• Comment les riches ravagent la planète. Et comment les en empêcher

    En dix-sept ans, les riches n’ont rien appris, rien compris, rien changé. Ils se gavent. Les milliardaires ont multiplié leur fortune, la catastrophe écologique s’amplifie, la crise sociale est mondiale. Le lien entre ces phénomènes ? Les inégalités. On n’évitera pas le désastre climatique si l’on ne ramène pas les ultra-riches à la raison. C’est ce qu’explique ce livre détonnant, où une analyse implacable se combine à un dessin complice et surprenant. Inspirée de Comment les riches détruisent la planète, best-seller paru en 2007 et traduit en douze langues qui a largement contribué à montrer l’articulation intime entre crise écologique et crise sociale, cette bande dessinée s’imposait pour en actualiser les données et le constat. Elle raconte comment, en bientôt vingt ans, l’oligarchie a augmenté sa passion destructrice et endossé les nouveaux habits du capitalisme.

    https://www.seuil.com/ouvrage/comment-les-riches-ravagent-la-planete-herve-kempf/9782021552508
    #bande_dessinée #BD #bande-dessinée #livre #riches #richesse #écologie #capitalisme #changement_climatique #Svante_Arrhenius #biodiversité #inégalités #modernisation #1980s #choc_pétrolier #finance #dérégulation #néo-libéralisme #mondialisation #hyper-riches #rivalité_ostentatoire #potlach #ostentation #gaspillage #surconsommation #profit #techno-solutionnisme #oligarchie #médias #résistance #révoltes #répression #violences_policières #surveillance #tax_the_rich #taxer_les_riches

  • Lieu emblématique de #formation à l’agro-écologie dans le #finistère, le CFA de #kerliver vit une rentrée crépusculaire
    https://splann.org/cfa-kerliver-rentree-crepusculaire

    Après 142 ans d’enseignement agricole, le centre de Kerliver, à #hanvec (29), vit peut-être sa dernière rentrée. Sur fond de réduction des dépenses, le #conseil_régional_de_bretagne a décidé le transfert de ses formations à #Châteaulin et #morlaix. Un collectif de salariés dénonce la brutalité de la manœuvre et croit en l’avenir de ce site tourné vers l’agro-écologie. L’article Lieu emblématique de formation à l’agro-écologie dans le Finistère, le CFA de Kerliver vit une rentrée crépusculaire est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Démocratie_locale #Agro-écologie #agroécologie #Avenir_Kerliver #centre_de_formation_agricole #christophe_matrat #Dominique_Blivet #draaf #enseignant #enseignement #établissement #loïc_hénaff #lycée_agricole #lycée_suscinio #mélanie_thomin #professeur #risques_psycho-sociaux #service_public #Yves_Cyrille

  • Au cœur d’une #cyberattaque sans précédent qui a ébranlé le notariat français

    Enquête Des pirates ont détourné au moins 35 millions d’euros au sein de centaines d’offices notariaux pendant deux ans. Les hackeurs étaient si prolifiques que les autorités ont craint l’émission de faux actes notariés.

    Le 20 mars 2024, dans les bureaux d’un notaire breton, le téléphone n’arrête pas de sonner. Au bout du fil, des dizaines de ses homologues de toute la France ont reçu un étrange dossier de vente de la part de leur confrère. Ce dernier n’y est pour rien : le document, piégé, a été conçu et envoyé par des pirates informatiques qui ont pris le contrôle de son système informatique. L’appât fonctionne : sur les plus de 10 000 officiers publics l’ayant reçu, 80 % auraient cliqué, selon un document interne de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), l’agence de cybersécurité de l’Etat.

    Cet épisode n’est qu’une infime portion d’une vaste campagne de piratages ayant touché plus de 500 offices notariaux en France ainsi que l’instance qui les chapeaute, le Conseil supérieur du notariat (CSN). Révélées ici pour la première fois sur la base de documents internes de l’Anssi, du CSN ainsi que de plusieurs sources proches du dossier, ces attaques n’ont pas seulement causé un important préjudice financier : pendant au moins deux ans, elles ont ébranlé le notariat dans ses fondements même.

    Les hackeurs piratent les premiers offices notariaux en décembre 2022 avant de propager leurs initiatives à d’autres offices, notamment par le biais de courriels piégés. Leur but ? Réaliser des virements bancaires.

    Avec les notaires français, les hackeurs ont trouvé un filon de choix. En tout, « plus de 500 études » – soit 7 % d’entre elles – sont victimes du groupe de pirates, qui détournent entre 35 et 40 millions d’euros, selon une estimation « basse » citée par l’Anssi dans un document interne de novembre 2024. Ces montants seront remboursés en partie par l’assurance des notaires.
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/09/03/au-c-ur-d-une-cyberattaque-sans-precedent-qui-a-ebranle-le-notariat-francais

    https://justpaste.it/gauqs
    #escroquerie #riches

  • «È un déjà vu»: Israele si appresta a espropriare terreni a Bil’in, ancora una volta
    https://www.assopacepalestina.org/2026/09/03/e-un-deja-vu-israele-si-appresta-a-espropriare-terreni-a-bilin-an

    di Oren Ziv, +972 Magazine, 2 settembre 2026. L’esercito ha emesso un ordine di esproprio per una nuova «strada di sicurezza», che secondo gli esperti contribuirà a consolidare un corridoio di insediamenti nel cuore della Cisgiordania. All’inizio degli anni 2000, il villaggio di Bil’in, in Cisgiordania, è diventato un punto focale della lotta popolare palestinese contro la barriera ... Leggi tutto

    #Notizie #ricordate_Bil'in?

  • #riot On Sunset Strip – Puntata del 01-09-2026
    https://radioblackout.org/podcast/riot-on-sunset-strip-puntata-del-01-09-2026

    La macchina del tempo e dello spazio blackoutiana, a zonzo per gli anni ’60, in particolare il periodo 66-68; ma con uno sguardo anche al revival psichedelico degli anni ’80 e nuove proposte in tema, in viaggio con Paul Magoo, Maurizio e DJ Arpon

    #60s #riot_on_sunset
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/09/2026_09_01_RiotOnSunset.mp3

  • #Baignade à #Paris : plus de 180 000 personnes ont plongé dans la #Seine cet été

    Alors que Paris a connu plusieurs canicules cet été, les sites de baignade dans la Seine ont fait le plein. D’après un #bilan de la Ville de Paris publié le 29 août, les trois sites gratuits, situés au bras Marie, à Bercy et à Grenelle, ont accueilli 120 000 baigneuses et baigneurs en huit semaines cet été. Soit une fréquentation en hausse de 20 % par rapport à 2025.

    Ces espaces de baignade ont ouvert à l’été 2025, dans la foulée des Jeux olympiques de 2024. Cela faisait alors un siècle que la baignade dans le fleuve était interdite à Paris.

    Les autres sites de baignade de la capitale ont également suscité l’engouement des Parisiennes et Parisiens. 63 000 personnes se sont baignées dans les #canaux : 51 000 au bassin de la Villette et 12 000 dans le #canal_Saint-Martin. Ce dernier avait ouvert dès la mi-juin, de manière anticipée, en raison de la canicule. Au total, les sites de baignade parisiens dans la Seine, le canal Saint-Martin et le #bassin_de_la_Villette ont ainsi attiré plus de 180 000 visiteurs cet été.

    Les quatre piscines extérieures ont également accueilli 33 000 nageurs, portant à 216 000 personnes le nombre total de baigneurs dans la capitale.

    Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a annoncé vouloir « aller plus loin » en 2027. Un nouveau site dans le bassin de l’Arsenal, à Bastille, est notamment à l’étude.

    https://reporterre.net/Baignade-a-Paris-plus-de-180-000-personnes-ont-plonge-dans-la-Seine-cet-
    #baignade_urbaine #eau #accès_à_l'eau #rivières #France

    • Baignades à Paris : #2026, l’année de tous les records

      Cet #été, Paris s’est mise à l’eau ! En huit semaines, 216 000 baigneuses et baigneurs ont profité de la Seine, des canaux et des centres sportifs pour nager, se rafraîchir et savourer l’été au cœur de la capitale. Un record qui confirme le succès des baignades parisiennes… et qui donne déjà envie de remettre ça l’année prochaine !

      La Seine fait le plein

      Depuis le 4 juillet, les Parisiennes, les Parisiens et les visiteurs ont été nombreux à piquer une tête dans la Seine. Pour cette deuxième saison, le succès est au rendez-vous : 120 000 baigneuses et baigneurs ont profité des trois sites aménagés dans le fleuve, soit 20 % de plus qu’en 2025.

      À Bras-Marie et sur le quai de Bercy, 42 000 personnes ont fait quelques longueurs, tandis que 36 000 nageurs ont profité du site de Grenelle. De quoi confirmer que la Seine est bel et bien devenue un nouveau terrain de jeu estival à Paris.

      Nager, se rafraîchir, bronzer au bord de l’eau ou simplement profiter du fleuve… cet été, les bonnes raisons de se jeter à l’eau ne manquaient pas. Et visiblement, les Parisiennes et les Parisiens n’ont pas eu besoin de beaucoup se faire prier !
      Les canaux font aussi des vagues

      Le succès s’est poursuivi dans les canaux : 63 000 personnes ont profité des baignades du Bassin de la Villette et du Canal Saint-Martin. Avec 51 000 baigneuses et baigneurs, le Bassin de la Villette a largement fait le plein, tandis que 12 000 personnes ont nagé au Canal Saint-Martin, dont 9 000 lors de son ouverture exceptionnelle fin juin.

      Les quatre centres sportifs proposant des baignades ont également accueilli 33 000 personnes. Au total, 216 000 nageuses et nageurs ont profité des différents sites parisiens. 216 000 personnes à l’eau : finalement, Paris avait bel et bien la tête dans les nuages… et les pieds dans l’eau !
      Une parenthèse fraîche au cœur de l’été

      Avec les fortes chaleurs qui ont rythmé la saison, les baignades parisiennes ont été particulièrement bienvenues. Un tiers des jours d’ouverture ont correspondu à un épisode de canicule, offrant aux Parisiennes, aux Parisiens et aux visiteurs une manière simple et gratuite de se rafraîchir.

      Une baignade en famille, quelques longueurs entre amis ou une pause au bord de l’eau : ces espaces sont devenus de vrais lieux de vie et de convivialité, particulièrement précieux pour celles et ceux qui passent l’été à Paris.

      https://ws-paris-v4.paris.fr/pages/baignades-a-paris-2026-l-annee-de-tous-les-records-36238
      #chiffres #statistiques #chaleur #canicules #fraîcheur

  • #adozioni di #Cani in #campania, migliaia trovano casa ma i #rifugi restano essenziali: il caso di Ponticelli e Agnano
    https://informareonline.com/adozioni-di-cani-in-campania-migliaia-trovano-casa-ma-i-rifugi-rest

    Adottare un cane significa liberare un posto in un rifugio, permettere a un altro animale recuperato dalla strada di essere accolto e, soprattutto, trasformare quella che rischia di diventare una permanenza lunga anni in una nuova vita. In Campania accade migliaia di volte ogni anno, ma i numeri raccontano anche quanto il sistema continui ad […] L’articolo Adozioni di cani in Campania, migliaia trovano casa ma i rifugi restano essenziali: il caso di Ponticelli e Agnano proviene da Informareonline, scritto da Elisabetta Rota

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA

  • #caserta : #rifiuti_urbani, c’è la #proroga_tecnica alla #sieco fino al 31 luglio 2028
    https://informareonline.com/caserta-rifiuti-urbani-ce-la-proroga-tecnica-alla-sieco-fino-al-31-

    Di seguito, riportiamo il comunicato stampa del Comune di Caserta: La Commissione Straordinaria, attraverso una determina a firma della Dirigente del Settore Ambiente ed Ecologia, Valeria Valendino, ha disposto una proroga tecnica del contratto di appalto per il “Servizio di raccolta integrata dei rifiuti solidi urbani e spazzamento” nel Comune di Caserta a favore della […] L’articolo Caserta: rifiuti urbani, c’è la proroga tecnica alla Sieco fino al 31 luglio 2028 proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #Attualità

  • “Il Panda siamo noi”, la #Mostra resta alla #reggia_di_caserta anche a settembre
    https://informareonline.com/il-panda-siamo-noi-la-mostra-resta-alla-reggia-di-caserta-anche-a-s

    “Il Panda siamo noi“, la mostra che doveva essere in esposizione nel Giardino Inglese della Reggia di Caserta fino al 31 agosto, vi rimarrà, invece, fino al 27 settembre. I visitatori, quindi, potranno ancora per un po’ imbattersi in fotografie e #ritratti che vogliono sensibilizzare chi guarda rispetto a temi come la tutela delle specie […] L’articolo “Il Panda siamo noi”, la mostra resta alla Reggia di Caserta anche a settembre proviene da Informareonline, scritto da Ilaria Morlando

    #Approfondimenti #Cultura #animali #Fotografia #WWF

  • #pompei, scoperte prove che collegano al #Rinascimento
    https://informareonline.com/pompei-scoperte-prove-che-collegano-al-rinascimento

    A differenza da ciò che si potrebbe pensare sul sito di Pompei, continuano le ricerche: sono state scoperte prove che testimoniano la presenza del Rinascimento nell’antica città. Le nuova scoperte a Pompei: il rapporto con il Rinascimento Gli scavi sistematici di Pompei iniziati nel lontano 1748 continuano a sorprendere: hanno infatti suscitato un incredibile scalpore […] L’articolo Pompei, scoperte prove che collegano al Rinascimento proviene da Informareonline, scritto da Fabrizio Pennino

    #Approfondimenti #Cultura #e-journal #Gabriel_Zuchtriegel #Parco_archeologico

  • Je cherchais des références pour une #chanson, dont j’ai écouté une version contemporaine et « hybride » par un chanteur-artiste dans un concert à #Riace, en #Calabre, organisé par l’association #Radicare...

    Le concert de #Fabrizio_Piepoli s’intitule #Trabtella (une #fusion entre #tarantelle et #trap) :

    Tarabtella è un sound che fonde i beat elettronici contemporanei, il groove della tarantella pugliese, e una vocalità evocativa e melismatica, che vuole indurre al tarab, lo stato di commozione estatica associato tradizionalmente al canto arabo.

    E’ il sound di una nuova scrittura d’autore, un inno all’incontro tra Oriente e Occidente, fra tradizione e contemporaneità, ribadito da una scrittura dei testi che si muove tra il suono “percussivo” del dialetto barese, l’italiano e il potere evocativo della lingua araba.

    Tarabtella è un concerto che affianca a brani originali alcuni brani di tradizione – tra Sud Italia e Medioriente – rivisitati in chiave contemporanea, elettronica, ambient, urbana.
    Tarabtella esplora il senso delle radici, dell’appartenenza, della libertà, seguendo una visione umana e sonora di fusione tra culture, inclusività, convivenza orizzontale.


    https://www.fabriziopiepolimusic.com/?page_id=275

    Je cherchais notamment des informations sur une #chanson qu’il a chantée à la fin et qu’il avait présentée ainsi :

    « #chants d’#amour chantés par des femmes à des hommes sous les #prisons, c’était en réalité un #code_secret, sous le couvert de chansons d’amour il y avait des messages politiques. Ces chansons sont nées sous le mandat anglais et puis la tradition a continué pour résister contre les Israéliens »

    Je cherchais aussi la référence aux #montagnes, car j’avais noté un lien avec la #montagne :
    « À vous qui allumaient le feu, à vous qui arrivez des montagnes j’espère que vous soyez en sécurité là-dedans » (là-dedans = en prison).

    En commentaire, ce que j’ai trouvé, mais si quelqu’un·e a plus d’informations, elles sont bienvenues (surtout en lien avec la question des montagnes, car j’avais pensé peut-être écrire un petit texte pour une rubrique du Journal of Alpine Research | Revue de géographie alpine : https://journals.openedition.org/rga.

    #tarantella

    • Women - Led Resistance Movements in #Palestine

      The melody is like a gentle breeze or lullaby that instantly evokes goosebumps. The lyrics are phonemically Arabic, yet strangely indiscernible. The song is a #tarweedeh, an encoded art form developed by Palestinian women while under British colonialism (1923-1948) to deliver encrypted messages of resistance.

      During the Great Palestinian Revolt of 1936-1939, the British imprisoned an overwhelming number of Palestinian men just for speaking up against their rule. The incarcerations severed communication between revolutionaries and their village-dwelling families, leaving behind many women whose brothers, fathers, husbands, and sons were wrongfully imprisoned. In response, Palestinian women developed and deployed tarweed to secretly transmit instructions for their loved ones’ liberation.

      The encryption in tarweed involves inverting the last letters of words, repeatedly inserting the letter L (“lam” in Arabic), or using poetry, symbol, and analogy with embedded meanings. This process transformed the original message into a gibberish that neither the occupiers nor their translators could comprehend. Women walked along the outside walls of the prisons, delivering messages in serenades that wafted through the barred prison windows. To the occupiers, the sight of Palestinian women strolling and singing folk songs was innocuous, yet it proved instrumental to the prisoner’s escape.

      Tarweed survived the Nakba (“catastrophe”), the 1948 ethnic cleansing of Palestine when at least 700,000 indigenous Palestinians were violently expelled from their homes and homeland by Zionist terrorist militias and Israeli military forces to establish the state of Israel. Today, these folk songs continue—along with traditional food, clothing, storytelling, poetry, and folk dance—as markers of Palestinian identity and preservers of a scattered folk heritage ever-threatened by a system of apartheid and genocide. Palestinians within the occupied territories and in the shatat (“diaspora”) continue to pass on these traditions in the ongoing fight against their erasure.

      Tarweed embodies an aspect of Palestinian history too often belied by Western mainstream narratives: the vital role of women in the struggle. While these narratives depict Palestinian women as voiceless entities in an “inherently patriarchal” society, in reality women-led resistance movements have been an essential part of the more than century-long fight against colonization and oppression in Palestine. The artfulness of tarweed further highlights women’s resourcefulness and ingenuity in this ongoing resistance.

