• Nantes Révoltée - #INTERVIEW : L’ART DE PEINDRE LES #BANQUES
    https://www.nantes-revoltee.com/interview-lart-de-peindre-les-banques
    #art #rue #peinture #vandal #graff #seday #tag #pollock #harcor
    " Parle moi de ton parcours.

    – Je viens du graff. Du vandal pur et dur. J’ai pendant longtemps tagué des métros, des trains, de la street, avec différents pseudos. Un jour, je me suis rendu compte que ça n’était pas l’ego trip qui m’importait mais le cri de révolte. J’ai toujours aimé l’art de Jackson Pollok, la gestuelle, le corps, les trips, et les cris. Mon parcours est un cri de couleur. C’est mon langage contestataire.

    – Parle-moi de la première banque que tu as « attaquée »

    – C’était un Crédit lyonnais. Au début, je ne cassais que des banques Crédit lyonnais. Avec un tag qui disait : « Give me my money back. » C’était il y a environ douze ans, lorsque le Crédit lyonnais était à deux doigts de faire faillite. Le gouvernement avait alors obligé chaque citoyen inscrit à la banque à payer 250 euros – c’était directement prélevé de notre compte pour « sauver la banque », prétendu pilier de notre économie. Est-ce que, maintenant qu’ils font à nouveau des milliards de bénéfices, ils nous ont rendu nos 250 euros ? Non, bien sûr. Ils ont juste changé de nom. Ils s’appellent désormais le LCL. Je sais bien que l’on n’arrêtera pas le capitalisme en cassant des banques – il s’agit d’un symbole.

    – Depuis, il me semble que tu t’es diversifié. Tu attaques d’autres enseignes que le LCL

    –En effet. Aujourd’hui, je m’attaque à toutes les banques, avec une petite préférence pour la Société Générale, surtout depuis la fuite des Panama Papers.

    – Depuis les manifestations des Gilets Jaunes, on a vu de nombreux casseurs de banques agir. Dirais-tu que chaque casseur a un style particulier ?

    – Oui, il y en a que l’on reconnaît tout de suite. Quand je vois tel ou tel slogan, je sais direct qui est l’auteur. C’est un peu comme dans le graffiti, chacun a sa patte. Il y a aussi celui qui peint toutes « ses » banques systématiquement en jaune. Pour moi, c’est comme du Land Art, en version hardcore. Sinon, je crois en effet avoir influencé des plus jeunes avec des bank paintings, pourvu que le mouvement continue à prendre de l’ampleur … »"

  • Migrants à #Paris : l’#ultimatum aux autorités

    Invité d’« À l’air libre », #Yann_Manzi, cofondateur de l’ONG #Utopia_56 qui vient en aide aux migrants, annonce une nouvelle action, « type place de la République, ou bien différente mais d’ampleur », si les demandes de logement d’urgence ne sont pas acceptées.

    « Tous les soirs, des dizaines de familles, d’enfants, de bébés, de femmes enceintes dorment dehors. » Sur le plateau d’« À l’air libre », mercredi soir, Yann Manzi, cofondateur de l’ONG Utopia 56, qui vient en aide aux migrants à Paris comme à Calais, ne décolère pas. Deux mois après l’évacuation violente de la place de la République, des centaines de migrants sont toujours condamnés à l’errance dans les rues de la capitale et de sa banlieue proche. Et ce malgré les promesses de la ministre du logement, Emmanuelle Wargon. Utopia 56 a donc écrit aux autorités pour leur demander une action concrète. En l’absence de réponse et pour dénoncer cette politique de « non-accueil », Yann Manzi lance donc un ultimatum et promet une nouvelle action d’ampleur en cas de non-réponse.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/140121/migrants-paris-l-ultimatum-aux-autorites

    #asile #migrations #réfugiés #hébergement #logement #SDF #sans-abrisme #sans-abris #France

    –—

    En lien avec la destruction du campement à la #Place_de_la_République (23.11.2020) :

    https://seenthis.net/messages/889796

    ping @karine4 @isskein

    • Des extraits de l’interview à Yann Manzi :
      https://www.youtube.com/watch?v=y3ypJdInLZM&feature=emb_logo

      Extrait de la lettre envoyée par Utopia 56 aux autorités :

      « Nous ne pouvons plus tolérer que le passage à la rue soit une étape obligatoire d’un demandeur d’asile qui arrive à Paris »

      Yann Manzi :

      « On a dit au gouvernement qu’on visibiliserai systématiquement toutes les mises à la rue. (...) On va rendre visibles ces invisibles »

      –----

      Collectif citoyens solidaires du 93 a ouvert un lieu pour les personnes qui, après destruction du campement de Saint-Denis ("refuge" pour 3000 personnes), n’a pas été mises à l’abri.

      Denis, membre du collectif :

      « Il y a une espèce de frustration face à des mots qui peuvent être dits par des politiques institutionnelles et traditionnelles qui se disent de gauche et qui ont en leur possession énormément de locaux vides et qui n’en font rien. Le but c’est de leur forcer un peu la main et de faire ce qu’ils devraient faire : d’investir des locaux vides et qui sont appelés à rester vides pendant un certain temps. ça me parait une décision saine, sage et de bon sens. »

      Réaction de la mairie écologiste de Saint-Denis —> elle a lancé une procédure d’#expulsion.
      Communiqué du 6 janvier 2021 :


      Elle précise aussi que

      « dans cette période hivernale, l’Etat doit demander la réquisition de nombreux logements et bureaux vides qui sont d’ailleurs souvent situés dans des villes bien plus riches que la nôtre »

      –-> Réaction de Yann Manzi :

      « C’est le ping-pong, tout le monde se renvoie la patate chaude, comme on dit, et c’est dans toutes les régions de France : ’C’est pas moi, c’est l’Etat, c’est pas aux élus’, alors qu’en fait on peut imaginer... des locaux vides, il y en a partout. Je crois que c’est une politique et une volonté de #non-accueil, et de passer un message à toutes ces populations qui veulent venir : ’Regardez, on ne vous accueille plus’. C’est un vrai #projet_politique et c’est ça qu’on essaie de démontrer et de dire, c’est que tout cela est bien organisé et voulu. On n’est pas envahis, loin de là ! Cette volonté politique de laisser les gens à la rue c’est une réelle volonté politique. Et c’est ça qui est dramatique, ce rendre compte de ça, ça fait peur... c’est des femmes, des bébés, c’est des enfants et c’est aussi, demain, à cause du covid, beaucoup de nos compatriotes qu’on croise dans les rues. Est-ce que la #rue, en France, dans un pays si riche, est une alternative aujourd’hui pour les gens qui n’ont pas de solution, avec tous ces lieux qui existent ? Nous on dit, tout simplement : ça suffit ! Et les citoyens resteront engagés et resteront là pour être vigilants et pour informer le public. »

      Question du journaliste : « Qu’est-ce qui bloque ? »
      Yann Manzi :

      « Il y a une réelle volonté de non-accueil. C’est une politique de non-accueil. ça fait des décennies qu’on dit qu’il manque des places dans les dispositifs d’accueil d’exilés. Des dispositifs ne sont pas mis en place, et c’est pour faire passer un message, pour tous ceux qui veulent venir : ’Regardez, on n’accueille plus !’. C’est le fameux #appel_d'air, une honte. On imagine que si on accueille bien ils vont venir en masse nous envahir, ce qui est totalement faux et fou. Et puis derrière, plus de #points_de_fixation, donc plus de campements dans Paris et on chasse les gens sous les ponts, donc ça devient totalement inhumain. »

