• #OverJoy 293
    https://radioblackout.org/podcast/overjoy-293

    Martedì 15 Serrembre 2026 – Overjoy 293Oggi si comincia con un preludio di Zuli e un approfondimento su Teacher Boy, dopo la sigla tripletta di Dezarie dal suo nuovo album, Marcus Gad, Mista Savona con Lutan Fyah, Anthony B, e ancora Micah Shemaiah, Earl 16 con Vin Gordon e un suo speciale per Radio Blackout, e poi iniziamo a stepperare con la kora di Chef Soumano, sul beat di Mahom ascoltiamo Ganja Tree, il nuovo di Ashanti Selah con Vivian Jones, Dezzi D, Nga Han, e l’ultimo lavoro di Lions Den che ripubblica killeroni anni 90.Shades of Black

    #dub #reggae #roots
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  • Plus de 230 migrants atteignent la Crète depuis la Libye, les autorités locales sous pression - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73706/plus-de-230-migrants-atteignent-la-crete-depuis-la-libye-les-autorites

    Plus de 230 migrants atteignent la Crète depuis la Libye, les autorités locales sous pression
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 16/09/2026
    Plus de 230 migrants sont arrivés en Crète, mardi. Au total depuis le début de l’année, 14 000 exilés ont atteint l’île grecque depuis l’est de la Libye. Les autorités crétoises se disent débordées par ces flux migratoires. Les structures d’accueil manquent et la création d’un centre d’hébergement à Heraklion est au point mort.
    Deux cent trente-et-un migrants ont atteint mardi 15 septembre l’île méridionale de Crète – l’une des principales portes d’entrée européennes pour la migration irrégulière – après avoir traversé la mer Égée depuis l’Afrique du Nord à bord de petites embarcations, ont indiqué les autorités grecques.
    Un communiqué des garde-côtes a détaillé le déroulé des opérations : deux premiers groupes de migrants ont été secourus au sud de la Crète. « Un navire de Frontex a repéré une embarcation transportant des étrangers au large de Gavdos et a secouru soixante-sept personnes (63 hommes, 2 femmes et 2 mineurs) » avant de les emmener jusqu’en Crète. Dans le même temps, « une vedette de patrouille [grecque] de la LS-EL.AKT [...] a localisé et secouru 67 étrangers (65 adultes et 2 mineurs), qui ont ensuite été transférés au port de Kala Limenas ». Les deux autres embarcations ont atteint les plages grecques sans l’intervention d’un tiers. ont été localisés après avoir atteint les côtes méridionales de l’île. L’autorité portuaire de Kalamata a été informée de la présence de 51 étrangers (47 hommes et 4 mineurs) sur la plage de la zone de ’Psari Forada’ à Kalamata", précise les gardes-côtes. La dernière embarcation a été repérée « sur la plage de Kalikobrechi, à Ierapetra. Ces derniers avaient débarqué d’un bateau pneumatique », peut-on lire dans le communiqué.
    La Crète est devenue la principale voie de passage pour les migrants du Moyen-Orient, du sous-continent indien et d’Afrique se dirigeant vers la Grèce. Pour éviter les contrôles des autorités à l’ouest de la Libye, ces migrants payent jusqu’à plusieurs milliers d’euros, et partent désormais depuis l’est du pays : ils prennent la route dite de Tobrouk, du nom de cette ville libyenne située à 300 km de la Crète.
    Jusqu’à présent, cette année, près de 14 000 personnes ont débarqué sur l’île après être parties de Tobrouk à bord d’embarcations de fortune fournies par des réseaux de passeurs – sur un total de près de 27 000 arrivées à l’échelle nationale, selon le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).
    Et ces arrivées à répétition mettent sous pression les structures d’accueil locales (notamment le centre surchargé d’hébergement temporaire d’Agia Chania) et les services d’urgence en Crète peu adaptées à accueillir un flux important de migrants.
    Dans ce contexte, le gouvernement avait annoncé début février qu’il allait ouvrir trois centres d’accueil sur l’île. Le premier doit être construit dans l’est de la Crète, dans la zone industrielle d’Héraklion ; le deuxième dans l’ouest, dans l’ancien centre d’exposition de la Canée, qui sert déjà de structure d’accueil (le centre d’Agia Chania). Les deux nouveaux sites, temporaires en fonction du flux migratoire, devraient être opérationnels d’ici le printemps prochain, avait précisé le ministre des Migrations.Mais pour l’heure, le projet est au point mort. La mairie d’Heraklion freine des quatre fers. Selon l’édile Alexis Kalokairinos, qui a rencontré le ministre des migrations Thanos Plevris le 8 septembre à Athènes, plusieurs lacunes persistent autour de l’ouverture d’un centre d’accueil dans sa commune : le manque d’information à la population locale, le manque de transparence des critères d’aménagement et d’implantation, l’absence d’infrastructures d’assainissement et d’approvisionnement en eau... Depuis, le dossier est toujours en suspens.
    En septembre toujours, le ministre de la Marine marchande et de la Politique insulaire, Vassilis Kikilias avait déjà déploré ces obstacles politiques. « Ce qui a été fait depuis des années sur toutes les autres îles [évoquant les hotspots des îles grecques, ndlr] aurait dû l’être aussi en Crète. Or, certains s’y opposent et font obstacle. [Pourtant] un centre d’accueil temporaire à Héraklion [est une solution] afin de désengorger le port », peut-on lire dans la presse grecque.
    Selon le ministre Kikilias, cette structure fermée jouerait aussi un rôle dissuasif : « Elle indiquerait clairement que toute personne entrant dans le pays serait contrôlée : si elle a droit à une protection, elle la recevra, sinon une procédure de retour sera engagée ».
    A l’échelle nationale, le gouvernement grec a serré la vis concernant sa politique migratoire. Un projet de loi sur la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration est en cours : il a été approuvé par l’Assemblée plénière du Parlement le 9 juin.
    Le texte prévoit de renforcer les frontières et d’accélérer les procédures d’asile et d’expulsion, notamment en triant les migrants en fonction de leur profil, s’ils peuvent prétendre ou non à l’asile selon leur pays d’origine. Il instaure aussi la mise en œuvre de procédures de contrôle obligatoires aux frontières extérieures grâce à l’utilisation du système Eurodac modernisé.
    Au mois de juillet, la Grèce a aussi passé une réforme : les avocats pourront toucher une prime de 250 euros si leurs clients optent pour un « retour volontaire » dans leur pays d’origine. Cette mesure est liée à la mise en œuvre du Pacte asile puisqu’elle ne concerne que les demandeurs d’asile qui relèvent de la procédure aux frontières et qui, indique le décret, n’ont donc pas « un profil de demandeur solide ».En septembre 2025, le gouvernement avait déjà voté une loi criminalisant les migrants. En Grèce, le séjour irrégulier n’est plus une irrégularité administrative mais… un délit pénal. Les étrangers restés sur le territoire grec après le rejet de leur demande d’asile risquent une peine de deux à cinq ans, et une amende de 10 000 euros. D’après les données des Nations Unies, la Grèce enregistre le plus grand nombre d’arrivées au sein de l’Union européenne depuis le début de l’année : 27 000 en Grèce, contre 20 000 en Italie et en Espagne. L’année dernière, près de 49 000 personnes étaient arrivées en Grèce.

    #Covid-19#migration#migrant#grece#crete#libye#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#retourvolontaire#politiquemigratoire

  • Accord « one in one out » : une « dégradation de l’état de santé » des migrants renvoyés en France - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73691/accord-one-in-one-out--une-degradation-de-letat-de-sante-des-migrants-

    Accord « one in one out » : une « dégradation de l’état de santé » des migrants renvoyés en France
    Par Julia Dumont Publié le : 15/09/2026
    Dans un récent rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les conséquences des accords du Touquet sur la frontière franco-britannique, le Samusocial a alerté sur les violences physiques et psychologiques observées chez les exiles renvoyés en France dans le cadre de l’accord « one in one out ».
    Des violences physiques (œdèmes, douleurs, ecchymoses, lésions), mais aussi psychologiques, ou encore des conditions de détention dégradées subies au Royaume-Uni. C’est ce qu’ont décrit aux équipes du Samusocial de Paris au moins 26 exilés, sur les 90 reçus en consultation par l’organisation entre le 22 janvier et le 7 juin 2026.Dans un rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les conséquences des accords du Touquet sur la frontière franco-britannique, publié le 1er juillet dernier, les équipes de la Mission migrants du Samusocial de Paris ont alerté sur « une dégradation importante de l’état de santé physique et psychique des personnes transférées au titre de l’accord [franco-britannique] ’one in one out’ » conclu en août 2025.
    La Mission migrants du Samusocial de Paris a été chargée par l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France du suivi médical des personnes renvoyées dans le cadre de cet accord durant les huit jours qui suivent leur retour.
    À partir d’octobre 2025, les équipes du Samusocial ont commencé à recevoir en consultation au Centre d’accueil et d’examen des situations (CAES) de La Villette, dans le nord de Paris, des migrants renvoyés en France depuis le Royaume-Uni dans le cadre de l’accord. Un public de jeunes hommes, majoritairement originaires d’Iran, d’Afghanistan, du Soudan ou encore d’Érythrée.Après la fermeture du CAES de la Villette, en mai 2026, les exilés renvoyés du Royaume-Uni ont été envoyés au CAES de La Boulangerie, dans le 18e arrondissement de Paris. « Ce changement de site s’est accompagné d’une augmentation progressive des flux, avec deux arrivées hebdomadaires d’environ 50 personnes chacune », détaille le rapport d’enquête.
    L’analyse des données de consultations du Samusocial dans ce centre a mis en évidence « des faits de violences physiques ou psychologiques, ou encore des conditions de détention particulièrement dégradées (enfermement prolongé dans l’obscurité, couchage à même le sol, etc.), en lien explicite avec la mise en œuvre de l’accord franco-britannique ».Selon les informations transmises à la commission d’enquête par le Samusocial, « les faits de violences se seraient majoritairement passés dans les centres de rétention au Royaume-Uni, ainsi qu’au cours des transferts aériens ». Des agents de sécurité ou des forces de police britanniques seraient donc impliqués.Les consultations font aussi état de souffrances psychiques qui tiennent notamment au manque d’information données aux personnes sur leur avenir."Absence d’information claire sur la durée de leur rétention et sur les modalités de leur transfert", « violences verbales et physiques », « incohérences ou un manque de visibilité concernant les différentes étapes de leur parcours administratif », « impossibilité fréquente d’informer leurs proches de leur situation », liste le Samusocial.
    Les exilés sont également reçus en consultations pour de nombreux troubles psychiques liés à leur situation tels que l’hypervigilance, des attaques de panique, des cauchemars, des idées suicidaires...
    Le quotidien britannique The Guardian a interrogé le Home office sur ces accusations de mauvais traitements. « Nous prenons très au sérieux le bien-être des personnes renvoyées en France. Les migrants ont régulièrement accès à des soins de santé pendant leur détention et toute personne inapte au voyage ne sera pas renvoyée », leur a répondu un porte-parole du ministère. « Les prestataires doivent respecter des normes strictes en matière de dignité et de respect tout au long de la procédure d’éloignement », a ajouté le Home office. En juillet 2025, l’accord « expérimental » "one in one out" d’un an a été signé entre la France et le Royaume-Uni. Il prévoit le renvoi en France de migrants arrivés à bord de « small-boats » au Royaume-Uni. Et en échange, Londres accepte d’accueillir des migrants se trouvant en France, via une route sûre et légale, et exprimant leur volonté de demander l’asile. En juin dernier, le ministre français délégué à l’Europe Benjamin Haddad avait annoncé sa prolongation jusqu’en octobre 2026. Fin mai, juste avant cette annonce, on comptait alors 783 réadmissions en France pour 736 admissions légales au Royaume-Uni, selon les chiffres de la Direction générale des étrangers en France (DGEF). Les associations d’aide aux migrants sur le littoral dénoncent cet accord depuis sa signature. Elles soulignent que les mesures pour entraver les traversées des migrants les poussent à prendre de plus en plus de risques et des routes qui allongent leur parcours pour échapper aux contrôles. Depuis début janvier, au moins 16 personnes ont péri dans la Manche en essayant de rejoindre l’Angleterre, selon un décompte réalisé par InfoMigrants

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#accordmigratoire#routemigratoire#asile#readmission#sante#politiquemigratoire

