• Au Royaume-Uni, le parti anti-immigration Reform UK reçoit un don record de 36 millions de livres sterling de la part d’un milliardaire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/12/au-royaume-uni-le-parti-anti-immigration-reform-uk-recoit-un-don-record-de-3

    Au Royaume-Uni, le parti anti-immigration Reform UK reçoit un don record de 36 millions de livres sterling de la part d’un milliardaire
    Ben Delo, qui a fait fortune dans les cryptomonnaies, a expliqué vouloir assurer un budget stable, jusqu’aux élections de 2029, à la formation de Nigel Farage. Un parti au cœur de plusieurs scandales concernant son financement.
    Le Monde avec AFP
    L’initiative ne va pas manquer de faire réagir. Ben Delo, un milliardaire britannique, a annoncé, vendredi 11 septembre, fait un don – inédit au Royaume-Uni – de 36 millions de livres (près de 42 millions d’euros) au parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, malgré une série de scandales concernant son financement. Dans le Daily Telegraph, Ben Delo explique cette donation considérable par le manque de financement pérenne dont bénéficierait la formation d’extrême droite, par rapport aux partis traditionnels travailliste et conservateur.
    « Je veux un combat loyal et des règles du jeu équitables », a déclaré l’homme d’affaires, cofondateur de la plateforme d’échange de cryptomonnaies BitMEX. Il a précisé que ce paiement unique correspondait à un soutien d’un million de livres par mois jusqu’aux prochaines élections législatives prévues à la mi-2029.
    Cette somme vise à aider le parti à « se préparer à gouverner », a assuré le milliardaire de 42 ans, qui avait plaidé coupable aux Etats-Unis en 2022 de violation de la loi sur le secret bancaire mais avait été gracié par Donald Trump en 2025. Alors qu’il était jusqu’alors basé à Hongkong, il a fait part de son intention de rentrer vivre au Royaume-Uni, pour ne pas être contraint par un futur plafonnement des donations politiques étrangères souhaité par le gouvernement travailliste. Nigel Farage s’est dit, auprès du Daily Telegraph, « honoré » par la « confiance » manifestée par Ben Delo.
    Le précédent record de don politique de la part d’une personne en vie au Royaume-Uni remonte à l’an dernier, quand un autre magnat des cryptomonnaies, Christopher Harborne, avait versé 9 millions de livres à Reform UK. Le record pour un legs remonte à 2022 quand John Sainsbury avait laissé 10 millions de livres aux conservateurs à sa mort.Reform UK domine les sondages depuis un an et demi, mais les révélations sur un don reçu également de Christopher Harborne, et non déclaré, et l’ouverture d’une enquête parlementaire ont freiné cette dynamique. Au début du mois de septembre, la controverse autour du financement du parti a rebondi après la diffusion d’un reportage en caméra cachée, où l’on voit un collaborateur de Nigel Farage proposer de contourner la loi pour obtenir une contribution de 500 000 livres d’un citoyen américain. Le reportage accuse ce même collaborateur et un autre responsable du parti, qui ont depuis démissionné, d’avoir enfreint les règles électorales en faisant financer des sondages par une société étrangère. Nigel Farage a toujours réfuté toute malversation concernant les finances de son parti.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#election#etranger#extremedroite#immigration#sante#droit

  • Le Premier ministre va mettre fin aux interdictions visant les catholiques et les juifs
    à la suite d’une initiative du NSS

    Andy Burnham annonce un projet de loi visant à corriger « l’anomalie obsolète et archaïque » que constitue l’interdiction faite aux Premier·es ministres catholiques et juifs/juives de donner leur avis sur les nominations au sein de l’Église
    https://www.secularism.org.uk/news/2026/09/breaking-pm-to-end-catholic-and-jewish-bans-following-nss-action

    Des associations de défense des droits des femmes demandent aux ministres de mettre fin au port obligatoire du hijab dans les écoles

    Une lettre commune coordonnée par le NSS et adressée aux ministres réclame la fin des « codes vestimentaires sexistes » dans les écoles publiques.
    https://www.secularism.org.uk/news/2026/09/womens-rights-groups-tell-ministers-to-end-compulsory-hijab-in-school

    #royaumeuni

  • Le Royaume-Uni et la Belgique concluent un accord pour lutter contre les traversées illégales de la Manche - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73586/le-royaumeuni-et-la-belgique-concluent-un-accord-pour-lutter-contre-le

    Le Royaume-Uni et la Belgique concluent un accord pour lutter contre les traversées illégales de la Manche
    Par La rédaction Publié le : 10/09/2026
    Londres et Bruxelles ont signé mercredi un accord de coopération policière pour lutter notamment contre les passeurs organisant des traversées irrégulières de la Manche. Les autorités belges redoutent de voir des campements de migrants s’installer sur leurs côtes.
    « Le trafic de migrants ne se limite pas aux plages du nord de la France. Ces réseaux opèrent au-delà des frontières, c’est pourquoi nous collaborerons avec tous nos partenaires internationaux pour les traquer, les démanteler et les traduire en justice. » Shabanah Mahmood, la ministre de l’Intérieur britannique, continue sa traque des trafiquants d’êtres humains.
    Mercredi 9 septembre, elle a signé un accord de coopération policière avec son homologue Bernard Quintin, le ministre de l’Intérieur belge, pour lutter notamment contre les passeurs organisant des traversées clandestines de la Manche, peut-on lire dans un communiqué du Home Office.Grâce à cet accord, signé à Londres par la ministre britannique Shabana Mahmood et son homologue belge Bernard Quintin, les polices des deux pays se partageront des renseignements « en temps réel », là où une autorisation de la justice était parfois nécessaire par le passé.Cet accord « renforcera les enquêtes conjointes et les formations spécialisées » pour empêcher les traversées de la Manche, mais également lutter plus largement « contre la criminalité organisée, dont le trafic de drogues et d’armes à feu ».Selon Londres, des opérations conjointes entre les deux pays ont permis d’arrêter plus de 50 personnes liées au trafic de migrants cette année.
    Les officiers belges pourront également rejoindre la cellule de renseignement Royaume-Uni/France, basée en France, où des agents de la National Crime Agency (NCA) travaillent avec leurs homologues français.
    Bien que la côte belge soit à plus de 80 km de l’Angleterre - contre les 30 km qui séparent les plages du nord de la France des rives anglaises - les autorités belges redoutent de voir des campements de migrants s’installer sur leurs côtes pour tenter la traversée.La police fédérale belge a par ailleurs annoncé qu’elle renforçait ses patrouilles, tant terrestres, que maritimes et aériennes, grâce au déploiement des avions de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières.
    Depuis 2025, de plus en plus de canots de migrants partent des côtes de la Belgique pour tenter d’atteindre le Royaume-Uni en traversant clandestinement la Manche. Notamment depuis la plage belge d’Oostduinkerke, à une dizaine de kilomètres de la frontière française, ou encore depuis Nieuport, non loin d’Oostduinkerke.
    « Ces bateaux pneumatiques longent la côte [belge] et prennent des passagers à plusieurs endroits sur la plage, jusqu’à ce que 80 à 100 personnes soient entassées dans un même bateau, souvent sans gilet de sauvetage », selon le chef de corps de la police de la côte ouest, Nicholas Paelinck, cité par les médias belges. « Ces bateaux se dirigent ensuite vers Calais avant de prendre le cap vers l’Angleterre. »
    Le 9 mars, le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé, a tenté d’alerter : « Nous avons déjà atteint la moitié du total des interpellations de l’année dernière. La situation est explosive », a-t-il déclaré à la presse locale. En 2025, la zone de police Westkust (qui regroupe les communes de La Panne, Coxyde et Nieuport) interpellait en moyenne deux passeurs par mois. Mais en début d’année, ce nombre a bondi à 25.Auparavant, la Belgique était utilisée par les trafiquants comme un lieu de stockage des embarcations de migrants avant leur mise à l’eau en France. Le pays n’était pas, jusque-là, considéré comme une terre de départ vers l’Angleterre, en raison des forts courants au large et d’une distance plus longue pour rejoindre les rives britanniques.
    Côté Royaume-Uni, selon des chiffres publiés fin août par les autorités, les demandes d’asile ont reculé de 21% dans le pays entre fin juin 2025 et fin juin 2026, à leur plus bas niveau depuis 2022, tandis que les arrivées de migrants sur de petits bateaux ont reculé de 23%.
    Londres a aussi signé des accords avec plusieurs pays comme l’Allemagne ou encore l’Irak afin de lutter en amont contre l’immigration clandestine.Le pays a aussi signé pour trois ans en avril un nouvel accord avec la France, qui prévoit le versement de 662 millions de livres (771 millions d’euros) pour financer des patrouilles sur les plages d’où partent ces bateaux. Une source diplomatique britannique avait indiqué la semaine dernière que Londres voulait désormais travailler à une « échelle plus européenne », citant notamment le cas des « trafiquants qui vont vers la Belgique »

    #Covid-19#migrant#migration#belgique#royaumeuni#politiquemigratoire#accordmigratoire#sante#droit#routemigratoire

  • Manche : au Royaume-Uni, des militants d’extrême droite cagoulés manifestent à Portsmouth et à Douvres contre les arrivées de migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73516/manche--au-royaumeuni-des-militants-dextreme-droite-cagoules-manifeste

