• Un éclair de franchise - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/un-eclair-de-franchise

    “Est-ce qu’on a le droit de fumer dans ce studio ?” demande #Ruffin à Demorand et Salamé. Un court instant de silence. “Non”. “Voilà. C’est interdit. Eh bien l’#avion, c’est pareil”. Les deux #journalistes de France Inter viennent de l’interroger sur sa récente proposition de loi, visant à supprimer les liaisons aériennes intérieures, quand elles sont concurrencées par une liaison ferroviaire d’une durée supplémentaire inférieure à deux heures trente. Et en glissant dans leur question les deux mots épouvantail : “#écologie_punitive”.

    Mais Demorand remonte vite à cheval : “Donc vous voulez interdire l’avion pour raison de santé publique ?” « De santé mondiale ». Et de poursuivre sa démonstration : “Dans les supermarchés, les gens ont un porte-monnaie à la place du cerveau. On n’a pas supprimé le #travail_des_enfants, parce que les consommateurs ont renoncé à acheter des produits fabriqués dans des usines qui emploient des enfants. On n’a pas supprimé le travail du dimanche parce que les consommateurs ont cessé d’acheter des produits fabriqués le dimanche. On n’a pas fait la semaine de #40_Heures parce que les consommateurs de 1936 ont cessé d’acheter les produits fabriqués dans des usines où les ouvriers dépassent les 40 heures”. Donc, les “#petits_gestes” des #consommateurs ne suffiront pas. Beaucoup l’admettaient secrètement. Aucun politique en vue ne le disait. C’est fait.



  • Les références ambiguës de François Ruffin
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/20/les-references-ambigues-de-francois-ruffin_5400460_823448.html

    Manuel Bompard, qui conduira la liste « insoumise » aux élections européennes de mai 2019 avec Manon Aubry, précise que LFI « n’a rien à voir avec Etienne #Chouard. Toute personne qui a des accointances avec l’extrême droite est une personne qui ne travaillera pas avec nous. Je ne crois pas aux “républicains des deux rives”. Et on ne va pas chercher les anciens électeurs du Rassemblement national avec des rapprochements sur leur discours, mais en déconstruisant leur logique, en démystifiant l’extrême droite ». Il ajoute : « C’est une maladresse de la part de François Ruffin. Il rappelle ses désaccords avec Chouard. »

    « Une grosse quenelle aux agriculteurs »

    Il n’empêche. D’autres sorties de M. #Ruffin ont jeté le trouble parmi ses camarades. Comme cette interview publiée sur Youtube le 31 mai, exhumée par des internautes. Interrogé sur les traités de libre-échange, M. Ruffin parle de la situation des agriculteurs en France. Il résume l’action du gouvernement ainsi : « C’est une grosse quenelle qui est mise aux agriculteurs » (visible dans la vidéo à 46 minutes 30 secondes).

    Une expression loin d’être neutre puisque c’est le polémiste antisémite #Dieudonné qui en a été l’inventeur en 2009, lorsqu’il menait la liste antisioniste avec Alain Soral pour les élections européennes. Il s’agissait alors, pour l’ancien humoriste, de « glisser une petite quenelle dans le fond du fion du sionisme ».

    Autre déclaration qui peut interroger : celle qui présente Emmanuel Macron comme « l’homme des cinq cents familles qui se gavent », ainsi que l’a déclaré M. Ruffin à la tribune de l’Assemblée nationale fin septembre, se bassant sur le classement de Challenges des plus grandes fortunes de France. C’est aussi une référence aux « deux cents familles », mythe politique utilisé aussi bien par une partie de la gauche que par l’extrême droite pour désigner le pouvoir supposé occulte de quelques-uns sur l’économie française. De quoi ajouter encore à la confusion et à l’ambiguïté.

    #confusionisme #chauvinisme

    • On peut voir aussi les choses comme ça... Ou trouver une voie un peu moins manichéiste...
      https://yetiblog.org/ceux-qui-font-le-monde-dapres-en-defense-detienne-chouard-de-francois-ruff

      Je crois que j’en ai un peu marre des dénonciations à répétition. La « pureté idéologique » ne nous a, jusqu’à présent, conduit à pas grand chose. Ce qui ne veut pas dire qu’une certaine vigilance n’est pas de mise quand même ; mais quand elle devient obsessionnelle, il y a des questions à se poser...

    • Bon, @la_feuille : je viens de me livrer à une rétrospective sur Chouard en utilisant le moteur de recherche de Seenthis. J’y ai trouvé 56 posts en 10 ans et 1 mois (depuis le 4/11/2008). A partir de combien peut-on dire que ça devient « obsessionnel » ?
      Maintenant, que Pierrick Tillet sorte (une fois de plus) de ses gonds parce qu’on tape sur Chouard, rien à carrer. Ça ne m’intéresse pas. C’est de la politique de l’entre-soi et des petites chamailleries de cours de récré médiatiques. Sinon, à propos de Ruffin, comme c’est un journaleux du Monde qui le dit, on va prendre tout ça avec des pincettes parce que les citations hors contexte, c’est une spécialité chez les « conspiracy-watchers ».
      Mais je ne suis pas plus étonné que ça qu’un élu saute sur cette occasion, à savoir le #RIC soit-disant plébiscité par les #Gilets_Jaunes. Lorsque des politiciens luttent pour accroître leur influence, une grande vigilance est de mise et elle doit rester « obsessionnelle ».

    • Voilà. Ruffin va recevoir le traitement bashing réservé à Mélenchon. C’est à cela que l’on reconnaît la peur du journal Immonde préféré des classes supérieures qui hurlent leur mépris sur les familles pauvres de 4 enfants. @la_feuille

      J’ai cité Chouard dans mon discours sur le RIC hier. Parce que, objectivement, quel nom revient sur les ronds-points : le sien. Parce que, avec honnêteté, il faut dire que sur ce Ric, avec foi, il a battu la campagne et les estrades depuis une décennie.
      https://www.fakirpresse.info/L-air-du-soupcon

      Ce qui n’ôte rien à nos désaccords, déjà signalés ici, avec force, avec clarté, il y a plusieurs années. Depuis, Chouard a mis fin à ses étranges liens. Alors, doit on éternellement traiter les hommes en pestiférés ? Tel n’est pas mon choix.

      François Ruffin
      https://t.co/nQqyq9fv52

      #l'Immonde #colporteur_d'articles_douteux
      #Ruffin_Bashing

    • Les journaux savent appuyer là où cela fait mal. Sur la pureté idéologique en particulier. Un élu de gauche a pris le taxi plutôt que le métro ? Les journaux vont s’y intéresser. Un gars qui critique la Vème république a discuté avec des ordures anti-sémites ? Les antifas vont s’y intéresser, et vont te dire que ça fait de ce gars une ordure anti-sémite. Quel rapport entre les journaux et les antifas ? Un point commun. Les deux s’appliquent systématiquement et exclusivement à dénoncer les progressistes au moindre pas de travers.

    • R.I.C - R.A.C

      Le R.I.C c’est magique ?
      Depuis quelques temps, on entend beaucoup parler du R.I.C (référendum d’initiative citoyenne) qui serait LA solution à tous nos problèmes. Avec ça, paraît-il, plus besoin de manifester, plus besoin de faire grève, plus besoin de lutter…Il faudrait même que cela devienne notre unique revendication ! Et beaucoup de copains gilets jaunes se laissent séduire par cette idée…

      On est aussi beaucoup à être sceptiques :

      Le R.I.C ça existe déjà en Suisse, en Italie, au Vénézuela, dans quelques états des États-Unis et on peut pas dire qu’on vit mieux dans ces pays là, ni qu’ils ont gommé les inégalités.

      Et puis c’est aussi relayé par des partis politiques (France insoumise, Rassemblement National…), si ça fait pas peur aux politicards c’est que ce n’est pas dangereux pour eux, ça les arrange même de nous dire que la solution est dans les urnes !

      RIC ou pas RIC, il nous faudra toujours lutter contre les dirigeants et les exploiteurs pour arracher de quoi vivre mieux, pour pouvoir mettre à mal le système capitaliste et vivre autrement.

      Notre boussole est claire : refusons tout ce qui affaiblit le mouvement. Cette idée est souvent portée par des personnes qui ont des ambitions politiques : monter un « mouvement citoyen gilets-jaunes », se présenter aux européennes… Ce sont généralement les mêmes qui veulent qu’on arrête les blocages économiques, qu’on « fasse autre chose »…

      Ne laissons personne récupérer notre révolte.
      Continuons jusqu’à la victoire !