      Journaliste : « Il y a beaucoup d’élus de gauche en Île-de-France, comment vous regardez ce qu’ils font par rapport à ça ? »

      « Je ne fais pas de généralité, mais ce qu’on voit et qu’on constate nous sur le terrain... il y a un moment où les élus ils peuvent faire ce qu’ils peuvent, et après il y a des élus qui ont la volonté de faire croire qu’ils font et la réalité est toute autre. C’est toujours le même jeu : ’C’est pas moi, c’est à l’Etat’. Nous, ce qu’on dit, c’est qu’à un moment donné, pendant cette crise humanitaire et pendant cette crise de covid, on dit que les élus ont des responsabilités et ils peuvent prendre des dispositions qu’aujourd’hui ils ne prennent pas. Et c’est ça qui est alarmant, parce qu’à jouer au ping-pong à dire ’Non, c’est pas moi, c’est l’Etat’, on peut imaginer que les élus ont leur part de responsabilité, ils peuvent faire des choses... après c’est des #choix_politiques : on peut mettre 50 millions pour la rénovation de la cathédrale et on met très peu d’argent pour les exilés. C’est des choix politiques, c’est encore de la politique et bien sûr... les exilés ça n’a pas forcément le vent en poupe, donc c’est évident que électoralement ce n’est pas porteur d’en faire trop pour eux. »

      Journaliste : « Et à #Calais, c’est les mêmes blocages ? »

      Yann Manzi : "Non, c’est pire. Paris c’est très violent et compliqué, mais Calais c’est le #laboratoire sur les politiques migratoires en France et de tout ce qu’on peut faire d’inhumain. On teste des politiques de non-accueil là-bas qui sont extrêmement poussées, sur le fait de laisser des gens à l’abandon dans le froid, sur les empêcher de manger, sur l’empêchement des associatifs de pouvoir les aider. Donc, tout est mis en place pour harceler ces populations, les rendre fous. On a beaucoup d’alertes sur le côté psychologique de ces populations qui vivent à la rue pendant des mois avant de pouvoir avoir un hébergement. Donc la situation est assez alarmante, et Calais et Grande-Synthe c’est une #horreur. Ils vivent dans la #boue, saccagés tous les jours. Il y a eu plus de 1000 démantèlements à Calais. Ce qu’on a vu à la Place de la République ça se passe tous les jours à Calais et à Grande-Synthe, avec des femmes et des enfants, et toujours ces politiques qui se renvoient la balle et ces élus qui disent ’c’est intolérable’, mais par contre qui ne font pas grande chose.

      « C’est une #violence_policière à Calais et Grande-Synthe depuis le démantèlement de la jungle de Calais... c’est incroyable ce qui se passe là-bas »

      #in/visibilité #visibilisation #invisibilité #visibilité #inhumanité #responsabilité #violence #harcèlement #santé_mentale

  • Bas-Rhin : le maire de #Lauterbourg remet en place un ancien #panneau « #région_Alsace »

    #Jean-Michel_Fetsch, maire de Lauterbourg, a décidé de réinstaller lundi 28 décembre un ancien panneau « région Alsace », à quelques jours de la naissance de la #collectivité_européenne_d'Alsace.

    Le 1er janvier 2021 marquera la création de la Collectivité européenne d’#Alsace (#CEA). A quelques jours de cette date, Jean-Michel Fetsch, le maire de Lauterbourg, village frontalier avec l’Allemagne situé au nord-est du Bas-Rhin, a décidé de réinstaller symboliquement un ancien panneau « région Alsace ». Le panneau qu’il conservait depuis des années a (re)pris place à l’entrée de la commune, #rue_du_général_Mittelhauser, à la frontière allemande.

    « C’est avec mes adjoints Jean-Luc Stoltz et José Saum mais aussi avec l’aide du personnel communal que Lauterbourg est revenue en Alsace. Deux années, ce panneau qu’ils voulaient remplacer par celui Grand Est, était bien au chaud dans mon bureau. Que vive l’Alsace !!! »", raconte le maire sur sa page Facebook,

    Sur les réseaux sociaux justement, le post représentant cette installation rencontre un certain succès et suscite de nombreux partages. Une démarche insolite que le premier édile justifie également par ces mots : « Lauterbourg est alsacienne et ne sera ni Grand-Estoise ni Pamina Land.(..) Nous sommes très bien chez nous comme nous sommes, croyez-moi. »

    Le maire, farouchement opposé à la #fusion des régions Alsace, #Lorraine et #Champagne-Ardenne, n’en est pas à son premier coup d’éclat. Il y a trois ans déjà, en octobre 2017, il annonçait, après avoir participé à l’enlèvement du panneau « Alsace » vouloir retirer son successeur, celui de la #région_Grand_Est, puis remettre le premier. « Un acte de #résistance » (...), pour absolument défendre notre petite Alsace", expliquait-t-il à l’époque.

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/JdtP1fGIPHkF3mS9aTDCnBc985A/930x930/regions/2020/12/29/5feb049500152_panneau_cea_1-5136922.jpg

    Les panneaux officiels représentant la Collectivité européenne d’Alsace sont eux déjà prêts et devraient être installés au début de l’année 2021 dans le territoire.

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/insolite-bas-rhin-maire-lauterbourg-remet-place-ancien-
    #toponymie #toponymie_politique #région #France

  • La maire de Marseille, Michèle Rubirola, annonce démissionner pour raisons de santé
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/12/15/la-maire-de-marseille-michele-rubirola-annonce-sa-demission_6063475_823448.h

    Où l’on apprend que #Rubirola n’aime pas la tambouille électorale :

    « Benoît et moi, c’est un peu le yin et le yang. Il est très politique ; moi, je n’apprécie pas la tambouille électorale. Fonctionner en binôme, déléguer, faire confiance, c’est une vision écolo de la politique. J’aimerais porter une autre façon d’être maire »

    #Marseille

    • Sa démission était annoncé mi-octobre par le même journal
      « Tu es au courant que je ne reste que trois mois ? » : à Marseille, les débuts déroutants de Michèle Rubirola
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/14/tu-es-au-courant-que-je-ne-reste-que-trois-mois-a-marseille-les-debuts-derou

      Elue en juin, la maire écologiste s’interrogeait encore en octobre sur son rôle et laissait alors souvent la main à son premier adjoint, #Benoît_Payan.

      Qui est Benoit Payan, le futur plus jeune maire de Marseille ?
      https://www.challenges.fr/politique/benoit-payan-l-interi-maire_742197

      Depuis juillet dernier, Benoit Payan était maire officieux de Marseille. Il pourrait être, lundi prochain, maire officiel, ce qui aura le mérite de simplifier les choses. A 42 ans, il serait le plus jeune maire de Marseille, coiffant un autre socialiste, Gaston Deferre, au poteau d’une année – ce dernier ayant été élu à 43 ans.

