• En #Tchétchénie, le responsable de l’#ONG_Mémorial condamné à quatre ans de colonie
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/18/en-tchetchenie-le-responsable-de-l-ong-memorial-condamne-a-quatre-ans-de-col

    Agrippé aux barreaux de son box d’accusé, Oïoub Titiev, 61 ans, a enduré, debout, pendant près de dix heures, la lecture complète et éprouvante du verdict. Après huit mois de procès, le responsable de l’ONG #Mémorial a été condamné, lundi 18 mars, à quatre ans de colonie pénitentiaire et 100 000 roubles d’amende (1 350 euros) pour « acquisition, détention, et stockage de stupéfiants » – 200 grammes de marijuana trouvés dans sa voiture. Une affaire fabriquée de toutes pièces, selon ses nombreux soutiens russes et internationaux. En octobre 2018, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe lui avait décerné le prix Vaclav Havel des droits de l’homme pour son « courageux combat ».

    #russie #militantisme #droits_de_l'homme


  • Plenel dénonce la fake news de Macron « Ultras & Russie derrière les Gilets jaunes » (Vidéo)

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=mrVsAbpnZjc

    « emmanuel macron a dit qu’il y avait derrière les Gilets Jaunes 40 à 50 000 ultra-droite-gauche et la Russie. Matthieu Suc (spécialiste terrorisme) vérifie : Pipeau, FakeNews, rien de tout ça ! (...) Il faut surtout chercher la Russie derrière le contrat signé par Benalla à l’Elysée »

    #fake_news #emmanuel_macron #Russie #GiletsJaunes


  • #1918, fuite des Suisses de #Russie

    Dans les mois qui suivent la Révolution bolchévique d’octobre 1917, 8000 Suisses fuient la Russie dans le chaos des violences quotidiennes.

    De retour dans leur pays d’origine, nombre d’entre eux sont pris en charge par l#'assistance_publique. Deux familles, l’une romande et l’autre tessinoise, suivent aujourd’hui les traces de leurs ancêtres au destin si particulier.

    https://pages.rts.ch/docs/histoire-vivante/9849617-1918-fuite-des-suisses-de-russie.html
    #Révolution_d'octobre #Suisses #migrations #migrants_suisses #histoire #révolution_russe #quand_eux_c'étaient_nous

    Un #film et 5 reportages radio.
    #film_documentaire


  • Schwarzbuch Bundeswehr, 2016
    https://www.linksfraktion.de/fileadmin/user_upload/Publikationen/Sonstiges/schwarzbuch-bundeswehr.pdf

    Kritisches Handbuch zur Aufrüstung und Einsatzorientierung der Bundeswehr

    Seit rund 25 Jahren wer-den deutsche Soldaten systematisch in Kriege und Kri-sengebiete entsandt. Das Weißbuch hat die Aufgabe, diesen Kurs als alternativlos darzustellen.2Es entstand unter Federführung des Bundesministeri-ums für Verteidigung. Laut Eigendarstellung stellt es „das oberste sicherheits- und verteidigungspolitische Grundlagendokument der Bundesregierung“ dar und formuliert „das sicherheitspolitische Programm für die nächsten Jahre“.
    ...
    Seit Ursula von der Leyen am Jahresende 2013 das Amt der Verteidigungsministerin übernahm hat sich die Frequenz, mit der neue Auslandseinsätze beschlossen oder bestehende Mandate erweitert worden sind, spürbar erhöht. Glaubt man den Beteu-erungen der Verteidigungsministerin, dann geht es dabei stets um „Terrorabwehr“, „Stabilisierung“ oder „Friedenssicherung“. Die infl ationäre Ausdehnung der Einsätze selbst zeigt, dass sie damit nicht besonders erfolgreich ist.
    ...
    Die Herrschenden und ihre Strategen ziehen daraus nicht den Schluss, dass die militärische Eskalation selbst Teil des Problems ist.
    ...
    Sie erzeugen den Eindruck, militärische Passivität und Zurückhaltung seien das Problem. Tatsächlich verhält es sich umgekehrt: Dort, wo die Groß- und Mittel-mächte, und mit ihnen Deutschland, militärisch einge-griffen haben, wurden Krisen verschärft, oft auch erst geschaffen. Die vermeintliche Medizin ist maßgebliche Mitverursacherin des Leidens: oft jahrelanges mili-tärisches Eingreifen von außen haben den Zerfall Af-ghanistans, Iraks, Syriens und Libyens ausgelöst oder befördert.
    ...
    Es ist so, die Welt befi ndet sich in einem Umbruch. Hintergrund dafür ist der Wettlauf der großen und mittleren Mächte um Rohstoffe, um Märkte und politi-schen Einfl uss. Dies stand hinter den Entscheidungen, die zu den jahrelangen Militärinterventionen im Mitt-leren Osten, Zentralasien und Afrika geführt haben.
    ...
    Heeresinspekteur Jörg Vollmer formulierte diesen Gedanken so: Russland dränge als flächenmäßig größter Staat der Erde nun mit Macht in die Rolle des einstigen weltpolitischen Großakteurs. Es wolle seine Weltmachtrolle „militärisch hinterlegen“.
    Hier handelt es sich um eine Art Projektion, eine spiegelbildliche Negativfolie der eigenen Strategie. So formuliert das Weißbuch für Deutschland den Anspruch, „aufgrund seiner wirtschaftlichen, politischen und militärischen Bedeutung [...] die globale Ordnung aktiv mitzugestalten.“

