• Appel urgent en faveur de la protection des réfugiés rohingyas en Asie du Sud et du Sud-Est

    « Nous, le Réseau des femmes pour la paix (WPN), exprimons notre profonde inquiétude face à l’annonce selon laquelle 5 000 Rohingyas et 300 000 réfugiés rohingyas risquent bientôt d’être expulsés de force de Malaisie et du Bangladesh, respectivement, vers l’armée birmane ».

    Mardi 4 août 2026, par Women’s Peace Network

    Si elle est mise à exécution, cette mesure constituera une violation du droit international et risque d’entraîner la commission de nouvelles atrocités à l’encontre d’un groupe présumé protégé par la Cour internationale de justice. Les gouvernements doivent au contraire respecter le principe de non-refoulement ; consulter les membres de leurs communautés de réfugiés respectives pour assurer leur sécurité et leur protection ; et poursuivre leurs actions en vue d’un rapatriement sûr, volontaire, durable et digne de tous les Rohingyas vers leurs foyers dans l’État de Rakhine et à travers le Myanmar.
    Nous demandons instamment aux gouvernements de la Malaisie et du Bangladesh de prendre les mesures nécessaires pour protéger la vie des Rohingyas, car les faits historiques montrent qu’ils en sont capables. Depuis des décennies, ces deux pays accueillent généreusement le plus grand nombre de réfugiés rohingyas fuyant le génocide et les persécutions au Myanmar. Sans leur soutien constant, les Rohingyas n’auraient pas survécu jusqu’à aujourd’hui.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/02/18/la-crise-des-rohingyas-et-la-question-nationale-une-perspective-marxiste/#comment-75349

    #rohingyas

  • Des centaines de migrants fuient l’est de l’Inde vers le Bangladesh, dans un climat tendu
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/27/des-centaines-de-migrants-fuient-l-est-de-l-inde-vers-le-bangladesh-dans-un-

    Des centaines de migrants fuient l’est de l’Inde vers le Bangladesh, dans un climat tendu
    Le Bharatiya Janata Party du premier ministre indien, Narendra Modi, souhaite davantage « détecter, interpeller et expulser » les clandestins, notamment bangladais et rohingyas. Lesquels redoutent d’être placés dans des centres de détention spéciaux.
    Le Monde avec AFP
    Depuis l’arrivée du parti nationaliste hindou au pouvoir dans l’Etat du Bengale-Occidental, le climat s’est tendu pour les migrants bangladais sans papiers et les réfugiés rohingyas. Mercredi 27 mai, la police indienne a annoncé que des centaines de personnes avaient fui l’Inde vers le Bangladesh voisin, redoutant la création annoncée de centres de détention pour les ressortissants illégaux.
    Le Bharatiya Janata Party (BJP) du premier ministre, Narendra Modi, a en effet remporté au début de mai les élections au Bengale-Occidental en défendant une ligne dure visant à « détecter, interpeller et expulser » les migrants en situation irrégulière. La droite indienne soutient de longue date que l’immigration clandestine représente une menace pour la sécurité nationale et modifie la démographie dans les Etats frontaliers du pays.
    De hauts responsables du BJP n’ont pas hésité à qualifier les migrants bangladais de « termites » ou d’« infiltrés », avant que le gouvernement du Bengale-Occidental n’ordonne le 23 mai l’ouverture de « centres de rétention » pour les ressortissants « étrangers arrêtés ». Cette décision a suscité des inquiétudes parmi les quelque 35 millions de musulmans du Bengale-Occidental, dont beaucoup partagent des liens linguistiques et culturels avec le Bangladesh voisin.
    Environ 200 personnes sont arrivées mardi et 40 personnes tôt mercredi à la frontière avec le Bangladesh, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) Shirshendu Pati, officier au commissariat de Swarupnagar, situé à une dizaine de kilomètres du poste-frontière. Ces personnes « disent venir du Bangladesh et vouloir rentrer chez elles », a-t-il ajouté, précisant que « pendant qu’[ils] vérifi[aient] leur identité et procéd[aient] aux formalités nécessaires, tous [étaient] dans un centre de rétention ». « L’administration locale pourvoit à tous leurs besoins, y compris la nourriture, l’eau et l’hébergement », a aussi assuré le policier.
    Mardi 26 mai, le ministre de l’intérieur indien, Amit Shah, a par ailleurs annoncé la création d’un comité spécial sur les changements démographiques. « La migration illégale, ainsi que d’autres facteurs de changements démographiques non naturels, constituent un défi majeur pour le présent et l’avenir de tout pays », a déclaré le membre du gouvernement de Narendra Modi dans un discours. « L’évolution démographique est une question grave, liée non seulement à notre souveraineté, mais aussi à la sécurité nationale, à l’ordre public et à de profondes transformations de la structure sociale », a-t-il ajouté. Des critiques estiment que la rhétorique et les politiques du BJP ont renforcé le sentiment de malaise et la marginalisation des quelque 200 millions de musulmans Indiens. Les centres au Bengale-Occidental suscitent une inquiétude particulière en raison de la porosité de la frontière de cet Etat avec le Bangladesh et de sa longue histoire migratoire

    #Covid-19#migration#migrant#inde#bangladesh#rohingyas#refugie#migrationirreguliere#politiquemigratoire#frontiere#sante

  • Myanmar : Les survivants du massacre de musulmans rohingyas par l’Armée d’Arakan privés de réparations

    Des centaines de villageois ont été tués à Hoyyar Siri en 2024 sous le regard indifférent de l’armée du Myanmar ; les survivants sont privés du droit au retour

    Deux ans après que l’Armée d’Arakan, un groupe armé ethnique, a tué et blessé des centaines de musulmans rohingyas dans l’État de Rakhine, au Myanmar, et incendié leur village, les survivants se voient toujours refuser l’accès à la justice et ne peuvent toujours pas rentrer chez eux.
    L’Armée d’Arakan, qui nie avoir commis des crimes de guerre, a délibérément tiré sur des villageois non armés qui cherchaient à se mettre à l’abri, alors que le groupe armé avançait vers deux bases de l’armée du Myanmar situées à proximité.
    L’armée du Myanmar et l’Armée d’Arakan devraient mettre fin aux attaques contre les civils, libérer toutes les personnes détenues illégalement et offrir des réparations aux victimes. Les deux parties devraient coopérer pleinement avec les enquêtes menées par l’ONU et d’autres organismes indépendants.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/10/04/myanmar-dans-les-conditions-actuelles-le-rapatriement-des-rohingyas-serait-catastrophique-dans-letat-darakan-dans-le-nord-du-pays/#comment-74348

    #myanmar #rohingyas

  • Les Rohingyas risquent leur vie en mer pour fuir le Myanmar et le Bangladesh

    Chaque année, des milliers de Rohingyas tentent de fuir le Myanmar et le Bangladesh par la mer. Ces tentatives de fuite coûtent la vie à des centaines de personnes chaque année.

    Lire l’article (en anglais) de Zsombor Peter (Bangkok 11 mars 2026)
    https://www.dw.com/en/rohingya-risk-lives-at-sea-to-flee-myanmar-bangladesh/a-76307157

    #Rohingyas

  • Rohingyas : « il n’y a aucun endroit où ils sont en sécurité ni physiquement, ni psychiquement »

    En 2017, 750 000 Rohingyas trouvaient refuge dans le district de Cox’s Bazar au Bangladesh, fuyant des massacres commis par l’armée et d’une intensité sans précédent dans l’État de Rakhine au Myanmar. Aujourd’hui, ils sont plus d’un million répartis dans plusieurs camps. En janvier dernier, la Cour internationale de justice (CIJ), la plus haute cour des Nations Unies, a mené les premières audiences relatives à la plainte deposée par la Gambie contre le pouvoir birman, accusé de génocide sur la minorité musulmane rohingya. Ely Sok, responsable des projets de MSF au Bangladesh, revient sur les conditions de vie éprouvantes et les besoins immenses de cette population privée de citoyenneté et entièrement dépendante de l’aide humanitaire internationale.

    En 2017, MSF a mené une enquête sur les violences qui ont provoqué l’afflux massif de Rohingyas au Bangladesh. Que révélait-elle ?

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/10/04/myanmar-dans-les-conditions-actuelles-le-rapatriement-des-rohingyas-serait-catastrophique-dans-letat-darakan-dans-le-nord-du-pays/#comment-72654

    #rohingyas

  • Déclaration : À l’occasion de la huitième Journée du souvenir du génocide des Rohingyas

    Nous vous invitons à participer à notre événement commémoratif de la Journée du souvenir du génocide des Rohingyas, qui se déroulera cette année en langue birmane afin de tenir compte de la couverture médiatique locale limitée du génocide en cours, ainsi que pour soutenir nos initiatives en faveur d’une paix inclusive et d’une réconciliation ethnique et nationale dans l’État de Rakhine et dans tout le Myanmar.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/02/18/la-crise-des-rohingyas-et-la-question-nationale-une-perspective-marxiste/#comment-68730

    #international #rohingyas

  • Les écoles pour les réfugiés rohingyas fermées

    Au cours des derniers mois, les coupes dans l’aide étrangère de nombreux pays, en particulier des États-Unis depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, ont rendu la vie de certaines des personnes les plus vulnérables au monde encore plus difficile.