      Benoît Payan
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Benoît_Payan

      Désolé, cette page a été récemment supprimée (dans les dernières 24 heures)

      15 décembre 2020 à 16:49 Cédric Boissière discuter contributions a protégé Benoît Payan [Créer=Autoriser uniquement les administrateurs] (expire le 18 décembre 2020 à 16:49) (Attendons son élection)

      15 décembre 2020 à 16:49 Cédric Boissière discuter contributions a supprimé la page Benoît Payan (Ne répond pas aux critères d’admissibilité)

      15 décembre 2020 à 16:33 Wikisud82 discuter contributions a créé la page Benoît Payan (Nouvelle page : ’’’Benoît Payan’’’ est un homme politique français. Premier adjoint à la maire de Marseille Michèle Rubirola de juillet à décembre 2020, il assure ces fonctions par…) Balises : Modification par mobile Modification par le web mobile Modification sur mobile avancée

      24 juillet 2020 à 15:11 Enrevseluj discuter contributions a supprimé la page Benoît Payan (Décision communautaire)

      24 juillet 2020 à 15:01 Axelcortes13 discuter contributions a créé la page Benoît Payan (Création de la Page et de 3 sections plus d’une Infobox) Balise : Éditeur visuel

      2 février 2020 à 14:59 OT38 discuter contributions a supprimé la page Benoît Payan (Page supprimée suite à une décision communautaire)

      [je vois pas plus d’historique, ndc]

      Pas du coin, sauf brèves incursions, je suis certain qu’on entendra du "Cochon de Payan", du " Payan ! Au bagne !" et d’autres compliments idoines dans la ville un de ces quatre. Mais peut-être en existe-t-il déjà ?
      #PS

    • Municipales à Marseille : les raisons du succès de l’écologiste Michèle Rubirola , Gilles Rof (Marseille, correspondant) et Solenn de Royer, 01 août 2020, Màj le 04 août 2020
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/08/01/municipales-marseille-les-raisons-du-succes-de-l-ecologiste-michele-rubirola

      Une note de la Fondation Jean-Jaurès, que dévoile « Le Monde », met en évidence le rôle joué par une « classe moyenne et supérieure éduquée » dans la victoire du Printemps marseillais.

      Et « l’inconcevable » se produisit à Marseille. Médecin et conseillère départementale écologiste, Michèle Rubirola, âgée de 63 ans, totalement inconnue du grand public il y a six mois, a été élue maire de la deuxième ville de France, le 4 juillet, après vingt-cinq ans de règne de Jean-Claude Gaudin. Comment ce basculement historique a-t-il pu se produire et pourquoi ? Dans une épaisse note dévoilée par Le Monde, intitulée « Comment la gauche néomarseillaise a éjecté la bourgeoisie locale ? » , la Fondation Jean-Jaurès – qui s’est penchée sur les résultats des deux tours des élections municipales – donne quelques clés.

      Le think tank progressiste [et youplaboum] analyse ainsi la montée en puissance de la « gauche culturelle » dans cette commune de 870 000 habitants, dont une partie s’est renouvelée au cours des dernières années. S’ils concèdent que la #gentrification reste un phénomène « homéopathique (…) peu susceptible de faire bouger les équilibres locaux » , et qu’il serait « absurde d’attribuer aux seuls #néo-Marseillais la victoire » de Michèle Rubirola, le géographe Sylvain Manternach et l’essayiste Jean-Laurent Cassely soulignent le « rôle moteur » joué par une « classe moyenne et supérieure éduquée » dans le succès du Printemps marseillais.

      Comme à Lyon ou à Bordeaux, qui ont vu le triomphe des écologistes, un électorat « rajeuni, culturellement favorisé et mobile » a eu raison d’un électorat de notables, plus âgés et installés dans les beaux quartiers, ou alors issus de la petite bourgeoisie. Le vote pour le Printemps marseillais a été ainsi d’autant plus fort dans les quartiers qui ont vu leur population changer depuis une quinzaine d’années, notent les auteurs de la note. Les trois arrondissements qui ont connu un renouvellement de plus de 30 % de leur électorat (le 1er, le 6e et le 2e) ont tous les trois donné au Printemps marseillais des scores supérieurs à 30 % au premier tour, soit 6 points au-dessus de sa moyenne (23,44 %).

      Elan de centre-ville, militant et dégagiste

      L’arrondissement le plus renouvelé, le 1er, est celui qui offre au Printemps marseillais son meilleur score, avec une majorité absolue de 54,7 % des voix dès le premier tour, écrivent Sylvain Manternach et Jean-Laurent Cassely. A l’inverse, poursuivent-ils, dans les arrondissements d’« autochtones », « là où une plus forte part des électeurs est restée stable par rapport à la précédente élection, le score du Printemps marseillais est de 7 à 9 points en dessous de sa moyenne de premier tour ».

      L’analyse de la Fondation Jean-Jaurès relève également avec justesse [oh ben dis donc] que le Printemps marseillais a obtenu ses meilleurs scores dans les quartiers les plus centraux de la ville – un territoire clairement défini qui chevauche les 1e, 5e et 6e arrondissements. Le 1er est « peuplé d’#étudiants et d’#intellectuels_précaires » , le 5e a été gagné par le processus de gentrification et le 6e est plus bourgeois. « C’est aussi dans ces quartiers et arrondissements que réside une #classe_moyenne alternative à la petite bourgeoisie traditionnelle votant à droite », observent les auteurs de la note.

      Dans l’hypercentre, l’émergence d’une force politique homogène traduit « un vote de militants de gauche, porté par les populations diplômées et d’intellos précaires du centre-ville, proches des nombreux collectifs et associations bâtis autour de l’écologie, de la mixité sociale, de l’aménagement urbain ». Un vote qui, dans un contexte d’#abstention « historiquement élevée » – 64 % au second tour à Marseille –, voit son poids électoral prendre « une importance stratégique jamais acquise dans un scrutin jusqu’à présent ».

      L’analyse des bureaux les plus favorables au Printemps marseillais fait clairement émerger un cercle d’un ou deux kilomètres de diamètre dont l’épicentre est le quartier de #la_Plaine. Dans cette zone d’habitat dense, où prédominent les immeubles typiques en « trois fenêtres marseillais » , prisés par les nouveaux arrivants, une dizaine de bureaux ont voté à près de 80 % pour les listes de Michèle Rubirola au second tour. De cet élan de centre-ville, militant et dégagiste, la Fondation Jean-Jaurès différencie un vote d’adhésion au Printemps marseillais plus centriste, dont une partie est « Macron-compatible » .

      Rejet de l’équipe sortante

      « Un vote émanant de quartiers préservés qui subissent de plein fouet l’urbanisation et la #bétonisation de Marseille, lié à une population nouvellement arrivée qui, installée dans les quartiers de bord de mer, se confronte géographiquement et socialement à la bourgeoisie locale historique dont elle ne partage ni les valeurs ni la vision de la ville », explique la Fondation. Une bourgeoisie de néo-Marseillais « plus moderne et plus mobile » qui rêve d’une ville enfin en phase avec ses attentes dans les domaines de la propreté, du transport et du confort urbain.

      Les quartiers qui donnent de très bons scores au Printemps marseillais sont aussi ceux où s’est cristallisé le rejet de l’équipe sortante, dont Martine Vassal, la candidate Les Républicains, est l’héritière. Les arrondissements du centre-ville ont vécu très directement deux des crises majeures du dernier mandat du maire sortant, Jean-Claude Gaudin. D’une part, les effondrements de la #rue_d’Aubagne, le 5 novembre 2018, qui ont fait huit morts et ouvert une crise du logement indigne frappant directement près de 4 000 délogés – et donc beaucoup d’électeurs –, notamment en centre-ville.

      Mais aussi la « bataille de la Plaine », affaire plus locale mais à la forte capacité de mobilisation. Une violente polémique autour d’un projet de rénovation de la place Jean-Jaurès (6e), brutalement imposé par la municipalité. Le chantier, débuté en octobre 2018, est toujours en cours. Il a transformé ce lieu de vie du centre-ville alternatif en un chaos de travaux à ciel ouvert qui n’a fait qu’accentuer la colère des habitants contre l’équipe en place. Le poids de cette opération d’aménagement controversée se lit dans les résultats du premier tour. Avec un électorat moins renouvelé que celui des quartiers voisins (26,73 % de nouveaux inscrits de plus de 24 ans), la Plaine a donné au Printemps marseillais un de ses meilleurs scores (41,7 %).

