• Thread by DracoAlpestris
    https://threadreaderapp.com/thread/1481917998428532736.html

    Ok, résumons :
    – les vieux qui meurent c’est pas grave
    – la mort c’est pas grave
    – la réa c’est un spa
    – vieux c’est 80 ans
    – le vaccin c’est un plan de Bill Gates
    – vieux c’est 70 ans
    – le vaccin tue des mio de gens
    – le vaccin est contagieux
    – HORSE PASTE
    – vieux c’est 60 ans
    – les médecins sont des assassins
    – donnez-moi des antibiotiques contre ce virus !
    #rhume19
    – franchement, on a pas assez de recul sur ce vaccin donné 9,37 milliards de foi
    – il faudrait un meilleur échantillon statistique, LA MOITIÉ DE L’HUMANITÉ c’est pas suffisant
    – du paracétamol sur fièvre+douleurs ?! Assassins !
    – les médecins sont des Nazis
    – les scientifiques, qui sont tous des gens respectables en costard cravate, n’aiment pas Raoult qui ne lave pas ses cheveux longs et porte une grosse bague
    – DICTATURE SANITAIRE
    – franchement a 50 ans t’as bien vécu
    – la mort fait partie de la vie
    – c’est des mannequins t’façon, quand c’est pas des acteurs
    – la science ne doit pas se fonder sur le consensus scientifique
    – le quoi ? Covid quoi ? Covid long ? Jamais entendu parler
    – c’est pas le covid c’est la grippe
    – c’est pas le covid c’est la bronchiolite
    – qui vous paie ?

    Et maintenant, les enfants qui meurent, on s’en fout. C’est pas grave.

    Eh ben vous savez quoi ?

    Niquez-vous.

    Niquez-vous bien. Et vos grands morts avec.

    :-))
    #eugénisme

  • Sablés au rhum et orange
    https://www.cuisine-libre.org/sables-au-rhum-et-orange

    Bien battre le beurre et le sucre. Ajouter le jus d’orange et le #Rhum, bien mélanger, puis ajouter le jaune d’œuf et faire mousser le mélange. Incorporer la farine avec la levure. Mélanger jusqu’à obtention d’une boule de pâte assez ferme (mais pas trop ; il y a du liquide) qui ne colle pas au plat. Laisser reposer la pâte durant 1 heure au frais. Sortir la pâte et la séparer en deux parts égales. Dans l’une, ajouter la cannelle et pétrissez la pâte à nouveau. Filmer les deux pâtes et remettez au frais au… Rhum, #Sablés, Farine de blé / #Sans viande, #Four

    #Farine_de blé

  • #Rhum arrangé aux vanilles du monde
    https://www.cuisine-libre.org/rhum-arrange-aux-vanilles-du-monde

    Intégrez les gousses de #Vanille dans la bouteille de rhum agricole. Intégrez 50 grammes de sucre de canne. Laissez macérer le mélange pendant un mois. Vanille, Rhum, #Rhums_arrangés, #Cuisine_des îles / #Sans viande, #Végétarien, Végétalien (vegan), #Sans gluten, #Sans œuf, #Sans lactose

    #Végétalien_vegan_

  • JCI - Recent endemic #coronavirus infection is associated with less severe #COVID-19
    https://www.jci.org/articles/view/143380

    Previous infection with other types of coronaviruses may lessen severity of COVID-19
    https://medicalxpress.com/news/2020-10-previous-infection-coronaviruses-lessen-severity.html

    In this study, the researchers looked at electronic medical record data from individuals who had a respiratory panel test (CRP-PCR) result between May 18, 2015 and March 11, 2020. The CRP-PCR detects diverse respiratory pathogens including the endemic “common cold” coronaviruses. They also examined data from individuals who were tested for #SARS-CoV-2 between March 12, 2020 and June 12, 2020. After adjusting for age, gender, body mass index, and diabetes mellitus diagnosis, COVID-19 hospitalized patients who had a previous positive CRP-PCR test result for a coronoavirus had significantly lower odds of being admitted to the intensive care unit (ICU), and lower trending odds of requiring mechanical ventilation during COVID. The probability of survival was also significantly higher in COVID-19 hospitalized patients with a previous positive test result for a “common cold” coronoavirus. However, a previous positive test result for a coronavirus did not prevent someone from getting infected with SARS-CoV-2.

    #rhumes #immunité_croisée

  • Histoire du sucre, histoire du monde

    Suivre le sucre pour éclairer l’histoire du monde : tel est le stupéfiant voyage auquel nous invite #James_Walvin. Tout commence avec la #colonisation des #Caraïbes, de l’Amérique et l’essor des #plantations. C’est la naissance d’un nouvel ordre, fondé sur la #déportation de millions d’Africains réduits en #esclavage. Après avoir exterminé les populations indigènes, détruit les #paysages et les forêts tropicales, on implante les premières usines polluantes pour fabriquer sucre et #rhum. Sans compter une organisation du travail implacable qui, plus tard, inspirera #Henry_Ford.
    Mais il fallait aussi que ce sucre, quasiment inconnu jusqu’au XVIIe siècle, soit consommé. D’abord produit de #luxe réservé à la table des #élites, il devient, avec la #révolution_industrielle, l’aliment de base des #classes_ouvrières, pendant que le rhum, l’un de ses produits dérivés, fait des ravages parmi les plus démunis. Cette consommation massive de sucre, qui bouleverse les habitudes alimentaires, est désastreuse : #caries, #obésité et #diabète se répandent sur tous les continents. Une course folle s’engage ; la consommation de boissons et de céréales sucrées gagne du terrain, et continue de s’étendre aujourd’hui encore.
    De Bordeaux à Bristol, des fortunes colossales se sont bâties sur le sucre et l’esclavage, marquant les débuts du #capitalisme. Plus tard, des entreprises sans scrupule, dont #Coca-Cola reste la plus emblématique, développeront leurs pouvoirs de ravager le monde en même temps que leur surface financière. Et finiront parfois par dicter la politique des grands États.

    https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Histoire_du_sucre__histoire_du_monde-9782348046216.html
    #livre #histoire #sucre #géohistoire #géo-histoire #ressources_pédagogiques #fordisme #alimentation

  • #Covid-19 et #immunité croisée : protégés par le #rhume ? - Sciences et Avenir
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/immunite-croisee-le-rhume-pourrait-nous-proteger-du-covid-19_146550

    Protégés… ou exposés ?

    Car une question clé reste encore sans réponse : cette #immunité_croisée nous protège-t-elle, ou au contraire, pourrait-elle faciliter l’infection par Sars-CoV-2 et aggraver les symptômes ? « Il est tout à fait possible que cette immunité aggrave l’infection, au lieu de l’empêcher, previent M. Thiel. C’est comme les anticorps, certains peuvent neutraliser les pathogènes, mais d’autres peuvent les aider à infecter les cellules ». Cette facilitation des infections par des #anticorps survient quand des anticorps ne parviennent pas à neutraliser un pathogène, mais se contentent de l’accrocher. Puis, ils peuvent s’accrocher à d’autres cellules, qui vont internaliser l’anticorps et le pathogène, qui pourra ensuite se reproduire dans ces nouvelles cellules hôtes. C’est un phénomène déjà observé avec d’autres virus, comme le VIH (responsable du Sida) et certains coronavirus. « Il se peut aussi que cette immunité soit protectrice chez certains, mais qu’elle empire la situation chez d’autres, notamment les personnes âgées chez qui le système immunitaire n’est plus très efficace, nuance-t-il. On doit tester cette immunité dans des cohortes plus grandes pour vérifier si les personnes qui l’ont sont plus protégées ou pas ». Une question essentielle pour mieux connaître les personnes à risque (par exemple pour savoir si un soignant ne devrait pas traiter des patients de Covid-19) et pour le développement d’un #vaccin qui protège les plus vulnérables sans les exposer davantage.

  • #Lait de poule
    https://cuisine-libre.fr/lait-de-poule

    Très festive, le lait de poule, eggnog, est une boisson américaine de Noël. Dans une casserole, chauffer le lait avec la #Cannelle et la noix de muscade. Ne pas faire bouillir. Mélanger le jaune d’œuf et le sucre pendant 4 à 5 minutes. Ajouter le lait chaud en battant sans arrêt avec le fouet, jusqu’à rendre le mélange homogène. Ajouter le #Rhum et mélanger. Déguster bien chaud.

    Cannelle, Lait, Rhum, #Vins_et_cocktails, #Milkshakes / #Sans_viande, #Sans_gluten, #Bouilli

  • Punch aux pommes épicées
    https://www.cuisine-libre.fr/punch-aux-pommes-epicees

    Un punch aux pommes et cranberries, pour fêter l’automne. Peler et couper les pommes. Les mettre dans une casserole avec les cranberries, l’eau et les épices. Laisser mijoter à feu doux pendant environ 30 minutes. Quand les pommes sont ramollies, retirer le bâton de cannelle et le mettre de côté. Mixer ensemble les pommes, les cranberries et le gingembre. Passer le mélange au tamis en pressant pour extraire le plus de liquide possible. Ajouter le #Rhum et le sirop d’érable. Réchauffer à la…

    #Pomme, Rhum, #Vins_et_cocktails / #Végétarien, #Sans_viande, #Sans_œuf, #Sans_lactose, #Sans_gluten, Végétalien (vegan), #Bouilli #Végétalien #vegan

  • L’œuvre négative du colonialisme français aux Antilles : la production et la reproduction d’une pigmentocratie Saïd Bouamama - 15 Juin 2018 - wordpress.com
    https://bouamamas.wordpress.com/2018/06/15/loeuvre-negative-du-colonialisme-francais-aux-antilles-la-produ

    La Guadeloupe et la Martinique sont célébrées dans le discours dominant comme le symbole du métissage réussi. L’angle mort de ce discours est celui de la reproduction de ce que Raphaël Confiant nomme la « pigmentocratie[i] » qui structure le système social des Antilles dites « françaises » de l’époque esclavagiste et coloniale jusqu’à aujourd’hui. Ce système social reste en effet caractérisé, rappelle le chercheur canadien Adrien Guyot, par « une hiérarchisation sociale basée sur les notions de race et de couleur, amenant par là même la création de néologismes comme « éthnoclasse » pour faire référence aux classes sociales dont le principal critère d’appartenance est l’ethnie[ii] ». Sur le plan économique la structure des Antilles dites « françaises » reste coloniale. La prise en compte des contextes historique, économique et géostratégique est incontournable pour saisir cette réalité coloniale qui se reproduit.
     


