#routemigratoire

  • Human Rights Violations Against Migrants in Yemen Increase Amid Soaring Arrivals
    https://mailchi.mp/32f5e7091dc8/human-rights-violations-against-migrants-in-yemen-increase-amid-soaring-arri

    Human Rights Violations Against Migrants in Yemen Increase Amid Soaring Arrivals
    Women migrants walk along a highway in Yemen en route to the border with the Kingdom of Saudi Arabia. Photo: Rami Ibrahim/IOM 2022
    Aden – At least 27,800 people have crossed from the Horn of Africa to war-torn Yemen in the first five months of 2022, more than the total who made the journey all of last year along what was the world’s busiest maritime migration route prior to COVID-19, according to the International Organization for Migration’s (OIM) Displacement Tracking Matrix (DTM).
    IOM last year reported that an estimated 27,700 migrants entered Yemen through the so-called Eastern Route, down from 138,000 in 2019 due to heightened COVID-19 mobility restrictions. Approximately 37,500 made the journey in 2020. The rise in arrivals is cause for alarm in a country now grappling with its eighth year of conflict. “We are increasingly concerned about the safety and well-being of people moving through Yemen,” said Christa Rottensteiner, IOM Yemen’s Chief of Mission. “Our teams meet migrants every day who have been injured in the conflict or become stranded on their journeys.”
    A variety of factors may be influencing this year’s increase, including a loosening of COVID-19 mobility restrictions, more favorable weather conditions, and the security situation and drought in Ethiopia, where most migrants originate from. Upon arriving in Yemen, migrants face perilous onward journeys to Gulf countries in search of work. They often travel across conflict frontlines and face grave human rights violations such as detention in inhumane conditions, exploitation and forced transfers across lines of control. Women and girls often report experiencing gender-based violence, abuse or exploitation, usually at the hands of traffickers and smugglers.  In the north of the country, IOM’s partners and the local community have reported that over 1,000 migrants – including women and children – have been injured or killed by attacks this year. Every month, hundreds are treated for gunshot wounds at an IOM-supported hospital near the border town of Sa’dah. In Ma’rib – some 25 kilometres from one of the conflict’s frontlines – approximately 4,500 migrants are stranded, unable to continue their journey onward or return back. More than 900 migrants departed on Voluntary Humanitarian Return (VHR) flights from Aden in May (as of 31/05 mid-day), but greater funding is needed to help thousands of others waiting to leave from Aden, Sana’a and Ma’rib.
    “One of the main ways we can offer relief and protection is to open more opportunities for migrants who wish to return home to do so, and to provide life-saving assistance and medical aid to those in need,” said Rottensteiner. “At a time when funding for the Yemen response is on a decline, we must not turn our backs on stranded migrants who are often forgotten in times of crisis. We urgently require greater funding to ease the suffering of more than 190,000 migrants in need of assistance in Yemen.”
    IOM is currently appealing for USD 7.5 million to support thousands of stranded migrants to voluntarily return from Yemen to Ethiopia, through IOM’s VHR programme. The Organization also requires USD 9 million to continue its displacement and mobility tracking activities

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#ethiopie#sante#routemigratoire#corridor#retour#violence#genre#humanitaire#conflit

  • Migrations : Frontex ne peut s’affranchir des valeurs européennes
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/05/02/migrations-frontex-ne-peut-s-affranchir-des-valeurs-europeennes_6124425_3232

    Migrations : Frontex ne peut s’affranchir des valeurs européennes
    Éditorial
    La démission du directeur exécutif de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes vient rappeler que celle-ci ne peut passer outre le principe de non-refoulement des personnes risquant d’être persécutées.
    Publié aujourd’hui à 10h19 Temps de Lecture 2 min.
    Tourner la page, sans fragiliser encore un peu plus l’institution. La démission, jeudi 28 avril, du Français Fabrice Leggeri de la direction exécutive de Frontex intervient dans un contexte délicat pour l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes. Alors que son conseil d’administration examinait les conclusions du rapport de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) mettant en cause le fonctionnement de Frontex, M. Leggeri a préféré en tirer les conséquences avant que d’éventuelles sanctions soient prononcées.
    La position du directeur n’a cessé de se fragiliser ces derniers mois. Les révélations récurrentes des médias et des organisations non gouvernementales sur des refoulements illégaux de migrants aux frontières extérieures de l’Union européenne (UE) et sur les méthodes de management au sein de l’agence rendaient la situation intenable.Le rapport de l’OLAF s’ajoute à un audit très critique de la Cour des comptes européenne de juin 2021 affirmant que Frontex ne soutient toujours pas de manière satisfaisante les Etats membres dans leur gestion des frontières extérieures de l’UE. Sans compter la bronca des eurodéputés de la commission de contrôle budgétaire du Parlement, qui, trois mois plus tôt, avaient refusé de valider les comptes de l’agence en raison des « transgressions des droits fondamentaux ».Depuis sa nomination à ce poste en 2015, Bruxelles et Paris avaient toujours soutenu le haut fonctionnaire issu des rangs du ministère de l’intérieur français. Sa démission s’apparente non seulement à un camouflet pour la Commission et la France, mais aussi à un rappel tardif que la bonne gouvernance des institutions européennes est un enjeu central.Frontex est, de par sa taille, l’agence européenne la plus importante avec un effectif de 700 personnes et un budget de 544 millions d’euros en 2021. Elle devrait bénéficier, à l’horizon 2027, d’un contingent disponible de plus de 10 000 agents opérationnels et de 900 millions de budget. Son développement exponentiel depuis 2015 pour faire face à l’immigration irrégulière – notamment avec des agents armés – doit se poursuivre dans une transparence exemplaire. Celle-ci semble avoir été négligée sous la direction de M. Leggeri. C’est pourtant un préalable incontournable pour s’assurer la confiance des citoyens de l’UE, surtout sur un sujet aussi sensible.
    Dans un courrier adressé à ses équipes, M. Leggeri fait de sa démission et des accusations qui le visent le symptôme d’un débat politique qui ne serait pas tranché. Il reproche à la Commission européenne de vouloir faire de Frontex « une sorte d’organe des droits fondamentaux chargé de surveiller ce que font les Etats membres », alors que lui défend l’idée d’une agence de garde-frontières opérationnelle dans un contexte où de plus en plus d’Etats membres sont tentés d’ériger des clôtures physiques à leurs frontières et que des Etats voisins de l’UE utilisent la pression migratoire comme une arme.Le conseil d’administration de l’agence estime que les deux objectifs ne sont nullement incompatibles. Rendre l’UE la plus étanche possible, sans piétiner le droit fondamental des personnes persécutées de pouvoir y demander une protection et un refuge, reste effectivement une gageure. Le principe de non-refoulement des personnes risquant d’être persécutées fait néanmoins partie intégrante du droit d’asile, consacré par la convention de Genève de 1951 sur les réfugiés et la Convention européenne des droits de l’homme. Il ne revient pas au directeur de Frontex de s’affranchir d’un principe qui est au cœur des valeurs portées par l’UE.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#UE#pandemie#routemigratoire#frontiere#contrôle#politiquemigratoire#droit#pressionmigratoire#asile#refoulement#immiigrationirreguliere

