#roumanie

  • Réfugiés : contourner la #Croatie par le « #triangle » #Serbie - #Roumanie - #Hongrie

    Une nouvelle route migratoire s’est ouverte dans les Balkans : en Serbie, de plus en plus d’exilés tentent de contourner les barbelés barrant la #Hongrie en faisant un crochet par la Roumanie, avant d’espérer rejoindre les pays riches de l’Union européenne. Un chemin plus long et pas moins risqué, conséquence des politiques sécuritaires imposées par les 27.

    Il est 18h30, le jour commence à baisser sur la plaine de #Voïvodine. Un groupe d’une cinquantaine de jeunes hommes, sacs sur le dos et duvets en bandoulière, marche d’un pas décidé le long de la petite route de campagne qui relie les villages serbes de #Majdan et de #Rabe. Deux frontières de l’Union européenne (UE) se trouvent à quelques kilomètres de là : celle de la Hongrie, barrée depuis la fin 2015 d’une immense clôture barbelée, et celle de la Roumanie, moins surveillée pour le moment.

    Tous s’apprêtent à tenter le « #game », ce « jeu » qui consiste à échapper à la police et à pénétrer dans l’UE, en passant par « le triangle ». Le triangle, c’est cette nouvelle route migratoire à trois côtés qui permet de rejoindre la Hongrie, l’entrée de l’espace Schengen, depuis la Serbie, en faisant un crochet par la Roumanie. « Nous avons été contraints de prendre de nouvelles dispositions devant les signes clairs de l’augmentation du nombre de personnes traversant illégalement depuis la Serbie », explique #Frontex, l’Agence européenne de protection des frontières. Aujourd’hui, 87 de ses fonctionnaires patrouillent au côté de la police roumaine.

    Depuis l’automne 2020, le nombre de passages par cet itinéraire, plus long, est en effet en forte hausse. Les #statistiques des passages illégaux étant impossibles à tenir, l’indicateur le plus parlant reste l’analyse des demandes d’asiles, qui ont explosé en Roumanie l’année dernière, passant de 2626 à 6156, soit une hausse de 137%, avec un pic brutal à partir du mois d’octobre. Selon les chiffres de l’Inspectoratul General pentru Imigrări, les services d’immigrations roumains, 92% de ces demandeurs d’asile étaient entrés depuis la Serbie.

    “La Roumanie et la Hongrie, c’est mieux que la Croatie.”

    Beaucoup de ceux qui espèrent passer par le « triangle » ont d’abord tenté leur chance via la Bosnie-Herzégovine et la Croatie avant de rebrousser chemin. « C’est difficile là-bas », raconte Ahmed, un Algérien d’une trentaine d’années, qui squatte une maison abandonnée de Majdan avec cinq de ses compatriotes. « Il y a des policiers qui patrouillent cagoulés. Ils te frappent et te prennent tout : ton argent, ton téléphone et tes vêtements. Je connais des gens qui ont dû être emmenés à l’hôpital. » Pour lui, pas de doutes, « la Roumanie et la Hongrie, c’est mieux ».

    La route du « triangle » a commencé à devenir plus fréquentée dès la fin de l’été 2020, au moment où la situation virait au chaos dans le canton bosnien d’#Una_Sana et que les violences de la police croate s’exacerbaient encore un peu plus. Quelques semaines plus tard, les multiples alertes des organisations humanitaires ont fini par faire réagir la Commission européenne. Ylva Johansson, la Commissaire suédoise en charge des affaires intérieures a même dénoncé des « traitements inhumains et dégradants » commis contre les exilés à la frontière croato-bosnienne, promettant une « discussion approfondie » avec les autorités de Zagreb. De son côté, le Conseil de l’Europe appelait les autorités croates à mettre fin aux actes de tortures contre les migrants et à punir les policiers responsables. Depuis, sur le terrain, rien n’a changé.

    Pire, l’incendie du camp de #Lipa, près de #Bihać, fin décembre, a encore aggravé la crise. Pendant que les autorités bosniennes se renvoyaient la balle et que des centaines de personnes grelottaient sans toit sous la neige, les arrivées se sont multipliées dans le Nord de la Serbie. « Rien que dans les villages de Majdan et Rabe, il y avait en permanence plus de 300 personnes cet hiver », estime Jeremy Ristord, le coordinateur de Médecins sans frontières (MSF) en Serbie. La plupart squattent les nombreuses maisons abandonnées. Dans cette zone frontalière, beaucoup d’habitants appartiennent aux minorités hongroise et roumaine, et Budapest comme Bucarest leur ont généreusement délivré des passeports après leur intégration dans l’UE. Munis de ces précieux sésames européens, les plus jeunes sont massivement partis chercher fortune ailleurs dès la fin des années 2000.

    Siri, un Palestinien dont la famille était réfugiée dans un camp de Syrie depuis les années 1960, squatte une masure défoncée à l’entrée de Rabe. En tout, ils sont neuf, dont trois filles. Cela fait de longs mois que le jeune homme de 27 ans est coincé en Serbie. Keffieh sur la tête, il tente de garder le sourire en racontant son interminable odyssée entamée voilà bientôt dix ans. Dès les premiers combats en 2011, il a fui avec sa famille vers la Jordanie, puis le Liban avant de se retrouver en Turquie. Finalement, il a pris la route des Balkans l’an dernier, avec l’espoir de rejoindre une partie des siens, installés en Allemagne, près de Stuttgart.

    “La police m’a arrêté, tabassé et on m’a renvoyé ici. Sans rien.”

    Il y a quelques jours, Siri à réussi à arriver jusqu’à #Szeged, dans le sud de la Hongrie, via la Roumanie. « La #police m’a arrêté, tabassé et on m’a renvoyé ici. Sans rien », souffle-t-il. À côté de lui, un téléphone crachote la mélodie de Get up, Stand up, l’hymne reggae de Bob Marley appelant les opprimés à se battre pour leurs droits. « On a de quoi s’acheter un peu de vivres et des cigarettes. On remplit des bidons d’eau pour nous laver dans ce qui reste de la salle de bains », raconte une des filles, assise sur un des matelas qui recouvrent le sol de la seule petite pièce habitable, chauffée par un poêle à bois décati.

    De rares organisations humanitaires viennent en aide à ces exilés massés aux portes de l’Union européennes. Basé à Belgrade, le petit collectif #Klikaktiv y passe chaque semaine, pour de l’assistance juridique et du soutien psychosocial. « Ils préfèrent être ici, tout près de la #frontière, plutôt que de rester dans les camps officiels du gouvernement serbe », explique Milica Švabić, la juriste de l’organisation. Malgré la précarité et l’#hostilité grandissante des populations locales. « Le discours a changé ces dernières années en Serbie. On ne parle plus de ’réfugiés’, mais de ’migrants’ venus islamiser la Serbie et l’Europe », regrette son collègue Vuk Vučković. Des #milices d’extrême-droite patrouillent même depuis un an pour « nettoyer » le pays de ces « détritus ».

    « La centaine d’habitants qui restent dans les villages de Rabe et de Majdan sont méfiants et plutôt rudes avec les réfugiés », confirme Abraham Rudolf. Ce sexagénaire à la retraite habite une modeste bâtisse à l’entrée de Majdan, adossée à une ruine squattée par des candidats à l’exil. « C’est vrai qu’ils ont fait beaucoup de #dégâts et qu’il n’y a personne pour dédommager. Ils brûlent les charpentes des toits pour se chauffer. Leurs conditions d’hygiène sont terribles. » Tant pis si de temps en temps, ils lui volent quelques légumes dans son potager. « Je me mets à leur place, il fait froid et ils ont faim. Au vrai, ils ne font de mal à personne et ils font même vivre l’épicerie du village. »

    Si le « triangle » reste a priori moins dangereux que l’itinéraire via la Croatie, les #violences_policières contre les sans papiers y sont pourtant monnaie courante. « Plus de 13 000 témoignages de #refoulements irréguliers depuis la Roumanie ont été recueillis durant l’année 2020 », avance l’ONG Save the Children.

    “C’est dur, mais on n’a pas le choix. Mon mari a déserté l’armée de Bachar. S’il rentre, il sera condamné à mort.”

    Ces violences répétées ont d’ailleurs conduit MSF à réévaluer sa mission en Serbie et à la concentrer sur une assistance à ces victimes. « Plus de 30% de nos consultations concernent des #traumatismes physiques », précise Jérémy Ristor. « Une moitié sont liés à des violences intentionnelles, dont l’immense majorité sont perpétrées lors des #push-backs. L’autre moitié sont liés à des #accidents : fractures, entorses ou plaies ouvertes. Ce sont les conséquences directes de la sécurisation des frontières de l’UE. »

    Hanan est tombée sur le dos en sautant de la clôture hongroise et n’a jamais été soignée. Depuis, cette Syrienne de 33 ans souffre dès qu’elle marche. Mais pas question pour elle de renoncer à son objectif : gagner l’Allemagne, avec son mari et leur neveu, dont les parents ont été tués dans les combats à Alep. « On a essayé toutes les routes », raconte l’ancienne étudiante en littérature anglaise, dans un français impeccable. « On a traversé deux fois le Danube vers la Roumanie. Ici, par le triangle, on a tenté douze fois et par les frontières de la Croatie et de la Hongrie, sept fois. » Cette fois encore, la police roumaine les a expulsés vers le poste-frontière de Rabe, officiellement fermé à cause du coronavirus. « C’est dur, mais on n’a pas le choix. Mon mari a déserté l’armée de Bachar avec son arme. S’il rentre, il sera condamné à mort. »

    Qu’importe la hauteur des murs placés sur leur route et la terrible #répression_policière, les exilés du nord de la Serbie finiront tôt ou tard par passer. Comme le déplore les humanitaires, la politique ultra-sécuritaire de l’UE ne fait qu’exacerber leur #vulnérabilité face aux trafiquants et leur précarité, tant pécuniaire que sanitaire. La seule question est celle du prix qu’ils auront à paieront pour réussir le « game ». Ces derniers mois, les prix se sont remis à flamber : entrer dans l’Union européenne via la Serbie se monnaierait jusqu’à 2000 euros.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Refugies-contourner-la-Croatie-par-le-triangle-Serbie-Roumanie-Ho
    #routes_migratoires #migrations #Balkans #route_des_Balkans #asile #migrations #réfugiés #contournement #Bihac #frontières #the_game

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  • #A_Lua_Platz - #Prendre_place

    En #Seine-Saint-Denis, des années durant, des familles roumaines cherchent des lieux où vivre. Devenus compagnons de route lors de luttes contre les expulsions, nous fabriquons ce film ensemble, comme autant de maisons ouvertes. Cheminant de villages quittés en bidonvilles, squats et cités, l’intimité de leurs récits se confronte à une banlieue en constante mutation. Des grands ensembles jusqu’au Grand Paris, leurs trajectoires retissent une histoire commune, celle de solidarités habitantes refusant la relégation.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/54367_1

    #SDF #sans-abris #France #hébergement #Roms #115 #logement #bidonville #expulsions #Roumanie #Roumains #rénovation_urbaine #travail #habitat #relogement #La_Courneuve #campement_du_Samaritain #OQTF #village_d'insertion #squat #domiciliation #police #droit #logements_vacants #intégration #Platz #collectif_Samaritain #film #documentaire #film_documentaire

  • Stufat (agneau à l’étouffée)
    https://www.cuisine-libre.org/stufat

    Profitons des herbes printanières dans cette étouffée d’agneau, plat traditionnel roumain et moldave pour Pâques. Bien laver les herbes. Couper les cives et l’ail vert en tronçons d’environ 3 cm et les ébouillanter 3 minutes dans l’eau salée. Égoutter dans une passoire et réserver.

    Hacher grossièrement les feuilles d’oseille.

    Hacher finement l’aneth. Au fond d’une cocotte, dans l’huile chaude, faire dorer la viande sur tous ses faces. Saler. Ajouter le bouillon. Puis les herbes. Couvrir et laisser cuire à… #Agneau, #Ail_des ours, #Daubes_et_civets, #Roumanie, #Ciboule / #Sans œuf, #Sans gluten, #Sans lactose, Mijoté

    #Mijoté

  • Mamaliga (polenta roumaine)
    https://www.cuisine-libre.org/mamaliga-polenta-roumaine

    Mettre l’eau à chauffer dans un chaudron en fonte ou tchïaoune [*]. Saler et saupoudrer d’un peu de semoule. Dès le premier bouillon, ajouter la semoule en pluie, progressivement, tout en fouettant. Cesser de verser lorsque la mamaliga commence à épaissir mais continuer de fouetter constamment pour que le mélange reste lisse, pendant environ 20 minutes à petits bouillons, jusqu’à ce que tout le liquide ait été absorbé et qu’elle soit bien cuite. Pour vérifier la cuisson, planter un bâton rond (le manche…

    #Mueslis_et bouillies, #Mamaliga #Polenta, #Roumanie / #Sans viande, #Sans œuf, #Végétarien, #Bouilli

  • ‘They can see us in the dark’: migrants grapple with hi-tech fortress EU

    A powerful battery of drones, thermal cameras and heartbeat detectors are being deployed to exclude asylum seekers

    Khaled has been playing “the game” for a year now. A former law student, he left Afghanistan in 2018, driven by precarious economic circumstances and fear for his security, as the Taliban were increasingly targeting Kabul.

    But when he reached Europe, he realised the chances at winning the game were stacked against him. Getting to Europe’s borders was easy compared with actually crossing into the EU, he says, and there were more than physical obstacles preventing him from getting to Germany, where his uncle and girlfriend live.

    On a cold December evening in the Serbian village of Horgoš, near the Hungarian border, where he had spent a month squatting in an abandoned farm building, he and six other Afghan asylum seekers were having dinner together – a raw onion and a loaf of bread they passed around – their faces lit up by the glow of a fire.

    The previous night, they had all had another go at “the game” – the name migrants give to crossing attempts. But almost immediately the Hungarian border police stopped them and pushed them back into Serbia. They believe the speed of the response can be explained by the use of thermal cameras and surveillance drones, which they had seen during previous attempts to cross.

    “They can see us in the dark – you just walk, and they find you,” said Khaled, adding that drones had been seen flying over their squat. “Sometimes they send them in this area to watch who is here.”

    Drones, thermal-vision cameras and devices that can detect a heartbeat are among the new technological tools being increasingly used by European police to stop migrants from crossing borders, or to push them back when they do.

    The often violent removal of migrants without giving them the opportunity to apply for asylum is illegal under EU law, which obliges authorities to process asylum requests whether or not migrants possess identification documents or entered the country legally.

    “Routes are getting harder and harder to navigate. Corridors [in the Balkans are] really intensively surveyed by these technologies,” says Simon Campbell, field coordinator for the Border Violence Monitoring Network (BVMN), a migrant rights group in the region.

    The militarisation of Europe’s borders has been increasing steadily since 2015, when the influx of migrants reached its peak. A populist turn in politics and fear whipped up around the issue have fuelled the use of new technologies. The EU has invested in fortifying borders, earmarking €34.9bn (£30bn) in funding for border and migration management for the 2021-27 budget, while sidelining the creation of safe passages and fair asylum processes.

    Osman, a Syrian refugee now living in Serbia, crossed several borders in the southern Balkans in 2014. “At the time, I didn’t see any type of technology,” he says, “but now there’s drones, thermal cameras and all sorts of other stuff.”

    When the Hungarian police caught him trying to cross the Serbian border before the pandemic hit last year, they boasted about the equipment they used – including what Osman recalls as “a huge drone with a big camera”. He says they told him: “We are watching you everywhere.”

    Upgrading of surveillance technology, as witnessed by Khaled and Osman, has coincided with increased funding for Frontex – the EU’s Border and Coast Guard Agency. Between 2005 and 2016, Frontex’s budget grew from €6.3m to €238.7m, and it now stands at €420.6m. Technology at the EU’s Balkan borders have been largely funded with EU money, with Frontex providing operational support.

    Between 2014 and 2017, with EU funding, Croatia bought 13 thermal-imaging devices for €117,338 that can detect people more than a mile away and vehicles from two miles away.

    In 2019, the Croatian interior ministry acquired four eRIS-III long-range drones for €2.3m. They identify people up to six miles away in daylight and just under two miles in darkness, they fly at 80mph and climb to an altitude of 3,500 metres (11,400ft), while transmitting real-time data. Croatia has infrared cameras that can detect people at up to six miles away and equipment that picks upheartbeats.

    Romania now has heartbeat detection devices, alongside 117 thermo-vision cameras. Last spring, it added 24 vehicles with thermo-vision capabilities to its border security force at a cost of more than €13m.

    Hungary’s investment in migration-management technology is shielded from public scrutiny by a 2017 legal amendment but its lack of transparency and practice of pushing migrants back have been criticised by other EU nations and the European court of justice, leading to Frontex suspending operations in Hungary in January.

    It means migrants can no longer use the cover of darkness for their crossing attempts. Around the fire in Horgoš, Khaled and his fellow asylum-seekers decide to try crossing instead in the early morning, when they believe thermal cameras are less effective.

    A 2021 report by BVMN claims that enhanced border control technologies have led to increased violence as police in the Balkans weaponise new equipment against people on the move. Technology used in pushing back migrants has “contributed to the ease with which racist and repressive procedures are carried out”, the report says.

    BVMN highlighted the 2019 case of an 18-year-old Algerian who reported being beaten and strangled with his own shirt by police while attempting a night crossing from Bosnia to Croatia. “You cannot cross the border during the night because when the police catch you in the night, they beat you a lot. They break you,” says the teenager, who reported seeing surveillance drones.

    Ali, 19, an Iranian asylum-seeker who lives in a migrant camp in Belgrade, says that the Croatian and Romanian police have been violent and ignored his appeals for asylum during his crossing attempts. “When they catch us, they don’t respect us, they insult us, they beat us,” says Ali. “We said ‘we want asylum’, but they weren’t listening.”

    BVMN’s website archives hundreds of reports of violence. In February last year, eight Romanian border officers beat two Iraqi families with batons, administering electric shocks to two men, one of whom was holding his 11-month-old child. They stole their money and destroyed their phones, before taking them back to Serbia, blasting ice-cold air in the police van until they reached their destination.

    “There’s been some very, very severe beatings lately,” says Campbell. “Since the spring of 2018, there has been excessive use of firearms, beatings with batons, Tasers and knives.”

    Responding to questions via email, Frontex denies any link between its increased funding of new technologies and the violent pushbacks in the Balkans. It attributes the rise in reports to other factors, such as increased illegal migration and the proliferation of mobile phones making it easier to record incidents.

    Petra Molnar, associate director of Refugee Law Lab, believes the over-emphasis on technologies can alienate and dehumanise migrants.

    “There’s this alluring solution to really complex problems,” she says. “It’s a lot easier to sell a bunch of drones or a lot of automated technology, instead of dealing with the drivers that force people to migrate … or making the process more humane.”

    Despite the increasingly sophisticated technologies that have been preventing them from crossing Europe’s borders, Khaled and his friends from the squat managed to cross into Hungary in late December. He is living in a camp in Germany and has begun the process of applying for asylum.

    https://www.theguardian.com/global-development/2021/mar/26/eu-borders-migrants-hitech-surveillance-asylum-seekers

    #Balkans #complexe_militaro-industriel #route_des_Balkans #technologie #asile #migrations #frontières #contrôles_frontaliers #caméras_thermiques #militarisation_des_frontières #drones #détecteurs_de_battements_de_coeur #Horgos #Horgoš #Serbie #the_game #game #surveillance_frontalière #Hongrie #Frontex #Croatie #Roumanie #nuit #violence #refoulements #push-backs #déshumanisation

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  • #UE #Union_européenne #Austérité #Economie
    –"Austérité : quatre erreurs qui ont contribué à l’aveuglement collectif" http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141015trib1ee92ae1d/austerite-quatre-erreurs-qui-ont-contribue-a-l-aveuglement-collectif.html

    –"L’austérité, qu’est-ce que c’est ?" http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2012/11/15/lausterite-quest-ce-que-cest.html

    –"L’austérité, un "nouveau colonialisme"pour le pape François" http://www.latribune.fr/economie/international/l-austerite-un-nouveau-colonialisme-pour-le-pape-francois-491257.html

    –"Les disqualifiés", par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, novembre 2008)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2008/11/LORDON/16500

    –"Aux sources morales de l’austérité"http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/CHOLLET/47512

    –"Manipulations statistiques : les racines de la crise dans la zone euro expliquées par ses présidents" http://www.regards.fr/economie/les-economistes-ne-sont-pas-tous/article/manipulations-statistiques-les

    –"Et l’intégrisme économique, on le combat ?" http://blogs.rue89.nouvelobs.com/chez-les-economistes-atterres/2015/03/23/et-lintegrisme-economique-le-combat-234379

    –"Économie : Marx in the City"
    http://cqfd-journal.org/Economie-Marx-in-the-City

    –"L’économiste italienne Mariana Mazzucato a remporté la première édition du Prix New Statesman – SPERI, pour ses travaux en faveur d’un "État entrepreneur". Femme et à contre-courant de la doxa : deux raisons d’être injustement sous-médiatisée." http://www.regards.fr/web/article/les-economistes-ne-sont-pas-tous-8015

    –« L’austérité, une erreur ? Non, un projet ! »

    http://www.regain2012.com/2014/05/l-austerite-une-erreur-non-un-projet.html "L’austérité, une erreur ? Non, un projet !"

