• Introducing Acorn, a precision farming rover from Twisted Fields - Research Blog - Twisted Fields community
    https://community.twistedfields.com/t/introducing-acorn-a-precision-farming-rover-from-twisted-fields/17

    Today we are very proud to announce a project we have been working on for just under two years. Acorn is a precision farming rover we have developed in house to aid in farming automation research. Acorn is solar powered, lightweight, and completely open source 63.

    #opensource #robot #ferme#agriculture

  • éric zemour, Agnès Verdier-Molinié, mac kinsey, argent magique, décryptage. BCE, leurs Bons Calculs Economiques

    L’émission de radio est ré écoutable en ligne, sur le site de Radio Campus Lille.

    Le lien : https://www.campuslille.com/index.php/entry/eric-zemmour-agnes-verdier-molinie-mac-kinsey-argent-magique-decryptage

    – éric zemour, Agnès Verdier-Molinié sur Cnews, l’affrontement des néants !
    
- mckinsey & company, conseil en stratégie, et ses prestigieuses condamnations.

    – À propos d’une ré industrialisation de la France. Rappel, Roubaix bourse mondiale de la Laine.
    
- Covid : les variations des titres des journaux, l’information en continu. La vie financière n’est pas « rose.

    – Argent et Capitalisme magiques. Le point à fin février 2021 sur les indicateurs disponibles au niveau mondial.

    #covid #Dunkerque #Roubaix #zemour #agnès_verdier-molinié

  • Spot is a Cop
    https://www.vice.com/en/article/d3amew/boston-dynamics-spot-robot-police

    A new report shows that Boston Dynamics loaned its Spot robot to the Massachusetts State Police, and civil liberties groups are concerned. Cops are already using Boston Dynamics’ creepy Spot robot, and they’re not being very transparent about what the four-legged mechanical hellhound is getting up to while it’s in their care. According to a report by Boston news station WBUR, documents obtained by the American Civil Liberties Union of Massachusetts show that the state’s bomb squad had Spot on (...)

    #BostonDynamics #robotique #police #vidéo-surveillance #surveillance #ACLU

  • A Genocide Incited on Facebook, With Posts From Myanmar’s Military - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/15/technology/myanmar-facebook-genocide.html

    NAYPYIDAW, Myanmar — They posed as fans of pop stars and national heroes as they flooded Facebook with their hatred. One said Islam was a global threat to Buddhism. Another shared a false story about the rape of a Buddhist woman by a Muslim man.

    The Facebook posts were not from everyday internet users. Instead, they were from Myanmar military personnel who turned the social network into a tool for ethnic cleansing, according to former military officials, researchers and civilian officials in the country.

    The previously unreported actions by Myanmar’s military on Facebook are among the first examples of an authoritarian government’s using the social network against its own people. It is another facet of the disruptive disinformation campaigns that are unfolding on the site. In the past, state-backed Russians and Iranians spread divisive and inflammatory messages through Facebook to people in other countries. In the United States, some domestic groups have now adopted similar tactics ahead of the midterm elections.

    #Facebook #Birmanie #Rohingyas #Militaires

  • L’#ONU perd #Guernica, la tapisserie anti-guerre de #Picasso, récupérée par la famille #Rockefeller | Connaissance des Arts
    https://www.connaissancedesarts.com/arts-expositions/cubisme/lonu-perd-guernica-la-tapisserie-anti-guerre-de-picasso-recuper

    Installée à l’entrée de la salle où se réunit le Conseil de Sécurité de l’ONU, la tapisserie, représentant Guernica (1937) de Picasso (1881-1973), avait pour but de rappeler les horreurs de la guerre aux dirigeants du monde. Réalisée en 1955 par l’atelier français Jacqueline de La Baume-Dürrbach, pour le compte de l’industriel Nelson Rockefeller, elle a été réclamée par son fils, qui n’a pas communiqué ses raisons. Prêtée à l’ONU à partir de 1984, l’œuvre avait été commandée par Rockefeller après que Picasso, qui refusait de lui vendre l’original, lui a suggéré cette alternative. Il s’agit du premier des trois exemplaires tissés du tableau autorisés par l’artiste. Le départ de la tapisserie a suscité un grand émoi chez les responsables internationaux, qui n’envisagent pas de réclamer la tapisserie à Nelson Rockefeller Junior.

  • #Sangue_giusto. #Francesca_Melandri

    Roma, agosto 2010. In un vecchio palazzo senza ascensore, Ilaria sale con fatica i sei piani che la separano dal suo appartamento. Vorrebbe solo chiudersi in casa, dimenticare il traffico e l’afa, ma ad attenderla in cima trova una sorpresa: un ragazzo con la pelle nera e le gambe lunghe, che le mostra un passaporto. «Mi chiamo Shimeta Ietmgeta Attilaprofeti» le dice, «e tu sei mia zia.» All’inizio Ilaria pensa che sia uno scherzo. Di Attila Profeti lei ne conosce solo uno: è il soprannome di suo padre Attilio, un uomo che di segreti ne ha avuti sempre tanti, e che ora è troppo vecchio per rivelarli. Shimeta dice di essere il nipote di Attilio e della donna con cui è stato durante l’occupazione italiana in Etiopia. E se fosse la verità? È così che Ilaria comincia a dubitare: quante cose, di suo padre, deve ancora scoprire? Le risposte che cerca sono nel passato di tutti noi: di un’Italia che rimuove i ricordi per non affrontarli, che sopravvive sempre senza turbarsi mai, un Paese alla deriva diventato, suo malgrado, il centro dell’Europa delle grandi migrazioni.Con Sangue giusto Francesca Melandri si conferma un’autrice di rara forza e sensibilità. Il suo sguardo, attento e profondissimo, attraversa il Novecento e le sue contraddizioni per raccontare il cuore della nostra identità.

    https://rizzoli.rizzolilibri.it/libri/sangue-giusto
    #livre #littérature #Italie_coloniale #migrations #colonialisme #corne_d'Afrique #colonisation #histoire #fascisme #roman

    –—

    ajouté à la métaliste sur le colonialisme italien :
    https://seenthis.net/messages/871953
    Et plus précisément ici :
    https://seenthis.net/messages/871953#message900659

    • Le livre Sangue giusto a été traduit en français avec le titre

      Tous, sauf moi

      2010, Rome. Ilaria, la quarantaine, trouve sur le seuil de sa porte un jeune Éthiopien qui dit être à la recherche de son grand-père, Attilio Profeti. Or c’est le père d’Ilaria. À quatre-vingt-quinze ans, le patriarche de la famille Profeti est un homme à qui la chance a toujours souri : deux mariages, quatre enfants, une réussite sociale éclatante. Troublée par sa rencontre avec ce migrant qui déclare être son neveu, Ilaria commence à creuser dans le passé de son père.
      À travers l’enquête d’Ilaria qui découvre un à un les secrets sur la jeunesse de son père, Francesca Melandri met en lumière tout un pan occulté de l’histoire italienne : la conquête et la colonisation de l’Éthiopie par les chemises noires de Mussolini, de 1936 à 1941 – la violence, les massacres, le sort tragique des populations et, parfois, les liens qu’elles tissent avec certains colons italiens, comme le fut Attilio Profeti.
      Dans ce roman historique où l’intime se mêle au collectif, Francesca Melandri apporte un éclairage nouveau sur l’Italie actuelle et celle des années Berlusconi, dans ses rapports complexes avec la période fasciste. Naviguant habilement d’une époque à l’autre, l’auteur nous fait partager l’épopée d’une famille sur trois générations et révèle de façon bouleversante les traces laissées par la colonisation dans nos sociétés contemporaines.

      http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/Tous-sauf-moi

    • « Tous, sauf moi », le roman qui met l’Italie face à son héritage colonial

      Francesca Melandri dynamite la #mémoire sélective entretenue sur le passé impérial de l’Italie en Afrique. Son dernier livre pulvérise les couches de silence accumulées depuis l’ère fasciste et combat le révisionnisme historique des années Berlusconi.

