• Russie-Ukraine : “faible probabilité de victoire” et pressions américaines
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2022/11/23/russie-ukraine-faible-probabilite-de-victoire-et-pressions-a

    En #Ukraine, où la neige est déjà là, dix millions de personnes, selon le président #Zelensky, sont privées d’électricité du fait des #frappes_russes massives sur les installations énergétiques du pays. En face, les troupes russes, forcées d’abandonner #Kherson, se sont redéployées sur les 20 % de territoire qu’elles tiennent au sud et à l’est de l’Ukraine.

    Chaque camp se prépare à poursuivre la #guerre dans des conditions aggravées par l’hiver. Faute de moyens matériels et humains pour une offensive, l’armée de Poutine fortifie ses centaines de kilomètres de lignes de défense. Celle de Zelensky tente de repousser un peu plus son adversaire et s’apprête à recevoir les nouvelles armes que le Sénat américain a décidé de lui livrer.

    Mais, dans le même temps, on a la confirmation en haut lieu que Washington pousse Kiev à négocier avec Moscou. Lors d’une conférence de presse, le général et chef d’état-major Milley a déclaré qu’à brève échéance « la probabilité d’une victoire militaire […] qui expulse les Russes de toute l’Ukraine […] n’est pas très élevée ». Et, pour bien se faire comprendre de Zelensky, il a ajouté : « Les Russes sont vraiment dans une mauvaise passe », conseillant de « négocier à un moment où vous êtes en position de force ».

    – Vers une négociation ?

    Zelensky avait déjà infléchi sa position en disant qu’il acceptait de discuter avec Poutine, mais sans vouloir céder la moindre part de territoire. Or, pour Washington, la Crimée doit rester à la Russie, qui réagirait par une forte riposte à toute tentative de la reprendre. Et, même dans le camp ukrainien, certains n’hésitent plus à dire que réintégrer de force le Donbass, dont la population regarde vers Moscou, poserait des problèmes insolubles à l’État ukrainien.

    Mais accepter des pourparlers sans retrait préalable des forces russes de toute l’Ukraine « cela veut dire, a déclaré à l’AFP un conseiller de la présidence ukrainienne, capituler devant le pays qui est en train de perdre ». Or Zelensky, auquel le soutien de l’Amérique et de l’Europe a permis de prendre la posture du Père la Victoire, estime qu’il ne peut pas se permettre de sembler mollir et de risquer que la mouvance nationaliste et d’extrême droite, qui l’accepte comme chef de guerre, l’accuse de brader l’intégrité nationale. Cela lui poserait d’autant plus de problèmes qu’une partie de la population pourrait exprimer de nouveau son rejet de sa politique antisociale, comme elle le faisait avant la guerre.

    Les médias occidentaux semblent découvrir ces jours-ci que Zelensky n’est pas aussi populaire qu’ils le prétendaient quand leurs dirigeants le soutenaient sans réserve. C’est leur façon de coller aux inflexions de la politique du camp impérialiste. Car, pour les États des pays riches, les peuples et leurs dirigeants, même vantés un temps comme alliés, ne sont que des pions sur l’échiquier de leurs grandes manœuvres.

    Les pressions de plus en plus ouvertes que les États-Unis exercent sur le gouvernement ukrainien ne signifient en aucun cas que des négociations, et a fortiori un accord, sont pour demain. Elles peuvent prendre des mois, des années, en fonction du rapport de force sur le terrain et dans chaque camp. Et ce sera aussi fonction de ce que les grandes puissances impérialistes estimeront le plus favorable à leurs intérêts, sur fond de tensions internationales qui s’accroissent.

    Le plus haut gradé américain, déjà cité, a comparé la guerre de tranchées en Ukraine à celle qui prévalait en Europe en 1915 : chaque camp était tellement fortifié que les lignes ne bougeaient plus. Il aurait fallu négocier, selon le général Milley, alors qu’en continuant les combats on passa de un à vingt millions de morts. C’est une façon de rejeter les morts à venir de cette guerre sur le régime de Kiev, que Washington a armé, mais dont il souhaiterait maintenant qu’il prenne un virage.

    – Poutine suffisamment affaibli ?

    Tout se passe comme si les États-Unis, maîtres de l’escalade guerrière en Ukraine, estimaient maintenant sa prolongation plus nuisible que profitable à leurs intérêts. Après neuf mois de guerre, Poutine apparaît comme ayant raté son « opération spéciale ». Aux yeux de tous, la #Russie en est visiblement affaiblie, ce qui était un des objectifs proclamés de #Biden. Militairement, elle doit reculer. Les sanctions occidentales ont frappé son économie, au point que les autorités reconnaissent que le pays est en récession. Et puis, les critiques à l’égard de Poutine, qui n’ont jamais cessé, se font plus fortes en haut lieu, même si l’on ne sait exactement ce qu’elles recouvrent, ni ce qui pourrait résulter d’un mouvement de mécontentement social qui éclaterait face à un pouvoir affaibli.

    Pour les dirigeants américains et européens, c’est une chose d’affaiblir le pouvoir de Poutine. Mais c’en est une autre de prendre le risque que son régime s’écroule, en entraînant un chaos à grande échelle, qui serait pour eux difficilement gérable. Ils ne veulent probablement pas d’une situation qui déstabilise profondément la Russie, alors qu’elle reste à sa façon un des piliers de l’ordre mondial. Les trusts pétroliers ont encore pu le vérifier en janvier dernier : l’armée russe était allée au Kazakhstan mater une révolte populaire qui menaçait les intérêts de la dictature locale aussi bien que du Kremlin et des firmes occidentales présentes.

    Les pressions de Washington pour que Zelensky négocie sans trop tarder avec #Poutine semblent indiquer que les dirigeants américains, après avoir joué avec le feu en Ukraine, veulent éviter que l’incendie puisse s’étendre en Russie et échapper à tout contrôle.

