• Schiavitù invisibili. Lo sfruttamento della prostituzione nei centri massaggi cinesi a #Roma
    https://irpimedia.irpi.eu/sfruttamento-prostituzione-nei-centri-massaggi-cinesi-roma

    Sui centri massaggi cinesi mancano dati a livello locale. A Roma IrpiMedia ne ha mappati almeno cento. Il giro di prostituzione che celano passa per reclutamento online, pagamenti con app e il sospetto di una rete fra i vari centri L’articolo Schiavitù invisibili. Lo sfruttamento della prostituzione nei centri massaggi cinesi a Roma proviene da IrpiMedia.

    #Diritti_e_Lavoro #Caporalato #Cina #Diritti_di_Genere #Riciclaggio

  • Voci da Spin Time Labs
    https://radioblackout.org/2026/08/voci-da-spin-time-labs

    Collegamenti e interviste da Spin Time Labs, in via di Santa Croce a #Roma. Dal 29 luglio, le 400 persone che abitano all’interno dell’occupazione si trovano in strada in presidio permanente, dove nonostante il supporto della cittadinanza solidale e di associazioni e collettivi, la situazione rimane emergenziale. Solo nella sera del 3 agosto si è […]

    #altavisibilita #L'informazione_di_Blackout #diritto_all'abitare #spintime
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/08/spininfo-1.mp3

  • Radu Jude, Kontinental’25 #19
    https://radioblackout.org/podcast/radu-jude-kontinental25-19

    Riflessione sull’ipocrisia del senso di colpa borghese e la sua rimozione collettiva Quello che dell’ultimo film di Radu Jude (Kontinental’25) ci ha spinti a ritornare brevemente dalle vacanze in cui “Delicatessen” era già sprofondato per parlarne ai microfoni di Radio Blackout sono due elementi dipendenti tra loro: il linguaggio usato, che si può ricondurre a […]

    #Brecht_in_Transilvania #gentrificazione #Romania_Europa51
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/Delicatessen_Kontinental25-2026-07-23.mp3

  • Cominciare dal vuoto: la nuova edizione di RomaEuropa
    https://scomodo.org/cominciare-dal-vuoto-la-nuova-edizione-di-romaeuropa

    C’è qualcosa di quasi sfacciato nell’aprire un #festival, nel 2026, con uno spettacolo che si chiama Chora – il vuoto all’origine. L’8 settembre, all’Auditorium Conciliazione, Sofia Nappi e la sua compagnia KOMOCO inaugureranno la quarantunesima edizione del Romaeuropa Festival partendo esattamente da lì: dal vuoto. Non dal pieno delle certezze, non dal repertorio rassicurante, ma […] L’articolo Cominciare dal vuoto: la nuova edizione di RomaEuropa proviene da Scomodo.

    #Avanguardie_Culturali #europa #ref #romaeuropa2026

  • #roma, 20 luglio: Incontro con Rashed Khudeiri, organizzatore della resistenza nella Valle del Giordano
    https://www.assopacepalestina.org/2026/07/17/roma-20-luglio-incontro-con-rashed-khudeiri-organizzatore-della-r

    Lunedi 20 luglio alle ore 18:30, presso Pangea, via dei SS Quattro 27/B, Roma (sportello di Garage Rosso), al Celio dietro il Colosseo. Dopo la riunione ci organizzeremo per mangiare insieme

    #Notizie

  • Le Problème à trois corps du capitalisme
    https://blog.ecologie-politique.eu/?post/Le-Probleme-a-trois-corps-du-capitalisme

    La force du livre de Godin est de montrer que le changement de paradigme en cours et la faillite du néolibéralisme sont des nécessités, plutôt que le résultat de volontés très malignes. Il des airs de déjà-vu, une phase du capitalisme que l’historien de l’économie Arnaud Orain nomme « capitalisme de la finitude ». Godin l’appelle « capitalisme d’État d’urgence », une hybridation accrue entre intérêts de l’État et du capital, la dimension martiale en plus et l’état de droit en moins. Pour préserver le taux de profit, il reste à entrer en guerre pour les ressources et les marchés. À ce capitalisme-là, il n’y a pas d’autre alternative que d’en finir avec le régime d’accumulation car « ce qui gouverne est une force irrésistible qui, si l’on ne rejette pas sa domination, finira par emporter tout sur son passage ». Pour avoir la moindre chance de répondre sérieusement à cette articulation de crises, il faut cesser de naturaliser le capitalisme et envisager son dépassement, pas seulement son aménagement ou la défense de quelques acquis, minuscules victoires qui préservent le principal ou sont vite rattrapées par le problème à trois corps.

    #capitalisme #anti-capitalisme #livre #recension #Romaric_Godin #Aude_Vidal

  • Tout continue comme avant
    https://lundi.am/Tout-continue-comme-avant

    Tout continue comme avant. C’est à tout le moins ce que suggère le dernier rapport de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, publié jeudi 25 juin 2026. Les Roms demeurent la figure de l’altérité maximale pour la population française.

    #Roms #Rroms #Sintés #voyageurs #racisme #France et beaucoup de citation de #Roswitha_Scholz donc #théorie_critique

  • Chi non sa sentire la musica: una conversazione su via Libetta e il diritto alla #notte
    https://scomodo.org/chi-non-sa-sentire-la-musica-una-conversazione-su-via-libetta-e-il-diritto-

    Con #gianmaria_coccoluto e #amedeo_ciaccheri, tra targhe, #club e una città che riscopre il diritto al divertimento notturno L’articolo Chi non sa sentire la musica: una conversazione su via Libetta e il diritto alla notte proviene da Scomodo.

    #Avanguardie_Culturali #clubbing #GNMR #Roma

  • La Suède discrimine les migrants d’origine rom en leur refusant des soins, selon le Conseil de l’Europe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/26/la-suede-discrimine-les-migrants-d-origine-rom-en-leur-refusant-des-soins-se

    La Suède discrimine les migrants d’origine rom en leur refusant des soins, selon le Conseil de l’Europe
    Le Monde avec AFP
    La Suède a enfreint plusieurs dispositions de la Charte sociale européenne en refusant de fournir les soins de santé nécessaires aux migrants d’origine rom, estime le Conseil de l’Europe, dans une décision rendue vendredi 26 juin. Il critique également la différence de traitement dont ils font l’objet par rapport aux autres personnes sans papiers.
    Une réclamation avait été déposée en 2023 par les ONG Amnesty International et Médecins du Monde, faisant valoir que dans 129 cas les Roms se voyaient soit refuser les soins de santé nécessaires, soit facturer l’intégralité du coût de ces soins, ce qui les dissuadait d’y recourir. Après une enquête de plusieurs années, le Comité européen des droits sociaux (CEDS), l’organe du Conseil de l’Europe chargé du contrôle de la Charte sociale européenne, ratifiée par 42 Etats dont la Suède, estime que Stockholm contrevient à trois de ses dispositions.
    « Les soins de santé constituent un préalable essentiel à la préservation de la dignité humaine » et l’exclusion de ces « migrants vulnérables de l’Union européenne » d’un accès effectif aux soins est discriminante, estiment les experts du comité dans leur décision. Le CEDS estime également que l’absence de règles nationales claires et la divergence des pratiques régionales en Suède ont mené à une discrimination indirecte touchant en particulier les Roms, notamment en leur faisant payer des montants différents. Le comité confirme « ce que nous avons constaté à maintes reprises au cours de nos trente-cinq années [de travail], à savoir que, malgré un droit garanti par la loi, ces personnes ne reçoivent pas les soins dont elles ont besoin et auxquels elles ont droit », a réagi Hannah Laustiola, secrétaire générale de la branche suédoise de Médecins du Monde, citée dans un communiqué conjoint avec Amnesty International. Elle cite ainsi un « homme âgé atteint de diabète, qui est tombé gravement malade mais s’est vu refuser un traitement, ou cette femme enceinte qui a reçu une facture de plusieurs milliers de couronnes ». Les « migrants vulnérables de l’Union européenne », terme officiel utilisé pour qualifier les Roms, vivent en Suède dans une situation de pauvreté et de marginalisation et n’ont généralement pas d’assurance-maladie dans leur pays d’origine, rappelle Amnesty. Selon les conventions internationales qu’elle a signées, la Suède est tenue de garantir à tous un accès pratique et abordable aux soins, sans discrimination, selon l’ONG.