      Le roman s’ouvre en 2012 à Rome, sur le décès d’un vieillard de 97 ans. « Tous, sauf moi » était le mantra d’Attilio Profeti, obsédé par l’idée d’être le dernier de sa génération à quitter ce bas monde. Depuis bien longtemps, les enfants issus de sa double vie avaient découvert leur existence mutuelle. Mais cela ne faisait que deux ans que sa fille Illaria avait vu débarquer sur son palier un certain Shimeta Ietmgeta Attilaprofeti. Venu d’Éthiopie, celui-ci s’était présenté comme son neveu, c’est-à-dire le petit-fils dudit vieillard, à la mémoire déjà trop effilochée pour confirmer quoi que ce soit.

      Ce point de départ fournit le prétexte à une investigation filiale qui tient le lecteur en haleine pendant plus de 500 pages facilement dévorées, en lui faisant remonter le temps jusqu’à cent ans en arrière. Dans cet ouvrage publié en 2019, à (re)découvrir dans les librairies déconfinées, l’écrivaine Francesca Melandri enchevêtre plusieurs récits de vie qui éclairent de manière sensible l’histoire récente de l’Italie. Sa prose alterne subtilement entre l’empathie pour ses personnages, un humour féroce, des descriptions cliniques et quelques rebondissements surprises.

      On suit ainsi le long parcours d’Attilio Profeti, fils d’un cheminot étranger aux idées fascistes, dont l’enfance sera néanmoins tout entière marquée par le régime de Mussolini. Engagé en Éthiopie, dont la conquête en 1936 fit beaucoup pour l’adhésion populaire au nouveau régime, il y laissera une femme et une progéniture qu’il ne reconnaîtra jamais, au contraire de certains compagnons « ensablés », émigrés ou anciens soldats jamais repartis du pays. Beau et chanceux, il trouvera après la guerre un protecteur auprès de qui bénéficier des nombreux avantages d’une démocratie chrétienne hégémonique et corrompue.

      Avec sa fille Illaria, une femme indépendante ayant grandi pendant la dégénérescence du système de partis de la Première République, voilà le lecteur plongé dans les années Berlusconi, cauchemardesques pour quiconque ayant conservé des idéaux de gauche, ou tout simplement une haute idée de l’action publique. Son enquête l’incitant à s’accommoder avec les principes moraux qu’elle s’était fixés, Illaria voit s’échapper son fantasme de rester imperméable au climat d’abaissement et de compromission encouragé par le magnat transalpin des médias.

      Motivée par une oppression politique bien plus directe et brutale, l’odyssée du jeune Éthiopien jusqu’à Rome fait écho aux tragédies migratoires vécues ces dernières années entre la Corne de l’Afrique et les côtes européennes, en passant par le Soudan et la Libye. « Qu’est-ce qu’une frontière au milieu du désert ?, lit-on au commencement de son parcours éprouvant. Une ligne invisible au-delà de laquelle il y a ceux qui te frappent, ceux qui te donnent à boire, ceux qui volent ton argent et ceux qui font un peu tout ça à la fois. Ou bien encore, là où il n’y a plus personne parce que le chauffeur a perdu la piste et alors on meurt. »

      La grande réussite de Melandri est de ne pas dérouler ces récits en silos, mais de les faire résonner les uns avec les autres. Elle nous fait ainsi découvrir, ou mieux entendre, les échos du passé impérialiste italien dans la vie politique contemporaine, par exemple lors de la réception de Kadhafi par Berlusconi en 2010. En reliant par la fiction des destins individuels, la romancière réunit dans le même geste des fragments d’histoire nationale artificiellement séparés – et surtout excessivement négligés – dans la mémoire collective.

      C’est en effet l’impensé colonial de son pays (lire l’article de Ricardo Antoniucci) que Melandri met au jour, dans une sorte de forage impitoyable de la psyché nationale. Elle le fait sans ménagement, n’épargnant pas au lecteur les récits atroces – sans être gratuits – des violences sexuelles et crimes de guerre commis par l’armée italienne. Sur la base d’une documentation solide, et avec les armes d’un art populaire, elle entreprend de défaire les couches de silence qui ont enveloppé cette histoire qui n’a rien eu d’anecdotique.

      Par honte, peur de la justice ou déni psychologique, les « revenants » d’Abyssinie avaient été avares de témoignages : « Tous se taisaient. Chacun de ces petits ruisseaux de silence confluait avec le grand fleuve des omissions officielles, qui, à son tour, alimentait la grande mer de la propagande sur l’Afrique orientale. »

      Une fois le fascisme vaincu, la reconstruction mémorielle du pays a débouché sur le mythe d’un pays victime d’un phénomène politique aberrant : « Tout ce qui, à tort ou à raison, était associé au fascisme était considéré comme un corps étranger, une parenthèse, une déviation du vrai cours de l’histoire de la patrie, celui qui reliait l’héroïsme du Risorgimento à celui de la Résistance. L’Italie était un ancien alcoolique qui, comme tout nouvel adepte de la sobriété, ne voulait pas être confondu avec le comportement qu’il avait eu lors de sa dernière cuite. »

      Tout en rappelant que l’entreprise coloniale a été lancée plus de vingt ans avant l’avènement du régime mussolinien, Melandri insiste sur la centralité de l’impérialisme dans le fascisme italien. Elle s’inscrit dans le sillage de réflexions similaires menées dans le champ académique, comme chez Marie-Anne Matard-Bonucci. Dans un ouvrage important, Totalitarisme fasciste, celle-ci insiste sur le fait que le culte de la violence se situait bien au cœur du mouvement puis du régime politique de Mussolini (voir notre entretien vidéo).

      « Pour le pouvoir fasciste, écrit l’historienne, la terreur [dans les colonies] n’était pas une dérive, mais une façon de faire de la politique. » Un chapitre entier de son ouvrage est d’ailleurs consacré à la propagande viriliste déployée en arrière-fond des conquêtes coloniales, dans lequel elle explique comment le « spectre du métissage », signe d’une radicalisation raciste du régime, a finalement débouché sur une réglementation stricte de la sexualité en terrain colonial.

      Or, c’est précisément dans cette torsion idéologique que s’inscrit la biographie inventée d’Attilio Profeti : adolescent contemplant des cartes postales de corps animalisés et « exotisés », soldat parmi ceux confrontés à leur disponibilité au cours d’une conquête militaire les ayant transformés en proies faciles, amoureux préférant délaisser l’objet de sa fascination plutôt que d’hypothéquer son avenir au sein d’un régime ne tolérant pas l’altération du pur sang italien.

      À plusieurs reprises, dans les pages les plus contemporaines, la romancière étrille le révisionnisme historique encouragé par Berlusconi et ses alliés de droite dès leur arrivée au pouvoir. Comme l’a montré un autre historien, Olivier Forlin, les années 1990 ont de fait été le moment d’une « relativisation de l’héritage fasciste » et d’une mise en équivalence douteuse entre partisans et fascistes pendant la guerre civile de 1943-45, présentée comme un moment regrettable de division nationale.