    #impérialisme #États-Unis

  • The Economist – Frozen Out – How the world is leaving Europe behind
    https://view.e.economist.com/?qs=706216167d7a949d1a8bf6762ff02aee5f6fad9c0f66eae10826eea83914a3

    Vladimir Putin, Russia’s president, is using energy as a weapon. Our data journalists set themselves a difficult question: how many people is this weapon likely to kill outside Ukraine? The answer they came up with was alarming. Although heatwaves get more press, cold temperatures are usually deadlier than hot ones. To estimate the relationship between energy costs and deaths, we built a statistical model that predicts how many people die per winter week in each of 226 European regions. This model found that a 10% rise in electricity prices is associated with a 0.6% increase in deaths, concentrated among the elderly and infirm. If the historical relationships between mortality, weather and energy costs continue to apply—which they may not, given how high current prices are—the death toll from the energy weapon could exceed the number of soldiers who have died so far in direct combat from bullets, shells, missiles and drones. It is one more reason why Ukraine’s fight against Russia is Europe’s, too. 
     
    Our data team’s work sets the scene for our cover this week. Europe faces a crisis of energy and geopolitics that will weaken it—and could threaten its global position. If you ask Europe’s friends around the world what they think of the old continent’s prospects they often respond with two emotions. One is admiration. In the struggle to help Ukraine and resist Russian aggression, Europe has displayed unity, grit and a principled willingness to bear enormous costs. But the second is alarm. A brutal economic squeeze will pose a test of Europe’s resilience in 2023 and beyond. There is a growing fear that the recasting of the global energy system, American economic populism and geopolitical rifts threaten the long-run competitiveness of all European countries, Britain included. The worry is not just about the continent’s prosperity; the health of the transatlantic alliance is at risk, too.

  • Le parlement européen qualifie la Russie d’État soutenant le terrorisme – Une décision entre débilisme, hypocrisie et inversion accusatoire - Donbass Insider

    Le 23 novembre 2022, le parlement européen a voté une résolution qualifiant la Russie d’État soutenant le terrorisme. Au-delà du fait qu’une telle notion n’existe pas en droit européen, ce qui amène à se poser des questions sur le niveau intellectuel des députés qui ont voté cette résolution, il est assez ironique de voir des pays qui soutiennent, financent et arment réellement des terroristes et des criminels de guerre pointer du doigt la Russie.

    https://www.donbass-insider.com/fr/2022/11/24/le-parlement-europeen-qualifie-la-russie-detat-soutenant-le-terrori

    #UE #Russie

  • La Russie frappe massivement l’Ukraine après des attaques ukrainiennes contre la Crimée et la centrale de Zaporojié - Donbass Insider

    Le 23 novembre 2022, la Russie a de nouveau massivement frappé l’Ukraine à coup de missiles, après une nouvelle attaque de drones ukrainiens contre Sébastopol en Crimée, ainsi qu’un bombardement ukrainien massif de la centrale nucléaire de Zaporojié.

    https://www.donbass-insider.com/fr/2022/11/23/la-russie-frappe-massivement-ukraine-apres-des-attaques-ukrainienne

    #Russie #Ukraine

  • Всё идёт по плану (Tout se déroule suivant le plan), Egor Letov, 1988 https://www.youtube.com/watch?v=wGFMciPlRLQ

    La clé de nos frontières a été brisée en deux
    Et notre petit père Lénine s’est décomposé,
    répandu en moisissure et en miel de sapin.
    Mais la Pérestroïka continue,
    et tout se déroule suivant le plan.
    Et la boue s’est transformée en une glace bien duraille,
    et tout se déroule suivant le plan.

    Mon destin, lui, aimerait un peu de repos.
    Je lui avais pourtant promis de ne pas aller jouer à la guerre.
    Mais sur mon bonnet militaire, il y a un marteau et une faucille,
    et puis une étoile, aussi.
    Joli et touchant, ça - le marteau, la faucille et l’étoile...
    Une petite lanterne tremblote,
    anticipe quelque chose,
    et tout se déroule suivant le plan.

    Et ils ont donné ma femme à bouffer à la foule,
    ils lui ont écrasé la poitrine, à coups de poing mondial,
    à coups de liberté internationale ont mis sa chair en pièces...
    Allez, enterrez-la chrétiennement,
    et tout se déroulera suivant le plan.

    Grand-papa Lénine, ah ! ça c’était un grand leader...
    Mais tous les autres ne sont que de la merde.
    Tous les autres ne sont que des ennemis et des putains de trouducs.
    Une neige de dingue s’abat sur la patrie,
    la terre de nos ancêtres.

    J’ai acheté « Corée du Nord magazine » :
    semblerait qu’ils aient les mêmes, là-bas...
    Ils ont le camarade Kim-Il-Sung :
    le même qu’on a, nous.
    Je suis sûr qu’ils ont tout pareil, exactement pareil,
    et que tout s’y déroule suivant le plan.

    Quand on aura le communisme, c’est certain que tout sera parfait.
    Ça arrive sous peu, suffit juste d’attendre :
    Tout sera gratuit, et disponible, et surtout de première classe,
    on aura probablement plus à mourir non plus.

    Je me suis réveillé comme ça,
    au beau milieu de la nuit.
    Et c’est comme ça que j’ai réalisé
    que tout se déroule exactement suivant le plan.

    #Russie

  • Le Moine Bleu: Il est pas beau, mon sac à viande anti-impérialiste ?
    http://lemoinebleu.blogspot.com/2022/11/il-est-pas-beau-mon-sac-viande-anti.html

    avant de crever, tout de même, le gars inspecte, histoire de bien rigoler une dernière fois, le paquetage-cadeau-de-bienvenue offert par l’armée de la Mère-Patrie et bourré de produits périmés, ou autrement dramatiquement inutilisables (un sac de couchage spécial été, par exemple, idéalement conçu pour affronter les chutes de neige et boue glacée d’Ukraine).

