#rse

  • Scandale des faux #steaks : un rapport du Sénat pointe « une triple défaillance de l’#État » | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/scandale-des-faux-steaks-un-rapport-du-senat-pointe-une-triple-defaillan

    Le sénateur de Seine-Saint-Denis relève « une triple défaillance » de la part de l’État : sur l’architecture des marchés publics, sur les contrôles, et enfin sur le manque d’accompagnement des associations flouées.

    […] Le rapport préconise d’imposer des critères de qualité et des critères de responsabilité sociale et environnementale [#RSE] dans les #marchés_publics. Mais pas seulement. L’entreprise polonaise n’était pas la seule impliquée dans l’appel d’offres : c’est une autre société qui a directement répondu à la commande. Un intermédiaire les a également mis en relation. Le rapport préconise de séparer à l’avenir (dans le cadre d’une expérimentation) la production de la logistique dans les appels d’offres, mais aussi de favoriser des contrats sur plusieurs années, pour une meilleure lisibilité, notamment sur les prix. « Les #négociants-traders empochent les marchés. C’est la course au prix au détriment de la qualité. Ils savent qu’ils livrent de la piètre qualité à nos associations […] Il faut casser ce marché des traders-négociants qui n’ont aucun lien avec les fabricants », dénonce Fabien Gay.

    […] Pour ne plus que ces manquements ne se reproduisent, le sénateur recommande de renforcer la fréquence et la régularité des #contrôles impromptus menés par #FranceAgriMer, quitte à prioriser les contrôles sur les denrées sensibles comme la viande ou le poisson. Autre piste : rétablir les contrôles gustatifs.

    […] Dernier élément mis en lumière par le travail des sénateurs : les associations se sont retrouvées isolées dans la gestion au début de cette crise. « Elles ont relevé elles-mêmes en février qu’il y avait des problèmes, elles ont elles-mêmes payé des tests. L’État les a laissées seules. La demande de contrôles n’a eu lieu qu’à la fin du mois de mai. Il a fallu attendre quatre mois que l’État se réveille, c’est un scandale », fulmine le sénateur communiste. Le rachat de véritables steaks pour nourrir les bénéficiaires, mais aussi le stockage des produits incriminés à échanger, a engendré des surcoûts importants pour les associations victimes de ce marché. Le rapporteur évalue la note à 400.000 euros. Il demande aujourd’hui au gouvernement de débloquer une aide d’urgence pour ces quatre structures, déjà fragilisées par la baisse des dons. Les crédits sont déjà disponibles selon lui, et ne demandent qu’à être débloqués (programme 309 de la loi de finances pour 2019).

    #aide_alimentaires #santé #agroindustrie

  • Loi Pacte : raison d’être des entreprises et choix du politique
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/loi-pacte-raison-d-etre-des-entreprises-et-choix-du-politique-783111.html

    Difficile de s’accommoder du cadre institutionnel

    Mais de manière plus fondamentale, la réforme de l’entreprise et sa refondation pourront difficilement s’accommoder du cadre institutionnel et des normes de gestion qui ont façonné une certaine manière de voir et de compter dans l’histoire du capitalisme.

    Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que l’agent économique qui possède le pouvoir et qui domine dans notre système socio-productif et financier est celui qui façonne le système comptable de façon à faire apparaître en priorité son « résultat », calculé selon sa propre vision de la réalité économique.

    Dans un cadre institutionnel reconstruit en vue de faire véritablement « exister » l’entreprise, celle-ci devient d’abord une structure productive dont la finalité est de produire et de vendre des biens et des services. La contrepartie économique de cette production/vente se mesure par une grandeur économique qui est la « valeur ajoutée ». Le compte de résultat permet de valoriser cette grandeur économique qui constitue le véritable revenu de l’entreprise.

    C’est bien la valeur ajoutée qui permet de couvrir le coût global de la structure qu’est l’entreprise (coût du travail et coût du capital) alors que le profit, aussi nécessaire et utile soit-il pour l’équilibre économique, ne représente qu’une partie de la valeur ajoutée.

    La notion "d’efficacité" n’est pas univoque

    Selon que la finalité institutionnelle assignée à l’entreprise est en priorité la rentabilité financière ou bien la production de biens et services, les salariés seront plus ou moins en capacité de peser dans les processus de décision en vue de faire valoir leurs analyses, leurs intérêts propres et celui de l’entreprise. Adopter un langage comptable plutôt qu’un autre, c’est adopter une représentation de l’entreprise, de l’efficacité et des rapports de pouvoir. La notion « d’efficacité » n’est pas univoque et ne préexiste pas à la comptabilité. Elle est et sera ce qu’énonce la comptabilité.

    Le dirigeant, ses collaborateurs et l’ensemble du management doivent alors prendre en compte non seulement l’intérêt des détenteurs de capitaux mais également ceux de l’ensemble des intérêts qui seront affectés par leur prise de décision.

    L’entreprise est un « tout » dont les constituants sont la « société » (entité juridique) et la structure productive.

    #Entreprise #RSE #Responsabilité_sociale_environnementale

  • RESPONSABILITE DES ACTIONNAIRES

    Si je paye un fusil à quelqu’un pour commettre un crime, la justice ne
    limitera ma responsabilité au prix du fusil ! Pourtant quand un actionnaire participe à une entreprise, sa responsabilité se limite au seul risque de perdre la valeur des ses actions !

    http://www.trazibule.fr/responsabilite.php

    L’irresponsabilité intrinsèque du capitalisme
    gros tabou de la #RSE

  • Sur « la peur d’embaucher », l’aveu du responsable de la CPME..

    D’après le patronat, le chomage est causé par les excessives règlementations de protection des salariés qui rendraient trop difficile le licenciement.
    Sauf que si tel était le cas, les nouvelles dispositions concernant les ruptures conventionnelles et les licenciements économiques (loi El Khomri) auraient déjà dû porter leur fruit.

    Dans un entretien au journal La Croix, François Asselin, répète cette revendication de l’assouplissement des licenciements, avant de révéler finalement que le problème se situe ailleurs..

    Le problème est que la France est en panne de rebond et ce n’est pas seulement une question juridique. Aujourd’hui, un chef d’entreprise sait que tout licenciement va mettre l’intéressé en grandes difficultés car il aura le plus grand mal à retrouver du travail. La charge émotionnelle est d’autant plus pesante dans une petite entreprise, ou en région, car l’employeur recroisera son ancien salarié au supermarché, à l’école de ses enfants… Dans le même temps, une entreprise a peur, elle aussi, de ne pouvoir rebondir quand elle voit son modèle économique bouleversé par une baisse des commandes, l’apparition de nouveaux besoins…

    Voilà : ce qui fait peur dans le licenciement, c’est l’impact humain, social, le manque de perspectives optimistes. Parce qu’en période de chômage de masse, mettre quelqu’un sur le carreau, c’est dramatique. Parce que le manque de vitalité économique général semble condamner toute personne licenciée au chômage de longue durée.
    On a peur d’embaucher, parce que le spectre d’une séparation fait peur, tout autant sur le plan humain que financier ou juridique.

    Le problème de la France n’est pas un problème juridique, c’est une panne de confiance collective : c’est la peur du chômage qui amplifie le chômage.

    Nous sommes dans un cercle vicieux. Est-il raisonnable de penser que l’économie française sortira de ce cercle vicieux et retrouvera de la performance collective si on déplace le curseur de la sécurité au profit des employeurs et au détriment des employés ?

    Les solutions sont ailleurs. Il faut remplacer le cercle vicieux de la défiance par le cercle vertueux de la confiance. D’où mon leit motiv personnel : la #RSE...