    Aujourd’hui, nous allons voir comment ces coupes budgétaires ont conduit à la fermeture de milliers d’écoles pour les enfants rohingyas vivant dans des camps de réfugiés au Bangladesh.

    Plus d’un million de Rohingyas ont fui vers le Bangladesh pour échapper aux atrocités commises par l’armée birmane. Actuellement, la junte birmane combat l’Arakan Army. Les Rohingyas sont pris pour cible par les deux camps.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/02/18/la-crise-des-rohingyas-et-la-question-nationale-une-perspective-marxiste/#comment-67640

    #international #rohingyas

  • Les attaques des forces armées s’intensifient après sept années de désespoir

    (Bangkok) – Au Myanmar, les musulmans rohingyas sont confrontés aux menaces les plus graves depuis 2017, lorsque l’armée de ce pays a mené une vaste campagne de massacres, de viols et d’incendies criminels dans l’État de Rakhine, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le 25 août 2024 marquera le septième anniversaire du début des crimes contre l’humanité et des actes de génocide perpétrés par l’armée, qui ont forcé plus de 750 000 Rohingyas à fuir vers le Bangladesh.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/09/01/myanmar-les-rohingyas-confrontes-a-de-nouvelle

    #international #mayanmar #rohingyas

  • Asie du Sud-Est : le HCR exhorte les Etats à agir maintenant pour sauver 190 vies en mer d’Andaman | ONU Info
    https://news.un.org/fr/story/2022/12/1130877

    « Les rapports indiquent que les personnes à bord sont maintenant restées en mer pendant un mois dans des conditions désastreuses, sans nourriture ni eau suffisantes, sans que les États de la région ne fassent aucun effort pour aider à sauver des vies humaines », a déploré dans un communiqué le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). […]

    Selon certaines informations, jusqu’à 20 personnes seraient mortes à bord du navire en mauvais état au cours du voyage. « Cette épreuve choquante et cette tragédie ne doivent pas continuer. Il s’agit d’êtres humains - hommes, femmes et enfants. Nous devons voir les États de la région aider à sauver des vies et ne pas laisser des gens mourir », a déclaré Indrika Ratwatte, Directeur du HCR pour l’Asie et le Pacifique.

    #on_en_est_là #rohingyas

  • HCR - Inondations, incendies et Covid : nouveaux défis pour les réfugiés rohingyas au Bangladesh
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/stories/2021/9/6132144da/inondations-incendies-covid-nouveaux-defis-refugies-rohingyas-bangladesh.html

    Inondations, incendies et Covid : nouveaux défis pour les réfugiés rohingyas au Bangladesh. La pandémie mondiale, les inondations et les incendies ne sont que quelques-unes des difficultés auxquelles ont fait face les réfugiés rohingyas au cours de l’année écoulée. Quatre ans après avoir fui le Myanmar pour se réfugier au Bangladesh, les réfugiés rohingyas viennent peut-être de passer l’année la plus difficile de leur histoire.
    La vie dans les camps surpeuplés qui abritent plus de 880 000 réfugiés rohingyas était déjà difficile, mais la pandémie de Covid19 a apporté de nouvelles difficultés : limitation des déplacements, fermeture des centres d’apprentissage et réduction de l’assistance fournie par les organisations humanitaires. Puis est survenu en mars un violent incendie qui a réduit en cendres près de 10 000 abris et tué 11 réfugiés. Cet incendie a été suivi d’une mousson particulièrement humide qui a apporté plus de 700 mm de pluie en une seule semaine entre le 27 juillet et le 3 août. Plus de 400 villages ont été inondés et de nombreux abris emportés. Les inondations et glissements de terrain occasionnés ont coûté la vie à vingt personnes, dont 10 réfugiés. Environ 24 000 réfugiés ont été contraints d’abandonner leurs habitations et leurs biens.« Puisque nous vivons dans la promiscuité, nous avons toujours peur des maladies, des incendies et des inondations », déclare Asmida, 33 ans, l’une des plus de 7 000 réfugiés volontaires formés par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés et ses partenaires pour répondre aux urgences telles que les incendies et les inondations.
    Pendant la mousson, elle a aidé des femmes enceintes, des enfants et des personnes âgées de son voisinage à se mettre à l’abri. Elle et d’autres volontaires ont également travaillé sans relâche pour aider à organiser et à coordonner le travail de déblaiement des coulées de boue et de réparation des abris, des routes et des ponts.Les volontaires réfugiés rohingyas comme Asmida, ainsi que les travailleurs bangladais des communautés voisines du district de Cox Bazar, constituent l’épine dorsale dans la fourniture de services humanitaires dans les camps, en particulier au cours des 18 derniers mois, période durant laquelle les restrictions liées au Covid-19 ont réduit la présence des travailleurs humanitaires. Ils savent où se trouvent les personnes les plus vulnérables de leurs communautés, susceptibles d’avoir besoin d’aide en cas d’urgence. Ils gardent également un œil sur les zones les plus exposées aux inondations dans les camps lorsque les pluies sont particulièrement fortes.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#bangladesh#rohingyas#coxbazar#vulnerabilite#maladie#humanitaire#HCR

  • L’OIM intensifie sa réponse sanitaire alors que la deuxième vague de COVID-19 frappe Cox’s Bazar | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-intensifie-sa-reponse-sanitaire-alors-que-la-deuxieme-vague-de-covid-19-fr
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/pbn_15_06_2021_edited_0.jpg?itok=Q6-zVDru

    Cox’s Bazar - Tandis qu’une deuxième vague de COVID-19 ravage l’Asie du Sud, dont le Bangladesh, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) travaille en étroite collaboration avec le gouvernement et la communauté humanitaire afin d’accélérer la fourniture d’un large éventail de services d’aide aux réfugiés rohingyas et aux communautés d’accueil.
    Suite à une recrudescence des cas de COVID-19 en mai, les autorités locales ont imposé un confinement strict dans cinq camps de réfugiés rohingyas dans les sous-districts de Teknaf et Ukhiya, à Cox’s Bazar. La campagne de vaccination des plus de 900 000 réfugiés rohingyas vivant dans ces camps est en préparation, mais la date de lancement n’a pas encore été confirmée.
    Afin de renforcer la surveillance et la détection précoce, l’OIM gère, depuis début 2020, deux centres de traitement des infections respiratoires aiguës sévères à l’intérieur des camps de réfugiés. Suite aux recommandations du gouvernement et du secteur de la santé en mai dernier, l’OIM a rapidement augmenté sa capacité de 120 lits à 173. Les deux centres de santé, ainsi que 10 autres établissements de santé, collectent des échantillons de cas suspects de COVID-19 et fournissent des conseils sur la prévention et le traitement. Les échantillons sont transportés pour être testés au laboratoire officiel de Cox’s Bazar au sein de l’Institut de recherche en épidémiologie et contrôle des maladies (IEDCR). Les résultats sont attendus dans les 48 heures.
    Pour le seul mois de mai, 2 293 échantillons ont été prélevés dans ces établissements et transportés pour être analysés  : 133 patients dont les tests étaient positifs ont été admis par la suite et 73 contacts ont été placés en quarantaine. Depuis le début de l’intervention, ces établissements ont admis près de 900 patients. Pour améliorer le diagnostic précoce et la surveillance, l’OIM a récemment ouvert six sites supplémentaires de collecte d’échantillons sentinelles de COVID-19, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé. A cette fin, 15 travailleurs sanitaires, dont six médecins, sept assistants médicaux, une sage-femme et un infirmier ont reçu une formation approfondie sur la collecte, le transport et la biosécurité des échantillons de COVID-19. L’OIM fait partie de l’équipe d’investigation et de réponse rapide mise en place par le secteur de la santé pour suivre l’identification des cas de COVID-19 et la recherche des contacts dans les camps. Depuis le début de la pandémie, ces équipes ont mis en œuvre la campagne de sensibilisation «  No Mask, No Entry  » (pas de masque, pas d’entrée) mobilisant tous les prestataires de services pour s’assurer que les mesures de prévention de la COVID-19 sont respectées dans les points de services humanitaires.
    Dans le cadre de ses mesures de prévention et de contrôle des infections, l’OIM gère également trois installations de décontamination ambulatoires afin de réduire le risque de transmission au sein du personnel et des bénéficiaires. En outre, des équipes distribuent régulièrement des équipements de protection individuelle aux établissements de santé soutenus par l’OIM. Un centre de quarantaine comprenant 93 abris pour les contacts des cas de COVID-19 a également été récemment établi dans les camps. Ce centre, qui offre de la nourriture, des examens de santé et une orientation vers d’autres services de soutien, a jusqu’à présent placé 114 contacts en quarantaine.
    Dans le cadre des activités de communication des risques et de participation communautaire de l’OIM, 350 travailleurs sanitaires communautaires organisent régulièrement des séances de promotion de la santé par le biais de visites à domicile et de séances dans les cours intérieures. En outre, une unité de transport et d’orientation dédiée est chargée de transporter les cas suspects et confirmés de COVID-19, les personnes décédées et celles qui sont sorties de l’hôpital. Afin d’atténuer la détresse et les inquiétudes des patients, les équipes de santé mentale et de soutien psychosocial de l’OIM, basées dans les établissements de santé, viennent en aide tous les patients atteints de COVID-19 en leur donnant des conseils individuels axés sur l’impact de la pandémie, le bien-être psychosocial et les stratégies d’adaptation. Le soutien à la réponse de l’OIM à la COVID-19 à Cox’s Bazar est fourni par le Service de l’UE à la protection civile et opérations d’aide humanitaire européennes (ECHO), le Bureau de la population, des réfugiés et des migrations (PRM) du Département d’Etat américain, le Département des affaires étrangères et du commerce de l’Australie (DFAT), le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) et la Banque mondiale.