    #Covid-19#migration#migrant#suede#roms#discrimination#sante#droit

  • Est-il vrai que de véritables génies existent ? - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/127454-005-A/est-il-vrai-que-de-veritables-genies-existent

    "Alors cette notion de #génie, en fait, elle s’applique à trois catégories de réalité. La première, c’est la capacité d’une personne, son #talent. La deuxième, c’est la réalisation de son talent dans des œuvres. Et la troisième, c’est la #reconnaissance de ce talent par la gloire. Il convient donc de distinguer le culte de l’artiste de son œuvre et de son talent."

    "C’est au début de l’ère moderne que naît en Europe le concept de génie tel que nous le connaissons aujourd’hui. Un basculement s’opère au XVIIIe siècle. On donne l’idée selon laquelle le génie est un esprit divin. Avec le bannissement des esprits, le génie moderne entre en scène et prend la relève. Le concept moderne du génie apparaît à une époque où les philosophes des Lumières commencent à chasser les dieux et (…)

    #mérite #romantisme #spiritualité #admiration #idolatrie #eugénisme #sociologie

  • Come parlare di #salute_mentale quando ne parlano tutt*: Pillowtalk, il nostro spazio per parlarne davvero.
    https://scomodo.org/come-parlare-di-salute-mentale-quando-ne-parlano-tutt-pillowtalk-il-nostro-

    Nell’ultimo Pillowtalk di Scomodo abbiamo parlato di “Genitori o figli? Le forme del prendersi cura”, confrontandoci con esperti su ipercontrollo, dinamiche familiari e inversione dei ruoli di cura. In un mondo di risposte facili da Instagram, Pillowtalk nasce per questo: non parlare di più, ma parlare meglio, accogliendo la complessità in uno spazio sicuro. L’articolo Come parlare di salute mentale quando ne parlano tutt*: Pillowtalk, il nostro spazio per parlarne davvero. proviene da Scomodo.

    #Avanguardie_Culturali #pillow_talk #Roma #società #spazi

  • #tricologia e #chirurgia della calvizie: il 48° #congresso Internazionale S.I.Tri.
    https://informareonline.com/tricologia-e-chirurgia-della-calvizie-il-48-congresso-internazional

    Si è concluso a #Roma il 48° Congresso Internazionale della Società Italiana di Tricologia e Chirurgia della Calvizie, svoltosi dal 21 al 23 maggio 2026, con un programma scientifico dedicato alle principali innovazioni nella diagnosi, nella terapia medica e nella chirurgia del capello. Tra i temi di maggiore rilievo è emerso il ruolo crescente della […] L’articolo Tricologia e chirurgia della calvizie: il 48° Congresso Internazionale S.I.Tri. proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa #medicina

  • #roma 12 giugno: Mostra fotografica di Sabrine Mukarker
    https://www.assopacepalestina.org/2026/06/03/roma-12-giugno-mostra-fotografica-di-sabrine-mukarker

    Sabrine è una fotografa palestinese il cui lavoro racconta, attraverso lo sguardo del reportage, la vita quotidiana delle donne e delle comunità dell’Area C intorno alla città di Betlemme. Attraverso le sue fotografie, nell’ambito della collezione “She Remembers”, Sabrine restituisce frammenti di resistenza, cura e presenza in un territorio segnato dal regime di apartheid e ... Leggi tutto

    #Notizie #Casa_internazionale_delle_donne;_Roma

  • Colon ne s’écrit pas au féminin

    Au milieu du XIXe siècle, des banquiers genevois fondent une #entreprise_coloniale, la #Compagnie_genevoise_des_colonies_suisses de Sétif. La France veut alors peupler l’Algérie de colons européens et, du côté de l’arc lémanique, on décide d’en tirer profit. Lolvé Tillmanns s’empare de la fiction pour revisiter cette histoire méconnue à travers le regard de trois femmes : une épouse de banquier genevois, une paysanne vaudoise devenue colon et une adolescente algérienne qui voit les Souissis s’approprier ses terres. Elles disent les espoirs, les violences et les exactions de la Suisse coloniale.

    https://www.cousumouche.com/?p=7328
    #roman #livre #Suisse #colonisation #colonialisme #Algérie #Sétif #Suisse_coloniale

    –-
    ajouté à la métaliste sur le colonialisme suisse :
    https://seenthis.net/messages/868109

  • Saint #Augustin : un pont entre le Ve et le XXIe siècle

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12489001

    par Mente Alternativa

    https://reseauinternational.net/saint-augustin-un-pont-entre-le-ve-et-le-xxie-siecle

    La « Cité de Dieu » n’est pas seulement une œuvre théologique, mais aussi une voie de compréhension de la crise de l’Empire romain et de la redécouverte du droit naturel au cœur de son effondrement, ce qui présente à plus d’un titre des analogies avec l’effondrement actuel de l’ordre anglo-américain unipolaire. Ceci a conduit l’historien Matthew Ehret à proposer un exercice d’archéologie spirituelle et intellectuelle : retrouver la perspective augustinienne sur l’effondrement romain, non comme un simple fait historique, mais comme un miroir où se reflètent les symptômes de notre propre déclin civilisationnel.

    Certains essais donnent l’impression que l’auteur a exploré une grotte antique à la lueur d’une torche, tandis que d’autres, outre leur pouvoir d’éclairage, révèlent que cette grotte n’est autre qu’une carte de notre époque. C’est le cas de l’ouvrage de l’historien Matthew Ehret, publié par la Rising Tide Foundation et inclus dans l’anthologie de printemps de la RTF, où l’auteur propose une lecture audacieuse et érudite de la figure de saint Augustin d’Hippone. Sous le titre « La Cité de Dieu de saint Augustin et l’arc de l’histoire universelle », Ehret propose un exercice d’archéologie spirituelle et intellectuelle : appréhender la perspective d’Augustin sur l’effondrement romain non comme un simple fait historique, mais comme un miroir où se reflètent les symptômes du déclin de notre propre civilisation. L’hypothèse sous-jacente est aussi provocatrice que nécessaire : la Cité de Dieu, cette œuvre monumentale écrite entre 413 et 426 après J.-C., est bien plus qu’un traité théologique ; C’est une philosophie pratique de l’histoire, un guide pour l’agent moral qui refuse d’être façonné par un monde qui s’effondre.

