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    « Il n’y a vraiment plus aucune limite » : un mega boat atteint le Royaume-Uni avec 230 migrants, un record
    Par Romain Philips Publié le : 10/08/2026 Dernière modification : 11/08/2026
    Un bateau transportant 230 migrants est arrivé au Royaume-Uni tôt ce lundi 10 août. Ce nouveau record illustre l’amplification du phénomène des mega boats dans les traversées de la Manche.
    Ces dernières semaines, les records du nombre de migrants dans des embarcations de fortune pour traverser la Manche ne cessent d’être battus les uns après les autres. Mi-juillet, l’arrivée d’un bateau comptant 130 exilés à son bord avait retenu l’attention, il a été suivi le 23 juillet par un autre transportant 165 personnes. Et ce lundi, c’est une embarcation de 230 migrants qui a atteint les côtes anglaises.
    Selon les autorités, l’embarcation est arrivée à Douvres aux alentours de 2 heures du matin ce lundi. L’antenne de la SNSM de Berck-sur-Mer a fait état d’une opération d’assistance « hors norme » menée auprès d’un canot. « Au total, 230 personnes (ont été) dénombrées à bord dont plus de 20 enfants. Un nouveau et triste record du nombre de personnes transportées à bord de ces embarcations précaires vient ainsi d’être franchi », a écrit l’association dans un communiqué.
    Le directeur de la SNSM de Berck-sur-Mer, Jean-Marc Lamblin, a précisé à l’AFP que ses équipes avaient accompagné le canot jusqu’aux eaux britanniques avant d’être relayées par les secours d’outre-Manche. Deux personnes ont été secourues de l’embarcation mais les autres ont désiré poursuivre leur route. Cette arrivée intervient seulement quelques jours après l’une des plus importantes opérations de secours en mer depuis le début des traversées de la Manche en 2018. Le 4 août, une embarcation surchargée qui tentait de traverser la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni a pris feu. Les occupants de ce mega boat se sont alors jetés à l’eau. 173 personnes ont été secourues lors de cette opération qui a mobilisé de nombreux navires et hélicoptères.
    Ce nouveau record, le dernier en date depuis le début du phénomène des traversées de la Manche en 2018, illustre l’amplification du recours à des bateaux toujours plus gros et surchargés pour traverser de manière clandestine la Manche. « Depuis trois mois, on voit passer de plus en plus » de canots de 15 mètres, a expliqué le directeur de la SNSM. "On a passé le record de 150 il y a peu, on ne pensait pas qu’il pourrait y en avoir plus, mais il n’y a vraiment plus aucune limite". Contactée par InfoMigrants, la préfecture de la Manche et de la mer du Nord confirme cette tendance. « Le nombre de personnes par embarcation ne cesse d’augmenter », explique-t-il. il était de 26 en 2021, 45 en 2023, 63 en 2025 et 65 depuis début 2026. « Par ailleurs, 10 embarcations embarquant plus de 100 personnes, et 1 embarquant plus de 200 personnes, ont tenté la traversée depuis début 2026 », ajoutent les autorités françaises.
    Ce phénomène des mega boats est « en train de devenir une nouvelle normalité », commente de son côté Angèle Vettorello, co-coordinatrice de l’antenne locale de l’association Utopia 56 à Calais, qui appelle à accroitre les dispositifs de secours. « Il va falloir questionner rapidement et réellement le dimensionnement du dispositif de secours dans la Manche, qui n’a pas l’air de s’adapter autant qu’il le faudrait aux nouvelles dynamiques de passage », ajoute-t-elle, « car entre une embarcation avec 50 à 60 personnes et une avec plus de 200 personnes, ce n’est pas la même chose ».
    Selon la préfecture, sur les sept premiers mois de 2026, 16 849 personnes à bord de 258 embarcations qui ont tenté de traverser la Manche de la France vers le Royaume-Uni et « 2 231 personnes ont été secourues ». Elle précise notamment que « face à ces risques, le dispositif de secours en mer s’adapte en permanence », citant quatre opérations menées ces derniers mois concernant respectivement 115, 113 et 173 migrants.
    Une telle surcharge d’embarcations toujours plus grandes expose aussi les exilés à des risques supplémentaires. Depuis de nombreux mois, associations et médias - dont InfoMigrants - documentent le fait que les morts ont de plus en plus lieu au moment de l’embarquement. Le phénomène des taxi boats - des embarcations qui partent en amont sur le littoral et récupèrent les exilés directement dans l’eau pour éviter les dispositifs policiers - provoque souvent des ruées dangereuses et parfois mortelles.
    Et plus les embarcations sont grandes, plus l’attroupement dans l’eau est conséquent et les risques réels. « Autant de monde qui tente de monter en même temps dans une embarcation déjà dans l’eau, cela n’a rien à voir. On est sur des modes d’embarquements plus complexes. Et des potentiels accidents plus mortels peuvent arriver », commente la coordinatrice d’Utopia 56. Dans ce cas précis, « une véritable marée humaine s’est précipitée vers l’embarcation pneumatique d’environ 15 mètres », raconte la SNSM dans un communiqué. Face à la surcharge, plusieurs personnes ont été éjectées du bateau et une trentaine d’entre elles se sont alors retrouvées dans l’eau", ajoute les sauveteurs.
    « Avec la marée montante, une partie du groupe se retrouve rapidement isolée. Gendarmes et sapeurs-pompiers interviennent pour mettre ces personnes en sécurité. La coordination de l’ensemble des moyens engagés a permis d’éviter un drame lors de cette phase particulièrement dangereuse. Le mouvement de masse au moment de l’embarquement représente en effet un risque majeur, d’autant que de nombreuses personnes présentes ne savent pas nager », poursuit le communiqué. Selon la Prémar, une trentaine de personnes ont été secourues de la marée ce jour-là.
    Selon un porte-parole du ministère de l’Intérieur britannique, ce dernier incident démontre « les tactiques imprudentes et dangereuses employées par les bandes criminelles qui continuent de mettre des vies en danger en entassant un nombre toujours plus grand de personnes sur des navires inadaptés ». Dans le même temps, des centaines d’autres migrants ont atteint le Royaume-Uni à bord de plus petites embarcations. Rien que le dimanche 9 août, 423 personnes ont traversé la Manche. Ces récentes arrivées portent à environ 15 500 le nombre de personnes ayant rejoint clandestinement la Grande-Bretagne par la mer depuis le 1er janvier, selon les chiffres officiels des autorités britanniques. Un nombre en baisse de plus de 40% par rapport à la même période en 2025

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#manche#traversee#megaboat#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Trafic de migrants à Joal : Un organisateur arrêté, 27 candidats au départ clandestin interceptés | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/trafic-de-migrants-a-joal-un-organisateur-arrete-27-candidats-au-depart-cla

    Trafic de migrants à Joal : Un organisateur arrêté, 27 candidats au départ clandestin interceptés
    Auteur : Mor Mbaye CISSÉ
    La brigade territoriale de Joal, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour, a démantelé un réseau présumé de trafic de migrants. L’organisateur présumé a été interpellé ainsi que 27 candidats à l’émigration irrégulière.Selon des sources de Seneweb, les investigations ont permis d’identifier l’organisateur présumé, O. Dianko, âgé de 32 ans, un pêcheur domicilié à Joal. Les gendarmes ont obtenu son numéro de téléphone et mis en place une opération de filature en utilisant deux faux candidats afin de le piéger.
    Logé à l’hôtel Ten Bi de Mbour depuis le 26 juillet 2026, le suspect a été invité à quitter son lieu d’hébergement pour se rendre à Joal afin de récupérer les prétendus candidats et les conduire vers leur destination. À son arrivée au point de rendez-vous où les deux vrais faux candidats l’attendaient, il a été interpellé par les gendarmes qui étaient en surveillance discrète.Le mis en cause a conduit par les enquêteurs au foyer où étaient regroupés les autres candidats au départ clandestin. Les gendarmes y ont interpellé 27 personnes : 13 Sénégalais, sept Gambiens et sept Maliens, dont trois femmes.La fouille du suspect a permis la saisie de 1 800 000 F CFA, somme qui serait liée à l’organisation du voyage.
    Au terme de l’enquête, O. Dianko a été déféré devant le procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet de Mbour, pour trafic de migrants ainsi que pour d’autres chefs d’accusation.
    ⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
    – La brigade territoriale de Joal a démantelé un réseau de trafic de migrants et arrêté l’organisateur présumé, O. Dianko, 32 ans, pêcheur à Joal, ainsi que 27 candidats à l’émigration irrégulière (13 Sénégalais, 7 Gambiens et 7 Maliens).
    – Les gendarmes ont utilisé deux faux candidats pour piéger le suspect à Joal après le localiser grâce à son numéro de téléphone et le suivre depuis son hôtel à Mbour.
    – Une somme de 1 800 000 F CFA a été saisie chez le suspect et O. Dianko a été déféré au procureur de Mbour pour trafic de migrants et autres chefs d’accusation.
    Auteur : Mor Mbaye CISSÉ

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#trafic#joal#sante#migrationirreguliere#routemigratoire#mbour

