• Route des Canaries : plus de 1 000 migrants, partis de Gambie, secourus en une semaine au large de l’Afrique de l’ouest « dans un état critique » - InfoMigrants
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    Route des Canaries : plus de 1 000 migrants, partis de Gambie, secourus en une semaine au large de l’Afrique de l’ouest « dans un état critique »
    Par La rédaction Publié le : 09/09/2026
    En seulement une semaine fin août, 1 046 migrants, à bord de sept pirogues, ont été secourus au large du Sénégal et de la Mauritanie, a indiqué Médecins sans frontières dans un communiqué publié lundi. Ces personnes étaient toutes parties de Gambie et se trouvaient « dans un état critique » au moment du sauvetage.
    Les départs de Gambie s’intensifient. Fin août, en seulement une semaine, 1 046 migrants ont été secourus dans l’Atlantique au large de la Mauritanie et du Sénégal, a indiqué Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué publié lundi 7 septembre. Tous avaient pris la mer depuis les côtes gambiennes dans l’espoir de rejoindre les Canaries, distantes de près de 2 000 km.
    Ces personnes « se trouvaient à bord de sept embarcations, transportant chacune en moyenne 150 personnes », précise l’ONG médicale. La plupart étaient originaires du Sénégal et de Gambie, et d’autres provenaient du Mali, de Guinée et de Côte d’Ivoire. Parmi ce millier d’exilés se trouvaient 134 femmes, dont une enceinte, et 88 mineurs."Après avoir longuement dérivé en mer, les personnes secourues souffraient de déshydratation et de fatigue extrême, de perte de connaissance, de fractures ainsi que d’infections cutanées, gastriques et respiratoires", signale MSF dans son communiqué.
    « Au-delà des besoins physiques urgents, l’impact psychologique sur les survivants est profond, beaucoup d’entre eux ayant vu leurs proches mourir pendant la traversée », continuent les humanitaires, ajoutant avoir ouvert des cellules psychologiques d’urgence pour les rescapés. L’ONG prodigue des soins pour les migrants après les débarquements à Nouadhibou en Mauritanie, en collaboration avec le Croissant-Rouge, et au Sénégal (à Rosso, dans le sud, et à Dakar) avec les équipes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
    Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années de gagner clandestinement l’Europe en empruntant la périlleuse route de l’Atlantique, principalement vers l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes.Ces dernières années, avec le renforcement des contrôles au large du Maroc, de la Mauritanie et du Sénégal - à la suite d’accord avec l’Espagne et l’Union européenne - les départs vers les Canaries se sont déplacés plus au sud. Désormais, la majorité des départs de pirogues se font depuis les rives gambiennes, rallongeant considérablement la durée de la traversée dans l’Atlantique. Elle « constitue l’une des routes migratoires maritimes les plus longues au monde », rappelle MSF.
    « La distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise », décrivait en septembre 2025 Delphine Perrin, chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, interrogée par InfoMigrants.
    Et les drames ne sont pas rares sur cet itinéraire particulièrement risqué. Début septembre, plus de 80 personnes, dont un bébé, ont trouvé la mort à bord d’une embarcation de fortune partie de Gambie. Leur pirogue chargée de 127 migrants a dérivé et les exilés ont dû passer 27 jours en mer, avant d’être secourus – les forces espagnoles ont pris en charge seulement 44 survivants de ce canot.
    Après ce sauvetage, plusieurs personnes ont été transportées vers différents hôpitaux en raison de leur état de santé précaire. Selon l’agence EFE, des sauveteurs ont raconté qu’à leur arrivée à terre, les survivants se sont effondrés sur la table lorsque la police les faisait s’asseoir pour noter leur nom et leur provenance.
    Mi-juillet, 143 personnes sont mortes ou portées disparues dans l’Atlantique. Trente-huit migrants de ce canot ont été secourus, sur un total de 200 personnes ayant embarqué depuis une plage gambienne. Leur pirogue a, elle aussi, dérivé pendant 25 jours dans l’océan.Les rescapés ont raconté qu’après seulement « dix jours de navigation », l’eau et la nourriture étaient complètement épuisées. Ils ont dû boire de l’eau de mer et survivre dans des conditions humaines extrêmement difficiles. Sept personnes, y compris deux femmes et deux hommes, ont été urgemment transportées à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 600 personnes ont péri dans l’Atlantique sur les cinq premiers mois de 2026. À la même période de 2025, l’organisation comptait près de 1 500 décès ou disparus sur cette route maritime. Un chiffre en baisse par rapport à l’année précédente du fait de la diminution des arrivées de migrants aux Canaries.

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  • Procès du naufrage de migrants en 2021 dans la Manche : deux réseaux de passeurs devant la justice
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/09/07/proces-du-naufrage-de-migrants-en-2021-dans-la-manche-deux-reseaux-de-passeu

    Procès du naufrage de migrants en 2021 dans la Manche : deux réseaux de passeurs devant la justice
    Trente et une personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre le Royaume-Uni par la mer, le 24 novembre 2021. Quatorze personnes sont poursuivies pour « homicides involontaires » et « aide au séjour irrégulier en bande organisée » et vont être jugées devant le tribunal judiciaire de Paris, à partir de mardi.
    Par Véronique Chocron

    L’alerte a été donnée aux alentours de 14 heures, ce 24 novembre 2021, par un navire de pêche, le Saint-Jacques II. Au large de Calais (Pas-de-Calais), tout près des eaux territoriales britanniques, il vient d’apercevoir plusieurs corps inanimés en mer. A leur arrivée, les secours découvrent une embarcation de fortune chavirée. Les plongeurs ne remontent sur leur navire que deux rescapés, alors que trente et une personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre le Royaume-Uni sur ce canot pendant la nuit. C’est le naufrage le plus meurtrier jamais survenu dans la Manche lors d’une traversée de migrants.Quatorze personnes vont être jugées au tribunal correctionnel à compter de mardi 8 septembre pour leur implication, selon l’accusation, dans ce naufrage meurtrier qui a principalement coûté la vie à des Kurdes d’Irak, mais aussi à des personnes de nationalité afghane, éthiopienne, iranienne kurde, égyptienne, somalienne et vietnamienne.
    Liés à des réseaux de passeurs, les prévenus, nés pour la plupart en Afghanistan et en Irak, sont notamment poursuivis pour « homicides involontaires », « blessures involontaires », « aide au séjour irrégulier en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs ».En parallèle de ce volet consacré aux passeurs, l’information judiciaire se poursuit à l’encontre de militaires mis en cause – cinq personnels du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Gris-Nez et deux marins du patrouilleur Le Flamant – mis en examen pour non-assistance à personne en danger. En effet, la nuit du drame, les passagers du pneumatique en détresse avaient multiplié les appels à l’aide sans que les secours français leur portent assistance.
    (...)
    Les investigations sur le naufrage de 2021, menées notamment à partir des téléphones des victimes et des passeurs, d’écoutes et de dénonciations obtenues des familles et des proches des victimes, mettent en cause deux réseaux communautaires. D’un côté, une prise en charge depuis l’Italie des victimes d’origine afghane par un réseau d’immigration impliquant des ressortissants afghans et pakistanais, basés principalement dans le Val-d’Oise ; et de l’autre, l’implication d’une filière irako-kurde. L’enquête esquisse une hiérarchie et fait apparaître des organisateurs tenant un rôle majeur, en contact avec la quasi-intégralité des passeurs identifiés, et une nébuleuse de petites mains. Dans la première catégorie, un Afghan de 29 ans en fuite, visé par un mandat d’arrêt, surnommé « Obaid », possède dans son téléphone des photographies de bateaux, de personnes susceptibles d’être des migrants et des preuves de virements.
    Son compatriote surnommé « Mujahid », 36 ans, sera dans le box des prévenus. Il est désigné par un autre membre du réseau comme celui qui gardait l’argent des clients et qui négociait avec « Obaid » pour le tarif, à qui il transmettait le paiement une fois les migrants passés en Angleterre. Les interceptions téléphoniques révèlent des conversations où il est question de bateaux pneumatiques à récupérer ou à remettre et du prix des traversées.Au début du mois de novembre 2021, sa ligne téléphonique et celle d’une victime du naufrage bornaient en même temps et au même lieu à Garges-lès-Gonesse et à Sarcelles, dans le Val-d’Oise. La sonorisation de son véhicule permettra cinq mois après le drame, en avril 2022, d’enregistrer cet extrait de conversation : « Si tu veux un Game [comprendre un passage par bateau] sérieux, alors donnes 3 000 livres [environ 3 500 euros] et ton frère partira tranquillement comme une rose. » Toujours dans la filière afghane, « Shamo » et « King » sont désignés, selon un renseignement, comme deux chauffeurs chargés de transporter des migrants avec une camionnette depuis l’Italie jusqu’à Calais. La ligne téléphonique du premier bornait à Menton (Alpes-Maritimes) le 12 novembre, sensiblement dans les mêmes zones que celles de plusieurs victimes du naufrage. La téléphonie de « King » révèle qu’il était présent à Dunkerque la nuit du drame et en contact avec une des victimes. Il détient, par ailleurs, dans son téléphone des reçus de transfert d’argent, des pièces d’identité étrangères et des photographies d’armes. Entre mars 2020 et février 2022, il a effectué 44 transferts de fonds pour un montant de 19 843 euros par MoneyGram – les montants les plus importants intervenant au profit d’individus demeurant à Athènes, à Creil (Oise) et à Sarcelles. Un complice a logé des victimes à Romainville (Seine-Saint-Denis) et un autre à Amiens avant leur montée à Dunkerque (Nord).
    L’enquête fournit moins de renseignements sur la filière irako-kurde. Le dénommé « Bashdar », dénoncé par les familles comme l’une des têtes de réseau, a été arrêté en Irak en 2022 et est détenu au Kurdistan irakien. Mardi, à l’ouverture du procès, 114 parties civiles seront présentes ou représentées, dont 10 auront fait le voyage depuis le territoire kurde d’Irak.