      Although there are multitudinous examples of Palestinian women’s resistance, Fatima Bernawi and Shadia Abu Ghazala are two women who made critical contributions to the struggle for Palestinian liberation. Bernawi, who was born in 1939 and survived the Nakba with her Palestinian mother, reunited with her Nigerian father, who had fought in the 1936 revolt, shortly thereafter. She became an active participant and leader in the struggle for freedom. She is the first woman prisoner listed in the records of the Palestinian women prisoners’ movement. Shadia Abu Gazala was one of the early members of the Popular Front for the Liberation of Palestine, founded in 1967. She led women’s military units and was deeply dedicated to the education of the people, though she died in late 1968. A school named after her in the Gaza strip was the site of an Israeli massacre in December of 2023.

      Women’s Leadership in the First Intifada

      Palestinian women were a cornerstone of the First Intifada (“uprising”) that erupted in December of 1987. After decades of Israeli military occupation and settlement expansion, an Israeli truck collided with a civilian car in Gaza; killing four Palestinians in Gaza proved to be the last straw. Palestinians in Gaza and the West Bank mobilized as a united front, catching Israel off guard. Israel responded with a swift and brutal crackdown. Countless Palestinian men were arrested and imprisoned, deported, or killed. Palestinian women quickly stepped in to fill the void and formed the backbone of the uprising.

      Women from urban cities and traditional villages mobilized as part of the First Intifada, uniting across generations, political factions, and class lines. They organized at the grassroots level, rallying hundreds of thousands of Palestinians in a series of coordinated efforts against the Israeli occupation. Every major Palestinian faction formed a women’s committee disguised as a homemaking group because it was illegal to be a member of any political party or student union. Publicly, they called for knitting, cooking, and sewing meetups, but they were secretly planning the intifada.

      During the First Intifada Palestinian women initiated mass political strikes and spearheaded the first mass boycott against Israel. In defiance of Israel’s restrictive laws, they found innovative ways to provide home-grown alternatives to Israeli goods, setting up backyard gardens and farming cooperatives where women learned to grow their own food. When Israel shut down Palestinian schools and universities to prevent students from mobilizing politically, Palestinian women organized teach-ins in basements and abandoned buildings. They taught themselves medicine and set up teams to provide emergency care to protesters injured by Israeli violence. The civil strikes and coordinated boycotts across Palestine caused such a hit to the economy that Shimon Peres, who was the Foreign Minister at the time, warned the economy was “in danger.”

      Not surprisingly, the Israeli government doubled-down with intimidation and aggression, imposing daily curfews, ordering mass arrests, and giving Israeli soldiers the infamous orders to ‘break the bones’ of Palestinians. They cut phone-lines in Palestinian towns and villages and placed huge swaths of organizers under house arrest. Palestinian women, and the resistance as a whole, found ways around every barrier that Israel put in their way. When Israel outlawed the Palestinian flag, women formed knitting circles and made their own flags to fly at demonstrations. When Palestinian women leaders were placed under house arrest, they baked bread and placed communiques in each loaf, which they distributed across villages, towns, and refugee camps undetected by Israeli forces.

      Women’s efforts throughout the First Intifada captured global attention, forcing Israel’s staunchest ally, the United States, to withhold its financial support in response to Israel’s unwillingness to negotiate. For the first time since 1948, Palestinians brought Israel to its knees and women were front and center in the movement.

      The nonviolent groundswell of resistance we know as the First Intifada was cut off at the knees in 1991 by the secretive signing, at the White House, of the Oslo Accords, an agreement that has worsened the lives of Palestinians to this day. Beyond significantly increasing the number of illegal settlements, the Accords created a corrupt political class known today as the ‘Palestinian Authority’ that actively collaborates with the Israeli occupation to crush resistance.

      Sumud as a Political Practice

      To truly understand Palestinian women’s tireless fight for thawabit (their “inviolable rights”), it helps to invoke the cultural value of sumud, or steadfastness. Sumud emerged in full force following the June 1967 war, or Naksa (“setback” or “defeat”), when Israel annexed and occupied the West Bank, East Jerusalem, and Gaza, more than tripling its size. Since then, sumud has persisted as an ideological theme and political strategy for surviving Israel’s colonization, military occupation, and hegemony.

      All of the active and organized resistance efforts enacted by Palestinians over the years are built upon the foundation of sumud. It is resistance at the psychological level, akin to revolutionary optimism inasmuch as it offers an antidote to nihilism at the hands of an oppressive government and ignites faith in the power of the people to usher in the society they deserve. Sumud has sustained Palestinians in the face of the severe policies and tactics that Israel has relentlessly employed in an effort to “break” them.

      From massacres, expulsion, dispossession, and genocidal wars, to the surveillance and control tactics of occupation—checkpoints, barriers, curfews, closed military zones, settlements, “settler-only” roads, watchtowers, gates, nightly raids, and mass arrests; from denying Palestinians access to water, healthcare, and education; to burning olive trees and bulldozing homes, Israel’s goal has been to make the daily lives of Palestinians unbearable, and ultimately, to force them to leave their homes in search of a better life elsewhere. Sumud declares to the occupier: You may break our bones, but you cannot break our spirit!

      Sumud encompasses a range of everyday acts by which Palestinians fight for their right to exist in their homeland, stay rooted in their culture, and maintain some semblance of normal life under conditions that are anything but normal.

      The spirit of sumud is on stark display in the enduring commitment of women in the Palestinian territories to creating and nurturing life, even as they are forced to live like prisoners under deplorable conditions. For a society that has faced the threat of extinction for over 75 years, the choice to have and care for children is deeply entwined with survival and solidarity. Performing domestic roles and caring for children in the Palestinian territories, which have been occupied piece by piece since 1948, requires unthinkable levels of willpower, determination, and fortitude. As one journalist Meryem Ilayda Atlas put it, the woman who bathes her two children in the rubble of a building in Gaza is serving a public role.

      Unfortunately, this women’s struggle has been weaponized by Israel and maligned by narrow, decontextualized notions of “first world” bourgeois feminism that are the handmaid of capitalism. For example, in an article titled “Why are so many of the victims in Gaza Children?” the Economist attributed the high death toll of children in Gaza since October 7th to the high fertility rate. The article went on to link high fertility rates to poverty and low levels of education (while Gaza does have a high poverty rate, it also has a high rate of literacy among women) while never mentioning the actions of Israel or the Israeli Occupying Forces. This narrative turns a blind eye to the Gazan women doctors caring for babies who could not survive on life support after the hospital’s electricity was cut off, or the Gazan women journalists calmly broadcasting to the world in English amid terrorized shrieks, or the Gazan women trying their best to go on in the ruins because they have no other choice.

      In the village of Nabi Saleh in the central occupied West Bank, red-tiled roofs of illegal Israeli settlement houses dot the adjacent hilltop. The vast majority of the land in this Area C village is under Israeli military control. Between 2009 and 2016, the villagers organized demonstrations against Israeli settler expropriation of village land and water that were met with fierce and sometimes deadly repression by the Israeli Army.

      “Zania” a young Palestinian mother from Nabi Saleh recounts the time she had to throw her two-year-old daughter out a second-floor window and into the safety of a neighbor’s arms when the Israeli army fired a tear gas canister into her home. For Zania and other Palestinian women, sumud is embodied in the determination to maintain a physical presence on the land—knowing that if they leave, they may never be able to return by their jailers, the Israelis—and the ability to adapt to adverse and ever-worsening conditions:

      “The important thing is to stay in our house, in front of the Israeli soldiers and the occupation,” Zania says. “If we stay in our house it says ‘we are not afraid of your guns.’ We stay in our house, we live a normal life, and ah, this is our fortitude under occupation, this is the important thing.”

      At its core, sumud is existence as resistance. More than a mindset, it is a duty to fulfill the commitment to liberation. It is not blind hope that change will one day come, but an active awareness that only through struggle and solidarity can Palestinian lives be transformed. And Palestinian women have been its torch-bearers. As the intense U.S.-backed Israeli brutality wages on in Gaza, killing tens of thousands of people and displacing millions from their homes, sumud and tarweed remind us that the Palestinian resistance has a long history. Palestinians have resisted imperialist genocide in countless and creative ways and will continue to do so.

      https://breakingthechainsmag.org/women-led-resistance-movements-in-palestine
      #résistance #femmes

    • Reviving Palestinian Tarweedeh in Modern Music

      Preserving Heritage through Tarweedeh in Palestinian Resistance Songs

      Imagine hearing “perlalalafct” and trying to determine its meaning. You might guess “Pearls,” “Pre-effect,” “Blanket,” or “Perfect.” This illustrates the confusion caused by mispronunciation. If you’re learning English and struggle with “perfect,” hearing “perlalalafct” makes understanding impossible. This is similar to the Palestinian Tarweedeh, or “Mwalalala,” where Palestinian women in the late 19th century inserted “lalalala” into Arabic words to confuse British colonizers, despite their knowledge of Arabic.

      Palestinian Tarweedeh, or “Mwalalala,” was developed by Palestinian women in the late nineteenth century. It involves pronouncing Arabic in the Palestinian dialect and inserting “lalalala” in the middle of words, making it harder for British colonizers to comprehend conversations, despite their potential knowledge of Arabic.

      Today, Tarweedeh persists in Palestinian culture, particularly in traditional songs performed at weddings and gatherings, often by female artists. Influenced by the current situation of Israeli settlements and ongoing conflicts, many Arab artists have revived Tarweedeh in their music as a symbol of resistance against occupation. This resurgence has gained popularity, making Tarweedeh a notable trend once again.

      One recent example is Dana Salah’s song “Ya Talie’en,” which combines Arabic poetry with two traditional Palestinian Tarweedeh songs—one originally by Reem Albanna and a traditional song from the late nineteenth century named “Shamali,” meaning “the north.” This blend of languages and musical styles distinguishes Dana’s song, making it both trendy and culturally significant, enhanced by a richly symbolic music video.

      Dana Salah, a Jordanian-Palestinian youth artist born and raised in Amman, continued her education at Duke University and began producing her music in New York City. She embodies hope and solidarity through her music, bringing attention to the enduring cultural heritage of Tarweedeh.X$
      Palestinian Tarweedeh in Modern Resistance Music: A Cultural Revival

      The integration of Tarweedeh into modern resistance music represents both a cultural resurgence and a potent form of political expression. As demonstrated in Asalah Nasri’s latest video clip for “The Natives,” this ancient Palestinian musical style serves as a powerful medium for conveying messages of resistance, pride, and solidarity. This revival has gained popularity because it has touched on some emotional points that were rarely touched before.

      The use of traditional music forms like Tarweedeh in resistance art also attracts international attention, educating global audiences about Palestinian culture and struggles, thereby fostering empathy and support worldwide. Artists like Dana Salah bridge local traditions with global platforms, amplifying the Palestinian voice on the world stage.

      The role of Palestinian Tarweedeh in modern resistance music underscores the enduring power of cultural heritage. By blending ancient art forms with contemporary issues, artists create a layered narrative that resonates deeply with local and global audiences alike. This cultural revival honors the past while empowering present and future generations in their ongoing pursuit of justice and peace.
      “Ya Talaeen”: A Poetic Journey of Nostalgia and Hope

      The song “Ya Talaeen” by Dana Salah blends touching Arabic verses with a heartfelt English chorus, telling a story full of hope, strength, and longing. It came out during a time of regional turmoil and political unrest, capturing the desire of a community for freedom and to go back to their homeland. and draws upon vivid poetic imagery deeply entrenched in Middle Eastern culture. References to mountains, fire, and gazelles evoke themes of strength and passion, resonating with historical narratives of endurance and struggle. These symbolic motifs not only affirm a cultural identity but also foster a sense of unity among listeners through shared heritage.
      Themes of Longing and Resistance

      The lyrics of the song poignantly articulate a profound longing for liberation and justice. Lines such as “From the river to the sea, my people tasted freedom” vividly paint a collective desire to overcome oppression and reclaim sovereignty. The refrain “Hold on, just a little longer, we’re going home” underscores a message of resilience and optimism amidst adversity, striking a chord with those who empathize with struggles for self-determination and dignity.

      During a period marked by heightened political tensions and social movements advocating for human rights, “Ya Talaeen” serves as both a reflection of current realities and a call for change. It embodies the aspirations of a community determined to carve out a better future, urging listeners to envision and actively pursue progress. The song’s release against the backdrop of global movements for justice amplifies its relevance and impact.

      Musically, “Ya Talaeen” seamlessly blends traditional Arabic elements with contemporary influences, creating a melodic tapestry that enhances its lyrical poignancy. The interplay of Arabic verses with an English chorus not only broadens its accessibility but also bridges cultural divides, allowing the song to resonate globally while preserving authenticity. This musical fusion amplifies its emotional resonance, reinforcing themes of unity and solidarity across borders. and that also reflected on the artist herself as an Arab American.
      Cultural Revival through Tarweedeh and its significance

      The incorporation of the Palestinian Tarweedeh style into “Ya Talaeen” signifies a profound cultural revival within modern resistance music. Its adaptation in contemporary music by artists like Dana Salah not only preserves Palestinian heritage but also connects today’s war with a legacy of resilience against oppression. Tarweedeh’s adaptation of “Ya Talaeen” serves multiple purposes, including the coding communication of Tarweedeh and the emotional resonance through The traditional melodies and rhythms of Tarweedeh evoke nostalgia and strengthen emotional bonds within the community, fostering solidarity and unity among listeners. including the symbolic imagery Dana Salah’s accompanying visuals in the song’s video further amplify its message, featuring poignant scenes such as olive trees, Al-Aqsa mosque, and children with rocks against the armor of occupiers, reinforcing its historical and cultural significance. and historical references that resonate with the enduring struggle for justice.
      Contemporary Relevance and Global Impact

      In current resistance movements, music serves as a powerful medium for raising awareness and mobilizing support. The incorporation of Tarweedeh into “Ya Talaeen” educates global audiences about Palestinian culture and its ongoing struggles, fostering international empathy and support. Artists like Dana Salah bridge local traditions with global platforms, amplifying Palestinian voices on the world stage.
      Tarweedeh as a Tool of Resistance

      “Ya Talaeen” outperforms its role as a song; it represents a history of hope, resilience, and cultural pride. Through its lyrics, mixing melodies, and the integration of Tarweedeh, the song encapsulates the aspirations and struggles of a people striving for freedom and justice. Dana Salah’s artistic expression through “Ya Talaeen” not only honors Palestinian heritage but also empowers present and future generations in their quest for justice and peace. It stands as a testament to music’s transformative power to inspire change and unite communities in pursuit of a shared future.

      The integration of Tarweedeh into modern resistance music not only preserves Palestinian cultural heritage but also serves as a potent form of political expression. Artists like Dana Salah and Asalah Nasri continue to bridge local traditions with global platforms, amplifying the Palestinian voice and garnering international support for the Palestinian cause.

      This cultural revival through Tarweedeh underscores the enduring power of heritage in the ongoing struggle for justice and peace in Palestine.

      https://www.youtube.com/watch?v=cmHm8zju41E&t=1s

      https://www.arabamerica.com/reviving-palestinian-tarweedeh-in-modern-music

      –-> References to mountains, fire, and gazelles evoke themes of strength and passion, resonating with historical narratives of endurance and struggle. These symbolic motifs not only affirm a cultural identity but also foster a sense of unity among listeners through shared heritage.

      #montagne #feu #gazelles

  • L’IA dans les formations supérieures : beaucoup d’effets délétères et peu d’apports positifs

    D’après l’enquête IA et enseignement supérieur réalisée par le MESR en juin 2025 (https://mission-ia-sup.forge.apps.education.fr), les usages pédagogiques de l’IAG (Intelligence Artificielle Générative) largement dominants dans les universités sont de l’aide à la rédaction (44% des usages pour les enseignant·es et 62% pour les étudiant·es) et la recherche d’information (75% pour les étudiant·es). En termes d’outils d’IA souhaités, la recherche d’information arrive en rang 1 avec 60% des étudiant·es, à quoi s’ajoutent 50% de recherche de sources diversifiées (rang 4) et 50% de vérification d’informations (rang 2). Le rang 3 est occupé par l’assistance à la rédaction. Il n’y a donc pour l’instant aucun doute sur les usages actuels de l’IA et leur avenir proche par les étudiant·es. Pour les enseignant·es il s’agit surtout d’aides à l’évaluation (les 5 premiers rangs, supérieurs à 50%).

    Réaliser soi-même la recherche d’information et de rédaction est essentiel dans une formation supérieure

    Or ces usages touchent au coeur même des activités d’#apprentissage, fondé, dans le supérieur, sur des méthodes rigoureuses issues de la #recherche_scientifique (Voir aussi : https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/digital/lia-generative-bouleverse-t-elle-les-pratiques-pedagogiques). Il est crucial d’apprendre à chercher et identifier les #sources, les vérifier, les comparer, les valider. Les étudiant·es demandent la plupart du temps à l’IAG de faire ce travail à leur place, n’apprenant donc pas à le faire. Pire : l’IAG est un intermédiaire qui masque les sources, d’autant que les outils d’IA gratuits qu’utilisent les étudiant·es offrent des possibilités limitées. On voit ainsi souvent des #bibliographies fictives, où une IA a associé des noms d’auteurs et d’autrices réels avec des titres d’ouvrages réels ou probables chez des éditions vraisemblables sauf que ces ouvrages n’existent pas : l’IAG a combiné des éléments probables. Exemple vécu : dans une #bibliographie de 25 titres d’un projet de mémoire de master en juin 2025, 23 étaient inventés.

    Même chose pour la #rédaction. Rédiger, ce n’est pas seulement livrer un produit fini, c’est surtout un processus à fonction cognitive qui concrétise la #pensée dans un #discours_organisé, et renvoie à la personne qui écrit son propre #discours à lire, la pousse à s’interroger sur les #termes justes et les #formulations nuancées. Quand on fait produire un texte à une #IAG, cette activité disparaît. On a du mal à identifier quels textes déjà disponibles en ligne l’IAG a pillés, mélangés, vidés de leurs spécificités, et donc à vérifier leur #cohérence et leur #validité. Or l’apprentissage de méthodes à usage autonome, c’est l’objectif majeur d’une formation supérieure. Et quand on utilise une IAG « seulement » pour « améliorer » la forme d’un texte, ce qu’elle sait plutôt bien faire, on court plusieurs #risques qui ne valent pas la #surconsommation_énergétique : perdre en cohérence entre le discours et la pensée qui l’a produit, donner la primauté à la forme sur le fond, uniformiser les modalités d’expression par l’application de #modèles_automatisés... L’une des constatations de l’enquête de 2025, c’est que « l’usage direct et sans encadrement d’une IAG est néfaste sur les apprentissages » (p.24).