  • Route des Canaries : trois migrants retrouvés morts dans un canot - InfoMigrants
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    Route des Canaries : trois migrants retrouvés morts dans un canot
    Par La rédaction Publié le : 16/09/2026
    Trois migrants sont morts lors de la traversée de l’Atlantique, ont indiqué mercredi matin les sauveteurs espagnols. Soixante-dix-neuf personnes de la même embarcation ont eux été secourues au large de l’île canarienne de Lanzarote, et l’une d’entre elles se trouvant dans un état critique a été transférée par hélicoptère à l’hôpital.
    Un canot pneumatique avec 82 migrants a été secouru, mercredi 16 septembre dans la matinée, à 131 km de l’île canarienne de Lanzarote, ont indiqué les sauveteurs espagnols. Parmi eux se trouvaient huit femmes.Trois exilés ont été retrouvés morts lors de cette opération. Une personne dans un état critique a été transférée par hélicoptère à l’hôpital.Selon l’agence de presse Efe, une partie des migrants étaient tombés à l’eau lorsqu’une opération de sauvetage a été déclenchée. Tous ont été récupérés. Les autorités n’ont pas précisé si les trois personnes décédées ont péri lors de l’opération en tombant dans la mer ou si elles étaient déjà mortes avant.Le canot a été repéré dans les eaux marocaines mais Rabat a demandé à Madrid de prendre en charge ce sauvetage.
    Les drames sont hélas devenus monnaie courante dans l’Atlantique. Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines pour rejoindre les îles Canaries, est devenue l’un des principaux itinéraires empruntés par les migrants subsahariens.
    Et cette route maritime est une des plus dangereuses au monde. Les vents violents et les forts courants rendent la traversée particulièrement risquée. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.Le 3 septembre, plus de 80 migrants, dont un bébé, ont trouvé la mort dans une embarcation de fortune partie 27 jours plus tôt de Gambie vers les Canaries. Lors de l’opération de sauvetage, menée par le Salvamento Marítimo, seuls 44 survivants ont été comptabilisés.
    Cinq corps avaient par ailleurs été retrouvés dans le bateau, mais les sauveteurs ont été contraints, dans un premier temps, de laisser les dépouilles dans l’embarcation, en raison de l’état agité de la mer.
    Ces derniers mois, les départs de Gambie se sont accentués, alors que les contrôles au large du Maroc, de la Mauritanie et du Sénégal se sont intensifiés.Selon le dernier rapport publié par l’Organisation internationale des migrations (OIM) le 23 juin, près de 1 500 personnes sont parties de Gambie sur les seuls mois de mars et avril 2026, durant lesquels au moins huit départs de bateaux ont été comptés.Et fin août, en seulement une semaine, 1 046 migrants ont été secourus dans l’Atlantique au large de la Mauritanie et du Sénégal, a indiqué Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué publié lundi 7 septembre. Tous avaient pris la mer depuis les côtes gambiennes dans l’espoir de rejoindre les Canaries.
    Mais prendre la mer d’aussi loin - plus de 1600 km séparent la Gambie des Canaries - pour rejoindre l’archipel espagnol implique une très longue traversée de l’Atlantique, et multiplie donc les risques de faire naufrage. « La distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise », décrivait en septembre 2025 Delphine Perrin, chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, interrogée par InfoMigrants.Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 600 personnes ont péri dans l’Atlantique sur les cinq premiers mois de 2026. À la même période de 2025, l’organisation comptait près de 1 500 décès ou disparus sur cette route maritime. Un chiffre en baisse par rapport à l’année précédente du fait de la diminution des arrivées de migrants aux Canaries.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#canaries#gambie#senegal#mauritanie#maroc#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • « Barça walla Barsakh » : « Malien » et les révélations du cahier de 200 pages | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/barca-walla-barsakh-malien-et-les-revelations-du-cahier-de-200-pages_n_5041

    « Barça walla Barsakh » : « Malien » et les révélations du cahier de 200 pages
    Auteur : Senewebnews-RP
    Recherché depuis 2023-2024, M. Sankharé, alias « Malien », a été arrêté à Saint-Louis par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT). Selon Libération, cet homme figurait « au sommet d’un vaste réseau de trafic de migrants et de corruption qui opérait entre la Mauritanie, le Sénégal et la Gambie ». Il a été déféré devant le Pool judiciaire financier pour association de malfaiteurs, trafic de migrants et mise en danger de la vie d’autrui.
    Les enquêteurs avaient auparavant identifié son bras droit, A. Fall, dont l’interpellation à Saint-Louis aurait provoqué la fuite du cerveau présumé. Localisé puis arrêté le 5 septembre dernier, le mis en cause acheminait notamment les candidats clandestins « à bord de taxis aux fins d’échapper au contrôle des forces de l’ordre ». Lors de la perquisition à son domicile, les policiers ont mis la main sur « un cahier de 200 pages » consignant les détails comptables et logistiques de ses activités, en particulier « les montants payés aux capitaines », les sites d’hébergement, ainsi que les noms des recruteurs et des candidats, rapporte le quotidien d’information.
    La même source souligne que l’analyse des comptes et des services de transfert d’argent a également permis de retracer plus de 11,6 millions de francs CFA de transactions entre lui et des membres présumés de l’organisation sur une courte période en 2024. Bien qu’il ait tenté de minimiser son rôle en se présentant comme un « simple recruteur » rémunéré 150 000 FCFA par candidat, le suspect a reconnu partiellement les faits après avoir été confronté aux éléments de l’enquête. Les recherches se poursuivent pour interpeller les autres membres de cette filière internationale.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#mauritanie#gambie#trafic#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#droit

  • Drame au large de la Mauritanie : Une pirogue partie de Gambie fait naufrage, des dizaines de disparus | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/drame-au-large-de-la-mauritanie-une-pirogue-partie-de-gambie-fait-naufrage-

    Drame au large de la Mauritanie : Une pirogue partie de Gambie fait naufrage, des dizaines de disparus
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    Un nouveau drame en mer est survenu au large de la Mauritanie. Une pirogue partie de Gambie mardi dernier, avec plus de soixante personnes à son bord, a fait naufrage après plusieurs jours de dérive.Selon nos sources, les passagers ont passé quatre jours en mer dans des conditions difficiles. À bord, les vivres et l’eau potable sont venus à manquer, tandis que le hors-bord est tombé en panne, laissant la pirogue à la dérive.
    Au total, 37 personnes ont été secourues par un bateau de pêche. Parmi les rescapés figurent 16 Sénégalais, 12 Guinéens et 9 Gambiens. En revanche, entre 28 et 35 personnes sont portées disparues. Les recherches se poursuivent, mais l’inquiétude est grande quant au sort des passagers encore introuvables.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#gambie#guinee#mauritanie#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite#atlantique

  • Saint-Louis : un départ clandestin déjoué, cinq organisateurs présumés déférés
    https://www.dakaractu.com/Saint-Louis-un-depart-clandestin-dejoue-cinq-organisateurs-presumes-defer

    Saint-Louis : un départ clandestin déjoué, cinq organisateurs présumés déférés
    Une opération menée à Mboumbaye, dans la zone de Gandiol, a permis d’interrompre un projet de traversée maritime irrégulière. Selon Libération, cinq hommes soupçonnés d’avoir organisé le voyage ont été déférés pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants par voie maritime et complicité. Certains contestent le rôle qui leur est attribué.
    L’opération a conduit à l’interpellation d’Amadou Mbaye, Aliou Bitéye, Babacar Mbaye, Modou Bousso et Layine Guèye, ainsi que de candidats au départ. Tous ont été conduits dans les locaux du service pour être entendus.Selon le quotidien, les candidats ont désigné les cinq hommes comme les organisateurs du voyage. Ils ont expliqué avoir quitté leurs villes de provenance, notamment Mbacké, Dakar, Kaolack et Tambacounda, pour rejoindre Saint-Louis sur leurs instructions. Le déplacement devait leur permettre de remettre les sommes correspondant aux frais de la traversée.
    Les déclarations recueillies font état d’un tarif de 400 000 francs CFA, payable en deux tranches. Le projet devait permettre de rejoindre l’Espagne à bord d’une pirogue. Libération rapporte qu’Amadou Mbaye, Aliou Bitéye et Babacar Mbaye ont reconnu les faits mis à leur charge lors de leurs auditions. Ils ont toutefois présenté Layine Guèye comme un simple candidat au départ, qui aurait lui-même payé 400 000 francs CFA. Ils ont également soutenu que Modou Bousso ne faisait pas partie de l’équipage. Selon leur version, Babacar Mbaye, présenté comme son ami, lui aurait promis une place gratuite dans la pirogue devant rallier l’Espagne.
    Ces déclarations font apparaître des divergences sur les fonctions attribuées aux différents hommes interpellés. Le quotidien souligne que les affirmations visant à présenter certains d’entre eux comme de simples passagers n’ont pas convaincu les enquêteurs.
    Les cinq hommes ont été déférés la semaine précédant pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants par voie maritime et complicité de ces infractions.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#saintlouis#migrationirreguliere#routemigratoire#sante#droit

  • « Plutôt mourir que d’être renvoyé en Libye » : l’odyssée infernale des migrants en Méditerranée centrale
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/15/plutot-mourir-que-d-etre-renvoye-en-libye-l-odyssee-infernale-des-migrants-e

    « Plutôt mourir que d’être renvoyé en Libye » : l’odyssée infernale des migrants en Méditerranée centrale
    Par Eliott Brachet (« Ocean-Viking » en Méditerranée, envoyé spécial
    « Parez au sauvetage ! » Un frisson parcourt l’Ocean Viking. Concert de cliquetis et de zips. De la proue à la poupe, l’équipage se prépare à la hâte. Ce 18 juillet, le navire de sauvetage affrété par SOS Méditerranée vrombit. Depuis la passerelle, une frêle embarcation a été repérée aux jumelles. En perdition, elle vogue dans les eaux internationales du golfe de Gabès, au milieu d’un champ de plateformes pétrolières tunisiennes, hydres de fer sorties des profondeurs.
    Ni une ni deux, trois bateaux d’intervention semi-rigides sont débordés de l’Ocean Viking par des grues hydrauliques. Propulsés par 230 chevaux, les sauveteurs foncent plein gaz vers leur cible. A tribord, un rafiot en ferraille rouillée trace un fin sillon blanc sous l’horizon. « Ce n’est pas vraiment un bateau, à part qu’il flotte. Il semble avoir été bricolé de plaques de fer soudées à même la plage et jointes au silicone. Ses bords sont tranchants. Surtout, il est très instable. Un mouvement de foule le ferait chavirer et, vu son poids, il sombrerait en quelques secondes », souffle Giannis (les membres de l’équipage n’ont pas souhaité donner leur nom), le chef d’équipe.
    Un à un, des visages apparaissent. Des yeux écarquillés, des regards éreintés. Quelques sourires et des bras levés au ciel. L’un d’eux brandit un portrait de la Vierge comme pour se protéger du mauvais sort ; un autre est sanglé d’une chambre à air de moto en guise de bouée. Bientôt, davantage de silhouettes surgissent dans l’ombre de la cale où croupit un mélange de fuel et d’eau salée. Huit femmes et trente hommes, dont de nombreux mineurs, tous issus d’Erythrée, du Soudan et de Somalie. Partis de Zouara, en Libye, à 10 heures du soir, les exilés espéraient accoster deux jours plus tard sur l’île italienne de Lampedusa.
    Horizon inatteignable. Arrivés à court d’eau et de nourriture, au bout de moins de vingt-quatre heures, les passagers n’avaient plus assez d’essence pour arriver à bon port. « Je me suis dit c’est fini, on va mourir. Je me suis allongé au fond. J’étais terrifié. Le bateau aurait pu chavirer ou tomber en panne… Puis les sauveteurs sont arrivés, c’est comme un rêve », soupire Hamza, les yeux embués (les prénoms ont été modifiés pour des questions de sécurité).
    Il faut quelques dizaines de minutes aux équipes de SOS Méditerranée pour distribuer des gilets de sauvetage et transborder l’ensemble des rescapés jusqu’au bateau-mère. Accueillis sur le pont, les naufragés se voient distribuer repas, vêtements propres et couvertures. « Vous êtes en sécurité. Vous ne retournerez pas en Libye », annoncent d’entrée de jeu les sauveteurs, leurs voix bientôt recouvertes par les applaudissements de l’assemblée. Accablés de fatigue, bercés par le roulis et une pointe de soulagement, chacun tente de trouver le sommeil dans la moiteur caniculaire.
    Aux premières lueurs du jour, Mahmoud est accoudé à la poupe de l’Ocean Viking, le regard absorbé par le sillage du navire. « J’ai du mal à y croire », bâille le jeune Soudanais en se frottant les yeux. « On avait tellement peur que les Libyens nous attrapent. Ça m’est déjà arrivé deux fois », poursuit-il. Comme lui, un grand nombre de rescapés à bord n’en sont pas à leur première tentative.
    Les équipes de SOS Méditerranée évacuent des rescapés. Tanguy, chef des équipes de sauvetage, coordonne la manœuvre. Huit femmes et 30 hommes, dont de nombreux mineurs, issus d’Erythrée, du Soudan et de Somalie, sont extirpés du bateau. En Méditerranée centrale, le 18 juillet 2026.
    Mahmoud avait décidé que ce serait sa dernière. En cas d’échec, il retournerait au Soudan malgré la guerre. Originaire de Wad Madani dans la province de la Gezira, il avait fui en décembre 2023 l’offensive éclaire des paramilitaires des Forces de soutien rapide sur sa ville. « Ces démons-là pillent tout ce qui leur tombe sous la main. Ils violent nos femmes et nos sœurs. Fallait-il que je reste pour me battre ? Que je tue et devienne comme eux ? », assène-t-il en justifiant sa fuite.Après avoir travaillé plusieurs mois sous terre pour des poussières d’or dans les mines du nord du pays, Mahmoud se résout à payer un passeur pour atteindre le désert du Fezzan, dans le sud de la Libye, avant de gagner Tripoli. Pendant deux ans, il y enchaîne les petits boulots courbant l’échine face au racisme et aux humiliations quotidiennes. Ce qu’il gagne, il l’envoie à sa famille restée au Soudan. Le reste, environ 10 000 dinars libyens (soit 1 400 euros environ), il le met de côté pour tenter de franchir la Méditerranée.
    La première fois, en 2024, il est intercepté par une milice après dix minutes de navigation. « On a été vendus. Ils nous ont rattrapés à peine avait-on quitté la plage », raconte-t-il. Mahmoud et ses compagnons sont ramenés à terre, dépouillés et jetés en prison. « Une cellule pourrie. On s’y entassait à 40. Des Nigériens, des Sud-Soudanais, des Bangladais. Les Libyens nous balançaient de la nourriture par un petit trou. On était traités pire que des chiens », se souvient-il. Pour en sortir, les geôliers exigent des rançons de plusieurs centaines d’euros aux familles.
    Une fois libéré, Mahmoud trime à nouveau pendant une année sur des chantiers avant de retenter sa chance, une deuxième fois, au départ de Sorman, à 70 kilomètres à l’ouest de Tripoli, dans un canot surchargé qui navigue près de douze heures vers le Nord avant d’être intercepté. « Cette fois-ci, c’étaient les garde-côtes qui ont débarqué avec un gros bateau gris. Ils nous insultaient, nous tabassaient », relate Mahmoud, ajoutant que les hommes en uniforme ont pris le soin de dépouiller le bateau de ses équipements, ses moteurs et son carburant. « En Libye, on te monnaye comme de la marchandise. Il faut payer pour prendre la mer, payer pour sortir de prison. On te vend ici et on te rachète là. Et à chaque fois, tu dois retrouver un travail, galérer, repartir de zéro », résume-t-il implacable.
    Protégés du soleil dans un grand container qui leur sert de dortoir, les hommes font passer le temps en jouant aux cartes sur le pont de l’Ocean Viking. « En Libye, si tu es noir de peau, tu n’as pas ta place. Tu n’as même plus de prénom ! Partout où tu vas, on t’appelle “l’esclave”. “El-Abd”, c’est ton surnom », renchérit Hadrob*, un Erythréen ayant grandi dans la campagne près d’Asmara.

