_Transition


  • Un siècle après la révolution d’Octobre, la Russie à l’heure du capitalisme décadent |
    Conférence de #Lutte_Ouvrière du 15 juin 2018
    https://www.lutte-ouvriere.org/publications/brochures/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-la-russie-lheure-du-capitalis

    [...] Alors, on doit se demander dans quelle mesure et pourquoi une partie de la population soutient la personne et la politique de Poutine, mais aussi et surtout en quoi ce régime et celui qui l’incarne sont nécessaires aux nantis et privilégiés qui dirigent la Russie aujourd’hui. Et d’abord, qui sont-ils  ?

    On ne peut le comprendre sans avoir à l’esprit qu’une société originale s’était construite pendant soixante-dix ans en Union soviétique, dont la Russie a hérité. Dans ce pays, qui fut le premier et le seul à ce jour où les travailleurs prirent le pouvoir et commencèrent à édifier une société sur de nouvelles bases, il y a un siècle, quelles traces le passé a-t-il laissées  ? Et comment la Russie évolue-t-elle, depuis des décennies que ses dirigeants lui ont officiellement tourné le dos  ? [...]

    SOMMAIRE :
    De la naissance de l’État ouvrier à sa dégénérescence
    – L’étatisation et la planification, acquis de la révolution d’Octobre

    1991 : la fin de l’#URSS, provoquée par l’irresponsabilité de la bureaucratie au pouvoir #stalinisme
    – L’éclatement de l’URSS, un recul économique, social et politique
    – Les années 1990, eldorado pour quelques-uns...
    – ... catastrophe et traumatisme pour tous les autres
    – L’élection de #Poutine, sorti du chapeau des forces de sécurité et adoubé par #Eltsine
    – La #deuxième_guerre de #Tchétchénie
    – Le rétablissement de la «  verticale du pouvoir  »
    – La mise au pas des oligarques et l’affaire Khodorkovski
    – Les grands possédants sous contrôle de l’État
    – Les héritiers de la #bureaucratie soviétique
    – Bureaucratisme et corruption du haut en bas de l’appareil d’État

    Le #capitalisme en crise incapable de développer la société russe
    – La pénétration toute relative des capitaux étrangers en #Russie
    – Une économie toujours largement «  administrée  » par l’État
    – Une intégration difficile dans le marché mondial  : de la volonté de coopérer au repli nationaliste
    – L’annexion de la #Crimée et la guerre en #Ukraine
    – L’intervention en #Syrie et les relents de guerre froide #guerre
    – Le #nationalisme de Poutine

    Une société conservatrice et réactionnaire
    – L’#opposition de sa majesté
    – Une liberté d’expression de plus en plus entravée
    – La dégradation des conditions de vie de la population laborieuse
    – La #crise_démographique
    – De l’absence de combativité au risque d’explosion sociale  ?

    Renouer avec le #trotskysme
    – Une société encore marquée par la #révolution prolétarienne et le passé soviétique
    – L’avenir appartient au #prolétariat