    Faut-il libéraliser le marché du travail ?
    Recueillis par Marie Dancer et Emmanuelle Réju, le 10/04/2017
    http://www.la-croix.com/Economie/Economie-et-entreprises/Faut-liberaliser-marche-travail-2017-04-10-1200838419

  • Comment une entreprise française se fournit en talc au pays des talibans

    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/02/13/un-talc-tout-en-douceur-dans-la-guerre-des-talibans_5078682_3216.html

    Le français Imerys s’approvisionne en Afghanistan dans une zone occupée par les insurgés, finançant ainsi la guerre civile.

    « Etre un acteur responsable, c’est préparer l’avenir », revendique avec fierté le groupe français Imerys sur son site Internet. Pour ce spécialiste des minéraux industriels, leader mondial du secteur avec un chiffre d’affaires d’environ 4 milliards d’euros en 2015, l’avenir se prépare aussi en sécurisant ses approvisionnements. Présent dans plus de 50 pays, Imerys omet toutefois d’en mentionner un : l’Afghanistan.
    Une enquête menée par Le Monde révèle que ce spécialiste des minéraux industriels, coté en Bourse et contrôlé par le milliardaire belge Albert Frère – associé à la famille canadienne Desmarais –, s’approvisionne en talc, à travers un intermédiaire pakistanais, à Nangarhar, une province de l’est de l’Afghanistan en proie à une insurrection armée des talibans et de l’organisation Etat islamique. L’extraction minière y constitue l’une des principales sources de financement des insurgés.

    Tout commence en 2011. Cette année-là, le groupe français, qui cherche à élargir son portefeuille de minéraux, rachète au géant Rio Tinto le français Luzenac, l’un des leaders mondiaux de la production de talc, pour 232 millions d’euros. Jean-François Robert, alors directeur à Toulouse des ressources de ce producteur, voit dans cette acquisition une aubaine. Lui qui plaidait sans succès auprès de Rio Tinto pour mettre en place une chaîne d’approvisionnement en Afghanistan va enfin être entendu. Il connaît bien le Pakistan, pour y avoir effectué trois séjours entre juillet 2008 et mars 2009. A l’époque, tous les producteurs cherchent une alternative à la Chine. Depuis que la demande intérieure du géant asiatique a décollé, le minerai blanc n’est plus disponible à l’exportation, ou alors à un coût élevé et d’une piètre qualité.

    A son retour du Pakistan, Jean-François Robert tente de convaincre Rio Tinto d’y nouer des partenariats. Rio Tinto Minerals, qui s’approvisionne déjà en talc afghan en petites quantités, tergiverse. C’est finalement Imerys qui, après avoir racheté Luzenac, décide de franchir le pas en 2011.

    Talc très prisé

    Le groupe français explique avoir pris cette décision sur la base d’un rapport commandité en 2010 par Rio Tinto Minerals à un cabinet dont il ne souhaite pas dévoiler le nom. « L’objet de l’étude consistait à vérifier que la chaîne de fourniture de talc depuis l’Afghanistan respectait les règles internationales et les règles éthiques de Rio Tinto. Ses conclusions ont été positives sur tous ces aspects », affirme Vincent Gouley, porte-parole d’Imerys.

    Cette même année, d’autres rapports rendus publics s’alarment pourtant de la dégradation de la situation dans la province de Nangarhar, où se situent les mines. « Au début de 2011, un nombre croissant d’incidents ont été signalés à Nangarhar », note la même année l’organisation indépendante norvégienne Landinfo dans une étude, qui relève que la région est « extrêmement dangereuse ». Le district de Khogyani, où Imerys a l’intention de se fournir en talc, y est décrit comme une « zone disputée, contrôlée ni par les autorités ni par les insurgés ».

    Malgré le durcissement du conflit avec les talibans, Imerys autorise donc Jean-François Robert à mettre en place une chaîne d’approvisionnement en talc afghan, via le Pakistan. Les concentrations massives d’un talc de qualité satisfaisante, et pouvant donner lieu à une extraction commerciale, sont rares dans le monde. Au sud de l’Afghanistan, elles sont d’une qualité exceptionnelle. Le pays regorge d’un talc très prisé, notamment par les constructeurs automobiles. Ils en consomment en moyenne 13 kg par véhicule, notamment pour la fabrication de tableaux de bord ou de pare-chocs – le minerai contribue à la rigidité du plastique en réduisant son poids.
    L’industrie automobile est prête à payer le surcoût lié au transport depuis l’autre bout de la planète. Le talc sert aussi d’agent d’enrobage des comprimés dans l’industrie pharmaceutique, à la fabrication du papier, de la céramique, de la peinture… et du maquillage. Imerys précise qu’il « procure de la douceur aux poudres corporelles, un aspect soyeux au maquillage et (...) augmente la douceur des savons tout en réduisant le coût de leurs formulations ». Un talc tout en « douceur » acheté dans une région en guerre.


    Tri du talc Afghan, acheté par Imerys, dans un entrepôt de Karachi. Extrait d’un compte rendu de visite au Pakistan d’un employé d’Imerys en novembre 2011.

    Production augmentée

    Pour mettre la main sur ce minerai, Imerys souhaite rester discret. Un approvisionnement dans le sud de l’Afghanistan risquerait de mettre à mal son image d’« entreprise responsable », d’autant que la France est engagée à ce moment-là, au côté des troupes de l’OTAN, dans un conflit où elle perdra 86 de ses soldats, selon le décompte du site Internet indépendant Icasualties.org. Imerys choisit donc de passer par un intermédiaire pakistanais. North West Minerals, une entreprise dirigée par deux frères, apparaît comme le partenaire idéal. Un document interne à Imerys, consulté par Le Monde, précise que l’un des deux frères est un ancien fonctionnaire dans une zone tribale du Pakistan, l’autre un officier de l’armée pakistanaise à la retraite – leur père ayant été attaché militaire à l’ambassade du Pakistan aux Etats-Unis.

    Ces relations étroites avec l’armée pakistanaise sont cruciales pour assurer le transport du talc de l’Afghanistan vers le Pakistan, dans des zones fortement militarisées. « La famille appartient à la communauté pachtoune des Parachinar, très bien introduite auprès des autorités locales », ajoute le document. Qui lui permet d’entretenir des liens étroits avec des propriétaires de mines issus de la même communauté, de l’autre côté de la frontière, en Afghanistan. Pour rassurer les dirigeants d’Imerys sur la possibilité d’un partenariat, il est précisé que les deux frères ont reçu une « éducation occidentale » et qu’« ils parlent bien anglais ».

    North West Minerals loue à partir d’octobre 2011 un entrepôt à Karachi pour stocker et trier le talc d’Imerys. Mais, très rapidement, le groupe français ne se contente pas d’en acheter. Il propose de verser 1,5 million de dollars (1,4 million d’euros) à son partenaire pour augmenter et améliorer sa production. « Ce n’était pas un prêt, mais plutôt une avance sur paiement, remboursable à travers une remise sur chaque tonne qui nous est livrée, sans limitation de durée », reconnaît Vincent Gouley, d’Imerys. Et Imerys déduit sur chaque tonne, achetée entre 205 et 249 dollars, une somme d’environ 10 dollars.

