• Le peuple et la gauche - regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/idees-culture/article/le-peuple-et-la-gauche-13252

    par l’historien Roger Martelli

    Le triomphe du printemps 1981 est aussi toutefois un chant du cygne. L’équilibre du début des années quatre-vingt est rompu. Les catégories populaires sont entrées dans une nouvelle ère de leur histoire. Cette rupture est due à la conjonction de trois processus.

    Le premier se situe dans l’ordre économico-social. Les ouvriers n’ont pas disparu, le « peuple » sociologique (ouvriers et employés) est toujours dense (la moitié des actifs et 45% des résidents) et la machine à produire de l’inégalité a interrompu l’apparente « moyennisation » des décennies précédentes. Mais les bases du « mouvement ouvrier » ont été érodées. Les ouvriers sont moins nombreux (8 millions en 1975, 5,3 en 2019 selon l’Insee), moins concentrés, dispersés dans une sous-traitance de services et éloignés peu à peu vers le périurbain. Après la longue phase d’unification tendancielle de la classe (redistribution publique, stabilisation juridique des statuts) le groupe se trouve tiraillé de plus en plus entre deux pôles, de plus en plus distants. Le cadre mental ancien du monde ouvrier s’est lui-même délité. L’identification à la « classe ouvrière » a fléchi depuis 1966 [1], au profit de l’item « classes moyennes » et l’affirmation fière de soi recule en même temps que la conscience de groupe. Quant à l’univers du « nous », fondé sur la primauté du collectif, il est perturbé par l’irruption du « je » [2] et le besoin d’autonomie de l’individu qui en résulte.

    Le deuxième processus de rupture est à la fois social et politique. Tout agrégat sociologique ne constitue pas une classe. À proprement parler, la classe ouvrière n’existe pas sans le mouvement historique par lequel le monde épars des ouvriers se façonne en groupe conscient de lui-même. Or l’équilibre qui accompagne les années de l’État-providence se défait à partir de la fin de la décennie 1970 : la grève se tasse, le syndicalisme se contracte et se disperse, et la galaxie communiste s’effrite dans un irréversible déclin. La vie associative, pour sa part, cesse de porter la marque ouvrière. Depuis deux décennies, l’expansion de l’association coïncide avec le recul de l’engagement partisan et syndical.

    Le troisième processus de rupture dans l’histoire longue de l’univers ouvrier se trouve dans l’espace proprement politique. Quand François Mitterrand descend triomphalement les Champs-Élysées, en mai 1981, Margaret Thatcher a terrassé les trade unions britanniques et Ronald Reagan s’est engagé dans sa grande « révolution conservatrice ». Dès la fin 1982, le gouvernement Mauroy décide de ralentir son œuvre réformatrice et de s’engager dans une « rigueur » que ses successeurs pousseront jusqu’à l’austérité. Alors que l’action de l’État piétine, le tissu industriel se transforme, dans un contexte économique de plus en plus mondialisé : la casse confirmée de la sidérurgie, en 1984, est en France l’équivalent de la saignée minière de la Grande-Bretagne thatchérienne. Impuissant à enrayer le déclin industriel, déboussolé par la dégradation des franges populaires les plus fragilisées, le syndicalisme voit son image, son efficacité et ses effectifs reculer, en même temps que les indices de la combativité salariale.

    La gauche enregistre dès 1983 les effets politiques de cette évolution (voir le constat du début). Le PCF, dépassé par l’allié-concurrent socialiste en 1978, poursuit son déclin. Le Parti socialiste en bénéficie un temps, ambitionne même de devenir le parti attrape-tout de la gauche française. Mais il est bientôt d’autant plus affecté par le recul qu’il se rapproche progressivement des inflexions sociales-libérales de ses homologues européens. Les brèves rémissions (1997, 2012) n’annulent donc pas la pente générale au recul.

    La fin du XXème siècle semble avoir clos le cycle ouvert par l’affirmation de l’industrie et l’expansion de la démocratie représentative. Après une longue phase d’incertitude, les classes populaires avaient accédé à la garantie d’un statut, de la protection sociale et de l’expression politique (la place de la social-démocratie et, en pays latin, du communisme). Par-là, elles s’étaient vues intégrées dans l’espace public. La crise longue amorcée dans les années 70 a mis à bas cet équilibre, replongeant une part significative d’entre elles dans la précarité et la marginalité, réelle ou supposée.

    Tassement du sentiment d’appartenance et recul du vote de gauche … Les XIXème et XXème siècles avaient fondé les ouvriers en classe ; la fin du XXème siècle n’a pas fait disparaître les ouvriers, mais elle a étiolé la classe, plus ou moins réunie par l’espérance d’un avenir radieux.

    C’est important cette distinction. C’’est la notion de « classe en soi » et « classe pour soi » de Georg Lukacs, un marxiste trop sous-estimé.

    4. Ce n’est pas parce que la gauche aurait abandonné le « social » au profit du « sociétal » qu’elle a reculé, mais parce qu’elle n’a pas compris suffisamment ce qui changeait dans la société elle-même. Le peuple sociologique d’aujourd’hui n’est pas le même qu’hier et le « social » est lui-même est bien plus complexe qu’autrefois : il entremêle des dimensions à la fois matérielles (les effets de l’inégalité) et symboliques (le poids des discriminations), relevant de tous les champs de la vie sociale.

    Ce n’est donc ni en « revenant » au modèle de la classe d’hier, ni en remplaçant la « classe » par un segment de la société (par exemple les plus exploité.e.s, les discriminé.e.s ou les plus dominé.e.s) que l’on inversera la tendance au déclin et qu’on enrayera la montée de la droite extrême. La société n’est pas une juxtaposition de segments sociaux, éventuellement hiérarchisés, mais un tout régi par des logiques dominantes et traversé par des contradictions. Aucun projet politique ne peut espérer être dynamique s’il ne parle pas de la société tout entière, s’il ne dit pas d’où elle vient, où elle peut aller et en s’appuyant sur quelles valeurs, quelles méthodes et quelles forces. Non pas « eux » contre « nous », mais « nous tou.te.s » et « tou.te.s ensemble »… Ce projet existe-t-il à gauche et est-il perceptible ? On peut sérieusement en douter.

    La société d’aujourd’hui ne dégage pas des procédures unifiantes analogues à celles qui ont rendu jadis possible l’expansion d’un groupe central et son homogénéisation relative. Une partie des exploités-dominés-aliénés peut donc à l’occasion se dresser contre le désordre social existant et, en se mettant en mouvement, peut s’affirmer comme une multitude agissante. Mais faute de projet capable d’articuler le passé, le présent et l’avenir, cette multitude ne peut devenir un peuple politique. Ce faisant, elle peut peser sur les logiques en place, infléchir à la marge l’utilisation des ressources, mais elle laisse l’initiative historique aux forces qui contrôlent de fait la distribution des avoirs, des savoirs et des pouvoirs.

    #Roger_Martelli #Conscience_de_classe #Politique #Classe_ouvrière

  • Rodéos urbains à Lyon : trois membres des « Dalton » condamnés à des peines de prison ferme ou avec sursis

    Trois jeunes comparaissaient devant le tribunal correctionnel, vendredi, pour la participation à un rodéo, le 23 octobre. Le collectif nébuleux, qui multiplie les provocations depuis trois mois dans la métropole, dénonce « la pression constante de la police ».


    Deux individus en tenue de Dalton lors du match de football OL-Prague, au Groupama Stadium de Décines-Charpieu (Rhône), le 4 novembre 2021. OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP

    Interpellés à Bron (Rhône), lors d’un rodéo initié par le groupe dit des « Dalton », trois jeunes gens originaires du 8e arrondissement de Lyon, âgés de 19 et 20 ans, ont été condamnés par le tribunal correctionnel de la capitale des Gaules, vendredi 26 novembre, à des peines allant de six mois de #prison avec sursis à douze mois, dont six ferme.