    Cela ne signifie pas qu’aucun usage pédagogique pertinent ne puisse être fait d’une IAG, selon les domaines et de manière tutorée, notamment dans les domaines où l’IA fournit une #aide_technique de beaucoup plus haut niveau que ce que faisaient déjà des outils informatiques comme, par exemple, des tableurs ou des visions augmentées (télescopes ou microscopes). Mais, dès lors qu’il s’agit de contenus produits par la #pensée_humaine et utiles pour son développement, de domaines de connaissances où les textes occupent une place importante pour contextualiser dans la complexité du monde et produire prioritairement du #sens, la délégation à une machine crée davantage de manques qu’elle ne viendrait en combler.

    Exemple d’une soutenance de master

    Lors d’une soutenance de Master en Esthétique et Théorie des arts, sur l’insistance du jury, le candidat a admis avoir fait usage de l’IAG pour rédiger son mémoire. Le mémoire de 180 pages était rédigé sans la moindre erreur orthographique. Au niveau formel, rien à redire. Mais l’IAG compile, elle ne pense pas. Elle a en effet combiné des éléments probables d’information sans jamais attiser le désir de les vérifier, en entretenant l’#illusion_de_la_vérité. Elle a conduit à asséner des #généralités dont pas une ne pouvait résister à l’#esprit_critique. Pourtant, il n’y a que sur les pires chaînes de télévision que la compilation d’éléments information est donnée comme équivalente à un #argumentaire bien ficelé.

    Ainsi, pour développer et mettre en travail le concept d’habitus de P. Bourdieu, pourtant l’un des plus travaillés au monde, l’IA a proposé un falot manuel de sociologie pour débutant·es. Lorsque G. Bataille est cité, la référence de l’ouvrage ne comporte pas de numéro de page, l’IAG ne s’embarrassant pas de ces détails. Il fut donc impossible de vérifier s’il parlait effectivement (en 1957) de « ruptures des frontières corporelles dans la danse », ce qui serait très étonnant. L’IAG aura transformé la moindre idée porteuse de sens en #discours_indigent. Avec elle, la pensée propre à l’étudiant et son potentiel à problématiser ont cédé la place à la #banalité.

    Que faudrait-il changer face aux usages risqués de l’IA côté enseignement ? (Voir aussi : UNESCO, 2023, Guide pour l’IA générative dans l’éducation et la recherche : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000389901)

    Malgré tout cela, il semble déjà difficile d’empêcher l’usage de l’AI par les étudiant·es.

    Auparavant, on était bien souvent dans une forme de dispositifs d’apprentissage implicites, avec des « raccourcis » grossiers dans la pertinence des évaluations (au risque d’ailleurs d’entraîner l’échec de tous les étudiant·es différent·es de la norme, sans les codes, etc.). La faute à la (non ?) formation à la pédagogie des enseignant·es du supérieur, mais aussi au manque de moyens. Également au déficit, dans l’évaluation de la carrière des E-C, de reconnaissance de l’expertise en enseignement, face à l’importance accordée aux activités de recherche.

    Si on veut garder un niveau d’apprentissage sérieux, relatif à ce qui peut s’ancrer durablement dans l’esprit de nos étudiant·es, on est donc face à la nécessité d’adapter nos #méthodes_pédagogiques. Le remède n’est pas forcément inaccessible. On doit s’assurer en détail que les étudiant·es travaillent pour de bon l’élaboration progressive d’une maîtrise des diverses #compétences et de leur articulation. On est donc forcés de faire une mesure plus fine de l’authenticité, des progressions dans le temps, plutôt que la simple #évaluation d’un résultat final. Tout cela va avoir un coût humain et logistique : organiser par exemple beaucoup plus de soutenances à l’oral, en présentiel et synchrone. Et devoir préciser et vérifier à chaque étape si l’IAG est acceptée ou non. Et si oui comment elle est utilisée...

    Il faudrait en somme mieux appliquer les pratiques adéquates standards de la pédagogie, comme l’alignement des dispositifs d’évaluation, par exemple. Tout cela requiert beaucoup d’efforts de la part des enseignant·es, et de moyens, des formations, un taux d’encadrement nettement plus massif. Il faut remettre plus d’humain dans la boucle. Hélas, ce n’est pas la tendance politique du moment. L’IAG porte la promesse magique de la #productivité — et il n’y a pas ou que peu d’alternatives puisque le marché en fourgue partout dans nos appareils et nos logiciels. Pourtant, si on veut former à l’#effort dans un monde de facilité, ça va coûter plus cher.

    https://cgt.fercsup.net/l-echo-du-sup/echo-du-sup-numero-11-juin-2026-l-ia-dans-l-esr-ou-l-esr-dans-l-ia/article/l-ia-dans-les-formations-superieures-beaucoup-d-effets-deleteres-et-peu
    #IA #AI #intelligence_artificielle #ESR #enseignement_supérieur #université #facs #pédagogie #à_lire

    • L’IA générative bouleverse-t-elle les pratiques pédagogiques ?

      En bref

      – Rendu public par OpenAI en 2023, GPT-4 a atteint des niveaux de performance comparables à ceux d’étudiants de second cycle sur des exercices de logique, de mathématiques et de rédaction académique.
      – Les #modèles_de_langage modifient la manière dont les étudiants mobilisent leur raisonnement et leur capacité analytique, ce qui peut mener à une fragilisation de leur plasticité cérébrale et de leur densification des réseaux neuronaux.
      – Lorsque assisté par l’IA, l’acquisition des connaissances peut être affaiblie dès qu’elle remplace systématiquement l’#effort_intellectuel : les productions écrites, le #travail_autonome et les modalités d’évaluation.
      – De nombreuses questions sur l’équilibre entre assistance algorithmique et #effort_cognitif humain sont soulevées, d’autant par la rapide évolution des modèles d’IA.
      – Des cadres commencent à émerger où l’IA n’est ni absente ni centrale, mais intégrée de manière différenciée selon les objectifs cognitifs poursuivis.

      **

      L’irruption de l’intelligence artificielle générative dans les systèmes éducatifs marque un tournant technologique. Contrairement aux plateformes d’apprentissage en ligne ou aux outils d’assistance pédagogique des années 2000 et 2010, les modèles de langage de grande taille produisent désormais des raisonnements structurés, synthétisent des corpus complexes et interagissent avec les apprenants de manière adaptative.

      GPT‑4, rendu public par OpenAI en 2023, a atteint des niveaux de performance comparables à ceux d’étudiants de second cycle sur des exercices de logique, de mathématiques et de rédaction académique1. D’autres architectures comme Claude d’Anthropic ou LLaMA de Meta confirment cette dynamique tout en explorant des stratégies de gouvernance des sorties génératives et de réduction des biais2.

      Ces avancées offrent de nouvelles opportunités pour personnaliser les parcours, renforcer le tutorat individualisé et élargir l’accès aux ressources pédagogiques. Elles soulèvent toutefois des interrogations sur les fréquences d’utilisations (voir figure 1) et les conditions cognitives de l’apprentissage assisté par IA, car certaines dimensions de l’acquisition des connaissances peuvent être fragilisées lorsque cette technologie remplace systématiquement l’effort intellectuel3.

      Ces enjeux touchent directement des dispositifs clés de l’enseignement supérieur, tels que la production écrite, le travail autonome et les modalités d’évaluation. De plus, ces transformations appellent une approche combinant recherche académique et observation des pratiques pédagogiques.
      L’effort cognitif à l’épreuve des modèles génératifs

      Les modèles de langage de grande taille modifient la manière dont les étudiants mobilisent leur raisonnement et leur capacité analytique. GPT‑4, par exemple, atteint des performances comparables à celles d’étudiants de second cycle sur des exercices de logique, de mathématiques et de synthèse textuelle5. Cette portée soulève des questions sur l’équilibre entre assistance algorithmique et effort cognitif humain.

      « Le problème, dans le champ éducatif, apparaît lorsque l’étudiant utilise systématiquement l’IA pour réaliser un exposé, un mémoire, une dissertation ou même pour apprendre une notion » affirme Michel Barabel, maître de conférences à l’Université Paris-Est dont les travaux portent sur la transformation des organisations, en particulier la gestion des compétences, la formation professionnelle et les cultures apprenantes. La sous-traitance systématique peut nuire au développement de capacités cognitives essentielles. « Les travaux de recherche montrent que dans ce cas, le coût de l’effort cognitif augmente rapidement et que faire seul devient de plus en plus difficile ».

      Les cadres théoriques de la psychologie cognitive permettent d’éclairer ce phénomène. Les distinctions de Daniel Kahneman entre le cerveau de type 1, analytique et paresseux, et le cerveau de type 2, créatif et mobilisé dans la résolution de situations inédites, servent de référence. Barabel observe que « la grande promesse de l’IA est précisément de sous-traiter les tâches relevant du cerveau de type 1, simples et répétitives, afin de libérer du temps pour des activités de type 2 ». Son usage répété dans des tâches fondamentales du type 1 peut ainsi limiter la densification des réseaux neuronaux nécessaires à la créativité et à la pensée critique.

      Une comparaison avec d’autres usages technologiques illustre ce risque. « Cette dépendance pose une question centrale, celle d’un appauvrissement progressif des capacités cognitives », explique Barabel, faisant référence à des exemples observés dans d’autres contextes, comme la navigation des chauffeurs de taxi londoniens devenue dépendante du GPS. Les travaux en neurosciences montrent que l’apprentissage reposant sur un engagement cognitif actif favorise la plasticité cérébrale et la densification des réseaux neuronaux, tandis qu’une réduction durable de l’effort analytique limite ces mécanismes et fragilise la mobilisation des compétences dans des situations complexes6. « Or, on sait qu’il est très difficile de faire émerger une créativité authentique sans ce socle d’effort cognitif préalable », ajoute l’expert.

      Cette réflexion sur l’effort cognitif souligne que les effets de l’IA générative dépendent moins de la technologie que des modalités d’usage. L’usage réfléchi et régulé peut soutenir la créativité et la productivité, tandis qu’un usage passif peut compromettre le développement de compétences intellectuelles essentielles.
      Des recours pédagogiques en recomposition progressive

      La diffusion rapide des outils d’IA générative a rendu visibles des usages déjà largement installés chez les étudiants, souvent en dehors de tout cadre institutionnel. Plusieurs travaux montrent que ces outils sont mobilisés pour rédiger des exposés, structurer des mémoires ou préparer des évaluations, sans que les dispositifs pédagogiques aient été conçus pour en tenir compte7. Cette situation a conduit certains établissements à repenser non pas seulement la régulation, mais la nature même des activités proposées.

      D’après Michel Barabel, « la question ne peut se réduire à une opposition entre autorisation et interdiction. Le problème ne doit pas être posé en ces termes ». Il stipule que l’IA combine des potentialités pédagogiques fortes et des limites réelles. Dans les dispositifs qu’il observe, l’enjeu consiste à distinguer plusieurs formes d’activités selon le rôle attribué à la machine. « Certaines activités peuvent être totalement confiées à l’IA sans régulation particulière », notamment lorsqu’il s’agit de procédures ou d’aide méthodologique, tandis que d’autres doivent rester exclusivement humaines. « L’usage de l’IA y est interdit afin de préserver la relation pédagogique, le travail du cerveau de type 1 et la créativité et l’esprit critique ».

      Cette différenciation se traduit concrètement par des dispositifs de transparence. « À Sciences Po et à l’IAE Paris-Est, les étudiants doivent expliciter leur usage de l’IA dans une annexe dédiée. Nous autorisons son exploitation, mais nous imposons une annexe IA dans tous les travaux », précise Barabel. Cette exigence permet de déplacer l’évaluation du seul résultat vers le processus intellectuel mobilisé. « Le nouveau plagiat, pour nous, n’est pas d’utiliser l’IA, mais de l’utiliser sans le déclarer », ajoute-t-il.

      Les modalités d’évaluation ont également été ajustées pour tenir compte de ces pratiques. Barabel observe qu’« un exposé à rendre pour la semaine suivante a aujourd’hui une probabilité très élevée d’être produit à 60, 70, voire 90 % à l’aide de l’IA ». Dans ce contexte, « là où l’écrit pesait auparavant davantage, l’oral est désormais majoritaire », afin de vérifier la compréhension, l’appropriation des concepts et la faculté de l’étudiant à défendre son raisonnement.

      Entre délégation, assistance et augmentation, les applications pédagogiques se structurent ainsi autour d’un principe d’articulation. « Il existe des situations où l’IA assiste l’étudiant », note Barabel, tandis que dans d’autres configurations, « l’étudiant produit une première version et l’IA l’aide à l’améliorer par questionnement et suggestions ». Ces expérimentations dessinent progressivement un cadre où cette technologie n’est ni absente ni centrale, mais intégrée de manière différenciée selon les objectifs cognitifs poursuivis.
      Entre promesses d’augmentation et risques de fragmentation

      Les limites actuelles de l’IA générative en contexte éducatif tiennent moins à ses performances techniques qu’aux effets systémiques qu’elle induit sur les trajectoires d’apprentissage. Les bénéfices cognitifs observés dépendent fortement des conditions d’emploi, avec des résultats parfois contradictoires selon les protocoles expérimentaux[8]. Michel Barabel invite ainsi à la prudence dans l’interprétation des premières données disponibles. « Certaines études, notamment du MIT, ont montré une baisse rapide de certaines capacités cognitives, mais sur des échantillons très réduits et avec des protocoles discutables », rappelle-t-il, tout en notant que d’autres travaux mettent en évidence des effets positifs sur certaines compétences.

      Cette hétérogénéité des résultats renvoie à une question centrale, celle de l’intensité et surtout de la nature des utilisations. « Il pas certain qu’il existe un seuil universel », précise Barabel, en soulignant que « le problème réside davantage dans l’organisation des activités que dans le volume d’interaction avec l’IA ». Il propose un équilibre théorique dans lequel « le 100 % humain devrait représenter au moins 20 % des activités », afin de préserver les fonctions cognitives fondamentales liées à l’effort, à la réflexion autonome et à la construction du jugement.

      Au-delà des effets individuels, les chercheurs s’inquiètent de dynamiques d’inégalités susceptibles d’être amplifiées par les systèmes intelligents. Les écarts d’accès aux versions les plus performantes des modèles, souvent conditionnés par des abonnements payants, constituent un premier facteur de différenciation[9]. Barabel met en évidence le fait que « le capital économique des familles pourrait conditionner l’accès à des IA plus performantes, utilisées dans un cadre privé », créant un avantage cumulatif pour certains étudiants. À cela s’ajoutent les disparités institutionnelles. « Certains établissements disposent des moyens financiers et pédagogiques pour déployer des IA, former les enseignants et mettre en place des chartes éthiques. D’autres non ».

      Ces écarts matériels se doublent d’inégalités culturelles et cognitives. « Le risque majeur est alors l’accroissement des écarts entre étudiants », pointe Barabel, distinguant ceux qui utilisent l’IA de manière stratégique, ceux qui en font un usage mécanique et ceux qui réinvestissent le temps libéré dans des activités à forte valeur cognitive. Les recherches en sociologie de l’éducation montrent que ces mécanismes d’appropriation différenciée jouent un rôle déterminant dans la reproduction ou la transformation des hiérarchies scolaires8.

      Enfin, la rapidité d’évolution des technologies pose un défi structurel aux institutions éducatives. « Ce que nous disons aujourd’hui peut être remis en cause dans quelques mois par une nouvelle génération d’IA », signale Barabel. Cette instabilité technologique interroge la capacité des systèmes éducatifs à articuler innovation, équité et développement des compétences humaines fondamentales, dans un contexte où la production et la transmission des savoirs sont elles-mêmes en profonde recomposition.

      https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/digital/lia-generative-bouleverse-t-elle-les-pratiques-pedagogiques

    • Le plus grand danger de l’IA à l’université n’est pas la triche, c’est l’érosion de l’apprentissage lui‑même

      L’intelligence artificielle promet de « libérer du temps » et d’optimiser l’apprentissage. Mais en déléguant aux machines les tâches qui formaient étudiants et jeunes chercheurs, les universités risquent d’éroder les conditions mêmes de l’expertise.

      Dans le débat public sur l’intelligence artificielle (IA) à l’université, une inquiétude revient en boucle : la tricherie. Les étudiants vont-ils confier leurs #dissertations à des #chatbots ? Les enseignants sauront-ils les démasquer ? Faut-il interdire ces outils sur les campus, ou au contraire les intégrer aux pratiques pédagogiques ?

      Ces questions sont légitimes. Mais à force de réduire le sujet à la #fraude_académique, on passe à côté de l’essentiel : une transformation beaucoup plus profonde est déjà à l’œuvre, qui dépasse largement les seuls comportements des étudiants – et même le cadre de la salle de classe.

      Les universités déploient désormais l’IA dans de nombreux aspects de leur fonctionnement. Certaines applications restent largement invisibles : des systèmes qui aident à répartir les ressources, à repérer les étudiants « à risque », à optimiser les emplois du temps ou à automatiser des décisions administratives routinières.

      D’autres usages sont, eux, beaucoup plus visibles. Les étudiants s’appuient sur des outils d’IA pour résumer des cours et réviser. Les enseignants les utilisent pour élaborer des sujets d’évaluation, préparer des syllabus. Les chercheurs s’en servent pour écrire du code, passer en revue la littérature scientifique ou condenser en quelques minutes des tâches fastidieuses qui prenaient auparavant des heures.

      On peut bien sûr utiliser l’IA pour tricher ou se soustraire à un devoir. Mais la multiplication de ses usages dans l’enseignement supérieur – et les bouleversements qu’ils annoncent – posent une question bien plus fondamentale : à mesure que les machines deviennent capables d’assumer une part croissante du travail de recherche et d’apprentissage, que devient l’université ? À quoi sert-elle encore ?

