• Why the Super-Rich Keep Getting Richer
    https://tribunemag.co.uk/2020/07/why-the-super-rich-keep-getting-richer

    Those on the right-wing of politics argue that extreme wealth is a function of hard work, creativity and innovation that benefits society. But wealth and income inequality have increased dramatically in most advanced economies in recent years. The richest of the rich are much wealthier today than they were several decades ago, but it is not clear that they are working any harder.

    Productivity has not risen alongside inequality in recent years. In fact, in the US and the UK productivity has flatlined since the financial crisis – and in the US it has been declining since the turn of the century.

    There is another explanation for the huge profits of the world’s largest corporations, and the huge fortunes of the super-rich. Not higher productivity. Not simply globalisation. But rising global market power.

    Many of the world’s largest tech companies have become global oligopolies, and domestic monopolies. Globalisation has played a role here, of course – many domestic firms simply can’t compete with global multinationals. But these firms also use their relative size to push down wages, avoid taxes and gouge their suppliers, as well as lobbying governments to provide them with preferential treatment.

    #monopole #concentration #richesses

  • La Belgique compte 8 % de millionnaires de plus en un an
    https://www.solidaire.org/articles/la-belgique-compte-8-de-millionnaires-de-plus-en-un

    Année après année, les grosses fortunes sont de plus en plus nombreuses et… de plus en plus riches. Les moins riches (la grande majorité) sont quant à eux de plus en plus pauvres. Mais ce qui augmente aussi, c’est la voix de tout ceux qui veulent taxer ces gros patrimoines.

    La Belgique est un paradis fiscal pour les riches. Mais c’est un enfer mathématique quand il s’agit de mesurer cette richesse. Ce n’est pas un hasard. Heureusement, des initiatives internationales permettent de se faire une idée sur la situation en Belgique.

    Ainsi, selon le Rapport sur la richesse mondiale que vient de publier le bureau d’étude international Capgemini, la Belgique comptait, en 2019, 132 000 millionnaires en dollars (un million de dollars étant équivalent à 882 000 euros). Ça fait 8 % de plus en seulement un an, et 60 % de plus par rapport à l’année 2012. Une hausse impressionnante.

    Les millionnaires sont plus nombreux, mais ils sont également plus riches. Capgemini a ainsi calculé qu’en 2019, ils possèdent chacun un patrimoine de 2,5 millions d’euros. C’est 62 % de plus qu’en 2012. C’est une moyenne : ça signifie que certains sont beaucoup plus riches. Si vous multipliez ce patrimoine moyen par le nombre de millionnaires, vous arrivez à un montant total qu’on peut difficilement se représenter : 330 milliards d’euros.

    Pour vous faire une idée, imaginez que vous fabriquez une guirlande en billets de cent euros collés les uns aux autres. Avec cette somme, votre guirlande pourrait aller jusqu’à… la lune. Et encore, on sait que ce genre de statistiques, basées sur des enquêtes, a tendance à sous-évaluer les plus gros patrimoines...

    LA MAJORITÉ DE LA POPULATION S’APPAUVRIT
    Au mois de mai, une autre étude a également montré que les riches sont toujours plus riches. Il s’agit des enquêtes HFCN menées tous les trois ans par la Banque Centrale Européenne et sous-traitée à la Banque Nationale pour la Belgique. Selon cette étude,1/5ème de la population (les plus riches) détenait moins de deux tiers (59 %) du total des richesses du pays en 2014. En 2017, elle détenait plus des deux tiers des richesses (64%). Il y a donc bien une augmentation de la part détenue par les plus riches sur le total du patrimoine détenu par l’ensemble de la population.

    Si on répartit toute la population en cinq parties comptant le même nombre de ménages, classées des moins riches (1) aux plus riches (5), on constate que le patrimoine moyen du groupe 5 (le plus riche) est le seul qui augmente (de 3,1%), tandis que ce patrimoine moyen diminue pour les groupes 1 à 4. Cela confirme que non seulement la part détenue par les plus riches sur l’ensemble des richesse augmente, mais que cette fortune que possèdent les plus riches augmente aussi.

    En fait, les 10 % les plus riches possèdent presqu’autant que les 90 % restants, relèvent même Sarah Kuypers et Ive Marx, de l’Université d’Anvers.

    28 FAMILLES MILLIARDAIRES EN BELGIQUE
    Il y a les millionnaires, mais il y a aussi les milliardaires. Selon le journaliste Ludwig Verduyn, début juillet, la Belgique comptait une famille milliardaire de plus (voir son blog : https://derijkstebelgen.be). Le capitaliste Charles Beauduin, actionnaire du fabricant de machines textiles Vandewiele et du groupe Barco, est venu s’ajouter aux 27 familles milliardaires de Belgique.

    En 2000, toujours d’après Ludwig Verduyn, il n’y avait qu’une seule famille milliardaire en euros. Aujourd’hui, les 28 familles milliardaires cumulent un patrimoine total qui dépassent 100 milliards d’euros. En appliquant la taxe corona défendue par le PTB rien que sur ces familles, on obtiendrait déjà 5 milliards d’euros.

    PLUS DE RICHES, MAIS AUSSI PLUS DE VOIX QUI S’ÉLÈVENT POUR LES TAXER
    « Les inégalités de patrimoine augmentent en Belgique », confirme un journaliste financier du Tijd dans un article https://www.tijd.be/politiek-economie/belgie/economie/vermogensongelijkheid-stijgt-in-belgie/10226239.html , face à ces nouveaux chiffres. Il avertit même ses lecteurs : « Cette enquête pourrait mettre la pression pour l’instauration d’une taxe sur les grosses fortunes afin de supporter le coût de la crise du coronavirus. Le PTB a déjà soumis une proposition de loi dans ce sens. »

    LA BONNE IDÉE DU PTB QUI CHEMINE À L’ÉTRANGER
    Cette taxe de solidarité « corona » proposée par le PTB inspire au-delà des frontières belges. Le médias français CNews explique ainsi : « Allons-nous vers des taxes "corona" en Europe ? Dans plusieurs pays européens, dont la Belgique, la Suisse, la France ou l’Italie, des partis de gauche réclament une taxe de solidarité sur les grosses fortunes, afin d’éponger une partie des dettes liées à la crise du coronavirus, et protéger les salariés. L’idée est née en Belgique à la fin du mois de mars, avec la proposition du Parti du travail de Belgique (PTB) de mettre en place une contribution exceptionnelle de 5 % sur les fortunes de plus de 3 millions d’euros, ce qui ramènerait 15 milliards d’euros dans les caisses de l’État, selon cette formation politique. L’idée étant d’utiliser ensuite cet argent pour garantir les revenus de tous les travailleurs touchés aujourd’hui par la crise. »

    Des économistes de renom, comme le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz ou Thomas Piketty, auteur du best-seller Le capital au 21ème siècle, défendent également cette idée de taxer les plus riches. Aux États-Unis, les « Piketty Boys » Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, de l’Université de Berkeley (Californie), conseillers des candidats les plus à gauche de la primaire démocrate américaine, ont également imposé, dans le débat politique, la contribution fiscale des grosses fortunes.

    N’oublions pas que, lorsque les riches échappent à l’impôt, c’est la population qui paie. Le mouvement des gilets jaunes en France l’a parfaitement démontré, en dénonçant une taxe carbone socialement injuste, alors que, dans le même temps, le gouvernement supprimait l’ISF, l’impôt de solidarité sur la fortune.

    #richesse #Belgique Pas de #ruissellement #inégalités #économie #pauvreté #capitalisme #riches #richesse #fortune #politique #crise #pauvres #paradis_fiscal

    • #MDR : La mention Paiement final et sans recours au #Quebec

      Une résidente de Lévis qui avait cumulé une dette de 5800 $ sur sa carte de crédit a réussi à s’en libérer avec un simple chèque de 100 $.

      La banque Capital One a tenté de récupérer la différence en s’adressant à la Cour des petites créances, mais le juge vient de donner raison à la cliente.

      La femme qui détenait une Mastercard Platine a commencé à avoir des difficultés financières en 2017, à la suite d’un divorce et de la perte de son emploi.

      La Lévisienne accumule alors les défauts de paiement, et le montant de sa créance grimpe rapidement.

      “Paiement final et sans recours”
      En 2018, alors qu’elle est talonnée par l’institution financière pour régler sa dette, la femme demande l’aide de ses parents, qui lui prêtent 100 $.

      Elle transmet alors à Capital One un chèque de 100 $, en prenant soin d’indiquer au verso la mention “Paiement final et sans recours”.

      Après avoir encaissé le chèque, un avocat de la banque communique avec la dame le mois suivant, qualifiant alors de “ridicule” la somme reçue comme un paiement libératoire.