    #vidéo #armée_russe #Russie #mobilisation #logistique

  • Verdict dans l’affaire du crash du MH17 - Procès spectacle et parodie de justice - Donbass Insider

    Le 17 novembre 2022, le tribunal de la Haye a rendu son verdict dans l’affaire du crash du MH17, condamnant trois des quatre accusés. Et si le procès s’est très vite avéré être une parodie de justice, le verdict quant à lui est du délire, tant son texte se contredit d’une phrase à l’autre et montre que la condamnation des accusés tient plus à la volonté politique d’avoir un spectacle judiciaire, qu’aux preuves apportées dans le dossier.

    https://www.donbass-insider.com/fr/2022/11/20/verdict-dans-laffaire-du-crash-du-mh17-proces-spectacle-et-parodie-

    #Ukraine #Russie

  • [57] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [57]

    Des bombes lacrymogènes pour l’auto-défense des travailleuses
    Liberté pour le défenseur des droits humains Mikhaïl Kriger !
    Volha Miklashevich-Douner : Quand Poutine soutient le président du Bélarus, Loukatchenko
    Début du procès du vice-président du Syndicat indépendant bélarus
    Biélorussie : contre la répression des syndicats – pour la libération immédiate des militants emprisonnés
    Natallia Guerin : Le peuple bélarus soutient le peuple ukrainien
    La Mémoire volée de Marioupol
    Ukraine : L’Etat s’en prend aux biens syndicaux
    ISW : Le retrait de la Russie de Kherson provoque une fracture idéologique entre les partisans de la guerre et Poutine.
    Solidarité avec l’Ukraine ! Rassemblement pour les 9 ans de la Révolution de la dignité (Lausanne)
    À propos de l’usage de la langue russe. Déclaration de Sotsialniy Rukh
    Mobilisation étudiante à Lviv
    L’Académie de l’imprimerie de Lviv doit vivre !
    Solidarité avec les étudiant.es et le personnel mobilisé.es contre la fermeture de l’Académie de l’imprimerie à Lviv
    Vicken Cheterian : Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie : une vague de déstabilisation du Caucase à l’Asie centrale
    Jean-Marc Adolphe : La main dans le sac du génocide
    Invitation à la 1ère édition de Memorial Lecture
    Ukraine et Belarus : Ukraine et Belarus : Paroles de femmes en lutte
    Liens avec d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/20/57-solidarite-avec-la-resistance-des-ukrainien

    #international #ukraine #russie #belarus

  • Ukraine starts to build a wall on its border with Belarus, a close Russian ally.

    Ukraine has started to build a fortified wall along its border with Belarus, a senior Ukrainian official has said, to protect it against its northern neighbor, whose territory Moscow has used as a staging ground for its invasion and a launchpad for missile attacks.

    The wall could also be aimed at preventing the government in Belarus, a repressive former Soviet republic, from allowing asylum seekers to traverse its territory into Ukraine, according to Yohann Michel, a research analyst at the International Institute for Strategic Studies think tank.

    Construction so far extends only a few miles in the northwestern region of Volyn, a region that also borders Poland, a country that is a staunch Ukrainian ally. Video posted by Kyrylo Tymoshenko (https://t.me/tymoshenko_kyrylo/2640), a senior official in the office of Ukraine’s president, Volodymyr Zelensky, showed a concrete barrier topped with coils of razor wire and watchtowers painted green.

    While the wall was guarded by soldiers, its value so far appeared largely symbolic, given that the border between the two countries runs 650 miles, although some of its length runs through terrain such as swampland that would be difficult for a military force to navigate. It was also unclear what protection the completed wall might offer against tanks or artillery.

    “This is one of the elements of the engineering barriers that are being installed to protect our border,” Tymoshenko said in a video he posted on the Telegram messaging app on Sunday that showed him inspecting the wall. “Of course, the work is going on not only in Volyn. This applies to all regions bordering Belarus and Russia.”

    President Aleksandr G. Lukashenko of Belarus is a staunch ally of President Vladimir V. Putin of Russia, and the United States and European Union have imposed sanctions on Belarus over its support of the war. Since last month, Russia has launched a series of raids using drones made in Iran from Belarus that have damaged Ukraine’s towns, cities and energy infrastructure.

    At the same time, Russia has amassed thousands of troops in Belarus along the Ukrainian border, according to Ukrainian officials, although their mission was unclear. The defense minister of Latvia, Artis Pabriks, said last month that the assembled force would likely be too weak to mount a successful thrust across the border, and military experts say it would be difficult for it to penetrate into western Ukraine in order to disrupt the flow of Western military supplies to Ukraine via Poland.

    Poland built a wall this year along its border with Belarus to make it harder for asylum seekers to gain access, following a crisis a year ago in which thousands of people attempted to access the European Union via Poland. European leaders accused the government in Belarus of allowing asylum seekers from the Middle East into the country and then funneling them westward toward Poland and Lithuania.

    “Belarus can create more problems for Ukraine by forcing immigrants to cross by foot,” Mr. Michel said.

    https://www.nytimes.com/live/2022/11/18/world/russia-ukraine-war-news?#ukraine-starts-to-build-a-wall-on-its-border-with-
    via @fil

    #murs #barrières_frontalières #frontières #Russie #Ukraine #Biélorussie #migrations #réfugiés

  • « Les gens ordinaires » et le fascisme : une perspective conjoncturelle sur la Russie d’(avant)-guerre (+ autre texte)

    Dans les premières semaines et les premiers mois de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, l’une des questions centrales de la résistance ukrainienne et des observateurs occidentaux était de savoir si cette guerre était « la guerre de Poutine » ou « la guerre de la Russie » – c’est-à-dire si la population russe dans son ensemble soutenait l’idéologie fasciste et impériale du Kremlin.

    Plusieurs sondages d’opinion – réalisés par des instituts de recherche gouvernementaux et indépendants – ont conclu que 70% ou plus des personnes interrogées soutenaient la guerre d’agression [1]. Néanmoins, le débat reste vif. La crédibilité de ces sondages est contestée en raison de la répression annoncée par le gouvernement pour toutes déclarations antiguerre. Seule une personne interrogée sur deux ou sur quatre (selon l’enquête) a accepté de faire part de son attitude à l’égard de la guerre. Ce point est important, mais les résultats de toutes les enquêtes étaient similaires malgré des méthodologies différentes. Comme les résultats pourraient être partiellement complétés par des méthodes qualitatives (par exemple, Erpyleva [2]), je suis encline à évaluer les résultats des sondages d’opinion comme crédibles. En outre, tant que d’autres données ne les réfutent pas et que nous n’avons pas d’autre base d’analyse, nous devons fonctionner avec ces résultats des sondages d’opinion.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/18/les-gens-ordinaires-et-le-fascisme-une-perspec

    #international #ukraine #russie

  • Barbed wire borders increase in Europe

    New barbed wire fences are being erected across Europe’s eastern borders. Many of these barriers are between the EU and Russia or Russian-friendly states like Belarus, following Russia’s invasion of Ukraine. But they also stop migrants and asylum seekers from entering the bloc.

