• France : trois #réacteurs nucléaires à l’arrêt et huit à puissance réduite en raison de la canicule
    https://www.rfi.fr/fr/france/20260712-france-trois-r%C3%A9acteurs-nucl%C3%A9aires-%C3%A0-l-arr%C3%AAt-et-huit

    Trois réacteurs nucléaires sont à l’arrêt, situés au bord de fleuves, et huit autres fonctionnent à puissance réduite, en raison de la chaleur qui règne sur la France dimanche 12 juillet, a indiqué l’exploitant EDF à l’AFP.

    Canicule : l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection autorise la #centrale de #Bugey à maintenir sa production
    https://www.enviscope.com/canicule-lautorite-de-surete-nucleaire-et-de-radioprotection-autorise-la-

    Après autorisation de l’#ASNR, les réacteurs 4 et 5 de Bugey peuvent maintenir leur puissance malgré la canicule.

    La #réglementation prévoit que Réseau de Transport d’Electricité, en charge de l’équilibre du réseau électrique national puisse demander dans des conditions climatiques exceptionnelles à EDF, exploitant des centrales nucléaires de maintenir un niveau de production entrainant un niveau de rejets thermiques dans les eaux des fleuves ou de la mer. #EDF doit à son tour demander une dérogation à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR)

    On t’en parlait le mois dernier. Les niveaux de température pour les rejets des centrales sont faits pour être relevés, jusqu’au #pic de chaleur qui fera que plus rien de sain ne sera présent dans les cloaques que seront devenus nos rivières pleines de cyanobactéries.

    https://seenthis.net/messages/1178701

    #oups #nucléaire #edf #intermittence #canicule #énergie #rte #asnr #réglementation

  • Canicule : EDF contrainte de stopper le réacteur n° 2 à la centrale #nucléaire de #Golfech avec une #température de la #Garonne prévue à 28 °C
    https://www.ladepeche.fr/2026/06/23/canicule-historique-edf-contrainte-de-stopper-le-reacteur-n-2-a-la-central

    L’épisode de #canicule exceptionnel perturbe l’activité industrielle en #Occitanie. Ainsi, EDF a été contrainte de stopper la production d’#électricité de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) depuis lundi 22 juin à 23 h 45. L’exploitant doit se conformer à une réglementation de 2006 qui entre en vigueur dès que la température de la Garonne atteint 28 °C, ce qui sera le cas mardi 23 juin 2026.

    #oups #nucléaire #edf #intermittence #canicule #énergie #rte #asnr #réglementation

    On te donne la solution dans le résumé : Cette réglementation d’un autre âge nous empêche de profiter de la climatisation. Supprimons ces limites !

    EDIT : mi-juillet, la centrale du #bugey a le droit de continuer à produire malgré la canicule
    https://seenthis.net/messages/1181806

  • Carte des data centers, des projets et des contestations en France

    Nous publions une carte participative répertoriant les data centers existants, les projets et les oppositions qui s’organisent en France autour de ces infrastructures. Notre objectif est de favoriser l’émergence ou la consolidation de contestations partout où ces bases du numérique dominant se prévoient.
    Nous avons cartographié 348 data centers déjà existants et 45 data centers actuellement en cours de déploiement à travers la France : 27 annoncés, 11 en cours d’instruction par les services de l’état et 8 en cours de construction.
    À cela il faut ajouter les 63 sites « clés-en-main » proposés par le gouvernement aux industriels de la tech pour faciliter l’implantation et la construction de nouveaux data centers - dont seulement 26 localisations précises sont publiques à ce jour. #RTE et #EDF mettent également 8 sites à disposition des promoteurs avec des procédures de raccordement électrique accéléré.
    Il est important de noter que le nombre de data centers ne permet pas de se faire une idée adéquate de l’accroissement des infrastructures. Les technologies impliquées sont en forte mutation, et la consommation énergétique des data centers ou le nombre de serveurs qu’ils abritent donne une indication plus ajustée des évolutions du secteur. Ainsi, les data centers actuels peuvent avoir une consommation énergétique jusqu’à plusieurs milliers de fois plus importante que les data centers historiques. Et les serveurs qu’ils abritent sont toujours plus nombreux et intenses en technologies.
    Nous avons recensés une quinzaine d’oppositions locales à ces déploiements, menées par des collectifs, des individus ou des associations.

    https://lenuageetaitsousnospieds.org/articles/2025-12-11-carte-des-data-centers-des-projets-et-des-conte
    La carte :
    https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/carte-des-data-centers-des-projets-et-des-contesta_1289485?scaleControl=false&miniMap=false&scrollWheelZoom=true&zoomControl=true&editMode=disabled&moreControl=true&searchControl=null&tilelayersControl=null&embedControl=null&datalayersControl=true&onLoadPanel=none&captionBar=false&captionMenus=true#6/47.747/2.593

    #cartographie #visualisation #data_centers #France #localisation #centres_de_données #cartographie_participative #résistance #infrastructure

    • Data centers : une carte exclusive des sites en projet

      La France se rêve en Eldorado de l’intelligence artificielle, mais les centres de données qu’elle attire ont un impact important. Un collectif marseillais publie la carte inédite de ces projets XXL et des oppositions locales.

      Au Bourget, un centre de données de 35 000 m² pourrait bientôt consommer le double de l’électricité de toute la ville. En Alsace, ce sont 35 hectares de terres agricoles, dont 11 cultivés en bio qui vont être bétonnés pour faire tourner des serveurs Microsoft.

      Les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle sont des projets industriels d’un genre nouveau, encore largement méconnus malgré leur croissance rapide partout en France.

      Le collectif marseillais Le nuage était sous nos pieds, qui lutte contre les impacts sociaux, écologiques et politiques des infrastructures du numérique, a identifié 348 data centers existants et 45 data centers actuellement en cours de déploiement à travers la France : 26 annoncés, 11 en cours d’instruction par les services de l’État et 8 en cours de construction.

      Ce travail de cartographie, qui a nécessité de croiser les différentes sources ouvertes (communiqués de presse, cadastre, documents légaux déposés lors des enquêtes publiques), n’avait jamais été fait avec ce niveau de détail.
      Des centres de plus en plus voraces en électricité

      Ce n’est pourtant pas la communication qui manque autour de ces projets présentés comme une aubaine pour l’attractivité et la souveraineté de la France. Le gouvernement déploie des efforts importants pour attirer sur son sol la nouvelle génération de centres de données, appelés « hyperscales », de plus en plus gros et de plus en plus voraces en électricité.

      Un article de la loi simplification de la vie économique, en attente d’un vote définitif au parlement, prévoit ainsi d’accélérer les délais des enquêtes publiques et de sortir les centres de données de la comptabilisation des surfaces artificialisées, en leur attribuant d’office le statut de projets d’intérêt national majeur.

      63 sites favorables à l’implantation de centres de données ont également été identifiés par le gouvernement. Pour accélérer le raccordement au réseau électrique, qui peut prendre plusieurs années, certains seront livrés « clé en main » — c’est-à-dire déjà branchés — aux géants de l’informatique (en orange sur la carte).
      1,7 fois la consommation électrique de la France

      Mais cette abondante communication s’accompagne d’une forte opacité sur les détails et l’implantation précise de ces infrastructures XXL. Pour 37 des centres « clé en main », le gouvernement continue de tenir leur localisation secrète, dénonce le Nuage était sous nos pieds.

      Leur impact n’est pourtant pas négligeable. Alimenter et refroidir les serveurs nécessitent beaucoup d’électricité. « Les centres de données sont parmi les infrastructures les plus concentrées spatialement et intensives énergétiquement », écrit l’agence de la transition écologique (Ademe) dans une étude publiée le 6 janvier à ce sujet.

      L’intelligence artificielle consomme déjà dans le monde autant d’énergie que la Bretagne et pourrait avoir besoin, dans à peine cinq ans, d’une quantité d’électricité équivalente à 1,7 fois celle de la France.

      « Il n’est plus rare de recevoir des demandes à hauteur de 100 à 200 MW, soit une fourchette équivalente à celle de la consommation électrique entre la ville de Rouen et la ville de Bordeaux », écrivait RTE, le gestionnaire du réseau électrique, en mai. Les demandes de raccordement reçues par l’organisme représentent une puissance équivalente à 7 réacteurs nucléaires (9 GW).
      Une énergie captée aux dépens de la transition

      « Si rien n’est fait, la consommation électrique des centres de données pourrait être multipliée par 3,7 en France d’ici 2035 et multipliée par 4,4 si on tient compte de leur consommation importée pour répondre aux usages des Français », écrit l’Ademe dans son étude. La consommation pourrait même être 10 fois supérieure à aujourd’hui en 2050 [1].