    Fuyant le service militaire obligatoire dans son pays, il s’est réfugié au Soudan voisin avant que la guerre n’y éclate en avril 2023. « Les Soudanais m’ont bien accueilli, mais il n’y a pas d’avenir dans leur pays. C’est devenu trop dangereux », poursuit Hadrob. Moyennant un million de livres soudanaises (environ 1 500 euros), il traverse le désert vers Koufra, en Libye, où il est forcé de travailler au service d’une milice locale pour se payer un sauf-conduit jusqu’à Tripoli.
    Un mois après son arrivée dans la capitale libyenne, début juin, des manifestations anti-migrants éclatent en Tripolitaine. « Au début, je rasais les murs. Puis, on ne sortait même plus de chez nous », se souvient-il. Une nuit, six pick-up chargés de miliciens débarquent devant l’appartement où il est hébergé. Les hommes armés appartiennent à la Brigade 444 (dépendant du ministère de la défense du gouvernement d’union nationale dirigée par Abdel Hamid Dbeibah).
    « Ils tiraient en l’air, nous ont regroupés, insultés, menottés et nous ont envoyés en prison », relate Hadrob. Détenus sur une base militaire du quartier de Salaheddine, au sud de Tripoli, les migrants sont exploités de la prière du matin au coucher du soleil. « Tu nettoies les routes, paves les avenues, construis des murs, tu fais leur lessive, les poubelles. C’est du travail forcé, sous la menace des fusils. Le soir on te ramène dans la cellule. On était près de 400 à s’entasser là. La moitié sont dans un sale état, certains y meurent », assure-t-il.Au début du mois de juillet, un officier est venu se servir parmi les prisonniers, embarquant une quinzaine d’entre eux pour travailler sur le chantier de sa villa privée à l’ouest de Tripoli. Réduit en esclavage, Hadrob parvient à s’échapper un matin à travers une palmeraie après avoir escaladé le mur d’enceinte. Quelques jours plus tard, il embarquait sur le bateau de fer secouru par SOS Méditerranée.A bord de l’Ocean Viking, une équipe est chargée de l’accueil et de la protection des rescapés. « Il est important d’identifier avec eux les “vulnérabilités” qui seront cruciales pour leur demande d’asile. Parmi les survivants, on recense d’innombrables cas de violences, de torture physique et psychologique. On parle d’électrocutions, de simulations de noyades, de passages à tabac les mains accrochées au plafond, etc. », énumère Rebecca, sage-femme à bord et infirmière, rappelant qu’environ 90 % des femmes transitant par la Libye sont victimes de violences sexuelles. Un chiffre confirmé par un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés publié en 2024.
    Plusieurs rescapés lisent grâce à une bibliothèque mise à disposition par SOS Méditerranée. A bord de l’« Ocean Viking », en Méditerranée centrale, le 21 juillet 2026.
    « En parallèle, nous assistons pourtant au financement accru des autorités libyennes par l’Europe dans le but de contrôler le flux migratoire vers le continent », dénonce-t-elle. Dans un rapport publié en juin, Amnesty International alerte sur la coopération renforcée de l’Union européenne avec les autorités de l’est et de l’ouest de la Libye, alors même que ces acteurs intensifient une « répression xénophobe et raciste à l’encontre des réfugiés et des migrants », se traduisant par des « arrestations de masses, des détentions arbitraires et des expulsions collectives ».« La Libye est un enfer. Une année s’y écoule comme cent ans. Je n’ai pu regarder personne dans les yeux. Il n’y a pas d’humanité dans ce pays. Alors quand j’ai pris la mer, je me suis convaincu que si les garde-côtes venaient pour nous intercepter, je me jetterais à l’eau. Plutôt mourir que d’être renvoyé là-bas et emprisonné à nouveau », témoigne Hamza. Le visage balafré, le Soudanais confie avoir été torturé à plusieurs reprises.
    Quelques instants après le sauvetage, l’Ocean Viking est sommé de mettre le cap au Nord sans délais. Les autorités italiennes lui ont assigné le port de Civitavecchia, dans la région de Rome, pour débarquer les rescapés. Pendant les trois jours de navigation qui les séparent de la terre ferme, SOS Méditerranée tente de préparer les futurs demandeurs d’asile au dédale administratif qui les attend alors que depuis l’entrée en vigueur en juin du Pacte européen sur la migration et l’asile, les conditions d’entrée sur le sol européen se sont durcies.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « L’“Ocean-Viking” est le dernier garant du droit dans les eaux internationales »
    Comme il a transité par l’Egypte, pays considéré comme « sûr » par les autorités italiennes, Hamza risque d’y être expulsé en vertu des nouvelles régulations européennes. « Je veux juste avancer dans ma vie. Travailler. Gagner un salaire décent. Aider ma fille et ma femme réfugiées au Caire. Avoir une vie stable. Pas grand-chose de plus », confie Hamza, quelques heures avant de poser le pied sur le sol européen.

    #Covid-19#migration#migrant#libye#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#droit#mediterranee

  • Neues aus der CDU-Fördergeldaffäre : Israels Interessen im Klassenzimmer
    https://www.jungewelt.de/artikel/529883.neues-aus-der-cdu-f%C3%B6rdergeldaff%C3%A4re-israels-interessen-im-

    In den öffentlichen Raum hat es die ELNET-Kampagne geschafft (hier : NRW), an Schulen bisher nicht (28.12.2023)

    ELNET (Allemagne) = AIPAC (USA) . La vie n’est pas toujours facile pour le lobby sioniste, même dans la capitale du philosemitisme. Si l’arrière plan de l’histoire suivante n’était pas l’horreur du génocide en Palestine, l’article mériterait le hashtag #ROFL .

    16.9.2026 von Max Grigutsch - Der Lobbyverein ELNET wollte sich an Berliner Schulen breitmachen – mit Hilfe von Funktionsträgern in Politik und Verwaltung. Ein neuer Akt im CDU-Fördergeldtheater

    Sieht ein Gesetz das eine vor, wollen aber seine Vertreter in Bürokratie und Politik das andere, kommt ein Skandal dabei heraus. Und die Merkwürdigkeiten im sogenannten Berliner Fördermittelskandal wollen kein Ende nehmen. Im Juli war bekannt geworden, dass auch ein Projekt der Israel-Lobbyorganisation ELNET auf Drängen der Union und des damaligen Kultursenators Joe Chialo (CDU) vom Senat gesponsert wurde. Von junge Welt ausgewertete Dokumente legen nun nahe: Auf ähnlichem Wege wäre beinahe ein weiteres Fördergesuch von ELNET bewilligt worden. Das Ziel: proisraelische Narrative an Berliner Schulen verankern. Der gesamte Vorgang wirft Fragen auf. Wollte Chialos parteilose Nachfolgerin Sarah Wedl-Wilson die Förderung? Fand eine ernsthafte inhaltliche Prüfung des Antrags des eng mit der israelischen Politik und Waffenindustrie verbandelten Lobbyvereins statt? Und: Wurde das Vorhaben letztendlich nur wegen der Berichterstattung über die Fördergeldaffäre gestoppt?

    Zur Erinnerung: Führenden Berliner CDU-Politikern wird vorgeworfen, Einfluss auf Vergabeverfahren genommen zu haben. So seien Fördermittel in Millionenhöhe an Projekte geleitet worden, die sich angeblich mit Antisemitismusbekämpfung befassen. Zur Verfügung standen zunächst 3,4 Millionen Euro, die an Organisationen auf einer von Chialo abgesegneten Liste gehen sollten. Die erfolgten Förderungen sind im April vom Landesrechnungshof als »evident rechtswidrig« bewertet worden, da sie »ohne inhaltliche Prüfung« erfolgt seien. Die Folge: Auch Wedl-Wilson und ihr Staatssekretär für gesellschaftlichen Zusammenhalt in der Kulturverwaltung, Oliver Friederici, mussten ihre Posten räumen. Seither untersteht das Ressort Stefan Evers, dem CDU-Spitzenkandidaten für die Berlin-Wahl am 20. September.

    Die Fragemauer

    ELNET, kurz für European Leadership Network, versteht sich als europäisches Gegenstück zu AIPAC, der einflussreichen Israel-Lobbyvereinigung in den USA. In Deutschland wird die unter der Rechtsform »Verein« agierende Organisation von dem CDU-Politiker Carsten Ovens geleitet und hat im Jahr 2025 gut eine Million Euro allein für Interessenvertretung im Bundestag ausgegeben, wie aus dem Lobbyregister zu entnehmen ist. Laut Taz-Recherchen komme der Großteil des Geldes aus den USA, ferner arbeite ELNET vollumfänglich mit dem israelischen Außenministerium, dem Nationalen Sicherheitsrat und der Knesset zusammen. Im Beirat sitzt unter anderem der FDP-Politiker Marcus Faber, der für den israelischen Rüstungskonzern Elbit Systems tätig ist.

    Das Projekt, das ELNET an Berliner Schulen bringen wollte, heißt »Fragemauer« – eine »Bildungs- und Dialogkampagne« im öffentlichen Raum mit Fragen wie »Ist Harry Potter Jude?« (Antwort: Nein) neben solchen wie »Begeht Israel einen Genozid an den Palästinensern?« (Antwort: Ebenfalls nein). Recherchen der Taz brachten Anfang Juli dieses Jahres ans Licht, dass die »Fragemauer« sich an 100.000 Euro der Kulturverwaltung erfreuen durfte – wohl auf Geheiß der CDU und von Senator Chialo. Auf Nachfrage dazu verwies die Berliner CDU auf ihre Fraktion im Abgeordnetenhaus, und die meldete sich nicht.

    Weniger Erfolg hatte ELNET im vergangenen Jahr damit, das Projekt schultauglich zu machen. Unter dem Titel »Fragemauer trifft Schule« stellte die Lobbyorganisation zunächst am 30. Mai 2025 einen Förderantrag (fragliche Summe 160.000 Euro) und dann noch mal am 6. November (rund 105.000 Euro), wie die Senatsverwaltung für Kultur und Gesellschaftlichen Zusammenhalt (SenKult) am vergangenen Donnerstag auf jW-Anfrage bestätigte. Gut ausgegebenes Geld, wie die Organisation in der Projektbeschreibung zu beweisen glaubte: Seit dem »Terrorangriff der Hamas auf Israel am 7. Oktober 2023« trete »Antisemitismus in Europa immer aggressiver auf«, und »israelbezogener Antisemitismus« fungiere als »wirkmächtigste Form des Judenhasses«, auch an Schulen. Auf Basis der ursprünglichen »Fragemauer« wollte ELNET nun »in einem durchdachten Verfahren« insgesamt 16 Lehreinheiten und Arbeitsblätter für die fünfte bis zehnte Klasse erstellen. Dazu kam es nicht. Zum Jahresende 2025 übermittelte Staatssekretär Friederici ein Ablehnungsschreiben.

    »Über die politische Ebene«

    Ein überraschender Ausgang war der Vorgang doch unter besten Vorzeichen für ELNET gestartet, wie von jW eingesehene Dokumente zeigen. So trudelte einen Monat nach der ersten Bewerbung für »Fragemauer trifft Schule« die E-Mail eines Mitglieds des Abgeordnetenhauses im Postfach von Senatorin Wedl-Wilson und ihrem Staatssekretär Friederici ein – Ansprache: »Liebe Freunde«. Dabei handelte es sich wohl um ein Schreiben des CDU-Manns Timur Husein, der bereits mit der Fördermittelaffäre in Verbindung gebracht wurde und nach Taz-Angaben auch bei der ersten »Fragemauer«-Förderung seine Finger im Spiel hatte. Sein Anliegen: ELNET. Dem Verein sei »von euch mitgeteilt« worden, er solle »zeitnah einen Antrag auf Gewährung einer Zuwendung aus dem ›Aktionsfonds zur Unterstützung von Projekten gegen Antisemitismus‹ stellen«, referierte er. Bisher habe ELNET aber noch keine positive Antwort erhalten.

    Ob die Verwaltung ELNET initiativ zur Bewerbung aufgefordert hatte – wie das Schreiben des Abgeordneten nahelegt –, könne zum jetzigen Zeitpunkt nicht mehr verifiziert werden, hieß es von SenKult. Die Verwaltung bestätigte aber den Eingang der ­E-Mail ohne Auskunft über den Urheber. Auf Nachfrage dieser Zeitung erklärte Husein: »Entsprechend meiner fachlichen Zuständigkeit im Abgeordnetenhaus« – er ist Sprecher für Antisemitismusbekämpfung der CDU-Fraktion– »habe ich mich gegenüber der Senatsverwaltung zum Sachstand des Projekts ›Fragemauer trifft Schule‹ erkundigt und gemäß Beschluss des Abgeordnetenhauses für die Fragemauer stark gemacht.« Die Kultursenatorin nahm das jedenfalls zur Kenntnis – in einer Korrespondenz mit Friederici verwies sie auf Huseins Nachfrage.

    Des CDU-Politikers Wink mit dem Zaunpfahl bot Anlass für einen aufgeheizten Schriftverkehr in der Kulturverwaltung, denn Georg Gremske bekam Wind von der Angelegenheit. Gremske war persönlicher Referent der Senatorin, die ihren Untergebenen laut Tagesspiegel in einer internen Whats-App-Nachricht als »Rottweiler« bezeichnete: wegen seines Einwirkens auf Verwaltungsbeschäftigte in Sachen Fördergeldvergabe. Er ist außerdem Beisitzer im Vorstand des CDU-Ortsverbands Kladow in Berlin-Spandau. Zur »Fragemauer« an Schulen hakte Gremske mehrfach nach: Liegt denn tatsächlich ein entsprechender Antrag vor? Stimmt es, dass ELNET noch keine Rückmeldung erhalten hat? Ein Referent Friedericis bemühte sich um Klärung: Es würden nur die Projektanträge bearbeitet, die auf der von Exsenator Chialo gezeichneten Liste stehen (Erinnerung: »evident rechtswidrig«). Für weitere Mittelvergaben bedürfe es einer neuen Weisung der Senatorin.