      Le génocide des autochtones et intensification de la traite
    C’est avec l’arrivée de Christophe Colomb que commence la violence puis le génocide des peuples autochtones des Antilles. La colonisation d’Haïti par les espagnols en 1496, de Puerto-Rico en 1508, de la Jamaïque en 1509 et de Cuba en 1511 impose la domination espagnole sur l’ensemble des Grandes Antilles. Le résultat de cette domination ne tarde pas : l’extermination des peuples autochtones. « Rien que pour l’île d’Hispaniola où débarque Colomb lors de son premier voyage, on dénombre 300000 personnes en 1492, 50000 en 1510, 16000 en 1530, 1000 en 1540[iii] » rappelle l’historien Frédéric Dorel. Pour les petites Antilles la résistance des peuples autochtones (Les Kalinas ou Kallinagos que les colonisateurs espagnols appellent « indiens Caraïbe ») est telle que les espagnols ne parviennent pas à s’implanter[iv]. La colonisation française qui débute en 1635 poursuit le génocide des peuples autochtones enclenché par les espagnols : « Les nouveaux conquérants entreprennent l’élimination systématique des Indiens et la colonisation des petites Antilles par le moyen de la traite africaine[v] » résume Chantal Maignan–Claverie, spécialiste des Antilles françaises.

    La résistance des peuples autochtones conduit en réponse au projet d’éliminer les « Caraïbe » comme groupe social sur leur propre terre. Trois leviers sont actionnés pour atteindre ce but : L’appel à la traite pour répondre au besoin en main-d’œuvre du capitalisme de plantation ; l’expulsion des autochtones de leurs îles (Ainsi en 1650 les « Caraïbes », sont expulsés de Martinique) ; la pratique systématique du viol des femmes autochtones. « Le viol des femmes indiennes par les colons s’inscrivait dans une politique « d’épuration ethnique » visant à faire disparaître les Caraïbes en tant que groupe[vi] » souligne l’historien Nicolas Rey. L’extermination des autochtones a, bien sûr, comme conséquence immédiate une intensification de la traite.

    La résistance des esclaves fut comme ailleurs au rendez-vous. Elles prennent en premier lieu la forme de révoltes. Argumentant son projet d’abolition de l’esclavage, Victor Schoelcher met en avant ces révoltes récurrentes. Répondant à ses opposants qui affirment que les noirs préfèrent la servitude, il déclare : « Pourquoi donc alors tant de révoltes d’esclaves de tous côtés ? […] Si les Nègres se félicitent tant de leur sort, pourquoi donc alors les colons tremblent-ils sans-cesse[vii] ? ».

    La seconde forme de la résistance fut comme dans toute la région le marronnage c’est-à-dire la fuite des esclaves pour constituer une société parallèle libre dans les montagnes des colonies. Si la taille des îles ne permet cependant pas à cette forme de révolte de prendre l’ampleur qu’elle a prise dans d’autres pays du continent américain, elle contribue avec les insurrections à mettre à l’ordre du jour la question de l’abolition. Abolir l’esclavage apparaît aux yeux de républicains de plus en plus nombreux comme la seule manière de sauvegarder les colonies et le capitalisme de plantation qui les caractérisent.

    Le capitalisme de plantation  
    Le capitalisme de plantation que permet la traite débute par la culture du tabac pour très vite se réorienter vers la canne à sucre et la banane. Au même moment où en Europe le travail servile est abandonné au profit du salariat, l’esclavage devient aux Antilles la forme prédominante du travail. Le capitalisme de plantation peut dès lors se résumer comme suit :
    « Elle suppose, d’une part, l’organisation du travail de centaines d’esclaves encasernés ou casés, travaillant en brigades surveillées par des équipes de gardes-chiourme, pour la production extensive d’une plante unique (la canne à sucre) dont la transformation industrielle (toujours effectuée sur place, sur la plantation même) donnent lieu à des produits (essentiellement le sucre, la mélasse et le rhum) valorisables avec profit sur un marché. Elle implique par conséquent, d’autre part, l’investissement d’importants capitaux […], La plantation suppose enfin l’existence d’un vaste marché aux prix rémunérateurs dans les métropoles européennes[viii]. »
    La concentration des terres dans les mains de latifundistes est ainsi dès le début du capitalisme de plantation une caractéristique essentielle des économies antillaises. La concrétisation matérielle en est l’habitation-sucrerie, « centre moteur de l’économie coloniale[ix] ». En Martinique, rappelle l’historien Antillais Jean-Pierre Sainton, « une trentaine de propriétaires se partageait plus de 43 % des terres » dès 1671 en ajoutant qu’ « avec un temps de retard, l’évolution sera similaire en Guadeloupe[x] ». Quelques dizaines de familles blanches possèdent la plus grande partie de la terre et contrôlent ainsi l’ensemble de l’économie.
    L’abolition de l’esclavage ne mettra pas fin à la concentration foncière mais au contraire l’accentuera. L’indemnisation des propriétaires d’esclaves au moment de l’abolition contribuera à cette reproduction et accentuation de la concentration foncière. La loi du 30 avril 1849 prévoit en effet que les maîtres recevront une indemnité de dédommagement de 470 francs 20 centimes par esclave en Guadeloupe et de 430 francs 47 centimes pour la Martinique. Pour les anciens esclaves aucune indemnisation n’est prévue. « La restructuration post-esclavagiste, grandement impulsé par le capital bancaire, accentuera le degré d’accaparement des principaux moyens de production par la minorité oligarchique[xi] » résume le chercheur en sciences politiques Alain Philippes Blérald. Si la concentration foncière est commune, les processus vont cependant être différents pour les deux colonies. En Martinique les grandes familles békés de l’industrie sucrière restent les propriétaires des grands domaines, alors qu’en Guadeloupe le capital financier prend le relais. Les multinationales Somdia, Grands Moulins, Shneider, etc., investissent massivement dans le capitalisme de plantation. Cette différence a bien entendu des effets sur la structure foncière contemporaine.

    Le projet d’une généralisation de l’auto-exploitation en Guadeloupe
    En Guadeloupe la crise de l’économie sucrière sous le double effet du développement du sucre de betterave et de la concurrence de nouveaux pays producteurs conduira au retrait de ces grands groupes à la recherche d’investissement plus rentables. La production passe ainsi de 175 000 tonnes en 1965 à 107 000 tonnes en 1975 et à 56 000 tonnes en 1981[xii].

    L’Etat français accompagne ce retrait en achetant près de 11 000 hectares confiés à une société d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER). Sur ces terres vivent 3300 agriculteurs soit 1000 ouvriers agricoles et 2300 exploitants ayant un « bail de colonat partiaire », un statut hérité de la période de l’abolition définit comme suit par le géographe Guy Lasserre : « le propriétaire maintint la jouissance gratuite de la case et du jardin vivrier aux esclaves libérés qui acceptaient de rester sur le domaine. Une parcelle de 1 ou 2 ha était attribuée en métayage au colon, à charge pour lui de livrer ses cannes au propriétaire de l’habitation. Le colon partiaire recevait pour son travail, le tiers ou la moitié de la valeur de la production[xiii]. »

    La naissance de la SAFER en 1965 se réalise alors que la production cannière a commencé sa chute et que des mobilisations des salariés agricoles pour de meilleurs salaires d’une part et pour l’accès à la terre, d’autre part, se développent. A partir de 1977 ces mobilisations se radicalisent et prennent la forme d’une occupation et d’une mise en exploitation des terres vacantes non exploitées. C’est ce contexte qui explique le projet de « réforme foncière » dès la décennie 60 mais avec une accélération à partir de la décennie 80. Le projet est résumé comme suit par le sociologue Christian Deverre : « [Un] transfert de la production directe à des exploitants individuels, mais contrôle du débouché final par les anciens groupes de planteurs, [Une] substitution du prix du marché au salaire comme forme de soumission du travail agricole […] Ce type de « réforme agraire » [est] basée sur l’hypothèse de l’acceptation par le paysan de son auto-exploitation – et de celle de sa famille[xiv] ».

    Il s’agit on le voit d’une tentative de généralisation du colonat partiaire dont l’effet est de faire passer l’exploitation d’une forme directe à une forme indirecte. Le discours idéologique d’accompagnement est, bien entendu, celui de la « justice sociale ». Dans les faits, précise Christian Lasserre, nous sommes en présence : « [D’un] contournement de l’obstacle que représente la hausse continue des coûts salariaux sur les domaines capitalistes. Toute l’organisation des redistributions foncières tend à maintenir la production de canne sur les nouvelles exploitations, tandis que les usines restent entre les mains et sous la gestion des grands groupes sucriers[xv]. »

    La Cofepp par exemple (Compagnie financière européenne de prise de participation) est prédominante dans le contrôle de la production de cannes à sucre. Actionnaire principale à 51 % de la SMRG (Sucrerie Rhumerie de Marie Galante), la Cofepp est contrôlée par la famille Cayard, des Békés de Martinique. Elle a fait un bénéfice de 23 millions d’euros en 2015 et contrôle 80 % du rhum guadeloupéen mais aussi 70 % du Rhum martiniquais et réunionnais[xvi].