      L’étude du vote dans le 3e secteur, remporté par Michèle Rubirola en personne, est sûrement celle qui apporte le plus de valeur à l’analyse de la Fondation Jean-Jaurès. On y voit le poids du Printemps marseillais dans une trame de rues en complète transformation dont la colonne vertébrale est le boulevard Chave. Cette artère jusqu’alors somnolente voit éclore, depuis quelques années, bars et restaurants nocturnes, épiceries paysannes et commerces branchés.

      Basculement géographique inédit

      Le vote pour le sénateur Bruno Gilles (ex-Les Républicains, LR), vainqueur sans discontinuer des municipales dans ce secteur depuis 1995, apparaît comme repoussé vers une ceinture périphérique, par l’avancée de ce « nouveau Marseille ». Il illustre un « Marseille d’avant » qui s’appuie plus fortement sur des réseaux traditionnels, notamment à travers les comités d’intérêt de quartier, les clubs de boulistes ou de sport. Ce territoire prend naissance au-delà du Jarret, sorte de périphérique marseillais, et des voies de la gare Saint-Charles, et reste encore à l’écart du nouvel épicentre dynamique. L’étude observe ainsi « une ligne de séparation assez nette entre le Marseille dense des immeubles anciens, qui vote à gauche, et un Marseille périphérique, pavillonnaire et des immeubles plus récents, résidences ou grands ensembles, au nord et à l’est ».

      Les auteurs observent en revanche que « l’élan réformateur du Printemps marseillais » a rencontré moins d’écho dans le sud de la ville, « où s’est installée de longue date une #bourgeoisie plus économique que culturelle », ou à l’est, « où s’épanouit une version plus périurbaine de la vie marseillaise ». Même si certaines enclaves du sud, notamment autour du port de la Pointe-Rouge, que l’étude définit comme un « micromarché immobilier très prisé des nouveaux arrivants », se sont montrées plus favorables au changement. Il s’agit d’un basculement géographique inédit du centre de gravité de la gauche marseillaise.

      A l’échelle de la ville, outre la rupture entre nord et sud, encore clairement visible à travers le vote favorable à Martine Vassal au premier tour, concentré au sud d’une ligne prolongeant le Vieux-Port, c’est une opposition entre gauche de centre-ville et droite périphérique que dessine la victoire de Michèle Rubirola. Les quartiers qui votent LR sont « pour la plupart moins denses, peu mixtes socialement et ethniquement et adoptent un modèle périurbain » qui s’appuie sur l’utilisation de la voiture.
      Reflet de cette « gauche de centre-ville », le Printemps marseillais n’a d’ailleurs pas convaincu le gros de l’électorat populaire, notamment celui des #quartiers_nord de Marseille. A l’instar des autres métropoles, dans lesquelles les listes écologistes et citoyennes ont fait campagne, le discours des candidats du Printemps marseillais s’est principalement adressé aux habitants plutôt favorisés, en tout cas culturellement, et vivant dans le centre-ville. « Les militants des listes écologistes et citoyennes n’ont pas su appréhender les attentes des quartiers excentrés à forte composante immigrée », résument les auteurs.

  • « L’urbanisme moderne prive les enfants de ce fabuleux terrain de jeux qu’est la rue » | Margaux Wartelle
    http://cqfd-journal.org/L-urbanisme-moderne-prive-les

    Trois ou quatre agrès posés là, des sols qui amortissent les chutes, un peu de couleur pour égayer l’ensemble et des barrières pour contenir le tout. En ville, les aires de jeux n’envoient pas franchement du rêve. Ces rares espaces bien délimités sont davantage construits pour rassurer les parents qu’amuser les enfants. Thierry Paquot, philosophe, a entre autres, coordonné « La Ville récréative – Enfants joueurs et écoles buissonnières ». En mobilisant l’histoire, il réfléchit à une ville faite pour et avec eux. Entretien. Source : CQFD

  • #Paris (Xe) : des nouvelles suite à l’agression policière dans le quartier Ste-Marthe lundi dernier
    https://fr.squat.net/2020/10/03/paris-des-nouvelles-suite-a-l-agression-policiere-dans-le-quartier-ste-mar

    Lundi 28 septembre, cinq compas ont été interpellé⋅e⋅s par la BAC lors d’une discussion du côté de la place Ste-Marthe, qui venait de connaître un week-end d’occupation et d’ateliers contre la gentrification. Les principaux acteurs de la gentrification du quartier sont les sociétés immobilières Edmond-Coignet et Nexity, actionnaires majoritaires de la Société Immobilière de Normandie […]

    #camp_Climat #manifestation #procès #quartier_Sainte-Marthe #rassemblement #rue_Jean_et_Marie_Moinon

    • C’est aussi mon sentiment. Doublé d’une façon de détourner l’attention (comme avec les contaminations ayant eu lieu dans des « événements privés » montrées du doigt plus que les autres). Et aussi de recommencer à montrer ses muscles (puisque les flics peuvent maintenant punir les contrevenants).

      Autres lieux curieusement épargnés : les #bars et les #restaurants. Bien sûr qu’on ne peut pas boire ou manger avec un masque, mais dans ce cas ces lieux devraient être fermés. Qu’en pensez-vous ?

      Et aussi, si les masques sont obligatoires partout, pourquoi ne sont-ils pas fournis par l’État ?

      #coronavirus #masques #contradiction #rue #travail #école #flics #répression

      le #foutage_de_gueule continue

    • Le cul dans les ronces - Christian Lehmann
      https://www.liberation.fr/france/2020/08/17/le-cul-dans-les-ronces_1796988

      On n’a pas le cul sorti des ronces… Depuis le début de la pandémie, la population française est confrontée à des injonctions contradictoires entraînant chez les uns un état de sidération, chez d’autres des craintes irraisonnées, ou au contraire une défiance envers toute mesure officielle de sécurité sanitaire. « Fermez les écoles… mais allez voter », « ne mettez pas de masque… mettre un masque est obligatoire », « les masques sont réservés aux soignants… il n’y a pas de masques pour tous les soignants », « mettez un masque et gardez vos distances… laissez-moi prendre un bain de foule à visage découvert ».

      Et à chaque fois que l’épidémie progresse, des experts, très souvent responsables de la situation actuelle, viennent morigéner les Français, et les menacer de nouvelles restrictions, justifiées par leur « coupable relâchement ».

    • Sur un sujet proche :

      Ces contaminés sacrifiés sur l’autel de la rentabilité
      Olivier Bonnet, Plume de Presse, le 15 août 2020
      https://seenthis.net/messages/871847

      parmi les 609 clusters, les entreprises hors établissements de santé restent les types de collectivités les plus représentés (22%), avec le milieu familial élargi (plusieurs foyers) et les événements publics/privés rassemblant de manière temporaire des personnes (21%) et les établissements de santé (17%)

      On peut aussi arrondir et dire que c’est un tiers chaque...

    • Les masques sont obligatoires, mais pas fournis par l’Etat, et pour certain.es, ça fait un sacré budget. Le risque contreproductif est donc que, de plus en plus, les gens utilisent mal les masques (trop longtemps, les réutilisent, ne les lavent pas ou mal etc.). C’est ça aussi quand on manie la menace plutôt que la persuasion, on récolte la triche...

    • Le MEDEF te fait déjà savoir qu’il est inquiet… en mode #cétautomatique.