    « il est hors de question pour le 1% qui nous gouverne, de s’écarter de la voie de l’austérité, même au prix d’une dépression européenne, car c’est la voie la plus sûre pour démanteler les conquêtes salariales et sociales de la Libération , et rétablir la position concurrentielle des capitalismes européens dans la mondialisation. »

    Le rapport est-il consultable ?

    –"L’affreux doute des libéraux"
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/03/VERGOPOULOS/50204

    –"La double peine des classes populaires" http://www.liberation.fr/economie/2015/03/23/la-double-peine-des-classes-populaires_1226833

    –"La domination des orthodoxes stérilise le débat public
    Police de la pensée économique à l’Université" http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/RAIM/53196

    –"Quand l’Europe impose son credo
    La compétitivité, un mythe en vogue"
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/10/ARDINAT/48241

    –"La compétitivité, ou la loi des multinationales" http://blogs.mediapart.fr/edition/leur-dette-notre-democratie/article/031112/la-competitivite-ou-la-loi-des-multinational

    –"La consternante passion des médias pour les « palmarès » en tous genres" http://www.acrimed.org/article4236.html

    La relance budgétaire revient en grâce, mais la zone euro l’ignore
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-relance-budgetaire-revient-en-grace-mais-la-zone-euro-l-ignore-590581.h

    #Allemagne #Discours_orthodoxes
    L’enfer du miracle allemand, par Olivier Cyran (Le Monde diplomatique, septembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/CYRAN/57833
    L’ordolibéralisme allemand, cage de fer pour le Vieux Continent, par François Denord, Rachel Knaebel & Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, août 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/08/DENORD/53518
    #Ordolibéralisme

    La relance budgétaire revient en grâce, mais la zone euro l’ignore
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-relance-budgetaire-revient-en-grace-mais-la-zone-euro-l-ignore-590581.h

    –Zone euro : le trou noir de l’économie mondiale
    http://www.marianne.net/les-eco-att/zone-euro-trou-noir-economie-mondiale-100239185.html

    –PartiPris.info Compétitivité : le retour de l’idéologie de la guerre économique. Par David Cayla
    http://www.partipris.info/2012/12/competitivite-le-retour-de-lideologie-de-la-guerre-economique

    #Austérité #UE #PS

    –Les pays qui ont appliqué l’austérité ont vu leurs dettes publiques exploser. Par Romain Renier | 23/07/2013
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130723trib000777080/les-pays-qui-ont-applique-l-austerite-ont-vu-leurs-dettes-publiques-explos

    –-Cap sur l’austérité (Le Monde diplomatique, juillet 2011)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2011/07/A/20798

    Mesures prises ou annoncées depuis 2010, date des premiers plans officiellement destinés à faire face à la crise financière

    De Lisbonne à Dublin, à la recherche du prochain Syriza, par Renaud Lambert (Le Monde diplomatique, mai 2015)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/LAMBERT/52910

    #Portugal : -"« (...) La production de richesse a reculé à son niveau d’il y a environ dix ans ; l’emploi, à son niveau d’il y a vingt ans ; l’investissement, qui prépare la croissance de demain, à son niveau d’il y a trente ans. En conséquence, l’émigration est comparable à celle d’il y a quarante ans"

    –"entre 2006 et 2012, nous dit le politiste André Freire, auteur d’une étude sur le sujet (7), « le nombre de salariés percevant le salaire minimum est passé de 133 000 à 400 000, sur une population active d’environ cinq millions de personnes ». Près de 30 % sont privés d’emploi"

    –"« Et pourtant, comme en Grèce, la dette continue d’augmenter », soupire Paes Mamede. De 96,2 % du produit intérieur brut (PIB) en 2010, elle a bondi à 128,9 % en 2014. Un tel fardeau conduit à la ponction de 4,5 % de l’ensemble des richesses produites chaque année pour le simple remboursement des intérêts"

    –" le premier ministre portugais, pour qui « les réformes des comptes publics et de l’économie constituent un nouveau mode de vie qu’il s’agit désormais d’adopter de façon permanente (10) »."

    #Irlande : -"« Certes, les choses ont commencé à s’améliorer, mais c’est en grande partie parce que la chute a été particulièrement sévère », commente-t-il, avant de glisser : « Quand on le lance d’assez haut, même un chat mort rebondit. » Alors que le PIB a reculé de plus de 12 % entre 2008 et 2010, « le pays a perdu un emploi sur sept. Et ceux qui ont été créés sont en général mal rémunérés, à temps partiel et concentrés dans la capitale »."

    –"le président de l’association des consultants hospitaliers, le Dr Gerard Crotty, a dénoncé « les coupes claires dans les budgets de la santé », qui ont engendré selon lui une « surmortalité des patients en attente d’un lit d’hôpital (12) ». Le développement des contrats « zéro heure »,(...) et l’augmentation des emplois à temps partiel ont fait basculer un salarié sur six sous le seuil de pauvreté."

    –"« Mais les chiffres du PIB irlandais sont trompeurs, poursuit McDonnell. Le poids des multinationales est tel et les profits rapatriés si importants que le PIB surévalue la production de richesse réelle. »"

    –"31 milliards d’euros, soit environ 20% du PIB. « Dans les faits, il s’agit d’une opération de monétisation de la dette, résume McDonnell. La Banque centrale a tout simplement créé 31 milliards d’euros sur un écran d’ordinateur. » Une opération réputée illégale au sein de la zone euro…"

    –"En janvier 2010, l’ancien directeur de la BCE Jean-Claude Trichet avait appelé le ministre des finances irlandais de l’époque pour lui demander de « sauver les banques à tout prix ». « D’une certaine façon, poursuit M. Hannigan, l’Irlande a accepté de se sacrifier pour le reste de l’Europe. Cela méritait bien un petit coup de main ! » Le type de coup de main que la Grèce ne semble pas mériter en 2015."

    –"Pourquoi, dans ces conditions, ne pas joindre sa voix à celle d’Athènes pour exiger davantage de souplesse de la part de Bruxelles et de Francfort ? « De crainte, nous répond le député Seán Kyne, du Fine Gael, qu’un autre pays n’obtienne un traitement préférentiel alors que les Irlandais ont déjà avalé une sévère dose d’austérité. » "

    –"l’Irlande devance désormais les Bermudes sur la liste des principaux paradis fiscaux de la planète."

    –"Pour Goldman Sachs, c’est déjà trop : « L’essor du Sinn Féin représente la principale menace pour la croissance irlandaise (15). »"

    –"C’est ce que démontre l’expérience grecque. Nous savons désormais que la zone euro ne tolérera pas de gouvernement de gauche. (...) L’idée de changer le PSP pour que lui-même change l’Europe, c’est une stratégie du désespoir ! "

    http://zinc.mondediplo.net/messages/4352
    http://zinc.mondediplo.net/messages/2838
    http://zinc.mondediplo.net/messages/3959
    #UE #Austérité #Grèce #Portugal #Irlande 

    Idée reçue : l’austérité est le seul remède à la crise, par Allan Popelard & Paul Vannier (Le Monde diplomatique, septembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/publications/manuel_d_histoire_critique/a53293

    "Entre 2008 et la fin de l’année 2013, le produit intérieur brut (PIB) de l’Italie a chuté de 8,3 % ; celui du Portugal, de 7,8 % ; celui de l’Espagne, de 6,1 %. Quant à la dette publique, depuis 2007, elle est passée de 25 % du PIB à 117 % en Irlande ; de 64 % à 103 % en France ; de 105 % à 175 % en Grèce."

    "le taux de chômage s’élève, en Grèce, à 27,9 % en 2013 contre 10 % en 2007 ; en Espagne, à 26,7 % contre 7,3 % ; au Portugal, à 16 % contre 6,1 % ; et en Irlande, à près de 15 % contre 4,7 %"

    "en Grèce, la baisse de 23,7 % du budget du ministère de la santé entre 2009 et 2011"

    "Le nombre des suicides s’est envolé, quant à lui, de 22,7 %."

    "La « troïka » a favorisé la mise en place d’un gouvernement technocratique en Italie."

    Le temps des colères, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, mars 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/03/HALIMI/54932
    #Portugal #Austérité #Espagne #Grèce #Sociaux-démocrates #Conflits_d'intérêts #Ploutocratie #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #Novlangue

    "« Aujourd’hui, se réjouit M. Jean-Claude Trichet, ancien gouverneur de la Banque de France puis de la Banque centrale européenne, nous avons un quasi-consensus au sein des grandes sensibilités politiques de gouvernement sur au moins trois points : nos dépenses publiques doivent diminuer, notre économie a encore beaucoup trop de rigidités et nous ne sommes pas assez compétitifs (12). » Si le « quasi-consensus » des dirigeants crève les yeux, ses résultats aussi. M. Trichet est assurément incapable de les comprendre, mais ceux qui se cabrent sont de plus en plus nombreux. Rien ne leur sera concédé. Ainsi, après avoir soumis la Grèce, l’Union européenne cible à présent le Portugal. « A la tête d’une fragile coalition, relève Le Figaro, António Costa, le chef du gouvernement socialiste, a promis à son allié communiste et aux Portugais, épuisés par des années de récession, de desserrer l’étau de l’austérité. Sauf que les garants bruxellois du pacte de stabilité ne l’entendent pas de cette oreille. Sous la pression européenne, surtout du gendarme allemand, et des marchés, le gouvernement portugais a dû revoir sa copie (13). »

    En revanche, lorsque le gouvernement conservateur de M. David Cameron a exigé que ses « partenaires européens » protègent les intérêts de la City des effets de la monnaie unique et que Londres soit autorisé à réduire les aides sociales dues aux travailleurs migrants membres de l’Union, la « copie » britannique n’a pas dû être revue."

    Enterrées, les leçons de la crise ! par Finance Watch
    http://zinc.mondediplo.net/messages/10737

    #Espagne
    Dans les villes rebelles espagnoles, par Pauline Perrenot & Vladimir Slonska-Malvaud (Le Monde diplomatique, février 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/02/PERRENOT/57096


    #Finance #Dette_publique #Austérité #Alternatives

    « Une motion qu’ils portent depuis des mois vient d’être adoptée. Elle dénonce une clause prévoyant l’indexation des intérêts de certains prêts immobiliers sur un indice dont la méthode de calcul a été revue de manière très favorable aux banques par une loi de septembre 2013 »

    « Adeptes du concept d’empowerment, repris et développé par Podemos, les nouvelles mairies pensent le terrain institutionnel comme un champ d’expérimentation politique. Elles misent sur la conception de plates-formes numériques citoyennes »

    A encadrer :
    =>

    "la loi de rationalisation et durabilité de l’administration locale, dite loi Montoro, du nom du ministre des finances de M. Mariano Rajoy, M. Cristóbal Montoro, qui l’a fait adopter en 2013. La première phrase de son préambule ne laisse planer aucun doute sur ses visées : « La réforme de l’article 135 de la Constitution espagnole (…) consacre la stabilité budgétaire comme principe directeur devant présider à l’action de toutes les administrations publiques. » Dictée par le « respect des engagements européens en matière de consolidation fiscale » et arrivant dans le sillage des politiques d’austérité, cette loi impose, en plus de la réduction du déficit, de consacrer tout éventuel excédent budgétaire au remboursement de la dette."

    "Cette situation oblige les coalitions progressistes à d’étranges contorsions en matière de communication. Si toutes peuvent se vanter d’avoir assaini les comptes publics et dégagé un confortable excédent budgétaire depuis leur prise de pouvoir (5), elles ont dû, en vertu de la loi Montoro, reverser celui-ci aux banques (2,3 milliards d’euros cumulés (6))"

    La #France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ? - Basta !
    https://www.bastamag.net/La-France-va-t-elle-suivre-le-modele-allemand-et-transformer-ses-chomeurs-


    #Statistiques #Stats #Emploi #Macron #Allemagne #Chômage

    Au #Portugal, la gauche essaye, par Marie-Line Darcy & Gwenaëlle Lenoir (Le Monde diplomatique, octobre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/10/DARCY/58000

    Portugal : la gauche anti-austérité a divisé le déficit par deux | www.cnewsmatin.fr
    http://www.cnewsmatin.fr/monde/2017-04-13/portugal-la-gauche-anti-austerite-divise-le-deficit-par-deux-753187

    Economie : en 2018 le Portugal continue sa course vers le plein emploi et la réduction des inégalités sociales
    https://information.tv5monde.com/info/economie-en-2018-le-portugal-continue-sa-course-vers-le-plein-

    "L’UE souffre d’un déficit de #Démocratie comme un astronaute sur la Lune souffre d’un déficit d’oxygène" - L’analyse de l’économiste F. Farah #Lectures #Grèce
    http://lvsl.fr/l-ue-souffre-dun-deficit-de-democratie

    Portugal : le seul pays à avoir rejeté l’austérité se porte mieux que jamais
    https://mrmondialisation.org/portugal-le-seul-pays-a-avoir-rejete-lausterite-se-porte-mieux-que

    « La lecture de la crise par les élites européennes a été un coup communicationnel hors pair, puisqu’il s’agissait de faire oublier l’origine bancaire et privée de la crise, en affirmant au contraire que l’origine de la contraction économique se trouvait dans des dépenses publiques élevées et un État social trop coûteux. De la sorte, l’austérité a pour but de redimensionner à la baisse l’État social à des fins politiques. La question grecque a été un affreux test réussi, puisque la population grecque a plié, a fui, mais ne s’est finalement pas révoltée. La stratégie du choc, pour le dire avec Naomi Klein, a fonctionné. »

    Le déficit public du Portugal au plus bas depuis 45 ans de démocratie
    https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-le-deficit-public-du-portugal-au-plus-bas-
    2018

    "Deux raisons expliquent cette amélioration, selon l’INE : “La hausse des recettes fiscales et celle des contributions à la sécurité sociale, reflétant l’évolution de l’activité économique et de l’emploi.” Du côté de l’opposition, rapporte Eco, on salue ce résultat “positif”, mais les principaux partis de droite (PSD et CDS-PP) rappellent qu’il a été obtenu grâce à “des impôts maximums et des services publics minimums”"

    Ni austérité, ni populisme : le Portugal suit sa voie de gauche
    https://information.tv5monde.com/info/portugal-gauche-austerite-143226

    Economie : en 2018 le #Portugal continue sa course vers le plein emploi et la réduction des inégalités sociales
    https://information.tv5monde.com/info/economie-en-2018-le-portugal-continue-sa-course-vers-le-plein-

    –Hold-up social : comment le droit du travail a été démantelé en Europe, sans aucun bénéfice sur l’emploi et les gens - Basta !
    https://www.bastamag.net/Hold-up-social-comment-le-droit-du-travail-a-ete-demantele-en-Europe-sans-

    "C’est ainsi qu’en octobre 2011, par exemple, Pierre Deleplanque, patron du producteur de ciment Heracles, lui-même filiale du leader mondial des matériaux de construction #Lafarge, a pu transmettre directement ses exigences au chef de la délégation du FMI à Athènes"

    "En #Roumanie, les lobbies patronaux rédigent des lois
    Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), la fin imposée des négociations salariales contrevenait pourtant aux conventions internationales. Ce qui n’a pas suscité d’états d’âme du côté de la Commission européenne."

    "La Commission européenne en a pris bonne note. Lorsqu’un gouvernement ultérieur à Bucarest a annoncé en 2012 qu’il souhaitait encourager à nouveau les accords salariaux nationaux contraignants, les émissaires du commissaire Olli Rehn, avec ceux du FMI, ont mis leur veto. « Nous pressons fortement les autorités de s’assurer que les accords collectifs nationaux ne contiennent pas d’éléments relatifs aux salaires et ne remettent en cause les progrès obtenus avec le nouveau code du travail adopté en mai 2011 », ont-ils écrits au gouvernement."

    • C’est vrai que la présence d’une logique m’échappe dans le discours des orthodoxes-austéritaires disant : "il faut être compétitifs pour relancer la croissance et l’emploi, pour cela il faut diminuer le coût du travail". Le projet m’échappe. Faut-il être moins cher que la Chine , le Bangladesh ou l’Ethiopie, pays aux "coûts" du travail moins élevés ? Est-ce dans les pays où ce "coût" est le moins élevé qu’il fait bon vivre, sont-ce des modèles de société à copier ? Tous les pays du monde doivent-ils rechercher à être les plus "compétitifs" en ayant le plus bas coût du travail ? Existe -t-il une corrélation inversée entre coût du travail et qualité de vie ? Etc
      Est-ce ça le projet de ces êtres supérieurement intelligents ? http://www.valeursactuelles.com/fran%C3%A7ais-trop-pay%C3%A9s20130206.html
      Ou plutôt ça ? http://www.okeanews.fr/20140507-austerite-en-grece-tous-les-chiffres
      Ces gens géniaux, ne sont-ce pas les mêmes qui, par hasard, n’ont eu de cesse de promouvoir l’UE organisant la concurrence entre pays, territoires, et travailleurs, les dumping fiscal et social ? Ne sont-ce pas les mêmes arrogants qui chantaient les louanges de la modernité du modèle anglo-saxon de dérégulation financière et moquaient les archaismes français ?
      Est-ce la même logique que le chantage à l’évasion fiscale légale : « il ne faut pas taxer davantage le capital, car le monde est ouvert, et donc il partirait » ? Mais si certains paradis fiscaux permettent des impositions nulles ou quasi-nulles, comment se fait-il qu’il y ait encore des états ? Doit-on s’aligner sur les fiscalités les plus faibles ?
      Et justifier les violentes politiques "d’austérité" mises en oeuvre depuis quelques années en Grèce par l’impérieuse nécessité de réduire les déficits, la dette, et de "rassurer les marchés financiers", c’est quoi pour ces génies ?? Faire preuve de "pragmatisme", de "bon sens", de "réalisme", de "sagesse", c’est être "moderne","responsable", "raisonnable", "bon gestionnaire", c’est avoir le "courage" de faire "les réformes", être un digne héritier des Lumières, être humaniste, démocrate et rationnel ?
      http://zinc.mondediplo.net/messages/3866#message4118

      Une petite dose de "bon sens" pour le plaisir (vers 1 min 50s) :Attac France (Officiel)
      https://www.facebook.com/attacfr/videos/1115355081868172 #Discours_orthodoxes #Novlangue #PS #Bêtisier #Fraude/évasion_fiscale

      #Bêtisier :

      –"A l’origine du déficit à 3% du PIB, une invention 100%... française"
      http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20101001trib000554871/a-l-origine-du-deficit-a-3-du-pib-une-invention-100-francaise.html
      L’inventeur des "3% de déficit" doute de la validité économique de son équation | France info
      http://www.franceinfo.fr/actu/economie/article/l-inventeur-des-3-de-deficit-doute-de-la-validite-economique-de-son-equat

      –"La dépression Excel"
      http://www.rtbf.be/info/chroniques/detail_la-depression-excel-paul-krugman?id=7976746&chroniqueurId=5032403

      –"L’incroyable erreur des experts du FMI"
      http://www.marianne.net/L-incroyable-erreur-des-experts-du-FMI_a225822.html

      –"Oups ! L’austérité était une erreur (FMI)" - Rue89 - L’Obs
      http://rue89.nouvelobs.com/2013/01/07/oups-lausterite-etait-une-erreur-fmi-238357

      #DataGueule S4E11 - Le PIB, cette fausse boussole IRL
      http://irl.nouvelles-ecritures.francetv.fr/datagueule-S4E11-1.html

      –Le cabinet du Dr Folamour, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, juin 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/HALIMI/55769

      "Le président de l’Eurogroupe, M. Jeroen Dijsselbloem, vient ainsi d’admettre qu’il comprenait mal lui-même la signification de ce « déficit structurel » qu’aucun État ne doit excéder"

      sur le sujet => L’Europe mal-traitée | Les Économistes Atterrés
      http://www.atterres.org/livre/leurope-mal-trait%C3%A9e

      « C’est cependant en raison de statistiques opaques de cet acabit que la Grèce ne cesse d’être punie »

      « aucune sanction n’a été infligée à l’Espagne, dont le déficit budgétaire dépasse allègrement la limite autorisée par les traités. Ni Bruxelles ni Berlin n’ont voulu gêner le gouvernement de M. Mariano Rajoy — membre de la même famille politique que M. Juncker et Mme Angela Merkel… — avant les élections législatives espagnoles du 26 juin. »

      –Le temps des colères, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, mars 2016)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2016/03/HALIMI/54932

      "La chose s’étant faite à bas bruit, la droite, la gauche libérale et les grands médias peuvent feindre de n’avoir rien remarqué"

      "Affaiblir les syndicats, démanteler le code du travail devaient libérer l’esprit d’entreprise et permettre la flexibilité. Deux économistes du Fonds monétaire international (FMI) ont récemment admis que le résultat de cette politique — longtemps défendue par le FMI — a surtout été de creuser les inégalités"

      "L’an dernier, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a calculé que l’enrichissement des plus riches (un groupe qui compte au moins autant d’intermédiaires parasites que de « patrons entreprenants ») avait compromis « la croissance économique à long terme » là où, au contraire, une amélioration des revenus des plus pauvres l’aurait accélérée"

      " Revendiquée solennellement par M. Hollande lors de sa conférence de presse du 13 novembre 2012, cette « politique de l’offre » devait par surcroît favoriser le rétablissement des comptes publics. Las, l’hebdomadaire britannique The Economist, bible du libéralisme mondial, vient de concéder, un peu piteux tout de même, que « les prévisions selon lesquelles la réduction des impôts générerait assez de croissance pour être autofinancée semblent un peu irresponsables aujourd’hui (5) ». Trente ans de matraquage néolibéral flanqués par terre…"

      "Nul besoin en effet que la droite soit au pouvoir pour que ceux-ci contrôlent les ministères-clés (M. Macron). Des banques ou des fonds spéculatifs recrutent par ailleurs d’anciens dirigeants socialistes dans leurs conseils d’administration (MM. Blair, Schröder, Strauss-Kahn), sans négliger pour autant de financer les campagnes de candidats démocrates. Comme celle de Mme Hillary Clinton en ce moment."

