• Les hypocrites -> Boston Dynamics and other industry heavyweights pledge not to build war robots | Engadget
    https://www.engadget.com/boston-dynamics-and-other-industry-heavyweights-pledge-not-to-build-war-ro
    https://s.yimg.com/os/creatr-uploaded-images/2022-10/b0f12bc0-45a1-11ed-9e3b-9e37027ae708

    The days of Spot being leveraged as a weapons platform and training alongside special forces operators are already coming to an end; Atlas as a back-flipping soldier of fortune will never come to pass. Their maker, Boston Dynamics, along with five other industry leaders announced on Thursday that they will not pursue, or allow, the weaponization of their robots, according to a non-binding, open letter they all signed.

    Agility Robotics, ANYbotics, Clearpath Robotics, Open Robotics and Unitree Robotics all joined Boston Dynamics in the agreement. “We believe that adding weapons to robots that are remotely or autonomously operated, widely available to the public, and capable of navigating to previously inaccessible locations where people live and work, raises new risks of harm and serious ethical issues,” the group wrote. “Weaponized applications of these newly-capable robots will also harm public trust in the technology in ways that damage the tremendous benefits they will bring to society.”

    The group cites “the increasing public concern in recent months caused by a small number of people who have visibly publicized their makeshift efforts to weaponize commercially available robots,” such as the armed Spot from Ghost Robotics, or the Dallas PD’s use of an EOD bomb disposal robot as an IED as to why they felt the need to take this stand.

    To that end, the industry group pledges to “not weaponize our advanced-mobility general-purpose robots or the software we develop that enables advanced robotics and we will not support others to do so.” Nor will they allow their customers to subsequently weaponize any platforms they were sold, when possible. That’s a big caveat given the long and storied history of such weapons as the Toyota Technical, former Hilux pickups converted into DIY war machines that have been a mainstay in asymmetric conflicts since the ’80s.

    “We also pledge to explore the development of technological features that could mitigate or reduce these risks,” the group continued, but “to be clear, we are not taking issue with existing technologies that nations and their government agencies use to defend themselves and uphold their laws.” They also call on policymakers as well as the rest of the robotics development community to take up similar pledges.

    #Robots #Guerre #Robots_militaires

  • #Quebec : Effondrement des cryptos : un partenaire de la Caisse de dépôt dans l’eau chaude Brigitte Noël - Jeff Yates - Radio Canada
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1890606/celsius-cdpq-retraits-crypto-effondrement

    Le bas de laine des Québécois avait investi 150 M$ US dans Celsius Network en octobre 2021.
    Celsius Network, un partenaire de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), a subitement cessé de permettre à ses clients de retirer les cryptomonnaies qu’ils ont placées sur sa plateforme dimanche soir alors que l’entreprise est secouée par de nouveaux remous dans le marché de la cryptomonnaie.

    L’annonce est survenue huit mois jour pour jour après que la Caisse de dépôt et placement du Québec eut investi 150 M$ US dans Celsius, une entreprise qui offre des services de prêts dans l’univers de la cryptomonnaie.


    En sept mois, soit d’octobre 2021 à mai 2022, les cryptoactifs sous gestion de Celsius sont passés de 27 à 12 milliards de dollars.

    “En raison de conditions extrêmes dans le marché, nous annonçons aujourd’hui que Celsius met sur pause tous les retraits, les échanges et les transferts entre comptes”, a écrit l’entreprise dans un communiqué https://blog.celsius.network/a-memo-to-the-celsius-community-59532a06ecc6?gi=a3ad76376e6e envoyé à ses clients peu avant 23 h, dimanche.

    “Nous comprenons qu’il s’agit de nouvelles difficiles, mais nous croyons que notre décision [...] est l’action la plus responsable que nous pouvons entreprendre pour protéger notre communauté”, poursuit le communiqué.

    Comme Radio-Canada le rapportait fin mai, https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/4095/caisse-depot-cryptomonnaie-celsius-quebec Celsius avait été durement frappée par un effondrement des prix des cryptoactifs ayant eu lieu dans la semaine du 9 mai. Certains clients de la plateforme s’étaient plaints d’avoir tout perdu après avoir obtenu des prêts en cryptomonnaie auprès de Celsius.

    Depuis, Celsius peine à se relever. Selon les statistiques de l’entreprise, l’entreprise a perdu près de 2 G$ US en dépôts de ses clients depuis un mois. Celsius affirmait en octobre gérer 27 G$ de cryptoactifs pour le compte de ses clients. Ce chiffre avait baissé à 12 G$ en mai. Depuis, l’entreprise ne publie plus sur son site le total des actifs qu’elle gère.
    La valeur du CEL, la cryptomonnaie qui a été créée par l’entreprise et qu’elle encourage ses clients à utiliser, s’est effondrée, passant d’environ 3 $ US en avril à 0,20 $ US aujourd’hui. Au moment de l’investissement de la CDPQ , le prix du CEL s’établissait à 5,60 $ US.

    Effondrement des prix des cryptomonnaies
    Les conditions actuelles du marché de la cryptomonnaie indiquent que Celsius n’est probablement pas au bout de ses peines. La plupart des cryptomonnaies majeures ont piqué du nez au cours du week-end dans un vent de panique qui a soufflé le marché, porté en partie par des indicateurs économiques inquiétants frappant l’économie mondiale.

    Lundi matin, le S&P 500 perdait plus de 3 % de sa valeur, tandis que Dow Jones perdait un peu plus de 2,5 %. Ces deux indices connaissent une année difficile : ils ont reculé respectivement de 21,4 % et de 16,3 % depuis le début de 2022.

    Le prix du bitcoin, la cryptomonnaie la plus populaire, avait chuté de près de 16 % en 24 heures, lundi matin. D’un sommet de plus de 67 000 $ US en novembre 2021, le prix du bitcoin, très volatil en temps normal, atteint maintenant un peu plus de 23 000 $ US.

    Pour Hilary J. Allen, professeure de droit au Washington College of Law et experte en réglementation de la cryptomonnaie, il n’est guère étonnant de voir le marché de la cryptomonnaie s’effondrer dans les circonstances économiques actuelles.

    “Il n’est pas surprenant que, dans un environnement où les taux d’intérêt augmentent, l’argent facile quitte le système. Il y a moins d’argent à investir dans les cryptoactifs”, juge-t-elle.

    Mme Allen explique que des investisseurs qui ont placé des cryptoactifs du côté de Celsius pourraient être durement affectés si l’entreprise s’effondre.

    “Pour les gens qui ne disposaient pas de beaucoup de moyens pour investir là-dedans, c’est potentiellement dévastateur. Nous avons vu avec [l’effondrement des cryptomonnaies Terra et Luna à la mi-mai] qu’il y a eu au moins un suicide. Les gens publiaient des lignes de prévention du suicide dans les groupes sur Reddit et ainsi de suite. Je suspecte que nous verrons la même chose avec Celsius, parce que beaucoup de gens ont investi beaucoup d’argent qu’ils ne pouvaient pas se permettre de perdre”, ajoute Mme Allen.

    Un modèle d’affaires critiqué


    Le PDG de Celsius, Alex Mashinsky

    Au moment d’investir dans Celsius, la CDPQ avait vanté le modèle d’affaires de l’entreprise. “La technologie des chaînes de blocs présente un potentiel perturbateur pour plusieurs secteurs de l’économie traditionnelle”, avait déclaré Alexandre Synnett, premier vice-président et chef des technologies à la CDPQ, dans un communiqué.

    L’enquête de Radio-Canada https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/4095/caisse-depot-cryptomonnaie-celsius-quebec recensait les inquiétudes soulevées par des experts du domaine de la cryptomonnaie, qui soulignaient que Celsius utilise des pratiques financières semblables à celles ayant mené à l’implosion du système financier en 2008. Plusieurs États américains avaient d’ailleurs allégué que l’entreprise vendait des valeurs mobilières non enregistrées et ont forcé l’entreprise à limiter ses activités aux États-Unis.