    Pour saisir toute la portée de l’entreprise d’Augustin, il est essentiel de le replacer dans le contexte tumultueux de son époque. En 410, les Wisigoths d’Alaric pillèrent Rome. Ce n’était pas le premier sac, mais le premier en près de huit siècles à frapper le cœur symbolique de l’« empire éternel ». Le traumatisme fut immense. Nombre de Romains, encore païens ou récemment convertis au christianisme de manière superficielle, cherchèrent un bouc émissaire : les chrétiens, en rejetant les dieux ancestraux, avaient attiré la colère divine sur la Ville éternelle. C’est dans ce contexte de crise aiguë, de rupture des chaînes d’approvisionnement et de tissu social déchiré, qu’Augustin décida d’intervenir avec force. Non seulement pour défendre la communauté chrétienne contre les accusations, mais aussi pour proposer une interprétation radicalement nouvelle de ce que signifie une civilisation, de son essor et de sa chute. Né en 354 à Hippone, en Afrique du Nord (l’Algérie actuelle), Augustin fut professeur de rhétorique et adepte du manichéisme, un courant prônant une explication dualiste du monde. Sa conversion, scellée par le baptême en 385, ne fut pas un renoncement à la raison, mais une réintégration des meilleurs enseignements de Platon et de Cicéron à la lumière des Écritures. Comme le souligne à juste titre Ehret, Augustin n’était pas un simple évêque de province : c’était un penseur, un théoricien de la musique, de l’éducation et de la politique, dont le projet intellectuel constitua la première grande renaissance de l’Occident.

    La Cité de Dieu est, en substance, une réponse à la question qui tourmentait ses contemporains : pourquoi Rome est-elle tombée si le christianisme était vrai ? La réponse d’Augustin est à la fois bouleversante et libératrice. Rome n’est pas tombée à cause des chrétiens, mais parce que sa propre constitution morale était pourrie bien avant la naissance du Christ. L’empire, comme toutes les cités terrestres, était bâti sur un amour-propre poussé au mépris de Dieu, tandis que la Cité de Dieu est bâtie sur un amour de Dieu poussé au mépris de soi. Il ne s’agit pas d’une dualité géographique ou institutionnelle, mais de deux amours qui traversent l’histoire et coexistent dans chaque cœur humain et dans chaque société. Avec une clarté étonnante, Augustin déconstruit la nostalgie impériale et montre que la grandeur de Rome, même à l’époque républicaine, était entachée par la soif de pouvoir, par une gloire illusoire et par une injustice systémique. Un empire, aussi vaste soit-il, n’est rien de plus qu’une bande de brigands à grande échelle s’il est dépourvu de justice. Cette affirmation, tirée du Livre IV de La Cité de Dieu, est une critique acerbe de tout pouvoir qui cherche à s’absoudre par la victoire militaire ou la stabilité économique. La véritable paix, la seule digne de ce nom, est celle qui naît d’un ordre juste, et cet ordre ne peut être reconnu que par un esprit renouvelé, transformé par l’habitude de discerner la volonté de Dieu au-delà des apparences.

    Mais l’analyse d’Ehret ne s’arrête pas à Augustin. Pour saisir toute la profondeur du combat d’Augustin, l’auteur nous invite à remonter plusieurs siècles en arrière, jusqu’à Alexandre le Grand et la lutte entre deux conceptions antagonistes de la philosophie et du pouvoir. C’est là que l’essai acquiert une remarquable densité. S’appuyant sur les travaux du philosophe Lyndon LaRouche et de Cynthia Chung, Ehret retrace la généalogie du conflit entre la tradition platonicienne, ouverte à l’investigation et à la découverte, et la tradition aristotélicienne, qui réduit la connaissance à la mémorisation et à la classification. Loin de l’image d’un écolier qui présente Aristote comme le disciple naturel de Platon, Ehret soutient – ​​en citant des lettres et des récits historiques – qu’Aristote était un infiltré qui a déformé les enseignements du maître et a fini par devenir le précepteur d’Alexandre à l’invitation de Philippe II de Macédoine, lequel aspirait à bâtir un empire fondé sur le « modèle perse » du pouvoir oligarchique. Ce point est crucial car il définit deux manières d’appréhender l’histoire universelle. L’une, celle d’Aristote, justifie la hiérarchie immuable, l’esclavage naturel et l’empire comme une fin en soi. Une autre, celle de Platon et de ses véritables héritiers, perçoit l’éducation et la fondation de cités – à l’image de celle idéalisée par Xénophon dans sa Cyropédie – comme un acte d’amour visant à partager la raison et la beauté avec tous les peuples. Alexandre, sous l’influence de Delius d’Éphèse et de sa lecture de Xénophon, ne souhaitait pas être un tyran pillard, mais un bâtisseur de civilisation. Son rêve était de fusionner le meilleur de la Grèce avec les cultures asiatiques, et les vestiges archéologiques des royaumes gréco-bouddhistes du Gandhara, avec leurs statues de Bouddha sculptées selon le nombre d’or, témoignent avec émotion de ce qui aurait pu être.

    La mort d’Alexandre en 323 av. J.-C., probablement empoisonné dans le cadre d’un complot impliquant Aristote et Cassandre, ouvrit la voie à la fragmentation et à la résurgence des cultes à mystères que le conquérant avait auparavant réprimés. Les cultes d’Isis, de Mithra (Sol Invictus), de Cybèle et d’Attis resurgirent avec force sous le règne des généraux d’Alexandre, des Ptolémées et des Séleucides. Ces cultes, d’origine perse, babylonienne ou phrygienne, partageaient une structure commune : la promesse du salut individuel par une initiation secrète, la soumission à un dieu soleil omniscient et la légitimation du pouvoir impérial despotique. Ce n’est pas un hasard si, des siècles plus tard, lorsque Rome devint un empire, ces mêmes cultes trouvèrent de nouveaux adeptes. Le mithraïsme, en particulier, devint la religion officieuse des légions romaines. Ce que suggère Ehret, suivant une ligne d’interprétation qui va des études sur le christianisme occulte aux recherches sur le rôle des Jésuites dans la construction de l’impérialisme britannique, c’est l’existence d’une continuité de formes institutionnelles et spirituelles à travers les empires. Cette continuité est celle de l’oligarchie mystique, qui cherche toujours à corrompre tout mouvement de renouveau moral, qu’il s’agisse du christianisme primitif ou du platonisme authentique, afin de se l’approprier et de le mettre au service de la domination d’une minorité sur la majorité.