      "« Aujourd’hui, se réjouit M. Jean-Claude Trichet, ancien gouverneur de la Banque de France puis de la Banque centrale européenne, nous avons un quasi-consensus au sein des grandes sensibilités politiques de gouvernement sur au moins trois points : nos dépenses publiques doivent diminuer, notre économie a encore beaucoup trop de rigidités et nous ne sommes pas assez compétitifs (12). » Si le « quasi-consensus » des dirigeants crève les yeux, ses résultats aussi."

    • « En Espagne, austérité et privatisations détruisent le système de santé publique et nuisent à la qualité des soins » http://www.bastamag.net/En-Espagne-austerite-et-privatisations-detruisent-le-systeme-de-sante-publ

      « En Espagne, un bâillon sur la colère »
      http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/VALDEZ/53224

      CADTM -" Le changement constitutionnel du PSOE qui nous soumet à l’esclavage de la dette est illégal"
      http://cadtm.org/Le-changement-constitutionnel-du

      -"septembre 2011, à l’encontre tant du droit international que du droit national, le projet de révision de la Constitution espagnole du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, est adopté avec le soutien du Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy, faisant du remboursement de la dette une « priorité absolue » (article 135.3) devant tout autre nécessité." ;
      –" Il s’agit d’une concession inédite accordée aux créanciers, un pas de plus qui garantit leur suprématie et satisfait leurs prérogatives en les inscrivant dans l’édifice constitutionnel. L’accord entre le PSOE et le PP va plus loin que les seuils redoutables de déficit et d’endettement public établis par le pacte de stabilité et de croissance (PSC) de l’Union européenne en 1997. Constitutionnaliser la « priorité absolue » du paiement des intérêts et du capital de la dette, devant tout autre type d’investissement, est très grave, car d’autres objectifs constitutionnels comme l’exercice des droits sociaux sont alors sacrifiés. Inscrire cette suprématie de la dette dans la Constitution démontre le caractère fermé et exclusif de l’idéologie néolibérale qui balaye les modèles alternatifs" ;

      –"1. Toutes les administrations publiques conformeront leurs actions au principe de stabilité budgétaire." ;
      –"Les crédits correspondant aux intérêts et au capital de la dette publique des administrations devront toujours être inclus dans le montant des dépenses de leurs budgets et leur paiement jouira de la priorité absolue." ;

      –" La violation du droit est récurrente chez les créanciers, mais nous avons des arguments juridiques solides pour la condamner."

      Le douloureux coût humain de l’austérité pour certains malades en Espagne
      http://www.leparisien.fr/flash-actualite-sante/le-douloureux-cout-humain-de-l-austerite-pour-certains-malades-en-espagne

      -"Cet homme est l’un des nombreux exemples des conséquences humaines de la crise financière en Espagne et des mesures d’austérité qu’elle a déclenchées dans ce pays, doté d’un des meilleurs systèmes de santé au monde en 2000 selon l’OMS.
      « Nous avons constaté une hausse des délais de prise en charge, la détérioration de l’attention, un personnel médical décimé, se plaignant d’épuisement et de burn outs », déclare Helena Legido-Quigley, membre de l’école de Santé publique Saw Swee Hock de Singapour, qui a étudié en profondeur le système de santé espagnol.
      « Les mesures d’austérité ont particulièrement touché les plus vulnérables, qui ont perdu l’accès aux soins et ont commencé à ne plus pouvoir prendre des traitements essentiels, faute de moyens, en raison d’un système de co-paiement de plus en plus étendu », explique-t-elle.
      Selon des données officielles, les dépenses de santé sont passées de 70 milliards d’euros en 2009 à quelque 53 milliards en 2014, avec les licenciements, fermetures de services et la fin de la médecine entièrement gratuite pour les retraités." ;
      –"Au final, assurent les experts, le coût pour le système n’est pas moins élevé.
      Manuel Espinel, médecin urgentiste d’un hôpital public madrilène, voit défiler ce genre de patients, comme cet homme, atteint de tuberculose, ayant dû rester dix jours en soins intensifs faute d’avoir été pris en charge à temps. « Cela multiplie les coûts par 20 ou 30 », estime-t-il.
      « Certains patients ont dû séjourner aux urgences pendant deux ou trois jours car d’autres étages avaient fermé, faute de personnel », témoigne le docteur Espinel.
      On les surnomme « les malades des couloirs », raconte le médecin, dont le salaire a été réduit de 20% et les horaires allongés."
      –"pour le gouvernement, aucune autre solution n’était possible en raison de l’ampleur des déficits de l’Espagne."

      En Espagne, les manifestants anti-expulsions taxés de nazisme 14.04.2013
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/04/14/en-espagne-les-manifestants-anti-expulsions-taxes-de-nazisme_3159531_3214.ht

      L’exclusion sociale en forte hausse en Espagne, par Valérie Demon 31/3/14 | La-Croix.com - Europe
      http://www.la-croix.com/Actualite/Europe/L-exclusion-sociale-en-forte-hausse-en-Espagne-2014-03-31-1158993

      En Espagne, une reprise économique à double face, par Marie Dancer | La-Croix.com - Europe
      http://www.la-croix.com/Actualite/Europe/En-Espagne-une-reprise-economique-a-double-face-2015-12-20-1395248
      #Espagne #Austérité #Réformes_structurelles #Démocratie #Dette #Espagne_Austérité #Austérité_Espagne
      #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #UE
      Espagne : les dessous du « miracle » de l’emploi. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/espagne-les-dessous-du-miracle-de-l-emploi-547626.html
      http://zinc.mondediplo.net/messages/9951

      Espagne : la crise a provoqué une épidémie de suicides - Express [FR]
      http://fr.express.live/2016/04/01/espagne-la-crise-a-provoque-une-epidemie-de-suicides

      « Selon l’Agence espagnole de statistiques, on a dénombré 3910 suicides en 2014, contre 3263 en 2007. Cette augmentation spectaculaire est le résultat de la crise profonde que vit l’Espagne, avec les mesures d’austérité, un chômage élevé et une forte augmentation des saisies immobilières réalisées par les banques. »

      En Espagne, la crise ne tue pas, l’austérité, si | Slate.fr
      http://www.slate.fr/story/56355/espagne-austerite-suicide

      "en #Italie et en #Grèce, les médias n’ont pas eu le temps d’épiloguer sur la question : les « veuves blanches » italiennes ont établi un lien direct entre le suicide de leurs maris et l’insoutenable poids de la dette qui pesait sur leurs têtes. En Grèce, Dimitris Christoulas a aussi été clair sur les raisons qui l’ont poussé à se donner la mort : « Je ne laisserai pas de dettes à ma fille », ont été les dernières paroles de l’ex-pharmacien grec de 77 ans, qui s’est tiré une balle dans la tête sur la combative place Syntagma le 5 avril." ;
      –"« La tendance régulière à la baisse des taux de suicide observée (…) avant 2007, s’est soudain inversée », affirme David Stuckler, sociologue à l’université de Cambridge qui mène une étude sur les effets de la crise sur la santé publique." ;
      –"Ce qui tue ne serait donc pas tant la situation économique que la réponse adoptée par les élus nationaux." ;
      –"Aujourd’hui, l’Espagne a toujours un taux de suicide presque trois fois inférieur à celui de la France, et le nombre de morts par suicide a même diminué de 3.429 à 3.158 entre 2009 et 2010 selon l’Institut national de statistiques espagnol.
      Des chiffres qui s’opposent au lien établi entre hausse du chômage et hausse du suicide par l’étude de David Stuckler, lequel défend d’une part que les dernières statistiques ne sont pas encore tombées, et de l’autre que « le suicide n’est que la partie visible de l’iceberg »." ;
      –"on ne sait pas pourquoi les gens se suicident. Les statistiques officielles n’offrent d’ailleurs aucune donnée sur les causes du suicide" ;
      –"Difficile d’inviter les habitants d’Andalousie vers un centre de prévention, car jusqu’à récemment, le seul programme de prévention était déployé à l’hôpital Sant Pau de Barcelone. Des programmes identiques sont nés en Asturies et en Galice, mais face aux coupes budgétaires exigées dans la santé publique, ils risquent d’être vidés de leur contenu. Alors quand tomberont les chiffres du suicide de 2011 réclamés par Cayo Lara au gouvernement, les journalistes pourraient bien reprendre la mise en garde de David Stuckler : « La récession n’est qu’un facteur de risque, c’est la politique d’austérité qui a un effet direct sur l’aggravation des chiffres du suicide. »"

      Carte des suicides dus aux expulsions en Espagne : l’Andalousie très touchée | Atlantico.fr
      http://www.atlantico.fr/pepites/carte-suicides-dus-aux-expulsions-en-espagne-andalousie-tres-touchee-64047

      « Cela fait pas moins de 11 suicides lors des derniers six mois. Du coup, le Parlement débattra sur une initiative citoyenne comptant l’appui de 1,4 millions de signatures et qui propose une solution durable pour les personnes menacées par les expulsions pour impayé. Mariano Rajoy (PP) avait annoncé qu’il n’accepterait pas le débat avant de faire machine arrière après le suicide du couple de retraités. »

      Espagne : la lourde facture de la crise bancaire. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/espagne-la-lourde-facture-de-la-crise-bancaire-598697.html
      #Sauvetages_bancaires #Réformes_structurelles

      "Au total, ce sont pas moins de 38,1 milliards d’euros qui reviendront à la charge du contribuable espagnol, soit environ 4,2 % du PIB espagnol."

      "Certes, on est loin de la charge du sauvetage bancaire pour l’Irlande (18,2 % de son PIB) ou de la Grèce (16,8 %), mais l’Espagne arrive, après la Slovénie, Chypre et le Portugal, en sixième position dans l’UE concernant le coût net du sauvetage de ses banques. La moyenne européenne est de 1,4 % du PIB et plusieurs pays, dont la France, ont finalement gagné de l’argent avec les prêts accordés aux banques."

      "Le problème est que ce « coût pour le contribuable » ne s’est pas uniquement traduit par des hausses d’impôts, c’est un coût pour la société espagnole dans son ensemble. D’autant que, en s’endettant pour sauver ses banques, l’Espagne, comme les autres pays, a dû se soumettre à un programme « d’ajustement » défini par l’UE qui a accéléré la récession causée par l’éclatement de la bulle immobilière. Les coupes claires dans les dépenses publiques ont ainsi touché des secteurs essentiels pour l’avenir du pays comme la santé, l’éducation ou la recherche."

      "les conditions des bulles financières restent d’actualité : l’isolement de la BCE dans sa lutte contre l’inflation faible, en raison de l’opposition des Etats européens à toute relance d’envergure est le premier carburant d’une telle crise. La facture espagnole pourrait donc ne pas être la dernière."

      « Madrid, première capitale européenne à auditer sa dette »
      http://cadtm.org/Madrid-premiere-capitale

      -"Alors que l’État espagnol a consacré plus de 60 milliards d’euros à sauver des banques responsables de leur situation, en raison de spéculations inconsidérées, il abandonne les plus vulnérables. Notamment ceux qui s’étaient endettés pour acquérir leur logement principal et qui, en raison de la crise, ne sont plus en mesure de rembourser leur emprunt. Ils se voient non seulement expulsés, la banque récupérant leur bien, mais restent par dessus tout redevables de cette dette qui n’a pourtant plus lieu d’être."

      –"Alors que Madrid, avec ses 3,165 millions d’habitants, représente moins de 7% du total de la population du pays, sa dette s’est élevée à plus de 17% des dettes de toutes les municipalités |2|. Elle est en effet passée de 1,45 milliards en 2003 à près de 6 milliards en 2015 (42% du total de la dette de toutes les capitales des 50 provinces espagnoles) et le service de la dette a presque triplé entre 2011 et 2014, passant de 523 millions à 1,49 milliards d’euros. "

      –"Dans une étude sur le sujet, le conseiller Sánchez Mato montre qu’alors que les dotations aux différents quartiers ont diminué en l’espace de 4 ans de 98 millions, le service de la dette a, lui, augmenté de plus de 1,1 milliard d’euros. Le montant affecté aux quartiers sur les 5 derniers exercices est monté à 2,6 milliards alors que le coût du service de la dette a été bien plus élevé avec 4,8 milliards d’euros "

      –"Alors que le service de la dette sur la période a englouti 4,42 milliards d’euros, les dépenses liées à la promotion et protection sociale n’ont, elles, représenté que 1,1 milliard d’euros soit 4 fois moins. Et pourtant le discours véhiculé par les médias est généralement le même : « nous avons vécu au dessus de nos moyens » ; « on a trop dépensé, il faut se serrer la ceinture ». Jamais on n’entend parler du service de la dette comme la première dépense celle qui entretient et aggrave les déficits publics créés par des cadeaux fiscaux et des dépenses inappropriées dont la majorité des citoyens n’est nullement responsable. "

      –"L’annonce de l’organisation d’un audit a ainsi donné lieu à la dégradation de la note de la dette de Madrid par l’agence de notation Standard & Poors"

      Législatives espagnoles : des élections à quatre inconnues, Par Loïc Le Clerc- regards.fr
      http://www.regards.fr/web/article/legislatives-espagnoles-des

    • "« Vivre avec la dette » : le conseil d’experts du FMI aux pays riches" « Bonnet d’âne pour le FMI »…

      http://www.liberation.fr/economie/2015/06/02/vivre-avec-la-dette-le-conseil-d-experts-du-fmi-aux-pays-riches_1321651 "« Vivre avec la dette » : le conseil d’experts du FMI aux pays riches"
      http://www.monde-diplomatique.fr/2011/08/RIMBERT/20857 « Bonnet d’âne pour le FMI »

      « Certains pays riches peuvent se permettre de « vivre avec leur dette » et doivent se garder de rembourser en avance leurs créanciers au prix de cures d’austérité « néfastes », indique une étude publiée mardi par des experts du FMI. »  ; « cette recommandation ne concerne toutefois qu’une certaine catégorie de pays, ceux disposant d’une marge de manoeuvre budgétaire et qui se financent à bas coûts sur les marchés, précise cette étude. » ; « « Le coût de mesures visant à délibérément réduire le stock de dette a des chances d’excéder les bienfaits d’une dette plus faible en termes d’assurance contre les crises », assure l’étude, qui a été validée par l’économiste en chef du FMI Olivier Blanchard mais ne représente pas la position officielle de l’institution. »

      http://zinc.mondediplo.net/messages/2775#message13076
      #FMI #Dette #Dette_publique #Discours_orthodoxes #Novlangue

      Quand le FMI critique... le néolibéralisme : "Ses bienfaits ont été exagérés" - Politique Economique - Trends-Tendances.be
      http://trends.levif.be/economie/politique-economique/quand-le-fmi-critique-le-neoliberalisme-ses-bienfaits-ont-ete-exageres/article-normal-507041.html
      #FMI #IFI #Grèce #Austérité #Discours_orthodoxes

    • « Grèce : Deux fois plus de suicides depuis la crise »
      https://seenthis.net/messages/905459
      Traitements (hum, hum...) médiatiques de la Grèce et de Syriza
      https://seenthis.net/messages/905862

      –"Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum"
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-vraie-nature-du-troisieme-memorandum-492098.html

      –"Jeffrey Sachs : « Les Etats puissants seront rattrapés par les souffrances qu’ils infligent »" http://www.liberation.fr/monde/2015/07/14/jeffrey-sachs-les-etats-puissants-seront-rattrapes-par-les-souffrances-qu

      –"Le fonds à la sauce allemande imposé à la Grèce"
      http://www.liberation.fr/monde/2015/07/13/le-fonds-a-la-sauce-allemande-impose-a-la-grece_1347249

      –"UE-Grèce : la gauche européenne face à ses responsabilités"
      http://www.politis.fr/UE-Grece-la-gauche-europeenne-face,31909.html

      –"Les parlementaires se prononcent sur l’asservissement d’une nation"
      http://www.politis.fr/Les-parlementaires-se-prononcent,31911.html

      –"Cinq preuves que le plan de réformes imposé à la Grèce n’est pas réaliste"
      http://www.francetvinfo.fr/monde/grece/cinq-preuves-que-le-plan-de-reformes-impose-a-la-grece-n-est-pas-realis

      –"GRÈCE / RÉFORMES : 900 PAGES "QUE PERSONNE NE LIRA JAMAIS" ?"
      http://www.arretsurimages.net/breves/2015-07-23/Grece-reformes-900-pages-que-personne-ne-lira-jamais-id19095

      –"PILLER LA GRÈCE
      Par Julien Mercille"
      http://iris-recherche.qc.ca/blogue/piller-la-grece

      –« La Grèce est mise au même régime sec que l’Afrique »
      http://blogs.rue89.nouvelobs.com/rues-dafriques/2015/07/21/la-grece-est-mise-au-meme-regime-sec-que-lafrique-234810

      –"L’Europe impose à la Grèce un plan de privatisation punitif" (YÁNIS VAROUFÁKIS)
      http://www.alterecoplus.fr/grece/leurope-impose-a-la-grece-un-plan-de-privatisation-punitif-201507231651

      -J.Sachs : " Il y a juste un choix politique, idéologique, de casser la Grèce. Il y a un choix économique, fondamentaliste, de soumettre ce pays. Il n’y a aucune raison pour que le pays s’en sorte avec la batterie de « réformes » passées en force. "

      –Kako Nubukpo, économiste togolais, ancien ministre de la Prospective (DR) :« Cela étant dit, quel est l’agenda caché derrière ces mesures ? Pourquoi fait-on tout cela à la Grèce, un petit pays dont on pourrait facilement effacer la dette sans rien changer à la vie de l’Europe ? En fait, l’Allemagne envoie un signal clair à la France, pour lui dire de faire attention à ses dérapages budgétaires, à son Etat providence, etc. La guerre est déclarée : on doit casser l’Etat social. » ;
      « Par les économistes hétérodoxes, oui. Le fameux « cercle de la raison » des néolibéraux vit sans doute ses dernières heures. La réalité va les obliger à revoir leur doctrine. On l’a bien vu avec la réponse qu’ont apporté les Etats occidentaux à la crise des subprimes, fin 2008... On l’oublie souvent, mais cette crise de la dette est due au fait que l’Etat est allé à la rescousse des banques fin 2008, partout en Europe.
      On est dans la socialisation des pertes (les Etats nationalisent ou renflouent les banques en perdition) et la privatisation des bénéfices : c’est le modèle politique du néo-libéralisme... »

      –Varoufakis : « Notre proposition a été accueillie par un silence assourdissant. Plus précisément, l’Eurogroupe et la troïka ont continué à laisser entendre à la presse mondiale que les autorités grecques n’avaient aucune proposition novatrice et crédible à fournir – leur rengaine habituelle. »

      Quand Varoufakis dévoile les coulisses de l’Europe
      https://www.lesechos.fr/monde/europe/030420449881-quand-varoufakis-devoile-les-coulisses-de-leurope-2099055.php#
      #PS #Grèce #Allemagne

      –-
      CADTM - Analyse de la légalité du mémorandum d’août 2015 et de l’accord de prêt en droit grec et international
      http://cadtm.org/Analyse-de-la-legalite-du

      -"A partir de février 2015, après l’accession au pouvoir de Syriza, on a assisté à de nombreuses formes de coercition. Les menaces ne se sont pas limitées au gouvernement mais ont aussi visé tout le peuple grec. Nous nous limiterons ici à donner quelques exemples"

      "Il est aussi révélateur qu’à la suite du référendum, lors du vote de la résolution de l’ONU portant sur les neuf principes à suivre en cas de restructuration des dettes souveraines, la Grèce se soit abstenue. Une telle position est inconcevable étant donné que le contenu de la résolution était de la plus haute importance pour un pays endetté comme la Grèce (et les termes de la résolution lui étaient plutôt favorables). En dépit de la position européenne commune |10| sur le sujet (qui appelle les États de l’UE à voter contre ou à s’abstenir), on peut relever un conflit d’intérêt très clair entre la Grèce et les autres États membres étant donné que la Grèce est débitrice et que les autres « partenaires » sont ses créanciers. La position de la Grèce lors du vote (abstention à l’instar la majorité des États de l’UE) ne peut qu’être le résultat de pressions de ses créanciers, étant donné que son abstention va clairement à l’encontre de ses intérêts."