    #Covid19#migrant#migration#bangladesh#rohingyas#coxsbazaar#sante#santementale#despitage#OIM#refugie#OMS#psychosocial#bienetre

  • A Genocide Incited on Facebook, With Posts From Myanmar’s Military - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/15/technology/myanmar-facebook-genocide.html

    NAYPYIDAW, Myanmar — They posed as fans of pop stars and national heroes as they flooded Facebook with their hatred. One said Islam was a global threat to Buddhism. Another shared a false story about the rape of a Buddhist woman by a Muslim man.

    The Facebook posts were not from everyday internet users. Instead, they were from Myanmar military personnel who turned the social network into a tool for ethnic cleansing, according to former military officials, researchers and civilian officials in the country.

    The previously unreported actions by Myanmar’s military on Facebook are among the first examples of an authoritarian government’s using the social network against its own people. It is another facet of the disruptive disinformation campaigns that are unfolding on the site. In the past, state-backed Russians and Iranians spread divisive and inflammatory messages through Facebook to people in other countries. In the United States, some domestic groups have now adopted similar tactics ahead of the midterm elections.

    #Facebook #Birmanie #Rohingyas #Militaires

  • Artificial intelligence : #Frontex improves its maritime surveillance
    https://digit.site36.net/files/2021/01/Frontex-detects-mother-boat-smuggling-people-1024x576.jpeg

    Frontex wants to use a new platform to automatically detect and assess „risks“ on the seas of the European Union. Suspected irregular activities are to be displayed in a constantly updated „threat map“ with the help of self-learning software.

    The EU border agency has renewed a contract with Israeli company Windward for a „maritime analytics“ platform. It will put the application into regular operation. Frontex had initially procured a licence for around 800,000 Euros. For now 2.6 million Euros, the agency will receive access for four workstations. The contract can be extended three times for one year at a time.

    Windward specialises in the digital aggregation and assessment of vessel tracking and maritime surveillance data. Investors in the company, which was founded in 2011, include former US CIA director David Petraeus and former CEO’s of Thomson Reuters and British Petroleum. The former chief of staff of the Israeli military, Gabi Ashkenazi, is considered one of the advisors.

    Signature for each observed ship

    The platform is based on artificial intelligence techniques. For analysis, it uses maritime reporting systems, including position data from the AIS transponders of larger ships and weather data. These are enriched with information about the ship owners and shipping companies as well as the history of previous ship movements. For this purpose, the software queries openly accessible information from the internet.

    In this way, a „fingerprint“ is created for each observed ship, which can be used to identify suspicious activities. If the captain switches off the transponder, for example, the analysis platform can recognise this as a suspicuous event and take over further tracking based on the recorded patterns. It is also possible to integrate satellite images.

    Windward uses the register of the International Maritime Organisation (IMO) as its database, which lists about 70,000 ships. Allegedly, however, it also processes data on a total of 400,000 watercraft, including smaller fishing boats. One of the clients is therefore the UN Security Council, which uses the technology to monitor sanctions.

    Against „bad guys“ at sea

    The company advertises its applications with the slogan „Catch the bad guys at sea“. At Frontex, the application is used to combat and prevent unwanted migration and cross-border crime as well as terrorism. Subsequently, „policy makers“ and law enforcement agencies are to be informed about results. For this purpose, the „risks“ found are visualised in a „threat map“.

    Windward put such a „threat map“ online two years ago. At the time, the software rated the Black Sea as significantly more risky than the Mediterranean. Commercial shipping activity off the Crimea was interpreted as „probable sanction evasions“. Ship owners from the British Guernsey Islands as well as Romania recorded the highest proportion of ships exhibiting „risky“ behaviour. 42 vessels were classified as suspicious for drug smuggling based on their patterns.

    Frontex „early warning“ units

    The information from maritime surveillance is likely to be processed first by the „Risk Analysis Unit“ (RAU) at Frontex. It is supposed to support strategic decisions taken by the headquarters in Warsaw on issues of border control, return, prevention of cross-border crime as well as threats of a „hybrid nature“. Frontex calls the applications used there „intelligence products“ and „integrated data services“. Their results flow together in the „Common Integrated Risk Analysis Model“ (CIRAM).

    For the operational monitoring of the situation at the EU’s external borders, the agency also maintains the „Frontex Situation Centre“ (FSC). The department is supposed to provide a constantly updated picture of migration movements, if possible in real time. From these reports, Frontex produces „early warnings“ and situation reports to the border authorities of the member states as well as to the Commission and the Council in Brussels.

    More surveillance capacity in Warsaw

    According to its own information, Windward’s clients include the Italian Guardia di Finanza, which is responsible for controlling Italian territorial waters. The Ministry of the Interior in Rome is also responsible for numerous EU projects aimed at improving surveillance of the central Mediterranean. For the training and equipment of the Libyan coast guard, Italy receives around 67 million euros from EU funds in three different projects. Italian coast guard authorities are also installing a surveillance system for Tunisia’s external maritime borders.

    Frontex now wants to improve its own surveillance capacities with further tenders. Together with the fisheries agency, The agency is awarding further contracts for manned maritime surveillance. It has been operating such a „Frontex Aerial Surveillance Service“ (FASS) in the central Mediterranean since 2017 and in the Adriatic Sea since 2018. Frontex also wants to station large drones in the Mediterranean. Furthermore, it is testing Aerostats in the eastern Mediterranean for a second time. These are zeppelins attached to a 1,000-metre long line.

    https://digit.site36.net/2021/01/15/artificial-intelligence-frontex-improves-its-maritime-surveillance
    #intelligence_artificielle #surveillance #surveillance_maritime #mer #asile #migrations #réfugiés #frontières #AI #Windward #Israël #complexe_militaro-industriel #militarisation_des_frontières #David_Petraeus #Thomson_Reuters #British_Petroleum #armée_israélienne #Gabi_Ashkenazi #International_Maritime_Organisation (#IMO) #thread_map #Risk_Analysis_Unit (#RAU) #Common_Integrated_Risk_Analysis_Model (#CIRAM) #Frontex_Situation_Centre (#FSC) #Frontex_Aerial_Surveillance_Service (#FASS) #zeppelins

    ping @etraces

    • Data et nouvelles technologies, la face cachée du contrôle des mobilités

      Dans un rapport de juillet 2020, l’Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle (#EU-Lisa) présente l’intelligence artificielle (IA) comme l’une des « technologies prioritaires » à développer. Le rapport souligne les avantages de l’IA en matière migratoire et aux frontières, grâce, entre autres, à la technologie de #reconnaissance_faciale.

      L’intelligence artificielle est de plus en plus privilégiée par les acteurs publics, les institutions de l’UE et les acteurs privés, mais aussi par le #HCR et l’#OIM. Les agences de l’UE, comme Frontex ou EU-Lisa, ont été particulièrement actives dans l’#expérimentation des nouvelles technologies, brouillant parfois la distinction entre essais et mise en oeuvre. En plus des outils traditionnels de surveillance, une panoplie de technologies est désormais déployée aux frontières de l’Europe et au-delà, qu’il s’agisse de l’ajout de nouvelles #bases_de_données, de technologies financières innovantes, ou plus simplement de la récupération par les #GAFAM des données laissées volontairement ou pas par les migrant·e·s et réfugié∙e∙s durant le parcours migratoire.

      La pandémie #Covid-19 est arrivée à point nommé pour dynamiser les orientations déjà prises, en permettant de tester ou de généraliser des technologies utilisées pour le contrôle des mobilités sans que l’ensemble des droits des exilé·e·s ne soit pris en considération. L’OIM, par exemple, a mis à disposition des Etats sa #Matrice_de_suivi_des_déplacements (#DTM) durant cette période afin de contrôler les « flux migratoires ». De nouvelles technologies au service de vieilles obsessions…

      http://www.migreurop.org/article3021.html

      Pour télécharger le rapport :
      www.migreurop.org/IMG/pdf/note_12_fr.pdf

      ping @karine4 @rhoumour @_kg_ @i_s_

    • La #technopolice aux frontières

      Comment le #business de la #sécurité et de la #surveillance au sein de l’#Union_européenne, en plus de bafouer des #droits_fondamentaux, utilise les personnes exilées comme #laboratoire de recherche, et ce sur des #fonds_publics européens.