    At the beginning of November, Polish soldiers began work at the country’s border with Kaliningrad, a Russian exclave on the Baltic Sea between Poland and Lithuania. They laid out long coils of razor war and plan to install cameras and border guards to patrol the area, reported the news agency Associated Press (AP) in a feature.

    The Cold War officially ended in 1989 when the Berlin wall came down and the former Soviet bloc countries gained independence from Russia. In reality, tensions between Russia and the West didn’t entirely go away and became much starker in the last few years, leading first to Putin’s annexation of Crimea and areas in eastern Ukraine’s Donbass region in 2014 and then in February this year to the invasion of Ukraine.
    ’The barbed wire curtain’

    “The Iron Curtain is gone, but the ’barbed wire curtain’ is now unfortunately becoming the reality for much of Europe,” Klaus Dodds, a professor of geopolitics at Royal Holloway and Bedford college, part of the University of London told AP.

    Professor Dodds added that the “optimism that we had in Europe after 1989 is very much now gone.”

    Finland too has announced that it will be strenghtening its 1,340 kilometer border with Russia. Just a month ago all of the country’s main political parties backed the building of a fence along part of the border. Baltic neighbor Norway, which also shares a border with Russia, has recently increased patrols of its oil fields and energy concerns in the region following fears of sabotage.

    In part these border strengthening exercises are fueled by fears of a potential Russian invasion, but after the experience with Russian satellite country Belarus, many European countries also fear that Russia and its allies might continue to try and use migrants as a “weapon” sending them across the borders in great enough numbers to destablize European countries both just in terms of having to provide reception for them but also politically as the fear of any kind of ’invasion’ causes political division and

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    ’Hybrid threat’

    The barbed wire fences which are now being errected are not the first. Back in 2015 and 2016, countries like Hungary began installing checkpoints, fences and wire along its border to stop migrants crossing towards Western Europe. Since then other countries along the Balkan route have followed wholly or partially this trend, increasing border patrols and barriers in some places.

    The barriers might be more effective at stopping individual migrants crossing at a particular point, but they would not keep out an army of tanks if Russia actually decided to invade. But this fear of a “hybrid threat” is what has motivated countries like Finland to start fortifying, reports AP.

    Professor Dodds told AP that Russia has been “weaponizing migration for several years.” He said the same techniques of destabilization with Europe could also be seen in how Russia approached the Syrian conflict. “Russia bombed and harassed Syria’s population in 2015 in a deliberate attempt to create a humanitarian crisis,” explained Dodds.

    “I think one of the difficulties we sometimes have outside of Russia is in actually appreciating quite how cynical, quite how calculating, quite how deliberate some of this work is,” added Dodds.

    Crossing the barriers

    Life for the migrants kept out by the new barriers has been made more difficult in some cases. In Poland, Lithuania and Latvia, migrants who were found to have crossed from Belarus found it difficult to try and claim asylum because they were often refused entry or got stuck in a no-man’s land between the wires.

    Some migrants who were pushed back to Belarus say they have suffered abuse at the hands of Belarusian guards, reports AP.

    Some human rights activists in Poland held protests about the wall built on the border with Belarus. They told AP that they believe the wall “keeps out the weakest peole but not the most determined.”

    Anna Alboth, an activist from the Minority Rights Group in Poland, says she has seen migrants use ladders to scale the 5.5 meter wall or even tunnel under it.

    Trafficking victims?

    Alboth says the people she has encountered in the forests of eastern Poland who did make it past the barrier have found things very difficult. She said she believed that one group of women from Sudan “appeared to be human trafficking victims.” She also reports having met medical students from Russia who said they wanted to leave Russia because it was “falling apart and we want to live in a normal country.”

    Although the barriers might not stop all migrants, for governments they do work at “conveying a strong message to Minsk [the capital of Belarus] and Moscow [the capital of the Russian Federation] that Poland takes the security and integrity of its borders extremly seriously,” said a Polish government official, Stanislaw Zaryn to AP.

    “I believe that Russia will think twice before pursuing the weaponization of migration again.”

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    Barriers push migrants down more dangerous routes

    For Professor Dodds on the other hand, the walls and barriers simply cause migrants to take even more dangerous routes, or pay more to smugglers. This in turn increases crime and instability across society.

    On the western edge of Europe in Calais for instance, fences several meters high around the ferry, lorry and train terminals abound. There are frequent police and drone patrols all along the northern French coast. And yet in the last few years, the number of migrants crossing the Channel in small boats has continued to increase.

    From a sociological position, thinks Dodds, “building such walls and fences sucks empathy and compassion from our societies,” and appears not to solve the problem that they were constructed to solve.

    http://www.infomigrants.net/en/post/44817/barbed-wire-borders-increase-in-europe

    #barrières_frontalières #murs #Europe #migrations #asile #réfugiés #frontières #Biélorussie #Kaliningrad #Pologne #Russie #militarisation_des_frontières #Hongrie #hybrid_threat #menace_hybride

  • Russia in Global Affairs
    https://eng.globalaffairs.ru/about/readers-experts

    Cette publication a pour vocation de communiquer les perspectives russes sur la politique imternationale.

    Russia in Global Affairs offers an international platform for publication in English and Russian of the results of individual and collective research in political science and materials discussing social, historical, economic, cultural and military issues related to international relations.

    The goal of the journal is to facilitate exchange of scientific knowledge across borders and across disciplines in political sciences and foreign relations; we aim to publish original research based on both empirical, rational and theoretical studies that is of interest and value to the international intellectual community.

    #Russie #politique #sciences

  • Nouvelle tactique de la fédération de Russie : comment la gauche doit réagir ?

    Le matin du 21 septembre, la mobilisation dite « partielle » a été annoncée en Fédération de Russie. Les premiers mobilisés ont déjà atteint le front et certains ont été tués ou capturés. Le 5 octobre, Poutine a signé un décret sur l’annexion de quatre régions d’Ukraine – les régions de Kherson, Zaporizhzhia, Donetsk et Louhansk. Dans ses déclarations, il a souligné à plusieurs reprises que tous les moyens possibles, y compris nucléaires, seront utilisés pour « protéger » les territoires capturés.

    Dans le même temps, une campagne de terreur par missiles a été lancée, principalement contre l’infrastructure énergétique ukrainienne.

    Les 10 et 11 octobre, plus de 100 missiles et drones kamikazes ont attaqué des villes et des villages ukrainiens. Il est fort probable que de telles attaques deviendront monnaie courante et que le système énergétique ukrainien sera constamment menacé. Pendant deux jours de bombardements intenses, un tiers de l’infrastructure énergétique du pays a été endommagé.