      Non à la RICupération !

      https://exploitesenerves.noblogs.org
      https://lignesdeforce.wordpress.com/tag/referendum-dinitiative-citoyenne

    • @ Sombre - Ce qui est compliqué dans l’histoire c’est que je ne suis pas loin d’être d’accord avec toi, mais que je suis un peu lassé de polémiques parfois justifiées parfois opportunistes. Ayant de forte sympathies pour l’idée libertaire, depuis une bonne quarantaine d’années, je constate qu’à force de vouloir laver plus noir que noir le drapeau de la couleur correspondante, les « orgas » dites anarchistes n’ont pas progressé depuis l’après 70. Les sympathisants sont nombreux, mais dès qu’on leur explique qu’untel n’est pas un « pur », que tel autre est « compromis » voire « facho », ça n’attire pas le chaland. J’ai fait cette expérience il y a quelques années sur mon blog, et ça ne m’a pas encouragé à écrire. J’ai été « dénoncé » comme la pire des créatures, espion du Mal, mal déguisé... tout ça pour avoir soi-disant censuré un commentaire dénonçant une erreur en parlant d’une poétesse libertaire italienne... Censure qui n’en était pas une puisqu’à l’époque je recevais une centaine de spams par jour... et que l’erreur a été signalée. Ça n’a pas empêché l’auteur du commentaire de m’envoyer et d’envoyer à d’autres les pires ordures et immondices. Chomsky aussi en son temps...
      Bref Chouard ne m’inspire guère, Pierre Rahbi m’exaspère, mais de là à dénoncer le mec qui cite le mec qui a cité le mec qui... Pas trop de zèle. Y’a du pain sur la planche et nos vrais adversaires savent aussi manipuler les armes de destruction sordides...
      Je suis pas mal sur la longueur d’ondes de @biggrizzly.
      Quant à Mélenchon, il est temps, je pense aussi, que nous arrêtions de chercher un leader massimo de rechange. Le comportement d’un Tsipras, après tant d’autres, devrait rendre les militants un peu plus méfiants !
      Pour conclure, je dois dire que l’une des choses que j’apprécie sur Seenthis c’est le ton des échanges et que je ne voudrais pas y déroger. J’espère que mes commentaires ne sont pas perçus comme agressifs... !

    • Ayant de forte sympathies pour l’idée libertaire, depuis une bonne quarantaine d’années, je constate qu’à force de vouloir laver plus noir que noir le drapeau de la couleur correspondante, les « orgas » dites anarchistes n’ont pas progressé depuis l’après 70. Les sympathisants sont nombreux, mais dès qu’on leur explique qu’untel n’est pas un « pur », que tel autre est « compromis » voire « facho », ça n’attire pas le chaland.

      D’accord avec ça @la_feuille les procès en « pureté idéologique » sont une perte de temps et d’énergie. Les leaders auto-proclamés des organisations anarchistes sont surtout anar-chiants et complètement hors-sol. La plupart d’entre eux sont des grandes gueules qui ne cherchent en fait qu’à accroître leur « popularité » et qu’on retrouve souvent dans les AG de grèves, malheureusement (et j’ai parlé au masculin car je n’ai jamais constaté ce genre de comportement au féminin).

      Pour conclure, je dois dire que l’une des choses que j’apprécie sur Seenthis c’est le ton des échanges et que je ne voudrais pas y déroger. J’espère que mes commentaires ne sont pas perçus comme agressifs... !

      Pas de problème, c’était juste le mot « obsessionnel » qui m’a fait réagir un peu vivement.

    • J’oubliais les « petits virus », la troupe de neuneus autour de Chouard...

      Il faut que j’aille chercher mon chèque chez Soros ! – Blog YY
      http://blogyy.net/2018/12/23/il-faut-que-jaille-chercher-mon-cheque-chez-soros

      Mince, où avais-je la tête ? La fin du mois approche !

      IL FAUT QUE J’AILLE CHERCHER MON CHÈQUE CHEZ SOROS !

      Merci du rappel, les Gentils Virus Et merci encore de vos très nombreux messages d’amitié. Ça fait chaud au cœur !


  • François Ruffin : « Mon samedi jaune » François Ruffin - 19 Novembre 2018 - Le blog de François Ruffin
    https://francoisruffin.fr/mon-samedi-jaune

    Je suis un cahier de doléances ambulant, ce samedi 17 novembre, au milieu des gilets jaunes. C’est bien là ma place, c’est bien ça mon rôle.

    « Oh ! Un à la fois, je suis pas en stéréo ! »
    Sur le barrage « ouest », à Flixecourt, ce samedi 17 novembre, je suis assailli par les gilets jaunes. A mon oreille droite, un routier redoute pour son permis à points : « On vit dans le stress, dans la peur, avec tous les radars, le 80 kilomètres, ça met des familles dans la misère », dans la foulée il me cause de son fils : « Il faisait du juridique, pour devenir avocat, ou juge, mais nous on n’a plus les moyens de l’aider, on n’y arrive plus… Maintenant, il est entré chez Auchan. C’est un gâchis. » J’essaie de lui dire que c’est un gâchis pour lui, mais aussi pour le pays. J’essaie seulement.

    Dans mon oreille gauche, une dame, cheveux blancs, qui a travaillé dans le bâtiment, qui a conduit un camion poubelle, qui a donné naissance à six enfants, me détaille sa retraite, 1013 €, sa Carsat, sa complémentaire, sa CSG, (je n’y comprends jamais rien, je fais toujours semblant, avant de poursuivre, et ça je comprends beaucoup mieux) :
    « Je mange du pain et du lait, du pain et du lait… Et ma fille, elle habite Troyes, elle étudie la gestion des entreprises, son APL a baissé mais son loyer a augmenté ! Alors que l’autre avait promis que ça baisserait. Et je ne peux pas la soutenir, je suis à zéro, rien qu’aller la voir, en essence, en péages, ça me coûterait cent euros… »

    Je suis un cahier de doléances ambulant, ce matin, « notez bien » qu’on me dit, « allez leur remonter à Paris », et je relève à la volée :

    « On n’arrive pas à avoir 200 € pour payer le fioul, et ils veulent qu’on change notre cuve ? »,
    « Ma voisine, elle a préparé son contrôle technique, le nouveau, 1 500 € de réparations. Sa voiture, recalée. Elle pleurait »
    « Je travaille dans le périscolaire, et là, cette rentrée, j’ai perdu sept heures. Je suis à 400 € par mois, toujours pas titulaire, après vingt ans d’ancienneté. »

    On m’entoure, on m’enserre.
    « Derrière la ligne jaune ! je gueule. Comme à La Poste ! Et prenez votre ticket ! » Ca les fait marrer. Moi aussi, ça me fait marrer. Je suis bien, dans ce bain de foule. C’est ma place, c’est mon rôle, au milieu de ces gens, je ne me suis pas planté.

    Ce sont des messages sur Facebook qui m’ont fait réagir, au départ. Genre : « Le 17, ce sera sans moi ! Pas avec les fachos ! » Des camarades de la CGT, de SUD, qui postaient ça. Et ça me semblait une cata. Eux poursuivaient : « Où ils étaient, les gilets jaunes, quand on manifestait contre la loi travail ? Pour les retraites ? Pour les salaires ? Y a rien de plus important que le gasoil ? » Aie aie aie, ça sentait le snobisme de gauche, qui a raison avant le peuple, sans le peuple…
    En rester à ma méthode, juste : l’enquête d’abord.
    Ecouter.
    Regarder.
    Comprendre, essayer, s’y efforcer.
    Avant de juger, du haut d’une estrade, dans le huis clos d’un studio.
    Depuis vingt ans, on s’efforce de ne pas l’écouter, de ne pas la regarder, cette France-là, périphérique, loin du pouvoir, loin des médias, disqualifiée d’office : « beauf », « raciste », « populiste ». Et aujourd’hui, nouveau motif, « anti-écolo ».
    Qu’ai-je entendu, qu’ai-je vu, donc, lors de cette balade sur les sept barrages de ma circonscription ? Voici mes petites notations.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=WJjwOIY2Eko

    8 h. Carrefour d’Amiens-Nord
    Il fait encore nuit, presque. Au rond-point, les caddies servent à boucher les entrées. A peine descendu de moto, à la hâte, inquiet, j’interroge deux personnes, plutôt âgées : « Vous êtes là pour ?
    – On vient de Flesselles.
    – Mais vous êtes là pour ?
    – Ah, c’est pas que pour le gasoil. C’est un ras-le-bol général. »
    C’est l’expression qu’on va me répéter toute la journée.

    9 h. Flixecourt.
    Alors qu’on traverse un blocage, une grosse cylindrée – genre Laguna, Scénic, je sais pas -, immatriculée 76 (Seine-Maritime) tente de forcer. Un gilet jaune se jette sur le capot, pète le pare-brise. Un jeune gars plutôt bien sapé sort de la bagnole, et avec du cran : « On va faire un constat !
    – Tu savais qu’il fallait pas forcer ! Pas rouler aujourd’hui !
    – Je m’en fous.
    – T’as les sous, toi !
    – Vous aviez qu’à faire des études ! « 
    Ca chauffe, après cette réplique.
    Et ça m’évoque un sondage BVA, qui raconte ça : qui soutient ce mouvement ? Les ouvriers/employés, à 78 %. Les cadres, à 44 %. C’est rebelote la France du oui et la France du non de 2005.