  • Grèce : plus de 250 migrants secourus au large de la Crète en 3 jours - InfoMigrants
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    Grèce : plus de 250 migrants secourus au large de la Crète en 3 jours
    Par La rédaction Publié le : 06/08/2026
    En trois jours, entre le 3 août et le 5 août, 267 migrants sans papiers ont été secourus par les gardes-côtes grecs au large de la Crète. Depuis des mois, la Crète connaît une forte augmentation des arrivées illégales de migrants venus de Libye. En 7 mois, un peu plus de 10 000 migrants ont débarqué sur l’île du sud de la Grèce.
    Les communiqués des gardes-côtes grecs s’enchaînent ces derniers jours. Le 5 août, les autorités maritimes ont porté assistance « à un bateau avec des ressortissants étrangers en détresse, repéré par un avion de Frontex à 37 milles nautiques au sud d’Ierapetra », en Crète. « Immédiatement, une vedette de patrouille de la police côtière hellénique (HCPP) a appareillé, repéré le bateau et secouru 45 ressortissants étrangers (tous des hommes) à son bord. »
    Le même jour, « 56 étrangers (49 hommes, 3 femmes et 4 mineurs) ont été secourus par un navire de sauvetage [...] jusqu’au port de Kokkinos Pyrgos », en Crète. « Ils avaient quitté la région de Tobrouk, en Libye, le 3 août 2026 à midi, après avoir payé chacun 14 000 dinars libyens pour leur traversée vers la Grèce », précise le communiqué.Le 5 août toujours, « les gardes-côtes de Gavdos ont localisé 34 étrangers (tous des hommes) sur la plage de Lakoudi. Ils ont d’abord été conduits dans un centre d’hébergement temporaire à Gavdos, puis transférés vers un centre d’hébergement temporaire à Agia Chania. »
    La veille, le 4 août "une embarcation transportant des passagers étrangers en difficulté [a été repérée] à 8 milles nautiques au sud-ouest de Gavdos. Un navire des forces Frontex s’est immédiatement rendu sur place, a localisé l’embarcation et a secouru 33 passagers étrangers (tous des hommes)."Le 4 août toujours, les autorités maritimes grecques ont alerté sur le fait « qu’une vedette de patrouille [...] a localisé une embarcation et a secouru les 50 passagers étrangers (43 hommes, 2 femmes et 5 mineurs) » au sud de la Crète. Une enquête préliminaire a été ouverte.Le bateau de migrants avait été repéré par un navire des garde-côtes grecs à 105 kilomètres au sud-est de Kaloi Limenes, un village portuaire non loin d’Héraklion, avec l’aide d’un drone de l’agence des frontières de l’Union européenne Frontex". Les migrants ont été transférés au port de Kokkinos Pyrgos, au sud de l’île, "où les autorités ont entamé les procédures d’identification et d’enregistrement."Enfin, ce même jour également, « vers midi, les autorités portuaires d’Ierapetra ont été informées de la présence d’étrangers » sur l’île de Chrysi, au sud de la Crète. « Un patrouilleur de la garde côtière grecque s’est rendu sur place, où il a repéré et secouru 44 étrangers (40 hommes, 3 femmes et 1 mineur) ».
    La veille, le 3 août, les autorités avaient repéré « la présence d’une embarcation avec des étrangers à bord en difficulté, à 30 milles nautiques au sud d’Agia Galini [en Crète]. Une vedette de patrouille [...] s’est immédiatement rendue sur place et a localisé et secouru 33 étrangers (32 hommes et 1 femme). Les rescapés ont d’abord été conduits en toute sécurité au port d’Agia Galini, puis aux installations de l’ancienne autorité portuaire de Réthymnon », peut-on lire sur le communiqué des gardes-côtes.Le même jour, nouveau bulletin d’information sur le site de la garde côtière. « Les autorités portuaires de Kaloi Limenes et d’Ierapetra ont été informées par le Centre conjoint de coordination des opérations de recherche et de sauvetage (EKSED) [...] de la nécessité de porter assistance à une embarcation transportant des étrangers en difficulté ». Cette embarcation avait été localisée par un avion de Frontex au sud de Kaloi Limenes. « Immédiatement, une vedette de patrouille de la LS-EL.AKT. s’est rendue sur place et a secouru cinq étrangers (quatre hommes et un mineur) ».
    Le sud de la Crète a connu une forte augmentation des arrivées illégales de migrants ces derniers mois, de nombreux bateaux partant des côtes est-libyennes. Cette hausse a entraîné de fréquentes opérations de sauvetage menées par les garde-côtes grecs et Frontex.Selon le Haut Commissariat des réfugiés à l’ONU (UNHCR), plus de 10 000 migrants sont arrivés en Crète depuis le début de l’année. « Les flux globaux, par rapport à 2025, montrent une stabilité en termes de chiffres », écrit la presse grecque. La plupart des arrivants viennent du Soudan, d’Égypte et du Bangladesh. Dans une tribune publiée mardi dans Politico, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a appelé l’Union européenne à autoriser la suspension temporaire des enregistrements de demandeurs d’asile lors d’arrivées massives et soudaines, arguant que les États membres ont besoin d’une plus grande flexibilité pour gérer les pressions migratoires. Au mois de juillet 2025, le gouvernement grec avait décidé de suspendre unilatéralement les demandes d’asile pour toute personne arrivant illégalement en Crète, face à la hausse des arrivées depuis la Libye : 7 300 arrivées entre janvier et juillet 2025 contre 4 900 sur l’ensemble de l’année 2024. La mesure avait duré trois mois, l’enregistrement des demandes avait repris le 14 octobre

    #Covid-19#migration#migrant#crete#UE#libye#routemigratoire#tobrouk#migrationirreguliere#sante#soudan#egypte#bengladesh

  • Canaries : une pirogue de 133 migrants recherchée depuis deux jours finalement retrouvée au large d’El Hierro - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72922/canaries--une-pirogue-de-133-migrants-recherchee-depuis-deux-jours-fin

    Canaries : une pirogue de 133 migrants recherchée depuis deux jours finalement retrouvée au large d’El Hierro
    Par La rédaction Publié le : 06/08/2026
    Une pirogue avec 133 migrants à bord a été secourue mardi. L’embarcation avait été repérée pour la première fois dimanche par un bateau militaire portugais à 360 km d’El Hierro aux Canaries et était recherchée depuis. Débarqués au port de La Restinga, deux des rescapés ont été hospitalisés.Les 133 occupants d’une pirogue - dont six femmes et six mineurs - repérée au large de l’île d’El Hierro, aux Canaries, ont été secourus le mardi 4 août 2026 par les services de sauvetage espagnoles et débarqués au port de La Restinga.
    Cette pirogue était recherchée depuis le dimanche 2 août après avoir été repérée à environ 360 kilomètres au sud-ouest d’El Hierro par l’équipage d’un navire militaire portugais. Depuis cette date, les services de secours maritimes espagnoles menaient des recherches coordonnées par le Centre de coordination de sauvetage maritime de Tenerife, mobilisant un patrouilleur, un avion et un hélicoptère pour la retrouver.
    C’est finalement l’avion Sasemar 101 qui a repéré l’embarcation le 4 août vers 9h20, à 26 km de La Restinga. Toutes les personnes secourues sont originaires d’Afrique subsaharienne et ont été prises en charge par l’équipe de la Croix-Rouge, le service de sécurité portuaire de La Restinga, la Garde civile et la Police nationale. Deux d’entre elles ont dû être transférées à l’hôpital. Leur état est stable. Le navire avait quitté la Gambie onze jours auparavant. Selon le récit des migrants eux-mêmes, ils avaient effectué un voyage de 11 jours depuis Bakau et à bord du navire se trouvaient des personnes originaires de Gambie, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Nigéria et de Côte d’Ivoire.
    Selon le média Canarias Ahora, il s’agit du premier bateau secouru au large d’El Hierro au mois d’août 2026. Toujours selon le média espagnol, le 30 juillet, 54 personnes avaient été débarquées sur l’île après une traversée de onze jours partie de Guinée-Bissau.Le même mois, El Hierro avait été le théâtre de l’un des épisodes les plus tragiques de la route migratoire des îles Canaries : Le 22 juillet, une petite embarcation transportant 165 personnes accosta sur l’île. La traversée coûta la vie à une femme et fit 15 blessés, dont un bébé de six mois. Le nourrisson fut héliporté à l’hôpital universitaire Nuestra Señora de Candelaria de Tenerife, où il décéda quelques jours plus tard.
    Les départs de pirogues surchargées de migrants se font de plus en plus au sud. Désormais, les exilés tentent de rejoindre les Canaries espagnoles depuis la Gambie et la Guinée, afin d’éviter le renforcement des contrôles plus au nord (Maroc, Mauritanie, Sénégal).Selon le dernier rapport publié par l’Organisation internationale des migrations (OIM) le 23 juin, près de 1 500 personnes sont parties de Gambie sur les seuls mois de mars et avril 2026, durant lesquels au moins huit départs de bateaux ont été comptés.Mais prendre la mer d’aussi loin - plus de 1600 km séparent la Gambie des Canaries - pour rejoindre l’archipel espagnol implique une très longue traversée de l’Atlantique, et donc un risque accru de dériver ou de faire naufrage. De plus, les vents violents et les forts courants rendent la traversée très dangereuse. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.

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  • Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite | Seneweb
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    Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite
    Auteur : Max Euclide KANFANY
    Le 29 juillet 2026, l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNTL) a déjoué un projet d’émigration irrégulière de grande ampleur vers les îles Canaries. Une opération surprise, menée avec l’appui des forces de l’ordre, a permis de mettre à nu un réseau structuré qui organisait la traversée clandestine. Six personnes ont été déférées au tribunal pour association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui. Les enquêteurs ont saisi une pirogue financée par les candidats, destinée à convoyer les migrants vers les côtes espagnoles.Selon les investigations, l’itinéraire prévu passait par les îles de Diogué, puis par Joal-Fadiouth, avant la traversée finale vers l’Espagne.
    Ce schéma illustre la sophistication des réseaux qui exploitent la détresse des jeunes en quête d’une vie meilleure. La traque n’est pas terminée : trois autres membres du réseau, identifiés mais toujours en fuite, sont activement recherchés. Les autorités locales réaffirment leur détermination à briser les filières clandestines et à protéger des vies face aux dangers de l’émigration irrégulière.