    La culture de la banane qui bénéficie de la baisse de celle de la canne à sucre et qui devance désormais celle-ci est également dominée par de grands groupes industriels et financiers sous la forme du colonat. Les gros planteurs békés dominent l’ensemble du système sur fond de « collusion entre l’Etat et planteurs békés […] dénoncée à de nombreuses reprises[xvii] ». Ces gros planteurs disposent, en outre, de moyens de réagir dont sont dépourvus les petits et moyens producteurs. Ceux-ci disposent « d’un monopole de fait » que l’économiste Athanasia Bonneton résume comme suit : « lorsque les cours de la banane baissent dans le marché métropolitain, les gros planteurs réduisent la coupe. Par contre, les petits et moyens planteurs ne peuvent pratiquement pas refuser de fournir leurs régimes[xviii]. »
     
    Le « grand féodalisme » béké en Martinique
     
    La concentration foncière et le pouvoir des grandes familles békés est encore plus forte en Martinique. Le capital local a gardé en Martinique une prédominance perdue en Guadeloupe. Nous empruntons l’expression « grand féodalisme » béké à André Breton qui l’utilise en 1942 pour caractériser Eugène Aubéry, une des figures caricaturale des grandes familles béké[xix]. L’origine de cette différence avec la Guadeloupe est le résultat de la séquence historique de la révolution française :

    « Le destin de la Guadeloupe s’est séparé de celui de la Martinique lors de la période révolutionnaire, au cours de laquelle s’est déroulée une séquence d’événements dont la portée symbolique demeure encore aujourd’hui particulièrement prégnante. Les planteurs de la Martinique se réfugièrent en effet dans le giron de la Grande-Bretagne, échappant ainsi à la première libération des esclaves promulguée en 1794 à la Guadeloupe par le représentant de la Convention Victor Hugues, suite à sa reconquête de l’île sur les Anglais. L’esclavage fut rétabli sur l’île par Bonaparte en 1802, au prix d’une répression sanglante contre la résistance menée, sous la conduite de certains de leurs officiers, par les anciens esclaves devenus soldats de la République. Mais la plantocratie locale, décimée durant les troubles, se trouvait trop amoindrie pour absorber les événements postérieurs du XIXe siècle, à savoir l’abolition définitive de l’esclavage en 1848 et la concentration foncière autour des usines centrales de la seconde moitié du siècle. La Martinique, quant à elle, avait conservé intactes les vieilles structures antérieures à la Révolution, les planteurs ayant pu maintenir leur contrôle sur les terres et garantir la prééminence du capital local, ce qui a assuré le prolongement direct du système mis en place aux origines[xx]. »
     
    Plus de 75 ans après la citation d’André Breton la situation reste fondamentalement la même. Le leader indépendantiste Guy Cabort-Masson résume comme suit en 2002 la place des Békés dans l’économie martiniquaise : « Une caste faisant 0,8 % de la population contrôlant 60 % des terres utiles, plus de 15 % de l’économie du pays alors que le peuple de couleur n’a qu’environ 10 % de cette économie atomisée en « entreprises » ayant en moyenne entre 1 et 2 employés ![xxi] » Sept ans plus tard, un reportage de l’émission Spéciale Investigation intitulé « les derniers maîtres de la Martinique » avance les chiffres suivants : « ces personnes qui représentent 1 % de la population martiniquaise, détiennent 52 % des terres agricoles et 20 % de la richesse de l’île[xxii]. »

    La répartition des terres et des richesses selon un critère de couleur conduit à une structure sociale basée sur « hiérarchie socio-raciale[xxiii] ». Esquissant une description de cette hiérarchie, le sociologue Miche Giraud décrit comme suit la classe dominante en 1980 : « constituées de propriétaires latifundistes, des dirigeants et des principaux actionnaires des usines, des grands commerçants, dont l’immense majorité sont des Blancs créoles regroupés en quelques familles étendues le plus souvent alliées entre eux. Ces derniers possèdent plus des 2/3 des terres cultivables, la quasi-totalité des usines à sucre, les 9/10 des plantations de bananes, la totalité des conserveries d’ananas et ont également le quasi-monopole du commerce d’import-export[xxiv]. » Si les chiffres avancés ont légèrement variés depuis 1980, la structure de base reste fondamentalement la même.

    Une telle structure sociale où la couleur est le symptôme visible de la place sociale n’est possible que par l’intériorisation profonde d’un sentiment d’infériorité. « Aux Antilles la perception se situe toujours sur le plan de l’imaginaire. C’est en termes de Blanc que l’on y perçoit son semblable. […] C’est donc en référence à l’essence du Blanc que l’Antillais est appelé à être perçu par son congénère[xxv] » analysait déjà Frantz Fanon en 1953. « Les structures idéologiques héritées de l’esclavage restent gravées dans les mémoires, malgré l’évolution liée au cours de l’histoire[xxvi] » confirme l’ethnologue Ulrike Zandle 61 ans après. Ces structures continuent à irriguer la quotidienneté martiniquaise en imposant le « blanc » comme critère du souhaitable et du légitime. Un tel processus existe bien sûr également en Guadeloupe et ailleurs mais sa prégnance en Martinique est notable. Cette prégnance est un résultat historique conduisant à une correspondance plus forte qu’ailleurs entre hiérarchie sociale et hiérarchie de couleur. 
     
    Le pacte colonial maintenu
    Les inégalités colorées liées à la concentration foncière sont encore renforcées par le maintien d’un lien avec la « métropole » qui garde toutes les caractéristiques du « pacte colonial ». L’expression est définit comme suit par un document officiel de 1861 : « Sous l’empire de ce qu’on appelait le pacte colonial, la France se réservait le droit exclusif d’approvisionner ses colonies de tous les objets dont elles avaient besoin ; il était défendu aux colonies de vendre leurs produits à d’autres pays que la métropole, et de les élever à l’état de produit manufacturés ; le transport entre la métropole et les colonies était réservé aux bâtiments français[xxvii]. » Officiellement ce « pacte colonial » n’existe plus, les acteurs économiques étant libres de commercer avec qui ils veulent. Dans les faits au contraire le pacte reste, selon nous, une réalité indéniable.

    Le premier principe figurant dans cette définition, le monopole de l’approvisionnement, reste une réalité des colonies dites « françaises » des Antilles. Un regard sur les importations suffit à prendre la mesure du lien de dépendance. En 2016 la France hexagonale fournit 68.9 % du montant des importations pour la Martinique et 60, 6 % pour la Guadeloupe[xxviii]. Le deuxième partenaire étant les autres pays de l’Union Européenne (avec 13 % pour la Guadeloupe et 14.8 % pour la Martinique), nous sommes en présence d’une socialisation européenne du pacte colonial. Les importations avec les autres pays des Caraïbes plane péniblement à 5 ou 6% selon les années.

    Le deuxième principe du pacte colonial, le monopole de la métropole sur les exportations, reste lui aussi activée aujourd’hui. Les destinations des exportations révèlent la même dépendance que celle des importations. Pour la Guadeloupe les données sont les suivantes : 40 % vers la France ; 17, 7 % vers la Martinique et 12 % vers le reste de l’Union européenne. Pour la Martinique les données sont les suivantes : 73.6 % vers la France et 19 % vers deux autres colonies françaises (la Guadeloupe et la Guyane).

    Le troisième principe du pacte colonial, la spécialisation des colonies dans des cultures de rentes et de la métropole dans les produits manufacturés, est tout aussi vivace. La structure des exportations est sensiblement le même pour les deux pays, révélant la nature coloniale du lien avec la France : Ils importent des biens de consommation non durable (produits alimentaires, pharmaceutiques, etc.), des biens d’investissement (produits de l’industrie automobile, machines et équipements, etc.) et des biens intermédiaires (caoutchouc, plastiques, etc.). Ils exportent des produits agro-alimentaires (Bananes, cannes, etc.). Daniel Guérin résume comme suit en 1956 cette dépendance économique : « En bref les Antilles servent de marchés à peu près exclusifs pour les denrées alimentaires et les produits fabriqués métropolitains qu’elles échangent contre leur sucre et […] contre leur banane[xxix] ». A part des variations dans la part du sucre ou de la banane dans les exportations, rien n’a véritablement changé.

    L’enjeu économique des Antilles dites « françaises » ne se limite pas au capitalisme de plantation. Comme pour les colonies du pacifique la Zone Economique Exclusive (47 000 km² pour la Martinique et 86 000 km² pour la Guadeloupe) contient des nodules polymétalliques exploitables. A ces enjeux strictement économique, il faut ajouter ceux relevant de la géostratégie que le géographe François Taglioni résume comme suit :

    La Caraïbe présente, en outre, par l’intermédiaire des DOM français, un solide réseau de points d’appui. Fort-de-France, abrite une station-relais pour les transmissions en provenance des satellites. La Guadeloupe est une escale aérienne garante de l’indépendance militaire française. […] Enfin les forces navales françaises, anglaises et néerlandaises affirment leur présence militaire dans la zone. Les nodules polymétalliques exploitables, à des coûts certes encore très élevés, sur les fonds marins représentent peut-être pour l’avenir une richesse non négligeable.[xxx].

    Une telle logique économique avec 7000 km de séparation a, bien entendu, un coût que payent les peuples guadeloupéen et martiniquais. La dernière étude de l’INSEE datée de 2015 sur la comparaison des prix entre l’hexagone et les colonies des Antilles met en évidence des écarts de prix « significatifs » : le niveau général des prix est 12,3 % plus élevé en Martinique qu’en métropole (12.5 % pour la Guadeloupe). Cet écart est essentiellement issu d’un poste peu compressible, les produits alimentaires, qui indiquent un différentiel beaucoup plus important : 38 % pour la Martinique et 33 % pour la Guadeloupe[xxxi].