    10 h. Abbeville.
    Sur le premier rond-point, à une sortie, une camionnette, avec une grosse sono, balance une chanson avec « patriotard » dedans : une ode à la Corrèze, rien de méchant mais identifié FN. Les coupes de cheveux sont un peu plus courtes qu’ailleurs, c’est le seul endroit où on me salue du bout des doigts…

    Une dame : « C’est la première fois de ma vie que je manifeste, à 62 ans. Y a une quinzaine d’années, avec la pension invalidité, j’y arrivais encore. Mais là, je ne peux plus. »

    Un homme : « J’aimerais bien, moi, avoir qu’à traverser la rue pour trouver du boulot, mais non, j’ai trente bornes à faire. Soixante aller-retour. Et pour le Smic, à 1200 €, c’est pas honteux ? »

    Une femme : « Mon compagnon, il veut changer sa voiture, la banque ne lui prête pas, parce qu’il gagne 1 000 €. Mais Cofidis, eux, ils sont d’accord. Ca veut dire quoi ? Que pour l’ouvrier, on ne prête pas à 2 %, mais à 20 % oui ? »

    Nolan, 24 ans, père de famille, voix chevrotante :

    « J’étais en contrat aidé, dans un collège, et du jour au lendemain, ils m’ont arrêté. C’est le gouvernement, ils m’ont expliqué, ils n’en veulent plus. Ca m’a mis en colère, je me sens abandonné, et on est douze dans ce cas-là, douze jeunes, avec pas grand-chose comme bagages, l’école c’était pas mon truc, et j’avais pas tellement foi dans la République… Là, mon métier, je l’aimais… Et maintenant, ça m’a fragilisé, je suis précarisé, perdu. Y a des copains, c’est la délinquance derrière. »
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=cYvBncBvxM8

    11 h Flixecourt (sur le retour)
    Partout, j’ai oublié de signaler, partout, des pancartes « Macron démission ! », ou c’est inscrit sur les chasubles avec le doigt d’honneur. Et c’est le point commun, plus que le gasoil :
    « Nous, si on veut du boulot, il faut cinq ans d’expérience. Mais eux, ils devraient vivre cinq ans à Etouvie, en HLM, avec le Smic et faire les 3 X 8 avant de devenir ministres… »

    « Macron, quand il a passé le premier tour, pour aller fêter dans son restau de luxe, il a grillé tous les feux rouges. Alors qu’il était pas encore président… »

    « Edouard Philippe, en rentrant du Havre, il roulait à 180 sur l’autoroute. »

    « Combien qu’il y en a, de ministres, qui ont une voiture électrique ? »

    A deux reprises, c’est parti sur les immigrés : « A Calais, on leur paie le permis, me dit un retraité.
    – C’est pas vrai, je corrige.
    – C’est le responsable d’une association qui l’a dit.
    – Ce sont des gens misérables, et au fond de vous, vous le savez. Il faut pas que les pauvres se déchirent entre eux, je fais la leçon. C’est pas eux qui vous coûtent des dizaines de milliards. Regardez en haut. »

    13 h. Camon.
    Ici, les bloqueurs sont de « Roquette », un fabricant de féculents, à Daours : « C’est moi qui ai lancé le truc, me raconte un jeune barbichu, à pantalon rouge. J’ai motivé les copains. C’est pas que l’essence, y a nos salaires surtout… »
    Ca me paraît tellement symbolique : à la place de la grève, du conflit social dans la boîte, le conflit social s’est déplacé là, sur le bitume…

    Evidemment, qu’il y a tout et son contraire, là-dedans.
    C’est pas la pureté révolutionnaire.
    Et qu’est-ce que ça donnera demain ?
    Mais aujourd’hui, déjà, aujourd’hui ça a existé, et jamais je n’aurais cru, comme député, vivre une journée comme ça, cette aventure de proximité, convoyé en Harley-Davidson (spéciale dédicace aux camarades motards, à Fabien, à Didier) sur les routes désertes de la Somme (pas toujours à 80 à l’heure…), avec, sur les bas-côtés, les couleurs d’automne, les arbres aux reflets mordorés.
    Et c’est peut-être ce qui a motivé des bloqueurs, aussi : qu’il se passe quelque chose, enfin, dans cette France endormie.

    #françois_ruffin #ruffin #france #politique #médias #macron #travail #journalisme #emmanuel_macron



  • Prévisions pour 2018 LGS - Théophraste R. - 25 Décembre 2017
    https://www.legrandsoir.info/previsions-pour-2018.html

    En 2018, il fera chaud en août. En septembre, le poids des cartables fera l’objet d’une émission « le téléphone sonne » à #France-Inter et de débats sur #BFM-TV.

    #Emmanuel-Macron lâchera que les étudiants sont des « branleurs » (sic), #Brigitte-Macron sera admise à l’hôpital américain de Neuilly pour un décoincement des zygomatiques, le chien #Nemo aura des tiques, mais une équipe de vétérinaires venu des Nouvelle-Calédonie (via Tokyo) l’en débarrassera. Il fera pipi sur le tapis rouge à l’arrivée d’#Angela-Merkel.


    Mort de la reine d’Angleterre (92 ans) : #Giscard, #Sarkozy, #Hollande, Macron seront aux obsèques (mais pas dans le même avion) ainsi que tous les ministres et #Stéphane-Bern (méconnaissable sous sa voilette noire) et aussi #Alain-Finkielkrault (« Elle a structuré ma pensée »).

    La #SNCF déplorera des ruptures de caténaires toutes les semaines, #Jean-Claude-Mailly prendra sa retraite de #FO et le pouvoir lui proposera un fromage discret de la marque « Sinécure ». Neuf #députés #LREM démissionneront pour redevenir patrons.

    #Aurore-Bergé et #Nadine-Morano rentreront en France après leur fuite à Noël pour échapper au sort fait aux dindes. #Gérard-Collomb sera victime d’un AVC mais ça ne changera rien quand il parle. Dix députés LREM seront surpris faisant la queue au Restaurant du cœur.

    Des journalistes attachés au mot juste remplaceront « migrant » par « réfugié », #Ruffin prendra la parole dans l’Hémicycle en slip de bain et tuba pour protester contre le délabrement de la piscine d’Amiens. La vidéo fera le tour du monde et sera vue 500 millions de fois.

    Près de 270 millions de locuteurs de la langue française lanceront une pétition internationale contre l’écriture dite inclusive ; les bobos-gauchos-démagos-hexagonaux qui avaient inventé le concept se remettront à écrire comme avant, en attendant d’apprendre les règles de grammaire et notamment celle sur l’accord du participe passé conjugué avec « avoir ». De colère, ils choisiront (enfin !) de se battre pour l’égalité homme/femme dans les entreprises (« A travail égal, salaire égal !).

    #Léa-Salamé pulvérisera le record mondial de durée de confession (20 heures ininterrompues) à Notre-Dame de Paris ; elle regrettera en sortant de ne pas avoir eu le temps de tout dire sur sa gestion de « L’émission politique ». Son confesseur mourra d’épuisement le lendemain.

    #BHL avouera que #Botul n’a pas existé.

    En décembre, il neigera sur l’autoroute du soleil et on assistera à des embouteillages monstres.

    #Valls deviendra roi de la Catalogne sous le nom de Manouel 49-3. #Julie-Gayet dira à #François-Hollande « Arrête de grossir ou je te quitte » . #Carla-Bruni commencera à reprocher à #Nicolas-Sarkozy de ne pas se « faire du gros argent », comme il avait promis.

    #Anne-Saint-Cricq se transformera sorcière, mais sans que ça se voit.

    #Eric-Zemmour deviendra chauve. #Naulleau se fera recoller les oreilles. #Christine-Angot mourra empoisonnée par morsure de langue, #Yann-Moix explosera comme une grenouille dans l’émission de #Laurent-Ruquier .

    #Caroline-Fourest se fera siliconer les lèvres et on la prendra pour #Emmanuelle-Béart en la voyant et pour Pinocchio en l’écoutant.
    Grâce à ses lecteurs qui redécouvriront le sens du mot « étrennes » et l’utilité de la chose, le site Le Grand Soir enverra deux reporters à l’étranger pour produire un film et un livre qui nous rendront tous meilleurs (1).

    Théophraste R.
    Note (1) Ceci est un projet déjà en cours, pas une prévision abracadabrantesque.

    #Humour #Voeux #2018 #France


  • Sanction contre Ruffin à l’Assemblée : la France insoumise va faire appel - Libération
    http://www.liberation.fr/direct/element/sanction-contre-ruffin-a-lassemblee-la-france-insoumise-va-faire-appel_74


    Alors ce faux révolutionnaire, il est capable de se prendre une sanction pour des histoires de taxes pour les clubs de foot mais un T-shirt pour demander justice pour Adama Traoré mort entre les mains des gendarmes, c’est non ! Voir ici :
    https://seenthis.net/messages/649870
    On voit les priorités de chacun !
    #ruffin #insoumis #adama_traoré #football #assemblée_nationale


  • #lol #asi
    Sous le maillot de #Ruffin - Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/2017-12-08/Sous-le-maillot-de-Ruffin-id10375

    Dans le même temps que le gouvernement refusait ainsi une nouvelle ressource au Centre National pour le Développement du Sport, il lui en attribuait une autre. 27 millions lui sont tombés d’on ne sait où. Ou plutôt si, on le sait : c’est, apprend-on tout en bas de cet article du Monde, de l’argent retiré par un amendement gouvernemental au projet de loi de finances à...l’Agence de la Biodiversité.