      Pour l’heure, l’électricité est abondante en France. Les besoins n’ont pas augmenté aussi vite que prévu, à cause du retard pris par la transition des énergies fossiles vers l’électricité dans le domaine des transports, du chauffage résidentiel ou l’industrie.

      Mais l’IA risque de capter une grande partie de l’électricité nécessaire à la transition énergétique. « Les trois data centers installés dans le grand port de Marseille utilisent l’électricité qui aurait pu servir à l’électrification des navires de croisière à quai et aux bus électriques », dénonce le collectif Le Nuage était sous nos pieds.

      L’autre enjeu qui a fait naître localement plusieurs mobilisations, c’est la taille de ces centres et la bétonisation des sols qu’ils engendrent. Ils s’installent en périphérie des villes, là où le foncier est peu cher. Ils privilégient les anciens sites industriels en reconversion, car ils sont déjà raccordés au réseau électrique. Mais les 26 sites « clés en main » dont la localisation a été révélée par les médias Contexte et Politico en juin 2025 « couvrent plus de 1 100 hectares répartis à travers la France, dont 827 hectares sur lesquels il n’y a pas encore de construction », écrit le collectif.

      Les mouvements d’oppositions se forment localement en coalition, autour de France Nature Environnement, du Mouvement national de lutte pour l’environnement, de riverains, élus ou associations écologistes.

      « Il y a différents types de luttes, parce qu’on peut s’emparer du problème sous différents angles. Certaines associations s’inquiètent de l’impact territorial direct des data centers, d’autres dénoncent leur consommation en eau ou le risque de pollution atmosphérique. D’autres encore s’en saisissent pour ce qu’ils représentent, les usages qu’ils permettent ou l’extractivisme minier induit par la construction de serveurs », explique Max, du Nuage était sous nos pieds.

      Le collectif dénonce des « infrastructures de la domination, au service de puissances impérialistes ». L’IA est financée et développée par un petit nombre d’entreprises privées, les seules suffisamment armées financièrement pour construire ces gigantesques usines à serveurs informatiques.

      « Ce sont les débuts d’une industrie. Il y a beaucoup de laisser-faire et aucun réel débat, même si l’explosion des besoins en électricité rend désormais visibles les enjeux. Il y a urgence à réagir car les choses vont très vite », dit le collectif à Reporterre.

      Parmi les cinq scénarios étudiés par l’Ademe, l’un vise à imaginer ce que seraient des « politiques publiques de rupture » capables de faire baisser la consommation des centres en France d’ici à 2050.

      Elles consisteraient, selon l’agence, à réserver l’intelligence artificielle à des domaines critiques comme la santé, le climat, la défense ou la recherche ; revenir à « une numérisation raisonnée » grâce à des alternatives basses technologies (comme les guichets physiques pour les démarches administratives ou une mutualisation du matériel informatique). Mais aussi à une réduction des écrans publicitaires et des réseaux sociaux et à un moratoire sur la construction de centres de données.

      https://reporterre.net/Un-data-center-construit-pres-de-chez-vous-La-reponse-en-carte

  • Le cordon sanitaire médiatique

    Depuis 1988, nos voisins belges francophones ont mis en place une méthodologie médiatique restrictive pour les partis d’extrême droite. Stéphanie Thomas nous explique comment son pays défend un débat sans propos racistes ou discriminatoires.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/les-pieds-sur-terre-emission-du-jeudi-08-janvier-2026-9154130

    Avec un son connu des fans des Bérus à 13:58.

    #belgique_francophone
    #RTBF
    #médias
    #antifascisme

  • Schizzano i fatturati delle prime 100 aziende belliche del mondo. C’è anche #Leonardo

    Nel #2024 le più grandi aziende del comparto militare hanno registrato ricavi record pari a 679 miliardi di dollari a livello globale. A guidare la crescita sono le corporation statunitensi impegnate nello sviluppo di sottomarini nucleari e aerei da combattimento per il Pentagono. Così come quelle europee, coinvolte nel sostegno all’Ucraina e nel riarmo. Mentre le società israeliane stanno ancora traendo enormi profitti dall’aggressione contro la Striscia di Gaza. I dati del Sipri

    Le tensioni internazionali e la crescita delle spese militari spingono i fatturati delle principali aziende belliche. Secondo l’ultima analisi dell’Istituto internazionale di ricerche sulla pace di Stoccolma (Sipri) i ricavi combinati dei primi 100 produttori di armi a livello globale hanno infatti raggiunto il risultato record di 679 miliardi di dollari, un incremento del 5,9% rispetto all’anno precedente e del 26% nell’ultimo decennio.

    La crescita è dovuta principalmente alle aziende statunitensi (tra cui Lockheed Martin, produttore del caccia F-35) ed europee (tra cui l’italiana Leonardo, seconda in Europa) ma che si è osservata in tutte le regioni. “Lo scorso anno i ricavi globali derivanti dalla vendita di armi hanno raggiunto il livello più alto mai registrato dal Sipri, grazie alla forte domanda di cui hanno approfittato i produttori -ha spiegato Lorenzo Scarazzato, ricercatore del programma sulle spese militari e la produzione di armi del Sipri-. Sebbene le aziende abbiano potenziato la loro capacità produttiva, devono ancora affrontare una serie di sfide che potrebbero influire sui costi e sui tempi di consegna”.

    Tra le prime 100 aziende ben 77 hanno incrementato i loro ricavi dovuti alla vendita di armi ed equipaggiamenti militari, con 42 che hanno segnato un aumento superiore al 10%. Due di loro hanno addirittura più che raddoppiato questa cifra; si tratta di Czechoslovak group (proprietaria, tra le altre, anche di Fiocchi munizioni) che occupa la 46esima posizione con una crescita del 193% e SpaceX, fondata da Elon Musk. Quest’ultima ha segnato un incremento dei ricavi dovuto alle commesse militari del 103%, raggiungendo il 77esimo posto e facendo la sua comparsa per la prima volta nei maggiori produttori di armi. Per rispondere all’aumento della domanda almeno 38 aziende hanno espanso la produzione nel corso del 2024 tramite la creazione di nuove filiali e stabilimenti o sotto forma di acquisizioni.

    Il report del Sipri è dominato dalle aziende statunitensi, che occupano ben 39 posizioni. Una macchina bellica fattasi istituzione che nel 2024 ha segnato ricavi complessivi per 334 miliardi di dollari, poco meno della metà del valore globale, con un aumento del 3,8% rispetto al 2023. Ben quattro delle prime cinque aziende a livello globale battono bandiera statunitense: si tratta di Lockheed Martin, che ha registrato ricavi pari a 64,7 miliardi di dollari e un incremento del 3,2% rispetto al 2023, Rtx al secondo posto (43,6 miliardi, un aumento del 4,1%) e Northrop Grumman (terzo posto, 37,9 miliardi, + 3,3%). Chiude in quinta posizione General dynamics con ricavi pari a 33,6 miliardi e un aumento record dell’8,1%. Secondo il Sipri questa crescita è dovuta alla produzione dei sottomarini a propulsione nucleare di classe Columbia e Virginia, anche se nel 2024 sono cresciute le preoccupazioni per i persistenti superamenti dei costi e i ritardi di produzione che hanno interessato entrambi i programmi.

    Secondo i ricercatori, ritardi e superamenti del budget rappresentano un fenomeno endemico nell’industria bellica. Un esempio significativo riguarda i già citati sottomarini nucleari di classe Columbia che hanno registrato un superamento del costo stimato fino a 17 miliardi di dollari, con un ritardo di almeno 16 mesi nella produzione della prima imbarcazione. In modo simile la consegna di 110 aerei da combattimento F-35, prodotti da Lockheed Martin, ha subito un ritardo medio di 238 giorni per aeromobile e un aumento del budget che secondo le stime dello stesso dipartimento della Difesa (ora “della Guerra”) ammonta a 89,5 miliardi. Considerando anche i costi di manutenzione, l’intero “progetto F-35” è arrivato così a costare agli Stati Uniti 1.600 miliardi di dollari, contro i 1.100 stimati nel 2018. “I ritardi e l’aumento dei costi avranno inevitabilmente un impatto sulla pianificazione e sulla spesa militare degli Stati Uniti -ha fatto notare Xiao Liang, del gruppo di ricerca del Sipri-. Ciò potrebbe avere ripercussioni sugli sforzi del governo statunitense volti a ridurre la spesa militare eccessiva e migliorare l’efficienza del bilancio”.