    Mais le coût payé ne concerne pas que le niveau de vie. Les guadeloupéens et martiniquais payent également ce rapport colonial sur le plan de la santé. L’utilisation de pesticides à outrance, y compris ceux dont la dangerosité est avérée, est une caractéristique de ce modèle. Avec la complicité de l’Etat français des pesticides interdits en France ont continués à être utilisés massivement en Guadeloupe et Martinique. Le scandale du chlordécone, un pesticide cancérogène et mutagène, en est une illustration dramatique. Il a été utilisé massivement aux Antilles dites « française » de 1972 à 1993 alors qu’il était interdit dans l’hexagone à partir de 1989. L’Etat français a, en effet, accordé, sur pression des gros planteurs, un moratoire de trois ans. Les effets sur la santé étaient pourtant déjà connus : cancer de la prostate, puberté précoce, prématurité lors des grossesses, troubles de la motricité et de la mémoire visuelle, etc. La journaliste du Monde Faustine Vincent résume comme suit les conséquences de cette dérogation meurtrière :
    La quasi-totalité des Guadeloupéens et des Martiniquais sont contaminés par ce pesticide ultra-toxique, utilisé massivement de 1972 à 1993 dans les bananeraies. Une situation unique au monde. […] Les Antilles sont contaminées pour des siècles, car la molécule est très persistante dans l’environnement − jusqu’à sept cents ans. A partir du début des années 2000, on a découvert que le chlordécone, qui passe dans la chaîne alimentaire, avait non seulement contaminé les sols, mais aussi les rivières, une partie du littoral marin, le bétail, les volailles, les poissons, les crustacés, les légumes-racines… et la population elle-même. La quasi-totalité des 800 000 habitants de la Guadeloupe (95 %) et de la Martinique (92 %) sont aujourd’hui contaminés[xxxii].

    Interdire dans l’hexagone et autoriser aux Antilles, voilà un bel exemple d’un traitement d’exception, qui est une des caractéristiques essentielles du colonialisme. Le mépris pour la santé des indigènes révélé ici par les pesticides est du même type que le mépris révélé en Polynésie avec les essais nucléaires.
     
    Les dessous d’une déportation de la jeunesse
    Le modèle colonial de développement crée logiquement une « disproportion entre la population et les ressources que le système économique actuel met à sa disposition » remarque en 1956 Daniel Guérin[xxxiii]. Toute une littérature se développe alors pour expliquer cette « poussée démographique » et proposer des solutions. Les explications sont généralement essentialistes et les solutions orientées vers le malthusianisme. Les causes sont ainsi recherchées dans la culture antillaise et la piste privilégiée en solution est celle du contrôle des naissances. Or nous le savons depuis longtemps un des facteurs déterminants de la fécondité se situe dans les conditions matérielles d’existence.

    L’inquiétude sur la fécondité antillaise est à inscrire dans le contexte des décennies 50 et 60 qui inaugure des transformations profondes aux Antilles dites « française ». La première d’entre elle est l’ébranlement du complexe d’infériorité que les écrits d’Aimé Césaire résument. Frantz Fanon décrit comme suit en 1955 ce processus de réaffirmation de soi : « Pour la première fois, on verra un professeur de lycée donc apparemment un homme digne, simplement dire à la société antillaise « qu’il est beau et bon d’être nègre […] Ainsi donc l’Antillais, après 1945, a changé ses valeurs. Alors qu’avant 1939 il avait les yeux fixés sur l’Europe blanche […] il se découvre en 1945, non seulement un noir mais un nègre et c’est vers la lointaine Afrique qu’il lancera désormais ses pseudopodes[xxxiv]. »

    L’Afrique est pendant la décennie 50 en pleine effervescence anticoloniale avec une guerre d’Algérie qui devient rapidement une centralité dans le positionnement politique des militants africains. Se penchant sur l’identité antillaise en 1979, le sociologue Jean-Pierre Jardel résume comme suit les bouleversements de ces deux décennies :
     Depuis deux décennies environ, des changements rapides se produisent aux différents paliers de la réalité socio-culturelle des Antilles françaises. Les discours prononcés par des hommes politiques, les idées diffusées par les écrivains de la négritude, l’autonomie ou l’indépendance acquise par plusieurs îles de l’archipel Caraïbe, ont fait comprendre à une large fraction de la population qu’il existait une entité antillaise ayant ses propres valeurs, face aux valeurs de la métropole européenne. On se trouve donc en présence d’une phase de réajustement des normes et par conséquent d’une situation conflictuelle généralisée.[xxxv]

    Les émeutes de Fort de France du 20 décembre 1959 et celles du Lamentin en mars 1961 sonnent comme un avertissement aux yeux des autorités françaises. De cette époque date l’encouragement à une émigration de la jeunesse des Antilles dites « françaises » vers la métropole qui sera systématisé trois ans plus tard par la création du BUMIDOM en 1963 (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer). De 1963 à 1982, ce bureau utilise toute une panoplie de moyens divers et de promesses (de formation, de logement, d’emplois, de salaires élevés, etc.) pour pousser à l’exil toute une jeunesse afin de désamorcer une crise sociale et politique latente. Le journaliste et écrivain guadeloupéen Hugues Pagesy donne la lecture suivante de l’action du BUMIDOM en quatrième de couverture de l’ouvrage qu’il lui consacre :

    « La traite négrière n’aurait-elle servi à rien pour que, 115 ans après l’abolition de l’esclavage, un organisme d’État répondant au nom de BUMIDOM […] mette en place un système pour vider la Réunion, la Guadeloupe et la Martinique, de toute une partie de leur jeunesse ? Sous prétexte de lutter contre le manque d’activité qui frappe ces régions, le BUMIDOM va en fait organiser une déportation de ces jeunes vers la France, que d’aucuns dénonceront comme étant un vrai génocide par substitution. […] L’empire qui perd petit à petit une bonne partie de ses territoires veut museler ceux d’Outre-mer. Les prétextes évoqués sont leur démographie galopante et un chômage endémique[xxxvi].

    Au total se sont près de 260 000 personnes qui ont migrés vers l’hexagone sous l’effet direct ou indirect du Bumidom dont 42 622 martiniquais et 42 689 guadeloupéens[xxxvii] : une véritable saignée dans la jeunesse antillaise compte tenu de la taille de la population et de l’âge des personnes concernées. Aimé Césaire qualifie à l’assemblée nationale cette politique de « génocide par substitution » et la délégation guadeloupéenne à la Tricontinentale de la Havane en janvier 1966 (Conférence de solidarité des peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine) dénonce « la politique coloniale du gouvernement français à la Guadeloupe, notamment l’expatriation de la jeunesse[xxxviii] ».
     
    « Dissiper les malentendus » sur la question nationale
     « L’heure est venue de clarifier les problèmes et de dissiper le malentendus », c’est par ces mots que Frantz Fanon conclue l’article consacré aux émeutes de Fort de France du 20 décembre 1959 cité plus haut. Pour lui cette révolte indique une mutation dans le processus d’émergence d’une conscience nationale antillaise. Celui-ci est complexe du fait des spécificités de la colonisation aux Antilles : ancienneté pluriséculaire de la colonisation, génocide des peuples autochtones, hétérogénéité de peuplement liée à l’esclavage et aux immigrations suscitées par le colonisateur, ampleur du processus d’assimilation liée à la violence esclavagiste initiale puis par la durée pluriséculaire de la domination, histoire politique spécifique de chacune des îles, etc.

    L’ensemble de ces facteurs explique l’épisode de 1946 où « des larges masses antillaises » rappelle Aimé Césaire ont approuvées la départementalisation c’est-à-dire ont votées pour rester française. Césaire lui-même a soutenu cette option en raison du danger que constitue la proximité avec les Etats-Unis : « Une autre objection plus sévère encore est l’existence à côté des Antilles d’un voisin dont la puissance et l’appétit ne sont que trop connus[xxxix]. » Coincés entre deux dominations, les Antillais ont dans le contexte de l‘époque considérés qu’obtenir une égalité plus grande dans le cadre français étaient la seule voie possible complète Aimé Césaire[xl]. 

    Au moment où Césaire tire ce bilan de la loi de 1946 (en 1956), les peuples des Antilles dites « françaises » ont fait leur expérience de l’impasse de l’assimilationnisme. Si des spécificités sont indéniables dans le processus de conscientisation nationale, celui-ci est tout aussi indéniablement en accélération rapide dans les deux colonies.

    En Martinique le processus se traduit par la création de l’OJAM (’Organisation de la jeunesse anticolonialiste de la Martinique) qui inaugure son action politique par l’apposition d’immense banderoles sur les murs de tous les bâtiments publics de l’île, portant le slogan « la Martinique aux Martiniquais » le 23 décembre 1962. Un tabou est brisé. Pour la première fois une organisation revendique ouvertement l’indépendance. Dans le même temps le « manifeste de l’OJAM » est placardé sur les murs proclamant :
    Que la Martinique est une colonie, sous le masque hypocrite de département français, comme l’était l’Algérie, parce que dominée par la France, sur le plan économique, social, culturel et politique. […] En conséquence l’O.J.A.M […] Proclame le droit des martiniquais de diriger leurs propres affaires. Demande aux Guadeloupéens, aux Guyanais de conjuguer plus que jamais leurs efforts dans libération de leur pays pour un avenir commun. Soutien que la Martinique fait partie du monde antillais. Appelle les jeunes de la Martinique, quelles que soient leurs croyances et leurs convictions, à s’unir pour l’écrasement définitif du colonialisme dans la lutte de libération de la Martinique[xli].