    Tout cela ensemble indique que les dirigeants de la Russie ont décidé d’une sérieuse escalade dans cette guerre. Quelle est la raison de cette décision ? Qu’est-ce que cela signifie pour l’Ukraine et le monde ? Que devrait faire la communauté mondiale et que devrait exiger la gauche ?

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/16/nouvelle-tactique-de-la-federation-de-russie-c

    #international #ukraine #russie

  • Sabotages, intox, guerre des étoiles, récession : la guerre en #Ukraine, jusqu’où ?
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/sabotages-intox-guerre-des-etoiles-recession-la-guerre-en-ukraine-jusquou-

    Dans ce numéro des « combats de l’info », Théophile Kouamouo reçoit Fabrice Epelboin. Contributeur historique de Reflets.info, journal d’investigation en ligne et d’information-hacking.

    #Relations_internationales #russie

  • Denys Pilash, socialiste ukrainien : « La Russie ne négociera que si elle subit des défaites »

    S’exprimant depuis Kiev, Denys Pilash s’est exprimé lors du colloque « Ukraine, impérialisme et gauche » organisée par le courant Green Left australien. Green Left a publié une transcription fortement abrégée et éditée – qui a été révisée par Denys Pilash – de sa présentation, ainsi que quelques réponses aux questions soulevées lors de la discussion. Denys Pilash est politologue, militant de l’organisation socialiste démocratique ukrainienne Mouvement social (Sotsialniy Rukh). Il est membre du comité de rédaction de Commons : Journal of Social Criticism.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/10/denys-pilash-socialiste-ukrainien-la-russie-ne

    #international #russie #ukraine

  • #agenda Samedi 19 novembre à 15 heures : Cercle Léon Trotsky - L’Ukraine : terrain d’affrontement entre l’impérialisme et la Russie
    09 novembre 2022

    Lectures en attendant :
    – La guerre en Ukraine accélère la militarisation https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/09/11/la-guerre-en-ukraine-accelere-la-militarisation_404295.html
    – Les révolutionnaires face à la guerre en Ukraine https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/06/26/les-revolutionnaires-face-la-guerre-en-ukraine_367113.html
    – Ukraine  : une guerre russo-américaine et un tournant https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/05/02/ukraine-une-guerre-russo-americaine-et-un-tournant_301279.ht
    #ukraine #guerre #impérialisme #russie #Etats_unis

  • U.S. privately asks Ukraine to show it’s open to negotiate with Russia - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/national-security/2022/11/05/ukraine-russia-peace-negotiations/?bezuggrd=NWL

    November 5, 2022 by Missy Ryan, John Hudson and Paul Sonne - The encouragement is aimed not at pushing Ukraine to the negotiating table, but ensuring it maintains a moral high ground in the eyes of its international backers

    The Biden administration is privately encouraging Ukraine’s leaders to signal an openness to negotiate with Russia and drop their public refusal to engage in peace talks unless President Vladimir Putin is removed from power, according to people familiar with the discussions.

    The request by American officials is not aimed at pushing Ukraine to the negotiating table, these people said. Rather, they called it a calculated attempt to ensure the government in Kyiv maintains the support of other nations facing constituencies wary of fueling a war for many years to come.

    The discussions illustrate how complex the Biden administration’s position on Ukraine has become, as U.S. officials publicly vow to support Kyiv with massive sums of aid “for as long as it takes” while hoping for a resolution to the conflict that over the past eight months has taken a punishing toll on the world economy and triggered fears of nuclear war.

    While U.S. officials share their Ukrainian counterparts’ assessment that Putin, for now, isn’t serious about negotiations, they acknowledge that President Volodymyr Zelensky’s ban on talks with him has generated concern in parts of Europe, Africa and Latin America, where the war’s disruptive effects on the availability and cost of food and fuel are felt most sharply.

    “Ukraine fatigue is a real thing for some of our partners,” said one U.S. official who, like others interviewed for this report, spoke on the condition of anonymity to discuss sensitive conversations between Washington and Kyiv.

    Serhiy Nikiforov, a spokesman for Zelensky, did not respond to a request for comment.

    In the United States, polls show eroding support among Republicans for continuing to finance Ukraine’s military at current levels, suggesting the White House may face resistance following Tuesday’s midterm elections as it seeks to continue a security assistance program that has delivered Ukraine the largest such annual sum since the end of the Cold War.

    On Nov. 3, Defense Secretary Llyod Austin said Ukraine is capable of retaking Kherson, a strategic southern city occupied by Russian forces. (Video: Reuters, Photo: AFP/Getty Images/Reuters)

    In a trip to Kyiv on Friday, White House national security adviser Jake Sullivan said the United States supported a just and lasting peace for Ukraine and said U.S. support would continue regardless of domestic politics. “We fully intend to ensure that the resources are there as necessary and that we’ll get votes from both sides of the aisle to make that happen,” he said during a briefing.

    Eagerness for a potential resolution to the war has intensified as Ukrainian forces recapture occupied territory, pushing closer to areas prized by Putin. Those begin with Crimea, which Russia illegally annexed in 2014, and include cities along the Azov Sea that now provide him a “land bridge” to the Ukrainian peninsula. Zelensky has vowed to fight for every inch of Ukrainian territory.

    Veteran diplomat Alexander Vershbow, who served as U.S. ambassador to Russia and deputy secretary general of NATO, said the United States could not afford to be completely “agnostic” about how and when the war is concluded, given the U.S. interest in ensuring European security and deterring further Kremlin aggression beyond Russia’s borders.

    “If the conditions become more propitious for negotiations, I don’t think the administration is going to be passive,” Vershbow said. “But it is ultimately the Ukrainians doing the fighting, so we’ve got to be careful not to second-guess them.”

    While Zelensky laid out proposals for a negotiated peace in the weeks following Putin’s Feb. 24 invasion, including Ukrainian neutrality and a return of areas occupied by Russia since that date, Ukrainian officials have hardened their stance in recent months.

    In late September, following Putin’s annexation of four additional Ukrainian regions in the east and in the south, Zelensky issued a decree declaring it “impossible” to negotiate with the Russian leader. “We will negotiate with the new president,” he said in a video address.