    Und: Der »Fragemauer trifft Schule«-Antrag sei »nachträglich über die politische Ebene an unser Haus weitergegeben« worden, so der Referent. Das Büro der Senatorin hatte dazu spätestens seit dem 27. Mai Kenntnis. Die Kulturverwaltung bestätigte jW lediglich, es habe einen »stetigen« Austausch der beiden Mitarbeiter gegeben, konnte sich aber keinen Reim darauf machen, was mit der »Weitergabe über die politische Ebene« gemeint war. Dass Wedl-Wilson bereits am 27. Mai – drei Tage vor Eingang des ELNET-Förderantrags – Kenntnis davon gehabt haben soll, quittierte ein Sprecher mit »Nein«. Wann eine Anweisung der Senatorin vorlag, könne nicht mehr beantwortet werden.

    Ende Juli bohrte Gremske nach: Auf der Chialo-Liste komme das »Projekt ELNET« nicht mehr vor, »vielleicht könnte das bitte noch korrigiert werden«. Ob nun wegen seiner Beharrlichkeit oder nicht: Anfang August erhielt ELNET eine Rückmeldung: Der Antrag sei eingegangen, »die weitere Bearbeitung wurde von der Leitung schriftlich veranlasst«, hieß es. SenKult bestätigte die E-Mail an den Verein, nicht aber, dass eine Vorgabe der Senatorin vorlag.

    Zustimmung nimmt Form an

    Angeblich keine Vorgabe, trotzdem kommt Wind in die Segel. Für Bildungssachen fachlich zuständig ist aber die Senatsverwaltung für Bildung, Jugend und Familie. Zwar erreichte eine Frage nach fachlicher Prüfung des ELNET-Antrags die Bildungsverwaltung anscheinend Ende September, aber der dort verantwortliche Geschäftsbereich wurde erst am 13. Oktober intern mit einer Entschuldigung für die »Kurzfristigkeit« um eine Rückmeldung »bis morgen, DS« – Dienstschluss – ersucht. Schon am 17. Oktober übermittelte die Bildungsverwaltung dem Kulturressort ihr zustimmendes Votum für den ELNET-Antrag, attestierte dem Vorhaben »hohe bildungspolitische Relevanz«, und nannte es sogar »wünschenswert«, dass die Materialien »über den Bildungsserver Berlin-Brandenburg oder andere landeseigene Distributionswege« bereitgestellt werden. Genug Zeit für eine inhaltliche Prüfung? Dass mit ELNET eine eng mit der israelischen Rüstungsindustrie und dem israelischen Militär verbundene Organisation so Einzug in die staatlichen Bildungssysteme finden könnte, störte hier anscheinend jedenfalls niemanden.

    Und immer mehr Kapitäne wollen das Schiff ins Ziel lenken. E-Mail des Referatsleiters für Engagement- und Demokratieförderung vom 22. Oktober: »Von unserer Senatorin erhielt ich heute die Nachricht, dass sie die abschließende Bearbeitung« von vier Projektanträgen erwarte, darunter »Fragemauer trifft Schule« von ­ELNET. War das nun die Weisung von Wedl-Wilson? Die Kulturverwaltung sagte vergangene Woche gegenüber jW nur: »Die Senatorin hat eine Erwartung formuliert.«

    Doch so ist das manchmal, wenn der Wind dreht: In der Kulturverwaltung wurden im November Bedenken laut. Am 20. November erkundigte sich eine Mitarbeiterin nach ELNET, denn: »Es gibt aufgrund der aktuellen Berichterstattung Nachfragen …« Nachfragen über die Anfang des Monats erstmals publik gewordenen Berichte über die CDU-Fördermittelaffäre? Die Kulturverwaltung beantwortete die jW-Nachfrage mit »ja«.

    Knapp daneben ist auch vorbei

    Dennoch: Im System der Kulturverwaltung lag gegen Ende des Monats ein vorbereiteter, aber noch nicht abgeschickter Zuwendungsbescheid über rund 103.000 Euro für ELNET vor. Am Schluss des Schreibens war »Mit freundlichen Grüßen, Sarah Wedl-Wilson« zu lesen. Hatte die Senatorin zu diesem Zeitpunkt also noch die Intention, die Mittelvergabe zu bewilligen? SenKult: »Zur Intention der Senatorin a. D. können wir keine Annahmen treffen.«

    Die »Zustimmung« durch Staatssekretär Friederici in Vertretung für Wedl-Wilson sei »erfolgt«, hieß es dann in einer E-Mail vom 17. Dezember. Klingt eindeutig, aber wenige Tage später war man sich intern noch immer nicht sicher. Gleichentags fiel der letzte Stein in die andere Richtung. »Ich möchte angesichts der Sensibilität des Vorgangs explizit darauf hinweisen, dass es keine Vorgabe der Senatorin gibt, den Vorgang positiv zu zeichnen«, so ein Schreiben. Die Verantwortung liege beim Staatssekretär für Gesellschaftlichen Zusammenhalt, sprich: Friederici. Und der machte Nägel mit Köpfen. Der Zuwendungsbescheid sei nicht abzuschicken, der Vorgang zu stoppen. Die finale Ablehnung Friedericis an ELNET – übrigens formell und nicht inhaltlich begründet – ist auf den 29. Dezember datiert.

    Der proisraelische Verein ging auf jW-Fragen zum Antrag »Fragemauer trifft Schule« nicht ein. Mit Blick auf das davon zu unterscheidende Ursprungsprojekt »Fragemauer« teilte ELNET nur mit, dieses sei »als Bildungsprojekt auf Grundlage eines Beschlusses des Abgeordnetenhauses und nach fachlicher Prüfung durch die zuständigen Stellen im Jahr 2025 gefördert« worden.

    #Berlin #politique #corruption #sionisme

  • #Napoli, arriva il nuovo #masterplan per l’aeroporto di #capodichino: ecco come sarà entro il 2035
    https://informareonline.com/napoli-arriva-il-nuovo-masterplan-per-laeroporto-di-capodichino-ecc

    Un nuovo terminal per i voli intercontinentali, una viabilità riorganizzata, più spazi verdi e un collegamento sempre più stretto con la rete metropolitana. Sono esattamente questi gli obiettivi che si prefigge di raggiungere il nuovo Masterplan dell’aeroporto di Napoli-Capodichino: un piano di sviluppo incredibilmente innovativo, presentato ieri nel capoluogo partenopeo – all’interno della sala De […] L’articolo Napoli, arriva il nuovo masterplan per l’aeroporto di Capodichino: ecco come sarà entro il 2035 proviene da Informareonline, scritto da Alessandro Giuseppe Terracciano

    #Approfondimenti #Attualità #Gaetano_Manfredi #roberto_fico

  • Cosa si vede dall’alto. Reportage “Come #In_mare così in cielo”
    https://www.meltingpot.org/2026/09/cosa-si-vede-dallalto-reportage-come-in-mare-cosi-in-cielo

    Come #In_mare così in cielo è il racconto di una settimana a Lampedusa insieme all’equipaggio dell’Albatross, l’aereo di monitoraggio di SOS Méditerranée. Questo reportage prova ad esplorare cosa significhi sorvegliare una frontiera dall’alto, a raccontare come l’assenza di soccorso si manifesti nelle rotte tracciate sui monitor, nelle parole dell’equipaggio – ostinato e talvolta impotente – che vola e sorveglia, nei corpi visti e non raggiunti. Narra la violenza strutturale che colpisce le persone in movimento nel central Med, tra respingimenti, complicità istituzionali e pratiche di Stati che negano sicurezza e diritti fondamentali.Come in mare così in cielo vuole aprire

    #Reportage_e_inchieste #Roberta_Derosas

  • Derrière l’IA et ses #data_centers, une #industrie_minière qui ravage la planète

    Les centres de données indispensables à l’intelligence artificielle nécessitent l’extraction de toujours plus de métaux et terres rares. Une industrie qui détruit, assèche, tue et exploite sur tous les continents, rappelle notre chroniqueuse.

    Le nouveau cliché dans les conférences d’affaires, c’est de présenter les data centers comme « les usines de l’IA », comme le fait par exemple le vice-président du cloud de Microsoft, Scott Guthrie. Il y a quelque chose de rassurant et de banal dans cette description, qui semble renvoyer à une logique élémentaire. Pour avoir des chaussures, il faut des usines de chaussures. Pour avoir des IA génératives, il faudrait investir dans les centres de données.

    Prétendre que le centre de données est l’usine de l’IA revient à nier les réalités hors normes de la chaîne d’approvisionnement du numérique, dont les data centers, avec leurs consommations d’eau et d’électricité aberrantes, ne sont que le dernier maillon. L’IA est, elle aussi, bâtie sur une succession de crimes : les multiples écocides et violations de droits humains qu’accumule de plus en plus vite la production de ces objets extraordinairement voraces.

    Lire aussi : IA : l’une des plus grandes mines de charbon au monde va alimenter d’immenses data centers

    Les centres de données sont d’immenses entrepôts remplis de serveurs informatiques, eux-mêmes composés de cartes électroniques. Elles contiennent une immense diversité de composants associant des dizaines de métaux et minéraux différents, purifiés à plus de 99,9999 % et pouvant avoir nécessité 1 000 produits chimiques différents au cours de leur production.

    Parmi les composants des cartes électroniques figurent les semiconducteurs, des puces qui, avant d’atteindre le stade du produit final, peuvent avoir traversé 80 frontières (voir Anatomie d’une puce, éd. Le Monde à l’envers, 2026).

    Dans le monde des IA, une puce de quelques centimètres carrés comme celles de l’entreprise Nvidia, large leader du marché mondial, peut contenir environ 200 milliards de transistors, de minuscules composants gravés à l’échelle nanométrique. Cet enchâssement d’une densité matérielle inouïe fait des serveurs des centres de données les objets les plus intenses en ressources jamais produits dans l’histoire humaine. Centres de données qui, en plus des serveurs, concentrent des mégawatts de batteries électriques, des systèmes de refroidissement complexes, etc.
    692 000 tonnes de métaux en 2025

    Faire du centre de données l’usine de l’IA, c’est considérer que l’ensemble de ces machines seraient en quelque sorte des matières premières, le produit fini étant par exemple les réponses de ChatGPT. Or les semiconducteurs ne poussent pas dans les prairies, le sous-sol ne contient pas de batteries électriques prêtes à l’emploi.

    Au début de l’été, la revue Resources Policy a publié des estimations de la consommation de métaux pour les centres de données construits pour l’IA générative (https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S030142072600142X?via%3Dihub). D’après ces experts miniers étasuniens, ils nécessitaient 692 000 tonnes de métaux en 2025. Et pourraient en consommer 2,6 millions d’ici à 2035.

    Dans son propre rapport publié en 2025, le Forum économique mondial estime la consommation minérale d’un centre de données à environ 70 tonnes de métaux par mégawatt de puissance (https://reports.weforum.org/docs/WEF_From_Minerals_to_Megawatts_2025.pdf). Celle-ci peut être multipliée par 3 ou 4 si l’on prend en compte le raccordement électrique et plus encore si le centre dispose d’une production électrique dédiée (turbine à gaz, parc photovoltaïque ou éolien, pile à combustible), selon une publication récente du cabinet anglais de recherche et de conseil Wood Mackenzie (https://datacentremagazine.com/news/wood-mackenzie-the-hidden-metals-cost-of-data-centres).

    On peut ainsi estimer que les projets de centres de données lancés en région parisienne et dans le Nord, qui nécessitent au total une puissance électrique de 13 GW, nécessiteraient près de 100 000 tonnes de métaux.

    Que signifient ces chiffres ? Quelles réalités recouvrent-ils dans les zones d’extraction minière ?

    Les centres de données ne pourraient exister sans terres rares, ces dix-sept substances minérales utilisées à l’échelle du milligramme ou intégrés à des alliages complexes dans les objets high-tech. Pour n’en citer que deux : le terbium, présent dans les aimants des cartes électroniques et les semiconducteurs ; le dysprosium, qui contribue à la stabilité thermique des disques durs.
    Milices armées, peuples chassés, terres polluées

    La Chine, qui commercialise la majorité des terres rares vendues au monde, importe l’essentiel du minerai depuis la Birmanie. Depuis une dizaine d’années, les régions du Shan et du Kachin ont sombré dans un état de guerre opposant les peuples de ces collines aux entrepreneurs chinois et à leurs milices.

    Ceux-ci ont pris possession de terres ancestrales de chasse et de cueillette, coupé les arbres et installé des camps miniers. Pour extraire le minerai, en pleine forêt tropicale, de l’acide et des produits chimiques sont injectés à l’intérieur même de la roche pour dissoudre les substances recherchées. Elles sont canalisées vers des bassins à ciel ouvert où les solutions métalliques sont extraites au moyen d’autres produits chimiques.

    D’après une enquête menée par l’ONG anglaise Global Witness, les mines de terbium et de dysprosium ont contaminé les cours d’eau sur des centaines de kilomètres, jusqu’au nord de la #Thaïlande (https://globalwitness.org/en/campaigns/transition-minerals/fuelling-the-future-poisoning-the-present-myanmars-rare-earth-boom). En 2025, on dénombrait en Birmanie plus de 500 sites d’extraction, ouverts sur les terres des communautés autochtones grâce à des #milices_armées soutenues par la Chine.

    L’article de Resources Policy estime que la demande en terres rares pour les centres de données pourrait tripler d’ici à 2028 (passant de 13 à 39 tonnes). Comment se présente l’alternative occidentale à cette extraction chinoise ? En juin 2026, le géant de l’électricité français #Schneider s’est associé à l’entreprise #Torngat_Metals pour exploiter des gisements de dysprosium et de terbium sur des terres autochtones, à 1 000 kilomètres au nord de Montréal, menaçant les #lacs de pêche aux eaux cristallines des #Innus, des #Inuits et des #Naskapis.

    Ces gisements de terres rares sont si radioactifs que l’entreprise# Orano (qui s’appelait alors #Areva) les convoitait dans les années 2010 pour en faire des mines d’#uranium, avant qu’un mouvement à l’échelle du Québec ne mette fin au projet (https://mpda.ca/areva-leaves-nunavut-after-uranium-project-rejection). Le projet #Torngat est contesté par plusieurs communautés autochtones, mais les acteurs économiques occidentaux semblent prêts à tout pour contourner les monopoles chinois.