    Delle 26 aziende produttrici di armi presenti nella “Top 100” con sede in Europa, 23 hanno registrato un aumento dei ricavi derivanti dalla vendita di armi: 151 miliardi di dollari, in aumento del 13%. Questo fenomeno è stato determinato dalla domanda derivante dalla guerra in Ucraina e dalla percezione di una minaccia da parte della Russia. A trarne i maggiori benefici è stata la già citata Czechoslovak group grazie alla produzione di proiettili d’artiglieria per l’esercito di Kiev.

    Per quanto riguarda l’Italia il fatturato nel settore degli armamenti delle due aziende presenti nella Top 100 -Leonardo Spa e Fincantieri Spa- ha raggiunto i 16,8 miliardi di dollari nel 2024, con un aumento del 9,1% rispetto all’anno precedente. Leonardo come detto si qualifica come la seconda azienda europea nel settore degli armamenti e ha aumentato il proprio fatturato bellico del 10%, raggiungendo i 13,8 miliardi di dollari. Nel 2024 la ex Finmeccanica ha costituito una joint venture con la società tedesca Rheinmetall per sviluppare un carro armato e un nuovo veicolo da combattimento della fanteria per le forze armate italiane. Ha inoltre avviato una seconda collaborazione con Bae Systems e diverse società giapponesi, tra cui Mitsubishi heavy industries e Mitsubishi electric corporation, per sviluppare un aereo da combattimento di sesta generazione.

    Anche per questa edizione del rapporto l’analisi relativa alla Russia incontra forti limitazioni data la mancanza di trasparenza sulle vendite e la produzione bellica. Le due aziende russe presenti nella Top 100, Rostec e United shipbuilding corporation, hanno aumentato i loro ricavi complessivi nel settore degli armamenti del 23%, raggiungendo i 31,2 miliardi di dollari, nonostante le sanzioni internazionali che hanno causato una carenza di componenti. La domanda interna sarebbe stata, infatti, sufficiente a compensare ampiamente il calo delle esportazioni. “Oltre alle sanzioni, le aziende belliche russe stanno affrontando una carenza di manodopera qualificata. Ciò potrebbe rallentare la produzione e limitare l’innovazione -ha precisato Diego Lopes da Silva ricercatore senior del Sipri-. Tuttavia, dobbiamo essere cauti nel fare tali previsioni, poiché l’industria degli armamenti russa ha dimostrato di essere resiliente durante la guerra in Ucraina, contrariamente alle aspettative”.

    Anche il Medio Oriente ha fatto segnare nuovi record. Per la prima volta, nove delle prime 100 aziende produttrici di armi hanno sede nella regione, con un fatturato complessivo pari a 31 miliardi di dollari e una crescita del 14%. In particolare, le tre società israeliane presenti nella classifica, Elbit systems, Israel aerospace industries e Rafael, hanno aumentato il loro fatturato complessivo del 16%, raggiungendo i 16,2 miliardi di dollari.

    “La crescente reazione negativa alle azioni di Israele a Gaza sembra aver avuto un impatto minimo sull’interesse per le armi israeliane -ha sottolineato Zubaida Karim del Sipri-. Molti Paesi hanno continuato a effettuare nuovi ordini presso le aziende israeliane nel 2024”. La crescita di queste società viene fatta risalire proprio all’aggressione militare contro Gaza e alla richiesta internazionale di equipaggiamento israeliano, in particolare per quanto riguarda i droni. Ad esempio, nel 2024 Elbit Systems ha riferito che il 65% del suo portafoglio ordini da 22,6 miliardi di dollari proveniva da contratti internazionali, compresi accordi con Paesi europei per droni a lungo raggio. I ricavi dell’azienda nel settore degli armamenti sono aumentati del 14% su base annua, raggiungendo i 6,3 miliardi di dollari. In particolare, Elbit si è aggiudicata nuovi contratti per oltre cinque miliardi dal ministero della Difesa israeliano dopo l’inizio dei bombardamenti contro Gaza nell’ottobre 2023. Risultati simili sono stati ottenuti da Israel aerospace industries con 5,2 miliardi di dollari da commesse militari, un aumento del 13% rispetto al 2023, e da Rafael con una crescita del 23% e 4,7 miliardi in ricavi.

    https://altreconomia.it/schizzano-i-fatturati-delle-prime-100-aziende-belliche-del-mondo-ce-anc

    #armes #industrie_de_l'armement #business #chiffres #statistiques #armée #monde #Lockheed_Martin #Czechoslovak_group #Fiocchi_munizioni #SpaceX #Elon_Musk #Rtx #Northrop_Grumman #General_dynamics #Rheinmetall #Finmeccanica #Bae_Systems #Mitsubishi_heavy_industries #Mitsubishi_electric_corporation #Rostec #United_shipbuilding_corporation
    #Sipri #rapport

  • Convergences en divergences
    https://cqfd-journal.org/Convergences-en-divergences

    Le jeudi 18 septembre, les militant·es qui bloquaient l’usine Eurolinks ont rejoint par hasard le piquet de #grève des salariés sous-traitants en charge du nettoyage des métros et bus marseillais de la RTM, la Régie des transports métropolitains. Une rencontre entre deux univers de lutte.

    Cela fait plus d’un an que les sous-traitants de la #RTM sont en lutte. Des grèves régulières qui poursuivent le même objectif : obtenir de leur employeur le versement des salaires, l’envoi des fiches de paies et l’intégration de quatorze anciens membres de leur équipe – des salarié·es de l’époque Laser, l’entreprise titulaire du marché avant la reprise d’Atalian en 2024. Sur leur piquet, pas de tracts ni de drapeaux de syndicats. Quand la question est posée de savoir quelle organisation soutient leur lutte, les grévistes répondent vaguement : « Les Gilets jaunes, la CGT, CNT… ». L’appartenance syndicale n’est pas claire, mais les motifs de convergence, eux, ne manquent pas : « Si vous me permettez, regardez-nous, on est des barbus et des bronzés. Ça n’y est pas pour rien dans la façon dont ils nous traitent », explique un des grévistes. « Et on soutient à fond la Palestine nous aussi, vous inquiétez pas ! »

    #Marseille

  • #IA : un rapport alerte sur le #risque de #conflit_d’usage de l’#électricité

    Les projets de #centres_de_données numériques sont si nombreux et si énormes que leur consommation d’électricité pourrait être multipliée par quatre d’ici dix ans en France, selon un #rapport du Shift Project (https://theshiftproject.org/app/uploads/2025/09/RF-PIA-1.pdf). Au risque de menacer la #décarbonation des transports et de l’industrie.

    Faudra-t-il bientôt instaurer en France un #moratoire sur les demandes de centres de données, ces bâtiments regroupant des installations informatiques chargées de stocker des données ? La question ne figure pas en toutes lettres dans le rapport que le #Shift_Project, une association d’expertise sur la #transition_énergétique, a publié mercredi 1er octobre sur les #infrastructures du numérique. Mais à sa lecture, elle semble inévitable. Car les estimations chiffrées de cette étude donnent le tournis.

    Le problème est simple : les estimations de consommation en électricité des centres de données ne cessent de croître. Elle pourrait être multipliée par quatre en France d’ici dix ans, et atteindre 7,5 % de la demande totale de courant électrique, soit plus du double de la part des transports aujourd’hui – contre 2 % actuellement.

    Or ce qui se passe à l’international invite à la plus grande vigilance. En #Irlande, un moratoire sur les nouvelles demandes d’implantation a été décidé en 2021 pour la région de Dublin, où se concentrent la plupart des centres de données. Ils avalent déjà 20 % de l’électricité disponible et pourraient monter à 30 % en 2028. Aux #Pays-Bas, le gouvernement a gelé les autorisations jusqu’en 2035 autour d’Amsterdam, afin d’éviter l’engorgement du système.