      Depuis huit ans, nous étudions les implications morales d’un recours massif à l’IA dans le cadre d’un projet de recherche conjoint entre le Applied Ethics Center at UMass Boston et l’Institute for Ethics and Emerging Technologies. Dans un livre blanc récent, nous soutenons qu’à mesure que les systèmes d’IA gagnent en autonomie, les enjeux éthiques de leur utilisation dans l’enseignement supérieur s’intensifient – tout comme les conséquences potentielles qui en découlent.

      À mesure que ces technologies deviennent plus performantes dans la production de travaux intellectuels – concevoir des cours, rédiger des articles, proposer des protocoles expérimentaux ou résumer des textes complexes – elles ne se contentent pas d’accroître la productivité des universités. Elles risquent aussi de vider de sa substance l’écosystème d’apprentissage et de mentorat sur lequel ces institutions sont fondées – et dont elles dépendent pour exister.
      IA non autonomes

      On peut distinguer trois types de systèmes d’IA et leurs effets respectifs sur la vie universitaire.

      Des logiciels alimentés par l’IA sont déjà utilisés dans l’enseignement supérieur pour l’examen des candidatures, les achats, l’accompagnement pédagogique des étudiants ou encore l’évaluation des risques institutionnels.

      On parle ici de systèmes « non autonomes » : ils automatisent certaines tâches, mais un humain reste « dans la boucle » et les utilise comme de simples outils.

      Ces technologies peuvent faire peser un risque sur la vie privée et la sécurité des données des étudiants. Elles peuvent aussi être biaisées. Et elles manquent souvent de transparence, ce qui rend difficile l’identification de l’origine de ces problèmes. Qui a accès aux données ? Comment sont calculés les « indices prédictifs de décrochage ou d’échec » ? Comment éviter que ces systèmes ne reproduisent des inégalités ou ne traitent certains étudiants comme de simples cas problématiques à gérer ?

      Ces questions sont sérieuses. Mais, au moins dans le champ de l’informatique, elles ne sont pas fondamentalement nouvelles. Les universités disposent en général de services de conformité, de comités d’éthique de la recherche et de mécanismes de gouvernance pensés pour anticiper ou limiter ces risques – même si, dans les faits, ils n’atteignent pas toujours pleinement ces objectifs.
      IA hybrides

      Les systèmes hybrides regroupent toute une gamme d’outils, parmi lesquels des bots conversationnels assistés par l’IA, des dispositifs de feedback personnalisé ou encore des aides automatisées à l’écriture. Ils reposent souvent sur des technologies d’IA générative, notamment sur de grands modèles de langage, les LLM. Si les utilisateurs humains fixent les objectifs généraux, les étapes intermédiaires que le système mobilise pour les atteindre ne sont, elles, généralement pas spécifiées.

      Ces systèmes hybrides façonnent de plus en plus le travail académique au quotidien. Les étudiants les utilisent comme compagnons d’écriture, tuteurs, partenaires de réflexion ou outils d’explication à la demande. Les enseignants s’en servent pour élaborer des grilles d’évaluation, préparer des cours ou concevoir des plans de syllabus. Les chercheurs les mobilisent pour résumer des articles, commenter des versions préliminaires, imaginer des protocoles expérimentaux ou générer du code.

      C’est ici que le débat sur la « tricherie » trouve véritablement sa place. Alors qu’étudiants et enseignants s’appuient de plus en plus sur ces outils pour se faire aider, il est légitime de s’interroger sur les formes d’apprentissage qui risquent de se perdre en chemin. Mais les systèmes hybrides soulèvent aussi des questions éthiques plus complexes.

      L’une d’elles concerne la transparence. Les chatbots d’IA proposent des interfaces en langage naturel qui rendent difficile de savoir si l’on échange avec un humain ou avec un agent automatisé. Cette ambiguïté peut être déstabilisante et source de distraction. Un étudiant qui révise pour un examen doit pouvoir savoir s’il s’adresse à son chargé de travaux dirigés ou à un robot. De même, un étudiant qui lit les commentaires sur son mémoire doit pouvoir identifier clairement s’ils proviennent de son enseignant.

      Tout manque de transparence dans ces situations risque d’aliéner les personnes concernées et de déplacer l’attention des interactions académiques : au lieu de se concentrer sur l’apprentissage, on se focalise sur les outils ou la technologie qui le médiatisent. Des chercheurs de l’Université de Pittsburgh ont montré que ces dynamiques suscitent chez les étudiants des sentiments d’incertitude, d’anxiété et de méfiance. Des effets loin d’être anodins.

      Une deuxième question éthique touche à la responsabilité et au crédit intellectuel. Si un enseignant utilise l’IA pour rédiger un sujet et qu’un étudiant s’appuie lui aussi sur l’IA pour produire sa réponse, qui évalue qui – et qu’est-ce qui est réellement évalué ? Si les retours sont en partie générés par une machine, qui est responsable lorsqu’ils induisent en erreur, découragent ou intègrent des présupposés invisibles ? Et lorsque l’IA contribue de manière substantielle à une synthèse de recherche ou à la rédaction d’un article, les universités devront établir des normes plus claires en matière d’autorat et de responsabilité – pas seulement pour les étudiants, mais aussi pour les enseignants-chercheurs.

      Enfin se pose la question cruciale de la « décharge cognitive ». L’IA peut réduire les tâches fastidieuses, et cela n’a rien de problématique en soi. Mais elle peut aussi détourner les utilisateurs des étapes de l’apprentissage qui construisent réellement les compétences : formuler des idées, traverser des moments de confusion, retravailler un brouillon maladroit, apprendre à repérer ses propres erreurs.
      Agents autonomes

      Les transformations les plus profondes pourraient venir de systèmes qui ressemblent moins à des assistants qu’à de véritables agents. Si les technologies pleinement autonomes relèvent encore en partie de l’aspiration, l’idée d’un « chercheur en boîte » – un système d’IA agentique capable de mener des études de manière indépendante – devient de plus en plus crédible.

      Ces outils dits agentiques sont présentés comme susceptibles de « libérer du temps » pour des activités mobilisant davantage des capacités humaines, comme l’empathie ou la résolution de problèmes. Dans l’enseignement, cela pourrait signifier que les enseignants continuent d’assurer les cours au sens formel, mais que la majeure partie du travail pédagogique quotidien soit déléguée à des systèmes optimisés pour l’efficacité et le passage à l’échelle. En recherche, l’avenir semble appartenir aux systèmes capables d’automatiser toujours davantage le cycle scientifique. Dans certains domaines, cela prend déjà la forme de laboratoires robotisés fonctionnant en continu, capables d’automatiser une grande partie des expérimentations et même de sélectionner de nouveaux tests à partir des résultats précédents.

      À première vue, cela peut sembler être un gain intéressant de productivité. Mais les universités ne sont pas des usines à produire de l’information : ce sont des communautés de pratique. Elles reposent sur un vivier de doctorants et de jeunes chercheurs qui apprennent à enseigner et à faire de la recherche en participant eux-mêmes à ces activités. Si des agents autonomes absorbent une part croissante des tâches « routinières » qui constituaient historiquement des portes d’entrée dans la carrière académique, l’université pourra continuer à produire des cours et des publications – tout en fragilisant silencieusement les structures d’apprentissage qui permettent, dans la durée, de former l’expertise.

      La même dynamique touche les étudiants de premier cycle, sous une forme différente. Lorsque des systèmes d’IA peuvent fournir à la demande des explications, des brouillons, des solutions ou des plans de révision, la tentation est grande de déléguer les aspects les plus exigeants de l’apprentissage. Pour l’industrie qui promeut l’IA dans les universités, ce type d’effort peut apparaître comme « inefficace » – et l’on pourrait penser que les étudiants gagneraient à laisser la machine s’en charger. Mais c’est précisément dans cette confrontation à la difficulté que se construit une compréhension durable. La psychologie cognitive a montré que les étudiants progressent intellectuellement en rédigeant, en révisant, en échouant, en recommençant, en affrontant la confusion et en retravaillant des arguments faibles. C’est cela, apprendre à apprendre.

      Pris ensemble, ces évolutions suggèrent que le principal risque lié à l’automatisation dans l’enseignement supérieur ne réside pas seulement dans le remplacement de certaines tâches par des machines, mais dans l’érosion plus profonde de l’écosystème de pratiques qui, depuis longtemps, soutient l’enseignement, la recherche et l’apprentissage.
      Un tournant risqué

      À quoi servent les universités dans un monde où le travail intellectuel est de plus en plus automatisé ?

      Une première réponse consiste à voir l’université avant tout comme une machine à produire des diplômes et des connaissances. Dans cette logique, la question centrale devient celle des résultats : les étudiants obtiennent-ils leurs diplômes ? Des articles sont-ils produits ? Fait-on des découvertes ? Si des systèmes autonomes peuvent générer ces résultats plus efficacement, alors l’institution a toutes les raisons de les adopter.

      Mais une autre réponse considère l’université comme bien davantage qu’une simple machine à produire des résultats. Elle reconnaît que la valeur de l’enseignement supérieur réside en partie dans l’écosystème lui-même : le continuum d’opportunités grâce auquel les novices deviennent experts, les structures de mentorat au sein desquelles se forment le jugement et le sens des responsabilités, et une conception pédagogique qui valorise l’effort et la confrontation à la difficulté plutôt que leur élimination au nom de l’efficacité.

      Dans cette perspective, l’enjeu n’est pas seulement de savoir si des connaissances et des diplômes sont produits, mais comment ils le sont – et quels types de personnes, de compétences et de communautés se construisent au passage. L’université y apparaît comme un écosystème dont la mission est, ni plus ni moins, de former durablement l’expertise et le discernement humains.

      Dans un monde où le travail intellectuel est lui-même de plus en plus automatisé, les universités doivent, selon nous, s’interroger sur ce qu’elles doivent à leurs étudiants, à leurs jeunes chercheurs et à la société qu’elles servent. Les réponses à ces questions détermineront non seulement la manière dont l’IA sera intégrée, mais aussi ce que deviendra l’université contemporaine.

      https://theconversation.com/le-plus-grand-danger-de-lia-a-luniversite-nest-pas-la-triche-cest-l
      #tricherie

  • « Une #minorité privilégiée sacrifie la planète afin de préserver ses richesses et son #pouvoir »

    Le rejet de l’#écologie est désormais promu par des gouvernements élus démocratiquement, autoritaires voire fascisants, et soutenus par les milieux d’affaires des #énergies_fossiles, déplorent trois spécialistes d’#écologie_politique, dans une tribune au « Monde ».

    L ’été 2026, en Europe, n’est pas seulement celui des #canicules à répétition, des #mégafeux et des #sécheresses désastreuses pour l’agriculture et la biodiversité, qui confirment avec une particulière #violence les #alertes de longue date des scientifiques et des écologistes. Il consacre également le déchaînement des attaques contre une écologie le plus souvent fantasmée, dont les défenseurs ‒ associatifs, politiques, scientifiques, fonctionnaires, tous mélangés ‒ sont accusés d’être à l’origine des maux qu’ils annonçaient, voire de participer d’un complot des « élites » utilisant le climat pour asservir le « peuple ». Comment peut-on comprendre une telle dynamique ?

    Ce #rejet de l’écologie reflète des tendances déjà à l’œuvre depuis les années 1980, mais il prend de l’ampleur au moins depuis la pandémie de #Covid-19 et il est à présent devenu mondial. Paradoxalement, on peut y voir la conséquence de l’#échec, désormais ressenti dans nos chairs, des gouvernements à enrayer le #réchauffement_climatique, en dépit de l’ambition affichée lors de l’accord de Paris sur le climat, signé en 2015.

    D’un côté, les promesses technosolutionnistes d’écologisation de l’économie n’ont jamais pu substantiellement résorber les dégâts environnementaux causés par la consommation d’énergies fossiles. Exemple emblématique, l’#intelligence_artificielle (#IA) générative, brandie comme apportant des solutions inédites en dépit de son impact extrêmement polluant, promet en fait, et d’abord, de doper l’extraction du pétrole, du gaz et du charbon.

    De l’autre, les attaques contre l’écologie sont la réaction d’acteurs et de groupes d’#intérêts_financiers et technologiques qui baignent encore dans des rêves de puissance virile et suprémaciste. Les changements « rapides et profonds dans tous les secteurs et tous les systèmes », nécessaires pour « garantir un avenir viable et durable pour toutes et tous », selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [#GIEC], sont matériellement possibles, mais un Peter Thiel ou un Elon Musk n’en veulent pas.

    Depuis les années 1980, si ce n’est depuis les colonisations, une #minorité_privilégiée a choisi de faire sécession de l’#avenir_commun, de sacrifier une partie de la planète et la majorité de l’humanité afin de préserver ses richesses et son pouvoir. Ce qui est nouveau, dans la séquence actuelle, c’est que ce « programme » cynique soit devenu celui de gouvernements élus démocratiquement, autoritaires voire fascisants, tel celui de Donald Trump aux Etats-Unis, et soutenus par les milieux d’affaires des énergies fossiles, de l’extraction d’hydrocarbures à l’agro-industrie.

    En France comme en Europe, l’#extrême_droite et une grande partie de la droite œuvrent désormais ensemble pour détricoter de façon massive des orientations environnementales pourtant insuffisantes, le dénigrement des « écologistes » étant devenu leur point de ralliement.

    #Contre-récit hélas efficace

    Comment expliquer une possible adhésion à de tels #discours, tellement contraires à l’#universalisme_humaniste et à l’intérêt de la majorité ? Au-delà de la confusion argumentaire des #réseaux_sociaux, entretenue par une presse et une édition aux mains de quelques milliardaires, on peut observer une confiscation des débats sous les invectives et, sous le couvert d’écologie « réaliste » ou « pragmatique », un contre-récit hélas efficace.

    L’#empathie pour les victimes des ravages environnementaux est empreinte de #fatalisme : la reconnaissance de l’échec de #politiques_publiques insuffisantes justifie l’abandon de toute nouvelle tentative. Cet échec est attribué aux politiques écologiques, alors qu’aucun programme à la hauteur des enjeux n’a jamais été appliqué – ne serait-ce que les propositions de la #convention_citoyenne_sur_le_climat mise en place en 2019. Certains poussent même la #mauvaise_foi jusqu’à prétendre que la France a pratiqué la #décroissance.

    L’#adaptation, faute d’avoir été vraiment préparée ‒ c’est pour beaucoup une des révélations douloureuses du moment ‒, devient un mot d’ordre néolibéral : à l’individu de s’adapter, par exemple pour « gérer son #écoanxiété », comme le recommandait le gouvernement le 23 juillet, sans jamais toucher aux causes systémiques et politiques. Or l’adaptation sans atténuation efficace aura toujours un train de retard et ne sera même plus possible, car la situation « exceptionnelle » de cet été n’est pas seulement la norme d’un #nouveau_régime_climatique, mais une étape vers le pire tant qu’on n’arrête pas la #fuite_en_avant. Les #mégabassines, dont la #loi_d’urgence_agricole prévoit de faciliter le développement plutôt que de repenser le #modèle_agricole, le montrent bien.

    L’#anti-écologisme n’est pas le simple résultat de lobbys qui réussiraient à manipuler l’opinion. Car le désaveu de l’écologie est aussi le fait d’une partie de la population à qui l’on fait croire qu’elle a davantage à y perdre qu’à y gagner. Les complicités sont étendues par les chaînes d’interdépendances qui nous attachent au monde de l’énergie fossile, et les transformations des façons de vivre sont à juste titre redoutées tant qu’elles sont prétextes à accroître les #inégalités.

    A contrario, un changement de système pour respecter les #limites_planétaires, décidé par des processus de #démocratie_délibérative et placé sous le signe de l’#égalité et de la #justice, permettrait à plus de 90 % de la population de vivre mieux, selon le Global Justice Report du [laboratoire de recherche international] World Inequality Lab. Mais ce #récit peine à concurrencer celui, simpliste et irresponsable, qui s’est imposé pour discréditer les alertes du #Club_de_Rome [groupe de réfléxion] qui, en 1972 [avec le #rapport_Meadows sur les #limites_de_la_croissance], prévoyait l’effondrement de nos sociétés si elles poursuivaient la #croissance_économique : enrichissons-nous quitte à ravager la planète, les générations futures trouveront bien des solutions si elles sont plus riches. Depuis plus de cinquante ans qu’elles se font attendre, les technopromesses de la #croissance_infinie nous mènent tout simplement au #chaos.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/22/une-minorite-privilegiee-sacrifie-la-planete-afin-de-preserver-ses-richesses
    #Steve_Hagimont #riches #richesse #techno-solutionnisme #agriculture

    • Ne doutons pas que Zaka veut toucher le maximum de monde par ses publications mais ce consensus m’énerve au plus haut point. Bien évidemment que le sujet « écologie » est éminemment politique puisqu’il s’agit de préserver les ressources naturelles que nous offre notre environnement proche pour assurer notre subsistance, la plus importante étant la production de nourriture et ce sont bien les plus démunis qui seront exposés aux pénuries alimentaires accès à l’eau potable inclus. De par le monde, certaines de ces populations sont entrées dans le dur depuis un bon moment surtout pour un accès équitable à l’eau.

    • D’une certaine façon, dire « c’est politique » ou « c’est apolitique », c’est parfois dire la même chose. Pour Zaka, c’est une façon de signifier que c’est un sujet tellement important que ça dépasse les querelles politiciennes, il souhaite signifier, àmtha, que ça nous concerne tous. Et pour d’autres, nous ici en particulier, dire « c’est politique », c’est une façon de signifier que ça nous concerne tous.

      Le terme politique est très lourdement connoté, et ça en devient une insulte, un mot péjoratif, ça en est devenu ce que les possédants veulent que ça devienne : un sujet sale, qui ne concerne personne, sauf eux, bien évidemment, qui sauront comment traiter le sujet, loin de nos regards et de nos conversations.