      De façon plus générale, c’est la dégénérescence morale incarnée par Berlusconi dont témoignent les personnages du roman. Parmi eux, l’amant d’Illaria, Piero Casati, est décrit comme un élu « entré en politique avec une idée d’efficacité conservatrice [...] ; où les excès des hommes d’État de la Première République seraient corrigés par un peu de marché sain, par l’allègement de la lourdeur du fonctionnement de l’administration », mais qui se retrouve plongé dans « un climat de Bas-Empire, de foire d’empoigne, avec des rats dans la soute qui rongent les dernières croûtes avant que le bateau ne s’écrase sur les rochers ».

      Les adversaires de centre-gauche de Berlusconi ne sont pour autant pas épargnés dans le roman. À plusieurs occasions, Melandri souligne leur responsabilité partagée dans l’absence de travail mémoriel satisfaisant, et dans la mise en œuvre de lois désastreuses pour la dignité et l’intégrité physique des migrants ayant tenté leur chance depuis l’autre côté de la Méditerranée.

      Épique et subtil autant qu’éprouvant, Tous, sauf moi s’inscrit dans un mouvement de pluralisation de la mémoire italienne, que d’autres romanciers et chercheurs ont lancé à la lumière d’une histoire impériale réévaluée. L’originalité de Melandri est de montrer en quoi le legs colonial pèse encore dans l’inconscient, les représentations et les affects contemporains. Il est heureux que les lectrices et lecteurs français y aient aujourd’hui accès, deux ans après sa parution en Italie.

      https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/010620/tous-sauf-moi-le-roman-qui-met-l-italie-face-son-heritage-colonial
      #impensé_colonial

  • Roger Martelli : « La Commune de Paris est un bien commun que la République se doit de célébrer »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/28/roger-martelli-la-commune-de-paris-est-un-bien-commun-que-la-republique-se-d

    Alors qu’au Conseil de Paris les élus de droite se sont opposés à la célébration des 150 ans de la Commune, l’historien rappelle, dans une tribune au « Monde », l’importance du « premier pouvoir » qui s’est appuyé sur des valeurs démocratiques et sociales « qui n’ont pas pris une ride ».

    Tribune. Le 3 février, au Conseil de Paris, la droite parisienne a lancé un tollé contre les commémorations prévues pour les 150 ans de la Commune de Paris. Engluée dans son passé, elle persiste à dire que célébrer cet anniversaire revient à glorifier « les événements les plus violents de la Commune ».

    De quoi s’agit-il, en fait ? Le 18 mars 1871, les bataillons de la garde nationale – qui participent depuis septembre 1870 à la défense de Paris [contre l’armée prussienne qui l’encercle] – s’emparent du pouvoir dans une capitale désertée par les autorités. Quelques jours plus tard, des élections désignent, à 40 % des électeurs inscrits, une majorité de républicains parmi les plus à gauche de cette période troublée. La nouvelle assemblée élue va se réunir régulièrement pendant cinquante-quatre jours : quarante-huit d’entre eux ont été occupés par la guerre civile, la plus brutale qu’ait connue Paris depuis les guerres de religion.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Légende noire » contre « légende rouge » : la difficile commémoration des 150 ans de la Commune de Paris

    Pendant cette brève période, en même temps qu’elle fait la guerre, la Commune remet en marche les administrations, fait fonctionner les services publics, organise le ravitaillement et les soins aux blessés, assure la sécurité dans les rues. Dans l’esprit de la « République démocratique et sociale » que la révolution de 1848 a promue avant elle, elle met en application ce que ses responsables ont annoncé. Elle confirme le moratoire des loyers dus pendant une partie du siège de Paris, décide la restitution partielle des objets déposés au mont-de-piété, réquisitionne les logements abandonnés par leurs propriétaires après le 18 mars. Elle procède de même pour les ateliers abandonnés, dont elle veut confier la gestion aux travailleurs eux-mêmes. Elle soumet les marchés publics à des contraintes sociales strictes.
    Une autre conception du « vivre-ensemble »

    Elle ne fait pas que de la redistribution sociale. Elle proclame la séparation de l’Eglise et de l’Etat, abolit le système injuste de conscription militaire alors en vigueur, accepte qu’on brûle la guillotine devant la mairie du 11e arrondissement. Elle met en place un enseignement primaire et professionnel laïque et gratuit, ouvre l’enseignement professionnel aux filles, commence à mettre en cause l’ordre traditionnel de la famille. Elle cherche à changer en profondeur le rapport entre électeurs et élus, prévoit la révocabilité des élus et organise la consultation des citoyens et citoyennes pour préparer les décisions de l’assemblée communale.

    Sans doctrine figée, sans même un programme achevé, la Commune a fait en quelques semaines ce que la République mettra bien du temps à décider. Elle a ouvert la voie à une autre conception du « vivre-ensemble », fondée sur l’égalité et la solidarité. Elle a enfin esquissé la possibilité d’une démocratie moins étroitement représentative, plus directement citoyenne. En bref, elle a voulu mettre concrètement en œuvre ce « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » dont le président américain Lincoln avait annoncé l’avènement quelques années plus tôt [le 19 novembre 1863, lors du discours prononcé à Gettysburg].
    La République a perdu du temps

    Bien sûr, la Commune n’a souvent fait que désigner une part du chemin et peu de ses décisions ont eu le temps d’être réellement appliquées. Bien sûr encore, les conditions de la guerre civile l’ont poussée à des décisions cruelles, qui ont été d’ailleurs bien loin de faire l’unanimité dans les rangs communards (décret stipulant que « toutes personnes prévenues de complicité avec le gouvernement de Versailles (…) seront les otages du peuple de Paris », suppression de journaux…). Mais, en noyant dans le sang l’expérience du printemps 1871, en recouvrant son souvenir du voile opaque et persistant de l’oubli, il n’est pas exagéré de penser que la République a perdu du temps.

    « Le Paris de 1871 a connu un type de gouvernement populaire et même ouvrier, comme il n’y en a jamais eu en France auparavant, et comme il n’y en aura plus jusqu’à ce jour »

    Faire de la Commune un modèle qu’il suffirait de recopier n’a pas grand sens. Notre société a changé, l’époque n’est plus la même et bien des expériences ont suivi celle de la Commune qu’il nous faut bien méditer aujourd’hui. Il reste toutefois que le Paris de 1871 a connu un type de gouvernement populaire et même ouvrier, comme il n’y en a jamais eu en France auparavant et comme il n’y en aura plus jusqu’à ce jour. Il reste que la Commune est le premier pouvoir qui ait mis au centre de son action des valeurs démocratiques et sociales qui n’ont pas pris une ride depuis 1871.

    Le 29 novembre 2016, l’Assemblée nationale a adopté une résolution réhabilitant enfin les victimes de la « semaine sanglante » [qui a vu la répression des communards entre le 21 et le 28 mai 1871]. Elle ajoutait vouloir que « soient mieux connues et diffusées les valeurs républicaines portées par la Commune ». Elle souhaitait « que la République rende honneur et dignité à ces femmes et ces hommes qui ont combattu pour la liberté ». Le temps est venu de mettre en application cette résolution.
    Lire aussi L’Assemblée réhabilite les communards victimes de la répression

    La droite parisienne s’inscrit, sans vergogne, dans la lignée du journaliste anticommunard Maxime Du Camp [1822-1894], qui justifiait la barbarie gouvernementale de la « semaine sanglante » par la nécessité d’exterminer « la postérité de Caïn ». Ce climat de guerre civile ne devrait plus être de mise de nos jours. Dans notre société déchirée, il est plus que jamais dérisoire de mettre en avant la centaine de malheureux otages exécutés pendant la Commune pour mieux occulter les milliers, voire dizaines de milliers, de communards et communardes massacrés sans pitié en mai 1871.