    Manche : au Royaume-Uni, des militants d’extrême droite cagoulés manifestent à Portsmouth et à Douvres contre les arrivées de migrants
    Par La rédaction Publié le : 07/09/2026
    Des activistes cagoulés d’extrême droite ont tenté dans la nuit de dimanche à lundi d’entraver le débarquement de migrants à Portsmouth dans le sud de l’Angleterre. La veille, d’autres militants avaient déjà manifesté contre les arrivées de migrants à Douvres, plus à l’est du pays. Des centaines de manifestants anti-immigration se sont rassemblés dans la nuit du dimanche 6 septembre au lundi 7 septembre à Portsmouth, dans le sud de l’Angleterre. Ils tentaient d’empêcher le transfert vers des centres d’accueil de migrants arrivés dans le port de la ville, en fin de journée dimanche, sur un mega boat. L’embarcation était partie de Jobourg, dans le Cotentin, en Normandie.
    Les militants d’extrême droite, dont beaucoup étaient habillés en noir et avaient le visage masqué, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux et dans les médias britanniques, ont bloqué pendant plusieurs heures les routes menant à la marina d’Eastney à Portsmouth, tandis que des policiers équipés de boucliers anti-émeutes formaient un cordon de sécurité autour d’autocars destinés au transport des migrants. Les militants ont été dispersés « vers 4h00 du matin (03h00 GMT) », selon la police locale.
    Downing Street a condamné « sans réserve » ces évènements, a indiqué un porte-parole du Premier ministre travailliste Andy Burnham. Un autre porte-parole - du ministère britannique de l’Intérieur - a condamné « le comportement intimidant et brutal » de ces activistes. « Le droit de manifester pacifiquement est fondamental pour notre démocratie, mais il ne doit jamais franchir la ligne menant au désordre », a-t-il ajouté.
    L’influenceur et militant d’extrême droite, Tommy Robinson, a largement relayé sur X des vidéos de ces manifestants anti-migrants. On y voit des hommes encercler des bus à bord desquels se trouvent les migrants en chantant « Send them back ! » ("Renvoyez-les !"). Les arrivées à Portsmouth, dans cette région du sud de l’Angleterre, sont extrêmement rares, les bateaux de migrants traversant généralement la Manche plus à l’est, où la distance entre les côtes françaises et britanniques est la plus courte. Les autorités locales redoutent donc l’ouverture d’une nouvelle route migratoire, plus à l’ouest des itinéraires habituels. « Il est extrêmement inquiétant de voir une traversée illégale de migrants aussi loin à l’ouest », a réagi sur X le député conservateur local Joe Robertson. « Nous devons savoir exactement ce qui s’est passé et si les passeurs utilisent de nouvelles routes pour ces grands bateaux pneumatiques », a-t-il ajouté. « Portsmouth n’est pas équipé pour accueillir et prendre en charge » les migrants s’ils devaient arriver en nombre à l’avenir, a également alerté la responsable chargée de superviser la police dans le Hampshire, Donna Jones. « Le gouvernement doit garantir la sécurité de la côte sud du Royaume-Uni pour éviter que cela ne se reproduise », a-t-elle ajouté dans un communiqué transmis à l’AFP.
    La veille, samedi, un rassemblement anti-migrants avait également eu lieu à Douvres, bloquant le port pendant plusieurs heures. Derrière ces deux rassemblements figure un groupe baptisé « Patriot Platform », initié notamment par Daniel Thomas, dit Danny Tommo, proche du militant Tommy Robinson. Cette manifestation de dizaines de personnes masquées, opposées aux traversées de la Manche par des migrants, a interrompu pendant quelques temps le trafic des ferries reliant la France et le Royaume-Uni. Douvres est un port qui relie le sud de l’Angleterre au nord de la France. C’est aussi là que sont débarqués les migrants ayant traversé la mer depuis Calais et sa région. Les autorités portuaires ont ajouté que les manifestants bloquaient « toutes les voies » d’accès et de sortie du terminal.
    Paul King, un élu local du parti anti-immigration Reform UK, a déclaré avoir été informé qu’il s’agissait d’une « manifestation pour arrêter les bateaux ». Les gouvernements britanniques successifs ont tous promis de juguler les traversées clandestines, un sujet devenu hautement inflammable et qui a largement alimenté ces dernières années l’essor de Reform UK, qui a exploité sans relâche la question.
    Selon des chiffres publiés fin août par les autorités britanniques, les demandes d’asile ont reculé de 21% au Royaume-Uni entre fin juin 2025 et fin juin 2026, à leur plus bas niveau depuis 2022, tandis que les arrivées de migrants sur de petits bateaux ont reculé de 23%

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#extremedroite#politiquemigratoire#migrationirreguliere#sante#asile

  • Une embarcation naviguant vers le Royaume-Unis avec 140 migrants à bord secourue au large de la baie de Seine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/06/une-embarcation-naviguant-vers-le-royaume-unis-avec-140-migrants-a-bord-seco

    Une embarcation naviguant vers le Royaume-Unis avec 140 migrants à bord secourue au large de la baie de Seine
    L’embarcation a été prise en charge dans la nuit de samedi à dimanche par plusieurs navires et deux hélicoptères, annonce la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, qui juge le lieu de départ « inhabituel pour la zone ».
    Le Monde avec AFP
    Une opération d’envergure a été menée, dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 septembre, dans l’ouest de la baie de Seine pour venir en aide à 140 personnes en situation irrégulière en route pour le Royaume-Uni, a annoncé dimanche la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.Dans la nuit, « une embarcation comportant à son bord environ 140 migrants est signalée au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Jobourg, à l’ouest de la baie de Seine », annonce la préfecture maritime dans un communiqué, relevant qu’un tel départ est « inhabituel pour la zone ».Pour leur venir en aide, plusieurs embarcations et deux hélicoptères ont été déployés, détaille la préfecture maritime. « L’embarcation de migrants, à l’heure actuelle, poursuit sa route vers le Royaume-Uni », précise-t-elle.
    « Déterminés à rejoindre le Royaume-Uni, les migrants qui effectuent les traversées à bord d’embarcations précaires refusent l’assistance proposée par les moyens français et ne l’acceptent que [s’ils sont] confrontés à des situations d’extrême urgence », déclare la préfecture maritime. « Compte tenu de la fragilité structurelle des embarcations systématiquement surchargées, le choix est fait de ne pas contraindre les migrants à embarquer sur les moyens de sauvetages de l’Etat, pour éviter de mettre en péril leur vie en cas de naufrage », poursuit la même source. La préfecture maritime notait en août une augmentation du nombre de passagers par canot, avec en moyenne 67 personnes par embarcation, et avait recensé, depuis le début de l’année, « 15 embarcations » avec plus de 100 personnes et une avec plus de 200

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#routemigratoire#migrationirreguliere#baiedeseine#sante

  • Traversées vers le Royaume-Uni : Frontex déploie pour la première fois des navires européens dans la Manche - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73499/traversees-vers-le-royaumeuni--frontex-deploie-pour-la-premiere-fois-d

    Traversées vers le Royaume-Uni : Frontex déploie pour la première fois des navires européens dans la Manche
    Par La rédaction Publié le : 04/09/2026
    La Préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar) a annoncé le déploiement de navires européens sous mandat de l’agence Frontex pour appuyer les opérations de sauvetage dans la Manche dès ce mois de septembre. Les bateaux déployés par l’agence des gardes-frontières européenne ne participeront pas à des opérations d’interception en mer.
    C’est une première. Frontex, l’agence européenne ⁠de gardes-frontières et ​de gardes-côtes va envoyer des bateaux dans la Manche et en mer du Nord pour ​participer aux opérations de recherche et de sauvetage des migrants, ont annoncé vendredi 4 septembre des responsables, juste après la rencontre entre les dirigeants français et britanniques consacrée à la question migratoire.
    Dans un communiqué officiel, les autorités rappellent qu’"au regard des défis posés par la crise migratoire qui sévit depuis 2018 (...) les navires déployés sous mandat Frontex opéreront au sein du dispositif de sauvetage permanent déployé en Manche mer du Nord, coordonné par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez, sous l’autorité du préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord".Concrètement, Frontex enverra deux ​navires espagnols (le « Duque de Ahumada » puis le « Rio Segura » ) ‌de septembre à octobre, puis un navire lituanien jusqu’en janvier 2027, ⁠afin de se joindre aux patrouilles françaises."Ces déploiements mettent en lumière l’engagement de Frontex à contribuer activement à la sécurité des frontières maritimes de l’Union européenne", lit-on encore dans le communiqué.
    Le Duque de Ahumada « a commencé à opérer au large des côtes françaises cette semaine. Il sera remplacé fin septembre par le Río Segura », précise Frontex dans un communiqué. « Les navires contribueront à donner aux autorités françaises une image plus complète de ce qui se passe en mer. Ils détecteront (...) les ’small boats’ transmettant des informations précises en temps réel aux autorités », écrit encore l’agence européenne. « Frontex aide les autorités nationales à surveiller le littoral et les eaux entre la France, la Belgique et le Royaume-Uni. »
    La Manche est l’une ‌des voies maritimes les plus fréquentées au monde et de nombreux migrants ⁠ont trouvé la mort dans ses forts courants en tentant de passer de la France vers la Grande-Bretagne. Ces dernières semaines, les passeurs ont fait monter plus de 100 personnes à bord de canots pneumatiques, désormais appelés mega boats.Des records de surcharge de bateaux battus les uns après les autres. Mi-juillet, l’arrivée au Royaume-Uni d’un bateau comptant 130 exilés à son bord avait retenu l’attention, il a été suivi le 23 juillet par un autre transportant 165 personnes. Puis le 10 août, c’est une embarcation de 230 migrants qui a atteint les côtes anglaises.
    En août toujours, les gardes-côtes ‌français avaient aussi dû secourir 173 personnes à bord d’un bateau qui avait pris feu.
    Depuis début janvier, au moins 16 personnes ont péri dans la Manche en essayant de rejoindre l’Angleterre, selon un décompte réalisé par InfoMigrants. Ces traversées maritimes comportent en effet des risques mortels de noyade, de bousculade et d’étouffement, souvent liés au nombre trop élevé de migrants à bord des embarcations et à la pression exercée par les passeurs.
    L’immigration est l’un des sujets politiques les plus clivants en Europe, y compris en ​Grande-Bretagne où le parti travailliste au pouvoir est confronté à la concurrence du parti populiste ​Reform UK, qui s’est engagé à empêcher l’arrivée de migrants ​par bateau.
    Les arrivées au Royaume-Uni ont nettement baissé ces derniers mois. Le nombre total des migrants ayant traversé la Manche de la France vers le Royaume-Uni cet été - une période qui connaît généralement une augmentation de la fréquence de ces passages en raison d’une météo plus clémente - a chuté à son niveau le plus bas en sept ans, a annoncé le 31 août le gouvernement britannique, saluant le succès de son accord de coopération avec la France.
    Londres avait annoncé en avril son intention de verser à la France jusqu’à 660 millions de livres sterling (768,54 millions d’euros) ​dans le cadre d’un accord triennal sur la sécurité aux frontières visant à endiguer les traversées illégales de la Manche par des migrants, une partie du financement étant subordonnée aux résultats obtenus.
    L’année dernière, les deux pays avaient aussi convenu d’un programme pilote « un pour un », en vertu duquel ⁠la France accepte le retour des personnes sans papiers arrivant en Grande-Bretagne à bord de petites embarcations, en échange ⁠de quoi ​elle s’engage à accueillir un nombre équivalent de demandeurs d’asile en règle ayant des liens familiaux au Royaume-Uni.

    #Covid-19#migration#migrant#manche#frontex#merdunord#routemigratoire#migrationirreguliere#frontiere#smallboat#france#royaumeuni

  • Le RN et parti britannique Reform UK annoncent un pacte contre l’immigration clandestine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/04/le-rassemblement-national-s-accorde-avec-reform-uk-sur-un-plan-contre-l-immi