      –"La Grèce voit sa souveraineté piétinée de la même manière que lors des précédents accords. Tout projet de loi présenté au Parlement doit avoir l’accord des créanciers avant de pouvoir être adopté. Une telle restriction à la souveraineté du législateur témoigne parfaitement de l’absence de démocratie et d’une situation de soumission coloniale. Pour arriver à un accord avec les créanciers, le gouvernement Syriza a même dû adopter une série de lois que les créanciers exigeaient déjà sous les gouvernements précédents. L’exemple de l’adoption d’un nouveau Code de procédure civile l’illustre bien.(...)Ce Code prévoit ainsi que dans le cas d’un problème de solvabilité, les banquiers privés auront toujours le statut de créanciers privilégiés avant l’Etat !"

      #Grèce #UE #Démocratie

      Non, non, tout cela n’est pas motivé par des buts politiques c’est évident...

      Leçon deNon, non, tout cela n’est pas motivé par des buts politiques c’est évident...

      Grèce : « La thérapie de choc exige l’opacité », par Philippe Lamberts (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/LAMBERTS/53935

      -"Ce qui est en jeu ici est ni plus ni moins que l’affaiblissement, voire la suspension, de moins en moins dissimulée, de la légitimation démocratique de la politique économique et sociale."

      –"A la mi-février 2012, (...) les négociations entre Athènes et la « troïka » (Fonds monétaire international [FMI], Banque centrale européenne [BCE] et Commission européenne) butent sur un dernier effort budgétaire de 325 millions d’euros. Alors que le gouvernement grec de l’époque avait envisagé de les prélever sur les dépenses de fonctionnement du ministère de la défense, la « troïka » refusa ce choix et imposa des coupes dans le budget des pensions de retraite. Avant cela, en octobre 2010 puis en août 2011, M. Jean-Claude Trichet, alors patron de la BCE, avait écrit secrètement aux ministres des finances d’Irlande, puis d’Espagne et d’Italie, pour leur enjoindre de prendre des mesures précises, non seulement financières, mais aussi budgétaires et sociales."

      –"L’accord du 13 juillet 2015 fait tomber toute précaution oratoire et inscrit noir sur blanc la logique coloniale de la « troïka » en Grèce. Il précise en effet que « le gouvernement [grec] doit consulter et obtenir l’accord des Institutions [nouvelle appellation officielle de la « troïka »] sur tout projet législatif dans les domaines relevant de l’accord, avec un délai adéquat, avant de le soumettre à consultation publique ou au Parlement »."

      –"Quant à la motivation profonde de cette humiliation, je suis convaincu qu’elle relève avant tout de la volonté d’hégémonie des partis de ce qu’on appelle la « grande coalition » — conservateurs/chrétiens-démocrates (PPE), sociaux-démocrates (PSE) et libéraux (ALDE) — face à l’émergence de toute alternative à la pensée unique. Comment interpréter autrement la rhétorique de la « confiance perdue » à l’égard du gouvernement grec, exprimée dès la première ligne de l’accord politique du 13 juillet ? « Confiance perdue » en moins de cinq mois par un gouvernement de gauche radicale au motif qu’il n’avait pas su réformer dans cet infime laps de temps un pays gangrené par plus de quarante ans de clientélisme établi par le duopole Nouvelle Démocratie/Pasok, c’est-à-dire précisément par les chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates grecs. Que ceux-ci aient maquillé les comptes de la Grèce pour lui permettre d’accéder à l’euro, et maintenu en place l’essentiel du système clientéliste, non seulement avant 2010, mais pendant les cinq premières années des programmes d’assistance à la Grèce, n’avait pas suffi à ce que leurs amis politiques européens leur retirent leur confiance."

      –"On peut légitimement s’interroger sur les moyens que s’est donnés le gouvernement Tsipras au moment d’aller au bras de fer avec les créanciers."

      –"La priorité donnée au respect de l’orthodoxie économique sur celui des règles démocratiques se manifeste également dans l’attitude du Conseil européen, qui n’hésite pas à agiter la menace de sanctions à l’égard des Etats membres qui ne respecteraient pas leurs objectifs budgétaires, tout en laissant en paix ceux qui, comme la Hongrie — gouvernée par M. Viktor Orban, dont le parti reste envers et contre tout membre du PPE —, foulent aux pieds les valeurs démocratiques de l’Union européenne. Dans le cénacle des chefs d’Etat et de gouvernement européens, on ménage Orban et on écrase Tsipras."

      –-
      "Le FMI suspend son aide à la Grèce" - Economie - RFI
      http://www.rfi.fr/economie/20141229-crise-politique-grece-inquiete-creanciers-athenes-FMI-aide-zone-euro/?aef_campaign_date=2014-12-29&aef_campaign_ref=partage_user&ns_campaign=reseaux_

      Contre le défaitisme | Contretemps par Cédric Durand
      http://www.contretemps.eu/interventions/contre-d%C3%A9faitisme

      « Les données de l’OMC donnent un ratio commerce sur PIB en 2011-2013 de 54% pour la Grèce contre 61% pour la France, 98% pour l’Allemagne et 188 % pour l’Irlande. La comparaison avec le Portugal (78%) qui est un pays sensiblement de la même taille souligne la vulnérabilité relativement limitée de la Grèce au choc sur le prix des imports. »

       ??

      –-Divergences entre la Grèce et ses créanciers avant l’Eurogroupe de lundi - Challenges.fr
      http://www.challenges.fr/europe/20151108.CHA1365/divergences-entre-la-grece-et-ses-creanciers-avant-l-eurogroupe-de-lundi.

      -"La Grèce pourrait devoir attendre encore pour recevoir les deux milliards d’euros promis par ses créanciers tant les divergences restent fortes.Parmi les points sensibles : faciliter les saisies immobilières et la hausse de la TVA." ;

      –"Cette somme aurait déjà dû être versée en octobre, avant un autre versement prévu avant la fin de l’année de 1 milliard d’euros sur les 86 milliards du plan d’aide décidé au cours de l’été." ;

      –"Les divergences entre Athènes et ses créanciers portent principalement sur le règlement des arriérés fiscaux et en matière de cotisations sociales, ainsi que sur les saisies de résidence principale." ;

      –"Les créanciers réclament des mesures pour faciliter les saisies immobilières, mais Athènes résiste, et veut maintenir certaines des dispositions permettant d’en protéger la majorité des ménages endettés. Les discussions portent concrètement sur la valeur-plafond en-dessous de laquelle une résidence principale ne pourra pas être saisie.

      Parmi les autres points sensibles, figurent la hausse de la TVA dans les îles grecques et dans l’enseignement privé, et le prix minimum des médicaments génériques" ;

      –" l’agenda s’annonce chargé pour le gouvernement grec d’Alexis Tsipras, qui doit adopter d’ici la fin de l’année un deuxième train de mesures pour compléter les « mesures préliminaires » réclamées jusqu’ici." ;

      –" réforme du système des retraites, avec de nouvelles coupes dans les pensions, et des réformes pour améliorer la gouvernance du système financier."

      Grèce : Alexis Tsipras déjà dos au mur, par R.Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-deja-dos-au-mur-520890.html

      -"Jusqu’ici, les Grecs qui ne parvenaient plus à payer leurs traites immobilières étaient protégés lorsque la valeur estimée du bien était inférieure à 250.000 euros. Les créanciers voudraient abaisser ce seuil pour que les banques puissent récupérer une partie des prêts et « réalisent leurs pertes. » Ainsi, le renflouement des établissements bancaires sera plus aisé et moins coûteux pour le contribuable européen.

      L’ennui, c’est que ces expulsions risquent de provoquer des situations sociales dramatiques. De nombreux Grecs profitaient de cette tolérance pour continuer à disposer d’un logement, malgré le chômage ou des baisses drastiques de salaires" ;

      –"Ce soir, on mesurera le poids du soutien de la France à Athènes
      Le gouvernement grec est donc pris au piège. Ses moyens de pression sur les créanciers sont faibles. Certes, il semble pouvoir s’appuyer sur la France dont le gouvernement soutient une ligne modérée qui consiste à s’en tenir aux seules mesures du mémorandum. Michel Sapin, le ministre français des Finances, lui aussi, a défendu l’idée d’un accord dès ce lundi.

      « La Grèce a fait des efforts considérables et c’est un peu étrange de lui demander toujours plus », a indiqué le locataire de Bercy, qui a dit « comprendre » la résistance grecque." ;

      –"Sans compter que les créanciers tentent aussi d’arriver en position de force dans le cadre des négociations sur la dette. Un Tsipras trop discipliné serait bien trop en position de force. Il s’agit de poursuivre le "storytelling" de la Grèce rétive aux réformes pour ne pas accorder à Athènes ce qu’elle veut dans la renégociation de la dette."

      L’Eurogroupe donne une semaine à la Grèce pour réformer | La-Croix.com - Economie, par Alain Guillemoles (avec AFP)
      http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/L-Eurogroupe-donne-une-semaine-a-la-Grece-pour-reformer-2015-11-10-1378763

      -"Les responsables de la zone euro ont refusé de débourser une tranche d’aide de 2 milliards d’euros à la Grèce, estimant qu’elle avait pris du retard par rapport à ses engagements en matière de réformes." ;

      –"Lundi 9 novembre, les pays de la zone euro ont indiqué qu’ils ne verseront pas d’argent pour recapitaliser les banques grecques, " ;

      –"une première évaluation de son programme de réformes, effectuée par ses créanciers (UE et FMI) et espérée avant fin 2015. Une fois cette étape franchie, les discussions sur une restructuration de la colossale dette grecque pourront débuter."

      #Grèce #UE #Eurogroupe #Zone_Euro

      Grèce : l’économie s’est effondrée au troisième trimestre, Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l-economie-s-est-effondree-au-troisieme-trimestre-530994.html

      -"Reste, enfin, la question de la responsabilité de ce désastre. La version officielle et largement admise à présent par les observateurs est de faire porter cette responsabilité au gouvernement grec coupable d’un « fol entêtement » face aux créanciers. Ce scénario permet d’épargner à bon compte toute culpabilité aux Etats créanciers et à la BCE. La réalité peut cependant être un peu plus nuancée. Le gouvernement grec a cherché à construire pendant des mois un compromis prenant en compte des éléments de son programme électoral. Ce compromis a été systématiquement rejeté. Les créanciers ont joué sur la faiblesse du système bancaire grec pour faire céder les autorités de ce pays. Quel qu’en soit le prix pour l’économie hellénique. C’est aussi cette stratégie qui a conduit au désastre décrit par Elstat. Car, non seulement cet affaiblissement du système bancaire a conduit au contrôle des capitaux, mais la capitulation du gouvernement grec le 13 juillet a laissé présager avec raison une nouvelle vague d’austérité sévère, ce qui n’est pas réellement de nature à favoriser l’investissement." ;
      –"Ce vendredi 27 septembre, l’Euro working group, le groupe de travail de l’Eurogroupe a publié 13 mesures à prendre avant le 11 décembre pour toucher la dernière tranche de la première partie du prêt du MES, soit un milliard d’euros. On y trouve la volonté de faire passer une nouvelle grille salariale dans le privé et le lancement de nouvelles privatisations pour commencer à alimenter le fameux fonds de privatisations de 50 milliards d’euros. Viendra ensuite, en décembre, la réforme, sûrement très douloureuse, du système de retraite."

      #Austérité_Grèce

      Fraport s’empare de 14 aéroports grecs, par François Duclos | Air Journal
      http://www.air-journal.fr/2015-12-16-fraport-sempare-de-14-aeroports-grecs-5155214.html

      Le port du Pirée cédé au chinois Cosco
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/01/21/le-port-du-piree-cede-au-chinois-cosco_4851244_3234.html
      #Privatisations #Chine #Transports #Commerce

      –-Grèce : Alexis Tsipras renonce à son plan anti-austérité, par ROMARIC GODIN
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-renonce-a-son-plan-anti-austerite-537005.html

      -"Lundi 14 décembre, un projet de « programme parallèle » a été soumis aux députés grecs. Ce programme avait pour but de compenser les mesures d’austérité réclamées par les créanciers et que le gouvernement avait fait adopter depuis juillet dernier. Ce jeudi 17 décembre, le texte a été retiré. Selon des médias grecs, la cellule technique de l’Eurogroupe, l’Euro working group (EWG) aurait rejeté ce programme. Un rejet qui menaçait de compromettre la libération du milliard d’euros que le vote de mesures par la Vouli, le parlement grec, mardi, permettait d’envisager" ;
      –"Ceci est d’autant plus étonnant que le gouvernement grec en novembre a affiché un excédent primaire de 4,4 milliards d’euros contre un objectif de 2,6 milliards d’euros. Autrement dit, le gouvernement d’Alexis Tsipras joue les bons élèves budgétaires et est en passe de faire mieux que les objectifs"

      CADTM - Le grand renoncement social d’Alexis Tsipras. par Angélique Kourounis
      http://cadtm.org/Le-grand-renoncement-social-d

      -"Déjà à l’époque, les créanciers avaient dans un premier temps refusé ce programme mais devant la bronca générale ils avaient dû revenir sur cette décision. En novembre et décembre, ils ont remis le couvert. Pourtant, le gouvernement grec affiche un
      excédent budgétaire primaire de 4,4 milliards d’euros contre un objectif fixe de 2,6 milliards.

      On pourrait penser qu’avec cet excédent le programme pour les plus démunis est assuré. C’était compter sans l’obligation faite au gouvernement grec de verser 25% des excédents dégagés au remboursement de la dette. Celle-là même qui plombe l’économie du pays depuis des années et qui est devenue pour Alexis Tsipras la justification à toute mesure d’austérité.

      Pour lui désormais la priorité, et sa planche de salut pour sa survie politique, est d’ouvrir le débat sur la dette. D’où les bouchées doubles mises en pleine trêve des confiseurs pour trouver des alliés et mener à terme la réforme de la sécurité sociale, qui devrait être votée d’ici la fin janvier. C’est le dernier obstacle avant de s’attaquer à la dette." ;

      –"Mais là aussi, ce fut le fiasco car pour les créanciers il fallait faire un exemple et montrer que, en Europe, peu importe la couleur du parti élu, c’est la même politique libérale qui sera suivie. Une politique qui juge contreproductive toute dérive sociale d’où le rejet de ce fameux programme parallèle. Le social est superflu, seule la compétitivité compte."

      Grèce : le gouvernement présente sa réforme des retraites. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-gouvernement-presente-sa-reforme-des-retraites-540424.html

      ❝-"Ce week-end, la Banque de Grèce - dirigée par l’ancien ministre des Finances conservateur Yannis Stournaras - a fait savoir qu’elle jugeait dangereux pour la « compétitivité, l’emploi et la croissance » cette hausse des cotisations. Ceci ne manque certes pas de piquant lorsque l’on se souvient des hausses d’impôts imposées par les créanciers depuis 2010 et encore dans le troisième mémorandum" ;
      –" les partis d’opposition ont faits avoir leur rejet de ces mesures. On a, du reste, vu un spectacle assez singulier : le Pasok, qui avait promu et soutenu les précédentes coupes dans les pensions, a fortement critiqué ces nouvelles baisses"

    • "Détails" de l’histoire :
      –"Comment les plans d’austérité dégradent la santé des Européens" - Basta !
      http://www.bastamag.net/Comment-les-plans-d-austerite

      Le respect des "règles", toujours, ou presque... :

      « Le directeur général chargé de la santé et de la protection du consommateur à la Commission européenne a l’obligation légale d’examiner les conséquences des politiques européennes sur la santé. Il ne l’a pas fait pour la politique d’austérité de la troïka. Au lieu de cela, il s’est limité à conseiller les différents ministères de la Santé des pays membres sur comment ils pouvaient couper dans leurs budgets »

      –"A LA UNE. L’austérité tue" | Courrier international
      http://www.courrierinternational.com/article/2013/05/29/l-austerite-tue

      –"AUSTÉRITÉ. Une question de vie ou de mort" | Courrier international
      http://www.courrierinternational.com/article/2013/05/30/une-question-de-vie-ou-de-mort

      –"Quand l’austérité tue", par Sanjay Basu & David Stuckler (Le Monde diplomatique, octobre 2014)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/10/BASU/50879
      Quand l’austérité tue - | Editions Autrement
      http://www.autrement.com/ouvrage/quand-lausterite-tue-david-stuckler-sanjay-basu-les-economistes-atterres-
      http://www.autrement.com/sites/default/files/couvertures/quand-l-aust-rit-tue_9782746738027.jpg

      –L’austérité aboutit à empoisonner l’eau d’une ville du Michigan. Par Stéphane Lauer
      http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/01/18/l-austerite-aboutit-a-empoisonner-l-eau-d-une-ville-du-michigan_4848860_3244
      #Austérité #Grèce #Espagne #Portugal #Irlande #UE #Etats_Unis

      –La crise économique a fait grimper le nombre de suicides | Actualité | LeFigaro.fr - Santé
      http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/09/18/21270-crise-economique-fait-grimper-nombre-suicides

      -"Les disparités entre les pays confirment bien que la crise financière a été l’élément déclencheur. En effet, les pays les plus touchés par la hausse des suicides sont aussi ceux qui ont été frappés de plein fouet par le marasme économique." ;
      _"« Il était certain que la crise économique aurait un impact sur le nombre de suicides. Cela s’était déjà produit après la crise de 1929, avec un petit effet de décalage : ce n’est que trois ans après que la vague de suicides est apparue », explique au Figaro le Pr Michel Debout.
      Aujourd’hui, même si les données récentes manquent, les experts estiment que les Européens suivent le même chemin. En 2010, les taux de suicides étaient presque proportionnels au niveau de difficulté économique du pays." ;
      –"« Bien que d’autres évènements aient pu influencer les taux de suicides de chaque pays, il est peu probable que tous les pays aient été affectés au même moment par ces évènements spécifiques, comme avec la crise », affirment les auteurs de l’étude."

      (à recouper) NHS : une étude d’Oxford fait le lien entre austérité et surmortalité, les tories en furie – Grey Britain
      http://www.grey-britain.net/2017/02/17/nhs-une-etude-doxford-fait-le-lien-entre-austerite-et-surmortalite-les

      –Etats-Unis : humilier les élèves pour obliger les familles à payer la cantine
      http://geopolis.francetvinfo.fr/etats-unis-humilier-les-eleves-pour-obliger-les-familles-a-pay

      "Dans certaines écoles américaines, on pratique le « lunch shaming », mot à mot « humiliation pour le déjeuner ». En clair, un élève, en retard de paiement à la cantine, est privé de repas qui est jeté à la poubelle. Mais on peut aussi tamponner sur son bras la mention : « Je dois de l’argent à la cantine. » Cette pratique d’un autre âge commence à faire scandale. Et à faire réagir certains élus."

      "« Nous ne pouvons plus nous permettre d’augmenter les déficits. Les autorités de l’Etat (de Pennsylvanie) insistent là-dessus », explique le superintendant."

      Le « lunch shaming », ou comment les cantines scolaires humilient les enfants défavorisés
      http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/04/25/le-lunch-shaming-ou-comment-les-cantines-scolaires-humilient-les-enfants-def

      « A La Ville-aux-Dames (Indre-et-Loire), dit-il, une famille a été radiée de la cantine pour un impayé de 20 euros.
      A Ruffec (Charente), le maire a installé un écran numérique à l’entrée de la cantine qui affichait le nom des parents qui n’avaient pas payé.
      A La Teste-de-Buch (Gironde), les enfants dont les parents ne pouvaient pas payer la cantine se sont vu offrir un menu exclusivement composé de raviolis.
      En 2014, Joris Hébrard, maire Front national du Pontet (Vaucluse), avait mis fin à la gratuité de la cantine pour les plus défavorisés, dans un souci d’économie. Pour M. Hébrard – qui avait augmenté son salaire de 1 000 euros par mois dans le même temps – ce problème a une solution simple. Il faut que les parents se responsabilisent »

    • « Pour en finir avec la rhétorique bancaire »
      Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/pour-en-finir-avec-la-rhetorique-bancaire-505473.html

      -"Souvenez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps. Il y a tout juste sept ans, Lehman Brothers faisait faillite, plongeant le monde dans une crise dont nous ne sommes pas encore sortis. Dans les semaines qui ont suivi, les politiques de tous bords, à commencer par le président de la République française Nicolas Sarkozy, promettaient qu’ils allaient en finir avec les excès de la finances et « moraliser le capitalisme. »"

      –Depuis, "(...)le sujet semble avoir été soigneusement mis de côté dans le débat public et rien ne pouvait davantage satisfaire les milieux bancaires, bien heureux de pouvoir gérer directement et en toute discrétion ces questions avec les pouvoirs en place. L’enjeu, aujourd’hui, est bien de remettre cette question de la maîtrise de la finance et de la nature de l’activité bancaire au centre du débat"

      –"Les trois effets négatifs mis en avant, selon Hirschman, par les Réactionnaires : l’effet pervers (« perversity »), l’effet d’inanité (« Futility ») et l’effet de mise en péril (« Jeopardy ») sont exactement les ressorts utilisés par le lobby bancaire pour tenter d’échapper au couperet du régulateur."