      Jurisprudence claire
      Après avoir analysé le dossier, et la jurisprudence, le juge Christian Brunelle de la Cour des petites créances a donné raison à la consommatrice.

      Selon le magistrat, la banque aurait dû aviser sa cliente de son désaccord avant d’encaisser le chèque.

      Il cite une cause similaire qui établit qu’avant d’encaisser un chèque comme paiement final, “le demandeur aurait dû manifester son opposition et informer la défenderesse qu’il encaissait le chèque, malgré cette mention, et sans pour autant renoncer à réclamer tout solde pouvant encore être dû”.

      Pire pour une banque
      Ces règles doivent s’appliquer avec encore plus de rigueur, selon le juge Brunelle, lorsque le créancier est une institution financière. Les banques ont un statut de professionnelles du prêt d’argent, rappelle le juge.

      Le magistrat indique que la Banque Capital One “est réputée pour connaître l’état de la jurisprudence relative à l’effet juridique de la mention du paiement final, d’autant plus qu’elle agissait par l’intermédiaire d’un avocat”.

      Au surplus, la femme avait ajouté le terme “sans recours”, “rendant même encore plus explicites les intentions de madame”, écrit le juge.

      “Un banquier raisonnablement prudent et diligent, de surcroît insatisfait de l’ordre énoncé au chèque […] aurait plutôt fait valoir ses réticences ou objections auprès de [la débitrice]”, indique le magistrat.

      En plus de rejeter la demande de la banque, le juge a condamné l’institution financière à payer à son ancienne cliente les frais de justice de 101 $.

      #banque #banquier #chèque #dette #argent

    • URBEX : un Hôpital abandonné #gaspillage #consternant
      Les véhicules du SAMU avec leur matériel sont encore là
      https://youtu.be/N8SJ3VQQ5aU

      juil. 2019 – Explorations de plusieurs endroits abandonnés dans le domaine hospitalier en France et en Belgique. Des hôpitaux et véhicules laissés, abandonnés sur des grands terrains hospitaliers. Du matériels neuf jamais utilisé et laissé sur place. Des pièces remplies d’ustensiles de médecine et dossiers de patients. Un constat ironique que l’on retrouve dans nos explorations, alors que les personnels des urgences continuent à sonner l’alerte sur des critères de surcharge, de manque de place et de personnel, de manque de moyens financiers et que d’autres pays manquent cruellement de matériel de soins. La crise hospitalière ne fait que s’alourdir dans tous les pays. Notre observation ne fait que confirmer les désastres futurs dans lesquels notre monde est plongé.

      AdcaZz

      https://bang-bang.tv/revolte/echanges-analyses/decryptages-reflexions/le-gachis-materiel-des-hopitaux-abandonnes

      Collaborations : @lens_pic98 – @chvt_ – @Cyriac AdcaZz : – Facebook : https://www.facebook.com/adrien.adcaz – Email : adcaz75@gmail.com Lampe : Seeker 2 Pro – Lien : https://amzn.to/2JlllC7
      Nous sommes les observateurs de ce monde.

      #Santé #Hôpital #destruction

  • Philip Alston
    @PhilipGAlston
    https://twitter.com/PhilipGAlston/status/1280008856014336000

    Alston Poverty Report FINAL - Alston-Poverty-Report-FINAL.pdf
    https://chrgj.org/wp-content/uploads/2020/07/Alston-Poverty-Report-FINAL.pdf

    This report is submitted by Philip Alston. The world is at an existential crossroads involving a pandemic, a deep economic recession, devastating climate change, extreme inequality, and an uprising against racist policies. Running through all of these challenges is the longstanding neglect of extreme poverty by many governments, economists, and human rights advocates.By single-mindedly focusing on the World Bank’s flawed international poverty line, the international community mistakenly gauges progress in eliminating poverty by reference to a standard of miserable subsistence rather than an even minimally adequate standard of living. This in turn facilitates greatly exaggerated claims about the impending eradication of extreme poverty and downplays the parlous state of impoverishment in which billions of people still subsist.While the Sustainable Development Goals have achieved a great deal, they are failing in relation to key goals such as poverty eradication, economic equality, gender equality, and climate change. They need to be recalibrated in response to COVID-19, the ensuing recession, and accelerating global warming.Poverty is a political choice and its elimination requires: (i) reconceiving the relationship between growth and poverty elimination; (ii) tackling inequality and embracing redistribution; (iii) promoting tax justice; (iv) implementing universal social protection; (v) centering the role of government; (vi) embracing participatory governance; and (vii) adapting international poverty measurement.

  • Pourquoi s’en prend-on à Léopold II ?
    https://www.solidaire.org/articles/pourquoi-s-en-prend-leopold-ii

    De plus en plus de voix s’élèvent pour demander qu’on enlève les statues de Léopold II de l’espace public. Pourquoi ? Qu’a-t-il fait au Congo ? Et quel est le lien entre la colonisation et le racisme aujourd’hui ? Explications.

    De 1885 à 1960, le Congo était une colonie. D’abord territoire personnel du roi Léopold II, le Congo devient ensuite propriété de l’État belge. Cette histoire est encore souvent présentée comme une entreprise nuancée, voire positive pour le pays colonisé. La réalité est tout autre.

    Le profit, toujours le profit
    L’historien Guy Vanthemsche est formel sur les motifs de la colonisation : « Il ne fait aucun doute que la #colonisation_belge avait à l’origine pour objectif de générer des #profits ». Ainsi, l’administration de l’État colonial avait été mise sur pied essentiellement dans le but de garantir les bénéfices des grandes entreprises. Le ministère belge des Colonies donna la directive suivante à l’administration coloniale : « L’appui le plus large des autorités devra donc être assuré aux entreprises économiques. Les fonctionnaires s’appliqueront, dans toute la mesure du possible, à faciliter l’installation dans leur région des planteurs, des industriels et des commerçants. »

    En 1885, toutes les terres disponibles appartenaient à l’État, donc à #Léopold_II. Les meilleurs terres étaient attribuées aux colons. Conséquence de cette politique : la population congolaise se retrouva dépouillée de ses terres, alors que certaines familles y vivaient depuis des siècles.

    De nombreux.ses Congolais.es furent contraint.e.s au #travail_forcé : en 1937, 700 000 étaient soumis.es à un tel système. Par ailleurs, les salaires « normaux » étaient eux aussi dérisoires. En 1924, le vice-gouverneur G. Moulaert estimait le coût annuel d’un ouvrier de l’#Union_minière à 8000 francs, alors que celui-ci rapportait 50 000 francs par an. Le salaire moyen d’un.e ouvrier.ère congolais.e ne suffisait même pas à acheter le minimum pour se nourrir. Les grandes entreprises n’avaient aucun scrupule. Elles se virent offrir des monopoles sur d’immenses parts de la colonie belge sous forme de concessions. Les entreprises amies, qui reçurent les plus grandes concessions, purent bâtir un immense empire en quelques dizaines d’années, et envoyer leurs profits gigantesques en Belgique. À la veille de l’indépendance du Congo, 75 % de l’économie coloniale était contrôlée par trois puissants groupes financiers : la #Société_Générale, le groupe #Empain et la #Banque_de_Bruxelles.

    L’objectif de générer des gains fut dès lors largement atteint. Entre 1896 et 1907, alors que le Congo était la propriété personnelle de Léopold II, la colonie rapporta environ 450 millions d’euros au Domaine de la Couronne. Ces bénéfices ne retournèrent pas au peuple congolais, mais furent investis dans des projets de prestige en Belgique, qui marquent encore le paysage de plusieurs villes belges. Ainsi, les galeries qui trônent sur la digue ostendaise furent directement financées par le caoutchouc congolais. Après 1908, date à laquelle le Congo devint propriété de l’État belge, les profits continuèrent à grandir, en particulier grâce à l’exploitation des mines congolaises. L’Union minière vit le jour en 1906. Ses gains augmentèrent à tel point que pendant les dix dernières années de la colonisation, cette entreprise put distribuer 31 milliards de francs de bénéfices nets sous forme de #dividendes. Cette #richesse accumulée au cours de cette période représente le socle sur lequel s’est bâtie la fortune des familles belges les plus nanties. Si on étudie la liste des 200 familles les plus riches de Belgique aujourd’hui, on s’aperçoit que parmi les 23 familles qui se trouvent en haut du classement, plus de 11 ont acquis leur fortune au moins en partie grâce à la colonisation. Il s’agit des familles #Solvay, #Emsens, #Boël, #Janssen, #Bekaert, #Lippens, #Vandemoortele, #Van_Thillo, #Bertrand, #Dieryck et #van_Baaren. Tandis que certaines personnes prétendent que la colonisation belge était bénéfique tant pour la #Belgique que pour le Congo, ces familles, quant à elles, savent pertinemment que tout le bénéfice leur revenait.