  • Plus de 3 000 migrants sont morts en mer en 2021 en tentant de rejoindre l’Europe, selon l’ONU
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/04/29/plus-de-3-000-migrants-sont-morts-en-mer-en-2021-en-tentant-de-rejoindre-l-e

    Plus de 3 000 migrants sont morts en mer en 2021 en tentant de rejoindre l’Europe, selon l’ONU
    Ce bilan est en forte augmentation par rapport à 2020, selon le Haut-Commissariat pour les réfugiés, qui appelle à des « alternatives » pour éviter les périples meurtriers.
    Le Monde avec AFP
    Publié le 29 avril 2022 à 13h35 - Mis à jour le 29 avril 2022 à 14h09
    Plus de 3 000 migrants tentant de rejoindre l’Europe sont morts en mer l’année dernière, deux fois plus qu’en 2020, a annoncé, vendredi 29 avril, l’ONU, qui veut des « alternatives » à ces fuites désespérées et dangereuses.
    « Sur ce total, 1 924 personnes ont été déclarées mortes ou disparues sur les routes de la Méditerranée centrale et occidentale, tandis que 1 153 autres ont péri ou ont été portées disparues sur la route maritime de l’Afrique du Nord-Ouest vers les îles Canaries », a déclaré à Genève une porte-parole de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Shabia Mantoo. En 2020, 1 544 décès avaient été signalés pour les deux routes. « Fait alarmant, depuis le début de l’année, 478 personnes supplémentaires ont péri ou ont été portées disparues en mer », a relevé Mme Mantoo.
    Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, la pandémie de Covid-19 et les fermetures de frontières qui en ont découlé ont eu un impact sur les flux migratoires, de nombreux réfugiés et migrants se tournant vers des passeurs pour tenter de rejoindre malgré tout l’Europe.
    Dans un rapport publié vendredi, le HCR relève notamment que 53 323 personnes sont arrivées par la mer en Italie l’an dernier, soit 83 % de plus qu’en 2020, et 23 042 sont arrivées dans les îles Canaries, presque autant qu’en 2020.Il y a par ailleurs eu une augmentation de 61 % des départs en mer depuis la Tunisie l’an dernier par rapport à 2020, et de 150 % depuis la Libye. Les départs depuis l’Algérie n’ont en revanche que très légèrement augmenté (+ 3 %).La plupart des traversées en mer se font à bord de bateaux gonflables bondés et en mauvais état, souligne le HCR. Nombre de ces embarcations se dégonflent ou chavirent, entraînant la mort des occupants. « Le voyage en mer depuis les Etats côtiers d’Afrique de l’Ouest, tels que le Sénégal et la Mauritanie, et les îles Canaries est long et périlleux et peut durer jusqu’à dix jours, a souligné la porte-parole du HCR, lors d’un point de presse régulier des agences de l’ONU à Genève. De nombreux bateaux ont dévié de leur route ou ont disparu sans laisser de traces dans ces eaux. »La Méditerranée centrale est la route de migration la plus meurtrière au monde, avec plus de 17 000 morts et disparitions enregistrées depuis 2014 par le Projet Migrants Disparus de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Le HCR assure que les voies terrestres peuvent se révéler également être très dangereuses pour les migrants, et estime qu’un nombre encore plus important qu’en mer de personnes ont pu mourir au cours de leur périple, notamment en traversant le désert du Sahara ou lorsqu’ils sont détenus en captivité par les trafiquants ou des passeurs.La mort n’est pas le seul danger qui menace les réfugiés et migrants, a relevé Mme Mantoo. Ils sont également victimes de nombreuses violations des droits de l’homme : exécutions extrajudiciaires, détentions illégales et arbitraires, violences sexuelles, travail forcé, esclavage, mariage forcé…A l’occasion de la publication de ses statistiques, le HCR a lancé un appel de fonds pour 163,5 millions de dollars pour pouvoir aider et protéger des milliers de réfugiés et d’autres personnes qui tentent de rejoindre l’Europe en passant par les voies maritimes dangereuses de la Méditerranée centrale et occidentale et de l’Atlantique. L’organisation appelle les gouvernements à élaborer des « alternatives » pour que les réfugiés et migrants n’aient pas à se lancer dans des périples qui les mettent à merci des trafiquants ou mettent leur vie en danger.