      Coronavirus | Masques obligatoires au travail : les employeurs inquiets
      https://www.lalsace.fr/sante/2020/08/18/masques-obligatoires-au-travail-les-employeurs-inquiets

      Le Medef s’inquiète en particulier d’un risque de « réactivation de la peur d’aller travailler » chez certains salariés. Fin mai, plus de la moitié des entreprises avaient réintégré l’ensemble de leurs salariés à leur poste de travail tandis que 41 % maintenaient encore des salariés en chômage partiel et 21 % en télétravail, d’après une enquête de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises).

      Au lieu du quasi-retour à la normale espéré, les entreprises craignent un alourdissement de leurs charges si le masque est rendu obligatoire. Fin mai, la CPME estimait à 100 euros par mois et par salarié le coût moyen des mesures de protection sanitaire (masques, renforcement des mesures d’hygiène, parois de séparation transparentes…).Près de neuf entreprises sur dix ne le répercutaient pas sur leurs clients.

    • Autres lieux curieusement épargnés : les #bars et les #restaurants. Bien sûr qu’on ne peut pas boire ou manger avec un masque, mais dans ce cas ces lieux devraient être fermés. Qu’en pensez-vous ?

      Je suis assez d’accord, même si je suis un assez grand consommateur de resto ou ptit-bar-concert. Et je trouve les lettres ouvertes des artistes ou milieu culturel assez contradictoires avec ce qu’on sait de la propagation en milieu fermé. Du genre « les restos ont le droit alors nous aussi on devrait ». Alors que ça devrait être « mais pourquoi les restos et bars ont encore le droit avec ce qu’on sait ». Ok chacun prêche pour sa chapelle et les gens sont pris à la gorge et risque de voir leur activité disparaitre donc je comprends que beaucoup fassent tout pour continuer à travailler, mais à côté c’est des milliers de morts ou de gens handicapés longtemps. (Mais je le répète, c’est « facile » de dire ça quand on bosse surtout à la maison et qu’on ne dépend pas d’un public en foule.)

  • La ville des enfants et des jeunes : une ville pour tout·e·s !
    https://topophile.net/savoir/la-ville-des-enfants-et-des-jeunes-une-ville-pour-tout%c2%b7e%c2%b7s

    Convaincu que « tout territoire qui associe les enfants à son devenir en fait un lieu de partage accueillant à chacune et chacun » autrement dit que la ville des enfants est une ville pour toutes et tous, le collectif Rues aux enfants rédige à l’occasion des 30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant... Voir l’article

  • Coincidence : Au moment ou le mythe d’une invasion africaine de l’Europe (sous-entendu : blanche) multiplie les ventes pour une certaine droite (Grasset), un magazine américain réédite un texte écrit par UMBERTO ECO il y a 25 ans, au sujet du rôle du complotisme pour attiser la ferveur nationaliste et regénérer la peste brune du fascisme.
    https://www.nybooks.com/articles/1995/06/22/ur-fascism
    #StephenSmith #RuéeVersL'Europe #néofascisme #NewYorkReviewOfBooks #UmbertoEco #LePen #complotisme

  • Photos From the George Floyd Protests, City by City - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2020/05/30/us/george-floyd-protest-photos.html

    Thousands have taken to the streets to express their anger over racism and police violence. Some of the demonstrations have turned violent, prompting the activation of the National Guard in at least 21 states. Here are some scenes from the protests:

  • Places of residence of Sahelian emigrants, 2015

    Sahelian migration within the region: Burkina Faso and Mali alone are responsible for over 28% of West African emigrants. Along with Niger and Chad, they are the countries whose migration trajectories are most centered on neighbouring and nearby countries. Emigrants from Senegal and Mauritania are more oriented towards the rest of the world. Cabo Verde has proportionately the largest number of emigrants; its diaspora is larger than its resident population. Seasonal migration during the lean season in Sahelian countries is impossible to accurately assess, but is probably in the millions. It is an important factor in food security since seasonal migrants generate additional income and relieve pressure on the environment.

    http://www.west-africa-brief.org/content/en/places-residence-sahelian-emigrants-2015
    #migrations #asile #réfugiés #Afrique_de_l'Ouest #cartographie #visualisation #Sahel #migrations_intra-africaines #Afrique #émigration

    –---

    Ajouté à cette métaliste sur de documents (surtout cartes et visualisations) qui traitent des #migrations_intra-africaines et qui peuvent servir à combattre le #préjugés de la #ruée vers l’Europe de migrants d’#Afrique subsaharienne...
    https://seenthis.net/messages/817279

    ping @reka @karine4 @isskein @rhoumour

  • Émeutes après la blessure de Villeneuve la Garenne : Les gouttes policières font déborder le vase populaire
    https://desarmons.net/2020/04/21/emeutes-apres-la-blessure-de-villeneuve-la-garenne-les-gouttes-policieres

    #Villeneuve-la-Garenne s’est enflammée depuis ce dimanche soir. La révolte a éclaté après qu’un habitant de la ville, Mouldi, a percuté la portière d’une voiture Passat banalisée de #police, arrêtée au niveau d’un feu, samedi soir vers 22 heures sur l’avenue de Verdun.

    Dans la voiture de police se trouvaient quatre agents de la #BAC des Hauts-de-Seine, qui avaient remarqué Mouldi alors qu’il circulait sans casque sur une moto-cross. Lorsque Mouldi est arrivé à hauteur du véhicule pour la dépasser par la droite en emprunter la piste cyclable, l’un des passagers, qui l’observaient pourtant dans leur rétroviseur et ne pouvaient avoir manqué son arrivée à pleine vitesse, a ouvert la portière, projetant Mouldi sur un poteau du trottoir. Précisons que la voiture n’était pas sérigraphiée, Mouldi ne pouvant pas savoir qu’il s’agissait d’un véhicule de police.

    Des témoins directs présents sur les lieux ont filmé les minutes suivantes et publié les vidéos (deux angles différents) sur Snapchat. On y voit Mouldi crier de douleur, tandis qu’un policier lui fait un bandage à un mètre du poteau sur lequel il a atterri. Sa moto est quelques mètres plus loin sur le trottoir, tandis que trois autres policiers font des allers-retours entre Mouldi et leur véhicule. L’un des témoins affirmera que l’un des policiers était alcoolisé, affirmant que la portière a été ouverte volontairement à l’arrivée de la moto. Les témoins pensent dans un premier temps que Mouldi a perdu sa jambe. Pris en charge à l’hôpital, il souffre d’une fracture ouverte de la jambe gauche, mais n’a heureusement pas été amputé.

    Le lendemain matin, une autre vidéo prise depuis la station essence qui jouxte le lieu de l’accident, montre des policiers emporter le poteau sur lequel Mouldi a été projeté la veille. Le parquet affirme qu’aucune enquête #IGPN n’a été pour l’heure diligentée, mais la presse prétend qu’une enquête a été ouverte contre Mouldi pour « rodéo urbain » et « mise en danger d’autrui ». L’enquête est menée par le SAIP local, c’est à dire les collègues directs des policiers de la BAC impliqués dans l’accident.

    On s’en fout bien de savoir si Mouldi avait un casier judiciaire. Avec cet Etat répressif, nous sommes des dizaines de milliers à avoir un casier judiciaire, pour des raisons diverses. Cela ne justifiera jamais que des policiers frappent, mutilent et tuent un-e seul-e d’entre nous.