    Révolte et répression
    Les infrastructures servaient principalement à acheminer les richesses pillées vers la Belgique, ou à faciliter le déplacement de soldats.

    C’était tout bénéfice pour les grandes entreprises belges, mais évidemment pas pour le peuple congolais qui ne profita pas de cette richesse. Les #infrastructures dont on parle souvent ne furent pas mises en place pour permettre un développement durable au Congo. Dans les colonies européennes, les routes furent construites selon une structure qui s’apparente aux nervures d’une feuille d’arbre : les villes et les centres économiques (les plantations, les mines) sont reliés à l’enfilade au port, ou plus tard à l’aéroport, direction la « mère patrie ». Ces « infrastructures fantastiques » servaient principalement à acheminer les richesses pillées vers la Belgique, ou à faciliter le déplacement de soldats si une intervention militaire était nécessaire.

    Aux yeux du peuple congolais appauvri, la colonisation était donc loin d’être une situation gagnant-gagnant. Au cours de la période coloniale, des populations se révoltèrent à plusieurs occasions contre l’administration coloniale. La révolte la plus importante éclata en 1941 dans une mine de l’Union minière. Malgré la répression et le meurtre d’un gréviste, le mouvement de #grève se répandit rapidement dans d’autres exploitations minières aux alentours.

    En fin de compte, le gouverneur de la province du #Katanga, Amour Maron, fit rassembler 200 grévistes sur un terrain de football à #Lubumbashi, à la demande du directeur général de l’Union minière, G. #Mottoulle. Le meneur de la grève, #Léonard_Mpoyo, voulut s’adresser à Maron pour proposer une négociation, mais le gouverneur préféra donner le signal aux tireurs, qui abattirent les 200 grévistes. Selon les comptes officiels, il y aurait eu 45 victimes ce jour-là, mais ce chiffre doit certainement être revu à la hausse. Le jour suivant, les mineurs retournèrent travailler. C’est ainsi que la plus grande grève de l’histoire de la colonisation belge prit fin.

    Néocolonialisme
    En 1960, le Congo a obtenu son indépendance, mais le pillage économique du pays n’a pas cessé. C’est ce qu’on appelle le #néocolonialisme. Cela signifie que le pillage économique des pays en développement continue, mais sous une nouvelle forme, adaptée à notre époque. Les #multinationales jouent aux cowboys dans le Far West. Elles ne paient pour ainsi dire pas d’impôts, elles manipulent les prix des matières premières pour maximiser leurs profits, influencent la politique intérieure, etc. Selon Sally N’dongo, expert du néocolonialisme, le système actuel est même préférable aux yeux des multinationales occidentales : leurs profits peuvent être maintenus, mais la responsabilité de la sécurité, de l’infrastructure, de l’enseignement, qui incombait autrefois au pouvoir colonial, peut maintenant reposer sur l’État « indépendant ».

    Racisme et colonialisme : les deux faces d’une même médaille
    Le colonialisme, le néocolonialisme et les immenses profits qu’ils génèrent avaient besoin d’être légitimés. La colonisation était souvent décrite comme quelque chose de positif pour la colonie, encore aujourd’hui. Cependant, cette justification ne suffisait pas. Le #racisme fut également employé dans ce but.

    La colonisation rentrait dans le cadre de la mission civilisatrice aux yeux des Européens, une mission qui s’appuyait sur une idéologie raciste. En 1947, le secrétaire général du Congo belge rédigea la préface d’un ouvrage sur « l’Élite Noire », « l’évolué ». Il y établit une hiérarchie claire : « Si l’élite noire doit être consciente de sa supériorité à l’égard des indigènes semi-sauvages, elle doit aussi clairement connaître ses devoirs envers le Pouvoir Absolu ». Ce genre de racisme décomplexé était sur la défensive après la Seconde Guerre mondiale et la victoire sur le fascisme. Cependant il progresse de nouveau depuis la crise des années 1970, et les forces qui répandent ouvertement le racisme dans la société grandissent. Dans ce nouveau contexte, le colonialisme peut à nouveau être défendu ostensiblement et le racisme est de bon ton.

    Le racisme sert à légitimer les profits des plus riches. Tant qu’un discours culturalisant cachera le néocolonialisme, les familles Solvay, Van Thillo et Lippens resteront hors d’atteinte. The inconvenient truth, la vérité qui dérange dans l’histoire du Congo, c’est que derrière la répression brutale, les mains coupées, le racisme, l’oppression et l’exploitation économique, se cachent des intérêts financiers.

    L’actualité de l’histoire coloniale
    La fortune des Belges les plus riches aujourd’hui s’est construite en grande partie grâce à l’exploitation des Congolais.ses, c’est là une vérité que l’#establishment ne veut pas reconnaître. Nous ne pouvons comprendre le racisme et lutter contre celui-ci que si nous en prenons conscience. À l’heure actuelle, enseigner l’ #histoire coloniale à l’école n’est toujours pas obligatoire en Belgique. Il faut mettre à jour les programmes scolaires et il faut que nous confrontions sérieusement notre passé colonial. Et si on enseigne la colonisation, il faut alors mettre l’accent sur la course aux profits qui se cache derrière celle-ci. Expliquer aux jeunes ce qu’est la colonisation ne mettra pas un terme au racisme ni à l’exploitation structurelle des pays du Sud. Il s’agit cependant d’une première étape nécessaire, qui permet d’analyser le problème de fond : un système économique qui est basé sur le profit et l’exploitation.

    Aujourd’hui se pose la question des monuments dont nos rues regorgent encore : statues et hommages à Léopold II, à d’autres dirigeants coloniaux... Au sein du mouvement pour la décolonisation, la question se pose : faut-il déboulonner les statues ? Et qu’en faire ? Ne vaut-il pas mieux ajouter une plaquette explicative ? Le problème de ce genre de plaquettes, c’est qu’elles risquent de manquer leur but. Elles ne changent pas la manière dont ces monuments façonnent notre espace public, et sont bien moins visibles que les statues qui glorifient les dirigeants coloniaux.

    Remplaçons ces monuments par des oeuvres d’art anti-coloniales, qui promeuvent l’ #égalité et l’ #émancipation, ou qui illustrent les #crimes de Lépold II et consorts. Plaçons les statues de Léopold II dans des musées, où elles pourront servir à des fins éducatives. Ainsi, nous pourrons combattre les crimes coloniaux et la persistance du racisme qui en découle avec une vision d’espoir, d’ #égalité et de #solidarité

  • Exproprions tout ! | jef klak
    https://www.jefklak.org/exproprions-tout

    Les villes du monde entier étouffent sous l’effet d’un afflux massif de capitaux excédentaires lié à une baisse des investissements productifs. Les super-profits de la finance spéculative captés par les 0,000001 % de la population mondiale ne peuvent pas croupir dans des banques avec des taux d’intérêts proche de zéro, sinon ils meurent prématurément. Comme un cancer, le #capital doit circuler, se reproduire et se développer pour continuer à exister.

    Il le fait en trouvant de nouveaux investissements, en particulier en achetant, en négociant et en vendant des marchandises, de la main-d’œuvre et des moyens de production, puis en se muant en cours de route en devises, en actions, en biens, en titres, en salaires, en intérêts, en loyers et en profit. Mais avec l’assèchement mondial des taux de profit dans le secteur industriel, de nouveaux dépotoirs sont nécessaires pour rentabiliser les pétaoctets de capital arrachés sur le dos des travailleur·euses.

    Et c’est ici que la valeur des biens immobiliers privés réapparaît dans toute sa splendeur. « L’#immobilier mondial vaut maintenant 217 000 milliards de dollars, écrit le géographe urbain Samuel Stein. Trente-six fois la valeur de tout l’or jamais extrait. Il représente 60 % des actifs mondiaux, et la grande majorité de cette richesse – environ 75 % – se concentre dans le #logement 1. »

    Les retours sur investissement dans l’immobilier sont sûrs, stables et très juteux. Ainsi, lorsque les fonds spéculatifs, les sociétés de capitaux, les banques d’investissement et autres organisations perverses de la bourgeoisie mondiale ont besoin d’un cloaque pour y déféquer leur surplus de #richesse, ils peuvent toujours en dénicher un dans les maisons, les appartements, les bureaux, les immeubles et les terrains – bref, dans tous les espaces de vie et de travail des êtres humains.