    That shift has been fueled by systematic atrocities in areas under Russian control, including rape and torture, along with regular airstrikes on Kyiv and other cities, and the Kremlin’s annexation decree.

    Ukrainians have responded with outrage when foreigners have suggested they yield areas of their country as part of a peace deal, as they did last month when billionaire Elon Musk, who has helped supply Ukraine’s military with satellite communication devices, announced a proposal on Twitter that could allow Russia to cement its control of parts of Ukraine via referendum and give the Kremlin Crimea.

    In recent weeks Ukrainian criticism of proposed concessions has grown more pointed, as officials decry “useful idiots” in the West whom they’ve accused of serving Kremlin interests.

    “If Russia wins, we will get a period of chaos: flowering of tyranny, wars, genocides, nuclear races,” presidential adviser Mykhailo Podolyak said Friday. “Any ‘concessions’ to Putin today — a deal with the Devil. You won’t like its price.”

    Ukrainian officials point out that a 2015 peace deal in the country’s eastern Donbas region — where Moscow backed a separatist campaign — only provided Russia time before Putin launched his full-scale invasion this year. They question why any new peace deal would be different, arguing that the only way Russia will be prevented from returning for further attacks is vanquishing its military on the battlefield.

    Russia, facing a poor position on the battlefield, has proposed negotiations but in the past has proved unwilling to accept much other than Ukrainian capitulation.

    “Cynically, Russia and its Western supporters are holding out an olive branch. Please do not be fooled: An aggressor cannot be a peacemaker,” Andriy Yermak, head of the Ukrainian presidential administration, wrote in a recent op-ed published by The Washington Post.

    Ukrainian officials also question how they can conduct negotiations with Russian leaders who fundamentally believe in Moscow’s right to hegemony over Kyiv.

    Putin has continued to undermine the notion of a sovereign and independent Ukraine, including in remarks last month when he once again asserted that Russians and Ukrainians were one people, and argued that Russia could be “the only real and serious guarantor of Ukraine’s statehood, sovereignty and territorial integrity.”

    While Western officials also hold profound skepticism of Russia’s aims, they have chafed at Ukraine’s harsh public rebukes as Kyiv remains entirely dependent on Western assistance. Swiping at donors and ruling out talks could hurt Kyiv in the long run, officials say.

    The maximalist remarks on both sides have increased global fears of a years-long conflict spanning the life of Russia’s 70-year-old leader, whose grip on power has only tightened in recent years. Already the war has deepened global economic woes, helping to send energy prices soaring for European consumers and causing a surge in commodity prices that worsened hunger in nations including Somalia, Yemen and Afghanistan.

    In the United States, rising inflation partially linked to the war has stiffened head winds for President Biden and his party ahead of the Nov. 8 midterms and raised new questions about the future of U.S. security assistance, which has amounted to $18.2 billion since the war began. According to a poll published Nov. 3 by the Wall Street Journal, 48 percent of Republicans said the United States was doing “too much” to support Ukraine, up from 6 percent in March.

    Progressives within the Democratic Party are calling for diplomacy to avoid a protracted war, releasing but later retracting a letter calling on Biden to redouble efforts to seek “a realistic framework” for a halt to the fighting.

    Speaking in Kyiv, Sullivan said the war could end easily. “Russia chose to start it,” he said. “Russia could choose to end it by ceasing its attack on Ukraine, ceasing its occupation of Ukraine, and that’s precisely what it should do from our perspective.”

    The concerns about a longer conflict are particularly salient in nations that were already hesitant to throw their weight behind the U.S.-led coalition in support of Ukraine, either because of ties with Moscow or reluctance to fall in line behind Washington.

    South Africa abstained from a recent U.N. vote that condemned Russia’s annexation decrees, saying the world must instead focus on facilitating a cease-fire and political resolution. Brazil’s new president-elect, Luiz Inácio Lula da Silva, has said Zelensky is as responsible for the war as Putin.

    Indian Prime Minister Narendra Modi, who has tried to maintain good relations with Moscow and Kyiv, offered assistance on peace talks in a call with Zelensky last month. He was spurned by the Ukrainian leader.

    Zelensky told him Ukraine would not conduct any negotiations with Putin but said Ukraine was “committed to peaceful settlement through dialogue,” according to a statement released by Zelensky’s office. The statement noted that Russia had deliberately undermined efforts at dialogue.

    Despite Ukrainian leaders’ refusal to talk to Putin and their vow to fight to retake all of Ukraine, U.S. officials say they believe that Zelensky would probably endorse negotiations and eventually accept concessions, as he suggested he would early in the war. They believe that Kyiv is attempting to lock in as many military gains as it can before winter sets in, when there might be a window for diplomacy.

    Zelensky faces the challenge of appealing both to a domestic constituency that has suffered immensely at the hands of Russian invaders and a foreign audience providing his forces with the weapons they need to fight. To motivate Ukrainians domestically, Zelensky has promoted victory rather than settlement and become a symbol of defiance that has motivated Ukrainian forces on the battlefield.

    While members of the Group of Seven industrialized bloc of nations seemingly threw their weight behind a Ukrainian vision of victory last month, endorsing a plan for a “just peace” including potential Russian reparation payments and security guarantees for Ukraine, some of those same countries see a potential turning point if Ukrainian forces approach Crimea.

    Reports of a Russian withdrawal from the southern city of Kherson have raised the question of whether Ukrainian forces could eventually march on the strategic peninsula, which U.S. and NATO officials believe Putin views differently than other areas of Ukraine under Russian control, and what a likely all-out fight for Crimea would mean for Kyiv’s backers in the West.

    Not only has Crimea been under direct Russian control for longer than areas seized since February, but it has long been the site of a Russian naval base and is home to many retired Russian military personnel.

    Illustrating Russia’s elevation of Crimea, the Kremlin responded to an explosion last month on a bridge linking the region to mainland Russia — a symbol of Moscow’s grip of the peninsula — by launching a barrage of missiles on Ukrainian cities, including Kyiv, ending a long period of peace in the capital.

    In the meantime, Ukrainian leaders continue to telegraph their intention to pursue total victory, not only to their beleaguered citizens but also to Moscow.