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  • Émigration clandestine : Six personnes déférées après le démantèlement d’un réseau | Seneweb
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    Émigration clandestine : Six personnes déférées après le démantèlement d’un réseau
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Six individus ont été déférés au parquet le 29 juillet 2026 par l’antenne régionale de Ziguinchor de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT). Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants par voie maritime, complicité, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie en bande organisée.
    Le projet de départ clandestin vers les îles Canaries n’aura finalement pas lieu. Alertés par une information confidentielle faisant état de la préparation d’une traversée maritime prévue le 29 juillet, les enquêteurs de la DNLT ont ouvert des investigations qui ont conduit au démantèlement d’un réseau bien structuré.
    Le réseau opérait entre Ziguinchor, l’île de Diogué, Joal-Fadiouth et l’Espagne. Le cerveau présumé, assisté de son frère, aurait assuré la coordination de l’opération, son financement ainsi que la collecte des sommes versées par les candidats au voyage.Un réseau organisé autour de plusieurs complicesLes enquêteurs ont également identifié plusieurs personnes qui auraient joué des rôles précis dans l’organisation du voyage clandestin. Certaines étaient chargées du recrutement des candidats et des capitaines, tandis que d’autres s’occupaient de la logistique, de l’hébergement des migrants ou encore de la préparation de la traversée et de la navigation.
    Au total, six principaux collaborateurs ont été interpellés. Deux ressortissants de la sous-région, présentés comme des victimes du réseau, ont confirmé leur enrôlement et pointé le principal suspect. Les cinq autres personnes interrogées séparément ont, elles aussi, corroboré les éléments recueillis par les limiers.Face aux enquêteurs, le suspect principal est finalement passé aux aveux. Il a reconnu avoir organisé le voyage et prévu de répartir les candidats en deux groupes afin de contourner la vigilance des forces de défense et de sécurité.L’itinéraire envisagé devait notamment passer par les eaux gambiennes avant que l’embarcation ne prenne le large en direction des îles Canaries.
    Les investigations ont également permis de mettre la main sur plusieurs éléments susceptibles d’étayer les accusations. Les enquêteurs ont notamment saisi des listes nominatives de candidats de différentes nationalités, faisant apparaître des sommes versées allant de 400 000 F CFA à 700 000 F CFA.Divers documents et supports compromettants ont également été récupérés. La pirogue destinée à la traversée, dont la construction a été financée grâce aux fonds collectés auprès des candidats, a été saisie et placée sous scellés provisoires.L’opération a permis de mettre en échec un projet d’émigration irrégulière qui devait concerner plus d’une centaine de candidats. Les suspects auraient, lors des auditions, évoqué la précarité économique et l’influence de leur environnement social pour expliquer leur implication présumée dans ce projet.
    Déférés au parquet le 29 juillet, les six interpellés devront répondre des faits qui leur sont reprochés. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau et d’identifier d’éventuels autres complices

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  • Trafic de migrants à Joal : Un organisateur arrêté, 27 candidats au départ clandestin interceptés | Seneweb
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    Trafic de migrants à Joal : Un organisateur arrêté, 27 candidats au départ clandestin interceptés
    Auteur : Mor Mbaye CISSÉ
    La brigade territoriale de Joal, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour, a démantelé un réseau présumé de trafic de migrants. L’organisateur présumé a été interpellé ainsi que 27 candidats à l’émigration irrégulière. Selon des sources de Seneweb, les investigations ont permis d’identifier l’organisateur présumé, O. Dianko, âgé de 32 ans, un pêcheur domicilié à Joal. Les gendarmes ont obtenu son numéro de téléphone et mis en place une opération de filature en utilisant deux faux candidats afin de le piéger.
    Logé à l’hôtel Ten Bi de Mbour depuis le 26 juillet 2026, le suspect a été invité à quitter son lieu d’hébergement pour se rendre à Joal afin de récupérer les prétendus candidats et les conduire vers leur destination. À son arrivée au point de rendez-vous où les deux vrais faux candidats l’attendaient, il a été interpellé par les gendarmes qui étaient en surveillance discrète.Le mis en cause a conduit par les enquêteurs au foyer où étaient regroupés les autres candidats au départ clandestin. Les gendarmes y ont interpellé 27 personnes : 13 Sénégalais, sept Gambiens et sept Maliens, dont trois femmes.
    La fouille du suspect a permis la saisie de 1 800 000 F CFA, somme qui serait liée à l’organisation du voyage. Au terme de l’enquête, O. Dianko a été déféré devant le procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet de Mbour, pour trafic de migrants ainsi que pour d’autres chefs d’accusation

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#joal#mbour#migrationirreguliere#routemigratoire#gambie#mali#sante

  • Plus de 170 migrants secourus lors d’une tentative de traversée de la Manche
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/04/pres-de-160-migrants-secourus-lors-d-une-tentative-de-traversee-de-la-manche

    Plus de 170 migrants secourus lors d’une tentative de traversée de la Manche
    Le Monde avec AFP
    « Un small boat a pris feu à la limite des eaux françaises et britanniques, conduisant ses occupants à se jeter à l’eau » mardi matin, a détaillé la préfecture, qui a précisé qu’aucune victime n’était à déplorer « à ce stade ». Dans un bilan diffusé en fin de journée, la préfecture du Pas-de-Calais a fait état de onze personnes légèrement blessées, dont trois ont été transportées à l’hôpital.
    Il s’agit de l’une des principales opérations de secours en mer depuis le début des traversées de la Manche à bord d’embarcations précaires, en 2018.
    Ce bateau était parti lundi de Veules-les-Roses (Seine-Maritime), selon un communiqué la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar). Dans un premier temps, dans la nuit de lundi à mardi, cinq passagers de ce bateau « nécessitant d’être secourus » avaient été pris en charge et débarqués à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), selon la Prémar. Les autres personnes à bord avaient alors « refusé le secours proposé par les moyens français ». Mardi matin, alors que l’embarcation approchait des eaux britanniques, le moteur de l’embarcation a pris feu et « l’intégrité de l’embarcation [s’est dégradée] très rapidement ».« Cet incident souligne les terribles dangers des traversées par small boats », a réagi le gouvernement britannique, qui dit « continuer de travailler sans relâche avec la France et [ses] partenaires » pour les empêcher.
    Une enquête pour aide à l’entrée et au séjour irrégulier d’étrangers a été ouverte, et un homme, ressortissant égyptien, a été interpellé et placé en garde à vue, a précisé le parquet de Boulogne-sur-Mer à l’AFP. Au moins 15 personnes sont mortes lors de traversées clandestines de la Manche en 2026, selon un décompte de l’AFP. Depuis janvier, plus de 14 000 personnes ont rejoint clandestinement le Royaume-Uni par la mer, et environ 200 000 depuis le début des traversées de la Manche à bord d’embarcations précaires en 2018

    #Covid-19#migrant#migration#manche#royaumeuni#france#migrationirreguliere#sante#routemigratoire

  • Quatre nouveaux décès dans la Manche, dont trois femmes - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72709/quatre-nouveaux-deces-dans-la-manche-dont-trois-femmes

    Quatre nouveaux décès dans la Manche, dont trois femmes
    Par La rédaction Publié le : 30/07/2026
    Entre la nuit de mercredi et la matinée de jeudi, quatre personnes sont décédées suite à des tentatives de traversée de la Manche. Trois femmes ont été trouvées inanimées ce jeudi matin à bord d’une embarcation naviguant du côté de Dunkerque, tandis qu’un homme de 30 à 40 ans a été retrouvé mort la veille au soir suite à un naufrage au large d’Hardelot.
    Quatre personnes sont décédées sur les plages du Pas-de-Calais mercredi 29 juillet et jeudi 30 juillet. Ce jeudi matin, les décès de trois femmes ont été constatés sur la digue de Braek, à Dunkerque, a indiqué la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Premar) à l’agence de presse AFP.Elles étaient à bord d’un « taxi boat » repéré à 6h, au niveau de la digue du Braek, selon le communiqué de la Premar qui vient d’être publié. Le navire de recherche et sauvetage Ridens, affrété par l’Etat, a été engagé à ce moment-là pour surveillance par le CROSS Gris-Nez."Vers 06h30, son embarcation de drome opérationnelle (EDO)détecte 3 personnes inanimées dans l’embarcation", rapporte le communiqué de la Premar.
    Alerté au sujet des trois femmes inanimées, le CROSS engage alors les équipes de sapeurs-pompiers du SDIS 62 (Service départemental d’incendie et de secours) pour que celles-ci, « transbordées à bord du Ridens, soient évacuées par canot de sauvetage léger pour un débarquement au port de Dunkerque et prise en charge à terre. » D’après la radio locale DeltaFM, ce sont des sapeurs-pompiers de Dunkerque, Fort-Mardyck et Gravelines qui ont été déclenchés « pour un arrêt cardio-respiratoire ».
    Une fois au port de Dunkerque, les trois décès ont été constatés par les médecins de la structure mobile d’urgence et de réanimation (SMUR). D’après DeltaFM, les décès ont été constatés vers 8h30 par les secours sur place, tandis que la Premar n’apporte pas de précision horaire.Les trois victimes sont âgées de 20, 30 et 50 ans selon des témoins retrouvés par le Courier Picard.La veille au soir, le corps d’un homme âgé de 30 à 40 ans a été retrouvé suite à un naufrage au large d’Hardelot. « Une embarcation de type ’taxi boat’ a fait naufrage au large d’Hardelot, vers 23h30 » mercredi, entraînant la mort de cet homme, a indiqué cette fois la préfecture du Pas-de-Calais, confirmant une information de La Voix du Nord.
    Selon la préfecture, une centaine de migrants ont tenté de monter à bord de ce « taxi boat », ce soir-là. Six autres personnes, dont un enfant d’un an, ont été prises en charge par les secours suite à ce naufrage, relève l’AFP.
    Les circonstances exactes du naufrage restent à déterminer. Une enquête a été ouverte afin d’établir le déroulement précis des faits, précise l’agence de presse. Depuis le retour de conditions climatiques propices aux départs, de nouvelles vagues d’arrivées ont été enregistrées par les Britanniques : 881 migrants on atteint leurs côtes du 22 au 25 juillet, à bord de 13 embarcations au total, en provenance du Nord de la France. Il y a une semaine, en fin de matinée le 23 juillet, le corps d’un homme a été retrouvé sur la plage de Terminus, à Berck, toujours dans le Pas-de-Calais. Le corps a été découvert quelques heures après le départ d’une embarcation transportant environ 150 personnes migrantes vers le Royaume-Uni, sans qu’un lien ait été fait à cette heure entre cette découverte et l’embarcation partie plus tôt.