    En retour, toutes celles et ceux qui ne peuvent suivre l’escalade des coûts d’achat ou de location de quatre murs sont méprisé·es, expulsé·es, abandonné·es, prié·es de rejoindre une population qui se déplace de plus en plus vers des endroits où le prix de l’immobilier leur permet encore de respirer.

    #exclusion #inégalités

  • In America, the Rich Get Immunity. The Rest of Us Get “Law and Order”
    https://jacobinmag.com/2020/06/protests-george-floyd

    Those new liability protections would be in addition to the de facto immunity he’s already giving his corporate friends: indeed, at a time when the Trump administration has dramatically increased immigration prosecutions, it has driven prosecutions of white-collar and environmental crimes to historic lows. That was an extension of trends that started under Obama, who increased immigration deportations and cracked down on whistleblowers while reducing white-collar prosecutions.

    #impunité #inégalité #justice #riches #whistleblower

    • Et la justice américaine a toujours été organisée ainsi  : si tu as du fric, tu pourras te payer une bonne défense et t’en sortir avec une négo, sortir de préventive et négocier pour éviter un procès, sinon, tu risques la peine de mort.

      Et la plupart des systèmes judiciaires marchent plus ou moins comme cela, partout dans le monde.

      J’ai été choquée, dans l’histoire de la femme violée en Australie(https://seenthis.net/messages/856017), que là-bas, on ne demande pas aux victimes de payer pour leurs frais de justice, alors que oui, c’est évident  : on ne devrait pas avoir besoin d’#argent pour être en mesure de faire respecter la #loi.

    • J’ai porté plainte deux fois pour la même agression (violence avec arme par destination) et la deuxième fois, auprès de la « justice » (ministère de), j’ai justifié de mon revenu trop bas pour une dispense d’avance de frais (provisionnés pour si j’avais fait une dénonciation calomnieuse). On se sent écouté·e et respecté·e, en tant que victime ! C’était pas hyper compliqué, c’était à joindre avec ma plainte (par recommandé) et j’ai reçu cette dispense en même temps que l’accusé de réception de ma plainte, c’était pas trop de paperasse. Après, les frais de justice pour si mon agresseur n’avait pas été pote des flics et qu’il avait dû rendre compte de ses actes, j’imagine que j’aurais pu me les faire payer par le coupable.

      De toute manière, le capital social, culturel et économique qu’il te faut pour porter plainte, seulement savoir quoi faire...
      #injustice donc

  • #Inégalités : la fortune des milliardaires progresse de 434 mds aux États-Unis - Rapports de Force
    https://rapportsdeforce.fr/breves/inegalites-la-fortune-des-milliardaires-progresse-de-434-mds-aux-eta


    Soit 11243,52$ par emploi détruit  !

    L’Amérique côté pile et côté face. Alors que la crise du Covid-19 a mis à l’arrêt une partie de l’économie précipitant 38,6 millions de travailleuses et travailleurs dans le chômage, la fortune des milliardaires a progressé de 434 milliards de dollars entre le 18 mars et le 19 mai.

  • Le patrimoine, enjeu capital – Binge Audio
    https://www.binge.audio/le-patrimoine-enjeu-capital

    Si les inégalités de revenus sont bien connues, on ignore souvent que les #inégalités de #patrimoine entre hommes et #femmes sont en train d’augmenter en France. L’inégalité patrimoniale entre hommes et femmes est passée de 9 % en 1998 à 16 % en 2015.

    Céline Bessière est professeure de sociologie à l’Université Paris Dauphine, Sibylle Gollac est sociologue et chercheuse au CNRS. Elles signent ensemble un livre, Le Genre du Capital, publié aux éditions La Découverte, résultat de quinze ans de recherche passées à fouiller dans les rapports statistiques, s’entretenir avec des notaires, des avocats et des juges.

    #audio #héritage
    Passionnante enquête sur comment le droit égalitaire de l’héritage est contourné par les acteurs des #successions.

  • The Richest Neighborhoods Emptied Out Most as #Coronavirus Hit #New_York_City - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2020/05/15/upshot/who-left-new-york-coronavirus.html

    “There is a way that these crises fall with a different weight on people based on social class,” said Kim Phillips-Fein, a history professor at New York University and author of a book about how New York changed during the fiscal crisis of the 1970s. “Even though there’s a strong rhetoric of ‘We’re all in it together,’ that’s not really the case.”

    The phone data shows New Yorkers primarily went to surrounding counties — east into Long Island’s Nassau and Suffolk counties, west to Monroe County in Pennsylvania, south to Monmouth County in New Jersey, north to Westchester County, northeast to Fairfield County in Connecticut and farther afield in all directions. Palm Beach County, in South Florida, was among the top locations for displaced New Yorkers.

    #riches

  • En #Floride, les riches n’auront pas les pieds dans l’eau

    Les eaux montent, à #Miami. Comme les prix des « condos » de luxe faits pour résister aux ouragans ou de l’#immobilier populaire, plus en hauteur, vers lequel se ruent les plus aisés. #Gentrification classique ou prise de conscience du réchauffement ? Qu’importe ! « Dans cent ans, prédit un promoteur, toute la ville sera sous l’eau ! »


    https://www.monde-diplomatique.fr/2020/05/RAIM/61762

    #inégalités #changement_climatique #climat #riches #pauvre #verticalité #eau #montée_des_eaux #niveau_de_mer #géographie_urbaine

    ping @albertocampiphoto

  • Considérations sur les temps qui courent (II)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Considerations-sur-les-temps-qui-courent-II

    À la mort de mes grands-parents, à la mort de mes parents et ainsi de génération à génération, c’est bien tout un pan de la vie sociale qui s’écroule soudainement, comme une falaise s’engloutissant dans la mer. Sur la fin, nous avons fait une partie du chemin ensemble, j’ai pu me faire une très vague idée de ce qu’ils avaient connu ; à leur mort, tout ce passé, tout ce vécu qui faisait partie d’eux, s’est à jamais effacé. Nous pourrions ainsi remonter loin dans le temps et nous nous rendrions compte que ce qui a disparu peu à peu ce fut le goût des autres, la vie sociale dans ce qu’elle a de sensible et pour tout dire dans ce qu’elle a d’humain ; cela en dépit de toutes les bourrasques qui l’ont traversée. Nous sommes accrochés à cet aspect sensible du vécu et il disparaît peu à peu. Au fil des ans, la vie sociale se dégrade progressivement. Nous allons vers un isolement de plus en plus grand, vers une absence de vie sociale dans le sens d’une vie avec les autres. Cette vie avec les autres implique un savoir-vivre, que nous avons perdu à la longue, elle implique une manière d’être liée à la conscience d’entrer comme sujet dans une relation avec d’autres sujets. Nous avons tenu bon et puis tout s’est effiloché peu à peu sans que nous en prenions conscience, nous nous sommes retirés en nous-mêmes comme la mer se retire ne laissant plus qu’une plage désertée. (...)

    #sociabilité #absence #isolement #Moyen_Âge #millénarisme #argent #État #pensée #échange #richesse #division #violence #domination

    • L’argent est la continuité de l’État religieux, il en est en quelque sorte l’achèvement, comme la pensée scientifique est l’achèvement de la pensée religieuse ; il n’en est pas la critique, comme la pensée scientifique n’est pas la critique de la pensée religieuse. L’argent parachève la notion d’État comme la pensée scientifique parachève la pensée religieuse.

      À part des allusions seulement de ci de là au fil des textes, est-ce qu’il y a une quelconque preuve (scientifique haha) ou tout du moins démonstration/argumentaire réelle de ça ?

      Parce que juste dit comme ça, ça fait opinion à la va-vite…

      Qu’il y ait tout un progressisme qui voue un culte démesuré à la Science (le scientisme donc), cela est assez clair et il y a plein d’études là dessus. Mais de la à démontrer que la méthode scientifique (notamment la pensée sceptique et rationnelle pour aller vite) elle-même est une religion, c’est une autre paire de manches…

    • C’est vrai que l’affirmation peut paraître abrupte. Par contre, la lecture des « Notes anthropologiques » éclaire vraiment le long cheminement qui a amené cet auteur à cette conclusion. Il y décrit ce que sont devenues nos sociétés dites développées dans lesquelles s’est instauré le seul mode d’échange reconnu comme « objectif » en l’occurrence l’échange marchand qui a permis de prendre cette orientation technologique. La science, la pensée positive, assujetties aux développements technologiques (et non l’inverse) sont devenues en elles mêmes une sorte de « cosmovision » qui est bien aussi biaisée que n’importe quelle autre vision du monde d’origine religieuse. C’est passionnant à lire.