    Le RN et parti britannique Reform UK annoncent un pacte contre l’immigration clandestine
    Selon le protocole d’accord signé à Birmingham, les demandeurs d’asile arrivant au Royaume-Uni ‌en ayant traversé la Manche seraient placés en ‌détention puis renvoyés en France, dont les autorités se chargeraient de les reconduire dans leur pays ‌d’origine.
    Le Monde avec Reuters
    Les dirigeants du parti populiste britannique Reform UK et ‌du Rassemblement national (RN) ont annoncé, vendredi 4 septembre, la conclusion d’un pacte qui permettrait, selon eux, au Royaume-Uni de renvoyer en France les demandeurs d’asile arrivant à bord de petites embarcations, si leurs partis arrivaient au pouvoir.
    « Je vous fais cette promesse : si le peuple français [nous confie la présidence en 2027], notre gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour que la France ⁠ne soit plus ‌la porte d’entrée de l’immigration clandestine vers la Grande-Bretagne », a déclaré en anglais Jordan Bardella, lors du congrès annuel de Reform UK à Birmingham, ce qui lui a valu une ​ovation.
    « Le plus grand défi est celui que nous connaissons tous : reprendre le contrôle de l’immigration. Ces dernières années, Emmanuel Macron a échoué à protéger notre pays. Pour lui, l’immigration massive n’est pas un problème, c’est un projet », a-t-il poursuivi. Nigel Farage et le président du RN, destiné à Matignon en cas de victoire de Marine Le Pen à la présidentielle, au printemps prochain, sont ensuite apparus ensemble sur scène, où ils ont signé le protocole d’accord.
    Selon le texte, les demandeurs d’asile arrivant au Royaume-Uni ‌en provenance de France seraient placés en ‌détention puis renvoyés en France, dont les autorités se chargeraient de les reconduire dans leur pays ‌d’origine. Le pacte prévoit un mécanisme de partage des coûts liés ‌à la sécurité aux frontières.Sa signature a immédiatement suscité l’indignation des adversaires du RN de l’autre côté de la Manche. « Notre pays deviendrait le garde-barrière des Anglais ? Ne pas voter Le Pen en 2027 devient une question de dignité nationale », écrit Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à la présidentielle, sur X.
    Edouard Philippe, président et candidat d’Horizons, a, quant à lui, dénoncé un « revirement » du RN. « Voir Jordan Bardella signer un accord qui prévoit de renvoyer en France les migrants interceptés dans la Manche, celle-là, on ne l’avait pas vu venir », a-t-il ironisé, se demandant si Marine Le Pen, « est sur la même ligne ». « Soit Jordan Bardella ne comprend pas l’anglais, soit il est d’une faiblesse indigne lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de la France », estime pour sa part Gabriel Attal, chef de file de Renaissance.
    Reform UK, qui a dominé les sondages pendant près de seize mois consécutifs avant l’été, est désormais au coude-à-coude avec le Parti travailliste au pouvoir. Les prochaines élections législatives britanniques doivent se tenir au plus tard en 2029.
    Le parti de M. Farage est dans la tourmente après la diffusion, jeudi, d’un reportage montrant l’un de ses proches collaborateurs proposer de contourner la loi pour obtenir un don de l’étranger. « Cela ressemble quand même à un écran de fumée, comme il en existe d’ailleurs dans toutes les démocraties à l’égard des partis patriotes », a estimé M. Bardella, lors d’une conférence de presse conjointe. « Je me méfie de ce qui est raconté dans la presse (…). Ce n’est pas susceptible de remettre en cause la coopération que nous sommes en train de construire avec Nigel. »
    Le mois dernier, le mouvement a annoncé que, s’il remportait les élections, il mettrait fin aux traversées de migrants à bord de petites embarcations dans le cadre de ce qu’il a présenté comme la ​plus importante opération militaire menée dans la Manche depuis la seconde guerre mondiale. Le parti a notamment évoqué des projets visant à renvoyer les demandeurs d’asile en France, même sans l’autorisation de Paris.
    Plus de 16 000 personnes ont effectué la traversée clandestinement à bord de petites embarcations depuis le début de l’année, soit une baisse de plus de 40 %, mais le nombre de demandeurs d’asile arrivant à ‌bord de ⁠chaque embarcation est en ​augmentation, les passeurs ayant modifié leurs tactiques. Le premier ministre britannique, Andy Burnham, et le président français, Emmanuel Macron, ont annoncé jeudi le ​déploiement de policiers supplémentaires sur les plages de la Manche afin de dissuader les candidats à la traversée.

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#immigration#politiquemigratoire#xxtremedroite

  • Immigration : des navires de Frontex, l’agence européenne, seront déployés pour aider les autorités françaises à gérer « la crise migratoire » dans la Manche
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/04/des-navires-de-frontex-envoyes-en-renfort-dans-la-manche-pour-le-sauvetage-d

    Immigration : des navires de Frontex, l’agence européenne, seront déployés pour aider les autorités françaises à gérer « la crise migratoire » dans la Manche
    Les équipages de l’agence européenne ne participeront pas à des opérations d’interception en mer, a assuré la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.
    Le Monde avec Reuters
    « Au regard des défis posés par la crise migratoire qui sévit depuis 2018 en Manche et mer du Nord, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) va déployer de façon temporaire, à compter du mois de septembre, des moyens maritimes en complément des moyens [de recherche et de secours] français », annoncent les autorités chargées de la zone, dans un communiqué diffusé vendredi 4 septembre. Deux navires espagnols de l’agence y seront déployés de septembre à octobre, puis un bateau lituanien prendra le relais de novembre à janvier, précise la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.« Au même titre que les unités des autres administrations insérées dans ce dispositif, le rôle des moyens sous mandat Frontex sera exclusivement dédié aux opérations SAR [de recherche et de sauvetage]. L’agence ne participera pas à des opérations d’interception en mer », souligne-t-elle.
    Le nombre de traversées clandestines de la Manche vers le Royaume-Uni en juin, juillet et août, mois qui connaissent généralement une augmentation de la fréquence des passages, est tombé à son niveau le plus bas depuis 2019, a annoncé lundi le gouvernement britannique, saluant le succès de son accord de coopération avec la France. Londres s’est engagé à verser jusqu’à 766 millions d’euros pour renforcer les moyens des forces de l’ordre françaises, dans le cadre de cet accord conclu en avril.Selon l’agence de presse britannique PA, 102 small boats (« petites embarcations ») ont été dénombrées. Au total, 7 371 migrants ont effectué la traversée à bord de ces embarcations au cours de cette période, selon le décompte de l’Agence France-Presse, qui s’appuie sur les chiffres officiels, mais les passages à bord de canots plus grands se multiplient. Le 4 août, les équipages de navires français et britanniques ont secouru 173 personnes dont le bateau avait pris feu.

    #Covid-19#migration#migrant#france#UE#royaumeuni#migrationirreguliere#smallboat#FRONTEX#sante#routemigratoire#merdunord#manche

  • Réformer la législation sur le mariage

    Rendre le mariage plus équitable pour toutes les personnes, quelles que soient leur religion et leurs convictions.

    La législation sur le mariage en Angleterre et au Pays de Galles est complètement dépassée.

    Nous militons pour que le mariage soit ouvert à toustes de manière égale, indépendamment de la religion ou des convictions.

    * Il est temps d’adopter une législation unique en matière de mariage.

    En Angleterre et au Pays de Galles, des lois différentes s’appliquent selon que le mariage est anglican, juif, quaker, d’une autre religion ou laïc (mariage civil ou partenariat).

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/02/separer-la-religion-et-letat-pour-une-societe-plus-juste-2/#comment-75659

    #royaumeuni

  • La NSS exhorte une commission à mettre fin aux cérémonies religieuses à l’école pour défendre les droits des enfants

    La National Secular Society appelle une commission du Senedd à donner la priorité aux droits des enfants dans l’éducation

    La National Secular Society (NSS) a appelé une commission du Senedd à militer en faveur de l’abolition des lois imposant la pratique religieuse dans les écoles.

    En réponse à une consultation lancée par la commission du Senedd chargée de la petite enfance, de l’enfance, de la jeunesse et de l’éducation, la NSS a demandé à cette commission de donner la priorité aux droits des enfants dans le domaine de l’éducation dans le cadre de ses travaux.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/13/discriminations-religieuses-scolaires-et-institutionnelles-au-royaume-uni/#comment-75658

    #royaumeuni

  • La NSS soutient l’appel à une action du gouvernement contre les abus spirituels

    La NSS signe une lettre ouverte exhortant le gouvernement à lancer une consultation nationale sur les abus spirituels

    La National Secular Society s’est jointe à plus d’une dizaine d’organisations et de particuliers pour demander au gouvernement de lutter contre les abus spirituels.

    Une lettre ouverte coordonnée par Surviving Universal UK, et signée par des militant·es, des spécialistes des abus et des responsables politiques, exhorte le gouvernement à « lancer une consultation nationale sur les abus spirituels et sectaires ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/15/rapport-sur-la-cohesion-les-dirigeant·es-ne-doivent-pas-eluder-le-debat-sur-lextremisme-autre-texte/#comment-75657

    #royaumeuni

  • Nord de la France : deux migrants cachés dans des sacs retrouvés au port de Dieppe - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73430/nord-de-la-france--deux-migrants-caches-dans-des-sacs-retrouves-au-por

    Nord de la France : deux migrants cachés dans des sacs retrouvés au port de Dieppe
    Par La rédaction Publié le : 02/09/2026
    Deux migrants vietnamiens ont été retrouvés par des agents de sécurité au port de Dieppe, dans le nord de la France, cachés dans des sacs de voyage installés dans le coffre d’une voiture. Les conducteurs, en partance vers le Royaume-Uni, ont été interpellés et seront jugés en octobre.
    Jeudi 27 août, deux Vietnamiens ont été retrouvés recroquevillés dans deux sacs de voyage installés dans le coffre d’une voiture par des agents de sécurité travaillant au port de Dieppe, selon un article de Paris Normandie publié mardi 1er septembre.Les conducteurs, un homme et une femme français originaires de région parisienne, devaient les déposer en Angleterre, d’après les premiers éléments de l’enquête. Les accusés ont été placés en détention provisoire et déférés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Dieppe lundi. La justice leur reproche d’avoir non seulement cherché à conduire illégalement ces deux Vietnamiens en Grande-Bretagne mais aussi de les avoir soumis « à des conditions incompatibles avec la dignité humaine », indique le média local.
    L’homme a un casier judiciaire chargé (vol, extorsion, trafic de stupéfiants, conduite sans permis, conduite sous stupéfiants, association de malfaiteurs, séquestration) tandis que la femme est inconnue des services de police."Je regrette ce que j’ai fait", affirme le premier. « Je ne suis pas quelqu’un de mal », renchérit la deuxième.
    Selon le ministère public, l’accusé devait toucher 2 500 euros pour ce passage.À l’issue de l’audience, le procès a été renvoyé au 21 octobre. L’homme, père de deux enfants, est maintenu en détention provisoire. Il risque 20 ans de prison. La femme a été libérée et placée sous contrôle judiciaire et encourt une peine de 10 ans d’emprisonnement.
    Face au renforcement des contrôles le long du littoral, les exilés tentent de rejoindre le Royaume-Uni par d’autres moyens. Mi-juin, deux exilés, d’origine iranienne et afghane et âgés d’une trentaine d’années, ont essayer de traverser la Manche en kayak, avant d’être secourus au large de Boulogne-sur-Mer en état d’hypothermie.
    En mars, deux passeurs de nationalité ukrainienne ont été condamnés par la justice britannique à des peines de cinq et six ans de prison pour trafic de migrants. Les deux hommes étaient à la tête d’un « trafic d’êtres humains dit ’VIP’ », selon les autorités britanniques : ils transportaient des migrants depuis les côtes de Seine-Maritime vers l’Angleterre à bord d’un yacht, en échange de 15 000 à 18 000 euros. Cette année, les arrivées au Royaume-Uni ont baissé de 23% avec 33 000 personnes ayant réussi la périlleuse traversée de la Manche. Le nombre total des migrants ayant traversé la Manche de la France vers le Royaume-Uni cet été - une période qui connaît généralement une augmentation de la fréquence de ces passages en raison d’une météo plus clémente - a aussi chuté à son niveau le plus bas depuis 2019, a annoncé lundi le gouvernement britannique, saluant le succès de son accord de coopération avec la France.

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#manche#sante#migrationirreguliere#routemigratoire#trafic

  • Forum économique de l’Est : les satellites asiatiques de l’Occident passent du côté de la Russie

    https://diaspora.psyco.fr/p/12692554

    https://stratpol.com/forum-economique-de-lest-les-satellites-asiatiques-de-loccident-passent-du 2026-08-30

    https://reseauinternational.net/forum-economique-de-lest-les-satellites-asiatiques-de-loccident

    par Andreï Belobor

    Du 1er au 4 septembre, le Forum économique de l’Est se tiendra à #Vladivostok, en #Russie — une plateforme internationale majeure permettant à la Russie de développer ses relations commerciales avec les pays de la Grande Asie. Le président Vladimir Poutine devrait y accueillir le président indonésien Prabowo Subianto, le premier ministre mongol Nyam-Osor Uchral, le vice-président du Myanmar (Birmanie) Nyo Saw et le vice-premier ministre du Conseil des affaires d’État chinois Ding Xuexiang. Ces rencontres de haut niveau seront précédées par de grandes sessions d’affaires consacrées aux relations « Russie-Chine », « Russie-Inde » et « Russie-Association des nations de l’Asie du Sud-Est ».