    Ils avaient participé à un rodéo, mené le 23 octobre par une trentaine d’individus, dont deux déguisés avec la tenue jaune et noire des frères Dalton, devenue la marque de fabrique d’un collectif nébuleux, à l’origine, depuis trois mois, d’une série de provocations protéiformes dans la région lyonnaise.

    Constitué de plusieurs engins, motos et quads, le convoi a été intercepté par une trentaine de policiers, dont treize motocyclistes de la brigade motorisée de la sécurité publique. A la suite des trois interpellations, les enquêteurs de la sûreté départementale ont saisi cinq deux-roues, ainsi qu’un drone et une arme à grenailles, trouvés lors d’une perquisition.

    En quatre mois, les autorités judiciaires ont ouvert sept enquêtes, procédé à neuf interpellations, pour six condamnations. Selon un commissaire de #police, « de dix à vingt individus » constituent le noyau dur des Dalton, auquel s’agrègent des participants occasionnels, de manière imprévisible. « Où est le vrai, le faux ? On ne sait pas trop où est la frontière », décrit Mohamed Chihi, adjoint au maire de Lyon chargé de la sécurité et de la tranquillité publique. Les policiers ont la dent plus dure. « Des petits #voyous de quartier mis en lumière par les médias », résume un haut responsable.

    L’épisode de Bron a constitué un tournant. Le ministre de l’intérieur a salué l’opération de police dans un tweet dès le 23 octobre. « Aucune impunité face aux rodéos urbains qui pourrissent la vie des habitants de certains quartiers », a écrit Gérald Darmanin, en joignant à son message une photo montrant un individu déguisé en Dalton plaqué au sol. Ce qui n’a pas contribué à calmer les esprits. Sur leur compte Instagram, les animateurs du groupe Dalton ont répliqué en plaçant le visage du ministre sur le personnage de Lucky Luke. « Il en attrape un, il y en a dix de plus. C’est exponentiel, ça ne s’arrêtera jamais », a fanfaronné un porte-parole sur le réseau social, en tenue de bagnard, visage masqué et voix modifiée. Gérald Darmanin a demandé, sans succès, la fermeture de leur compte Instagram.

    Un esprit « provocateur »

    Six jours après le tweet ministériel, quatre individus au guidon de puissants scooters et d’une moto peinte en jaune et noir ont tourné sur la place Bellecour, emblématique secteur piétonnier de la capitale des Gaules. Face au tollé, le groupe a cherché à modifier son image. Le 4 novembre, un individu en tenue de Dalton a traversé en riant la pelouse du Groupama Stadium, lors du match de football OL-Prague.

    « Quand ça se passe à Bellecour, là ça gêne », a pointé un des quatre Dalton déguisés et masqués, invités le 8 novembre sur le plateau de « TPMP », l’émission de Cyril Hanouna, sur la chaîne C8. Quelques jours après, des membres du groupe ont distribué des sacs alimentaires aux SDF, près de la gare de la Part-Dieu. Robins des bois ? Trois membres des Dalton ont été interpellés pour avoir jeté des mortiers d’artifice, lors d’une émission de CNews avec Jordan Bardella (Rassemblement national), en direct du quartier populaire de la Guillotière, mercredi 24 novembre. « Le but était de faire du bruit et de protester aux côtés de la foule, avec qui nous partagions le sentiment que le parti politique représenté par cet individu n’est que haine », dit le collectif sur son compte Instagram.

    « Il fallait montrer autre chose. Nous, on défend un esprit provocateur. On s’adapte aux critiques. Heureusement, il n’y a jamais eu d’incident. On veut se révolter sans rien casser », dit au Monde un membre fondateur du groupe des Dalton, contacté par réseau crypté après l’envoi d’un numéro dédié. Il dit se prénommer Naïm, être âgé de 29 ans. Selon cet interlocuteur, qui veut préserver son anonymat, l’appellation « Dalton » vient d’un terme moqueur, utilisé depuis plusieurs années dans le quartier Mermoz, à Lyon (8e).
    Lire aussi A Marseille, l’Etat condamné pour son inaction face aux rodéos urbains

    « C’était une “charriade” entre nous, pour désigner ceux qui passaient leur temps à rentrer et à sortir de prison. C’est devenu un mouvement qui dénonce la pression constante de la police. On sait bien qu’il y a des problèmes de délinquance, ça fait trente ans que ça dure, rien ne change », expose Naïm. Le jeune homme cite incidents et malentendus, qu’il met sur le compte d’opérations policières « exagérées », accentuant le fossé entre une jeunesse bouillonnante et une vision répressive du quartier, classé en zone de sécurité prioritaire (ZSP). « Les jeunes ont plein d’idées, ils n’ont pas de place », dit Naïm, regrettant la diminution des médiateurs dans le quartier. Contestation sociale ?

    « Ce n’est pas tellement une question de conviction, c’est beaucoup l’adrénaline du moment. Le groupe montre des images de ghetto qu’on ne veut pas voir, mais sans volonté anarchique », dédramatise Samir Dris, avocat d’un participant. Le groupe demande à rencontrer le maire de Lyon, Grégory Doucet. « Pas question de leur donner une tribune », rétorque un élu de la majorité écologiste. « Ce quartier, c’est bien autre chose que ça. Ils envoient une mauvaise énergie », se désole Olivier Berzane, maire (Europe Ecologie-Les Verts) du 8e arrondissement. « Ce sont des jeunes désœuvrés, en quête d’identité », a plaidé l’avocat David Metaxas, trouvant « un côté “gilets jaunes” » à ces jeunes gens, pas seulement pour la couleur de leurs tenues : « Ils nous renvoient la faillite de nos politiques sociales. »

    Tournage sauvage d’un clip

    En réalité, le groupe des Dalton ne formule pas de propositions précises, mais sait organiser ses actions. Lors de chaque sortie, un plan est fixé, des itinéraires de repli prévus, et des garages disponibles. « Pour Bellecour, ils n’ont pas respecté le plan. Ils devaient tourner autour de la place », assure Naïm. Le groupe envisage d’associer des acrobates pour de futurs happenings.
    Une note des services de renseignement décompte 423 rodéos dans l’agglomération lyonnaise sur les neuf premiers mois de l’année, contre 540 en 2020. En même temps, la sécurité publique a saisi 83 engins et mené 145 procédures judiciaires pour rodéos cette année, contre 104 en 2020. La mascarade des Dalton heurte de plein fouet la politique sécuritaire, sur fond de crispations électorales. Pour les autorités, les Dalton font la promotion de violences urbaines qu’il convient de contrer, notamment en matière de rodéos.

    C’est l’arrestation de Mehdi F., 30 ans, le 19 juillet, qui a révélé le phénomène naissant. Sous le pseudonyme de « Many GT », le rappeur a tourné un clip, le 28 février dans le quartier de Mermoz, en filmant des rodéos et une exécution symbolique de Lucky Luke par des personnages déguisés en Dalton, le tout avec une centaine de figurants. Ce tournage a véritablement lancé le mouvement. Les images d’armes et de plaquettes de haschich ont choqué et motivé son interpellation, puis sa condamnation à six mois de prison ferme. Se disant artiste, il vit du revenu de solidarité active (#RSA), sans statut d’intermittent, avec quatorze mentions à son casier judiciaire. Depuis, le rappeur s’est filmé dans la prison, et des Dalton ont escaladé le mur d’enceinte pour faire sensation, sous l’objectif d’un journaliste.

    « C’est nous la loi, si on décide que quelqu’un vive ou va mourir, c’est nous qui décidons, pas vous, c’est nous la loi », a déclaré le rappeur lors de sa garde à vue. Dans le procès-verbal de son audition, consulté par Le Monde, il a demandé au policier d’effacer ce passage, conscient qu’il pouvait donner la vision du voyou s’appropriant un territoire. L’enquêteur a maintenu l’extrait. « Je suis en train de chanter, Madame la juge, et il écrit des paroles de mon rap, c’est du second degré, c’est mon art », a ensuite répété Mehdi F., comme s’il voulait dicter son récit, sans tenir compte des questions orientées du policier. C’est dans ce malentendu que se logent les Dalton, en équilibre précaire entre second et premier degrés.