    Dérive climatique

    Aux États-Unis, le #Texas a voté une loi pour couper l’approvisionnement des centres de données en cas d’urgence et éviter un black-out. Et le gestionnaire de l’immense réseau desservant les #Grandes_Plaines (#Kansas, #Oklahoma, etc.) demande le même type de mesures. Quant à l’administration Trump, ouvertement climatosceptique, elle vient de publier un plan de relance du charbon pour renforcer la production d’électricité : « Nous voulons que des centres de données s’installent chez nous », a résumé le secrétaire à l’énergie, Chris Wright.

    La part de l’intelligence artificielle (IA) générative dans l’explosion de la demande en électricité du numérique est « considérable » selon le Shift Project : son utilisation « à grande échelle et façon indifférenciée » joue « un rôle central » dans la détérioration du #bilan_carbone du #numérique, et donc dans la dérive climatique.

    Or, les projets d’investissements affluent en #France, chaudement encouragés par l’Élysée. En février, lors du #Sommet_pour_l’action_sur_l’intelligence_artificielle, 109 milliards d’euros d’investissements dans les centres de données et l’IA ont été annoncés.

    Emmanuel Macron s’en est délecté, avec un slogan choc : « Plug, baby, plug » (« Branche-toi, chéri, branche-toi »), en miroir du fameux « Drill, baby, drill » (« Fore, chéri, fore ») de Donald Trump. Quelques mois plus tard, à l’occasion du sommet #Choose_France, 26 milliards d’investissements ont été confirmés par des géants du secteur : #Brookfield, #Digital_Realty et le fonds émirati #MGX.

    Abondance sans garantie

    Certaines de ces infrastructures atteignent une dimension inédite et réellement monstrueuse, dépassant même le seuil d’un gigawatt (GW) – mille mégawatts, une puissance qui s’approche de celle d’un réacteur nucléaire historique en France.

    Ainsi, le petit village de #Fouju (Seine-et-Marne), avec ses 631 habitant·es, pourrait se retrouver doté d’un centre de données de 1,4 GW – une concertation préalable s’ouvre le 13 octobre. À #Cambrai (Nord), une énorme installation de 1 GW est promise par #Data4, une filiale du fonds canadien #Brookfield. #Fluidstack, une plateforme cloud d’IA, a annoncé en février la signature d’un protocole d’accord avec le gouvernement français pour la construction d’un gigantesque supercalculateur pouvant fournir jusqu’à 1 GW de puissance de calcul.

    Pour Emmanuel Macron, « l’électricité est disponible, vous pouvez vous brancher, elle est prête ! ». Sa petite phrase au sommet de l’IA, début 2025, avait fait rire l’assistance. De fait, en 2024, la production d’électricité en France a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans, avec 536,5 térawattheures (TWh), bien au-dessus de sa consommation. Ce qui lui a permis d’en exporter 89 TWh, un record historique et un apport substantiel à la balance commerciale nationale. De quoi disposer de larges réserves à vendre sans restriction aux opérateurs des centres de données ? C’est le discours confiant affiché par l’exécutif.

    La réalité est plus inquiétante, et c’est tout l’intérêt du rapport du Shift Project que de la documenter. D’abord, « les centres de données dont le raccordement se valide aujourd’hui verront leurs pics de consommation en 2035 », explique Pauline Denis, ingénieure de recherche numérique au sein de l’association. Autrement dit, l’abondance en énergie aujourd’hui ne garantit pas qu’il y aura suffisamment de courant pour les alimenter dans dix ans.

    Ensuite, la demande en électricité des centres de données va inévitablement entrer en concurrence avec d’autres besoins, au vu des volumes nécessaires : de 15 % à 23 % de l’électricité supplémentaire prévue par RTE, le gestionnaire de réseaux, en 2035. C’est vraiment beaucoup. Or, la décarbonation de certains secteurs industriels aussi émetteurs de CO2 que les transports, la production d’acier ou de carburants passe nécessairement par l’#électrification.

    « En France il existe un grand risque de conflit d’usage avec les #transports ou le #chauffage, prévient Pauline Denis, conserver la dynamique actuelle de centres de données rendrait caducs les objectifs de décarbonation de ces secteurs pour 2030 et 2050. »

    Les autrices et auteurs du rapport en concluent que « cette concurrence doit être accompagnée et arbitrée, afin de ne pas laisser le déploiement massif des centres de données mettre en péril d’autres transformations sans s’en rendre compte ». Car au niveau local, les centres de données les plus gourmands en électricité, et en particulier les monstres de plus de 1 GW, risquent à terme d’empêcher l’implantation de sites industriels, et donc leurs emplois.

    Quels emplois et pour qui ?

    À #Marseille, un des principaux hubs du pays, autorités et industriels se sont mis autour d’une table pour trouver une zone favorable au raccordement des de centres de données « qui n’entre pas en concurrence avec d’autres projets locaux, comme l’alimentation électrique des navires à quai dans le port, ou l’aménagement du quartier #Euroméditerranée », précise RTE. C’est notamment le cas au nord de la ville, dans la zone de #Plan_de_Campagne, où le foncier semblait plus facilement disponible.

    Maxime Efoui-Hess, coordinateur du programme numérique du Shift Project, met les pieds dans le plat : « Si on préempte la majorité de l’électricité pour l’usage des centres de données, elle va manquer à la décarbonation. » Les contrats d’approvisionnement actuellement signés avec les centres de données dans les Hauts-de-France « ne serviront pas à décarboner la sidérurgie de Dunkerque ». C’est donc autant un enjeu social qu’une alerte climatique : quelles activités énergivores, pour quel type d’emplois, les territoires choisissent-ils ?

    Et « quelle peut-être la réaction citoyenne à la préemption de telles capacités de production électrique pour les centres de données ? », interroge le rapport. Qui se demande aussi « quelle crédibilité auraient des politiques d’encouragement à la sobriété dans le logement si l’électricité dégagée est utilisée pour des centres de données ? »

    Sollicité par Mediapart, le gestionnaire du réseau français, #RTE, se montre moins inquiet : « L’offre d’électricité bas carbone est aujourd’hui abondante en France, le système électrique français possède des marges et est prêt à accueillir les nouveaux usages. » Concernant les besoins des infrastructures du numérique, « nous sommes en train de réactualiser nos trajectoires en tenant compte des annonces sur l’IA mais aussi en tenant compte du fait que la montée en puissance des centres de données est souvent assez lente ».

    En attendant, à Marseille comme à #Wissous en Essonne, où #Amazon construit un autre gros centre de données, des collectifs d’habitant·es se forment et dénoncent « l’accaparement » de leur territoire par les infrastructures numériques.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/011025/ia-un-rapport-alerte-sur-le-risque-de-conflit-d-usage-de-l-electricite
    #data_centers #intelligence_artificielle #AI

    • L’IA, dévoreuse d’énergie, pourrait entraîner une pénurie d’électricité aux Etats-Unis
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/02/l-ia-devoreuse-d-energie-pourrait-entrainer-une-penurie-d-electricite-aux-et

      Depuis qu’Elon Musk a quitté Donald Trump, il est retourné à son #messianisme_futuriste, pour conquérir Mars mais aussi développer xAI, son entreprise d’intelligence artificielle (IA). Le multientrepreneur a construit, en 2024, un supercalculateur baptisé « Colossus », à Memphis, dans le Tennessee, pour entraîner son modèle Grok. Six milliards de dollars d’investissements (5,1 milliards d’euros), 350 000 puces ultrasophistiquées GPU et 260 mégawatts de puissance, soit un quart de réacteur nucléaire. Et ce n’est qu’un début. « De même que nous serons les premiers à mettre en ligne un gigawatt de calcul d’entraînement, nous serons également les premiers à mettre en ligne 10 GW, 100 GW, 1 TW, … », a posté l’homme le plus riche du monde sur X, le 22 septembre.

      Les puissances sont délirantes, un térawatt équivalant à 1 000 réacteurs nucléaires. On aurait tort de ricaner : l’Amérique est lancée dans une folie de consommation énergétique. Ainsi, le 22 septembre, le géant des microprocesseurs Nvidia et OpenAI, la firme qui a créé ChatGPT, ont annoncé des investissements de 100 milliards de dollars pour construire des centres de données consommant 10 gigawattheures, soit dix centrales nucléaires. « Il s’agit du plus grand projet d’infrastructures d’IA de l’histoire », a déclaré, ce jour-là, Jensen Huang, PDG de Nvidia.