    La République se doit de commémorer la Commune de Paris de 1871. Nul n’est tenu, en son âme et conscience, de la « célébrer ». Mais, à l’inverse, rien ne sert de délégitimer celles et ceux qui entendent le faire, sans renoncer pour autant à l’exercice de la critique. Leur nombre est considérable et leur diversité est à l’image de ce que fut la Commune : une expérience inédite, des actes innovants et une multitude de possibles à peine suggérés. Cette diversité est une richesse. Encore faut-il qu’elle ne fasse pas oublier que la Commune est… un bien commun, qui mérite que l’on se retrouve pour crier ensemble, encore et toujours, le beau cri du « Vive la Commune ! ».

    Roger Martelli est historien et coprésident de l’association Les Amies et amis de la Commune de Paris 1871.

    Roger Martelli(Historien)

    #Commune_Paris #Démocratie

  • La Première lettre, Armand Gatti : Fontanot, Rouxel, Manouchian, l’affiche rouge*… – écriture(s)
    https://lemotresistance.wordpress.com/2021/01/26/fontanot-rouxel-manouchian-laffiche-rouge

    Le travail d’Armand Gatti sur les résistants du groupe Manouchian s’étend sur une très longue période, qui démarre en 1965 et continue jusqu’en 1978, et qui se conclut par l’écriture du poème, La Première lettre, ainsi que la réalisation de 6 films portant le même nom. Il s’agit de la lettre de Roger Rouxel, fusillé sur le Mont-Valérien, à Mathilde, son amie de cœur.

    Il est vrai que pour Gatti faire un film sur un groupe d’immigrés résistants n’est pas tout à fait un hasard. Pendant la guerre de 39-45, il a été maquisard, il a été parachutiste. Et quand il est monté à Paris pour travailler après la guerre, il a vécu avec des papiers d’apatride pendant 10 ans. J’ai le souvenir d’un grand accordéon qu’étaient ces papiers et que les policiers laissaient s’ouvrir jusqu’au sol pour montrer le ridicule de l’objet.

    [...]

    Il s’agissait au départ pour Gatti de faire connaître au plus grand nombre le combat des hommes du groupe Manouchian. Pour avoir une place dans l’histoire officielle, ils avaient d’une certaine façon tous les défauts : ils étaient des immigrés, souvent communistes, venant parfois des brigades internationales. Dans les années 70, ce n’était plus leur combat qui intéressait la chronique, mais de savoir qui les avait dénoncés. On a même longtemps pensé que le Parti communiste les avait sacrifiés.

    [...]

    Dès le premier scénario, Gatti met en place un dispositif pour aborder l’histoire du groupe Manouchian. La démarche du film est décrite page 41 du scénario de la manière suivante :

    « Un dialogue s’institue entre les acteurs et les parents des fusillés retrouvés par la production. Les vieux et les héritiers racontent comment la lettre, la dernière lettre, leur est parvenue et ce qu’elle a provoqué... »

    Le dispositif est posé. Il s’agit de confronter l’Histoire à la mémoire des survivants, dans un processus de création.

    Il est intéressant de noter que ce scénario, L’Affiche rouge, commence en 1938 en Espagne, à la Bataille de l’Ebre. Gatti a pensé toute sa vie que pour questionner le présent, il fallait partir de la guerre d’Espagne, l’aube de toutes nos défaites. Il est lui-même arrivé dans le maquis de Tarnac par la filière des Brigades internationales.

    Dans le scénario, les discussions entre acteurs et survivants sont ponctuées de reconstitutions des actions du groupe Manouchian. Ces discussions permettent d’aborder des questions de l’actualité

    #Armand_Gatti #L'affiche_rouge #FTP-MOI #poésie #film #histoire #mémoire #Roger_Rouxel #Mélinée_Manouchian

  • Seeing the city with #Nausicaa_Pezzoni, on mapping perceptions of European cities

    1. Could you describe your project on mapping perceptions of European cities by people with migration backgrounds, and what motivated you to initiate these projects?

    The project of mapping the city through the hand drawings of migrants aims at exploring an emerging issue in the contemporary governance of a city that is increasingly inhabited by transitory populations, namely, how its new inhabitants relate to the urban landscape. I have chosen to focus on people with migration backgrounds as exemplary of this transitory living, and of a relationship with the city more characterized by assigning meaning to urban spaces rather than appropriating them.

    In anthropology and sociology, the literature on the meaning of life as related to movement and instability is extensive and by now consolidated. From Bauman’s liquid modernity to Sennett’s exile man, to Attalì’s nomadic man, some descriptions have taken on the role of mapping our era.

    In urban planning, however, movement and temporariness remain under explored. Planning tools are still oriented towards permanence. Moving populations urge urban planning to update this consolidated paradigm based on permanence. The first motivation to initiate my research sprang from this consideration.


    2. What motivated you to choose the medium of cognitive maps to open up a dialogue with research participants?

    I started from the hypothesis that rethinking the city, and any attempt to consider temporary living in urban planning, cannot be separated from the observation and experience of people who live under the condition of transiency. How migrants represent the city also provides an opportunity to listen to people who are at the same time “guests” of the new city and are architects of its transformation.
    I have chosen the medium of cognitive maps as the most adept instrument to bring to the surface the lived space of a transitory living, both in the mind of those who draw and in the resulting drawings.

    Giving the pencil to the newcomers means giving them the possibility to propose their ideas of the city through its representation, as the representation itself is expected to produce a particular vision of reality, in contrast to a scientific, objectifying vision, which sees the map as a reflection of reality. It is a reason linked to the need to introduce new tools in order to read the contemporary city, as well as to expand the audience of subjects who can express an idea about the city.

    Starting from the question asked by Kevin Lynch sixty years ago to deepen his study on “The image of the city” (Lynch, 1960), “How does a stranger build an image of a new city?”, I have proposed an empirical research using and adapting the medium of mental maps first introduced by Lynch. Indeed, the question suggested by Lynch seemed to be very current in the city nowadays and had never been answered since it was asked.


    3. Based on your research, what do European cities represent for migrants?

    European cities represent the landfall territory, the threshold to cross and a place to live in. They also represent a place to build a new idea of the city itself, and of the society that could be. In the framework of an epochal migration crisis, my research took on an ethical aspect within urban policies. Maps become, in this context, tools to try and describe European cities differently from how they have always been represented and conceived. A migratory phenomenon of unthinkable proportions until ten years ago found in Europe inhospitable land, unable not only to host the populations that press on its borders, but also to see their possible contribution in the wider horizon of ideation and planning. As such, maps represent a city knowledge device in terms of building of a new awareness of the city itself.

    A new project was conceived, “Migrants mapping Europe”, aimed at applying the method introduced in Milan to other Italian and European cities, starting with the exploration of Bologna and Rovereto. This is the second phase of research, aimed at incrementally building a European map of the present time that brings to surface the meaning and forms of the first landing and of the transitory living conditions in the territories of contemporaneity.


    4. What were your expectations at the beginning of your project? Have they changed whilst carrying out research? If so, how?

    At the beginning of the research project, I did not expect the reaction received from of almost all the participants who were asked to draw their cognitive maps. However, the initial disorientation, disbelief, incomprehension, and often the interviewee’s resistance to draw, progressively disappeared. It was replaced by the surprising acceptance of that improbable challenge, which induced 150 migrants to a creative observation of the city, fully participating in a project that had no purpose that was immediately evident.