      On a beaucoup parlé ici ces derniers mois de surveillance des manifestations ou de surveillance de l’espace public dans nos villes, mais la technopolice est avant tout déployée aux #frontières – et notamment chez nous, aux frontières de la « forteresse Europe ». Ces #dispositifs_technopoliciers sont financés, soutenus et expérimentés par l’Union européenne pour les frontières de l’UE d’abord, et ensuite vendus. Cette surveillance des frontières représente un #marché colossal et profite grandement de l’échelle communautaire et de ses programmes de #recherche_et_développement (#R&D) comme #Horizon_2020.

      #Roborder – des essaims de #drones_autonomes aux frontières

      C’est le cas du projet Roborder – un « jeu de mots » entre robot et border, frontière en anglais. Débuté en 2017, il prévoit de surveiller les frontières par des essaims de #drones autonomes, fonctionnant et patrouillant ensemble. L’#intelligence_artificielle de ces drones leur permettrait de reconnaître les humains et de distinguer si ces derniers commettent des infractions (comme celui de passer une frontière ?) et leur dangerosité pour ensuite prévenir la #police_aux_frontières. Ces drones peuvent se mouvoir dans les airs, sous l’eau, sur l’eau et dans des engins au sol. Dotés de multiples capteurs, en plus de la détection d’activités criminelles, ces drones seraient destinés à repérer des “#radio-fréquences non fiables”, c’est-à-dire à écouter les #communications et également à mesurer la #pollution_marine.
      Pour l’instant, ces essaims de drones autonomes ne seraient pas pourvus d’armes. Roborder est actuellement expérimenté en #Grèce, au #Portugal et en #Hongrie.

      Un #financement européen pour des usages « civils »

      Ce projet est financé à hauteur de 8 millions d’euros par le programme Horizon 2020 (subventionné lui-même par la #Cordis, organe de R&D de la Commission européenne). Horizon 2020 représente 50% du financement public total pour la recherche en sécurité de l’UE. Roborder est coordonné par le centre de recherches et technologie de #Hellas (le #CERTH), en Grèce et comme le montre l’association #Homo_Digitalis le nombre de projets Horizon 2020 ne fait qu’augmenter en Grèce. En plus du CERTH grec s’ajoutent environ 25 participants venus de tous les pays de l’UE (où on retrouve les services de police d’#Irlande_du_Nord, le ministère de la défense grecque, ou encore des entreprises de drones allemandes, etc.).

      L’une des conditions pour le financement de projets de ce genre par Horizon 2020 est que les technologies développées restent dans l’utilisation civile, et ne puissent pas servir à des fins militaires. Cette affirmation pourrait ressembler à un garde-fou, mais en réalité la distinction entre usage civil et militaire est loin d’être clairement établie. Comme le montre Stephen Graham, très souvent les #technologies, à la base militaires, sont réinjectées dans la sécurité, particulièrement aux frontières où la migration est criminalisée. Et cette porosité entre la sécurité et le #militaire est induite par la nécessité de trouver des débouchés pour rentabiliser la #recherche_militaire. C’est ce qu’on peut observer avec les drones ou bien le gaz lacrymogène. Ici, il est plutôt question d’une logique inverse : potentiellement le passage d’un usage dit “civil” de la #sécurité_intérieure à une application militaire, à travers des ventes futures de ces dispositifs. Mais on peut aussi considérer la surveillance, la détection de personnes et la #répression_aux_frontières comme une matérialisation de la #militarisation de l’Europe à ses frontières. Dans ce cas-là, Roborder serait un projet à fins militaires.

      De plus, dans les faits, comme le montre The Intercept (https://theintercept.com/2019/05/11/drones-artificial-intelligence-europe-roborder), une fois le projet terminé celui-ci est vendu. Sans qu’on sache trop à qui. Et, toujours selon le journal, beaucoup sont déjà intéressés par Roborder.

      #IborderCtrl – détection d’#émotions aux frontières

      Si les essaims de drones sont impressionnants, il existe d’autres projets dans la même veine. On peut citer notamment le projet qui a pour nom IborderCtrl, testé en Grèce, Hongrie et #Lettonie.

      Il consiste notamment en de l’#analyse_d’émotions (à côté d’autres projets de #reconnaissances_biométriques) : les personnes désirant passer une frontière doivent se soumettre à des questions et voient leur #visage passer au crible d’un #algorithme qui déterminera si elles mentent ou non. Le projet prétend « accélérer le #contrôle_aux_frontières » : si le #détecteur_de_mensonges estime qu’une personne dit la vérité, un code lui est donné pour passer le contrôle facilement ; si l’algorithme considère qu’une personne ment, elle est envoyée dans une seconde file, vers des gardes-frontières qui lui feront passer un #interrogatoire. L’analyse d’émotions prétend reposer sur un examen de « 38 #micro-mouvements du visage » comme l’angle de la tête ou le mouvement des yeux. Un spectacle de gadgets pseudoscientifiques qui permet surtout de donner l’apparence de la #neutralité_technologique à des politiques d’#exclusion et de #déshumanisation.

      Ce projet a également été financé par Horizon 2020 à hauteur de 4,5 millions d’euros. S’il semble aujourd’hui avoir été arrêté, l’eurodéputé allemand Patrick Breyer a saisi la Cour de justice de l’Union Européenne pour obtenir plus d’informations sur ce projet, ce qui lui a été refusé pour… atteinte au #secret_commercial. Ici encore, on voit que le champ “civil” et non “militaire” du projet est loin de représenter un garde-fou.

      Conclusion

      Ainsi, l’Union européenne participe activement au puissant marché de la surveillance et de la répression. Ici, les frontières et les personnes exilées sont utilisées comme des ressources de laboratoire. Dans une optique de militarisation toujours plus forte des frontières de la forteresse Europe et d’une recherche de profit et de développement des entreprises et centres de recherche européens. Les frontières constituent un nouveau marché et une nouvelle manne financière de la technopolice.

      Les chiffres montrent par ailleurs l’explosion du budget de l’agence européenne #Frontex (de 137 millions d’euros en 2015 à 322 millions d’euros en 2020, chiffres de la Cour des comptes européenne) et une automatisation toujours plus grande de la surveillance des frontières. Et parallèlement, le ratio entre le nombre de personnes qui tentent de franchir la Méditerranée et le nombre de celles qui y laissent la vie ne fait qu’augmenter. Cette automatisation de la surveillance aux frontières n’est donc qu’une nouvelle façon pour les autorités européennes d’accentuer le drame qui continue de se jouer en Méditerranée, pour une “efficacité” qui finalement ne profite qu’aux industries de la surveillance.

      Dans nos rues comme à nos frontières nous devons refuser la Technopolice et la combattre pied à pied !

      https://technopolice.fr/blog/la-technopolice-aux-frontieres

    • Artificial Intelligence - based capabilities for European Border and Coast Guard

      In 2019, Frontex, the European Border and Coast Guard Agency, commissioned #RAND Europe to carry out an Artificial intelligence (AI) research study.

      The purpose of the study was to provide an overview of the main opportunities, challenges and requirements for the adoption of AI-based capabilities in border managament. Frontex’s intent was also to find synergies with ongoing AI studies and initiatives in the EU and contribute to a Europe-wide AI landscape by adding the border security dimension.

      Some of the analysed technologies included automated border control, object recognition to detect suspicious vehicles or cargo and the use of geospatial data analytics for operational awareness and threat detection.

      As part of the study, RAND provided Frontex in 2020 with a comprehensive report and an executive summary with conclusions and recommendations.

      The findings will support Frontex in shaping the future landscape of AI-based capabilities for Integrated Border Management, including AI-related research and innovation projects which could be initiated by Frontex (e.g. under #EU_Innovation_Hub) or recommended to be conducted under the EU Research and Innovation Programme (#Horizon_Europe).

      https://frontex.europa.eu/media-centre/news/news-release/artificial-intelligence-based-capabilities-for-european-border-and-co

    • Pour les réfugiés, la #biométrie tout au long du chemin

      Par-delà les murs qui poussent aux frontières du monde depuis les années 1990, les réfugiés, migrants et demandeurs d’asile sont de plus en plus confrontés à l’extension des bases de #données_biométriques. Un « #mur_virtuel » s’étend ainsi à l’extérieur, aux frontières et à l’intérieur de l’espace Schengen, construit autour de programmes et de #bases_de_données.

      Des réfugiés qui paient avec leurs #iris, des migrants identifiés par leurs #empreintes_digitales, des capteurs de #reconnaissance_faciale, mais aussi d’#émotions… Réunis sous la bannière de la « #frontière_intelligente », ces #dispositifs_technologiques, reposant sur l’#anticipation, l’#identification et l’#automatisation du franchissement de la #frontière grâce aux bases de données biométriques, ont pour but de trier les voyageurs, facilitant le parcours des uns et bloquant celui des autres.