    Dans la nuit de dimanche à lundi, ce ne sont pas seulement les quartiers de Villeneuve-la-Garenne qui ont explosé de colère, mais aussi certains quartiers de #Nanterre, #Suresnes, #Aulnay-sous-Bois, #Egly, #Gennevilliers, #Epinay, #Grigny, #Fontenay, #Saint-Ouen, #Villepinte, #Neuilly-sur-Marne, #Amiens Nord, #Rueil-Malmaison, #Noisiel, #Mulhouse, #Sevran, #Evry, #Strasbourg, #La_Courneuve, #Chanteloup, #Bordeaux, #Toulouse : feux de poubelles, artifices et barricades contre gaz lacrymogènes, balles de caoutchouc et grenades. Et arrestations violentes de journalistes indépendants, pratique devenue coutume chez des policier-es qui ont très clairement quelque chose à se reprocher…

    Ces explosions de colère ne sont pas seulement le résultat de l’accident de Mouldi, mais font suite aux contrôles, humiliations et violences incessantes subies par les habitant-es des quartiers populaires, notamment depuis le début du confinement. Cette colère est politique.

    Dans la semaine précédent l’accident de #Mouldi, le 15 avril, #Malik_Zar_Mohammad, 25 ans, a été tué de trois balles dans la tête par les policiers d’une brigades cycliste dans le parc de la Courneuve. Les policiers ont été appelés en renfort par une brigade équestre durant sa ronde, après que Malik aurait refusé de quitter les lieux et se serait rué sur les chevaux avec un couteau. Repoussé à l’aide de gaz lacrymogène, les policiers affirment qu’il serait revenu à la charge avant d’être abbatu (NB : Malik était demandeur d’asile et non francophone).

    Dans la nuit du 14 au 15 avril, un homme de 60 ans est mort dans une cellule du commissariat de #Rouen, après avoir été arrêté pour conduite sous l’emprise d’alcool. Le médecin l’ayant vu au moment de son placement en cellule l’avait jugé apte à la garde-à-vue.

    Le 10 avril, la police de #Bruxelles a tué Adil, 19 ans, pour avoir enfreint le confinement, en percutant son scooter en voiture dans le quartier d’Anderlecht.

    Dans la nuit du 9 au 10 avril vers 1 heures, Boris, 28 ans, est mort noyé dans la Charente à #Angoulême, après avoir tenté d’échapper à un contrôle de la BAC. Pris en chasse par la police, il se serait trouvé bloqué à contre-sens sur le pont Saint Antoine et serait descendu de son véhicule avant d’enjamber la balustrade et de se jeter dans l’eau.

    La même nuit vers 4h30, un automobiliste de 28 ans est mort dans un accident de voiture sur la route départementale 643 à hauteur d’#Estournel, après avoir esquivé un contrôle à #Cambrai et été poursuivi par la police. Son passager, âgé de 20 ans, a été hospitalisé entre la vie et la mort et placé en coma artificiel.

    Toujours la même nuit, un homme de 49 ans est mort dans sa cellule de dégrisement à #Sorgues, après avoir été interpellé en raison d’une rixe avec son colocataire. Il est constaté mort dans sa cellule lors de la reprise de service par les gendarmes le matin.

    Le 8 avril, la police municipale de #Béziers a tué #Mohamed_Gabsi, 33 ans, lors d’une arrestation violente pour avoir enfreint le confinement (alors que Mohamed dormait à la rue).

    Le 4 avril, la police de #Chanteloup-les-Vignes a tiré au LBD dans la tête d’une fillette de 5 ans, en marge d’échauffourées faisant suite à un contrôle de scooter. 14 tirs de LBD et 9 grenades lacrymogènes ont été recensés. Elle a été plongée dans un coma artificiel à l’hôpital Necker, souffrant d’une fracture et d’un important traumatisme crânien.

    De nombreuses images de contrôles violents ont également circulé dés le début du confinement, dont l’agression de Sofiane, 21 ans, le 24 mars aux #Ullis ou celle de #Ramatoulaye, 19 ans, le 19 mars.

    Six morts entre les mains de la police française en deux semaines !!

    Nous nous associons à la colère des émeutiers, qui ne font que réagir à cette #violence systémique et raciste qui inonde notre paysage quotidien, les réseaux sociaux permettant aux témoins de diffuser instantanément les preuves en images des agissements policiers dans les quartiers populaires. Ces images ne rendront pas #justice, mais elles permettent au moins d’établir la vérité et de prendre une distance critique par rapport à la version officielle servie par les auteurs de ces actes et les procureurs qui organisent systématiquement leur impunité.

  • Femmes migrantes, encore plus fragiles en temps d’#épidémie

    Au bas de l’échelle de la #précarité, ces femmes en migration qui voient se restreindre les possibilités d’#accueil et l’accès au système de #santé sont encore plus en danger.

    Ce n’est un secret pour personne, les #inégalités sont criantes devant la maladie du Covid-19 même si tout le monde y est exposé. L’#état_d’urgence_sanitaire laisse des populations entières sans protection, loin de tous dispositifs d’accueil et de prise en charge médicale et hospitalière. Nous voulons parler ici des centaines de femmes migrantes sans existence officielle ou demandeuses d’asile sans protection sociale ni matérielle. A ce dénuement du corps et de la dégradation brutale de leur état de santé, s’ajoutent les multiples violences dont elles font l’objet. #Victimes, elles le sont à plusieurs titres : socialement, sexuellement, psychologiquement, administrativement.

    L’augmentation des violences faites aux femmes lors du #confinement est réelle. Mais on peut se demander quel sens peut avoir la notion même de « confinement » pour ces #femmes_précaires dans une période où les liens entre #pouvoir et #violences sont mis à nu, la perte du premier exacerbant les seconds. Dans ce contexte, le climat de #peur les incite à l’#évitement ou l’(auto)exclusion de l’#espace_public sauf pour celles qui restent soumises à la loi du plus fort dans l’espace fermé de l’#appartement ou l’espace ouvert de la #rue. Rien ne leur est épargné. La peur des contrôles de police et la méconnaissance du fonctionnement des institutions les mettent à la merci de prédateurs, qui prolongeront en France leur calvaire.

    Généralement sans statut légal, ce sont des femmes seules, enceintes sans conjoint avec ou sans enfants. Ces dernières années, la décision inique de restreindre l’accès au système de santé pour les populations migrantes se révèle catastrophique aujourd’hui dans l’urgence de contenir la pandémie.

    Santé

    Nous savons par nos expériences professionnelles et nos enquêtes que les situations de forts #déclassements et d’#humiliations_sociales s’accompagnent le plus souvent de complications graves de santé. C’est encore plus vrai pour des migrants hommes et femmes ayant parcouru des milliers de kilomètres dans les pires conditions. Leur arrivée en Europe (quand ils y arrivent) ne va jamais sans une dégradation du corps et de la santé : blessures accidentelles, hypothermie, brûlures, problèmes cardiovasculaires, diabète, hypertension, etc. Les femmes migrantes sont quant à elles confrontées à des problèmes spécifiques touchant notamment à la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, à la santé sexuelle et reproductive et une exposition plus grande aux violences sexuelles et aux maladies sexuellement transmissibles.

    Les déplacements forcés rendent la continuité des soins périlleuse pour certaines maladies chroniques y compris en France quand les traumatismes des violences sexuelles nécessitent des prises en charge spécifiques complexes et sur le long terme. Ainsi les effets du stress post-traumatique liés aux violences sont manifestes lors de leur parcours de soins : difficulté à se concentrer, incapacité à agir efficacement, remémoration douloureuse de l’agression, troubles amnésiques liés à la contradiction de devoir raconter et d’oublier, terreurs nocturnes et anxiété, autant de contraintes qui altèrent leur capacité à faire valoir leurs droits.