    Un accord est signé en juillet 2013. Le premier versement de 500 000 dollars est effectué le 20 août 2013, suivi d’un second, puis d’un troisième, du même montant, quelques mois plus tard. Imerys donne des consignes claires sur les investissements : la construction d’une plate-forme de tri à Peshawar et d’une plate-forme logistique à Karachi. Mois après mois, Jean-François Robert, qui a refusé de répondre aux questions du Monde, tient scrupuleusement les comptes, vérifie que chaque dépense est bien engagée, de l’achat des machines à l’acquisition de terrains. Sur un tableau Excel, il vérifie qu’à chaque dépense effectuée par North West Minerals « le travail est effectué comme prévu dans le plan ». Puis, dans la colonne « preuves », il mentionne « les visites de sites avec photos » ou encore « les factures payées au fournisseur ».

    Les ventes de talc afghan à destination d’Imerys, dans ses usines aux Etats-Unis et en Europe, passent de 20 000 tonnes en 2012 à 39 000 tonnes en 2014.

    Rien que la qualité

    Imerys va encore plus loin. A plusieurs reprises, ses employés se rendent à Peshawar, la ville pakistanaise la plus proche de la frontière afghane, pour rencontrer les propriétaires des mines afghanes. Il s’agit de leur donner des conseils sur les techniques d’extraction, et accessoirement sur les procédures de sécurité pour éviter que des ouvriers ne meurent ensevelis dans des mines. Aucun employé d’Imerys ne peut se rendre sur place, pour des raisons de sécurité évidentes. Mais les photos qui accompagnent les présentations PowerPoint faites à la direction du groupe français suggèrent des conditions de travail spartiates. Des hommes creusent le flanc des montagnes à coups de barres de fer, ou à l’aide de pelleteuses sur les sites plus importants. D’autres cassent les roches à l’aide de marteaux-piqueurs, chaussés de sandales. Parfois les roches de talc sont transportées à dos de mulet.


    Tri du talc Afghan, acheté par Imerys, dans un entrepôt de Karachi. Extrait d’un compte rendu de visite au Pakistan d’un employé d’ Imerys en novembre 2011.

    L’un des fournisseurs afghans d’Imerys, à travers North West Minerals, s’appelle Dost Mohammad, « l’un des plus influents producteurs de la région », comme l’explique un mémo interne rédigé en 2015 par Imerys. A la tête de l’entreprise Shamshir Zamir Ltd, il possède des mines à ciel ouvert dans le petit district de Khogyani, qui comprend « seize petits villages très pauvres », note l’entreprise française. Un district qui est surtout en guerre, et où l’organisation Etat islamique fait une première incursion en septembre 2015. Dès 2011, un attentat-suicide tue des habitants sur un marché et une école est incendiée.
    En août 2013, de violents combats opposent les forces de l’armée afghane aux talibans, faisant des dizaines de morts. Qu’importe, le problème d’Imerys n’est pas la guerre mais la qualité du minerai.

    Le spécialiste des minéraux industriels sélectionne lui-même les mines afghanes où il souhaite s’approvisionner, en testant la pureté de leurs échantillons. L’une des mines évaluées se situe à « Kapisa, près de la base militaire française ». Elle sera retenue par Imerys Talc. La qualité, rien que la qualité. Et, pour garantir le meilleur produit à ses clients, l’entreprise va mettre en place une procédure de contrôle très particulière. Sur chaque bloc de talc arrivé d’Afghanistan, des techniciens doivent prélever des échantillons et les envoyer, de Peshawar à Toulouse, pour rejeter ceux qui contiennent des traces d’amiante, cancérigènes. Un point sur lequel de nombreuses entreprises de cosmétiques, qui vendent de la poudre pour bébé, sont intransigeantes.

    Argent détourné

    En 2014, Imerys Talc suggère même de former dans son laboratoire de Toulouse un technicien pakistanais. Sur les cartes de l’entreprise, seules les ressources en talc « blanc cristal », le plus noble et plus pur de tous, sont mentionnées. North West Minerals a mis à disposition de Dost Mohammad plusieurs camions et du matériel pour qu’il puisse extraire le talc et l’acheminer de l’autre côté de la frontière. Jean-François Robert note tout, dessine même sur une carte les routes empruntées par les camions depuis la mine afghane jusqu’à la ville pakistanaise de Peshawar en passant par Jalalabad et le poste-frontière de Torkham.

    Imerys consolide sa chaîne d‘approvisionnement alors qu’au même moment les rapports d’organisations internationales se multiplient pour alerter sur l’aggravation du conflit au Nangarhar et la mainmise des talibans sur les ressources minières. « Selon les autorités afghanes, les talibans ont pris le contrôle d’importantes opérations minières dans la province de Nangarhar. L’extraction de talc semble particulièrement préoccupante », met en garde l’équipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions de l’ONU, dans un rapport public soumis au Conseil de sécurité en août 2015.

    En octobre 2016, la situation est loin de s’améliorer. Le même comité précise au Conseil de sécurité que les talibans « extorquent de l’argent aux exploitations minières qui opèrent avec la licence du gouvernement ». Ashfaq Bangash, l’un des dirigeants de North West Minerals, admet tout juste qu’« il faut payer des taxes à la tribu locale et au village, en plus de celle versée au gouvernement », sans davantage de précisions.

    « Le talc coûte entre 40 et 60 dollars la tonne lorsqu’il sort de la mine afghane, et 150 dollars quand il arrive dans l’entrepôt de North West Minerals, de l’autre côté de la frontière. Entre les deux, entre 50 et 100 dollars partent dans les taxes officielles, les transports… et dans la nature », explique au Monde une source bien informée de la chaîne d’approvisionnement à la frontière afghane. Une partie de l’argent est en fait détournée par des fonctionnaires corrompus et par les insurgés.


    Une mine de talc à Nangarhar, la province à l’est de l’Afghanistan d’où provient le talc acheté par Imerys. Extrait d’un compte rendu de visite au Pakistan d’un employé d’Imerys en novembre 2011.

    « Quel fonctionnaire ira vérifier dans une zone en guerre ? »

    Les talibans ou les groupes qui se revendiquent de l’organisation Etat islamique prélèvent des sommes, en espèces, à la sortie des mines, et parfois des « taxes de transport » sur la route reliant Jalalabad au poste-frontière de Torkham, la seule menant vers le Pakistan. Les sommes prélevées sont impossibles à chiffrer. Le groupe français, dont les achats de talc afghan représentent entre 1 % et 3 % de l’approvisionnement global selon les années, précise que ce ne sont que des « approvisionnements d’appoint ».

    Du point de vue des talibans afghans, l’argent tiré de l’extraction minière, qui concerne également le marbre, le fer, les terres rares, le lithium ou encore les pierres précieuses, n’a rien de négligeable, puisque cette activité constitue, d’après l’ONU, leur deuxième source de financement. Pour les militants de l’organisation Etat islamique, qui ont banni la culture de l’opium et de la marijuana dans les districts qu’ils contrôlent, ces revenus tirés de l’extraction minière sont même cruciaux.

    Un rapport rédigé en février 2016 par le centre d’études Afghanistan Research and Evaluation Unit (AREU) à partir d’informations collectées dans la province de Nangarhar donne de précieuses informations sur le financement des insurgés. Presque rien ne leur échappe : de l’opium à la dîme prélevée sur les récoltes en passant par les ventes de peaux de bêtes.