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  • International Migrants Day Statement, IOM Director General António Vitorino: “Harnessing the Potential of Human Mobility” | International Organization for Migration
    https://www.iom.int/news/international-migrants-day-statement-iom-director-general-antonio-vitorino-harn

    International Migrants Day Statement, IOM Director General António Vitorino: “Harnessing the Potential of Human Mobility”
    Geneva – International Migrants Day this year falls almost exactly 70 years after the Brussels conference that led to the establishment of the International Organization for Migration.Over these seven decades we have provided assistance to millions of migrants worldwide and worked tirelessly with our member states to ensure migration is managed in a safe, orderly and dignified manner.As the Organization has evolved, so too has the face of human mobility.Beyond the images of closed borders, separated families and economic instability, the now two-year-old global pandemic has spawned a new wave of anti-migrant sentiment and the increasing instrumentalization of migrants as tools in state policy.
    Both are unacceptable.So too is the relative impunity with which unscrupulous people smugglers operate along migration routes worldwide. The rule of law must be observed and action taken to combat those who exploit people at their most vulnerable. The response to COVID-19 has forcefully underlined the importance of migrant workers in keeping us all safe.The positive social and economic impact in the countries where they reside, and the USD 540 billion remitted last year to communities in lower and middle-income countries are measures of the industry, entrepreneurship and community from which we all benefit. But, in order to realize the full potential of human mobility, two things must happen.
    Governments must move from words to action and include migrants regardless of their legal status, in their social and economic recovery plans.
    And, we must renew our commitment to reinforcing legal channels for migration that balance and respect both national sovereignty and the human rights of people on the move. A comprehensive approach requires that we leave aside the defensive posturing that too often victimizes people along their migratory journeys. It requires our immediate collective efforts and commitment to create policies that maximize the potential of migration for all while ensuring the fundamental human rights of migrants are protected. The International Migration Review Forum in May will provide an opportunity to review progress on the implementation of the Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration, which provides a framework to address the challenges associated with migration, while strengthening the contribution of migrants and migration to human development.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#droit#protection#vulnerabilite#IOM#travailleurmigrant#economie#routemigratoire#inclusion

  • HCR - Face à l’augmentation des besoins, les partenaires humanitaires sollicitent 1,79 milliard de dollars pour venir en aide aux réfugiés et aux migrants vénézuéliens
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2021/12/61b21957a/face-laugmentation-besoins-partenaires-humanitaires-sollicitent-179-milliard.

    Face à l’augmentation des besoins, les partenaires humanitaires sollicitent 1,79 milliard de dollars pour venir en aide aux réfugiés et aux migrants vénézuéliens
    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) présentent aujourd’hui un plan régional d’un montant total de 1,79 milliard de dollars pour répondre aux besoins croissants des réfugiés et des migrants originaires du Venezuela et de leurs communautés d’accueil, et ce dans 17 pays d’Amérique latine et des Caraïbes.Le nombre de réfugiés et de migrants originaires du Venezuela dans le monde a désormais dépassé les 6 millions, la grande majorité étant accueillie par des pays d’Amérique latine et des Caraïbes. La plupart de ces personnes sont déracinées depuis de nombreuses années.
    Plusieurs pays d’accueil ont mis en place des mesures de protection et de régularisation innovantes pour leur permettre de faire valoir leurs droits et de bénéficier de services. Cependant, comme leur exil se prolonge, les vulnérabilités et les dangers auxquels les Vénézuéliens sont confrontés, ainsi que les besoins de leurs communautés d’accueil, ont considérablement augmenté.« Un soutien indéfectible de la communauté internationale reste crucial pour répondre aux besoins les plus urgents des réfugiés et des migrants, et pour aider les pays d’accueil à assurer leur intégration socio-économique », a déclaré Eduardo Stein, représentant spécial conjoint du HCR et de l’OIM pour les réfugiés et les migrants du Venezuela. « Ceux qui ont quitté le Venezuela sont prêts à contribuer et à contribuer au bien-être des communautés qui les ont accueillis. »
    La pandémie de Covid-19 a encore aggravé les conditions de vie des personnes les plus vulnérables de la région, notamment les réfugiés et les migrants. L’augmentation du chômage et de la pauvreté, les difficultés d’accès à l’éducation et aux services de base, ainsi que les risques sérieux de protection liés au fait de ne pas être en situation régulière ont plongé de nombreuses personnes dans le désespoir et les ont incitées à poursuivre leur route en quête de meilleures opportunités.Les frontières terrestres étant en grande partie fermées dans la région afin d’endiguer la propagation du Covid-19, les Vénézuéliens ont dû emprunter des itinéraires clandestins - souvent à pied - s’exposant ainsi à de sérieuses difficultés, telles que des conditions climatiques extrêmes, des menaces de la part des trafiquants d’êtres humains ou l’exploitation et les abus des passeurs. Malgré cela, les départs du Venezuela se poursuivent.Le Plan de réponse 2022 pour les réfugiés et les migrants (RMRP) est rendu public aujourd’hui pour répondre à ces besoins urgents tout en favorisant des solutions à plus long terme qui permettront aux Vénézuéliens de reprendre leur vie.Le RMRP vise à renforcer les réponses nationales et régionales, en soutenant les services humanitaires essentiels, notamment les interventions en matière de santé, d’hébergement, de nourriture, d’eau, d’assainissement et d’hygiène dans les pays d’accueil. Parallèlement, le RMRP se concentre sur l’intégration à plus long terme des personnes ayant passé plusieurs années dans les communautés d’accueil. Il encourage également le soutien au développement des pays d’accueil afin de garantir l’accès à l’éducation, à la protection, à la régularisation, au marché du travail ainsi qu’aux programmes nationaux de santé et de protection sociale. « Les efforts de régularisation en cours constituent un geste de solidarité fort et nécessiteront un investissement financier important pour aboutir », a indiqué Eduardo Stein. « Un engagement plus important et davantage de concertation sont nécessaires pour s’assurer que personne ne soit laissé pour compte. » Le plan de cette année rassemble 192 organisations partenaires impliquées dans la réponse, dont des agences des Nations Unies, des organisations non gouvernementales internationales et nationales, la société civile, des organisations gérées par des réfugiés ou des migrants et des organisations communautaires.