    La réponse de l’Etat français est, bien sûr, la répression. 18 militants de l’OJAM sont déférés devant la Cour de sûreté de l’Etat pour « atteinte à l’intégrité du territoire ». 5 militants écopent de peine de prisons et les autres sont relaxés. Si l’OJAM ne survit pas à cette épreuve, le mouvement indépendantiste existe désormais, même s’il reste encore minoritaire et éparpillé. A partir de la fin de la décennie 60 et tout au long de la décennie 70, les organisations indépendantistes se multiplient : Mouvement National de Libération de la Martinique (MNLA) en 1969, Groupe Révolution socialiste (GRS) en 1970, Groupe d’Action Prolétarienne (GAP) au début de la décennie 70, Mouvement Indépendantiste Martiniquais (MIM) en 1978, le Pati kominis pour lendépandans èk sosyalizm (Parti Communiste pour l’Indépendance et le Socialisme) en 1984, le Parti pour la Libération de la Martinique (PALIMA) en 1999. Malgré cet éparpillement l’idée indépendantiste progressera de manière significative depuis dernières décennies du siècle dernier. Lors des élections régionales de 1986 les indépendantistes ne comptent que pour 3 %, 6 ans plus tard le MIM devient la première force organisée du pays. Aux régionales de 1998 le MIM obtient 31, 71 % des suffrages et son président, Alfred Marie-Jeanne, devient président du conseil régional (il sera reconduit à ce poste en 2004). En dépit des multiples divisions et de la bureaucratisation suscitée par la participation au jeu institutionnel et encouragée par l’Etat français, le projet indépendantiste est désormais une réalité incontournable en Martinique.

    La décennie 60 est également celle qui voit s’organiser un mouvement indépendantiste en Guadeloupe. C’est au sein du mouvement étudiant en métropole, dans l’AGEC (Association Générale des Etudiants Guadeloupéen), qu’est lancé pour la première fois le mot d’ordre d’indépendance nationale. En Guadeloupe même c’est en 1963 qu’est constitué le GONG (Groupe d’Organisation Nationale de la Guadeloupe) dont certains membres fondateurs sont issus de l’AGEG. Peu nombreux les militants du GONG sont très actifs. Ils ont présent systématiquement pour soutenir chaque grève ouvrières, ce qui les rend rapidement populaire. « Chaque fois que des ouvriers, qu’ils soient du bâtiment ou de la canne étaient en grève ou en difficulté quelconque, le GONG, et ses militants devaient venir leur prêter main-forte[xlii] » se souvient le militant nationaliste Claude Makouke. Le mouvement social qui secoue la Guadeloupe en 1967 et le massacre qui l’accompagne, est le prétexte que prendra l’Etat français pour décapiter ce mouvement indépendantiste ayant une audience populaire grandissante.

    A l’origine du mouvement se trouve une grève des ouvriers du bâtiment pour exiger une hausse de 2,5 % des salaires. Les négociations entre le patronat et le syndicat CGTG échouent le 26 mai et une manifestation devant la Chambre de commerce de Pointe-à-Pitre se transforme en émeute. Les CRS tirent sur la foule provoquant les premiers décès. Les affrontements s’étendent alors à toute la ville. Lorsqu’elles cessent le lendemain un bilan officiel annonce 8 morts. La réalité du massacre mettra vingt ans à percer. En 1985 Georges Lemoine, secrétaire d’Etat chargé des départements et territoires d’Outre-mer reconnaîtra le chiffre de 87 victimes et plus d’une cinquantaine de blessés. C’est dans ce contexte que l’Etat français décide de profiter de la situation pour décapiter le mouvement indépendantiste. L’organisation et ses militants sont accusés de la responsabilité des émeutes et des victimes. 19 militants du GONG sont arrêtés et inculpés « d’atteinte à la sureté de l’Etat et à l’intégrité du territoire ». La presse colonialiste exulte à l’image du journal France-Antilles qui titre en première page et en gros caractère le 13 juin : « Le Gong est décapité. Dix-neuf arrestations à Paris et en Guadeloupe[xliii] ». Le mouvement massif de solidarité qui s’organise alors sauvera les inculpés dont le jugement de février 1968 prononce 6 peines avec sursis et 13 acquittements. En Guadeloupe même cependant 70 autres militants attendent leur jugement. Six d’entre eux écoperont de peines de prison ferme allant d’1 à 6 mois.

    Le GONG ne survie pas à cette dure épreuve mais ses militants sont nombreux à être présent dans la création ultérieure d’autres organisations indépendantistes. Ils réinvestissent d’abord leurs forces dans la dynamique syndicale en créant l’UTA (Union des Travailleurs Agricole) en 1970, l’Union des Paysans Pauvres de Guadeloupe (UPG) en 1972 et enfin l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG) qui regroupe les deux précédente et d’autres syndicats en 1973. Tels sont les facteurs qui expliquent le lien étroit entre indépendantistes et syndicalistes en Guadeloupe. En témoigne l’élection à la tête de l’UGTG de l’indépendantiste Elie Domota et sa désignation comme porte-parole du LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon– Collectif contre l’exploitation outrancière), un regroupement syndical, associatif et politique qui a mené le vaste mouvement social en janvier et février 2009.

    En 1977 ces militants créent l’Union Populaire pour la Libération de la Guadeloupe (UPLG) qui reste jusqu’à aujourd’hui la principale organisation politique indépendantiste. A côté de celle-ci existe également le Mouvement pour une Guadeloupe Indépendante (MPGI) crée en 1981, le Konvwa pou liberasyon nasyonal Gwadloup (KNLG) fondé en 1997 et Fòs pou konstwi nasyon Gwadloup (Forces pour batir la nation guadeloupéenne) fondé en 2010. Des tentatives de luttes armées ont également eu lieu par le GLA (Groupe de Libération Armée) qui mène une série d’attentats contre des édifices publics en 1980 et 1981, puis par l’ARC (Alliance Révolutionnaire Caraïbe) menant le même type d’actions de 1983 à 1989.

    Si comme en Martinique la multiplicité des organisations, l’institutionnalisation de certains leaders, la répression et les divisions du mouvement nationaliste, le rapport des forces disproportionné avec une des principales puissances mondiale, etc., rendent difficile une perspective d’indépendance à court terme, cela ne veut pas dire que la question de l’indépendance nationale est enterré. « Le Mouvement Patriotique Guadeloupéen au niveau organisationnel et militant connaît une passe difficile, un mouvement de reflux, mais c’est là le paradoxe, les idées nationalistes n’ont jamais cessé de progresser et d’irriguer au quotidien la vie des guadeloupéens[xliv] » résume le journaliste Danik Zandwonis.

    Comme nous le disions dans nos précédents articles consacrés à Mayotte, la Kanaky et la Polynésie, la faiblesse de la conscience internationaliste et du mouvement anticolonialiste en France fait partie du rapport des forces défavorable auquel sont confrontés les militants nationalistes des colonies françaises. Qu’un tel mouvement se développe et que le rapport de forces mondial se transforme et la perspective indépendantiste redeviendra un objectif atteignable rapidement. A plus ou moins long terme l’indépendance est inévitable : la situation géographique, la rationalité économique et la communauté des traits culturels avec les autres peuples de la région orientent structurellement vers un projet de fédération des Antilles.