    • [...] « La voici, puisque je suis parti dans les entourloupes cachées de la loi de finances ? Si le CNDS (les plieurs de maillots) se trouve en difficulté financière, c’est aussi parce que l’Etat souhaite réduire la contribution de la Française des Jeux (l’essentiel de son financement aujourd’hui). Ce que certains lient au projet explosif de privatisation de la Française des Jeux. Tout est dans tout. Et voilà tout ce que nous n’aurions pas découvert, si Ruffin n’avait pas enfilé le maillot de l’Olympique Eaucourtois. Remerciements particuliers au bar tabac Le Salutaire. »


  • Au Havre, Ruffin refuse de soutenir la famille d’Adama Traoré - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=ecy6U6Ffvs4


    Les déclarations de Ruffin datent de fin septembre, mais c’est toujours bon les piqûres de rappel au cas où certain·e·s auraient manqué l’info ou oublié.
    Sa réponse puante et fuyante suit un discours de Youcef Brakni sur scène.
    Je vous résume le contexte tiré de cette page : https://www.montraykreyol.org/article/adama-traore-la-lourde-faute-politique-de-francois-ruffin

    L’objectif dudit meeting était de réunir travailleurs, activistes et personnalités politiques pour « trouver des convergences » de lutte contre la politique antisociale du gouvernement Macron. Invités de marque : l’ex-candidat à la présidentielle, Philippe Poutou (NPA), le député François Ruffin (FI) ou encore Assa Traoré, porte-parole du Comité Adama. Sur la scène face au micro, l’activiste Youcef Brakni a la parole. Le militant de la Seine-Saint-Denis souligne d’abord la combativité d’Assa Traoré en ces termes élogieux et politiques : « C’est vraiment une guerrière ! C’est notre leader, c’est la leader du quartier à Baumont-sur-Oise, à Champagne, à Bruyère et le succès politique du Comité Adama, on le doit énormément à la personnalité hors-normes d’Assa Traoré ! »
    Il interpelle ensuite François Ruffin, présent sur la scène : « Je vais offrir ce beau T-shirt [sur lequel est inscrit : ’Justice pour Adama - Sans justice, vous n’aurez jamais la paix’] à notre député du peuple, François Ruffin, et pourquoi je le lui offre ? Pour qu’il puisse, je l’espère, inch’Allah, le porter à l’Assemblée Nationale et interpeller le ministre de l’Intérieur sur le cas d’Adama Traoré, pour demander l’interdiction définitive de la clé d’étranglement qui est à l’origine de la mort d’Adama Traoré... Il y a 10 ans, Lamine Dieng a été tué dans un fourgon de police par une technique de clé d’étranglement ; il y aura bientôt 20 ans, Abdelkader Bouziane avait 16 ans lorsqu’il a été tué par des policiers de la BAC d’une balle dans la tête [...] Lamine Dieng, y a 10 ans ; Abdelkader Bouziane, y a 20 ans ; et dans les 2 cas, évidemment : impunité totale des forces de l’ordre. Grâce à un tandem de choc contre lequel on lutte encore aujourd’hui : les syndicats de police et la justice ».

    La réponse cinglante et digne d’Assa Traoré par écrit une dizaine de jours plus tard : http://revolutionpermanente.fr/Assa-Traore-repond-a-Francois-Ruffin

    Les militants blancs qui veulent se faire passer pour anti-racistes et qui tournent les talons à la 1ère occasion ! Ceux là c’est vraiment les pires !
    La cerise sur le gâteau c’est que suite à ça, sur le web des articles élogieux ont été écrits à propos de la position de Ruffin sur… les blogs à tendance nationaliste, extrême droite etc.
    Et je n’ai lu nulle part un désaveu de la part de son groupe politique d’affiliation à l’assemblée nationale, mais peut-être ai-je laissé passer l’info (j’avoue que ça m’étonnerait)
    #ruffin #adama_traoré #racisme #police #violences_policières #france_insoumise

    • Je serais moins gentille que toi. Pour moi, ça prouve qu’on peut être de gauche, d’extrême gauche, anarchiste etc et être raciste. La particularité dans ce cas là, c’est que tout le vernis idéologique qui veut que le racisme est censé être combattu empêche que ce dit racisme s’exprime de la même façon que dans les autres mouvements politiques.
      Alors on brode, on trouve des excuses, on fait mine de…, on est même persuadé d’être anti raciste mais de fait, dès qu’il y a 1 mobilisation autour d’un·e noir·e, un·e arabe, le vernis s’écaille rapidement.
      D’ailleurs concernant les rapports de classe, j’avais lu que son film était très méprisant vis à vis des ouvriers qu’il filmait. Bon comme je ne l’ai pas vu, je ne vais pas m’étendre sur le sujet mais de toute façon ce gars déjà à l’époque dans les émissions de radio on sentait qu’il avait du mal à se décentrer.
      De plus je me souviens avoir lu, faudrait que je retrouve la citation, qu’il avait dit que lui il trouvait ça mal d’être constamment contre la police, qu’il fallait arrêter à gauche d’être toujours dans ce combat contre les violences policières. Discours typique du gars qui n’a jamais fait l’expérience de ce que sont les forces de l’ordre dans les quartiers populaires et qui en tire néanmoins un avis de merde.

    • Jaurès était raciste et pourtant...

      J’ai découvert avec consternation ces récits de viols collectifs en milieu militant « de gauche » en Italie ou je ne sais plus où précisément.

      Le chemin semble désespérément se rallonger quand on essaie d’estimer le moment où on arrivera tous au même niveau de conscience sur l’ensemble des sujets.

      Mais oui, son avis, là, il est merdique. Pas d’indulgence possible à son égard, tu as raison.



  • Inspecteur Ruffin mène l’enquête : chronique de la divergence des luttes
    https://leseumcollectif.wordpress.com/2017/09/24/inspecteur-ruffin-mene-lenquete-chronique-de-la-divergenc

    Qui se souvient du 32 Mars 2016 et des semaines qui suivirent ? Qui se souvient des nuit-deboutistes qui, la main sur le cœur, appelaient à la convergence des luttes ? Qui se souvient des AG en plein air avec, entre deux interminables diarrhées verbales de poètes maudits, des appels solennels adressés à – retenez votre souffle – les-quar-tiers-po-pu-laires. “Parce que le gouvernement est notre adversaire à tou-te-s donc faut s’unir, faut con-ver-ger !’’ Et les appels du pied devenaient vite des sommations vexées (« mais pourquoi diable nous snobent-ils ? ») et vexantes (« mais vous ne comprenez pas, pauvres bougres, qu’on a des intérêts communs » ?!). Source : Le Seum (...)

    • Il semble donc qu’il faille tout expliquer à Monsieur Ruffin, alors soyons brefs et constructifs : François, tu arrêtes tes sketches et tu relaies un soutien inconditionnel partout où une audience t’est accordée – les médias que tu affectionnes et l’assemblée nationale paraissent être un bon début. Tu ne tires pas la couverture à toi et, pitié, tu évites d’en faire un film où tu te compares à Robin des Bois. Pigé ? Et quand tu as fait tout ça, ne t’attends pas à des félicitations : on ne dira jamais « merci patron » à des égos sur pattes qui nous prennent pour de la chair à convergence quand ça les arrange.

      Voilà ...

      #gauche_blanche

    • Ruffin et Justice pour Adama : l’hypocrisie de la gauche radicale française sur la question raciale
      28 septembre 2017
      http://hustle-mag.com/ruffin-justice-adama-gauche-racisme

      Que pensez-vous de la réaction particulière de Ruffin ?

      Il représente à merveille cette gauche qui refuse de prendre en compte ces questions comme priorité. Il refuse de s’en emparer, de dénoncer, d’assumer son rôle également en tant que député. Il a dit qu’il voulait d’abord s’assurer que tout soit vrai, ce qui est absurde. Comme il le dit lui-même, il y une désinformation sur le traitement des médias sur les grèves, les mouvements sociaux.

      D’un côté, il arrive à avoir cet esprit critique sur les questions sociales, par contre il n’arrive pas à avoir cet esprit critique sur le traitement qui a pu être fait sur Adama, mais aussi sur toutes les affaires de violences policières où on reprend les versions officielles qui sont souvent des mensonges. On a menti sur les causes de la mort d’Adama. La famille, le comité a créé un rapport de force avec le parquet de Pontoise pour obtenir une contre-expertise pour avoir les vrais raisons de la mort d’Adama. D’ailleurs, le procureur du parquet de Pontoise a été dessaisi de l’affaire, celle-ci a été dépaysée au Tribunal de Grande Instance de Paris.

      Il veut « mener l’enquête », mais l’enquête a déjà été menée, par nous, par ceux qui luttent. Comme ceux qu’il défend à Moulinex, Good Year, à Continental, à qui il ne va jamais remettre en cause leur parole, il ne va pas enquêter évidemment.