    [...]

    • [...]

      Anton Kobyakov, secrétaire du comité d’organisation du Forum économique de l’Est, a précisé que des représentants de plus de 70 pays avaient confirmé leur participation, en soulignant notamment deux États qui sont officiellement alliés aux États-Unis et donc considérés comme « inamicaux » par la Russie. Il s’agit du Japon et de la Corée du Sud. La participation de ces deux puissances d’Asie de l’Est au forum russe organisé en Extrême-Orient a provoqué une vague d’indignation en Occident. Car dans la presse européenne, le mythe selon lequel « la Russie est isolée » et son économie « mise en pièces par la guerre » reste encore très répandu.

      Pourtant, les analystes qui gardent la tête froide comprennent parfaitement la situation. Il y a peu, le premier porte-conteneurs sud-coréen PanStar Acro est entré dans l’Arctique russe. Selon Reuters, le navire marchand longera les côtes russes, traversera la mer de Béring et empruntera la route maritime du Nord. Le PanStar fera escale à Felixstowe, au #Royaume-Uni, à Rotterdam, aux #Pays-Bas, et à Gdańsk, en #Pologne, avant de retourner en Corée du Sud. L’ensemble du trajet prendra environ 45 jours.

      À ce sujet, le chroniqueur politique tchèque Štěpán Hobza souligne dans Lidovky :

      « Faire participer la Corée du Sud à cette autoroute maritime arctique est avant tout un succès parce qu’elle est un allié des États-Unis, qui, dans ce cas précis, entrent dans une zone d’influence exclusivement russe ».

      Selon l’analyste tchèque, si les modèles climatiques des scientifiques se confirment et que la situation actuelle, fragile sur le plan de la sécurité dans l’océan Austral, se maintient, « Moscou se retrouvera en position favorable ».

      « La Russie est le seul État au monde à posséder une flotte de brise-glaces nucléaires et considère l’Arctique comme sa patrie depuis le milieu du XVIIIe siècle », constate Hobza.

      Après la Corée du Sud, le Japon a lui aussi « oublié » ses différends avec la Russie, y compris sur la très sensible « question des #Kouriles » pour Tokyo. La raison est simple : le Japon dépend de livraisons cruciales de #GNL / #LNG russe et ne peut pas facilement rompre sa coopération avec la Russie. Un exemple révélateur s’est produit le 23 août, lorsque le premier ministre ukrainien Sergueï Koretski a exprimé l’espoir d’obtenir le soutien du Japon pour la livraison de missiles intercepteurs destinés à la défense antiaérienne. Mais la première ministre japonaise Sanae Takaichi n’a rien répondu. La Corée du Sud est elle aussi restée silencieuse. Le média chinois spécialisé dans les questions militaires Sohu commente ainsi ce qui se passe à Tokyo et à Séoul :

      « Le Japon et la Corée du Sud font preuve de prudence lorsqu’il s’agit d’aider Kiev dans le contexte géopolitique instable actuel. Si Tokyo avait accepté la demande de Kiev, cela aurait sans aucun doute provoqué la colère de Moscou. Après avoir pesé le pour et le contre, Takaichi a décidé d’agir avec prudence afin de protéger les intérêts fondamentaux du pays ».

      Dans ce contexte, l’Inde a annoncé qu’elle prévoyait de lancer en 2027 des liaisons via la route maritime du Nord, car il s’agit d’une véritable possibilité de réduire considérablement le trajet vers l’Europe.

      « La Russie dispose d’une remarquable flotte nucléaire, qui offre des possibilités sans précédent pour exploiter la route maritime du Nord. Nous sommes très heureux de coopérer dans le domaine de la construction et de la réparation navales dans cette région. Les navires marchands modernes ont besoin de moteurs et de coques modernes. Tout cela peut être construit ici. Pour l’Inde, cela ouvre des possibilités de coopération industrielle avec la #Russie », rapporte TASS, citant Venkatesapathi Shivaperumal, secrétaire du ministère indien des Ports, du Transport maritime et des Voies navigables, lors du forum « Arctique – Régions » à Arkhangelsk.

      De son côté, la #Chine a déjà lancé deux liaisons vers l’ #Europe via la route maritime du Nord. Les principaux avantages de cette route sont le temps de trajet (20 jours contre 40 par le canal de Suez) et la sécurité : aucun risque qu’un navire devant vous bloque le trafic en s’échouant, ni qu’un projectile perdu frappe un navire dans le détroit de Bab el-Mandeb.

      Au Forum économique de l’Est, trois sessions sont consacrées à l’exploitation internationale de l’ #Arctique. Le principal événement sur ce sujet aura lieu dès le premier jour du forum. Il s’agit de la session « Coopération internationale dans l’Arctique : du dialogue stratégique aux projets communs », à laquelle participeront des hommes d’affaires et des responsables politiques chinois, indiens, mais aussi japonais et sud-coréens.

      Il est évident que, dans les conditions géopolitiques extrêmement complexes actuelles, Moscou conserve un potentiel de coopération internationale constructive dans l’Arctique. Il faut comprendre que la Russie ne ferme pas non plus la « porte arctique » à l’Occident, en offrant de nombreuses possibilités pour mettre en œuvre des projets prometteurs dans le domaine de l’exploitation durable des ressources, des transports et de la logistique dans la région nord de la planète.

      Cependant, l’Union européenne, dans une approche extrêmement irrationnelle, refuse de coopérer avec Moscou et se retrouve ainsi en marge de l’histoire. Il est donc d’autant plus important de comprendre que les satellites de l’Occident, comme le #Japon et la #Corée du Sud, ont été les premiers à prendre conscience du caractère stratégiquement dangereux de la position européenne et à chercher à quitter le « Titanic » européen en train de couler.

      source : Stratpol

  • The SECRET WEAPON UK Just Used Against Protesters | Palestine Action Co-Founder EXPOSES All
    https://www.youtube.com/watch?v=i2DJgmnk-sI

    Source :
    https://www.doubledown.news/watch/2026/july/31/the-secret-weapon-uk-just-used-against-protesters-palestine-action-foun

    Au Roysume Uni on trsite le mouvement de solidarité avec la Palestine comme l
    ’Allemagne capitaliste a traite le parti communuste et le mouvement pour la paix.

    #Palestine #solidarité #Royaume_Uni répression #colonialisme

  • Royaume-Uni : les demandes d’asile ont reculé de 21% en un an dans le pays, au plus bas depuis 2022 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73376/royaumeuni--les-demandes-dasile-ont-recule-de-21-en-un-an-dans-le-pays

    Royaume-Uni : les demandes d’asile ont reculé de 21% en un an dans le pays, au plus bas depuis 2022
    Par La rédaction Publié le : 28/08/2026
    Les demandes d’asile ont reculé de 21% au Royaume-Uni entre fin juin 2025 et fin juin 2026, atteignant leur plus bas niveau depuis 2022. Parallèlement, le nombre de demandeurs d’asile hébergés en hôtels a diminué de moitié en un an, a indiqué le Home Office.
    Entre fin juin 2025 et fin juin 2026, les demandes d’asile ont reculé de 21% au Royaume-Uni, atteignant leur plus bas niveau depuis 2022, selon des chiffres officiels publiés jeudi 27 août.
    Au total, 85 891 personnes ont demandé l’asile au Royaume-Uni sur cette période, contre 108 585 l’année précédente, et 40% de ces demandes proviennent de personnes arrivées dans le pays en traversant la Manche sur de petites embarcations, selon les données du ministère de l’Intérieur britannique.
    Ces arrivées sont par ailleurs en baisse de 23% sur la même période, avec 33 000 personnes ayant réussi la périlleuse traversée. « Ce gouvernement est en train de rétablir le contrôle de nos frontières et l’équité du système migratoire », s’est félicitée dans un communiqué la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, reconduite à son poste par le nouveau Premier ministre Andy Burnham, entré en fonction en juillet. Depuis l’arrivée du Labour au pouvoir à l’été 2024, « le nombre de dossiers de demande d’asile a diminué, le nombre de demandeurs d’asile hébergés dans des hôtels est en baisse, les arrestations pour travail illégal atteignent des niveaux records et les expulsions ainsi que les retours sont en nette augmentation », a-t-elle insisté.
    Le nombre de demandeurs d’asile hébergés dans des hôtels, sujet hautement sensible dans le pays, a baissé de moitié, à 16 021, soit son niveau le plus bas depuis 2022 et la publication de ces données.
    Il avait atteint un plafond de 56 018 personnes en 2023. Le Royaume-Uni connaît régulièrement des manifestations devant ces hôtels, qui ont parfois dégénéré en violences et émeutes, sur fond de montée du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage.
    Le gouvernement britannique s’est engagé à cesser d’héberger des demandeurs d’asile dans ce type d’établissements d’ici 2029. Il prévoit à la place de les installer dans des bases militaires, une initiative qui suscite des résistances locales.
    Comme les conservateurs avant eux, les travaillistes ont annoncé plusieurs mesures visant à réduire l’immigration. Une réforme, visant notamment à durcir le droit d’asile, est actuellement en cours d’examen au Parlement. Selon les chiffres publiés jeudi, entre juin 2025 et juin 2026, 42 394 personnes ont obtenu le statut de réfugié ou une autre forme d’autorisation de séjour, à la suite d’une décision initiale sur leur demande d’asile, un chiffre en baisse de 21% sur un an. Ces chiffres sont publiés le même jour qu’un rapport de la Commission sur l’égalité et les droits humains (EHRC), instance officielle indépendante du gouvernement, qui déplore les « manquements majeurs » des autorités en matière de respect des droits humains des migrants. Elle a attribué la note la plus basse au gouvernement sur cet aspect et dénonce des reculs concernant les dispositifs de protection contre la pauvreté et de soutien à l’intégration des migrants, à rebours des recommandations de l’ONU.
    « Le gouvernement britannique a mis fin à son programme d’insertion professionnelle des réfugiés après moins de deux ans », reproche notamment l’organisation. « Parallèlement, il a également abrogé cette année son obligation légale de venir en aide aux demandeurs d’asile menacés de tomber dans la pauvreté », ajoute le EHRC. « Lorsque le gouvernement ne parvient pas à protéger les droits d’un groupe, il met en péril les droits de tous », a déclaré Mary-Ann Stephenson, la présidente du EHRC.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#asile#politiquemigratoire#migrationirreguliere#sante#droit

  • NSS : Trois nouveaux textes

    Des associations caritatives gèrent des écoles illégales, selon l’autorité de régulation

    La Commission des associations caritatives affirme disposer d’« informations » selon lesquelles certaines écoles gérées par des associations caritatives « se soustraient à l’obligation d’enregistrement auprès du ministère de l’Éducation ».

    https://www.secularism.org.uk/news/2026/08/charities-running-illegal-schools-says-regulator

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    Une école confessionnelle oblige les fillettes de 7 ans à porter le hijab pour intégrer le secteur public

    En tant qu’école privée subventionnée, la Barnet Hill Academy pourra pratiquer une discrimination à l’encontre des non-musulmans dans 100 % de ses admissions d’élèves

    https://www.secularism.org.uk/news/2026/08/faith-school-that-makes-7-year-olds-wear-hijab-to-join-state-sector

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    Protéger la liberté d’expression
    Nous défendons la liberté d’expression en tant que valeur positive.
    La démocratie ne peut exister sans le droit à la liberté d’expression.
    La liberté d’expression doit être défendue avec vigueur en tant que liberté fondamentale.