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  • Une embarcation naviguant vers le Royaume-Unis avec 140 migrants à bord secourue au large de la baie de Seine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/06/une-embarcation-naviguant-vers-le-royaume-unis-avec-140-migrants-a-bord-seco

    Une embarcation naviguant vers le Royaume-Unis avec 140 migrants à bord secourue au large de la baie de Seine
    L’embarcation a été prise en charge dans la nuit de samedi à dimanche par plusieurs navires et deux hélicoptères, annonce la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, qui juge le lieu de départ « inhabituel pour la zone ».
    Le Monde avec AFP
    Une opération d’envergure a été menée, dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 septembre, dans l’ouest de la baie de Seine pour venir en aide à 140 personnes en situation irrégulière en route pour le Royaume-Uni, a annoncé dimanche la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.Dans la nuit, « une embarcation comportant à son bord environ 140 migrants est signalée au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Jobourg, à l’ouest de la baie de Seine », annonce la préfecture maritime dans un communiqué, relevant qu’un tel départ est « inhabituel pour la zone ».Pour leur venir en aide, plusieurs embarcations et deux hélicoptères ont été déployés, détaille la préfecture maritime. « L’embarcation de migrants, à l’heure actuelle, poursuit sa route vers le Royaume-Uni », précise-t-elle.
    « Déterminés à rejoindre le Royaume-Uni, les migrants qui effectuent les traversées à bord d’embarcations précaires refusent l’assistance proposée par les moyens français et ne l’acceptent que [s’ils sont] confrontés à des situations d’extrême urgence », déclare la préfecture maritime. « Compte tenu de la fragilité structurelle des embarcations systématiquement surchargées, le choix est fait de ne pas contraindre les migrants à embarquer sur les moyens de sauvetages de l’Etat, pour éviter de mettre en péril leur vie en cas de naufrage », poursuit la même source. La préfecture maritime notait en août une augmentation du nombre de passagers par canot, avec en moyenne 67 personnes par embarcation, et avait recensé, depuis le début de l’année, « 15 embarcations » avec plus de 100 personnes et une avec plus de 200

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  • Traversées vers le Royaume-Uni : Frontex déploie pour la première fois des navires européens dans la Manche - InfoMigrants
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    Traversées vers le Royaume-Uni : Frontex déploie pour la première fois des navires européens dans la Manche
    Par La rédaction Publié le : 04/09/2026
    La Préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar) a annoncé le déploiement de navires européens sous mandat de l’agence Frontex pour appuyer les opérations de sauvetage dans la Manche dès ce mois de septembre. Les bateaux déployés par l’agence des gardes-frontières européenne ne participeront pas à des opérations d’interception en mer.
    C’est une première. Frontex, l’agence européenne ⁠de gardes-frontières et ​de gardes-côtes va envoyer des bateaux dans la Manche et en mer du Nord pour ​participer aux opérations de recherche et de sauvetage des migrants, ont annoncé vendredi 4 septembre des responsables, juste après la rencontre entre les dirigeants français et britanniques consacrée à la question migratoire.
    Dans un communiqué officiel, les autorités rappellent qu’"au regard des défis posés par la crise migratoire qui sévit depuis 2018 (...) les navires déployés sous mandat Frontex opéreront au sein du dispositif de sauvetage permanent déployé en Manche mer du Nord, coordonné par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez, sous l’autorité du préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord".Concrètement, Frontex enverra deux ​navires espagnols (le « Duque de Ahumada » puis le « Rio Segura » ) ‌de septembre à octobre, puis un navire lituanien jusqu’en janvier 2027, ⁠afin de se joindre aux patrouilles françaises."Ces déploiements mettent en lumière l’engagement de Frontex à contribuer activement à la sécurité des frontières maritimes de l’Union européenne", lit-on encore dans le communiqué.
    Le Duque de Ahumada « a commencé à opérer au large des côtes françaises cette semaine. Il sera remplacé fin septembre par le Río Segura », précise Frontex dans un communiqué. « Les navires contribueront à donner aux autorités françaises une image plus complète de ce qui se passe en mer. Ils détecteront (...) les ’small boats’ transmettant des informations précises en temps réel aux autorités », écrit encore l’agence européenne. « Frontex aide les autorités nationales à surveiller le littoral et les eaux entre la France, la Belgique et le Royaume-Uni. »
    La Manche est l’une ‌des voies maritimes les plus fréquentées au monde et de nombreux migrants ⁠ont trouvé la mort dans ses forts courants en tentant de passer de la France vers la Grande-Bretagne. Ces dernières semaines, les passeurs ont fait monter plus de 100 personnes à bord de canots pneumatiques, désormais appelés mega boats.Des records de surcharge de bateaux battus les uns après les autres. Mi-juillet, l’arrivée au Royaume-Uni d’un bateau comptant 130 exilés à son bord avait retenu l’attention, il a été suivi le 23 juillet par un autre transportant 165 personnes. Puis le 10 août, c’est une embarcation de 230 migrants qui a atteint les côtes anglaises.
    En août toujours, les gardes-côtes ‌français avaient aussi dû secourir 173 personnes à bord d’un bateau qui avait pris feu.
    Depuis début janvier, au moins 16 personnes ont péri dans la Manche en essayant de rejoindre l’Angleterre, selon un décompte réalisé par InfoMigrants. Ces traversées maritimes comportent en effet des risques mortels de noyade, de bousculade et d’étouffement, souvent liés au nombre trop élevé de migrants à bord des embarcations et à la pression exercée par les passeurs.
    L’immigration est l’un des sujets politiques les plus clivants en Europe, y compris en ​Grande-Bretagne où le parti travailliste au pouvoir est confronté à la concurrence du parti populiste ​Reform UK, qui s’est engagé à empêcher l’arrivée de migrants ​par bateau.
    Les arrivées au Royaume-Uni ont nettement baissé ces derniers mois. Le nombre total des migrants ayant traversé la Manche de la France vers le Royaume-Uni cet été - une période qui connaît généralement une augmentation de la fréquence de ces passages en raison d’une météo plus clémente - a chuté à son niveau le plus bas en sept ans, a annoncé le 31 août le gouvernement britannique, saluant le succès de son accord de coopération avec la France.
    Londres avait annoncé en avril son intention de verser à la France jusqu’à 660 millions de livres sterling (768,54 millions d’euros) ​dans le cadre d’un accord triennal sur la sécurité aux frontières visant à endiguer les traversées illégales de la Manche par des migrants, une partie du financement étant subordonnée aux résultats obtenus.
    L’année dernière, les deux pays avaient aussi convenu d’un programme pilote « un pour un », en vertu duquel ⁠la France accepte le retour des personnes sans papiers arrivant en Grande-Bretagne à bord de petites embarcations, en échange ⁠de quoi ​elle s’engage à accueillir un nombre équivalent de demandeurs d’asile en règle ayant des liens familiaux au Royaume-Uni.

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  • Canaries : plus de 80 morts, dont un bébé, après une dérive de 27 jours en mer d’une pirogue partie de Gambie - InfoMigrants
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    Canaries : plus de 80 morts, dont un bébé, après une dérive de 27 jours en mer d’une pirogue partie de Gambie
    Par La rédaction Publié le : 03/09/2026
    Une pirogue a été secourue ce jeudi à l’aube, à la dérive au sud de l’archipel espagnol. À bord, il ne restait que 44 survivants et cinq corps. L’embarcation avait quitté la Gambie il y a 27 jours avec 127 personnes. On dénombre plus 80 morts, dont un bébé.
    Plus 80 personnes, dont un bébé, ont trouvé la mort à bord d’une embarcation de fortune partie il y a 27 jours de Gambie vers les Canaries. Lors de l’opération de sauvetage, menée par le Salvamento Marítimo, jeudi 3 septembre, seuls 44 survivants ont été comptabilisés.
    Selon l’agence de presse espagnole EFE, 127 personnes se trouvaient à son bord au moment du départ. La pirogue était à la dérive depuis plusieurs jours. Cinq corps ont été retrouvés dans le bateau, mais les sauveteurs ont été contraints, dans un premier temps, de laisser les dépouilles dans l’embarcation, en raison de l’état agité de la mer.Une porte-parole de l’ONG espagnole d’aide aux migrants Caminando Fronteras, Helena Maleno, a de son côté affirmé sur X que 83 migrants étaient morts, dont 3 femmes et un bébé. D’après d’autres informations, encore provisoires, les survivants sont tous des hommes originaires de Gambie et du Mali. Beaucoup présentaient des signes de déshydratation et de désorientation, ainsi que des symptômes liés à l’ingestion d’eau de mer.
    La Garde civile a confirmé à l’ONG espagnole Caminando Fronteras que la pirogue portait sur sa coque des inscriptions correspondant à celles d’une embarcation partie le 7 août de Gambie avec 127 personnes à bord, dont quatre femmes et un bébé.
    Cette information corrobore les témoignages des survivants, qui ont déclaré à la Croix-Rouge, lors de leur prise en charge sur le quai d’Arguineguín (à Grande Canarie), qu’ils avaient pris la mer en direction des Canaries « avec plus d’une centaine de personnes », dont beaucoup ont péri pendant la traversée.Plusieurs personnes ont été transportées vers différents hôpitaux en raison de leur état de santé précaire. Selon l’agence EFE, des sauveteurs ont raconté qu’à leur arrivée à terre, les survivants se sont effondrés sur la table lorsque la police les faisait s’asseoir pour noter leur nom et leur provenance.
    Les drames sont hélas devenus monnaie courante dans l’Atlantique. Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines pour rejoindre les îles Canaries, est devenue l’un des principaux itinéraires empruntés par les migrants subsahariens.
    Des pirogues surchargées partent aussi depuis la Gambie afin d’éviter le renforcement des contrôles plus au nord (Maroc, Mauritanie, Sénégal).Mais prendre la mer d’aussi loin pour rejoindre l’archipel espagnol - 1 500 km sépare la Gambie des Canaries - implique une très longue traversée de l’Atlantique, et donc un risque accru de dériver ou de faire naufrage. De plus, les vents violents et les forts courants rendent la traversée très dangereuse. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.
    Début août, une pirogue avec 133 migrants à bord avait été secourue par les forces espagnoles, elle dérivait depuis plusieurs jours dans l’océan. L’embarcation avait quitté la Gambie 11 jours auparavant. Selon le récit des migrants eux-mêmes, ils avaient effectué un voyage de 11 jours depuis Bakau et à bord du navire se trouvaient des personnes originaires de Gambie, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Nigéria et de Côte d’Ivoire. Le 22 juillet, une petite embarcation transportant 165 personnes arriva aux Canaries. La traversée coûta la vie à une femme et fit 15 blessés, dont un bébé de six mois. Début janvier, 96 personnes avaient été secourues après le naufrage de leur pirogue au large de la Gambie. Selon les survivants, 200 personnes étaient à bord au moment du départ, ce qui sous-entend que le bilan des victimes était très élevé

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  • Immigration : des navires de Frontex, l’agence européenne, seront déployés pour aider les autorités françaises à gérer « la crise migratoire » dans la Manche
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/04/des-navires-de-frontex-envoyes-en-renfort-dans-la-manche-pour-le-sauvetage-d