    • Ah mais j’en ai lu une bonne partie, mais à chaque fois cette affirmation revient régulièrement comme un pré-requis, comme un axiome, et qui n’est pas à démontrer.

      Que la pensée rationnelle ait été liée historiquement au progressisme et en est une condition nécessaire, ça parait assez évident. Mais que le progressisme/scientisme est la seule conséquence possible de la rationalité, et que sans animisme, croyance en tels ou tels dieux, etc, on court forcément à la merde qu’on voit maintenant, qu’il ne serait donc pas possible d’avoir une pensée rationnelle/sceptique ET non progressiste ET non économique, je n’en trouve aucune preuve nulle part.

      Je maintiens au contraire que la vraie pensée rationnelle est celle qui ne s’est pas transformé en progressisme puisque celui ci est une croyance, donc irrationnelle, et qu’on peut tendre à cela tout en étant contre l’économie et l’argent, en visant des relations libres fédérés, en prenant en compte les émotions, et même le merveilleux, en ne cherchant pas la grandeur, la croissance, etc, etc.

  • #Inégalités : un nerf de #famille | Bulb - Libération
    https://bulb.libe.io/playlists/la-lutte-des-classes-refait-ecole/mauvaises-heritieres

    Il faut pour le comprendre lire entre les lignes des représentations sexistes qui circulent encore au sein des familles, comme au cœur des études notariales, mais rentrer aussi dans des détails très techniques, ce qu’ont fait Sibylle Gollac et Céline Bessière. Quelques exemples. Les fils, notamment les aînés, bénéficient davantage de donations, héritent plus souvent de l’entreprise familiale et des biens immobiliers, quand leurs sœurs doivent se contenter d’une somme d’argent équivalente… Or les professionnels du droit sous-estiment les #richesses masculines et entérinent ainsi un partage inégalitaire entre enfants. Les filles, parce qu’elles ont des revenus inférieurs et des carrières moins rapides que leurs frères, passent également pour de « mauvaises héritières », à qui on préfère confier des biens moins rentables. Lors des divorces, les pensions alimentaires comme les prestations compensatoires sont calculées en fonction des revenus disponibles des hommes, et non des besoins des femmes. Cette logique, « pragmatique » aux yeux des juges, contribue en réalité à ce qu’un divorce ou une rupture de pacs entraînent une perte moyenne de niveau de vie de 19 % pour les #femmes, contre 2,5 % « seulement » pour les hommes.

  • Bordering under the corona virus pandemic

    In our recent book Bordering (Yuval-Davis, Wemyss & Cassidy, 2019), we discuss the paradoxical phenomenon that, under neoliberal globalisation, borders did not disappear but rather proliferated off-and in-shore, from consulates across the globe to everyday spaces like railways and places of work. We described the functioning of bordering as processes rather than static boundary lines that, like computer firewalls, are invisible to some, impermeable to many others. We showed the ways these have crucially contributed to multi-scalar – from the global to the local – inequalities and precarities, forcing more and more people to be precariously stuck in limbo grey borderzones with no possibility of building regular lives with civil, political and social rights.

    It is important to examine the ways the pandemic has affected these processes of everyday bordering, both locally and globally. Of course, it is far too early to know, or even predict, the longer-term transformations in bordering that the pandemic will bring. However, it is safe to say that, as after earlier major crises, such as 9/11 and the AIDS crises – to mention just two major transformatory crises in recent decades – the ‘new normal’ is not going to go back to how things were, in several major ways. Everyday bordering, from the lockdown of individuals in their homes to the lockdown of regional and national borders, is at the heart of the technologies of control used to try to contain the pandemic and it is thus hard to believe that free movement would be restored any time soon.

    Except that, as we’ve shown in our book, free movement has never been free for most people. Border controls have been operating like computers’ firewalls, invisible to some, blocking many others, with money and required skills for the neoliberal economy being the main facilitators. We can see these firewalls continuing to operate today as well – at different ends of the scale, the super-rich flying in private jets able to travel without being subject to the usual restrictions and seasonal workers from Eastern Europe being flown into the UK by the farming industry to ensure that fruit is being picked. Two weeks into the lockdown, the Home Office published its guidance for post-Brexit immigration rules aimed at preventing low paid workers – the key workers on which healthcare services are depending – from working in the UK.

    These are just some of the paradoxes of ‘lockdown’ and ‘social distancing’ policies. On the one hand, a neo-liberal governmentality that puts the onus of responsibility on the individuals, where people are required to isolate themselves at home and keep away from others, while others are forced to carry on working – not only because they fulfil essential medical, social and economic roles, but also because many of them would not get any money to live on if they stop working.

    This is just one of the intersectional growing inequalities impacts of everyday bordering. Given their disproportionate presence in frontline health and public services, the percentage of BAME people who have died under the pandemic is still unknown but feared to be to very high. Of course, this is not just due to the kind of jobs they do, but also their poor and crowded living conditions, as well as a distrust of governmental and scientific authorities which have not helped them in the past.

    In addition to unequal class and racialised effects, the lockdown bordering has also had a major gendered effect, such as a sharp rise in domestic violence, as can be expected when nuclear family members are locked down together.

    In our book we discussed the ways everyday bordering as a top down technology of control has been reinforced by and reinforces the growth of bottom up nativist extreme right movements, which have brought to power authoritarian rulers in many countries in the globe and arguably Brexit in the UK. Blaming and scapegoating the ‘Others’ have been a major multi-scalar reaction to the pandemic, from Trump calling the corona virus ‘the Chinese virus’, to social media blaming George Soros in the traditional antisemitic blood conspiracy theories, to street hate crimes, including health workers reporting abuse from strangers for leaving their homes.

    One of the positive ‘side effects’ of the lockdown has been the development and reinforcement of mutual aid groups in local communities. Neighbours have got to know each other, help elderly and vulnerable people with their shopping etc. However, the other side of the strengthening of local bonds has been the rejection of ‘others’. Local media report people crossing county borders’ violating lockdowns – Kent Online reported ‘Lockdown louts from London have been fined after once again invading the county’ and being found by ‘enforcement officers from the council who were patrolling the area’. This is aided by regional bordering policies, which in some countries, such as Italy, has meant the official closure of regional borders for non-essential traffic, while in the UK, Sussex police, for example, praised ‘the amazing community spirit across Sussex’, whilst noting that ‘Unfortunately, a small number of people from outside of the county deemed it appropriate to visit the area’.

    The aim of this blog post is not to oppose bordering policies in the age of the pandemic, but rather to argue that using it as almost the only counter-pandemic measure is dangerous, both at present and for the future.

    At present, we have seen that when voluntary lockdown policies are used, without mass testing and sufficient protective equipment for those who are not in isolation, they cost many lives as well as create psychological, social and economic hardships. In comparison, other states, including Germany and South Korea, have used mass testing and contact tracing to slow down the rate of infection.

    Moreover, these borderings, like the borderings we described in our book, are an intersection of political projects of governance and of belonging. Very few states, including Ireland and Portugal, have recognised all migrants to be full entitled members of society during the pandemic; only a few states have recognized the right of all members of societies for minimum income during the pandemic, and policies aimed at exclusion and deprivation of all those in national and global grey limbo zones endanger the lives of millions across the globe.

    Everyday bordering policies are evolving in which the surveillance of people is reaching sci-fi dimensions. Similar COVID-19 related technologies are being developed globally by authoritarian and liberal governments. While Israel has authorised counter-terrorism surveillance to track corona virus patients, compulsory colour-coded health apps determine whether individuals can travel in China, while Russia uses face recognition technologies to enforce self-isolation. In Hong Kong and Singapore, COVID 19 apps identify locations and contacts of individuals. European governments are copying these apps whilst also collecting telecom data and using drones to spot transgressors.

    Such developments combine with rumours and debates about national and global digital monitoring of vaccinations, adding force to Yuval Noah Harari’s speculations that the epidemic may normalise biometric surveillance with authorities becoming able to detect people’s emotions as well as their lifestyles and whereabouts. This would be the utmost paradox: a borderless world with the most tightly operated everyday bordering technology.


    https://acssmigration.wordpress.com/2020/04/20/bordering-under-the-corona-virus-pandemic-georgie-wemyss-and-nira-yuval-davis/amp/?__twitter_impression=true

    #frontières #coronavirus #covid-19 #bordering #frontiérisation #surveillance #frontières_mobiles #riches #pauvres #immobilité #hyper-mobilité #travailleurs_étrangers #confinement #responsabilité_individuelle #travail #inégalités #everyday_bordering #classes_sociales #inégalités_raciales #violence_domestique #altérité #solidarité #racisme #xénophobie #surveillance_biométrique #drones

    La conclusion autour d’un #paradoxe :

    This would be the utmost paradox: a borderless world with the most tightly operated everyday bordering technology.