    #Covod-19#migration#migrant#france#manche#routemigratoire#moigrationirreguliere#sante#mortalite#pasdecalais

  • Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/ziguinchor-la-dntl-demantele-un-reseau-de-migrants-trois-suspects-en-fuite_

    Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite
    Auteur : Max Euclide KANFANY
    Le 29 juillet 2026, l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNTL) a déjoué un projet d’émigration irrégulière de grande ampleur vers les îles Canaries. Une opération surprise, menée avec l’appui des forces de l’ordre, a permis de mettre à nu un réseau structuré qui organisait la traversée clandestine.
    Six personnes ont été déférées au tribunal pour association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui. Les enquêteurs ont saisi une pirogue financée par les candidats, destinée à convoyer les migrants vers les côtes espagnoles.Selon les investigations, l’itinéraire prévu passait par les îles de Diogué, puis par Joal-Fadiouth, avant la traversée finale vers l’Espagne. Ce schéma illustre la sophistication des réseaux qui exploitent la détresse des jeunes en quête d’une vie meilleure. La traque n’est pas terminée : trois autres membres du réseau, identifiés mais toujours en fuite, sont activement recherchés. Les autorités locales réaffirment leur détermination à briser les filières clandestines et à protéger des vies face aux dangers de l’émigration irrégulière.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#canaries#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#DBLP#ziguinchor

  • Trafic de migrants : un vaste réseau démantelé à Ziguinchor, plus de 100 candidats au départ vers les Canaries
    https://www.dakaractu.com/Trafic-de-migrants-un-vaste-reseau-demantele-a-Ziguinchor-plus-de-100-can

    Trafic de migrants : un vaste réseau démantelé à Ziguinchor, plus de 100 candidats au départ vers les Canaries
    Une opération menée par l’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Ziguinchor a permis de mettre en échec une importante tentative d’émigration irrégulière par voie maritime. Six personnes ont été déférées devant le parquet, tandis que plusieurs autres suspects sont toujours recherchés. L’Antenne DNLT de Ziguinchor a annoncé avoir démantelé un réseau présumé spécialisé dans l’organisation de voyages clandestins vers les îles Canaries. Selon les informations communiquées par la DNLT de Ziguinchor, l’enquête a été ouverte après l’exploitation de renseignements faisant état de la préparation d’un départ par voie maritime prévu le 29 juillet 2026. Les investigations auraient permis de mettre au jour un réseau opérant entre Ziguinchor, l’île de Diogué, Joal, Fadiouth et l’Espagne.
    D’après la même source, un individu identifié par les initiales D. T. est présenté comme le principal organisateur présumé de l’opération, avec l’appui de plusieurs collaborateurs présumés, identifiés par leurs initiales I. K., O. S., A. A. W., M. T.et S. N. Les enquêteurs indiquent que chacun aurait joué un rôle précis dans le recrutement des candidats, la logistique, l’hébergement, la navigation et la préparation de la traversée.
    Au cours de l’enquête, deux personnes entendues en qualité de victimes, de nationalités malienne et guinéenne, ont déclaré avoir été recrutées comme candidats à la migration irrégulière. Elles auraient décrit le fonctionnement du réseau présumé aux enquêteurs.
    La DNLT affirme également que le principal mis en cause aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés lors de son audition, notamment l’organisation du voyage, la répartition des migrants en plusieurs groupes afin d’échapper aux contrôles des forces de défense et de sécurité, ainsi que l’itinéraire envisagé passant par les eaux gambiennes avant de rejoindre les îles Canaries. Les investigations ont conduit à la saisie de listes de candidats de plusieurs nationalités, de documents et de différents supports utilisés dans l’organisation du voyage. Toujours selon la DNLT, les sommes versées par les candidats ; comprises entre 400 000 et 700 000 francs CFA ; auraient notamment servi au financement de la construction de la pirogue destinée à la traversée, laquelle a été placée sous scellés pour les besoins de l’enquête. Cette opération a permis, d’après la source sécuritaire, d’empêcher le départ de plus d’une centaine de candidats à la migration irrégulière et de réunir des éléments ayant conduit au déferrement de six personnes devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor. Elles sont poursuivies pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de tentative de trafic de migrants par voie maritime, de complicité, de mise en danger de la vie d’autrui et d’escroquerie en bande organisée. Les enquêteurs précisent par ailleurs que plusieurs autres suspects, identifiés comme membres présumés du réseau, sont toujours activement recherchés.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#ziguinchor#canaries#routemigratoire#migrationirreguliere#DBLT#sante

  • Royaume-Uni : en une journée, 752 migrants arrivés sur neuf petits bateaux par la Manche, un pic depuis le début de l’année
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/30/royaume-uni-en-une-journee-752-migrants-arrives-sur-neuf-petits-bateaux-par-

    Royaume-Uni : en une journée, 752 migrants arrivés sur neuf petits bateaux par la Manche, un pic depuis le début de l’année
    Le Monde avec AFP
    Les autorités britanniques ont vu arriver 752 migrants par la Manche sur de petites embarcations mercredi, un nombre historique pour une seule journée depuis le début de l’année, selon des chiffres du ministère de l’intérieur britannique. Ces personnes ont effectué la périlleuse traversée sur neuf petits bateaux. Le précédent pic cette année était de 710 arrivées le 15 juin dernier, et le nombre le plus important était celui de 1 305 arrivées au début de septembre 2022.
    Depuis le début de l’année, 14 128 personnes sont arrivées sur ces « small boats » au Royaume-Uni, un chiffre en repli de 42 % par rapport à la même période de l’an dernier. Ce pic survient alors que les autorités françaises ont déclaré que quatre migrants ont été retrouvés morts jeudi 30 juillet après des tentatives de traversées clandestines de la Manche, portant à au moins 14 le nombre de personnes mortes en France en 2026.
    Les autorités constatent que les passeurs qui organisent ces traversées utilisent des bateaux de plus en plus grands, qui embarquent donc davantage de personnes, selon la technique dite du « taxi boat », par laquelle le canot arrive du large pour longer la côte en récupérant les migrants directement dans l’eau. En début de semaine, un jeune homme de 19 ans a comparu au Royaume-Uni devant un tribunal, accusé d’avoir piloté la semaine précédente un bateau qui avait transporté 167 personnes, selon les détails dévoilés à l’audience.
    Les gouvernements britanniques successifs ont tous promis de lutter contre ces traversées illégales de la Manche, alors que le phénomène a contribué à l’essor du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage ces deux dernières années. Des responsables politiques de ce parti et de l’opposition conservatrice accusent régulièrement les autorités françaises de ne pas en faire assez pour empêcher les départs de migrants, malgré la contribution financière versée par le Royaume-Uni à la France en ce sens. Un nouvel accord pour tenter d’empêcher les traversées clandestines de la Manche a été conclu en avril entre Paris et Londres.

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#politiquemigratoire#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • En Ethiopie, le démantèlement d’un réseau de passeurs vers l’Arabie saoudite révèle l’importance de cette route migratoire
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/07/29/en-ethiopie-le-demantelement-d-un-reseau-de-passeurs-vers-l-arabie-saoudite-