      A moins que ne survienne une révolution susceptible de faire des économies d’énergie, l’IA s’annonce comme un véritable trou noir engloutissant l’électricité. Pour Elon Musk, ce n’est pas bien grave, l’énergie étant, selon lui, une ressource inépuisable, grâce au solaire, couplé aux batteries. « La Terre reçoit en une heure la même énergie du Soleil que ce que l’humanité consomme en un an », a-t-il écrit avant de préciser que « l’énergie solaire est de toute évidence l’avenir pour quiconque sait faire des mathématiques élémentaires ».

      https://justpaste.it/8p7vm

  • Ce petit village suisse craint d’être effacé de la carte - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=fphZ3n0Chjw

    26 mai 2025 #RTSinfo
    ⛰️⚠️ Le glacier du Birch, situé au-dessus du village de Blatten en Valais, suscite l’inquiétude des experts en raison des 9 millions de tonnes de débris qui le poussent, menaçant de le faire rompre. Une semaine après l’évacuation d’urgence, les habitants, géologues et autorités surveillent de près les mouvements de la montagne. Des blocs de roche de la taille d’immeubles continuent de se détacher, mettant en péril les infrastructures et les 300 habitants de la région.

    Les vols de reconnaissance en hélicoptère se succèdent pour évaluer les risques et sécuriser la zone.
    Les géologues, équipés de capteurs GPS et de caméras, suivent en temps réel l’évolution de la situation. Bien que le pire scénario, celui d’un effondrement massif, semble s’éloigner, la menace de laves torrentielles persiste. Les autorités maintiennent l’ordre d’évacuation et le village reste inaccessible. En attendant, les habitants, comme Lucas Caldeira Maton, doivent patienter, espérant retrouver bientôt leurs foyers.

  • #Vaches perturbées par l’#électricité : RTE devra verser plus de 450 000 euros à un éleveur
    https://reporterre.net/Vaches-perturbees-par-l-electricite-RTE-devra-verser-plus-de-450-000-eur

    Cette fois, la décision est définitive : la #ligne_à_haute_tension qui passait au-dessus de sa ferme est bien en lien avec les difficultés que Dominique Vauprès a rencontrées dans son élevage laitier. Le 13 mars, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par #RTE. Le gestionnaire du réseau électrique devra verser plus de 450 000 euros à l’#agriculteur en réparation du « préjudice d’exploitation » subi, comme le prévoyait la cour d’appel de Caen dans un arrêt du 2 juin 2022.

    « Cette décision exemplaire est l’aboutissement d’un long combat judiciaire mené par les éleveurs victimes d’installations électriques accompagnés », indique un communiqué publié sur le site du cabinet d’avocats TTLA & Associés, qui accompagne Dominique Vauprès. Ce dernier se battait depuis 2012 contre #RTE. Dès l’installation de la ligne, ses vaches avaient montré des troubles : baisse de la production, comportement anormal, #mammites à répétition, #surmortalité… De guerre lasse, il avait fini par déplacer son #cheptel dans une autre ferme située à 5 km de là. Tout était alors revenu à la normale.

  • [pub] Les extraits du « Côté obscur de la force » : « Pendant la crise des “gilets jaunes”, jamais une surveillance aussi massive n’avait été déployée »

    Dans un livre qui paraît chez Flammarion mercredi 11 octobre, le journaliste Vincent Nouzille propose une enquête très fouillée sur ce qu’il appelle les « dérives du ministère de l’intérieur et de sa #police ». « Le Monde » publie en avant-première des extraits concernant le mouvement social qu’a connu la France en 2018.
    Par Vincent Nouzille

    Bonnes feuilles. C’est un secret d’Etat jusque-là bien préservé que nous dévoilons ici : en pleine crise des « #gilets_jaunes », les services de renseignement français ont mis sur #écoute et géolocalisé des milliers de #manifestants. Jamais une #surveillance aussi massive n’avait été déployée. Jamais autant d’individus en même temps n’avaient été concernés. Jamais de tels moyens techniques n’avaient été combinés pour savoir où des citoyens allaient se rendre, et tenter d’interpeller en amont ceux qui étaient suspectés, à tort ou à raison, de s’apprêter à commettre des violences.

    Selon les témoignages de plusieurs responsables de la police et du #renseignement, si le cadre légal a été formellement respecté, certaines de ces surveillances ont été décidées et avalisées sur la base de critères flous et dans la précipitation. « C’était la panique au sommet du pouvoir et dans les services, explique une source au ministère de l’intérieur. Le mouvement des “gilets jaunes” se transformait chaque samedi en insurrection. Il fallait sauver la République. Nous avons donc ratissé large1. »
    Au lendemain de la journée du 1er décembre 2018, où la violence est montée d’un cran, notamment à Paris avec le saccage de l’Arc de triomphe et au Puy-en-Velay avec l’incendie de la préfecture, le ministre de l’intérieur, #Christophe_Castaner, et son secrétaire d’Etat, #Laurent_Nuñez, décident de changer de stratégie. Ils exigent que le dispositif de sécurité soit plus mobile et demandent davantage d’interpellations en amont. Ils souhaitent surtout une surveillance ciblée de toute personne présumée violente. (…)

    Les services de renseignement ont déjà dans leurs radars des individus classés à l’ultragauche et à l’ultradroite, beaucoup étant « #fichés_S » (pour « sûreté d’Etat »). En revanche, la plupart des « gilets jaunes » sont inconnus. Dans les premiers temps, les services peinent à repérer des « leaders » d’un mouvement aussi éruptif que peu organisé. (…) Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, s’inquiète des activistes provinciaux que ses équipes ne connaissent pas et qui risquent de « monter » à Paris pour y semer des troubles chaque samedi.
    Face aux risques de désordre qui se propagent, les « gilets jaunes » étant insaisissables et se déplaçant sans arrêt, la donne change. « Nous allons maintenant travailler sur cette nouvelle population », glisse, de manière elliptique, Laurent Nuñez à propos des « gilets jaunes », lors d’une audition au Sénat le 4 décembre. Durant la seule journée du 8 décembre 2018, 724 personnes sont placées en garde à vue dans toute la France, souvent avant même qu’elles ne commencent à manifester. Les samedi 15 et 22 décembre, le même dispositif se reproduit. Les différents services ont commencé leur surveillance de certains manifestants considérés comme potentiellement dangereux. Et cela avec l’aval des plus hautes instances, qui ont donné leur feu vert à l’emploi massif des « techniques de renseignement », les « TR » dans le jargon des initiés. (…)

    L’emploi des #techniques_de_renseignement ne peut être justifié que pour la défense nationale, la protection des intérêts majeurs du pays, la lutte contre l’espionnage économique et scientifique, la prévention du terrorisme, du crime organisé et de la prolifération d’armes de destruction massive. Mais elles sont aussi autorisées pour la prévention des « atteintes à la forme républicaine des institutions », de la « reconstitution de groupements dissous » ou des « violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». C’est principalement ce dernier motif – appelé « 5-C » par les spécialistes, et déjà employé lors de l’évacuation de la #ZAD_de_Notre-Dame-des-Landes au printemps 2018 – qui va être utilisé à grande échelle lors de la crise des « gilets jaunes ».

    En décembre 2018, les requêtes de « TR » affluent brutalement (…). Même si les données publiées dans les rapports annuels de la CNCTR [Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement] sont imparfaites, elles donnent un aperçu de cette montée. Les demandes motivées par la « prévention des violences collectives » passent de 6 % de l’ensemble des requêtes en 2017 à 14 % en 2019, ce qui représente une augmentation de 133 % et un cumul de plus de 20 000 demandes en trois ans2 ! Dans le détail, le compteur des « géoloc », déjà en forte croissance les années précédentes, s’affole, passant de 3 751 demandes en 2017 à 5 191 en 2018, puis à 7 601 en 2019, soit un doublement en deux ans et la plus forte progression des techniques de renseignement. Quant aux écoutes, elles se multiplient aussi sur la même période, passant de 8 758 en 2017 à 12 574 en 2019, soit une croissance de 43 % en deux ans. Globalement, cette surveillance a concerné au moins 2 000 personnes entre fin 2018 et fin 2019. (…)

    La pression est telle que le centre d’écoute, basé aux Invalides, doit faire appel à des renforts d’effectifs pour les week-ends. De plus, le nombre de lignes téléphoniques écoutées simultanément a rapidement atteint le maximum autorisé3, ce qui a conduit Matignon à rehausser ce contingent en juin 2019 pour atteindre 3 800 lignes, dont 3 050 réservées au ministère de l’intérieur. Les « grandes oreilles » sont employées à grande échelle.
    Au siège de la CNCTR, un bâtiment sécurisé caché au fond d’un jardin de la rue de Babylone, dans le 7e arrondissement, la tension est maximale chaque fin de semaine à partir de décembre 2018. (…) « C’était l’enfer. Tous les services voulaient un feu vert dans la soirée de vendredi. La Commission n’avait pas forcément le temps de vérifier les motivations indiquées dans les centaines de demandes », précise un de ses membres, qui n’a pas eu son mot à dire sur ces décisions.