    Zelensky told an interviewer on Wednesday that the first thing he would do after Ukraine prevails in the war would be to visit a recaptured Crimea. “I really want to see the sea,” he said.

    https://www.stimson.org/2022/u-s-security-assistance-to-ukraine-breaks-all-precedents

    https://www.washingtonpost.com/politics/2022/10/31/republican-split-on-ukraine-aid/?itid=lk_interstitial_manual_15

    https://www.politico.com/news/2022/09/21/zelenskyy-ukraine-russia-ap-00058201

    https://www.ft.com/content/7b341e46-d375-4817-be67-802b7fa77ef1

    https://www.president.gov.ua/documents/6792022-44249

    https://www.washingtonpost.com/world/2022/11/03/kherson-kakhovka-water-crimea-battle/?itid=lk_interstitial_manual_27

    https://www.washingtonpost.com/opinions/2022/10/20/andriy-yermak-russia-aggressor-not-peacemaker/?itid=lk_inline_manual_37

    https://www.washingtonpost.com/world/2022/10/25/ukraine-pessure-liberals-negotiation-putin/?itid=lk_interstitial_manual_45

    https://www.washingtonpost.com/politics/2022/10/25/democrats-ukraine-letter/?itid=lk_inline_manual_49

    https://www.reuters.com/world/americas/brazils-lula-says-zelenskiy-as-responsible-putin-ukraine-war-2022-05-04

    https://www.washingtonpost.com/national-security/2022/05/06/zelensky-demands-ukraine-biden-funding/?itid=lk_interstitial_manual_56

    https://www.whitehouse.gov/briefing-room/statements-releases/2022/10/11/g7-statement-on-ukraine-11-october-2022

    https://www.washingtonpost.com/world/2022/10/09/putin-crimea-bridge-attack-ukraine/?itid=lk_inline_manual_63

    https://twitter.com/Gerashchenko_en/status/1587820560687501318?s=20&t=Lm2RlYtSmj6a0ewttMg7BQ

    #USA #Russie #Ukraine #OTAN #guerre #propagande

  • #Russie vs #Ukraine - Pulsions de vie contre pulsions de mort - Donbass Insider

    Alors que la Russie célébrait le jour de l’Unité nationale, deux posts publiés sur les réseaux sociaux, l’un par Margarita Simonian (rédactrice en chef de RT), l’autre par Alexeï Danilov, le secrétaire du Conseil de Sécurité nationale et de défense de l’Ukraine, ont montré combien les pulsions de destruction et de mort sont présentes parmi les autorités de Kiev.

    https://www.donbass-insider.com/fr/2022/11/08/russie-vs-ukraine-pulsions-de-vie-contre-pulsions-de-mort

  • Moskau 1813
    http://www.zeno.org/Literatur/M/K%C3%B6rner,+Theodor/Gedichte/Leier+und+Schwert/Moskau


    Il ne faut jamais sous-estimer la Russie. Les soldats de la Grande Armée ont payé de leur vie cette erreur stratégique de Napoléon. Notre poète très patriotique Theodor Körner chantait alors la gloire du phénix russe qui renaquit des cendres de Moscou. Ainsi périrent quelques centaines de milliers d’hommes de la génération de mon père dans les cendres de Stalingrad et Koursk nourrissant le feu de réincarnation du phénix. La troisième renaissance de l’oiseau prodigieux russe suivra inéluctablement aux défaites temporaires infligés par les forces de l’OTAN. Moi, je préfère ne jamais le voir périr. Si par malchance cela m’arrivait on s’embraserait tous avec lui sans partager son espoir de renaître.

    Il faudrait un armistice immédiat suivi de négotiations de paix entre la Russie, les États Unis et l’Ukraine avec la participation des voisins européens. Nous, afin de préparer la paix, il faudrait q’on en finisse tout de suite avec les chantres de la guerre, même d’un moindre acabit que celui du géant Körner.

    Theodor Körner, Gedichte, Leier und Schwer

    Wie wölben dort sich deiner Kirchen Bogen!
    Wie schimmern der Paläste goldne Wände!
    Es schwärmt der Blick, wohin ich ihn versende,
    Von einer Pracht zur andern fortgeflogen.

    Da wälzen sich auf einmal glüh’nde Wogen:
    Es schleudern deiner Bürger eigne Hände
    Aufs eigne Dach die sprüh’nden Fackelbrände;
    Ein Feuerkreis hat prasselnd dich umzogen.

    O, laß dich nur vom Aberwitz verdammen!
    Ihr Kirchen, stürzt! Paläste, brecht zusammen!
    Der Phönix Rußlands wirft sich in die Flammen!

    Doch hochverklärt aus seinem Feuerkranze
    Wird er erstehn im frischen Jugendglanze,
    Und Sankt Georg schwingt siegend seine Lanze.

    Source : Theodor Körner : Werke, Band 1, Leipzig und Wien 1893, S. 82-83. Permalink : http://www.zeno.org/nid/2000522344X

    Oeuvres de Theoder Körner
    http://www.zeno.org/Literatur/M/K%C3%B6rner,+Theodor

    Tchaïkovski, Ouverture solennelle 1812, Herbert von Karajan, Berliner Philharmoniker
    https://www.youtube.com/watch?v=rLDPjcsdsbw

    Après sa mort en 1813 on a fait un héros national du poète guerrier Theodor Körner. Son art a motivé des millions de jeunes allemands à se sacrifier dans l’hécatombe prusse puis allemande pendant un siècle et demi. On pensait déjà en avoir fini avec cette horreur. Là, en écoutant les ministres verts et notre président social-démocrate je me rends compte que je me trompais.

    Straßenverzeichnis Berlin
    https://berlin.kauperts.de/Strassenverzeichnis/K
    La capitale allemande possède toujours quatre rues, un chemin et deux squares nommés en honneur de Theoder Körner.

    Körnerplatz Westend
    Körnerplatz Mahlsdorf
    Körnerstraße Niederschönhausen
    Körnerstraße Spandau
    Körnerstraße Steglitz
    Körnerstraße Tiergarten
    Körnerweg Französisch Buchholz

    Le récit héroïque sert à dresser les peuples les uns contre les autres. Il entre en scène quand on a besoin de jeunes gens encore assez naïfs pour se laisser induire à s’identifier avec des personnages qui n’ont rien en commun avec eux sauf l’euphorie du combat pour un idéal. Les jeunes idiots utiles sacrifient leur vie avec le soutien moral des idiots agés

    Là en Allemagne on se contente encore d’héros par procuration ukrainiens. Le fléaux nationaliste se cache pour le moment derrière la solidarité bigotte avec les combattants anti-russes.