      –"A travers l’usage de la méthode Hirschman, l’auteur met donc à jour le caractère proprement réactionnaire du lobby bancaire qui repose sur la croyance d’une forme de transcendance du marché qu’il serait dangereux de contester. « Un peu comme si le secteur bancaire et financier était devenu dans l’inconscient collectif le nouveau totem de nos sociétés. Gare à celui qui ne se prosterne pas devant lui comme il se doit, qui n’accepte pas d’y déposer silencieusement l’offrande, qui pénètre le domaine interdit et entend en modifier le fonctionnement ! » Derrière les arguments scientifiques et les expertises qui viennent à l’appui des arguments bancaires, il y a dans ces derniers un élément clairement religieux qui en fait sa force "

      #Novlangue #Médias #Finance

    • Ploutocratie accompagnée de son sac Novlangue (by orthodoxes), collection automne-hiver 2015 :
      « Portugal. Standard and Poor’s s’invite dans la campagne électorale »
      http://www.courrierinternational.com/article/portugal-standard-and-poors-sinvite-dans-la-campagne-electora

      -"A l’orée du lancement de la campagne officielle pour les législatives portugaises, l’agence de notation a annoncé qu’elle remontait la note du pays. Elle en a profité pour demander au Portugal de garder une “continuité politique” après les élections prévues le 4 octobre."

      –“S&P remonte le rating et attend une ‘continuité des politiques’ après les élections.” Signe de l’engagement de l’agence de notation américaine, celle-ci a déclaré dans un communiqué que “nous considérerions comme une action négative si le nouveau gouvernement se déviait de la politique économique actuelle, ralentissait les réformes structurelles en cours ou implantait des politiques qui puissent mettre en cause l’accès du Portugal aux marchés financiers.”

      –"Alors que l’issu du scrutin grec, prévu pour ce soir, pourrait influencer le choix des électeurs portugais, l’agence insiste sur les différences entre les deux pays, mettant en valeur “l’absence de nouveaux partis populistes qui auraient pu menacer la tendance traditionnellement pro-européenne des partis politiques au Portugal.”"

      http://zinc.mondediplo.net/messages/9951
      #Portugal #Austérité #Finance #Ploutocratie #Réformes_structurelles

      « Le Portugal vote dimanche, sans illusion »
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/quel-gouvernement-pour-le-portugal-apres-les-elections-de-dimanche-509672.

      -"entre le troisième trimestre 2011 et deuxième trimestre 2015, le PIB s’est contracté de 8,9 points et que le PIB par habitants demeure inférieur de 22 % à la moyenne de la zone euro en parité de pouvoir d’achat."

      –" L’austérité a fait fuir sur la seule année 2014 près de 110.000 Portugais. Entre 2011 et 2014, la population active a baissé de 203.000 personnes. Enfin, le pays doit gérer une dette publique et privée considérable dont le poids ne peut qu’augmenter avec la croissance faible et l’inflation nulle. Les dettes privées et publiques s’élèvent à 400 % du PIB."

      « L’économie portugaise reste très vulnérable »
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/l-economie-portugaise-reste-tres-vulnerable-497059.html

      -"Du reste, au regard des efforts consentis par les Portugais depuis 2010, le bilan final semble particulièrement décevant. Malgré ses « réformes », le Portugal est incapable de générer une croissance structurelle forte. Et c’est un réel échec pour la politique du gouvernement et de la troïka que le FMI reconnaît implicitement en prédisant que la croissance va s’affaiblir à partir de 2016, faute de vraie dynamique interne. Les prévisions de l’institution de Washington ne font guère rêver : 1,5 % en 2016, 1,4 % en 2017... A ce rythme, le pays n’aura retrouvé son niveau de richesse de 2009 qu’en... 2020."

      –"Selon Eurostat, le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat est inférieur de 22 % à la moyenne de l’UE, contre 28 % en Grèce. En 2009, cet écart était de 19 %. "

      –"Pour éviter la faillite au pays, on a ajouté de la dette à la dette en réclamant une politique austéritaire qui a réduit le PIB. La dette publique portugaise s’est donc alourdie, passant de 83,6 % du PIB en 2009 à 130,2 % en 2014."

      –"en 2015, le FMI prévoit un excédent primaire du budget portugais, hors service de la dette, de 1,6 % du PIB, mais un déficit public de 3,2 % du PIB. Près de 5 % du PIB auront donc été « perdus. »"

      –"l’an passé, Lisbonne a dû venir en aide à Banco Espirito Santo à hauteur de 5 milliards d’euros"

      –" Au deuxième trimestre 2015, le taux de chômage a reculé de deux points par rapport à la même période de 2014 à 11,9 %. Cependant, outre l’effet cyclique, cette baisse s’explique aussi par un recul de la population active, de 0,8 % sur un an, alimenté par l’émigration et le vieillissement de la population, qui amplifie le mouvement. Surtout, cette progression de l’emploi s’explique par des emplois temporaires, donc bel et bien liés à la cyclicité de la reprise. Sur les 66.200 nouveaux emplois créés par le Portugal en un an, 58.700 sont des emplois temporaires, soit 88,7 % du total !"

      http://zinc.mondediplo.net/messages/9951
      #Portugal #Austérité

      « Portugal : les socialistes proches d’une alliance avec la gauche antilibérale pour gouverner »
      http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/portugal-les-socialistes-proches-d-une-alliance-avec-la-gauche-antilibera
      « A gauche toute contre l’austérité au Portugal » - La Libre.be
      http://www.lalibre.be/actu/international/a-gauche-toute-contre-l-austerite-au-portugal-5627daf63570b0f19f901bbd
      Portugal : le président impose un gouvernement de droite, mais la gauche se rassemble
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/portugal-le-president-impose-un-gouvernement-de-droite-516381.html

      -"« L’observation des engagements internationaux est décisif et cruciale pour le financement de notre économie et la croissance de l’emploi. Hors de l’euro, le futur du Portugal sera catastrophique », a indiqué Anibal Cavaco Silva qui tente donc de transformer le choix de gouvernement en un choix pour ou contre l’euro."

      –"Antonio Costa pourra avancer qu’il a déjà obtenu du Bloc de gauche (BE) et du parti communiste (PCP) l’acceptation du « cadre budgétaire européen » et qu’il fera du maintien dans l’euro la condition sine qua non de la coalition future."

      « L’Euro-zone franchit le Rubicon : la gauche anti-austérité se voit interdire le pouvoir au Portugal » par Ambrose Evans-Pritchard
      http://www.les-crises.fr/leuro-zone-franchit-le-rubicon-la-gauche-anti-austerite-se-voit-interdire

      Belle définition du rêve européen, au passage :

      -"En 40 ans de démocratie, aucun gouvernement au Portugal n’a jamais dépendu du soutien de forces anti-européennes, c’est-à-dire de forces ayant fait campagne pour l’abrogation du Traité de Lisbonne, du Paquet fiscal, du Pacte de stabilité et de croissance, ainsi que pour le démantèlement de l’union monétaire(...)"

      Quant au respect du vote, hein...chacun ses priorités :

      -« Après avoir mené un coûteux programme d’aide financière, marqué par de nombreux sacrifices, il est de mon devoir, dans le cadre de mes pouvoirs constitutionnels, de faire tout mon possible pour empêcher que de mauvais signaux soient envoyés aux institutions financières, aux investisseurs et aux marchés »

      -"Cette clause stupide du traité oblige le Portugal à réduire sa dette à 60% du PIB sur les vingt prochaines années dans un piège austéritaire perpétuel, et ce alors que le reste de l’Europe méridionale tente de faire de même, le tout dans un contexte de récession mondiale puissante." ;
      –"M. Cavaco Silva utilise de fait son mandat pour imposer un programme issu d’une idéologie réactionnaire, dans l’intérêt des créanciers et de l’establishment de l’EMU, en maquillant le tout, avec un culot remarquable, en défense de la démocratie." ;
      –"Les socialistes européens se trouvent face à un dilemme. Ils prennent enfin conscience de la déplaisante vérité : l’union monétaire est une entreprise autoritaire de droite, qui a échappé à la bride de la démocratie ; et cependant, s’ils agissent en conséquence, ils risquent de se voir interdire tout accès au pouvoir."

      Portugal : le gouvernement de droite est renversé
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/portugal-le-gouvernement-de-droite-est-renverse-521362.html

      -"Pour la première fois depuis la Révolution des Oeillets en 1974, la gauche portugaise a donc réussi à s’unir sur un projet gouvernemental." ;

      –"Les menaces du premier ministre sortant n’y auront rien changé. Il aura pourtant mis en garde contre la remontée des taux d’intérêt." (sans commentaire) ;

      –" Les partis de gauche se sont mis d’accord sur un programme minimum qui prévoit notamment de rééquilibrer les efforts fiscaux, de relever le salaire minimum et de terminer le gel des pensions. Mais le PS s’est engagé également à respecter le cadre budgétaire européen. " ;

      –Le "président de la République Anibal Cavaco Silva qui, le 30 octobre, avait refusé d’écouter Antonio Costa (...) avait (alors) justifié son choix par un risque sur les « engagements internationaux » du Portugal, notamment sa participation à la zone euro. Le PCP est ouvertement hostile à l’euro et le BE très dubitatif. Sa marge de manœuvre est cependant très limitée dans la mesure où le parlement ne peut être dissout dans les six mois qui suivent et précèdent l’élection présidentielle prévue en janvier."

      Comme pour les référendums, certaines habitudes ont la vie dure :
      Portugal : la droite veut changer la constitution pour rester au pouvoir, Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/portugal-la-droite-veut-changer-la-constitution-pour-rester-au-pouvoir-521

      -"Le premier ministre lusitanien, renversé mardi par le parlement, demande une modification d’urgence de la constitution pour permettre de nouvelles élections." ;

      –"La version officielle à droite est désormais de présenter l’établissement d’un gouvernement PS soutenu par le BE et la CDU comme un « coup d’Etat » venant satisfaire la seule « ambition personnelle » du leader socialiste, Antonio Costa. L’argument principal utilisé par le PSD et le CDS-PP est que, durant la campagne électorale, les trois partis n’ont jamais parlé de s’entendre et qu’ainsi, la volonté populaire, a été trompée." ;

      –"le premier ministre, accusant ceux qui refuseraient sa proposition, autrement dit les Socialistes, de vouloir gouverner comme des « faiseurs de coup d’Etat » et des « fraudeurs. »"

      #Démocratie

      Élections portugaises : quand les éditorialistes transforment le perdant en vainqueur, par Gregory Mauzé - Acrimed | Action Critique Médias
      http://www.acrimed.org/Elections-portugaises-quand-les-editorialistes-transforment-le-perdant-en

      -"Élections portugaises : quand les éditorialistes transforment le perdant en vainqueur
      par Gregory Mauzé, Jeudi 3 Décembre 2015

      Au lendemain des élections législatives au Portugal, les médias dominants ont transformé le cinglant désaveu pour le pouvoir en place en un plébiscite pour l’austérité, appliquée avec zèle depuis quatre ans. Au risque d’être rapidement contredits par la réalité des nouveaux rapports de force politiques issus des urnes : six semaines plus tard, un gouvernement mandaté pour rompre avec la rigueur budgétaire voyait en effet le jour…" ;
      –"L’espoir, parmi les éditocrates, d’enfin voir un fidèle exécutant des mesures d’austérité récompensé "

      =>Au Royaume-Uni, la victoire des bourreaux, par Owen Jones (Le Monde diplomatique, juin 2015)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/JONES/53101

      -" Peu diserte sur la contestation sociale qui a accompagné le début de la législature, la presse française a, cette fois-ci, tourné ses projecteurs vers ce qui s’apparentait à la success-story de l’austérité." ;
      –"le mémorandum de réforme appliqué par la droite avait été négocié par le PS, qui avait ensuite perdu les élections." ;
      –"Mais pas question d’attendre, pour la presse hexagonale, qui s’est livrée à une réécriture en règle de l’élection plus conforme au storytelling dominant." ;
      –"contrairement au système majoritaire tel qu’il existe en France ou au Royaume-Uni, le vainqueur d’une élection à la proportionnelle n’est pas celui qui arrive en tête, mais celui qui parvient à s’assurer d’une majorité parlementaire. Autrement dit, désigner un gagnant dans un tel contexte n’a pas de sens en l’absence d’une majorité absolue de députés prête à soutenir un gouvernement ou à s’abstenir de lui faire obstacle.
      À la prudence requise en ce genre de circonstance, la plupart des rédactions ont privilégié l’équation : « droite en tête = victoire de l’austérité ». " ;
      –"Marc Fiorentino dans un éditorial pour BFMTV, pour qui la prétendue victoire de la coalition sortante constitue un « formidable exemple de courage politique, un exemple de consensus social et un exemple de maturité des électeurs ». Le « bon sens que nous a enseigné l’Allemagne », dont auraient fait preuve les Portugais, en justifiera d’ailleurs un « bravo, merci et Boa Sorte (bonne chance) » de la part de l’économiste, visiblement en peine à contenir sa jubilation.
      Jean-Marc Sylvestre, du très droitier journal en ligne « Atlantico », nous livre quant à lui une analyse sortie tout droit d’on ne sait quel univers politique parallèle : « Les Portugais ont donné au premier ministre, qui a mis en œuvre la politique d’austérité, les moyens de continuer son entreprise de redressement. Après la Grèce, l’opinion publique portugaise a refusé les scénarios de rupture. La population portugaise a voté pour l’Europe et l’euro » (...) « Le spectacle de désolation économique et sociale offert par Athènes a convaincu nombre de Portugais qu’il valait mieux se serrer la ceinture que de subir le même sort » poursuit M. Sylvestre." ;
      –" les commentateurs qui se montrèrent les plus prompts à jauger le rapport du peuple au néolibéralisme à l’aune de la prétendue victoire de la droite ne se sont guère aventurés à appréhender le sens politique de cet accord."

      #Médias #Austérité_Portugal #Austérité_Grèce

      ZOOM : la banque portugaise Banif s’effondre en Bourse, spéculations sur une intervention de l’Etat - La Libre.be
      http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/zoom-la-banque-portugaise-banif-s-effondre-en-bourse-speculations-sur-une-in

    • #Chypre
      « Les créanciers arrivent à Athènes et exigent plus de réformes » | EurActiv.fr
      http://www.euractiv.fr/sections/euro-finances/les-creanciers-arrivent-athenes-et-exigent-plus-de-reformes-318757

      « Grèce : Alexis Tsipras lance un premier train de réformes »
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-lance-un-premier-train-de-reformes-513995.html

      Par Romaric Godin

      -"Les créanciers réclament que les prêteurs qui ne peuvent rembourser soient expulsés, afin de pouvoir revendre le bien immobilier concerné et établir précisément l’ampleur des pertes à éponger sur chaque prêt. Jusqu’à présent, les ménages avec des revenus modestes étaient protégés des expulsions lorsque leur résidence principale était évaluée à moins de 250 000 euros. Cette mesure a permis à de nombreuses familles frappées par le chômage de conserver un logement. Mais les créanciers voudraient abaisser cette limite pour pouvoir toucher davantage de prêts bancaires.
      (...)
      Cette question s’était posée à Chypre l’an dernier. Le parlement chypriote avait refusé de durcir les conditions d’expulsion comme l’exigeait la troïka. Finalement, la BCE avait exclu Chypre de son assouplissement quantitatif, faisant de ce durcissement une condition sine qua non pour la réintégration de l’île dans le QE. De son côté, la troïka avait gelé les versements vers Nicosie, plaçant l’île au bord de la faillite. Sous la pression du gouvernement, le parlement avait fini par accepter de rendre les expulsions plus aisées."

    • #Réformes_structurelles #Privatisations

      CADTM -" La Banque mondiale sous les feux de la critique du Rapporteur Spécial de l’ONU sur l’extrême pauvreté et les droits humains"
      http://cadtm.org/La-Banque-mondiale-sous-les-feux

      -"La Banque justifie son attitude en prétendant que la prise en compte des droits humains serait d’ordre politique et qu’elle-même ne serait guidée que par des considérations d’ordre économique." ;
      –"Le rapport souligne qu’en dépit d’obligations contractuelles de l’État emprunteur, aucune mention n’est faite de son obligation nationale ou internationale de respecter et promouvoir les droits humains"

      « La SFI investit des milliards de dollars qui contribuent à la violation des droits humains dans le monde » | Oxfam International
      https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2015-04-02/la-sfi-investit-des-milliards-de-dollars-qui-contribuent-la
      #IFI #Banque_Mondiale
      CADTM - Banque mondiale, une zone de non-droit protégée par des juges
      http://www.cadtm.org/Banque-mondiale-une-zone-de-non
      #Réformes_structurelles #Privatisations #Orthodoxie #Libéralisme

      "Le cas de la l’entreprise Dinant au Honduras illustre bien cette situation |5|. En 2010, Dinant avait été impliquée dans un conflit foncier au cours duquel six paysans avaient été abattus par les forces de sécurité privée de la firme. L’enquête subséquente du CAO de la Banque mondiale a démontré que la SFI était au courant des problèmes entourant les activités de Dinant. Mais aucune condamnation n’a suivi."

      "le Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté Philip Alston a présenté devant l’Assemblée générale de l’ONU le 4 août 2015 un rapport cinglant consacré à la Banque mondiale, affirmant que « la Banque mondiale s’assied sur les droits humains, elles les considère davantage comme un maladie infectieuse que comme des valeurs et des obligations universelles |7| »."

      "Ces droits sont aussi sérieusement mis à mal dans le rapport « Doing Business |12| » publié tous les ans par la banque. Dans ce rapport, tous les États sont évalués et classés en fonction de la facilité à y « faire des affaires », sur base d’une batterie d’indicateurs comme l’indicateur « employing workers » qui considère que toute forme de législation protégeant les travailleurs est un obstacle au « business » |13|. Dans le secteur agricole, l’amélioration du « climat des affaires » encourage fréquemment l’accaparement des terres. A titre d’exemple, les réformes ayant permis aux Philippines d’améliorer sa position dans ce classement de la Banque mondiale ont permis aux « investisseurs » dans ce pays de développer des monocultures au préjudice des communautés locales, qui ont été expulsées de leurs terres ancestrales. Dans le domaine agricole toujours, la Banque mondiale publie un autre rapport intitulé « Enabling the Business of Agriculture |14| » qui encourage les gouvernements à privatiser des filières agricoles au détriment notamment des petits producteurs"

      " la Banque mondiale tout comme le FMI n’ont jamais eu à rendre de compte devant la justice, en plus de soixante ans d’existence"

    • Que savait Mario Draghi de l’"arrangement" des comptes de l’Italie pour entrer dans la zone euro
      http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130626trib000772381/que-savait-mario-draghi-de-l-arrangement-des-comptes-de-l-italie-pour-entr

      -"Des informations de presse indiquent que le Trésor italien, à l’époque dirigé par Mario Draghi, l’actuel président de la BCE, aurait contracté des produits financiers risqués dans les années 1990 pour faciliter l’entrée de l’Italie dans la zone euro." ;

      –" Le Trésor italien aurait alors utilisé ces instruments pour obtenir des paiements immédiats des banques afin de faire entrer le déficit italien dans les clous des critères de Maastricht et permettre l’adhésion du pays à la zone euro dès 1999. " ;

      –"L’avantage de ces swaps était de pouvoir être dissimulés dans les comptes sous la forme de prêts et de disposer de fonds immédiatement." ;

      –"Rappelons qu’en 1996, l’Italie se débattait encore pour se qualifier dans la zone euro. Après la crise monétaire de 1992 et la dévaluation de la lire, puis la crise politique qui a suivi, le pays affiche des déficits publics considérables. En 1996, il atteint encore 7 % du PIB. Mais, à la surprise générale, ce déficit passe en 1997 à 2,7 % du PIB et entre ainsi dans les clous des critères de Maastricht." ;

      –"L’an passé, le Spiegel avait déjà relevé que Helmut Kohl, alors chancelier allemand, avait préféré ignorer les rapports qui le mettaient en garde contre le « maquillage » des comptes publics italiens." ;

      –"autre question, plus brûlante encore : celle de la responsabilité de Mario Draghi, directeur du Trésor italien de 1991 à 2001."