    Depuis sa création, la National Secular Society défend la liberté d’expression contre les menaces religieuses. Nous avons joué un rôle déterminant dans l’abolition des lois sur le « blasphème » en Grande-Bretagne, mais de sérieuses préoccupations subsistent. Des lois sur le blasphème existent toujours en Irlande du Nord. Et partout au Royaume-Uni, des fondamentalistes religieux cherchent à imposer leurs tabous en matière de blasphème aux autres par la violence et l’intimidation.

    On observe également une recrudescence des tentatives visant à qualifier les propos jugés offensants pour les sensibilités religieuses de « discours de haine », faisant ainsi de la critique, de la moquerie ou de ce qui est perçu comme une « insulte » à la religion un acte criminel assimilable à la haine raciale ou à l’incitation à la violence – en d’autres termes, une « loi sur le blasphème par des moyens détournés ».

    https://www.secularism.org.uk/free-expression

    #royaumeuni

  • Dans le Pas-de-Calais, le feu et l’essor des « megaboats » créent des tensions autour des traversées de migrants dans la Manche
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/08/17/dans-le-pas-de-calais-le-feu-et-l-essor-des-megaboats-creent-des-tensions-au

    Dans le Pas-de-Calais, le feu et l’essor des « megaboats » créent des tensions autour des traversées de migrants dans la Manche
    Depuis début 2026, le nombre de tentatives de passages en Angleterre est en nette diminution. Mais des embarcations plus grosses posent d’importants problèmes de sécurité. En outre, deux départs de feu, attribués par certains aux migrants, même si la justice n’en a pas tranché la cause, attisent la colère d’une partie de la population.
    Par Véronique Chocron (Boulogne-sur-Mer [Pas-de-Calais], envoyée spéciale)
    Dans la voiture, jeudi 13 août, les deux bénévoles de l’association Opal’Exil ne sont pas sereines en démarrant leur maraude, qui longera la côte vers le sud, à partir de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Sylvie et Florence, retraitées, ont, comme d’habitude, chargé le coffre pour apporter de l’eau, du pain et des habits secs aux personnes exilées qui échouent dans leur tentative de traverser la Manche en bateau de fortune (small boat) vers le Royaume-Uni. Mais ce matin, pour la première fois, elles n’ont pas enfilé leurs chasubles avec le nom de leur collectif inscrit dans le dos.
    Des départs de feu se sont déclarés la veille dans des dunes boisées du littoral, sur les communes de Neufchâtel-Hardelot et Dannes. « Une zone de base d’attente des migrants », a précisé le directeur du cabinet du préfet du Pas-de-Calais. L’incendie a ravagé une habitation et 190 hectares de végétation. Le parquet de Boulogne-sur-Mer a ouvert une enquête pour « destruction involontaire » et « destruction volontaire par incendie ». « Toutes les pistes restent ouvertes. Il y a eu deux départs de feu », a rapporté le procureur adjoint, Patrick Leleu, dans le quotidien local Nord Littoral, expliquant qu’ils pouvaient être liés « au mode de vie habituel des exilés », mais aussi à une « opération de gendarmerie ». « Il y a des tensions, parce que certains habitants sont très remontés à l’égard des exilés, à qui ils attribuent les départs de feu, explique Sylvie. Des bénévoles se sont fait prendre à partie hier, à Neufchâtel-Hardelot, donc là, on y va sans chasuble pour ne pas être ciblées. »
    Arrivée et garée sur une route tranquille de Neufchâtel-Hardelot, l’équipe de maraude est rejointe par une des bénévoles qui, la veille, a essuyé des insultes. « Nous étions venues aider trois exilés sortis des dunes en feu, en détresse respiratoire, explique-t-elle sous le couvert de l’anonymat. Nous avons appelé les pompiers, et des gens qui ne résident pas ici à l’année se sont attroupés et nous ont crié : “C’est de votre faute si ces gens sont là et s’il y a le feu, arrêtez de leur donner à boire.” On m’a lancé une bouteille d’eau dans le dos, et une personne m’a ensuite poursuivie à vélo en m’injuriant. » Elle s’inquiète aussi d’une pétition circulant depuis plusieurs jours dans la station balnéaire huppée, où il est question de « la présence, sur le territoire communal, de personnes en situation irrégulière et [d]es troubles qui en résultent ».
    Se dirige également vers la voiture une famille, cachée depuis six jours dans les bois de la commune pour tenter une traversée vers l’Angleterre. Elle guettait un appel de Sylvie. Leur campement a été atteint par les flammes. Les parents branchent leurs portables sur une borne de recharge que Florence a posée au sol, et chacun prend un gobelet de thé. Ils sont bidounes, apatrides au Koweït, qu’ils ont quitté en 2023. « Nous sommes en France depuis trois mois et demi et nous avons tenté 18 fois d’embarquer pour traverser », explique Hussein, le fils aîné, 17 ans. Entre-temps, avec ses parents et sa sœur de 14 ans, ils ont vécu deux ans et demi en Allemagne, où leur demande d’asile n’a pas abouti. « Ce refus vaut pour toute l’Union européenne, donc leur seule solution aujourd’hui pour rester en Europe, c’est l’Angleterre », explique Florence.
    « C’est devenu très compliqué de monter sur les bateaux, il y a beaucoup d’exilés et peu de places, et c’est encore plus dur pour les familles, poursuit la bénévole. Lors d’une précédente tentative, Hussein et sa mère n’ont pas réussi à monter alors que le père et la fille y étaient parvenus. Et ont dû redescendre. » Ils s’apprêtent à réessayer, en espérant profiter de la fenêtre météo actuellement favorable aux traversées de la Manche – peu de vagues, peu de vent.
    A 6 kilomètres de là, assis avec un groupe d’une dizaine de compatriotes derrière la gare de Dannes-Camiers, Amit (son prénom a été changé), Iranien de 30 ans, n’est en France que depuis deux semaines, mais il a déjà tenté sept fois de monter sur un bateau pour le Royaume-Uni. Il n’a pas d’autres affaires sur lui qu’un gilet de sauvetage dans un sac-poubelle. « Je suis chrétien, je travaillais comme commercial en Iran. J’ai participé aux manifestations contre le régime, et je suis en danger là-bas », dit Amit en mimant avec ses bras la corde du pendu. Il est arrivé en France en passant par la Turquie, la Bulgarie et la Serbie. « Je veux aller en Angleterre parce que j’ai des amis là-bas », dit-il. Aussi, au Royaume Uni, le taux d’octroi de l’asile a atteint 71 % pour les personnes migrantes arrivées irrégulièrement, entre 2018 et 2024, par small boat.
    Sous le soleil brûlant, sur ce morceau de littoral, se croisent les pompiers mobilisés sur l’incendie, les migrants chassés des dunes par le feu et les vacanciers à la plage. « L’an dernier [en 2025], les traversées étaient plus nombreuses, mais se faisaient la nuit, plus discrètement. Désormais, les départs sont plus visibles, en plein jour, note Léa Biteau, coordinatrice de l’antenne du Secours catholique de Calais. Par ailleurs, beaucoup tentent le passage et n’y parviennent pas : des familles sont là depuis plus d’un an et ont fait des centaines de tentatives. Leur état de santé physique et psychique se détériore. »
    La préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord confirme une baisse des tentatives de traversée depuis début 2026 : sur les sept premiers mois de l’année, 16 849 personnes ont essayé de traverser la Manche de la France vers le Royaume-Uni, contre 49 966 personnes en 2025. Un recul dû aux moyens mis en place par la gendarmerie et la police, mais aussi à la météo qui, cet hiver, n’a permis que peu de fenêtres de passage. Les organisations criminelles qui organisent les traversées se sont adaptées en augmentant la taille des bateaux pneumatiques et le nombre d’exilés à bord. Seize embarcations de plus de 100 personnes ont tenté le passage depuis début 2026. Dans la nuit du 9 au 10 août, ce sont 230 migrants, dont plus de 20 enfants, sur une même embarcation précaire, qui ont traversé la Manche au départ des côtes françaises. Quelques jours plus tôt, le 4 août, plus de 170 migrants avaient été secourus au large de Boulogne-sur-Mer, après l’incendie de leur bateau en pleine mer. « Le nombre de personnes par embarcation ne cesse d’augmenter », alerte la préfecture maritime : il est passé de 26 personnes en moyenne en 2021 à 67 personnes depuis début 2026.
    « Ce que la presse britannique appelle maintenant les “megaboats”, forcément, ça nous inquiète beaucoup, prévient Gérard Barron, président depuis 2000 de la Société nationale de sauvetage en mer de Boulogne-sur-Mer. Nous, on atteint nos limites. Si vous avez 230 personnes à l’eau en même temps, c’est un défi logistique, physique de les sortir de l’eau avant qu’ils ne commencent à se noyer. Donc des solutions sont activement recherchées par la préfecture maritime. » Alors que le Royaume-Uni a externalisé le contrôle de sa frontière sur le littoral du nord de la France, moyennant finances, la presse d’outre-Manche a récemment fait ses gros titres sur le phénomène de ces grands bateaux, dont les capacités dépassent désormais largement celles d’un avion de ligne moyen-courrier, a expliqué le Daily Mail, schéma à l’appui, dans un article publié le 10 août. Les tabloïds ont par ailleurs calculé qu’une traversée, qui coûte aux migrants autour de 2 000 livres sterling (environ 2 300 euros), dans un bateau transportant 230 exilés, pourrait avoir rapporté quelque 460 000 livres sterling aux trafiquants.
    « Le durcissement de la situation ici vient aussi d’influenceurs et de politiciens britanniques d’extrême droite. Plusieurs sont venus il y a une dizaine de jours et ont diffusé des photos et des noms des bénévoles, dont les nôtres, sur leurs réseaux sociaux, explique Sylvie, une des bénévoles de l’association Opal’Exil. Ils sont venus filmer des embarquements et ont pris à partie les personnes exilées qui montaient sur les bateaux pour dire que la police française fait mal son travail et que tout l’argent donné par l’Angleterre pour la frontière est dilapidé en vain. » Depuis, l’ancienne psychomotricienne prend un masque dans sa poche, au cas où, pour échapper aux photos volées.