    Le #cuivre, métal de la soif

    Le cuivre, conducteur par excellence, est l’un des principaux métaux utilisés dans les centres de données, dont il permet le raccordement à l’intérieur comme à l’extérieur, au niveau des réseaux. Les entreprises minières de la #Copper_Developement_Association estiment la consommation d’un centre de données à entre 5 000 et 15 000 tonnes (https://copper.org/policy/advocacy-campaigns/copperconversations/copperconversations-thought-leadership/copper-is-the-smart-choice-for-high-efficiency-hvacr).

    Pas besoin de voyager très loin pour comprendre que la surconsommation de cuivre pose des problèmes élémentaires de survie. Au sud de l’#Espagne, en #Andalousie, cinq mines de cuivre ont ouvert ces dernières années avec le soutien de la Commission européenne au nom de la #transition_énergétique. Une seule d’entre elles (#Cobre_la_Cruzes) consomme autant d’eau que 66 000 habitants, alors même que cette région est l’une des plus arides d’Europe.

    Recensant les nombreuses #pollutions des eaux irréversibles causées par les entreprises minières de la région ces dernières années, un groupe de recherche de l’université de Séville a exigé un moratoire sur tous les projets d’extraction de cuivre d’Andalousie afin d’éviter « l’#effondrement_hydrique ».

    Si telle est la situation en Espagne, quelle peut-elle être au sud du #Maroc, où une nouvelle mine a ouvert en 2025, malgré un risque de « pénurie d’eau extrême » sur le pays ? Et au #Chili, où les entreprises minières sont accusées de détruire les #glaciers, des #réserves_d’eau à l’échelle continentale ?

    En 2019 déjà, plus de la moitié du cuivre extrait dans le monde provenait de régions en stress hydrique (https://research.wu.ac.at/en/publications/increasing-water-use-in-global-copper-production-threatens-freshw).

    À la fin des années 2010, on a constaté que pour satisfaire les présumés besoins en métaux des vingt prochaines années, il faudrait en extraire autant qu’au cours de toute l’histoire de l’humanité (https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/on-va-extraire-autant-de-metaux-dans-les-trente-prochaines-annees-que-ce-). En cause, les besoins cumulés de tous les projets industriels, auxquels étaient venus s’ajouter les projets de transition énergétique : véhicules électriques, raccordement des énergies renouvelables.

    La perspective paraissait déjà vertigineuse, criminelle. Et pourtant, c’était avant l’explosion des IA génératives. Elles viennent aujourd’hui démultiplier les projets miniers, tout en accaparant les métaux extraits au nom de la décarbonation. #Amazon est ainsi le premier acheteur mondial d’électricité d’origine renouvelable, qui lui sert à alimenter le cloud.

    Les souffrances, les #violences et les #injustices entraînées par le déploiement de l’IA, sa dimension écocidaire et impériale sont proportionnelles à son intensité matérielle. Dès lors que l’on prend en compte la succession de #crimes sur lesquels repose son #infrastructure, le centre de données s’impose comme une sorte de bombe sanitaire et géostratégique, un mausolée des écocides et des guerres de ce début de XXIe siècle.

    https://reporterre.net/Derriere-l-IA-et-ses-data-centers-une-industrie-miniere-qui-ravage-la-pl
    #mines #extractivisme #IA #AI #intelligence_artificielle #centres_de_données #infrastructure #environnement #terres_rares #métaux #eau #électricité #énergie #crimes #droits_humains #écocide #semiconducteurs #puces #Nvidia #transistors #batteries #terbium #dysprosium #Birmanie #Shan #Kachin #guerre #forêt_tropicale #acide #produits_chimiques #roche #à_lire

  • En Méditerranée centrale, une chasse à l’homme en haute mer sponsorisée par l’UE
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/09/14/en-mediterranee-centrale-une-chasse-a-l-homme-en-haute-mer-sponsorisee-par-l

    En Méditerranée centrale, une chasse à l’homme en haute mer sponsorisée par l’UE
    « Le Monde » a embarqué en juillet à bord de l’« Ocean-Viking », le navire de sauvetage affrété par SOS Méditerranée. L’ONG française dénonce l’intensification de la violence en mer contre les migrants et les humanitaires de la part d’acteurs libyens soutenus et financés par l’Union européenne.
    Par Eliott Brachet (« Ocean-Viking » en Méditerranée, envoyé spécial)
    « 33° 32’de latitude nord ; 014° 00’ de longitude est ». Il est 15 h 30, jeudi 16 juillet, lorsque l’Ocean-Viking reçoit les coordonnées d’une embarcation en détresse. A 15 milles nautiques de sa position, dans les eaux internationales au large de la Libye, un bateau pneumatique chargé d’une quarantaine d’exilés est à la dérive. Le navire humanitaire change immédiatement de cap et se déclare prêt à porter assistance. « TCPA : quatre-vingt-dix minutes », crachotent les talkies-walkies, donnant le temps de navigation restant pour atteindre le canot en péril.
    Sur le pont, l’équipage de SOS Méditerranée enfile ses équipements. Malgré ses appels répétés aux centres de coordination des secours maritimes libyens, maltais et italiens pour les prévenir de leur opération de sauvetage, l’Ocean-Viking ne reçoit aucune réponse. Bientôt, à l’horizon, un panache de fumée noire indique la présence d’un patrouilleur des gardes-côtes libyens qui fonce sur le bateau en détresse. L’organisation non gouvernementale (ONG) tente d’établir la communication avec les poursuivants. En vain.
    « Nous considérons leur silence et le fait qu’ils se dirigent au même endroit que nous comme une attitude agressive. Je vais ralentir et mettre le cap vers le nord », commente, derrière le poste de pilotage, Angelo Selim, le coordinateur de la mission de sauvetage. De la passerelle du navire, surplombant les flots, cet ancien capitaine de la marine marchande italienne reconverti en humanitaire étudie minutieusement les cartes, les radars et les écrans de contrôle pour diriger les opérations.
    Aux jumelles, du bastingage, l’équipage assiste impuissant à une énième interception d’exilés en Méditerranée centrale. Les passagers sont transbordés manu militari par des hommes en uniforme et renvoyés vers la Libye. Le rafiot en caoutchouc vide est abandonné, chahuté par les vagues. « On a toujours le sentiment d’arriver trop tard. Depuis quelques années, grâce au soutien et aux financements de l’Europe, les gardes-côtes libyens et tunisiens sont de plus en plus actifs et de mieux en mieux équipés. C’est devenu une course contre la montre », se désole Claire (les membres de l’équipage n’ont pas souhaité donner leur nom), la logisticienne à bord.
    Patrouillant à une vitesse maximale de 10 nœuds (18,5 kilomètres-heure), l’Ocean-Viking est trois fois moins rapide que les vaisseaux libyens. « A trente minutes près, nous aurions pu sauver ces personnes. Ce sont des familles, des femmes et des enfants qui cherchent à fuir des situations infernales. Ils vont repartir de zéro, devoir survivre à l’enfermement, voire à la torture, être exploités pour repayer un passeur. Tout ça pour être à nouveau refoulés ? », renchérit Rita, l’une des deux sages-femmes de l’équipe médicale.
    Sur le pont, les visages se ferment. Le silence et la frustration règnent face à un scénario devenu la norme. Depuis quatre jours, les membres de SOS Méditerranée se relaient nuit et jour à la proue du navire pour scruter l’horizon. Talkie-walkie à l’épaule, ils sont sur le qui-vive. Profitant d’une météo clémente, un vent léger et peu de houle, c’est en été que s’effectuent la plupart des départs de frêles embarcations depuis les côtes. « C’est aussi en cette période que l’activité des gardes-côtes libyens et tunisiens, appuyée par Frontex, est la plus élevée. Il est donc primordial pour nous d’être là maintenant pour secourir ces gens », explique Angelo Selim.
    Entre le 1er janvier et le 5 septembre, plus de 16 000 migrants ont été refoulés en mer au large de la Libye. Selon l’agence Frontex, en 2025, plus de 27 000 personnes ont été interceptées, une augmentation de 25 % en comparaison avec 2024. « Ces refoulements collectifs de personnes en haute mer, avec la bénédiction de l’Europe, sont contraires à toutes les conventions maritimes internationales. Du point de vue du droit, la Libye ne peut pas être considérée comme un endroit “sûr” pour le débarquement », s’indigne Angelo Selim.
    Malgré une avalanche d’enquêtes et un rapport de la mission des Nations unies sur la Libye concluant en 2023 que des crimes contre l’humanité ont été commis au cours d’interceptions en mer et de retours forcés, l’Union européenne (UE) a poursuivi et renforcé sa coopération avec les autorités libyennes. « Tous les trois ans, le mémorandum avec la Libye est renouvelé. Cela implique des livraisons de bateaux, de nouveaux équipements et des formations », dénonce Angelo Selim. Dès 2017, avec la bénédiction de l’UE, l’Italie passait un accord avec le « gouvernement d’union nationale » de Tripoli dans le but d’endiguer les migrations vers l’Europe, moyennant une trentaine de navires fournis par l’Italie et au moins 27 millions d’euros de fonds européens, entre 2017 et 2022, selon IRPI Media.
    Désormais, alors que les tentatives de traversées s’intensifient au départ de Tobrouk, dans l’est de la Libye, vers la Grèce et l’Italie, Bruxelles cherche à étendre ces partenariats avec les autorités dominées par le maréchal Khalifa Haftar. Le 30 juillet 2026, l’ambassadeur européen en Libye a confirmé la création prochaine d’un Centre de coordination des secours maritimes à Benghazi dans le cadre de l’opération européenne « Irini », avec le soutien financier de l’Italie et de Malte.« Il y a des tonnes d’argent dépensées en Libye. D’une part, pour déléguer la gestion des frontières européennes et, d’autre part, car le pays, ne l’oublions pas, dispose des plus grandes réserves de gaz et de pétrole en Afrique. En somme, les intérêts politiques et économiques sont plus importants que la sécurité des personnes qui traversent et des organisations humanitaires dans la zone », s’insurge Angelo Selim.Le patrouilleur des gardes-côtes libyens qui réalise cette interception en direct – un navire de classe Corrubia, le Houn 664 – a été fourni en 2023 par l’Italie dans le cadre du partenariat européen avec Tripoli. Ironie du sort, il n’est autre que le bateau ayant ouvert le feu le 24 août 2025, tirant une centaine de balles à l’arme automatique, sur l’Ocean-Viking, qui abritait alors plus de 80 rescapés d’un naufrage.
    L’équipage n’est pas au bout de ses peines. Le lendemain, à l’aube, les veilleurs de nuit sonnent l’alerte. Dans la brume matinale, ils ont repéré un bateau non identifié suivant le sillage de l’Ocean-Viking. « Un hors-bord nous poursuit depuis trois heures. C’est sûrement une milice libyenne. Est-ce qu’ils cherchent à nous intimider ? Leurs intentions ne sont pas claires », explique Mathilde, équipière, qui scanne l’horizon aux binoculaires.Soudain, le radar détecte un autre bâtiment à l’approche, traçant un sillon lumineux sur l’écran. « Avez-vous effectué une opération de sauvetage ? Vous venez dans les eaux libyennes et vous causez des problèmes », s’exclame bientôt en arabe une voix saccadée sur le canal 16 de la radio. Se rapprochant dangereusement, le patrouilleur libyen de classe Bigliani, autre modèle italien fourni par Rome aux autorités de Tripoli, n’est plus qu’à une encablure et menace d’aborder l’Ocean-Viking.
    Par mesure de sécurité, le capitaine ordonne à l’équipage de se réfugier dans la citadelle, une pièce tenue secrète dans les entrailles du navire. « Ils disent que nous ne sommes pas les bienvenus ici et nous obligent à quitter la zone. Bien que leurs agissements soient contraires au droit maritime, car nous nous trouvons dans les eaux internationales, nous n’avons pas tenté de négocier, explique Angelo Selim. Nous sommes harcelés en permanence, mais nous devons calmer le jeu, car on ne veut pas revivre l’expérience de l’an dernier. »
    Suivi à distance par les gardes-côtes libyens, l’Ocean-Viking est forcé de se dérouter et de mettre le cap au nord, afin de regagner la zone de recherche et de sauvetage maltaise, d’où il reprendra sa patrouille vers l’ouest. Retour à la case départ pour l’équipage dépité, alors que cette rencontre sous haute tension avec les Libyens est venue réveiller le traumatisme de l’attaque armée survenue en 2025. Malgré ses appels de détresse, l’Ocean-Viking n’avait alors reçu aucune assistance. Si des procédures judiciaires ont depuis été engagées en Italie, en France et en Allemagne, aucun représentant politique européen n’a daigné prendre la défense de l’organisation humanitaire.
    « Face à cette impunité totale, les Libyens se sentent de plus en plus légitimes à faire usage de la force contre nous, mais surtout contre les personnes qui traversent. Ce que l’Europe réussit avec sa politique d’externalisation, c’est qu’aujourd’hui cette frontière est plus violente que jamais. Toutes ces politiques, financer les gardes-côtes libyens, renforcer Frontex, entraver les opérations humanitaires, ont des conséquences mortelles », conclut Angelo Selim. Entre janvier et le début du mois de septembre, au moins 995 personnes sont mortes ou ont été portées disparues en Méditerranée centrale, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Un bilan très certainement sous-évalué, estime SOS Méditerranée.
    Au soleil couchant, pas une vague ne ride l’horizon. A la proue du navire, Mohammed tient quelque chose en ligne de mire. Un point minuscule, pas plus gros qu’une bouée ou qu’une mouette, qui se rapproche. Le capitaine dévie l’Ocean-Viking de son cap pour en avoir le cœur net. Des flots émerge bientôt un bateau pneumatique dégonflé recraché par les eaux argentées. A-t-il chaviré ? Ses passagers ont-ils été interceptés ? Se sont-ils noyés ? La sombre silhouette à la dérive emportera ces questions par le fond.