    En Ethiopie, le démantèlement d’un réseau de passeurs vers l’Arabie saoudite révèle l’importance de cette route migratoire
    Par Maëlle Duhamel
    Après des mois d’enquête, la police éthiopienne a renvoyé 17 personnes devant la justice, le 21 juillet. Elles sont accusées d’être membres d’un important réseau de passeurs qui a permis à plus de 40 000 personnes, en majorité des Ethiopiens, de franchir le détroit de Bab Al-Mandab, du continent africain vers le Yémen.
    Dirigé par Mohamed Tahir Aden dit « Wardi », dont la nationalité n’a pas été communiquée, le réseau entrait en contact avec les candidats à l’exil par des intermédiaires opérant dans plusieurs régions du pays, avec à la clé la promesse d’un emploi et d’une vie meilleure en Arabie saoudite.Accusé de trafic d’êtres humains, de transactions illégales de type hawala – un système informel de transfert d’argent basé sur un réseau d’intermédiaires de confiance qui permet de déplacer des fonds à travers les frontières – et de blanchiment d’argent, le groupe a extorqué plus de 1 milliard de birrs (quelque 5,5 millions d’euros) à ses victimes. Il est aussi soupçonné d’être lié à la mort, sur le chemin de l’exil, de 60 personnes.
    Ce coup de filet, le quatrième cette année en Ethiopie pour les mêmes motifs, met en lumière la route migratoire de l’Est qui relie la Corne de l’Afrique aux pays du Golfe. En 2025, les passages y ont explosé : 506 000 mouvements ont été détectés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), soit 18 % de plus que l’année précédente.
    Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), de 200 à 300 personnes en provenance d’Ethiopie arrivent chaque jour à Obock, sur les côtes djiboutiennes, pour tenter de traverser la mer Rouge et rejoindre le Yémen via le détroit de Bab Al-Mandab, à 30 kilomètres de distance. Un autre itinéraire de cette route, plus long et moins emprunté, part des environs de la ville de Bosaso, au Somaliland. Les exilés rejoignent là aussi les côtes yéménites, à 300 kilomètres.
    D’après l’étude « Migration circulaire entre l’Ethiopie et le Golfe », publiée en mars 2025, chaque passager débourse entre 7 000 et 22 000 birrs pour une place dans un bateau surchargé.Les décès comptabilisés sur cette route ont, eux aussi, atteint un niveau record. En 2025, 922 personnes sont mortes ou ont disparu en mer Rouge, contre 558 en 2024. Des chiffres qui font de 2025 l’année la plus meurtrière jamais enregistrée depuis 2014.Plusieurs facteurs expliquent l’augmentation des passages sur cette voie. D’abord, les passeurs se sont adaptés à l’intensification de la répression opérée par les autorités djiboutiennes, éthiopiennes et somaliennes sur les points de transit « traditionnels ». D’après l’OIM, « de nouvelles tactiques de contrebande », notamment « le recours croissant à des itinéraires plus isolés à travers Djibouti », ont permis aux trafiquants « de contourner les points de contrôle et donc d’accélérer les flux migratoires ».
    Mais, surtout, « les passages augmentent, à mesure que se détériorent les conditions de vie en Ethiopie », pays d’origine de 97 % des migrants qui empruntent cette route, explique Marina de Regt, anthropologue à l’Université libre d’Amsterdam et spécialiste des migrations entre la Corne de l’Afrique et le Yémen.D’après le HCR, les motivations économiques demeurent la principale cause de départ. Car, si la croissance éthiopienne, à 9,8 % en 2025 d’après la Banque mondiale, est l’une des plus élevées du continent africain, elle est loin d’être inclusive : l’inflation, à plus de 13 %, reste forte, et le taux de pauvreté, lui, a grimpé à 43 % en 2025, après des années de progrès dans la réduction de la pauvreté.
    L’insécurité dans plusieurs régions du pays pousse également de nombreux Ethiopiens sur les routes. Au Tigré, les tensions persistantes entre la région et le gouvernement fédéral « ont fait perdre espoir à la majorité de la jeunesse tigréenne », déplore Hayesh Subagdis, ancien dirigeant du Bureau des affaires de la jeunesse pour la région. « Avant la guerre [déclenchée le 3 novembre 2020], cela arrivait que des jeunes partent, pour gagner plus d’argent en Arabie saoudite. Mais, depuis 2023, ils fuient avant tout par peur d’un nouveau conflit », souligne-t-il.
    D’après les estimations de son ancienne institution, près de 100 000 Tigréens ont quitté la région entre janvier 2023 et mars 2026. Des chiffres qui sont « certainement en deçà de la réalité », le Bureau n’ayant pas de données relatives à l’ouest du Tigré, administré depuis la guerre par la région Amhara.Dans cette zone aussi, la situation sécuritaire est très dégradée. Le conflit, qui oppose depuis avril 2023 les Fano, une milice nationaliste amhara, à l’armée fédérale, incite nombre de ses habitants à fuir : d’après l’OIM, l’Amhara est la première région d’origine des migrants de la route de l’Est.A leur arrivée au Yémen pourtant, les exilés sont confrontés à une multitude de violences. Kidnappings contre rançons, vidéos de torture envoyées à la famille, viols : « Le système mis en place par les trafiquants dans le pays est comparable à celui appliqué en Libye », affirme Ayla Bonfiglio, chercheuse spécialiste de la route de l’Est pour le Migration Mixed Centre, basé à Genève.
    L’enquête de la police éthiopienne sur le réseau démantelé ce mois-ci a ainsi révélé l’existence d’entrepôts au Yémen, spécialement aménagés pour la détention de migrants. Des prisons informelles, où les migrants ont subi « de graves sévices et des traitements inhumains », y compris, pour les femmes détenues, des violences sexuelles.« Tout ça, bien sûr, les jeunes le savent. Devant les églises, toutes les semaines, on peut voir des parents réclamant de l’argent aux fidèles, photo de leur enfant à la main pour payer les rançons, explique Hayesh Subagdis. Mais cela ne les empêche pas de partir. Beaucoup me disent : “Je sais que je peux mourir en chemin mais, au moins, j’aurai tenté ma chance”. »

    #Covid-19#migration#migrant#ethiopie#arabiesaoudite#yemen#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#OIM#HCR

  • Niger : après son expulsion d’Algérie vers Assamaka, un migrant togolais meurt des suites de graves brûlures - InfoMigrants
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    Niger : après son expulsion d’Algérie vers Assamaka, un migrant togolais meurt des suites de graves brûlures
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 28/07/2026
    L’ONG Alarme Phone Sahara au Niger qui vient en aide aux migrants expulsés d’Algérie, a annoncé il y a quelques jours le décès d’un exilé togolais. La victime, expulsée le 12 juillet par les forces algériennes à la frontière nigérienne, présentait des brûlures sur une grande partie de son corps à son arrivée à Assamaka.Un homme est décédé au mois de juillet peu de temps après son arrivée au Niger après son expulsion d’Algérie. Ce Togolais, gravement blessé - mais vivant quand il a été pris en charge par l’ONG Alarme Phone Sahara (APS) - s’appelait Ousmane Mansour. Il est mort quelques jours après avoir été récupéré dans le désert.
    Selon le communiqué publié sur leur site, « Ousmane Mansour avait été expulsé le 12 juillet 2026, avec un total de 656 autres personnes, d’Algérie vers […] Assamaka », première ville après la frontière algérienne, tout au sud du pays.D’après les informations recueillies par l’équipe d’Alarme Phone Sahara à Assamaka, Ousmane Mansour avait été torturé. « [...] Il avait subi de graves brûlures sur tout le corps, causées par des bidons chauffés et des gouttes de liquide brûlant tombées sur lui alors qu’il était détenu par les forces de sécurité algériennes ». Selon APS, l’expulsion vers le Niger - sans soins - a aggravé son état général.
    Les migrants expulsés d’Algérie arrivent généralement au « point zéro », zone désertique délimitant la frontière entre l’Algérie et le Niger. Dans des conditions climatiques extrêmes, ils doivent parcourir à pied 15 km, sans eau ni nourriture, pour atteindre Assamaka."Tout ce que nous avons appris est que Ousmane Mansour a été victime de torture en Algérie avant d’être expulsé sur le territoire nigérien dans un état de santé très détérioré", a détaillé Azizou Chehou, coordinateur d’APS au Niger, contacté par InfoMigrants. Était-il seul ? Avait-il de la famille ou voyageait-il avec des camarades d’infortune ? Azizou Chehou regrette de ne pas avoir eu davantage d’informations « car le malade souffrait et balbutiait [quand il a été récupéré au ’point zéro’] ».
    Selon Azizou Chehou, au vu de la gravité de ses blessures, les équipes médicales d’Assamaka ont décidé de l’envoyer vers un hôpital « mieux équipé », mais la victime est morte pendant son transfert « au niveau de la ville de Tchirozérine (72 km avant Agadez) ». La victime « a succombé à ses brûlures très avancées. [...] Son corps a été transporté jusqu’à Agadez pour une inhumation », a précisé Azizou Chehou.Contactée par InfoMigrants, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) présent à Assamaka, n’a pas souhaité répondre à nos questions.
    Les décès sont hélas fréquents dans la zone de « point zéro ». Sept personnes sont mortes l’été dernier. Mais combien meurent sans laisser de traces ? Chaque année, de nombreux exilés disparaissent dans le Sahara. Ils peuvent se perdre, mourir de déshydratation, ou être victimes de groupes mafieux."Ces convois de déportation [par l’Algérie] ont déjà causé la mort de plusieurs personnes ces dernières années. Régulièrement, lors de ces convois, des personnes souffrant de fractures et d’autres blessures graves sont abandonnées dans le désert près de la frontière ; de nombreuses victimes affirment unanimement que ces blessures leur ont été infligées lors de mauvais traitements infligés par les forces de sécurité algériennes", peut-on encore lire dans le communiqué d’APS.
    Selon Alarme Phone Sahara, les autorités algériennes ont expulsé 34 236 migrants vers le désert en 2025. Du jamais vu. En 2024, un record avait déjà été établi avec l’expulsion de 31 404 personnes dans les mêmes conditions.
    Face à ces arrivées massives - qui ont cours depuis des années -, le Niger avait annoncé en mai vouloir appuyer l’Organisation internationale de la migration (OIM) qui organise les rapatriements dans les pays d’origine.Quand ils arrivent à rejoindre Assamaka, où se trouve le centre de transit de l’OIM, les migrants ont en effet la possibilité de demander des « retours volontaires ». Mais ces rapatriements prennent du temps. De manière générale, l’OIM est tributaire des processus imposés par les États d’origine pour délivrer les laissez-passer.Depuis des années, les associations n’ont de cesse de dénoncer ces expulsions, opérées en dehors de tout cadre légal. « Les forces de sécurité algériennes n’épargnent personne. Régulièrement, de nombreuses femmes et enfants, souvent même des bébés, se trouvent parmi les personnes expulsées », signale APS dans un rapport en décembre 2025, ajoutant que « de nombreuses personnes arrivent avec des blessures et des traumatismes infligés par les forces de sécurité ». Depuis 2017, InfoMigrants a recueilli de nombreux témoignages d’exilés qui ont été expulsés d’Algérie après avoir été arrêtés dans leur quotidien ou bien à la suite d’une tentative de traversée de la Méditerranée avortée.
    « Au bout de cinq ou six heures […], on nous a déposés dans le désert, il n’y avait rien autour. La police algérienne nous a crié : ‘Voilà Assamaka !’, en pointant le doigt vers l’horizon. ‘L’OIM, c’est tout droit’. On s’est mis en marche, je ne sais plus pour combien de temps. Tout ce dont je me souviens, c’est que j’étais épuisé, complètement à bout de forces. J’ai quand même réussi à faire la dizaine de kilomètres qui nous séparaient d’Assamaka », avait raconté à InfoMigrants, fin 2024, un Sénégalais de 25 ans.