    « Le principal interlocuteur de notre partenaire North West pour son approvisionnement en talc d’origine afghane est le gouvernement lui-même, qui exerce un contrôle étroit sur la filière locale d’extraction de talc », explique Vincent Gouley, porte-parole d’Imerys. Les propriétaires de mines afghanes ont en effet fourni leurs licences à North West Minerals, ainsi qu’à Imerys. Mais que valent-elles ?
    Celle de Dost Mohammad existe bien, dans les registres du ministère afghan des ressources minérales, mais elle ne prévoit l’exploitation que de 5 000 tonnes par an, un chiffre dérisoire par rapport à la réalité. « De nombreux propriétaires de mines sous-évaluent la production pour payer le minimum de royalties. Quel fonctionnaire ira vérifier dans une zone en guerre ? », remarque Javed Noorani, un spécialiste afghan du secteur minier.

    Pots-de-vin

    Selon l’étude menée par l’AREU, les représentants du gouvernement ne peuvent pas s’aventurer au-delà des chefs-lieux de district ou des principaux axes routiers de Nangarhar, et sont considérés par la population comme agissant « au service de leurs propres intérêts » : « Ils sont perçus par une large partie de la population rurale comme incapables d’assurer le leadership requis, la sécurité ou le soutien économique. »

    « L’industrie minière, légale et illégale, est gangrenée par la corruption à Nangarhar », renchérit Asadullah Zemarai, de l’organisation afghane de lutte contre la corruption Integrity Watch Afghanistan (IWA). Selon ce chercheur, des pots-de-vin sont prélevés sur l’extraction et le transport des minerais vers le Pakistan et reversés à des députés, des membres du conseil de la province, des représentants des ministères afghans du commerce et des ressources minières.

    En quelques années, Imerys a mis sur pied une chaîne d’approvisionnement complexe, qui s’étend des mines d’Afghanistan jusqu’à ses usines en Europe ou aux Etats-Unis. Dans la zone industrielle du port de Qasim, à Karachi, l’entrepôt par lequel transite le talc d’Imerys n’est signalé par aucune pancarte. Il est connu là-bas sous le nom de l’« usine de la poudre blanche ». Des hommes et des femmes trient le minerai à mains nues, parfois sous un soleil de plomb.
    Employés à la journée, ils sont payés 4,50 euros pour dix ou douze heures de travail. L’usine ferme parfois ses portes pendant des semaines, lorsque les approvisionnements cessent. « Aucun enfant ne travaille ici, témoigne au Monde un ouvrier de la plate-forme logistique de North Western Minerals à Karachi. Le seul problème, c’est que nous n’avons ni gants ni aucune protection pour notre travail, et rien pour nous soigner en cas d’accident. »

    La direction d’Imerys a exprimé une fois ses craintes quant à la chaîne d’approvisionnement mise en place. C’était pour s’inquiéter de l’utilisation des fonds versés à North West Minerals. Dans un courrier daté du 10 avril 2014, Jean-François Robert évoque une réunion qui s’est tenue à Dubaï entre les responsables de North West Minerals et Daniel Moncino, membre du conseil exécutif du groupe et adjoint de Gilles Michel, le PDG d’Imerys. Daniel Moncino a, selon le courrier consulté par Le Monde, mis en doute l’« utilité » de l’entrepôt de Karachi. L’entreprise française missionne en 2014 le cabinet d’audit Mazars, basé au Pakistan, pour passer au peigne fin les comptes de North West Minerals, qui en est sorti blanchi.

    « Le talc afghan alimente l’insurrection »

    Pourquoi le leader mondial des minéraux industriels a-t-il pris le risque de s’approvisionner dans une région en guerre, alors qu’il se targue d’être une « entreprise responsable » ? En 2016, les insurgés exerçaient un contrôle dans au moins 37 % des districts d’Afghanistan, une superficie qui n’a jamais été aussi vaste depuis 2001. Près de 11 500 civils ont été tués ou blessés cette même année, dont un tiers d’enfants, selon la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan.

    Le « code d’éthique et de conduite des affaires » d’Imerys consacre pourtant un chapitre aux droits de l’homme, où il est écrit : « Quel que soit l’endroit où nous nous trouvons, nous cherchons à nous assurer que la présence d’Imerys encourage des relations saines et qu’elle évite les conflits civils. » Et plus loin : « en fonction de la gravité des actes commis par un administrateur, cadre dirigeant ou employé d’Imerys, et dans le respect du droit local applicable, Imerys prendra les mesures nécessaires, pouvant aller jusqu’au licenciement, afin de sanctionner les comportements répréhensibles et décourager tout nouvel acte similaire de la part d’un administrateur, cadre dirigeant ou employé du groupe ».

    Dans son rapport d’activité de 2015, Imerys affirme n’exploiter « aucun site en lien avec des minerais alimentant les conflits ». Il y est même précisé que le directeur de l’innovation est chargé de la conformité des « activités d’achat et de la chaîne d’approvisionnement » aux principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme…

    Ces engagements permettent à l’action Imerys d’être présente dans de nombreux indices dits d’« investissement responsable », tels Ethibel Excellence Europe, qui regroupe des sociétés pionnières en termes de responsabilité sociale d’entreprise. Dans son dernier rapport d’activité, publié en mars 2016, Imerys indique être présent dans d’autres indices, tels le FTSE4Good Index Series, le MSCI Global Sustainability Index, le STOXX Global ESG Leaders Index ou encore l’indice Gaia mis en place par EthiFinance.

    « Le talc afghan alimente l’insurrection et devrait faire partie des “minerais de conflit” dont l’achat est interdit dans certaines autres régions du monde »

    Javed Noorani, un spécialiste afghan du secteur minier
    En 2011, Arielle Malard de Rothschild a été nommée au conseil d’administration d’Imerys. La gérante de la banque Rothschild & Cie est aussi la vice-présidente de l’ONG Care International, dont le bureau de Kaboul a essuyé une attaque des talibans en septembre 2016. Est-elle au courant qu’Imerys s’approvisionne en talc afghan ? Arielle Malard de Rothschild a refusé de répondre à nos questions.

    « Le talc afghan alimente l’insurrection et devrait faire partie des “minerais de conflit” dont l’achat est interdit dans certaines autres régions du monde. Pourquoi l’Union européenne laisse-t-elle ses entreprises en acheter en Afghanistan ? C’est incompréhensible », estime Javed Noorani.

    Malgré les avertissements de nombreuses organisations internationales, dont l’ONU, Imerys continue d’acheter du talc de Nangarhar. Il affirme n’avoir « aucune présence en Afghanistan, ni aucun lien avec les sociétés exploitantes dans la région ».

    • Ce serait bien d’arrêter de mettre des liens vers le site du Monde , le site qui se targue de gérer la vérité vrai avec #Décodex.

      L’index de la vérité officielle privatiséee.
      Le monde, l’organe officiel du néolibéralisme français, le site qui est choqué par les « journaux » de gauche et qui les signale. Exemple Fakir.

      Ne plus publier de liens vers cette feuille de choux européiste , c’est frapper ses propriétaires milliardaires au portefeuille.

      Avant de publier quelque chose, faire une recherche afin de voir s’il n’y a pas un lien vers un autre site.
      Merci

  • Le Medef boycotte l’invitation de la CPME à promouvoir la #RSE dans les débats de la présidentielle.

    (ceci est ma reformulation plus explicite - le titre originel de l’article, est hélas différemment orienté, conformément à ces pratiques journalistiques consistant à mettre en évidence l’écume que le fond...)

    La CPME lâchée en rase campagne par les autres organisations patronales
    Par Anne de Guigné Publié le 01/02/2017 à 06:00

    « On ne veut pas y aller parce qu’on ne sait pas ce qu’on va y faire », explique-t-on au Medef

    Argument implacable.

    Sinon, sur le fond..