      L’Union européenne dispose ainsi d’une batterie de bases de données qui viennent compléter les contrôles aux frontières. Depuis 2011, une agence dédiée, l’#Agence_européenne_pour_la_gestion_opérationnelle_des_systèmes_d’information_à_grande_échelle, l’#EU-Lisa, a pour but d’élaborer et de développer, en lien avec des entreprises privées, le suivi des demandeurs d’asile.

      Elle gère ainsi plusieurs bases compilant des #données_biométriques. L’une d’elles, le « #Entry_and_Exit_System » (#EES), sera déployée en 2022, pour un coût évalué à 480 millions d’euros. L’EES a pour mission de collecter jusqu’à 400 millions de données sur les personnes non européennes franchissant les frontières de l’espace Schengen, afin de contrôler en temps réel les dépassements de durée légale de #visa. En cas de séjour prolongé devenu illégal, l’alerte sera donnée à l’ensemble des polices européennes.

      Se brûler les doigts pour ne pas être enregistré

      L’EU-Lisa gère également le fichier #Eurodac, qui consigne les empreintes digitales de chacun des demandeurs d’asile de l’Union européenne. Utilisé pour appliquer le #règlement_Dublin III, selon lequel la demande d’asile est déposée et traitée dans le pays européen où le migrant a été enregistré la première fois, il entraîne des stratégies de #résistance.

      « On a vu des migrants refuser de donner leurs empreintes à leur arrivée en Grèce, ou même se brûler les doigts pour ne pas être enregistrés dans Eurodac, rappelle Damien Simonneau, chercheur à l’Institut Convergences Migrations du Collège de France. Ils savent que s’ils ont, par exemple, de la famille en Allemagne, mais qu’ils ont été enregistrés en Grèce, ils seront renvoyés en Grèce pour que leur demande y soit traitée, ce qui a des conséquences énormes sur leur vie. » La procédure d’instruction dure en effet de 12 à 18 mois en moyenne.

      La collecte de données biométriques jalonne ainsi les parcours migratoires, des pays de départs jusqu’aux déplacements au sein de l’Union européenne, dans un but de limitation et de #contrôle. Pour lutter contre « la criminalité transfrontalière » et « l’immigration clandestine », le système de surveillance des zones frontières #Eurosur permet, via un partage d’informations en temps réel, d’intercepter avant leur arrivée les personnes tentant d’atteindre l’Union européenne.

      Des contrôles dans les pays de départ

      Pour le Transnational Institute, auteur avec le think tank Stop Wapenhandel et le Centre Delàs de plusieurs études sur les frontières, l’utilisation de ces bases de données témoigne d’une stratégie claire de la part de l’Union européenne. « Un des objectifs de l’expansion des #frontières_virtuelles, écrivent-ils ainsi dans le rapport Building Walls (https://www.tni.org/files/publication-downloads/building_walls_-_full_report_-_english.pdf), paru en 2018, est d’intercepter les réfugiés et les migrants avant même qu’ils n’atteignent les frontières européennes, pour ne pas avoir à traiter avec eux. »

      Si ces techniques permettent de pré-trier les demandes pour fluidifier le passage des frontières, en accélérant les déplacements autorisés, elles peuvent également, selon Damien Simonneau, avoir des effets pervers. « L’utilisation de ces mécanismes repose sur l’idée que la #technologie est un facilitateur, et il est vrai que l’#autonomisation de certaines démarches peut faciliter les déplacements de personnes autorisées à franchir les frontières, expose-t-il. Mais les technologies sont faillibles, et peuvent produire des #discriminations. »

      Ces #techniques_virtuelles, aux conséquences bien réelles, bouleversent ainsi le rapport à la frontière et les parcours migratoires. « Le migrant est confronté à de multiples points "frontière", disséminés un peu partout, analyse Damien Simonneau. Cela crée des #obstacles supplémentaires aux parcours migratoires : le contrôle n’est quasiment plus lié au franchissement d’une frontière nationale, il est déterritorialisé et peut se produire n’importe où, en amont comme en aval de la frontière de l’État. »

      Ainsi, la « politique d’#externalisation de l’Union européenne » permet au contrôle migratoire de s’exercer dans les pays de départ. Le programme européen « #SIV » collecte par exemple dès leur formulation dans les #consulats les données biométriques liées aux #demandes_de_visas.

      Plus encore, l’Union européenne délègue une partie de la gestion de ses frontières à d’autres pays : « Dans certains États du Sahel, explique Damien Simonneau, l’aide humanitaire et de développement est conditionnée à l’amélioration des contrôles aux frontières. »

      Un programme de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le programme #MIDAS, financé par l’Union européenne, est ainsi employé par 23 pays, majoritairement en Afrique, mais aussi en Asie et en Amérique. Son but est de « collecter, traiter, stocker et analyser les informations [biométriques et biographiques] des voyageurs en temps réel » pour aider les polices locales à contrôler leurs frontières. Mais selon le réseau Migreurop, ces données peuvent également être transmises aux agences policières européennes. L’UE exerce ainsi un droit de regard, via Frontex, sur le système d’information et d’analyse de données sur la migration, installé à Makalondi au Niger.

      Des réfugiés qui paient avec leurs yeux

      Un mélange des genres, entre organisations humanitaires et États, entre protection, logistique et surveillance, qui se retrouve également dans les #camps_de_réfugiés. Dans les camps jordaniens de #Zaatari et d’#Azarq, par exemple, près de la frontière syrienne, les réfugiés paient depuis 2016 leurs aliments avec leurs iris.

      L’#aide_humanitaire_alimentaire distribuée par le Programme alimentaire mondial (PAM) leur est en effet versée sur un compte relié à leurs données biométriques. Il leur suffit de passer leurs yeux dans un scanner pour régler leurs achats. Une pratique qui facilite grandement la gestion #logistique du camp par le #HCR et le PAM, en permettant la #traçabilité des échanges et en évitant les fraudes et les vols.

      Mais selon Léa Macias, anthropologue à l’EHESS, cela a aussi des inconvénients. « Si ce paiement avec les yeux peut rassurer certains réfugiés, dans la mesure où cela les protège contre les vols, développe-t-elle, le procédé est également perçu comme une #violence. Les réfugiés ont bien conscience que personne d’autre au monde, dans une situation normale, ne paie ainsi avec son #corps. »

      Le danger de la fuite de données

      La chercheuse s’inquiète également du devenir des données ainsi collectées, et se pose la question de l’intérêt des réfugiés dans ce processus. « Les humanitaires sont poussés à utiliser ces nouvelles technologies, expose-t-elle, qui sont vues comme un gage de fiabilité par les bailleurs de fonds. Mais la #technologisation n’est pas toujours dans l’intérêt des réfugiés. En cas de fuite ou de hackage des bases de données, cela les expose même à des dangers. »

      Un rapport de Human Rights Watch (HRW) (https://www.hrw.org/news/2021/06/15/un-shared-rohingya-data-without-informed-consent), publié mardi 15 juin, alerte ainsi sur des #transferts_de_données biométriques appartenant à des #Rohingyas réfugiés au Bangladesh. Ces données, collectées par le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU, ont été transmises par le gouvernement du Bangladesh à l’État birman. Si le HCR a réagi (https://www.unhcr.org/en-us/news/press/2021/6/60c85a7b4/news-comment-statement-refugee-registration-data-collection-bangladesh.html) en affirmant que les personnes concernées avaient donné leur accord à ce #transfert_de_données pour préparer un éventuel retour en Birmanie, rien ne permet cependant de garantir qu’ils seront bien reçus si leur nom « bipe » au moment de passer la frontière.

      https://www.rfi.fr/fr/technologies/20210620-pour-les-r%C3%A9fugi%C3%A9s-la-biom%C3%A9trie-tout-au-long-du-chemin

      #smart_borders #tri #catégorisation #déterritorialisation #réfugiés_rohingyas

      –---

      Sur les doigts brûlés pour ne pas se faire identifier par les empreintes digitales, voir la scène du film Qu’ils reposent en paix de Sylvain George, dont j’ai fait une brève recension :

      Instant tragique : ce qu’un migrant appelle la « prière ». Ce moment collectif où les migrants tentent de faire disparaître leurs empreintes digitales. Étape symbolique où ils se défont de leur propre identité.

      https://visionscarto.net/a-calais-l-etat-ne-peut-dissoudre

  • New Hope for Rohingya Refugees with Disabilities in Cox’s Bazar | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/stories/new-hope-rohingya-refugees-disabilities-coxs-bazar
    https://storyteller.iom.int/sites/default/files/styles/facebook_graph_/public/1_12.jpg?itok=Iz0MGo71