    #Covid-19#migrant#migration#niger#algerie#routemigratoire#migrationirreguliere#OIM#assamaka#sante#mortalite#expulsion

  • Plus de 400 migrants ont débarqué en Crète depuis lundi - InfoMigrants
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    Plus de 400 migrants ont débarqué en Crète depuis lundi
    Par La rédaction Publié le : 24/07/2026
    Selon les gardes-côtes helléniques, 419 migrants ont atteint les côtes de l’île de Crète, en Grèce, depuis lundi. Certains ont été interpellés sur les plages et des dizaines d’autres ont été secourus en mer. D’après de nombreux rescapés, les embarcations étaient parties de Tobrouk, en Libye.
    Depuis le début de la semaine, il n’y a pas eu un jour sans intervention des gardes-côtes. Que ce soit en mer ou sur les plages, les autorités grecques ont intercepté 419 migrants depuis lundi 20 juillet.La dernière intervention en date remonte à ce vendredi 24 juillet, lorsqu’un navire de Frontex a secouru 42 migrants au sud de l’île de Crète, ont indiqué les autorités. Le bateau de l’agence européenne a mené l’opération de sauvetage avec l’aide de trois cargos naviguant dans la zone. La veille, 52 étrangers (49 hommes et 3 mineurs) avaient déjà été secourus par une vedette de la police côtière hellénique et conduits au port d’Agia Galini, et mercredi, 42 autres avaient été pris en charge entre l’Europe et la Libye.
    Mardi, 130 migrants répartis sur trois embarcations ont également été secourus en mer, et les autorités ont également procédé à l’arrestation de 37 exilés ayant réussi à accoster en Crète. Lundi, 118 personnes ont été interpellées après leur débarquement sur cette même île. Selon de nombreux rescapés, les embarcations étaient parties de Tobrouk, en Libye, moyennant des sommes comprises entre 1 500 et 3 000 dollars pour leur transport vers la Grèce.
    Route de Tobrouk Cette route migratoire s’est considérablement développée l’an dernier. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200%. Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, plus de 9 000 personnes ont débarqué en Crète - un chiffre stable par rapport à l’an dernier à la même période.
    Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé début février qu’il allait ouvrir trois centres d’accueil sur l’île grecque. Le premier sera construit à l’est de la Crète, dans la zone industrielle d’Héraklion ; le deuxième à l’ouest, dans l’ancien centre d’exposition de La Canée, qui sert déjà de structure d’accueil. Les deux sites, temporaires en fonction du flux migratoire, devraient être opérationnels d’ici le printemps prochain, avait précisé le ministre des Migrations. Le troisième sera permanent, sa localisation n’a pas été précisée.
    Ces centres d’accueil ouvrent notamment car le Parlement grec a voté une loi pour la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui est entré en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) le 12 juin. Ce texte législatif introduit des mesures strictes visant à réformer les contrôles aux frontières, à accélérer le traitement des demandes d’asile et les expulsions de personnes déboutées. Il va aussi permettre aux autorités grecques de procéder à un « dépistage obligatoire » des nouveaux arrivants : vérification de l’identité, dépôt des données biométriques, contrôles de sécurité et de santé. La Grèce a d’ailleurs réalisé « des progrès significatifs » dans la mise en œuvre du nouveau pacte européen sur la migration et l’asile, a déclaré la Commission européenne mi-juillet. Elle a félicité la Grèce pour l’adoption de la nouvelle législation nationale, la publication de directives opérationnelles, la formation de personnel et les préparatifs dans les premiers centres d’accueil. Le rapport encourage également l’augmentation des capacités d’accueil en Crète et les dispositions prises pour transférer les demandeurs d’asile sur le continent afin de respecter les nouveaux délais fixés par le Pacte

    #Covid-19#migration#migrant#UE#crete#grece#routemigratoire#sante#frontiere#frontex#pacteasilemigration#UEmigrationirreguliere

  • Canaries : une femme décédée et 15 migrants hospitalisés après un sauvetage dans l’Atlantique - InfoMigrants
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    Canaries : une femme décédée et 15 migrants hospitalisés après un sauvetage dans l’Atlantique
    Par La rédaction Publié le : 23/07/2026
    Après le sauvetage mercredi d’une pirogue chargée de plus de 150 migrants au large des Canaries, une femme est décédée et 15 personnes ont été hospitalisées. Parmi elles, un bébé d’environ six mois se trouvait dans un état critique. Un canot avec 165 migrants à bord a été secouru mercredi 22 juillet au large de la petite île d’El Hierro, aux Canaries, a indiqué l’agence de presse EFE. Après cette opération de sauvetage, une femme de 30 ans est décédée et 15 autres personnes ont été transférées à l’hôpital de la ville, dont plusieurs dans un état grave. Parmi elles, se trouvait un bébé d’environ six mois qui a subi un arrêt cardiorespiratoire à son arrivée au port. Après l’avoir stabilisé, le bébé, toujours dans un état critique, a été évacué par hélicoptère vers l’hôpital de Tenerife, une autre île des Canaries. Lorsque les migrants ont débarqué au port de La Restinga en fin d’après-midi mercredi, la situation était si confuse que les autorités ont dans un premier temps annoncé la mort de deux personnes : une femme et un homme. Mais après vérification, ce dernier n’est pas décédé. Il se trouvait dans un état critique et a été hospitalisé. Selon la presse espagnole, l’embarcation avait quitté la Gambie dans la nuit du 12 juillet. Les exilés ont ainsi passé 10 jours en mer avant d’atteindre l’archipel espagnol.
    Mardi, le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) a annoncé la disparition d’au moins 143 migrants d’un même canot, au large de la Mauritanie. Le bateau, surchargé de près de 200 personnes, avait lui aussi quitté la Gambie, dans l’espoir de rejoindre les Canaries espagnoles. Il a dérivé pendant près de 25 jours dans l’Atlantique. Seuls 38 exilés ont été secourus. « Il s’agit de l’un des débarquements les plus meurtriers auxquels les équipes de Médecins sans frontières (MSF) ont assisté en Mauritanie depuis le début de l’année 2026 », a indiqué mercredi dans un communiqué l’ONG qui est intervenue pour la prise en charge des survivants en Mauritanie.
    Selon MSF, « les personnes qui sont arrivées sur le rivage souffraient des chocs et psychoses post-traumatiques, fractures osseuses, lésions traumatiques et hypothermie ». « Les survivants ont décrit des conditions terrifiantes en mer ainsi que la perte de proches et d’autres passagers pendant la traversée. (...) La gravité des témoignages et l’ampleur des pertes en vie humaine, ont également eu un impact psychologique important sur les équipes impliquées dans la réponse », poursuit le communiqué. « Une des 38 survivantes prises en charge par MSF a déclaré avoir vu sa sœur mourir sous ses yeux. Personne ne devrait avoir à endurer une telle souffrance alors qu’il/elle est en quête de sécurité ou de dignité », raconte Fouzia Bara, responsable du programme migration de l’ONG médicale.
    Les départs de pirogues surchargées de migrants se font de plus en plus au sud. Désormais, les exilés tentent de rejoindre les Canaries espagnoles depuis la Gambie et la Guinée, afin d’éviter le renforcement des contrôles plus au nord (Maroc, Mauritanie, Sénégal). Selon le dernier rapport publié par l’Organisation internationale des migrations (OIM) le 23 juin, près de 1 500 personnes sont parties de Gambie sur les seuls mois de mars et avril 2026, durant lesquels au moins huit départs de bateaux ont été comptés. Mais prendre la mer d’aussi loin - plus de 1600 km séparent la Gambie des Canaries - pour rejoindre l’archipel espagnol implique une très longue traversée de l’Atlantique, et donc un risque accru de dériver ou de faire naufrage. De plus, les vents violents et les forts courants rendent la traversée très dangereuse. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.
    Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 600 personnes ont péri dans l’Atlantique sur les cinq premiers mois de 2026. En 2025, l’organisation comptait 1 906 décès ou disparus sur cette route maritime. Un chiffre néanmoins en baisse par rapport à l’année précédente du fait de la diminution des arrivées de migrants aux Canaries.