      Six choses à savoir sur Mario Draghi, le patron de la BCE, Par Sophie Rolland
      http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20120905trib000717938/six-choses-a-savoir-sur-mario-draghi-le-patron-de-la-bce.html

      -"il a exercé des responsabilités au sein de la Banque mondiale puis du Trésor italien. C’est de cette période (1991-2001) que lui vient sa réputation de père la rigueur. Coupes dans les dépenses publiques, dévaluation de la lire, création d’un impôt exceptionnel sur tous les comptes courants et privatisation d’une grande partie des entreprises publiques... Il évite certes la faillite à l’Italie mais certains l’accusent d’avoir « bradé » les actifs du pays." ;

      –"Après quelques années chez Goldman Sachs, il devient gouverneur de la Banque d’Italie en 2006" ;

      –"Mario Draghi traîne son passage chez Goldman Sachs comme un boulet. De 2000 à 2002, la banque avait conseillé la Grèce dans l’utilisation de produits dérivés pour masquer ses déficits budgétaires. (...)Employé comme vice-président pour l’Europe, chargé des Etats souverains et des grandes entreprises italiennes de 2002 à 2005, Mario Draghi a toujours assuré qu’il s’était davantage intéressé au secteur privé qu’au secteur public" ;

      –"Mario Draghi a un fils qui exerce le métier de trader sur les marchés de taux, des marchés sur lesquels l’action de la BCE a une influence directe. Invoquant le code de conduite des membres du conseil des gouverneurs, l’institution affirme que « M. Draghi se conforme aux règles éthiques de la BCE ». Reste à savoir si de son côté Giacomo spécule contre les dettes espagnoles et italiennes... " ;

      –"CEO). Cet observatoire, qui suit le lobbying ayant pour cible l’Union européenne, a accusé en juin Mario Draghi de ne pas être totalement indépendant en raison de son appartenance au G30, forum international qui regroupe des dirigeants du secteur financier public et privé"

      Goldman Sachs, le trait d’union entre Mario Monti, Lucas Papadémos et Mario Draghi, Par Marc Roche
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/11/14/goldman-sachs-le-trait-d-union-entre-mario-draghi-mario-monti-et-lucas-papad

      -"Deux autres poids lourds tiennent le haut du pavé dans la défenestration de l’euro, Otmar Issing, ex-président de la Bundesbank et Jim O’Neill, l’inventeur du concept des BRICS, l’acronyme désignant les marchés émergents à fort potentiel de croissance (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Ex-président de Goldman Sachs International dont il est resté l’un des administrateurs, l’Irlandais Peter Sutherland a joué un rôle-clé dans le sauvetage de l’Irlande." ;

      –"C’est pourquoi ses hommes liges cachent cette filiation quand ils donnent une interview ou mènent une mission officielle (comme ce fut le cas de Monti qui s’est vu confier en 2010 une étude sur le marché unique européen par le président de la Commission, José Manuel Barroso).

      Mario Draghi affirme qu’étant entré en fonction en 2002, il n’a rien eu à voir avec le maquillage des comptes grecs orchestré deux ans plus tôt par la banque. Et il a démissionné en 2005, soit un an avant que Goldman Sachs ne revendre une partie du « swap » en question à la National Bank of Greece, la première banque commerciale du pays, dirigée par un ancien Goldmanien, Petros Christodoulos, aujourd’hui responsable de l’organisme gérant la dette grecque."

      #UE #Grèce #Italie #Goldman_Sachs #Conflits_d'intérêts #BCE

  • Israel’s ‘green passports’ plan could lead way in reviving world tourism after Covid-19 vaccination programme is complete | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/china/science/article/3121046/israels-green-passports-plan-could-lead-way-reviving-world

    Israel is hoping that its world-leading vaccination programme will allow it to resume tourism later this year and is talking to Greece and Cyprus about reopening their borders.The country, which has vaccinated a higher proportion of its citizens than any other, started to issue “green passport” certificates last week that show holders have been given two full doses of the vaccine, one of its diplomats in China said. It is now trying to negotiate reciprocal arrangements with other countries to permit entry to those carrying the certificates.Israel’s experience is likely to be closely watched around the world as it could become the first country to inoculate enough people to reach the ultimate goal of achieving herd immunity.“What we are planning to do is to open a programme of green passports, which means everybody that’s been vaccinated could travel to other countries without the need for being tested before, during the visit or being quarantined after visiting the country,” said Yuval Waks, deputy chief of the Israeli mission in Beijing.He said Greece could be the first country to sign such an agreement with Israel, followed by Cyprus because “it’s also good for their economy” and “tourists from Israel are eager to go”.Waks continued that talks with China were at an early stage and media reports have suggested that countries in Europe such as Serbia and Romania may also take part in the scheme.

    #Covid-19#migrant#migration#israel#sante#tourisme#passeportvaccinal#chypre#grece#frontiere#circulation#economie#serbie#roumanie

  • Route des Balkans : les exilés passent de plus en plus par la Roumanie

    Systématiquement refoulés avec violence par la police croate, de plus en plus d’exilés passent de Serbie en Roumanie avant de tenter leur chance en Hongrie. #Timișoara est devenue un hub et les autorités de la ville se disent même dépassées.

    Du fait du féroce verrouillage de la frontière croate, de nombreux réfugiés parient de nouveau sur la #Hongrie dans leur périple vers l’Europe de l’Ouest. Et plutôt que de tenter le passage directement depuis la Serbie à cause de l’immense barrière de barbelés qui ceinture la zone frontalière, ils misent sur une étape intermédiaire, la Roumanie, pays membre de l’UE, mais pas de Schengen. Selon les données fournies par l’ONG de soutien aux exilés Logs, le nombre de demandeurs d’asile en Roumanie n’a jamais été aussi grand : de 4820 en 2017, il est passé à 6156 en 2020, dont 3000 rien que sur les trois derniers mois de l’année. Ils sont principalement Afghans, Syriens, Pakistanais et Irakiens.

    La grande majorité de ces candidats à l’exil arrivent de Serbie et ont passé la frontière illégalement. Beaucoup ont auparavant tenté leur chance à la frontière croate et se sont vus violemment refoulés. Les policiers serbes et roumains se comporteraient de façon plus humaine, selon les témoignages de réfugiés stationnant à Timișoara recueillis par Balkan Insight. Mais d’autres témoignages font néanmoins de état de violences de la police roumaine.

    Située à moins de 100 km de la frontière hongroise, la grande ville de Timișoara, à l’ouest de la Roumanie est devenu un nouveau hub sur la route migratoire. Un lieu pour se regrouper et se ressourcer avant de tenter un nouveau passage. Tant et si bien que la mairie commence à être dépassée par le phénomène : le nouveau maire Dominic Fritz a appelé Bucarest à l’aide, arguant qu’il s’agit d’un « problème national ».

    À leur arrivée dans la région de Timișoara, la police aux frontières prend les empreintes digitales des exilés et leur propose de déposer une demande d’asile. Tous acceptent, car l’alternative est un renvoi en Serbie. Ils sont entre temps envoyés dans des centres d’accueil à travers le pays. Puis après leurs deux semaines de quarantaine, pandémie oblige, beaucoup s’enfuient pour se rapprocher de la frontière qu’ils veulent traverser.

    Ces derniers jours, la police roumaine multiplie les interceptions de migrants irréguliers. Le 25 janvier, dix Afghans âgés de 14 à 23 ans ont été appréhendés dans un véhicule conduits par deux Roumains. Ces derniers ont dit à la police avoir touché 500 euros pour ce voyage. Le même jour, la police roumaine découvrait 31 Afghans, Syriens et Pakistanais cachés dans trois camions sur le point de passer la frontière hongroise. Le 5 février, c’était 40 Afghans, Turcs, Syriens et Pakistanais dans trois véhicules conduits par des Roumains et des Bulgares qui ont été arrêtés à la frontière hongroise.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Route-des-Balkans-de-plus-en-plus-de-refugies-passent-par-la-Roum

    #Balkans #route_des_Balkans #asile #migrations #réfugiés #Roumanie

    • PRACTICES AT THE ROMANIAN BORDER

      As described in previous publications, many
      people-on-the-move are now choosing to
      take the route through Romania from Serbia
      (and sometimes Bulgaria). With the
      continuous securitisation of the Hungarian
      border and reports of excessive use of force
      by Croatian border officials, this
      development on the easterly route is far from
      surprising. But this shift has also been
      matched with increased pushbacks, and
      UNHCR reported on an uptick in expulsions
      from Romania after the end of the first
      COVID-19 lockdown.
      Since the beginning of 2020, BVMN has
      documented 16 pushbacks from Romania,
      affecting a total of 223 people-on-the-move,
      mostly directly into Serbia. All but one of
      these testimonies involved reports of
      violence inflicted by Romanian border
      officials. Most of the pushbacks from
      Romania to Serbia seem to follow a similar
      pattern. Transit groups, once apprehended,
      are usually subjected to theft or destruction
      of their personal belongings, such as power
      banks, phones and money. Several
      testimonies include reports of Romanian
      officials burning personal belongings.
      Additionally, physical aggression at the
      hands of Romanian police is frequently
      reported, especially beatings with batons and
      kicking.
      But the violations do not end at physical
      assault. A report from December even saw
      Romanian officers forcing people-on-themove
      to do physical exercise while standing
      on their backs. This new form of abuse was
      repeated in an incident from January (see
      2.1), which included a horrific level of abuse.
      Alongside the push-up exercises, members
      of the transit group were forced to eat pork,
      while officers mocked them for their religious
      beliefs. This, among other cases, points to a
      deeply concerning trend in torture, cruel,
      inhuman or degrading treatment at the
      Romanian border.
      "A little guy started shouting, so two
      police officers started jumping on his
      legs. We all felt pain, but we couldnʼt
      shout, if we shouted, if we cried, they
      started torturing us more.”
      One other notable trend that can be seen
      throughout several testimonies is alleged
      cooperation between Romanian and Serbian
      authorities. Out of the 16 testimonies
      gathered, 12 include reports of Romanian
      border officials notifying Serbian authorities
      and handing over apprehended transit
      groups to them at the border. One report
      from June 2020, even involves Romanian
      border guards entering Serbian territory
      ordering people-on-the-move to enter
      Romania to then push them back. Other
      groups have repeatedly shared similar
      stories, suggesting that this may not be an
      isolated event.

      https://www.borderviolence.eu/balkan-region-report-january-2021

    • ’When you enter Romania, you are a dead man walking’: Adama recounts the violence perpetrated by Romanian police officers

      Adama* contacted InfoMigrants to talk about what he experienced on arrival in Romania. Beaten and humiliated by Romanian police after crossing the border from Serbia, the 36-year-old Malian is still traumatized by the violence he suffered.

      Adama*, originally from Mali, arrived in Morocco in 2018 on a tourist visa. Two years later, with the help of a friend, he obtained a new visa for Serbia. On November 2, 2020, the 36-year-old boarded a plane and landed in Belgrade in the hope of reaching France by road.

      He failed to get across the border to either Hungary or Romania many times. Each time, Adama was stopped by police and sent back to Serbia, without being able to file for asylum. On January 13, he tried his luck again with two other people he met in a Serbian migrant camp.

      “Around midnight, I climbed over the barbed wire fence and crossed the Romanian border. I tried to hide in the nearby forest with my friends, to avoid police checks. But we had already been spotted and border guards were looking for us in the trees. When they found us, they immediately started hitting us on the head with their truncheons. They hit me very hard, it hurt.

      They ordered us to put our hands up and walk out of the forest. When we reached the hill where their vehicle was parked, they told us to stop. They made us stand in front of their car with the headlights on us and their torches shining in our faces. A few minutes, later their chief arrived.
      ’They started hitting us again’

      Acting on orders from him, the other policemen brought us to our knees and hit us again with their truncheons. Then they searched our bags and patted down our bodies to make sure we weren’t hiding anything. They took all our money, I had 100 euros on me. They ordered me to take off my jacket, my shoes and socks.

      It was very cold that night, the road was snowy. I was left barefoot and wearing just my jumper, I was shivering.

      They made a fire and put all our things on it to burn: our clothes, our gloves, our hats, all our documents, our wallets, our phones, everything.
      ’I was crying’

      I got back down on my knees, I was crying. I apologized and asked them to forgive me. I was so cold. They finally took my jacket out of the fire and gave it to me, but part of it was burnt.

      Afterwards, the policemen told us to lie on the ground, face down. They started hitting us all over our bodies again for about an hour. One of my friends had his finger dislocated.

      They finally picked us up and told us to walk back towards Serbia, which was only a few meters away. The chief called the Serbian police to come and pick us up. But we had to wait another hour, still in the freezing cold. It must have been around 3am.
      ’If I see you again I’ll kill you, I’ll dig a hole and put your body inside.’

      In the meantime, the chief ordered us to do push-ups. The ground was frozen, I didn’t have gloves on. With the exhaustion and the cold, I couldn’t hold myself up and kept falling over, so the chief hit me again. He then made us do other exercises: we had to crouch down and get up as quickly as possible. Then he said to us, ’Don’t ever come back here again. If I see you again, I’ll kill you, dig a hole and put your body inside.’

      The Serbian police didn’t arrive, so the Romanian chief told us to cross the border alone. He and his team watched us for a long time with their torches fixed on us to make sure we were really leaving Romanian territory.

      We walked for several hours into Serbia until we found an abandoned building beside the road. We stayed there for a while to regain our strength. We took a bus in the early morning to Belgrade and we reached the migrants’ center.
      ’I am still traumatized’

      I am still traumatized by this story, I often think about it. I was sore from the beating whenever I moved for several days. Now I know that when you enter Romania, you are a dead man walking.

      I couldn’t sleep for several nights. I had nothing left: no more clothes, no more money, they took everything.

      I will never forget the faces of those policemen, especially the chief. How can a human being hurt another human being so much, without any reason? They could have sent us away without mistreating us.”

      *The first name has been changed.

      https://www.infomigrants.net/en/story/30105/when-you-enter-romania-you-are-a-dead-man-walking-adama-recounts-the-v

  • Une procédure ouverte contre Ikea pour fausse déclaration de bois

    Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) a ouvert une procédure contre Ikea pour #fausse_déclaration de #bois. Le marchand de meubles suédois rejette les accusations.

    L’affaire a été déclenchée par une #plainte déposée le 31 août dernier par le Bruno Manser Fonds (BMF) auprès du DEFR et du Bureau fédéral de la consommation (BFC). La porte-parole du DEFR Evelyn Kobelt a confirmé jeudi à Keystone-ATS une information de la radio SRF.

    Après des contrôles effectués dans les cinq succursales Ikea concernées, le DEFR a ouvert des #procédures_pénales_administratives dans deux cas de suspicion de #fausses_déclarations répétées. Selon Evelyn Kobelt, c’est la première fois que l’entreprise fait l’objet d’une procédure pénale pour fausse déclaration. La présomption d’innocence s’applique jusqu’à la fin de la procédure.

    Le BFC avait indiqué avoir constaté des lacunes de déclaration dans les succursales d’Aubonne (VD), Lyssach (BE), Pratteln (BL) Spreitenbach (AG) et Vernier (GE).

    En Suisse, le bois et les produits à base de bois doivent être déclarés conformément à l’ordonnance fédérale correspondante. Le type de bois et son #origine doivent être signalés. Le BFC contrôle le respect de ces règles dans les entreprises.

    Informations ajoutées manuellement

    Ikea Suisse rejette les accusations. Le membre de la direction Aurel Hosennen a déclaré sur les ondes de la SRF qu’il arrive régulièrement que les #étiquettes manquent dans les magasins de meubles. Celles-ci sont en effet apposées à la main chez Ikea. Dans chaque succursale, 80 à 100 étiquettes sont remplacées chaque jour après avoir été perdues.

    Evelyn Kobelt a confirmé le « cas spécial » qu’est Ikea. Le risque d’une déclaration incorrecte y est plus élevé, car les informations doivent être ajoutées manuellement, ce qui est source d’erreurs. D’autres sociétés étrangères ont automatisé les informations concernant la déclaration dans leur système.

    Aurel Hosennen précise qu’Ikea Suisse dispose de ces informations. « Nous connaissons chaque produit, chaque fournisseur, le bois qu’ils utilisent et sa #provenance ». Les déclarations sont disponibles sur le site internet depuis des années. Ikea n’a aucune raison de cacher quelque chose ou de ne rien montrer, souligne-t-il.

    Bois roumain et ukrainien en cause

    Le groupe a été accusé en mai par une ONG britannique d’intégrer du bois abattu illégalement en #Roumanie et en #Ukraine dans sa chaîne de fournisseurs. Dans un communiqué diffusé début octobre, le géant suédois de l’ameublement assurait que le bois utilisé est issu uniquement d’arbres abattus légalement. L’entreprise se basait pour cela sur deux enquêtes, l’une interne, l’autre externe.

    https://www.rts.ch/info/economie/11680455-une-procedure-ouverte-contre-ikea-pour-fausse-declaration-de-bois.html

    #IKEA #Suisse #justice #multinationales

    • Le Bruno Manser Fonds dénonce IKEA

      Le plus grand groupe d’ameublement Suisse enfreint systématiquement l’obligation légale de déclarer le bois.

      Le Bruno Manser Fonds a dénoncé IKEA AG, Spreitenbach (« IKEA »), auprès du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR). Il se base pour cela sur l’infraction systématique d’IKEA à l’obligation légale de déclarer le bois, en vigueur depuis 2012. IKEA est une filiale suisse de la multinationale IKEA sise à Delft, aux Pays-Bas.

      Dans un courrier adressé mardi au Conseiller fédéral Guy Parmelin, chef du DEFR, le Bruno Manser Fonds demande qu’une amende soit prononcée contre IKEA et ses responsables pour infraction à la loi sur l’information des consommatrices et des consommateurs de même qu’à l’ordonnance sur la déclaration du bois et des produits en bois.

      Le Bruno Manser Fonds s’est intéressé de près à l’assortiment IKEA de tables en bois massif et de chaises dans cinq de ses filiales (Aubonne, Lyssach, Pratteln, Spreitenbach et Vernier). Il en est ressorti que l’entreprise, dans plus de 80 cas, ne déclarait pas l’essence ou l’origine du bois, ou sinon le fait de manière abusive :

      – Dans 40 cas, IKEA ne fait aucune indication du type de bois ou de sa provenance, alors qu’il s’agit de tables et de chaises soumises à l’obligation de déclarer.

      – Dans 22 cas, IKEA déclare l’origine du bois pour des tables et des chaises en pin avec l’indication abusive « Amérique du Nord et du Sud, Europe, Inde, Océanie ».

      – Dans 10 cas, IKEA déclare l’origine du bois pour des tables et des chaises en bouleau avec l’indication abusive collective « Chine, Europe, Turquie ».

      – Dans 11 cas, IKEA déclare l’origine du bois pour des tables et des chaises en hêtre avec l’indication abusive collective « Europe, Turquie ».

      « Par cette manière de faire, IKEA dissimule de manière illicite la provenance de sa matière première principale », explique Lukas Straumann, directeur du Bruno Manser Fonds. « Nous attendons de la part d’un groupe de la taille et de l’importance d’IKEA qu’il déclare systématiquement l’origine du bois de ses produits, en conformité à la loi et de manière conviviale. »

      Aux termes de l’ordonnance sur la déclaration du bois, « toute personne qui remet du bois ou des produits en bois aux consommateurs doit indiquer la provenance du bois » et son essence. Les désignations collectives sont certes exceptionnellement admises, mais elles doivent se limiter à « la zone géographique la plus précise possible (Scandinavie, Europe orientale, Afrique occidentale, Amérique centrale, p. ex.) ». La peine pécuniaire maximale encourue en cas d’infraction est de 10’000 CHF.

      Le groupe IKEA a récemment fait les gros titres en raison de la participation présumée de ses fournisseurs à des coupes de bois illégales et des coupes rases en Roumanie et en Ukraine. Environ 60 % du bois d’IKEA provient d’Europe de l’Est et de Russie.

      https://www.bmf.ch/fr/nouveautes/le-bruno-manser-fonds-denonce-ikea-144

  • Désertification en Roumanie - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/090637-044-A/arte-regards-desertification-en-roumanie

    L’#Olténie, une région du sud-ouest de la #Roumanie, est de plus en plus touchée par la #désertification. La chaleur et la #sècheresse y augmentent chaque année, de même que les #tempêtes_de_sables qui se propagent jusqu’à Bucarest. Un groupe d’#écologistes tente d’empêcher le pire grâce au reboisement, tandis que les agriculteurs se tournent vers de nouvelles cultures fruitières.

    #ensablement #agro-industrie #pac #déforestation #climat et #bravo à Octavian

  • En Allemagne, un foyer de Covid-19 découvert dans le plus grand abattoir d’Europe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/06/22/gutersloh-le-foyer-de-covid-19-qui-inquiete-l-allemagne_6043717_3210.html

    Tout au long du week-end, les journaux télévisés ont montré des images que l’on n’avait pas vues depuis des semaines en Allemagne : des dizaines de policiers chargés de faire respecter les mesures de quarantaine imposées aux malades et à leurs familles ; des bénévoles de la Croix-Rouge équipés de masques, de gants et de lunettes de protection pour distribuer des vivres aux habitants bouclés chez eux ; et même une soixantaine de soldats de la Bundeswehr venus participer au dépistage des quelque 6 700 employés de l’abattoir, Bulgares et Roumains pour la plupart, travaillant avec des contrats de sous-traitance, ultraprécaires et logés dans des habitats collectifs souvent vétustes et surpeuplés. « Nous n’avons jamais vu, jusque-là, un foyer de contamination aussi important en Rhénanie-du-Nord-Westphalie », a reconnu le ministre-président du Land, Armin Laschet (CDU), dimanche, à l’issue d’une réunion avec la cellule de crise établie à Gütersloh. Evoquant un « énorme risque pandémique », le chef de l’exécutif régional s’est toutefois voulu rassurant, affirmant que « l’événement a été bien circonscrit » et qu’« il n’y a pas, à ce stade, de risque de transmission significative » du virus au reste de la population. »

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#sante#travailleurmigrant#cluster#bulgarie#roumanie#precarite#logement#emploi

  • GRAND FORMAT. Bienvenue à Geamana, le village roumain enseveli au fond d’un lac poubelle
    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/grand-format-bienvenue-a-geamana-le-village-roumain-enseveli-au-fond-d-

    Oh mon Dieu ! Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas possible. (...) Ce monde de cauchemar, c’est la Terre !" A la fin du classique de la science-fiction de 1968 La Planète des singes, Charlton Heston descend de son cheval, épuisé, et s’effondre sur le sable. Face à lui se dresse le buste de la statue de la Liberté. Sa tête métallique surmontée de sa tiare à pointes, son bras droit tendu et la torche qui le prolonge dépassent d’une plage désolée, révélant le twist final aux spectateurs horrifiés : les hommes ont détruit leur propre civilisation. L’image est puissante. Loin des écrans de cinéma, un choc visuel du même ordre explique la fascination qu’exerce aujourd’hui le village englouti de Geamana, dans le nord-ouest de la Roumanie. De cette petite communauté rurale, elle aussi anéantie par la main de l’homme, ne reste qu’un ultime vestige, le clocher d’une église à demi submergée. Ici, la trace du passé révolu ne surgit non pas du sable, mais d’une mer de boue.

    source : https://alternatives-projetsminiers.org
    #mine_de_cuivre #Roumanie #extractivisme #village_englouti

  • Les #Roms souffrent du « #racisme_environnemental » de l’UE, conclut le rapport | Nouvelles du monde

    Un rapport conclut que les communautés roms d’#Europe vivent souvent sur des terrains vagues pollués et manquent d’#eau_courante ou d’#assainissement à cause du « racisme environnemental ».