    Les réseaux de solidarité plus ou moins précaires sont mis à l’épreuve. Nous avons eu connaissance lors de nos activités sur le terrain qu’un certain nombre de femmes seules, enceintes ou avec enfant en bas âge, ont été « poussées » vers la porte de sortie par leur ami·es, hébergeure·s dès lors qu’elles avaient tous les symptômes, réels ou supposés, du Covid-19.

    Périple

    Le soin et la mise à l’abri des violences sont le salut de ces femmes. En période de pandémie, l’hôpital et ses soignants retrouve sa dimension d’« hospice » accueillant les plus démunis. Le système d’hébergement d’urgence sans cesse saturé voire inexistant dans certains départements, s’est retrouvé également en première ligne pour accueillir et soigner. Ces centres d’hébergement sont majoritairement collectifs et ne présentent pas de chambres adaptées au confinement avec leur sanitaire et cuisine propre. Dans leur périple, certaines femmes ont la chance d’être conduites vers les services d’urgence pour premier examen et réorienté vers les centres de desserrement dédiés au confinement des sans-abris atteints du Covid-19. On peut donc mesurer, sans trop de difficultés, les conséquences publiques, et pas seulement privées, de leur marginalisation (en réalité de leur invisibilité) juridiques et sanitaires. Ces femmes (car ce sont elles qui ont, dans les pires conditions, la charge quotidienne des enfants en bas âge), sont dans des logiques incessantes et infernales de survie au quotidien, comme celui, primordial, de se nourrir et de nourrir ses enfants, car biens des acteurs de la distribution alimentaire ont été contraint de limiter leur activité du fait de l’épidémie et du confinement de leurs bénévoles habituels, trop âgés pour s’exposer, provoquant ainsi des tensions dramatiques sur l’accès à la nourriture.

    Le cloisonnement des dispositifs du droit commun avec les réformes successives, ainsi que l’appauvrissement du système de santé, ont aujourd’hui de lourdes conséquences sur les conditions d’existences des plus fragiles.

    Pour remédier à ces manquements mortels (nous osons dire le mot) il est impératif que la puissance publique avec l’aide des acteurs sociaux se mobilise pour :

    – Davantage de place d’hôtel pour des confinements de qualité avec des stratégies de test PCR plus large pour ces publics surprécaires ;

    – Réduire significativement la pression sécuritaire sur les migrants et les campements, afin de favoriser le travail des associations et la coordination entre acteurs associatifs du soin-hébergement-sécurité alimentaire ;

    – Augmenter les dispositifs adaptés d’hébergement pour l’ensemble des mineurs placés par l’aide social à l’enfance et les mineurs non-accompagnés ;

    – Déployer davantage de places d’hébergement d’urgence pérennes pour les femmes victimes de violences sur le territoire et renforcer les dispositifs d’hébergement pour femmes seules notamment avec nourrissons et enfants ;

    – Accélérer les procédures de régularisations et de demande d’asile dans ce contexte de crise sanitaire ;

    – Accélérer la prise en compte des demandes de l’aide médicale d’Etat.

    Cette épidémie dépasse le strict enjeu du confinement. L’après-épidémie doit inclure dans les réflexions qui ne vont pas manquer de se poser sur le type d’organisation sociale que nous souhaitons dans tous les domaines de l’existence, ces populations qui étaient maintenues malgré elles hors du monde.

    https://www.liberation.fr/debats/2020/04/17/femmes-migrantes-encore-plus-fragiles-en-temps-d-epidemie_1785072
    #femmes #femmes_migrantes #fragilité #vulnérabilité #migrations #asile #réfugiés #coronavirus #covid-19 # Smaïn_Laacher

    @isskein & @karine4 —> #victimisation

  • La situation des migrants inquiète les associations
    #Covid-19#migrant#migration#mineurnonaccompagne#rue

    https://libertehebdo.fr/politique-et-citoyens/calais/article/la-situation-des-migrants-inquiete-les-associations

    Les associations alertent notamment sur le cas des enfants non accompagnés, qui seraient environ 180 dans les rues de Calais. « Il y a énormément de mineurs qui vivent dans des conditions inhumaines et qui ne peuvent pas aller dans les centres dédiés à l’enfance » déplore Céline Gagne, conseillère en stratégie opérationnelle et plaidoyer pour Help Refugees. Selon elle c’est « parce qu’ils n’ont pas accès à l’information pour connaître leurs droits ».

    • Ignorées jusque dans la mort Le drame des femmes itinérantes autochtones Jessica Nadeau - 1 février 2020 - Le devoir
      https://www.ledevoir.com/societe/572028/mortes-dans-l-anonymat

      Au lendemain de la commission Vérité et réconciliation et de la commission Viens, les politiciens ont fait leur mea culpa et promis de mieux aider les Autochtones. Pourtant, depuis un an, plusieurs femmes autochtones itinérantes fréquentant le square Cabot, près du métro Atwater, sont mortes prématurément par manque de services dans une indifférence presque généralisée.

      « Les politiciens ne cessent de s’excuser. Ils répètent qu’ils ont appris du passé, qu’ils ne déplaceront plus les populations autochtones, mais, visiblement, ils n’apprennent pas très vite… », déplore David Chapman, coordonnateur du centre Résilience, en pointant les tours à condos en construction qui forcent les itinérants à se replier de plus en plus dans le square Cabot.

      Il y a un peu plus d’un an, le centre de jour La Porte ouverte a été forcé de déménager. Ce centre, le seul qui accueillait des itinérants — même intoxiqués — et leurs animaux domestiques dans le secteur du square Cabot, près du Forum, logeait au sous-sol d’une église. Dans ce secteur en pleine gentrification, l’église a été vendue à un promoteur immobilier. Elle est, depuis, désertée et placardée.

      Les intervenants de ce quartier avaient pourtant mis les autorités en garde : le départ du centre de jour aurait des répercussions néfastes sur les itinérants du square Cabot. Comme ils l’avaient prévu, les anciens usagers de La Porte ouverte n’ont pas suivi et sont restés dans le square. Et comme ils n’ont plus de place où se reposer et manger lorsqu’ils sont intoxiqués, leur situation est devenue encore plus précaire : leur consommation d’alcool et de drogue a augmenté, la violence s’est accentuée et leur santé s’est détériorée.

      La Gazette rapportait cet automne que 14 personnes ont perdu la vie depuis le déménagement du centre l’an dernier. Ce chiffre a été repris par plusieurs, mais personne, ni la police, ni le coroner, ni même les intervenants qui travaillent sur le terrain, n’a été en mesure de confirmer ce chiffre.

      Le Devoir a retrouvé la trace de sept victimes, dont six femmes autochtones, mortes depuis le 1er décembre 2018. La septième victime est un homme blanc, dont le corps a été retrouvé un matin de septembre sur un banc du parc.

      Le décès de Kevin Parry au square Cabot a attiré l’attention des médias et, par ricochet, celle des politiciens, constatent les intervenants impliqués dans le dossier. Il y a eu un « momentum » et c’est à ce moment que la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec ont enfin accepté de délier les cordons de la bourse pour créer le nouveau centre Résilience, inauguré le 14 novembre dernier.

      Le fait que les choses débloquent après la mort d’un homme blanc, alors que plusieurs femmes autochtones l’avaient précédé, en laisse plusieurs songeurs quant à l’importance que l’on accorde aux femmes autochtones vivant dans l’itinérance à Montréal. Comment expliquer, après autant de décès, que personne, à l’exception de quelques journalistes et des intervenants du milieu — n’a tenté de les recenser ? « Si ça avait été la fille du maire ou de jeunes femmes blanches de bonne famille, ça aurait fait les manchettes pendant des semaines », estime David Chapman.