    Immigration : des navires de Frontex, l’agence européenne, seront déployés pour aider les autorités françaises à gérer « la crise migratoire » dans la Manche
    Les équipages de l’agence européenne ne participeront pas à des opérations d’interception en mer, a assuré la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.
    Le Monde avec Reuters
    « Au regard des défis posés par la crise migratoire qui sévit depuis 2018 en Manche et mer du Nord, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) va déployer de façon temporaire, à compter du mois de septembre, des moyens maritimes en complément des moyens [de recherche et de secours] français », annoncent les autorités chargées de la zone, dans un communiqué diffusé vendredi 4 septembre. Deux navires espagnols de l’agence y seront déployés de septembre à octobre, puis un bateau lituanien prendra le relais de novembre à janvier, précise la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.« Au même titre que les unités des autres administrations insérées dans ce dispositif, le rôle des moyens sous mandat Frontex sera exclusivement dédié aux opérations SAR [de recherche et de sauvetage]. L’agence ne participera pas à des opérations d’interception en mer », souligne-t-elle.
    Le nombre de traversées clandestines de la Manche vers le Royaume-Uni en juin, juillet et août, mois qui connaissent généralement une augmentation de la fréquence des passages, est tombé à son niveau le plus bas depuis 2019, a annoncé lundi le gouvernement britannique, saluant le succès de son accord de coopération avec la France. Londres s’est engagé à verser jusqu’à 766 millions d’euros pour renforcer les moyens des forces de l’ordre françaises, dans le cadre de cet accord conclu en avril.Selon l’agence de presse britannique PA, 102 small boats (« petites embarcations ») ont été dénombrées. Au total, 7 371 migrants ont effectué la traversée à bord de ces embarcations au cours de cette période, selon le décompte de l’Agence France-Presse, qui s’appuie sur les chiffres officiels, mais les passages à bord de canots plus grands se multiplient. Le 4 août, les équipages de navires français et britanniques ont secouru 173 personnes dont le bateau avait pris feu.

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  • Migration irrégulière : 4 Sénégalais parmi les 18 migrants interceptés en Gambie | Seneweb
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    Migration irrégulière : 4 Sénégalais parmi les 18 migrants interceptés en Gambie
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    ​La lutte contre l’émigration clandestine s’intensifie aux frontières gambiennes. Après l’interpellation de 14 migrants à Busumbala par l’Unité anticriminalité de la police le 31 août 2026, 18 autres candidats au départ ont été interceptés le même jour à Essau par l’Unité de patrouille frontalière du Gambia Immigration Department (GID). ​Ce groupe de clandestins se compose de neuf femmes et neuf hommes de diverses nationalités de la sous-région : huit Guinéens, quatre Sénégalais, quatre Nigérians, un Gambien et un Malien.
    ​À la suite de leur arrestation, les 18 individus ont été transférés au poste d’immigration de Barra. Ils y sont soumis à des vérifications d’identité approfondies et à une enquête visant à déterminer les réseaux impliqués ainsi que les modalités de leur projet migratoire.

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  • Route des Balkans : 112 personnes soupçonnées de trafic de migrants interpellées dans 17 pays européens - InfoMigrants
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    Route des Balkans : 112 personnes soupçonnées de trafic de migrants interpellées dans 17 pays européens
    Par La rédaction Publié le : 02/09/2026
    Une vaste opération coordonnée par l’agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, a permis l’arrestation de 112 personnes soupçonnées de trafic de migrants vers l’Union européenne à travers les Balkans, a annoncé lundi l’institution dans un communiqué.
    Nouvelle opération d’ampleur contre le trafic de migrants sur la route des Balkans. Entre le 19 et le 29 juin, 112 personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de passeurs « le long de la route reliant les Balkans occidentaux à l’Europe centrale » ont été interpellées dans 17 pays, a annoncé lundi 31 août dans un communiqué Frontex, l’agence de surveillance des frontières.
    L’Autriche, la Bulgarie, la Croatie, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie ont participé à l’opération, aux côtés de l’Albanie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Moldavie, du Monténégro, de la Macédoine du Nord, de la Serbie et du Royaume-Uni. Cette opération, coordonnée par Frontex - et à laquelle a aussi participé Europol et Interpol -, a également « permis de mettre au jour 60 cas de falsification de documents », précise le communiqué. Lors de ces 10 jours d’intervention, 3 137 migrants en situation irrégulière ont été « détectés », et 2 431 personnes « se sont vu refuser l’entrée aux points de passage frontaliers », ajoute l’agence européenne. Par ailleurs, des armes à feu ont été saisis ainsi que de la drogue.
    L’opération, dénommée « Danube 11 », a été menée dans le cadre des « Journées d’action conjointe » : durant une courte période et de façon intensive, les autorités nationales de différents pays organisent des contrôles coordonnés afin de mettre en commun leurs résultats. Cette dernière opération est la 11e de ce type à se dérouler le long de cet axe migratoire menant des Balkans au centre de l’Europe.
    Ainsi pendant 10 jours, « les agents ont effectué des contrôles aux points de passage frontaliers et à l’intérieur des terres », et ont mutualisé les informations recueillies via le Bureau opérationnel conjoint de lutte contre le trafic et la traite des êtres humains basé à Vienne, en Autriche."Les réseaux de contrebande opèrent au-delà des frontières, et les personnes chargées d’enquêter [sur eux] doivent en faire autant. Le succès de cette opération ne repose pas uniquement sur les contrôles effectués, mais sur la capacité de 17 pays à analyser simultanément la situation et à exploiter les informations partagées en quelques heures plutôt qu’en plusieurs semaines", déclare dans le communiqué un responsable de Frontex.
    Un vaste coup de filet avait également eu lieu mi-juillet à travers les Balkans. Sept personnes avaient été interpellées en Grèce, Bulgarie et aux Pays-Bas dans le cadre d’une opération de démantèlement d’un réseau de trafic de migrants dans la même région.
    Ce réseau, composé principalement de ressortissants syriens et égyptiens, est soupçonné « d’avoir organisé le transport illégal de migrants depuis la Grèce en passant par la Bulgarie et la Roumanie avant de faciliter leur voyage vers l’Italie », expliquait alors dans un communiqué Europol, qui avait soutenu l’opération.
    En début d’année, l’agence de police européenne avait annoncé une autre opération de grande ampleur avec l’arrestation de plus de 3 700 suspects, dont plus de 1 800 pour traite d’êtres humains et trafic de migrants. L’opération menée en novembre 2025 a par ailleurs permis de « secourir 4 414 victimes potentielles de la traite d’êtres humains et de localiser 12 992 migrants en situation irrégulière dans 119 pays », avait affirmé Europol.
    Forte de ses succès, l’agence européenne veut aller plus loin. Elle a annoncé en mars le lancement d’un Centre européen de lutte contre le trafic de migrants (ECAMS) : cette unité de l’agence policière européenne met l’accent sur des enquêtes basées sur les données et renseignements open source (OSINT) et mène également des enquêtes financières, suivant la trace des bénéfices illicites générés par les passeurs.

    #Covid-19#migrant#migration#FRONTEX#UE#balkans#routemigratoire#trafic#migrationirreguliere#sante#traite

  • Nord de la France : deux migrants cachés dans des sacs retrouvés au port de Dieppe - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73430/nord-de-la-france--deux-migrants-caches-dans-des-sacs-retrouves-au-por

    Nord de la France : deux migrants cachés dans des sacs retrouvés au port de Dieppe
    Par La rédaction Publié le : 02/09/2026
    Deux migrants vietnamiens ont été retrouvés par des agents de sécurité au port de Dieppe, dans le nord de la France, cachés dans des sacs de voyage installés dans le coffre d’une voiture. Les conducteurs, en partance vers le Royaume-Uni, ont été interpellés et seront jugés en octobre.
    Jeudi 27 août, deux Vietnamiens ont été retrouvés recroquevillés dans deux sacs de voyage installés dans le coffre d’une voiture par des agents de sécurité travaillant au port de Dieppe, selon un article de Paris Normandie publié mardi 1er septembre.Les conducteurs, un homme et une femme français originaires de région parisienne, devaient les déposer en Angleterre, d’après les premiers éléments de l’enquête. Les accusés ont été placés en détention provisoire et déférés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Dieppe lundi. La justice leur reproche d’avoir non seulement cherché à conduire illégalement ces deux Vietnamiens en Grande-Bretagne mais aussi de les avoir soumis « à des conditions incompatibles avec la dignité humaine », indique le média local.
    L’homme a un casier judiciaire chargé (vol, extorsion, trafic de stupéfiants, conduite sans permis, conduite sous stupéfiants, association de malfaiteurs, séquestration) tandis que la femme est inconnue des services de police."Je regrette ce que j’ai fait", affirme le premier. « Je ne suis pas quelqu’un de mal », renchérit la deuxième.
    Selon le ministère public, l’accusé devait toucher 2 500 euros pour ce passage.À l’issue de l’audience, le procès a été renvoyé au 21 octobre. L’homme, père de deux enfants, est maintenu en détention provisoire. Il risque 20 ans de prison. La femme a été libérée et placée sous contrôle judiciaire et encourt une peine de 10 ans d’emprisonnement.
    Face au renforcement des contrôles le long du littoral, les exilés tentent de rejoindre le Royaume-Uni par d’autres moyens. Mi-juin, deux exilés, d’origine iranienne et afghane et âgés d’une trentaine d’années, ont essayer de traverser la Manche en kayak, avant d’être secourus au large de Boulogne-sur-Mer en état d’hypothermie.
    En mars, deux passeurs de nationalité ukrainienne ont été condamnés par la justice britannique à des peines de cinq et six ans de prison pour trafic de migrants. Les deux hommes étaient à la tête d’un « trafic d’êtres humains dit ’VIP’ », selon les autorités britanniques : ils transportaient des migrants depuis les côtes de Seine-Maritime vers l’Angleterre à bord d’un yacht, en échange de 15 000 à 18 000 euros. Cette année, les arrivées au Royaume-Uni ont baissé de 23% avec 33 000 personnes ayant réussi la périlleuse traversée de la Manche. Le nombre total des migrants ayant traversé la Manche de la France vers le Royaume-Uni cet été - une période qui connaît généralement une augmentation de la fréquence de ces passages en raison d’une météo plus clémente - a aussi chuté à son niveau le plus bas depuis 2019, a annoncé lundi le gouvernement britannique, saluant le succès de son accord de coopération avec la France.