    Pour @etraces :

    Everyday bordering policies are evolving in which the surveillance of people is reaching sci-fi dimensions. Similar COVID-19 related technologies are being developed globally by authoritarian and liberal governments. While Israel has authorised counter-terrorism surveillance to track corona virus patients, compulsory colour-coded health apps determine whether individuals can travel in China, while Russia uses face recognition technologies to enforce self-isolation. In Hong Kong and Singapore, COVID 19 apps identify locations and contacts of individuals. European governments are copying these apps whilst also collecting telecom data and using drones to spot transgressors.

    Pour @karine4 :

    Moreover, these borderings, like the borderings we described in our book, are an intersection of political projects of governance and of belonging. Very few states, including Ireland and Portugal, have recognised all migrants to be full entitled members of society during the pandemic; only a few states have recognized the right of all members of societies for minimum income during the pandemic, and policies aimed at exclusion and deprivation of all those in national and global grey limbo zones endanger the lives of millions across the globe.

    ping @isskein @mobileborders

  • Coronavirus : l’homme le plus riche du monde profite du record de l’action Amazon - La Libre
    https://www.lalibre.be/economie/conjoncture/coronavirus-l-homme-le-plus-riche-du-monde-profite-du-record-de-l-action-ama

    L’homme le plus riche du monde et principal actionnaire d’Amazon, Jeff Bezos, s’est encore enrichi davantage avec la crise du coronavirus. L’action du géant du commerce en ligne, dont les ventes ont encore augmenté avec les mesures de confinement décidées aux quatre coins du monde, a bondi mardi de 5,28%, à 2.283,32 dollars, un niveau jamais atteint. Selon des calculs de l’agence de presse financière Bloomberg, le patrimoine de Jeff Bezos a gonflé de 24 milliards de dollars (21,9 milliards d’euros) (...)

    #Amazon #bénéfices #santé #COVID-19

    ##santé

  • Toilet Paper Wars and the Shithouse of Capitalism

    The run on toilet paper has brought the failings of capitalism front and center to the bathroom of every house across Australia, a trend that has now spread to other countries. We are witnessing, in real-time and with stunning consequence, the stone-cold fact that markets are an ineffective mediator of resources, prone to the worst vagaries of herd mentality. Perceived impending shortages of toilet paper owing to the spread of COVID-19 set off widespread panic. We might be inclined to laugh at the implausibility of the whole scenario, but whether the situation is real or imagined is beside the point. The truth, which in this case may appear stranger than fiction, is that markets operate in the sweet spot between scarcity and fear.

    Those who stockpiled toilet paper are in no danger of running out, and many undoubtedly have way more rolls than they could ever hope to use in the course of several months. These individuals have successfully avoided catastrophe while stuffing up their fellow citizens in the process. The whole situation is quite literally a stinking mess. What is particularly tragic though, is that this story of scarcity and hoarding is a common one. It is the story of capitalism itself.

    Let’s pretend that we are talking about housing rather than toilet paper for a moment. The same principles actually apply. Those who got into the property market early, or have the ability to enter into the housing market at this stage, are the big winners. By early, we are talking several generations ago when land was cheaper and people were far fewer. It was a time when savvy buyers could accumulate vast portfolios. The payoff is that their children and grandchildren had to do very little to maintain the wealth that they inherited, other than continuing to extract value in the form of rent from the properties they owned.

    This is Donald Trump’s story, and it is one of extreme privilege and exploitation. His critics are often appalled by his lack of empathy, but Trump appears to have no conception of caring for the poor precisely because he doesn’t have to. In a similar fashion, if you have a good stockpile of toilet paper, you’re likely not so worried about what everyone else in your neighborhood might be doing. You’re just looking out for number one, so you can continue to do your number twos in peace. Much like the run on toilet paper produced winners and losers by creating a situation of scarcity, so too does the housing market have the same effect.

    Few can afford housing precisely because there has been a decades-long run on this commodity. The extension of the time scale makes it less obvious as to what is going on, but it is the exact same mechanism at play. Those who got into housing first have nothing to fear. They are not prone to the uncertainties that plague the experiences of those who lost out. Insecurity often comes in the form of inflated prices. While there have been examples of people trying to sell toilet paper at exorbitant prices on eBay, so far the demand has not matches sellers’ exploitative expectations. Housing is another matter, where those who did not get in early must pay inflated prices, subject themselves to an ongoing extraction of their means in the form of rent, or find themselves homeless.

    The fact that there are fistfights in grocery stores is the tip of the iceberg in terms of the desperation that a populace can express when placed in a context of crisis. Violence becomes inevitable, which is a terrifying thought when we recognize that housing is a systemic crisis. On the one hand people turning on each other is a reflection of an individualist society, a cultural understanding that only emboldens the wealthy. The poor seldom form solidarities that encourage them to turn on their oppressors by organizing events like rent strikes. They are too busy fighting each other over scraps to make ends meet.

    Who does hoarding hurt? The answer should be clear. Whether in housing or in toilet paper, it is poor people and working families living paycheck-to-paycheck who are worst affected. They can’t afford to stock up on commodities like toilet paper because they are continually paying rent so that they can have access to the most basic, and yet most hoarded commodity of all: housing.

    The toilet paper apocalypse is already prompting people to reconsider their strategies for managing their bodily needs in ways that do not fall prey to further hoarding, paying huge ransoms, or resorting to violence. There is, for example, a lot of discussion on social media about the benefits of bidets. While responding to a shortage of toilet paper might seem trivial in the grand scheme of capitalism, it has provided us with a small glimpse into what it means to explore other ways of being in the world. In the context of housing, such experimentation comes in the form of cooperatives, intergenerational living arrangements, and even housing squats.

    There is a key difference between toilet paper and housing though. Toilet paper shortages are unlikely to be a prolonged phenomenon. The boom will soon bust. Major retailers have already begun placing limits on the amount people can buy. They have intervened in the market, recognizing that any supposed invocation of it being “free” is a dystopian fantasy that is detrimental to the community as a whole. The housing situation, on the other hand, is a protracted affair, and one that leaves many people out in the cold. It is not going to fix itself, and successive governments all around the world have proven that they are unwilling to regulate in ways that are equitable. In the face of such ineffectuality and inequality, the question then becomes: how much shit are people willing to take?

    https://www.commondreams.org/views/2020/03/15/toilet-paper-wars-and-shithouse-capitalism
    #papier_toilettes #coronavirus #confinement #Simon_Springer #capitalisme #marché #mentalité_de_troupeau #panique #PQ #rareté #peur #privilèges #exploitation #prix #logement #violence #crise #crise_systémique #individualisme #solidarité #pauvres #riches #classes_sociales #bidets #coopératives #squats #inégalités #pénurie

  • Peuples du monde, encore un effort !

    Raoul Vaneigem

    https://lavoiedujaguar.net/Peuples-du-monde-encore-un-effort

    Le monde change de base

    Le choc du coronavirus n’a fait qu’exécuter le jugement que prononçait contre elle-même une économie totalitaire fondée sur l’exploitation de l’homme et de la nature.

    Le vieux monde défaille et s’effondre. Le nouveau, consterné par l’amoncellement des ruines, n’ose les déblayer ; plus apeuré que résolu, il peine à retrouver l’audace de l’enfant qui apprend à marcher. Comme si avoir longtemps crié au désastre laissait le peuple sans voix.

    Pourtant, celles et ceux qui ont échappé aux mortels tentacules de la marchandise sont debout parmi les décombres. Ils s’éveillent à la réalité d’une existence qui ne sera plus la même. Ils désirent s’affranchir du cauchemar que leur a asséné la dénaturation de la terre et de ses habitants.

    N’est-ce pas la preuve que la vie est indestructible ? N’est-ce pas sur cette évidence que se brisent dans le même ressac les mensonges d’en haut et les dénonciations d’en bas ? (...)

    #effondrement #lutte #vivant #poésie #nature #oppression #peuple #monde #justice #cultures #militarisation #corps #tyrannie #servitude #inhumanité #désastre #autogestion #richesse #volonté

  • Contribuez à la #consultation du collectif #LeJourdAprès


    –-> 11 thèmes à discuter

    Thème 1 - "Le plus important, c’est la #santé !" : quel #système_de_santé demain ?

    Thème 2 - Métro, boulot, robot” : quel monde du #travail voulons-nous ?

    Thème 3 - “A consommer avec modération” : vers une société de la #sobriété ?

    Thème 4 - “Des liens plutôt que des biens” : comment retisser des #solidarités ?