      C’est toujours la même chose, la suspicion, on n’est pas des vraies victimes, on fait semblant, peut-être que c’est faux, on invente. En se positionnant ainsi, il a remis en cause la lutte du comité Justice pour Adama et notre légitimité à venir interpeller l’Etat et les versions officielles.

    • ll y a ceux qui semblent l’avoir bien cherché (des déjà « connus des services » et/ou condamnés, comme Théo et tant d’autres) et - rappelons nous les propos de Mélenchon sur l’assassinat e Rémi Fraisse - ceux dont on dit ou laisse entendre qu’il s’agirait d’"agents provocateurs" :
      https://iaata.info/Jean-Luc-Melenchon-et-l-assassinat-de-Remi-Fraisse-2091.html

      C’est entre autre grâce à la merde que la gauche a dans le crâne et fait partager que la mobilisation suite à la mort de Rémi est restée très minoritaire. Le permis de tuer des flics ne tombe pas du ciel de l’État, mais aussi de sa base et des pasteurs qui la cornaque.

      #France_insoumise #nationalisme #étatisme <=> #police #justice


  • VIDEO. Au Havre, Ruffin refuse de soutenir la famille d’Adama Traoré
    http://www.revolutionpermanente.fr/VIDEO-Au-Havre-Ruffin-refuse-de-soutenir-la-famille-d-Adama-Tra

    Ce jeudi 21 septembre, après la manifestation contre les ordonnances, un meeting de lutte était organisé au Havre. Interpellé sur le dossier Adama Traoré, François Ruffin a jeté un froid, en refusant de soutenir la famille et en expliquant ne pas être « intimement convaincu » de la version portée par Assa et sa famille.

    [...]

    François Ruffin demande à prendre la parole. « J’ai attendu un appel [de la famille Traoré] et il n’est jamais arrivé » explique-t-il en guise d’introduction, comme pour se dédouaner par avance, mettant en avant un article paru sur le journal Fakir. Balbutiant, François Ruffin se lance alors dans une tirade pour le moins embarrassante, et qui déclenchera les huées de la foule. « Moi, je crois à l’enquête d’abord. Aujourd’hui, je suis sensible aux propos car j’ai publié un papier mais je ne vais pas me positionner avant d’être intimement convaincu. Je veux faire mon travail. En toute matière, je mène l’enquête d’abord. Ce à quoi je peux m’engager, c’est vous recevoir pour que vous me filiez les preuves et que je mène l’enquête pour que j’en sois intimement convaincu ».

    #ruffin #justicepouradama #violences_policières


    • https://www.youtube.com/watch?v=u6HM2HDAQ7k

      Le site de F Ruffin : http://www.francoisruffin.fr

      Voir Actualité

      Monsieur Ruffin attire l’attention de Mme la Ministre de la Santé sur le remboursement des audioprothèses.

      A l’heure actuelle, jusqu’aux 20 ans de la personne malentendante, la prise en charge est de 60% pour des appareils allant de 900 à 1400 euros selon leurs catégories, la mutuelle ou une aide exceptionnelle prenant le reste à charge. Mais après 20 ans, la situation est tout autre : la classe de l’appareil n’est plus prise en compte et l’assurance maladie prend en charge 60% d’un tarif fixé à 199,71 euros, soit 119 euros, bien loin du coût réel d’un appareil.

      Question écrite à la ministre de la Santé. Surdité : un appareil pour Anne-Fleur !
      http://www.francoisruffin.fr/question-ecrite-a-la-ministre-de-la-sante-depakine
      Cela conduit à ce que seuls 34% des malentendants soient appareillés. Ou alors, ils le sont avec des appareils de faible qualité, qui par exemple ne coupent pas le vent, ou les bruits de fond.

      De jeunes adultes ou des étudiants se retrouvent ainsi confrontés à de réelles difficultés au cours de leurs études ou au moment d’entrer sur le marché du travail. Cette discrimination par l’argent ne doit pas perdurer.

      En complément : les causes de la surdité sont multiples, mais elles peuvent résulter de la prise de Dépakine par la mère d’un enfant lors de sa grossesse. Monsieur Ruffin souhaiterait savoir si le ministère entend faire financer le remboursement de ces appareils auditifs par les laboratoires qui ont produit la Dépakine, qui ont continué de le conseiller aux patientes enceintes.


  • Le ch’ti gars à l’Assemblée - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2017/06/19/chti-gars-a-lassemblee

    Si l’on devait prendre 20 minutes pour résumer le marathon électoral de ces 10 derniers mois, rien ne serait plus efficace que de comparer tout ce cirque au choix épineux entre la poire à lavement et la tartine de merde.

    #élection #démocratie #lutte #Ruffin

    • C’est amusant comme on en parle, y compris dans les milieux qui ne devraient pas, ceux qui luttent pour que la loi reste en faveur de ceux qu’elle protège déjà bien plus que nécessaire (la loi de la jungle, je fais les sous-titres).
      Mise en scène d’une bataille des égos, avec l’espoir que Ruffin va se dissocier de Mélenchon, parce que ça serait tellement la preuve que Mélenchon est un dictateur que Ruffin s’en dissocie. Petites piques sur la discipline de groupe, ce genre de choses.

      C’est étonnant comme les « qui se pensent du bon côté », ne peuvent pas s’empêcher de créer des dissensions qui n’ont pas de sens, stratégiquement. Là, Colporteur qui dit que Ruffin fait des trucs dégueulasses. Ici, Monolecte qui explique que Mélenchon a tort de vouloir de la discipline. Et enfin, en guise de confirmation que le scénario, il est bien là, le Monde qui insiste sur le fait que Ruffin est un insoumis insoumis.

      Oui, nous y sommes. On parle de scénariser les dissensions, et il n’y a même pas besoin du Monde pour cela. Les Insoumis ne pèseront sur rien. Il n’est même pas certain qu’ils parviennent à se regrouper avec les élus PS pour disposer des 60 députés nécessaires pour des motions de censure qui ne pourront de toute façon pas être votées, puisque les élus LREM ne la voteront pas, et les élus LR non plus, du fait du sacro-saint « on ne vote pas avec le camp d’en face » que nous ont joué 10 fois les élus PS pendant la tragédie précédente.

      Des tragédies. Et ça continue, sans espoir.


  • L’exemplaire victoire de François Ruffin
    https://reporterre.net/L-exemplaire-victoire-de-Francois-Ruffin

    « Vous savez, Ruffin c’est la dernière petite lueur en France. Le dernier qui peut prouver que les Français ne sont pas des cons », explique une militante qui arbore le sticker « Picardie Debout ! avec François Ruffin ». Quelques minutes plus tard, les résultats officiels tombent : François Ruffin remporte son siège de député avec 54 % des voix. Le journaliste laisse enfin tomber le masque pour souffler. À ses côtés, son équipe s’embrasse et se tombe dans les bras. Aux accolades s’ajoutent les larmes de joie : « Putain j’y crois pas. J’y crois pas », répète une militante.

    • Euh, t’as vu la photo choisie ?
      La victoire du guerrier … si tu gagnes, tu auras le droit de baiser
      #misère_politique (encore)
      et oui aussi, je n’apprécie ni Ruffin ni aucun·e qui veut ce type de pouvoir et toute la liesse horrible qui va avec

    • Bah son équipe s’embrasse de joie et dans l’équipe il y a une femme. Je ne voie pas de contenu sexuel ni sexiste dans cette image. je voie au moins 3 personnes enlacées, une femme de dos, probablement Ruffin et une paire de bras qui semblent masculin.

      ps- Ruffin c’est pas la dernière petite lueur ! M’enfin et les autres insoumis·es et Mme Obono. Et soit dit en passant il y a des insoumis qui font perdre pas mal d’espoir !

    • La victoire du guerrier … si tu gagnes, tu auras le droit de baiser

      @touti qu’il baise sa femme après une telle victoire. Pourquoi pas ! autant joindre l’utile à l’agréable.
      Utile parce que si je ne suis pas complètement #Ruffin ,sa tactique est la bonne ( pas pour baiser, non, non ! ) mais infiltrer l’assemblée nationale pour faire entendre ses arguments ; du moins essayer de se faire entendre. On verra ... nul doute que si j’habitais dans sa circonscription, je votais des 2 mains pour le bonhomme. Plutôt que d’avoir voté avec mes pieds, une fois de plus.

    • @vanderling libre à toi de t’enthousiasmer, si tu as envie de croire que dieu est dans le vote.

      Je crois que vous n’avez pas compris ni l’un ni l’autre @mad_meg @vanderling ce que je veux dire en critiquant le choix de cette image pour illustrer un article nommé « L’exemplaire victoire de François Ruffin ».

      La photographie est un choix de représentation du monde. Que vous puissiez croire que c’est le reflet d’une réalité objective me rend triste. « son équipe s’embrasse de joie et dans l’équipe il y a une femme » non.
      Je pars de l’autre côté de la lorgnette, celui des sens.
      On voit d’abord, et moi je vois la tête d’un homme qui s’enfonce dans le giron d’une femme qui écarte les bras et je lis le mot victoire.