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#manche#sante#migrationirreguliere#routemigratoire#trafic

  • « Leur absence pèse chaque minute » : au Sénégal, le deuil impossible des proches de migrants disparus - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73428/leur-absence-pese-chaque-minute--au-senegal-le-deuil-impossible-des-pr

    « Leur absence pèse chaque minute » : au Sénégal, le deuil impossible des proches de migrants disparus
    Par FRANCE 24 Publié le : 02/09/2026
    Au Sénégal, des familles ont rendu hommage lundi à leurs proches disparus en mer en tentant de rejoindre l’Europe, à l’occasion de la Journée internationale des personnes disparues. Entre quête de réponses et impossibilité de faire leur deuil, elles réclament davantage de soutien des autorités.
    « Ils ne sont plus là. Leur absence pèse lourdement, chaque minute, dans nos vies. » Sur une pancarte affichée à Dakar, ces mots résument une attente qui dure parfois depuis près de vingt ans. Une autre aligne des dizaines de visages de jeunes hommes sous un même titre : « Des jeunes en partance pour l’Espagne ». À l’occasion de la Journée internationale des personnes disparues, des familles sénégalaises se sont rassemblées lundi 31 août pour rendre hommage à leurs proches disparus en mer en tentant de rejoindre l’Europe et réclamer davantage de soutien des autorités.
    « J’ai deux frères qui ont disparu : l’un en 2006 – nous n’avons aucune nouvelle de lui –, l’autre en 2024 – nous ne savons pas non plus où il se trouve », témoigne Ibrahima Diop, interrogé par France 24. « S’ils étaient décédés et que nous avions au moins leur corps, nous saurions où ils reposent et nous pourrions faire notre deuil. Mais lorsqu’une personne disparaît sans laisser aucune nouvelle, c’est psychologiquement très difficile. »
    Des associations se mobilisent pour préserver la mémoire des disparus tout en mettant en lumière la détresse des familles confrontées à cette attente sans fin. De son côté, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) les accompagne pour leur permettre d’obtenir une déclaration d’absence ou de disparition. « On soutient directement les familles à travers un programme d’accompagnement administratif et juridique », explique Bettina Bauer, coordinatrice du CICR."On soutient également les familles à travers leurs associations. C’est très important de suivre tous ces besoins des familles concernées par la disparition, car elles font face à une souffrance extrême. La disparition ne permet pas de clore ou de faire le deuil." La traversée entre les côtes ouest-africaines et les îles Canaries reste l’une des routes migratoires les plus meurtrières vers l’Europe. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 3 000 personnes y ont disparu ces dernières années. Un chiffre que les ONG estiment largement sous-évalué.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#disparu#sante#santementale#mortalite#routemigratoire

  • La marine marocaine intercepte une pirogue avec 201 migrants subsahariens - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73421/la-marine-marocaine-intercepte-une-pirogue-avec-201-migrants-subsahari

    La marine marocaine intercepte une pirogue avec 201 migrants subsahariens
    Par La rédaction Publié le : 01/09/2026
    Une pirogue avec 201 migrants à son bord a été interceptée samedi par la marine royale marocaine. Partie de Gambie, elle faisait route vers les îles Canaries. C’est au large de Dakhla, au Sahara occidental - un territoire disputé et contrôlé en grande partie par le Maroc - qu’une pirogue a été interceptée, samedi 29 août, par la Marine royale marocaine. À son bord, 201 migrants tentaient de rejoindre les îles Canaries, selon un communiqué des autorités relayées par l’agence de presse marocaine (MAP).Toujours selon la MAP, les personnes secourues, parmi lesquelles figuraient des femmes et des mineurs, ont été ramenées saines et sauves au village de pêche Roc-Chico (190 km au sud-ouest de Dakhla). Selon l’agence de presse sénégalaise (APS) citant les autorités marocaines, l’embarcation était partie de Gambie avec une majorité de Guinéens, des Sénégalais, dont 2 femmes et 1 enfant, des Ivoiriens, des Maliens et des Gambiens. Après avoir reçu les soins nécessaires à bord, elles ont ensuite été "confiées à la Gendarmerie Royale pour l’accomplissement des procédures administratives d’usage’’, a fait savoir l’armée marocaine.Mercredi, une autre pirogue, partie également de la Gambie, avait été interceptée avec à son bord 193 candidats à l’émigration, dont 75 de nationalité sénégalaise, selon l’APS citant une source diplomatique.
    Le consulat général du Sénégal à Dakhla a annoncé l’envoi d’une mission au centre d’accueil de Bir-Guindouz, situé à environ 300 kilomètres au sud de Dakhla, afin de procéder à l’identification des Sénégalais interceptés.La distance entre les côtes ouest-africaines et les Canaries est de plus de 1 000 km. Les vents violents et les forts courants rendent la traversée très risquée. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.
    Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, 1 906 migrants sont morts ou ont été portés disparus sur cette route en 2025. La grande majorité était partie de Mauritanie. L’année précédente, Caminando Fronteras décomptait 9 757 décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là).
    Mi-juillet, 143 personnes sont mortes ou ont été portées disparues dans l’Atlantique au large de la Mauritanie, a rapporté le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). L’embarcation dans laquelle elles se trouvaient a dérivé pendant près de 25 jours et seuls 38 migrants ont été secourus. Pour le HCR, ces drames rappellent que « la route atlantique reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries demeure l’un des corridors migratoires mixtes les plus meurtriers au monde ». D’autant que pour éviter les contrôles, les exilés partent de plus en plus loin. « On note une augmentation des départs de Gambie, mais aussi plus au Sud, de Guinée-Bissau et de Guinée », expliquait fin septembre 2025 auprès d’InfoMigrants Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines. « Ce déplacement est de nouveau dû au resserrement d’autres voies migratoires », assurait-elle, évoquant les durcissements des contrôles au Maroc « et plus récemment en Mauritanie et au Sénégal ».
    Le rallongement de la route des Canaries signifie aussi plus de risques. « La distance est importante, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, (et) le comportement des passeurs peut accroître le danger », rappelait la chercheuse.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mauritanie#gambie#HCR#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#atlantique#canaries

  • Manche : un migrant mort et trois blessés dans une tentative de traversée clandestine - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73386/manche--un-migrant-mort-et-trois-blesses-dans-une-tentative-de-travers

    Manche : un migrant mort et trois blessés dans une tentative de traversée clandestine
    Par La rédaction Publié le : 31/08/2026
    Un homme est mort et trois personnes ont été blessées vendredi lors d’une tentative de traversée clandestine de la Manche, ont annoncé le parquet de Boulogne-sur-Mer et la préfecture maritime. Les services de secours français en mer ont porté secours à 72 migrants lors de cette opération de sauvetage.C’est un nouveau drame dans la Manche. Vendredi 28 août, un homme est mort et trois personnes ont été blessées lors d’une tentative de traversée clandestine de la Manche, ont annoncé le parquet de Boulogne-sur-Mer et la préfecture maritime de la Manche de la mer du Nord (Prémar).
    Vendredi matin, le corps d’un homme adulte a été retrouvé lors d’une opération de sauvetage de personnes tentant de rejoindre l’Angleterre de manière irrégulière à bord d’un canot de fortune, a précisé à l’AFP la procureure de Boulogne-sur-Mer, Cécile Gressier.
    Selon la Prémar, un massage cardiaque lui a été prodigué sans succès par l’équipage du Ridens, un navire de sauvetage affrété par l’État intervenu pour porter secours aux passagers de l’embarcation.
    Trois autres personnes, un homme et deux femmes, ont été blessées lors de cette même tentative de traversée, a ajouté la procureure. L’un des blessés, qui « nécessitait une médicalisation rapide », a été héliporté vers l’hôpital de Boulogne-sur-Mer, selon la Prémar.
    L’identité des victimes reste inconnue à ce stade, tout comme les circonstances précises dans lesquelles sont survenues leurs blessures.Au total, 72 migrants ont été récupérés par le Ridens lors de cette intervention, selon la préfecture maritime.Cette source précise que 45 autres personnes sont restées à bord de l’embarcation et ont rejoint les eaux anglaises, où ils ont été « récupérés par un moyen du dispositif de sauvetage britannique ».
    « Une enquête a été ouverte des chefs d’aide au séjour et à la circulation en bande organisée de nature à exposer à un risque de mort, homicide involontaire aggravé, blessures involontaires aggravées, association de malfaiteurs », a précisé la procureure.
    Cette enquête doit « notamment permettre d’établir les causes et circonstances du décès et des blessures » et a été confiée à l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim), toujours selon cette source.Au cours des deux jours précédents, neuf personnes avaient été secourues dans la Manche par les services de secours en mer lors de plusieurs opérations de sauvetage, a indiqué la Prémar dans son communiqué.
    Avec ce nouveau décès, au moins 16 personnes sont décédées lors de tentatives de traversées de la Manche depuis le début de l’année, selon un décompte réalisé par InfoMigrants. Les derniers décès remontent à la fin du mois de juillet. Les corps de trois femmes avaient été retrouvés sur la digue de Braek, à Dunkerque, le jeudi 30 juillet. La veille au soir, le corps d’un homme âgé de 30 à 40 ans avait été retrouvé suite à un naufrage au large d’Hardelot. « Une embarcation de type ’taxi boat’ a fait naufrage au large d’Hardelot, vers 23h30 » mercredi, entraînant la mort de cet homme, avait indiqué la préfecture du Pas-de-Calais, confirmant une information de La Voix du Nord. Et depuis le 1er janvier, 16 391 personnes ont rejoint la Grande-Bretagne par la mer à bord de « small boat », selon les chiffres officiels des autorités britanniques.

    #Covid-19#migration#migrant#france#manche#migrationirreguliere#routemigratoire#sante#mortalite#taxiboat

  • #Sénégal : l’Union européenne construit deux centres pour les exilés interceptés ou secourus dans l’Atlantique

    Deux centres pour personnes migrantes au Sénégal, dont l’ouverture est prévue pour l’un en 2026, pour l’autre en 2027, sont financés par l’Union européenne. L’objectif affiché est de garantir le bon déroulement des procédures administratives post-interceptions et post-sauvetages, avec la protection des publics les plus vulnérables. Mais des risques de transformation à des fins de #détention, dans le cadre des enquêtes sur les #passeurs, existent.

    Un premier #centre_d'accueil_temporaire_pour_migrants au Sénégal financé par l’Union européenne (UE), en cours de construction, va être rendu opérationnel d’ici la fin de l’année. Un second va suivre dans le courant de l’année 2027. Les deux visent à recevoir les personnes exilées secourues ou interceptées en mer par les autorités du pays.

    Le premier centre, dont les travaux sont en cours « depuis début 2026 », sera situé à #Dakar même. Le second est prévu dans la région de #Saint-Louis, au nord du pays, proche de la frontière avec la Mauritanie, selon les informations du site spécialisé Africa Intelligence, confirmées par InfoMigrants auprès de la Commission européenne. Les travaux débuteront très prochainement.