    Augustin pressentait ce combat avec une clarté limpide. À son époque, les prêtres des mystères païens cherchaient à absorber le christianisme, soit par syncrétisme, soit en propageant des cultes gnostiques pseudo-chrétiens qui niaient la bonté de la création et la réalité de l’Incarnation. Face à eux, Augustin ne se contenta pas de répéter des dogmes. Il élabora une théologie de l’histoire où la Cité de Dieu est pèlerine sur terre, sans être identifiée à aucune institution ni à aucun empire visible. La véritable communauté des fidèles est celle qui, guidée par l’Esprit Saint, sait déchiffrer les signes des temps et agir comme un agent de changement positif, même au milieu du déclin. C’est pourquoi Ehret a raison de qualifier Augustin de « penseur de la Renaissance avant la Renaissance ». Son De Musica explore les proportions numériques du rythme comme reflet de l’ordre divin ; son De Doctrina Christiana propose un programme éducatif où la rhétorique, la dialectique et les sciences naturelles sont au service de la charité et non de la vanité. Il n’y a pas de fracture entre la foi et la raison, mais une hiérarchie où la raison éclairée par la foi peut discerner, au milieu de l’effondrement, les germes d’une nouvelle fondation.

    Dans ce premier volet, l’essai d’Ehret culmine avec une réflexion sur la Route de la Soie et l’espoir contrarié d’un monde véritablement universel. Sous la dynastie Han, la Chine connut son propre moment alexandrin : unification, renouveau du confucianisme, développement des infrastructures et ouverture aux échanges culturels. La Route de la Soie, reliant la Chine à la Perse, à l’Inde, au monde arabe et à la Méditerranée, concrétisait un profond désir : celui que les civilisations ne s’anéantissent pas, mais s’enrichissent mutuellement. Or, pour que ce désir perdure, il exige une Cité de Dieu partagée, c’est-à-dire un accord tacite sur la nature divine de l’humanité, sur sa capacité à s’améliorer et sur la nécessité d’institutions justes. Lorsque cet accord se brise, lorsque les généraux se muent en seigneurs de guerre et que les cultes à mystères corrompent le tissu social, l’empire s’effondre non sous la pression extérieure, mais sous l’effet de sa propre décadence.

    Ce qui rend l’œuvre de Matthew Ehret si précieuse, ce n’est pas seulement son érudition, mais aussi sa capacité à jeter un pont entre le Ve et le XXIe siècle. Nous vivons, comme Augustin, une époque de transition où les anciens récits impériaux s’effondrent et où les élites cherchent des boucs émissaires. La tentation du manichéisme – qui consiste à attribuer tout le mal à un ennemi extérieur ou à un complot lointain – est la même qui a rongé Rome avant Augustin. Face à cette tentation, La Cité de Dieu propose une introspection collective et personnelle : qu’aimons-nous vraiment ? Construisons-nous sur le roc de l’amour du prochain et de la vérité, ou sur le sable du succès mondain et du tribalisme ? Augustin n’offre pas de solutions politiques immédiates, mais plutôt une métanoïa, un changement de mentalité qui est le seul fondement possible de toute réforme durable. Ainsi, lorsque nous lisons Augustin à la lumière de l’analyse d’Ehret, nous découvrons que l’évêque d’Hippone n’est pas un auteur du passé, mais un contemporain de notre époque. Son combat pour restaurer le droit naturel face à l’arbitraire impérial, sa défense de l’éducation comme pratique de la liberté et son élaboration d’une philosophie de l’histoire qui distingue le progrès apparent du véritable développement humain sont des outils plus pertinents que jamais. La question que cet essai laisse en suspens est la même que celle posée par Augustin dans la préface de son œuvre : sommes-nous prêts à devenir les artisans de cette Cité pèlerine, ou préférons-nous continuer à pleurer les ruines d’une Rome qui n’a jamais été aussi éternelle que nous le croyions ?

    #Pentecôte 2026 : #Rome - #histoire et #actualité

  • Je suis la mer

    En #Suède, dans les années 1940, l’installation d’un #barrage engloutit le village estival d’#Ingá et #Rávdná, nomades samies. Sous les eaux du lac, leur monde disparaît, sacrifié au nom d’un #progrès qui méprise les peuples autant que les #paysages. Mêlant drame écologique et tragédie intime, lutte pour la #mémoire et conflits de générations, #Elin_Anna_Labba signe un #roman saisissant porté par une langue d’une beauté rare, qui donne chair à la #lutte pour la #terre et l’#identité, et marque durablement le coeur et l’esprit. Un premier roman événement, traduit dans plus de dix langues.

    https://editions-rivages.fr/catalogue/je-suis-la-mer-021453
    #livre #sami #peuples_autochtones #barrage_hydroélectrique

  • Je termine Libration, le second livre de la série Les voyageurs écrite par #Becky_Chambers.

    Le premier livre L’espace d’un an nous faisait voyager dans un vaisseau, contrôlé par une IA, de type Lovelace, et dont les membres d’équipage sont d’origines diverses. C’est l’histoire de leur cohabitation, dans le cadre de la mission de ce vaisseau, qui est un perceur de tunnels dans l’espace (type trous de vers).

    C’est du #solar_punk. Ça use de l’écriture inclusive, ça parle de relations inter-espèce, avec de l’empathie et des bons sentiments à la pelle. C’est réjouissant et sympathique. Ça sort des sentiers battus, pas de suprémacisme, pas de meurtres, ou en tout cas, ce n’est pas l’histoire qui est racontée.

    Ceci dit, pour Libration. Il s’agit de l’histoire d’une IA, de type Lovelace, qui se retrouve dans un kit. Un corps qui imite une humaine. C’est strictement interdit pas les lois. Et d’ailleurs, partout, les gens considèrent les IA comme des objets.

    Évidemment, on comprend qu’il n’en est rien. Ce ne sont pas des objets. Iels s’attachent, iels sont curieu·x·ses, et ça fait une histoire qui se dévore.

    A l’issue, tu te poses la question de savoir pourquoi notre époque refuse les IA.

    Là bas, dans le futur, les IA sont autonomes. Elles ne sont pas connectées à un réseau de datacenter. Elles tirent leur raisonnements de leur coeur logiciel, et non d’un système centralisé et lointain, qui concentre tout.

    Ici, tu ne peux t’empêcher de voir ce qu’on te présente comme une IA que comme un super-big-brother. Tout ce que tu dis est centralisé, stocké, analysé, et peut donner lieu à un effet immédiat dans la réalité (le RAID qui débarque chez toi, comme tu le sais).

    Bref, c’est chouette d’imaginer une IA autonome, dans un monde où les êtres tentent de construire des refuges où il fait bon vivre ensemble.

    N’hésitez pas à vous procurer du Becky Chambers, c’est à chaque fois réjouissant. Je l’ai découverte au travers des deux livres Histoires De Moine Et De Robot empruntés à la médiathèque... et aussi sur Mastodon, où ça en parle très régulièrement.

    Quant aux Voyageurs, il y en a 4, et c’est chouette, parce que les deux suivants m’attendent sur la table de chevet.

    #solarpunk

    • à propos de littérature et de IA
      Le point coulture sur la radio coolturelle (enfin cool pas tjs y’a aussi des gros cons sur ce canal, finkie par ex)
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-point-culture/litterature-et-ia-il-va-y-avoir-plus-d-auteurs-que-de-lecteurs-8635160

      Face aux #romans produits, assistés ou “hybridés” par l’IA les #écrivains oscillent entre fascination, déni, panique et nécessité d’inventer de nouvelles règles du jeu. Faut-il y voir la fin du mythe de l’auteur, ou au contraire une manière de redéfinir ce qui fait vraiment littérature ?