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#megaboat#routemigratoire#sante#santementale#migrationirreguliere

  • Royaume-Uni : près de 100 mineurs détenus à tort dans le cadre de l’accord franco-britannique « one in, one out » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73092/royaumeuni--pres-de-100-mineurs-detenus-a-tort-dans-le-cadre-de-laccor

    Royaume-Uni : près de 100 mineurs détenus à tort dans le cadre de l’accord franco-britannique « one in, one out »
    Par La rédaction Publié le : 14/08/2026 Dernière modification : 16/08/2026
    Selon un organisme chargé de surveiller les prisons et les centres de rétention, en l’espace de neuf mois, 94 migrants mineurs ont été détenus au Royaume-Uni dans le cadre de l’accord franco-britannique « one in one out ». Il s’agissait de personnes impliquées dans des procédures de reconnaissance de minorité, qui se sont finalement avérées être des mineurs. Les enfants sont normalement exclus de ce dispositif de renvoi d’exilés vers la France. Près d’une centaine d’enfants exilés détenus au Royaume-Uni. Du 15 août 2025 au 1er mai 2026, 94 migrants ont été identifiés à tort comme étant des adultes et placés en détention dans le cadre de l’accord franco-britannique « one in one out » ["un pour un"], alors qu’ils étaient en réalité mineurs. C’est ce que révèle une lettre adressée le 13 août à Anna Turley, la ministre d’État à la Sécurité des frontières et à l’Asile, par Jane Leech, présidente par intérim des comités de surveillance indépendants (IMB), chargés de contrôler les prisons et les centres de rétention.
    D’après ce document et les données fournies par le Home Office à l’IMB, sur 304 cas de litiges concernant l’âge des migrants détenus au cours de ces neuf mois, 94 (soit 31%) ont finalement été reconnus comme étant mineurs. L’accord « one in, one out » "place en détention des personnes très vulnérables et nouvellement arrivées, notamment des enfants et des victimes d’abus", a ainsi signalé Jane Leech.
    Les mineurs sont en effet censés être exclus de ce dispositif, qui prévoit depuis août 2025 le renvoi en France de migrants arrivés à bord de « small-boats » au Royaume-Uni, en échange de l’accueil par ce pays d’exilés se trouvant sur le sol français. Comme le rappelle le journal britannique The Guardian, le gouvernement britannique limite en outre la détention des mineurs non accompagnés à 24 heures. « L’IMB s’inquiète donc de l’inefficacité des mécanismes de protection des enfants et estime qu’il faudrait prendre davantage de mesures pour garantir que les personnes dont l’âge fait l’objet d’un litige ne soient pas placées en détention dès le départ », considère la présidente de l’organisation. Toutefois, dans sa lettre, l’IMB remarque « qu’une fois qu’un litige relatif à l’âge est engagé, les personnes concernées se voient rapidement attribuer un hébergement individuel, à l’écart de la population carcérale générale, et qu’une fois reconnues comme mineures, elles sont remises à la charge des services sociaux. » En réaction, un porte-parole du Home Office a assuré au Guardian que « des évaluations rigoureuses de l’âge sont essentielles pour préserver l’intégrité de nos frontières, garantir que les migrants bénéficient d’une protection adéquate et aient accès aux services. » Avant d’ajouter : « Nous continuerons à renforcer et à moderniser ce processus, notamment grâce au déploiement, dès l’année prochaine, d’une technologie d’intelligence artificielle de pointe pour faciliter l’évaluation de l’âge ».
    Dans son courrier, l’IMB dénonce également la longueur des délais pris par les autorités pour mener les évaluations de minorité des étrangers détenus en vue de leur renvoi en France. « Dans deux cas examinés par le Conseil de Heathrow, il a fallu 40 jours, voire plus, entre l’arrivée au centre de rétention pour immigrants (IRC) et l’évaluation de l’âge », souligne Jane Leech. « Trop souvent, les enfants réfugiés sont traités comme des adultes et placés dans des situations dangereuses, exposés à des risques d’abus et de négligence, et confrontés à des risques importants en matière de protection », a de son côté réagi Imran Hussain, directeur exécutif des affaires extérieures au Refugee Council, cité par The Guardian.
    Face à ces chiffres, le Refugee Council appelle en outre « le gouvernement britannique à donner la priorité aux évaluations professionnelles menées par des travailleurs sociaux qualifiés, ce qui s’est avéré être le moyen le plus précis de déterminer l’âge et, par conséquent, d’éviter ces risques. » Les observations de l’IMB ne s’arrêtent pas à l’âge des migrants détenus. D’après l’organisation et la lettre de Jane Leech, certains exilés placés en détention dans le cadre de l’accord attendent leur expulsion vers la France depuis plus de six mois, alors qu’ils n’étaient censés être détenus que pendant 28 jours au maximum, et ce « dans des cas exceptionnels » uniquement. Elles notent également le cas de migrants sur le point d’être renvoyés en France alors qu’ils souffrent de tuberculose ou nécessitent un traitement hospitalier. L’IMB cite aussi certains étrangers qui risquent d’être expulsés après avoir été séparés de leur famille, avec laquelle ils étaient arrivés, ce qui a un « impact particulièrement néfaste » pour les exilés concernés, déplore Jane Leech.
    Ce n’est pas la première fois qu’un organisme pointe du doigt les conditions de détention et les abus subis par des exilés détenus dans le cadre de l’accord franco-britannique. Depuis sa signature, le traité est notamment contesté par de nombreuses associations, qui dénoncent « un marchandage cynique de vies humaines ». En février, l’ONU a elle-même appelé les deux pays à mettre fin à l’accord, avertissant qu’il pourrait y avoir de « graves violations du droit international des droits de l’Homme ». L’organisation avait mentionné le cas d’un Érythréen, « contraint de rester pieds nus lors de son arrestation, la tête recouverte d’une cagoule et plaqué au sol, les bottes des gardes appuyées sur sa nuque ». Interrogé, le Home Office s’était défendu de toute dérive.
    Autre exemple : début janvier, The Guardian avait de son côté déjà révélé que 85 migrants placés en centre de rétention au Royaume-Uni en vue de leur renvoi en France affirmaient avoir subi des traitements dégradants de la part des autorités britanniques. Les exilés, originaires du Soudan, d’Afghanistan et d’Iran notamment, dénonçaient un accès limité à des soins médicaux, le refus d’accès à un avocat et des préjudices psychologiques, notamment dans le centre d’Harmondsworth, en périphérie de Londres. Selon les dernières données officielles, entre le 4 août 2025 et le 30 juin 2026, 1 087 personnes ont été renvoyées en France dans le cadre de l’accord franco-britannique. Dans l’autre sens, ce sont 1 117 personnes qui ont été transférées de la France vers le Royaume-Uni. Un chiffre qui représente seulement 4% des arrivées de migrants en small boat. Depuis le début de l’année, environ 15 500 personnes ont rejoint clandestinement la Grande-Bretagne par la Manche, selon les chiffres officiels des autorités britanniques. Un nombre en baisse de plus de 40% par rapport à la même période en 2025.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#france#politiquemigratoire#accordmigratoire#mineur#sante#santementale

  • How to buy a ‘mega-dinghy’ : the perilous new model of Channel crossing
    https://www.theguardian.com/uk-news/2026/aug/15/how-to-buy-a-mega-dinghy-the-perilous-new-model-of-channel-crossing

    Ce n’est pas pour les vacances à la plage.

    15.8.2026 by Daniel Boffey - Providing a large dinghy for use in the choppy seas of western Europe was not a problem, as long as the order was for more than 20 vessels, they said. The sales manager at the Chinese company even had an online brochure for an undercover Guardian reporter, posing as a prospective client, to peruse.

    They had a production capacity of 500 boats a month and, yes, it was possible to get even bigger ones for the right price. They could do a seven or even an eight-metre military-style dinghy for $1,678 (£1,238) a boat, without the engines, but that would be lacking CE certification, the mandatory mark that shows a product meets EU health and safety requirements.

    “We can sell this big boat to China warehouse only,” wrote the sales manager on the Made in China messaging platform. From there, it was up to the client to export it and get the right certification.

    In the early hours of Monday morning, a full-to-the-brim dinghy of a type similar to that being offered by the Chinese salesperson arrived in the UK after crossing the Channel with a record 230 people onboard. French authorities say there have been 11 such “mega-dinghy” crossings of the Channel so far this year. Last week one of those carrying 173 people capsized after its engine caught fire.

    It is a clear and perilous trend. An analysis by the Migration Observatory at the University of Oxford, based on Home Office figures, shows how the number of people travelling on a dinghy has sharply increased since the crossings first began nearly a decade ago.

    In 2018, there would be an average of seven people per small boat. That ticked up to 13 by 2020. The number shifted up to 27 by the following year and by 2022 it was 41. The average number of people on a dinghy crossing is up to 66.5 people in the first six months of 2026. These are often no longer small boats. The length of the dinghy that arrived this week was 15 metres.

    Where are the “mega-dinghies” coming from? The sales manager offering boats to an undercover Guardian reporter worked for a company called Wuxi Funsor Marine Equipment that is described on its own website as a subsidiary of the Weihai Yamar Outdoors Product Co Ltd.

    Weihai Yamar, which is headquartered in an industrial park in Wenquan Town in Weihai, in the eastern Chinese province of Shandong, was put under economic sanctions by the UK in July last year for offering rigid inflatable boats for sale on online retail platforms to organised crime gangs smuggling people across the Channel. Weihai’s largest shareholder at the time is now the main shareholder of Wuxi Funsor Marine Equipment. Weihai Yamar has denied advertising lifeboats and boats for migrants online.

    The likely onward journey of dinghies from eastern China can be traced thanks to the recent trial of Adem Savas, a Turkish national identified by the National Crime Agency (NCA) as one of the key enablers of small boat crossings.

    Between 2019 and 2024, Savas was said by the NCA to have supplied inflatable boats, outboard engines and equipment to gangs across Europe, enabling thousands of crossings, including around half of all Channel crossings in 2023, generating millions of pounds in profit.

    Savas was the primary equipment supplier to a Kurdish smuggler, Hewa Rahimpur.

    The boats and engines were sourced largely from China, transported from Turkey through Bulgaria, and stored in Germany before onward distribution to smuggling networks in Belgium and France.

    A Netherlands-based haulage firm facilitated the logistics. A raid coordinated by Europol in December 2024 resulted in 25 searches in Germany and the seizure of equipment and cash.

    Savas pleaded guilty in a court in Bruges to people-smuggling and being a member of an organised crime group and was sentenced to 11 years’ imprisonment and a €400,000 (£340,000) fine. Savas’s co-defendants received combined sentences of 38 years.

    A spokesperson for Europol said the shift to larger boats was plausibly an indication that the gangs were getting desperate.

    “I can confirm that Europol – and within our agency specifically the experts forming the European Centre Against Migrant Smuggling (ECAMS) – is aware of this development,” the spokesperson said.

    “We are in constant exchange with the appropriate authorities in both France and the United Kingdom on this phenomenon and also have a dedicated operational taskforce running that concentrates on smuggling of migrants with boats (no matter if relatively small boats or, as of recently, larger boats) across the Channel.

    “As with any criminal phenomenon, a change of tactics used by criminal networks may be the result of law enforcement pressure.”

    Mihnea Cuibus, a senior researcher at the Migration Observatory, said the mega-dinghy phenomenon made economic sense for the gangs as they faced pressures on their supply chains from the authorities.

    “It’s simply much more efficient, much more profitable for gangs to pack as many people as possible on one boat,” he said. “What we’ve seen in the last few weeks with some of these so-called mega-dinghies is an acceleration of this longstanding trend.

    “It’s very likely to do with increased enforcement in and around the French coast in particular. We’ve seen the authorities work, quite differently, targeting the supply chains and making it hard to get hold of the small boats in the first place.”

    Weihai Yamar did not respond to a request for comment.

    Additional reporting by Lyndon Li

    #Royaume_Uni #immigration #passeurs #criminalité_organisée #Chine #bateau_gonflable

  • Charité chrétienne : le judaïsme recèle des « cultes démoniaques »

    Le révérend Brett Murphy, membre du conseil d’administration, affirme que des « attardé·es mentaux » se tournent vers la « fausse religion démoniaque » qu’est l’islam

    La National Secular Society a signalé une association caritative chrétienne à l’autorité de régulation après qu’un de ses administrateurs eut fait la promotion de l’antisémitisme, de l’hostilité envers les musulman·es et de l’homophobie.