    Richard Schittly(Lyon, correspondant)

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/27/rodeos-urbains-a-lyon-trois-membres-des-dalton-condamnes-a-des-peines-de-pri

    #chanson #rap #banlieue #spectacle_de_rue #rodéos

  • Romania: 25.000 morti da inquinamento all’anno
    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Romania/Romania-25.000-morti-da-inquinamento-all-anno-213926

    Da anni i media denunciano che la Romania sta diventando la discarica d’Europa. Ma le istituzioni non intervengono e intanto l’Agenzia Europea dell’Ambiente riporta che il paese occupa il primo posto in Europa per i decessi causati dall’inquinamento

  • Exils sans fin - Chantages anti-migratoires le long de la route des Balkans

    Depuis plus de 20 ans, l’UE développe une coopération avec des pays non-membres (dits « tiers ») pour externaliser le contrôle de ses frontières. Identifiés comme des pays de départ puis comme des pays de transit des migrations à destination de l’UE, les pays des Balkans ont été rapidement intégrés au cœur de cette stratégie d’externalisation. Ce, particulièrement depuis la malnommée « crise migratoire » de l’année 2015 lors de laquelle près d’un million de personnes venues principalement du Moyen-Orient ont été compatibilisées le long de la route des Balkans, itinéraire reliant la Grèce à des pays de l’UE situés plus à l’Ouest, et notamment l’Allemagne.

    Prétendant résoudre une crise que l’UE a elle-même engendrée, les politiques migratoires européennes dans la région sont celles de pompiers pyromanes. Zone tampon ou zone de « sécurité migratoire », cela fait plusieurs décennies que la région des Balkans est utilisée par l’UE pour la sous-traitance du contrôle de ses frontières, au détriment tant de la population locale que des personnes exilées. Sommés de s’ériger en gardes-frontières et en véritables « #hotspots » au service de l’UE, les pays des Balkans sont aujourd’hui le théâtre d’une multitude de violations de droits et de #violences exercées à l’encontre des personnes exilées.

    Fruit d’un travail in situ réalisé entre janvier et avril 2021 pour le réseau Migreurop, le présent rapport documente ce processus d’externalisation des frontières européennes dans la région des Balkans. Il s’appuie sur des observations de terrain et plus d’une centaine d’entretiens réalisés avec des personnes exilées, des représentant·e·s d’ONG locales et internationales, des chercheurs et des chercheuses, des militant·e·s, des avocat·e·s, des journalistes, ainsi que des actrices et acteurs institutionnels.

    Le rapport se décompose en trois parties. La première examine la manière dont les dirigeant·e·s européen·ne·s instrumentalisent le processus d’adhésion des pays des Balkans à des fins de contrôle migratoire. La deuxième s’intéresse à la transformation de ces pays en véritables « chiens de garde » des frontières de l’UE, en accordant une attention particulière aux pratiques de #refoulements et aux violences comme outils normalisés de gestion des frontières. La troisième partie documente la mise en place de « l’approche hotspot » dans la région.

    https://migreurop.org/article3069.html
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #frontières #Balkans #route_des_Balkans #contrôles_frontaliers #zone_tampon #pays_tiers #push-backs #rapport #Migreurop #refoulements #violence

  • BALLAST • #Sahara_occidental : la dernière colonie du continent africain [portfolio]
    https://www.revue-ballast.fr/sahara-occidental-la-derniere-colonie-du-continent-africain-portfolio
    #conflit #photo

    Sahara occidental : la dernière colonie du #continent_africain [portfolio]

    16 novembre 2021

    Photoreportage inédit pour le site de #Ballast
    Au milieu des années 1970, le #Front_Polisario pro­cla­mait l’in­dé­pen­dance de la République arabe sah­raouie démo­cra­tique et, par­tant, l’au­to­dé­ter­mi­na­tion du peuple sah­raoui. Le #Maroc, qui occupe la majo­ri­té du #Sahara occi­den­tal depuis le départ de l’État espa­gnol, n’a eu de cesse de com­battre la jeune répu­blique. En 1991, un ces­sez-le-feu était conclu entre les deux par­ties. Après trente ans de gel d’un conflit qui a fini par som­brer dans les limbes diplo­ma­tiques et média­tiques, les com­bats ont repris fin 2020. Le Front Polisario dénonce aujourd’­hui « le mutisme de la com­mu­nau­té inter­na­tio­nale et de ses ins­tances à leur tête, l’#ONU, face aux exac­tions répé­tées de l’oc­cu­pant maro­cain ». #Rosa_Moussaoui, #grand_repor­ter à L’#Humanité, en revient : un #pho­to­re­por­tage par­mi les com­bat­tants et la #popu­la­tion civile.

  • Un #harem a Roma

    Addentrarsi tra gli oggetti di un museo smembrato significa muoversi tra polvere e tracce, trovando pezzi, frammenti, schegge che si fanno calce, stoffa, ceramica, gesso, tele e pigmenti. Non sono materiali inerti: sospirano, sussurrano, gemono e graffiano storie. Partire da un oggetto vuol dire perdersi, ritrovarsi, andare verso il centro dal margine e poi farvi ritorno.
    Ho trovato uno spazio pieno di corpi in cui inciampo con la punta dei piedi, che sfioro con le dita, che inseguo mano a mano che la storia si srotola tra la polvere e le omissioni; è un lungo lavoro in fieri, iniziato quando ho avuto accesso ai materiali dell’ex #Museo_Coloniale di Roma, curando parte dell’inventariazione degli oggetti arrivati dopo la dismissione dell’#Istituto_Italiano_per_l’Africa_e_l’Oriente (#IsIAO), presso il Museo preistorico etnografico Luigi Pigorini. Nei magazzini del museo mi sono ritrovata tra le mani i primi pezzi di corpi, ovvero alcuni calchi facciali della missione antropologica in #Fezzan, condotta da #Lidio_Cipriani, negli anni Trenta. «L’impatto visivo ed emotivo scatenato dalla vista di questi oggetti ha contribuito all’idea di ‘disvelamento della memoria’ del fenomeno coloniale italiano e di un museo scomparso che non si vuole venga “ritrovato”» (Fiorletta, 2019). Addentrarsi nella storia e tra i materiali del Museo Coloniale ha significato narrare una parte di storia del colonialismo italiano, intraprendere un lavoro di restituzione dell’immaginario che ha contribuito a plasmare una mentalità, definire un ordine del discorso (Foucault, 2004), le cui categorie sopravvivono ancora oggi. Una strana storia ricolma di silenzi, di assenze pressanti.
    La ricerca condotta sui calchi e sul Museo Coloniale ha portato ad allargare le maglie di una rete fitta, complessa ma soprattutto infeltrita dall’essere stata nascosta per lungo tempo, i nodi che la tengono insieme vedono l’intersecarsi di classe, “razza” e genere, come le principali categorie di riferimento attorno cui ruotano le identità coloniali. Interrogare i calchi apparentemente muti mi ha portato sulle tracce della costruzione della bianchezza degli italiani, sulla quale si innesta l’identità nazionale e la divisione in classi tra madrepatria e colonie. La costruzione del genere e i rapporti tra i generi, altro elemento fondante del colonialismo italiano, definiscono una subalternità femminile varia, complessa e apparentemente contraddittoria, in continuo movimento, simbolicamente densa. Ma di quali donne parliamo? Chi sono le donne nelle colonie?
    Nello spazio di lavoro messo su in questi anni, reale, figurato-metaforico, scorgo le prime donne in alcuni calchi del Fezzan, riconosco i tatuaggi tipici delle popolazioni beduine[1]; escono dalle scatole ricoperte di cellophane statuine che ritraggono donne nere che portano brocche d’acqua, madri con bambini (Manfren, 2019).
    Sento un respiro, percepisco un accenno, sono certa di poter seguire le tracce.
    Mi accingo a scrivere da quello che è ancora un cantiere.