    #Covid-19#migrant#migration#ameriquecentrale#venezuela#OIM#UNHCR#protection#sante#humanitaire#routemigratoire#frontiere

  • New Centre to Help Stranded Migrants in Bosnia and Herzegovina
    https://mailchi.mp/f8ad3c87b014/new-centre-to-help-stranded-migrants-in-bosnia-and-herzegovina?e=08042272be

    New Centre to Help Stranded Migrants in Bosnia and Herzegovina
    Officials tour the facilities in the new migrant centre which offers accommodation, medical care and other services for 1,500 people. Photo: IOM BiH
    Bihać – A new reception centre catering to the needs of up to 1,500 stranded migrants opened today in Bosnia and Herzegovina (BiH), a key staging post for people trying to reach the European Union.
    Supported by the International Organization for Migration (IOM), the centre in Lipa, in north-western Una-Sana canton, replaces the former COVID-19 emergency tent shelter there which was destroyed by fire in December 2020, when about 1,400 migrants were left without shelter and protection.
    “The opening of this new Lipa centre is a critical step towards a more State-owned migration response,” said Laura Lungarotti, IOM’s Chief of Mission in BiH and sub-regional coordinator for the Western Balkans.
    “Today we are turning a tragedy into an opportunity. Offering humane accommodation is just one step within a wider migration governance strategy which will increasingly focus on the early identification and provision of sustainable solutions to all those who are stranded in Bosnia and Herzegovina,” she said at the official opening ceremony.
    The new container-type facility provides humanitarian aid, including accommodation, food, water, sanitation and hygiene, as well as protection services and medical care. It is run by the BiH Service for Foreigners’ Affairs under the Ministry of Security, with support from IOM, UN agencies and NGO partners. The first snowfalls are expected in the area next week after a mild autumn, making the opening of the centre particularly timely for the single males, families, and unaccompanied children who will be spared another bitter winter sleeping rough. One 22-year-old migrant from Pakistan said he has been in Bosnia for two months. “This new camp is good. We now have good food and the people working here are very kind,” he said. Another migrant said he has already spent two winters in BiH. “First, I was in the Bira camp, and after Bira closed, I went to Lipa. Now I am in new Lipa, we have clean space, clothes, heating, food, water, medical support,” he said.
    Since January 2015, BiH has become a key route for migrants heading to the European Union. Many of the more than 84,600 arrivals registered since then have moved on to the EU, while others have returned to their countries of origin through IOM’s Assisted Voluntary Return and Reintegration programme. An estimated 3,500 migrants remain in BiH today.
    The new Lipa reception facility was constructed from the ground up with the financial support of the European Union as the main contributor, and with additional support by the German Federal Agency for Technical Relief (Techniches Hilfswerk), the Austrian Federal Ministry of Interior, the Austrian Development Agency, the Swiss Government, the Holy See, the Italian Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation and the Council of Europe Development Bank.

    #Covid-19#migrant#migration#bosnie#herzegovie#sante#frontiere#circulation#routemigratoire#balkan#camp#IOM#UE

  • La voie du relèvement : les migrants à Djibouti reçoivent un soutien crucial en matière de santé mentale | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/la-voie-du-relevement-les-migrants-djibouti-recoivent-un-soutien-cr