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  • Manche : 97 migrants secourues alors qu’ils tentaient de rejoindre le Royaume-Uni - InfoMigrants
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    Manche : 97 migrants secourues alors qu’ils tentaient de rejoindre le Royaume-Uni
    Par La rédaction Publié le : 23/07/2026
    La préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord a porté assistance, mardi, à 97 personnes qui tentaient de traverser la Manche, près des côtes du Pas-de-Calais. Deux migrants blessés ont été pris en charge par les secours. En tout, depuis le début de l’année, 12 641 exilés ont atteint le Royaume-Uni, deux fois moins qu’à la même période de 2025. Dans la journée du mardi 21 juillet, 97 migrants, répartis dans deux embarcations, ont été secourus dans la Manche alors qu’ils tentaient de rejoindre le Royaume-Uni, a annoncé la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar). Ces « small boats » ont été signalés au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez dans le Pas-de-Calais.
    Le premier canot, touché par une panne de moteur, a été repéré dans la matinée. Deux navires ainsi que l’hélicoptère des douanes ont été mobilisés afin d’assurer son suivi. Les 88 personnes à bord ont ensuite été prises en charge puis débarquées au port de Boulogne-sur-Mer. Parmi elles, figuraient deux blessés.
    Puis, dans l’après-midi, une seconde embarcation a été signalée dans le secteur du Mont Saint-Frieux, près de Boulogne-sur-Mer. Six exilés tombés à l’eau après un embarquement « chaotique » ont été secourus avant que trois personnes supplémentaires acceptent la proposition d’assistance. Les neuf migrants ont tous été débarqués au port de Boulogne-sur-Mer. La Prémar a rappelé dans son communiqué que le secteur maritime de la Manche était « l’une des zones les plus fréquentées au monde » et que les « conditions météorologiques y étaient souvent difficiles (forts vents et courants, présence de nombreux bancs de sable et température de l’eau qui réduit l’espérance de vie même en période estivale) », y compris quand « la mer semblait belle ».
    Le lendemain, mercredi 22 juillet, 172 personnes ont débarqué au Royaume-Uni à bord de trois embarcations, d’après le gouvernement britannique. Avant cette arrivée, aucun migrant n’avait atteint les côtes depuis le 10 juillet dernier. En tout depuis le début de l’année, 12 641 personnes ont atteint la Grande-Bretagne, à bord de 195 « small boats ». À la même période de l’an dernier, 23 666 migrants avaient emprunté la route vers le Royaume-Uni à bord de 404 embarcations. Le gouvernement britannique a signé en avril un accord de trois ans avec les autorités françaises prévoyant le versement de 662 millions de livres (771 millions d’euros) pour financer des patrouilles sur les plages d’où partent ces embarcations de fortune. L’exécutif travailliste a également introduit, fin juin au Parlement, un grand projet de loi pour réformer le système d’asile et d’immigration, porté par la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, qui vise à dissuader l’immigration et à accélérer les expulsions.
    Le gouvernement britannique avait déjà annoncé à la fin de 2025 une vaste réforme afin de durcir sa politique d’asile. Le texte présenté le 30 juin devant le Parlement vise à inscrire toutes ces réformes dans la loi. Selon des données du Home Office qui ont fuité dans la presse, plus de 400 000 migrants en situation irrégulière se trouveraient actuellement au Royaume-Uni. Une situation intolérable pour le gouvernement et pour Shabana Mahmood qui a fait de la lutte contre l’immigration illégale « une mission morale ». Parmi les mesures prévues, le nouveau dispositif, soumis aux conditions de ressources, obligera les réfugiés à payer un forfait pour rembourser leurs frais de subsistance pris en charge par l’État britannique quand ils étaient demandeurs d’asile. Le gouvernement veut également encadrer les recours à la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour pouvoir augmenter les expulsions

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  • Migration clandestine : 143 morts ou disparus dans un naufrage au large de la Mauritanie, la pire tragédie de 2026 | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/migration-clandestine-143-morts-ou-disparus-dans-un-naufrage-au-large-de-la

    Migration clandestine : 143 morts ou disparus dans un naufrage au large de la Mauritanie, la pire tragédie de 2026
    Auteur : Ousmane Ndiaye (avec OIM, HCR, Garde-côtes mauritaniens et EFE)
    Cent quarante-trois personnes ont perdu la vie ou restent portées disparues après le naufrage d’une pirogue partie de Gambie, survenu au large des côtes mauritaniennes. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) qualifie ce drame d’incident le plus meurtrier enregistré depuis le début de l’année 2026 sur la route migratoires des Canaries. ​L’embarcation avait quitté la localité de Bafuloto, en Gambie, avec environ 180 passagers à bord, selon les données de l’OIM. Après plus de 25 jours d’errance et de dérive totale dans l’océan Atlantique, elle a finalement été localisée le 18 juillet au large de Nouadhibou, dans le nord de la Mauritanie. Seules 38 personnes ont survécu à ce périple tragique.
    ​Selon les garde-côtes mauritaniens, c’est le patrouilleur Yacoub Ould Rajel qui a repéré la pirogue à la dérive dans la nuit de vendredi, au terme de deux journées de recherches intensives. Trente-sept rescapés ont été secourus et un corps sans vie a été repêché lors de cette opération. Les survivants — 22 Sénégalais, sept Gambiens et huit Guinéens — ont expliqué avoir pris la mer depuis la Gambie avec pour objectif de rejoindre l’archipel espagnol des Canaries.
    ​L’un des rescapés a décrit une traversée de l’enfer, dépourvue de nourriture et d’eau potable, marquée par la faim, la soif extrême et de sévères hallucinations chez plusieurs passagers. D’après les autorités maritimes mauritaniennes, le bateau s’est retrouvé totalement immobilisé à la suite d’une avarie de moteur, après l’épuisement complet des réserves de carburant et de vivres.
    ​Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) indique que trois opérations distinctes de sauvetage et de débarquement ont été menées à Nouadhibou entre le 14 et le 18 juillet, permettant de mettre à l’abri 387 migrants originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Lors de l’une de ces interventions, le 14 juillet, plus de 300 personnes avaient été secourues, avec un décès déploré à bord. ​Une seconde embarcation, partie de Jinack, également en Gambie, transportant 179 personnes — dont 168 Sénégalais, quatre Gambiens, cinq Guinéens et deux Maliens — a par ailleurs été interceptée sans perte humaine par les patrouilleurs mauritaniens, au lendemain du naufrage principal.
    Le porte-parole du HCR, Matthew Saltmarsh, a réaffirmé que la route maritime de l’Atlantique reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries figure parmi les plus dangereuses au monde. L’immensité des distances, la violence imprévisible de l’océan et la surcharge de pirogues précaires en font un couloir de la mort. Ce nouveau naufrage porte à 168 le nombre de décès officiellement documentés sur cette voie depuis le début de l’année 2026. ​L’organisation onusienne souligne un autre facteur déterminant : le durcissement des contrôles sécuritaires et des patrouilles au Sénégal et en Mauritanie a déplacé les points de départ vers la Gambie. Ce report géographique rallonge considérablement la durée de la traversée et accentue sa dangerosité. Les décomptes publiés varient légèrement selon les sources : le nombre de passagers initialement montés à bord est estimé entre 160 et 200 personnes selon les médias, l’OIM retenant le chiffre de 180. Le bilan officiel retenu par le HCR le 21 juillet fait état de 143 morts ou disparus. Certaines données évoquent 144 victimes en comptabilisant le décès survenu séparément lors de l’intervention du 14 juillet. Le collectif d’alerte Sur les Traces du Migrant confirme pour sa part le bilan de 143 victimes directement liées au drame du 18 juillet. Depuis 2014, plus de 6 750 personnes ont péri ou sont portées disparues sur ce corridor atlantique, qui s’impose comme l’une des routes migratoires les plus léthales de la planète, aux côtés de la traversée clandestine du désert du Sahara et de la Méditerranée.

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  • Migration irrégulière : 21 migrants interceptés en Gambie, dont 11 Sénégalais | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/migration-irreguliere-21-migrants-interceptes-en-gambie-dont-11-senegalais_

    Migration irrégulière : 21 migrants interceptés en Gambie, dont 11 Sénégalais
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Le Département de l’immigration de Gambie (GID), à travers son unité de patrouille frontalière (BPU) basée à l’unité de gestion des migrations (MMU) de Tanji, a mené, le 23 juillet 2026, a intercepté 21 migrants clandestins à Brufut, dont 11 Sénégalais, huit Maliens, un Gambien et un Guinéen. Cette opération s’inscrit dans la lutte contre la migration irrégulière menée par les autorités gambiennes.

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  • Éthiopie : l’ONU ouvre un centre à Addis-Abeba pour aider les réfugiés dans leurs démarches - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72533/ethiopie--lonu-ouvre-un-centre-a-addisabeba-pour-aider-les-refugies-da

    Éthiopie : l’ONU ouvre un centre à Addis-Abeba pour aider les réfugiés dans leurs démarches
    Par RFI Publié le : 22/07/2026
    Plus de 80 000 réfugiés et demandeurs d’asile vivent à Addis-Abeba, en Éthiopie. À leur arrivée, beaucoup se retrouvent isolés et perdus dans les limbes administratifs d’un pays qu’ils ne connaissent pas, une situation qui peut perdurer plusieurs années pour nombre d’entre eux qui choisissent alors de partir pour un autre pays, via des routes migratoires dangereuses. Pour les aider dans leurs démarches, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), en partenariat avec le gouvernement éthiopien, a créé un centre d’aide dans la capitale éthiopienne.
    Situé dans le quartier de Kirkos, au cœur d’Addis-Abeba, cet ancien centre communautaire aux murs bleu foncé poursuit un objectif, celui de briser la solitude. Il met à la disposition des bénéficiaires une aide juridique et administrative, des renseignements sur le regroupement familial ou encore un soutien dans la recherche d’un travail. Une aide précieuse pour Abubakr, qui a fui l’Érythrée : « Ce genre d’endroit nous aide beaucoup parce que souvent, on pense à aller ailleurs, passer par la Libye et traverser la Méditerranée. C’est vraiment ce qu’on essaie de faire quand on est réfugié. Mais ce centre me permet de prendre conscience des opportunités ici, même si moi aussi, j’ai envisagé de partir ». Certains exilés, découragés par les difficultés du quotidien en Éthiopie, quittent le pays, vers la Libye notamment.
    Le centre se donne donc aussi pour mission d’alerter les candidats au départ sur les dangers de ces routes, souligne Aïssatou Ndiaye : « On leur donne ces informations, surtout pour éveiller aux dangers qu’il y a sur ces routes-là et qu’il y a peut-être d’autres options beaucoup plus stables et beaucoup plus sûres plutôt que de se retrouver dans l’inconnu, dans l’incertitude et peut-être face à des personnes qui font du trafic ». Au 31 mai, l’Éthiopie accueillait près de 1,2 million de réfugiés et demandeurs d’asile sur son s

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  • Naufrage au large de la Mauritanie : Près de 150 migrants portés disparus, 22 Sénégalais parmi les survivants | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/naufrage-au-large-de-la-mauritanie-pres-de-150-migrants-portes-disparus-22-

    Naufrage au large de la Mauritanie : Près de 150 migrants portés disparus, 22 Sénégalais parmi les survivants
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Une nouvelle tragédie de la migration irrégulière s’est produite au large des côtes mauritaniennes où près de 150 personnes sont portées disparues après le naufrage d’une pirogue partie de Gambie il y a environ 25 jours, selon la marine mauritanienne.Le bilan provisoire fait état de 37 survivants et de la découverte d’un corps sans vie. L’embarcation, un « cayuco », a été localisée le 17 juillet 2026 par le patrouilleur mauritanien « Yacoub Ould Rajel », alors qu’elle dérivait en pleine mer depuis plusieurs semaines.Parmi les survivants figurent 22 Sénégalais, sept Gambiens et huit Guinéens. Les opérations de secours ont également permis de sauver deux enfants âgés de 7 ans et de 3 ans et demi. Selon les premières informations, un couple et leur bébé figurent parmi les personnes portées disparues, illustrant une nouvelle fois le lourd tribut humain payé par les candidats à la migration clandestine sur la route de l’Atlantique. Les recherches et les opérations d’identification se poursuivent afin d’établir un bilan définitif de ce nouveau drame.