    Twenty-six-year-old Anuara was born with a congenital limb defect. However, this does not stop the single mother from doing her household chores, getting around the camp and looking after her two-year-old. “I have been using my hands to walk my entire life,” Anaura explains. Yet, since the onset of COVID-19, she is increasingly relying on her neighbours for errands. Anaura is one of the 59 Rohingya refugees with disabilities who will receive assistive devices in the coming weeks. “I hope the wheelchair will be the right height for me, so I can get into the seat by myself,” she says. Most of the people with disabilities living in the camps have been disabled their entire lives, but have never owned an assistive device to facilitate their daily tasks.
    According to a recent assessment conducted by the Age and Disability Working Group (ADWG) and the Protection Working Group (PWG) of the Humanitarian Country Team in Cox’s Bazar, of which the International Organization for Migration (IOM) is a member, almost half of the persons with disabilities living in the camps do not own assistive devices or have access to rehabilitation services. Rohingya refugees need more support to obtain meaningful access to basic services. IOM mainstreams its assistance for people with disabilities across all programmes to ensure vulnerable individuals receive appropriate support, referrals, care and individualized treatment based on their needs.  Mobility restrictions related to COVID-19 increased concerns over the protection of those most vulnerable, while challenging living conditions with access and mobility limitations have been exacerbated for the elderly, as Mabia, 73, can attest. Along with eyesight challenges, Mabia also has terrible back pain which makes it hard for her to lie down. She currently sleeps on a mat on the floor, under the same roof with four of her relatives. One of them is Amin, her 24-year-old nephew, who, three years ago, carried his grandmother on his back for three days straight, as they fled conflict in Myanmar and took refuge in Bangladesh.
    “I see her suffering and it pains me,” Amin says. Mabia will soon receive prescription glasses and a medical air mattress, which they hope will alleviate some of her back pain. Last year, a total of 132 Rohingya refugees with disabilities in Teknaf camps received assistive devices, through IOM’s partnership with the Christian Blind Mission (CBM) and the Centre for Disability in Development (CDD), who lent their technical expertise, assessing the needs, providing tutorials about usage and maintenance, and conducting follow-up visits

    #Covid-19#migrant#migration#rohingyas#refugie#camp#sante#handicap#vulnerabilite

  • L’OIM renforce sa réponse à la violence faite aux femmes à Cox’s Bazar dans le contexte de la COVID-19 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-renforce-sa-reponse-la-violence-faite-aux-femmes-coxs-bazar-dans-le-contex
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/pbn_gbv_cxb_24_11_2020_1.jpg?itok=2kHx8e2X

    Cox’s Bazar - Avant la pandémie de COVID-19, le risque de violence à l’égard des femmes et des filles rohingyas et bangladaises était déjà alarmant à Cox’s Bazar, au Bangladesh. Depuis l’arrivée de la COVID-19, les données suggèrent une augmentation des taux de violences domestiques et conjugales, tant chez les Rohingyas que dans les communautés d’accueil.
    En raison des restrictions de mobilité et des risques en matière de protection, les femmes et les jeunes filles ont du mal à accéder aux services de lutte contre la violence sexiste et de santé sexuelle et reproductive, qui peuvent leur sauver la vie. En outre, l’absence de possibilités socioéconomiques met à rude épreuve les personnes déjà à risque, comme les familles dirigées par une femme seule.Malgré ces défis, plusieurs outils innovants et partenariats stratégiques ont permis à l’OIM d’adapter ses programmes de lutte contre la violence faite aux femmes au contexte unique et en constante évolution de la pandémie. En s’appuyant sur le Cadre institutionnel de l’OIM pour la lutte contre la violence faite aux femmes dans les situations de crise (GBViC) — mis en place à Cox’s Bazar en 2019 - et sur le plan d’action qui l’accompagne, l’équipe de l’OIM chargée de la lutte contre la violence fondée sur le genre a pu assurer la continuité des services de gestion des cas individuels en face à face. L’OIM a également maintenu le fonctionnement de 10 espaces sécurisés pour les femmes et les filles dans neuf camps et dans l’abri d’urgence sécurisé pour les survivantes de violences sexistes, conformément aux directives sanitaires face à la COVID-19.

    #Covid-19#migrant#migration#bangladesh#rohingyas#coxsbazar#refugie#sante#violence#femmes#santereproductive#oim

  • L’OIM et l’équipe médicale d’urgence du Royaume-Uni poursuivent l’aide sanitaire contre la COVID-19 pour les réfugiés et les habitants à Cox’s Bazar | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-et-lequipe-medicale-durgence-du-royaume-uni-poursuivent-laide-sanitaire-co
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/cox_1_thumbnail.jpg?itok=Gwa02w7C

    Cox’s Bazar - Depuis le début de la crise sanitaire de la COVID-19 au Bangladesh, les organismes humanitaires de Cox’s Bazar travaillent 24 heures sur 24 pour se préparer à faire face efficacement à l’épidémie dans le district, qui abrite l’un des plus grands camps de réfugiés au monde. La clé de cet énorme effort consiste à renforcer les partenariats existants et à rechercher de nouvelles opportunités de collaboration pour remédier au manque d’expertise technique et à la pression sur les ressources humaines dans une crise des réfugiés déjà complexe. En mai de cette année, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’Equipe médicale d’urgence du Royaume-Uni (UK EMT) - financée par l’Office britannique du Commonwealth & du développement - ont relancé les efforts communs en matière de santé pour lutter contre la propagation de la COVID-19 dans le district. Cet effort vise à améliorer les mesures de prévention et de contrôle des infections tout en soutenant la gestion des cas et les systèmes d’orientation pour les communautés rohingyas et bangladaises voisines.
    Grâce à ce partenariat, deux établissements de santé existants ont été modernisés, des centaines de travailleurs sanitaires ont été formés et trois centres d’isolement et de traitement des infections respiratoires aiguës sévères ont été conçus, construits et équipés pour fournir un traitement digne et efficace aux personnes infectées par la COVID-19. Des équipes de sensibilisation ont été mises en place pour encourager les comportements sains, renforcer la communication avec les communautés et promouvoir l’utilisation des établissements de santé (pour la COVID-19 et d’autres services de santé essentiels). « Les efforts conjoints de l’OIM et UK EMT profitent grandement à la réponse à la COVID-19, en particulier pour les plus vulnérables de Cox’s Bazar. Le soutien apporté par UK EMT en matière de renforcement des capacités, d’orientation technique et de supervision des équipes cliniques améliore la qualité des services fournis à la fois à la communauté d’accueil et aux populations réfugiées », a déclaré le Dr Charles Erik Halder, responsable national du programme de préparation et de réponse aux urgences de l’OIM à Cox’s Bazar.

    #Covid-19#migrant#migration#coxsbazar#bangladesh#refugie#rohingyas#sante#humanitaire

  • Un #rapport de l’ONU s’inquiète de l’augmentation des #violences_sexuelles liées aux #conflits

    Malgré une décennie de lutte, l’#ONU constate que les violences sexuelles restent une #arme_de_guerre dans de nombreux conflits et qu’elles continuent d’augmenter sur toute la planète. L’ONU analyse dans son dernier rapport (https://news.un.org/fr/story/2020/07/1073341) les violations constatées dans 19 pays, principalement contre des jeunes #filles et des #femmes.

    Les violences sexuelles augmentent dans la plupart des #conflits_armés. C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’ONU sur les violences sexuelles liées aux conflits publié en juillet dernier.

    Le rapport insiste sur le fait que ce type de violence a un impact direct sur les déplacements en masse de populations, la montée de l’extrémisme, des inégalités et des discriminations entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, selon l’ONU, les violences sexuelles sont particulièrement répandues dans des contextes de détention, de captivité et de migration.

    Fin 2019, plus de 79 millions de personnes se trouvaient déplacées dans le monde. Cela signifie que près d’un pourcent de la population mondiale a dû abandonner son domicile à cause d’un conflit ou de persécutiosn. L’an denier, le nombre de déplacés a augmenté, tout comme le niveau de violences sexuelles se produisant sur des sites accueillant des déplacés.

    Ces violences ont notamment lieu quand des femmes et des filles mineures fuient des attaques. Ce 11ème rapport du Secrétaire général de l’ONU (en anglais) sur ce sujet se penche particulièrement sur les violences sexuelles utilisées comme tactiques de guerre ou comme une arme utilisée par les réseaux terroristes.

    Il dresse la situation dans 19 pays, entre janvier et décembre 2019, et se base sur des cas documentés par les Nations unies.

    En tout, 2 838 cas de violences sexuelles ont été rapportés dans ces 19 pays. Dans 110 cas, soit environ 4 % des cas, les victimes sont des hommes ou des garçons.

    #Afghanistan

    En 2019, la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA) a documenté 102 cas de violences sexuelles : 27 étaient liées au conflit qui oppose le pouvoir aux rebelles Talibans, touchant 7 femmes, 7 filles et 13 garçons.

    Alors que la plupart des agressions sont attribuées aux Talibans, les forces de sécurité et des milices pro-gouvernementales ont également été impliquées.

    #Centrafrique

    La Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) a confirmé 322 incidents de violences sexuelles liées aux conflits, affectant 187 femmes, 124 filles, 3 hommes, 2 garçons, et 6 femmes d’âge inconnu. Parmi ces cas, 174 sont des viols ou tentatives de viol et 15 cas sont des mariages forcés.

