• De la condescendance

    Emmanuel Macron « bouleversé par la justesse » du film Les Misérables


    Le chef de l’État a récemment pu visionner le long-métrage de Ladj Ly, prix du jury à Cannes et représentant de la France aux Oscars. Selon le JDD, il aurait demandé à son gouvernement d’agir pour « améliorer les conditions de vie en banlieue ».

    J’ai pas lu l’article ni cliqué dessus, ca viens du figaro.

    #banlieues #condescendance #misère #charité #ruissellement #hypocrisie #récupération #sans_vergogne

  • Oxfam s’est trompé, les #inégalités sont un bienfait pour l’humanité - Télévision - Télérama.fr

    https://www.telerama.fr/television/oxfam-sest-trompe,-les-inegalites-sont-un-bienfait-pour-lhumanite,n6102388.

    Lundi dernier, les meilleurs économistes de LCI et de BFMTV décryptaient les rapports publiés par Oxfam et Attac, deux officines d’extrême gauche notoirement altermondialistes et anticapitalistes. Ils en ont brillamment démontré l’inanité. Car l’extrême fortune des plus riches milliardaires est naturellement proportionnelle à leur incommensurable génie. En outre, elle bénéficie à (presque) toute l’humanité.

    #pauvreté #richesse #oxfam

  • Cocorico : Les milliardaires français s’enrichissent plus vite que les autres Charles Gautier - 1 er Juillet 2019 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/les-milliardaires-francais-s-enrichissent-plus-vite-que-les-autres-20190701

    Le patrimoine cumulé par les 14 milliardaires français a progressé de 78 milliards de dollars depuis le 31 décembre 2018, selon le dernier classement Bloomberg.

    Un record : la richesse cumulée des 14 milliardaires français figurant dans le Top 500 mondial de Bloomberg s’est accrue de 34,8 % depuis le 31 décembre 2018, a révélé lundi l’agence financière. Ces « premiers de cordée » ont cumulé une croissance de leur patrimoine de 78 milliards de dollars (68,8 milliards d’euros).

    Une hausse bien plus forte que celle enregistrée dans tous les autres pays. Elle est même légèrement supérieure à celle des grandes fortunes thaïlandaises (+ 32,7 %) et singapourienne (+ 30,8 %). Avec 23 %, le Danemark clôt le Top 5 mondial de la croissance derrière le Japon (+ 24,2 %).

    Cette croissance française est deux fois plus importante que celle des plus riches des Chinois (+ 17 %). Quant aux Américains, ils feraient presque pâle figure avec seulement 15 % de hausse. . . . . . . . .

     #milliardaires #france #riches #inégalités #enMarche #richesse #fortune #capitalisme #enrichissement #en_vedette #pauvreté #économie #politique #corruption #violence #ruissellement

  • L’oligarchie s’amuse

    Le bal masqué de Dior à Venise, échos d’un Fellini contemporain - Godfrey Deeny - traduit par Paul Kaplan - 19 Mai 2019 - fashion network
    https://fr.fashionnetwork.com/news/Le-bal-masque-de-Dior-a-Venise-echos-d-un-Fellini-contemporain,10


    Pietro Beccari, le PDG de Christian Dior, et Elisabetta Beccari - Photo : Virgile Guinard

    Maria Grazia Chiuri ne prend jamais vraiment de vacances. À peine deux semaines après le défilé de la collection Croisière 2020 de Christian Dior, organisé à Marrakech, la créatrice italienne a dessiné les costumes d’une performance fantasmagorique donnée samedi soir, juste avant le bal Tiepolo organisé par Dior à Venise, qui faisait écho aux revendications politiques et à l’ambiance générale de la Biennale.

    Des dieux et des déesses dorés, plusieurs Jules César, des comtesses aux proportions divines, des courtisanes cruelles, des dandys coiffés de plumes géantes, une Cléopâtre majestueuse, et diverses figures célestes - dont une qui a passé la soirée perchée au sommet d’une grande échelle à pêcher un globe argenté parmi les célébrités... Karlie Kloss jetait des oeillades fatales derrière son éventail, vêtue d’une robe corset imprimée. Sienna Miller est arrivée sous une gigantesque cape en soie beige et une robe moulante et scintillante, pendue au bras de son nouveau cavalier, Lucas Zwirner. Tilda Swinton était sanglée dans un costume en soie bouclée et Monica Bellucci et Dasha Zhukova resplendissaient dans leurs robe et cape à fleurs. 100 % Dior.

    Samedi soir, après un véritable embouteillage nautique, des dizaines de bateaux de luxe Riva ont débarqué les invités sur les marches du palazzo, tandis que la troupe de danseuses Parolabianca se produisait sur une terrasse au bord du canal. Trois d’entre elles étaient juchées sur des échasses pour donner encore plus d’ampleur aux motifs étranges de Maria Grazia Chiuri - imprimés pêle-mêle d’animaux mythologiques, de cieux nocturnes, de crustacés géants, de taureaux en plein galop et d’amiraux de la Renaissance. « Des voyages célestes et ancestraux à travers le ciel », résume la directrice artistique des collections féminines de Dior.

    « Je pense que nous, Italiens, avons oublié que nous sommes une nation de navigateurs, surtout les Vénitiens. Que nous avons fini par nous intégrer dans des centaines de cultures et de pays. Et que nous sommes une nation d’immigrés sur toute la planète depuis de nombreuses générations », rappelle-t-elle.

    Des images dignes de cette Biennale, marquée par l’appel de nombreux artistes en faveur de frontières plus ouvertes . Cet après-midi-là, l’artiste aborigène australien Richard Bell a fait remorquer une péniche autour de Venise, transportant un pavillon factice enchaîné sur le bateau pour critiquer l’#impérialisme et le #colonialisme de son pays. Dans l’Arsenal, centre névralgique de la Biennale, l’artiste suisse Christoph Büchel a installé Barca Nostra, un bateau de pêche rouillé de 21 mètres qui a coulé au large de Lampedusa en 2015, entraînant la mort de près d’un millier de #réfugiés.

    Dans le cadre de l’exposition principale, nombreuses étaient les images puissantes d’exclusion et de dialogue des cultures - on retient surtout les photos nocturnes de Soham Gupta qui représentent des étrangers indiens errant dans les décombres de #Calcutta, les films d’Arthur Jafa sur les droits civiques et les superbes collages autobiographiques de Njideka Akunyili Crosby, artiste américaine née au Nigeria. Sans oublier la Sud-Africaine Zanele Muholi qui a fait un autoportrait quotidien pendant un an pour dénoncer les crimes de #haine et l’#homophobie dans son pays natal, tandis que le pavillon vénézuélien n’a pas ouvert en raison des troubles politiques dans son pays.

    De l’autre côté de la ville, le bal avait lieu au Palazzo Labia, célèbre pour les fresques sublimes de Giambattista Tiepolo, notamment dans l’immense salle de bal aménagée sur deux étages, ornée de scènes légendaires de la vie d’Antoine et Cléopâtre. La somptueuse soirée de Dior rappelait le célèbre bal oriental de 1951, organisé dans le même palais par son propriétaire mexicain de l’époque, Charles de Beistegui, qui avait redonné à l’édifice sa splendeur d’origine. Entré dans l’histoire comme « le bal du siècle », l’événement est resté dans les mémoires grâce aux nombreux costumes et robes dessinés conjointement par Salvador Dali et Christian Dior.

    C’est Dior qui a financé le bal, qui a permis de récolter des fonds pour la fondation Venetian Heritage, qui soutient plus de 100 projets de restauration du patrimoine vénitien et dont c’est le 20e anniversaire cette année. Le président américain de l’organisation internationale, Peter Marino, est un architecte qui a dessiné des boutiques parmi les plus remarquables du monde, pour des marques comme #Louis_Vuitton, #Chanel et, bien sûr, #Dior.

    « Les temps changent. Le bal de Beistegui était un événement fabuleux organisé pour les personnes les plus fortunées de la planète. Celui-ci aussi est un grand bal, mais il a pour but de récolter des fonds pour nos projets », précise Peter Marino, vêtu d’une veste, d’une culotte et de bottes Renaissance entièrement noirs, comme Vélasquez aurait pu en porter s’il avait fréquenté les bars gays de New York. Après le dîner, une vente aux enchères a permis de recueillir plus de 400 000 euros pour protéger le patrimoine vénitien.

    Comme pour sa collection Croisière - qui contenait des collaborations avec des artisans marocains, des fabricants de tissus perlés massaï et d’imprimés wax ivoiriens, des artistes et des créateurs de toute l’Afrique et de sa diaspora -, Maria Grazia Chiuri a travaillé avec des acteurs locaux de premier plan pour son bal Tiepolo.

    Les tables joliment décorées, en suivant des thèmes variés selon les salles - jungle, sicilienne et chinoise - comportaient des sphinx égyptiens, des œufs d’autruche géants, d’énormes candélabres en verre, des perroquets en céramique et des nappes sur mesure du légendaire fabricant de tissus et peintre vénitien Fortuny. Les invités ont pu déguster un pudding de fruits de mer composé de caviar, de homards et de crevettes, suivi d’un délicieux bar, préparé par Silvio Giavedoni, chef du restaurant Quadri de la place Saint-Marc, étoilé au guide Michelin.

    Pour ses costumes de bal, Maria Grazia Chiuri a également fait appel au fabricant de soie Rubelli, ainsi qu’à Bevilacqua, le célèbre spécialiste du velours et de damas « soprarizzo », dont le siège se trouve de l’autre côté du Grand Canal, en face du Palazzo Labia. Une demi-douzaine de danseuses de la troupe Parolabianca ont clôturé la soirée en dansant sous les fresques maniéristes de Tiepolo, au son d’une harpe malienne et de violons.