    What I understood and changed whilst carrying out my research is the necessity to project the interviewee into the current experience within the landing city, without looking back towards their past experiences, but rather focussing on their immanent condition.

    When, at the beginning of the survey, some participants were asked to speak about their backgrounds, their migration journey, their past, before drawing the map, those migrants found it impossible to draw any map, at all. Looking at the city they currently live in was actually the only way for them to be able to draw. It has proved to be a determining factor for the actual creation of the maps, and it has further convinced me that it was much more critical to invite participants to think about their current living conditions, rather than asking them to look back to their personal history.


    5. How do you ensure inclusion and participation in your projects? And how do you create a safe space for individuals to share their connection to the city as well as their personal history?

    I try to speak about the kind of participation involved in this experiment, and about its significance from the newcomers’ point of view. Amidst widespread and growing efforts to conduct participatory research, this survey has a particular goal, that is to offer a possibility for migrants to appropriate the city by recognizing their relationship to the urban space. Through their drawings of the map, they develop their sense of belonging to the city. The representation of the urban landscape drawn by migrants who are trying to find their bearings in the city is an act of self-organization within the landscape. The action of imagining and drawing the urban geography corresponds to the act of mentally inhabiting the city and in this way taking possession and transforming it from a space of estrangement into a space which is more articulated and complex, where even a person who has recently arrived can conceptualize and live within it. This is the reason why it is important for migrants to look at the city and not to look back at their history. We can say that the exercise of mapping makes explicit the act of taking to oneself to a space which, no longer about an estranging experience, becomes a space open to unpredictable inhabiting conditions.

    There is an ethical reason for this kind of participatory process. It is the opportunity to listen to participants’ point of view with the intention of building a level of equality between the expert and the disorientated gaze: It is an attempt to overcome the prerogative of power over the other that has always divided those who belong—to a territory, to a right, to a system—from those who are excluded.


    6. Could you share three maps that convey a particularly strong visualisation of how people with migration backgrounds perceive cities of transit?

    I chose one map of Bologna, one of Rovereto and one of Milan, which are the first three Italian cities included into the project “Migrants mapping Europe”. These surveys are going to be published in the second edition of my book with the title “La città sradicata. L’idea di città attraverso lo sguardo e il segno dell’altro” [The Uprooted City] (2020, O barra O edizioni, Milano)

    7. Your projects have investigated and voiced migrants’ perceptions of several cities, how were these settings similar and different from one another?

    In all the cities so far involved, the sample of interviewees included people from all over the world and who had not yet settled in the city. Thus, they had a mobile point of view, characterized mainly by instability.

    The instruments used for each interview were a sheet of A4 paper, pens, crayons and markers, which were left on the table available to the interviewees to choose the most appropriate graphical tools to draw their map. On the back of the map, newcomers were asked to write their name, age, country of origin, the location of their hometown, and duration of stay in that city.

    The interview also included information, if participants were willing to share, on the migratory path and the current working situation, to build a more complex picture of their condition. However, as I was saying earlier, the survey did not focus on the reasons for migration, nor the living conditions in the original country; the idea was to bring the newcomer directly to his current condition, to open up a reflection on the arrival city.

    The locations of interviews were different in the various cities, depending on the context in which the research originated. While in Milan they were chosen to reflect the heterogeneity of places where newcomers have their main activities, in the other Italian cities, interviews took place where the group of participants involved lived (Bologna) or where they attended school (Rovereto). In Paris, a group of people with migration backgrounds was interviewed at the École Normale Supérieure where they were attending an integration program with local associations.


    8. Who would you say is the target audience of your work and how has your work been received so far?

    At the beginning I thought I would address my work to urban planners. In fact, I used an interdisciplinary method to investigate the city, other disciplines were interested in opening up a dialogue with my research. Serveral discussions, in Italy and abroad, found food for thought and fertile ground for cross pollination in the areas of geography, anthropology, sociology, and the sciences of representation, in addition to the field of urban planning. The workshops I developed in the different cities are the results of these cross-pollinations . Recently, I took part in a seminar of postcolonial studies and it was on this occasion that I conducted the last workshop with migrants in Paris.


    9. What are going to be the next developments of your projects?

    The next developments of “The Uprooted City” are to map new cities, with the idea of changing the point of view on Europe as a whole. My hypothesis now is to propose an idea of Europe whose identity is not predefined. It is the possibility that its representation could be transformed by the observation of migrants, and it is the idea and the wish that Europe may be able to transform itself in relation to the foreigner who is coming. It is a hope that migrants could induce each city to represent itself with another map, in a framework oriented not to speak in the name of the other, but to allow the other to lead the narrative of the city.

    http://journal.urbantranscripts.org/article/seeing-the-city-with-nausicaa-pezzoni-on-mapping-perceptio

    #urbanisme #villes #géographie_urbaine #visualisation #cartes_mentales #cartographie #migrations #instabilité #planification_urbaine #permanence #mobilité #expérience #représentations #Kevin_Lynch #Milan #cartographie_participative #appartenance #dessin #Bologna #Rovereto

    –-> la référence à l’afflux sans précédent de migrants en Europe et la « crise migratoire » semblent vraiment ne pas réussir à s’effacer, même pour les personnes avec les meilleures intentions du monde :

    In the framework of an epochal migration crisis, my research took on an ethical aspect within urban policies. Maps become, in this context, tools to try and describe European cities differently from how they have always been represented and conceived. A migratory phenomenon of unthinkable proportions until ten years ago found in Europe inhospitable land, unable not only to host the populations that press on its borders, but also to see their possible contribution in the wider horizon of ideation and planning.

    ping @reka

  • #Royaume-Uni : des volontaires infectés au [sras-cov2] pour une étude inédite
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/royaume-uni-des-volontaires-infectes-au-covid-19-pour-une-etude-inedite-202

    L’étude consistera à injecter une faible dose de [sras-cov2] à jusqu’à 90 volontaires sains âgés de 18 à 30 ans dans un environnement sécurisé, a indiqué le gouvernement dans un communiqué. L’essai tentera d’évaluer la plus petite quantité de virus nécessaire pour provoquer une infection, dans le but de développer des vaccins et des traitements contre la maladie.

    [...]

    Une fois la phase initiale de l’étude terminée, les vaccins validés par les essais cliniques, pourraient être administrés à un petit nombre de volontaires qui seraient ensuite exposés au virus [de la] #Covid-19, afin d’identifier les vaccins les plus efficaces.

    « Notre objectif final est de déterminer quels #vaccins et traitements fonctionnent le mieux pour vaincre cette maladie, mais nous avons besoin de volontaires pour nous soutenir dans ce travail », a déclaré le chercheur en chef Chris Chiu de l’Imperial College de Londres.

    #sars-cov2

    • Can’t Get You Out of My Head (2021) - Part 1: Bloodshed on Wolf Mountain

      https://www.youtube.com/watch?v=MHFrhIAj0ME

      Adam Curtis Documentary

      We are living through strange days. Across Britain, Europe and America societies have become split and polarised. There is anger at the inequality and the ever growing corruption - and a widespread distrust of the elites. Into this has come the pandemic that has brutally dramatised those divisions. But despite the chaos, there is a paralysis - a sense that no one knows how to escape from this.

      Can’t Get You Out of My Head tells how we got to this place. And why both those in power - and we - find it so difficult to move on. At its heart is the strange story of what happened when people’s inner feelings got mixed up with power in the age of individualism. How the hopes and dreams and uncertainties inside people’s minds met the decaying forces of old power in Britain, America, Russia and China. What resulted was a block not just in the society - but also inside our own heads - that stops us imagining anything else than this.

