• Ardèche : les bénéficiaires du département doivent travailler 15 heures par semaine pour toucher leurs indemnités - ICI
    ▻https://www.ici.fr/auvergne-rhone-alpes/ardeche-07/ardeche-les-beneficiaires-du-departement-doivent-travailler-15-heures-par-semain

    Le département de l’Ardèche veut faire travailler les bénéficiaires du RSA en contrepartie de leurs indemnités et les met en relation avec des entreprises, collectivités ou associations. Le dispositif, mis en place depuis cet été, a été annoncé ce vendredi 11 septembre.

    L’Ardèche serre la vis pour les 6 300 bénéficiaires du RSA dans le département. Déjà 1 200 fraudeurs ont été radiés , ce qui représente quatre millions d’euros d’économies pour la collectivité, et depuis deux mois, les bénéficiaires du RSA doivent travailler 15h par semaine pour toucher leurs indemnités. "Tout travail mérite salaire et tout salaire mérite travail" (sic), prévient Olivier Amrane, le président du Conseil départemental de l’Ardèche. Les bénéficiaires pourront effectuer leurs heures au sein d’une entreprise, d’une collectivité ou d’une association. "Il y a du boulot, 33 000 offres d’emplois dans le département dont les 2/3 en CDI, l’idée c’est de faire matcher tout ce beau monde".

    630 personnes dans le dispositif

    Une vingtaine de maires ont accepté de prendre des bénéficiaires, "par exemple, sur Berg et Coiron un ancien bénéficiaire qui était cantonnier, fait les 15h et la communauté de communes va l’embaucher, nous on pousse vers ça", décrit Olivier Amrane. Déjà 630 personnes sont dans ce dispositif, ce qui représente 10% des bénéficiaires en Ardèche. "On veut revaloriser le travail, redonner de la dignité aux bénéficiaires, pas leur taper dessus".

    Mais tous les bénéficiaires du #RSA ne peuvent pas travailler, même 15h par semaine, 1/3 d’entre eux sont encore loin d’être insérés. Pour eux, il n’y aura donc pas de baisse de RSA. L’an dernier, le revenu de solidarité active a coûté 34,5 millions d’euros pour le #département de l’#Ardèche.

    Le RSA est un salaire.
    Beau comme un hypothétique sas à 500 balles vers le CDI au SMIC mensuel.

    #revenu #travail

  • Un premier bilan du Revenu Solidarité Jeunes de la métropole lyonnaise | ESS, Emploi, Formation, Insertion et bien d’autres choses. | Michel Abhervé | Les blogs d’Alternatives Économiques
    ▻http://blogs.alternatives-economiques.fr/abherve/2023/09/08/un-premier-bilan-du-revenu-solidarite-jeunes-de-la-me

    La Fondation Jean Jaurès publie un article d’Antoine Dulin Revenu solidarité jeunes : retour sur deux ans d’expérimentation à la métropole de Lyon ▻https://www.jean-jaures.org/publication/revenu-solidarite-jeunes-retour-sur-deux-ans-dexperimentation-a-la-metr

    Nous avions en 2020 et 2021 suivi la mise en place de ce Revenu dans Une expérimentation du #RSA_Jeunes dans la métropole lyonnaise annoncée, La Métropole de Lyon annonce la création d’un « RSA Jeunes », au montant inférieur à celui du RSA, Le « #Revenu_de _solidarité_jeunes » à la lyonnaise n’est pas le RSA Jeunes et Un éclairage de Bruno Bernard sur le Revenu solidarité Jeunes à la lyonnaise

    Après avoir rappelé que la France est, avec l’Espagne, Chypre et le Luxembourg, l’un des seuls pays de l’Union à exclure les jeunes de l’accès au revenu minimum l’auteur présente l’initiative de la métropole lyonnaise, permise par son statut de collectivité à statut particulier associant les compétences de la communauté urbaine de Lyon et celles du département du Rhône qui fondait sa volonté de construire un filet de sécurité pour les #jeunes les plus #précaires du territoire et lutter contre le non-recours et l’invisibilité des publics.

    Deux ans après sa mise en place, il est évident que ce RSJ répond à la situation d’un certain nombre qui n’entrent pas dans les conditions des réponses existantes, en particulier du CEJ, Contrat Engagement Jeunes, trop rigide et limité dans la durée.

    De juin 2021 à juillet 2023, 1 979 jeunes ont eu recours au RSJ. En 2023, le dispositif accueille en moyenne 80 nouveaux bénéficiaires par mois. 649 jeunes ont bénéficié du versement de l’allocation en juillet 2023. 44% des bénéficiaires sont des femmes, 56% sont des hommes. 67% ont entre 21 et 24 ans. Les jeunes étrangers représentent 26% des bénéficiaires... 34% des jeunes sont sans diplôme, 24% ont un niveau CAP/BEP et 31% ont un niveau bac

    Les premiers résultats montrent le caractère déterminant de l’allocation mensuelle, 420 euros si le jeune n’a eu aucune ressource d’activité, 315 euros si le jeune a eu des ressources d’activité inférieures à 400 euros

    Les résultats de la première phase d’évaluation du RSJ, au travers de l’enquête en ligne, ont révélé les besoins exprimés par les bénéficiaires du RSJ. L’allocation est un enjeu capital pour la majorité d’entre eux, avec des besoins orientés vers l’emploi / la formation pour la plupart, qui ne doivent pas masquer pour autant la satisfaction de leurs besoins primaires (nourriture, santé, logement).

    L’évaluation qui accompagne le déroulement de l’action a permis de qualifier quatre profils types de bénéficiaires :

    le profil accrochage : des jeunes entre 18-21 ans en grande précarité financière et résidentielle (souvent sans domicile fixe) et un public très éloigné des institutions, ne bénéficiant d’aucun dispositif mobilisé avant le RSJ

    le profil première marche : des jeunes entre 22 et 24 ans, en précarité financière et cohabitant au sein du foyer familial. C’est un public hors du radar des institutions, ne bénéficiant d’aucun dispositif mobilisé avant le RSJ 

    le profil transition : des jeunes entre 22 et 24 ans, en précarité financière, ayant mobilisé un ou plusieurs dispositifs d’accompagnement (majoritairement Garantie jeunes ou CEJ) sans sortie positive vers l’emploi ou la formation, avant de mobiliser le RSJ à la suite d’une rupture dans le parcours.

    le profil « en attente » : des jeunes entre 18 et 21 ans, mobilisant le RSJ en attente d’un autre dispositif ( AAH, RSA, CEJ…)

    La conclusion qui reste provisoire affirme que Après deux années d’existence, le Revenu de solidarité jeunes a répondu aux objectifs qui avaient été définis avec les partenaires et les jeunes concernés : filet de sécurité, tremplin professionnel et social, coup de pouce financier pour soulager le quotidien, capacité du jeune à consacrer du temps et davantage de moyens au développement de son projet professionnel.

    #revenu