    « Afin de valoriser les entreprises qui se sont engagées dans des démarches RSE, une des pistes serait de leur permettre de bénéficier d’allégements administratifs », explique le représentant de la CPME (ex CGPME). « Sur l’échiquier politique, tout le monde trouve cette idée intéressante », appuie-t-il. Son objectif est d’aboutir d’ici au printemps à un texte commun pour ensuite tenter d’influencer le prochain exécutif.

    Pourquoi le MEDEF n’appuie pas cette démarche de simplification administrative réclamée à cor et à cri par les différents syndicats patronaux ? Parce qu’elle contraindrait les entreprises à faire plus de #RSE, c’est à dire à plus assumer leurs responsabilités sur le plan économique, social et environnemental ?

    http://www.lefigaro.fr/social/2017/02/01/20011-20170201ARTFIG00011-la-cpme-lachee-en-rase-campagne-par-les-autres-or

  • Bataille autour du droit à l’irresponsabilité des détenteurs du pouvoir économique..

    Bataille de lobbying sur le « devoir de vigilance » des multinationales
    http://www.challenges.fr/economie/bataille-de-lobbying-sur-le-devoir-de-vigilance-des-multinationales_44082

    Grandiose !

    Cependant, cette directive les oblige certes à communiquer dans leur rapport annuel sur les mesures prises mais ne prévoit aucune sanction en cas de manquement.
    (..)
    Le patronat vent debout

    Inacceptable pour les ONG et la gauche : « seule la menace du juge peut contrecarrer l’appât du gain de multinationales jusqu’ici en situation d’impunité », assène William Bourdon, président de Sherpa. (..)
    « On nous dit qu’avec ce texte, la France sera à l’avant-garde de l’éthique mais l’enfer est pavé de bonnes intentions, peste Pierre Gattaz, au Medef. En sur-légiférant, on rajoute encore un boulet entravant les entreprises françaises face à leurs concurrentes étrangères qui ne seront pas soumises aux mêmes règles ! » De fait, les Zara, Primark, H&M et Gap n’auront pas là les mêmes obligations que les marques textiles françaises. Ce à quoi Dominique Potier rétorque « qu’un jean fabriqué dans des conditions dignes, ce n’est que cinq euros en plus sur un prix moyen de 50 euros ».

    Pierre Pringuet, à l’Afep, se plaint du champ très large des droits à respecter « englobant les droits de l’homme comme les libertés fondamentales : or une grande entreprise française ne peut pas imposer les libertés syndicales dans certains pays d’Asie ni l’égalité homme-femme dans certains Etats au Moyen-Orient ! » Et Marie-Christine Coisne-Roquette, patronne de Sonepar, distributeur de matériel électrique, sonne l’alarme sur le caractère extra-territorial et la responsabilité étendue à toute la chaîne de sous-traitants : « Notre société est présente dans 45 pays et nous avons plus de 80.000 fournisseurs, principalement des PME locales : comment imposer à une manufacture d’artisans malaise notre bureaucratie de normes françaises ? Et comment risquer une amende et une atteinte à notre image en cas d’un abus chez l’un parmi les dizaines de sous-traitants d’un de nos 80.0000 fournisseurs ? »

    Eh bien, en relocalisant dans des pays non-esclavagistes pour maitriser ta filière de production, par exemple ?

    #on_est_incompétents_et_irresponsables_et_on_le_clame_haut_et_fort

    #RSE

  • Après le #burn-out et le #bore-out, voici le #brown-out
    http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/10/13/apres-le-burn-out-et-le-bore-out-voici-le-brown-out_5012742_4497916.html


    Tout ça pour ne pas dire que, très généralement, c’est toute l’#organisation du #travail qui est absurde et inhumaine !

    A côté de ces deux formes chatoyantes de négation de l’individu, par le feu de l’hyperactivité et par le rien, il faut en ajouter une troisième, qui émerge aujourd’hui telle une nouvelle évidence. Son nom ? Le brown-out. Cette baisse de courant psychique peut être envisagée comme une sorte de dévitalisation provoquée par l’absurdité quotidienne des tâches à accomplir.

    Au cœur de cette forme réactualisée d’écartèlement psychique, la perspective d’un salaire régulier finit par entrer en opposition avec le caractère rebutant des missions qui vous sont confiées. Mettre la pression sur les échelons inférieurs comme si vous étiez un garde-chiourme du bagne de Cayenne, travailler pour un client dont vous savez pertinemment que l’action produit un effet néfaste sur la marche du monde, se prosterner devant les chiffres et favoriser ainsi l’avancée de cette froide logique statistique devenue étalon existentiel : les occasions de participer à l’édification d’un monde qu’on exècre sont légion en entreprise.

  • 7 engagaments forts de la part des entreprises :
    déclarer à des ministres qu’elles vont demander à leur salariés de respecter le code de la route.
    Si, si, vous ne rêvez pas..
    #gorafi_encore_plagié

    Le Comité interministériel de la sécurité routière a lancé mardi un appel aux entreprises pour lutter contre le fléau des accidents de la route dans le cadre de l’exercice professionnel. Les accidents de la route sont en effet la première cause de mortalité au travail en France. La ministre du Travail Myriam El Khomri et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve ont réuni autour d’une table ronde 21 chefs d’entreprise qui ont accepté de souscrire à sept engagements forts pour la sécurité des déplacements professionnels de leurs collaborateurs.

    Les accidents de la route, première cause de mortalité au travail

    Par Elodie Tymen Le Figaro Publié le 12/10/2016 à 06:00

    http://www.lefigaro.fr/societes/2016/10/12/20005-20161012ARTFIG00008-les-entreprises-mobilisees-pour-la-securite-de-le

    • Prendre leurs responsabilités, c’est un truc que les patrons n’aiment pas faire..

      http://www.20minutes.fr/societe/1941207-20161012-vehicules-entreprise-future-obligation-patrons-denoncer-s

      Une levée de boucliers chez certains patrons

      Mais beaucoup de chefs d’entreprise sont vent debout contre la mesure, comme le souligne François Asselin, président de la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) : « Cette disposition agace les chefs d’entreprise au plus haut point. Car ces mesures coercitives vont encore leur retomber dessus. Ils vont devoir faire la police auprès de leurs salariés, ce qui ne va pas améliorer l’ambiance en interne ». Même son de cloche auprès de Sophie Pellier, Directrice AUB Santé à Rennes (Ille-et-Vilaine), un établissement de santé qui dispose d’une cinquantaine de véhicules d’entreprise pour ses 537 soignants : « je trouve cette mesure totalement discriminatoire vis-à-vis des salariés, car ceux qui sont sédentaires ne prendront aucun risque, alors que ceux qui ont besoin de se déplacer professionnellement seront très exposés. Or, c’est facile de perdre des points de permis lorsqu’on est constamment sur la route : car en dépassant de 6 kilomètres heure la vitesse autorisée, on perd déjà un point », indique-t-elle.

      Faire rouler des gens pour leur boulot est dangereux (cf mortalité au travail), c’est aussi discriminatoire vis à vis des gens qui bossent au bureau.

      Si on en juge par rapport à l’intensité de l’indignation que cela provoque, il semble que la perspective de perdre un point est plus grave que mourir..

      #transports
      #chouineurs
      #RSE

  • ça bouge doucement

    http://www.paperblog.fr/8089072/rse-critere-pour-la-banque-de-france/#CJKSkAxBgr7H6E73.99

    Début mai 2016, la banque de France a annoncé qu’elle allait introduire un nouveau critère dans la cotation risque des entreprises : la RSE. Ce qui permettrait d’évaluer les entreprises qualitativement en plus que sur leur seule rentabilité. Et oui, une entreprise ne crée pas seulement de la valeur monétaire mais aussi sociale et elle a des impacts environnementaux et sociaux. Une démarche RSE permet d’ancrer l’entreprise dans une logique durable et avec l’objectif de limiter ses impacts négatifs.