      Je sors moi aussi d’une cousinade, de plusieurs repas de famille, et parvenir à atteindre le niveau de discussion où on est d’accord pour dire que la politique, c’est le sujet noble qui concerne tout le monde, c’est long et ça ne tient pas dans le temps de cerveau disponible entre la viande et le fromage.

    • Oui j’entends ça (et je connais des gens très politisés qui ne supportent pas le mot politique) mais bien souvent quand on déclare quelque chose d’apolitique c’est qu’on imagine (souvent naïvement) un consensus mou autour de la question, sans remettre en cause les privilèges d’une minorité, en gros c’est business as usual modulo quelques ajustements pour corriger les « excès ». Le fait de dire que quelque chose est politique, c’est aussi induire que tout le monde n’est pas d’accord et qu’à un moment y aura des conflits à régler.

    • Et donc, remettons sur le métier le vieil adage qui veut que :
      « si tu n’occupes pas de politique, la politique, elle, s’occupe de toi » . ;-)
      Toutes ces discussions « en famille » (ou pas) à propos de ce sujet, encore une belle illustration de la #loi_de_Brandolini.

      En dernier lieu, on sait depuis un bout de temps sur quoi débouchent le plus souvent les postures « apolitiques » : #chacun_pour_sa_gueule

      Voir par ici ; https://seenthis.net/messages/1187588

      [edit]

      Pour Zaka, c’est une façon de signifier que c’est un sujet tellement important que ça dépasse les querelles politiciennes, il souhaite signifier, àmtha, que ça nous concerne tous.

      Oui, enfin, relativisons : on ne se sent pas concerné de la même manière suivant qu’on habite « sous les toits » ou qu’on déblatère sur un plateau TV climatisé et protégé de la honte par « un déo qui tient ».

  • #Riturnella

    https://www.youtube.com/watch?v=NPx0ISGhxyQ

    Riturnella è un canto popolare d’origine calabrese. In esso si chiede a una rondinella, grande viaggiatrice, di attendere il tempo di dire delle parole d’amore da portare all’amata lontana.

    **

    «Tu rìnnina chi vai
    Tu rìnnina chi vai
    Lu maru maru
    Oi riturnella
    Tu rìnnina chi vai lu maru maru

    Ferma quannu ti dicu
    Ferma quannu ti dicu
    Dui paroli
    Oi riturnella
    Ferma quannu ti dicu dui paroli

    Corri a jettari lu
    Corri a jettari lu
    Suspiru a mari
    Oi riturnella
    Corri a jettari lu suspiru a mari

    Pe’ vìdiri se mi rišpunna
    Pe’ vìdiri se mi rišpunna
    Lu mio beni
    Oi riturnella
    Pe’ vìdiri se mi rišpunna lu mio beni

    Non mi rišpunna, ah no
    Non mi rišpunna, ah no
    È troppu luntanu,
    Oi riturnella
    Non mi rišpunna, annò, è troppu luntanu

    È sutt’ a na frišcura
    È sutt’a na frišcura
    Chi sta durmennu
    Oi riturnella
    È sutt’a na frišcura chi sta durmennu

    Poi si rivigghja cu
    Poi si rivigghja cu
    lu chjantu all’occhi
    Oi riturnella
    Poi si rivigghja cu lu chjantu all’occhi

    Si stuja l’occhi e li
    Si stuja l’occhi e li
    Passa lu chjantu
    Oi riturnella
    Si stuja l’occhi e li passa lu chjantu

    Piglia lu muccaturu
    Piglia lu muccaturu
    Lu vaju a llavu
    Oi riturnella
    Piglia lu muccaturu, lu vaju a llavu

    Poi ti lu špannu a nu
    Poi ti lu špannu a nu
    Peru de rosa
    Oi riturnella
    Poi ti lu špannu a nu peru de rosa

    Poi ti lu mannu a Na
    Poi ti lu mannu a Na
    puli a stirare
    Oi riturnella
    Poi ti lu mannu a Napuli a stirare

    Poi ti lu cogliu a la
    Poi ti lu cogliu a la
    Napulitana
    Oi riturnella
    Poi ti lu cogliu a la napulitana

    Poi ti lu mannu cu
    Poi ti lu mannu cu
    Ventu a purtari
    Oi riturnella
    Poi ti lu mannu cu ventu a purtari

    Ventu và portacellu
    Ventu và portacellu
    A lu mio beni
    Oi riturnella
    Ventu và portacellu a lu mio beni

    Mera pe’ nun ti cara
    Mera pe’ nun ti cara
    Pe’ supra mari
    Oi riturnella
    Mera che nun ti cara pe’ supra mari

    Ca perda li sigilli
    Ca perda li sigilli
    De chistu cori
    Oi riturnella
    Ca perda li sigilli de chistu cori»

    https://it.wikipedia.org/wiki/Riturnella

    –—

    Maria Marone a aussi fait une version de #Aremu_Rindineddha :
    https://www.youtube.com/watch?v=52OAugAwmEw


    voir : https://seenthis.net/messages/1025490

    #chanson #chant #musique_populaire #Calabre #Italie #hirondelle #Neapolis_Ensamble #Maria_Marone

    • Alla riscoperta della canzone cirotana ‘Riturnella’

      Brano riscoperto dal professor Antonello Ricci grazie alla memoria di #Manciulina_Pirito, anziana donna di #Cirò

      In questa ennesima ‘documentazione’ sul dialetto cirotano vorrei parlare di una canzone dal testo altamente poetico e che sembra avere origini cirotane, o che, perlomeno, è stato riscoperto a Cirò e per merito di un ricercatore ‘ipsicroneo’ (così ci prendo sia la Marina, sia Cirò Superiore). ‘Riturnella’ è più nota di quanto si possa pensare, anche grazie alle risorse offerte da internet, dove si possono reperire le interpretazioni di vari artisti, oltre a traduzioni in inglese, francese, spagnolo, greco. Direi quindi che si tratta di un testo molto amato. Spero che possa esserlo anche presso i cirotani. La versione che propongo è ripresa da internet e le note che vi ho apposto, essendo dirette non solo a lettori cirotani – dal momento che sono apparse anche su un blog ‘nazionale’ – in qualche caso potranno sembrare superflue al parlante ‘ipsicroneo’. Riprendo il tema di ‘Riturnella’, poiché è un componimento, musicale e poetico, che prediligo e che mi ‘prende’ sempre. In fondo, afferrare il fruitore è una delle caratteristiche e funzioni salienti della lirica, associata o meno che sia alla musica o al canto. Ripropongo queste riflessioni anche confortato dal giudizio positivo che esse hanno ricevuto da parte del professor Antonello Ricci. Il mio approccio alla cultura è, fondamentalmente, autodidattico e improntato ad un ‘interessato diletto’; in pratica mi confronto coi testi e le materie che arbitrariamente scelgo: ovviamente la mancanza di un confronto comporta dei rischi, per quanto innocui. Da qui deriva la soddisfazione per le parole di apprezzamento da parte dello specialista prof. Ricci, al quale va il mio ringraziamento. ’Riturnella’ è un canto popolare calabrese, molto meno noto di ‘Calabrisella mia’, riscoperto negli anni ’70 (del ’900) dall’etnomusicologo cirotano Antonello Ricci, del quale, pur nella mia poca conoscenza della materia musicale, segnalo ‘La capra che suona’ (E. Salvatorelli Editore, collana ‘squiLibri’, Roma 2004), libro scritto a quattro mani con Roberta Tucci, in cui ‘fotografa’ la musica popolare calabrese, anche – ma non solo – attraverso un ricco apparato iconografico al quale l’uso della fotografia in bianco e nero conferisce una ulteriore patina di aderenza alla realtà ritratta. Successivamente questo ‘canto popolare’ è stato reso relativamente famoso da Eugenio Bennato, con l’album ‘Musicanova’ (1978). Credo di poter dire che ‘Riturnella’ sia un canto di estrazione popolare, ma non ‘popolaresco’ come ‘Calabrisella mia’, considerando tra l’altro che ‘Riturnella’ è stato riscoperto dal Ricci grazie alla memoria di una anziana donna di Cirò, Manciulina Pirito, che ne ricordava le parole, mentre ‘Calabrisella mia’, ad esempio, io la conoscevo perché alle elementari me la fecero imparare a memoria. E fecero bene, tra l’altro, benché la versione ‘scolastica’ non brilli certo per il suo valore musicale che, specie in certe versioni più spiccatamente commerciali e folkloristiche, nel senso negativo del termine, riesce persino imbarazzante. Discorso diverso merita invece la ‘Calabrisella’ delle origini, questa sì ‘popolare’, nel senso nobile che vorrei allegare a tale termine, e che, come indicatomi dal professor Ricci, si può rintracciare nel brano, presente nel cd allegato a ‘La capra che suona’, recante il titolo ‘A Rosabella’, un canto tipico della provincia di Cosenza.

      Si tratta, nella versione registrata a Torano Castello nel 1984, di un breve componimento narrativo che il fine orecchio dello studioso ha fatto risalire alle origini della molto più nota e diffusa ‘Calabrisella’, con la quale, a ben vedere, ha poco da spartire, quanto a valore storico e demologico. I due brani, ‘A Rosabella’, e ‘Riturnella’ sono presenti nel cd della rivista ‘World Music’, per la serie Tribù Italiche, dedicato alla Calabria (2004), con la splendida esecuzione, per quanto riguarda Riturnella, del trio ‘Xicrò’, composto dallo stesso Ricci, Alessandro Cercato e Arnaldo Vacca… e pensare che solo grazie all’acquisto quasi fortunoso di quella rivista ho avuto modo di conoscere questa splendida poesia! Nel riproporre queste note, che vogliono significare soprattutto il mio amore per questo brano e per le mie origini, ho tenuto conto dei suggerimenti che il professor Antonello Ricci mi ha cortesemente offerto in uno scambio di mail. Ovviamente lo ringrazio tanto per i complimenti nei miei confronti, quanto per le osservazioni che ha mosso e che evidenzierò nel resto dello scritto. Lo stesso docente, del resto, premettendo che sulla traduzione da me proposta ‘è sempre difficile trovare una chiave interpretativa per tradurre un testo che di fatto è poetico’ afferma giustamente che ‘le traduzioni sono sempre frutto di interpretazioni e quindi non univoche o filologicamente più o meno esatte.’ E aggiunge che ‘…oggi il testo di Riturnella è stato sottoposto a talmente tante variazioni lessicali, e dialettali, che non è possibile ricostruirlo se non ricorrendo alla versione originaria cantata da Manciulina Pirito a Cirò. Ma anche quella era la sua versione, magari altre persone l’avrebbero cantata con altre leggere differenze.’ A questo aggiungerei che un atteggiamento diffuso, vuoi per gioco, scherno o parodia, vuoi per errata o incompleta conoscenza delle parole, è proprio quello di ‘contribuire’ alla corruzione dei testi originali. Nella mia traduzione, la parola ‘rìnnina’ è resa con ‘rondine’ e la parola ‘riturnella’ con ‘rondinella’. Antonello Ricci mi fa notare che in fondo non c’è bisogno di tradurre ‘riturnella’ con ‘rondinella’, dal momento che ‘in realtà è intraducibile essendo un cosiddetto inserto non sense’. La tesi è inappuntabile, ma conservo la traduzione con rondine e rondinella, in quanto mi sembrano ‘orecchiabili’ o ‘cantabili’ anche in italiano, a differenza di rìnnina. Tra l’altro la parola rondinella è ormai entrata anche nel dialetto cirotano. In realtà, la parola ‘riturnella’, a differenza di quanto attestato in giro da vari traduttori di questo testo, non è termine calabrese per indicare la rondinella… ma, a mio modesto avviso, indica una tecnica di canto, per cui non dovrebbe leggersi, ‘a (articolo determinativo) riturnella’ come ‘la rondinella’, ma ‘a (preposizione) ritornelli’, ‘alla maniera dei ritornelli’, cioè come un canto fatto di ritornelli… Se di cirotano si tratta, poi, in questa parlata esistono solo ‘rìnnina’, ‘rinninèdda’, ‘rinninùnu’, con quest’ultima parola ad indicare il rondone e non il maschio della rondine.

      **

      Questo il testo originale. Alla fine trovate il video del brano

      Tu rìnnina chi vai (Tu rondine che vai)[1] (A)
      Tu rìnnina chi vai (Tu rondine che vai) (A)
      Lu maru maru (Per mari e mari)[2] (B)
      Oi riturnella (O rondinella)[3] (C)
      Tu rìnnina chi vai lu maru maru (Tu rondine che vai per mari e mari (D)

      Ferma quannu ti dicu (Ferma quanto[4] ti dico)
      Ferma quannu ti dicu (Ferma quanto ti dico)
      Dui paroli (Due parole)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Ferma quannu ti dicu dui paroli (Ferma quanto ti dico due parole)

      [1] - Il testo consta di 16 cinquine che rispettano il seguente schema: un verso ripetuto (A+A), esteso al terzo (B), l’invocazione nel quarto (C), con la ripresa e il completamento nel quinto verso (D), che è composto da A+B; il verso che ho segnalato con la lettera ‘D’ rima con le due ‘B’ precedenti, e si potrebbe anche leggere, di conseguenza, uno schema AABCB (AABCA/B, dove A/B è un verso unico).

      [2] - Il raddoppiamento lessicale è di uso comune e naturalissimo nei dialetti calabresi, sia nella formazione di superlativi di aggettivi, come in italiano, ma anche, diversamente da questo, nella formazione di complementi di moto per luogo, del tipo ‘u maru mar’, lungo il mare, ‘a riva riva’, lungo la riva, ‘a rasa rasa’, ‘camminare seguendo una linea radente i muri delle case, con circospezione, ‘a ruva ruva’, per le strade del rione… Il professor Ricci ritiene si debba tradurre semplicemente ‘per mare’. Ciò è esatto, ma il mio ‘per mari e mari’ è dovuto oltre che alla distanza abissale dei due innamorati, anche ad una sorta di peso, di misura, che impostami dal mio modo di intendere il verso.

      [3] - Nel testo in calabrese appare solo l’interiezione ‘Oi’: ritengo che ‘Oi’ si disponga a diverse interpretazioni, relativamente alla diversa intonazione delle richieste rivolte alla rondine; questo ho creduto di fare traducendo talvolta con ‘O’, talaltra con ‘Ohi’, e ancora con ‘Oh’, a segnalare passaggi più o meno dolenti. Ricci osserva che ‘’Oi è una interiezione che spesso ha senso soltanto ritmico e non emotivo’’.

      [4] - La lezione ‘quannu’ non mi trova d’accordo, nel senso che ritengo ‘quantu’ molto più coerente col testo e con la parlata calabrese: quel ‘quantu’ significa ‘giusto il tempo di’, ‘solo il tempo che mi serve per…’ e collima secondo me perfettamente con il tono invocativo del testo. Ad un ascolto successivo del brano si sente in effetti la pronuncia ‘quantu’, in luogo del ‘quann’ del testo oggetto di questa traduzione.

      Corri a jettari lu (Corri a gettare il)
      Corri a jettari lu (Corri a gettare il)
      Suspiru a mari (Sospiro a mare)
      Oi riturnella (Ohi rondinella)
      Corri a jettari lu suspiru a mari (Corri a gettare il sospiro a mare)[5]

      Pe’ vìdiri se mi rišpunna (E guarda[6] se mi risponde)
      Pe’ vìdiri se mi rišpunna (E guarda se mi risponde)
      Lu mio beni (Il bene mio)[7]
      Oi riturnella (O rondinella)
      Pe’ vìdiri se mi rišpunna lu mio beni (E guarda[8] se mi risponde il bene mio)

      Non mi rišpunna annò, (Non mi risponde, no)[9]
      Non mi rišpunna, annò (Non mi risponde, no)
      È troppu luntanu, (E’ troppo lontano)
      Oi riturnella (Ohi rondinella)
      Non mi rišpunna, annò, è troppu luntanu (Non mi risponde, no, è troppo lontano)

      È sutt’ a na frišcura (E’ sotto una frescura)[10]
      È sutt’a na frišcura (E’ sotto una frescura)
      Chi sta durmennu, (Che sta dormendo)
      Oi riturnella (O rondinella)
      È sutt’a na frišcura chi sta durmennu (E’ sotto una frescura che sta dormendo)[11]

      Poi si rivigghja cu (Poi si risveglia con)
      Poi si rivigghja cu (Poi si risveglia con)
      lu chjantu all’occhi (Il pianto agli occhi)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Poi si rivigghja cu lu chjantu all’occhi (Poi si risveglia con il pianto agli occhi)[12]

      [5] - Nel ‘gettare il sospiro a mare’ trovo non del tutto peregrino un richiamo alla disperazione; del resto la rondine non ha bisogno del mare per farsi portatrice del sospiro della voce della amante che parla, ma è il mare nella sua immensità anche paurosa e distanziatrice che deve farsi ‘mezzo’ di quel sospiro. Annoto che mi sarei aspettato, in luogo di ‘lu suspiru’, (‘il sospiro’), un ‘su suspiru’, (‘questo sospiro’); tra l’altro l’uso di ‘su’, dimostrativo, è talmente diffuso che si preferisce e sovrappone all’articolo determinativo ‘il’, ‘lo’.

      [6] - ‘Pè vìdiri’, in realtà il raddoppiamento fonosintattico è inevitabile, raddoppiandosi la ‘p’ iniziale, e trasformandosi la ‘v’ in una ‘b’ (ppè bìdir), altrimenti l’accento si sposta sulla seconda ‘i’ con raddoppiamento della ‘v’: pè vvidìr, fenomeno che posso attestare senza ombra di dubbio nel dialetto di Cirò/Cirò Marina. Il significato di ‘vidir ca’ è ‘vedi che’, ‘stai attento, bada, guarda, controlla che…’

      [7] - ‘Lu mio beni’ è forma ‘culturale’, dal momento che la dizione comune è ‘u benu meju’, ‘u benu mè’. Come dire: un ‘mio’ così formulato, in calabrese, non credo esista.