    (...)

    https://www.roots-routes.org/un-harem-a-roma-di-serena-fiorletta

    #Rome #Italie #colonialisme #Italie_coloniale #musée #musée_colonial #histoire #genre #femmes #Serena_Fiorletta

    ping @cede

    –-

    ajouté à la métaliste sur le colonialisme italien :
    https://seenthis.net/messages/871953

  • Bon ! Je sais, ça ne va pas vous plaire, mais là on a atteint le point de non retour...

    « GIGN en #Guadeloupe, balles réelles contre manifestants à #Rotterdam.
    État de droit, vraiment ? »
    https://www.youtube.com/watch?v=WzKet4RgoVc

    Carte postale au bord du gouffre. 20 novembre 2021

    Dictature de la force ! Le néolibéralisme en roue libre...

    Les «  Allo ! » d’Alexis Poulin sont les « Alertes ! » des peuples !

    La police tire à balles réelles ! Les #valeurs de l’#europe tout ça...

    • La Guadeloupe en feu. Macron seul responsable.

      La situation est très tendue en Guadeloupe. C’est le résultat d’un façon d’agir à la Darmanin, avec beaucoup de mépris pour les populations des DOM-TOM. Il a joué sa partition traditionnelle : le pourrissement, histoire de pouvoir diaboliser les gens en action et réprimer ensuite avec une violence qui force l’admiration des brutes et de l’extrême droite qu’il courtise.

      Car il faut savoir que l’exaspération actuelle vient de loin. Les mains tendues coté guadeloupéen n’ont pas manqué. Un collectif guadeloupéen rassemblant plus d’une trentaine d’organisations syndicales et citoyennes est mobilisé depuis le 17 juillet contre l’obligation vaccinale des soignants et des pompiers et contre l’extension du « passe sanitaire ».

      Ainsi, depuis plus de 4 mois, les réunions syndicales, meetings populaires et marches se sont succédés toutes les semaines. Toutes les semaines ! Y compris en pleine 4ème vague, particulièrement meurtrière et traumatisante la Guadeloupe. Et cela malgré un confinement et un couvre-feu renforcés.

      Aucun signal de dialogue n’est jamais venu du gouvernement. Les suspensions de personnels soignants et pompiers, bien que repoussées en raison de la quatrième vague, ont été maintenues. Elles sont désormais effectives depuis le 15 novembre, date du début de la grève générale. À l’heure actuelle, les services de santé sont totalement délabrés et le droit à la santé n’est plus respecté .

      Nous rappelons que près de 70% de la population n’est pas vaccinée. On peut dire que la campagne de conviction est un échec total. L’application du passe sanitaire soulève donc des problèmes de société insolubles.

      Les services de pompiers, par exemple, fonctionnent grâce à leur dévouement : une grande majorité d’entre eux n’est pas vaccinée. Ils sont pourtant réquisitionnée malgré les menaces de suspension !

      À tous ces problèmes il faut ajouter une longue liste de questions non résolues depuis de nombreuses années. L’exasperation est à son comble. Ainsi quand sont recommandés des gestes barrière alors que le tiers de l’île n’a plus accès à l’eau courante… Sans oublier l’empoisonnement du sol et des eaux du territoire par le chlordécone, crime imprescriptible que les gouvernements n’en finissent plus de vouloir contourner.

      Les décisions aberrantes, l’indifférence et les mensonges des autorités laissaient prévoir facilement l’explosion qui a eu lieu. Tout était prévisible. M. Macron a choisi de regarder ailleurs et de laisser la situation dégénérer. Telle est la logique de pourrissement et de diabolisation qui permet ensuite de justifier une répression féroce.

      L’annonce d’envoi de renforts de CRS par le ministre Darmanin est un très mauvais signe. C’est la stratégie violente habituelle de la macronie qui se déploie. Les effectifs prélevés sur les autres DOM de la région laissent la place libre sur place. Le message est bien reçu.

      Sur place, le collectif réaffirme son opposition à l’obligation vaccinale réelle ou déguisée par l’imposition d’un passe sanitaire. Pour ma part, je demande au gouvernement de prendre la mesure réelle de la situation guadeloupéenne en ouvrant des négociations rapidement avant que des seuils soient franchis. Et que les autres DOM-TOM voyant la férocité et la nullité de la réponse apportée aux demandes des citoyens libres n’en tirent à leur tour de l’exaspération très active. En Guadeloupe, il est temps pour Macron de choisir la désescalade et le retour aux moeurs républicaines : le respect des populations et le dialogue normal.

      JLM

      https://melenchon.fr/2021/11/20/la-guadeloupe-en-feu-macron-seul-responsable

    • En Guadeloupe, au lieu de négocier, Macron se comporte en envahisseur et abolit ce qui reste de l’état de droit.
      Il ne sait rien faire d’autre que de souffler sur les braises.
      Accepter ça, c’est renier tout ce qui a fait la France.
      #SoutienGuadeloupe

      Plusieurs semaines pour envoyer de l’oxygène, quelques jours pour envoyer le GIGN.
      Quand on veut, on peut…

      Avec le naturel déconcertant du mythomane chronique, Marlène Schiappa nous explique que la Guadeloupe est « tout sauf abandonnée »
      Si c’était vrai, ils auraient mis un quart de ce qu’ils vont claquer en répression dans les services publics et tout irait bien !

      https://twitter.com/realmarcel1/status/1462392640847196163

    • France-2 évoque les émeutes de Rotterdam en 38 secondes et parle de « tirs de sommation », de 7 blessés...en omettant de préciser « par tirs à balles réelles », pour la première fois dans l’histoire de l’UE.

      Imaginez l’indignation si Poutine avait fait tirer sur son Peuple !

    • – En Guadeloupe -

      Taux de chômage 20% et d’illettrisme 20%

      Pénurie d’eau (ravitaillement par citernes et eau de pluie)

      Scandale des cancers à la chlordécone

      Comment ne pas comprendre le ras-le-bol des gens ?

      Il y a un moment où la population n’en peut plus et dit STOP

    • Une petite dose de néo-colonialisme et hop !


      L’air du temps est à la grève générale - Jacques Chastaing

      Ce qui donne tout le sens et la dynamique à venir aux luttes actuelles, que ce soient celles des Gilets Jaunes contre les hausses de prix particulièrement marquée ce samedi 20 pour leur 3e anniversaire, celles des manifestants anti-pass sanitaire qui continuent à leur 19e samedi, celles des grévistes pour les salaires dont les luttes ont pris une dimension encore plus importante cette semaine avec l’entrée en action des cheminots, de ceux de l’énergie, de la chimie, du pétrole, des pneumatiques, de la pharmacie ou des aéroports, celles encore des féministes qui ont manifesté en nombre ce samedi 20 contre les violences faites aux femmes, celles enfin des motards... c’est la grève générale illimitée en Guadeloupe commencée il y a une semaine et les grèves générales illimitées qui débutent le 22 novembre en Martinique et en Polynésie.

      Ces grèves générales illimitées traduisent le fond de l’air commun à la situation dans les Dom-Tom et dans l’Hexagone. Bien sûr, la conjoncture est plus exacerbée et cela depuis longtemps dans les anciennes colonies, mais le fond est le même et les dynamiques sous-jacentes aux situations sont les mêmes.

      La grève générale illimitée en Guadeloupe est partie de la lutte contre l’obligation vaccinale et le pass sanitaire, contre la suspension des soignants et pompiers non vaccinés mais s’est vite élargie au fur et à mesure que des enseignants, des pompistes, des employés d’hôtels et restaurants, des jeunes... la rejoignaient, à des revendications pour l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, l’interdiction des licenciements dans le public et le privé, des embauches massives dans les services publics et mille autres revendications dont l’ensemble ressemble aux cahiers de doléances des périodes de révolution.