    #RSE
    et inéxorable essoufflement des dogmes libéraux

  • Le marché, c’est le vol ?
    Par Robert Jules | 07/06/2016

    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/le-marche-c-est-le-vol-576757.html

    Dans « Marchés de dupes » (1), les prix Nobel d’économie Robert Shiller et George Akerlof montrent, exemples à l’appui, que la logique à l’œuvre dans les marchés, loin d’être efficiente, relève d’abord d’une « économie du mensonge et de la manipulation ». Une thèse qui s’explique par le fait que nous, consommateurs, loin d’être rationnels, aimons nous raconter des histoires, que le marché exploite sans vergogne au nom de la recherche du profit et à notre détriment.

    • Comment remédier à cette asymétrie où le consommateur se fait duper ? Selon eux, il faut imposer des règles puisque le marché ne peut pas s’auto-réguler. Ce doit être le rôle d’instances externes au marché, comme le gouvernement, les parlements qui peuvent légiférer, les agences publiques. Cela existe déjà d’ailleurs. Et c’est bien là le problème. Nombre de régulateurs font eux-mêmes l’objet de diverses influences notamment par la pratique des lobbies.

      Les détenteurs du pouvoir politique utilisent eux-mêmes les techniques de séduction et de mensonges (promesses qui ne seront jamais honorées, ou si peu) pour pouvoir obtenir les suffrages des électeurs ou convaincre les citoyens du bien-fondé de la politique qu’ils mènent.

      Et les producteurs honnêtes, oubliés ou impensés ?
      Au final, et c’est là une question que les auteurs n’envisagent pas, que penser des producteurs honnêtes qui arrivent à développer leurs activités ? Sont-ils les idiots utiles du système ? Car, et c’est là le point faible de cet ouvrage stimulant, on ne trouve pas une analyse systématique du phénomène de « marché de dupes », la force résidant dans l’accumulation d’exemples. Comment expliquer qu’une tromperie est avérée dans un lieu mais pas dans un autre, dans telle entreprise mais pas dans telle de ses concurrentes. D’où vient cette différence ?

      On voit rarement un client aller dans un restaurant cher où l’on mange mal. Evidemment, les attitudes des gens peuvent être influencées par des désirs qui sont contraires à leur santé ou leur intérêt : fumer ou acheter des marchandises de pacotille. Et dans de nombreux cas, nous savons que nous sommes (un peu) dupés mais l’acceptons pour satisfaire un désir immédiat.

      Finalement, on retrouve le dilemme où nous devons choisir entre un Etat paternaliste, qui dit à l’individu ce qui est bien pour lui, et une liberté individuelle, où être trompé est moins important que suivre son désir.

      Reste la troisième voie, celle de la #RSE : en contraignant les entreprises à assumer toutes les conséquences directes et collatérales de leurs impact global, elles se comporteront en « adultes », en « producteurs honnêtes ».

      On oublie trop vite que le professionalisme se situe du côté du producteur, pas du côté du consommateur.
      Laisser la main invisible diriger les marché, c’est faire porter toute la responsabilité de l’évolution du monde à la foule des consommateurs incompétents, alors que c’est le producteur compétent mais déresponsabilisé qui tire les ficelles. C’est une aberration...

  • Le meilleur article que j’aie jamais lu sur la #RSE
    Les actionnaires et dirigeants y vont à reculons, alors que c’est l’avenir. Pas étonnant, cela oblige à faire le deuil des paradigmes du capitalisme néolibéral qui dit que la seule responsabilité des entreprises, c’est de faire du profit...

    Pourquoi la RSE et le Développement durable ne suscitent pas l’enthousiasme : allons vers une RSE 2.0 au cœur de nos métiers !

    https://nicolascordier.wordpress.com/2015/12/03/vers-une-rse-2-0

    La RSE, comme un pot de fleurs à la périphérie du cœur métier ?

    Par les valeurs positives qu’elle véhicule – une prise en compte responsable d’un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs – la RSE est rarement critiquée de manière frontale. Un peu à l’image d’un beau bouquet de fleurs dans une salle de réunion : c’est beau ou en tout cas personne ne dit que c’est moche, c’est mieux quand il y en a, mais il reste sur le rebord de la fenêtre !

    Cette situation s’explique en partie par une prise en compte subie de la RSE, en réponse à des pressions externes à l’entreprise : réglementations d’une part, attentes de la société civile d’autre part (consommateurs, investisseurs, autres parties prenantes). La caisse de résonance des réseaux sociaux, d’Internet et des moyens de communication grand public accentue le risque d’être « épinglé » sans pouvoir se justifier. Cela incite à une politique défensive liée à une gestion de risque notamment en termes d’image de marque. Par ailleurs, l’obligation de publier un rapport annuel (depuis 2002 en France) et la croissance exponentielle de législations contraignantes peuvent amener à n’associer la RSE qu’à un travail d’audit et de reporting interne et à de la veille réglementaire. Enfin, la dimension écologique a souvent relégué les dimensions économiques et sociales au second plan en faisant de la réduction de l’empreinte environnementale le combat le plus visible.

    Si un comportement responsable de l’entreprise n’est que synonyme de coûts et contraintes, la RSE vient diminuer la compétitivité et la performance économique de l’entreprise. Dans cette perspective, quelque soit la conscience de l’urgence des défis sociétaux et leurs valeurs personnelles, les dirigeants risquent peu de s’engager dans des actions pro-actives au-delà d’une conformité réglementaire, qui pourraient être critiquées par leurs propres actionnaires.

    #RSE
    #capitalisme

  • La peur de l’embauche
    http://www.lenouveleconomiste.fr/la-peur-dembaucher-27537


    #Ouin-Ouin est devenu #patron

    La réalité que personne ne veut avouer et mettre sur la table est que les nouvelles générations sont de moins en moins formatées psychologiquement pour s’adapter à la vie en entreprise.

    Du coup, j’ai posé la question à Ouin-Ouin :

    Et l’idée que l’organisation actuelle des entreprises n’est plus adaptée à une société où les gens sont de plus en plus autonomes et éduqués, ça n’a effleuré personne ?

    • Ah oui, joli #chouineur..
      Je partage avec lui quelques constats dans ma vie professionnelle, ce sont nos conclusions qui divergent..
      Oui on peut baisser toujours plus les charges, la peur d’embaucher sera toujours là, parce qu’en France on ne sait pas manager, et on ne sait pas manager parce qu’on ne sait pas diriger une entreprise de façon adulte...

      Et qu’on ne sorte pas la rengaine de la formation, car ce n’est pas de cela dont il est question mais d’état d’esprit. Au risque de passer pour un vieux jeu, il faut quand même rappeler qu’il n’y a encore pas si longtemps, les gens rentraient dans les entreprises pour y faire carrière, souvent à la suite de leurs pères ou oncles, qu’ils étaient fiers d’y être admis et d’y progresser. A cette époque, les entreprises étaient respectées et parfois célébrées. C’est comme cela sans doute que certaines sont devenues des champions mondiaux.
      Alors que faire ? Pas seulement réformer le code du travail. Surtout stopper le discours encore quotidien et caricatural sur les entreprises, les patrons, le travail. Vaste sujet mais n’est-ce pas cela la responsabilité des politiques, plus que de tricoter tous les jours un nouveau texte de loi ?