      [8] - Ritorno un attimo sul dialetto in uso nel testo: date per scontate contaminazioni tra varie parlate di Calabria, quel verbo all’infinito retto da un ‘ppè’ restringe alquanto l’areale dialettale, escludendo tutta la Calabria a sud di Crotone, dove, come già attestato nella grammatica di D’Ovidio e Meyer-Lubke, inizi ’900, si dovrebbe leggere un ‘ppè mu’ oppure ‘ppè ma’, quindi ‘ppè mu/ma vidi’, ‘ppè nu mu vidi’.

      [9] - ’Annò’ non mi trova assolutamente d’accordo, è solo il legamento, la continuità fonica, tra ‘rišpunna’ e ‘no’, che essendo raddoppiato inizialmente suona come un annò: ‘non mi rišpunna, nnò’ (oppure: ‘umm’ arrišpunna, nnò). Si potrebbe forse scrivere anche ‘Nu’ mi rišpunna no’, tenendo presente il raddoppiamento fono sintattico, suonando quindi come un ‘nummirišpunnannò’, con accento secondario sulle due ‘u’.

      [10] - La traduco con ‘frescura’, questa ombra riposante, magari prodotta da un albero o una pergola, dove l’amato lontano è colto dal sonno per le fatiche del corpo e dell’anima, e magari anche per lenire le pene d’amore, considerando il risveglio.

      [11] - Qui voglio immaginare che la rondinella sia arrivata sul luogo dell’amato e che la voce parlante sia quasi trattenuta, frenata da quel sonno di cui ‘il mio bene’ ha bisogno, anche se costa una nota di malinconia nell’invocazione…

      [12] - E infatti il sogno dell’amato era animato e percorso dal ricordo della donna ‘poetante’, sicché egli si sveglia e asciuga le lacrime dagli occhi: è stato solo un attimo quel timore avvertito nelle strofe precedenti, quella paura che la voce non potesse essere udita per la troppa distanza.

      Si stuja l’occhi e li (Si asciuga gli occhi e gli)
      Si stuja l’occhi e li (Si asciuga gli occhi e gli)
      Passa lu chjantu (Passa il pianto)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Si stuja l’occhi e li passa lu chjantu (Si asciuga gli occhi e gli passa il pianto)[13]

      Piglia lu muccaturu (Prendi(gli)[14]il fazzoletto)
      Piglia lu muccaturu (Prendi(gli)[15] il fazzoletto)
      Lu vaju a llavu (Vado a lavarlo)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Piglia lu muccaturu, lu vaju a llavu (Prendi(gli) il fazzoletto, vado a lavarlo)

      Poi ti lu špannu a nu (Poi te lo stendo[16] ad una)
      Poi ti lu špannu a nu (Poi te lo stendo ad una)
      Peru de rosa (Pianta[17] di rosa)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Poi ti lu špannu a nu peru de rosa (Poi te lo stendo ad una pianta di rosa)

      Poi ti lu mannu a Na (Poi te lo mando a Na)
      Poi ti lu mannu a Na (Poi te lo mando a Na)
      puli a stirare (Poli a stirare)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Poi ti lu mannu a Napuli a stirare (Poi te lo mando a Napoli a stirare)

      Poi ti lu cogliu a la (Poi te lo piego alla)[18]
      Poi ti lu cogliu a la (Poi te lo piego alla)
      Napulitana (Napoletana)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Poi ti lu cogliu a la napulitana (Poi te lo piego alla napoletana)

      Poi ti lu mannu cu (Poi te lo mando col)[19]
      Poi ti lu mannu cu (Poi te lo mando col)
      Ventu a purtari (Vento a portare)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Poi ti lu mannu cu ventu a purtari (Poi te lo mando a portare col vento)[20]

      [13] - ‘Passare il pianto’ è costruzione simile all’italiano ‘Passare l’appetito’, ad esempio.

      [14] - Il desiderio si sta compiendo: ora la rondine dovrà prendere il fazzoletto che trattiene le lacrime dell’amato e portarlo alla innamorata perché possa lavarlo, stirarlo e ripiegarlo secondo un preciso rituale, addirittura inclusivo di un viaggio di andata e ritorno fino ad una Napoli lontanissima, a quei tempi irraggiungibile ai più, capitale del Regno.

      [15] - Non escluderei una lettura di quell’articolo ‘lu’ con un dimostrativo ‘ddu’, quello.

      [16] - Nel senso specifico di ‘sciorinare’. Quel ‘te’ di ‘te lo stendo’ è un dativo etico.

      [17] - In dialetto calabrese ‘peru’ è propriamente piede, in tutte le comuni accezioni, e albero, pianta: ‘per(u) ‘e rosa’ quindi significherebbe più precisamente ‘albero di rosa’, ma in questo contesto indica la pianta della rosa, il rosaio.

      [18] - Còglir, cògghir, cogghjìr, ha vari significati: qui è senza dubbio piegare, come dicesi dei panni asciutti, anche se non è del tutto peregrina una traduzione che preveda il significato di ‘raccogliere’, nel senso di ‘ritirare’ il fazzoletto dal rosaio dove è stato steso (spannùtu).

      [19] - E’ quasi superfluo annotare che i due ‘cu’ corrispondenti, nell’originale, sono sottoposti a raddoppiamento: ‘ccu’, ‘con’.

      [20] - Altra tipica costruzione idiomatica, dove nell’uso di ‘mando’ seguito dal verbo all’infinito si potrebbe anche avvertire qualcosa di pleonastico: te lo mando a portare con il vento (complemento di mezzo, ma, volendo modificare la costruzione, si potrebbe leggere come un complemento di causa efficiente, anche).

      Ventu và portacellu (Vai vento e portaglielo)
      Ventu và portacellu (Vai vento e portaglielo)
      A lu mio beni (Al mio bene)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Ventu và portacellu a lu mio beni (Vai vento e portaglielo al mio bene)[21]

      Mera pe’ nun ti cara (Attenta[22] che non ti cada)
      Mera pe’ nun ti cara (Attenta che non ti cada)
      Pe’ supra mari (Di sopra al mare)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Mera che nun ti cara pe’ supra mari (Attenta che non ti cada di sopra al mare)

      Ca perda li sigilli (Ché perdi i sigilli)[23]
      Ca perda li sigilli (Ché perdi i sigilli)
      De chistu cori (Di questo cuore)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Ca perda li sigilli de chistu cori. (Ché perdi i sigilli di questo cuore)[24].

      [21] - Le strofe in rosso non sono presenti nella versione musicata dall’ottimo Eugenio Bennato; aggiungo un ‘purtroppo’, in quanto queste due strofe sono altamente esplicative dell’azione: al vento e al viaggio in senso inverso della rondinella viene affidato quel fazzoletto affinché torni dall’amato proprietario, dopo aver provato le cure amorose della donna.

      [22] - ‘Meràr’ è ‘guardare’, nelle sue varie accezioni, come in spagnolo e nel latino da cui deriva insieme all’italiano ‘mirare’. Ma significa anche ‘guardare’ nel senso di ‘fare attenzione che/a…’. Altra costruzione sintattica richiederebbe un ‘mera ca un ti cada…’

      [23] - E quindi l’invocazione finale alla rondine risulta essere che la stessa faccia attenzione, in quel viaggio di ritorno, che non cada in mare quel fazzoletto che è il depositario di quei sigilli del cuore della donna. ‘Sigillare’ è un termine di grande portata in dialetto calabrese, come un sinonimo di chiusura totale ad una ‘alterità’ alla quale non è permesso in alcun modo di intromettersi nella vita dei ‘custodi/depositari’ di quei sigilli.

      [24] - Tornando alla provenienza geografica del canto, annoto, sulla scorta di questo verso conclusivo, che se di Cirò si tratta, il suo dialetto prevedrebbe l’uso di una ‘erre’ eufonica, poco marcata, tra il verbo ‘perda’ e ‘i sigilli’, non contemplandosi, come articolo determinativo plurale la forma ‘li’. Tra l’altro, ma questa è una supposizione mia, ‘sigilli’ dovrebbe essere una forma ‘nobilitata’, poiché in cirotano sarebbe ‘sincìddi’ o ‘ siggìddi’: sono, queste, notazioni marginali, poiché, anche all’interno di una espressione strettamente dialettale si possono produrre esiti differenti, dovuti ad una sorta di adeguamento ad un dialetto ‘più esteso’, o regionale, come dire: una fase di avvicinamento a quella lingua nazionale sconosciuta, l’italiano, attraverso un approccio ad una parlata che si ritiene più riconoscibile almeno in ambito regionale. Tra le altre cose, parlare di ‘dialetto calabrese’ non credo sia del tutto esatto: ritengo più giusto parlare di un ‘continuum dialettale calabrese’: i nativi di Reggio, Catanzaro, Castrovillari si intendono, tra di loro, ma per linee sempre più grandi e proporzionali alle distanze intercorrenti tra i luoghi d’origine. E proprio questo mi sembra di poter dire, cioè che il ricorso a forme non strettamente locali sia un tentativo, più o meno consapevole, di abbreviare o annullare queste distanze.

      https://web.archive.org/web/20130705083003/http://www.ilcirotano.it/alla-riscoperta-della-canzone-cirotana-riturnella

  • 30 gradi nel golfo di Napoli: il Mar Mediterraneo è sempre più caldo
    https://informareonline.com/30-gradi-nel-golfo-di-napoli-il-mar-mediterraneo-e-sempre-piu-caldo

    Ogni estate “scongela” nuovi record: nell’iconico golfo di Napoli si registrano 30°C. Il #mare Nostrum, il Mar Mediterraneo, è sempre più caldo. Inoltre, essendo semichiuso, si sta riscaldando ad un ritmo più veloce rispetto agli altri bacini. Il Mar Mediterraneo: hotspot del riscaldamento globale Il valore delle temperature nel Mediterraneo è raccolto tramite dati incrociati. […] L’articolo 30 gradi nel golfo di Napoli: il Mar Mediterraneo è sempre più caldo proviene da Informareonline, scritto da Emilia Casella

    #Approfondimenti #Attualità #ambiente #ondate_di_caldo #riscaldamento_climatico

  • #cpr di Palazzo San Gervasio: Lassoued Dhoui ucciso dalla detenzione amministrativa@0
    https://radioblackout.org/2026/08/cpr-di-palazzo-san-gervasio-lassoued-dhoui-ucciso-dalla-detenzione-am

    Il 10 agosto 2026, Lassoued Dhoui di origini tunisine e recluso da due settimane nel CPR di Palazzo San Gervasio in provincia di #potenza è stato dichiarato morto dalle autorità del posto. Forti le proteste delle persone recluse a seguito di quello che è stato catalogato come suicidio o gesto estremo: chi con lui ha condiviso la […]

    #altavisibilita #L'informazione_di_Blackout #frontiere #morte #rivolte_nei_cpr
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Audio-2026-08-17-at-00.22.59.ogg

  • L’adattamento al clima non può essere un privilegio: serve un Welfare climatico

    Periferia nord di Milano, ultimo piano di una palazzina degli anni Sessanta, tetto piano senza isolamento. Alle undici di sera il termometro in cucina segna trentaquattro gradi e il soffitto continua a restituire il calore che ha accumulato per tutto il giorno. La famiglia che ci abita non compare in nessuna statistica sulla povertà. Si dorme a turno nella stanza che dà sul cortile, dove entra un filo d’aria. Nessuna politica climatica degli ultimi dieci anni ha mai incrociato questa famiglia. L’adattamento individuale funziona a condizione di restare minoritario, e quindi definisce in anticipo una popolazione esclusa.

    Periferia nord di Milano, ultimo piano di una palazzina degli anni Sessanta, tetto piano senza isolamento. Alle undici di sera il termometro in cucina segna trentaquattro gradi e il soffitto continua a restituire il calore che ha accumulato per tutto il giorno. La famiglia che ci abita non compare in nessuna statistica sulla povertà: due redditi, uno stabile e uno intermittente, un affitto che assorbe un terzo di quello che entra. Il condizionatore non c’è. Non per il prezzo dell’apparecchio, che costa meno di una lavatrice, ma perché la casa non è loro. L’unità esterna andrebbe fissata alla facciata, servono il consenso del proprietario e il passaggio in assemblea, e il contatore da tre chilowatt non reggerebbe il carico serale. Si dorme a turno nella stanza che dà sul cortile, dove entra un filo d’aria.

    Nessuna politica climatica degli ultimi dieci anni ha mai incrociato questa famiglia: non ha un tetto su cui installare, non ha capienza fiscale da scontare, non ha la liquidità da anticipare e recuperare in dieci anni di detrazioni. Rispetto alla transizione energetica, questi cittadini semplicemente non esistono.

    Trenta chilometri più a nord, una casa indipendente con giardino. Cappotto termico, infissi sostituiti, pompa di calore aria-acqua, nove chilowatt di fotovoltaico in copertura, una batteria di accumulo in garage, la colonnina per l’auto, l’adesione a una comunità energetica. Tutto realizzato negli ultimi anni, tutto legittimo, tutto incentivato. D’estate la casa resta sotto i ventisei gradi consumando l’energia che il tetto produce, e la bolletta annuale si avvicina allo zero. Questa famiglia ha fatto esattamente ciò che le è stato chiesto: ha ridotto le proprie emissioni, ha anticipato la transizione, ha usato strumenti pubblici previsti per legge. Non c’è nulla da rimproverarle, anzi. Ed è questo il punto.

    Il problema non è dato dalle sue scelte, è l’architettura del dispositivo che ha reso quelle scelte possibili a lei e impossibili all’altra.

    Le due scene non stanno agli antipodi per accidente. Sono il prodotto dello stesso pacchetto di politiche. Un incentivo che opera per detrazione seleziona chi ha imposte da detrarre. Un contributo erogato a lavori conclusi seleziona chi può anticipare la spesa. Un meccanismo che premia l’autoproduzione seleziona chi possiede una superficie su cui produrre. Il risultato è una transizione a doppia velocità, nella quale il denaro pubblico mette ulteriormente al riparo chi era già relativamente al riparo, mentre chi è più esposto resta dove si trovava, con l’unica differenza che nel frattempo il caldo è aumentato.

    Questa asimmetria ha un nome poco frequentato fuori dai rapporti scientifici: maladattamento. L’Ipcc definisce così le risposte al cambiamento climatico che, invece di ridurre il rischio, lo aumentano: perché accrescono le emissioni, perché spostano la vulnerabilità su altri, perché ipotecano le opzioni future. Sono l’esito prevedibile di una forma sociale precisa, l’adattamento organizzato come consumo privato.

    Chi è rimasto fuori, intanto, non sta fermo: si adatta anche lui, con gli strumenti che il mercato gli offre al prezzo che riesce a pagare. Il caso di scuola è il condizionatore. Raffredda l’interno riscaldando l’esterno e alimenta l’isola di calore urbana che rende la città più torrida per tutti, in particolare per chi in strada ci lavora. Fa impennare i picchi estivi della domanda elettrica, con costi di sistema che ricadono su chiunque abbia un contatore. E protegge solo chi può permetterselo, mentre la mortalità da caldo continua a concentrarsi sugli anziani soli, poveri, negli appartamenti mal isolati degli ultimi piani. Il risultato netto non è meno rischio: è lo stesso rischio, spinto verso il basso.

    Lo schema si ripete ovunque. Nelle campagne del bacino del Po in sofferenza idrica, chi ha capitale scava un pozzo più profondo e continua a irrigare: si adatta, e intanto abbassa la falda di tutti. Lungo i fiumi e sulle coste, argini e barriere mettono in sicurezza un tratto scaricando l’acqua su quello successivo. In montagna l’innevamento artificiale prolunga di qualche stagione un modello turistico insostenibile, consumando l’acqua che servirà a valle. E le compagnie assicurative ridefiniscono premi e coperture in funzione dell’esposizione: il mercato non protegge i territori, li seleziona.

    In tutti questi casi l’adattamento è una macchina di stratificazione sociale alimentata dal clima.

    Il limite di questa forma di protezione non è soltanto morale, è fisico. Non esiste una versione universalizzabile del riparo privato. Se tutti accendessero il condizionatore nella stessa ora la rete non reggerebbe. Se tutti scavassero un pozzo più profondo la falda si esaurirebbe. Se ogni comune innalzasse i propri argini, l’acqua non sparirebbe: cambierebbe soltanto indirizzo. L’adattamento individuale funziona a condizione di restare minoritario, e quindi definisce in anticipo una popolazione esclusa. Non è una soluzione parziale in attesa di diventare generale. È una soluzione che smette di funzionare nel momento esatto in cui diventa generale.

    A questo si aggiunge un effetto politico che agisce più lentamente ma più in profondità. Più la protezione diventa privata, più diventa difficile costruire quella collettiva, perché chi si è già messo al riparo perde interesse a finanziarla. È la dinamica che conosciamo dalla sanità e dalla scuola: quando i ceti medi escono dal servizio pubblico, il servizio pubblico non si limita a perdere utenti, perde i suoi difensori. Con il clima il meccanismo è più brutale, perché la fuga non è verso un servizio alternativo, ma verso il proprio appartamento. Ogni impianto installato è anche un voto sottratto all’idea che dal caldo ci si possa difendere insieme.

    L’alternativa non è rinunciare all’adattamento, ma il contrario. È cambiarne la velocità, la scala e il titolare. Un albero non ripara una famiglia, ripara una strada. Una scuola riqualificata non protegge un proprietario, protegge una coorte intera di bambini per trent’anni. Un piano di prevenzione idrogeologica non mette in salvo una casa, mette in salvo un bacino. L’adattamento collettivo ha una proprietà che quello individuale non può avere: i suoi benefici crescono quando il numero delle persone protette aumenta, invece di diminuire.

    È da qui che occorre ripartire. Il rischio climatico ha esattamente le caratteristiche che un secolo fa giustificarono la nascita dello Stato sociale: è prodotto collettivamente, ricade individualmente, ed è di dimensioni tali che nessuna famiglia può assorbirlo con le proprie forze. Infortunio, malattia, vecchiaia, disoccupazione: il Welfare novecentesco nasce quando diventa evidente che i rischi generati dall’industrializzazione non possono essere lasciati alla responsabilità dei singoli. Caldo, siccità e alluvione appartengono oggi alla stessa famiglia. Sono i nuovi rischi sociali, e per ora li trattiamo come sfortune personali.