    Un événement vif, effronté, licencieux et provocateur... comme tous les grands bals masqués. Le #masque donne la liberté d’être poliment impoli - si on croise quelqu’un qu’on préfère éviter, il suffit de prétendre qu’on ne l’a pas reconnu. La soirée s’est déroulée dans une ambiance digne d’un film de Merchant Ivory ou de #Fellini et de son Casanova. Personnage que Sienna Miller a d’ailleurs côtoyé dans un de ses films...

    « Monsieur Dior a toujours adoré Venise. Ses artistes, ses artisans et son art font donc partie du patrimoine de Dior. Une raison de plus pour laquelle j’ai adoré mettre à contribution le savoir-faire vénitien pour organiser le bal », confie Maria Grazia Chiuri.

    Geste gracieux, Dior a offert un éventail à chaque invité, imprimé d’une célèbre phrase de son fondateur : « Les fêtes ont ceci de nécessaire qu’elles apportent de la joie ».

    #fric #ruissellement #bernard_arnault

  • Mirages de la théorie du #Ruissellement – La Chronique Éco
    https://lemediapresse.fr/economie/mirages-de-la-theorie-du-ruissellement-la-chronique-eco

    Dans ce nouvel épisode de la Chronique Éco, l’économiste atterré Henri Sterdyniak dynamite les fondations d’une célèbre arnaque économique : la théorie du ruissellement.

    #Économie #Ecologie #Economie #Etat #Impôt #Impôts #Investissement #libéralisme

  • Les revenus toujours plus inégaux au sein des pays de l’Union européenne agences/oang - 12 Mai 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10426688-les-revenus-toujours-plus-inegaux-au-sein-des-pays-de-l-union-europeenn

    Les inégalités de revenus ont augmenté ces dernières décennies au sein de l’UE, selon les dernières statistiques européennes. Ce sont les pays de l’ancien bloc de l’Est qui sont le plus touchés.
    Cette conclusion est tirée, sur la base des données pour 2017, par l’office de statistique de l’Union européenne (Eurostat). Ce dernier mesure, pour chaque pays, les inégalités de revenus sur une échelle entre 0 et 100 (coefficient de Gini).

    La Bulgarie en tête de liste
    En Bulgarie, pays le plus inégalitaire, ce coefficient culmine à 40 - soit bien au-dessus de la moyenne européenne de 31. Les pays baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie), les quatre principaux pays du Sud (Espagne, Portugal, Grèce, Italie), la Roumanie et le Royaume-Uni complètent ce top 10 des pays de l’UE.

    L’Allemagne, la France et la Pologne sont, quant à elles, légèrement moins inégalitaires que la moyenne. La Slovaquie (avec un indice de 23), la Slovénie et la République tchèque sont les plus égalitaires, suivis par les pays nordiques (Suède, Danemark, Finlande), la Belgique, les Pays-Bas et l’Autriche.

    Le revenu des plus riches augmente plus vite
    Entre 1980 et 2017, le revenu moyen des 1% les plus riches - au sein de l’UE - a crû « deux fois plus vite » que celui des 50% les plus pauvres, selon une étude du Laboratoire sur les inégalités mondiales (WIL) publiée en avril.

    L’organisme l’explique par des politiques européennes qui « peinent à promouvoir une croissance plus inclusive », car elles sont « focalisées sur la réduction des inégalités entre Etats-membres », délaissant les « inégalités à l’intérieur des pays ».

    La difficile transition entre socialisme et capitalisme
    C’est à l’Est que les inégalités ont, en moyenne, le plus augmenté. Les écarts de revenus y ont explosé pendant la « transition du socialisme au capitalisme » dans les années 1990, les privatisations bénéficiant à une « élite restreinte », selon le WIL.
    Région la plus égalitaire du continent en 1980, l’Europe de l’Est atteint aujourd’hui les niveaux d’inégalité de l’Ouest et du Sud.

    #UE #union_européenne #ruissellement de la #pauvreté #inégalités #économie #précarité #europe

    • Chiffres alarmants sur la pauvreté extrême
      Un total de 6,2% de la population de l’Union européenne est touchée par la pauvreté extrême, selon d’autres chiffres publiés la semaine dernière par Eurostat et portant sur l’année 2015.

      Avec 1,5% (2015), la Suisse se situe nettement en-dessous de la moyenne. Seuls la Suède et le Luxembourg comptent encore moins de nécessiteux.

      La Bulgarie, là aussi, ferme la marche : un habitant sur cinq y est touché. En Roumanie et en Grèce aussi, beaucoup ne mangent pas à leur faim. Dans ces deux pays, une personne sur six remplit les critères de l’UE concernant la grande pauvreté.

      Neuf indicateurs
      Selon l’Office européen des statistiques, une personne est dans cette situation si au moins quatre de ces neuf indicateurs s’appliquent :

      Impossibilité de régler le loyer ou les factures, de chauffer convenablement le domicile, de faire face à des dépenses imprévues, de consommer de la viande, du poisson ou un équivalent protéiné tous les deux jours, de partir en vacances hors du domicile une semaine par an, d’acheter une voiture, une machine à laver le linge, une télévision ou de payer une connexion téléphonique.

  • Il est venu le temps de la « générosité » Caroline Constant et Lounès El Mahouti - 17 Avril, 2019 - l’Humanité
    https://www.humanite.fr/il-est-venu-le-temps-de-la-generosite-671006

    Les donateurs se sont précipités, hier, devant les cendres encore chaudes de la cathédrale Notre-Dame. Leur hâte ne relève pas de la générosité mais de l’opportunité, et souligne les carences de l’État.

    Bonne nouvelle : l’argent existe encore en France. Et il peut sortir, comme par magie, de la poche de ceux qui le possèdent. L’incendie de Notre-Dame a d’abord ému le premier de cordée François-Henri Pinault, qui a sorti de son sac Gucci 100 millions d’euros, puis Bernard Arnault a renchéri en dégainant aussi sec 200 millions d’euros, Françoise Bettencourt-Meyers, l’héritière de L’Oréal, a pulvérisé 200 millions d’euros. Et, Ô miracle, Total France, par la voie de son PDG, Patrick Pouyanné, a sorti 100 millions d’euros de son chapeau. Hier après-midi, en y additionnant les souscriptions locales et citoyennes, plus de 600 millions d’euros de dons étaient déjà promis pour la reconstruction de la cathédrale.


    Installation électrique dans l’église de La Madeleine
    Photo : Didier Rykner

    « On s’aperçoit maintenant que l’argent existe »
    Mais ces sommes astronomiques déboursées par les plus grandes fortunes de France ne sont ni généreuses, ni désintéressées. D’abord, elles ne sortent pas directement de la poche de ces grands patrons, mais plutôt d’une société d’investissement pour Pinault, de L’Oréal et de la Fondation Bettencourt, et de LVMH pour Arnault, soit le plus gros groupe de luxe au monde. Par ailleurs, ces dons étant défiscalisés, à hauteur de 60 %, ils permettent auxdites sociétés d’échapper tranquillement à certaines tranches d’imposition. Ces millions, ce n’est rien par rapport à ce que ces grands groupes économisent via l’exil fiscal pour Pinault (2,5 milliards entre l’Italie et la France depuis 2002), et la Fondation Vuitton pour Arnault (518,1 millions depuis 2007). Il n’y a pas de petits profits.

    Mais le plus malheureux, dans l’histoire, c’est que, en moins de 24 heures, c’est le double du budget annuel de l’État qui a été réuni. En gros, ledit budget, est « de 340 millions d’euros prévus et de 300 millions d’euros exécutés, soit 3,5 % du budget de la Culture. Avec la fameuse Fondation du patrimoine, environ 50 millions d’euros sont tombés cette année dans l’escarcelle des bâtiments publics à entretenir. 350 millions d’euros pour un budget national, c’est ridicule ! » s’étrangle Didier Rykner, rédacteur en chef du magazine la Tribune de l’art. Cette somme sert à l’ensemble des édifices historiques sur le territoire national. Les entretenir est une mission régalienne de l’État.

    La réfection de Notre-Dame de Paris aurait nécessité, sur trente ans, 150 millions d’euros. Pour parer aux travaux les plus pressés, soit ceux de la flèche, du chevet, du chemin de ronde et de la sacristie, 60 millions d’euros étaient nécessaires. L’État s’est engagé à verser 2 millions d’euros par an depuis 2018. Et a encouragé, via la fondation Friends of Notre-Dame, basée à New York, le mécénat : pour 1 euro récolté, auprès de donateurs américains, l’État s’est engagé à reverser 1 euro, sans dépasser 4 millions d’euros de donation totale par an. Didier Rykner ne cache pas son désespoir : « On s’aperçoit maintenant que l’argent existe. Alors qu’il ne s’agissait que de 150 millions d’euros. Ça m’énerve beaucoup », avoue-t-il. Pour lui, le sous-financement irresponsable de l’État est tel qu’on ne peut évacuer l’hypothèse d’autres drames du même genre.

    Alors quid de la restauration de Notre-Dame de Paris, mais au-delà, des autres bâtiments historiques ? Emmanuel Macron a appelé dès jeudi soir à une souscription nationale. Audrey Azoulay, la présidente de l’Unesco a annoncé hier, être « déjà en contact avec des experts et prêts pour l’envoi d’une mission d’urgence pour estimer les dommages, préserver ce qui peut être préservé et envisager des mesures à court et à moyen terme ». Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, va « proposer au président de la République que nous organisions tous ensemble, dans les prochaines semaines, une grande conférence internationale des donateurs ». Reste à mettre sur la table, au-delà même de Notre Dame de Paris, la question de l’entretien des murs de notre histoire. Il serait temps.