    Saïd Bouamama

    Notes :  
    [i] Raphaël Confiant, Aimé Césaire, une traversée paradoxales du siècle, Stock, Paris, 1993,
    [ii] Adrien Guyot, L’Amérique, un ailleurs partagé, Départment of Modern Languages and Cultural Studies, University of Albama, 2016, pp. 104-105. .
    [iii] Frédéric Dorel, La thèse du « génocide indien » : guerre de position entre science et mémoire, Revue de civilisation contemporaine Europes/Amériques, N° 6, 2006.
    [iv] Nicolas Rey, Quand la révolution aux Amériques était nègre … Caraïbes noirs, negros franceses et autres « oubliés » de l’histoire, Karthala, Paris, 2005, p. 48.
    [v]Chantal Maignan-Claverie, Le métissage dans la littérature des Antilles françaises. Le complexe d’Ariel, Karthala, Paris, 2005, p. 118.
    [vi] Nicolas Rey, Quand la révolution aux Amériques était nègre … Caraïbes noirs, negros franceses et autres « oubliés » de l’histoire, op. cit., p. 53.
    [vii] Victor Schoelcher, Abolitions de l’esclavage ; Examen critique du préjugé contre la couleur des Africains et des Sang-Mêlés, Porthmann, Paris, 1840, p. 138.
    [viii] Alain Bihr, Recension du livre de Caroline Oudin-Bastide, Travail, capitalisme et société esclavagiste. Guadeloupe, Martinique (XVIIe-XIXe siècle), Revue « Interrogation ? », n° 10, mai 2010.
    [ix] Alain Philippe Blérald, Histoire économique de la Guadeloupe et de la Martinique : du XVIIe siècle à nos jours, Karthala, Paris, 1986, p. 26. 
    [x] Alain Philippe Blérald, Histoire économique de la Guadeloupe et de la Martinique : du XVIIe siècle à nos jours, Karthala, Paris, 1986, p. 26. 
    [xi] Ibid, p. 138.
    [xii] Christian Deverre, Crise sucrière et réforme foncière en Guadeloupe, Cahiers d’économie et sociologie rurales, n° 17, 1990, p. 100.
    [xiii] Guy Lasserre, La Guadeloupe. Etude géographique, Union Française d’Edition, Bordeaux, 1961, p. 393.
    [xiv] Christian Deverre, Crise sucrière et réforme foncière en Guadeloupe, Cahiers d’économie et sociologie rurales, op. cit., p. 108.
    [xv] Ibid, p. 111.
    [xvi] Luce Blanchard, Qui se cache derrière le projet de centrale thermique d’Albioma à Marie-Galante, https://blogs.mediapart.fr/luce-blanchard/blog/020217/qui-se-cache-derriere-le-projet-de-centrale-thermique-dalbioma-marie, Consulté le 10 juin 2018 à 19 h 55.
    [xvii] Muriel Bonin et Cécile Cathelin, Conversion environnementale de la production bananière guadeloupéenne : une stratégie politique et économique, Economie rurale, n° 341, mai-juin 2014, p. 76.
    [xviii] Athanasia Bonneton, La banane en Guadeloupe : les conditions économiques et sociales de la culture et de la commercialisation, CDDP Guadeloupe, 1988, p. 52.
    [xix] André Breton, Martinique charmeuse des serpents, 10/18, Paris, 1973.
    [xx] Jean-Luc Boniol, Janvier-mars 2009, trois mois de lutte en Guadeloupe, Les Temps modernes, 1/2011, n° 662-663, pp. 82-113.
    [xxi] Guy Cabort-Masson, Interview à la revue Antilla, n° 961, 9 novembre 2001, p. 6.
    [xxii] Les derniers maîtres de la Martinique, http://www.fxgpariscaraibe.com/article-27520586.html, consulté le 11 juin 2018 à 16 h 30.
    [xxiii] Ulrike Zander, La hiérarchie « socio-raciale »en Martinique. Entre persistance postcoloniale et évolution vers un désir de vivre ensemble, Revue en ligne Asylon (s), n° 11, mai 2013, http://www.reseau-terra.eu/article1288.html#nh37, consulté le 11 juin 2018 à 16 h50.
    [xxiv] Michel Giraud, races, clases et colonialisme à la Martinique, L’Homme et la société. Volume n° 55. Nº 1, 1980, p. 206.
    [xxv] Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs, Seuil, Paris, 1971, p. 132.
    [xxvi] Ulrike Zander, La hiérarchie « socio-raciale »en Martinique. Entre persistance postcoloniale et évolution vers un désir de vivre ensemble, op. cit.
    [xxvii] Rapport du secrétaire d’Etat de la Marine et des Colonies du 2 février 1861, Revue maritime et coloniale, tome 2, Lahure, Paris, juillet 1861, p. 53.
    [xxviii] L’ensemble des données de cette partie sont issues de deux documents de l’Institut d’Emission des Département d’Outre-Mer (IEDOM) : Guadeloupe 2016 et Martinique 2016, Paris, 2017.
    [xxix] Daniel Guérin, Les Antilles décolonisées, Présence Africaine, Paris, 1956, p. 55.
    [xxx] François Taglioni, Géopolitique et insularité : l’exemple des petites Antilles, in André-Louis Sanguin (coord.), Vivre dans une île, L’Harmattan, Paris, 1997, p. 179.
    [xxxi] INSEE première, n° 1589, avril 2016, https://www.insee.fr/fr/statistiques/1908163, consulté le 13 juin 2018 à 10 h 00.
    [xxxii] Faustine Vincent, Scandale sanitaire aux Antilles, Le Monde du six juin 2018, https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/06/06/scandale-sanitaire-aux-antilles-qu-est-ce-que-le-chlordecone_5310485_3244.ht, consulté le 13 juin 2018 à 10 h 45.
    [xxxiii] Daniel Guérin, Les Antilles décolonisées, op. cit., p. 37.
    [xxxiv] Frantz Fanon, Antillais et Africains, in Pour la révolution africaine, La Découverte, Paris, 2001, p. 31 et 34.
    [xxxv] Jean-Pierre Darnel, Langues et identité culturelle aux Antilles françaises, Pluriel débat, n° 17, année 1979, p. 27.
    [xxxvi] Hugues Pagesy, Kolombie 2 : Bumidom la vérité, Editions Nestor, Gourbeyre – Guadeloupe, 2017, quatrième de couverture.
    [xxxvii] André Calmont, et Cédric Audebert, Dynamique migratoire de la Caraïbe, Karthala, Paris, 2007, p. 99.
    [xxxviii] Première conférence Tricontinentale, Interventions et résolutions, La Havane, 1966, p. 90.
    [xxxix] Aimé Césaire, Introduction au livre de Daniel Guerin, Antilles décolonisées, op. cit., p. 9.
    [xl] Ibid, pp. 10-11.
    [xli] Manifeste de l’OJAM, https://afcam.org/index.php/fr/dossiers/dossiers-4/les-collectivites-invitees-au-haut-comite/2-uncategorised/4194-le-manifeste-de-l-o-j-a-m, consulté le 14 juin 2018 à 8 h 30.
    [xlii] Xavier-marie Bonnot et Francois-Xavier Guillerm, Le sang des nègres, Galaade, Paris, 2015.
    [xliii] Raymond Gama et Jean-Pierre Sainton, Mé 67 : Mémoire d’un évènement, Société Guadeloupéenne d’Edition et de Diffusion, 1985, p. 122.
    [xliv] Danik I. Zandwonis, Guadeloupe. L’indépendance est plus proche qu’on ne le dit …, http://7seizh.info/2014/12/11/guadeloupe-lindependance-est-plus-proche-quon-ne-le-dit, consulté le 14 juin 2018 à 16 h 45.

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  • Spécial rhume : top 10 des remèdes inutilesLe Pharmachien
    http://lepharmachien.com/rhume

    Voici les 10 remèdes que j’ai analysés pour toi :

    Le Vicks sous les pieds
    Le bol d’eau chaude qui sent fort
    Le concours de brûlage de yeule
    Suer le virus
    La mouche de moutarde sur le chest
    Les casse-grippes
    Te mettre quelque chose dans le derrière
    La soupe poulet et nouilles
    Le sirop contre la toux
    Les antibiotiques

    N’hésite pas à rire de chacun d’eux. Ils le méritent.

    • Bon bon, le gars il connait pas autre chose que les médecines enseignées dans son école ? Ok pour jeter le sirop et les antibiotiques pour un rhume mais le principe de la réflexologie ne lui dit vraiment rien, les plantes qui soignent les voies respiratoires comme l’eucalyptus non plus pas plus que les effets positifs d’un placébo ? (prouvés scientifiquement je vous rassure) ben dis donc, y’a encore du taf … J’aurais préféré apprendre ce qu’est un rhume et pourquoi certains durent 2 minutes.

      Tiens, dans le genre extraordinairement miraculeux et surtout non prouvé scientifiquement j’ai le gargarisme à l’eau salée pour le mal de gorge.

    • Bah si il connait, et dit qu’il n’y a pour l’instant aucune étude qui prouve que ça fait plus que du rien. Couler du nez n’est pas un rhume, le rhume c’est une maladie provoqué par de multiples virus (c’est expliqué dedans). Quand bien même des zones des pieds et des mains seraient reliés à des organes (ce qui reste à prouver mais ce n’est pas le sujet), le rhume n’a pas de rapport avec un organe puisque ce sont des virus. Donc non appuyer sur un pied ne peut pas miraculeusement faire partir un virus qui est un organisme qui se balade dans le corps. Sinon il a aussi un autre article dont le lien est dans celui là, qui explique les différences entre le rhume et la grippe :
      http://lepharmachien.com/20121004rhumevsgrippe

    • @sombre

      On peut « booster » le breuvage avec de la bonne gnôle et, amha, ça doit être plus efficace que le « bouillon de poule » ...

      C’est l’inverse qu’il dit, l’alcool déshydrate et la sensation d’apaisement qu’on ressent est plutot lié au fait qu’on couvre l’inflammation par une autre. Il semble important de s’hydrater. Le bouillon est efficace parceque c’est principalement de l’eau chaude, ca marche autant qu’une soupe ou un chocolat chaud.

    • @mad_meg : attention quand je dis « booster » c’est pas un mélange à 50/50, hein ? Une cuiller à café dans la tasse suffit (enfin en ce qui me concerne). Je trouve que ça réchauffe et puis ça fait dormir. Et pendant ce temps-là, tu n’as plus à faire supporter ta mauvaise humeur et ta face « maganée » à ton entourage... Ceci dit, depuis que j’ai arrêté le tabac (en fait, je me suis à la vapote comme un gros hypocrite), je ne sais plus ce qu’est un « rhume », un mal de gorge, encore moins une trachéite ou une bronchite. C’est pas que je chauffe non plus comme un malade chez moi :18 °C quand tout va bien sauf devant la cheminée où on a pu atteindre 25 mais ça c’était avant quand je savais pas trop la faire marcher et que je mettais trop de bois.
      @monolecte : oui, j’aime bien la dernière question du bas de page ...
      Par contre @touti, oui, il n’est pas trop sympa pour l’homéopathie : on peut trouver des remèdes homéopathiques pas trop coûteux tout de même. Sinon pour le mal de gorge, je connais le miel de ronces mais c’est (beaucoup) plus coûteux que l’homéopathie.

    • @touti : tu veux dire que l’homéopathie est mal prise en charge par le système d’assurance maladie en France, ainsi que tous les soins que tu énumères ensuite ?
      Sans parler de l’ostéopathie qui est mal remboursée également. Base de remboursement : une consultation chez un généraliste et seulement deux « séances » dans l’année à la MGEN ! (faudrait pas exagérer tout de même, hein !).

    • @sombre la prise en charge de la sécu ne m’importe pas ici. Je souligne juste qu’il existe différentes portes de compréhension (et du soin) de la maladie, et du rhume pour ce post.

      J’ai du rater quelque chose sur le rhume des inuits, pourquoi n’existerait-il pas ? voila ce que j’ai trouvé qui ouvre là encore une porte différente, that’s all folk

      Et je ne dis pas que c’est la porte de la vérité unique et scientifique pour se soigner. Juste que parfois, ça peut aider à guérir de ne pas se focaliser que sur bigpharma.

      https://www.erudit.org/fr/revues/hphi/1994-v4-n2-hphi3179/800948ar.pdf
      La deuxième façon d’exprimer le corps est la métaphore : pour le dire de façon sommaire, dans cette vision symbolique le corps est un igloo. Dans cette perspective, les principales parties du corps et de l’igloo sont désignées par la même terminologie : ainsi le nez et le trou d’aération de l’igloo (permettent à l’un et à l’autre de respirer) ; le pharinx et le couloir de l’igloo (qui transitent les aliments d’une part, les humains de l’autre), l’anus et une ouverture pratiquée dans le mur arrière de l’igloo (évacuation des excréments, sortie des malades et des morts).