      En même temps que les revendications s’élargissent, la situation se radicalise, avec des barrages, des feux, des militants encagoulés, des jets de pierre, des forces de l’ordre qui interviennent violemment mais sont dépassées et font appel à des renforts, 2 500 hommes de plus, des blindés, du matériel militaire, des éléments du GIGN et du RAID et l’ensemble de la situation prend ainsi un caractère d’atmosphère insurrectionnelle.

      La même atmosphère qu’en 2009 avec la grève générale qui avait duré 44 jours et s’était étendue à la Martinique et la Guyane. Mais une atmosphère qui est aussi aujourd’hui partagée au moins en partie dans l’Hexagone.

      En 2009, en Guadeloupe, le conflit avait démarré sur quelque chose qui ne concernait qu’une petite minorité, les gérants de stations services qui ne voulaient pas une extension trop grande du nombre de stations en Guadeloupe. De là, il est passé à la lutte pour la hausse des salaires contre la vie chère et avec la création du LKP « Lyannaj kont pwofitasyon », une organisation d’une quarantaine de syndicats, partis, associations culturelles ou sociales, le conflit s’est étendu aux entreprises et à la rue, entraînant peu à peu l’adhésion de toute la population et étoffant au fur et à mesure les revendications originelles à la remise en cause globale de tous les maux de la société guadeloupéenne, sociaux, environnementaux, économiques et politiques.

      Aujourd’hui, dix ans après, le LKP est toujours là, mais le terreau commun de la révolte est encore plus important et le point de départ également. Il ne s’agit plus d’une histoire de stations services, mais de l’obligation vaccinale.

      Or, de la part d’un gouvernement incapable et incohérent dans sa politique sanitaire mais violent dans ses mises en œuvre, incapable d’assurer un système de santé satisfaisant dans l’île, incapable de remettre en route le CHU partiellement détruit par un incendie, qui n’a rien fait contre l’empoisonnement général de toute la population par le Chlordécone sinon amnistier les criminels, les gros planteurs de bananes, cette obligation vaccinale imposée par la violence, additionnée de la suspension des soignants et des pompiers, tout cela a provoqué un sentiment profond d’injustice, de mépris et au final de révolte. Autour de l’obligation vaccinale, c’est le sentiment d’être méprisés, d’être traités de « nègres », d’abrutis par le rhum et les gourous, qui fait ressortir toutes les révoltes, toutes les colères et toutes les revendications. Le taux de chômage de la jeunesse est bien plus important que dans l’Hexagone, le nombre de lits hospitaliers par habitant et plus généralement de tous les équipements des services publics est inférieur à celui de l’Hexagone, on émigre de Guadeloupe pour sortir de la misère et aller à Paris... Les raisons de la colère sont nombreuses et profondes, la grève générale illimitée n’est pas prêt de finir.

      Avec des histoires légèrement différentes, c’est la même situation, le même sentiment et les mêmes revendications en Martinique ou en Polynésie. Et on aura probablement, peu ou prou, la même grève générale, et les mêmes forces de répression envoyées pour casser du gréviste. Et même si les médias font tout et feront tout pour cacher ce qui s’y passe, les informations finiront par percer.

      Or, si la situation est plus dégradée dans les Dom-Tom que dans l’Hexagone, tout le monde comprend que la même dynamique de descente dans la pauvreté accompagnée de montée de la répression est aussi en route ici.

      Et si le mépris colonial et racial n’est pas comparable, de plus en plus de gens sentent toutefois ici avec l’aggravation du mépris de classe, le mépris pour les « rien », les « alcooliques » ou les « fainéants » mais aussi le mépris de ceux qui se révoltent, des Gilets Jaunes et des anti-pass qualifiés de fascistes, combien notre sort est commun et combien la dynamique qui anime nos luttes en profondeur est la même que dans les Dom-Tom.

      La Guadeloupe, la Martinique, la Polynésie ouvrent la voie de la grève générale illimitée. Soyons pour le moment totalement à leurs côtés avant de nous-mêmes emprunter le même chemin.

      https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/211121/lair-du-temps-est-la-greve-generale-jacques-chastaing

  • New Centre to Help Stranded Migrants in Bosnia and Herzegovina
    https://mailchi.mp/f8ad3c87b014/new-centre-to-help-stranded-migrants-in-bosnia-and-herzegovina?e=08042272be

    New Centre to Help Stranded Migrants in Bosnia and Herzegovina
    Officials tour the facilities in the new migrant centre which offers accommodation, medical care and other services for 1,500 people. Photo: IOM BiH
    Bihać – A new reception centre catering to the needs of up to 1,500 stranded migrants opened today in Bosnia and Herzegovina (BiH), a key staging post for people trying to reach the European Union.
    Supported by the International Organization for Migration (IOM), the centre in Lipa, in north-western Una-Sana canton, replaces the former COVID-19 emergency tent shelter there which was destroyed by fire in December 2020, when about 1,400 migrants were left without shelter and protection.
    “The opening of this new Lipa centre is a critical step towards a more State-owned migration response,” said Laura Lungarotti, IOM’s Chief of Mission in BiH and sub-regional coordinator for the Western Balkans.
    “Today we are turning a tragedy into an opportunity. Offering humane accommodation is just one step within a wider migration governance strategy which will increasingly focus on the early identification and provision of sustainable solutions to all those who are stranded in Bosnia and Herzegovina,” she said at the official opening ceremony.
    The new container-type facility provides humanitarian aid, including accommodation, food, water, sanitation and hygiene, as well as protection services and medical care. It is run by the BiH Service for Foreigners’ Affairs under the Ministry of Security, with support from IOM, UN agencies and NGO partners. The first snowfalls are expected in the area next week after a mild autumn, making the opening of the centre particularly timely for the single males, families, and unaccompanied children who will be spared another bitter winter sleeping rough. One 22-year-old migrant from Pakistan said he has been in Bosnia for two months. “This new camp is good. We now have good food and the people working here are very kind,” he said. Another migrant said he has already spent two winters in BiH. “First, I was in the Bira camp, and after Bira closed, I went to Lipa. Now I am in new Lipa, we have clean space, clothes, heating, food, water, medical support,” he said.
    Since January 2015, BiH has become a key route for migrants heading to the European Union. Many of the more than 84,600 arrivals registered since then have moved on to the EU, while others have returned to their countries of origin through IOM’s Assisted Voluntary Return and Reintegration programme. An estimated 3,500 migrants remain in BiH today.
    The new Lipa reception facility was constructed from the ground up with the financial support of the European Union as the main contributor, and with additional support by the German Federal Agency for Technical Relief (Techniches Hilfswerk), the Austrian Federal Ministry of Interior, the Austrian Development Agency, the Swiss Government, the Holy See, the Italian Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation and the Council of Europe Development Bank.