    #ruissellement #enMarche #pognon #pognon_de_dingue #france #en_vedette #grands_dégats pas de #débat

  • 10% Le “geste” de François Pinault ou le rêve fiscal des grands bourgeois Frustration - 16 Avril 2019
    https://www.frustrationlarevue.fr/le-geste-de-francois-pinault-ou-le-reve-fiscal-des-grands-bourgeo

    Le milliardaire français n’a pas attendu que les braises soient refroidies pour faire son annonce https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/breton-francois-pinault-va-donner-100-millions-notre-da . Sur le cadavre encore chaud de Notre-Dame-de-Paris, il a annoncé le déblocage de 100 millions d’euros pour contribuer aux réparations, et le tout a été repris en boucle par l’ensemble de nos journalistes, dont on sait que le sens de l’éthique et du recul est suspendu dès qu’un truc brûle quelque part. Tels des invités affamés piaffant d’impatience devant le barbecue, toute la meute de récupérateurs a pu ainsi bénéficier de l’exposition médiatique usuelle.

    Comme c’est la concorde nationale (chose que nombres de journalistes interprètent comme “on peut relayer tout et n’importe quoi”), il n’y a eu personne pour nous dire que 100 millions de la fortune de François Pinault s’élevant à 34 milliards d’euros http://www.leparisien.fr/economie/le-groupe-kering-de-francois-henri-pinault-aurait-soustrait-2-5-milliards , c’est un geste similaire à celui d’un Français touchant le salaire médian qui donnerait un peu moins de 10€ de son salaire mensuel. Ce que beaucoup feront certainement, tant l’attachement à ce monument historique est important, et il est fort à parier que tous n’auront pas le droit à leur petite couverture médiatique. “Pierrette Dupuis a fait un don de 40€ alors qu’elle touche moins de 1000€ de pension de retraite, un geste bien supérieur à celui de François Pinault !” titrera BFM TV ? Non évidement.

    Pas plus que les articles dithyrambiques sur les largesses du brave homme n’ont mentionné le fait qu’aux dernières estimations ce monsieur et sa famille avaient soustrait 2.4 milliards d’euros http://www.leparisien.fr/economie/le-groupe-kering-de-francois-henri-pinault-aurait-soustrait-2-5-milliards au fisc. Des milliards qui auraient pu contribuer aux salaires des pompiers héroïques de cette nuit ou… à l’entretien ou aux normes de sécurité du monument. Autant dire que le vrai titre aurait du être “le breton François Pinault doit plusieurs milliards à Notre-Dame-de-Paris : la tradition de la fraude fiscale”.

    C’est un fait avéré, Pinault et ses semblables ne veulent pas payer d’impôts : c’est moche, c’est sale, ça pue le hall d’accueil d’un centre des finances publiques éclairé au néon. ça c’est bon pour le peuple, dont tout le monde s’accorde à dire qu’en son sein, “tout le monde devrait payer l’impôt sur le revenu” histoire de bien montrer son adhésion à la République (la TVA et les impôts locaux ne suffisant apparemment pas). Les riches c’est différent, ils veulent bien donner de l’argent, mais ils aiment choisir à quoi ils contribuent. A contribution prestigieuse, destination de prestige : chaque société du CAC 40 et PDG français rivalise d’audace pour ouvrir musées, fondations, couvrir les rénovations du château de Versailles, maintenant de Notre-Dame… Payer le salaire de n’importe quel pompier anonyme ne les intéresse guère.

    Non seulement ils veulent pouvoir choisir, mais en plus ils veulent pouvoir communiquer sur leur noble choix. Quelle tristesse de recevoir son avis d’imposition tout gris et moche, même pas instagramable, alors qu’on peut se faire prendre en photo devant un palais en travaux, des enfants africains tout sourire ou Notre-Dame-de-Paris en pleine reconstruction ? Pour gérer l’aspect publicitaire de l’affaire, ils peuvent compter sur des médias qui, même lorsqu’ils ne les ont pas rachetés (après tout c’est bien de France 3 que nous tirons ce visuel), se gardent toujours de mentionner les réductions fiscales dont bénéficie tel ou tel “généreux donateur” pour sa contribution : pourtant, dès ce matin, Jean-Jacques Aillagon, présenté sobrement comme “ancien ministre de la culture” mais en fait conseiller depuis 2011 de François Pinault (c’est la concorde nationale, nos journalistes ne veulent pas nous embarrasser de détails), déclarait sur Twitter : https://twitter.com/aillagon/status/1117854441590251521 “J’invite le parlement à voter en urgence une disposition spéciale ouvrant une réduction d’impôt de 90% sur les dons qui seront faits en faveur du grand chantier de restauration de Notre-Dame”. Pas fous les mecs ! Vous savez ce que ça représente 100 millions quand on possède un jet privé, une île et des tas de résidences secondaires ?! J’aimerais bien vous y voir Pierrette !

    On se gardera bien de nous donner des éléments sur la réalité des chiffres à plein de zéro qu’ils affichent. C’est sûr de 100 millions ça impressionne, ce n’est pas Pierrette qui pourrait sortir une telle somme, mais les 40 balles de Pierrette ou les 10 balles de Paul représentent un sacrifice bien plus grand que les millions de François. Et en plus, en plus, ni Pierrette ni Paul n’ont accumulé leur petit pécule mensuel (leur salaire ou leur pension quoi), sur le dos de leurs concitoyens. Contrairement à François Pinault qui, comme tout capitaliste – c’est triste mais c’est ainsi – s’est enrichi sur la part de travail qu’il ne rémunère pas pour rémunérer ses dividendes, et sur les milliards dus au fisc et non acquittés.

    Le petit plan com’ de Pinault, ce n’est que la concrétisation du rêve fiscal de tout grand bourgeois : ne plus payer d’impôt (par la fraude ou la fin de l’ISF, merci Macron), redonner beaucoup moins en dons pour des causes qu’il choisit (le pompier, l’infirmière ou la prof attendront) et récolter au passage toute une gloire qu’il ne mérite pas.

    #fiscalité #fraude_fiscale #impôts #gloire #foutage_de_gueule

  • Les marges spectaculaires des pharmas sur le cancer en Suisse Tybalt Félix et Valentin Tombez. Collaboration François Ruchti - 17 Février 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10221246-les-marges-spectaculaires-des-pharmas-sur-le-cancer-en-suisse.html

    Les médicaments contre le cancer ont coûté en 2018 près d’un milliard de francs aux assurés suisses. Des traitements sont facturés plus de 80 fois leurs coûts de fabrication, révèle dimanche la RTS dans Mise au Point.

    Le cancer, c’est le marché de l’avenir pour la pharma. Chaque année en Suisse, 40’000 personnes apprennent qu’elles ont un cancer. Conséquence, les pharmas se battent pour lancer de nouveaux traitements. Les sommes en jeu sont considérables.

    En cinq ans, les remboursements LAMal pour les anti-cancéreux ont bondi de 54%, passant de 603 à 931 millions de francs par an, selon des chiffres inédits obtenus par la RTS auprès de l’association faîtière des assureurs maladie Curafutura. L’oncologie est le domaine qui pèse le plus au niveau des remboursements de médicaments, dont le total atteint 6,8 milliards de francs.

    Remboursements des médicaments contre le cancer (en francs)
    GRAPHIQUE SUR LE SITE DE LA RTS

    Les remboursements pour un seul anti-cancéreux ont dépassé 74 millions de francs. Parmi les 15 traitements qui pèsent le plus sur l’assurance de base, quatre anti-cancéreux sont commercialisés par le groupe bâlois Roche, l’un des leaders mondiaux du marché.

    Anti-cancéreux les plus remboursés entre 2014 et 2018
    GRAPHIQUE SUR LE SITE DE LA RTS

    Prix déconnectés des coûts
    Si la facture finale est si élevée, c’est parce que le coût annuel des traitements par patient dépasse en général plusieurs milliers de francs. Il excède même fréquemment la centaine de milliers de francs. Or, ces prix sont totalement déconnectés des coûts de production, comme le montre notre enquête.

    Examinons l’Herceptin, le traitement phare de Roche contre le cancer du sein. Disponible depuis 20 ans, ce blockbuster a rapporté au géant suisse 82,8 milliards de francs à l’échelle mondiale. En Suisse, les remboursements LAMal pour ce médicament, parmi les plus élevés, ont totalisé 257 millions de francs entre 2014 et 2018, d’après les données de Curafutura.

    Quelle partie de cette somme sert à fabriquer et développer le médicament ? Quelle partie constitue les profits de l’entreprise ?

    85% de marges
    Très secrètes, les pharmas ne dévoilent pas ces chiffres. Sur la base d’études scientifiques, de rapports d’analystes financiers et d’experts, la RTS a estimé les marges réalisées sur cet anti-cancéreux (voir la méthodologie en encadré).

    Selon des spécialistes en biotechnologies, un flacon d’Herceptin sous sa forme la plus répandue coûterait environ 50 francs à produire. En 2018, il était vendu 2095 francs en Suisse, soit 42 fois son coût de fabrication.

    Même en prenant en compte les coûts de recherche et de distribution, la marge sur un flacon d’Herceptin atteint au moins 85% du prix public, en dépit d’une baisse du prix en 2018. Autrement dit, sur les 257 millions payés entre 2014 et 2018 par les assurés suisses, au moins 221 millions ont atterri dans les caisses de Roche.

    L’Herceptin n’est pas une exception. Pour le Mabthera, l’un des autres anti-cancéreux à succès de Roche, les gains en 2018 se sont élevés à au moins 81% du prix public.

    Estimation des marges de deux anti-cancéreux de Roche
    GRAPHIQUE SUR LE SITE DE LA RTS

    Prix basés sur « les bénéfices à la société »
    Interrogé sur ces marges, Roche refuse de les commenter. Une porte-parole répond toutefois que « les prix des traitements ne sont pas basés sur les investissements pour un traitement en particulier ». Elle précise que les prix des médicaments « sont basés sur les bénéfices qu’ils procurent aux patients et à la société dans son ensemble ».

    Comment ces « bénéfices aux patients et à la société » sont-ils mesurés ? Soulignant que l’Herceptin a permis de traiter en vingt ans plus de deux millions de personnes à travers le monde, Roche met en avant des études qui mesurent le prix d’un médicament en fonction des années de vie supplémentaires et de la qualité de vie qu’il procure. En d’autres termes, plus un traitement est efficace, plus son tarif est élevé, même s’il coûte peu à produire.