    Welfare climatico significa allora una cosa precisa: trasformare l’adattamento da bene di consumo a infrastruttura pubblica. Significa riqualificare l’edilizia pubblica e popolare trattandola come politica per la salute, perché una casa isolata salva vite d’estate e d’inverno. Significa il raffrescamento come servizio: alberi, ombra, acqua pubblica, spazi climatizzati nei quartieri e nei paesi, scuole e centri civici accessibili nelle ore critiche. Significa portare la protezione dentro le case di chi non può uscirne, con servizi di prossimità che nelle ondate di calore raggiungano gli anziani soli prima che sia il pronto soccorso a farlo.

    Significa comunità energetiche progettate per redistribuire, e non per far risparmiare chi già risparmia. Significa manutenzione del territorio come politica del lavoro nelle aree fragili, dove la prevenzione è l’unica protezione disponibile. E significa una soglia minima di accesso all’energia e all’acqua sottratta al mercato, perché oltre una certa temperatura interna non si tratta più di comfort ma di sopravvivenza.

    Significa anche riscrivere gli incentivi che abbiamo. Se non abolirli, invertirne il verso: contributi diretti al posto delle detrazioni, priorità di accesso in base alla vulnerabilità e non alla capacità di spesa, misure pensate per chi vive in affitto e non solo per chi possiede. Una politica climatica che raggiunge prima di tutto la casa più fredda d’inverno e più rovente d’estate non è assistenzialismo: è la sola versione efficiente di quella politica, perché è lì che ogni euro speso evita il maggior numero di ricoveri e di morti.

    Ha un costo, e dobbiamo capire come sostenerlo e come distribuire il contributo al problema. Ma il confronto corretto non è tra spendere e non spendere. È tra spesa programmata e spesa d’emergenza, quella che già paghiamo ogni anno a disastro avvenuto e a prezzo maggiorato.

    Resta la posta politica. La domanda di protezione che il clima genera non rimane inevasa: se non la organizza una politica pubblica, la intercetta qualcun altro. L’offerta alternativa circola già: seconde case in montagna come rifugi climatici individuali, assicurazioni private, autosufficienza energetica domestica, la promessa di salvarsi separatamente. È un’illusione tecnicamente fondata per pochi e politicamente efficacissima, perché converte una questione di giustizia in una questione di sicurezza privata. E ha un vantaggio competitivo enorme sulla risposta pubblica: è disponibile subito, si compra in un pomeriggio, non richiede di fidarsi di nessuno.

    Poiché l’adattamento è ormai urgente e necessario, la scelta che abbiamo di fronte è tra un adattamento che moltiplica le disuguaglianze e uno che le riduce; tra una società che si protegge insieme e una che si frammenta in ripari singoli. Il Welfare climatico è il modo in cui decidiamo se l’adattamento diventerà un bene pubblico condiviso o resterà un privilegio.

    https://rivistadissonanze.it/agosto2026/serve-un-welfare-climatico

    #chaleur #pauvreté #habitat #logement #welfare_climatique #privilège #inégalités #adaptation #canicule #politique_climatique #sommeil #invisibilisation #classes_sociales #architecture #choix #maladaptation #changement_climatique #vulnérabilité #vulnérabilité_climatique #aménagement_du_territoire #climatisateur #climatisation #îles_de_chaleur #énergie #risque #individualisme #collectif #climat #eau #protection #risque_climatique #welfare #survie #coût #politique_publique #justice #justice_climatique

  • Un spectacle de #théâtre vu à Riace cet été...
    Quattro pezzi facili meno una

    Gli #anarchici_della_Baracca erano un gruppo di cinque ragazzi che persero la vita in un misterioso incidente stradale verificatosi nella notte del 26 settembre 1970, mentre si trovavano in viaggio verso Roma per consegnare a dei loro referenti materiale di denuncia riguardante la #Strage_di_Gioia_Tauro, avvenuta il 22 luglio 1970, e i contestuali fatti della #rivolta_di_Reggio_Calabria.

    Quattro pezzi facili meno una è un monologo che racconta la loro vicenda, immersa nei tumulti degli anni 70.

    La voce narrante è quella di un personaggio fittizio affiliato all’eversione nera. Sì, gli anarchici raccontati dalla voce di un fascista. La sua storia si intreccerà con la loro, e con quella di tutta l’Italia.

    Lo spettacolo

    Nei primi anni settanta i tumulti che scuotono il Paese fanno da sfondo alla vicenda umana di un giovane italiano di umili origini, emigrato al Nord a seguito della sua famiglia. Sebbene troverà riscatto nella professione di ragionerie, neppure questa riuscirà ad appagare la sua ossessione per l’ordine, che si incanalerà nella militanza politica, nel furore patriottico, normativo e violento dell’eversione nera.

    Sul suo cammino incontrerà gli anarchici della baracca: Gianni, Franco, Angelo, Luigi e Annalise. Il loro incontro-scontro avviene a #Reggio_Calabria, che in quel momento si configura con un laboratorio politico caldissimo:

    le giornate di Reggio, le evoluzioni della ‘ndrangheta e le connessioni con stato, massoneria e servizi segreti. In questo contesto si svolge la vicenda i cui protagonisti, tutti al di sotto dei trent’anni, parteciperanno in maniera significativa a quel processo che determinerà il destino della democrazia italiana.

    ​Senza avere la pretesa di entrare nei dettagli di una vicenda intricata e con tanti buchi neri, ci siamo chiesti quale poteva essere la nostra chiave di lettura per affrontare questa storia e la risposta ci è venuta dal personaggio che abbiamo messo in scena: non un cantastorie, non una voce narrante che ricostruisce i fatti e neanche qualcuno che potesse rendere il lavoro schierato o «militante». Il nostro protagonista unico è una spia, un infiltrato tra gli anarchici della baracca, un testimone invisibile che è passato attraverso il reclutamento nell’estrema destra e l’addestramento nel regime dei colonnelli in Grecia. La verosimiglianza del personaggio è stata confermata dalle ricostruizioni storiche a cui ci siamo affidati e dai dialoghi scambiati con Antonella Aricò, sorella di uno degli anarchici della baracca, Gianni, con la quale siamo entrati in contatto.
    La costruzione del personaggio ci ha aiutato anche a rispondere a un’altra esigenza che, da autori, sentivamo: perché raccontiamo questa storia oggi? La parabola del protagonista comincia negli anni a cavallo tra il ’68/’69 e finisce nel 1994. Ci è sembrato uno snodo e un ponte ideale verso l’oggi e il dibattito intorno al neofascismo/neonazismo che in tutto il continente è ritornato centrale, una ricerca delle radici di un pensiero e un’attitudine che hanno una radice storica precisa e che è utile ricostruire.

    https://kollettivokontrora.wixsite.com/controra/copia-di-contr-ora
    #anarchisme #Italie #histoire #monologue #fascisme #ndrangheta #mafia #services_secrets #franc-maçonnerie #massoneria #extrême_droite

    • Strage di Gioia Tauro

      La strage di Gioia Tauro è stato un attentato terroristico di matrice neofascista compiuto il 22 luglio 1970 nei pressi della Stazione di Gioia Tauro. In esso venne causato il deragliamento del direttissimo Treno del sole (Siracusa-Torino Porta Nuova). La sentenza della corte d’assise di Palmi n 3/96 del 27 febbraio 2001 individuò come responsabili tre esponenti di Avanguardia Nazionale: Vito Silverini, Vincenzo Caracciolo e Giuseppe Scarcella. Le cause non vennero mai accertate, ma nelle conclusioni della relazione del magistrato istruttore del tribunale di Palmi emerse come l’esplosione rappresenti la ipotesi più plausibile[1].

      https://it.wikipedia.org/wiki/Strage_di_Gioia_Tauro

      #attentat #terrorisme #néo-fascisme

    • Anarchici della Baracca

      Gli anarchici della Baracca erano un gruppo di cinque ragazzi che persero la vita in un misterioso incidente stradale verificatosi nella notte del 26 settembre 1970, mentre si trovavano in viaggio verso Roma per consegnare a dei loro referenti materiale di denuncia riguardante la strage di Gioia Tauro, avvenuta il 22 luglio 1970, e i contestuali fatti della rivolta di Reggio Calabria.

      L’appellativo deriva dalla villa Liberty, nei pressi di Reggio Calabria, dove i giovani di area anarchica usavano ritrovarsi, la cosiddetta «Baracca». L’edificio fu costruito come alloggio d’emergenza dopo il terremoto del 1908 e diventò centro d’aggregazione per gli alternativi reggini negli anni sessanta.

      https://it.wikipedia.org/wiki/Anarchici_della_Baracca

  • « Je danse avec le feu et l’excitation extrême. Ce n’est pas un fainéant, plaintif, râleur, fébrile, jaloux et perdant qui me fera un cours sur la conduite à tenir... »

    Chronique corrosive et sans filtre contre les donneurs de leçons sans ambition. Une célébration de la rigueur, du travail acharné et de l’intransigeance artistique face aux javelots en plastique.

    Nouvel article : Je danse avec le feu des détracteurs

    https://www.psychotheque.com/rubrique-piquante/je-danse-avec-le-feu-des-detracteurs

    #Écriture #Art #Rigueur #Chronique #LaPsychothèque #Création #Passion #CoupDeGueule

  • Discrimination légale et racisme environnemental : le cas des #Voyageurs

    L’été 2025 n’a pas échappé à l’éternel marronnier des installations estivales des « gens du voyage » [1] inondant, une fois de plus, la #presse quotidienne régionale. Arrivées et départs, mais surtout tensions, suscitées par ce que l’administration qualifie de « #grands_passages », se sont invariablement focalisés sur une part — minoritaire — d’installations dites « illicites ». Leur #médiatisation obéit à une même logique : #nuisances exposées, élus démunis et abandonnés, #riverains en colère ou inquiets, et enfin, un « représentant des gens du voyage » qui rappèle le manque d’#équipements, leur #non-conformité et la #suroccupation. Ces schémas reflètent une #opinion_publique défavorable et un discours antitsigane décomplexé (CNCDH, 2024). En 2024, l’arrivée de Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur est à l’origine d’un nouveau plan de « lutte contre les #installations_illicites des gens du voyage ». Remis en juillet 2025, le #rapport du groupe de travail éponyme formule vingt-trois propositions, dont vingt répressives : nouvelles #contraventions et #amendes, accélération des #expulsions et renforcement du #contrôle_social (accès aux aires conditionné au paiement des dettes, dépôts de garantie, enquêtes financières). Bien que dénoncées par le Défenseur des droits (2025) et par la Commission nationale consultative des gens du voyage (CNCGDV, 2025) en ce qu’elles ne répondent pas aux causes identifiées — notamment, le manque de places et l’inadéquation des équipements (voir Cour des comptes, 2012 et 2017) —, ces mesures sont favorablement accueillies par une majorité de parlementaires, allant du Parti socialiste au Rassemblement national. Le ministre Bruneau Retailleau a promis un projet de loi rapide dont la logique est claire : criminaliser encore davantage toute installation.

    https://shs.cairn.info/revue-europeenne-des-migrations-internationales-2026-1-page-147

    #discriminations #racisme_environnemental #gens_du_voyage #aires_d'accueil #William_Acker #médias #anti-tsiganisme

  • Nessuno si chiede quanto potrà reggere ancora la satura e inquinata Terra di lavoro

    A Nord della provincia di Caserta il “dopo Terra dei fuochi” non si vede. Ai vecchi sversamenti e ai roghi cronici si affiancano infatti nuovi siti di stoccaggio, scaricati su suoli già compromessi. L’assenza di una visione d’insieme rende la pianificazione una deroga burocratica ripetuta. I cittadini continuano a chiedere un “piano sanitario straordinario per smettere di contare le vittime”. Basta seguire il corso del #Rio_Lanzi per rendersene conto

    Il viaggio comincia dove l’acqua sembra ancora pulita. Si percorre la statale SS7 e poi la SS6 “Casilina” a Nord di Caserta: il paesaggio cambia all’altezza dell’Area di sviluppo industriale (Asi) Volturno Nord. Un cartello segnala un ponte: sotto scorre il Rio Lanzi. Si costeggiano i cancelli dell’ex Ginori Pozzi, considerato il più grande sito europeo di sversamento di rifiuti speciali pericolosi e tossico-nocivi. I 49 ettari dell’area rientrano nell’applicazione della sentenza della Corte europea dei diritti dell’uomo (Cedu) sull’ecocidio della “Terra dei fuochi”.

    La statale prosegue verso Calvi Risorta (CE); si attraversa il ponte della Casilina per raggiungere la fonte del fiume nel Comune di Rocchetta e Croce (CE). Ad accompagnare il percorso sono le parole di Mario, urbanista e attivista, co-autore di una mappatura dal basso che incrocia i siti di stoccaggio rifiuti con i dati sull’incidenza tumorale in provincia.

    “La parabola di quest’area si sviluppa lungo tre assi: la tradizione agricola di canapa e tabacco, la traumatica industrializzazione degli anni Sessanta e Settanta, e l’attuale deriva speculativa del business dei rifiuti e della conversione energetica, che continuano a stratificarsi sulla stessa terra, ignorando le istanze del territorio -spiega Mario-. La mappatura, fatta con Movimento basta impianti e Medici per l’ambiente (Isde), riguarda la Terra di lavoro, nome dell’antica Campania Felix estesa tra casertano, basso Lazio e parte del Molise. Rappresenta il contrappasso di una zona storicamente agricola, poi segnata nel secondo novecento da industrializzazione selvaggia, ecomafie e oggi saturazione ambientale. Ai vecchi sversamenti e ai roghi cronici si affiancano nuovi siti di stoccaggio che si sommano su suoli già compromessi, senza che nessuno si chieda quanto la terra possa ancora reggere”.

    Seguire il corso del Rio Lanzi significa ripercorrere una cronologia di denunce, illeciti e superamenti delle soglie di contaminazione registrati dall’Agenzia regionale per la protezione ambientale in Campania (Arpac).

    Il primo punto di rilevamento è vicino alle rovine dell’antica Cales, insediamento pre-romano degli Ausoni -va precisato che le analisi avvengono in punti di prelievo spot e non con sorveglianza continua-. Avvicinandosi al fiume su una strada sterrata si trova poco più che un rigagnolo nei periodi caldi: sulle sponde si accumulano rifiuti plastici, sacchi industriali, tubi rotti e stracci, mentre l’acqua forma una schiuma densa in superficie.

    A valle l’idrografia si biforca: il canale dei Lanzi verso Francolise, il Rio Lanzi fino al litorale di Mondragone. I dati epidemiologici mostrano un’incidenza tumorale crescente verso le foci con i valori più alti nel mondragonese e a Castel Volturno. Tracciare un nesso causale resta però un’operazione epidemiologicamente impropria: i tumori hanno eziologia multifattoriale, latenze pluridecennali e dipendono anche da stile di vita e suscettibilità genetica. Gli stessi Medici per l’ambiente segnalano che la frammentarietà dei dati non consente di isolare l’impatto di una singola matrice, ciò non esclude però la centralità del principio di precauzione: l’evidenza della contaminazione chimica basta a giustificare lo stop all’esposizione, senza attendere una certezza matematica del danno sanitario. L’acqua e le falde restano testimoni dei veleni tra Napoli e Caserta. Ma il “dopo Terra dei fuochi” qui non è ancora davvero arrivato.

    Per il triennio 2021-2023 la classificazione dei corpi idrici superficiali (fluviali) di Arpac restituisce un quadro netto, confermato dai dati 2024. Lungo il canale Agnena la stazione di monte a Francolise (A1BIS) registra stato ecologico “cattivo” e chimico “non buono” per superamento delle soglie di Pfos, sostanze industriali persistenti e bioaccumulabili. Più a valle, verso Mondragone (A2), la classificazione resta “cattiva” ma i contaminanti si moltiplicano: arsenico, cromo, il fungicida metalaxil, i diserbanti glifosate e Ampa che insieme all’arsenico mantengono in stato “scarso” anche il torrente Savone, principale affluente del sistema. L’unica stazione del monitoraggio operativo, la LZ2 sul Rio Lanzi, mostra stato “scarso” per arsenico e toluene, quest’ultimo è un idrocarburo industriale usato come solvente la cui presenza in un canale agricolo suggerisce reflui industriali non trattati. Il lieve miglioramento del 2024 va letto alla luce della natura temporanea dei prelievi spot, non come segno di bonifica strutturale.

    A unificare l’asta fluviale è il LIMeco, indice dello stato ecologico complessivo, costantemente insufficiente: certifica una carenza cronica di ossigeno causata dal carico organico di scarichi fognari abusivi e dal dilavamento dei reflui zootecnici degli allevamenti bufalini. I modelli di vulnerabilità degli acquiferi della piana campana indicano che l’idrogeologia locale accelera la migrazione dei contaminanti verso le riserve idriche profonde, trasformando i canali superficiali in una rete di trasporto del danno verso le falde.

    Il tema della reale pressione ambientale è al centro del dibattito sulle autorizzazioni industriali. Durante l’audizione in commissione parlamentare Ambiente del 26 marzo, Ignazio De Rosa ha sollevato una criticità sui criteri di pressione ambientale cumulativa: “Se nel calcolo dell’indice si includessero non solo i siti di stoccaggio attivi, ma anche gli impianti sequestrati dalla procura, quelli colpiti da incendi, le aree in attesa di bonifica e i siti illegali, la soglia massima risulterebbe con ogni probabilità già ampiamente superata”.

    L’anomalia normativa sta nella valutazione atomistica dei singoli progetti nelle procedure di Valutazione di impatto ambientale (Via), regolate dalla delibera della giunta regionale 680 del 2017: ogni impianto viene esaminato come se operasse nel vuoto, calcolando emissioni e distanze tramite l’astrazione geometrica della buffer zone. Per gli impianti di trattamento rifiuti o biogas la valutazione sinergica sui vettori ambientali e sulle matrici chimico-fisiche resta un’astrazione burocratica. Questo vuoto normativo ignora il danno reale, che gli attivisti ricostruiscono con metodologie indirette, dato che i registri tumori dell’Asl di Caserta sono fermi al 2021. Mentre si accumulano nuovi impianti Antonio Rivezzi dell’Isde segnala “l’assenza di dati aggiornati sui tumori alla mammella nelle donne sotto i quarant’anni”.