    L’Emmanuel Free Church of England, située à Morecambe, est enregistrée sous l’objet caritatif « la promotion de la religion », parmi d’autres objectifs caritatifs. Les associations caritatives sont légalement tenues d’agir dans l’intérêt général et bénéficient d’avantages fiscaux généreux.

    Lors d’un sermon prononcé dans cette église le 2 août, le révérend Brett Murphy, administrateur de l’association, a affirmé que le judaïsme moderne recelait des « cultes démoniaques » qui « pratiquent la magie noire et enseignent des blasphèmes ignobles et répréhensibles, si répugnants que je ne les répéterai même pas à voix haute ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/13/discriminations-religieuses-scolaires-et-institutionnelles-au-royaume-uni/#comment-75439

    #royaume-uni

  • Discriminations religieuses scolaires et institutionnelles au Royaume-Uni

    Un rapport soutenu par le gouvernement passe sous silence des preuves de discrimination dans les écoles confessionnelles
    Les réformes du système scolaire « doivent mettre fin » aux admissions fondées sur la confession, estime la NSS
    NSS : lever l’interdiction faite aux ministres catholiques et juifs/juives de donner des conseils sur le clerg

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/13/discriminations-religieuses-scolaires-et-insti

    #Royaume-Uni

  • « Tous ces migrants illégaux qui arrivent sur nos côtes prennent les emplois des Britanniques » : dans la station balnéaire de Jaywick, le vote pour Nigel Farage est nourri par la peur de l’étranger
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/12/tous-ces-migrants-illegaux-qui-arrivent-sur-nos-cotes-prennent-les-emplois-d

    « Tous ces migrants illégaux qui arrivent sur nos côtes prennent les emplois des Britanniques » : dans la station balnéaire de Jaywick, le vote pour Nigel Farage est nourri par la peur de l’étranger
    Par Julie Zaugg (Jaywick [Royaume-Uni], envoyée spéciale)
    Pour Michelle (qui n’a donné que son prénom), 54 ans, la décision de déménager à Jaywick, sur la côte de l’Essex, n’a pas été prise à la légère. « J’ai consulté les statistiques officielles pour trouver l’un des endroits au Royaume-Uni avec la population la plus blanche », relate-t-elle, le 5 août, assise devant le Sunspot, un minicentre commercial abrité dans des bâtiments de tôle qui a ouvert en 2023 sur le front de mer de cette station balnéaire isolée, située à un peu plus d’une centaine de kilomètres à l’est de Londres. « Je ne me sens plus en sécurité dans les grandes villes avec tous ces groupes de migrants illégaux qui rôdent », poursuit-elle.Jeudi 13 août, lorsque les résidents de Clacton-on-Sea, la circonscription dont fait partie Jaywick, se rendront aux urnes pour élire leur député, elle votera pour Nigel Farage, le dirigeant du parti d’extrême droite Reform UK.
    Les chalets bordant la plage de Jaywick, communauté fondée en 1928 comme village de vacances pour la classe ouvrière, sont progressivement devenus des résidences principales pour les personnes défavorisées fuyant la capitale. En ce mercredi après-midi de début août, des résidents sillonnent la rue principale sur des scooters pour personnes à mobilité réduite. La plage est parsemée de tentes érigées par des personnes sans domicile fixe. Trois jeunes femmes assises à même le trottoir versent de la vodka dans une bouteille de cola. Sur les balcons, des pancartes munies du slogan « Je suis avec Nigel » signalent l’allégeance politique du lieu.
    L’élection de Clacton-on-Sea a été déclenchée par la démission de Nigel Farage, qui occupe ce siège parlementaire depuis 2024. Placé sous enquête en raison d’un don non déclaré de 5 millions de livres (5,8 millions d’euros) provenant du cryptomilliardaire Christopher Harborne, il a choisi de démissionner et de se représenter à son propre poste, décrivant le scrutin du 13 août comme un vote « du peuple contre l’establishment ». Les principaux partis ont choisi de boycotter le scrutin pour ne pas rentrer dans son jeu.
    Cette décision a ouvert la voie à une série de candidats fantaisistes, dont Count Binface (« le comte à tête de poubelle »), qui a promis de maintenir le prix des croissants à 1 livre et de renvoyer à l’école les climatosceptiques. L’acteur Laurence Fox, qui représente le parti d’extrême droite Reclaim, est aussi sur les rangs. La réélection de Nigel Farage semble toutefois assurée. Un sondage de Mandate Research, publié le 3 août, lui attribue 73 % des intentions de vote.
    Les façades des hôtels à la peinture fanée ornant le front de mer témoignent des jours meilleurs qu’a connus cette station balnéaire avant que les classes ouvrières londoniennes ne découvrent les séjours tout compris en Espagne dans les années 1980. La fête foraine installée sur la jetée en bois était l’une des plus connues du pays. Des touristes journaliers en habit de plage fréquentent désormais les manèges brinquebalants et les échoppes vendant du sucre d’orge et des bulots. « Il n’y a qu’une seule personne qui aura mon vote, c’est Nigel », glisse Steve Devaux, 58 ans. Sa bête noire, ce sont les gens qui vivent de l’aide sociale. « Je possède plusieurs logements, et mes locataires ont des télés à écran plat et des meubles neufs sans avoir jamais travaillé un seul jour de leur vie », déplore-t-il.
    L’immigration l’inquiète aussi. « Tous ces migrants illégaux qui arrivent sur nos côtes prennent les emplois des Britanniques », lâche-t-il. La population de la cité est pourtant à 96 % blanche, selon le dernier recensement réalisé en 2021. Le 1er juillet, une embarcation de fortune contenant six migrants est arrivée sur l’une des plages locales, mais il s’agissait d’une première. « Clacton-on-Sea compte de nombreux retraités issus de la classe ouvrière, relève Peter Klotz, un élu travailliste au conseil municipal. On leur a vendu l’idée que tous leurs maux avaient été causés par les migrants. » Les plus de 65 ans représentent 32 % de la population, contre 19 % à l’échelle nationale.
    Le pasteur Stephen Clayden, qui prêche pour l’église Le Pain de vie, dans une halle blanche en face d’un supermarché Lidl, fait partie des orateurs affiliés à la droite dure qui ont influencé le discours politique à Clacton-on-Sea. « Les gens sont inquiets, lance-t-il. Des groupes d’hommes asiatiques ont été vus à proximité de certaines écoles. » Il dit vouloir « [se] battre pour éviter que les hôtels de la cité ne servent à héberger des demandeurs d’asile, comme ailleurs au Royaume-Uni ». Interdit de prêche dans la ville voisine de Colchester en raison du contenu homophobe et islamophobe de ses sermons, Stephen Clayden a reçu le soutien de Nigel Farage dans une vidéo mise en ligne en mai.
    Siégeant dans un ancien théâtre néoclassique, le chef (non élu) du conseil municipal de Tendring (qui comprend Clacton-on-sea et Jaywick), Ian Davidson, est préoccupé par le cirque médiatique qui s’est abattu sur la commune de 53 200 habitants. « Cette élection n’est pas une blague, soupire-t-il. Nous élisons notre représentant parlementaire. » Il a préparé une présentation d’une trentaine de pages à l’intention des candidats pour les informer des enjeux locaux. « Clacton-on-Sea souffre d’un profond dénuement, détaille-t-il. Le nombre de jeunes qui obtiennent un diplôme d’études secondaires est plus bas que la moyenne nationale. L’espérance de vie est dix-huit ans plus basse qu’à Saffron Walden [une riche commune de l’Essex]. » Il y voit un effet du manque d’emplois dans cette station balnéaire qui ne parvient guère à attirer les touristes. « C’est un cercle vicieux, poursuit-il. Comme les logements sont bon marché, les personnes défavorisées et les séniors déménagent ici, faisant pression sur les ressources publiques. »
    Sur la place centrale de Clacton-on-Sea, on sent poindre ces défis. Un groupe d’habitués sirote des canettes de bière en lançant des grossièretés aux passants. Une dame âgée en minijupe et en haut très court se promène en marmonnant, une poupée dans les bras. Un garçon d’une douzaine d’années tente d’écouler des parfums de contrefaçon qu’il trimballe dans un cabas en papier.« L’absence de perspectives pousse de nombreux électeurs dans les bras de Reform UK », juge Ben Lattimore, un résident de 39 ans qui prend le soleil dans un parc au bord de l’eau. Il pense toutefois que le scrutin déclenché par Nigel Farage va entamer sa popularité. « Nous avons bien compris qu’il cherche juste à détourner l’attention de ses problèmes financiers », dit-il. Reform UK, qui caracolait en tête des sondages il y a un an, avec 34 % des intentions de vote au niveau national, a vu cette part chuter à 26 %, selon le baromètre Ipsos de juin.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#extremedroite#migrationirreguliere#politiquemigratoire#sante

  • « Il n’y a vraiment plus aucune limite » : un mega boat atteint le Royaume-Uni avec 230 migrants, un record - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73003/il-ny-a-vraiment-plus-aucune-limite--un-mega-boat-atteint-le-royaumeun