      L’intelligence artificielle générative ne bouleverse pas seulement les métiers de l’écriture, elle touche au cœur symbolique de la littérature : à l’idée qu’un texte puisse porter une voix, une intériorité, une expérience humaine. Dans l’enquête Le grand vertige des écrivains face à l’IA, publiée dans le Figaro, des écrivains expriment leur sidération et inquiétude face à l’IA. Plusieurs scénarios émergent. Le plus optimiste imagine une IA réduite à un simple outil d’assistance, capable d’aider à enrichir l’écriture sans remplacer la créativité humaine. Un autre, plus probable, voit l’auteur devenir une forme de chef d’orchestre, qui guiderait la machine. Enfin, le scénario le plus troublant serait celui d’une frontière devenue floue entre texte écrit par des humains et texte généré, au point que le plaisir littéraire soit définitivement miné par le doute. Une question s’impose alors : jusqu’où peut-on utiliser l’intelligence artificielle tout en restant véritablement l’auteur de son œuvre ? Alexandre Gefen, directeur de recherche au CNRS, revient sur les limites de l’intelligence artificielle dans la littérature :

      “Avec l’intelligence artificielle, l’auteur meurt parce que finalement il n’est qu’un prompteur, il est seulement quelqu’un qui va donner un élément de départ et l’écriture va se faire avec l’IA. Maintenant, il y a beaucoup, beaucoup de limites à ce fantasme, puisqu’en réalité, sans intention, sans plan, sans vision du monde, ce que l’IA va vous donner va être extrêmement stéréotypé. Et, en y réfléchissant, c’est autant une mort du lecteur qu’une mort de l’auteur à laquelle on est en train d’assister. Puisque les auteurs se trouvent démultipliés, tout le monde peut écrire, tout le monde a envie d’écrire. Déjà, l’envie d’écrire était latente dans nos sociétés contemporaines et très expressives. Et maintenant on va avoir finalement plus d’auteurs que de lecteurs, on va passer plus de temps à écrire et on n’aura plus jamais le temps de lire. Et si on lit, ça sera peut-être avec une l’IA qui lira pour nous.”

      #IA

  • Le condizioni dei cpr sono pessime. Lo dicono anche le carte del ministero
    https://lavialibera.it/it-schede-2676-cpr_centri_rimpatrio_condizioni_pessime_documenti_ministe

    Infiltrazioni e umidità, sistemi antincendio mancanti, impianti di riscaldamento da sostituire, niente spazi ricreativi, trattenuti che dormono sui tavoli della mensa: le condizioni nei centri di permanenza per il rimpatrio (cpr) italiani sono pessime e a dirlo, questa volta, non sono le associazioni o i garanti dei detenuti, ma lo stesso ministero dell’Interno. Cosa sono i cpr e tutti i nostri articoli sul tema A fine aprile, sul sito di Invitalia, l’agenzia pubblica che gestisce gli appalti pubblici, è comparso un bando per la "manutenzione straordinaria delle strutture e degli impianti a servizio dei centri di permanenza per il rimpatrio": spesa totale 14,7 milioni di euro, di cui 13,2 per lavori e 1,4 per servizi tecnici, ripartiti tra tutti i dieci centri attivi (…)

    #MIGRAZIONI_●_GENERAZIONI

  • La nuova mobilità romana: come i #trasporti post-2025 hanno allargato i confini dell’accoglienza
    https://informareonline.com/la-nuova-mobilita-romana-come-i-trasporti-post-2025-hanno-allargato

    https://unsplash.com/photos/a-view-of-a-city-from-a-hill-AhPCGQjGl3c #Roma ha sempre vissuto una profonda tensione interna tra l’immensa popolarità del suo nucleo antico e la vitalità vibrante delle sue aree più esterne. Per decenni, i flussi di visitatori si sono concentrati quasi ossessivamente all’interno del rione storico, creando una saturazione urbana che rischiava di compromettere l’esperienza stessa della città ed escludeva intere […] L’articolo La nuova mobilità romana: come i trasporti post-2025 hanno allargato i confini dell’accoglienza proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Sociale

  • Contes de la gloire beatnik ~ Ed Sanders - L’Oie de Cravan
    https://oiedecravan.com/livres/sanders-ed/contes-de-la-gloire-beatnik

    Il arrive qu’une petite troupe d’agités percute son époque avec tant de force que l’incendie engendré par le choc n’en finit pas de rougeoyer des décennies plus tard. C’est assurément le cas d’une bande de fous furieux fréquentant le New York du début des années 1960 et son épicentre contre-culturel : le Lower East Side.

    C’est leur histoire qu’Ed Sanders, le dernier barde de la #beat_generation, raconte dans les Contes de la gloire beatnik, ce roman polyphonique qu’il mit trente ans à achever. S’y mêlent les vies de poètes, écrivaines, peintres, musiciennes, réalisateurs, comédiennes et militants qui refusent le confort de la classe moyenne et lui préfèrent la furie d’un monde souterrain où s’inventent d’autres manières de penser, de créer et de vivre.

    Sur la forme comme sur le fond, on ne lira sans doute jamais de description plus juste de cette période crépitante, quand les taudis crasseux étaient le centre de la création, et Ed Sanders leur humble pourvoyeur d’étincelles.

    L’auteur
    Né en 1939, Ed Sanders déboule à 19 ans dans le #New York déjanté des années 1960. Il galope dans tous les coins, traverse les années beatniks et le mouvement hippie, mille capes sur le dos. Poète, musicien, libraire à Peace Eye Bookstore, éditeur du magazine Fuck You, imprimeur, pamphlétaire, journaliste, amoureux éperdu de littérature, écrivain, chanteur punk au micro de The Fugs, militant acharné de la gauche radicale, spécialiste des « glyphes » antiques, écologiste précoce, anticapitaliste zélote, il sème les étincelles avec l’ardeur d’un mort-de-faim. Lauréat de l’American Book Award en 1988, Ed Sanders a écrit sans s’arrêter plus d’une trentaine de livres, dont Les Tessons de Dieu, publié par Christian Bourgois en 1972.

    la trad soignée d’un #livre riche et #drôle (si si), avec, parmi d’innombrables protagonistes, Jimi Hendrix et le Klu Klux Klan comme nous ne les vîmes jamais.

    #psychadélisme et #politique #USA

    • Un homme-orchestre dans le tourbillon Beat, préface des Contes de la gloire beatnik d’Ed Sanders
      https://lundi.am/Un-homme-orchestre-dans-le-tourbillon-beat

      Doté aujourd’hui d’une renommée littéraire certaine aux États-Unis, le graphomane Ed Sanders, toujours bon pied bon œil en 2024, n’a curieusement pas vu sa postérité franchir l’Atlantique en direction des rivages hexagonaux ni de la frontière québécoise. Hormis la traduction en 1972 chez Christian Bourgois d’un roman azimuté, Les Tessons de Dieu, et une traduction ultra confidentielle de son poème La Génération Z-D par Lucien Suel2, son œuvre prolifique est toujours inédite en français. Personne pour s’intéresser à son ahurissante #histoire versifiée de l’Amérique en trois copieux volumes publiés au début des années 2000 (dont six autres attendent de l’être).