    Si l’UE ne participera pas à la gestion quotidienne des lieux, il s’agit bien d’un projet de la #Direction_générale_de_la_migration_et_des_affaires_intérieures (#DG_Home) de l’Union européenne, avec une enveloppe financière dédiée. Le partenariat opérationnel mis en œuvre au Sénégal, qui comprend la construction de ces centres mais aussi d’autres types de soutien matériel, est « doté d’une enveloppe totale de 35,75 millions d’euros », précise la Commission.

    Des centres qui aident les autorités à retenir les migrants #post-interceptions

    Mais à quoi servent ces deux centres, et pourquoi cet intérêt de l’Union européenne dans leur financement ? Pour le comprendre, il faut s’intéresser à ce qu’il se passe dans les suites des #interceptions et #secours en mer menés par les autorités sénégalaises. En théorie, les autorités ont le droit de détenir pendant 72 à 96 heures les passagers secourus ou interceptés dans l’#Atlantique. Dans la pratique, les autorités locales n’ont pas d’espace suffisant pour héberger les gens dans les locaux de police, explique une analyse de l’ONG StateWatch parue fin 2025 sur ce sujet.

    D’autant que les embarcations contiennent parfois plus d’une centaine, voire plusieurs centaines, de passagers. Échappant aux locaux de police, « les migrants se fondent souvent dans la population locale, ce qui ralentit l’enquête et empêche d’apporter un soutien adapté aux victimes », observait l’Organisation internationale des migrations (OIM) dans un rapport de 2022. Les autorités ont parfois recouru à des infrastructures informelles comme des salles de classe, note l’OIM.

    La construction de ces deux centres financés par l’UE répond donc, d’abord, à « un besoin exprimé par les autorités sénégalaises, qui souhaitaient disposer d’un mécanisme national capable d’assurer une meilleure organisation de l’accueil et de l’orientation des personnes secourues en mer », assume le porte-parolat de la Commission européenne.

    La durée d’hébergement y sera limitée à « 72 heures », indique encore la même source. Une durée pouvant cependant être prolongée « par l’autorité sénégalaise compétente dans certaines circonstances exceptionnelles liées à des vulnérabilités spécifiques, à des besoins en matière de santé ou de protection. »

    Mais que se passe-t-il ensuite, à l’intérieur de ces centres ? La Commission, qui qualifie bien ces infrastructures de centres d’accueil, met en avant un objectif #humanitaire : « Venir en aide aux migrants dès leur #débarquement sur le territoire sénégalais ». Avec une attention particulière portée aux mineurs non accompagnés, femmes enceintes, victimes de traite ou encore demandeurs d’asile.

    Ceci étant, dans la pratique, les 72 heures de #rétention permettent aux autorités de procéder à des #interrogatoires de passagers pour savoir, par exemple, qui était le pilote du bateau, ou dans quelles circonstances a eu lieu la tentative de traversée, explique l’analyse de StateWatch.

    Entre passeurs et migrants, une frontière floue dans la loi sénégalaise

    Dès lors, les ONG craignent que ces centres servent, au-delà de leur objectif initial d’accueil affiché, de lieux d’enquête sur les passeurs voire de détention prolongée. Le Sénégal pénalise l’acte de « #migration_illégale », via une #loi adoptée en mai 2005. L’article 4 spécifie : « Est punie de 5 à 10 ans d’emprisonnement et d’une amende de 1 000 000 à 5 000 000 [de francs CFA] la migration clandestine organisée par terre, mer ou air ; que le territoire national serve de zone d’origine, de transit ou de destination. »

    Or, ce terme de « #migration_clandestine » a une acception large - voire floue, selon plusieurs ONG et enquêtes journalistiques. Le média d’investigation Follow the money a par exemple démontré comment cette loi sénégalaise de 2005 pouvait aboutir à des condamnations de personnes exilées elles-mêmes. Un rapport de Human Rights Watch (HRW) détaille la même problématique avec le recours à des centres d’un modèle similaire, financés par l’UE, développés en Mauritanie.

    Comme le rappellent régulièrement plusieurs ONG, à l’instar du réseau PICUM (Plateforme pour la coopération internationale sur les migrants sans papiers), les poursuites engagées à l’encontre des migrants enfreignent « les articles 5 et 16 du Protocole des Nations Unies contre le trafic illicite de migrants, qui interdisent le recours à la législation anti-trafic à l’encontre des migrants eux-mêmes ».

    Mais dans le texte, la loi sénégalaise de 2005 « n’empêche pas la pénalisation de migrants, en contradiction avec ce protocole des Nations Unies », souligne Leonie Jegen, doctorante pour la recherche en sciences politiques à l’Université d’Amsterdam, jointe par InfoMigrants.

    C’est que ce type de convention internationale n’est pas contraignant juridiquement. « Il y a eu des tentatives de réformer la loi depuis 2018, afin de l’aligner davantage sur ce protocole des Nations Unies. Il existe même un avant-projet de loi relatif à la lutte contre le trafic illicite de migrants adopté au niveau technique. Mais cette réforme n’a pas encore été conclue », retrace la chercheuse, qui travaille depuis plusieurs années sur l’externalisation des politiques migratoires européennes, notamment en Afrique de l’Ouest.

    « Possibilité de détention »

    « Replacés dans leur contexte », les centres d’accueil financés par l’UE dans des pays tiers « révèlent un risque très élevé que les ’interceptions à des fins de recherche et de sauvetage’ se transforment en ’interceptions à des fins de détention’ », estime l’analyse de StateWatch. Il existe selon l’ONG un « risque important » que ces nouveaux centres d’accueil temporaire « se transforment de facto en centres de détention ».

    De fait, la note conceptuelle de la Commission européenne datée d’octobre 2024 à l’origine du projet, révélée par StateWatch, mentionne « une zone distincte pour les passeurs / trafiquants présumés ». Une zone dédiée aux « #auditions » et à la « possibilité de détention », selon la note.

    Interrogée à ce sujet, le porte-parole de la Commission ne confirme pas spécifiquement l’existence de ces zones, mais laisse aux autorités sénégalaises la latitude de la gestion administrative des lieux. « L’objectif de ces centres est de garantir que, pendant le déroulement des procédures administratives habituelles, les personnes bénéficient d’une protection, d’une assistance et d’un enregistrement dans des conditions dignes et sûres », explique la Commission.

    De plus, l’instance européenne invoque la signature d’un « contrat spécifique signé début 2026 avec la Commission nationale des droits de l’Homme, une tierce partie indépendante », afin de garantir que les activités de gestion de ces centres « respectent et préservent les droits de l’Homme ». « Ces centres ne sont pas destinés à offrir un hébergement à long terme et ne sont liés à aucune procédure de retour », réaffirme le porte-parole.

    Externalisation du contrôle migratoire

    La note conceptuelle d’octobre 2024 indique que l’UE a initialement prévu de financer la construction de quatre centres d’accueil du même type. Interrogée aux sujets des deux autres centres potentiels, la Commission n’a pas apporté d’éléments de réponse.

    Le site spécialisé Africa Intelligence rappelle que ces structures s’inscrivent dans une « stratégie d’#externalisation du contrôle migratoire promue par Bruxelles dans la région ». Ce média évoque une « discussion élargie entre Dakar et Bruxelles en vue d’un #partenariat plus global » notamment « lors de la venue d’une mission de haut niveau de l’UE au Sénégal en mars ». Ainsi qu’un #investissement matériel : le Sénégal a réceptionné 11 vedettes neuves et six reconditionnées en ce même mois de mars, pour mener les opérations de secours et d’interception en mer.

    Le nouveau Pacte migratoire européen, entré en vigueur en juin, accélère ces dynamiques d’externalisation du contrôle migratoire européen. « L’un des changements principaux prévus, c’est la création de ’#hubs_de_retours'. Selon le MMC [Centre sur la migration mixte, un centre de recherche internationale basé à Dakar, ndlr], le Sénégal était évoqué par plusieurs sources comme partenaire potentiel pour la mise en place de ces centres de retour », commente Leonie Jegen.

    « Sénégal, Ghana, Mauritanie, Rwanda, Ouzbékistan... De nombreuses pistes d’États partenaires circulent, sans confirmation à ce stade », précisait à ce sujet FranceInfo, citant la spécialiste Ravenna Sohst, analyste au centre de recherche Migration Policy Institute Europe. Interrogé sur l’existence ou non de négociations avec le Sénégal à ce sujet, le porte-parolat de la Commission européenne n’a pas répondu.

    Quoi qu’il en soit, cette externalisation du contrôle migratoire « bénéficie à beaucoup d’acteurs, puisqu’elle va de pair avec de l’argent débloqué pour des projets de #développement », rappelle la chercheuse.

    En revanche, pour la société civile sénégalaise, cette politique reste « très opaque ». Ces dernières années, des manifestations publiques ont déjà eu lieu contre les restrictions mises par l’UE sur les délivrances des visas, qui sont un levier fort de négociations pour les Européens face à l’État sénégalais. Ou encore, contre la présence de Frontex.

    L’agence des gardes-frontières européens n’opère plus dans le pays depuis 2018. Mais selon des documents produits par l’UE en juin 2022 et analysés notamment par la presse sénégalaise, les autorités européennes cherchent à redéployer Frontex au Sénégal. Pour l’heure, l’organisation déploie des vols de surveillance au-dessus des eaux voisines du Cap-Vert, afin de garder un œil sur la route de l’Atlantique. Les premières opérations ont été officiellement lancées en novembre 2025.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/73331/senegal--lunion-europeenne-construit-deux-centres-pour-les-exiles-inte

    #centres #UE #EU #route_atlantique #union_européenne #migrations #réfugiés

  • France : un camion avec 58 migrants entassés à l’intérieur découvert à Paris - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73334/france--un-camion-avec-58-migrants-entasses-a-linterieur-decouvert-a-p