      Non bordel, en ce moment les entreprises reçoivent plus de cadeaux et de déclarations d’amour des politiques que de nouvelles charges ou contraintes !
      Et pour changer d’image, faut déjà changer soi-même !
      Et c’est aux entreprises de se bouger pour se montrer enfin responsables, c’est à dire adultes, et assumer. Etre professionnel, exemplaire, respectueux, digne de confiance, compatible avec l’intérêt général en bonne intelligence avec son environnement ça s’appelle la #RSE, et c’est comme ça qu’on sortira de l’infantilisme qui règne partout, et qui fera que l’Etat sera moins paternaliste avec les entreprises...

      Plus globalement, la responsabilité, ça va de pair avec le pouvoir. Et aujourd’hui le pouvoir économique a supplanté le pouvoir politique...
      http://opinions-opiniez.blogspot.fr/2014/11/le-privilege-de-lirresponsabilite.html

  • Grève à Ecocert, le PDG répond : « Je suis un militant du bio, avec des moyens »
    http://reporterre.net/Greve-a-Ecocert-le-PDG-repond-Je

    Les salariés n’ont-ils pas réellement besoin de l’augmentation qu’ils revendiquent dans le contexte économique actuel ? William Vidal balaie la question d’un revers de main : « Qu’est-ce que ça veut dire ‘avoir besoin’ ? Il y a cinq millions de chômeurs aujourd’hui en France. Est-ce qu’ils se comparent à ces 5 millions de chômeurs ? Je ne regrette pas l’argent qu’ils ont, mais il y a une logique d’entreprise à respecter. »

    #argument_de_merde #chômage #lutte

    Qui dit entreprise même « autrement », dit dividendes. C’est ce qui a choqué les salariés d’Ecocert France quand ils ont récemment découvert qu’en 2012, les actionnaires « physiques » d’Ecocert S.A avaient perçu 580 000 euros pour l’exercice de 2011.

  • Entreprises et marques : vers une stratégie payante des bons emplois... - Influencia
    http://www.influencia.net/fr/actualites/tendance,tendances,entreprises-marques-vers-strategie-payante-bons-emplo
    J’aime bien les mecs qui redécouvrent l’eau tiède !

    Ses résultats étaient éloquents : de Trader Joe’s à Zappos en passant par In-N-Out, Southwest Airlines et The Container Store, toutes les entreprises, qui entraînaient, payaient et traitaient bien leurs employés, étaient celles dont la main d’œuvre était la plus loyale, compétente et motivée. Zeynep Ton appelle cela la « stratégie des bons emplois » et assure aujourd’hui que les marques qui la mettent en place créent un cercle vertueux qui à court terme satisfait les clients et les employés, et à long terme accroît les profits.

  • En finir avec le libéralisme économique (et Friedman en particulier)

    Un super blog que je viens de découvrir !

    Le discours traduit de Friedman
    « La responsabilité sociétale de l’entreprise est d’accroître ses profits »
    http://www.communicationresponsable.fr/la-responsabilite-societale-de-lentreprise-est-daccroitre-s

    La critique de ce discours
    http://www.communicationresponsable.fr/la-responsabilite-societale-de-lentreprise-est-de-respecter

    La thèse de Friedman a un autre gros défaut : elle est déséquilibrée, car tous les arguments déployés (au prix d’une mauvaise foi remarquable de constance) visent à faire que le seul but visé soit l’augmentation du capital de l’entreprise, au détriment de toute cohésion sociale. Sa réalisation met en danger la société dans son ensemble, et également l’entreprise.

    Depuis 20 ans, ce programme sociétal a été mis en application, jusqu’à ses limites. Toujours plus de profit à court-terme, au détriment de tout le reste. En particulier au niveau des politiques régulatrices : le désengagement de l’État est général. Ce n’est pas une analyse politique, juste une constatation factuelle. Auparavant, le sort de la société reposait sur les États, pour le positif (le pouvoir de décision de l’évolution de la société) comme pour le négatif (responsabilités de toute sorte, envers tous). Ce rôle a été majoritairement transféré aux entreprises, pour le positif, surtout. Mais elles ne peuvent s’exonérer du négatif, c’est-à-dire de devoir maintenant assumer les conséquences négatives de leurs décisions. On ne peut pas avoir l’argent du beurre sans prendre soin du beurre.

    Un autre problème de la théorie de Friedman réside dans l’absence de limites. En admettant qu’elle réussisse, on aurait : une inflation galopante, des pollutions répétées, et l’exclusion de toujours plus de travailleurs. Toute ressemblance avec une situation réelle étant purement fortuite, ce modèle ne peut perdurer, parce que les entreprises ont besoin d’acheteurs pour leurs produits, et que si les ressources naturelles consommées par l’entreprise venaient à s’épuiser, l’entreprise n’y survivrait pas (qui veut parier avec moi du nombre d’entreprises pétrolières qui seront encore debout dans 50 ans ?). Il faut mettre une limite quelque part. Et comme le législateur semble de moins en moins en mesure de le faire, c’est à l’entreprise d’assurer sa propre pérennité, en contribuant à la société, ce qui en retour ne manquera pas de lui bénéficier.

    #rse
    #responsabilité
    #libéralisme
    #capitalisme
    #entreprises

  • La France, leader des sociétés à responsabilité sociale
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/03/25/97002-20150325FILWWW00014-la-france-leader-des-societes-a-responsabilite-so

    Déjà RSE, c’est Responsabilité Sociétale des Entreprises (les entreprises n’aiment pas du tout le mot « social », qu’elles réservent à leurs plans de dégraissage).. Approximation journalistique..
    Et puis bon, pas de quoi pousser des cocoricos démesurés..

    Globalement, les résultats montrent que la France se situe devant la moyenne de l’OCDE et les Brics pour les thèmes environnemental et social. « 47% des entreprises françaises ont un système de management de la RSE considéré comme performant et exemplaire », selon l’étude, quand elles sont 40% dans l’OCDE et 15% dans les Brics.

    En revanche, les sociétés des France sont en retard sur la question de l’éthique des affaires. En effet, 70% des entreprises françaises obtiennent un score démontrant une approche incomplète des enjeux liés à l’éthique. Les pays de l’OCDE font mieux (32% des entreprises sont performantes ou exemplaires).

    #RSE
    #french_corruption

    • Comment va évoluer la confiance pour s’adapter à cette situation d’impuissance généralisée face à la compréhension du monde et à l’évaluation des alternatives… sachant que sans confiance, le social n’existe plus et qu’il parait difficile d’imaginer une population mondiale composée de dix milliards d’ermites ?

      (..)

      Le modèle de la pensée religieuse s’installe… avec ou sans Dieu. La foi y apparait d’autant plus hystérique que les problèmes qu’elle considère sont plus complexes et moins solubles. Elle va conditionner ce qui va nous paraitre possible ou pas, souhaitable ou pas, bon ou mauvais.

      L’attitude religieuse c’est opposer l’hyper-simplification et le manichéisme à la complexité. Un futur religieux, c’est un futur totalitaire.

      D’où l’indispensable piste #RSE dans les entreprises : redonner du sens et de la lisibilité à nos actions, organisations. Sortir de l’obsession financière monodimensionnelle qui occulte toute la complexité techno-fonctionnelle (désolé pour les termes :-) qu’elle génère, nous responsabiliser et nous impliquer, nous « réapproprier » nos outils et la compréhension de leur fonctionnement et de leur finalité...
      Ça me semble indispensable, cette sortie « douce » du liberalo-techno-capitalisme, pour éviter ce nouvel obscurantisme en cours de formation..