    Le #Bureau_européen_de_l'environnement (#EEB), un réseau paneuropéen d’ONG vertes, a constaté que les communautés roms étaient souvent exclues des #services_de_base, tels que l’#eau_potable courante, l’assainissement et la collecte des #ordures, tout en vivant fréquemment sur ou à proximité de certains des sites les plus sales de Europe, comme les #décharges ou les #terrains_industriels contaminés.

    Jusqu’à 10 millions de Roms vivent en Europe, dont 6 millions dans les États membres de l’UE. Bien que leur exclusion sociale soit documentée depuis longtemps, les chercheurs du BEE disent que le déni des services de base et l’exposition à la pollution ont été négligés.

    L’EEB, en collaboration avec des chercheurs d’Europe centrale et orientale, a trouvé 32 cas de « racisme environnemental » dans cinq pays européens : #Hongrie, #Bulgarie, #Roumanie, #Slovaquie et #Macédoine_du_Nord. Les chercheurs se sont également appuyés sur les travaux existants sur les conditions de vie des Roms en #Bosnie-Herzégovine, en #Serbie, au #Monténégro et au #Kosovo.

    L’absence d’eau, d’assainissement et de collecte des ordures a été un problème dans plus de la moitié des études de cas, comme #Stolipinovo en Bulgarie, la plus grande colonie rom d’Europe et une partie de la ville de #Plovdiv. On estime qu’environ 60000 personnes vivent dans le quartier, mais beaucoup sont coupées des services d’eau courante et d’assainissement du reste de Plovdiv, capitale européenne de la culture en 2019.

    En Hongrie, l’accès à l’approvisionnement public en eau de certaines communautés roms a été fermé pendant les vagues de chaleur estivales – des décisions ont touché 800 personnes à #Gulács en août 2017 et 1 500 habitants de #Huszártelep en 2013. La ville du nord de la Hongrie d’#Ózd a reçu près de 5,5 millions d’euros (£ 4,8 m) de la Suisse pour améliorer l’approvisionnement en eau courante des communautés roms, mais les chercheurs ont déclaré que beaucoup n’avaient pas bénéficié du programme. Les autorités ont affirmé que les ménages roms n’avaient pas payé leurs factures.

    Des recherches antérieures ont conclu que seulement environ 12% des communautés roms avaient des toilettes à chasse d’eau et des systèmes de drainage fonctionnels.

    Pata-Rât, à la périphérie de Cluj-Napoca, dans le nord-ouest de la Roumanie, est connue pour son architecture gothique et ses palais baroques.

    https://www.villagefse2016.fr/les-roms-souffrent-du-racisme-environnemental-de-lue-conclut-le-rappo

    #exclusion #eau_potable #accès_à_l'eau

    ping @albertocampiphoto

  • En Allemagne, pas d’#asperges sans Roumains

    Chronique, sur la vie, la vraie, vue d’Allemagne. Ce voisin qu’on croit connaître très bien mais qu’on comprend si mal. Au menu de cette semaine, la passion des Allemands pour les asperges a poussé le gouvernement à ouvrir ses frontières pour faire rentrer des #saisonniers roumains, indispensables à la récolte de leur légume-roi.

    Il a déjà été évoqué dans cette chronique le rapport singulier qu’entretiennent les Allemands avec leurs asperges. Ils les aiment bien blanches, massives, au diamètre imposant, et noyées sous environ douze litres d’épaisse sauce hollandaise. C’est ainsi : entre les Allemands et l’asperge la relation est passionnelle, fusionnelle, et surtout irrationnelle. Comme le dit avec humour la chroniqueuse Margarete Stokowski, que ne ferait-on pas pour célébrer le « culte » du « vieux mâle blanc des arts culinaires » ? Ainsi, tous les ans, le pays, premier producteur européen, surveille ses récoltes comme le lait sur le feu, et on ne compte plus les articles espérant le retour du Spargelzeit, le temps des asperges, comme la promesse de jours meilleurs.
    « Aucun Allemand ne veut faire ce boulot »

    Aussi le pays se trouva-t-il fort dépourvu lorsque le coronavirus menaça de mettre en péril la récolte du légume-roi. Sans travailleurs saisonniers venus de l’Est, pas d’asperges, et pas de sauce hollandaise. Car si les Allemands se bousculent pour acheter leur légume préféré, ils se pressent moins pour les ramasser. « Aucun Allemand ne veut faire ce boulot », déplorait déjà un producteur dans le Brandebourg en 2018. Ramasser des asperges est harassant, et consiste à travailler dix heures par jour le dos courbé pour le salaire minimum.

    Un printemps sans asperges ? Face à cette catastrophe annoncée, le gouvernement allemand n’est pas resté les bras ballants. La ministre de l’Agriculture, Julia Klöckner (CDU), a d’abord proposé d’utiliser des demandeurs d’asile, dont on lèverait l’interdiction de travail. Certaines personnes originaires d’Albanie, de Bosnie-Herzégovine ou du Kosovo ne pourraient-elles pas faire l’affaire ? Finalement, le gouvernement s’est dit : coronavirus ou pas, il nous faut des travailleurs saisonniers. D’un seul homme, les exploitants se sont proposés afin d’aller chercher les volontaires par avion. Seul hic, la plupart des frontières en Allemagne sont fermées depuis la mi-mars.

    Soulagement

    Qu’à cela ne tienne. Si Paris vaut bien une messe, l’asperge vaut bien une entorse à la fermeture des frontières. Le 2 avril, le gouvernement fédéral a permis la venue de 80 000 travailleurs saisonniers. Des images d’ouvriers roumains, photographiés à leur sortie d’avion façon paparazzade, ont alors envahi les médias, qui poussèrent un cri de soulagement : « Les saisonniers sont là. » Même le parti d’extrême droite AfD s’est réjoui, une fois n’est pas coutume, de l’#ouverture_des_frontières.

    Seulement, l’affaire n’est pas sans danger, quand bien même les exploitants assurent respecter les consignes d’hygiène et de sécurité. L’un de ces ouvriers agricoles roumains est mort du Covid-19 lors du week-end de Pâques, près de Fribourg-en-Brisgau (Bade-Wurtemberg). Il avait 57 ans. On suppose qu’il a contracté le virus en Allemagne. Une éditorialiste du Zeit s’est indignée, et elle n’est pas la seule : « Pas besoin d’être diplômée en économie pour comprendre que l’idée d’envoyer des milliers de Roumains démunis en Allemagne pour travailler dans les champs en pleine pandémie n’est pas particulièrement bonne. »

    https://www.liberation.fr/planete/2020/04/21/en-allemagne-pas-d-asperges-sans-roumains_1785811

    #travailleurs_étrangers #migrations #coronavirus #covid-19 #Roumanie #travailleurs_roumains

    Ajouté à cette métaliste :
    https://seenthis.net/messages/849493

  • Expérience partagée d’une phyto-épuration
    https://infokiosques.net/spip.php?article1742

    "Nous avions envie d’écrire cette brochure pour partager notre expérience de construction collective d’un système de phyto-épuration à l’Amassada en Aveyron au cours du printemps 2019. Aujourd’hui, on ne peut malheureusement plus en profiter puisqu’un bulldozer a du l’aplatir lors de la destruction des lieux en octobre 2019. L’idée, c’est de faire un retour d’expérience pratique et que cela puisse servir à d’autres qui auraient aussi envie d’installer une phyto-épuration là ou illes sont. Cette brochure ne traitera pas des normes « légales » ou autres pour une installation de ce type. Elle est destinée aux personnes souhaitant faire une phyto avec peu de moyen, de la récup’, pour les squats, occupations, lieux collectifs ..." #E

    / #Guides_pratiques, Infokiosque fantôme (...)

    #Infokiosque_fantôme_partout_
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Experience_partagee_d_une_phyto_epuration-8p-2019-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Experience_partagee_d_une_phyto_epuration-8p-2019-fil.pdf

    • Nous avions commencé a faire un potager au printemps, et avions aussi construit une serre. Très vite, on se rend compte que l’eau va nous manquer, au vu de l’été sec qui s’annonce, et également que nous avions mal anticipé la récupération des eaux de pluie. L’Aveyron en été est en proie au manque d’eau, comme une grande majorité des départements français.

      Du coup, nous nous sommes dit qu’avec une phyto-épuration, nous pouvions récupérer facilement l’eau grise : l’eau provenant de la cuisine, non mélangée avec celle des toilettes, vu qu’on utilisait des toilettes seiches.

      En fait, ce problème très local nous vient de raisonnement plus globaux, en nous questionnant sur l’utilisation et le traitement de l’eau, Sur ce territoire en lutte, nous avions la possibilité d’expérimenter d’autres formes de vie et de mettre concrètement en pratique des idées, qui bien souvent n’en reste qu’a des idées, avec la volonté de s’inscrire sur le territoire où nous vivions, et d’y trouver une forme de cohérence. C’est-à-dire questionner nos consommations d’énergies et de ressources (eau, électricité, gestion des déchets, pollutions des sols ...).

      L’électricité ne vient pas de la prise, tout comme l’eau ne vient pas du robinet. Nous trouvons ces visions trop déconnectées de la réalite et nous voulions vivre en conscience du monde qui nous entoure.

    • Les "capsunari" les cueilleurs de fraise, ces travailleurs roumains que l’Europe s’arrache
      https://www.rtbf.be/info/societe/detail_les-capsunari-ces-travailleurs-roumains-que-l-europe-s-arrache?id=104931

      Convoités par Londres ou Berlin, ils partent malgré les aléas de la pandémie de coronavirus : aides à domicile ou cueilleurs de fruits roumains se retrouvent au centre de marchandages inédits nés des pénuries de main-d’oeuvre causées par la crise sanitaire.

      "Les saisonniers ne représentent qu’une minorité parmi les émigrants roumains, mais ces dernières semaines, ils sont devenus très visibles » , reconnaît auprès de l’AFP le sociologue Iulian Stanescu de l’Institut de recherches sur la qualité de la vie (ICCV).

      La diaspora roumaine compte environ 4 millions de personnes dans le monde, dont de nombreux informaticiens, médecins et autres diplômés, mais c’est pour les travailleurs les plus précaires et les moins qualifiés que les autorités d’Europe de l’Ouest se mobilisent.

      Malgré les interdictions de voyage en vigueur sur le continent, des dizaines de vols spéciaux ont été affrétés depuis le début de l’épidémie pour transporter la main-d’oeuvre roumaine et sauver les récoltes d’asperges et de fraises allemandes ou britanniques.

      Dernier exemple en date de négociations au sommet : Vienne tente de convaincre Bucarest de mettre en place une liaison ferroviaire hebdomadaire pour faciliter l’acheminement de milliers d’aides à domicile, employées auprès de seniors autrichiens qui ont besoin d’une assistance médicale jour et nuit.

      Exporter plutôt qu’insérer
      Cette pression nourrit des sentiments ambivalents chez les responsables roumains : crainte de voir des travailleurs mal protégés face aux risques de contamination et susceptibles de ramener le virus dans leur pays ; réalisme sur la nécessité économique de cette migration.

      Parfois raillés dans leur pays, où ils sont génériquement désignés comme "capsunari" (cueilleurs de fraises) , les émigrants représentent une source incontournable de transferts d’argent : l’année dernière ils ont envoyé à leurs familles 7,2 milliards de dollars (6,6 milliards d’euros), soit près d’un tiers de plus que les investissements directs étrangers attirés par la Roumanie.

      "Pour les décideurs roumains, quelle que soit leur orientation politique, il a toujours été plus simple d’exporter cette main-d’œuvre que de mettre en place des politiques antipauvreté pour lesquelles il faut dépenser de l’argent" , observe M. Stanescu.

      La transition du pays vers l’économie de marché a entraîné ces trois dernières décennies la fermeture de nombreuses usines héritées du régime communiste et l’effondrement des fermes d’Etat, laissant sur le bord de la route plusieurs millions de travailleurs.

      Du coup, cueillir pendant trois mois des fruits ou des légumes en Europe de l’Ouest permet à ces personnes de survivre pendant les neuf mois restants.

      "Pas le choix"
      "Nous partons parce que nous en avons besoin. Ce n’est pas facile pour nous" , a expliqué jeudi à l’AFP un saisonnier de 35 ans, Ionel, en partance de Bucarest par un vol spécial pour le Royaume-Uni.

      A ses côtés, dans le hall des départs de l’aéroport, des femmes et des hommes de tous âges qui passeront trois mois dans les vignes britanniques. Tous portent des masques, ont constaté des journalistes de l’AFP.

      "Je fais ça depuis longtemps, mais maintenant cela semble différent. Il y a un sentiment étrange. J’ai laissé mes enfants et mes parents à la maison" , ajoute Ionel.

      "Ce n’était pas une décision facile, mais je n’avais pas d’autre choix" , a déclaré Tinca, une jeune femme de 22 ans dont c’est la première saison à l’étranger.
      Selon plusieurs sites qui recrutent pour l’agriculture allemande, les saisonniers y sont payés 9,35 euros l’heure, pouvant tabler sur quelque 1300 euros par mois. En Roumanie, le salaire net moyen s’élève à 660 euros par mois.

      "Nous nous attendons à une hausse du nombre de candidats au départ car il sera encore plus difficile de joindre les deux bouts en #Roumanie" , pays de 19 millions d’habitants, indique à l’AFP Sergiu Marian, responsable de la société Christian Sallemaier qui recrute des #aides-soignantes.

      Alors que les médias évoquent des "abus" de la part d’employeurs peu scrupuleux et s’interrogent sur la prise en charge d’éventuels saisonniers contaminés par le Covid-19, certains critiquent le gouvernement libéral, accusé de permettre que des ressortissants roumains soient "traités tels des esclaves sur des plantations".

      La médiatrice roumaine des droits Renate Weber s’est inquiétée du sort des cueilleurs de fruits partis en Allemagne et a demandé à Berlin des "détails sur les conditions sanitaires et d’hébergement" qui leur sont réservées.

      Le député européen socialiste Victor Negrescu a appelé le médiateur européen à veiller au respect des droits de ses concitoyens. "Les saisonniers roumains ne sont pas des esclaves", a-t-il lancé. "La dignité humaine et la santé ne sont pas négociables".

      Intéressante, la justification économique de l’#esclavage et de la #déportation dans l’#union_européenne, l’#UE par l’#AFP, reproduite par la #RTBF.
      Heureusement, l’union européenne est en train d’annexer l’#Albanie.

  • The other sad news arriving from Serbia concerns the boat which capsized on the Danube, on the Serbian-Romanian border. The boat was carrying 16 migrants from various countries and was piloted by 2 people-smugglers. Two persons drowned after the capsizing, eight were declared missing, and eight were saved.

    Reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli, mail du 29.04.2020

    PREVRNUO SE ČAMAC NA DUNAVU Na rumunskoj granici poginuo Srbin, za osmoro se traga

    Jedna osoba je poginula, a osam osoba se vode kao nestale nakon što se na Dunavu, na granici sa Srbijom i Rumunijom prevrnuo čamac.

    Prema izjavi rumunske policije, čamac se prevrnuo u noći između četvrtka i petka, nakon što su migranti napustili Srbiju, i to kada su putnici ustali, jer je voda počela da prodire u plovilo, prenosi “lavanguardia”.

    Šesnaest migranata iz raznih zemalja i dvojica osumnjičena za trafiking, srpske nacionalnosti, bili su na tom čamcu, kako prenose rumunski mediji.

    Spaseni su četvorica Sirijaca, dvojica Iračana, Jermen, Palestinac i Srbin, pre nego što je otkriveno da je jedan od putnika, takođe iz Sriije, mrtav.

    https://www.blic.rs/vesti/hronika/prevrnuo-se-camac-na-dunavu-na-rumunskoj-granici-poginuo-srbin-za-osmoro-se-traga/k5p50m0

    #décès #morts #mourir_aux_frontières #Balkans #asile #migrations #réfugiés #morts_aux_frontières #Danube #Serbie #Roumanie #fleuve #rivière

    –---

    Autres articles de presse sur l’événement:
    https://www.blic.rs/vesti/hronika/sprecena-tragedija-vatrogasci-spasli-pecarose-kod-trstenika-prevrnuo-se-camac/hz555b9
    https://www.blic.rs/vesti/hronika/tragedija-na-dunavu-iz-reke-izvucena-tela-dve-zene-jos-se-traga-za-cetiri-utopljenika/nns59sn
    https://www.blic.rs/vesti/hronika/prevrnuo-se-camac-na-dunavu-utopilo-se-sest-osoba-od-kojih-dvoje-dece/035t7zx

    ping @isskein

    • Un muerto y 8 desaparecidos tras naufragar barca con refugiados en el Danubio

      Una persona ha muerto y otras ocho están desaparecidas tras naufragar una barca con refugiados en el tramo del río Danubio que bordea las fronteras de Rumanía y Serbia.

      Según explicó la Policía de Frontera rumana en un comunicado, la embarcación había salido de Serbia y volcó en la noche del jueves al viernes, al ponerse en pie los pasajeros en el momento en que empezó a entrar agua.

      En la embarcación viajaban 16 migrantes provenientes de diversos países y dos presuntos traficantes de personas de nacionalidad serbia, informó el canal de noticias rumano Realitatea Plus.

      La policía rumana logró rescatar con vida a nueve náufragos (cuatro sirios, dos iraquíes, un yemení, un palestino y un serbio) antes de hallar sin vida el cuerpo del fallecido, un ciudadano sirio.

      Las autoridades rumanas siguen buscando a las otras ocho personas desaparecidas.

      https://www.lavanguardia.com/politica/20200417/48573869745/un-muerto-y-8-desaparecidos-tras-naufragar-barca-con-refugiados-en-el-

  • InfoPark
    15 – 21 April 2020
    Weekly Flashback

    Serbia
    ➢ A heavy presence of police and military troops continued in and around centers in Serbia, failing to yield any improvement of the situation. Some of the recent repressive actions can only be described as an open intimidation of migrants without
    any clear reason and against international humanitarian laws – using surveillance drones flying low above the tents or parading with heavy vehicles in camps both during the day and during the night.

    ➢ During his visit to Obrenovac RTC on April 16, Serbian Minister of Defense Aleksandar Vulin stated that migrants present a security and health risk to Serbian citizens, stressing that the camps will remain locked until the end of pandemic, guarded by the Serbian Army. Soon after, Obrenovac migrants demolished an internal CCTV system installed for camp’s surveillance, continuing tense relations
    with the authorities.

    ➢ According to local media, another massive incident occurred on Easter Sunday in Adasevci Reception Center when approx. 50 migrants tried to leave (as an act of nonviolent protest). This protest also came as a result of dissatisfaction over being locked in overcrowded government run centers, inadequate services and in this case,
    repeated complaints over poor food quality. The riot was halted when an officer of the Serbian Armed Forces fired warning bullets into the air. This is the second time that live bullets were used in Serbian camps against non-armed refugees and migrants in the state of emergency.

    ➢ In the 7th week of COVID-19 outbreak, the centers are not yet capable of fulfilling the universal recommendations on social distancing, quarantine requirements and
    voluntary isolation.

    ➢ A boat with migrants capsized on the Serbia-Romania border last week, according to Romanian police. Allegedly, the boat carried 2 Serbian smugglers and 16 migrants of different origins (Afghanistan, Syria, Yemen, Iraq, Palestine). Two persons drowned,
    eight were reported missing and eight were rescued. Official report on the incident has yet to be issued, however it has been shown once again how illegal movement through Serbia is still very strong despite the lockdown.

    ➢ Deutsche Welle (DW) in Serbia reported on a mysterious international agreement between Austria and Serbia, which allegedly gives an option to Austria to return rejected asylum seekers on behalf they have previously passed through Serbia and their deportation to countries of origin is not possible. The Austrian Ministry of Interior confirmed that there is such a “working agreement” However, details have
    been marked as secret and it is unclear whether or not the agreement has been implemented so far. Info Park expects this information to cause additional stir on Serbian political scene, since several right wing, anti migrant parties were accusing the government of “a secret agreement” between Austria and Serbia that has now
    been formally confirmed. The right-wing groups accused Serbian authorities of secretly implementing the agreement in the first days of camps lockdown, bringing busloads of migrants from Austria to RTCs overnight. No reaction from the Serbian officials was noted so far.