      Pour tâcher de nous rapprocher de la notion de contagion un peu plus, nous aborderons sommairement l’étiologie des maladies :
      chez les Inuits, l’étiologie comprend non seulement l’histoire personnelle et médicale du patient, mais tous les aspects de sa relation avec l’environnement ; les actions et comportements passés du patient sont considérés comme des indicateurs de la source du problème actuel. Georges Wenzel rapporte que dans une communauté inuit, une mort accidentelle par noyade ainsi qu’un épisode de convulsions furent attribuées à des explications relevant des relations socio-environnementales des individus durant leur vie. Il est évident que pour les Inuits le traitement et le pronostic sont reliés aux etiologies de tout ordre. L’identification des facteurs dans l’histoire personnelle prend alors une importance capitale, puisqu’il y a une forte association entre le passé et le présent.

      pfff, tout ça pour un rhume ! parlez moi de votre mère d’ailleurs

    • @monolecte disait ça car le rhume est dû à un virus (mmh on l’a pas déjà dit ? :p) et que comme beaucoup de virus, il est fort peu probable qu’il soit actif à -50°C. Il y a une différence entre bigpharma et comprendre comment fonctionne réellement telle ou telle maladie et ça peut même être en conflit. Les peuples premiers trouvaient leurs remèdes par essai-erreur essentiellement, au fil des générations, mais sans forcément comprendre la cause (et souvent en donnant une cause humaine ou déique à posteriori). Et justement là quand on comprend que le rhume est un virus, bah ça ne va pas trop avec bigpharma, au contraire : puisqu’on comprend qu’on ne peut rien faire d’autres que calmer les symptômes : prendre quelques trucs simples pour calmer inflammation de la gorge, pour moins couler du nez : du miel, boire beaucoup, du liquide chaud, etc. Mais on ne soigne pas le rhume en tant que tel, lui on attend juste qu’il crève tout seul au bout de sept jours.

    • comme beaucoup de virus, il est fort peu probable qu’il soit actif à -50°C.

      Il y a toujours débat sur les virus qui seraient ou non vivants, autant qu’ils auraient besoin de cellules vivantes.
      Sibérie : un virus âgé de 30.000 ans libéré par la fonte des glaces
      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/siberie-un-virus-age-de-30-000-ans-libere-par-la-fonte-des-glaces_16827

      Il y a une différence entre bigpharma et comprendre comment fonctionne réellement telle ou telle maladie et ça peut même être en conflit.

      Tes simplifications ne valorisent pas le propos. Savoir ce qu’est le réel est un vaste champ de questionnement dont tu sembles faire une certitude. Je dis qu’il y a parfois des portes qu’il serait bien d’ouvrir.
      Je suis étonnée de te voir défendre les débilités d’un pharmacien qui propose de se moquer avec lui de différents moyens détournés pour soigner un rhume. Son but affiché serait donc la défense du réel et de la science, mazette, quel mépris de tout ce qui se fait autrement que comme il lui a été appris. Et il faut en plus rire avec lui ?

      Les peuples premiers trouvaient leurs remèdes par essai-erreur essentiellement, au fil des générations, mais sans forcément comprendre la cause (et souvent en donnant une cause humaine ou déique à posteriori).

      Saluons l’esprit cartésien occidental qui a la chance inouite d’être dans le réel et qui lui au moins, comprend contrairement aux chinois, indiens, africains, qui n’ont pas vraiment cette science réelle si spécifique à la vrai connaissance.

      Et justement là quand on comprend que le rhume est un virus, bah ça ne va pas trop avec bigpharma, au contraire : puisqu’on comprend qu’on ne peut rien faire d’autres que calmer les symptômes : prendre quelques trucs simples pour calmer inflammation de la gorge, pour moins couler du nez : du miel, boire beaucoup, du liquide chaud, etc. Mais on ne soigne pas le rhume en tant que tel, lui on attend juste qu’il crève tout seul au bout de sept jours.

      Un peu comme cette discussion alors.

    • Ce n’est pas la même chose un virus vivant et un virus actif. Je n’ai pas parlé de vivant ou pas vivant. À partir de -70°C il me semble qu’il virus peut vivre indéfiniment, donc aucun problème à trouver un virus de 30000 ans. Mais par contre il n’est pas actif. C’est justement parce que la fonte des glaces remet de vieux virus au chaud (en tout cas plus chaud que dans la glace profonde) que c’est dangereux.

      Je ne défend pas les débilités d’un pharmacien, mais le fait que c’est mieux de montrer qu’un truc fonctionne pour dire à des gens de l’utiliser. Quand on dit fonctionne, ça voudrait dire que sur un panel de personnes où on le test, une nette majorité de personnes (pas besoin de 100% mais une forte quantité quand même) est guérie plus et/ou plus vite qu’avec un produit placebo ou qu’en ne faisant rien et en attendant. Or ce n’est pas le cas. Le fait qu’il y a 1 personne sur 500 qui a eu un rhume arrêté en 2j ou au lieu de 7j après s’être appuyée sur les pieds n’indique pas que c’est ce geste là qui a produit ce résultat là. Il n’y a pas de recherche compliquée nécessitant des moyens énormes pour ça, et ça va même plutôt dans le sens des essais-erreurs des peuples « non cartésiens » : on s’aperçoit que ça ne fait pas plus que faire du rien, donc on passe à autre chose (comme manger du miel et boire beaucoup d’eau). Et ce point là est à séparer du point dont je parlais avant sur le fait de comprendre le mécanisme précis de la maladie (ici un virus), là c’est encore autre chose, sur le fait de prouver qu’un remède a un effet visible plus fort que du rien.

      Les « chinois, indiens, africains » ont au fil du temps trouvés de nombreux remèdes qui fonctionnent parfaitement (telle plante pour telle maladie etc), mais tout comme les anciens européens aussi (notamment les « sorcières »), ce n’est pas propre à « ailleurs ». Et dans le même temps il y a aussi plein de remèdes qui ne font rien du tout, ainsi encore qu’un certain nombre qui fonctionnent par placebo parce qu’une personne de confiance ayant une certaine autorité discute longtemps avec le patient et le rassure et lui dit de boire ci ou ça.

      Et ça fait un vrai effet. Quand on parle du placebo ce n’est pas pour dire que ça ne fait rien, au contraire, mais c’est pour dire que ça ne fait pas plus qu’un autre produit ou acte qui ne fait rien non plus, et que donc l’effet éventuel se trouve dans le contexte et non pas dans le remède donné (mais attention il y a aussi des cas où il n’y a aucun effet du tout). C’est à priori ce qu’il se passe avec l’homéopathie dont l’apprentissage indique qu’on doit poser 12000 questions au patient, parler longtemps avec lui etc, avant de lui donne de l’eau et du sucre. Si d’autres médecins non homéopathes discutaient aussi longtemps avec leur patient, avec autant de bienveillance, à l’écoute, et en donnant un petit anti douleur et une tisane verveine-menthe à la fin, ça ferait sensiblement la même chose (= pas du rien, mais réellement du bien pour de nombreux cas). Évidemment ça ne va pas du tout dans le sens de bigpharma ça.

  • Automédication : la liste noire des médicaments à éviter selon 60 millions de consommateurs
    http://mobile.allodocteurs.fr/se-soigner/medicaments/pharmacovigilance/automedication-la-liste-noire-des-medicaments-a-eviter-selon-60-

    Actifed® Rhume Jour & Nuit, Actifed® Rhume, Dolirhume® Paracétamol et Pseudoéphédrine, Nurofen® Rhume, Rhinadvil® Rhume Ibuprofène/Pseudoéphédrine, Humexlib® Paracétamol Chlorphénamine, Bronchokod®, Exomuc® toux grasse, Fluimicil®, Hexaspray®, Humex® toux sèche oxomémamzine, Humex® mal de gorge Lidocaïne-Benzalkonium, Strefen®, Strepsil® Lidocaïne, Strepsil® miel citron, Mucomyst® toux grasse, Toplexil®, Angi-Spray®, Colludol®, Drill® et Drill® miel rosat, Fervex® état grippal, Actifed® état grippaux, Doli® état grippal, Ercéfuryl®, Dulcolax®, Dragées Fuca®, Pursennide®.

    • Seuls 21% des médicaments passés au crible par l’étude sont « à privilégier ». C’est le cas de Vicks vaporub®, Imodiumcaps®, Gaviscon® menthe, Forlax® 10G ou encore Maalox® sans sucre. Mais ces rares traitements à disposer d’un rapport bénéfice/risque favorable selon les spécialistes ne sont pas exempts de critique. Certains sont jugés avoir un prix « élevé » ou « exagéré », tandis que beaucoup présentent de nombreuses contre-indications (antécédents de convulsion, grossesse, allaitement, enfants de moins de 12 ans, insuffisance rénale…). Il apparaît donc indispensable de toujours lire la notice, pour vérifier que le traitement en libre-accès est bien adapté à votre cas.