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#sante#mortalite#humanitaire#libye#tunisie#italie#frontex#migrationirreguliere#routemigratoire

  • En Grèce, le naufrage d’une embarcation de migrants fait un mort et 25 disparus
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/14/en-grece-le-naufrage-d-une-embarcation-de-migrants-fait-un-mort-et-25-dispar

    En Grèce, le naufrage d’une embarcation de migrants fait un mort et 25 disparus
    La Crète et l’île proche de Gavdos, en face des côtes libyennes, sont devenues la principale porte d’entrée des demandeurs d’asile en Grèce.
    Le Monde avec AFP
    Une personne est morte et 25 autres ont disparu dans le naufrage d’une embarcation de migrants au large de l’île grecque de Gavdos, proche de la Crète, a déclaré lundi 14 septembre à l’Agence France-Presse (AFP) un représentant des gardes-côtes grecs.« Cinquante et une personnes ont été récupérées par deux navires qui se trouvaient à proximité, un cargo et un pétrolier », a-t-il précisé, alors que selon des témoignages de rescapés, 77 personnes se trouvaient à bord de l’embarcation. Ce représentant des gardes-côtes n’a fourni aucune précision sur la nationalité de ces rescapés.
    Une embarcation en partie submergée avait été repérée dimanche dans une zone maritime située à environ 70 kilomètres au sud de Gavdos, selon la même source. L’opération de recherche et de sauvetage se poursuit et, selon le représentant des gardes-côtes, « quatre navires se trouvant à proximité, deux embarcations et un drone de [l’agence européenne] Frontex ainsi qu’un avion de l’armée de l’air » participent à l’opération.La Crète et l’île proche de Gavdos, en face des côtes libyennes, sont devenues la principale porte d’entrée des demandeurs d’asile en Grèce, d’où ils sont acheminés vers des centres d’accueil sur des îles de la mer Egée ou en Grèce continentale.
    La Crète ne dispose que d’une structure d’hébergement provisoire pour les demandeurs d’asile, mais le ministère des migrations et de l’asile y a promis la création d’un centre d’accueil prochainement.
    D’après les données du ministère, rapportées fin août par l’agence de presse grecque ANA, le nombre d’arrivées de migrants a diminué de près d’un tiers au cours des douze derniers mois. De 61 112 arrivées entre août 2024 et août 2025, elles sont passées à 41 998 lors de la même période de 2025 à 2026, soit près de 20 000 arrivées en moins.
    Ardent défenseur d’une stricte politique migratoire, le ministre des migrations et de l’asile grec, Thanos Plevris, s’est félicité récemment de la baisse de plus de 35 % du nombre d’arrivées de demandeurs d’asile en Grèce au cours des sept premiers mois de 2026 comparé à la même période de l’année dernière.Le ministre œuvre actuellement avec ses homologues en Allemagne, en Autriche, au Danemark et aux Pays-Bas pour la création, dans un pays extérieur à l’Union européenne, de centres de retour destinés au renvoi des demandeurs d’asile déboutés.

    #Covid-19#migration#migrant#grece#crete#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite#frontex#mediterranee

  • Immigration : pourquoi les candidats à l’exil du continent africain se reportent sur la route des îles Canaries
    https://www.lemonde.fr/international/video/2026/09/12/immigration-pourquoi-les-candidats-a-l-exil-du-continent-africain-se-reporte

    Immigration : pourquoi les candidats à l’exil du continent africain se reportent sur la route des îles Canaries
    vidéo A la fin d’août 2026, 1 046 personnes ont été secourues dans l’océan Atlantique en une semaine. Elles tentaient de rejoindre les îles Canaries à bord d’embarcations de fortune. « Le Monde » s’est rendu sur place, au printemps 2026, au plus près de candidats à l’exil.
    Par Laureline Savoye, Adrien Vande Casteele (motion design), Elisa Bellanger (motion design), Gabriel Lecointre (montage) et Marceau Bretonnier (motion design)
    A Djiffer, village de pêcheurs de la côte sénégalaise situé à quelques kilomètres de la Gambie, les pirogues de travail ne prennent plus seulement la mer pour pêcher. Le port est devenu l’un des épicentres du trafic de migrants à destination des îles Canaries, la porte d’entrée vers l’Europe. Au printemps 2026, Le Monde s’est rendu sur place, au plus près de ces candidats à l’exil.
    Cette traversée de l’Atlantique est l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde : en 2024, plus de 10 000 personnes y ont perdu la vie ou ont disparu, selon l’ONG Caminando Fronteras, soit une moyenne de 27 morts par jour.
    Pour comprendre pourquoi tant d’hommes et de femmes continuent de risquer leur vie sur l’océan, Le Monde a remonté le fil de ce voyage, en donnant la parole aux exilés, à leurs proches et aux organisateurs de ces traversées clandestines. Cette enquête met en lumière l’engrenage qui transforme les routes migratoires africaines : depuis l’effondrement de la pêche artisanale dû à la concurrence des navires-usines industriels jusqu’au verrouillage sécuritaire de la Méditerranée financé par l’Union européenne.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#canaries#routemigratoire#atlantique#migrationirreguliere#sante

  • Au Royaume-Uni, le parti anti-immigration Reform UK reçoit un don record de 36 millions de livres sterling de la part d’un milliardaire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/12/au-royaume-uni-le-parti-anti-immigration-reform-uk-recoit-un-don-record-de-3

    Au Royaume-Uni, le parti anti-immigration Reform UK reçoit un don record de 36 millions de livres sterling de la part d’un milliardaire
    Ben Delo, qui a fait fortune dans les cryptomonnaies, a expliqué vouloir assurer un budget stable, jusqu’aux élections de 2029, à la formation de Nigel Farage. Un parti au cœur de plusieurs scandales concernant son financement.
    Le Monde avec AFP
    L’initiative ne va pas manquer de faire réagir. Ben Delo, un milliardaire britannique, a annoncé, vendredi 11 septembre, fait un don – inédit au Royaume-Uni – de 36 millions de livres (près de 42 millions d’euros) au parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, malgré une série de scandales concernant son financement. Dans le Daily Telegraph, Ben Delo explique cette donation considérable par le manque de financement pérenne dont bénéficierait la formation d’extrême droite, par rapport aux partis traditionnels travailliste et conservateur.
    « Je veux un combat loyal et des règles du jeu équitables », a déclaré l’homme d’affaires, cofondateur de la plateforme d’échange de cryptomonnaies BitMEX. Il a précisé que ce paiement unique correspondait à un soutien d’un million de livres par mois jusqu’aux prochaines élections législatives prévues à la mi-2029.
    Cette somme vise à aider le parti à « se préparer à gouverner », a assuré le milliardaire de 42 ans, qui avait plaidé coupable aux Etats-Unis en 2022 de violation de la loi sur le secret bancaire mais avait été gracié par Donald Trump en 2025. Alors qu’il était jusqu’alors basé à Hongkong, il a fait part de son intention de rentrer vivre au Royaume-Uni, pour ne pas être contraint par un futur plafonnement des donations politiques étrangères souhaité par le gouvernement travailliste. Nigel Farage s’est dit, auprès du Daily Telegraph, « honoré » par la « confiance » manifestée par Ben Delo.
    Le précédent record de don politique de la part d’une personne en vie au Royaume-Uni remonte à l’an dernier, quand un autre magnat des cryptomonnaies, Christopher Harborne, avait versé 9 millions de livres à Reform UK. Le record pour un legs remonte à 2022 quand John Sainsbury avait laissé 10 millions de livres aux conservateurs à sa mort.Reform UK domine les sondages depuis un an et demi, mais les révélations sur un don reçu également de Christopher Harborne, et non déclaré, et l’ouverture d’une enquête parlementaire ont freiné cette dynamique. Au début du mois de septembre, la controverse autour du financement du parti a rebondi après la diffusion d’un reportage en caméra cachée, où l’on voit un collaborateur de Nigel Farage proposer de contourner la loi pour obtenir une contribution de 500 000 livres d’un citoyen américain. Le reportage accuse ce même collaborateur et un autre responsable du parti, qui ont depuis démissionné, d’avoir enfreint les règles électorales en faisant financer des sondages par une société étrangère. Nigel Farage a toujours réfuté toute malversation concernant les finances de son parti.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#election#etranger#extremedroite#immigration#sante#droit

  • Le Premier ministre va mettre fin aux interdictions visant les catholiques et les juifs
    à la suite d’une initiative du NSS

    Andy Burnham annonce un projet de loi visant à corriger « l’anomalie obsolète et archaïque » que constitue l’interdiction faite aux Premier·es ministres catholiques et juifs/juives de donner leur avis sur les nominations au sein de l’Église
    https://www.secularism.org.uk/news/2026/09/breaking-pm-to-end-catholic-and-jewish-bans-following-nss-action

    Des associations de défense des droits des femmes demandent aux ministres de mettre fin au port obligatoire du hijab dans les écoles

    Une lettre commune coordonnée par le NSS et adressée aux ministres réclame la fin des « codes vestimentaires sexistes » dans les écoles publiques.
    https://www.secularism.org.uk/news/2026/09/womens-rights-groups-tell-ministers-to-end-compulsory-hijab-in-school

    #royaumeuni

  • #Return_Hubs’ for Migrants Anticipated in Balkans for ‘Era of Deportations’

    As the EU awaits final approval for plans to set up ‘return hubs’ in third countries for migrants awaiting deportation, it’s predicted that Balkan countries could end up hosting such holding centres despite concerns about human rights violations.

    “The era of deportations has begun,” Charlie Weimers, a far-right Swedish MEP, told Euronews at the start of the summer.

    His declaration came a day after the European Parliament and European Council agreed on the new ‘return regulations’ that pave the legal ground for migrants “who have no right to stay in the member states” to be sent to third countries.

    “Return hubs,” said the press release, “could serve either as the final destination or as transfer centres facilitating onward return to the country of origin or another third country.”

    The news put human rights activists in the Western Balkans on alert. Activists focused on migrants’ welfare warn that countries in the region could be the ones hosting such hubs, despite documented violations of migrants’ rights in several Balkan states.

    The infrastructure is already there. With generous help from the EU, Balkan countries have built a network of detention and reception centres to hold migrants over the last decade. Some, including Bosnia and Serbia, already have agreements with EU members to accommodate their migrants.

    “There are quite a lot of camps that are fully equipped with beds and everything needed. So, they [the currently inactive detention centres] can very easily be put in use again within 24 or 48 hours, very quickly,” said Milica Svabic, a lawyer at the Belgrade-based KlikAktiv, an NGO providing legal support to migrants and asylum seekers.

    The new EU return regulations are yet to come into force. After European Council and European Parliament negotiators reached a deal on the regulations on June 1, MEPs officially adopted them on June 16. But the new rules still must be signed off by the Council of the European Union before they come into force.

    The UN High Commissioner for Human Rights and a number of human rights organisations have strongly condemned the regulations, warning that outsourcing detention to ‘third countries’ outside the European bloc bypasses fundamental human rights protections.

    However, some EU member states, such as the Netherlands, Greece, Austria, Germany and Denmark, have already started exploring arrangements with third countries. As yet, there is no official confirmation on which countries these may be.

    Western European governments are under domestic political pressure, exacerbated by the surge in popularity of far-right parties, to exert much stronger control over migration and deport migrants if they have no legal basis to remain.

    The European Commission told BIRN that “a few member states launched an initiative looking into return hubs earlier this year”.

    “The Commission has been invited as an observer, and we are following discussions closely … The Commission is not negotiating any such agreement or arrangement,” it said in a written response.

    Nicholas Ioannides, deputy minister for migration in Cyprus, which currently holds the presidency of the Council of the European Union, said in June that the plan is to set up these hubs “maybe in Africa or Asia”, but “not close to European borders”.

    Some Western Balkan leaders have previously rejected the idea of hosting return hubs, most notably when Britain explored the same option with unnamed countries in the region, as the BBC reported last year.

    While Kosovo’s Prime Minister Albin Kurti expressed openness towards the idea, Albania has heavily criticised the concept of return hubs, even though it has set up migrant holding camps for use by Italy. Montenegro’s Prime Minister Milojko Spajic said in October 2025 that his country will not be hosting rejected asylum seekers from Britain.

    Nikola Kovacevic, a Serbian lawyer who has represented refugees for more than a decade, told BIRN that if return hubs are located in the Western Balkans, the EU will “send people who have a terrible situation, but don’t meet requirements for asylum”, while “simultaneously testing” whether the state to which they are to be returned is a safe enough.

    Kovacevic argued, however, that “Serbia, as a country which cannot effectively protect the human rights of refugees and asylum seekers, is not a safe third country”.
    Balkan migration centres

    The warnings that the Western Balkan countries may host EU return hubs started even before the agreements on new regulations were done.

    Collective Aid, an NGO working with migrants and asylum seekers in Serbia, Bosnia and Greece, issued a position paper on the EU return plans in February this year, expressing its concerns.

    “As the European Union intensifies its focus on return policies and considers the establishment of so-called ‘return hubs’ in candidate countries such as Bosnia and Herzegovina and Serbia, serious concerns arise about the implications for people on the move,” the organisation wrote.

    Western Balkan countries have migration detention centres with vast capacities already set in place over the last decade – many located in Serbia and Bosnia. They were mainly funded by the EU, in response to thousands of migrants who have been taking the so-called Balkan Route towards the EU since 2014.

    BIRN identified 40 migration centres currently operating across the Western Balkans, which include around 15 facilities that have been newly built or substantially upgraded with EU funding since 2015.

    Serbia and Bosnia and Herzegovina facilities have the capacity for over 8,000 migrants and asylum seekers. Serbia operates reception and asylum centres with space for up to around 6,000 people, while Bosnia and Herzegovina’s network of reception, asylum and immigration facilities can host around 2,600 people.

    Since the early 2000s, some Balkan countries have had ‘readmission’ agreements with EU countries. These bilateral agreements are already functioning as tools for deporting third country nationals from the EU to its borders in the so-called Western Balkans Six countries: Albania, Bosnia and Herzegovina, Kosovo, Montenegro, North Macedonia and Serbia.

    “We have reason to be worried about Western Balkan countries potentially becoming [return hubs] – especially the countries neighbouring to the east. We might definitely become some sort of a hub,” Emir Prcanovic, executive director of the Sarajevo-based legal aid NGO Vasa Prava, told BIRN.