    Le ministère fédéral des Finances, qui n’avait pas offert de commentaire précis concernant Celsius, avait toutefois statué que les entreprises qui agissent de façon non réglementée – comme c’est le cas de Celsius – font affaire illégalement au Canada.

    Le reportage révélait également que Celsius compte dans son orbite plusieurs individus qui se retrouvent au cœur de controverses dans le monde de la cryptomonnaie, dont une personne liée à des sites que les autorités financières canadiennes ont à l’œil.

    En réponse à des questions découlant de notre enquête https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/4095/caisse-depot-cryptomonnaie-celsius-quebec , qui soulevait des inquiétudes quant aux activités de Celsius, la CDPQ avait réitéré son soutien à l’entreprise. Tous les investissements de la Caisse “font l’objet d’un processus d’analyse rigoureux afin de prendre des décisions avisées dans l’intérêt de nos déposants”, nous avait répondu une porte-parole.

    Jointe lundi matin, une porte-parole de la CDPQ a assuré que la Caisse “suit de très près” ce qui se passe chez Celsius.

    “Celsius a été affectée par des conditions de marché très difficiles dans les dernières semaines, plus particulièrement par le fort volume de retraits des dépôts des clients. Celsius agit de façon proactive pour s’acquitter de ses obligations auprès de ses clients [la communauté Celsius] et a honoré ses engagements auprès de ses clients jusqu’à présent.”

    Consternation chez les clients *
    L’annonce de dimanche soir a causé de la consternation chez les clients de Celsius. En réponse au gazouillis de l’entreprise concernant le gel sur les transactions, de nombreux clients ont fustigé la décision. Le silence radio du PDG de l’entreprise, Alex Mashinsky, a aussi fait réagir.

    “Alex tweete constamment, il se vante que Celsius est une entreprise magnifique, il critique les autres plateformes. Et maintenant, quand nous attendons désespérément de l’entendre, il est silencieux. Il n’a offert aucune mise à jour, alors que la communauté vit cette dure épreuve. C’EST DÉGOÛTANT”, a écrit un client dans un groupe Telegram de la communauté Celsius.

    En réponse à un gazouillis d’un client, samedi, Alex Mashinsky avait répondu : “Connaissez-vous une seule personne qui a eu du mal à retirer ses fonds de Celsius ? Pourquoi partagez-vous de la peur et de la désinformation ?”

    Celsius n’a pas donné suite à nos questions.

    #casino #jeux #spéculation #tulipes #finance #escroquerie #gogos #crédulité #communauté #investissement #entreprise #CEL #cryptomonnaie #bitcoin #cryptomonnaies #blockchain #libra #monnaie #finance #nft #économie #cryptage #monnaielibre #crypto-monnaie #bigdata

    • On aime : Le courtier Charles Schwab paie 187 millions de dollars pour avoir induit en erreur des clients
      https://www.lefigaro.fr/societes/le-courtier-charles-schwab-paie-187-millions-de-dollars-pour-avoir-induit-e

      La SEC reproche à trois filiales de l’entreprise « de ne pas avoir révélé qu’elles allouaient les fonds de clients d’une manière qui était moins rentable pour leurs clients dans la plupart des conditions du marché. »

      Le courtier en ligne Charles Schwab a accepté lundi de verser 187 millions de dollars pour solder des poursuites de l’autorité américaine des marchés financiers (SEC), qui l’accusait d’avoir induit en erreur certains clients sur l’allocation de leurs investissements. La SEC reproche à trois filiales de l’entreprise « de ne pas avoir révélé qu’elles allouaient les fonds de clients d’une manière qui, selon leurs propres analyses internes, était moins rentable pour leurs clients dans la plupart des conditions du marché », détaille un communiqué.

      Entre mars 2015 et novembre 2018, l’entreprise assurait que le montant d’argent conservé en espèces dans leurs portefeuilles gérés automatiquement par des #robots-conseillers était décidé selon « une méthodologie disciplinée » afin de dégager « des retours optimaux ». Mais il a été déterminé que « dans la plupart des conditions de marché » , l’argent gardé en espèces leur aurait rapporté plus s’il avait été investi autrement, indique la SEC. Charles Schwab a en revanche dégagé des profits en utilisant l’argent pour le prêter à d’autres clients et empocher la différence entre les intérêts gagnés sur les prêts et les intérêts versés aux propriétaires de portefeuilles à la gestion automatisée.

      52 millions de dollars en restitution d’intérêts aux clients et une amende de 135 millions de dollars
      « La conduite de Schwab a été indigne et l’action d’aujourd’hui signale clairement aux conseillers qu’ils doivent être transparents avec les clients sur les frais cachés et sur la façon dont ces frais affectent leurs rendements », a commenté Gurbir Grewal, un responsable de la SEC, dans le communiqué. Charles Schwab, qui n’a ni admis ni nié les accusations de la SEC, a accepté de payer 52 millions de dollars en restitution d’intérêts aux clients et une amende de 135 millions de dollars. Le groupe s’est dit « satisfait de mettre [cette affaire] derrière [lui] ». « Nous pensons que résoudre le problème de cette manière est dans le meilleur intérêt de nos clients, de notre société et de nos actionnaires, car cela nous permet de rester concentrés » sur l’aide aux clients, est-il ajouté dans un communiqué. Charles Schwab avait déjà mis de côté 200 millions de dollars pour régler cette affaire.
      . . . . . . .

  • Grâce à Paro le robot phoque, les malades d’Alzheimer prennent moins de médicaments à l’Ehpad d’Étampes - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/essonne-91/grace-a-paro-le-robot-phoque-les-malades-dalzheimer-prennent-moins-de-med
    https://www.leparisien.fr/resizer/D7A9otlvlk7xO0zNktanMA-NViI=/1200x675/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/MYDVJ36BSVAFZL2TOBMHJLBGLE.jpg

    Les deux Ehpad du centre hospitalier Sud-Essonne, à Étampes et Dourdan, disposent chacun d’un robot émotionnel pour apaiser les patients, et ainsi éviter le recours à un traitement médicamenteux. Cette grosse peluche bourrée de capteurs, qui a l’apparence d’un phoque, réagit à la voix et au toucher.

    Le livre de Cécile Dolbeau-Bandin montre l’ensemble des aspects de l’introduction d’un robot Paro dans un centre de soin Alzheimer. Notamment l’effet sur le personnel, les limites et précautions d’usage (que les patients sachent qu’il s’agit d’un robot...).


    Un robot contre Alzheimer. Approche sociologique de l’usage du robot Paro dans un service de gériatrie
    Cécile Dolbeau-Bandin
    avec une préface de Serge Tisseron
    13,5 x 21 cm. - 168 p. - Collection Interventions
    Version imprimée - 18 € - ISBN 978-2-37662-033-4
    Version epub - 9 € - ISBN 978-2-37662-036-5
    https://cfeditions.com/paro

    #Paro #Alzheimer #Robots #Cécile_Dolbeau-Bandin

  • #Robo_Dogs and Refugees: The Future of the Global Border Industrial Complex

    The future is here, and it’s a nightmare for migrants. Robo-dogs are joining the global arsenal of border enforcement technologies. The consequences will be deadly.

    A painting of an eye shedding a single tear adorns the concrete rampart of the rusty wall bisecting the city of Nogales at the U.S.-Mexico border. Elsewhere, other kinds of eyes scan the Sonoran Desert—drones, artificial intelligence (AI) surveillance towers, and now military-grade “robo-dogs,” which, according to the U.S. Department of Homeland Security in a February 1 article, might soon be deployed in this vast area of the Arizona-Mexico borderlands, a frequent crossing point for refugees and people on the move from Latin America, the Caribbean, and beyond.