    Pourquoi épargne-t-on nos voisins occidentaux tant détestés dans le passé ? Depuis 1945 la lutte contre l’ennemi héréditaire a changé de cap. L’ indoctrination anti-communiste par l’United States Information Agency est tombé sur une terre fertile travaillée par la propagande nazie. Leur produit commun est un peuple suffisamment conditionné pour croire la belle et tragique histoire du beau poète multimédia Navalny. Son histoire fait de lui un digne successeur du jeune Körner qui s’est lancé dans la bataille sans se soucier du danger de mort.

    La guerre se prépare par étapes. Tandis ce que le front de l’ouest est calme les héros, ces porteurs de l’espoir d’un avenir sans les méchant, sont dépèchés au front de l’est où ils rencontrent leur raison d’être sous les shrapnels russes. Bien entendu nous ne parlons pas ici des événements de guerre concrets mais des sentiments, croyances et espoirs sous jacents évoqués afin de planter l’esprit belliqueux dans les coeurs et convictions des braves gens.

    Theodor Körner (1932)
    https://www.youtube.com/watch?v=CPaTo-D6tF8

    Filmausschnitt Spielfilm Theoder Körner, Darsteller: Willi Domgraf Fassbaender, Dorothea Wieck

    Après avoir regardé ce film les jeunes en 1932 devaient haïr notre ennemi héréditaire la France et les Français.
    https://de.wikipedia.org/wiki/Theodor_K%C3%B6rner_(1932)

    Preußen zur Zeit des napoleonischen Überfalls Anfang des 19. Jahrhunderts. Weite Teile des Landes sind bereits von den Franzosen besetzt worden, Der zaudernde und lavierende König Friedrich Wilhelm III. scheint politisch wie gelähmt. Unter den jungen Patrioten regt sich Widerstand, man will die Franzosen aus dem Land hinauswerfen. Zu diesen Männern zählt auch der aufstrebende Dichter und Schriftsteller Theodor Körner, Mitglied einer Leipziger Studentenverbindung. Er verfasst glühende, patriotische Schriften und Freiheitsgedichte. Nicht alle seine Kommilitonen teilen Körners Sturm-und-Drang-Denken, mit einem seiner Widersacher muss sich Körner sogar duellieren. Infolgedessen droht ihm die Verhaftung, und Körner flieht daher zu seinen Eltern nach Dresden. Ein Freund der Körner-Familie, der Diplomat Wilhelm von Humboldt, nimmt den jungen Heißsporn auf Wunsch der Eltern nach Wien mit, um Theodor aus der Schusslinie und dem Fokus der Franzosen zu ziehen. Dort kann der Nachwuchsautor am Hoftheater nicht nur seine Dramen zur Aufführung bringen, Körner lernt sogar eine junge Dame kennen, in die er sich später verliebt. Sie heißt Toni Adamsberger und ist Schauspielerin. Beide verloben sich schließlich miteinander.

    Ihr Glück währt nur kurz, denn es zieht den jungen Körner zurück nach Preußen. Er hat erfahren, dass sich daheim nun ernstzunehmender Widerstand in Gestalt von Freikorps gebildet hat. Diesen Männern will er unbedingt folgen. In Breslau schließt er sich dem Freikorps des Major Lützow an. In diesem Regiment leistet auch Eleonore Prohaska ihren Dienst, die sich in Soldatenuniform unerkannt unter die Männer gemischt hat. Rasch verliebt sich die junge Frau in Körner. Bei einem Kampfeinsatz wirft sie sich todesmutig vor seinen Körper, als der Gegner auf ihn schießt. Dabei kommt Eleonore ums Leben. In den Folgegefechten zwischen den Lützowern und den Franzosen werden die Freikorps-Kämpfer nahezu komplett aufgerieben. Bei den Kämpfen nahe Kitzen wird Körner schwer am Kopf verletzt. Dennoch gelingt es ihm, sich erneut in das Elternhaus nach Dresden zu retten. Kaum wieder genesen, eilt Theodor Körner erneut zu den Waffen. Auch die Liebe Tonis kann ihn nicht von seinem Kampfeswillen abhalten. In Mecklenburg möchte er sich unbedingt einem neugegründeten Freikorps anschließen. Weiterhin schreibt er Gedichte über Gedichte, die Zeugnis von der unruhigen Zeit geben. Sein letztes Werk trägt den Namen „Du Schwert an meiner Linken“. Bei einem erneuten Aufeinandertreffen mit dem „welschen Erbfeind“ nahe Gadebusch trifft ihn eine französische Kugel tödlich.

    Voici, cerise sur le gateau belliqueux, l’histoire d’Éléonore Prochaska la « Jeanne d’Arc de Potsdam ». Est-ce que la ministre des affaires étrangères, membre du parti vert, appellera-t-elle nos filles à suivre l’exemple de la vierge prussienne ?
    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9onore_Prochaska

    #guerre #Russie #Prusse #histoire #France #propagande #poésie

  • Les causes de cette guerre ne sont pas à chercher en Ukraine, mais à l’intérieur de la Russie

    En avant-propos, Alexis Cukier parle d’événement majeur, de savoirs « permettant de s’orienter au sein des problèmes politiques causés ou révélés par cet événement historique », de débats concernant « l’impérialisme russe, la résistance ukrainienne, l’aide militaire de l’Otan, et tous les enjeux politiques impliqués par la guerre ». Il serait plus juste d’écrire l’aide militaire de gouvernements de pays adhérents à l’Otan.

    Il explique le projet et les choix éditoriaux, la traduction d’un texte de Tony Wood dont les analyses ne faisaient pas consensus, l’engagement de Karine Clément, Denys Gorbach, Hanna Perekhhoda et Catherine Samary « en France, en Suisse et au niveau international, dans le soutien à la résistance populaire ukrainienne, et à l’opposition contre le régimes de Vladimir Poutine ».
    Un ouvrage en cinq chapitres et un entretien conclusif.

    sur : Karine Clément, Denys Gorbach, Hanna Perekhoda, Catherine Samary, Tony Wood : L’invasion de l’Ukraine
    Histoires, conflits et résistances populaires

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/07/les-causes-de-cette-guerre-ne-sont-pas-a-cherc

    #international #ukraine #russie