    « Il n’y a vraiment plus aucune limite » : un mega boat atteint le Royaume-Uni avec 230 migrants, un record
    Par Romain Philips Publié le : 10/08/2026 Dernière modification : 11/08/2026
    Un bateau transportant 230 migrants est arrivé au Royaume-Uni tôt ce lundi 10 août. Ce nouveau record illustre l’amplification du phénomène des mega boats dans les traversées de la Manche.
    Ces dernières semaines, les records du nombre de migrants dans des embarcations de fortune pour traverser la Manche ne cessent d’être battus les uns après les autres. Mi-juillet, l’arrivée d’un bateau comptant 130 exilés à son bord avait retenu l’attention, il a été suivi le 23 juillet par un autre transportant 165 personnes. Et ce lundi, c’est une embarcation de 230 migrants qui a atteint les côtes anglaises.
    Selon les autorités, l’embarcation est arrivée à Douvres aux alentours de 2 heures du matin ce lundi. L’antenne de la SNSM de Berck-sur-Mer a fait état d’une opération d’assistance « hors norme » menée auprès d’un canot. « Au total, 230 personnes (ont été) dénombrées à bord dont plus de 20 enfants. Un nouveau et triste record du nombre de personnes transportées à bord de ces embarcations précaires vient ainsi d’être franchi », a écrit l’association dans un communiqué.
    Le directeur de la SNSM de Berck-sur-Mer, Jean-Marc Lamblin, a précisé à l’AFP que ses équipes avaient accompagné le canot jusqu’aux eaux britanniques avant d’être relayées par les secours d’outre-Manche. Deux personnes ont été secourues de l’embarcation mais les autres ont désiré poursuivre leur route. Cette arrivée intervient seulement quelques jours après l’une des plus importantes opérations de secours en mer depuis le début des traversées de la Manche en 2018. Le 4 août, une embarcation surchargée qui tentait de traverser la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni a pris feu. Les occupants de ce mega boat se sont alors jetés à l’eau. 173 personnes ont été secourues lors de cette opération qui a mobilisé de nombreux navires et hélicoptères.
    Ce nouveau record, le dernier en date depuis le début du phénomène des traversées de la Manche en 2018, illustre l’amplification du recours à des bateaux toujours plus gros et surchargés pour traverser de manière clandestine la Manche. « Depuis trois mois, on voit passer de plus en plus » de canots de 15 mètres, a expliqué le directeur de la SNSM. "On a passé le record de 150 il y a peu, on ne pensait pas qu’il pourrait y en avoir plus, mais il n’y a vraiment plus aucune limite". Contactée par InfoMigrants, la préfecture de la Manche et de la mer du Nord confirme cette tendance. « Le nombre de personnes par embarcation ne cesse d’augmenter », explique-t-il. il était de 26 en 2021, 45 en 2023, 63 en 2025 et 65 depuis début 2026. « Par ailleurs, 10 embarcations embarquant plus de 100 personnes, et 1 embarquant plus de 200 personnes, ont tenté la traversée depuis début 2026 », ajoutent les autorités françaises.
    Ce phénomène des mega boats est « en train de devenir une nouvelle normalité », commente de son côté Angèle Vettorello, co-coordinatrice de l’antenne locale de l’association Utopia 56 à Calais, qui appelle à accroitre les dispositifs de secours. « Il va falloir questionner rapidement et réellement le dimensionnement du dispositif de secours dans la Manche, qui n’a pas l’air de s’adapter autant qu’il le faudrait aux nouvelles dynamiques de passage », ajoute-t-elle, « car entre une embarcation avec 50 à 60 personnes et une avec plus de 200 personnes, ce n’est pas la même chose ».
    Selon la préfecture, sur les sept premiers mois de 2026, 16 849 personnes à bord de 258 embarcations qui ont tenté de traverser la Manche de la France vers le Royaume-Uni et « 2 231 personnes ont été secourues ». Elle précise notamment que « face à ces risques, le dispositif de secours en mer s’adapte en permanence », citant quatre opérations menées ces derniers mois concernant respectivement 115, 113 et 173 migrants.
    Une telle surcharge d’embarcations toujours plus grandes expose aussi les exilés à des risques supplémentaires. Depuis de nombreux mois, associations et médias - dont InfoMigrants - documentent le fait que les morts ont de plus en plus lieu au moment de l’embarquement. Le phénomène des taxi boats - des embarcations qui partent en amont sur le littoral et récupèrent les exilés directement dans l’eau pour éviter les dispositifs policiers - provoque souvent des ruées dangereuses et parfois mortelles.
    Et plus les embarcations sont grandes, plus l’attroupement dans l’eau est conséquent et les risques réels. « Autant de monde qui tente de monter en même temps dans une embarcation déjà dans l’eau, cela n’a rien à voir. On est sur des modes d’embarquements plus complexes. Et des potentiels accidents plus mortels peuvent arriver », commente la coordinatrice d’Utopia 56. Dans ce cas précis, « une véritable marée humaine s’est précipitée vers l’embarcation pneumatique d’environ 15 mètres », raconte la SNSM dans un communiqué. Face à la surcharge, plusieurs personnes ont été éjectées du bateau et une trentaine d’entre elles se sont alors retrouvées dans l’eau", ajoute les sauveteurs.
    « Avec la marée montante, une partie du groupe se retrouve rapidement isolée. Gendarmes et sapeurs-pompiers interviennent pour mettre ces personnes en sécurité. La coordination de l’ensemble des moyens engagés a permis d’éviter un drame lors de cette phase particulièrement dangereuse. Le mouvement de masse au moment de l’embarquement représente en effet un risque majeur, d’autant que de nombreuses personnes présentes ne savent pas nager », poursuit le communiqué. Selon la Prémar, une trentaine de personnes ont été secourues de la marée ce jour-là.
    Selon un porte-parole du ministère de l’Intérieur britannique, ce dernier incident démontre « les tactiques imprudentes et dangereuses employées par les bandes criminelles qui continuent de mettre des vies en danger en entassant un nombre toujours plus grand de personnes sur des navires inadaptés ». Dans le même temps, des centaines d’autres migrants ont atteint le Royaume-Uni à bord de plus petites embarcations. Rien que le dimanche 9 août, 423 personnes ont traversé la Manche. Ces récentes arrivées portent à environ 15 500 le nombre de personnes ayant rejoint clandestinement la Grande-Bretagne par la mer depuis le 1er janvier, selon les chiffres officiels des autorités britanniques. Un nombre en baisse de plus de 40% par rapport à la même période en 2025

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#manche#traversee#megaboat#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Depuis 2022, plus de 1 000 migrants ont été poursuivis pour « entrée illégale » au Royaume-Uni - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72953/depuis-2022-plus-de-1-000-migrants-ont-ete-poursuivis-pour-entree-ille

    Depuis 2022, plus de 1 000 migrants ont été poursuivis pour « entrée illégale » au Royaume-Uni
    Par La rédaction Publié le : 07/08/2026
    Selon les données du Home Office obtenues par The Guardian, entre les mois de juillet 2022 et janvier 2026, 1 109 migrants ont fait l’objet de poursuites pour entrée illégale sur le territoire britannique dont 628 arrivés à bord d’un small boat.Plus de 1 000 personnes ont été condamnées pour « entrée illégale au Royaume-Uni » entre juillet 2022 et janvier 2026, a rapporté le média britannique The Guardian, jeudi 6 août. Les données obtenues auprès du Home Office font état de 1 109 migrants ayant fait l’objet de poursuites pour entrée illégale sur le territoire, dont 628 sont arrivés à bord d’un small boat. Parmi ces derniers, 296 ont été filmés par des drones de surveillance en train de diriger un canot pneumatique. Le Home Office a instauré l’infraction « d’entrée illégale » en 2022 afin de dissuader les migrants de monter à bord de canots ou de camions pour se rendre clandestinement au Royaume-Uni.Selon le Guardian, « cette décision avait été largement condamnée à l’époque, car la Convention relative au statut des réfugiés stipule que les personnes en quête d’asile ne doivent pas être criminalisées en raison de leur mode de transport, celles-ci n’ayant souvent pas la possibilité de se déplacer légalement d’un pays dangereux vers un pays sûr ».
    D’autre part, seuls 12 migrants ont été condamnés pour le délit « d’aide à l’entrée illégale », après avoir piloté les canots pneumatiques à bord desquels elles étaient arrivées. Ces personnes ont souvent été identifiées par la justice britannique comme ayant « la main sur la barre ». Mais « avoir la main sur la barre » ne signifie pas toujours être passeur. Il existe de nombreuses raisons de piloter un small boat : certains migrants ont de l’expérience en navigation, d’autres ont accepté de piloter en échange d’un passage à prix réduit, d’autres affirment se relayer à la barre ou avoir piloté sous la contrainte.
    Le 23 juillet, Basir Ramatullah, 21 ans, de nationalité afghane, a été condamné à deux ans de prison par la Cour d’assises de Canterbury pour avoir piloté un canot. L’homme avait été arrêté le lendemain de la traversée de la Manche, le 3 mai, par la police du Kent, d’après le tabloïd britannique Daily Express. Les agents l’auraient identifié grâce à des images enregistrées par drone durant la traversée. En communiquant sur la condamnation du jeune Afghan, le Home Office a en effet dévoilé des images prises par drone l’identifiant à bord.
    L’avocate du jeune homme avait soutenu que celui-ci n’avait pas choisi de piloter l’embarcation. Il aurait endossé ce rôle après qu’un trafiquant, qui barrait le bateau, a sauté par-dessus bord et que le compagnon de ce dernier a « renoncé » à le contrôler, a-t-elle expliqué au tribunal. L’organisation Captain Support UK qui a accompagné des centaines de personnes incarcérées dans le cadre d’affaires d’entrée illégale sur le territoire, précise que toutes les personnes arrêtées avaient demandé l’asile au Royaume-Uni quelques heures avant leur interpellation."Nous constatons directement l’impact négatif de ces poursuites sur les personnes concernées et sur leurs familles. Nous appelons de toute urgence le gouvernement à cesser d’emprisonner les personnes en situation de déplacement. Personne ne devrait être incarcéré pour avoir cherché la sécurité et une vie meilleure", estime un de leur porte-parole cité par le Guardian.
    Par ailleurs, le Royaume-Uni a également adopté, en début d’année, une nouvelle infraction relative au délit de « mise en danger d’autrui » lors des traversées illégales de la Manche - dans le cadre de la loi de 2025 sur la sécurité aux frontières, l’asile et l’immigration.Elle a aussi pour but de décourager les candidats à l’exil qui acceptent parfois de prendre les commandes d’un bateau sous la menace des passeurs ou bien en échange d’une réduction du prix de leur passage.Chan Mathok Atak, 19 ans, originaire du Soudan, accusé d’avoir piloté un mega boat le 23 juillet entre Berck-sur-Mer et les côtes britanniques, a été placé en détention provisoire et comparaîtra pour ce chef d’accusation devant la Cour de la Couronne de Canterbury le 24 août 2026.En juin, deux hommes ont été les premiers à être emprisonnés pour ce crime, chacun écopant d’une peine de plus de deux ans. C’était alors la première fois que deux personnes, sans lien avec des réseaux de passeurs, étaient condamnées à des peines de prison au Royaume-Uni sous ce chef d’accusation. En moins de deux mois, sept pilotes de petites embarcations ont été condamnés à un total de 14 ans de prison via cette nouvelle infraction, selon une communication du Home Office parue le 23 juillet. Depuis le 1er janvier, plus de 14 500 personnes ont rejoint clandestinement la Grande-Bretagne par la mer, selon les chiffres officiels des autorités britanniques. Un nombre en baisse de plus de 40% par rapport à la même période en 2025

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  • Plus de 170 migrants secourus lors d’une tentative de traversée de la Manche
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/04/pres-de-160-migrants-secourus-lors-d-une-tentative-de-traversee-de-la-manche

    Plus de 170 migrants secourus lors d’une tentative de traversée de la Manche
    Le Monde avec AFP
    « Un small boat a pris feu à la limite des eaux françaises et britanniques, conduisant ses occupants à se jeter à l’eau » mardi matin, a détaillé la préfecture, qui a précisé qu’aucune victime n’était à déplorer « à ce stade ». Dans un bilan diffusé en fin de journée, la préfecture du Pas-de-Calais a fait état de onze personnes légèrement blessées, dont trois ont été transportées à l’hôpital.
    Il s’agit de l’une des principales opérations de secours en mer depuis le début des traversées de la Manche à bord d’embarcations précaires, en 2018.
    Ce bateau était parti lundi de Veules-les-Roses (Seine-Maritime), selon un communiqué la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar). Dans un premier temps, dans la nuit de lundi à mardi, cinq passagers de ce bateau « nécessitant d’être secourus » avaient été pris en charge et débarqués à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), selon la Prémar. Les autres personnes à bord avaient alors « refusé le secours proposé par les moyens français ». Mardi matin, alors que l’embarcation approchait des eaux britanniques, le moteur de l’embarcation a pris feu et « l’intégrité de l’embarcation [s’est dégradée] très rapidement ».« Cet incident souligne les terribles dangers des traversées par small boats », a réagi le gouvernement britannique, qui dit « continuer de travailler sans relâche avec la France et [ses] partenaires » pour les empêcher.
    Une enquête pour aide à l’entrée et au séjour irrégulier d’étrangers a été ouverte, et un homme, ressortissant égyptien, a été interpellé et placé en garde à vue, a précisé le parquet de Boulogne-sur-Mer à l’AFP. Au moins 15 personnes sont mortes lors de traversées clandestines de la Manche en 2026, selon un décompte de l’AFP. Depuis janvier, plus de 14 000 personnes ont rejoint clandestinement le Royaume-Uni par la mer, et environ 200 000 depuis le début des traversées de la Manche à bord d’embarcations précaires en 2018

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