    The robo-dogs, built by Ghost Robotics, are the latest border tech experiment. Originally designed for combat and tactical training operations, these quadruped autonomous machines are strong, fast, and sometimes armed. They can break down doors and right themselves when kicked over. Police departments are already using them, such as in Honolulu and New York (although the latter city cut short its use of them after a public outcry). On the border, DHS first tested what they call “programmable pooches” in El Paso, but officials didn’t give a clear indication of when nor where the machines would eventually be deployed.

    While these mechanical dogs may be a surprising addition to U.S. border enforcement, they join a technological infrastructure on the U.S.-Mexico border that has been developing for decades, often constructed by private companies and now championed by the Biden administration. The idea of mechanized Border Patrol agents is not exactly new either; in 2015, for example, the GuardBot company proposed that rolling, rubber spheres full of surveillance cameras (first designed for exploring Mars) “swarm” the borderlands in packs of 20 or 30. While that contract was never issued, it was a preamble to the robo-dogs. Here, now, is a glimpse into the future: an aggressive techno border fueled by a global industrial complex.

    The robo-dogs form part of a long process of border robotization on the U.S. Mexico border—from autonomous and integrated fixed towers (built by Anduril and Elbit Systems, respectively) to Predator B and medium-size drones (General Atomics), to university experiments to create miniature drones the size of locusts (as was done at the University of Arizona via a grant it received from the Department of Homeland Security for R&D).

    Petra, who was at the Arizona-Mexico border when DHS announced the robo-dogs, has been studying surveillance technologies and their effects on people crossing borders for years in Europe and globally, focusing on the real harms of automation, surveillance, and border tech experiments in spaces that have become testing grounds for innovation. The very real impacts these technologies will have is all the more stark, given the sheer number of people dying in the desert. In 2021, deaths at the U.S.-Mexico border were the highest ever recorded. Thus, although it is difficult to write about surveillance technologies—since they are hidden by design—the real-world impacts of “technosolutionism” are clear enough.

    On the rumbling roads of the West Arizona desert, Petra and colleagues traced the routes that people take after crossing the border, and this led them to various gravesites, like the modest orange cross that marks the arroyo where Elías Alvarado, a young husband and father, perished in 2020. His son was never able to see him again, only leaving a scratchy voice recording saying “I love you, papa,” which was played at Alvarado’s ceremony by a group called Battalion Search and Rescue, whose volunteers comb the desert for survivors and remains. It’s terrifying to imagine a not-so-distant future in which people like Alvarado will be pursued by high-speed, military-grade technology designed to kill. The future is not just more technology, it is more death.

    Virtual Fortress Europe

    The U.S.-Mexico frontier is by no means the only place where experimental border technology is being tested. For example, the European Union has been focusing on various surveillance and high-tech experiments in migration and border enforcement, including maritime and land drone surveillance; long-range acoustic devices (LRADs), or sound cannons; and AI-type technologies in newly built camps in Greece. The violence in many of these technologies is obvious: the sound cannons that were rolled out at the land border between Greece and Turkey emit a high-pitched sound that can hurt people’s eardrums in an attempt to deter them from getting close to the EU’s border, while AI “threat detection” surveillance monitors refugees in Greece’s new prisonlike refugee camps on the Aegean Islands. AI-driven surveillance using unpiloted drones and other types of technologies is also increasingly used along Europe’s maritime borders by actors such as Frontex, the EU’s border enforcement agency. As in the U.S.-Mexico desert, border surveillance makes the crossing more dangerous, since it forces them to take riskier routes to avoid detection.

    The increasing reliance on automation in border enforcement also brings with it a host of concerns, from privacy infringements when data is shared with repressive governments to discrimination and bias, particularly against groups that have historically borne the brunt of violent state action. For example, facial recognition has proved time and again to be biased against Brown and Black faces, as well as female faces, and yet it is increasingly used for migration control in the U.S., Canada, and soon various EU countries. These issues around discrimination and bias are not merely theoretical; they have had palpable impacts on people on the move such as Addisu, a young man from East Africa in his early 30s. He was living in an occupied building in Brussels when he told Petra, “We are Black, and border guards hate us. Their computers hate us too.”

    Tech pilot projects have also introduced AI-type lie detection into border enforcement, relying on emotion recognition and micro-expressions to apparently determine whether someone is telling the truth at the border. Yet what about differences in cross-cultural communication? Or the impact of trauma on memory, or the overreliance on Western norms of plausibility and lie detection grounded in biased and discriminatory determinations? Immigration and refugee decision-making by border enforcement officers is already replete with discretionary, opaque, and often biased reasoning that is difficult to challenge.

    Through the phenomenon of “border externalization,” the EU is also pushing its geographic borders further and further afield through biometric data collection and migration surveillance into North and sub-Saharan Africa. The United States is extending its border as well into southern Mexico, Central America, and the Caribbean, among other places. As these sorts of technological systems extend all over the world, so does the global border industrial complex, which is worth billions of dollars. Each new place becomes a testing ground for the next one.

    A Regulatory Free-for-All: Border Tech Unchecked

    Border technologies are political; they are developed and deployed in an ecosystem of private and public partnerships that are largely unregulated and unchecked. Big Tech interests are given free rein to develop and deploy technologies at the border and set the agenda of what counts as innovation and whose perspectives really matter when conversations around borders happen in national, regional, and international policy circles.

    There is big money to be made in the sharpening of borders with draconian technologies. According to the market forecast company Market and Markets, the global homeland security market will grow more than 6 percent by 2026, reaching $904.6 billion. As border and immigration budgets only continue to rise in Europe, the United States, and places beyond, there will only be more armed “robo-dogs,” drones with tasers, and border AI-lie detectors filling border zones. This coincides with forecasts for more and more people on the move in the coming decades—for various reasons, including catastrophic climate change. The collision of aggressive tech borders with human mobility has the makings of a monumental human rights disaster.

    Participation in discussions around technologies at the border is still limited to a select few, often in the suffocating constraints of the public-private nexus. The viewpoints of those most affected are routinely excluded from the discussion, particularly regarding no-go zones and ethically fraught uses of technology. Much of the discussion, such as it is, lacks contextual analysis or consideration of the ethical, social, political, and personal harm that these new technologies will have. While border and immigrant rights groups such as Mijente, Just Futures Law, the Immigrant Defense Project and others have been fighting the use of high-risk surveillance along the U.S.-Mexico border, the lucrative political climate of exclusion and border enforcement at all costs is what animates the move toward a surveillance dragnet. This dragnet will only increase the suffering and death along the frontier. “It’s a slow-motion genocide,” James Holeman, founder of Battalion Search Rescue, recently told Petra Molnar in the Arizona desert.

    Borders are the perfect testing ground for technologies: unregulated, increasingly politicized, and impacting groups already struggling with adequate resources. Ultimately, Big Tech and quick fixes do not address the systemic causes of marginalization and migration—historical and present-day decisions that perpetuate vast inequalities in the world and that benefit the fortressed West while disenfranchising and displacing the rest. Whether it be armed agents, imposed walls, or robo-dogs, border militarization ensures that rich countries can keep looting, exploiting, and polluting the rest of the world.

    https://www.theborderchronicle.com/p/robo-dogs-and-refugees-the-future
    #robots_dogs #complexe_militaro-industriel #robots #robots_chiens #frontières #surveillance #technologie #asile #migrations #réfugiés #robo-dog #Ghost_Robotics #Nogales #Mexique #USA #Etats-Unis #désert_du_Sonora #DHS #El_Paso #programmable_pooches #GuardBot #Anduril #Elbit_Systems #Predator_B #general_atomics #drones #robo_dog

  • #Agent_orange, la dernière bataille

    Utilisé pendant la guerre du Vietnam, l’agent orange a fait des ravages. Cet herbicide était utilisé par l’armée américaine pour détruire les forêts où se cachaient les résistants du Front National de libération et les cultures agricoles qui les nourrissaient. Pourtant, ce produit chimique contenant un produit cancérigène, la dioxine, reste encore autorisé aujourd’hui dans les forêts et les pâturages américains comme dans l’Oregon. En 2014, une ancienne reporter dans la jungle du sud Vietnam a assigné en justice vingt-six fabricants américains, dont Monsanto, depuis la France son pays de résidence, pour dénoncer les épandages. Carol Van Strum, une activiste américaine, mène quant à elle depuis plus de quarante ans, une guerre sans relâche pour dénoncer la responsabilité de l’industrie agrochimique face à cette catastrophe humaine et écologique. Pendant ce temps au Vietnam, une nouvelle génération d’enfants est née avec des malformations effroyables. Dans ce documentaire, Alan Adelson et Kate Taverna enquêtent sur cette arme de destruction massive.