    France : un camion avec 58 migrants entassés à l’intérieur découvert à Paris
    Par La rédaction Publié le : 27/08/2026
    Pas moins de 58 personnes, dont des enfants, ont été découverts enfermés dans un camion dans le 18e arrondissement de Paris, dans la nuit de mardi à mercredi. Certaines se trouvaient en situation régulière, d’autres ont été placées en rétention administrative du fait de leur situation irrégulière. L’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim) est en charge de l’enquête.
    Il était minuit passé lorsque des policiers parisiens ont découvert, dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 août, pas moins de 58 personnes migrantes entassées dans un camion, dans le 18e arrondissement de Paris.Des enfants se trouvaient parmi le groupe, retrouvé lors du contrôle de ce véhicule alors stationné dans une impasse, rapporte une source policière à l’AFP, confirmant une information d’Europe 1.
    Le chauffeur était absent lors du contrôle. « Une enquête a été ouverte, à l’initiative de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim), du chef d’aide à l’entrée, à la circulation, ou au séjour irréguliers d’un étranger en France en bande organisée », a précisé le parquet de Paris à la presse.Le dossier a été confié à l’antenne parisienne de l’Oltim. Celle-ci devra établir si « le camion devait les acheminer à un point déterminé dans le cadre d’une filière organisée ».
    Le véhicule appartient, d’après les premiers éléments de l’enquête, à une société domiciliée en Seine-et-Marne, a fait savoir le parquet.
    Parmi les 58 personnes, les femmes, enfants et ceux porteurs d’un récépissé de demande de statut de réfugié ont été laissés libres, rapporte l’AFP. Les 26 personnes restantes, sans titre de séjour, ont été placées en retenue administrative.
    Dans les Yvelines, quelques heures avant, dans l’après-midi du mardi 25 août, 19 exilés ont été découverts enfermés, eux, dans un camion frigorifique. Parmi le groupe se trouvaient sept enfants, selon TV78, le média départemental qui a rapporté l’information.
    Ce camion frigorifique se trouvait près d’un péage à Saint-Arnoult-en-Yvelines, au sud de Paris, sur l’autoroute A10. Les gendarmes ont été alertés suite à l’appel de l’un des occupants, qui a prévenu les secours alors qu’il se trouvait entassé à l’intérieur.
    Les exilés seraient originaires d’Iran et d’Irak, selon les informations des autorités citées par TV78. Tous auraient embarqué sans que le chauffeur n’en soit informé. Or, il s’agit de conditions de transport particulièrement dangereuses, notamment en raison des températures qui régnaient dans le véhicule.En novembre dernier, quatre hommes de nationalité irakienne ont été interpellés alors qu’ils se trouvaient dans un camion frigorifique au marché d’intérêt national de Rouen. En octobre, 11 migrants érythréens ont aussi été retrouvés dans un camion frigorifique dans le nord de la France. Dans ces véhicules, la température peut descendre proche des 0°C.
    L’été dernier, 15 exilés avaient été retrouvés en hypothermie sur une aire de repos du Pas-de-Calais alors qu’ils tentaient de rejoindre le Royaume-Uni dans un camion frigorifique. Plusieurs personnes avaient dû être emmenées à l’hôpital.
    Le risque de suffocation est également important car ces véhicules n’ont que très peu de ventilation dans la remorque. En 2019, 39 migrants vietnamiens avaient perdu la vie dans un camion frigorifique près de Londres. Depuis, si elles sont beaucoup plus rares que les traversées de la Manche par canots, les tentatives illégales de passage en Angleterre par camion n’ont pas totalement disparu. Surtout, les réseaux de passeurs utilisent régulièrement des camions pour acheminer les exilés vers le littoral, depuis la région parisienne et les départements alentours, voire depuis les pays voisins comme la Belgique. Ces derniers rejoignent alors les campements informels, puis tentent la traversée maritime, également très risquée.

    #Covid-19#migrant#migration#france#routemigratoire#migrationirreguliere#trafic#sante

  • A Mayotte, Sébastien Lecornu annonce des renforts humains et technologiques contre l’immigration clandestine
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/27/a-mayotte-sebastien-lecornu-annonce-des-renforts-humains-et-technologiques-c

    A Mayotte, Sébastien Lecornu annonce des renforts humains et technologiques contre l’immigration clandestine
    Par Laurence Caramel (Mamoudzou, envoyée spéciale)
    Il était attendu sur l’urgente reconstruction de Mayotte – dévastée par le cyclone Chido en décembre 2024 –, mais c’est d’abord sur la lutte contre l’immigration clandestine que le premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est exprimé, à peine débarqué dans l’archipel, mercredi 26 août, pour une visite de deux jours.Entouré de six ministres, dont ceux de la défense et de l’intérieur, et en présence de l’état-major de la lutte contre l’immigration clandestine réuni dans l’exigu poste de coordination de la base navale de Dzaoudzi, l’ex-ministre des outre-mer (2020-2022) a annoncé une militarisation accrue de la zone pour mieux protéger le 101e département français de l’arrivée de migrants de l’archipel voisin des Comores et, de façon plus récente, de ressortissants originaires de l’Afrique des Grands-Lacs. La moitié de la population est étrangère sur un total de 323 000 personnes, selon le recensement publié début juillet par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
    Déploiement de drones pour mieux anticiper les départs des migrants, installation de ballons en altitude équipés de moyens de détection, augmentation du nombre de bateaux d’interception, renforcement des effectifs militaires… Le chef du gouvernement compte beaucoup sur les moyens fournis par les hautes technologies et inscrits budgétairement dans la loi de programmation militaire pour supprimer « les angles morts » dans la surveillance du territoire. Jusqu’à ressusciter l’objectif d’un « rideau de fer » promis par Gérald Darmanin en 2024 lorsqu’il était ministre de l’intérieur et des outre-mer.
    Une unité de la Légion étrangère devrait être positionnée sur l’îlot de Mtsamboro. D’une superficie de 2 km2, ce bout de terre inhabité est situé au nord-est de Grande-Terre en direction d’Anjouan, l’île des Comores à partir de laquelle les candidats à l’exil sont les plus nombreux. Tout en défendant des « résultats solides » au vu du nombre croissant de décisions d’éloignement – 16 500 au cours du premier semestre 2026 contre 23 000 pour l’ensemble de l’année 2025 – le locataire de Matignon a toutefois reconnu les limites des mesures prises jusqu’à présent face à « un adversaire » qui s’adapte et sait déjouer les méthodes de détection ou d’intervention avec l’aide de « complicités locales ».
    Pour autant, il s’est bien gardé d’aller sur la voie empruntée quelques jours auparavant par Edouard Philippe. En déplacement à Mayotte, l’ancien premier ministre (2017-2020), candidat Horizons à l’élection présidentielle, a proposé d’y suspendre le droit du sol et le droit d’asile pendant le prochain quinquennat s’il est élu. « Il faut [d’abord] faire en sorte que les lois existantes soient appliquées », a jugé Sébastien Lecornu.De fait, la loi adoptée en avril 2025 et entrée en vigueur au printemps durcit déjà très fortement les conditions d’accès à la nationalité française à Mayotte. Pour pouvoir y prétendre, elle prévoit qu’il faut désormais deux parents – et non plus un seul – résidant de manière régulière depuis un an, et non plus trois mois, sur le sol français au moment de la naissance de l’enfant.
    Avec cette restriction, le gouvernement espère décourager les femmes étrangères – et principalement comoriennes – de mettre au monde leurs enfants à Mayotte. Plus des trois quarts des naissances enregistrées chaque année sont le fait de mères de nationalité étrangère. Une croissance démographique qui alourdit les besoins de l’archipel en infrastructures – écoles, logements, santé – et en ressources comme l’eau, alors que le département accuse un retard considérable à l’échelle nationale. Plus des trois quarts de la population vivent sous le seuil de pauvreté.
    Parallèlement au renforcement du dispositif sécuritaire, Sébastien Lecornu a avancé l’idée d’un bonus-malus appliqué à l’aide publique au développement. Celui-ci conduirait à récompenser les pays qui coopèrent avec la France en matière de lutte migratoire en leur « donnant plus » et, à l’inverse, à sanctionner ceux qui ne le font pas. Outre les Comores, six pays d’Afrique centrale et de l’Est sont ciblés : Burundi, République démocratique du Congo (RDC), Kenya, Rwanda, Somalie, Tanzanie. Il a assuré que l’aide humanitaire que reçoivent ces pays parmi les plus pauvres du monde ne serait pas affectée. Les financements versés par la France représentaient, en 2024, 5 % des appuis extérieurs reçus par la RDC, 10 % pour la Tanzanie mais 87 % pour les Comores, selon les chiffres de l’Organisation de coopération et de développement économiques.
    L’annonce n’a pas été du goût de tous les élus mahorais. La députée Estelle Youssouffa (groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires), a rappelé qu’il existe déjà un accord liant aide et migration avec les Comores depuis 2019. « Malgré des centaines de millions d’euros distribués, des centaines de Comoriens arrivent chaque jour à Mayotte, et la France continue de financer un régime qui remet en cause sa souveraineté et instrumentalise les flux migratoires », a-t-elle dénoncé en déplorant une « opération de com politique » du premier ministre.
    A huit mois du scrutin présidentiel, dans un territoire où Marine Le Pen fait ses scores les plus élevés (59 % au second tour de 2022), personne ici n’est dupe du fait que le 101e département, situé à 8 000 kilomètres de Paris, offre la scène idéale pour laisser libre cours à toutes les idées susceptibles de contrer la favorite des sondages sur son thème de prédilection.
    En ce jour férié à Mayotte, où l’on célébrait la naissance du prophète Mahomet, pas sûr cependant que les propos de Sébastien Lecornu aient bénéficié de beaucoup d’écho. Dans les rues de Mamoudzou, un étrange calme avait fait place à l’ordinaire agitation. Seuls quelques dizaines de syndicalistes avaient décidé de braver la torpeur générale, espérant interpeller le premier ministre, lors de son passage sur la place de la République, sur l’augmentation des salaires et l’alignement des droits sociaux sur ceux de la métropole. Les gendarmes ne leur en ont pas donné le loisir.