    ➢ Serbia faced the longest general lockdown of 84 hours during the weekend. Results of fight against COVID-19 on Monday, 20 April, in Serbia are: Confirmed cases - 6,630, Deaths - 125, total number of tested people: 41,812. None of the 8,900 refugees, asylum seekers or migrants in Serbia have tested positive for COVID-19.

    Bosnia and Herzegovina
    ➢ Although displacement of asylum seekers and other migrants to the new camp Lipa near Bihac, Bosnia and Herzegovina, was announced in March, it has not yet occurred. However, according to local B&H media, the first migrants should be accommodated this week, due to the coronavirus crisis. Fifty tents in total were erected on this site, which should accommodate 1,000 migrants.

    Greece
    ➢ Following the closure of the migrant camps due to coronavirus pandemic, the restrictions on the movement of refugees and migrants thought Greece have been extended until 10 May. Meanwhile, a fire destroyed parts of one of Greece’s largest migrant camps on the Aegean island of Chios. The fire tore through Vial camp
    destroying some accommodation and administrative facilities leaving a few hundred homeless. Three migrants have been arrested, according to Infomigrants portal.

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Bosnie-Herzégovine #Serbie #Grèce #Camp #Obrenovac #Adasevci #Roumanie #Lipa #Bihac #Chios #Vial #Révolte #Incendie #Accordderéadmission #Autriche

  • Farmers charter flights to bring fruit-pickers to UK as travel shutdown causes shortage of foreign workers

    Farmers charter flights to bring fruit-pickers to UK as travel shutdown causes shortage of foreign workers

    Nearly 200 Romanian agricultural workers flown from Bucharest to London Stansted in first of series of flights to plug gap in workforce

    With scheduled aviation almost completely shut down due to the coronavirus pandemic, UK farmers are chartering planes to bring in workers to pick fruit and vegetables.

    Nearly 200 Romanian agricultural workers will fly from Bucharest to London Stansted on Thursday aboard the first of a series of charter flights.

    The Country Land and Business Association (CLA) claims travel restrictions and illness could leave a shortage of up to 80,000 agricultural workers. While some of those posts will be filled by British workers, the CLA said it is “almost impossible for farmers to access the labour they need”.

    Scheduled flights between Romania and the UK have been suspended since 5 April, and terrestrial journeys are impossible because of closed frontiers across Europe.

    So with crops ripening and a shortage of seasonal labour, a group of farmers approached the London firm Air Charter Service (ACS) to lay on special flights.

    Matt Purton, the firm’s commercial director, said: “There’s still a need for people from eastern Europe to come to do that work.

    ”It’s impossible to get here by normal means.”

    Passengers booked on the first flight from Romania will undergo health checks before departure. Anyone who displays symptoms of Covid-19 will not be allowed on board.

    To limit the spread of coronavirus onboard planes, the aviation industry is studying the concept of “de-densification” – leaving the middle seat empty in each row.

    On a Boeing 737-800 such as the one being used for the first charter, that would reduce the maximum capacity from 189 to 126.

    But The Independent understands that the Boeing 737 being used for the first flight has every seat booked. The cost per person is around £200 for the one-way flight.
    Daily coronavirus briefing

    No hype, just the advice and analysis you need

    On arrival at the Essex airport, the workers will be bussed to farms in the east of England.

    Further missions from Romania and Bulgaria are planned by ACS.

    The company has also organised missions from the two Balkan countries to a range of German airports.

    Meanwhile, the Scottish airline Loganair is operating charters to and from Poland and Latvia on behalf of the oil industry based northeast Scotland.

    The airline is using an Embraer regional jet to connect Aberdeen, Gdansk and Riga.

    Loganair chief executive Jonathan Hinkles said: “There are still a lot of essential oil workers who need to move.”

    The carrier is also operating “lifeline” flights to Scotland’s islands, as well as Royal Mail services and a new passenger link between Heathrow and the Isle of Man on behalf of British Airways.

    “With half the fleet flying, we’re probably flying more of our aircraft than any other UK airline,” said Mr Hinkles.

    https://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/coronavirus-farmers-charter-flights-fruit-pickers-foreign-workers-rom

    #UK #Angleterre #charter #travailleurs_étrangers #agriculture #Roumanie #migrations #travail #coronavirus #covid-19 #récolte

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    Ajouté à la métaliste migrations et coronavirus:
    https://seenthis.net/messages/836693

    ping @thomas_lacroix @karine4

    • Eastern Europeans to be flown in to pick fruit and veg

      Eastern European farm workers are being flown to the UK on charter flights to pick fruit and vegetable crops.

      Air Charter Service has told the BBC that the first flight will land on Thursday in Stansted carrying 150 Romanian farm workers.

      The firm told the BBC that the plane is the first of up to six set to operate between mid-April and the end of June.

      Government department Defra said it was encouraging people across the UK “to help bring the harvest in”.

      British farmers recently warned that crops could be left to rot in the field because of a shortage of seasonal workers from Eastern Europe. Travel restrictions due to the coronavirus lockdown have meant most workers have stayed at home.

      Several UK growers have launched a recruitment drive, calling for local workers to join the harvest to prevent millions of tonnes of fruit and vegetables going to waste. However, concerns remain that they won’t be able to fulfil the demand on farms.

      One of the UK’s biggest fresh food producers, G’s Fresh, based in Cambridgeshire, confirmed it chartered two out of the six flights carrying Eastern European farm workers from Romania.

      Derek Wilkinson, managing director of G’s Fresh’s Sandfield Farms division, told the BBC that the 150 workers arriving at Stansted from eastern Romania on Thursday will be taken by bus to farms in East Anglia to pick lettuce.

      The firm said the group will be screened on arrival in the UK, will be socially distanced, and anyone found to have a temperature will be quarantined.

      Mr Wilkinson said his business needed 3,000 seasonal workers, with the greatest need in May at the start of the spring onion harvest, followed by the pea and bean crop in June.

      He added that the company had had a good response to a recruitment campaign aimed at local workers. So far, 500 British people have registered their interest.

      The Air Charter Service, a private firm, has already arranged flights for seasonal workers in other countries. It flew 1,000 farm workers to Germany from Bulgaria and Romania in recent weeks.

      The workers will board in Iasi, eastern Romania, after having their temperatures taken and filling out a health questionnaire. The BBC understands that they will be taken from the airport by minibuses to farms in the South East and the Midlands.
      Seasonal worker shortage

      The National Farmers’ Union (NFU) said up to 70,000 fruit and vegetable pickers were needed. It is calling for a modern-day “land army” of UK workers.

      NFU vice president Tom Bradshaw told the BBC: “Growers that rely on seasonal workers to grow, pick and pack our fresh fruit, veg and flowers are extremely concerned about the impact coronavirus restrictions may have on their ability to recruit this critical workforce this season.”

      “In the meantime, I would encourage anyone who is interested in helping pick for Britain this summer to contact one of the approved agricultural recruiters.”

      A national campaign is appealing to students and those who have lost their jobs in bars, cafes and shops to help with the harvest.

      Several schemes have been set up to recruit new workers. They include one by the charity Concordia, which typically helps young people arrange experiences abroad, and another by the industry bodies British Summer Fruit and British Apples and Pears.

      Data released to the BBC last week by job search engines suggested that those recruitment efforts might be paying off.

      Totaljobs said it had seen 50,000 searches for farming jobs in one week alone. It added that searches for terms such as “fruit picker” or “farm worker” had surged by 338% and 107% respectively.

      Indeed.co.uk said that there had been a huge spike in interest for fruit picker jobs in particular. Between 18 March and 1 April, there was an increase of more than 6,000% in searches for these roles on its website.

      Meanwhile, Monster said the number of UK users searching for “farm” or “farm worker” jobs had nearly tripled.

      https://www.bbc.com/news/business-52293061

    • The only frequent flyers left: migrant workers in the EU in times of Covid-19

      In a bizarre twist of fate, migrant workers from eastern Europe have remained the only mobile segment of Europe’s population.

      As many European countries have closed their borders and imposed stringent quarantine measures, there is a group of people that continues crossing borders, exposing themselves to risk, often because they hardly have another choice – migrant workers from eastern Europe.

      “Immediate departure - England”, “The Netherlands – Picking up Asparagus”, “Soft Fruits – Scotland”, “Germany Bochum, factory”. These are the titles of some of the 60 job ads published in April, amidst the Corona lockdown, on a Bulgarian jobs website for working abroad. As Romanian workers gather at crowded terminals waiting for their charter flights to Germany, the persistent inequalities within the EU are exposed more clearly than ever. We are all in this together, but some are more in than others.
      “De-facto quarantine with simultaneous work opportunity”

      Governments and businesses in western Europe have pushed for travel exemptions for eastern Europeans, in order to tackle the dire shortages of seasonal labour for planting and harvesting crops at this time of the year. On March 30, the European Commission released new “practical advice” to ensure that cross-border and frontier workers within the EU, in particular those with critical professions, can reach their workplace. The definition of “critical professions” is extremely flexible: “This includes but is not limited to [emphasis added] those working in the health care and food sectors, and other essential services like childcare, elderly care, and critical staff for utilities”.

      Germany is making plans to fly in tens of thousands of eastern Europeans for harvesting – keeping the system of seasonal work alive despite the crisis. It is illustrative that, in Frankfurt, incoming Romanians were welcomed with chocolate Easter bunnies by the German agricultural minister – not an accolade they normally receive. In Austria, care-workers were flown in from Bulgaria, Croatia, and Romania, and more are supposed to follow – even though the Romanian government recently prevented another flight. Whereas two years ago the then right-wing Austrian government introduced measures that reduced the family allowance of many of these eastern European workers, now there are even bonus payments for those care-workers who stay longer. Two Austrian regions have also flown in agricultural workers from Romania.

      The economic logic is clear. While for western standards, eastern Europeans provide cheap labour, the wages these workers receive in the West are still much higher than what they would get for the same work at home. In addition, long hours of gruelling and low-paid work under the spring and summer sun is not something many westerners are keen on doing. It is telling that, despite soaring unemployment rates at home, western and southern European governments, from Spain to Sweden, are nonetheless alarmed over the shortages of farm workers. This has included calling on local citizens to help in the fields. But it should come as no surprise if these calls fall short of expectations, in light of the dire working and living conditions of farm work, on top of the current health hazard.
      No choice

      For many eastern Europeans, though, this is their only way to make ends meet. Lack of proper health care insurance, social protection, and adequate working conditions for eastern European workers have already been a serious problem in the past. But these problems have been exacerbated even further by the pandemic. According to a recent ad for warehouse work in the UK, workers are expected to work 12-hours day and night shifts and receive between 8.35 and 12 GBP per hour depending on achieving set targets. The costs for travel are paid by the workers themselves, in addition to up to 85 GBP per week for accommodation. Workers are also expected to pay two weeks of rent in advance upon arrival and a tax for the housing agency.

      In the meantime in Germany, eastern European agricultural workers are expected to undergo a “de-facto quarantine with simultaneous work opportunity”. That is, they should stay in quarantine while working and sharing accommodation with half-as-many people as usual. Taking into account that accommodations sometimes house up to a dozen workers, this is hardly a strict protection measure. On April 11, a 57-year old Romanian agricultural worker was found dead in German Baden-Württemberg. He had gotten infected with Covid-19 while harvesting asparagus, one of German’s favourite veggies.

      In an open letter from of March 31, the Bulgarian trade union Podkrepa demanded that the Bulgarian government either stops workers from leaving the country – by providing them with minimal basic income during the crisis – or pressurises receiving countries into protecting the economic rights and health of workers, and not sending them back to Bulgaria before the crisis ends. So far, neither of these routes has been taken.
      Open borders without proper social protection serve the interest of employers

      The number of infections in many eastern European countries is still low, in part due to the quick introduction of restrictive measures of “social distancing”. Still, any potential increase could be fatal, given the austerity-stricken decrepit state of the health systems of many of these countries. The municipal hospital of the small town Bulgarian town of Provadia, for example, has no ventilators and counts on an 84-years old pulmonologist and a 60-years old anaesthesiologist, – in a country where many young medical graduates have emigrated to the West and are now helping to tackle the pandemic elsewhere.

      Yet, this should not be interpreted in simplistic moral frames pitting the exploitative West versus the innocent East. Instead of increasing the wages of workers in Bulgaria, Bulgarian employers lobbied actively in the past to “import” cheap labour from third countries such as Moldova and Ukraine. Many of the Bulgarian job ads for work abroad in fact advertise jobs in Czechia, another Central and Eastern European country.

      There has been an important debate on workers’ rights taking place also within southern European countries that have long relied on the inflow of seasonal cheap labour from eastern Europe but also from north and sub-Saharan Africa. The Italian Agriculture Minister recently sparked debate when suggesting that undocumented immigrants from third countries should be given work permits to fill those gaps. This would at the same time provide greater protection to a highly vulnerable sector of the population and avoid shortages of fresh food and the rise in prices. Unsurprisingly, her proposal has been met with fierce resistance by the far right.

      What all this comes to show is that the underlying problem is a systemic one concerning the way employers exploit wage differences across borders. Open borders without proper social protection serve first and foremost the interest of employers. The labour force of sending countries becomes nothing but a labour reserve for receiving countries, contributing to social dumping abroad and labour shortage at home.

      In practical terms, now is the moment to push for unionization of migrant workers and legal measures to guarantee their rights, not only now, when it is urgent to have them, but also in the future. In addition, more cooperation between eastern European trade unions and trade unions in western countries such as Germany and the UK is direly needed.

      Now, it is more important than ever to focus on the consequences of emigration, especially seasonal and short-term labour, both on the individual health and wellbeing of workers and on the economy and public health in the sending countries. Behind the asparagus and strawberries that we eat this spring, while self-isolating, there are the lives of those who cannot afford to stay home, including those who have to take charter flights to work in “semi-quarantine” conditions in foreign countries, at their own risk.

      https://www.opendemocracy.net/en/can-europe-make-it/only-frequent-flyers-left-migrant-workers-eu-times-covid-19

  • Balkan Countries Close Border Crossings to Stop Coronavirus

    https://balkaninsight.com/2020/03/13/balkan-countries-close-border-crossings-to-stop-coronavirus

    To slow the spread of the coronavirus, several Balkan countries have closed most of their border crossings with neighbouring states, making travel in some parts of the region practically impossible.

    Serbia, Albania and Romania have closed many of their border crossings in order to combat the spread of the coronavirus, leaving some parts of the Balkans practically cut off for civil traffic.

    All countries of the region have either banned entry or introduced special restrictive measures for passengers arriving from countries with mid to high to risk of coronavirus.

    Serbia has closed 44 border crossings with neighbouring Romania, Bulgaria, North Macedonia, Montenegro, Bosnia and Croatia, so that its border police can focus on the main and most frequently used crossings. Crossings have been closed mainly to increase staff numbers on the main crossings that remain open. Most closed borders are road border crossings but river, railway and ferry transport is also affected.

    Romania has closed several crossing points that connect the country by land with its neighbours. The closures affect crossings to Hungary, Ukraine, Bulgaria and Moldova, the Interior Minister, Marcel Vela, announced on Thursday night. He also said the Serbian authorities had unilaterally closed several crossing points, presumably without informing Romania first. The crossings at the Iron Gates, Moravita and Jimbolia remain open on the border with Serbia, Vela added.

    Albania has unilaterally closed several border crossings with neighbouring Montenegro, Kosovo and North Macedonia.

    North Macedonia has not closed any borders so far, but, as a result of the unilateral moves made by its neighbours, two crossings with Serbia and three with Albania are closed. Traffic with Serbia continues only through the main Tabanovce crossing.

    Bosnia and Herzegovina has not closed any of its borders, though passenger control measures have been strengthened and a temporary entry ban has been imposed on arrivals from the countries worst affected by the coronavirus pandemic.

    Croatia has also not closed its borders, even with Italy, the worst affected country in Europe. A government session on Friday was expected to clarify whether the crossings will remain open or not.

    In Montenegro, the border crossing with Albania at Sukobin-Muricani was closed on Friday morning on the request of Albania. Border crossings with Serbia in Jabuka near Pljevlja and at Godovo near Rozaje were closed on Thursday at the request of Serbia.

    Moldova has not closed border crossings, but its neighbours, Ukraine and Romania, have closed some crossings, making travel there harder. Bulgaria also has not closed any border crossings, except those closed from the Serbian side.

    #Covid-19 #migrant #migration #Balkans #Serbie #Albanie #Roumanie #Bulgarie #RépubliquedeMacédoine #Monténégro #Bosnie-Herzégovine #Kosovo #Croatie #Frontière

  • UNHCR Serbia Update, November 2019

    • 1,035 asylum seekers reported collective expulsion from neighbouring countries (439 from Romania, 357 from Hungary, 133 from Croatia and 96 from BiH). 51% of them alleged to have been denied access to asylum and 19% maltreatment by authorities of these countries. Amongst them were asylum seekers, who were expelled to Serbia outside lawful procedures from Hungary (three) or BiH (two), though they had never been in Serbia before. The terrible danger of irregular movements was again illustrated in the early morning of 11 November, when a dinghy with ten migrants heading from the port of #Apatin towards Croatia overturned in the Danube, leading to four missing passengers, feared to have drowned.

    https://reliefweb.int/report/serbia/unhcr-serbia-update-november-2019
    #Serbie #push-back #refoulement #refoulements #push-backs #refoulements_collectifs #asile #migrations #réfugiés #Roumanie #Hongrie #Croatie #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #par_ricochet

    Il y a aussi, dans ce rapport, la nouvelle de #décès #morts :

    The terrible danger of irregular movements was again illustrated in the early morning of 11 November, when a dinghy with ten migrants heading from the port of #Apatin towards Croatia overturned in the Danube, leading to four missing passengers, feared to have drowned

    Sur les #refoulements_en_chaîne...

    Comme ce qui se passait en 2013, et que j’avais signalé dans un texte écrit pour la revue Vivre Ensemble (@vivre) paru en septembre 2014 :
    Serbie | L’antichambre de l’Europe

    Une fois récolté l’argent nécessaire, ils et elles reprennent leur route vers l’Europe, souvent via la Hongrie. L’UE ayant renforcé les contrôles à la frontière hongro-serbe, les migrants restent fréquemment bloqués en Serbie. Quant à ceux qui parviennent à la franchir, ils risquent de se retrouver… en Grèce ! Les conditions d’accueil en Hongrie conduisent en effet nombre de migrants à refuser de donner leurs empreintes digitales pour ne pas s’y trouver coincés par le jeu du système Dublin. Ils sont alors acheminés vers la frontière serbe, selon les témoignages que nous avons recueillis. Et lorsqu’ils sont interceptés en Serbie, ils sont condamnables à une peine de prison (10 à 15 jours) ou à une amende et reçoivent un ordre d’expulsion. Parfois, ils sont directement retransférés en Macédoine. La Macédoine ayant notamment signé un accord de réadmission avec Athènes, les migrants peuvent, au final, se retrouver en Grèce. Un pays structurellement défaillant en matière de protection, au point que les renvois Dublin y sont illégaux depuis 2011. La Hongrie continue ainsi d’y renvoyer indirectement les migrants, par le jeu de refoulements en chaîne.

    https://asile.ch/chronique/serbie-lantichambre-de-leurope

    ping @isskein

  • Romania forest murder as battle over logging turns violent - BBC News
    https://www.bbc.com/news/amp/world-europe-50094830

    Romania is home to more than half of Europe’s last remaining old-growth and primeval forests — valuable ecosystems home to bears, wolves, lynx, and wildcat.

    There is considerable alarm at the levels of violence illegal loggers are willing to use in order to steal wood. That wood can end up anywhere across Europe, from furniture to paper or building materials.

    “We are deeply concerned that forest rangers and activists like us are being killed while investigating illegal logging in Romania.”

    Romania’s state-owned forest management company, Romsilva, which manages 48% of the country’s forests, strongly condemned the latest killing and cited alarming numbers of attacks against forestry workers who were trying to protect against “wood thieves”.

    It has counted 16 attacks on its forestry workers this year alone.

    The head of the Silva Trade Union Federation, Silviu Geana, complains that rangers are unable to defend themselves and six rangers have now lost their lives in recent years.

    Research by Greenpeace Romania estimates that Romania is losing as much as three hectares of its total forest cover every hour as a result of degradation, illegal and legal logging — including swathes of its pristine old-growth forests.

    Last month three NGOs, Agent Green, ClientEarth and EuroNatur, filed a complaint to the European Commission against Romania’s government, alleging that its logging practices often contravened EU law on nature protection.

    “There is a lot at stake because Romania is home to the last, vast old-growth and primeval forest cover — but they are simply becoming chipboard for furniture.” Gabriel Paun said.

    The government in Bucharest says it has boosted efforts to fight illegal logging, with better inspection and monitoring, but the EU says big challenges lie ahead.

    #forêt #bois #braconnage #Roumanie