    « Les pharmas doivent gagner quelque chose mais c’est ridicule d’avoir des gains pareils, il n’y aurait jamais cela dans un marché concurrentiel », dénonce le professeur Thomas Cerny, président de la recherche suisse contre le cancer. Pour lui, ces prix basés sur la monétisation des années de vie posent problème et amènent à des comparaisons aberrantes : « Est-ce qu’un anti-cancéreux a plus de valeur qu’un téléphone qui profite à l’ensemble de la population et qui peut aussi sauver des vies ? »

    Le Glivec, vendu 86 fois son coût de fabrication
    Autre cas édifiant, le Glivec de Novartis. Vendue il y a 10 ans 3940 francs, la boîte de 30 pilules au dosage le plus utilisé coûte aujourd’hui environ 2600 francs. Pourtant, selon le pharmacologue du CHUV, Thierry Buclin, le Glivec n’est pas plus cher à produire qu’un anti-inflammatoire standard, rarement vendu plus de 50 francs.

    Selon une étude de l’université de Liverpool, une boîte de Glivec coûterait au maximum 30 francs à fabriquer. C’est 86 fois moins que les 2592 francs facturés par Novartis. En prenant en compte les coûts de recherche et la part de la distribution, le gain de Novartis sur une boîte vendue 2592 s’établit entre 2181 et 2251 francs. Soit une marge de près de 85%.

    Estimation des marges sur le Glivec (Novartis)
    GRAPHIQUE SUR LE SITE DE LA RTS

    « Financer la prochaine génération de traitements »
    Novartis refuse également de commenter ces chiffres. L’autre géant bâlois indique que « ses investissements dans la recherche sur Glivec ont été maintenus au cours des 15 dernières années » et que « les ventes ont également permis de financer la prochaine génération de traitements innovants, notamment des essais cliniques portant sur de nouvelles molécules expérimentales ». La firme ne communique pas dans le détail les montants réinvestis dans la recherche sur le Glivec, mais rappelle ses dépenses annuelles de 9 milliards de dollars en recherche et développement.

    Cet argumentaire de la pharma est contesté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon elle, « les prix élevés des médicaments contre le cancer ont généré des gains largement supérieurs aux possibles coûts de recherche ». Dans un rapport publié en janvier, l’organisation constate que pour chaque dollar investi dans la recherche contre le cancer, les entreprises pharmaceutique ont obtenu en moyenne des revenus de 14,5 dollars. L’organisation conclut qu’"une diminution des prix est indispensable pour l’accès aux médicaments, la pérennité financière des systèmes de santé et l’innovation future".

    Des prix fixés à l’aveugle
    En Suisse, les tarifs des médicaments sont négociés et validés à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Comment le gendarme du système justifie-t-il ces prix ? « Si on se base sur le coût de recherche et développement, le prix de l’Herceptin n’est pas justifié », reconnaît un porte-parole de l’OFSP. « En revanche, si on s’appuie sur notre base légale, ce prix correspond à nos critères d’économicité », assure-t-il.

    L’OFSP se base sur deux critères : les prix pratiqués dans 9 pays européens et la comparaison thérapeutique, c’est-à-dire les prix d’autres médicaments utilisés dans le traitement de la maladie.

    Pour l’Herceptin, le Mabthera et le Glivec, comme il n’existe pas de substance équivalente, seule la comparaison internationale est prise en compte. Pourtant, l’OFSP admet ne pas connaître les prix réels à l’étranger. « La plupart des Etats ne paient pas le prix qu’ils affichent. C’est comme l’achat d’un produit de grande consommation. Tout le monde bénéficie d’un rabais, tout le monde rentre à la maison avec le sentiment d’avoir obtenu le meilleur prix, mais au final personne n’est vraiment sûr », image son porte-parole.

    On ne va pas pouvoir continuer comme ça. On n’y arrivera pas au niveau financier, même en Suisse
    Derrière ces réponses alambiquées se cache l’impuissance de l’OFSP. D’une part, les pharmas utilisent ces prix élevés pour fixer leurs tarifs à l’étranger. « La Suisse a avantage à ce que les médicaments sur le marché intérieur soient relativement chers pour justifier des prix élevés à l’étranger qui vont rapporter à l’industrie suisse », explique le pharmacologue du CHUV, Thierry Buclin.

    D’autre part, l’industrie tient le couteau par le manche à l’heure de déterminer les tarifs. L’émission Rundschau de SRF a récemment révélé comment Roche a fait valider le prix d’un autre anti-cancéreux, le Perjeta, à 3450 francs, alors que l’OFSP voulait le fixer à 1850 francs. La clé de cette négociation : la menace de voir un médicament vital demeurer inaccessible en Suisse.

    Solange Peters, la cheffe du service d’oncologie médicale au CHUV, demande plus de transparence afin d’obtenir des prix plus raisonnables. « On ne va pas pouvoir continuer comme ça. On n’y arrivera pas au niveau financier, même en Suisse », explique-t-elle. A terme, le risque est de ne plus pouvoir payer certains médicaments. Si le système ne change pas, « on va soit vers une médecine à deux vitesses, soit on va exclure du panel de traitements certains médicaments pour tous. »

    #big_pharma #industrie_pharmaceutique #profits #laboratoires_pharmaceutiques #assurances_maladies #cancer #ruissellement #prix #Roche #Perjeta #Herceptin #Femmes #prix-vitrine

    • Méthodologie
      Pour calculer les marges des entreprises pharmaceutiques, nous avons soustrait des remboursements les coûts de fabrication, de distribution et les coûts de recherche ventilés sur les ventes des médicaments. Les quantités de vente en Suisse ont été déduites des remboursements divisés par les prix unitaires. Les dépenses marketing n’ont pas été prises en compte.
      Cette méthodologie et les estimations qui en découlent ont été soumises à plusieurs experts du domaine.
      Les données utilisées sont les suivantes :

      HERCEPTIN
      Coûts de recherche : 802 millions de francs, selon le rapport de Roche « Développement de nouveaux médicaments anticancéreux & Pipeline Roche Oncologie »
      Ventes mondiales totales : 82.8 milliards de francs, selon les rapports annuels de Roche
      Coûts de fabrication : 50.56 francs, selon le rapport « Biosimilars : Commercial Perspective » du cabinet spécialisé Alliance Bernstein, cité par la Commission fédérale du commerce des Etats-Unis
      Remboursement LAMal 2014-2018 : 257.7 millions de francs, selon Curafutura
      Prix fabricant (flacon de 20 ml) : 1854.24 francs, selon l’ OFSP
      Coûts de distribution : 240.91 francs, selon l’OFSP
      Coûts de production maximaux estimés (fabrication et recherche) : 68.50 francs

      MABTHERA
      Coûts de recherche : 802 millions de francs, selon le rapport de Roche « Développement de nouveaux médicaments anticancéreux & Pipeline Roche Oncologie »
      Ventes mondiales totales : 91 milliards de francs, selon les rapports annuels de Roche
      Coûts de fabrication : 91.08 francs, selon le rapport « Biosimilars : Commercial Perspective » du cabinet spécialisé Alliance Bernstein, cité par la Commission fédérale du commerce des Etats-Unis
      Remboursement LAMal 2014-2018 : 224.5 millions de francs, selon Curafutura
      Prix fabricant (flacon de 50 ml) : 1415.32 francs, selon l’ OFSP
      Coûts de distribution : 198.43 francs, selon l’OFSP
      Coûts de productions maximaux estimés (fabrication et recherche) : 103.55 francs

      GLIVEC
      Coûts de recherche : fourchette entre 623 millions (selon Research and Development Spending to Bring a Single Cancer Drug to Market and Revenues After Approval) et 2.3 milliards de francs (selon Innovation in the pharmaceutical industry : New estimates of R&D costs)
      Ventes mondiales totales : 55.4 milliards de francs, selon les rapports annuels de Novartis
      Coûts de fabrication : 30.35 francs, selon l’étude Estimated costs of production and potential prices for the WHO Essential Medicines List
      Remboursement LAMal 2014-2018 : 114.8 millions de francs, selon Curafutura
      Prix fabricant (400 mg sécables, 30 tablettes) : 2308.04 francs, selon l’ OFSP
      Coûts de distribution : 284.81 francs selon l’OFSP
      Coûts de production maximaux estimés (fabrication et recherche) : entre 56.28 francs et 126.10 francs

  • La pression de Roche sur Berne pour le prix de son anti-cancéreux Perjeta Feriel Mestiri avec Valentin Tombez - 31 Janvier 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10183954-la-pression-de-roche-sur-berne-pour-le-prix-de-son-anti-cancereux-perje

    Depuis 2012, une partie de poker se joue entre le puissant groupe Roche et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) sur le prix du médicament contre le cancer Perjeta. Une enquête montre les dessous de ce jeu de pouvoir opaque.

    Roche est le leader mondial dans le traitement du cancer du sein. La thérapie dite combinée avec les deux médicaments Perjeta et Herceptin, un autre médicament de Roche, est la thérapie courante et la plus efficace contre les cancers métastatiques du sein. Chaque année en Suisse, environ 500 femmes commencent ce traitement, qui prolonge l’espérance de vie de plus d’une année.

    L’émission alémanique Rundschau https://www.srf.ch/sendungen/rundschau/medikamentenpreise-sebastian-frehner-kaufsucht-trumps-mauer a eu accès aux documents et mails relatant les années de négociations entre Roche et l’Office fédéral de la santé publique pour fixer le prix du traitement.

    La thérapie coûte en moyenne 103’200 francs par année et par patient, à la charge de la compagnie d’assurance de base. C’est le double de la combinaison Herceptin + Docetaxel, qui coûtait 50’500 francs par an.