    Thème 5 - “Éducation et #jeunesse” : comment construire une #société_apprenante ?

    Thème 6 - “L’homme face à la machine” : peut-on humaniser le #numérique ?

    Thème 7 - “Une #démocratie plus ouverte” : comment partager le #pouvoir ?

    Thème 8 - “L’avenir de nos #territoires” : quel nouveau contrat pour les renforcer et préserver leur diversité ?

    Thème 9 - L’Europe dans le monde” : comment recréer une #solidarité_européenne et internationale ?

    Thème 10 - “Notre richesse est invisible” : comment mieux évaluer le bien-commun ?

    Thème 11 - "Le nerf de la guerre" : quel financement & quel nouveau #partage_des_richesses ?

    https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr
    #le_monde_d'après #futur #consommation #solidarité #éducation #solidarité_internationale #bien_commun #richesse #pauvreté

    • Autour de l’éducation, voici un commentaire reçu via la mailing-list Facs et labos en lutte, le 06.04.2020 :

      Je suis allé voir sur leur site (appelé judicieusement « #le_jour_d'après » pile une semaine après la #tribune appelant à un futur écologique féministe et social et signée par 18 organisations : une bonne façon de reprendre le nom et de mettre le flou (de façon voulue ou non je ne me prononcerai pas).

      Quand on regarde les sujets cela paraît intéressant, ça couvre plusieurs choses (sans questionner l’#extractivisme, le #colonialisme par exemple non plus, dont dépend pourtant le numérique).
      Mais quand on fouille dans chaque thème, on aperçoit déjà un sacré biais sur la vision du jour d’après de ces députés :

      thème sur le soin :
      « il est aussi évident que notre système de soins a montré des limites inquiétantes [...] manque d’investissement dans la recherche (comme par exemple en #intelligence_artificielle » ? Le lien coronavirus -> médical -> recherche -> #IA est à m’expliquer... drôle de vision de la recherche en tout cas... Très #LPPR compatible...

      Thème sur l’éducation :
      « La crise nous a montré que de nouvelles façons d’apprendre sont possibles et à encourager : continuité pédagogique en ligne, mobilisation sans précédent des #EdTech, industrialisation des #Moocs et de la formation continue en ligne, cours et astuces via les #réseaux_sociaux »
      Super nouvelle pour toute la start-up éducation, une belle vision de l’#apprentissage !

      Encore plus orientant, la plateforme ne s’arrête pas à une consultation mais propose des #ateliers. Il y en a 3 pour l’instant et le moins qu’on puisse dire c’est que ça laisse songeur...
      « le jour d’après sera numérique ou ne sera pas ».
      Pour l’atelier « leçons à tirer de la crise » c’est #Laurent_Berger secrétaire général de la CFDT (pour la retraite à point ne l’oublions pas) qui est invité.
      Belle #démocratie_participative où on invite toujours les mêmes...

      à mon sens on ne peut que rester sceptique et prudent quand on sait d’où viennent les députés de la tribune (#Cédric_Villani signataire est aussi auteur d’un des rapports de la LPPR)... Est-ce l’arrivée d’un #grand_débat_bis ? Encore une fameuse/fumeuse initiative de démocratie participative complètement biaisée d’avance ?
      En tout cas au vu de l’organisation ça semble être un sacré bulldozer et ça n’est pas le plus rassurant.

    • A mettre en regard des (encore trop gentilles) propositions d’Attac :

      4 mesures d’urgence
      – L’ arrêt immédiat des activités non indispensables pour faire face à l’épidémie.
      – Les réquisitions des établissements médicaux privés et des entreprises afin de produire dans l’urgence masques, respirateurs et tout le matériel nécessaire pour sauver des vies.
      – La suspension immédiate des versements de dividendes, rachats d’actions et bonus aux PDG.
      – La décision de ne pas utiliser les 750 milliards d’euros de la BCE pour alimenter les marchés financiers mais uniquement pour financer les besoins sociaux et écologiques des populations.

      Dès maintenant et à long terme
      Il ne s’agit pas ensuite de relancer une économie profondément insoutenable écologiquement et socialement ! Nous demandons que s’engagent sans plus attendre des politiques publiques de long terme pour ne plus jamais revivre ça :
      – Un plan de développement de tous les services publics, en France et dans le monde.
      – Une fiscalité bien plus juste et redistributive, un impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières renforcée et une véritable lutte contre l’évasion fiscale.
      – Un plan de réorientation et de relocalisation solidaire de l’agriculture, de l’industrie et des services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations et de répondre à la crise écologique.

      https://france.attac.org

    • Ce truc du parlement ouvert, c’est pas des députés qui se font un supplément d’âme ?

      Quand on regarde les sujets cela paraît intéressant, ça couvre plusieurs choses (sans questionner l’#extractivisme, le #colonialisme par exemple non plus, dont dépend pourtant le numérique).

      Niet, le jour d’après qui nous revend du partage de la connaissance et du numérique à tire-larigot !

    • Je vois, je vois ... Et sinon, pour le hashtag que j’avais initié ici même, (en l’occurence « le jour d’après ») je me sens un peu con. Une idée pour un éventuel détournement de LEUR « jour d’après » ?

      {edit] :
      * idée n°1 : « La nuit d’après » ?
      * idée n°2 : « Le Grand-Soir d’après » ?
      * idée n°3 : « the mess after » ?

    • 58 parlementaires appellent les Français à construire le monde d’après

      Des parlementaires de différentes sensibilités politiques lancent un appel invitant les Français à imaginer un « grand plan de transformation de notre société » à l’issue de la crise épidémique. Une consultation est ouverte à partir de samedi et pour une durée d’un mois, pour recueillir les propositions.

      Construire ensemble le monde de l’après-crise, c’est l’ambition de 58 parlementaires de différentes sensibilités politiques, pour la plupart députés, qui lancent un appel en ce sens aux citoyens et aux forces vives du pays (voir ci-bas). Pour écrire « notre avenir commun », ils organisent, jusqu’au dimanche 3 mai, une grande consultation ouverte à tous.

      Chacun est invité à contribuer sur la plateforme en ligne lejourdapres.parlement-ouvert.fr ou à se prononcer sur un certain nombre de propositions avancées par les signataires de cet appel. Emmenés par Matthieu Orphelin (Libertés et Territoires), Aurélien Taché (LaREM) et Paula Fortezza (ex-LaREM), ils pensent qu’"il y aura un avant et un après coronavirus" qui nécessitera bien plus qu’un « simple plan de relance ». Ils plaident pour établir collectivement un « grand plan de transformation de notre société et de notre économie » et estiment qu’il « faudra réapprendre la sobriété, la solidarité et l’innovation ». Les députés à l’origine de cette initiative sont issus de plusieurs groupes de l’Assemblée nationale (La République en Marche, Libertés et Territoires, Mouvement démocrate, Socialistes et apparentés, UDI Agir et Indépendants, non-inscrits).

      Cette crise « a violemment révélé les failles et les limites de notre modèle de développement, entretenu depuis des dizaines d’années. Elle nous rappelle le sens de l’essentiel : notre souveraineté alimentaire, notre besoin de sécurité sanitaire européenne, notre production locale pour des emplois de proximité, le besoin de relever les défis environnementaux, de réapprendre à vivre en concordance avec la nature, de réinventer le lien social et le vivre-ensemble, de développer la solidarité internationale plutôt que de favoriser le repli sur soi » écrivent les parlementaires dans leur appel.
      Des propositions tous azimuts

      Pour alimenter la réflexion sur la société de demain, des ateliers participatifs, visionnables en ligne, avec de grands témoins comme Laurence Tubiana, Laurent Berger et Cynthia Fleury, seront également organisés.

      Onze thèmes sont soumis à la discussion : la santé, le travail, les solidarités, le bien commun, le numérique, les territoires, le partage des richesses, etc. Autant de sujets sur lesquels les parlementaires avancent déjà des propositions, parfois déjà entendues lors de débats à l’Assemblée nationale. Parmi ces propositions : une revalorisation de 200 euros nets mensuels pour les aides à domicile, aides-soignantes, infirmières et autres agents hospitaliers, une TVA réduite sur les biens de consommation issus de l’économie circulaire, une relocalisation de l’activité industrielle en France et en Europe, un renforcement de 5 milliards par an des investissements des collectivités territoriales dans la transition écologique, une taxation du kérosène sur les vols intérieurs, la création d’une réserve solidaire de bénévoles associatifs, la revalorisation des salaires et des carrières des enseignants pour la rentrée de septembre 2020, la création d’un revenu universel dès l’âge de 18 ans.