      Personne non plus pour déterrer son célèbre Poem from Jail (1963), initialement rédigé sur du papier toilette dans une cellule de prison, après une retentissante action natatoire contre un sous-marin nucléaire, plouf. Personne enfin pour traduire son grand succès de librairie The Family (1971), consacré au procès du gourou tueur Charles Manson et de ses affidées envapées. Et ne parlons même pas de sa biographie de Tchekhov (1995) ou de son recueil de poèmes Thirsting for Peace in a Raging Century (qui décrocha un American Book Award en 1988), autres pépites délaissées de sa bibliographie géante.Trop prolifique pour qu’on s’y frotte ? Le mystère reste entier.

      Ce désintérêt pour un écrivain et personnage historique majeur, nous espérons l’ébrécher avec la traduction de l’une de ses œuvres les plus emblématiques, ces volumineux Contes de la gloire beatnik que vous tenez en main. Un projet d’écriture éminemment ambitieux débuté en 1973 avec un premier volume de nouvelles, une fois le tourbillon psychédélique passé et Ed Sanders installé à Woodstock, finalement conclu en 2003 avec la publication du quatrième volume. Pour fil directeur, le quotidien de personnages déambulant dans ce Lower East Side déjanté des sixties, entre gloire et débine. On y glisse d’une lecture de poésie chaotique aux activités subversives de la Total Assault Cantina, en passant par l’exhibition d’un pied beat momifié ou par les avanies filmées d’une bande d’accros aux amphètes fatalement ingérables. Surtout, on y croise et recroise des personnages fictifs récurrents, souvent attachants, à l’image du réalisateur Sam Thomas, du militant pour les droits civiques Talbot le Grand, de la peintre Louise Adams ou du jeune et beau Johnny Ray Slage, arraché aux griffes du Ku Klux Klan pour suivre un destin de rock star.

    • must read qui déride, suite.

      Les grands livres sont toujours négligés, ce qui est une bonne chose. Ceux qui défendent l’édition indépendante connaissent de nombreux chefs-d’œuvre qui n’atteindront jamais un large public et ne seront jamais acclamés par la critique.

      Or, avec Contes de la gloire beatnik, c’est bien dommage, car sa confidentialité s’explique principalement par son titre. Les lecteurs restent prudents en supposant qu’il s’agit d’une hagiographie de Kerouac et compagnie, ou d’un énième mémoire d’un baby-boomer dont le monde n’a assurément pas besoin. Que le livre soit aussi épais n’aide en rien.

      En fait, Contes de la gloire beatnik n’est ni une autobiographie ni un livre sur les beats. C’est un roman en épisodes vraiment étonnant dont on souhaiterait qu’il soit deux fois plus long. C’est une version adulte de Sesame Street – une aventure torride dans un quartier avec les personnages qui le peuplent. (...)

      Les chroniques de l’underground de Sanders ne sont pas exotiques ou criminelles, comme dans les reportages grand public – elles ne sont pas non plus romancées, justifiant ainsi les pires excès, comme dans la presse militante. Ed Sanders saisit le meilleur et le pire de tout cela avec une prose bavarde et haletante. Les musiciens, les politiciens et les mystiques qui vivent en marge. Les froides utopies théoriques et les histoires d’amour brûlantes. Les charlatans et les déesses – sans oublier les victimes.

      Sanders va droit au but. C’est l’ami qui vous connaît suffisamment pour vous faire rire de vous-même et qui vous rend meilleur.

      Il a passé sa vie dans l’underground – en tant qu’éditeur de magazine, propriétaire de librairie, activiste et membre du groupe de bardes The Fugs. C’est un auteur à succès, mais il parle de l’importance et de la joie de faire tourner sa propre imprimerie. C’est un expert de la Famille Manson et un égyptologue. C’est un poète épique dont la « poésie de l’enquête » devrait être lue dans tous les cours d’histoire.

      https://demainlesflammes.fr/livres/contes-de-la-gloire-beatnik

      #beau #roman_picaresque #humour #auto-dérision

  • Newsroom – La fabbrica degli irregolari. Satnam Singh e il sistema del #Caporalato
    https://irpimedia.irpi.eu/newsroom-migranti-permesso-soggiorno-fabbrica-degli-irregolari

    Dal sistema che trasforma la migrazione legale in sfruttamento, fino alle ultime udienze del processo per la morte del bracciante di Latina L’articolo Newsroom – La fabbrica degli irregolari. Satnam Singh e il sistema del caporalato proviene da IrpiMedia.

    #Diritti #Lavoro #Bangladesh #Migranti #Romania

  • La fabbrica degli irregolari
    https://irpimedia.irpi.eu/migranti-sud-est-asia-permesso-di-soggiorno-romania-truffa

    I lavoratori del Sud-est asiatico partono per la #Romania con la promessa di un #Lavoro e un permesso di soggiorno. Ma il sistema è una truffa e sono costretti a viaggiare in Italia. Dove lavorano in nero, senza permessi L’articolo La fabbrica degli irregolari proviene da IrpiMedia.

    #Diritti #Bangladesh #Migranti
    https://irpimedia.irpi.eu/public/uploads/2026/05/video-migranti-sud-est-asia-permesso-di-soggiorno-romania-truffa-aero


    https://irpimedia.irpi.eu/public/uploads/2026/05/video-migranti-sud-est-asia-permesso-di-soggiorno-romania-truffa-fabb

  • Faire barrage aux travaux du Drac

    Youpi youpla, cette année toutes les institutions fêtent le centenaire de « l’exposition internationale de la #houille_blanche », qui a eu lieu à Grenoble en 1925. L’occasion de célébrer encore et encore cette fameuse « houille blanche », surnom donné à l’#hydroélectricité, qu’on présente encore aujourd’hui comme de « l’#énergie_verte ».
    Bien entendu, les hourras de la communication ne s’intéressent jamais aux #dégâts considérables créés sur les #rivières par cette hydroélectricité. Pourtant les exemples ne manquent pas. Ainsi, dans la métropole grenobloise, le Drac s’apprête à subir cinq années de travaux afin de « réduire les #risques_d’inondation », entraînant notamment la #destruction de quantité d’#espaces_naturels sauvages tout le long de la rivière. C’est en tout cas ce que prévoit l’avant-projet, qui programme 86 millions d’euros de travaux à partir de 2027. Il reste un an et demi pour empêcher ce désastre.

    Connaissez-vous le #Drakistan ? C’est le nom – non officiel – donné à toutes ces bandes de terre, presqu’îles ou îlots le long du Drac, du côté de #Fontaine et #Seyssinet-Pariset. Des endroits situés dans le lit de la rivière et donc susceptibles d’être submergés en cas de #montée_des_eaux, par exemple suite à un lâcher d’un des nombreux barrages présents en amont.