    Négociations opaques et prix fictifs
    Tout commence en 2012, lorsque Roche tente de négocier le prix du paquet de Perjeta à 3950 francs. En face, l’OFSP ne l’approuve qu’à 1850 francs, soit moins de la moitié.

    Roche fait alors une offre inédite et propose de maintenir le prix de la boîte à 3950 francs, tout en remboursant 2100 francs à l’assurance maladie, ramenant ainsi le prix à 1850 francs, comme le souhaitait l’OSFP.

    « Il s’agit d’un prix-vitrine pour Roche vis-à-vis de l’étranger, qui permet de démontrer qu’ils obtiennent une certaine somme pour ce médicament en Suisse. Plus le prix est élevé en Suisse, plus ils pourront probablement en obtenir un prix élevé à l’étranger », explique Max Giger, ancien président de la Commission fédérale des médicaments.

    L’OFSP s’y oppose et refuse ce « prix-vitrine ». Roche réplique en présentant sa solution à Berne, avec le soutien des assurances maladie et des médecins. Et explique clairement que sans ce nouveau modèle de tarification, les patients perdraient bientôt l’accès aux médicaments innovants.

    La pression fonctionne. Une nouvelle rencontre a lieu entre Roche et l’Office fédéral de la santé publique à Berne. Quelques semaines plus tard, ce dernier capitule et accepte, pour une durée limitée à un an, le prix-vitrine de 3450 francs.

    Des prix moins chers que pour les pays européens
    Interrogé sur ces documents montrant les tentatives de pression, l’actuel directeur adjoint de la Commission fédérale des médicaments Thomas Christen répond : « Je ne sais pas exactement à quel passage vous vous référez. Mais le prix que nous avons fixé était basé sur les exigences étroites du Conseil fédéral et de la législation. Ensuite, je trouve que le prix que nous avons négocié et fixé est inférieur à celui des pays européens. » Selon lui, le « prix-vitrine » était donc un modèle réussi.

    De son côté, Roche n’a pas souhaité commenter les prix à l’étranger. Les sociétés pharmaceutiques offrent par ailleurs des rabais secrets dans de nombreux pays. Dans l’affaire Perjeta, Roche réfute avoir fait pression. Selon Remo Christen, directeur de l’autorisation de mise sur le marché en Suisse chez Roche, « les prix des médicaments sont clairement réglementés par la loi en Suisse. Les décisions de prix de l’OFSP sont publiques. On ne peut pas parler d’un manque de transparence. »

    Sur demande spéciale
    En 2014, un an après ce premier cycle de négociations, Roche et l’OFSP se mettent une nouvelle fois à table à propos du prix de Perjeta. Roche menace de faire disparaître le médicament de la liste des spécialités sans le prix demandé. Il ne serait donc plus automatiquement pris en charge par l’assurance de base.

    Dans un mail adressé à l’OFSP, Roche précise que cela aurait des conséquences négatives pour les patients et attirerait beaucoup l’attention des médias. Les négociations échouent malgré tout. Le médicament Perjeta ne figurera plus sur la liste des spécialités.

    Désormais, les patients n’ont accès au médicament que sur demande spéciale. Mais selon Roche, il n’a jamais été question de pourparlers sur le dos des patients : « Les prix des médicaments sont réglementés par la loi et les patients ont toujours eu accès à Perjeta avec l’accord de Swissmedic, car les assureurs maladie reconnaissaient la valeur du traitement », souligne Remo Christen.

    A ce jour, les négociations de prix se poursuivent. Le médicament est utilisé encore plus largement et représente donc, pour l’assurance de base, un coût encore plus élevé qu’il ne l’était il y a 6 ans, même après déduction de la réduction du « prix-vitrine ».

    #big_pharma #industrie_pharmaceutique #profits #laboratoires_pharmaceutiques #assurances_maladies #cancer #ruissellement #prix #Roche #Perjeta #Herceptin #Femmes #prix-vitrine

    • Perjeta a rapporté 2,2 milliards de francs dans le monde

      Roche a franchi l’an dernier le cap des dix milliards de francs de bénéfice. Son chiffre d’affaires, en hausse de 7%, dépasse désormais les 56 milliards de francs.

      L’année 2018 a souri au géant pharmaceutique, porté notamment par les ventes de médicaments contre le cancer.

      Perjeta est l’un de ses blockbuster. Il s’agit de son quatrième médicament totalisant le plus de revenus. Selon le site internet du géant bâlois, il a rapporté 2,2 milliards de francs en 2017.

  • Niort : les salariés de la Macif en grève pour protester contre les 62,5% d’augmentation de salaire du président Christine Hinckel - 28 Janvier 2019 - France 3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/deux-sevres/niort/niort-salaries-macif-greve-protester-contre-625-augment

    A Niort, environ 700 salariés de la Macif sont en grève pour exprimer leur mécontentement après l’annonce de la très importante augmentation de salaire accordée au président de la mutuelle.

    La CGT et la CFE-CGC ont appelé les salariés de la mutuelle niortaise à faire grève ce lundi 29 janvier et à manifester leur opposition face à l’augmentation de salaire accordée à leur président. 


    Les salariés de la Macif en grève ce lundi matin. / © Jérôme Vilain / France 3

    La semaine dernière, le Canard Enchaîné a révélé que le salaire d’Alain Montarant a fait un bond de 62,5% en décembre dernier. Le président de la Macif toucherait désormais une rémunération de 260 000 euros annuels contre 160 000 auparavant. Cette augmentation lui a été accordée lors du conseil d’administration du 18 décembre qu’il présidait lui-même. 

    Cette annonce a fait l’effet d’une traînée de poudre parmi les employés qui voient leurs salaires stagner pour l’an prochain. Lors des négociations annuelles obligatoires qui se déroulent actuellement, la direction propose une augmentation de 0% pour les salariés. De plus, un nouvel accord d’entreprise vient d’être signé actant une baisse des salaires à l’embauche et une augmentation du temps de travail de 31,30 heures hebdomadaires à 35 heures, seulement partiellement compensée.

    Les salariés étaient très nombreux ce matin à se mobiliser pour protester contre ce qu’ils estiment être une injustice. En fin de matinée, une délagation de grévistes est reçue par la direction du groupe.

    #macif #assurance #bourgeoisie #premiers_de_cordée #ruissellement #enrichissement #richesse #pillage #vol #Grève

  • Le Canard Enchaîné révèle que le président de la Macif a augmenté son salaire de 62,5% Christine Hinckel - 23 Janvier 2019 - France 3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/deux-sevres/niort/niort-canard-enchaine-revele-que-president-macif-augmen

    Le Canard Enchaîné révèle ce matin que son président, Alain Montarant, a vu son salaire augmenter de 62,5% en décembre dernier. Une nouvelle qui choque les employés à qui on propose 0% d’augmentation de salaire

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=27&v=0uflkC8gPgo

    Selon le Canard Enchaîné, le président de la Macif toucherait désormais un salaire de 260 000 euros annuels contre 160 000 auparavant. Cette augmentation de salaire lui a été accordée lors du conseil d’administration du 18 décembre qu’il présidait lui-même. 

    Le journal satirique indique qu’Alain Montarant touche par ailleurs une indemnité de 121 623 euros versée par OFI Asset, une filiale de la Macif spécialisée dans le conseil en management dont il est également le patron. Soit près de 400.000 euros de revenus au total, affirme le Canard Enchaîné.

    Pour Alain Montarant, qui s’est exprimé dans les colonnes du journal, cette augmentation serait la récompense de ses efforts de gestion à la tête de la mutuelle.

    Les salariés de la mutuelle, eux, crient à l’injustice alors qu’aucune augmentation de salaire ne leur est accordée par la direction malgré les très bons résultats enregistrés par l’entreprise depuis quelques années. Lors de la Négociaton Annuelle Obligatoire (NAO) qui vient de débuter, la direction « propose 0% d’augmentation générale » explique Thierry Kalifa, le secrétaire national CGT à la Macif.

    Fabrice Kalifa ajoute que cette information, « si elle est vérifiée, est d’autant plus choquante » qu’elle est révélée alors qu’un nouvel accord d’entreprise vient d’être signé actant une baisse des salaires à l’embauche et une augmentation du temps de travail de 31,30 heures hebdomadaires à 35 heures, seulement partiellement compensée.

    Suite à ces révélations, la CGT a décidé d’appeler les salariés à la grève le 28 janvier prochain.

    Une décision assumée pour le groupe Macif
    Ce soir, la direction de la Macif a réagi dans un communiqué en indiquant que « le Conseil d’Administration du 18 décembre 2018 s’est prononcé sur l’indemnisation des administrateurs et du Président du groupe Macif sur proposition du comité des rémunérations. Ce comité, présidé par une personnalité extérieure au Groupe, avait approuvé collégialement la décision proposée ».

    La direction du groupe Macif poursuit en évoquant les raisons qui, pour elle, ont conduit à cette décision :
    – Depuis 2012, date de la mise en place de la grille d’indemnités des administrateurs, aucune évolution n’avait été apportée ;
    – Un comparatif des rémunérations des dirigeants des groupes mutualistes relevant du code des assurances a mis en exergue un écart de la rémunération du Président à situation comparable ;
    – Les résultats de la stratégie mise en oeuvre depuis 2015 ont généré une dynamique positive de développement du groupe et de son sociétariat ainsi que des transformations majeures ;
    – L’élargissement des responsabilités du président, qui s’exercent désormais sur un périmètre groupe élargi.

    Le groupe Macif précise par ailleurs que le conseil d’administration du groupe Macif « statue en toute souveraineté et assume totalement ses décisions ».

    #macif #assurance #bourgeoisie #premiers_de_cordée #ruissellement #enrichissement #richesse #pillage #vol

  • « Gilets jaunes » : le patronat presse le gouvernement de sortir de cette crise. Le patron des patrons (#Geoffroy_Roux_de_Bézieux) propose de redistribuer « la taxe du versement transport » 8 milliards d’euros
    versée par les entreprises directement aux esclaves, pardon aux salarié·e·s Les entreprises se chargeant de cette redistribution, bien sûr précise GRDB.