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  • Naufrages au large de la Mauritanie : 144 personnes sont mortes ou portées disparues en mer la semaine dernière
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/07/21/naufrages-au-large-de-la-mauritanie-144-personnes-sont-mortes-ou-portees-dis

    Naufrages au large de la Mauritanie : 144 personnes sont mortes ou portées disparues en mer la semaine dernière
    le Monde avec AFP
    Au total, 144 personnes sont mortes ou portées disparues en mer la semaine dernière au large de la Mauritanie, a rapporté, mardi 21 juillet, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Une embarcation a été secourue le 18 juillet « après avoir dérivé pendant près de vingt-cinq jours sur l’océan Atlantique. Le bateau avait quitté Bufalo, en Gambie, dans l’espoir de rejoindre l’Espagne ».
    Ainsi, 143 passagers de cette embarcation « sont morts ou portés disparus et seulement 38 ont survécu », a rapporté à la presse à Genève le porte-parole du HCR Matthew Saltmarsh, précisant qu’une autre mort « a été signalée parmi les passagers d’une embarcation débarquée le 14 juillet ». « Ces réfugiés et migrants ont disparu ou perdu la vie après avoir tenté la dangereuse traversée de l’Atlantique depuis l’Afrique de l’Ouest vers l’Europe, illustrant une nouvelle fois le coût humain de ces routes migratoires périlleuses », a déploré M. Saltmarsh.
    Au total, trois opérations de sauvetage et de débarquement ont été menées entre le 14 et le 18 juillet à Nouadhibou, en Mauritanie, permettant de ramener 387 personnes saines et sauves à terre, selon le HCR. Pour le HCR, ces drames rappellent que « la route atlantique reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries demeure l’un des corridors migratoires mixtes les plus meurtriers au monde ». « Les longues distances, les conditions océaniques imprévisibles, les embarcations surchargées et peu sûres ainsi que les difficultés d’accès à des secours rapides expliquent cette dangerosité », explique l’organisation onusienne.
    Selon le HCR, les arrivées dans l’archipel espagnol des Canaries ont pourtant chuté de 61 % par rapport à 2025, avec 4 400 arrivées enregistrées au 15 juillet. « Mais ces naufrages montrent que les réfugiés et migrants continuent de prendre des risques extrêmes pour tenter de rejoindre l’Europe, nombre d’entre eux partant à plus de 2 000 kilomètres de leur destination », souligne-t-il. Au total, plus de 40 000 personnes sont arrivées cette année en Europe par les principales routes maritimes, contre 65 407 au cours du premier semestre 2025, explique encore le HCR. Depuis le début de l’année 2026, 17 opérations de débarquement ont été enregistrées à Nouadhibou et Nouakchott, permettant de secourir 2 147 personnes, précise-t-il par ailleurs.

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  • Mauritanie : plus de 200 migrants secourus en deux jours, 120 portés disparus - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72536/mauritanie--plus-de-200-migrants-secourus-en-deux-jours-120-portes-dis

    Mauritanie : plus de 200 migrants secourus en deux jours, 120 portés disparus
    Par La rédaction Publié le : 20/07/2026
    Plus de 200 migrants ont été secourus par les gardes-côtes mauritaniens depuis vendredi. Un corps a été retrouvé dans une embarcation à la dérive et 120 personnes sont portées disparues.
    Selon les gardes-côtes mauritaniens, plusieurs opérations de secours ont eu lieu ces derniers jours dans l’océan Atlantique. La dernière opération remonte au samedi 18 juillet. Ce jour-là, 179 personnes (dont 4 femmes et 7 enfants) ont été secourues à la mi-journée au large de Nouadhibou.Les migrants, étaient majoritairement originaires du Sénégal, quelques Gambiens, des Ghanéens et deux Maliens étaient aussi à bord. Ils étaient partis du Sénégal.La veille, 37 personnes ont été secourues - 22 Sénégaliens, 7 Gambiens et 8 Guinéens. Selon les gardes-côtes, l’embarcation en question était recherchée depuis deux jours. Elle a été retrouvée « dans une situation très dangereuse et sur le point de couler ».
    Un cadavre a aussi été retrouvé dans l’embarcation. Et selon les témoignages des passagers, il y avait environ 160 personnes à son bord. Il y a donc environ 120 exilés portés disparus, selon les gardes-côtes. Il pourrait s’agir de l’embarcation signalée par Alarm phone la semaine dernière.
    Les migrants ont raconté que l’embarcation, partie de Bangul, en Gambie, faisait route vers les Canaries quand le bateau est tombé en panne. Ils ont ensuite été en manque de carburant. Le bateau a donc dérivé pendant environ 25 jours dans les eaux internationales avant d’entrer dans les eaux mauritaniennes.Les survivants ont raconté qu’après seulement « dix jours de navigation », l’eau et la nourriture étaient complètement épuisées. Ils ont dû boire de l’eau de mer et survivre dans des conditions humaines extrêmement difficiles. Sept personnes, y compris deux femmes et deux hommes, ont été urgemment transportées à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux.Les opérations de recherche sont toujours en cours pour les passagers restants sur le bateau disparu.Ces deux opérations de sauvetage mettent fin à une période d’accalmie. Depuis plusieurs semaines, aucune opération n’avait eu lieu au large de la Mauritanie. La dernière opération menée par les gardes-côtes remontent au 11 juin.À cette période, les opérations de sauvetage avaient été nombreuses. Plus de 1 200 exilés avaient été secourus entre le 11 juin et le 28 mai, représentant la quasi-totalité des sauvetages depuis le début de l’année. Et concernant la route des Canaries, le nombre d’arrivées continue de baisser. Entre le 1er janvier et le 15 juillet 2026, 4 440 migrants sont arrivés dans l’archipel espagnol. Une baisse de 61,2% par rapport aux 11 454 migrants arrivés durant la même période l’année dernière

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  • Nouadhibou : une pirogue de migrants en provenance de Serrekunda interceptée, 28 Sénégalais à bord | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/nouadhibou-une-pirogue-de-migrants-en-provenance-de-serrekunda-interceptee-

    Nouadhibou : une pirogue de migrants en provenance de Serrekunda interceptée, 28 Sénégalais à bord
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    La Marine mauritanienne a intercepté, ce samedi 18 juillet 2026, une embarcation transportant des migrants près des côtes de Nouadhibou, dans le nord-ouest de la Mauritanie. Selon les informations recueillies, la pirogue, partie de Serrekunda en Gambie, transportait 38 migrants. Aucun blessé n’a été enregistré lors de l’intervention des garde-côtes. Le groupe est composé de 34 hommes adultes, 2 femmes adultes, 1 garçon mineur et 1 fille mineure.Les nationalités déclarées se répartissent comme suit : 28 Sénégalais, 8 Gambiens, 1 Ivoirien et 1 Guinéen.Les garde-côtes ont indiqué avoir retrouvé une embarcation quasiment à la dérive, dépourvue d’équipements essentiels à la navigation. La pirogue ne disposait ni de moteur, ni de GPS, et ne contenait qu’un seul gallon de carburant au moment de son interception, illustrant les conditions particulièrement précaires et dangereuses dans lesquelles s’effectuent ces traversées clandestines vers l’Europe.
    ⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
    – La Marine mauritanienne a intercepté une pirogue de migrants près de Nouadhibou le 18 juillet 2026.
    – L’embarcation, partie de Serrekunda en Gambie, transportait 38 migrants, dont 28 Sénégalais.
    – La pirogue était à la dérive, sans moteur ni GPS, avec un seul gallon de carburant.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mauritanie#gambie#migrationirreguliere#routemigratoire#sante

  • Gambie : 26 sénégalais parmi 43 candidats à la migration irrégulière interceptés à Sifoe | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/gambie-26-senegalais-parmi-43-candidats-a-la-migration-irreguliere-intercep

    Gambie : 26 sénégalais parmi 43 candidats à la migration irrégulière interceptés à Sifoe
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    Le 17 juillet 2026, le Département gambien de l’Immigration (GID), à travers son Unité de patrouille frontalière (BPU) basée à la MMU, en collaboration avec le State Intelligence Services (SIS) et d’autres agences de sécurité, a mené une opération conjointe dans la vallée de Sifoe. L’opération a permis l’interception de 43 migrants irréguliers potentiels. Parmi les personnes interpellées figurent 26 sénégalais, 13 gambiens, 2 sierra-Léonais, 1 nigérian et 1 malien. Le groupe est composé de 42 hommes et d’une femme enceinte. Cette intervention s’inscrit dans le cadre du renforcement des opérations de lutte contre les réseaux de migration irrégulière et de surveillance des zones frontalières entre la Gambie et le Sénégal.

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