      #racisme #complotisme #psychologie
      #culture_de_masse #colonialisme
      #réductionisme #désillusion #contrôle #violence
      #Royaume_uni #Europe #États_unis
      #Chine

      #documentaire

  • Valentines day campaign against Ethiopian rose exports seen by millions

    A campaign by the Tigrayan diaspora, supported by Ethiopians and Eritreans opposed to the current war, has taken off today.

    Aimed at the Ethiopian rose export industry for Valentines Day, it has mobilised social media to raise public awareness of the issues involved.

    Over 10,000 Tweets have had in excess of 3 million impressions.

    Some have been in English, others in Dutch and German.

    Many are generic, but others have called on supermarkets to think about where their flowers come from.

    Rita is one of the organisers of the #BoycottEthiopianRoses campaign.

    During the 100 days since the outbreak of war on November 3, she has had difficulty contacting her relatives in the region.

    “Sitting and waiting for information was unbearable. If we got hold of relatives they could tell us who is alive and who has been killed,” Rita said in an interview with a Swedish newspaper.

    The reports she heard are painful for her to describe.

    These include stories about soldiers who went from village to village in search of people who opposed the Ethiopian government’s military operation, indiscriminately killing anyone they found.

    Many were civilians. And about churches that have been attacked and children and women who have been killed and raped.

    Rita says she recognised some of those who were featured in images on social media.

    “I’m not an expert on these issue; none of us are. We have been forced to back this campaign out of desperation – from what we are hearing about what’s happening to our family members still in Tigray,” says Rita Kahsay.

    The goal of the rose boycott campaign is to reduce the finances available to the Ethiopian government to fight this war.

    Ethiopia exported $400 million worth of horticulture goods during the first nine months of the year beginning in July 2019. It aimed to earn $500 million in 2020.

    https://eritreahub.org/valentines-day-campaign-against-ethiopian-rose-exports-seen-by-millions
    #roses #Valentin #Saint-Valentin #14_février #fleurs #boycott #guerre #Ethiopie

  • Sister Rosetta Tharpe, l’âme sœur du rock
    https://pan-african-music.com/black-history-month-rosetta-tharpe

    Inspiratrice méconnue de Chuck Berry ou Elvis, cette chanteuse gospel et guitariste virtuose a longtemps été oubliée par l’Histoire avant qu’un récent revival ne lui rende enfin justice, près de quarante ans après sa mort.

    https://www.youtube.com/watch?v=Y9a49oFalZE

    #musique #Rosetta_Tharpe #rock #gospel #guitare #femmes #Histoire

  • Un journaliste russe d’opposition…

    Un journaliste russe d’opposition, Mikhaïl Chevelev, dans « Une suite d’événements », son premier roman, nous projette dans notre monde barbare.
    Note sur : Mikhaïl Chevelev : Une suite d’événements

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/02/12/un-journaliste-russe-dopposition

    #littérature #roman

  • #Romain_Rancière
    Professeur d’économie à l’Université de Californie du Sud

    Cyril Benoit
    Banquier d’investissement

    « Si nous ne mettons pas en place une #solidarité entre victimes et #gagnants de la #pandémie de #Covid-19, nous en paierons le prix collectif »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/25/si-nous-ne-mettons-pas-en-place-une-solidarite-entre-victimes-et-gagnants-de

    « L’économiste Romain Rancière et le financier Cyril Benoit proposent, dans une tribune au « Monde », que les entreprises dont le chiffre d’affaires a progressé de plus de 5 % par rapport à la moyenne des trois années précédentes s’acquittent d’une contribution exceptionnelle destinée à financer les pertes de profit des PME et indépendants.

    [...]

    Mécanismes inégalitaires redoublés
    De surcroît, les effets de la pandémie sur l’offre seront démultipliés par la baisse de la demande qui suivra la destruction des entreprises victimes du choc d’injustice (« Macroeconomic Implications of Covid-19 : Can Negative Supply Shocks Cause Demand Shortages ? », Veronica Guerrieri, Guido Lorenzoni, Ludwig Straub et Iván Werning, « Working Paper » n° 26918, NBER, avril 2020).

    Deux risques, donc. Celui d’assister à la disparition d’un grand nombre d’entreprises économiquement viables, voire innovantes. Et celui de voir les conséquences négatives de cette crise s’approfondir en déprimant encore plus la demande globale. Les pertes d’activités et d’emplois viendraient alors éteindre les espoirs d’une reprise vigoureuse. C’est ce second impact que la solidarité fiscale interentreprises que nous proposons devrait également permettre de prévenir.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : « Pour sauver l’économie, il faut d’abord sauver les gens »
    Notre proposition s’inscrit dans le contexte plus large d’une réflexion, qui s’est intensifiée ces dernières années, sur l’impact redistributif des chocs et des politiques macroéconomiques. La politique monétaire a principalement favorisé les détenteurs d’actifs financiers, ou encore les plus grosses entreprises qui émettent des obligations achetées par la Banque centrale européenne (BCE), auxquelles les autres n’ont pas accès.

    La pandémie redouble les mécanismes inégalitaires, et demande donc des politiques fiscales redistributives renforcées. L’économiste Antoine Monserand soutenait récemment l’idée d’une contribution de solidarité sur l’ensemble des revenus, ménages et entreprises. Notre proposition se concentre sur les entreprises. Mais poser la question de la taxation de l’épargne accumulée durant la crise par les plus fortunés, au travers, par exemple, de la réintroduction d’un impôt de solidarité financière, va de soi.

    Danger social et politique
    L’alternative aux politiques de solidarité que nous proposons est prévisible : une combinaison de renoncement à amortir le choc d’injustice et l’émission massive de nouvelle dette. Si celle-ci semble aujourd’hui relativement indolore (en raison des taux nuls et des achats massifs de la BCE), on sait qu’elle entraînera tôt ou tard une « réflexion » sur la trajectoire des finances publiques, en réalité des coupes dans les dépenses publiques, alors même que la crise a révélé les effets délétères des coups de rabot répétés sur les moyens publics conçus pour faire face à de tels chocs, à l’hôpital et ailleurs.

    La composition de la récente Commission sur l’avenir des finances publiques est, par les profils conservateurs qui ont été nommés, annonciatrice de tels plans de réduction des dépenses publiques.

    L’enjeu de la mise en place de politiques fiscales redistributives exceptionnelles est considérable face à l’injustice provoquée par la pandémie et à l’ignorance, feinte ou naïve, des conséquences de l’endettement massif sur l’action publique. Si elle n’est pas traitée avec responsabilité et sérieux, cette incertitude radicale pourrait être la source d’un danger social et politique qui le serait encore plus.

    L’histoire garde la mémoire des graves émeutes causées sous l’Ancien Régime par la dénonciation des « accapareurs ». Ceux des gagnants qui refuseraient d’être solidaires se désigneraient comme tels. Nous sommes une nation solidaire. Nous devons nous épauler, aujourd’hui plus que jamais.

  • Solidarité avec Rosa Nera
    « Un air souffle et nous appelle à sortir de la tempête de ce monde »

    Marios Panierakis

    https://lavoiedujaguar.net/Solidarite-avec-Rosa-Nera-Un-air-souffle-et-nous-appelle-a-sortir-de

    Depuis seize ans, nous vivons un phénomène d’une rare beauté dans la ville de La Canée, en Grèce. Une « rose noire » grimpe à travers les fissures de la ville à la recherche d’un soleil différent, d’une façon différente de vivre. Quelle chose simple ! Quelle chose révolutionnaire ! La recherche collective de divers modes de sociabilité, de différentes façons de se lier — de différentes manières de faire les choses — brise l’emprise de l’argent et ouvre un champ de possibilités pour notre vie. En même temps, elle souligne la nécessité de se débarrasser de la farce que nous vivons, elle souligne la possibilité de changer le monde.