    Biagio, docente e attivista, spiega come il meccanismo delle soglie per ampliamenti venga aggirato con il frazionamento dei progetti: “La provincia di Caserta è stata trattata come un eldorado per investimenti speculativi dove la fragilità istituzionale ha reso possibile l’insediamento di impianti impensabili altrove”.

    L’acqua scorre fino al litorale Domizio tra campagne interrotte da scheletri di lamiera. Alla foce del Savone è densa e maleodorante; le coltivazioni lambiscono le anse del fiume. Mario racconta che il depuratore cittadino lavora a un quarto della capacità reale. L’interazione tra nuova impiantistica e stress chimico preesistente innesca un effetto sinergico: due sostanze tossiche non producono un danno doppio, ma esponenzialmente superiore, un meccanismo che i modelli usati nelle autorizzazioni continuano a sottostimare.

    Il futuro di questo territorio ruota attorno a tre nodi: un’area già satura non può accogliere altri siti impattanti; l’assenza di una valutazione ambientale strategica cumulativa e il mancato aggiornamento dei fattori di pressione permettono la ripetizione degli stessi modelli di sfruttamento; e la scarsa affidabilità delle reti di monitoraggio, con dati inaccessibili o parziali, costringe i cittadini a forme di monitoraggio autogestito. Sono loro a pagare il prezzo biologico di questa saturazione.

    “Vogliamo immaginare un altro futuro per la nostra terra. Si deve applicare nei fatti la sentenza Cedu, particolarmente emblematica per l’area dell’ex sito Pozzi, ed estenderla a tutta la Terra di lavoro -racconta Biagio-. La richiesta è duplice: bloccare le nuove autorizzazioni impattanti e bonificare tutti i siti contaminati, integrando i principi sanciti dalla Corte negli atti di indirizzo delle giunte comunali. Ribadiamo inoltre la necessità di un piano sanitario straordinario per smettere di contare le vittime, costruendo presidi sanitari che rispondano all’ecocidio”.

    Se la Terra di lavoro è stata una terra felice per chi vi ha investito ed estratto, per chi la abita ha rappresentato una condanna biologica scritta a piccole dosi, anno dopo anno. Sulle sponde del Savone e lungo il canalone dell’Agnena la vita quotidiana resta legata a quei corsi d’acqua, usati per pescare e irrigare, nella rassegnazione verso un inquinamento che sembra normale solo perché dura da sempre, una rassegnazione che la rete territoriale prova a rompere, rifiutando la logica per cui ogni nuovo impianto va valutato da solo, come se la terra e l’acqua non fossero già compromesse. Nei moduli di una Via non c’è una casella di sopportazione ecosistemica: forse è anche da lì che si dovrà ripartire.

    https://altreconomia.it/nessuno-si-chiede-quanto-potra-reggere-ancora-la-satura-e-inquinata-ter
    #Terra_dei_fuochi #pollution #déchets #Caserta #Campanie #santé #tumeurs #cancer #Terra_di_lavoro #environnement #sols #pollution_du_sol #Mondragone #Francolise #épidémiologie #Castel_Volturno #eau #pollution_chimique #Savone #rivière #Agnena

  • Rione Sanità: la #Chiesa_Blu_ai_Cristallini è il simbolo del riscatto di un quartiere
    https://informareonline.com/rione-sanita-la-chiesa-blu-ai-cristallini-e-il-simbolo-del-riscatto

    Il #progetto_LUCE e la rinascita del Rione Sanità Fino a qualche anno fa il Rione Sanità rappresentava, insieme a molti altri quartieri popolari, uno di quei lati della città di cui vergognarsi e da nascondere. Complici anche le guerre di camorra che hanno tormentato il quartiere fino ai primi anni 2000, la Sanità era […] L’articolo Rione Sanità: la Chiesa Blu ai Cristallini è il simbolo del riscatto di un quartiere proviene da Informareonline, scritto da Alessandro Scotti

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Magazine_Agosto_2026 #Sociale #Napoli #Rione_Sanità

  • « On a rayé des cartes les petits #cours_d’eau, et la sécheresse s’est répandue »

    En rayant des cartes tous les petits cours d’eau, la France a ainsi alimenté la terrible sécheresse que nous connaissons, écrivent les auteurs de cette tribune. Ceux-ci sont pourtant essentiels pour nourrir les vallées et les #nappes_phréatiques.

    La France a longtemps été un pays de rivières mais aussi de « #petits_chevelus » qui irriguaient merveilleusement les paysages, rechargeaient les nappes phréatiques, nourrissaient les #zones_humides et les grandes vallées. Aujourd’hui, ce réseau fin de milliers de petits #ruisseaux — rus, béals, filets d’eau de tête de bassin versant — se défait silencieusement, et alimente la terrible sécheresse que nous connaissons, tout autant que le déficit de #pluie.

    Cette affirmation n’est pas du catastrophisme. Elle découle de constats d’observation réalisés sur les petits cours d’eau, de bulletins hydrologiques, de mesures des nappes phréatiques, de cartes de sols dégradés réalisés dans toute la France sous le contrôle d’Eau France par Ades, la banque d’accès aux données de quantité et de qualité des #eaux_souterraines.

    Ces relevés racontent la même histoire : la géographie de notre pays bascule vers des changements de #paysages considérables, défavorables aussi bien à l’agriculture qu’aux humains — sans même parler des non-humains, de plus en plus vulnérables avec la prolongation des sécheresses.

    Victimes de l’#agriculture productiviste et de l’#urbanisation aveugle

    Pour comprendre cette disparition des petits cours d’eau, remontons un peu le temps. Le 30 décembre 2006, une #loi_sur_l’eau_et_les_milieux_aquatiques (#Lema) était adoptée en France, qui transposait dans le droit une directive européenne visant à restaurer l’état écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici à 2015.

    Certains syndicats agricoles n’ont pas vu cette ambition d’un bon œil, notamment la #FNSEA, représentant majoritaire de l’#agriculture_productiviste, désormais contrainte d’interdire les rejets de #nitrates dans les cours d’eau. L’Union européenne condamnera d’ailleurs plusieurs fois l’État français pour son laxisme vis-à-vis de ces pratiques (https://www.actu-environnement.com/ae/news/nitrates-cjue-condamnation-france-z).

    Mais grâce au gouvernement socialiste de l’époque (Reporterre l’a raconté en 2017 : https://reporterre.net/La-nouvelle-cartographie-des-cours-d-eau-menace-l-interet-general), un tour de passe-passe résolut le dilemme : de cours d’eau, les petits ruisseaux devinrent des « fossés », « canaux » ou « ravines », privés de la protection instaurée par la loi de 2006. Résultat : plus de bandes-tampons obligatoires pour les préserver des constructions et autres barrages hydrauliques, plus d’encadrement des #épandages de #pesticides. Sortis du droit, ils furent aussi effacés des #cartes administratives hydrologiques que l’on commençait alors à réaliser. Dans certains départements, la moitié d’entre eux ont tout simplement été rayés des cartes.

    Invisibilisés, ces petits cours d’eau ont pu être maltraités sans égards par des #pollutions diverses, malmenés par des sécheresses prolongées, ou tout simplement comblés par des propriétaires, et ainsi à jamais perdus. Leur #ruissellement ne s’effectuant plus, ou plus correctement, ils ne jouent plus leur rôle de capillaires du territoire. Des milliers de vallons se retrouvent ainsi privés d’eau pendant des semaines, voire des mois.

    Leur #disparition n’est pas seule en cause dans l’assèchement des sols, il faudrait aussi parler par exemple de l’abandon des #réseaux_gravitaires et autres #canaux_d’irrigation. Mais elle est essentielle pour comprendre la sécheresse des #sols et l’épuisement des nappes phréatiques, qui a ouvert la voie à des transformations profondes de nos terres et de nos habitats.

    Une véritable fuite en avant

    Chacun peut le constater, la sécheresse transforme les #paysages. Les images prises depuis le ciel sont saisissantes : rivières réduites à des rubans de cailloux, lacs contractés, champs grillés, forêts jaunies au cœur de l’été. Le manque d’eau dans les sols stoppe la croissance des arbres, bloque la photosynthèse (faisant dépérir certaines essences), et réduit leur possibilité de stockage de carbone. Le risque d’incendie et de ravageurs augmente en proportion.

    Les habitats humains en subissent aussi les conséquences. La rétractation des argiles l’été, puis leur gonflement au retour des pluies, fissure les murs, déstabilise les fondations. En France, plus de 60 % des maisons individuelles se situeraient désormais dans des zones d’exposition moyenne ou forte à ce phénomène, ce qui provoque de silencieuses migrations, du fait du coût élevé des réparations.

    Pour tenter de compenser la sécheresse provoquée par la disparition progressive de ces petits cours d’eau, l’agriculture développe l’#irrigation_sous_pression (#aspersion, #goutte-à-goutte), accaparant l’été une part très importante de l’eau, au prix de #conflits_d’usage croissants avec les milieux aquatiques, la production d’énergie, les usages domestiques.

    Des projets fantasmagoriques refont surface, comme les « #autoroutes_de_l’eau » qui détourneraient les eaux du Rhône ou d’autres fleuves vers des territoires en tension. Comme si l’on pouvait corriger la géographie par quelques tuyaux géants, alors que les grands cours d’eau eux-mêmes voient leurs débits diminuer. Une véritable fuite en avant !

    Instaurer une #démocratie_de_l’eau

    Si la sécheresse est bien amplifiée par le réchauffement global, la vulnérabilité de la France face à ce choc est donc largement le produit de ses choix. Elle a trop traité l’eau comme un stock à répartir, et non comme une trame à préserver, préférant contester les contraintes juridiques et écologiques plutôt que de réorganiser ses pratiques agricoles.

    Il faut désormais le reconnaître : nous avançons, année après année, vers un nouveau paysage, une nouvelle géographie. Nous ne retrouverons plus un état antérieur. Pour éviter la déshydratation continue du pays, il faut renouer avec la #géographie_de_l’eau en :

    – cessant de rayer des cartes tous les petits cours d’eau, et en les restaurant pour redessiner une trame vitale du territoire ;
    - en réorganisant l’agriculture autour de la #sobriété_hydrique, avec l’#agroécologie ;
    - en mettant l’eau au centre des politiques d’#aménagement_des_territoires, de l’extension des villes notamment. Plus rien ne devrait être construit sans tenir compte des sources disponibles.

    Il est temps de faire de la protection et de l’accès égalitaire à la ressource en eau un axe central de la #planification_écologique. Il est temps de simplifier et de rendre transparente pour tous les citoyens la #gestion_de_l’eau et de sortir d’une complexité administrative sans issue. Sans eau, il n’y aura ni territoire, ni économie, ni démocratie viables.

    https://reporterre.net/On-a-gomme-les-petits-cours-d-eau-des-cartes-et-la-secheresse-s-est-repa

    #eau #rivière #France #sécheresse #hydrologie #invisibilisation

    signalé aussi par @colporteur :
    https://seenthis.net/messages/1186226

    voir aussi :
    Une #cartographie inédite des cours d’eau officiels pointe les incohérences de la #réglementation
    https://theconversation.com/une-cartographie-inedite-des-cours-deau-officiels-pointe-les-incohe
    https://seenthis.net/sites/7282461336008050837
    via @sombre

    • Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau
      (publié en 2017)

      La loi sur l’eau de 2006 vise à retrouver un « bon état » écologique des masses d’eau douce. Mais discrètement, pour complaire à la FNSEA, le gouvernement a entrepris de soustraire une partie des cours d’eau à l’application de la loi. Premier volet de la grande enquête de Reporterre

      C’est l’histoire d’un incroyable coup de force. Dans le secret de quelques bureaux, une coalition de politiques et de lobbyistes de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a décidé de changer la carte géographique et physique de la France. En voici le déroulé, tel que reconstitué par Reporterre.

      Quand François Hollande a été élu président de la République en 2012, la FNSEA n’en éprouve aucune crainte. Ce « syndicat » paysan règne sur la politique agricole depuis plus de soixante ans. La Quatrième République, puis le régime gaulliste après 1958, ont en effet accepté de cogérer avec ses dirigeants les dossiers agricoles essentiels. Un nouveau virage a été pris quand Jacques Chirac, ministre de l’Agriculture dans les années 1970, a instauré la cogestion des politiques publiques agricoles avec la FNSEA, le syndicat ultramajoritaire dans la profession.

      L’industrialisation des campagnes, les élevages concentrationnaires, l’irruption des pesticides, la destruction des haies et des talus boisés, le remembrement, le recalibrage des rus, ruisseaux et rivières, sont une œuvre partagée. Essentiellement entre le ministère de l’Agriculture, les directions départementales de l’Agriculture (DDA), où règnent les Igref — ingénieurs polytechniciens chargés des « eaux et forêts » —, et la FNSEA, qui contrôle les puissantes chambres d’agriculture.

      Le désastre qui s’ensuit est donc le leur, qu’ils présentent pourtant comme un triomphe de la modernité. En 2007, quand Sarkozy lance son Grenelle de l’environnement, promettant une « révolution écologique » qui n’aura jamais lieu, les chefs de la FNSEA s’inquiètent. À tort. Après avoir copieusement brassé le vent, Sarkozy lance en novembre 2011 sa fameuse phrase : « Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d’environnement, parce que là aussi, ça commence à bien faire. »
      L’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle

      La FNSEA aurait sans problème fait affaire avec un Sarkozy réélu président, mais la gauche gouvernementale ne lui a jamais fait défaut. Faut-il rappeler qu’un Henri Nallet, jadis ministre de l’Agriculture de Mitterrand — 1985-1986, puis 1988-1990 —, a commencé sa carrière comme chargé de mission de la FNSEA ? Qu’Edgard Pisani, devenu socialiste sur le tard et vice-président de la Commission européenne en 1984, a été le ministre de l’Agriculture de De Gaulle entre 1961 et 1966, lançant réforme sur réforme en compagnie de Michel Debatisse, futur président de la FNSEA ?

      En bref, l’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle. Et d’autant que la présidence se révèle d’une grande faiblesse politique, donc bien plus impressionnable. La FNSEA de Xavier Beulin — il est devenu son président en 2010 — sent rapidement qu’elle peut espérer beaucoup de la gauche, peut-être davantage que d’une droite sarkozyste. Beulin devient en quelques mois un interlocuteur privilégié de Hollande, ce qui permet de mieux comprendre la suite.

      Les productivistes agricoles n’ont en fait jamais digéré la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema) du 30 décembre 2006. Celle-ci transpose dans le droit français une directive européenne sur l’eau adoptée en octobre 2000. Or cette loi a pour objectif — entre autres — de parvenir à un « bon état » écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici 2015. La FNSEA, qui sait à quoi s’en tenir, y voit une menace directe : l’agriculture industrielle dissémine massivement des pesticides et pollue les rivières et les rivages avec ses nitrates. En 2014, l’Europe a d’ailleurs condamné une nouvelle fois la France pour sa politique trop laxiste contre l’épandage des nitrates.
      Nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans

      Comment en sortir ? La création en 2006 de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), chargée de la police de l’eau, annonce-t-elle la fin de l’impunité pour les pollueurs ? Possible. En 2010, une circulaire du ministère, alors de l’Écologie, durcit le ton : « Il est impératif de consolider la pratique des contrôles et de mieux coordonner l’intervention des services et établissements chargés des polices de l’eau et de la nature. » Une guérilla invisible commence. Quelques contrôles de terrain de l’Onema aboutissent à des procès-verbaux pour épandage de lisier ou comblement de ruisseaux, qui viennent heurter de plein fouet les habitudes agricoles. Fin 2013 commence un cycle de manifestations musclées de la FNSEA, avec déversement de fumier, devant les sièges décentralisés de l’Onema. On y refuse le principe même des contrôles.

      C’est alors que tout dérape au sommet de l’État. Manuel Valls, devenu Premier ministre, décide de se soumettre au lobby agricole, et commande en novembre 2014 un rapport sur « la mise en œuvre des contrôles » de terrain à la députée socialiste de l’Ariège Frédérique Massat. Le texte, publié fin mai 2015, ne peut que combler la FNSEA, car il prend parti, jusqu’à la caricature. On y lit par exemple cette phrase d’anthologie, qui ridiculise toute inspection de terrain : « La mission recommande qu’aucun constat de non-conformité ne soit dressé pour des points de contrôle dont les règles n’auraient pas été portées à la connaissance des agriculteurs en temps utile ».

      En somme, nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans. Au-delà, le rapport ouvre une porte à des enjeux plus lourds encore, en réclamant la réalisation de cartes des cours d’eau, département par département. Pour la FNSEA, c’est décisif, car si un ru ou un ruisseau ne sont plus considérés comme des cours d’eau, ils ne relèvent évidemment plus de la loi qui les protège. Tout est alors en place pour une vaste comédie, qui se révélera être un drame.

      https://reporterre.net/Quand-le-gouvernement-et-la-FNSEA-redessinent-la-carte-des-cours-d-eau

  • Après de nouveaux rejets acides dans un #ruisseau cet été, des voix réclament la suspension des activités minières d’Imerys à #Glomel
    https://splann.org/imerys-glomel-rejets-acides-juillet-2026

    La publication d’un arrêté préfectoral le 5 août a révélé qu’une pollution émanant de la #mine de Glomel (22) avait été constatée début juillet. La capacité de la multinationale à maîtriser sa production d’andalousite est plus que jamais questionnée. Certains opposants réclament la suspension de ses activités. L’article Après de nouveaux rejets acides dans un ruisseau cet été, des voix réclament la suspension des activités minières d’Imerys à Glomel est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Pollutions #Andalousite #biodiversité #blavet #carrière #centre-bretagne #Côtes_d'Armor #Douar_Bev #eau_et_rivières #écologie #effluents_acides #ellé #environnement #extraction #extractivisme #fer #Imerys #industrie #industrie_minière #jean-yves_jégo #kreiz_breizh #langonnet #le_faouët #plouray #préfecture #Refracterre #rivière #sabès #udb #union_démocratique_bretonne