    #Covid-19#migrant#migration#bosnie#herzegovie#sante#frontiere#circulation#routemigratoire#balkan#camp#IOM#UE

  • Les faces, « bonne » et « mauvaise », des crimes à la guerre

    « … je sais, j’ai compris, je n’aurais pas dû »

    Les frères d’armes « défigurés, estropiés, éventrés », le « dedans dehors », les plaies béantes de la terre qu’on appelle les tranchées, le fil barbelé des souffrances…

    « Je t’ai laissé me supplier pour de mauvaises raisons, des pensées toutes faites, trop bien habillées pour être honnêtes »

    Ta mort, tes boyaux à l’air libre, le retour au trou béant de la tranchée, les entrailles, les rats, j’avais été inhumain « par obéissance aux voix du devoir », le toujours oui des soldats blancs ou noirs, « les sauvages pour faire peur à l’ennemi », ceux qui sortent « ventre à terre se faire massacrer de plus belles en hurlant comme des fous furieux, le fusil réglementaire dans la main gauche et le coupe-coupe sauvage dans la main droite », la sauvagerie comme besoin de l’armée française…

    Note sur : David Diop : Frère d’âme

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/19/les-faces-bonne-et-mauvaise-des-crimes-a-la-guerre

    #littérature #roman

  • Le socialisme est-il mort ? - Stéphanie Roza

    La chercheuse Stéphanie Roza nous présente son « Histoire globale des socialismes », formidable abécédaire des notions, figures et moments du socialisme, codirigé avec Jean-Numa Ducange et Razmig Keucheyan.
    La philosophe constate la cote toujours baissante du terme « socialisme », tout en invitant les penseurs et les acteurs politiques à le revaloriser.

    https://www.youtube.com/watch?v=SJyawmlwJdI&t=20s

    #socialisme #Roza

  • Group of Activision Blizzard shareholders joins call for CEO Bobby Kotick’s resignation - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/video-games/2021/11/17/bobby-kotick-resignation-shareholders

    “In contrast to past company statements, CEO Bobby Kotick was aware of many incidents of sexual harassment, sexual assault and gender discrimination at Activision Blizzard, but failed either to ensure that the executives and managers responsible were terminated or to recognize and address the systematic nature of the company’s hostile workplace culture,” the shareholders, led by the Strategic Organizing Center (SOC) Investment Group wrote in a joint letter addressed to the company’s board of directors and shared with The Washington Post.

    Jason Schreier sur Twitter :
    https://twitter.com/jasonschreier/status/1460991941332582405

    I’m seeing a lot of big reactions to this story, but some important context:
    – This group, SOC, owns 4.8 million shares, or just 0.6% of Activision Blizzard
    – SOC has been criticizing Kotick for a long time. This isn’t a turnaround or shift in view from them

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #actionnariat #bobby_kotick #harcèlement_sexuel #ressources_humaines #démission #brian_kelly #robert_morgado #procès #justice #scandale

  • À Calais ce matin, juste après l’expulsion d’un campement, les services de la voirie sont venus poser monticules de terre et gros rochers pour empêcher aux associations comme Salam ou le Calais Food Collective de distribuer de la nourriture ou de l’eau aux personnes exilées.

    https://twitter.com/LouisWitter/status/1460603663634862088

    #pierres #migrations #Calais #rochers

    –—

    ajouté à la métaliste sur le #mobilier_urbain #anti-sdf / #anti-réfugiés :
    https://seenthis.net/messages/732278

  • Projet de Café associatif « Le PasSage » à Romans-sur-Isère
    https://ricochets.cc/Projet-de-Cafe-associatif-Le-PasSage-a-Romans-sur-Isere.html

    A Romans, un café associatif est en cours de réalisation, et appelle à soutien financier. Je me réjouis de voir émerger un nouveau café associatif en Drôme ! Le “PasSage” : un café associatif pour retrouver le goût d’agir et de penser ensemble. Malgré un présent compliqué et des perspectives incertaines, nous sommes une quinzaine à nous être retrouvés derrière le projet de l’ouverture d’un Café associatif, ici, à Romans-sur-Isère. Quelques mois après la formulation de l’idée, nous avons créé une association « (...) #Les_Articles

    / #Romans_sur_Isère

    https://www.helloasso.com/associations/cafe-le-passage/collectes/cafasso-le-passage-de-romans

  • Mini burger végétal de haricots tarbais
    https://www.cuisine-libre.org/mini-burger-vegetal-de-haricots-tarbais

    1. Préchauffer le #Four à 200°C et mettre en

    mode grill. 2. Dans une poêle bien chaude, faire dorer

    l’échalote ciselée avec les épices, pendant 6 minutes environ.

    Ajouter ensuite les petits pois et cuire encore quelques minutes. 3. Écraser avec une fourchette les haricots de manière à obtenir une purée grossière. Ajouter le persil ciselé, saler, poivrer et incorporer le mélange précédent. 4. Avec les mains un peu humides former des disques de Haricots Tarbais de 1 à 2 cm d’épaisseur et 8 cm de diamètre.… #Haricot_blanc, #Röstis_et galettes / #Végétarien, #Sans viande, #Sans œuf, #Sans lactose, Végétalien (vegan), #Sans gluten, (...)

    #Végétalien_vegan_

  • Pour moi, iels restent Anna, Léon, Anton et Nino
     ![Entrer une description pour l’image ici](

    "Entrer un intitulé d’image ici")

    Vladivostok, un cirque, une costumière, un numéro de barre russe, « les porteurs prennent en charge toute la stabilité de l’acrobate », des odeurs tenaces.

    Je souligne l’écriture de Elisa Sha Dusapin, sa capacité à nous faire entendre et sentir ce monde lointain. Elle nous conte l’art du cirque, ses difficultés propres, ses mises en scène et en costumes, le temps de l’élaboration d’un numéro, le public et les répétitions, les traditions et les nouveautés, les parades et les tours de pistes, les accidents et leurs poids au présent, les coulisses, « Un rayon de réverbère s’infiltre par la fêlure », les figures sur la barre et les chorégraphies au sol, le tempo musical…

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/07/pour-moi-iels-restent-anna-leon-anton-et-nino

    #littérature #roman

  • Todd Nakamine
    https://www.youtube.com/channel/UCllzI2FFSWv7ODU7A0JiSDA
    Plein de vidéos de groups underground
    https://www.youtube.com/watch?v=2jzIc5ESZRw


    dont la jeune April March qui chante « Chick Habit » en v.o.

    T.S.O.L. (Superficial Love) @ Bogarts (Long Beach, CA) on June 14, 1991
    Todd’s Video Archive: Guitar Wolf @ The Garage (Los Angeles, CA)
    The Muffs - Raji’s (Hollywood, CA) 1992 or 93, likely closer to 93 (I never wrote shit down)Alice Donut - Bogarts
    Mary’s Danish “Julie’s Blanket”
    The Muffs
    Ice Cube - The Palace (Hollywood, CA)
    Circle Jerks - Country Club (Reseda, CA) February 2, 1991
    The Damned - Hollywood Palladium (Hollywood, CA) October 3, 1991
    The Jesus and Mary Chain “Lollapalooza 1992” @ Irvine Meadows (Irvine, CA) September 11, 1993
    Ministry “Lollapalooza 1992” Irvine Meadow (Irvine, CA) September 11, 1992
    JANE’S ADDICTION: Universal Amphitheater (Universal City, CA) February 4, 1991
    1UFO (reunion) @ The Palace (Hollywood, CA) October 2, 1995
    The Muffs @ The Alligator Lounge (Los Angeles) 95 or 96.
    NWA - Coolin’ In Compton
    2 Live Crew @ Vertigo (Los Angeles, CA) 1990
    60fy Dolls - Spaceland (Silver Lake, CA) probably 1996
    Babes In Toyland - The Whisky (Hollywood, CA) October 27, 1992
    The Muffs - The Whisky (10/27/92)
    Youth Brigade - The Whisky (Hollywood, CA) 1991ish? Anyone?
    Da Lench Mob - Country Club (Reseda, CA) 1992
    Fear @ The Hollywood Palladium, 1992?
    Mary’s Danish - Bogarts (October 20, 1990)
    The Muffs - Raji’s/Teazer
    The Muffs (Coconut Teazer/Raji’s)
    Bad Religion - Elks Lodge (Somewhere in LA) Sometime in 1989
    SeXyXrist - The Dragon Fly (Hollywood, CA) 1999ish
    The Dickies - Coconut Teazer (Hollywood, CA) 1990?
    Bad Religion/Pennywise Riot - North Hollywood Theatre (Los Angeles, CA) Dec. 1990
    Ethyl Meatplow - The Palace (Hollywood, CA) Nov. 21, 1993
    Jughead’s Revenge: The Country Club (Reseda, CA) 1991
    L7 - The Federal Building (Los Angeles,CA) 1992?
    3Don’t No - The WREX: Tucson, AZ (Feb. 24, 1985)
    T.S.O.L. - Bogarts (Long Beach, CA) 6/14/91
    Ice T: “Curtis Mayfield Benefit” The Palace (Hollywood, CA) 09/90
    Agent Orange - Bogarts (Long Beach, CA) 04-24-92
    1Don’t No - Media Blitz
    Paul Westerberg - Amoeba Records In-store
    The White Stripes - The Foothill (Long Beach, CA) June 23, 2000
    TSOL - Crawford Hall (Irvine, CA) Feb 23, 1991
    Bad Religion - Country Club Reseda (Reseda, CA) May 24, 1991
    1Adolescents - Crawford Hall (Irvine, CA) Feb 23, 1991
    Belly - The Palace (Hollywood, CA) October 22, 1993
    Babes In Toyland @ The Whiskey (Hollywood, CA) October 27, 1992
    The Muffs - The Pub (Fullerton, CA) 1992
    Alice Donut - Bogarts (Long Beach, CA) May 9, 1992
    The Muffs- Bogarts (Long Beach, CA) May 9, 1992
    Circle Jerks - Country Club (Reseda, CA) Feb. 9, 1991
    House Of Pain - Country Club (Reseda, CA) 1992
    Soul Asylum - Bogarts (12/15/90)
    Circle One (John’s last show)
    The Hellacopters With Scott Morgan (Sonic’s Rendezvous Band) at CBGBs
    5.1K viewsApril March - Aron’s RecordsGenerator - Anti Club (1991)
    The Muffs - Rajis (early 90s)
    Das Klown - Anti Club (early 90s?)
    Cadillac Tramps - China Club (Shot By Todd Nakamine)
    Jeff Hanneman send offTSOL - “Code Blue”