      Le mot victoire me fait frémir d’horreur.
      Pour au moins 3 raisons claires
      – victoire = guerrier et bataille
      – victoire = défaite
      – victoire = récompense

      #gagnant #victoire #photographie #représentation #journalisme #propagande #inconscient #role_des_femmes

      Ensuite, la rédaction a fait le choix de cette image et pas d’une autre, des photos de cette élection il y en a eu des tonnes, mais c’est celle-ci qui a été publiée, et pour illustrer le titre. Non seulement c’est une victoire mais il faudrait qu’elle soit exemplaire ?

      Comment mieux donner envie à de nouveaux guerriers d’aller à la guerre que de leurs promettre les bras d’une femme en récompense ? Quitte d’ailleurs à la violer, comme il se fait dans toutes les guerres, cf les américains au débarquement, les français en Afrique, la Bosnie etc. Et même si c’est « la sienne » qu’est-ce que ça change à son consentement ? Une femme n’existe pas pour le repos du guerrier.

      Donc, en fait, hors de son contexte éditoriale et historique, cette photo je m’en moquerais totalement. Là, le choix est délibéré, et la promesse inconsciente faite aux prochains gagnants est pour moi extrêmement désagréable et heurte ma sensibilité au point qu’elle me prévient déjà de ce que continueront d’être les élections : des turpitudes de bitards, un piège à cons, au premier sens du terme.

    • Là, le choix est délibéré, et la promesse inconsciente faite aux prochains gagnants est pour moi extrêmement désagréable et heurte ma sensibilité au point qu’elle me prévient déjà de ce que continueront d’être les élections : des turpitudes de bitards, un piège à cons, au premier sens du terme.

      ou point sensible - douloureux - fait attention à toi quand même @touti

    • je t’emmerde @vanderling, je n’ai pas besoin de tes mises en garde, et je fais grandement confiance à ma sensibilité qui est un de mes premiers atouts. Evidemment, pour d’autres personnes, la sensibilité évoque d’abord la faiblesse ou permet de disqualifier des propos sans jamais se requestionner.

    • Merci @mad_meg de prendre le temps pour comprendre.
      Ah, et aussi autre chose.
      Il est encore très courant de penser qu’une fois chef, ou avec du pouvoir, les femmes vont trouver un homme beaucoup plus attirant et lui tomber dans les bras.
      De n’importe quel milieu que ce soit, et même chez les militants qui se disent révolutionnaires, ça nous faisait toujours un sujet de discussion mi rigolard mi peiné d’ailleurs.
      Le nombre de voitures qui se vendent sous cette promesse en sont encore la preuve.
      #repos_du_guerrier

    • @touti c’est vent der linge qui t’emmerdes en retour malgré ta sensibilité à fleur de peau.

      libre à toi de t’enthousiasmer, si tu as envie de croire que dieu est dans le vote.

      pourquoi pas les saintes écritures et tutti quanti, aussi ! entre l’autre baltringue DUDH48 qui compare Macron au prophète, ça commence à faire beaucoup de n’importe quoi en 24 heures.

    • Enthousiasme - Étymologie
      Terme grec provenant d’un mot se traduisant par  : inspiré par un dieu, (de en et dieu).
      https://www.littre.org/definition/enthousiasme

      Ouiii et alors ! je ne vois toujours pas le rapport entre le vote ( législatif ), François Ruffin, sa femme, ses électeurs et électrices, et Dieu dans tout çà ?
      Et toujours pas, non plus, ce que la photo illustrant l’article de Reporterre a de choquante, d’autant plus que ce n’est pas la seule, il y a même des vidéos. Aussi doté d’une certaine sensibilité ( comme tout à chacun ) ton point de vue m’échappe.
      Quand je ne m’abstiens pas, je rentre plus à reculons dans un bureau de vote que frappé d’un quelconque transport divin
      Le jour où je confondrais un isoloir avec un confessionnal, je te ferais signe.

    • Ce jeu de mots que tu ne sembles pas gouter visait le très clair enthousiasme que tu affiches envers Ruffin et le vote

      nul doute que si j’habitais dans sa circonscription, je votais des 2 mains pour le bonhomme

      .

      Et je suis au regret d’arguer que je préfère exprimer ma sensibilité que de subir celle des cailloux.


  • François Ruffin ou la guéguerre de classe - par Jean-Pierre Garnier

    le pouvoir des mots et les mots du pouvoir, les « mots en commun » dans le champ politique des sociétés capitalistes ne sont la plupart du temps, pour ne pas dire exclusivement, que les mots des dominants.

    Ne nous attardons pas trop sur le vote de #Ruffin en faveur de Macron. En bon habitué du « faire barrage à » Le Pen père puis fille, il n’a jamais, manqué comme tant d’autres zozos « degôche », d’accorder ses votes à une #deuxième_droite, celle que représentait le PS, dont l’exercice du pouvoir fait régulièrement le lit de l’extrême droite. Dans le cas de Micron, il n’a pas fait exception à la règle plutôt que de choisir les deux autres option proposées par Baudruchon à ses troupes : le vote blanc ou nul. Ce que l’on peut retenir néanmoins, c’est la double prestation de Ruffin qui avait précédé ce choix. D’abord, le face à face avec le Président virtuel de la République sur le parking de Whirepool au milieu des ouvriers promis au licenciement que l’état de « #lagôche » en France rendait inéluctable. « Je salue votre courage d’être venu malgré tout au milieu de la mêlée comme ça », avait commencé le réalisateur de Merci Patron, salut qu’il réitérera plus tard en reconnaissant devant le médiacrate Patrick Cohen dans le 7 /9 de France Inter « le panache de la démarche » du futur président. Suivit un affrontement verbal qui aurait prendre place dans les shows télévisés supposés « réanimer de débat politique en France ». Le tout s’était terminé par « un dialogue plus apaisé, dans lequel chaque partie a pu exprimer son point de vue », comme s’en était félicité un commentateur de la presse mainstream témoin de la scène, au sens théâtral du terme. D’autant plus apaisé que Ruffin avait confirmé dans la foulée — c’est sa deuxième prestation — au micro d’Élise Lucet, d’Envoyé spécial, présente elle aussi ce jour-là sur les lieux, qu’il voterait Micron au deuxième tour, avec une restriction qui vaut son pesant de (grosses) ficelles picardes : « C’est un peu comme quand vous allez aux toilettes, vous aimez bien fermer la porte. C’est le principe de l’isoloir, il y a un rideau parce que ce n’est pas la première fois que je vais avoir à faire un geste dont je ne suis pas fier au 2ème tour de l’élection ». Un bras d’honneur assez honteux, en effet, aux classes populaires qui allaient faire les frais de la politique menée durant le nouveau quinquennat.

    #Ruffinades #Jacques_Sapir #J-P_Garnier
    http://www.librairie-tropiques.fr/2017/05/se-faire-des-amis-avec-j-p.garnier-la-gueguerre-des-classes.html


  • François #Ruffin explique sa lettre ouverte à Emmanuel #Macron, « président déjà haï » : « Passer en force dans une France sous tension, c’est dangereux »
    http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/francois-ruffin-explique-sa-lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-president-

    Pour vous, même s’il est élu dimanche soir, Emmanuel Macron ne dispose pas d’une #légitimité suffisante pour gouverner ?

    Pour gouverner, il aura une légitimité. Maintenant, est-ce qu’il a une légitimité suffisante quand on connaît les conditions de son éventuelle #élection ? Au premier tour, un électeur sur deux d’Emmanuel Macron a voté en adhésion à son programme et l’autre moitié pour le « vote utile ». Au second tour, des électeurs vont le choisir pour faire barrage au FN, et puis il y a ceux qui ne se déplacent pas parce qu’ils ne veulent pas choisir entre la peste et le choléra... Tout ça ne donne pas une légitimité qui permette de dire ensuite : « Je vais passer en force pour vous faire un traitement de choc. »


  • Cancer français : la récidive
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=888

    En 2012, l’émission Là-bas si j’y suis de Daniel Mermet (France Inter) faisait la promotion du cancer français, dans un reportage de François Ruffin consacré au groupe chimique Arkema. Déplorant la vente du « pôle vinylique » d’Arkema à un financier américain, Ruffin n’avait pas jugé utile de préciser que ce pôle toxique avait tué des dizaines de salariés du cancer du foie et empoisonné rivières, sols et eau potable de la région grenobloise notamment. Pour ces journalistes du Front de gauche, avions-nous alors expliqué, l’emploi n’a pas d’odeur (voir ici) Quatre ans plus tard, Ruffin & Co persévèrent dans le déni. Cette fois, le patron du journal Fakir, organisateur de « Nuit debout » et aspirant-député de la Somme, défend les salariés d’Ecopla. Histoire télégénique : de sympathiques ouvriers isérois, à (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/cancer_franc_ais_re_cidive.pdf


    • La lutte des prolétaires est du coup résumée à un problème individuel. Dans tout le film, le représentant LVMH n’a qu’une crainte : que d’autres anciens salariés aient la même idée et viennent à leur tour réclamer du pognon. Il peut en fait être tranquille : Ruffin s’en fout des autres, toute l’intrigue du film reposant sur « le sauvetage des Klur » et la nécessité de proposer au spectateur un happy end. Alors bien sûr que c’est toujours cool de gratter des sous, et que l’on ne peut qu’être ravi que la famille soit sortie d’une situation extrêmement critique. Mais une lutte politique ne peut se contenter de seules micro-victoires, aussi ponctuelles qu’individuelles : elle nécessite au contraire d’élaborer des stratégies collectives pour sortir tout le monde de la merde.