    Ces lieux ont le charme des endroits non aménagés. Juste au-dessus, il y a la #digue, avec sa bande d’#asphalte bien droite, lieu de passage ou de promenade fonctionnel mais dénué d’enchantement. La digue est dédiée aux « modes doux » mais trace tout droit comme l’autoroute, on ne s’y perd pas, on reste bien sagement sur le chemin. Il faut emprunter une des nombreuses sentes pour descendre quelques mètres afin d’arriver au Drakistan. Ici aucun urbaniste ou paysagiste n’a planifié quoi que ce soit. Ici, la seule créatrice, c’est la rivière, qui façonne ces espaces au fil de ses #crues et de ses #retraits. Et a priori, elle se débrouille plutôt pas mal. En tous cas, malgré l’interdiction, ces lieux attirent – et pas seulement des animaux sauvages (voir Le Postillon n°75). Des chiens et leurs maîtres, des familles et leur barbecue, des solitaires, des en-couples ou des en‑groupes. Il y a l’impressionnante « Platane cabane » pour les enfants et puis des restes d’habitations utilisées par des sans-toits. Le Drakistan de Fontaine n’est pas loin du local du Postillon, on y vient souvent manger un sandwich ou faire une pause, regarder dévaler l’eau pour se laver le cerveau des heures passées devant l’ordinateur.

    En fonction des jours et même des heures, ces lieux ne sont jamais vraiment identiques. Un passage à sec peut se retrouver sous un demi-mètre d’eau une heure plus tard, des rives aperçues un jour peuvent avoir été « mangées » par la rivière la semaine d’après, un nouvel espace pour se poser peut émerger en quelques mois. Mais ce qui est sûr, c’est que globalement, les bandes de terre, presqu’îles ou îles grossissent d’année en année, à cause de tous ces cailloux que la rivière charrie et qui sont empêchés d’aller plus bas par le barrage de #Saint-Égrève. Comme on le racontait dans Le Postillon n°73, quand le #barrage a été construit à la fin des années 1980, les cailloux du Drac étaient « dragués », sortis de la rivière pour alimenter les besoins nombreux en construction. Mais dans les années 1990, différentes lois sur l’eau interdisent d’exploiter les rivières dans leur « #lit_mineur » – pour d’évidentes raisons écologiques et sécuritaires (plus la rivière se creuse, plus ça peut fragiliser des ponts). Alors depuis une trentaine d’années, les cailloux du Drac s’accumulent dans les kilomètres avant le barrage de Saint-Égrève, et font grossir peu à peu le Drakistan.

    Pour nous, simples flâneurs inconscients, c’est plutôt charmant, mais pour les autorités c’est un sacré problème. Pas tant parce que de plus en plus de monde fréquente ces zones, mais parce qu’en toute logique, ça augmente considérablement le #risque_d’inondation : vu qu’il y a plus de matériaux solides dans le lit de la rivière, l’eau a moins de place pour circuler et en cas de crue exceptionnelle (on redoute surtout la « crue bicentennale »), risque de passer par‑dessus les digues et d’inonder les milliers d’habitations présentes de part et d’autre, voire de faire céder une digue (« 31 000 habitants et 25 000 emplois concernés » en cas de rupture de digue).

    Alors ça fait un moment que ça turbine sévère afin de préparer les « travaux de protection contre les #inondations du Drac » aussi connus sous le nom de « #programmes_d’actions_de_préventions_des_inondations » (#Papi du Drac), portés par le #Symbhi (#Syndicat_mixte_des_bassins_hydrauliques_de_l’Isère). La déclaration d’intention de juin 2025, disponible sur le site de la préfecture, nous apprend par exemple que depuis 2018, ce ne sont pas moins de 181 réunions qui se sont tenues entre les différents « acteurs » du projet (Métropole, différents services de l’État, #EDF, acteurs environnementaux, etc.). On vous passe les détails de la « gouvernance » (comités techniques restreints et élargis, comité de pilotage, comité consultatif, etc.) et de la « stratégie de concertation et de communication ambitieuse » mise en place les sept dernières années. Tous ces comités, ces réunions publiques, ces « balades pédagogiques » ont donc abouti à la #planification de #travaux_d’aménagements prévus sur cinq années, entre 2027 et 2031, validés notamment par le vote en faveur de l’avant-projet par la #Métropole en avril dernier.

    Pour saisir leur importance, un chiffre suffit : 86 millions d’euros d’argent public sont pour l’instant budgétés (selon le site du Symbhi). Concrètement, ça veut dire que pendant cinq ans, un paquet de machines, de moteurs, de camions vont venir triturer le lit du Drac. Et anéantir – ou radicalement bouleverser – les charmants espaces du Drakistan.

    Dans le langage technocratique, on parle de « rajeunissement des bancs et îlots sur le linéaire de la traversée urbaine du Drac ». « #Rajeunissement » (détaillé en « enlèvement de la végétation et abaissement du banc ou îlot »), c’est un joli mot pour désigner la #dévastation de beaucoup de ces bancs ou îlots. Concrètement, la #déclaration_d’intention nous apprend que si certains #bancs, très minoritaires, restent « sans modification à l’étude », la plupart vont être « arasés » (soit « mis à ras, aplanis ») de façon plus ou moins importante : certains pour être en « immersion 80 % du temps », d’autres « 50 % du temps » (sachant que pour l’instant la plupart de ces bancs ne sont presque jamais immergés).

    Il n’y a pas que dans sa « traversée urbaine » que le Drac va subir les assauts des pelleteuses et des pompes de dragage. Les travaux envisagés concernent la vingtaine de kilomètres entre le barrage de #Notre-Dame-de-Commiers et la confluence avec l’Isère, les machines devant autant s’activer au niveau de #Comboire ou des champs captants de #Rochefort pour extraire des cailloux et aménager des « espaces de bon fonctionnement » de cette rivière autrefois sauvage et aujourd’hui corsetée et maltraitée tout du long.

    Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous les matériaux enlevés ? Un peu plus haut, la réserve naturelle des #Isles_du_Drac (voir dernier numéro) est « déficitaire en sédiments grossiers du fait de la présence de la chaîne hydroélectrique en amont ». En clair : comme les quatre grands barrages du Drac empêchent les #cailloux de passer (la majorité des sédiments arrivant en ville proviennent en fait de la Romanche, affluent du Drac), il n’y a pas assez de sédiments dans cette zone, ce qui fait que « tous les milieux et espèces associés sont menacés sans action de réinjection de sédiments ».

    Alors le Symbhi prévoit des « #recharges_sédimentaires » dans cette zone, c’est-à-dire de transporter en camion des cailloux qui étaient auparavant transportés par la rivière. Et forcément, ça signifie pas mal de va-et-vient. Il est question d’une première recharge de « 37 000 m3 », suivie d’apports de « 4 000 m3 par an ». Sachant qu’un camion-benne peut transporter « environ 10 à 16 m3 », la première recharge nécessitera environ 2 800 aller-retours en camion. Merci « l’énergie verte » !
    Face aux grands dégâts annoncés, pas de panique ! Le Symbhi prétend bien entendu faire au moins pire. Toujours selon sa novlangue, si le « processus de rajeunissement » va entraîner un « éclaircissement de la végétation », il est quand même prévu de « replanter des arbres une fois les travaux terminés », ceci « afin de limiter l’impact sur le #paysage, la #végétation d’ambiance et le maintien d’#îlots_de_fraîcheur dans l’agglomération ». Par contre, il n’est pas précisé comment compenser la perte des « boisements développés dans l’espace intra-digues » qui « représentent également un enjeu écologique non négligeable », notamment parce qu’ils « hébergent une #biodiversité remarquable : de nombreux #oiseaux, le Castor d’Europe, l’Inule de Suisse, ainsi que des milieux variés tels que pelouses sableuses, bras secondaires ou zones humides phréatiques ». Ça va prendre un paquet d’années « une fois les travaux terminés » pour que toutes ces espèces repointent le bout de leur nez… On pourra toujours se consoler en posant des questions à ChatGPT et en se disant que les supercalculateurs nécessaires au développement de l’IA, comme celui en construction à Eybens, sont peut-être alimentés par « l’énergie verte » des barrages.