    –-> #film_documentaire passé sur arte, ajourd’hui plus disponible.
    A voir ici (pour l’instant au moins) :
    https://cs-cz.facebook.com/MouvCommuniste1/videos/agent-orange-la-derni%C3%A8re-bataille-sur-arte-cest-un-proc%C3%A8s-politique-historique-u/356341652390208

    #film #documentaire #Vietnam #guerre_chimique #déforestation #coupe_à_blanc #Oregon #Michael_Newton #sylviculture #justice #Tran_To_Nga #herbicide #Dow_chemical #défoliant #histoire #guerre_du_Vietnam #opération_Ranch_Hand #dioxine #propagande #citizens_against_toxic_spray (#CATS) #cancer #malformations #Bayer #Monsanto #poison_papers

    • Ma terre empoisonnée

      Tran To Nga raconte ici son étonnant destin franco-vietnamien, une vie de combats et d’utopies. Issue d’une famille d’intellectuels, elle grandit au temps de l’Indochine française et vit au plus près la lutte pour l’indépendance.Après de brillantes études à Saigon puis à Hanoi, elle s’engage dans le mouvement de libération du Sud-Vietnam contre la présence américaine. Dans les années 1960, alors que la violence fait rage, elle s’active au coeur de la jungle, dans les camps de maquisards. Son destin bascule quand les avions de l’US Army larguent d’énormes quantités de désherbant sur ces forêts. Ce produit, surnommé « agent orange », a des effets dévastateurs : les arbres meurent, les sols sont pollués, des centaines de milliers de personnes contaminées. Nga, elle-même atteinte par
      ces nuages toxiques, découvrira, des années plus tard, les ravages qu’ils peuvent provoquer.
      Aujourd’hui, elle vient en aide aux victimes oubliées de l’agent orange et poursuit devant la justice française vingt-six sociétés américaines de pétrochimie l’ayant fabriqué.
      Dans ce livre, écrit avec Philippe Broussard, l’auteur retrace le parcours qui l’a conduite également à connaître la clandestinité, la torture et la prison. Son récit de la guerre du Vietnam et de ses conséquences offre une vision inédite du conflit, dénuée de haine, touchante d’humanité, d’amour maternel et de courage.

      https://www.editions-stock.fr/livres/essais-documents/ma-terre-empoisonnee-9782234079014
      #livre #résistance

  • La Vallée de l’étrange
    (doc pour un future dessin)

    La vallée de l’étrange1,2 ou vallée dérangeante (de l’anglais uncanny valley) est une théorie du roboticien japonais Mori Masahiro, publiée pour la première fois en 19703, selon laquelle plus un robot androïde est similaire à un être humain, plus ses imperfections nous paraissent monstrueuses. Ainsi, beaucoup d’observateurs seront plus à l’aise en face d’un robot clairement artificiel que devant un robot doté d’une peau, de vêtements et d’un visage visant à le faire passer pour humain. Ce n’est qu’au-delà d’un certain degré de réalisme dans l’imitation, selon cette théorie, que les robots humanoïdes seront mieux acceptés. C’est pour cela qu’est utilisé le terme de « vallée » : il s’agit d’une zone à franchir dans laquelle chaque progrès fait vers l’imitation humaine amènera au départ plus de rejet, mais passé un certain seuil de réalisme, une acceptation plus grande.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Vall%C3%A9e_de_l%27%C3%A9trange

    https://www.youtube.com/watch?v=2Gf35CiqJD0

    #uncanny_valley #robots

  • La voiture autonome ? Une catastrophe écologique Celia Izoard pour Reporterre
    https://reporterre.net/La-voiture-autonome-Une-catastrophe-ecologique

    L’industrie automobile prépare activement la généralisation des véhicules autonomes. Problème : leur mise en œuvre à grande échelle aurait des conséquences écologiques très néfastes.

    Dans le principe, la prouesse technologique consistant à remplacer par des machines les innombrables opérations complexes qu’effectue une personne au volant paraît difficilement compatible avec l’idée de sobriété. Un des derniers modèles, présenté en janvier au dernier Consumer’s Electronic Show de Las Vegas, le SUV Range Rover équipé par l’entreprise Valeo, comporte pas moins de quatre ou cinq caméras, huit lidars (qui permettent de mesurer les distances à partir d’un faisceau laser), plusieurs radars longue portée, un ordinateur central de grande puissance, une caméra trifocale sur le pare-brise et d’autres capteurs. La généralisation de ces véhicules impliquerait, pour abaisser les coûts de façon acceptable, le lancement d’une production de masse de tous ces objets, en supplément de l’électronique déjà présente dans les véhicules actuels. Aux États-Unis, la National Mining Association rappelle régulièrement aux décideurs que « la sophistication croissante des produits de l’industrie automobile va faire exploser la demande en métaux et la compétition pour ces ressources » [1]. En clair, impossible d’obtenir la matière première de tous ces superalliages sans provoquer une augmentation de l’activité minière, qui compte parmi les industries les plus polluantes [2].

    Deuxième problème : la croissance exponentielle des #données (le #data). La conduite automatisée repose sur de gigantesques volumes d’informations que les divers capteurs transmettent aux algorithmes de traitement d’images. Selon Brian Krzanich, PDG d’Intel, un véhicule autonome va générer et consommer, pour huit heures de conduite, environ 40 téraoctets de données, soit l’équivalent de 40 disques durs d’ordinateur. « En circulation, chacun de ces véhicules produira autant de données que 3.000 utilisateurs d’ #internet », précise-t-il [3]. Or la facture énergétique du traitement et du stockage du big data est déjà préoccupante. En France, les #datacenters consommaient déjà en 2015 plus d’électricité que la ville de Lyon. En 2017, ils ont consommé à eux seuls 3 % de l’électricité produite dans le monde, soit 40 % de plus qu’un pays comme le Royaume-Uni [4].

    « L’autonomie apparente du propriétaire d’une automobile recouvrait sa radicale dépendance » 
    Enfin, la généralisation des véhicules autonomes nécessite le déploiement de la #5G et le renouvellement des infrastructures routières. « Il est probable que l’environnement deviendra plus standardisé et proactif à mesure que sera développée une infrastructure plus communicante, résume un article de la Harvard Business Review. Il faut s’imaginer des transmetteurs radio à la place des feux rouges, des réseaux sans fil permettant aux véhicules de communiquer entre eux et avec les infrastructures, et des unités de bord de route fournissant des informations en temps réel sur la météo, le trafic, et d’autres paramètres [5]. »

    L’Union européenne finance plusieurs projets de ce type via le programme #Codecs, notamment le projet #Cooperative_ITS_Corridor, une autoroute expérimentale connectée desservant #Amsterdam, #Francfort et #Vienne. Une portion test de 8 km est déjà équipée d’une « unité de bord de route » (comprenant une antenne 5G et des ordinateurs) tous les 500 m et d’une caméra tous les 100 m. On imagine la quantité de matériel nécessaire pour équiper ne serait-ce que toutes les autoroutes d’Europe ! Le projet est loin d’être marqué par la sobriété, et moins encore si l’on imagine « des caméras avec des unités de communication (...) installées sur les feux rouges pour avertir le conducteur du passage “au vert” », comme les auteurs du Livre blanc #Mobility_Nation, le rapport du Boston Consulting Group remis au gouvernement pour accélérer l’essor du #transport_autonome [6].