    (…) Beaucoup de manifestants ciblés sont ainsi repérés en direct, dans leurs déplacements en voiture, en train, jusqu’à Paris, ou vers d’autres grandes métropoles où se déroulaient des rassemblements importants. Ignorant qu’ils sont géolocalisés grâce à leur téléphone, certains sont interpellés sur les routes, aux péages, dans les gares ou près des lieux de leur résidence. Seize personnes, présentées par la police comme des « black blocs » ou des « ultrajaunes », seront arrêtées à 12 h 30 le samedi 7 décembre 2019, dans une maison louée avenue du Général-Leclerc, au Bouscat, près de Bordeaux, et les locaux perquisitionnés.
    Leur localisation a été rendue possible, affirmeront les enquêteurs, grâce à la découverte faite dans la nuit de tags anti-police peints dans le quartier et sur la foi d’« investigations d’environnement » effectuées le matin même. Mais les détails de ces « investigations d’environnement » ne seront pas versés en procédure, car, selon l’officier de police judiciaire chargé de l’enquête, elles « provenaient d’informations classifiées ». Ce qui correspond à des renseignements de surveillance émanant des services.

    La #géolocalisation permet également de suivre le parcours des « cibles » durant les manifestations. Les trajets sont visualisés en direct sur des écrans. (…) Chaque cible est alors colorée selon son appartenance présumée : rouge pour des cibles de l’ultragauche, bleu pour l’ultradroite. (…)

    D’autres « gilets jaunes » font l’objet d’un traçage en direct hors des manifestations habituelles du samedi. Le dimanche 14 juillet 2019, juste avant le défilé traditionnel des armées sur les Champs-Elysées, les services reçoivent des alertes sur la présence de « gilets jaunes » dans les parages, alors que le périmètre a été interdit à toute manifestation sur ordre du préfet de police. Plus grave : ils soupçonnent une attaque contre le président de la République, Emmanuel Macron. Au vu du risque de « trouble grave à l’ordre public », des surveillances téléphoniques sont aussitôt autorisées, pour quelques jours, sur plusieurs cibles, avant d’être levées faute de menaces avérées. Coïncidence ? Ce jour-là, parmi les près de 200 personnes interpellées dans Paris en marge du défilé, trois leaders connus des « gilets jaunes », Eric Drouet, Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues, sont arrêtés dès le matin aux alentours des Champs-Elysées et placés en garde à vue, avant d’être relâchés dans l’après-midi, une fois les procédures lancées ou classées sans suite. Les techniques de surveillance sont également utilisées de manière intensive pour repérer les manifestants contre le sommet du G7 qui se tient à Biarritz du 24 au 26 août 2019. (…)

    La fin du mouvement des « gilets jaunes » en 2020, suivie de la longue crise sanitaire, n’a pas stoppé cette surveillance ciblée. Au contraire. Selon les données de la CNCTR, chargée de filtrer les requêtes des services, les demandes d’écoutes et de poses de balises pour tous types de motifs sont restées stables à un niveau élevé depuis 2020. Celles portant sur des intrusions dans des lieux privés ont fortement augmenté, tout comme celles sur la captation de données informatiques. Quant aux demandes de géolocalisation en temps réel , très prisées lors des manifestations, elles ont continué leur irrésistible ascension, de 7 601 en 2019, jusqu’à 10 901 en 2022 , un nouveau record.

    Notes de bas de page :
    1- Entretiens avec l’auteur. La plupart des sources de ce prologue ont requis l’anonymat, vu le caractère sensible des informations livrées ici. Les dates des entretiens ne sont pas précisées.
    2 - Nombre des requêtes de TR motivées par les motifs de prévention des violences collectives : 4 226 en 2017 (soit 6 % du total des 70 432 demandes) ; 6 596 en 2018 (soit 9 % des 73 298 demandes) ; 10 296 en 2019 (soit 14 % du total des 73 543 demandes). Source : rapports annuels de la #CNCTR.
    3 - Le contingent d’écoutes était de 3 040 depuis 2017, déjà passé à 3 600 en juin 2018.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/10/09/les-extraits-du-cote-obscur-de-la-force-pendant-la-crise-des-gilets-jaunes-j
    les (...) du texte sont du journal

    edit #police_politique #solutionnisme_technologique #écologie_radicale #SLT #extinction_rebellion ...

    #manifestations #livre

    • « Le Côté obscur de la force », enquête sur la part d’ombre des pratiques policières
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/10/09/le-cote-obscur-de-la-force-enquete-sur-la-part-d-ombre-des-pratiques-policie

      L’enquête de Vincent Nouzille qui paraît le 11 octobre chez Flammarion fait la lumière sur deux tendances de fond aux lourdes conséquences sur les libertés publiques : la multiplication des entraves au droit de manifester et le développement de la surveillance de masse.

      Livre. Depuis P… comme police, d’Alain Hamon et Jean-Charles Marchand (Alain Moreau, 1983), les livres d’enquête sur une institution aussi décriée que propice aux fantasmes n’ont pas fait défaut. Il manquait toutefois, dans ce catalogue, un ouvrage consacré aux plus récentes années, un livre qui serait à la fois une mise en perspective de maux endémiques (comme la difficulté à admettre l’existence de violences policières, fussent-elles répétées et objectivées) et un exercice d’analyse prospective sur des pratiques policières renouvelées, bien souvent inquiétantes. Vincent Nouzille, journaliste rompu aux investigations documentées, comble cette lacune en explorant Le Côté obscur de la force (Flammarion, 512 pages, 23 euros).
      Si elle n’oublie pas les figures imposées et traite notamment de la persistance de réseaux d’influence souterrains au sein du ministère de l’intérieur, son enquête aide avant tout à mettre en lumière deux tendances de fond aux lourdes conséquences sur les #libertés_publiques. La première tient à la multiplication des entraves au #droit_de_manifester grâce à la mobilisation de toutes les ressources judiciaires possibles, parfois au moyen de procédés à la limite du dilatoire. La seconde tendance concerne la mise en œuvre de techniques de surveillance de masse.
      Noyés dans les rapports officiels et les interventions des autorités policières, les chiffres exhumés par l’auteur montrent que des milliers d’individus ont fait l’objet d’une surveillance étroite, une vaste entreprise de « renseignement » décidée au plus haut sommet de l’Etat lors de la crise des « gilets jaunes » et prolongée depuis. La pérennisation de ces techniques fait craindre une extension du domaine panoptique, rendue probable par le test grandeur nature des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024. « Il est assez vraisemblable, prévient Vincent Nouzille, que les enseignements qui en seront tirés inciteront ses promoteurs, notamment toute la filière de la sécurité qui piaffe d’impatience, à vouloir en tirer parti pour passer à la vitesse supérieure. » Et accélérer un mouvement, manifestement déjà bien engagé, de surveillance généralisée.

      "Ils ne peuvent plus s’en passer" : un livre révèle une "flambée" des écoutes depuis les "gilets jaunes"
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/ils-ne-peuvent-plus-s-en-passer-un-livre-revele-une-flambee-des-ecoutes-

      (...) il y a eu au moins 2.000 personnes écoutées ou géolocalisées pendant la crise des « gilets jaunes ». Jamais on n’avait écouté autant de monde en même temps lors d’une crise sociale. Cela a permis aux services de renseignement et services de police, d’une part d’écouter, mais surtout de suivre les #mouvements de ces manifestants et d’en interpeller certains en amont des manifestations. Cela a été, selon eux, extrêmement efficace. Les [représentants] officiels me disent que tout a été fait dans les règles. Mais vu le nombre de demandes et vu, surtout, l’afflux soudain des demandes, nous pouvons nous poser des questions sur les contrôles qui ont pu être exercés en la matière."