      Le Devoir vous invite à rencontrer ces femmes et cet homme, qui vivaient dans la rue et qui passaient leurs journées au square Cabot, à quêter, à boire ou à fumer du crack pour soulager leurs traumatismes. Nous avons glané des fragments de leurs histoires dans les rapports de coroner, lorsque ceux-ci étaient disponibles, mais surtout à travers les yeux de leurs amis, de leurs familles et des intervenants qui les voyaient au quotidien.
      #Femmes #peuples_autochtones #canada #cartographie #nations_premières #peuples_premiers #premières_nations #Montréal #Rue #indifférence

  • #métaliste de documents (surtout cartes et visualisations) qui traitent des #migrations_intra-africaines et qui peuvent servir à combattre les #préjugés de la #ruée vers l’Europe de migrants d’#Afrique subsaharienne...

    Voir notamment le livre de #Stephen_Smith qui entretien ce #mythe :
    La #ruée vers l’#Europe. La jeune #Afrique en route pour le Vieux Continent


    https://seenthis.net/messages/673774

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    Les documents pour contrer ce mythe...

    Le #développement en #Afrique à l’aune des #bassins_de_migrations


    https://seenthis.net/messages/817277

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    Les migrations au service de la transformation structurelle


    https://seenthis.net/messages/698976

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    Many more to come ? Migration from and within Africa


    https://seenthis.net/messages/698976#message699366

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    #Infographie : tout ce qu’il faut savoir sur les migrants intra-africains


    https://seenthis.net/messages/615305

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    Une population en pleine expansion, fuyant les régions sous tension


    https://seenthis.net/messages/615305#message763880

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    Les #migrations_internes vont-elles recomposer l’Afrique ?


    https://seenthis.net/messages/615305#message800883

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    African migration : is the continent really on the move ?


    https://seenthis.net/messages/605693

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    Africa : International migration, emigration 2015


    https://seenthis.net/messages/526083#message691033

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    Un premier atlas sur les #migrations_rurales en Afrique subsaharienne - CIRAD


    https://seenthis.net/messages/647634

    #cartographie #visualisation #ressources_pédagogiques

    ping @reka @karine4 @fil

  • Arthur, 23 ans : « Des #CRS m’ont cassé_la_gueule, littéralement »
    https://www.rue89lyon.fr/2019/12/10/arthur-23-ans-je-me-suis-fait-casser-la-gueule-dans-le-vrai-sens-du-terme-

    « Aujourd’hui, je comprends vraiment ce qu’on appelle ‘#violences_policières' »
    Plusieurs personnes sont témoins de la scène, avant qu’Arthur ne soit pris en charge et transporté par des #pompiers. Et notamment Bastien Doudaine, médecin de profession mais aussi « photographe bénévole ». Il suit depuis quelques temps les #manifestations et mouvements pour lesquelles il se sent « en soutien », muni d’un très bon appareil. C’est lui qui a contacté la rédaction de #Rue89Lyon.

    • Comportement de voyous.
      Une « vieillerie » à lire ou à relire si vous mettez le nez dessus un jour chez un libraire d’occasion : « Dossier B comme Barbouzes ». Ce livre explique comment, dans la région de Marseille, dans les années post 68, les truands de la Mafia, les barbouzes des CDR (comités de Défense de la République - milice d’extrême droite) et les flics de « l’anti-gang » s’entrainaient dans les mêmes stands de tir. Il faut dire qu’après 68, le gouvernement paniqué a ouvert grand les vannes du recrutement de la gendarmerie.... Ceux-là sont à la retraite (ou bientôt) mais les p’tits jeunes qui les ont remplacés dans les unités d’intervention n’ont guère plus de morale.
      Plein d’autres joyeusetés du même acabit au fil des pages...

  • #Grenoble, Fontaine et #Roybon : perquisitions en série
    https://fr.squat.net/2019/11/26/grenoble-fontaine-et-roybon-perquisitions-en-serie

    Ce matin (mardi 26 novembre), d’après la presse, brèves infos : Cinq squats situés rues d’Alembert (le 38), des Alliés (Ahwahnee), Marbeuf et Jules-Vallès à Grenoble et rue des Buissonnées à Fontaine ont été perquisitionnés. Dans le même temps, un important dispositif a également été mis en place pour interpeller, à Roybon, les occupants de la […]

    #Ahwahnee #Fontaine_38_ #Le_38 #perquisition #rue_des_Alliés

  • « Les colleuses », reportage sonore avec celles qui recouvrent les murs contre les féminicides - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Les-colleuses-reportage-sonore-avec-21277

    Elles sont féministes et elles luttent. Alors que le gouvernement organise un « Grenelle contre les violences conjugales », elles s’approprient les rues pour alerter sur les féminicides. Depuis début septembre 2019, des groupes de femmes recouvrent les murs de plusieurs villes de messages qui rendent hommage aux femmes assassinées et dénoncent le patriarcat et ses complices. De la peinture des messages dans un appartement à leur collage sur les murs de Lyon, plongée sonore avec les colleuses.

    #audio #violences_conjugales #violences_masculines #Lyon #féminisme #féminicide

  • #Marseille : appel à la Marche du 9 novembre
    https://fr.squat.net/2019/11/07/marseille-appel-a-la-marche-du-9-novembre

    Appel à la Marche du 9 novembre, 15h, Notre Dame du Mont, signé par le collectif El #Manba et le squat de Saint-Just. Tous et toutes ensemble dans la rue contre le mal-logement ! Samedi 9 novembre, nous marcherons en mémoire des 8 personnes tuées dans les effondrements de la #rue_d’Aubagne et de Zineb […]

    #Collectif_59_St-Just #manifestation #sans-papiers

  • #Grenoble : 3ème anniversaire de #Ahwahnee
    https://fr.squat.net/2019/11/07/grenoble-3eme-anniversaire-de-ahwahnee

    Ahwhanee c’est au départ un bâtiment laissé à l’abandon pendant trente ans par les différentes municipalités successives. La #Maison_Kaminski fut occupée par intermitence par différents collectifs et personnes. En 2016, des personnes à la rue décident de réoccuper le bâtiment pour en faire leur habitation et lancer des activités à vocation politique. Des déboires […]

    #106_rue_des_Alliés #rue_des_Alliés

  • #Marseille : communiqué de la Maison du Peuple, expulsée ce matin
    https://fr.squat.net/2019/10/31/marseille-communique-de-la-maison-du-peuple-expulsee-ce-matin

    La Maison du Peuple située au #57_rue_Brochier a été expulsée tôt ce matin jeudi 31 octobre, quelques heures seulement avant le début de la trêve hivernale, avec l’appui de sept camions de CRS et deux équipes de la BAC. La plupart étaient cagoulés, équipé d’armes de poing et de fusils d’assauts et accompagnés […]

    #Collectif_59_St-Just #expulsion #Gilets_Jaunes #la_Maison_du_Peuple_de_Marseille #manifestation #rue_d’Aubagne #sans-papiers

  • #Saint-Denis (93) : solidarité et soutien pour les réfugié-e-s
    https://fr.squat.net/2019/10/20/saint-denis-93-solidarite-et-soutien-pour-les-refugie-e-s

    Ce mardi 15 octobre, quinze familles syriennes — dont 38 enfants — demandeuses d’asile en France,​ ​après avoir fui la guerre dans leur pays, se sont retrouvées de nouveau à la rue ! Quinze familles syriennes — dont 38 enfants — demandeuses d’asile en France,​ ​après avoir fui la guerre dans leur pays, se sont […]

    #expulsion #rue_Raspail #sans-papiers #Seine-Saint-Denis