    Un prototype de véhicule autonome Nissan, en 2014.

    On peut dès lors s’interroger sur la dénomination de ces véhicules : autonomes, vraiment ? André Gorz montrait déjà en 1973 à quel point l’automobile, qui dépend d’un approvisionnement en pétrole et d’une infrastructure gigantesque, reposait sur une autonomie largement fictive : « Ce véhicule allait obliger [l’automobiliste] à consommer et à utiliser une foule de services marchands et de produits industriels que seuls des tiers pouvaient lui fournir. L’autonomie apparente du propriétaire d’une automobile recouvrait sa radicale dépendance [7]. » La démonstration paraît encore plus probante pour ces véhicules qui ne pourraient « rouler tout seuls » qu’à la condition de modifier radicalement leur environnement en déployant autour d’eux un ensemble de macrosystèmes techniques.

    « Un moment de confort, dépourvu de stress, qui offre au consommateur son espace privé, des horaires flexibles, et presque aucune tâche de conduite » 
    Pour les entreprises, les véhicules dits autonomes participent pourtant de la « #mobilité_durable ». Leur argumentaire a largement été repris par le gouvernement : dans les « Neuf solutions de la nouvelle France industrielle » du président macron, les véhicules autonomes figurent en bonne place dans le volet « #mobilité_écologique ». Quels sont les arguments ? D’une part, l’interconnexion des véhicules et des infrastructures va réduire les embouteillages en permettant d’ajuster les itinéraires en temps réel. Ensuite, la conduite autonome, plus fluide, consommerait moins d’ #énergie. Surtout, le transport autonome serait porteur de la fameuse révolution de l’ #autopartage : on pourrait délaisser son véhicule personnel au profit des services de #robots-taxis en #covoiturage. Mais en analysant cette promesse, on constate qu’elle sert surtout à contrebalancer le principal problème que pose le transport autonome : le redoutable #effet_rebond, tel que les économies d’énergie procurées par une technique vont susciter l’augmentation de la consommation.

    Selon un rapport de Morgan Stanley, il paraît vraisemblable que les premiers véhicules autonomes opérationnels à grande échelle seront des #camions de transport routier. Ils seraient pilotés à distance sur des routes complexes et en conduite automatique sur autoroute ; ces camions pourraient circuler en convois, avec un seul chauffeur à la tête de plusieurs véhicules. Étant donné que la paie des chauffeurs représente environ 40 % du coût du transport, les grandes entreprises du secteur s’attendent à une baisse historique des prix, qui donnerait à la route un avantage certain par rapport au #ferroviaire [8]. Que ce soit pour du fret ou de la livraison, on aurait là une incitation à augmenter le nombre de marchandises en circulation, pour le plus grand profit des monopoles de la vente en ligne. Et comment les particuliers, les actifs surmenés par exemple, résisteraient-ils à la tentation de se faire livrer tout et n’importe quoi à domicile ?

    Selon ce même rapport, les véhicules autonomes pourraient concurrencer les transports en commun, d’une part en diminuant de deux tiers le coût d’un #taxi, d’autre part en rendant la voiture personnelle plus attractive : « Si l’automobile devient un moment de confort, dépourvu de stress, qui offre au consommateur son espace privé, des horaires flexibles, et presque aucune tâche de conduite, le consommateur pourrait échapper aux désagréments des transports publics en optant pour la “conduite” d’un véhicule autonome personnel. » La voiture autonome renforcerait ainsi le phénomène de suburbanisation, rendant acceptable de vivre plus loin de son travail en permettant à beaucoup de commencer leur journée dès l’aube dans une sorte de bureau privatif mobile. Elle permettrait à de nouveaux usagers — enfants, personnes très âgées — de se déplacer facilement, ce qui augmenterait encore, comme l’a confirmé une étude de l’université de Leeds, le nombre de véhicules sur les routes [9]. En gros, concluent les chercheurs, à partir du moment où il ne sera plus nécessaire de toucher le volant, les effets négatifs se multiplieront.


    Un prototype de voiture sans chauffeur d’Uber à San Fransisco, en novembre 2016.

    « Au plan environnemental, la voiture autonome est a priori catastrophique, puisqu’elle va faciliter le recours à l’automobile », confirme Bertrand-Olivier Ducreux, du service transport et mobilités de l’Agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie (Ademe). Ce service est notamment chargé de l’appel à projets « expérimentation du véhicule routier autonome » qui subventionne les entreprises du secteur via le plan d’investissement d’avenir. « La position de l’ #Ademe, c’est de tenter d’orienter les véhicules autonomes vers une mobilité vertueuse, en faisant en sorte qu’ils soient utilisés comme un service d’autopartage. L’idéal, pour nous, c’est une navette de six, huit places sans conducteur. » Par exemple, un véhicule Uber sans chauffeur qui viendrait chercher plusieurs clients effectuant des trajets semblables.

    « Une solution efficace serait de réserver les véhicules autonomes aux systèmes de transport collectif plutôt qu’aux particuliers » 
    En admettant l’idée de confier l’avenir des transports collectifs à Uber et autres géants du net, la promotion de ces robots-taxis pourrait-elle suffire à enrayer ce qui ressemble à une étape de plus vers la #surconsommation ? Pour Thomas Le Gallic, chercheur en prospective au sein du laboratoire Ville Mobilité Transport, le pari est risqué. « Les études concluent que les véhicules autonomes pourraient aussi bien doubler que diviser par deux la consommation d’énergie associée à la mobilité des personnes. Mais l’augmentation semble plus probable, parce que les gens seront incités à faire des trajets plus longs. Pour moi, une solution efficace serait de réserver les véhicules autonomes aux systèmes de transport collectif plutôt qu’aux particuliers. Mais ce n’est pas la tendance qui se dessine. »

    Ainsi, loin de l’étiquette « mobilité écologique » sous laquelle les pouvoirs publics investissent dans les véhicules autonomes, il faudrait inverser le constat : pour que cette innovation ne soit pas catastrophique, il faudrait une politique extrêmement volontariste.

    Cela impliquerait que le gouvernement, de manière assez invraisemblable, décide de rendre la voiture personnelle prohibitive pour la remplacer par une ambitieuse politique de transports publics et de navettes. Est-ce vraiment le projet ? L’État prévoit-il de se donner les moyens de limiter drastiquement les ventes des constructeurs automobiles ? Est-ce vraiment ce qu’Emmanuel Macron avait en tête, lors de son discours de mars 2018 sur l’ #intelligence_artificielle, quand il déclarait vouloir mener la « bataille essentielle » de la voiture autonome parce que « la #France est une grande nation automobile, et nous y avons notre rôle historique » ?

    En mai 2018, l’État avait déjà dépensé près de 200 millions d’euros pour subventionner la #recherche en véhicules autonomes [10]. C’est sans commune mesure avec ce que pourrait ensuite coûter la mise en œuvre de la 5G, la refonte des infrastructures routières, les mesures de #cybersécurité, soit les investissements publics colossaux nécessaires à leur déploiement, auxquels il faut ajouter le coût social de la mise au chômage de plusieurs centaines de milliers de chauffeurs professionnels.

    Si l’objectif est de mener la « révolution de l’autopartage » et d’en finir avec la voiture personnelle, a-t-on besoin des véhicules autonomes ? Ces investissements ne pourraient-ils pas tout aussi bien servir à mener une aussi ambitieuse politique de transports collectifs avec conducteurs en finançant les trains, les bus et les navettes que réclament les habitants des campagnes et de la France périurbaine pour délaisser leur voiture personnelle ?