    La voie du relèvement : les migrants à Djibouti reçoivent un soutien crucial en matière de santé mentale. Obock, 7 octobre 2021 - Après avoir risqué sa vie pour rentrer chez lui depuis le Yémen, Kofi* est arrivé sur les côtes de Djibouti, l’air profondément désorienté et agité. Incapable de s’exprimer de manière cohérente, il ne semblait pas avoir conscience de ce qui l’entourait et marchait simplement dans un état d’hébétude. Âgé d’à peine 20 ans, ce jeune migrant éthiopien avait prévu de rejoindre le Royaume d’Arabie saoudite pour y chercher du travail. Mais ses espoirs ont été anéantis par les restrictions aux frontières liées à la COVID-19 qui l’ont empêché d’atteindre sa destination. Il s’est retrouvé bloqué au Yémen, où son état mental s’est dégradé. Il a voulu rentrer chez lui en Éthiopie et a traversé le golfe d’Aden à bord d’un bateau contrôlé par des passeurs pour atteindre la Corne de l’Afrique. Situé sur les rives de la mer Rouge et du golfe d’Aden, et à proximité de la Somalie et de l’Éthiopie, Djibouti est un point de passage important pour les migrants de la région. Comme Kofi, des milliers de migrants empruntent chaque année la « route de l’Est » via le golfe d’Aden à la recherche de meilleures opportunités économiques dans les pays du Golfe, notamment en Arabie Saoudite. Selon le rapport de l’OIM intitulé « A Region on the Move », fin de 2020, plus de 400 migrants en moyenne étaient bloqués chaque mois en Somalie et à Djibouti, et on estime que 32 700 migrants étaient bloqués au Yémen. Là-bas, les migrants ont un accès extrêmement limité aux abris, aux soins de santé, à la nourriture et à l’eau, et sont victimes de violations des droits de l’homme, notamment d’enlèvements, d’exploitation et de détention arbitraire. Ces risques existaient avant la pandémie, mais ils ont augmenté au cours des 18 derniers mois, la crise aggravant les inégalités. Ayant peu d’options pour rentrer chez eux, les migrants qui empruntent cet itinéraire contactent souvent des passeurs pour la traversée maritime vers Djibouti et la Somalie, sans aucune garantie d’arriver à bon port. Les passeurs utilisent des embarcations de petite taille, en mauvais état et surchargées, qui peuvent facilement chavirer. Parfois, certains jettent les migrants par-dessus bord pour réduire le poids. Entre mai 2020 et août 2021, plus de 15 000 migrants sont arrivés à Djibouti en provenance du Yémen, selon la Matrice de suivi des déplacements de l’OIM. Toutefois, ce chiffre n’inclut pas ceux qui sont morts en chemin. Sur la plage d’Obock, à Djibouti, l’unité médicale mobile de l’OIM a approché Kofi et le petit groupe de migrants qui avaient voyagé depuis le Yémen avec lui. L’équipe mobile leur a dispensé les premiers soins et donné de la nourriture et de l’eau, mais l’état mental et physique de Kofi a nécessité son évacuation vers le centre de réponse pour les migrants de l’OIM situé plus à l’intérieur des terres.

    #Covid-19#migrant#migration#djibouti#yemen#ethiope#sante#santementale#frontiere#pandemie#OIM#routemigratoire

  • L’initiative conjointe UE-OIM célèbre 4 années de soutien à des milliers de migrants dans la Corne de l’Afrique | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/linitiative-conjointe-ue-oim-celebre-4-annees-de-soutien-des-milliers-de-migran
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/eu_joint_3.jpg?itok=AqqUVi1_

    Un partenariat entre l’Union européenne (UE) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) fête ses quatre ans d’aide à plus de 12 000 migrants vulnérables, notamment des enfants, afin qu’ils puissent retourner volontairement dans leur pays et y rétablir leur foyer dans la Corne de l’Afrique. Plus de la moitié de ce total – quelque 6 300 hommes, femmes et enfants – sont des migrants ayant reçu une aide pour rentrer volontairement dans leur pays d’origine en Éthiopie, en Somalie, au Soudan, à Djibouti, au Kenya, en Ouganda et au Soudan du Sud, après avoir été bloqués et détenus dans des pays comme la Libye. Ces migrants de retour font partie des plus de 8 200 personnes qui ont reçu une aide pour se réintégrer dans leur communauté. Le programme, intitulé «  Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants  » (Initiative conjointe UE-OIM), a engagé à ce jour plus de 56 millions d’euros en faveur des migrants dans la Corne de l’Afrique. L’apparition de la pandémie de COVID-19 en 2020 a exacerbé les risques encourus par les migrants. A mesure des fermetures de centaines de frontières aériennes, terrestres et maritimes, les personnes en situation de déplacement dans la région ont commencé à emprunter de nouvelles routes migratoires plus risquées. Les migrants ont également été davantage exploités par les passeurs. Selon le Projet de l’OIM sur les migrants disparus, 58 migrants sont morts dans la région sur terre ou en mer en 2020, bon nombre en choisissant ces itinéraires dangereux. L’initiative conjointe UE-OIM réagit en augmentant son aide pour la réhabilitation des infrastructures de soutien à Djibouti - un lieu de transit clé - notamment l’exploitation de cliniques de santé mobiles pour les migrants en situation de déplacement. «  Le programme a permis d’amener les différentes parties vers l’objectif commun de sauver des vies et de permettre à de nombreuses personnes bloquées de prendre un nouveau départ. Il répond à un besoin critique dans une région où les mouvements migratoires sont importants  », a déclaré Mohammed Abdiker, Directeur régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique. L’initiative conjointe UE-OIM est également mise en œuvre en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ainsi qu’en Afrique du Nord. Le programme a été lancé en 2016 et fait suite aux priorités du Sommet de La Valette et au besoin urgent de protéger et de sauver la vie des migrants. L’initiative conjointe UE-OIM a ensuite été élargie géographiquement et à l’échelle d’un partenariat trilatéral avec 26 pays à cheval sur les principales routes migratoires dans les trois régions.

    #Covid-19#migrant#migration#OIM#UE#politique#partenariat#transit#sante#santemobile#routemigratoire#vulnerabilite

  • Rescue boat with 422 migrants, some testing positive for Covid-19, heads to Sicily | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/world/article/3120920/rescue-boat-422-migrants-some-testing-positive-covid-19-heads-sicily

    A rescue ship with 422 migrants aboard, a small number of whom tested positive for Covid-19, was headed to a port in Sicily on Sunday.SOS Mediterranee, the humanitarian group which operates the rescue ship Ocean Viking, said Italy had granted the vessel permission to enter the port of Augusta, where it was expected to arrive on Sunday evening, just as rain and strong winds were forecast.The migrants were rescued in separate operations in the central Mediterranean Sea on Thursday and Friday, including 121 who were crowded into a rubber dinghy. Some of the passengers fell into the sea during that rescue operation but were brought to safety, SOS Mediterranee said in a statement by Luisa Albera, search and rescue coordinator aboard the Ocean Viking.
    In all, four distinct rescue operations were carried out over two days. Many of those rescued are women and children.Originally, a total of 424 were rescued, but a pregnant woman and her companion were evacuated urgently by helicopter to Malta on Saturday, the statement said.
    Eight of the rescued migrants have Covid-19, according to tests administered by the crew, and were being isolated on board despite the difficulties of crowded conditions on deck.“But although strict Covid-19 mitigation protocols apply on board the Ocean Viking, this is a vessel of 69 metres (228 feet) in length,” Albera said. “This situation is a further reason for the remaining 422 survivors, who are in confined space on the aft deck, to be promptly disembarked in a place of safety,” she said. Among the passengers are other pregnant women, babies and unaccompanied minors among the children.