    #musique #USA #concert #rock #punk

  • Une émission spéciale Blueshit : Salut les bouseux ! Pour le tribute à Spencer P. Jones qui a vu le jour le 28 octobre dernier, date anniversaire de l’idole du taulier de Beast Records . Nombreuses et prestigieuses contributions à ce double LP en édition limitée vinyle uniquement (Violent Femmes, The Drones, Kid Congos & The Pink Monkey Birds, Chris bayley, James McCann, Los Dominados...) Le CD, pour ce disquaire, c’est de la merde pour les bouseux (chacun sa niche). Je leur accorde une grande clémence, All the Way with Spencer P. Jones - Volume One est en écoute streaming sur Bandcamp avec les notes du vinyle et mansuétude pour la découverte de Ruth Baker Band qui ouvre ce tribute avec You Let Me Down
    https://spjmusic.bandcamp.com/track/you-let-me-down-ruth-baker-band


    https://www.beast-records.com/bands/spencer-p-jones
    et comme toujours les suggestions de ma plateforme favorite :
    spencerpjones.bandcamp.com/ https://seenthis.net/messages/717084
    restons à #Melbourne avec Cheersquad Records
    https://cheersquadrecordstapes.bandcamp.com
    https://www.cheersquad.com.au
    #rock'n'roll #beast_rds #cheersquad_rds #vinyle #culte_idolâtrique

  • AUSGANG Live « Bonne conduite / Comme une Ombre / Crapule »
    https://www.youtube.com/watch?v=Zj5t6i-CnEY


    #Ausgang (Casey, Marc Sens, Manusound et Sonny Troupé)
    https://a-parte.fr/artist/ausgang
    Carte blanche à #Casey dans le cadre du festival Les femmes s’en mêlent le 25 novembre à Paris et en tournée jusqu’à Noël !
    https://www.centrepompidou.fr/fr/programme/agenda/evenement/Y76lK83
    https://seenthis.net/messages/827185
    source : l’agenda de @sinehebdo
    https://concertslist.blogspot.com/2021/11/csp20-inauguration-du-point-fort.html
    #rap #rock'n'roll #concert

  • Mark Zuckerberg, Meta promise a metaverse that video game companies are already building - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/video-games/2021/10/29/facebook-meta-rebrand-metaverse-video-games
    https://www.washingtonpost.com/wp-apps/imrs.php?src=https://arc-anglerfish-washpost-prod-washpost.s3.amazonaws.com/public/UWUSBAZF5BHKBBDNFWOTHAJW3A.jpg&w=1440

    In addition to announcing Facebook’s rebranding to Meta on Thursday, Mark Zuckerberg delivered a number of lofty promises about the metaverse and its features. It was billed as the company’s vision for the “future.” But much of what Zuckerberg promised about the metaverse exists today in video games.

    Sur les métavers existants que Meta/Facebook souhaite rattraper et dépasser.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #metavers #facebook #meta #metavers #roblox #mark_zuckerberg #meta_horizon #vrchat #minecraft #fortnite #netflix #horizon_home #steam #marne_levine #ubisoft #jeu_vidéo_assassin_s_creed #jeu_vidéo_assassin_s_creed_origins #jeu_vidéo_assassin_s_creed_odyssey #vishal_shah #epic_games #unreal_engine #andrew_bosworth #presence_platform

  • Contre les migrants, toujours plus de #technologie

    Reporterre s’est rendu au salon #Milipol pour découvrir les innovations technologiques sécuritaires. Elles sont de plus en plus déployées pour repousser les migrants.

    « Viens ici pépère ! » lance un homme élancé en costume-cravate en direction d’un chien-robot en mouvement, faisant mine de lui proposer à manger. Derrière les regards amusés autour du robot développé par l’entreprise étasunienne #Ghost_Robotics, son « maître » le guide avec sa télécommande d’un œil malicieux. Ce chien-robot au look Black Mirror répond au nom de #Q-UGV et sa mission consiste à surveiller des sites ultrasensibles comme les centrales nucléaires.

    Ce surveillant atypique, capable de courir, grimper et nager dans des environnements extrêmes, était l’une des nombreuses innovations présentées sur le salon Milipol de la sécurité intérieure au parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis). Près de 1 000 exposants, dont deux tiers d’entreprises internationales, y ont élu domicile du mardi 19 au vendredi 22 octobre. Plus de 30 000 professionnels de la sécurité publique et privée de 150 pays déambulaient dans les allées. Entre une coupe de champagne et des petits fours, ils s’informaient pour en faire commerce sur les dernières grenades lacrymogènes, les dispositifs de reconnaissance faciale ou les fusils d’assaut.

    L’heure est à la reprise pour le secteur de la #sécurité. « La première des libertés », comme l’a assuré le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, lors de sa visite du salon le premier jour. Après avoir subi la crise sanitaire à l’instar d’une large partie de l’économie mondiale, le marché mondial de la #sécurité_intérieure devrait rebondir. Sa prévision de croissance est de 8 % en 2021 et de 6 % en 2022, après une baisse de 3 % en 2020. En France, il n’a pas été épargné non plus et les dépenses étatiques consacrées à la sécurité ont baissé de 8,6 %, pour atteindre 3,6 milliards d’euros. Mais certains domaines, comme celui des #drones_de_surveillance, ont tiré leur épingle du jeu avec une progression de 5,8 %. Alors que l’Union européenne peine toujours à s’accorder sur une politique commune de gestion des #frontières, chaque État membre est tenté de renforcer la #surveillance des siennes grâce à des technologies toujours plus sophistiquées.