      Le dernier problème réside enfin dans l’aboutissement du film, proposé comme un modèle de victoire : le remboursement des dettes par LVMH, et un CDI à Carrefour dans la mise en rayon de produits. Combien ce boulot est-il payé ? Dans quelles conditions ce poste a-t-il pu être créé ? Quelqu’un a-t-il été viré pour ça ? Comment ont réagi les collègues en apprenant que le poste avait été ouvert sur un coup de pression ? Le film passe toutes ces questions sous silence.

    • Les Klur sont les rois invisibles époussetés par Fakir. Si on voit du TF1 dans ce film c’est justement qu’ils nous ont gobés le cerveau. De fait on a plus l’habitude de voir des gens avec un accent Chti sauf pour se moquer d’eux. Avec « Merci Patron » on retrouve une fierté, une dignité d’être dans les 99%.
      Et puis quoi ? Il faudrait se flageller d’avoir gagner une fois de temps en temps ?
      Vous êtes jaloux que pour une fois ça marche ?

    • Ça n’existe pas les 99%, rien que ça c’est de la merde. Ya pas juste 2 classes sociales, et encore moins seulement des grands méchants méga super hyper riches de ouf à 1%. Par ailleurs c’est pas les parisiens qui se moquent des chtis, c’est Ruffin lui même dans le film qui les filme comme ça et se filme comme étant mieux, c’est en premier lieu lui qui ne comportent pas avec eux comme des égaux, comme des camarades, mais comme des petites gens à sauver. Donc ce n’est pas TF1 le problème mais bien dans le film même. Et d’autres problèmes, mais déjà rien que ça…

    • Ce film (et cet article) pose tout le problème du cinéma militant ! Un film n’est qu’un film il ne sera jamais rien d’autre. Le détail avec le documentaire, c’est que le film modifie un tout petit peu la réalité. Mais il ne faut jamais confondre le film et l’évènement qui vit à l’intérieur...
      En l’occurrence, un jeu d’intimidation qui réussit, c’est bien mais, concrètement, on s’en tape. En revanche le filmer... et le filmer comme ça en rendant si évident les antagonisme de classe... en faisant crever l’écran au syndicalisme et à l’éducation populaire, donne au couple Klur un statut de figure allégorique. Personnellement ce qui m’a bouleversé et qui m’a fait croire encore plus à la vocation d’intervention social du cinéma c’est que ses figures se trouvent modifiées jusque dans leurs corps par leurs prises de conscience des mécanismes du monde capitaliste.
      On ne jouit pas vraiment du CDI chez Carrefour. Si on jouit c’est de leur avoir fait peur ! #merci_patron #documentaire #fakir

    • J’ai vu #merci_patron, j’ai aimé, mais j’ai aussi été gêné par un certain « paternalisme » de #ruffin. Par contre, de là à parler de

      la condescendance de merde de Ruffin envers les Klur

      , ou bien

      Ruffin se fout clairement et gratuitement de leur gueule

      , il ne faut pas pousser.

      Pire, quand on lit

      Ruffin n’appartient pas au même monde ni à la même classe que les Klur

      (Ruffin lui même le dit et le répète assez souvent)
      puis

      petit patron de son entreprise, Fakir, qui gère maintenant un capital conséquent issu des recettes engendrées par le film

      pour faire passer Ruffin pour un bourgeois social-traitre, je trouve ça malhonnête.

      On peut ne pas aimer le film, mais ne prêtons pas a son auteur des prétentions qu’il n’a jamais eues.


  • https://paris-luttes.info/double-pensee-double-assemblee-5511?lang=fr

    Double pensée, double assemblée

    Double pensée et double assemblée : l’assemblée de la place de la république face à Lorfin et aux pitbulls de démocratie réelle.

    Plus encore que l’insignifiant #Ruffin, #Lordon, son double en version « insurrection qui vient », manie la double pensée : « nous ne sommes pas là pour faire de l’animation citoyenne » disait-il l’autre jour à la bourse du travail dans ce qui restera son baroud d’honneur. Cette petite phrase exprime à merveille le mépris du débat, des individus assemblés sur la place, et son dédain pour des conversations entre inconnus qui s’étirent et cheminent vers on ne sait où. Mieux encore, le « nous » de Lordon, c’est celui des autoproclamés « organisateurs du mouvement », ceux-là même chers aux journalistes, qui prétendent faire Nuit debout, comme on va au boulot tous les matins, comme si ce mouvement ce n’était pas d’abord des individus en conversation sur une place. #Convergence_des_luttes a toujours prétendu parler à la place de l’assemblée, lui imposer des buts de l’extérieur.

    La double pensée c’est dire une chose et penser son contraire. Par exemple, quand Lordon dit nous ne sommes pas là pour faire de l’animation citoyenne », il faut comprendre « nous sommes là pour faire de l’animation citoyenne », pour recruter des bénévoles pour nos actions futures. Bien avant le début du mouvement, Convergence des luttes a eu le projet de faire une double assemblée : la première, Convergences des luttes, décidant du contenu et des buts du mouvement tandis que l’autre, l’assemblée sur la place, mobiliserait en masse des gens disponibles pour appliquer les décisions de la première. Quelques jours avant la réunion qui s’est tenue le 20 avril à la bourse du travail, à deux rues de l’assemblée de la place de la république, un appel circulait entre les autoproclamés « organisateurs du mouvement » pour former cette fois un « collectif Nuit debout » instance dirigeante, adossée à l’assemblée de la place, rappelant les belles heures du léniniste le plus accompli. Mais l’échec de la réunion de la bourse du travail le 20 avril a consacré la scission entre l’assemblée de la place et Convergence des luttes, la proposition minable d’une bannière commune Nuit debout-CGT au défilé du 1er mai ayant été vertement refusée. Mais Lorfin et Rudon avaient un « plan b ».

    En s’appuyant sur une intercom, formée de « référents » des commissions « structurelles » (les plus importantes : SO, logistique, communication, animation), Convergence des luttes a fini par faire voter samedi 27 avril à 23h15, devant 200 personnes, dans le froid et sans débat, la proposition d’une « jonction » entre syndicats et l’assemblée de la place. Il faut être clair, ce n’est pas pour convaincre l’assemblée que ses animateurs fanatiques et les référents des commissions se sont démené pour faire adopter l’appel de Convergence des luttes. L’assemblée désormais ils s’en fichent, ou plutôt ils la craignent, c’est leur ennemi. Non, ce que ces gens visent c’est la visibilité publique, de garder la maitrise d’un nom pour lequel ils ont tant « travaillé », pour former le petit parti dont ils rêvent, qu’il feront, et qui ne sera rien. Dangereux crétins, pitoyables metteurs en scène.

    L’assemblée de la place de la république a pourtant existé. C’est une conversation qui a pris forme en dehors des partis, des syndicats et des journalistes, et qui peu à peu a été recolonisée par eux au terme d’une guerre de plusieurs semaines. Ces fameux autoproclamés « organisateurs du mouvement », avec leur stratégie qui fleure bon le PC d’après guerre, alliés à un groupe d’animateurs fanatiques de la « démocratie réelle » ont peu à peu vidé l’assemblée de sa substance, l’ont rendu faible, l’ont dupé constamment par des arguties de procédures, ont imposé leurs vues. C’était une nécessité car comment auraient-ils pu imposer leur vue à une assemblée forte ? Il leur fallait une assemblée faible pour commencer à agir. A leurs yeux, l’assemblée quand elle s’est levée était un monstre puissant et vigoureux, et il a leur a fallu près de trois semaines pour le maîtriser. Les membres de Convergence des luttes avaient eux aussi remarqué qu’au bout de quelques semaines d’assemblée, ils n’étaient rien pour les participants, qu’ils avaient disparu des débats.