    Notes
    [1] « Minerals Drive the Auto Industry », American Mining Association, 10/02/14.
    [2] Cf. Revue Z, n° 12, « Trésors et conquêtes », Agone, 2018.
    [3] « Just one autonomous car will use 4000 GB of data per day », Network World, 7/12/16.
    [4] « Quand le stockage de données consommera plus d’énergie que le monde n’en produit », L’Usine nouvelle, 29/06/18.
    [5] « To Make Self-Driving Cars Safe, We Also Need Better Roads and Infrastructure », 14/08/18.
    [6] « Réinventer la mobilité urbaine et périurbaine à l’horizon 2030 », novembre 2017. Le Boston Consulting Group est une émanation du Forum économique mondial financé par 1.000 multinationales réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 3 milliards d’euros.
    [7] « L’idéologie sociale de la bagnole », Le Sauvage, automne 1973.
    [8] Blue Paper on Autonomous Cars, 2013.
    [9] « Self-driving Cars : Will They Reduce Energy Use ? », University of Leeds, 2016 ; « Will Self-driving Cars Be Good or Bad for the Planet ? », geekwire.com, 25/02/16.
    [10] Développement des véhicules autonomes : orientations stratégiques pour l’action publique, mai 2018.

  • Pour la première fois, des drones auraient attaqué des humains de leur propre initiative
    https://www.courrierinternational.com/article/guerre-pour-la-premiere-fois-des-drones-auraient-attaque-des-

    D’après un rapport des Nations unies publié en mars dernier, des #attaques de #drones sans aucune intervention humaine ont été recensées en #Libye. On ne sait pas s’il y a eu des victimes, mais cet événement prouverait que les tentatives de réguler les #robots_tueurs ont déjà un train de retard.

    #défaillance_technique

  • Why the Dancing Robots Are a Really, Really Big Problem. | by James J. Ward | The Startup | Dec, 2020 | Medium
    https://medium.com/swlh/why-the-dancing-robots-are-a-really-really-big-problem-4faa22c7f899

    Yes, the cynical view is probably right (at least in part), but that’s not what makes this video so problematic, in my view. The real issue is that what you’re seeing is a visual lie. The robots are not dancing, even though it looks like they are. And that’s a big problem.

    Humans dance for all kinds of reasons. We dance because we’re happy or angry, we dance to be part of a community or we do it by ourselves, we dance as part of elaborate rituals or because Bruce Springsteen held out a hand to us at a concert. Dancing, in fact, is one of the things that humans have in common across cultures, geographies, and time — we love to dance, and whenever we do it, it’s because we are taking part in an activity we understand to have some kind of meaning, even if we don’t know what it is. Perhaps that’s the point, how can we even explain dancing? As Isadora Duncan once said, “If I could tell you what it meant there would be no point in dancing it.”

    Robots, though? Robots don’t dance. That’s not some sort of critique of a robot or shade-throwing. I don’t criticize my hammer for not being able to recite Seamus Heaney. Tools serve functions and move in the ways designed or concocted for them — but they have no innerworldly life that swells and expresses itself in dancing. We might like to anthropomorphize them, imbue them with humanness largely because we do that to everything. We talk to our toasters and cut deals with our cars (“Just make it ten more miles!”) because we relate to a world filled with things made by humans as though that world was filled with humans, or at least things with a little humanity. And so when we watch the video, we see robots moving in a way that we sometimes do or wish we could, we experience the music, the rhythmic motion, the human-like gestures, and they all combine to give us an impression of joyfulness, exuberance, and idea that we should love them, now that they can dance.

    But they can’t.

    No, robots don’t dance: they carry out the very precise movements that their — exceedingly clever — programmers design to move in a way that humans will perceive as dancing. It is a simulacrum, a trompe l’oeil, a conjurer’s trick. And it works not because of something inherent in the machinery, but because of something inherent in ours: our ever-present capacity for finding the familiar. It looks like human dancing, except it’s an utterly meaningless act, stripped of any social, cultural, historical, or religious context, and carried out as a humblebrag show of technological might. Also: the robots are terrible at doing the Mashed Potato.

    The moment we get high-functioning, human-like robots we sexualize them or force them to move in ways that we think are entertaining, or both. And this is where the ethics become so crucial. We don’t owe a robot human rights; they aren’t human, and we should really be spending our time figuring out how to make sure that humans have human rights. But when we allow, celebrate, and laugh at things like this Boston Dynamics video, we’re tacitly approving a view of the world where domination and control over pseudo-humans becomes increasingly hard to distinguish from the same desire for domination and control over actual humans.

    Any ethical framework would tell you this is troubling. You don’t need to know your consequentialism from your deontology to understand that cultivating and promoting a view of the world where “things that are human-like but less human than I am get to be used however I want” will be a problem.

    #Robots #Intelligence_artificielle #Danse #Ethique #Culture_numérique

    • voir peut-être aussi Stiegler (2016) :

      https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/la-nuit-revee-de-jean-pierre-vincent-2017-69-bernard-stiegler-je-refle

      Je réfléchis au rapport entre la technique et le mal […] Adorno et Horkheimer en 1944 disent que les industries culturelles sont en train de produire une nouvelle forme de barbarie. […] Ils soutiennent qu’à travers les industries culturelles, la raison se transforme en rationalisation, ce qui signifie pour moi la réduction de la raison au calcul, à la calculabilité. Ils montrent comment s’instaure un système qui est apparu dès les années 20 aux Etats-Unis, et qui va considérablement s’étendre avec la télévision. Il s’agit d’un système entre la production automatisée des automobiles, la consommation et la crétinisation qui va s’instaurer, d’après eux, avec les industries dites de programmes.

      Ce processus va bien plus loin encore selon moi avec les technologies numériques, ce qu’on appelle la data économie, mais je pense qu’il faut rouvrir ce dossier sur d’autres bases que celles de Adorno et Horkheimer (…) Nous vivons nous au 21ème siècle une véritable révolution des conditions de la pensée par une exploitation désormais absolument systématique des capacités de calcul artificiel qui est en train de totalement bouleverser notre horizon de pensée.

  • Contre la solitude pendant la pandémie, les robots animaux connaissent un regain d’intérêt - L’ADN
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/contre-la-solitude-pendant-la-pandemie-les-robots-animaux-connaissent-un-regain

    Ils sont mignons, doux et ils ne transmettent pas le Covid. Les pet robots ont trouvé un cas d’usage parfait : lutter contre la solitude des seniors isolés par la crise sanitaire.

    Il y a Paro, le bébé phoque, Qooba, le robot queue de chat, ou encore ce chiot golden retriever à bandana rouge. Ils remuent la queue, clignent des yeux, tournent la tête quand on leur parle, émettent quelques sons, et surtout : ils ne transmettent pas le coronavirus (à condition d’être bien désinfectés). Cette petite ménagerie composée de fausse fourrure et d’électronique est une alliée de choix contre la solitude en temps de pandémie. En particulier pour les personnes âgées, qui se trouvent isolées de leurs proches. Aux États-Unis notamment, des seniors s’en servent pour pallier le manque de relations sociales, raconte The New York Times.

    Ces animaux robotiques sont déjà utilisés par les établissements de santé depuis plusieurs années - y compris dans les Ephad en France. Mais la pandémie a accéléré leurs usages, comme cela a été le cas pour les chatbots psychologues. En France, l’entreprise Inno3med (qui distribue Paro) prête ses robots phoques à des maisons de retraite depuis mai. Aux États-Unis, plusieurs États et associations ont acheté des centaines de robots compagnons pour les distribuer aux seniors isolés, explique Vox.
    Une expérience tactile

    « Le Covid a créé un monde bizarre où personne ne peut se prendre dans les bras », explique Laurie Orlov, analyste du secteur des technologies pour senior et fondatrice du site Aging and Health Technology Watch, interrogée par le NYT. « L’idée d’un animal que vous pouvez tenir - une expérience tactile - transcende quelque peu cela. »

    « Nous voyons un regain d’intérêt depuis la pandémie », confirme Tom Turner, directeur général de Paro, cité par le média américain. L’entreprise enregistre 50 commandes annuelles (un robot vaut la coquette somme de 6120 dollars, soit 5 250 euros) et s’attend une forte hausse cette année.
    Moflin, le robot peluche qui apprend tout seul

    La tendance inspire les entrepreneurs. Sur Kickstarter, la start-up japonaise Vanguard Industries présente Moflin, une petite boule de poils capable d’apprendre et de « développer sa propre personnalité ». « Nous croyons que Moflin a la capacité d’améliorer la qualité de vie en devenant un moyen de communication alors que de nouvelles valeurs et modes de vie émergent en ces temps incertains de pandémie », écrit l’entreprise.