    Le gouvernement de Bangui a signé avec les groupes armés, en février 2019, un accord de paix qui appelle à la fin de toutes formes de violences liées au sexe. Mais les signataires continuent d’utiliser la violence sexuelle comme moyen de terroriser les civils, conclut le rapport de l’ONU.

    #Colombie

    En 2019, un organisme de l’État venant en aide aux victimes a recensé 356 victimes de violences sexuelles liées aux conflits dans un pays où sévissent de nombreux groupes criminels et armés. Dans quasiment 90 % des cas, il s’agissait de femmes et de filles. Près de la moitié des victimes avaient des origines africaines.

    51 cas d’abus ont été commis sur des enfants (31 filles et 20 garçons). Dans au moins une dizaine de cas, les agresseurs présumés appartenaient au groupe rebelle de l’Armée de libération nationale ou à d’autres groupes armés et organisations criminelles.

    #RDC

    En 2019, la mission de l’ONU en #République_démocratique_du_Congo (MONUSCO), a documenté 1 409 cas de violences sexuelles liées aux conflits, ce qui représente une hausse de 34 % depuis 2018.

    Parmi ces cas, 955 sont attribués à des groupes armés. Mais des membres de l’armée congolaise sont eux aussi impliqués dans 383 agressions. Enfin, la police nationale est responsable dans 62 cas.

    #Irak

    Au cours de l’année 2019, des civils qui étaient détenus par l’organisation de l’État islamique (OEI) en Syrie ont continué à retourner en Irak. Certains sont des survivants de violences sexuelles.

    En novembre dernier, le gouvernement régional du Kurdistan irakien a publié des statistiques sur les cas de disparition dans la communauté des Yazidis depuis 2014. Plus de 6 400 Yazidis ont ainsi été enlevés. Parmi eux près de 3 500 ont été libérés, en grande partie des femmes et des filles.

    Une commission crée en 2014 par les autorités régionales kurdes pour faire la lumière sur les crimes commis par l’OEI a enregistré plus de 1 000 cas de violences sexuelles liées aux conflits. Ces abus ont en grande partie touché les femmes et filles yazidies.

    #Libye

    La mission de l’ONU en Libye (MANUL) n’a pu vérifier que 7 cas de violences sexuelles qui ont touché 4 femmes, deux filles et un homme activiste pour les droits des LGBTQ.

    D’après le rapport, les femmes retenues dans le centre de détention très controversé de #Mitiga n’ont aucune possibilité de contester la légalité de leur détention. Ce centre est contrôlé par la « Force de dissuasion » qui est placée sous la responsabilité du ministère libyen de l’Intérieur.

    Quatre prisonnières ont été violées et forcées de se montrer nues. L’activiste pour les droits des LGBTQ a été victime d’un viol en groupe perpétré par des gardiens de la Force de dissuasion.

    La MANUL a aussi rapporté des schémas de violences et d’exploitation sexuelles, d’extorsion et de trafic de migrants dans des centres de détention de #Zaouïa, #Tadjourah, #Garian, #Tariq_al_Sikka à #Tripoli et #Khoms qui sont liés aux autorités chargées de la lutte contre la migration illégale.

    Certaines femmes et filles migrants sont exposées au risque d’être vendues pour des travaux forcés ou être exploitées sexuellement dans des réseaux criminels internationaux, dont certains sont liés aux groupes armées présents en Libye. A Tariq al-Sikka, deux filles, frappées en public, ont été victimes d’abus sexuels.

    #Mali

    En 2019, la force onusienne au Mali (MINUSMA) a enquêté sur 27 cas de violences sexuelles liées aux conflits, commis contre 15 femmes, 11 filles et un homme. Des accusations d’esclavage sexuel, de mariages forcés, de castration et de grossesses forcées ont également été rapportées.

    #Birmanie (#Myanmar)

    L’absence de responsabilité pour des violences sexuelles perpétrées contre la minorité musulmane #Rohingyas reste de mise.

    Une mission d’enquête sur les violences sexuelles en Birmanie a montré que ce genre d’agressions étaient une marque de fabrique de l’armée birmane lors des opérations qu’elle a menées en 2016 et 2017.

    De plus, comme le rappelle le rapport de l’ONU, les abus sexuels commis contre les femmes et filles Rohingyas étaient une #tactique_de_guerre qui avait pour objectif d’intimider, de terroriser et de punir les populations civiles.

    #Somalie

    La mission de l’ONU en Somalie (ONUSOM) a confirmé près de 240 cas de violences sexuelles liées aux conflits, dont l’immense majorité contre des mineures. Elles sont en majorité attribuées à des hommes armés non identifiés, au groupe des #Shebabs somaliens, mais aussi à des forces de #police locales et à l’armée somalienne. Près de la moitié de ces abus ont été commis dans l’État de #Jubaland, dans le sud-ouest du pays.

    #Soudan_du_Sud

    La mission onusienne de maintien de la paix au Soudan du Sud (MINUSS) a documenté 224 cas de violences sexuelles liées aux conflits, touchant 133 femmes, 66 filles, 19 hommes et 6 garçons.
    Soudan

    En 2019, l’opération de l’ONU au #Darfour (MINUAD) a constaté 191 cas de violences sexuelles contre des femmes et des filles. Les viols et tentatives de viol ont constitué près de 80 % des cas.

    Les agressions ont été attribuées à des nomades armés, des membres de l’#Armée_de_libération_du_Soudan et à des miliciens. Les forces de sécurité du gouvernement, dont les forces armés soudanaises et la police ont également été impliquées.

    #Nigeria

    En 2019, l’ONU a recensé 826 allégations de violences sexuelles liées aux conflits, dont des viols et des #mariages_forcés.

    La quasi-totalité de ces cas sont attribués à des #groupes_armés, dont #Boko_Haram et la #Civilian_Joint_Task_Force, une #milice d’autodéfense. Les forces de sécurité de l’État sont impliquées dans 12% des cas.

    Les efforts de l’ONU restent vains

    En avril 2019, une résolution (https://www.un.org/press/fr/2019/cs13790.doc.htm) adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies reconnait le besoin d’une approche centrée sur les survivants pour informer et mettre en place des mesures pour lutter contre les violences sexuelles liées aux conflits.

    La #résolution ne peut que constater que « malgré le condamnation répétées des violences, dont les violences sexuelles contre des femmes et des enfants dans des situations de conflit, et malgré l’appel à toutes les parties prenantes dans les conflits armés pour qu’elles cessent ce genre d’actes, ces derniers continuent de se produire. »

    Le rapport conclut en rappelant que l’#impunité accompagne souvent les #abus et que les efforts des parties impliquées dans un conflit à suivre les résolutions de l’ONU restent très faibles.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/26635/un-rapport-de-l-onu-s-inquiete-de-l-augmentation-des-violences-sexuell
    #guerres #guerre #viols

    ping @odilon

    • Violence sexuelle liée aux conflits : l’ONU plaide pour une nouvelle décennie d’action

      Il faut continuer à garder les crimes de violence sexuelle dans les conflits et leurs auteurs sous les projecteurs de la communauté internationale, a plaidé vendredi Pramilla Patten, la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU sur la violence sexuelle dans les conflits.

      « Comme le dit la célèbre maxime juridique : justice doit être rendue et être vue comme étant rendue. Les survivantes doivent être considérées par leur société comme les détentrices de droits qui seront, en fin de compte, respectés et appliqués », a déclaré Mme Patten lors d’un débat du Conseil de sécurité sur ce thème.

      Outre Mme Patten, l’Envoyée spéciale du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Angelina Jolie et deux responsables d’ONG, Khin Omar, fondatrice et présidente de Progressive Voice s’exprimant au nom du groupe de travail des ONG sur les femmes, la paix et la sécurité, et Nadia Carine Thérèse Fornel-Poutou, présidente de l’Association des femmes juristes de la République centrafricaine, ont pris la parole devant le Conseil.

      Selon la Représentante spéciale, le débat au Conseil de sécurité ouvre la voie à une nouvelle décennie d’action décisive, selon trois axes :

      Premièrement, l’autonomisation des survivantes et des personnes à risque grâce à des ressources accrues et à une prestation de services de qualité, afin de favoriser et de créer un environnement propice dans lequel elles peuvent signaler les violations en toute sécurité et demander réparation.

      Deuxièmement, agir sur la base des rapports et des informations reçus pour faire en sorte que les parties prenantes respectent les normes internationales.

      Troisièmement, le renforcement de la responsabilité en tant que pilier essentiel de la prévention et de la dissuasion, garantissant que lorsque les parties prenantes ne respectent pas leurs engagements, elles sont dûment tenues de rendre des comptes.

      « La prévention est la meilleure réponse. Pourtant, nous avons du mal à mesurer - ou même à définir - les progrès du pilier prévention de ce programme. Le respect est un exemple concret : la violence sexuelle persiste non pas parce que les cadres et obligations existants sont inadéquats, mais parce qu’ils sont mal appliqués », a souligné Mme Patten.