    From the 2015 migration crisis onwards, the EU has allocated and distributed hundreds of millions of euros to Western Balkan countries in pre-accession and Instrument for Pre-Accession Assistance (IPA) funding directed towards migration management, border surveillance, reception infrastructure and return capacity across the Western Balkans.

    Hoping to join the EU in future, Western Balkan countries have also been adapting their policies related to migration to those of the European bloc.

    Birgit Sippel, a member of Germany’s Social Democratic Party who has been serving as an MEP since 2009, told BIRN that “migration and border control have increasingly become conditions attached to the EU enlargement process.

    “The two are now going hand in hand, even though they are fundamentally contradictory,” she said.

    She said that the return hubs, which she and her party object to, “cannot be within candidate countries because they will become a member state”.

    She explained that if the six Western Balkan countries become EU members “there would no longer be a return hub in a third country, but it would be a return hub within the European Union”.
    Albanian and Serbian camps

    However, similar agreements between some Western Balkan countries and EU member states already exist.

    Albanian Prime Minister Edi Rama and his Italian counterpart Giorgia Meloni signed a deal in 2023 that allowed Italy to build detention centres in Albania for migrants rescued by Italy in international waters.

    The plan was for the migrants and asylum seekers to be taken to Albania while their claims were being processed under Italian jurisdiction. But the plan faced a series of setbacks, as both Italian and European courts repeatedly ordered the authorities to send the migrants to the Italian mainland.

    As BIRN reported, Italy’s asylum centres in Albania turned out to cost more than originally planned and much more than similar facilities in Italy itself, while simultaneously remaining largely empty after cases became bogged down in the courts.

    Serbia also reached an arguably similar trilateral agreement with Hungary and Austria when the three countries signed a memorandum of understanding in November 2022.

    The idea was that Hungary and Austria would send rejected asylum seekers to Serbia, which would in turn deport them either to their countries of origin or third countries, with all three sharing the costs.

    As part of the deal, EU countries pledged to help Serbia reinforce its borders, particularly in the south, strengthening control of a line between Serbia and North Macedonia, sending Austrian police officers to Serbia.

    According to Eurostat, between 2016 and 2025, Austria expelled around 1,086 people to a third country other than their own. The rejected migrants came from Afghanistan, Bangladesh, China, Colombia, Egypt, Iraq, Jordan, Lebanon, Morocco, Pakistan, Palestine, Sri Lanka, Sudan, Syria, Turkey andVenezuela. More than half of the orders were issued from 2022 to 2025.

    BIRN asked the Austrian Ministry of Foreign Affairs which ‘third countries’ these people were shipped to, but the ministry did not provide the requested information.
    Human rights violations

    Under the auspices of the Austria-Hungary-Serbia agreement, migrants are reportedly sent back very quickly, with the process taking place in less than 48 hours, the NGO KlikAktiv told BIRN. This raises concerns among human rights organisations about whether migrants have enough time to get meaningful access to asylum procedures, legal assistance, interpretation services and the possibility of challenging deportation orders before being removed.

    “For the readmission, the Hungarian government has to send an official email to the Serbian police,” said Milica Svabic, a lawyer at KlikAktiv. But Svabic said although Hungary had only officially deported two Turkish citizens based on readmission in the last three months of last year, informally thousands of people have been pushed back.

    International and human rights organisations have for years warned about human rights violations faced by asylum seekers and migrants in Western Balkan countries, ranging from violent pushbacks by the police and vulnerability to violent crime gangs, poor conditions in detention centres and undue legal process.

    In a high-profile case that was taken to the European Court of Human Rights, Waleed (not his real name) managed to enter Hungary via the Serbian border after fleeing Syria. However, much to his surprise, differently from others who had been allowed entrance before, he and two others with him were told to go back, as their asylum requests were rejected.

    “I had to stay in Serbia, where I fortunately met a lawyer who helped me send the case to the European Court of Human Rights,” he told BIRN by phone.

    In November 2022, the European Court of Human Rights ruled that Hungary had violated Article 3 of the European Convention on Human Rights by forcing them to go back to Serbia illegally, and by deeming Serbia a safe country of return despite findings at the time by the UN refugee agency UNHCR that “asylum-seekers returned to Serbia ran a real risk of not being protected against refoulement to North Macedonia and then to Greece”.

    Existing detention centres in Albania, Bosnia and Serbia often violate human rights and resemble prisons with those inside having very little contact with the outside world, according to international and domestic human rights organisations, including Human Rights Watch, the International Rescue Committee and the Global Detention Project.

    Anna Gruber, head of advocacy at NGO Collective Aid, cited the example of the Lukavica detention centre in Bosnia, which holds hundreds of migrants, but activists cannot get access. Citing a report based on detainees’ testimonies, Gruber told BIRN that “it is a prison”.

    Prcanovic, the head of the Sarajevo-based legal aid NGO Vasa Prava, made a similar claim about Lukavica.

    “The detention centre is a prison-like facility, where the communication with the external world is basically limited. You are entitled to make a phone call, if you have information of who to contact,” said Prcanovic.

    “These are rights arising out of the provisions of the legislation per se. But if you are not aware of those, and if you are not given concrete, for example a leaflet or poster or the options, to make yourself aware and introduce certain aspects of the procedural rights, then all of that remains only an illusion,” he added.

    Prcanovic explained that out of around 1,000 people who have been detained at Lukavica, “in the course of one year, usually around 30 people annually are able to provide some evidence or ask for legal aid to challenge their detention.”

    He added that with the legalisation of deportation to third countries, and creation of return hubs, the region “will definitely have a number of people that are, so to say, stranded, that will also potentially trigger an increase of individuals asking for the asylum in respective countries, regardless whether they were returned to Bosnia or Serbia” or any other Western Balkan country.

    This, he said, would “stretch” national asylum systems in the region, because they are “not equipped with the human capacity to cope with a massive asylum-seeking influx, especially knowing that every single individual decision needs to be decided individually.

    “Not a single government in the Western Balkan region has the capacities for such a system. I mean, Kosovo cannot accept 1,500 asylum seekers. In Bosnia we have the reception centres, we have the beds, but if the number grows, the system would be put to a serious stretch,” he warned.

    BIRN sent questions about return hubs to all the governments in the Western Balkans, as well as to the German, Netherlands, Spanish and French governments, but none responded by the time of publication.

    https://balkaninsight.com/2026/08/21/return-hubs-for-migrants-anticipated-in-balkans-for-era-of-deportations/bi
    #Balkans #route_des_balkans #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #era_of_deportations #ère_des_déportations #directive_retour #Charlie_Weimers #infrastructure #Bosnie #Serbie #Bosnie-Herzégovine #réadmission #accords_de_réadmission #Albanie #Kosovo #Monténégro #Macédoine_du_Nord

  • Le Royaume-Uni et la Belgique concluent un accord pour lutter contre les traversées illégales de la Manche - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73586/le-royaumeuni-et-la-belgique-concluent-un-accord-pour-lutter-contre-le

    Le Royaume-Uni et la Belgique concluent un accord pour lutter contre les traversées illégales de la Manche
    Par La rédaction Publié le : 10/09/2026
    Londres et Bruxelles ont signé mercredi un accord de coopération policière pour lutter notamment contre les passeurs organisant des traversées irrégulières de la Manche. Les autorités belges redoutent de voir des campements de migrants s’installer sur leurs côtes.
    « Le trafic de migrants ne se limite pas aux plages du nord de la France. Ces réseaux opèrent au-delà des frontières, c’est pourquoi nous collaborerons avec tous nos partenaires internationaux pour les traquer, les démanteler et les traduire en justice. » Shabanah Mahmood, la ministre de l’Intérieur britannique, continue sa traque des trafiquants d’êtres humains.
    Mercredi 9 septembre, elle a signé un accord de coopération policière avec son homologue Bernard Quintin, le ministre de l’Intérieur belge, pour lutter notamment contre les passeurs organisant des traversées clandestines de la Manche, peut-on lire dans un communiqué du Home Office.Grâce à cet accord, signé à Londres par la ministre britannique Shabana Mahmood et son homologue belge Bernard Quintin, les polices des deux pays se partageront des renseignements « en temps réel », là où une autorisation de la justice était parfois nécessaire par le passé.Cet accord « renforcera les enquêtes conjointes et les formations spécialisées » pour empêcher les traversées de la Manche, mais également lutter plus largement « contre la criminalité organisée, dont le trafic de drogues et d’armes à feu ».Selon Londres, des opérations conjointes entre les deux pays ont permis d’arrêter plus de 50 personnes liées au trafic de migrants cette année.
    Les officiers belges pourront également rejoindre la cellule de renseignement Royaume-Uni/France, basée en France, où des agents de la National Crime Agency (NCA) travaillent avec leurs homologues français.
    Bien que la côte belge soit à plus de 80 km de l’Angleterre - contre les 30 km qui séparent les plages du nord de la France des rives anglaises - les autorités belges redoutent de voir des campements de migrants s’installer sur leurs côtes pour tenter la traversée.La police fédérale belge a par ailleurs annoncé qu’elle renforçait ses patrouilles, tant terrestres, que maritimes et aériennes, grâce au déploiement des avions de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières.
    Depuis 2025, de plus en plus de canots de migrants partent des côtes de la Belgique pour tenter d’atteindre le Royaume-Uni en traversant clandestinement la Manche. Notamment depuis la plage belge d’Oostduinkerke, à une dizaine de kilomètres de la frontière française, ou encore depuis Nieuport, non loin d’Oostduinkerke.
    « Ces bateaux pneumatiques longent la côte [belge] et prennent des passagers à plusieurs endroits sur la plage, jusqu’à ce que 80 à 100 personnes soient entassées dans un même bateau, souvent sans gilet de sauvetage », selon le chef de corps de la police de la côte ouest, Nicholas Paelinck, cité par les médias belges. « Ces bateaux se dirigent ensuite vers Calais avant de prendre le cap vers l’Angleterre. »
    Le 9 mars, le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé, a tenté d’alerter : « Nous avons déjà atteint la moitié du total des interpellations de l’année dernière. La situation est explosive », a-t-il déclaré à la presse locale. En 2025, la zone de police Westkust (qui regroupe les communes de La Panne, Coxyde et Nieuport) interpellait en moyenne deux passeurs par mois. Mais en début d’année, ce nombre a bondi à 25.Auparavant, la Belgique était utilisée par les trafiquants comme un lieu de stockage des embarcations de migrants avant leur mise à l’eau en France. Le pays n’était pas, jusque-là, considéré comme une terre de départ vers l’Angleterre, en raison des forts courants au large et d’une distance plus longue pour rejoindre les rives britanniques.
    Côté Royaume-Uni, selon des chiffres publiés fin août par les autorités, les demandes d’asile ont reculé de 21% dans le pays entre fin juin 2025 et fin juin 2026, à leur plus bas niveau depuis 2022, tandis que les arrivées de migrants sur de petits bateaux ont reculé de 23%.
    Londres a aussi signé des accords avec plusieurs pays comme l’Allemagne ou encore l’Irak afin de lutter en amont contre l’immigration clandestine.Le pays a aussi signé pour trois ans en avril un nouvel accord avec la France, qui prévoit le versement de 662 millions de livres (771 millions d’euros) pour financer des patrouilles sur les plages d’où partent ces bateaux. Une source diplomatique britannique avait indiqué la semaine dernière que Londres voulait désormais travailler à une « échelle plus européenne », citant notamment le cas des « trafiquants qui vont vers la Belgique »

    #Covid-19#migrant#migration#belgique#royaumeuni#politiquemigratoire#accordmigratoire#sante#droit#routemigratoire

  • Mammellone: un archivio liquido
    https://www.meltingpot.org/2026/09/mammellone-un-archivio-liquido

    Sono 42 le voci del Contro dizionario del Confine. Parole alla deriva nel Mediterraneo Centrale. Il volume è edito da Tamu. È il risultato di una ricerca collettiva avviata dal 2021 nel Mediterraneo centrale e firmata da un autore plurale: l’equipaggio di ricerca della Tanimar. Ogni giovedì, a partire dal 19 febbraio, una voce accompagnerà lettrici e lettori dentro uno spazio di confine dove le frontiere non sono linee, ma pratiche che attraversano corpi, lingue e relazioni. Perché in un viaggio segnato da rotte, pattugliamenti, respingimenti e attese, il linguaggio diventa strumento di sopravvivenza e un possibile modo di resistere alla

    #Notizie #Roberta_Derosas

  • Route des Canaries : plus de 1 000 migrants, partis de Gambie, secourus en une semaine au large de l’Afrique de l’ouest « dans un état critique » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73559/route-des-canaries--plus-de-1-000-migrants-partis-de-gambie-secourus-e