    À plus long terme, le patron des patrons estime que l’État devra ensuite régler le problème qui existe dans certaines régions « pour se déplacer ». « Nos salariés habitent de plus en plus loin de leur lieu de travail. Ce problème-là, il faut le prendre à bras-le-corps. » Pour se faire, il propose qu’une partie des 8 milliards d’euros de « la taxe du versement transport » versée par les entreprises pour financer le transport collectif, « soit affectée dans les territoires où il n’y a pas de transports en commun pour aider les salariés qui ont du mal à se rendre à leur travail. Le meilleur système, c’est de verser les sommes aux entreprises qui se chargeraient ensuite de les reverser aux salariés sous forme d’indemnités kilométriques » détaille-t-il.

    Le figaro.fr

    https://payetonruissellement.tumblr.com


    #ruissellement #pognon_de_dingue #transport #medef #tumblr #en_embuscade #gilets_jaunes

  • La famille du fondateur d’Ikea reste la plus fortunée de Suisse en 2018 ats/lgr - 30 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10032685-la-famille-du-fondateur-d-ikea-reste-la-plus-fortunee-de-suisse-en-2018

    Dans la 19e édition de son enquête annuelle, à paraître vendredi, Bilan recense pas moins d’une quinzaine de nouveaux venus dans le classement des familles les plus riches vivant en Suisse. Le trio de tête demeure inchangé.

    Bien que domiciliés à l’étranger, les fils du fondateur d’Ikea, #Ingvar_Kamprad, occupent la première place pour une 17e année consécutive. Disposant tous trois d’un passeport suisse, ils ont vu le bas de laine familial s’étoffer de 2 milliards de francs à rien de moins que 51 milliards.


    Aléas de la Bourse, #Jorge_Paulo_Lemann, a cédé sa 2e place. Le milliardaire de Rapperswil conserve un patrimoine évalué entre 20 et 21 milliards. Sur la 3e marche du podium l’an dernier, les familles #Hoffmann et #Oeri, qui détiennent la majorité des voix du géant pharmaceutique bâlois Roche, ont doublé le Suisso-Brésilien

    Nouveaux venus des pays de l’Est
    Parmi les nouveaux arrivants dans ce classement figure notamment le Russe #Andrey_Melnichenko. Installé dans les Grisons et âgé de 46 ans, il est un des co-fondateurs de la banque russe #MDM. Sa fortune est estimée à quelque 12 milliards de francs. Le Tchèque #Karel_Komarek, 49 ans, a lui jeté son dévolu sur le Valais. Sa fortune est, elle, estimée entre 2 et 3 milliards de francs.

    Du côté des entrepreneurs romands, les deux fondateurs du prestataire de services financiers en ligne Swissquote, #Paolo_Buzzi et #Marc_Bürki, entrent au classement de Bilan, fort d’un patrimoine de 200 à 300 millions de francs.

    Croissance plus rapide que le PIB de la Suisse
    Si les 300 familles les plus riches vivant en Suisse n’ont jamais été aussi bien financièrement dotées, leur fortune cumulée n’a connu qu’une faible croissance cette année, selon les calculs du magazine Bilan. Les dix premiers du classement ont vu leurs avoirs progresser de 2 milliards de francs cette année à 203 milliards.

    Depuis 1989, la fortune des 300 plus riches a crû trois fois plus vite que le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse. Si le patrimoine des 300 plus riches était réparti entre la population helvétique, chaque habitant recevrait 79’400 francs.

    #ikea #richesse #ruissellement #Suisse #paradis_fiscaux #évasion_fiscale

  • Comment les supermarchés se font rembourser leurs dons d’invendus… par l’Etat  Emmanuel Lévy - 23 Novembre 2018 - Marianne
    https://www.marianne.net/economie/comment-les-supermarches-se-font-rembourser-leurs-dons-d-invendus-par-l-et

    Pas moins de 40% des 930 millions d’euros de déduction fiscale au titre du mécénat finissent dans les poches des grandes enseignes, les Leclerc, Carrefour, Casino et Auchan. Telle est la contrepartie de leurs dons.

    « Nous distribuons l’équivalent de 350 millions d’euros de nourriture avec seulement 20 millions d’euros de frais de fonctionnement. C’est le système le plus performant. » L’argument de Jacques Bailet, patron national des Banques alimentaires, est sans appel. C’est d’ailleurs fort de ce constat qu’il a écrit aux députés mi-octobre. Touché, coulé. L’amendement de Joël Giraud, le rapporteur général du budget (LREM), qui plafonnait à 10 millions d’euros le crédit d’impôt des entreprises au titre du mécénat, pour freiner l’explosion de cette niche, a été abandonné.

    Car c’est l’une des révélations du rapport de la Cour des comptes sur le mécénat : le gros de l’enveloppe est capté par la grande distribution. Pas moins de 40 % des 930 millions d’euros de déduction fiscale finissent dans les poches des grandes enseignes, les Leclerc, Carrefour, Casino et Auchan. Telle est la contrepartie de leurs dons. Si la générosité est souvent mise en avant dans leur communication, ces centaines de millions d’euros sont, eux, passés sous silence. Bref, ils donnent, mais c’est in fine l’Etat qui paie. Et les chiffres donnent le tournis : des dizaines de milliers de tonnes de nourriture, l’équivalent de 150 millions de repas. Rien de nouveau pourtant dans cette économie du don. Cela fait des dizaines d’années que la ramasse des organismes humanitaires, Restos du cœur, Secours catholique et Banques alimentaires, fait le tour des hypers.

    Quelle aubaine !
    Mais, depuis la loi antigaspillage de 2015, le système s’est profondément modifié, organisé. En interdisant la destruction de la nourriture pour les surfaces de vente de plus de 400 m2, en obligeant celles-ci à contracter avec une association, le législateur a placé l’Etat comme acheteur en dernier ressort. Une aubaine pour la grande distribution qui a fortement augmenté ses volumes de dons : + 25 % entre 2015 et 2016. « J’ai fait une économie de 300 000 € », témoigne Thomas Pocher, patron du Leclerc de Templeuve (Nord) . . . . . .

    Le reste de l’article payant

    #ruissellement #hyper_marché #cadeau #ruissellement #mécénat #Leclerc, #Carrefour #Casino #Auchan #dons #Banques_alimentaires #restaurants_du_coeur #niche_fiscale #Secours_catholique #Banques_alimentaires #gaspillage #nourriture #grands_distribution #super_marché #hyper_marché

  • Ce 25 novembre, les gilets jaunes ont manqué le bal des débutantes _ Le Figaro Madame - Marion Galy-Ramounot *

    Forest Whitaker et sa fille True dansent la première valse du Bal des débutantes à Paris
    http://madame.lefigaro.fr/celebrites/bal-des-debutantes-forest-whitaker-et-sa-fille-dansent-la-premiere-v
    Le Bal des débutantes s’est déroulé samedi soir sous les ors du palace Shangri-La Paris, dans le très chic XVIe arrondissement de la capitale. Au menu : « filles de » en haute couture et valses viennoises à cinq temps.


    Gabrielle de Pourtalès et... Stéphane Bern, sollicité pour la danse. (Bal des Débutantes, Paris, le 24 novembre 2018.)

    Derrière ses petites lunettes rondes, à l’aise dans son smoking, Forest Whitaker est serein. Au Bal des débutantes, il a déjà présenté l’une de ses trois filles, Autumn, en 2009. Neuf ans plus tard, il accompagne sa cadette, True, pour son « entrée dans le monde », comme dit l’expression (dépassée). Elle n’est pas la première « fille de » à se prêter à l’exercice mondain. Ava Phillippe (la fille de Reese Witherspoon), Tallulah Willis (la fille de Demi Moore) et Sophia Rose Stallone (la fille de Sylvester) ont valsé avant elle. Au bras de son cavalier Giacomo Belmondo, petit-fils de Bébel, elle défile comme de coutume entre les tables du grand salon, où se tient le dîner très privé - moins de 200 personnes - donné en faveur de l’association Enfants d’Asie et du Seleni Insitute.


    Juliet James Gordy (en robe Elie Saab Haute Couture). (Bal des débutantes, Paris, le 24 novembre 2018.)

    Pour le grand soir, la jeune femme de 20 ans porte une robe Gaultier Paris dans les tons jaune et noir, « inspirée des peintures de Degas » - nous confiait-elle la veille, lors des derniers essayages. C’est la marque de fabrique du Bal créé par Ophélie Renouard en 1992, les « debs » sont présentées en haute couture - et traditionnellement à haute voix par Stéphane Bern. La comtesse Gabrielle de Pourtalès, au bras du prince Priko Sajonia-Coburgo-Gotha, a des airs de Charlotte Casiraghi en Dior haute couture. Anna Pei, petite-fille de l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei (qui a, entre autres, conçu la #pyramide_du_Louvre), semble ne plus toucher terre en Emmanuel Ungaro.
    . . . . .


    Le meilleur du Bal des débutantes 2018 - Les débutantes, promotions 2018. (Bal des débutantes, Paris, le 24 novembre 2018.)


    Le meilleur du Bal des débutantes 2018 - Les cavaliers, promotion 2018. (Bal des débutantes, Paris, le 24 novembre 2018.)


    La princesse Ananya Raje Scindia of Gwalior (en robe Lecoanet Hemant) avec sa mère HRH Maharani Priyadarshini Raje Scindia of Gwalior et son cavalier HH Yuvraj Mahanarayana J. Scindia de Gwalior. (Bal des débutantes, Paris, le 24 novembre 2018.)


    La baronne Ludmilla von Oppenheim (en robe Stephane Rolland haute couture) et son cavalier le prince Philippe-Emmanuel de Croy-Solre. (Bal des débutantes, Paris, le 24 novembre 2018.)