    #Covid-19#migrant#migration#france#routemigratoire#mayotte#migrationirreguliere#politiquemigratoire#sante

  • Libye : au moins six corps de migrants retrouvés dans une zone désertique à l’est du pays - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73328/libye--au-moins-six-corps-de-migrants-retrouves-dans-une-zone-desertiq

    Sur les routes migratoires du Sahel et de Libye, les migrants se déplacent souvent dans des pick-ups bondés. Les risques de mort sont grands en cas de panne du véhicule dans une zone désertique.
    Les autorités libyennes de la région d’Al Wahat, dans l’est de la Libye, ont indiqué mardi avoir découvert les corps d’au moins six migrants à environ 200 km de la ville de Jalu. Leur voiture était tombée en panne en plein désert. C’est une nouvelle preuve des dangers des routes migratoires terrestres. Mardi 25 août, les autorités libyennes de la région d’Al Wahat, dans l’est du pays, ont indiqué avoir retrouvé les corps d’au moins six migrants à environ 200 km de la ville de Jalu. Leur véhicule était tombé en panne dans une zone désertique.
    Deux corps ont été retrouvés à l’intérieur du véhicule en panne, trois autres ont été découverts à environ 4 km de là, et un dernier corps à environ 10 km, ont précisé les autorités locales. Selon des documents retrouvés dans la voiture, le propriétaire était originaire du Tchad. Dimanche, 19 personnes qui se trouvaient dans la même voiture tombée en panne avaient pu être secourues, a ajouté le Directorat de la province d’Al Wahat sans préciser où elles avaient été retrouvées. Selon le frère du propriétaire du véhicule, qui faisait partie des 19 migrants secourus, une autre voiture qui les accompagnait a prélevé le carburant du véhicule en panne et a poursuivi son chemin. Même si la plupart des décès sur la route migratoire entre la Libye et l’Union européenne surviennent en mer Méditerranée, la traversée des zones désertiques est également très dangereuse. Les exilés qui cherchent à atteindre les côtes libyennes sont souvent obligés de traverser le pays, notamment depuis la ville de Sabha, dans le centre de la Libye. Dans ces zones que les exilés traversent souvent dans des pick-ups surchargés, les morts sont fréquentes, tant en Libye que dans d’autres pays du Sahel confrontés à la migration.
    En 2025, au moins 35 personnes ont notamment trouvé la mort dans le désert nigérien, avait alerté l’organisation Alarme phone Sahara. Au nord du Niger, le désert du Ténéré est traversé par les exilés qui cherchent à rejoindre l’Algérie ou la Libye. Chaque année, des milliers de migrants empruntent cette route migratoire pour se rendre vers la Libye et l’Algérie et ensuite rejoindre l’Europe. Mais la traversée de cette grande étendue désertique est périlleuse et de nombreuses personnes y décèdent, abandonnées par les passeurs ou suite à des pannes. « Après des pannes de leurs véhicules (en plein désert) des passagers déjà affamés ou déshydratés s’impatientent et tentent de marcher sur de longues distances à la recherche d’un point d’eau qu’ils imaginent très proche », avait détaillé à l’époque Aziz Chehou, le coordonnateur d’Alarme Phone Sahara

    #Covid-19#migration#migrant#sahel#libye#mortalite#routemigratoire#migrationirreguliere

  • Plus de 160 migrants, majoritairement sénégalais, secourus au large de la Mauritanie | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/plus-de-160-migrants-majoritairement-senegalais-secourus-au-large-de-la-mau

    Plus de 160 migrants, majoritairement sénégalais, secourus au large de la Mauritanie
    Auteur : AFP
    Plus de 160 migrants, dont 17 enfants, « éprouvés par le voyage et la précarité de leur embarcation », ont été secourus mardi par les garde-côtes mauritaniens après une panne de moteur, ont annoncé ces derniers jeudi dans un communiqué.​Au cours des derniers mois, des centaines de migrants, pour la plupart originaires du Sénégal, de la Gambie et du Mali, ont été secourus dans les eaux mauritaniennes, mais des centaines d’autres sont aussi morts ou portés disparus en mer à la suite de naufrages.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#mauritanie#mali#gambie#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Les arrivées se poursuivent en Crète, plusieurs centaines de migrants débarquent en quelques jours - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73315/les-arrivees-se-poursuivent-en-crete-plusieurs-centaines-de-migrants-d

    Les arrivées se poursuivent en Crète, plusieurs centaines de migrants débarquent en quelques jours
    Par La rédaction Publié le : 26/08/2026
    Plus de 500 migrants sont arrivés en Crète en l’espace de deux jours, entre mardi et mercredi. Depuis plus d’un an, la Crète et l’îlot de Gavdos, en face des côtes libyennes, sont devenues la principale porte d’entrée des demandeurs d’asile en Grèce.Les arrivées de migrants ont été nombreuses ces derniers jours sur l’île grecque de Crète, en mer Égée. Mercredi 26 août, 81 migrants répartis sur deux embarcations ont été secourus par les services de recherche et secours en mer, a indiqué à InfoMigrants le ministère grec des Affaires maritimes.
    La veille, mardi, ce sont 452 personnes qui avaient déjà été ramenées sur les côtes de la Crète à la suite de huit opérations de sauvetage en mer, toujours selon le ministère.Quelques jours plus tôt, entre le vendredi 21 et le samedi 22 août, près de 200 personnes avaient déjà été secourues au large de la Crète au cours de deux opérations de sauvetage. Lors de la première opération, « un véhicule aérien sans pilote de Frontex avait repéré une embarcation transportant 43 ressortissants étrangers à environ 20 milles nautiques [37 km, ndlr] au sud de Gavdos. Les personnes à bord [avaient] été secourues par un navire de Frontex et acheminées vers le port de Paleochora », en Crète.
    Une deuxième opération avait suivi peu après dans la même zone, pour secourir deux autres embarcations transportant au total quelque 88 étrangers. « Un navire de la force européenne a été là aussi mobilisé et les migrants secourus et acheminés vers Paleochora », avait alors détaillé l’agence de presse ANA. Lundi 24 août, le ministère grec des Migrations a indiqué que les personnes arrivées récemment en Crète devaient être transférées « de manière strictement proportionnée » vers des centres d’accueil sur les îles de Lesbos et Samos, en mer Égée.
    « Il n’y aura aucune charge supplémentaire pour les îles concernées », a voulu rassurer le ministère, face aux inquiétudes des autorités locales des deux îles, soulignant que ce transfert « s’effectue exclusivement » pour les besoins « d’identification, de screening et de contrôle » des demandeurs d’asile avant leur possible transfert vers d’autres structures en Grèce continentale. Malgré ces assurances, une réunion à huis clos s’est tenue dimanche à Mytilène, chef-lieu de Lesbos, sous l’égide du maire de l’île, a rapporté le site d’information local Sto Nissi. En tout, quelque 400 migrants étaient attendus à Lesbos et Samos dimanche 23 août.
    Depuis plus d’un an, la Crète et l’îlot proche de Gavdos, en face des côtes libyennes, sont devenues la principale porte d’entrée des demandeurs d’asile en Grèce. Selon le Haut-Commissariat des réfugiés à l’ONU (HCR), plus de 11 500 migrants, principalement du Soudan, d’Égypte et du Bangladesh, sont arrivés en Crète depuis le début de l’année. Or, l’île ne dispose que d’une structure d’hébergement provisoire pour les demandeurs d’asile. Le ministère des Migrations a promis la création d’un centre d’accueil prochainement.

    #Covid-19#migration#migrant#grece#crete#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#asile

  • Mer Méditerranée : 14 exilés tunisiens morts ou disparus après un naufrage - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73270/mer-mediterranee--14-exiles-tunisiens-morts-ou-disparus-apres-un-naufr

    Mer Méditerranée : 14 exilés tunisiens morts ou disparus après un naufrage
    Par La rédaction Publié le : 24/08/2026
    Les corps de 12 personnes ont été retrouvés dimanche par la Garde nationale tunisienne et deux demeurent disparus après le naufrage de leur embarcation au large du pays. Les exilés étaient originaires de Tunisie et faisaient route vers l’île italienne de Lampedusa.
    La Tunisie est en deuil. La Garde nationale tunisienne a annoncé, dimanche 23 août, avoir repêché douze corps en mer après le naufrage d’un bateau de migrants, deux personnes étant toujours portées disparues. C’est dans la nuit de vendredi à samedi qu’a eu lieu le naufrage de cette embarcation qui faisait route vers l’île italienne de Lampedusa, avec à son bord 15 exilés tunisiens. Une personne a alors été secourue. « Les opérations de recherche ont permis de repêcher trois corps hier et neuf aujourd’hui, portant le total à 12 », a indiqué dimanche la Garde nationale dans un communiqué, précisant que les recherches se poursuivaient pour retrouver les deux autres passagers. Un précédent bilan des autorités faisait état de onze corps retrouvés.
    Parmi les personnes présentes sur l’embarcation, 14 sont originaires de Ben Guardane et une de Zarzis, deux villes situées sur la côte sud-est de la Tunisie, a indiqué le communiqué. Une famille de Ben Guardane a notamment rapporté avoir perdu six jeunes âgés de 18 à 25 ans dans le naufrage, le septième membre de la famille « ayant survécu après avoir nagé pendant 48 heures en mer avant d’être secouru », rapporte La Presse de Tunisie.Les côtes tunisiennes se trouvent à quelque 145 kilomètres de l’île italienne de Lampedusa, faisant de la Tunisie un point de départ vers l’Europe par la Méditerranée centrale. Les migrants, dont la majorité sont originaires d’Afrique subsaharienne, partent alors des villes côtières de Zarzis ou de Sfax.
    Dans la ville de Ben Guardane, plusieurs habitants, personnalités politiques et militants des droits humains ont manifesté samedi soir et dimanche après l’annonce du naufrage, conduisant à des affrontements avec les forces de l’ordre, a indiqué le média Alquds Alarabi. Les manifestants ont appelé les autorités à décréter une journée de deuil national et à enquêter sur les causes du drame. Tous pointent du doigt la détresse de la jeunesse tunisienne face à la crise économique et au chômage. La migration irrégulière « n’est pas seulement un problème de sécurité, mais aussi le résultat d’une économie qui n’offre pas d’espoir, engendrant chômage, marginalisation et manque de perspectives », a souligné dans un communiqué le Forum démocratique pour le travail et les libertés, parti d’opposition social-démocrate.Les manifestants ont également dénoncé des politiques migratoires européennes strictes qui poussent les migrants à tenter des traversées irrégulières de la Méditerranée, par des voies toujours plus longues et dangereuses.
    « Jusqu’à quand la Tunisie va-t-elle perdre le meilleur de sa jeunesse ? La Tunisie paye le prix de politiques européennes inhumaines et injustes », a réagi sur Facebook le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, Mostafa Abdelkebir.
    En 2023, le pays a ainsi signé un accord de 255 millions d’euros avec l’Union européenne, dont près de la moitié était destinée à la lutte contre l’immigration irrégulière. Cet accord, soutenu par le gouvernement italien d’extrême droite, visait à renforcer la capacité de la Tunisie à empêcher les embarcations de quitter ses côtes.
    Mais cette politique est jugée responsable de plus grandes prises de risques lors des traversées. « Plus on met la pression pour empêcher les départs, plus on crée des conditions idéales pour les passeurs. Ils peuvent imposer des départs hasardeux, voire désastreux aux migrants », avait expliqué début mars à l’AFP Arnaud Banos, chercheur au CNRS, spécialiste des migrations maritimes. En effet, le nombre de morts explose en Méditerranée. Plus de 1730 personnes y ont trouvé la mort depuis le début de l’année 2026, contre 1 242 à la même période en 2025, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Parmi elles, au moins 914 sont mortes en en Méditerranée centrale. Les naufrages de bateaux de migrants, eux, ne sont pas rares au large de la Tunisie. En avril dernier, une embarcation avec à son bord environ 60 migrants avait chaviré au large de la Tunisie, faisant 19 morts et une vingtaine de disparus. Tous étaient alors originaires d’Afrique subsaharienne. Pour autant, l’accord signé entre la Tunisie et l’Union européenne a entraîné une chute de 97% arrivées irrégulières de migrants dans l’UE en provenance de Tunisie depuis 2023