  • Avec le concept de #RSE qui gagne de plus en plus d’entreprises, mine de rien, on est en train de dire merde à #Friedman.
    Le pessismiste n’y verra que du social-ecolo washing, l’optimiste que je suis y verra plutôt une sortie discrète mais réelle du libéralisme.
    Bon ok pour l’instant la RSE est plutôt discrète sur la question de l’actionnariat et des dividendes (sur la question de l’équité du partage des richesses, bref sur le coeur du capitalisme en fait), mais si elle se déploie bien partout dans les entreprises, si les salariés s’en emparent, l’imposture capitaliste aura du mal à tenir longtemps.
    Le verra-t-on de notre vivant, je ne sais..
    En tous cas, quand je lis cet article presque Gorafien, je me dis que ça bouge doucement..

    Il rappelle aux actionnaires que l’entreprise n’appartient pas qu’à eux
    http://www.challenges.fr/sommet-de-l-economie/20141128.CHA0887/il-rappelle-aux-actionnaires-que-l-entreprise-n-appartient-pas-qu-a-eux.h ?

    On part de loin car à la question : « A qui appartient l’entreprise ? », beaucoup répondent : « A ses actionnaires ! » Or, c’est faux ! Même juridiquement. Il n’y a qu’à se pencher sur la définition de l’abus de bien social : un patron, même actionnaire, qui part avec les machines, est hors la loi. Dans la mesure où l’actionnaire est le premier à perdre de l’argent et le dernier à en gagner, il est normal qu’il touche une bonne part des bénéfices, mais pas au point de transformer les autres parties prenantes en laquais.

  • La confiance : un pilier économique, social et politique. Entretien avec Gert Tinggaard Svendsen, chercheur à l’Université de Aarhus (Danemark).
    http://www.groupechronos.org/themas/entretiens/la-confiance-un-pilier-economique-social-et-politique.-entretien-avec

    En visite aux Etats-Unis dans les années 1990 pour ses recherches, Gert Tinggaard Svendsen est assailli de questions sur le « modèle scandinave ». Les économistes l’interrogent : comment expliquer le succès économique de cette région ? La question reste d’actualité alors que la Scandinavie semble surmonter la présente crise économique. Au fil de ses travaux sur le capital social et les réseaux sociaux, Gert Tinggaard Svendsen a élaboré une théorie qui fait de la confiance la clef du mystère scandinave.
    [...]
    Avec 78% de réponses positives, les Danois apparaissent comme les individus avec le niveau de confiance le plus élevé, suivis de près par les Norvégiens, les Suédois et les Finlandais.
    [...]
    Un des résultats les plus surprenants est celui de la France, assez mal positionnée par rapport à ses voisins avec seulement 22% de réponses positives.

    Intéressant. À titre personnel, je dois dire que ce climat de défiance permanent me pèse beaucoup.

    #Confiance #Danemark #Defiance #France #Institutions #Pays_scandinaves #Politique #Social #Sociologie #Économie

    • • D’où vient la confiance ?

      Celui qui saura répondre avec certitude à cette question se verra décerner un prix Nobel ! Des facteurs historiques entrent en ligne de compte. Une histoire nationale paisible contribue probablement à créer les conditions de la confiance sociale. De même, elle est certainement liée au niveau de corruption du pays. Une nation avec des institutions publiques qui fonctionnent bien est plus à même de générer la confiance.

      Par ailleurs, la confiance s’oppose souvent au contrôle. Faire l’objet d’un contrôle est perçu comme un manque de confiance. Dés lors, les conditions d’une relation de confiance réciproque ne sont pas réunies et le contrôle peut être perçu comme une incitation à tricher. Aussi, la grande difficulté est de parvenir au bon équilibre entre contrôle et confiance. Dans ce contexte, la réduction des coûts des technologies de contrôle ne doit pas être perçue comme une incitation à y recourir davantage. Le résultat serait contre productif.

      • Comment soutenir le développement de la confiance ?

      Les Etats devraient mettre en oeuvre des réformes de confiance plutôt que de contrôle. Un retour en arrière s’impose qui accorderait plus de liberté aux individus. Les organisations bénévoles sont également un bon levier de développement de la confiance. Elles permettent de fréquentes interactions en face à face, qui incitent les parties prenantes à respecter leurs engagements. Les Etats devraient encourager et soutenir le développement de ces organisations.
      (...)
      Il s’agit alors d’une part, d’expliquer ses bienfaits, son impact sur la qualité du travail en entreprise et, sur le long terme, sa compétitivité. Cela signifie d’autre part pour les managers, de prendre le risque, progressivement, de laisser les salariés faire l’expérience d’une plus grande confiance et de diminuer le recours aux outils de contrôle.

      #RSE
      lutte contre la #corruption
      respect et responsabilisation des individus
      (bref : sortir du libéralisme)

  • « Les impacts sociétaux des activités des entreprises sont délaissés » | Gaétan Mortier - Le Nouvel Economiste
    http://www.lenouveleconomiste.fr/les-impacts-societaux-des-activites-des-entreprises-sont-delaisse

    Investissement socialement responsable

    L’investissement socialement responsable a vendu son âme à la financiarisation, estime Gaëtan Mortier, ancien professionnel de l’analyse extra-financière

    #finance #isr #rse

  • Casino | Mon magasin fait son show !
    http://www.monmagasinfaitsonshow.fr

    "Tout le monde parle de culture d’entreprise mais force est de constater que cela se résume souvent à de beaux discours... Chez Géant Casino, HyperCasino et Casino Supermarchés, c’est une réalité ! La preuve en images avec l’événement « MON MAGASIN FAIT SON SHOW » qui a mobilisé les 35 000 collaborateurs au travers d’un jeu inédit : mettre en scène la vie des magasins et donner à chacun la possibilité d’exprimer ses talents pour les partager au plus grand nombre, via la réalisation d’un mini film ou d’un reportage photos. Casino entend ainsi révéler l’âme de ses enseignes et valoriser le dynamisme de ses collaborateurs en leur laissant carte blanche. Cet évenement accompagne l’opération commerciale « CasinoLimit », ou comment l’émulation interne contribue au capital sympathie des enseignes et favorise le rapprochement entre collaborateurs et clients..."

    Ca transpire effectivement le bon challenge commercial plutôt bien tourné. Sans € à la clé en plus. De là à parler de culture d’entreprise, faudrait pas abuser. La grande distrib qui tient à présenter un visage humain...

    #Culture #Commercial #GrandeDistributionAvisageHumain #RSE

  • Environnement : les entreprises françaises ne veulent pas rendre de comptes - LeMonde.fr
    http://lemonde.fr/planete/article/2011/10/13/environnement-les-entreprises-francaises-ne-veulent-pas-rendre-de-comptes_15

    Les entreprises qui ne veulent pas avoir à rendre compte publiquement de leurs pratiques en matière de responsabilité sociale et environnementale (#RSE) ont gagné une nouvelle manche. Mardi 11 octobre en fin de soirée, l’adoption de deux amendements, glissés dans la proposition de loi « sur la simplification du droit et l’allégement des démarches administratives » présentée par Jean-Luc Warsmann (UMP, Ardennes), a porté un coup sévère aux engagements inscrits dans la loi Grenelle 2.

    Le premier amendement voté introduit une différenciation entre les entreprises cotées ou non, en allégeant les obligations portant sur ces dernières. Le second reporte carrément d’un an la mise en oeuvre de ce reporting, établi selon des critères environnementaux et sociaux.

    le sénat va peut-être les rejeter, qui sait