    Route des Canaries : plus de 1 000 migrants, partis de Gambie, secourus en une semaine au large de l’Afrique de l’ouest « dans un état critique »
    Par La rédaction Publié le : 09/09/2026
    En seulement une semaine fin août, 1 046 migrants, à bord de sept pirogues, ont été secourus au large du Sénégal et de la Mauritanie, a indiqué Médecins sans frontières dans un communiqué publié lundi. Ces personnes étaient toutes parties de Gambie et se trouvaient « dans un état critique » au moment du sauvetage.
    Les départs de Gambie s’intensifient. Fin août, en seulement une semaine, 1 046 migrants ont été secourus dans l’Atlantique au large de la Mauritanie et du Sénégal, a indiqué Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué publié lundi 7 septembre. Tous avaient pris la mer depuis les côtes gambiennes dans l’espoir de rejoindre les Canaries, distantes de près de 2 000 km.
    Ces personnes « se trouvaient à bord de sept embarcations, transportant chacune en moyenne 150 personnes », précise l’ONG médicale. La plupart étaient originaires du Sénégal et de Gambie, et d’autres provenaient du Mali, de Guinée et de Côte d’Ivoire. Parmi ce millier d’exilés se trouvaient 134 femmes, dont une enceinte, et 88 mineurs."Après avoir longuement dérivé en mer, les personnes secourues souffraient de déshydratation et de fatigue extrême, de perte de connaissance, de fractures ainsi que d’infections cutanées, gastriques et respiratoires", signale MSF dans son communiqué.
    « Au-delà des besoins physiques urgents, l’impact psychologique sur les survivants est profond, beaucoup d’entre eux ayant vu leurs proches mourir pendant la traversée », continuent les humanitaires, ajoutant avoir ouvert des cellules psychologiques d’urgence pour les rescapés. L’ONG prodigue des soins pour les migrants après les débarquements à Nouadhibou en Mauritanie, en collaboration avec le Croissant-Rouge, et au Sénégal (à Rosso, dans le sud, et à Dakar) avec les équipes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
    Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années de gagner clandestinement l’Europe en empruntant la périlleuse route de l’Atlantique, principalement vers l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes.Ces dernières années, avec le renforcement des contrôles au large du Maroc, de la Mauritanie et du Sénégal - à la suite d’accord avec l’Espagne et l’Union européenne - les départs vers les Canaries se sont déplacés plus au sud. Désormais, la majorité des départs de pirogues se font depuis les rives gambiennes, rallongeant considérablement la durée de la traversée dans l’Atlantique. Elle « constitue l’une des routes migratoires maritimes les plus longues au monde », rappelle MSF.
    « La distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise », décrivait en septembre 2025 Delphine Perrin, chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, interrogée par InfoMigrants.
    Et les drames ne sont pas rares sur cet itinéraire particulièrement risqué. Début septembre, plus de 80 personnes, dont un bébé, ont trouvé la mort à bord d’une embarcation de fortune partie de Gambie. Leur pirogue chargée de 127 migrants a dérivé et les exilés ont dû passer 27 jours en mer, avant d’être secourus – les forces espagnoles ont pris en charge seulement 44 survivants de ce canot.
    Après ce sauvetage, plusieurs personnes ont été transportées vers différents hôpitaux en raison de leur état de santé précaire. Selon l’agence EFE, des sauveteurs ont raconté qu’à leur arrivée à terre, les survivants se sont effondrés sur la table lorsque la police les faisait s’asseoir pour noter leur nom et leur provenance.
    Mi-juillet, 143 personnes sont mortes ou portées disparues dans l’Atlantique. Trente-huit migrants de ce canot ont été secourus, sur un total de 200 personnes ayant embarqué depuis une plage gambienne. Leur pirogue a, elle aussi, dérivé pendant 25 jours dans l’océan.Les rescapés ont raconté qu’après seulement « dix jours de navigation », l’eau et la nourriture étaient complètement épuisées. Ils ont dû boire de l’eau de mer et survivre dans des conditions humaines extrêmement difficiles. Sept personnes, y compris deux femmes et deux hommes, ont été urgemment transportées à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 600 personnes ont péri dans l’Atlantique sur les cinq premiers mois de 2026. À la même période de 2025, l’organisation comptait près de 1 500 décès ou disparus sur cette route maritime. Un chiffre en baisse par rapport à l’année précédente du fait de la diminution des arrivées de migrants aux Canaries.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#gambie#mauritanie#routemigratoire#atlantique#sante#mortalite#migrationirreguliere#rosso#nouhadibou#mali#guinee#cotedivoire

  • Marche de la fraternité Nord Drôme-Romans
    https://ricochets.cc/Marche-de-la-fraternite-Nord-Drome-Romans-9426.html

    pour créer des liens entre les villages de la #Drôme des collines et la ville de Romans et de ses quartiers,

    pour mieux se connaître, se parler, échanger et, ainsi, lutter contre le racisme et les préjugés. Une première marche pour la fraternité a eu lieu le 6 avril 2025, jusquÕà Saint Ange. Une deuxième MARCHE POUR LA FRATERNITÉ aura lieu le dimanche 20 septembre 2026.

    Elle partira de différents lieux situés dans les collines et à Romans pour converger vers le quartier de la Monnaie… (…) #Les_Articles

    / #Romans_sur_Isère, Drôme

  • #OverJoy 292
    https://radioblackout.org/podcast/overjoy-292

    Martedì 9 Settembre 2026 – Overjoy 292Tributo ai Channel One Recording Studios, demoliti in settimana.Nuova release Solardub prodotta da Jah Lion Sound System, nuovo 12″ Ital Power Music, e tanto tanto altro: nuovo tributo a King Tubby da Haris Pillton, nuovo riddim chiamato He Say She Say, un po’ di RnB per ben incominciare, e dopo il tributo ai Channel One studios ancora Harmonique, Osmond Collins, Brother Culture … e molto altro.Stayin’alive.

    #dub #reggae #roots
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/09/2026_09_08-16_20-OJ292-escopost.mp3

  • La gauche doit-elle céder au chant de l’IA générative ? Non !
    https://danslesalgorithmes.net/stream/la-gauche-doit-elle-ceder-au-chant-de-lia-generative-non

    « Depuis que le camp de l’émancipation a renoncé à combattre l’aliénation et a adopté les « innovations » du capital en les saluant comme des progrès, il ne cesse de multiplier les défaites. Parce que, précisément, ces innovations garantissent une passivité face à la réalité capitaliste qui sape les bases de toute tentative sérieuse […]

  • L’AfD tient désormais le haut du parking en Saxe-Anhalt. D’après le Diplo, ce serait la faute à la « réunification ». C’est vrai que passer d’une économie administrée à la mode soviétique à une économie en mode capitaliste dérégulé, c’est pas le genre truc qui se fait sans que les « derniers de cordée » s’en prennent plein la face ...

    Allemagne de l’Est, histoire d’une annexion, par Rachel Knaebel & Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, novembre 2019)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/11/KNAEBEL/60911

    Mythe fondateur de l’Union européenne, l’année 1989 est pourtant un symbole équivoque. Ainsi, en Allemagne de l’Est, l’accès aux libertés politiques et à la consommation de masse fut payé au prix fort — celui d’un effondrement social et d’une prédation économique souvent ignorés à l’Ouest.

    (article en accès libre)

    • https://www.monde-diplomatique.fr/2024/09/RIMBERT/67461

      Quelle gauche ? En Allemagne, un parti propose depuis janvier dernier une réponse à cette vieille question : l’Alliance Sahra Wagenknecht pour la raison et la justice (BSW). L’ancienne dirigeante de Die Linke (La Gauche) a finalement réglé par la scission le conflit d’orientation qui empoisonnait ce parti depuis des années (1). La nouvelle formation ampute Die Linke d’une dizaine de députés et défraie la chronique. Ancienne militante communiste, intellectuelle brillante, très populaire à l’Est, où elle est née, Mme Wagenknecht peut enfin donner corps à la ligne qu’elle incarne. Celle d’une « gauche conservatrice » qui prendrait le contrepied de l’électorat progressiste, urbain et diplômé des Verts : à gauche sur le plan social, conservatrice sur les questions de société et d’immigration, favorable à une forme de souverainisme au sein de l’Union européenne, critique de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et du nouveau bellicisme allemand, intransigeante sur la défense de la liberté d’expression [des nazis].

      [...] Son refus de la vaccination obligatoire, ses critiques de la politique sanitaire pendant la pandémie de Covid-19 et sa défense de la liberté d’expression alimentent une polémique quasi permanente centrée sur sa personne. Au fil des ans, Mme Wagenknecht a composé une figure d’icône médiatique austère, élégante, cérébrale, incarnation moderne de Rosa Luxemburg, dont la notoriété interroge : le parti a-t-il vocation à la servir, ou lui sert-elle de rampe de lancement ?

      #Sahra_Wagenknecht #rouges_bruns #Pierre_Rimbert #gauche

    • D’après le Diplo, ce serait la faute à la « réunification ».

      Vaste blague... qui ferait retourner dans sa tombe le regretté Thomas Heise.

      « À quoi bon faire un film sur ces gens-là ? » : cette déclaration d’un de ses professeurs de cinéma, Thomas Heise la reprend et en fait le titre de ce qui n’était censé être qu’un exercice de réalisation documentaire pour sa deuxième année d’études. Ce film a été immédiatement interdit de toute projection publique jusqu’à sa première mondiale le 20 septembre 1989, soit presque dix ans après sa réalisation. Il est le premier volet d’une longue série de films de Heise autour de la marginalité sociale, de l’exclusion économique et de l’invisibilité cinématographique des pauvres, des petits voyous et des néonazis en RDA dans les années 80 puis en ex-RDA dans les années 90. Des œuvres simples dans leur fabrication, souvent réalisées dans des conditions précaires mais en rupture intégrale avec la violente hypocrisie de l’état et l’(auto)censure active dans le cinéma documentaire des studios publics de la DEFA.

      https://www.on-tenk.com/fr/documentaires/les-films-de-dok-leipzig/a-quoi-bon-faire-un-film-sur-ces-gens-la-

      Le terreau dans lequel s’enracine la résurgence des nazis dans l’ex-RDA, c’est le déni d’un état qui proclamait être issu des « seuls vrais antifascistes » mais qui a dénié durant quarante ans la persistance du phénomène en son sein, singeant par là même la RFA adversaire idéologique à accabler.

    • Intéressant comme témoignage. J’ai visité la RDA en 1980 exactement en pleine « ère Brejnev » en URSS. On ne nous a montré que les « belles choses » issues du « socialisme ». Pour y aller (sans trop de tracas), j’ai dû adhérer à une asso ramification du PCF de l’époque, en l’occurrence « Amitié France-RDA ». Bon, il va sans dire que dans le cadre officiel de ce « symposium pédagogique », la communication des encadrants (citoyens de la DDR) était extrêmement caricaturale. De plus, la comm’ était brouillée par l’enthousiasme surjoué d’une bande de lascars du PCF qui s’étaient inscrits au programme.

      Ce serait long à raconter ces quelques deux semaines passés dans cette « belle république » comme l’affirmait péremptoirement une dame qui faisait partie du personnel technique d’une école primaire que nous avions visitée. J’ai surtout eu l’impression d’une jeunesse (dans mes âges à l’époque) qui s’ennuyait profondément et qui noyait son absence de perspective dans les alcools forts. Par contre, vu que je m’étais choppé une bronchite de malade (abus du tabac oblige et traitrise de la météo printanière de là-bas), j’ai eu l’avantage d’être conduit dans un dispensaire de soins où j’ai pu me faire prescrire des médicaments (fabriqués en Bulgarie) sans bourse délier.

      Des nazis, nous n’en vîmes pas la queue d’un. Mais en visitant Dresde, on nous a montré d’une façon ostentatoire les ruines laissées par les bombardements alliés (ce qui était complètement inenvisageable à l’Ouest) et c’est là que tu commençais à comprendre que c’est cette partie-là de l’Allemagne qui avait réellement perdu la guerre ...

    • Des nazis, nous n’en vîmes pas la queue d’un.

      Tu m’étonnes ! Dans le cadre d’un voyage organisé par « la patrie des travailleurs », tu avais peu de chance de croiser ceux qui auraient pu t’en dire plus sur les nazis du coin. Ceux-là étaient plutôt au ban de la société, dans des squats à Leipzig ou Berlin (et oui, des squats en DDR), essayant d’échapper à l’injonction productive, organisant des concerts punk jusqu’à la rafle de la Stasi*... ou l’attaque des néo-nazis, comme le « raid sur Zionskirche »

      https://de.wikipedia.org/wiki/%C3%9Cberfall_auf_die_Zionskirche

      L’attaque de la Zionskirche, le 17 octobre 1987, fut une agression perpétrée par des skinheads nazis contre les spectateurs d’un concert du groupe Element of Crime à la Zionskirche de Berlin-Est. Cette agression, les procès pénaux qui s’ensuivirent et le retentissement médiatique qui en découla ont conduit pour la première fois à un débat public sur les néonazis en RDA. Le ministère de la Sécurité d’État a ensuite mené une enquête secrète sur les skinheads en RDA. C’est dans le milieu de l’opposition est-allemande, qui avait également élu domicile à la Zionskirche, que se sont formés, fin 1987, les premiers groupes antifascistes. Cette agression a été perçue comme un tournant décisif : les courants d’extrême droite et nationalistes déjà présents en Allemagne de l’Est sont devenus visibles et ne pouvaient plus se dissimuler sous le couvert de l’« antifascisme » imposé par l’État.

      * La Stasi, elle, débarquait au petit matin, kidnappait un camarade dont on entendait plus parler. Ça incitait les autres à se faire réembaucher fissa.

    • Dans le chapeau qui accompagne l’article du Diplo republié sept ans après, il est écrit :

      Dans les Lander qui formaient naguère la République démocratique allemande, un ressentiment spécifique a pris corps, lié aux conditions de l’unification de 1990. Célébrée à l’Ouest comme une heureuse réunion de famille, elle fut parfois vécue à l’Est comme une annexion, voire comme une colonisation. Parti opportuniste, l’AfD exploite cette nostalgie d’un passé moins détesté qu’on le croit en Occident.

      C’est un mélange de constats fondés, de rapprochements qui ne le sont pas et d’extrapolations hallucinées.

      Oui, le ressentiment concernant les conditions de l’unification existe. Mais soyons plus précis : ce ne sont pas seulement les conditions, mais l’idée même de réunification qui a heurté (et continue de heurter) la population de l’ex-RDA. Ce n’était pas le fait de se faire manger à la sauce libérale, mais de se faire manger tout court qui est apparu comme une forme de colonisation. Cette nostalgie existe bien au delà des électeurs de l’AfD et induit des positionnements politiques radicalement opposés.

      Oui, l’AfD est un parti opportuniste qui exploite la nostalgie d’un passé. Mais penser que les électeurs de l’AfD ont la nostalgie d’un état providence et d’un socialisme qui aurait pu fonctionner, image repoussoir pour un Occident inféodé au libéralisme, est un vœu pieux. Ces électeurs sont nostalgiques d’un état fort qui avait su mettre sa population au travail et rendre invivable l’existence des superflus. C’est sur cette base qu’un régime surjouant la résistance au nazisme avait pu obtenir l’assentiment plus ou moins passif d’une population dans laquelle l’antifascisme était loin d’être acquis. Et c’est bien à ce titre que les dirigeants de l’AfD suggèrent un héritage dans un moment de crise où la superfluité est devenue un phénomène de masse, là où l’ex-RDA n’avait que quelques milliers de dissidents à mater.