    Pour ne pas nommer « #désastre_environnemental » ce qui est un désastre environnemental, le Symbhi agite quelques mesurettes : « Afin de limiter les émissions de CO2 et de micro-particules liées au transport », le syndicat promet de « favoriser les circuits courts », « d’utiliser des véhicules à faibles émissions », d’arroser les pistes au niveau des zones de chargement/déchargement pour « limiter les émissions de poussière » et même – ultime audace – de « former les conducteurs à l’écoconduite ». C’est quelle part du budget sur les 86 millions d’euros ?

    Pour une telle somme d’#argent_public, il est quand même prévu quelques travaux pour le bien-être des simples habitants. Ainsi entre Champagnier et Fontaine, une vingtaine de « haltes paysagères » devraient être aménagées, notamment afin de « renforcer les îlots de fraîcheur le long de la rivière »… Pour être plus précis, il s’agit d’abord de raser la plupart des « îlots de fraicheur » et ensuite de les « renforcer ».

    La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que ce programme n’est pour l’instant qu’un « avant-projet ». Même s’il a déjà été voté par la Métropole, il reste encore un an et demi avant le début annoncé des travaux, autant de temps pour essayer de mettre la pression sur le Symbhi pour qu’il revoie à la baisse ses projets destructeurs ou qu’il les abandonne. À ce propos, une réunion publique sur les travaux est annoncée le 8 octobre à 18h30 à la mairie de Fontaine.

    Comment croire qu’il n’y ait pas d’autre solution, face au risque d’inondation, que l’ « #arasement » de ce qui constitue aujourd’hui les seuls endroits encore sauvages dans notre cuvette en béton ? Allons-nous vraiment supporter la vue, pendant cinq ans, des bulldozers du Symbhi écrasant à l’ancienne les îles du Drac, ses forêts, ses bras morts, et toutes les bestioles qui y font leur vie ?
    Si la raison principale du projet est la protection de l’agglo face au risque de « #crue_bicentennale », n’y a-t-il vraiment pas d’autre option à envisager que ce désastre écologique à 86 millions d’euros ?

    Le débit du Drac, faut-il le rappeler, est entièrement asservi par EDF et ses quatre grands lacs de barrages en amont de Grenoble : le #Sautet (1 077 millions de m3), #Saint-Pierre-Cognet (28 millions de m3), #Monteynard (275 millions de m3) et #Notre-Dame-de-Commiers (34 millions de m3). Sur les affluents du Drac, il y a aussi les grands lacs de barrage présents sur la #Romanche (le #Chambon) ou l’#Eau_d’Olle (#Grand’Maison). Serait-il délirant d’imaginer fermer les bonnes vannes au bon moment (en cas d’épisode hydro­logique faisant redouter une « crue bicentennale »), pour faire monter de quelques mètres le niveau des retenues afin de « lisser » la crue, comme ils disent ? Et si cela implique, une fois par siècle, une production d’#électricité dégradée pendant quelques jours, des pertes d’argent sur le « marché de l’énergie », voire des coupures d’électricité ciblées, on pourrait arriver à s’en remettre, non ?

    Dans la « déclaration d’intention », on apprend qu’un autre scénario « reposait sur une intervention minimale visant à préserver l’état actuel du lit du Drac, notamment en conservant les bancs végétalisés. Il comprenait le confortement et la sécurisation des ouvrages de protection contre les inondations ainsi que des solutions de gestion des excédents sédimentaires. » Si ce scénario n’a pas été retenu, c’est parce qu’il ne « permettait pas l’abaissement des lignes d’eau en crue de contribuer au déficit sédimentaire au sein de la réserve naturelle des Isles du Drac et il n’apportait qu’une faible contribution à la biodiversité, impliquant des compensations hors site ». Ce charabia difficilement compréhensible affirme néanmoins que pour le risque d’inondation, on peut ne pas raser le Drakistan même si les technocrates écrivent que laisser ces espaces naturels n’apporterait « qu’une faible contribution à la biodiversité » (!). Si ce scénario n’a pas été choisi, c’est uniquement pour résoudre les problèmes de « déficit sédimentaire » causés par les barrages. Encore et toujours, la rivière est considérée pour les seuls intérêts de la « houille blanche ».

    Ce nouvel épisode à venir du saccage du Drac devrait donc d’abord inciter à réfléchir sur le véritable bilan de la « houille blanche » et d’un siècle d’électrification [1]. Avec le centenaire de « l’exposition internationale de la houille blanche », la mairie de Grenoble, comme toutes les institutions locales, préfère célébrer sans retenue cette pseudo « énergie verte » qui a en réalité contribué à saccager l’environnement.

    **

    Le « #collectif_des_gens_qui_ont_chaud » prié d’aller se rhabiller (pour l’instant)

    86 millions d’euros de travaux, mais rien de prévu pour permettre la #baignade dans ces millions de mètres cubes d’eau dévalant depuis les montagnes. Cet été, le « collectif des gens qui ont chaud » a organisé deux #baignades_sauvages dans le Drac (voir photo page 28) afin de « montrer que la baignade dans les lieux naturels est possible et mettre le débat sur la place publique ». Une initiative qui a entraîné des arrêtés municipaux de la part des maires de Fontaine et Seyssinet-Pariset pour « interdire la baignade » et même un tweet de la préfète de l’Isère afin d’inciter à « privilégier les zones réglementées pour vous baigner en toute sécurité » et de déconseiller la baignade « dans ce cours d’eau particulièrement instable dont la variation de débit peut fluctuer très vite ». Pour les autorités, même après plusieurs étés caniculaires, il n’est toujours pas envisageable que les 400 000 habitants de la cuvette puissent profiter de la fraîcheur des cours d’eau qui la traversent... Si 181 réunions et 86 millions d’euros ne prévoient rien pour la baignade, c’est que sur cette rivière comme sur les autres, c’est la fameuse « houille blanche » qui dicte sa loi. On reviendra sur la baignade dans un prochain numéro.

    https://lepostillon.org/Faire-barrage-aux-travaux-du-Drac.html

    #rivière #Drac #Grenoble #Isère #castors #budget #coût

  • #Roma il 25 aprile diserta la paura
    https://radioblackout.org/2026/04/roma-il-25-aprile-diserta-la-paura

    Grande partecipazione a Roma alle manifestazioni per il 25 aprile che quest’anno non sono state molestate dalla presenza tossica dei sionisti della Brigata ebraica .Ma non sono mancate le provocazioni, due iscritti all’Anpi , marito e moglie, sono stati presi di mira con una pistola ad aria compressa . A sparare, da uno scooterone chiaro, […]

    #L'informazione_di_Blackout #25aprile #manifestazione
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/04/INFO-27042026-25-APRILE-ROMA-1.mp3