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#UE#migrationirreguliere#routemigratoire#sante#mortalite

  • Saint-Louis : 456 candidats à l’émigration irrégulière secourus en une semaine | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/saint-louis-456-candidats-a-lemigration-irreguliere-secourus-en-une-semaine

    Saint-Louis : 456 candidats à l’émigration irrégulière secourus en une semaine
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    La Marine nationale a porté secours, samedi 22 août 2026, à une pirogue transportant 210 candidats à l’émigration irrégulière au large de Saint-Louis. Plusieurs d’entre eux se trouvaient dans un état de santé jugé préoccupant. Face à l’urgence de la situation, huit migrants ont été évacués vers Saint-Louis pour une prise en charge médicale. Les autres rescapés ont été acheminés à la Base navale Amiral Faye GASSAMA, avant d’être remis aux services compétents.
    Cette opération intervient quelques jours après une première intervention menée le jeudi 19 août, au cours de laquelle 246 autres candidats à l’émigration irrégulière avaient été secourus au large de Saint-Louis. En l’espace d’une semaine, 456 migrants ont ainsi été secourus par la Marine nationale dans cette zone maritime. Ces opérations illustrent une nouvelle fois la persistance des départs clandestins par voie maritime et les risques considérables auxquels s’exposent les candidats à l’émigration irrégulière.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#saintlouis#migrationirreguliere#routemigratoire#atlantique#sante

  • SOS Méditerranée alerte sur la hausse des violences en mer contre les migrants et les navires de sauvetage
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/24/sos-mediterranee-alerte-sur-la-hausse-des-violences-contre-les-migrants-et-l

    SOS Méditerranée alerte sur la hausse des violences en mer contre les migrants et les navires de sauvetage
    L’ONG a recensé entre juin et juillet, à sept reprises au moins, des navires « liés à des acteurs libyens » et des « groupes armés », qui se sont approchés « à grande vitesse » de bateaux, ou les ont suivis des heures durant.
    Le Monde avec AFP
    L’ONG SOS Méditerranée a déploré lundi 24 août une « intensification des menaces » en Méditerranée centrale, évoquant des interceptions « de plus en plus violentes » d’embarcations de migrants et des poursuites des navires de sauvetage, imputées à des « acteurs libyens » et des « groupes armés ». Impliquée depuis une décennie dans les sauvetages en mer, l’ONG estime que « cet environnement opérationnel, de plus en plus hostile en Méditerranée centrale, n’aurait pas pu perdurer sans l’élargissement de la coopération européenne avec les acteurs libyens en matière de dissuasion migratoire. » Evoquant « un phénomène nouveau et préoccupant », SOS Méditerranée a recensé entre juin et juillet, à sept reprises au moins, des navires « liés à des acteurs libyens », certains « non identifiés », qui se sont approchés « à grande vitesse » de bateaux de sauvetage, ou les ont suivis des heures durant – des « poursuites » jusque dans les eaux internationales, accuse l’ONG. Il y a aussi, note l’ONG, une « augmentation significative de la présence de vedettes rapides non identifiées, liées à différents groupes armés en Libye. »
    « Ces embarcations ont été observées procédant à des interceptions violentes, notamment en percutant délibérément des embarcations transportant des personnes en détresse et en effectuant des manœuvres mettant leur vie en danger », poursuit SOS Méditerranée.
    Il y a un an, dans les eaux internationales, son navire l’Ocean-Viking était la cible d’une attaque imputée aux gardes-côtes libyens – qui n’avait pas fait de blessés. Deux hommes à bord d’un patrouilleur avaient ouvert le feu, exposant l’équipage et 87 rescapés « à des tirs incessants pendant au moins vingt minutes », avec « plus de 100 balles » tirées, avait rapporté l’ONG.
    Un an plus tard, malgré des procédures judiciaires en Italie, en France et en Allemagne, « les autorités européennes et nationales sont restées silencieuses », « les responsables de l’attaque n’ont pas été identifiés », déplore SOS Méditerranée, réitérant un appel pour « une enquête complète et indépendante afin d’établir les responsabilités autour de cette attaque. »
    En août, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) annonçait que le nombre de décès de migrants en Méditerranée centrale avait fortement augmenté, alors que le nombre de migrants est en baisse en raison de politiques européennes plus strictes. Selon l’OIM, 821 personnes sont mortes ou ont disparu au cours des quatre premiers mois de 2026, soit une augmentation de 111 % par rapport à 2025. Au cours de la même période, les arrivées de migrants sur le même itinéraire ont chuté de 46 %, atteignant le nombre de 8 577.

    #Covid-19#migrant#migration#mediterranee#sante#mortalye#droit#humanitaire#routemigratoire#migrationirreguliere

  • Naufrage en Méditerranée : 12 migrants sont morts au large de la Tunisie
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/08/23/naufrage-en-mediterranee-huit-migrants-sont-morts-au-large-de-la-tunisie_675

    Naufrage en Méditerranée : 12 migrants sont morts au large de la Tunisie
    Un bateau transportant 15 migrants tunisiens a fait naufrage dans la nuit de vendredi à samedi. Une seule personne a été secourue et deux autres sont toujours portées disparues.
    La garde nationale tunisienne a annoncé, dimanche 23 août, avoir repêché 12 corps en mer après le naufrage d’un bateau transportant 15 migrants. Deux personnes sont portées disparues. Le bateau, qui transportait 15 Tunisiens, a coulé dans la nuit de vendredi à samedi au large de Zarzis, dans le sud de la Tunisie. Une personne a pu être secourue. « Les opérations de recherche ont permis de repêcher trois corps hier et neuf aujourd’hui », a fait savoir dimanche la garde nationale dans un communiqué, précisant que les recherches se poursuivaient pour retrouver les autres passagers. Samedi soir, des habitants de Ben Gardane, une ville marginalisée près de la frontière libyenne d’où provenaient 14 des migrants, ont manifesté après l’annonce du naufrage, bloquant des routes et incendiant des pneus.
    La Tunisie, dont les côtes se trouvent à 145 kilomètres de l’île italienne de Lampedusa, est un point de départ majeur pour les personnes tentant la périlleuse traversée de la Méditerranée vers l’Europe.La Méditerranée centrale constitue la route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Cette dernière a affirmé plus tôt ce mois-ci que le nombre de morts de migrants en Méditerranée centrale avait plus que doublé au cours des quatre premiers mois de 2026 par rapport à la même période de l’année précédente. Au moins 914 migrants sont morts ou ont disparu sur cette route cette année, selon l’OIM.
    En 2023, la Tunisie a signé un accord de 255 millions d’euros avec l’Union européenne, dont près de la moitié était destinée à la lutte contre l’immigration irrégulière. Cet accord, soutenu par le gouvernement italien d’extrême droite, visait à renforcer la capacité de la Tunisie à empêcher les embarcations de quitter ses côtes.

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#mediterranee#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Une pirogue avec plus de 300 migrants à bord interceptée au large de la Mauritanie - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73240/une-pirogue-avec-plus-de-300-migrants-a-bord-interceptee-au-large-de-l

    Une pirogue avec plus de 300 migrants à bord interceptée au large de la Mauritanie
    Par La rédaction Publié le : 21/08/2026
    Une pirogue a été interceptée dans la nuit du 19 au 20 août au large de Nouadhibou, en Mauritanie. À son bord se trouvaient 315 personnes, parmi lesquelles une quarantaine de femmes et une quarantaine d’enfants, selon les gardes-côtes mauritaniens. Les candidats au départ étaient majoritairement originaires du Sénégal et de Gambie.C’est un drame potentiel qui a été évité. Dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 août, une pirogue de 315 personnes a été interceptée au large de la ville de Nouadhibou, en Mauritanie, par les gardes-côtes mauritaniens.
    À bord se trouvaient 191 personnes venues du Sénégal, dont trois femmes et 29 enfants, ainsi que 123 personnes venues de Gambie, dont 40 femmes et 11 enfants. Une personne originaire du Mali se trouvait également à bord. Selon les gardes-côtes mauritaniens, la pirogue serait partie de Gambie.En vertu d’un accord conclu avec l’Union européenne, la Mauritanie intercepte aujourd’hui un grand nombre de pirogues qui quittent les côtes africaines plus au sud dans l’espoir d’atteindre l’archipel espagnol des Canaries.
    Quarante deux migrants originaires de Gambie et du Sénégal, dont des femmes et des enfants, ont ainsi été secourus le 16 août par les gardes-côtes mauritaniens alors qu’ils faisaient route vers les îles Canaries. Fin juillet, ce sont plus de 200 personnes qui avaient été interceptées sur le même itinéraire en deux jours.Selon les derniers chiffres du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) actualisés le 16 août, 4 808 personnes sont arrivées aux Canaries depuis le début de l’année 2026. À la même époque en 2025, plus de 17 000 personnes avaient atteint ce territoire espagnol de l’océan Atlantique.
    Mais même si elles sont moins nombreuses, ces tentatives de traversées continuent à générer des drames. Fin juillet, 143 personnes sont mortes ou portées disparues dans l’Atlantique au large de la Mauritanie, selon le HCR. L’embarcation dans laquelle elles se trouvaient a dérivé pendant près de 25 jours et seuls 38 migrants ont été secourus.Les survivants ont expliqué que l’embarcation faisait route vers les Canaries quand le bateau est tombé en panne. Ils ont ensuite été en manque de carburant. Le bateau a donc dérivé pendant environ 25 jours dans les eaux internationales avant d’entrer dans les eaux mauritaniennes.
    Les rescapés ont raconté qu’après seulement « dix jours de navigation », l’eau et la nourriture étaient complètement épuisées. Ils ont dû boire de l’eau de mer et survivre dans des conditions humaines extrêmement difficiles. Sept personnes, dont deux femmes, ont été urgemment transportées à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 600 personnes ont péri dans l’Atlantique sur les cinq premiers mois de 2026. En 2025, l’organisation comptait 1 906 décès ou disparus sur cette route maritime. Un chiffre néanmoins en baisse par rapport à l’année précédente du fait de la diminution des arrivées de migrants aux Canaries.

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    Migration irrégulière : 191 Sénégalais parmi les 315 migrants secourus à Nouadhibou
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    Une pirogue partie de Betenti le 12 août a été interceptée dans la nuit du 19 août au large de Nouadhibou, en Mauritanie.À son bord, 315 migrants, dont 191 Sénégalais, 123 Gambiens et un Malien. Parmi eux figuraient des femmes, des enfants et des nourrissons.
    Les 315 passagers ont tous été secourus et pris en charge par les autorités mauritaniennes.Une nouvelle interception qui vient rappeler l’ampleur et la persistance de la migration irrégulière par voie maritime dans la sous-région.

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