    #Covid-19#migrant#migration#malte#italie#ue#libye#ong#sante#parcoursmigratoire#routemigratoire#vulnerabilite#test#isolement

  • Plus de 3 000 personnes meurent au cours de leurs voyages migratoires en 2020 malgré la pandémie de COVID-19 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/plus-de-3-000-personnes-meurent-au-cours-de-leurs-voyages-migratoires-en-2020-m
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/mmp_med_global_map_17_dec_2020_0.png?itok=ihCxyQq4

    Le projet sur les migrants disparus de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a enregistré à ce jour plus de 3 000 décès le long de itinéraires migratoires du monde entier en 2020.Malgré la COVID-19 et les restrictions et mesures de grande envergure mises en place aux frontières du monde entier pour tenter de contrôler la propagation du virus, des dizaines de milliers de personnes ont continué à quitter leur foyer et à entreprendre de dangereux périples à travers les déserts et les mers.
    Bien que le nombre total de personnes qui ont perdu la vie en 2020 soit inférieur à celui des années précédentes, certains itinéraires ont connu une augmentation du nombre de décès. En particulier, à ce jour en 2020, au moins 593 personnes sont mortes en route vers les îles Canaries en Espagne, contre 210 en 2019 et 45 en 2018.Une augmentation des décès de migrants a également été enregistrée en Amérique du Sud en 2020 par rapport aux années précédentes, avec au moins 104 personnes qui ont perdu la vie - pour la plupart des migrants vénézuéliens - contre moins de 40 au cours de toutes les années précédentes.Au moins 1 773 personnes sont mortes en Europe et en route vers l’Europe cette année, ce qui représente la majorité des décès enregistrés dans le monde entier ; une tendance qui se poursuit depuis 2014, date à laquelle le projet de l’OIM sur les migrants disparus a commencé à recueillir ces données.Quelque 381 hommes, femmes et enfants ont perdu la vie à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, 245 autres ont péri en Asie du Sud-Est - la plupart étaient des réfugiés rohingyas voyageant par bateau du Myanmar et du Bangladesh vers la Malaisie, la Thaïlande et l’Indonésie - tandis que 143 et 112 autres personnes sont mortes dans les Caraïbes et au Moyen-Orient respectivement.
    « Les gens continuent de perdre la vie lors de leurs périples de migration irrégulière malgré les importantes restrictions de voyage en 2020, ce qui montre la nécessité de disposer de possibilités de migration plus sûres et légales », a déclaré Frank Laczko, directeur du Centre mondial d’analyse des données sur la migration de l’OIM, qui gère le projet sur les migrants disparus.La diminution du nombre de décès de migrants enregistrés n’indique pas nécessairement que le nombre de pertes humaines a réellement diminué en 2020, car la COVID-19 a également entraîné des changements importants dans la disponibilité des données sur les décès pendant la migration et la capacité à surveiller des itinéraires spécifiques.
    Même avant la pandémie, les décès de migrants avaient tendance à être peu signalés, parfois même non recensés. Pendant la COVID-19, les contraintes liées à la collecte de ces données se sont multipliées. Les informations recueillies à partir de sondages auprès des migrants qui ont pu être témoins d’un décès n’étaient par exemple pas disponibles en 2020. Ces données de sondages sont souvent la seule source d’information sur les décès de migrants dans des régions isolées comme le désert du Sahara.

    #Covid-19#migrant#migration#mortalite#routemigratoire#donnee#pandemie#donne#sante#deces#enregistrement

  • Après un naufrage, le Sénégal s’inquiète de la « recrudescence » des tentatives d’émigration
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/28/apres-un-naufrage-le-senegal-s-inquiete-de-la-recrudescence-des-tentatives-d

    Le Sénégal s’inquiète de la « recrudescence » des tentatives d’émigration clandestine vers l’Europe, après un nouveau naufrage qui a fait au moins dix morts et suscité une vive émotion dans le pays. Entre le 7 et le 25 octobre, la marine sénégalaise, appuyée par la Guardia Civil espagnole, a intercepté cinq pirogues en partance pour l’Europe, secourant au total 388 personnes, selon le gouvernement. (...)Les causes de cette « recrudescence » des départs n’ont pas été précisées, mais le Sénégal subit les conséquences de la pandémie de coronavirus, qui a entraîné la fermeture des frontières alors que le tourisme est l’un des principaux revenus du pays. Le secteur de la pêche a lui aussi vu ses débouchés se tarir. « Il ne restait qu’un seul choix à mon grand frère, émigrer pour gagner sa vie, d’autant que certains (de ses amis) arrivés en Espagne lui avaient envoyé des photos et vidéos affichant leur mieux-être », a déclaré à Saint-Louis Ousmane Djigo, sans nouvelle de son frère de 35 ans. Un ancien premier ministre, Abdoul Mbaye, a mis en cause Macky Sall. « De grâce, ne les laissez pas partir vers le mirage et souvent la mort. De grâce, retenez-les par l’emploi et l’espoir. De grâce, cessez de désespérer nos jeunesses (par) la mal-gouvernance, la corruption et l’injustice », a-t-il écrit sur Twitter.
    Plus de 60 migrants africains étaient morts noyés au large de la Mauritanie en décembre 2019, dans le pire naufrage que cette année a connu sur la route des migrations longeant la côte Atlantique, et 27 autres en août.
    Parmi les voies de migration pour gagner l’Europe, la route de l’Afrique de l’Ouest, par mer ou par terre, fut l’un des itinéraires privilégiés, emprunté par des dizaines de milliers de migrants au milieu des années 2000.
    Les Canaries (Espagne), à une centaine de kilomètres des côtes marocaines, offraient l’une des principales portes d’entrée à l’Union européenne.
    Les mesures prises par Madrid ont réduit le flux, alors qu’au même moment les migrants empruntaient en nombre les trajets méditerranéens vers l’Espagne, la Grèce ou l’Italie. Mais la route occidentale connaît ces dernières années un relatif regain en raison des mesures prises contre la migration transitant par la Libye, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM)