    Ces peluches améliorées apportent-elles un réel bénéfice ? Plusieurs études cliniques menées sur le robot phoque Paro poussent à le croire. Il permettrait d’améliorer certains troubles du comportement et de réduire l’anxiété chez des patients atteints d’Alzheimer et de démence.
    Vers une banalisation des robots de compagnie

    Les spécialistes de la bioéthique sont eux plus sceptiques. Shannon Vallor, philosophe spécialiste des technologies à l’Université d’Edimbourg interrogée par Vox, craint que la pandémie banalise l’utilisation des robots animaux - certains comme ceux de Joy For All sont vendus pour seulement 130 dollars. « Dans le contexte de la pandémie, nous avons de bonnes raisons d’utiliser les robots. Mais que se passera-t-il lorsque la menace du virus sera moins importante ? Nous pourrions nous faire à l’idée que nous avons normalisé la substitution des soins humains par des machines. Et cela m’inquiète. (...) Nous sous-investissons déjà les soins humains »

    Marine Protais

    #Paro #Robots #Compagnie

  • Aux États-Unis, Amazon confie ses livraisons à des “scouts”
    https://www.actualitte.com/article/zone-51/aux-etats-unis-amazon-confie-ses-livraisons-a-des-scouts/101853

    Dans plusieurs villes des États-Unis, le géant de l’e-commerce teste un nouveau dispositif de livraison. Les paquets commandés sont désormais parfois délivrés par des « Scout », sorte de grosse caisse à roulette automatisée. Sympathiques et pratiques robots colorés ou dystopie cyberpunk en marche, seul l’avenir nous le dira.

    Les caisses automatisées d’Amazon semblent parfaitement adaptées à la ville et sont capables d’éviter les principaux obstacles que l’on retrouve sur les trottoirs — des chiens un peu trop enthousiastes aux réfrigérateurs laissés aux encombrants. Le dispositif a cependant toujours un problème de taille : les Scouts ne sont pas encore capables de vérifier si la personne qui ouvre la trappe de stockage est bien celle qui a passé la commande.

    Les caisses bleues seront donc toujours accompagnées d’un livreur classique, chargé de vérifier que les paquets sont bien livrés à la bonne adresse. Ces duos étranges, humain et machine marchant et roulant côte à côte, ont de grandes chances de se multiplier dans les années à venir.

    Pour promouvoir le projet, Amazon affirme ainsi que ses robots, alimentés par batterie, s’inscrivent dans son objectif d’atteindre le zéro carbone net d’ici 2040 et font donc partie d’une stratégie sur le long terme.

    #Amazon #Livraison #Robots #Travail

  • Un quart des tweets sur le #climat émanent de #robots
    https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-un-quart-des-tweets-sur-le-climat-emanent-
    #bots
    #climatosceptiques

    Les chercheurs ne sont cependant pas parvenus à identifier des individus ou des groupes derrière ces bataillons de bots, ni à mesurer leur impact sur la perception de la crise climatique par les utilisateurs de Twitter. Mais, estime Stephan Lewandowsky, chercheur à l’université de Bristol qui a participé aux travaux, “en termes d’influence, je suis personnellement convaincu qu’ils jouent un grand rôle, bien que cela soit difficile à quantifier”.

    Et, soutient dans The Guardian Ed Maibach, expert en communication sur le #changement_climatique à l’université George Mason, aux États-Unis : “Même si nous ne savons pas qui ils sont, ni quels sont précisément leurs mobiles, il va manifestement de soi que #Trump profite du soutien de ces bots et de leurs concepteurs.”

  • La révélation !!!
    Votre cerveau comme un réservoir d’énergie qui se vide au fil des efforts cérébraux de la journée.
    C’est tellement le modèle que j’avais imaginé, qui me permettait de détecter les situations qui puent au travail ou dans la vie…
    Et là, c’est exactement ça... recherches à l’appui.
    J’aime bien le « si tu préfères le gâteau au fruit, c’est sûrement qu’il y a un problème dans ton travail »
    https://www.youtube.com/watch?v=FKTxC9pl-WM


    Bon, je sais, ça fait un peu prez "to make ze world a better place", mais non, en fait.
    Making Badass Developers - Kathy Sierra (Serious Pony) keynote
    #travail #charge_mentale #sciences_cognitives

  • La parité femmes - hommes en sciences sera atteinte... dans 280 ans
    Vincent Lucchese, Usbek & Rica, le 24 avril 2018
    https://usbeketrica.com/article/la-parite-femmes-hommes-en-sciences-sera-atteinte-dans-280-ans

    Ce sont quelques unes des conclusions relayées par Science News et publiées par des chercheurs de l’Université de Melbourne dans la revue PLOS Biology le 19 avril. Les chercheurs ont utilisé les bases de données de PubMed et arXiv pour répertorier plus de 10 millions d’études publiées dans plus de 6 000 revues scientifiques entre 2002 et 2016. Ils en ont tiré les noms de 36 millions d’auteurs issus de plus d’une centaine de pays et ont déduit de ces noms le genre de chacun des chercheurs signataires, prenant soin d’exclure de l’analyse les 8 % de prénoms mixtes répertoriés.

    Article original :

    The gender gap in science : How long until women are equally represented ?
    Holman L, Stuart-Fox D, Hauser CE PLoS Biol 16:e2004956 (2018)
    https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.2004956

    Among the major research-producing countries, the STEMM gender gap was especially pronounced in Japan, Germany, and Switzerland. The most gender-equitable countries spanned Europe, South America, and Africa.

    #Femmes #Science #Discriminations #Sexisme #Recherche #Université #Plafond_de_verre #effet_Matilda

    La parité femmes - hommes ne sera donc jamais atteinte, parce qu’entre temps, les hommes seront remplacés par des #robots (ou par la #fin_du_monde ...) :

    Selon des chercheurs, il ne reste que 45 ans aux humains avant d’être dépassés par les machines
    Elisa Braun, Le Figaro, le 13 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/608465

  • Will California’s New Bot Law Strengthen Democracy ? | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/tech/annals-of-technology/will-californias-new-bot-law-strengthen-democracy

    Une loi très intéressante en Californie qui va entrer en vigueur aujourd’hui. On va voir comment cela se passe pour la déclaration du caractère robotique d’un compte Twitter ou Facebook...

    California is the first state to try to reduce the power of bots by requiring that they reveal their “artificial identity” when they are used to sell a product or influence a voter.Photograph by Emma Innocenti / Getty
    When you ask experts how bots influence politics—that is, what specifically these bits of computer code that purport to be human can accomplish during an election—they will give you a list: bots can smear the opposition through personal attacks; they can exaggerate voters’ fears and anger by repeating short simple slogans; they can overstate popularity; they can derail conversations and draw attention to symbolic and ultimately meaningless ideas; they can spread false narratives. In other words, they are an especially useful tool, considering how politics is played today.

    On July 1st, California became the first state in the nation to try to reduce the power of bots by requiring that they reveal their “artificial identity” when they are used to sell a product or influence a voter. Violators could face fines under state statutes related to unfair competition. Just as pharmaceutical companies must disclose that the happy people who say a new drug has miraculously improved their lives are paid actors, bots in California—or rather, the people who deploy them—will have to level with their audience.

    We are in new terrain, where the microtargeting of audiences on social networks, the perception of false news stories as genuine, and the bot-led amplification of some voices and drowning-out of others have combined to create angry, ill-informed online communities that are suspicious of one another and of the government.