    Mille et une façons de traquer les migrants

    Déjà déployés, en passe d’être expérimentés ou pas encore autorisés, les dispositifs de #détection de migrants sont présentés aux quatre coins de l’immense salle d’exposition. Nichés entre deux stands de drones, les représentants de la société française #HGH, spécialisée dans les #systèmes_électro-optiques, sont ainsi très sollicités. La série de #caméras_thermiques #Spynel, qui promet une « #surveillance_panoramique 360 degrés, #jour et #nuit, jusqu’à l’horizon » sur les frontières des pays intéressés, a du succès. À l’occasion du salon, l’entreprise vient de finaliser un contrat d’un million d’euros avec un pays de l’#Otan (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) — dont elle tait le nom — pour sécuriser et surveiller sur près de 1 000 kilomètres de côte et empêcher les passages des migrants et des trafiquants de drogues. « C’est impossible d’échapper à la #vigilance de cette caméra, et à l’inverse des drones, on ne peut pas brouiller son signal, car elle n’émet aucune onde », se félicite le responsable marketing. « Si un groupe de personnes ou un zodiac s’approche de nuit d’un littoral dans la zone surveillée, l’#intelligence_artificielle détectera automatiquement le #mouvement et une alerte sera envoyée aux forces de sécurité », poursuit-il.

    De l’autre côté du salon, un groupe de gendarmes écoute attentivement les explications du représentant de l’entreprise néerlandaise #UVI-Scan. Sur la brochure commerciale, une page est consacrée à un #scanner capable de détecter les passagers clandestins sous les camions. Le visuel est explicite : accrochés sous un véhicule, deux migrants sont pris en flagrant délit. « Ce sont de vraies photos ! » assume le consultant technique. « C’est un système intégré à la chaussée qui détecte les #intrus et prend automatiquement une photo à l’approche des postes frontières et des ferrys », explique-t-il. « Nous en avons déployés un peu partout en Europe, notamment à #Dieppe, en France ». Là où de nombreux exilés tentent leur chance pour gagner les côtes anglaises par le ferry ou des embarcations de fortune.

    Entre deux stands de fusils d’assaut et des tenues de camouflages, un drone blanc aux allures d’avion miniature surplombe le stand de #German_Drones. L’entreprise allemande propose un « service personnalisé » à ses clients en fonction des usages ». Pour la détection de passages de migrants à la frontière, Anis Fellahi, le chef de projet international du groupe, recommande « le modèle 150, le plus performant, qui peut voler une heure et demie, couvrir une centaine de kilomètres, et transmet une vidéo de meilleure qualité ». Le dit #Songbird est d’ores et déjà déployé aux frontières allemandes et belges, et cherche à étendre son empreinte.

    Les industriels ne s’arrêtent pas là et proposent aux autorités des outils de #surveillance_aérienne toujours plus développées et intrusifs. L’entreprise française #T-ops intègre des #IMSI-Catcher directement embarqués sur les drones. Ce dispositif de #surveillance_de_masse est capable d’intercepter le trafic des communications téléphoniques, de récupérer et recouper ces informations à distance et de suivre les mouvements des utilisateurs. « Là nous proposons un produit avec une #efficacité au-delà du réel ! » s’exclame le représentant de la société. Cette technologie peut-elle être déployée pour repérer les migrants ? « C’est possible, oui. Mais nous ne fournissons qu’un service, le responsable de son utilisation est l’État », répond-il sobrement.

    Certains produits attendent des évolutions législatives pour être pleinement déployés. C’est le cas du drone de surveillance très longue distance présenté par le groupe belge #John_Cockerill, traditionnel acteur de la défense, lancé depuis peu dans la sécurité intérieure. « Ce type d’appareil peut voir jusqu’à 30 kilomètres et il est en capacité d’identifier très clairement des personnes », explique #Jean-Marc_Tyberg, le président du conseil d’administration du groupe. « À ce stade, nous devons intégrer un logiciel qui floute automatiquement le visage de la personne pour ne pas la reconnaître ». Mais selon lui, « se priver de ces outils de reconnaissance revient à fermer les yeux en conduisant. Il faut que l’on rattrape notre retard législatif pour que ces solutions puissent être pleinement utilisées. » Jean-Marc Tyberg fait référence aux longs débats autour de la controversée #loi_Sécurité_globale. Le Conseil constitutionnel avait fini par censurer le dispositif d’encadrement de l’utilisation des images des drones utilisés les forces de l’ordre, jugée trop dangereux au regard du #droit_à_la_vie_privée. Mais le gouvernement est revenu à la charge à la rentrée avec une disposition remaniée dans le projet de loi relatif à la sécurité intérieure, actuellement débattu au Parlement.

    Si la France n’est pas le terrain de jeu technologique idéal des industriels, d’autres États comme la #Grèce accueillent de nombreuses expérimentations plus poussées. Le pays frontalier de la Turquie est un passage obligé dans le parcours des migrants. Et il reçoit le soutien de l’agence de gardes-côtes européens #Frontex, accusée par des ONG et des médias d’opérer des refoulements illégaux à l’extérieur de l’UE. Si le gestionnaire des frontières européennes n’a pas de stand dédié ici, ses fournisseurs sont disséminés sur le salon. La société française #Cnim_Air_Space est l’un d’eux. « Notre modèle de #ballon_captif #Eagle_Owl gonflé à l’Hélium peut voler jusqu’à 600 mètres de haut, et possède une autonomie de 7 jours », expose fièrement le représentant de l’entreprise. Il est actuellement utilisé par les autorités grecques et l’agence Frontex. Un modèle plus petit a également été expérimenté autour de #Calais par la gendarmerie. Avec sa caméra embarquée, il renvoie en continu les #images vers une station positionnée au sol. « En cas d’alerte, si un zodiac débarque, les autorités grecques sont en capacité de les repérer à des kilomètres avant d’intervenir », précise-t-il. « Il mesure 22 mètres de long, donc le fait de le voir peut aussi avoir un effet dissuasif… ».

    La Grèce accueille également l’expérimentation du projet #Roborder, contraction de #robot et de border (frontière en anglais), lancé en 2017, qui prévoit un #système_de_surveillance des frontières par un essaim de #drones_autonomes, capables par l’intelligence artificielle de déterminer les franchissements. Le projet #iborder_control ambitionne quant à lui de développer un #algorithme capable de détecter les #mensonges des migrants lors de leur passage à l’aéroport.

    Mais sur le terrain, les associations d’aide aux personnes exilées observent que le renforcement de la surveillance des frontières ne décourage pas les candidats à l’asile, mais rend simplement leur parcours plus dangereux. Alors que la surveillance se renforce d’année en année, l’Organisation internationale des migrations a comptabilisé 1 146 décès de migrants sur les routes maritimes vers l’Europe au premier semestre 2021, contre 513 en 2020 et 674 en 2019 à la même période. Mais au salon Milipol, le rêve d’une Europe forteresse a de belles années devant lui.

    https://reporterre.net/Contre-les-migrants-toujours-plus-de-technologie

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  • APPORTER LA DÉMOCRATIE AVEC DES BOMBES ? Mensonges d’État et guerres humanitaires
    https://www.les-crises.fr/rony-brauman-apporter-democratie-avec-bombes-mensonges-guerres-humanitair

    Rony Brauman, médecin engagé depuis 1977 dans l’humanitaire et ancien président de Médecins sans frontières, revient sur les enseignements de son parcours impressionnant. Au programme : Ingérence humanitaire, propagande, guerre de Libye, Israël et Palestine, Syrie, Yougoslavie, Sierra Leone, Timor oriental etc… Depuis des dizaines d’années, l’Occident mène des guerres au nom de la « doctrine […]

    #Vidéo #Élucid #Interview #Olivier_Berruyer #Rony_Brauman #Vidéo,_Élucid,_Interview,_Olivier_Berruyer,_Rony_Brauman

  • Quelle rentrée !

    La rentrée littéraire n’a jamais manqué à l’appel. L’an dernier, plus de 510 romans – et je ne parle pas des essais – se battaient pour trouver des « inventeurs », au sens de découvreurs. Cette année, à peu prés le même nombre cherche des lecteurs et lectrices pour se donner la vie. Une interrogation me taraude chaque année : qui peut lire autant de livres ?

    Cette rentrée s’affiche aussi en poche.

    note sur :
    William Melvin Kelley : Jazz à l’âme
    Richard Krawiec : Paria
    Stanislas Lem : Les aventures du pilote Pirx

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/10/23/quelle-rentree

    #littérature #roman