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#emigration#sante#economie#crise#oim#mortalite#routemigratoire#migrationirreguliere

  • Bosnie : à pied, en taxi ou en bus, les migrants n’ont plus le droit de se déplacer - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/26901/bosnie-a-pied-en-taxi-ou-en-bus-les-migrants-n-ont-plus-le-droit-de-se

    Dans le nord de la Bosnie, sur la route migratoire des Balkans, les exilés sont depuis le 19 août sous le coup d’une interdiction de circuler, contraints de se cacher de la police et de milices qui se sont formées pour les chasser. Le gouvernement local invoque de nombreuses contaminations au coronavirus parmi les migrants. Amnesty international dénonce une mesure « discriminatoire » et « dangereuse ». Impossible de continuer leur route vers l’Europe ni même de sortir de leurs squats et autres refuges de fortune : depuis un peu plus d’une semaine, les migrants se trouvant dans le nord de la Bosnie dans l’attente de pénétrer dans l’Union européenne (UE) sont dans l’impasse. Les autorités locales du canton d’Una-Sana, frontalier avec la Croatie, membre de l’UE, ont imposé d’importantes restrictions de mouvements aux quelques milliers de migrants sans-abri de cette région. Il leur est désormais interdit de se déplacer à pied, en taxi et même via les transports en commun. Cette décision radicale, Nermina Cemalovic, ministre de la Santé d’Una-Sana, la justifie par le nombre grandissant, dit-elle, de migrants contaminés par le coronavirus dans le canton. « Nous ne pouvons pas les contrôler, ils se déplacent par dizaines. Ils ne suivent aucune règle et nous nous devons de protéger nos concitoyens », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse lundi 24 août. « Si nous les mettons tous dans les camps, il va y avoir une explosion du nombre de contaminations. Et si nous les laissons dehors, ils vont entrer en contact avec les habitants et les mettre en danger », a-t-elle ajouté sans fournir de solution. Contraints de se cacher, les migrants, eux, attendent un revirement de situation dans la peur ou bien tentent de traverser la frontière par eux-mêmes, se heurtant à de violents refoulements des autorités croates. Selon Amnesty international, la police locale d’Una-Sana n’hésite pas non plus à organiser des descentes dans des squats ou des habitations privées où seraient logés des migrants afin de les expulser de force, sans proposition d’hébergement. Ceux se trouvant dans les camps de migrants du canton sont aussi bloqués, ne pouvant pas se déplacer librement à l’extérieur sans risquer d’être interpellés

    #Covid-19#migrant#migration#bosnie#balkan#croatie#routemigratoire#discrimination#contamination#sante#politiquemigratoire#frontiere#logement

  • A Aubervilliers, plus d’un millier de personnes migrantes dorment à la rue
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/07/23/a-aubervilliers-plus-d-un-millier-de-personnes-migrantes-dorment-a-la-rue_60

    Chenar Gull Nasairi évoque, lui, sa troisième tentative de suicide. « La dernière fois, j’ai avalé beaucoup de cachets, l’ambulance est venue jusqu’ici me chercher », nous confie-t-il. Cet Afghan de 33 ans a été mis à la porte d’un centre d’hébergement en Seine-et-Marne il y a un mois, après que sa demande d’asile a été définitivement rejetée. La Cour nationale du droit d’asile (CNDA) conteste sa nationalité afghane. Lui assure qu’il est sous la menace des talibans. Avant d’arriver en France en 2018, Chenar Gull Nasairi a vécu près de trois ans en Allemagne, où il a également échoué à obtenir une protection. « Je ne sais pas dans quel pays aller », répète-t-il, désespéré. A l’occasion des consultations médicales dispensées auprès du public migrant, Olivia Gayraud de Médecins sans frontières (MSF) note la récurrence d’« états d’anxiété importants ». « Il y a aussi beaucoup de problèmes de peau, des douleurs gastriques et des problèmes dentaires », observe-t-elle. Hassan (le prénom a été modifié) ne dort plus tellement ses dents le font souffrir. (...) L’augmentation du nombre de personnes présentes dans le campement coïncide avec la réouverture des frontières en Europe et les mesures de déconfinement. « Les différentes personnes stationnées au fil du parcours ont repris leur route », constate Louis Barda, de Médecins du monde. Faycal est arrivé il y a dix jours. Comme beaucoup de ses compatriotes afghans, qui représentent la majorité des personnes présentes dans le campement aux côtés des Soudanais et d’autres ressortissants d’Afrique de l’Est, le jeune homme de 23 ans a rejoint la France par la route des Balkans. « J’étais bloqué en Serbie pendant le confinement », dit-il.