      Autres propositions : une augmentation du barème des droits de succession et de mutation, une plus grande progressivité de l’impôt, une révision du barème de la flat tax, l’ajout d’impôt sur les liquidités pour compléter l’impôt sur le fortune immobilière, le fléchage du cibler le crédit impôt recherche vers les entreprises qui relocalisent, la mise en place d’un green new deal européen, d’un plan de relance par l’investissement abondé par une taxation européenne sur les transactions financières et d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe,

      « Une synthèse de la consultation sera rendue publique avant mi-mai », indique le texte de l’appel. Avec à la clé, ambitionnent les parlementaires à l’origine de cette initiative, un plan d’action politique à décliner en mesures législatives.

      http://www.lcp.fr/actualites/58-parlementaires-appellent-les-francais-construire-le-monde-dapres

  • Social Distancing Is a Privilege

    People like to say that the coronavirus is no respecter of race, class or country, that the disease Covid-19 is mindless and will infect anybody it can.

    In theory, that is true. But, in practice, in the real world, this virus behaves like others, screeching like a heat-seeking missile toward the most vulnerable in society. And this happens not because it prefers them, but because they are more exposed, more fragile and more ill.

    What the vulnerable portion of society looks like varies from country to country, but in America, that vulnerability is highly intersected with race and poverty.

    Early evidence from cities and states already shows that black people are disproportionately affected by the virus in devastating ways. As ProPublica reported, in Milwaukee County, Wis., as of Friday morning, 81 percent of the deaths were black people. Black people make up only 26 percent of that county.

    As for Chicago, WBEZ reported Sunday that “70 percent of Covid-19 deaths are black,” and pointed out about surrounding Cook County, “While black residents make up only 23 percent of the population in the county, they account for 58 percent of the Covid-19 deaths.”

    The Detroit News reported last week, “At least 40 percent of those killed by the novel coronavirus in Michigan so far are black, a percentage that far exceeds the proportion of African-Americans in the Detroit region and state.”

    If this pattern holds true across other states and cities, this virus could have a catastrophic impact on black people in this country.

    And yet, we are still not seeing an abundance of news coverage or national governmental response that center on these racial disparities. Many states haven’t even released race-specific data on cases and deaths. The federal government hasn’t either.

    Partly for this reason, we are left with deceptive and deadly misinformation. The perception that this is a jet-setters’ disease, or a spring breakers’ disease, or a “Chinese virus” as President Trump likes to say, must be laid to rest. The idea that this virus is an equal-opportunity killer must itself be killed.

    And, we must dispense with the callous message that the best defense we have against the disease is something that each of us can control: We can all just stay home and keep social distance.

    As a report last month by the Economic Policy Institute pointed out, “less than one in five black workers and roughly one in six Hispanic workers are able to work from home.”

    As the report pointed out, “Only 9.2 percent of workers in the lowest quartile of the wage distribution can telework, compared with 61.5 percent of workers in the highest quartile.”

    If you touch people for a living, in elder care or child care, if you cut or fix their hair, if you clean their spaces or cook their food, if you drive their cars or build their houses, you can’t do that from home.

    Staying at home is a privilege. Social distancing is a privilege.

    The people who can’t must make terrible choices: Stay home and risk starvation or go to work and risk contagion.

    And, this isn’t just happening here, it is happening with poor people around the world, from New Delhi to Mexico City.
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    If they go to work, they must often use crowded mass transportation, because low-wage workers can’t necessarily afford to own a car or call a cab.

    Such is the life of the working poor, or those slightly above poverty, but still struggling. Our entire discussion around this virus is stained with economic elitism. In social media commentary about images of packed buses and crowds of delivery workers outside restaurants, people chastise black and brown people for not always being inside, but many of those doing the chastising do so from comfortable homes with sufficient money and food.

    People can’t empathize with what it truly means to be poor in this country, to live in a too-small space with too many people, to not have enough money to buy food for a long duration or anywhere to store it if they did. People don’t know what it’s like to live in a food desert where fresh fruit and vegetables are unavailable and nutrient-deficient junk food is cheap and exists in abundance.

    People are quick to criticize these people for crowding into local fast food restaurants to grab something to eat. Not everyone can afford to order GrubHub or FreshDirect.

    Furthermore, in a nation where too many black people have been made to feel that their lives are constantly under threat, the existence of yet another produces less of a panic. The ability to panic becomes a privilege existing among those who rarely have to do it.

    I wholeheartedly encourage everyone who can to stay home, but I’m also aware enough to know that not everyone can or will, and that it is not simply a pathological disregard for the common good.

    If you are sheltering in place in an ivory tower, or even a comfortable cul-de-sac or a smartly well-appointed apartment, and your greatest concern is boredom and leftover food, please stop scolding those scratching to survive.

    https://www.nytimes.com/2020/04/05/opinion/coronavirus-social-distancing.html
    #privilège #distanciation_sociale #coronavirus #covid-19 #pauvreté #pauvres #riches #classes_sociales

  • Workers Are More Valuable Than CEOs
    https://jacobinmag.com/2020/03/coronavirus-low-wage-workers-front-lines-grocery-store

    Low-wage workers are on the front line in the battle against coronavirus. While many workers have started telecommuting — and many others have unfortunately been laid off — low-wage workers are busy cleaning our streets, making sure we have enough to eat, and, of course, nursing us back to health if we get COVID-19. Despite being linchpins of a functional society, these workers are often treated as expendable or dismissed as “unskilled.” But over the past few weeks, we’ve seen just how irreplaceable they are.

    #travail #ligne_de_front #coronavirus #riches_planqués

  • The number of ultrawealthy individuals is growing dramatically on a world scale - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2020/03/06/weal-m06.html

    A report published on Wednesday by the UK-based Knight Frank consulting agency shows that the number of individuals worth more than $30 million grew internationally by six percent in 2019 to 513,244 and is expected to expand by another 27 percent by 2024 to nearly 650,000 people.

    Boasting about the increasing fortunes of the world’s ultrawealthiest people, Knight Frank says The Wealth Report 2020 “takes an in-depth look at the most exciting opportunities in investment and luxury lifestyle, from the move towards sustainability in property and transport to the world’s top cities, medical advances and designer handbags.”

    #santé #pauvreté

  • L’université des super-riches
    http://www.laviedesidees.fr/Daniel-Markovits-The-Meritocracy-Trap.html

    À propos de : Daniel Markovits, The Meritocracy Trap, How America’s Foundational Myth Feeds Inequality, Dismantles The Middle Class, And Devours The Elite, Allen Lane. Les plus riches aux #États-Unis ne sont pas seulement ceux qui détiennent le capital. Ce sont aussi ceux qui reçoivent de très fortes rémunérations et qui sont formés dans des universités réservées aux plus fortunés, dotées de moyens toujours plus considérables.

    #International #inégalités #éducation #richesse
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200302_meritocracy.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200302_meritocracy.docx

  • Le Triomphe de l’#injustice. #Richesse, #évasion_fiscale et #démocratie

    Pour la première fois depuis plus d’un siècle, les milliardaires américains paient moins d’impôts, en proportion de leurs #revenus, que chacun des autres groupes sociaux.

    Écrit par deux économistes qui ont révolutionné l’étude des inégalités, ce livre présente une analyse au scalpel de cette grande transformation.

    Mêlant récit historique et analyse économique, #Emmanuel_Saez et #Gabriel_Zucman analysent les choix (et non-choix) qui ont conduit au triomphe de cette #injustice_fiscale, de l’exonération progressive des revenus du #capital au développement d’une nouvelle #industrie_de_l’évasion_fiscale, en passant par l’engrenage de la #concurrence_fiscale internationale. Avec clarté et concision, ils expliquent comment l’Amérique, qui a été à la pointe du combat pour la #justice_fiscale pendant la moitié du xxe siècle, a tourné le dos à sa propre tradition.

    Si l’on veut éviter que l’#Europe ne s’enfonce dans la dérive inégalitaire et oligarchique qui a amené Donald Trump au pouvoir, il y a urgence à tirer les leçons de cette histoire. Car même si ce phénomène a été extrême de l’autre côté de l’Atlantique, le déclin de la #progressivité_fiscale dans un contexte de montée des inégalités n‘est en rien spécifique aux États-Unis, et appelle des solutions globales.

    Le Triomphe de l’injustice propose une refondation de l’#impôt à la fois visionnaire et pragmatique, à même d’apporter des solutions concrètes aux défis inégalitaires contemporains et de réconcilier la #mondialisation et la #justice_économique.

    https://www.seuil.com/ouvrage/le-triomphe-de-l-injustice-emmanuel-saez/9782021412123
    #livre #économie #fiscalité #Etats-Unis #USA