      Vous montrez également que cette surveillance n’a pas pris fin après cet épisode des « gilets jaunes »...

      "On aurait pu croire qu’avec la fin de la crise des « gilets jaunes », début 2020, cette surveillance diminue. Or, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé, au contraire. En fait, les responsables du service de renseignement m’ont confié qu’ils y avaient pris goût et ne pouvaient plus se passer des écoutes, et surtout des géolocalisations en temps réel, qui permettent de savoir où sont les personnes que l’on veut surveiller. Le nombre des personnes qui ont été surveillées "au titre des violences collectives", comme on dit dans le jargon, a atteint 3.500 en 2021, c’est à dire trois fois plus qu’en 2017. Nous avons donc bien eu une extension de la surveillance à un nombre beaucoup plus grand de personnes.

      Il y a ensuite eu un léger repli en 2022, mais, début 2023, je révèle qu’il y a eu un nouvel accord de la Commission nationale des techniques de renseignement pour élargir les critères de la surveillance et des possibilités d’écoutes à des personnes qui font partie des mouvements de l’écologie radicale. C’est le cas de certains membres des Soulèvements de la Terre, d’Extinction rébellion et d’autres, notamment toutes les personnes qui ont lutté contre les méga-bassines. Cette commission a décidé fin 2022, début 2023, de changer les critères et d’accepter un certain nombre de demandes des renseignements qu’elle avait jusqu’alors refusées. Par exemple, lorsqu’a eu lieu la première manifestation à Sainte-Soline, en octobre 2022, les services de renseignement avaient fait des demandes d’écoute d’un certain nombre de leaders des mouvements, et cela n’avait pas été accepté par cette commission. Mais vu la violence et les incidents qui ont eu lieu fin octobre, l’intrusion ensuite dans la cimenterie Lafarge, près de Marseille, qui a eu lieu en décembre, et d’autres incidents de ce type, cette Commission de contrôle des techniques de renseignement a décidé d’élargir les critères d’écoute en acceptant désormais des cas de demandes de personnes qui sont susceptibles de commettre des violences non pas physiques, mais des #violences_matérielles, de destruction, de #sabotage."

      #justice #enquêtes_judiciaires #JO #gendarmerie #Service_central_de_renseignement_territorial #RT

  • Par Oui Dire : Rencontre avec Anne Morelli - Ukraine et Principes élémentaires de propagande de guerre Rtbf

    Relever quelques principes majeurs de la propagande de guerre, c’est l’objectif d’Anne Morelli, historienne et professeur honoraire à l’ULB, avec un petit livre concis et efficace : ‘Principes élémentaires de propagande de guerre (utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède…)’ .
    Le livre est traduit en néerlandais, allemand, italien, espagnol, portugais, esperanto et japonais.
    Ni en anglais ni en russe !
    La nouvelle édition en français vient de sortir chez Aden. Un entretien avec Anne Morelli, par Pascale Tison

    https://audio.audiomeans.fr/file/PcNCvtcnHj/1dea6ebd-5e6b-489a-8b12-aad74d356097.mp3

    #Ukraine #propagande #Histoire #guerre #otan #Russie #médias #journalistes #RTBF #Anne_Morelli

    Source : https://auvio.rtbf.be/media/par-oui-dire-par-oui-dire-3056853

  •  » Ça fait combien, 1 Milliard ? Ordres de grandeur.
    https://www.geeks-curiosity.net/milliard-ordres-grandeur

    Un milliard c’est un 1 suivi de 9 zéros, 1 000 000 000. 10^9 soit 10 multiplié 9 fois par lui-même. Mais la théorie ne suffit pas à se représenter ce chiffre, qu’on entend surtout pour parler des ultra-riches de notre monde et leurs fortunes colossales. Alors, concrètement, ça fait combien 1 milliard ? Et à quel point est-ce éloigné d’1 million ?

  • #France : Un nouveau panneau dans les rues des villes

    CONSEILS d’un ANCIEN MILITAIRE - Protégez-vous en manif
    – Equipez-vous !
    – Bombe de peinture pour aveugler les casques des CRS
    – Lunette et masque humide pour les gaz
    – Protections : dos, bras, tibia, tête, coquille pour les testicules, gants renforcés,... (matériel de motards, matériel de sport (decatlon...) )
    – Habillez-vous complètement en noir, chaussures comprises, pour contrer les identifications et les captures vidéos des FO

    Source et compléments vidéo : https://twitter.com/vl_plus/status/1640597581200871424?cxt=HHwWgMC-7dmzycQtAAAA

    • En fait c’est la partie des événements que je n’ai toujours pas comprise : il y a quelques semaines on nous annonçait triomphalement qu’on allait mettre l’économie à genoux, qu’on allait bloquer le pays, y’aurait plus d’essence, plus de transports, ici à Montpellier, « dans 4 jours » la ville allait suffoquer sous les ordures et les rats…

      Et puis grosso modo : rien. Les trajets en train, c’est un peu compliqué, mais pendant toutes ces semaines ça a été à peu près tout ce qui était de perceptible.

      J’ai pas compris ce qui s’est passé, sur ce coup. Alors voir l’enthousiasme des deux-trois derniers jours, sur le thème, ça y est, on met l’économie à genoux, on va voir ce qu’on va voir les capitalistes sont en train de craquer, juste parce qu’on a vu trois sacs poubelle voler, ben j’ai du mal à adhérer…

    • d’ailleurs aucun syndicat ne s’est risqué à y appeler. après la « grève par procuration » de 1995, la grève générale est devenue plus mythique que jamais.

      @CFDT [14 mars]
      https://twitter.com/CFDT/status/1635535311756316675

      « On a tout fait depuis le début du mouvement pour garder l’opinion publique avec nous. A propos de la #grève des éboueurs, ça rend la situation un peu difficile à Paris ou Nantes, la CFDT n’appelle pas à une grève reconductible dans ces secteurs. » @CfdtBerger
      #RTLmatin

    • D’un côté on a la gauche politique, LFI en tête, expliquant qu’elle veut respecter le calendrier de l’intersyndicale. De l’autre on a l’intersyndicale, alignée sur le moins-disant de la CFDT, qui répète qu’elle veut laisser le temps au calendrier politique.

      Ça va, personne n’appelle donc à rien, en dehors de grandes « mobilisations » auxquelles je peux emmener mes enfants, c’est mignon et folklorique, mais ça ne sert pas à grand chose.

  • Coupures de courant : va-t-on fermer des écoles pendant que les remontées mécaniques seront préservées ? - Basta !
    https://basta.media/Coupures-de-courant-va-t-on-fermer-des-ecoles-pendant-que-les-remontees-mec

    Puisque cette liste des 14 000 sites préservés est à ce jour confidentielle...

    Comment dès lors ne pas avoir l’impression, à nouveau, comme lors de la pandémie de Covid 19, que votre gouvernement tente de masquer ces terribles manquements derrière des décisions technocratiques qui mériteraient d’être débattues et derrière une stratégie politique consistant à faire de chacune et chacun d’entre nous le coresponsable d’une situation énergétique qui nous échappe pourtant ? Que penser de l’application Ecowatt [3], qui, sous couvert de mise à disposition de l’information, laisse 14 millions d’entre nous, en situation d’illectronisme, hors d’un système d’alerte numérisé alors que, dans le même temps, l’accès aux numéros d’urgence n’est pas garanti ?

    • En septembre dernier, à la sortie d’une réunion avec certains membres de votre gouvernement, les maires des stations de ski avaient assuré avoir obtenu l’engagement du gouvernement qu’il n’y aurait « pas de coupures électriques dans les stations de ski ». Les stations de ski font-elles partie de ces 14 000 sites jugés prioritaires ? À quel titre ? Quoi qu’il en soit, comment comptez-vous justifier l’annulation de trains du quotidien et la fermeture d’écoles et de crèches pendant que les remontées mécaniques de Megève ou Courchevel continueront à fonctionner ? Pourquoi ne pas arrêter au contraire l’ensemble des remontées mécaniques en cas de besoin de délestages ?