      « La résolution 1820 de 2008 ne demandait rien de moins que ‘la cessation immédiate et complète par toutes les parties aux conflits armés de tous les actes de violence sexuelle contre les civils’. Cette résolution a écrit une nouvelle norme et a tracé une ligne rouge. Maintenant, nous devons démontrer clairement quelles sont les conséquences quand elle est franchie », a-t-elle ajouté.
      Aller au-delà de la rhétorique

      De son côté, Angelina Jolie a rappelé la résolution 2467 adoptée par le Conseil de sécurité l’an dernier.

      « C’était la première à placer les survivantes, leurs besoins et leurs droits au centre de toutes les mesures. Mais les résolutions, les mots sur papier, ne sont que des promesses. Ce qui compte, c’est de savoir si les promesses sont tenues », a dit l’actrice américaine devant les membres du Conseil de sécurité.

      Celle qui est également réalisatrice de films a noté que la résolution 2467 a promis des sanctions, la justice et des réparations pour les victimes et la reconnaissance des enfants nés de viol.

      « Ce sont toutes des promesses qui doivent être tenues. Je vous exhorte donc tous à vous réengager aujourd’hui à tenir ces promesses : aller au-delà de la rhétorique et mettre en œuvre vos décisions », a dit Angelina Jolie.

      « Je vous prie de demander des comptes aux auteurs, d’aborder les causes profondes et structurelles de la violence et de la discrimination sexistes dans vos pays. Et s’il vous plaît, augmentez d’urgence le financement des programmes qui répondent aux besoins de tous les survivants, et en particulier des victimes invisibles - les enfants », a ajouté la star du cinéma qui a fait preuve ces 20 dernière années d’un engagement pour les causes humanitaires, notamment en faveur des réfugiés et des droits des femmes et enfants.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/26635/un-rapport-de-l-onu-s-inquiete-de-l-augmentation-des-violences-sexuell

  • L’épopée cauchemar de Rohingya abandonnés en mer
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/06/29/l-epopee-cauchemar-de-rohingya-abandonnes-en-mer_6044610_3210.html

    L’Agence France-Presse a cité un autre survivant, interviewé vendredi à Aceh : selon Rashid Ahmad, âgé d’une cinquantaine d’années, « les passeurs nous ont battus quand il a fallu que l’on change de bateau. L’un d’entre nous en est mort ». Après ces mois d’infernale galère, le groupe de Rohingya a été secouru par des pêcheurs d’Aceh. Ceux-ci ont contacté par radio les responsables maritimes de leur district et ont ramené les survivants à terre. Certains plus morts que vifs. Leur débarquement sur cette « terre promise » – qui n’était pas la Malaisie espérée –, ne s’est cependant pas fait sans mal : dans un premier temps, les autorités d’immigration ont menacé de rejeter à la mer les rescapés. En 2015, l’Indonésie avait accepté plus de 300 d’entre eux, qui avaient débarqué sur leurs côtes. Et parvinrent plus tard à immigrer aux Etats-Unis. Cette fois, en raison de l’épidémie de Covid-19, l’Indonésie s’est montrée plus réticente à accepter ses frères en Islam, religion principale de cet archipel, le plus grand pays musulman du monde.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#refugie#rohingyas#indonésie#etatsunis#stigmatisation

  • Fear, Covid-19 stalk Rohingya refugee children - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/06/fear-covid-19-stalk-rohingya-refugee-children

    Having already fled for their lives in the face of brutal violence in Myanmar, Rohingya refugees now live in overcrowded camps. They share communal washing facilities and latrines. They live off the food distributed by aid agencies. After decades of discrimination in Myanmar and poor facilities for learning in the camps, literacy and numeracy skills are low, their trust is limited, and the amount of misinformation swirling through the camps is high.Covid-19 has now reached the world’s largest refugee settlement. Refugees and the humanitarian community have been preparing for this for some months. But despite that, it’s likely Covid-19 will quickly spread through the camps – which have a population density four times that of New York City.

    #Covid-19#migrant#migration#refugie#bangladesh#rohingyas#densite#camp#sante#contagion#CoxsBazar#crisesanitaire

  • Des cyclistes rohingyas partagent des informations clés sur la COVID19 dans les camps de réfugiés de Cox’s Bazar | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/des-cyclistes-rohingyas-partagent-des-informations-cles-sur-la-covid19-dans-les
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/cxb_2_3.jpg?itok=QnElUwXo

    Cox’s Bazar - La distanciation physique est un aspect crucial dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. Mais cela pose des problèmes pour la circulation des informations clés à un moment où il est essentiel d’être bien informé pour préserver la santé publique. À Cox’s Bazar, le plus grand camp de réfugiés du monde, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) continue d’explorer de nouvelles façons de transmettre des messages clés aux Rohingyas et aux membres des communautés d’accueil dans tout le district. Des initiatives telles que la diffusion de messages à bord de rickshaws et le système de serveur vocal interactif de l’OIM font d’énormes progrès pour garantir que le public soit tenu informé.Cependant, des lacunes subsistent là où l’accès au téléphone et au réseau routier est limité. Pour amplifier les messages clés et s’assurer que personne ne reste sans accès à des informations vitales, l’unité de santé mentale et de soutien psychosocial (SMSPS) de l’OIM à Cox’s Bazar a commencé à diffuser des informations à vélo dans les établissements de Rohingyas. l’OIM aide les participants rohingyas à utiliser des vélos achetés et peints localement pour se déplacer dans des parties du camp préalablement identifiées. Les cyclistes utilisent des mégaphones pour diffuser des messages préenregistrés dans chaque zone. L’initiative est menée par des réfugiés rohingyas, pour des réfugiés rohingyas, et a déjà atteint environ 67 000 bénéficiaires à travers le camp. La diffusion de messages à grande échelle se poursuivra à mesure que le nombre de cas de COVID-19 augmentera. Au 10 juin 2020, 37 réfugiés rohingyas avaient été testés positifs au virus. Le contenu des messages va d’informations clés sur la COVID-19 à des informations générales sur la santé mentale et le soutien psychosocial, et est enregistré en anglais, en rohingya et en bengali avec le soutien de Bengal Creative Media et de Traducteurs sans frontières. Les messages sont stockés sur des clés USB, de sorte que les informations puissent être facilement adaptées aux conditions variables où les restrictions limitent la circulation des véhicules dans le camp.

    #Covid-19#migrant#migration#refugie#bangladesh#coxsbazar#sante#rohingyas#information#santementale#soutienpsychosocial#OIM

  • Infected Rohingya refugees fleeing quarantine - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/06/infected-rohingya-refugees-fleeing-quarantine

    Rohingya refugees infected with coronavirus are fleeing quarantine in their Bangladesh camps because they fear being transferred to an isolated island in the Bay of Bengal, community leaders said Thursday. At least two infected refugees have gone missing since testing positive for the virus after the first Covid-19 death was reported Tuesday, they said. About one million Rohingya – most of whom fled a military crackdown in Myanmar in 2017 – are packed into camps along the Bangladesh border, and the coronavirus has become the latest cause of misery.Aid agencies have long warned that the virus could cause chaos in the overcrowded camps, where social distancing is virtually impossible.So far only 29 infections have been detected, although 16,000 Rohingya are in quarantine zones within the camps. It was not immediately clear how many tests have been conducted in the camps, but a senior health official said two people who proved positive had “fled the isolation hospital.”

    #Covid-19#migrant#migration#Bangladesh#rohingyas#camps#réfugiés#santé#quarantaine#surpopulation#distance-sociale#test

  • Coronavirus: first Rohingya refugee dies in Bangladesh camps described as ‘ticking time bomb’ | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/southeast-asia/article/3087369/coronavirus-first-rohingya-refugee-dies-bangladesh-camp

    “We are all working round the clock to ensure that testing is available to refugees,” said Louise Donovan, spokesperson for UN refugee agency UNHCR in Cox’s Bazar.“Those who are identified as Covid-19 positive have adequate facilities in place to care for them, and to ensure contact tracing and isolation of those who may have been exposed.”

    #covid-19#migrant#migration#réfugiés#rohingyas#Bangladesh#camp#test#isolement#contamination#santé

  • Des réfugiés rohingya internés sur une île submersible du golfe du Bengale
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/05/des-refugies-rohingya-internes-sur-une-ile-submersible-du-golfe-du-bengale_6

    L’épidémie de Covid-19 va-t-elle servir de prétexte au Bangladesh ? Alors qu’il avait renoncé, début mars, à son projet d’installer 103 000 réfugiés rohingya sur un îlot perdu dans le golfe du Bengale, le gouvernement ­dirigé par Sheikh Hasina a fait débarquer sur place 29 membres de cette minorité ethnique, dimanche 3 mai.Ces personnes représentaient « un risque de contagion » trop élevé pour pouvoir rester sur le continent, a expliqué le ministre des affaires étrangères, AK Abdul Momen, omettant de mentionner que les intéressés venaient de passer plus de deux mois en pleine mer, avec une probabilité quasi nulle d’être contaminés.

    #Covid-19#migrant#migration#réfugiés#rohingyas#Bangladesh#Malaisie#risque#contagion#UNHCR#camp#Cox'sBazar#symtômes