    Ça semble un fait simple. Mais ce mouvement de refus et de créativité enflamme nos espoirs — qui n’ont rien à voir avec l’espoir de l’État — de vivre dans un monde d’égalité, de liberté, de solidarité (de soutien mutuel) et de dignité. Nos yeux brillent, chaque fois que nous rencontrons cette rose. Comme si nous tombions amoureux ! Encore et encore. Et à juste titre, l’odeur des roses a la capacité de parfumer un monde différent ou plutôt « un monde où tiennent de nombreux mondes ». L’osmose de ces mondes ne nous montre qu’une image des mondes que nous pouvons créer. Oui ! Nous tombons amoureux et nous offrons à nos compañeras les sourires les plus généreux qui traversent le ciel de nos pensées, des sourires capables de briser la misère de la normalité.

    La création de ces mondes dans les fissures de la « normalité » nous conduit au conflit dialectique avec cette notion. Une discussion que le monde de l’argent a déjà perdue. Il n’est donc pas étonnant qu’elle recoure à la violence. Nous continuerons à mettre des roses dans les canons de ses « armes ». En affirmant fièrement que nous n’avons pas notre place dans leur « normalité », nous ne tenons pas dans leurs définitions. (...)

    #RosaNera #Grèce #solidarité

  • Ubu & l’antiterrorisme - Tribune : « L’arrestation de l’un des nôtres »
    https://cqfd-journal.org/Tribune-L-arrestation-de-l-un-des

    On a reçu ce texte il y a quelques jours, signé du CCFR (Collectif des combattantes et combattants francophones du Rojava). Il est consacré à l’arrestation de sept personnes par la #DGSI en décembre 2020 pour « association de malfaiteurs terroristes » et dénonce les calculs politiques grossiers impulsant cette affaire, qui rappelle grandement le fiasco #Tarnac. Avec au cœur de la manipulation soi-disant « antiterroriste » la présence parmi les personnes arrêtées d’un ancien volontaire des #YPG, qui a combattu au #Rojava contre #Daesh. Les logiques dénoncées dans ce texte d’intervention nous semblant particulièrement importantes, on a décidé de le publier, en soutien aux sept personnes mises en examen.

    https://expansive.info/Collectif-de-soutien-aux-inculpe-es-du-8-decembre-Rassemblement-03-02-15
    #cqfd

  • Israel’s ‘green passports’ plan could lead way in reviving world tourism after Covid-19 vaccination programme is complete | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/china/science/article/3121046/israels-green-passports-plan-could-lead-way-reviving-world

    Israel is hoping that its world-leading vaccination programme will allow it to resume tourism later this year and is talking to Greece and Cyprus about reopening their borders.The country, which has vaccinated a higher proportion of its citizens than any other, started to issue “green passport” certificates last week that show holders have been given two full doses of the vaccine, one of its diplomats in China said. It is now trying to negotiate reciprocal arrangements with other countries to permit entry to those carrying the certificates.Israel’s experience is likely to be closely watched around the world as it could become the first country to inoculate enough people to reach the ultimate goal of achieving herd immunity.“What we are planning to do is to open a programme of green passports, which means everybody that’s been vaccinated could travel to other countries without the need for being tested before, during the visit or being quarantined after visiting the country,” said Yuval Waks, deputy chief of the Israeli mission in Beijing.He said Greece could be the first country to sign such an agreement with Israel, followed by Cyprus because “it’s also good for their economy” and “tourists from Israel are eager to go”.Waks continued that talks with China were at an early stage and media reports have suggested that countries in Europe such as Serbia and Romania may also take part in the scheme.

    #Covid-19#migrant#migration#israel#sante#tourisme#passeportvaccinal#chypre#grece#frontiere#circulation#economie#serbie#roumanie

  • Route des Balkans : les exilés passent de plus en plus par la Roumanie

    Systématiquement refoulés avec violence par la police croate, de plus en plus d’exilés passent de Serbie en Roumanie avant de tenter leur chance en Hongrie. #Timișoara est devenue un hub et les autorités de la ville se disent même dépassées.

    Du fait du féroce verrouillage de la frontière croate, de nombreux réfugiés parient de nouveau sur la #Hongrie dans leur périple vers l’Europe de l’Ouest. Et plutôt que de tenter le passage directement depuis la Serbie à cause de l’immense barrière de barbelés qui ceinture la zone frontalière, ils misent sur une étape intermédiaire, la Roumanie, pays membre de l’UE, mais pas de Schengen. Selon les données fournies par l’ONG de soutien aux exilés Logs, le nombre de demandeurs d’asile en Roumanie n’a jamais été aussi grand : de 4820 en 2017, il est passé à 6156 en 2020, dont 3000 rien que sur les trois derniers mois de l’année. Ils sont principalement Afghans, Syriens, Pakistanais et Irakiens.

    La grande majorité de ces candidats à l’exil arrivent de Serbie et ont passé la frontière illégalement. Beaucoup ont auparavant tenté leur chance à la frontière croate et se sont vus violemment refoulés. Les policiers serbes et roumains se comporteraient de façon plus humaine, selon les témoignages de réfugiés stationnant à Timișoara recueillis par Balkan Insight. Mais d’autres témoignages font néanmoins de état de violences de la police roumaine.

    Située à moins de 100 km de la frontière hongroise, la grande ville de Timișoara, à l’ouest de la Roumanie est devenu un nouveau hub sur la route migratoire. Un lieu pour se regrouper et se ressourcer avant de tenter un nouveau passage. Tant et si bien que la mairie commence à être dépassée par le phénomène : le nouveau maire Dominic Fritz a appelé Bucarest à l’aide, arguant qu’il s’agit d’un « problème national ».

    À leur arrivée dans la région de Timișoara, la police aux frontières prend les empreintes digitales des exilés et leur propose de déposer une demande d’asile. Tous acceptent, car l’alternative est un renvoi en Serbie. Ils sont entre temps envoyés dans des centres d’accueil à travers le pays. Puis après leurs deux semaines de quarantaine, pandémie oblige, beaucoup s’enfuient pour se rapprocher de la frontière qu’ils veulent traverser.