    #Caste #Luxe #Ieoh_Ming_Pei #Stéphane_Bern #Ruissellement d’images #femme #fille #France #obscénité #exposition de #viande #richesse #en_marche

  • Carlos Ghosn a été arrêté au Japon le figaro
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/11/19/97002-20181119FILWWW00129-carlos-ghosn-a-ete-arrete.php

    Selon le directeur général de Nissan, Carlos Ghosn a été arrêté à Tokyo. Le constructeur japonais affirme que le PDG de Renault-Nissan a dissimulé une partie de ses revenus au fisc japonais. Nissan réunira son conseil d’administration jeudi pour voter le départ de Ghosn.

    Plus d’informations à venir

    Comme al capone, il tombe pour des raisons fiscales.

    Combien a t’il tué de salarié.e.s au travail, en toute impunité ?
    Quelle règle a t’il transgressé pour se faire exclure de la caste ?
    Il ne voulait pas laisser l’assiette au beurre à Thierry Bolloré ?

    #ruissellement

    • Arrestation de Carlos Ghosn : l’avenir de Renault en pointillé
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/arrestation-de-carlos-ghosn-l-avenir-de-renault-en-pointille-797946.html

      L’arrestation de l’homme fort de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a suscité l’effroi sur les marchés, provoquant l’effondrement du titre Renault en Bourse. Sa démission de la présidence du conseil d’administration de Nissan est imminente et la question de la direction de l’Alliance est désormais posée. Cette question n’avait jusqu’ici jamais été tranchée compte tenu des intérêts divergents des différents protagonistes, parmi lesquels l’Etat français. Si ce sujet n’est pas traité dans les prochains jours, il pourrait mettre Renault dans de très graves difficultés...

      Il ne pourra pas dire qu’il n’avait pas été prévenu... Cela fait plusieurs années que les marchés réclament à Carlos Ghosn un plan de succession. L’insuffisante réponse à cette supplique s’est implacablement traduite ce lundi sur le titre Renault. L’action s’est effondrée de plus de 13% après l’annonce de l’arrestation de son PDG au Japon. Celui qui dirige également les conseils de surveillance de Nissan et de Mitsubishi et dirige l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi est soupçonné d’avoir dissimulé au fisc japonais une partie de ses revenus et de s’être livré à des pratiques douteuses. Tel César poignardé par son protégé, Brutus, Carlos Ghosn est notamment accablé par Nissan, l’entreprise dont il a largement contribué au redressement en 1999 et qui lui a valu d’être érigé en Dieu vivant du capitalisme japonais. Le communiqué du constructeur nippon est impitoyable :

      « Carlos Ghosn a pendant de nombreuses années déclaré des revenus inférieurs au montant réel. (...) En outre, de nombreuses autres malversations ont été découvertes, telles que l’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles », écrit Nissan dans un communiqué avant d’annoncer que le principal intéressé est sur le point de proposer sa démission.

    • Affaire Ghosn : Nissan veut-il racheter Renault ?
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/affaire-ghosn-nissan-veut-il-racheter-renault-798100.html


      #Nissan_à_la_manœuvre #cui_prodest ,…

      De nombreuses rumeurs font état d’une embuscade tendue par Nissan pour neutraliser Carlos Ghosn, défenseur jusqu’ici de l’équilibre de l’Alliance avec Renault. La chute du patron relance les spéculations autour d’une fusion où Nissan dispose d’un rapport de force favorable...

      Lanceur d’alerte isolé ou complot ourdi par la direction de Nissan elle-même ? Toutes sortes de rumeurs courent, notamment sur les réseaux sociaux, depuis l’annonce de l’arrestation de Carlos Ghosn au Japon pour fraude fiscale. Il faut dire que les propos du Pdg de Nissan, Hiroto Saikawa, ont été particulièrement durs à l’endroit du patron de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi qui l’a lui-même désigné à la tête de Nissan.

      Ingrat ou droit dans ses bottes face aux accusations, Hiroto Saikawa n’a pas hésité à parler « du côté obscur de l’ère Carlos Ghosn  ». Il faut dire que les accusations sont en grande partie issues d’une enquête menée en interne par Nissan. Hiroto Saikawa ne s’est embarrassé ni de la présomption d’innocence ni, à tout le moins, d’une certaine réserve quant aux accusations visant le président de son conseil de surveillance, et plus encore, de celui qui a sauvé Nissan de la faillite il y a bientôt vingt ans.

      «  C’est un problème que tant d’autorité ait été accordée à une seule personne (...) A l’avenir, nous devons nous assurer de ne pas nous appuyer sur un individu en particulier  », a ainsi déclaré le Pdg de Nissan dans son exposé sonnant comme un réquisitoire.

      C’est d’ailleurs un communiqué de Nissan qui a donné les détails des griefs portés contre le patron franco-libano-brésilien.

      Carlos Ghosn «  a, pendant de nombreuses années, déclaré des revenus inférieurs au montant réel. (...) En outre, de nombreuses autres malversations ont été découvertes, telles que l’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles.  »
      […]
      En réalité, la question n’est plus économique, elle est totalement politique. Tous les protagonistes sont convaincus que l’architecture actuelle de l’Alliance a été taillée sur mesure pour Carlos Ghosn et qu’elle ne lui survivra pas, et que la fusion est inéluctable. D’un côté, le gouvernement français reste arc-bouté sur l’indépendance de Renault, de l’autre, Nissan n’acceptera jamais d’être racheté par un groupe étranger. Le groupe japonais n’a d’ailleurs jamais digéré l’humiliation de l’entrée du Français dans son capital. Aujourd’hui, Nissan pèse deux fois plus lourd que Renault, et même trois fois plus, si l’on regarde sa capitalisation boursière défalquée des participations croisées.

      Au final, l’affaire Ghosn doit être une opportunité de rééquilibrer les termes de l’Alliance... Certains craignent une embuscade. Le gouvernement français est obsédé par la volonté de Nissan de s’emparer de Renault. Avec 3,7 millions de voitures par an contre près du double pour le groupe nippon, le Français semble avoir plus à perdre d’un divorce que son partenaire. De son côté, Nissan consoliderait ses positions en Europe, en Amérique Latine et en Russie. En outre, le coût du rachat de Renault par l’entreprise dirigée par Hiroto Saikawa est tout à fait à portée de main.

  • La boutique parodiant celle de l’Élysée reverse ses gains à trois associations Alexis Feertchak - 2 Novembre 2018 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/politique/2018/11/02/01002-20181102ARTFIG00090-la-boutique-parodiant-celle-de-l-elysee-reverse-s

    Le projet « Enlysée »https://enlyseeboutique.fr lancé par trois jeunes de Calais et Lille a enregistré 3000 commandes en seulement un mois. Les 30.000 euros de revenus sont reversés ce vendredi à trois associations qui œuvrent pour l’aide aux migrants et aux sans-abri.


    « Le jour où tu veux faire la Révolution, t’apprends d’abord à faire ton café et à te nourrir toi-même. » Pour boire son café le matin, quoi de mieux qu’une maxime d’Emmanuel Macron imprimée en bleu, blanc, rouge sur sa tasse ? Pardon, en « rouge, bleu, blanc, rouge » si l’on en croit les termes d’« Enlysée », boutique en ligne qui parodie celle lancée en septembre par la présidence de la République. Cette initiative, lancée par trois trentenaires de Calais et Lille, a engendré 3000 commandes en seulement un mois. Ses bénéfices vont être reversés à trois associations venant en aide aux migrants et aux sans-abri, selon France Info.

    30.000 euros seront ainsi partagés ce vendredi à Calais entre la Fondation Abbé Pierre, l’Auberge des migrants et Salam. Pour cette dernière association qui distribue près de 500 repas par jour à Calais, les 10.000 euros représentent 10% de leurs dépenses. « On vit beaucoup sur les dons, les récupérations et là ça nous permet de faire ce qu’on ne fait jamais, d’acheter un peu de fruits à des grossistes, acheter des chaussettes, des gants, etc. Ce sont des frais qu’on est souvent amené à reporter », confie à France Info le président de Salam, Jean-Claude Lenoir.

    « Boutique officielle du ruissellement »
    « Vous savez maintenant où va partir ce pognon, qu’on espère de dingue ! », déclare l’« Enlysée » sur son site, référence à la petite phrase d’Emmanuel Macron, qui avait déclaré en juin dernier : « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux ». C’est l’expression phare de la boutique qui propose t-shirts, sweat-shirts et sacs avec l’imprimé « Je coûte un pognon de dingue ». D’autres saillies présidentielles s’affichent également à la vente : « Phransaizilaitrée », « Gaulois réfractaire », « Dernier de cordée », « Mafia bretonne » (avec Jean-Yves Le Drian portant le smoking de Marlon Brando dans Le Parrain), « champion du monde » (avec Alexandre Benalla, casqué, en bleu, blanc, rouge) ou « champion de la Terre » (avec Emmanuel Macron, torse nu, portant la planète sur ses épaules). Les articles « Maison » promettent quant à eux d’apporter « une ambiance de maison inspirée par le mépris présidentiel ».

    En plus des trois fondateurs, une équipe d’une quinzaine de bénévoles conçoit, réalise, met en ligne et envoie les produits parodiques. La boutique « Enlysée » ne veut pas s’arrêter là. Elle attend beaucoup des fêtes de Noël et prépare à cet effet un « pack spécial de fin d’année » pour la semaine prochaine. Pour continuer d’abreuver les finances d’associations, elle espère aussi de nouvelles petites phrases présidentielles. « Que ce soit le ‘pognon de dingue’ ou ‘traverser la rue’, on n’aurait pas pu les imaginer nous-mêmes, donc franchement, on le remercie beaucoup. S’il pouvait nous en ressortir quelques-unes, d’ici Noël et jusqu’à la fin du quinquennat, on pourrait reverser beaucoup d’argent », déclare Manu, l’un des fondateurs, à France Info. Le trentenaire aimerait aussi qu’Emmanuel Macron devienne le parrain de ce projet joliment défini comme « la boutique officielle du ruissellement ».