    #Covid-19#migrant#migration#france#balkan#allemagne#routemigratoire#deconfinement#sante#MSF#santementale#reouverturefrontiere

  • Migrants à la frontière italienne : « On ralentit le voyage, mais on ne l’empêche certainement pas »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/07/08/migrants-a-la-frontiere-italienne-on-ralentit-le-voyage-mais-on-ne-l-empeche

    Depuis que l’Italie se déconfine, M. Marmo a vu arriver les migrants en provenance de Sicile ou, pour ceux ayant emprunté la route des Balkans, de Trieste. En revanche, depuis le 18 avril, dans le contexte de crise sanitaire, le camp de transit de la ville, ouvert par les autorités en 2016, n’accepte plus de nouveaux arrivants, les repoussant à la rue. Sur la plage de galets de la ville, une poignée de mineurs afghans se rafraîchissent au bord de l’eau. Arrivés il y a quelques jours, ils attendent une opportunité de passage. Parmi eux, Hotak Parvez. A 16 ans, le garçon a déjà travaillé cinq ans à Istanbul dans une usine textile, avant de prendre, seul, la route de l’Europe. Il a mis un an à rejoindre l’Italie. Désormais, il veut se rendre « là où on [lui] donnera des papiers ». Distribution de repas organisée sur un parking de Vintimille par l’ONG Kesha Niya Kitchen, le 6 juillet.Tous les soirs, l’ONG Kesha Niya Kitchen distribue des repas sur un parking de la ville et sous la surveillance rapprochée de la police italienne. Taoufik, originaire d’Algérie, n’a pas d’autre moyen pour se nourrir. Arrivé à Vintimille il y a cinq mois, il « aurai[t] dû aller en France direct, explique-t-il. A cause du coronavirus, [il est] resté et [a] fini par demander l’asile, mais [va] partir ». « Il n’y a pas de boulot ici », justifie-t-il. (...) A Vintimille, tous les migrants n’ont pas la frontière en ligne de mire. Certains espèrent autre chose ou n’espèrent plus rien. « Je vais finir par me suicider ici, prévient Muhammad Shafiq. J’ai cinq enfants et tous les jours ils m’appellent pour que je leur envoie de l’argent. » Ce Pakistanais de 45 ans a déjà vécu cinq ans en Allemagne mais, débouté de sa demande d’asile, il a déposé une nouvelle demande de protection en Italie, en mars. S’il est à Vintimille, c’est « parce qu’il y a un endroit où dormir », confie-t-il en désignant, au loin, un bâtiment de bureaux désaffecté, sans eau ni électricité." A l’intérieur, dans l’une des pièces occupées, un Nigérian de 24 ans demeure allongé sur un lit de camp. Le regard perdu dans le vague, il assure vivre à Vintimille depuis six ans. « Il passe ses journées au lit », dit Muhammad Shafiq. Lui se bat pour trouver du travail. « On nous propose que des boulots au noir payé cinq euros de l’heure », s’indigne-t-il. Il a brièvement cru à une issue lorsque le gouvernement italien a adopté un décret-loi en mai, dans le contexte de crise sanitaire, permettant de régulariser les personnes présentant un contrat dans l’agriculture ou l’aide à domicile. Mais il a rapidement été déçu. « Des employeurs nous demandent 10 000 euros pour signer un contrat », confie-t-il.

    #Covid-19#migrant#migration#france#italie#sante#droit#frontiere#routemigratoire

  • 124 Cameroonians Come Home Safely from Niger; Over 6,000 Assisted during Pandemic through European Union Support | International Organization for Migration
    https://www.iom.int/news/124-cameroonians-come-home-safely-niger-over-6000-assisted-during-pandemic-thro
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/avrr_cameroon_niger_dsc_0196.jpg?itok=Jpm5PDjc

    In partnership with the Governments of Niger and Cameroon, IOM negotiated the opening of a humanitarian corridor to allow the Cameroonians to return home so they can reunite with their families.
    All the migrants were tested for COVID-19 prior to their departure from Niamey and upon their arrival in Yaoundé. None of them were declared positive by health authorities. The returnees were also given healthcare kits including face masks and hydroalcoholic solutions. Despite the COVID-19 pandemic, mobility has continued along dangerous migratory routes, leaving thousands of migrants exposed not only to abuse and exploitation, but also to COVID-19.

    #Covid-19#migrant#migration#cameroun#niger#retour#corridorhumanitaire#sante#routemigratoire

  • Who hasn’t heard of Covid-19 by now? More than you’d think - NZ Herald
    https://www.nzherald.co.nz/world/news/article.cfm?c_id=2&objectid=12343137

    A half-year into the most momentous pandemic in decades, it’s hard to imagine that anyone, anywhere has not heard of the coronavirus. But scores of migrants arriving in Somalia tell United Nations workers every day that they are unaware of Covid-19. Monitors for the UN migration agency interview people at the border in Somalia, a crossroads on one of the world’s most dangerous migration routes: across the Red Sea with traffickers, through war-ravaged Yemen and into rich Gulf countries.
    The questions for migrants are simple. Origin? Destination? Why are you going? But after the first infections were confirmed in Somalia, a new one was added: How many people in your group are aware of the coronavirus?
    In the week ending June 20, just over half — 51 per cent — of the 3471 people tracked said they had never heard of Covid-19.

    #Covid-19#migrant#migration#somalie#etatsdugolfe#yemen#routemigratoire#sante#information#connaissance