    Ces derniers jours, la police roumaine multiplie les interceptions de migrants irréguliers. Le 25 janvier, dix Afghans âgés de 14 à 23 ans ont été appréhendés dans un véhicule conduits par deux Roumains. Ces derniers ont dit à la police avoir touché 500 euros pour ce voyage. Le même jour, la police roumaine découvrait 31 Afghans, Syriens et Pakistanais cachés dans trois camions sur le point de passer la frontière hongroise. Le 5 février, c’était 40 Afghans, Turcs, Syriens et Pakistanais dans trois véhicules conduits par des Roumains et des Bulgares qui ont été arrêtés à la frontière hongroise.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Route-des-Balkans-de-plus-en-plus-de-refugies-passent-par-la-Roum

    #Balkans #route_des_Balkans #asile #migrations #réfugiés #Roumanie

    • PRACTICES AT THE ROMANIAN BORDER

      As described in previous publications, many
      people-on-the-move are now choosing to
      take the route through Romania from Serbia
      (and sometimes Bulgaria). With the
      continuous securitisation of the Hungarian
      border and reports of excessive use of force
      by Croatian border officials, this
      development on the easterly route is far from
      surprising. But this shift has also been
      matched with increased pushbacks, and
      UNHCR reported on an uptick in expulsions
      from Romania after the end of the first
      COVID-19 lockdown.
      Since the beginning of 2020, BVMN has
      documented 16 pushbacks from Romania,
      affecting a total of 223 people-on-the-move,
      mostly directly into Serbia. All but one of
      these testimonies involved reports of
      violence inflicted by Romanian border
      officials. Most of the pushbacks from
      Romania to Serbia seem to follow a similar
      pattern. Transit groups, once apprehended,
      are usually subjected to theft or destruction
      of their personal belongings, such as power
      banks, phones and money. Several
      testimonies include reports of Romanian
      officials burning personal belongings.
      Additionally, physical aggression at the
      hands of Romanian police is frequently
      reported, especially beatings with batons and
      kicking.
      But the violations do not end at physical
      assault. A report from December even saw
      Romanian officers forcing people-on-themove
      to do physical exercise while standing
      on their backs. This new form of abuse was
      repeated in an incident from January (see
      2.1), which included a horrific level of abuse.
      Alongside the push-up exercises, members
      of the transit group were forced to eat pork,
      while officers mocked them for their religious
      beliefs. This, among other cases, points to a
      deeply concerning trend in torture, cruel,
      inhuman or degrading treatment at the
      Romanian border.
      "A little guy started shouting, so two
      police officers started jumping on his
      legs. We all felt pain, but we couldnʼt
      shout, if we shouted, if we cried, they
      started torturing us more.”
      One other notable trend that can be seen
      throughout several testimonies is alleged
      cooperation between Romanian and Serbian
      authorities. Out of the 16 testimonies
      gathered, 12 include reports of Romanian
      border officials notifying Serbian authorities
      and handing over apprehended transit
      groups to them at the border. One report
      from June 2020, even involves Romanian
      border guards entering Serbian territory
      ordering people-on-the-move to enter
      Romania to then push them back. Other
      groups have repeatedly shared similar
      stories, suggesting that this may not be an
      isolated event.

      https://www.borderviolence.eu/balkan-region-report-january-2021

    • ’When you enter Romania, you are a dead man walking’: Adama recounts the violence perpetrated by Romanian police officers

      Adama* contacted InfoMigrants to talk about what he experienced on arrival in Romania. Beaten and humiliated by Romanian police after crossing the border from Serbia, the 36-year-old Malian is still traumatized by the violence he suffered.

      Adama*, originally from Mali, arrived in Morocco in 2018 on a tourist visa. Two years later, with the help of a friend, he obtained a new visa for Serbia. On November 2, 2020, the 36-year-old boarded a plane and landed in Belgrade in the hope of reaching France by road.

      He failed to get across the border to either Hungary or Romania many times. Each time, Adama was stopped by police and sent back to Serbia, without being able to file for asylum. On January 13, he tried his luck again with two other people he met in a Serbian migrant camp.

      “Around midnight, I climbed over the barbed wire fence and crossed the Romanian border. I tried to hide in the nearby forest with my friends, to avoid police checks. But we had already been spotted and border guards were looking for us in the trees. When they found us, they immediately started hitting us on the head with their truncheons. They hit me very hard, it hurt.

      They ordered us to put our hands up and walk out of the forest. When we reached the hill where their vehicle was parked, they told us to stop. They made us stand in front of their car with the headlights on us and their torches shining in our faces. A few minutes, later their chief arrived.
      ’They started hitting us again’

      Acting on orders from him, the other policemen brought us to our knees and hit us again with their truncheons. Then they searched our bags and patted down our bodies to make sure we weren’t hiding anything. They took all our money, I had 100 euros on me. They ordered me to take off my jacket, my shoes and socks.

      It was very cold that night, the road was snowy. I was left barefoot and wearing just my jumper, I was shivering.

      They made a fire and put all our things on it to burn: our clothes, our gloves, our hats, all our documents, our wallets, our phones, everything.
      ’I was crying’

      I got back down on my knees, I was crying. I apologized and asked them to forgive me. I was so cold. They finally took my jacket out of the fire and gave it to me, but part of it was burnt.

      Afterwards, the policemen told us to lie on the ground, face down. They started hitting us all over our bodies again for about an hour. One of my friends had his finger dislocated.

      They finally picked us up and told us to walk back towards Serbia, which was only a few meters away. The chief called the Serbian police to come and pick us up. But we had to wait another hour, still in the freezing cold. It must have been around 3am.
      ’If I see you again I’ll kill you, I’ll dig a hole and put your body inside.’

      In the meantime, the chief ordered us to do push-ups. The ground was frozen, I didn’t have gloves on. With the exhaustion and the cold, I couldn’t hold myself up and kept falling over, so the chief hit me again. He then made us do other exercises: we had to crouch down and get up as quickly as possible. Then he said to us, ’Don’t ever come back here again. If I see you again, I’ll kill you, dig a hole and put your body inside.’

      The Serbian police didn’t arrive, so the Romanian chief told us to cross the border alone. He and his team watched us for a long time with their torches fixed on us to make sure we were really leaving Romanian territory.

      We walked for several hours into Serbia until we found an abandoned building beside the road. We stayed there for a while to regain our strength. We took a bus in the early morning to Belgrade and we reached the migrants’ center.
      ’I am still traumatized’

      I am still traumatized by this story, I often think about it. I was sore from the beating whenever I moved for several days. Now I know that when you enter Romania, you are a dead man walking.

      I couldn’t sleep for several nights. I had nothing left: no more clothes, no more money, they took everything.

      I will never forget the faces of those policemen, especially the chief. How can a human being hurt another human being so much, without any reason? They could have sent us away without mistreating us.”

      *The first name has been changed.

      https://www.infomigrants.net/en/story/30105/when-you-enter-romania-you-are-a-dead-man-walking-adama-recounts-the-v

  • Rescue boat with 422 migrants, some testing positive for Covid-19, heads to Sicily | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/world/article/3120920/rescue-boat-422-migrants-some-testing-positive-covid-19-heads-sicily

    A rescue ship with 422 migrants aboard, a small number of whom tested positive for Covid-19, was headed to a port in Sicily on Sunday.SOS Mediterranee, the humanitarian group which operates the rescue ship Ocean Viking, said Italy had granted the vessel permission to enter the port of Augusta, where it was expected to arrive on Sunday evening, just as rain and strong winds were forecast.The migrants were rescued in separate operations in the central Mediterranean Sea on Thursday and Friday, including 121 who were crowded into a rubber dinghy. Some of the passengers fell into the sea during that rescue operation but were brought to safety, SOS Mediterranee said in a statement by Luisa Albera, search and rescue coordinator aboard the Ocean Viking.
    In all, four distinct rescue operations were carried out over two days. Many of those rescued are women and children.Originally, a total of 424 were rescued, but a pregnant woman and her companion were evacuated urgently by helicopter to Malta on Saturday, the statement said.
    Eight of the rescued migrants have Covid-19, according to tests administered by the crew, and were being isolated on board despite the difficulties of crowded conditions on deck.“But although strict Covid-19 mitigation protocols apply on board the Ocean Viking, this is a vessel of 69 metres (228 feet) in length,” Albera said. “This situation is a further reason for the remaining 422 survivors, who are in confined space on the aft deck, to be promptly disembarked in a place of safety,” she said. Among the passengers are other pregnant women, babies and unaccompanied minors among the children.

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