    #Elysée #Enlysée #ruissellement #Calais #Lille #emmanuel_macron #migrants #pognon_dingue #traverser_la_rue #start_up #ruissellement #perlimpinpin #manu #en_marche

    La suite de https://seenthis.net/messages/724130

  • Les indemnités des eurodéputés sont secrètes L’essentiel/afp - 25 Septembre 2018 - L’essentiel
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/les-indemnites-des-eurodeputes-sont-secretes-21555375

    Le Parlement européen a le droit de refuser l’accès aux documents relatifs aux indemnités des eurodéputés, a estimé, mardi, la justice européenne.

    Le tribunal de l’Union européenne était saisi par plusieurs journalistes et associations de journalistes, qui s’étaient vu empêcher par le Parlement l’accès aux documents relatifs aux indemnités journalières, aux frais de voyage, aux indemnités de frais généraux et aux frais d’assistance parlementaire des eurodéputés. Il rappelle dans son arrêt que « les institutions de l’Union peuvent refuser l’accès à un document dans le cas où sa divulgation porterait atteinte à la protection de la vie privée et de l’intégrité de l’individu ». « Or, l’ensemble des documents sollicités contiennent des informations concernant des personnes physiques identifiées (à savoir les eurodéputés) », ajoute-t-il.

    Le tribunal souligne cependant que « l’accès aux documents contenant des données à caractère personnel peut néanmoins être accordé si le demandeur démontre la nécessité du transfert et s’il n’existe aucune raison de penser que ce transfert pourrait porter atteinte aux intérêts légitimes de la personne concernée ». Mais il ajoute que les journalistes qui ont demandé à voir les documents en question « ne sont pas parvenus à démontrer en quoi le transfert des données personnelles en cause serait nécessaire pour assurer un contrôle suffisant des dépenses engagées ».


    Un salaire mensuel de 6 611,42 euros
    Les frais de voyage des eurodéputés correspondent aux frais de transport pour se rendre à Bruxelles ou Strasbourg, où se situe le Parlement européen, en avion (classe affaires), en train (première classe) ou en voiture. Les indemnités journalières sont, elles, versées à hauteur de 313 euros par jour de présence à Bruxelles ou Strasbourg, pour couvrir les frais de logement ou de repas.

    L’indemnité de frais généraux est versée à hauteur de 4 416 euros par mois pour couvrir les coûts des activités menées dans la circonscription électorale. Les frais d’assistance parlementaire peuvent atteindre 24 526 euros par mois - non directement versés à l’eurodéputé - pour recruter des assistants et un secrétariat. Chaque eurodéputé touche un salaire net de 6 611,42 euros par mois.

     #pognon_de_dingue #ruissellement #en_vedette #pognon #ue #union_européenne #europe #ruissellement #parlement_européen

  • Ils lancent « Enlysée, la boutique officielle du ruissellement », une boutique en ligne parodiant celle de l’Élysée, au profit d’associations Emmanuel Magdelaine - 23 Septembre 2018 - France3 Région
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/calais/ils-lancent-enlysee-boutique-ligne-parodiant-celle-elys

    Une quinzaine de personnes (étudiants, graphistes, musiciens, communicants sociaux...) ont décidé de lancer une boutique de vente en ligne d’objets dérivés baptisée « Enlysée ». Une parodie de celle lancée récemment par la Présidence de la République. Au profit d’associations.

    Un t-shirt « Je coûte un pognon de dingue », un sweat « Dernier de cordée », un mug « Je traverse la rue » ou encore un tote bag "Président de la Start-up France... Ce sont quelques-uns des produits que l’on peut désormais trouver dans une boutique en ligne nommée « Enlysée, la boutique officielle du ruissellement ». https://enlysée.fr

    Une boutique en ligne classique (on peut vraiment acheter) mais parodique (tout est à lire au second degré). Elle reprend les codes graphiques de la boutique officielle de l’Elysée lancée il y a quelques jours par la Présidence de la République pour mieux les détourner, les moquer. Le tout à des prix beaucoup plus raisonnables. Ici, pas de montres à 169 euros, de tee-shirt « Poudre de perlimpinpin » à 55 euros, ou de mugs à 24,90 euros. Les prix oscillent plutôt entre 10 et 30€. 

    #pognon_dingue #traverser_la_rue #start_up #ruissellement #perlimpinpin #manu #en_marche

  • Le ruissellement, le spectacle de l’indécence.

    Le décor fastueux du Grand Siècle n’est pas vraiment approprié pour présenter un plan anti-pauvreté, c’est sans doute l’une des raisons du report en septembre. Emmanuel Macron durant 1 h 30 s’en est tenu à une #grande_messe dont le texte et la #liturgie étaient largement prévisibles

    Quelques déclarations généralistes sans contenus concrets

    Une « révision des règles de l ‘assurance chômage » comprenant un « partage des responsabilités » , vise à « la création d’emplois de qualité » . Nous demandons à voir ! La tendance qui réduit les allocations et augmente le contrôle sera-t-elle inversée ? Nous pouvons légitimement en douter. L’ubérisation qui séduit M. Macron augure mal de la qualité des emplois futurs.

    D’autant que libéral encore et toujours Macron veut « réformer le code du travail obsolète » , ce qui a été déjà accompli laisse subsister trop de rigidités archaïques ?
    Monsieur Macron ne fait aucuns cadeaux aux riches, laissons là les médisances : il s’agit de « libérer l’investissement », car « défendre les entreprises » pour « défendre les salariés » est l’ambition fort du Président. Le « capitalisme populaire » que défend Macron exige une « baisse de dépenses publiques et « une réduction de la pression fiscale ». Pour les entreprises et les avisés investisseurs c’est déjà accompli avec « l’exit taxe », dont le coût réel a pu être estimé à 6 milliards.

    La mise en scène procède-t-elle du cynisme ou du réaliste libéral ? Les adeptes de la théorie du « ruissellement » trouvent sans doute dans les fastes et faramineuses dépenses des ultra riches l’illustration concrète de leur parti-pris économique : il faut sans répit veiller à l’enrichissement des déjà riches qui, grâce à leurs gabegies et éhontés gaspillages donneront du travail à la valetaille.

    La fable des abeilles actualisée, rien de nouveau en la demeure du Roi Soleil. Des domestiques, pas d’ Assedics ! Le #ruissellement c’est du #goutte_à_goutte, logique : il faut bien faire payer la piscine de Brégançon : 34000 euros, une misère, quelques dizaines de #RSA, c’est dire.

    Agir Ensemble contre le #chômage ! AC !
    Lundi 9 juillet 2018.

    http://www.ac-chomage.org/spip.php?article2421

  • Les propriétaires de yachts de Saint-Tropez refusent d’aider la SNSM | Mer et Océan Le media des mers
    https://www.mer-ocean.com/les-proprietaires-de-yachts-de-saint-tropez-refusent-daider-la-snsm

    Les propriétaires de yachts n’ont pas daigné répondre à l’appel aux dons des sauveteurs pour payer une pièce de rechange du canot

    A Saint-Tropez, les propriétaires de yachts seraient bien inspirés de ne pas se trouver en situation de détresse ces prochaines semaines. Le canot de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) de la station est immobilisé jusqu’au 15 août par manque de budget pour changer une pièce. Ils n’ont pas souhaité aider les sauveteurs de la station à rentrer dans leurs frais.

    Donc… faute d’argent, la SNSM ne peut pas sauver des marins en danger dans le port de milliardaires. Car les riches voisins de ponton du canot SNSO66, Bailli de Suffren II, n’ont pas daigné répondre présents à l’appel de la SNSM.

    « Le bateau a 30 ans, nous avons dû attendre deux ans pour pouvoir commander le nouveau » précise ce matin Pierre-Yves Barasc, le président de la station de la SNSM Saint-Topez.

    « Je suis déçu parce qu’on a eu des promesses de dons mais qui n’ont jamais été versés. »

    Aujourd’hui, il n’y a plus d’habitués parmi les propriétaires de yachts tropéziens. « Nous n’avons plus de contacts directs avec eux, déplore le président. Avant, on se croisait, ils savaient à quoi nous servons et nous aidaient. Peut-être que nous n’avons pas su communiquer. Mais je reste confiant car les choses vont peut-être changer. »
    Les milliardaires aux abonnés absents

    « On a demandé à tous les propriétaires importants de bateaux ici – le CAC 40 : Arnault, Pinault, Lagardère… – et à des sociétés, poursuit-il. On n’a eu aucun retour, sauf une promesse jamais tenue. Un seul bateau, loin d’être le plus gros, a donné 10.000 euros. Si 30 personnes en avaient fait autant…on aurait pu avancer plus vite » affirme Pierre-Yves Barasc, le président de la station, comme le rapporte Var Matin.

    Le vice-président de la station, Frédéric Saveuse, renchérit : « On a envoyé une lettre personnalisée aux cent plus grandes entreprises du Var. Une autre aux dix plus grosses fortunes françaises, propriétaires à la fois d’un bateau et d’une maison ici. En tout et pour tout, on a eu deux réponses : le Byblos, qui a joué le jeu, et une autre personne, qui ne nous a pas suivis. C’est frustrant. » C’est surtout vilain !
    La SNSM attend un nouveau canot et des fonds

    La station tropézienne a réalisé l’an dernier 87 interventions, dont 90% entre le 15 juin et le 15 septembre. Le canot immobilisé faut d’argent est la « seule unité de ce type dans le département avec le Bâtonnier Alphonse Grandval basé à Hyères, qui peut prendre la mer peu importe les conditions climatiques et remorquer de grosses unités » explique Var Matin.

    Elle a commandé un nouveau canot mais recherche activement des fonds être sûre de pouvoir payer les options techniques nécessaires au bon déroulement d’un sauvetage en Méditerranée.