    Il faut revenir ici sur les féroces animateurs ultra-formatés de #Démocratie_réelle, troisième force à l’œuvre dans l’assemblée. Leur méthode qui tient à la fois de la cybernétique et des pratiques de falsification plus classiquement staliniennes, fut quasiment sans faille. Un jour tout l’édifice a vacillé sur un grain de sable : la question de la communication du mouvement. Peu connaissent les techniques mises en place. A côté de l’assemblée, ils ont imposé les structures de commissions, dont le modèle est établi depuis longtemps par Démocratie réelle. Puis, ces cerbères ont orienté les débats d’abord en imposant des règles formelles aux discussions basées sur des gestes, des tours de parole minutés, et en les important dans toutes les conversations sur la place. Ils ont alors tourné les débats de l’assemblée contre les individus assemblés, contre chacun d’eux. Pour mener une telle entreprise disciplinaire, il faut se faire maître de la foule. Pour cela, ils se sont taillés une matraque en faisant de la non-violence un dogme absolu, à la seule fin d’exclure ceux qui avaient une opinion contraire. Ce dont il s’est agi ici, c’est de déposséder chaque individu, homme ou femme, de sa sensibilité, de son expérience propre, celle qui fonde ses actes et ses paroles ; en un mot, d’exercer une violence normalisante qui vise à faire taire toute singularité et à briser le fil de la parole. De manière plus surprenante, une version militante et essentialiste du féminisme a pu contribuer à cette normalisation, tant son usage sur la place pouvait s’apparenter à une injonction dont le contenu serait hors du débat. A un moment donné, le discours de l’assemblée, quelque soit les sujets abordés, a consisté à replier tous les enjeux communs dans des questions de morale individuelle. Dans les commissions, ils ont gentiment poussé vers la sortie ceux qu’ils ne pouvaient coopter ou former. Ils ont culpabilisé les participants en les traitant comme des enfants à rééduquer ; l’éducation populaire cybernétique est d’ailleurs le seul but de ces fanatiques. Ils ont peu à peu avec ces armes lissé les débats dans l’assemblée, flattant les points de vue les plus réactionnaires, imposant leur vues, monopolisant la parole, poussant les débats vers des tout-à-l’égout, châtrant toute pensée, truquant les votes. Bref, les vrais ennemis de la conversation étaient au cœur de l’assemblée, personne ne les en a délogé tant les habitudes, et notamment l’usage des gestes dont la fonction est de bannir toute émotion, étaient déjà prises. Au nom d’une démocratie fantasmée, ces animateurs cultivant une neutralité perverse se sont imposés à l’assemblée comme les cochons d’Orwell aux animaux de la ferme. La faiblesse de l’assemblée, et sa perte, a été de ne pas renverser cet édifice de conventions arbitraires, défendu par des pitbulls, dont l’objet est de canaliser puis de réduire à néant la conversation en prétextant la servir. On pourra goûter l’ironie rétrospective du charabia ampoulé du 31 mars de Lordon, quand il prophétisait « quelque chose est peut-être en train de naitre ».


  • Les aventures de François Ruffin au ministère du Dialogue Zozial :
    https://www.youtube.com/watch?v=NBRdyCpjQL8


    Ici l’épisode 1, avec la suite, jusqu’à 6, à droite dans l’amalgameur Youtoube.
    Et ici l’épisode 7 sur le site de Fakir : http://www.fakirpresse.info/merci-myriam-episode-7

    Dénouement demain, au ministère, cerné par une escouade de militants armés de pâté picard jusqu’aux dents.

    #dialogue_zozial #ruffinade



  • https://www.youtube.com/watch?v=RYoGJV_OLFA


    « Merci patron ! » en tournée
    http://www.fakirpresse.info/Merci-patron-en-tournee.html

    On espère que vous allez vous régaler, que ça vous donnera envie d’y entraîner cousins, copains collègues, lors de la sortie nationale, au printemps.

    Et que ça vous redressera le moral. Parce que, c’est pas la joie.

    C’est le bordel dans la gauche, et les militants ont le moral miné.

    Alors voilà, contre cette morosité, on vous propose cette « Arnaque » en version lutte des classes, une bande de pieds nickelés ch’tis qui a, pour de vrai, piégé le groupe LVMH et son PDG, Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France.

    Cette farce, menée par des ouvriers, une déléguée CGT, redonne de la joie. Ça ranime le moral. Ça chasse, pour une heure au moins, la morosité.

    @rezo @fil #journalfakir #ruffin #cinéma #documentaire #ilovebernard

    • Sérieux ? Ça redonne de la joie ? Un truc réalisé par un mec qui se comporte dans ses initiatives comme le mec qu’il prétend dénoncer ? Et après avoir piégé l’homme le plus riche de France dans leur arnaque géniale et bien rigolé autour d’une bonne bière, ils proposent quoi de constructifs les pieds nickelés ?

    • Non @odilon je pense que les nanas peuvent aussi apprécier.
      Et pour te répondre @reka, sur les questions de comportement, entre Bernard et François on peut noter qu’il y a une différence certaine de pouvoir. Après il reste l’éternelle question de l’écart entre une oeuvre et son auteur : Lars Von Trier, John Ford, Eastwood... Tous ces mecs avec qui je n’apprécierais guère boire un café (d’autant plus qu’avec John ce sera dur) et dont je trouve les films d’une grande beauté.

      Ce film là : Merci patron ! a le mérite d’être un film de lutte sans te foutre dans la gueule deux heures d’argumentaire qui auraient plus sa place sur un tract syndical que dans une salle de ciné.

    • Mais oui bien sur. Et je crois qu’il est absolument urgent d’arrêter de considérer des films pour autre chose que ce qu’ils sont : des films. On le sait bien, des soirées débats dans le cinéma art et essai du coin ne convainquent plus personne, et depuis bien longtemps, ceux et celles qui y vont sont déjà convaincus. Alors à part déprimer sur notre triste situation sociale ou écologique...Pas grand chose.
      Là, ce film respecte bien la devise du journal « Fâché avec tout le monde, ou presque ».
      Petite anecdote : ce film comporte des séquences de caméra cachée. Et il faut savoir que dans la petite aristocratie qu’est le milieu du cinéma documentaire de création, la caméra cachée est un outrage impardonnable, je veux dire un blasphème absolu. Et ça, c’est rigolo. De même, en changeant de paradigme, ce film militant, comme le dit @reka non seulement ne propose rien, mais en plus ne nous apprends pas grand chose. Alors un film militant qui n’apprend rien mais se contente de faire jaillir, sous nos yeux le réel de l’insupportable domination quotidienne et le voir à plusieurs et en parler à plusieurs en se voyant tous dans le même bateau au lieu de nous renvoyer à nos petites responsabilités individuelles, c’est ça le cinéma auquel je crois moi.

    • Ouais, je comprends bien ce qui peut plaire dans une telle approche, et au fond, on est d’accord sur l’essentiel, Arnault est une espèce très nuisible de prédateur, comme ses autres copains du cac 40 (il y en a de moins visibles qui sont d’ailleurs beaucoup plus nuisibles). De la même manière, je suis aussi révolté par les impostures de l’espèce BHL, Finkielkraut, Minc, etc... Comme toi sans doute, comme beaucoup dans mon entourage. Et je respecte ta position qui est de croire en ce cinéma là, je sais que chacun trouve dans l’art, le cinéma ou la littérature « ce qui lui va bien », ce qui permet d’avancer dans une réflexion personnelle, de trouver les voies qui répondent à ds interrogations ou des angoisses existentielles

      Moi, cette approche de potache avec des méthodes de flics m’emmerde parce que je la trouve médiocre, bien plus destructive que constructive, plus mortifère que réjouissante (et je n’ai pas forcément besoin qu’on propose quelque chose de concret d’ailleurs, je n’aurai pas du écrire ça comme ça, parce que quand ils proposent quelque chose, c’est encore plus désespérant et ça fait vraiment pas envie).

      Si au moins il y avait derrière une communauté de pensée un peu généreuse, un peu partageuse, un peu ouverte, un peu plus progressiste et un peu moins ancrée dans le passé... Seulement voilà, dans les cuisines de Ruffin et ses copains, c’est vaniteux, fermé et opaque, et ça gère leur petit pouvoir (sans partage) comme les maitres des forges du XIXe.

      Ce qui m’est très désagréable, c’est que j’ai suivi et soutenu (de près) ces mouvements que je pensais être « résistant » aux éditocrates et aux grand patrons voraces jusqu’à ce que je m’aperçoivent que leurs méthodes, leur pensée étriquée ne valaient pas mieux que celle de ceux qu’ils détruisent depuis des années, et que leur « entre soi » vaut largement celui des autres.

      Voilà, je suis effondré deux fois, en somme. Et on peut se réjouir que Fakir presse ou CQFD ou le Diplo s’attaquent aux exécrables conditions de travail chez Emaüs ou dans telle ou telle autre entreprise, mais ce serait pas mal qu’avant ils fassent eux même un petit retour introspectif sur la manière dont ils gèrent leurs propres journaux et les gens qui y travaillent avant de venir donner des leçons de bonne conduite à la terre entière. C’est franchement pas mieux.

      Cela dit, je découvre (avec plaisir) qu’il y a des initiatives alternatives (nombreuses) auxquelles on peut se raccrocher, participer et que l’on peut développer collectivement dans des rapports qui excluent que « les uns » imposent un quelconque pouvoir sur « les autres », et qui au lieu de consacrer une immense énergie à détruire, se concentrent sur la création d’idées nouvelles, la construction de projets fédérateurs et vraiment passionnants qui se font en dehors de cet univers désespérant et dans des conditions de fonctionnements très nouvelles qui s’inventent même parfois au fur et à mesure qu’on progresse dans les travaux et la recherche. C’est à ça que je crois, moi : et ça marche bien. Ça me fait simplement penser que Arnauld L., François P., Bernard A. Minc, BHl and Co. aussi bien que les Ruffins et les ex du Plan B sont, dans ce contexte un peu plus universel et ouvert, devenus totalement inutiles.