      La question ne se limite pas aux stations de ski. Les panneaux publicitaires lumineux, aux consommations énergivores, vont-ils continuer à fonctionner pendant que certains d’entre nous n’auront pas de courant pour réchauffer la soupe à 19 heures ? [1] La piscine en plein air chauffée à 28°C du Lagardère Paris Racing dans le 16e arrondissement de Paris continuera-t-elle à distraire ses membres select quand les ascenseurs des tours des quartiers populaires d’Aubervilliers, Bobigny, Clichy-sous-Bois ou Grigny seront arrêtés ? L’aéroport du Bourget (aviation d’affaires) continuera-t-il à fonctionner quand la ligne 13 du métro à Paris sera mise à l’arrêt ? Ce que l’on débranche dit beaucoup de la société dans laquelle vous voulez que nous vivions.

    • https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/il-est-sorti-de-ses-gonds-face-aux-risques-de-coupures-d-electricite-la

      Depuis qu’un porte-parole d’Enedis a assuré que les malades sous respirateurs ne seraient pas « prioritaires », le président et la majorité s’agitent pour ne pas faire peur aux Français.
      .../...
      Depuis l’Albanie (!!!) , le chef d’État français a donc délivré un message à tous, et notamment adressé au fournisseur d’énergie et à son propre gouvernement. « Le travail d’EDF, c’est de faire tourner les centrales, le travail du gouvernement, c’est qu’il y ait une planification, le travail de tout le monde, c’est qu’on déroule la sobriété », a-t-il ajouté. « Les scénarios de la peur, pas pour moi ! On reste tous unis et on avance », a conclu Emmanuel Macron, qui a également jugé « stupide » le « débat » qu’il avait « entendu ces dernières heures » sur les risques de coupures d’électricité. Et de conclure que « le rôle des autorités et des entreprises publiques, ce n’est pas de transférer la peur ni de gouverner par la peur ». 

      En coulisses, la Première ministre a été priée d’aller dédramatiser devant l’Assemblée nationale, a appelé à ne pas « agiter de fausses peurs ». « Contrairement à ce que des propos maladroits ont pu laisser penser, nos hôpitaux seront toujours alimentés en électricité et les personnes malades à domicile seront toujours prises en charge », a rassuré Elisabeth Borne. Pour ces patients à hauts risques, un dispositif existe.

      #bouffons_sinistres #abrutis_cosmiques #crétins_abyssaux

    • La consommation énergétique (encore) en baisse en France
      https://www.tf1info.fr/conso/crise-energie-sobriete-la-consommation-energetique-encore-en-baisse-en-franc

      La consommation énergétique en France est à la baisse.
      Selon #RTE, la consommation d’#électricité a observé un recul de 5,8% la semaine dernière par rapport à la moyenne des années précédentes (2014-2019).
      La consommation de #gaz, elle, a baissé en octobre, notamment du fait du temps clément.

      Dans un contexte international de flambée des cours de l’énergie, la consommation de gaz et d’électricité en France comme en Europe est surveillée de près. Pour le moment, une tendance à la baisse est enregistrée. Pour autant, il est encore trop tôt pour déterminer si cela peut s’expliquer par les appels à la sobriété passés par le gouvernement.

      .... Côté électricité, la tendance à la baisse se maintient en France, avec un recul de 5,8% la semaine dernière par rapport à la moyenne des années précédentes (2014-2019), selon des données publiées mardi 22 novembre par RTE. Cette diminution est légèrement plus forte que la semaine précédente où la consommation d’électricité était en recul de 5,4% sur une semaine, ce qui permet à la baisse sur les 4 dernières semaines de se maintenir à - 6,5% de moyenne par rapport à la période 2014-2019.

      Selon le gestionnaire du réseau de transport d’électricité français, la baisse "est largement concentrée dans le secteur industriel, dans un contexte de hausse des prix de l’énergie", semblant souligner que les appels à la sobriété passés par le gouvernement à travers la présentation d’un plan sur le sujet, le 6 octobre dernier, ont été en partie entendus. Ces données sont effectivement_ "alignées sur les températures normales pour la période" et sont indépendantes des valeurs exceptionnellement douces relevées dans l’Hexagone aux mois d’octobre et de novembre.

      Pour autant, le gestionnaire du réseau a prévenu que "l’effet baissier" enregistré pourrait se réduire "au cours des prochaines semaines s’il est majoritairement observé dans des secteurs pas ou peu thermosensibles, comme l’industrie"_. Si l’entreprise s’est dite confiante vendredi sur le fait que le réseau tiendrait pour la fin de l’année, elle a prévu des risques de tensions plus élevés en janvier, en raison du redémarrage plus lent que prévu de réacteurs nucléaires d’EDF.

    • Une photo prise le 30 novembre 2022 d’une longue piscine fumante en plein air, alors que les température hivernales s’installent, a fait le tour des réseaux sociaux. Il s’agit de la piscine extérieure chauffée du Lagardère Paris Racing, située dans le très luxueux 16ème arrondissement de Paris. Propriété du marchand d’armes Largardère, cette piscine dont l’eau est à 29°C toute l’année est fréquentée par le gratin de l’élite économique et politique parisienne.

      La coupe du monde du ski a lieu en Haute Savoie du 15 au 18 décembre. Mais la montagne manque de neige. Pour assurer un l’épreuve de biathlon, le site du Grand Bornand a fait venir 24.000 mètres cube de neige artificielle… par camions !

      https://contre-attaque.net/2022/12/07/sobriete-pas-pour-tout-le-monde

  • Concepts de base des propriétés et valeurs logiques - CSS : Feuilles de style en cascade | MDN
    https://developer.mozilla.org/fr/docs/Web/CSS/CSS_Logical_Properties/Basic_concepts

    CSS Logical Properties (les propriétés logiques CSS) est un module CSS qui définit une correspondance logique vers les propriétés physiques de contrôle de la mise en page selon le sens de lecture et l’orientation du texte.

    Historiquement, CSS permettait de dimensionner des objets selon les dimensions physiques de l’écran. On pouvait alors décrire des boîtes avec une certaine largeur (width) et une certaine hauteur (height), positionner les éléments à partir du haut (top) et de la gauche (left), faire flotter les objets, créer des bordures, des marges, du remplissage (padding) en haut, à droite, en bas et à gauche (resp. top, right, bottom, left, etc.). La spécification sur les propriétés et valeurs logiques définit des correspondances entres ces valeurs physiques et des valeurs logiques, relatives au flux : start et end plutôt que left et right ou top et bottom.

    Voir aussi :
    – la page de la propriété writing-mode qui définit si les lignes d’un texte sont écrites horizontalement ou verticalement et la direction selon laquelle le bloc grandit
    – la page de référence des propriétés et valeurs : https://developer.mozilla.org/fr/docs/Web/CSS/CSS_Logical_Properties

    #CSS #logical_properties #rtl #sens_ecriture #propriétés_logiques_CSS #SPIP #multilinguisme

    • et donc :
      – on se fait enfumer
      (complexité accrue = enfumage quasi sûr)
      – par les actionnaires
      (la case en rouge en haut à droite)
      – depuis 20 ans

    • Cet objectif s’est concrétisé par la séparation entre les activités de distribution, de production et de commercialisation, afin que des nouvelles entreprises d’électricité puissent se lancer dans le jeu. Mais à l’approche des années 2010, les concurrents de l’ex-entreprise publique ont protesté : en raison du parc nucléaire français, payé par le contribuable français et désormais amorti, EDF reste l’entreprise la plus compétitive. Impossible donc d’instaurer la concurrence. L’idéologie face aux faits n’avait pas dit son dernier mot : en 2010, la loi NOME instaure le principe de l’Accès Régulé à l’Énergie Nucléaire Historique (Arenh) qui oblige EDF à vendre à prix coûtant à ses concurrents un quart de sa production. Le fournisseur d’énergie est contraint de céder une grosse quantité de son électricité nucléaire à sa propre concurrence à un tarif régulé s’élevant depuis le 11 mars 2022 à 46,20 euros par mégawattheure, un prix cassé par rapport au marché, où le mégawattheure s’échangeait le 22 août à plus de 600 euros. Cette aberration économique doit s’accompagner d’engagement de la part des fournisseurs alternatifs : par exemple, répercuter ce bon deal sur les prix offerts à leurs consommateurs, et surtout investir enfin dans la production d’énergie… ce qu’ils ne font pas, et ce qui explique en grande partie le manque de capacité énergétique que connaît le pays actuellement : « les concurrents [d’EDF] sont simplement des traders qui achètent et vendent leur électricité sans installer de la puissance de production qui aurait fait d’eux de vrais acteurs du marché », expliquait le secrétaire général de la branche Énergie du syndicat Force Ouvrière, Alain André, à franceinfo en août 2022.