    Regulating bots should be low-hanging fruit when it comes to improving the Internet. The California law doesn’t even ban them outright but, rather, insists that they identify themselves in a manner that is “clear, conspicuous, and reasonably designed.”

    The point where economic self-interest stops and libertarian ideology begins can be hard to identify. Mark Zuckerberg, of Facebook, speaking at the Aspen Ideas Festival last week, appealed to personal freedom to defend his platform’s decision to allow the microtargeting of false, incendiary information. “I do not think we want to go so far towards saying that a private company prevents you from saying something that it thinks is factually incorrect,” he said. “That to me just feels like it’s too far and goes away from the tradition of free expression.”

    In the 2016 Presidential campaign, bots were created to support both Donald Trump and Hillary Clinton, but pro-Trump bots outnumbered pro-Clinton ones five to one, by one estimate, and many were dispatched by Russian intermediaries. Twitter told a Senate committee that, in the run-up to the 2016 election, fifty thousand bots that it concluded had Russian ties retweeted Trump’s tweets nearly half a million times, which represented 4.25 per cent of all his retweets, roughly ten times the level of Russian bot retweets supporting Clinton.

    Bots also gave Trump victories in quick online polls asking who had won a Presidential debate; they disrupted discussions of Trump’s misdeeds or crude statements; and they relentlessly pushed dubious policy proposals through hashtags like #draintheswamp.

    They have also aided Trump during his Presidency. Suspected bots created by unidentified users drove an estimated forty to sixty per cent of the Twitter discussion of a “caravan” of Central American migrants headed to the U.S., which was pushed by the President and his supporters prior to the 2018 midterm elections. Trump himself has retweeted accounts that praise him and his Presidency, and which appear to be bots. And last week a suspected bot network was discovered to be smearing Senator Kamala Harris, of California, with a form of “birtherism” after her strong showing in the first round of Democratic-primary debates.

    Hertzberg, the state senator who authored the legislation, told me that he was glad that the changes to the bill before passage were related to the implementation of the law, rather than to its central purpose of requiring that bots reveal themselves to the public when used politically or commercially. A lawyer by training, Hertzberg said that he resented the accusation that he didn’t care about First Amendment concerns. “There is no effort in this bill to have a chilling effect on speech—zero,” he said. “The argument you go back to is, Do bots have free speech? People have free speech. Bots are not people.”

    #régulation #Robots #Californie

  • “In the heat of battle, and in the chaos of war zones, soldiers, it seems, tend to humanize their robotic aides. They develop emotional attachments to the machines that put themselves in harm’s way so the humans don’t have to.

    That’s according to research conducted by Julie Carpenter, a researcher at the University of Washington who studies the emotional relationships that humans can develop with machines.”

    https://www.theatlantic.com/technology/archive/2013/09/funerals-for-fallen-robots/279861

    #robots

  • Duplex, l’assistant intelligent de Google, cache encore des humains bien réels Kesso Diallo - 23 Mai 2019 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/duplex-l-assistant-intelligent-de-google-cache-encore-des-humains-bien-reel

    Une intelligence artificielle peut cacher des humains. L’année dernière, Google a présenté son assistant intelligent Duplex lors de sa conférence pour les développeurs. Capable de prendre les rendez-vous à la place de son utilisateur, il avait impressionné, et un peu inquiété, les observateurs avec sa voix « si humaine ». Mais si celle-ci ressemble autant à celle d’un humain, c’est parce qu’il s’agit parfois d’une véritable personne. Un article du New York Times révèle en effet que des employés travaillant dans des centres d’appels peuvent effectuer ces réservations. Google a déclaré au journal américain qu’environ 25% des appels de Duplex sont passés par des humains. De plus, environ 15% de ceux lancés par l’assistant intelligent sont pris en charge par une vraie personne à un moment donné.

    L’entreprise a expliqué qu’il était parfois nécessaire qu’un humain soit impliqué dans la conversation, notamment lorsqu’elle n’est pas certaine que le restaurant prenne les réservations ou que l’utilisateur du service n’est pas un spammeur (personne qui passe des appels indésirables en grande quantité).
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    #duplex #réseaux_neuronaux #Google #robotique #Assistant #domotique #intelligence_artificielle #algorithme #robotisation #robots #innovation en nougat #MDR

  • BNP Paribas Fortis : 140 robots ont déjà pris 100 emplois
    https://www.crashdebug.fr/high-teck/15803-bnp-paribas-fortis-140-robots-ont-deja-pris-100-emplois

    Avec l’argent dette, le monde bancaire est le plus facile à informatiser #robots.

    BNP Paribas Fortis a annoncé la semaine dernière son intention de fermer environ 40% de ses succursales d’ici 2021. En outre, plus de 2.200 emplois seront supprimés, « autant que possible par des processus naturels et par des plans de départ volontaire ». Ces suppressions de postes sont dues au fait que les clients entrent de moins en moins souvent dans leurs agences, explique le PDG Max Jadot dans les éditions du week-end des journaux De Tijd et L’Echo.

    20.000 emplois supprimés en 20 ans

    Le monde bancaire était autrefois l’un des bastions de l’emploi les plus stables. Ceux qui parvenaient à trouver du travail dans une banque avaient souvent un emploi à vie. Mais sous l’impulsion de l’automatisation, des changements (...)

  • #robots, Emojis, #blockchain, and Enterprise
    https://hackernoon.com/robots-emojis-blockchain-and-enterprise-86cfc544856b?source=rss----3a814

    But first, shoutouts to our investors of the week: Jawad Ayaz, Louis Lautman, & Zibeh Zakka.Catch up on the latest episodes of the Hacker Noon Podcast, plus a 5-minute #DevStories presentation by Hacker Noon Chief Product Officer Dane Lyons at the GitHub SF HQ.Express Yourself with #emoji Reactions and Hacker Noon CPO Dane LyonsBuilding the Impossible with Blockchain and Cameron Chell, the person behind Kodak CoinProgram Your First Robot Overlord with Eva Li and HEXABringing Blockchain to the Enterprise with Alpine IntelA New Solution for Decentralized Apps with Brian Platz of FlureeDon’t Forget to Subscribe to the Hacker Noon Podcast. Available on iTunes, Google Podcast, and YouTube.P.S. Shoutout to our investors of the week! Cheers to those who make it possible for us to build a better (...)

    #emoji-reader-reactions #hackernoon-podcast

  • Les #déplacés de l’#accident de #Fukushima. : Les conséquences sociales et sanitaires, et les #initiatives_citoyennes.

    La situation des déplacés de Fukushima est complexe et mouvante. Ce projet se focalise sur les sinistrés de l’accident nucléaire hors zones d’#évacuations_forcées, qui sont les moins audibles dans les recherches existantes. La situation locale évoluant extrêmement rapidement, tant au niveau institutionnel qu’aux niveaux familial et individuel, nous avons décidé de recourir à la #recherche-action c’est-à-dire en coopération étroite avec les groupes de citoyens, pour partager leurs connaissances fines et suivies du terrain. Nous avons sélectionné un terrain permettant d’appréhender des régions à la fois lointaines et proches du département de Fukushima, la #distance semblant discriminante a priori des attaches au département et de la conscience du #risque. Des entretiens biographiques réalisés par une équipe franco-japonaise pluridisciplinaire permettront de saisir le parcours des individus, qui se tracerait dans les trames tissées par les cadres institutionnels, leurs liens aux connaissances « scientifique » et « profane » de la #radioactivité, et leurs expériences biographiques. Ces entretiens permettront aussi d’aborder l’individualisation de la gestion du risque, ses aspects psychologiques et juridiques.

    https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00967033
    #santé #nucléaire #catastrophe_nucléaire #IDPs #déplacés_internes #migrations

    Et d’autres publications de #Marie_Augendre :
    https://hal.archives-ouvertes.fr/search/index/q/*/authFullName_s/Marie+Augendre/sort/producedDate_tdate+desc
    ping @reka