      #santé #effets_indésirables #AVC #médicaments #rhume #ORL

  • Non, on n’attrape pas un #rhume en prenant froid | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/153444/philosophie-rhume-froid

    La propagation des virus est facilitée par la promiscuité entre humains. Ceux-ci, victimes innocentes, collaborent bien souvent à leur insu avec ces redoutables assaillants. Selon une théorie qu’on pourrait appeler « théorie du confinement », par temps froid, les humains s’enferment ensemble ; étant alors plus étroitement en contact les uns avec les autres que par temps chaud, ils favorisent considérablement les conditions de la contamination. Croyant s’être de la sorte mis à l’abri, ils se tendent à eux-mêmes le piège qu’ils pensaient ainsi pouvoir éviter ! Donc, si le froid joue un rôle dans la contamination virale, ce ne serait peut-être pas, comme on le pense, à cause du contact avec l’air froid, mais à cause de l’envie d’être au chaud et de se retrouver rassemblé dans un espace restreint.

  • Intolérance aux protéines de lait de vache
    Il semblerait que ce soit mon cas mais cela reste à confirmer.
    Cela fait des années que je dois faire avec une surproduction de #mucus, le jour, la nuit. Au fond de la gorge. J’en ai parlé à différents médecins, aucun n’a été en mesure de me diagnostiquer quoi que se soit. L’une m’a même répondu : « oui, moi aussi, je ne sais pas à quoi c’est dû. Nettoyage du nez avec du sérum physiologique tous les matins ». Mmmmm.
    L’hiver dernier, toux sérieuse, fièvre, mal de gorge sévère, je vais consulter mon médecin traitant à la noix qui diagnostique une pharyngite après m’avoir demandé trois fois si j’avais de la fièvre. Trois jours plus tard SOS médecin me soignait une bronchite carabinée. Entre temps, j’étais allée voir une femme qui tient une boutique de soins naturels pour des compléments naturels. Après mes explications, me regardant par-dessus ses lunettes comme on regarde une mauvaise élève, elle me dit : « si vous consommer des produits laitiers de vache il faut arrêter ». Ah !? « Ben oui ! »
    Je ne bois pas de lait, je ne le digère pas, mais je mange des yaourts, du beurre tous les matins, et beaucoup de fromage. J’ai fais une pose sans fromage de vache pendant la bronchite mais j’ai repris de plus belle après.
    Depuis deux mois j’ai des quintes de toux quasi quotidienne, un truc qui crois que tu vas t’étouffer pour de bon et y passer. Quelques jours de vacances à côté d’Auray, je vais dans une boutique de produits naturels pour acheter des bourgeons de sapin dans l’espoir de soulager ces quintes récurrentes. Pas de bourgeons de sapins en boutique. J’explique mon problème à la vendeuse et au bout d’un instant elle me demande : « vous buvez du lait ? » Non, je digère pas. « Vous mangez du fromage ? » Ah ça oui ! « Faut oublier les produits laitiers. Au moins ceux de vache. Il y a davantage de tolérance vis - vis des produits issus du lait de chèvre et du lait de brebis » Ah tiens, on m’a déjà dit ça.
    C’était samedi. Depuis dimanche j’ai arrêté les produits issus du lait de vache, je mange un petit peu de fromage et de yaourts de lait de brebis pour voir comment ça se passe. J’ai eu une quinte de toux dimanche mais rien hier ni aujourd’hui. D’après ce que j’ai pu lire comme info, il faut tester ses tolérance pendant une période allant de un à trois mois. Ensuite, certains disent qu’il faut supprimer tous les produits issus de lait animal, d’autres disent que chèvre et brebis sont moins pire. J’ai lu aussi que le beurre était acceptable (ouf) puisqu’il est pauvre en protéine de lait, la protéine de lait étant la grande responsable. En effet, l’adulte ne produit plus de lactase, l’enzyme qui permet à l’humain d’assimiler la lactose.
    Je viens aussi de me rappeler que je suis allergique à la pénicilline, j’ai fait un œdème en me soignant d’une angine !!! Mais je ne sais pas si c’est lié.

    • Ah ben oui @odilon, le lait c’est pour les petits des animaux, peu d’humains ont les enzymes nécessaires pour le supporter.
      Toutes les conneries qu’on lit sur les bienfaits du lait sont là pour soutenir la filière industrielle. Mon médecin m’a souvent prévenu d’arrêter le lait si j’ai des soucis ORL, rhume, grippe, sinusite… effectivement, ça cesse rapidement.
      Quant au lait en état de décomposition qu’est le fromage, c’est juste trop bon pour s’en passer complètement mais assurément toxique.

    • Meuh si @james, dans la même mesure que le sucre, la viande ou les céréales raffinés produisent des toxines que certains organismes n’arrivent pas à éliminer.

    • Hello @odilon,

      C’est un sujet complexe en fait donc je suis bien embêté pour répondre simplement et ce d’autant plus qu’il y a des dogmes là dessous, des fausses certitudes, des choses pourtant vraies aussi bref je vais faire un résumé synthétique sans aucune polémique :

      Préambule de Paracelse (décrié) : « Tout est poison, rien n’est poison, tout dépend de la dose »

      – Tu as de la rhinite chronique et de la toux chronique. La première induit la 2e au bout de 48/72h.
      – Le premier épisode était fébrile donc causé par une agression suffisamment forte pour amener de la fièvre : c’est pas une allergie, c’est pas le lait directement, c’est un micro-organisme (virus, bactérie, champignon) agressif.

      – Diminuer le lait ou l’arrêter améliore tes symptômes : le lait (vache, chèvre, brebis, etc.) contient des protéines animales, leur dégradation digestive amène la production locale d’histamine qui fait des spasmes digestifs et des sécrétions des muqueuses. C’est aussi le cas de plein d’autres aliments (blanc d’oeuf, charcuteries, poissons à chair rouge, aliments fermentés, boissons fermentés) ou d’autres choses (conservateurs, alcools, additifs alimentaires, médicaments etc.). Si ça t’améliore et que ça ne te coûte pas (tu es en forme, tu ne perds pas de poids), continue c’est très bien mais ce n’est peut-être pas suffisamment pour tarir les sécrétions…

      –Il existe plein de maladies avec tous les aliments. Les laits, pas seulement celui de vache, ne font pas exception : allergies à différentes protéines (betalactoglobuline, alphalactalbumine, caséines etc.) immédiates (anticorps IgE) ou retardées (cellulaires), intolérance au lactose qui est un sucre du lait, etc. Les signes sont plutôt digestifs, plus rarement généraux (selon la gravité de la maladie). Les allergies au lait de vache frappent 25% des enfants à 3 mois et à peine 1% des enfants à 5 ans (elle guérit assez bien). Remplacer par du lait de chèvre ou de brebis est une dangereuse erreur : les caséines de ces laits sont proches et donnent, elles, des allergies qui ne guérissent que rarement et qui sont assez violentes (Décés par choc anaphylactique http://www.allergique.org/spip.php?breve706 ).

      Ce que je te conseille : continue ton éviction du lait puisqu’elle te soulage. Va voir un médecin : allergologue ou ORL pour bilan de ta rhinite persistante afin qu’ils trouvent la cause de cette durée inhabituelle.

      Voilà ce que je peux en dire :)

    • Hello @allergie :) Merci pour ta réponse. Oui, je ne doutais pas que ma bronchite de l’hiver dernier n’avait rien à voir avec le lait, c’était pour l’anecdote. Je vais attendre un mois de sevrage aux produits laitiers avant de voir un orl, c’est le délai préconisé, à ce que j’ai pu lire, pour vérifier sa tolérance ou non. Je me suis mise au lait d’amande, c’est plein de calcium et c’est délicieux. Point de vue santé je me porte à merveille, j’ai repris le footing (que j’avais délaissé) et tout va bien :-D

    • Bonjour @brimbeline. Je n’ai rien contre mais n’est-ce pas un peu prématuré ? A part le beurre du petit déj, je veux arrêter tous les produits laitiers (il me reste un délicieux gratin de courgettes à la feta à terminer :)) et voir si mes problèmes de rhinite chronique s’arrangent. Cela dit j’ai l’impression d’en avoir un petit peu moins.

    • Youpi, @allergie finalement je ne suis pas allergique aux produits laitiers (il faut se battre ici des mois et mois voire des années pour obtenir un rdv chez un allergologue). Mes rhinites chroniques sont dues aux acariens ! Par contre, mes quintes de toux restent un mystère. Vu qu’elles ont eu lieu en été, il est probable que se soient des pollens qui m’ont sauvagement agressés. Contre les acariens, j’ai lu qu’on pouvait les éliminer avec du bicarbonate de soude (décidément ça sert à tout le #bicarbonate_de_soude). Je vais essayer. Possible que l’allergologue me propose de me désensibiliser.

  • Spicy #Rhum
    http://www.cuisine-libre.fr/spicy-rhum

    Tarer la balance avec le grand bocal que vous allez utiliser pour pouvoir peser le miel. Ajouter le miel. Puis mettre les épices et le gingembre épluché et coupé en lamelles. Verser le rhum. Boucher le bocal et laisser reposer au frais et dans l’obscurité au moins 6 à 8 mois. À la fin de la période de macération, filtrer et mettre en bouteille.

    #Épices, #Breuvages, Rhum / #Végétarien, #Sans_œuf, Marinade/Saumure, Entrée, apéro, starter..., #Sans_lactose, #Sans_viande

    #Marinade/Saumure #Entrée,_apéro,_starter...

  • #Rhum arrangé au #Kumquat
    http://www.cuisine-libre.fr/rhum-arrange-au-kumquat

    Couper les Kumquats en 4, et les rajouter dans un grand bocal. Couper la gousse de vanille en petites sections de 0.5 a 1cm et les rajouter dans le bocal. Verser le rhum et refermer le bocal. Laisser reposer 4mois.

    Kumquat, #Breuvages, Rhum / Marinade/Saumure, Entrée, apéro, starter..., #Végétalien, #Sans_lactose, #Végétarien, #Sans_viande, #Sans_œuf, #Sans_gluten, #Hiver

    #Marinade/Saumure #Entrée,_apéro,_starter...