    Was im Hinblick auf Russland als internationale Bedrohung dargestellt wird, erscheint im Weißbuch für Deutschland als internationale „Ver-antwortung“.
    ...
    Impressum

    Herausgegeben von der Rosa-Luxemburg-Stiftung und der Fraktion DIE LINKE. im Bundestag
    Entstanden unter Mitwirkung von: Jacqueline Andres, Christine Buchholz (v.i.S.d.P.), Mario Candeias, Erhard Crome, Claudia Haydt,Thomas Mickan, Maria Oshana, Frank Renken, Rainer Rilling, Andreas Seifert, Ingar Solty.
    Layout/Satz: Thomas Herbell, Berlin
    Druck: MediaService, Berlin
    Bildnachweis: dpa (7, 21, 43), Frank Schwarz (27), Sebastian Wilke (71) CC-BY-ND 2.0, linksjugend [solid] (81), Uwe Hiksch (95)
    Stand: 18. August 2016

    #Allemagne #Russie #militarisme #guerre #impérialisme


  • #Trans-Siberian railway : I quit my job after an unforgettable trip across Russia — The Calvert Journal
    https://www.calvertjournal.com/features/show/9483/trans-siberian-railway-journey-documentary-photography

    he Trans-Siberian railway has enticed not only travellers since it was first completed in 1904. For writers, musicians and filmmakers, the world’s longest uninterrupted single train ride promises a creative retreat on wheels. Bowie famously travelled the Vladivostok to Moscow route after finishing his Ziggy Stardust tour in Japan in 1973. Other creative minds to have traversed Russia in this way include English magical realist novelist and short story writer Angela Carter, whose journey went on to inspire her enchanting 1984 book Nights at the Circus, and more recently The Kills’s Jamie Hince locked himself on-board one of the train’s compartments to work on the band’s next record. For photographer Giulia Mangione, it had been an ambition to take the 9000 km train route from Moscow to Vladivostok since studying Russian as a student. After working on The Happy Show, her long-term photographic series on Denmark, she was looking forward to working on a travel project with a distinct beginning, middle and end.

    #photographie #russie #transports #trains #transsibérien


  • • Les éditions Les petits matins sous le coup d’une « procédure bâillon » ! Audiences les 14 et 15 mars 2019

    Le 17 mars 2016, notre maison d’édition a publié un essai intitulé Les Réseaux du Kremlin en France. Quelques mois après la sortie de cet ouvrage, six plaintes ont été déposées contre la directrice de la publication, Marie-Édith Alouf, et l’auteure du livre, Cécile Vaissié, professeure en études russes, soviétiques et post-soviétiques à l’université Rennes-2. Chef d’accusation : « diffamation publique envers un particulier ».

    Les audiences se tiendront les 14 et 15 mars 2019 devant la 17e chambre correctionnelle du nouveau palais de justice, à Paris.

    Que dit ce livre ?
    Depuis quelques années, le Kremlin mène des campagnes de « séduction » très offensives dans l’Union européenne pour tenter d’influer sur les affaires intérieures de plusieurs pays membres. Pour ce faire, le pouvoir incarné par Vladimir Poutine finance, à l’étranger, des associations et des think tanks, des médias de propagande, des « usines à trolls » et des réseaux d’influence, voire des partis.

    Qu’en est-il en France ?
    C’est ce que révèle cet ouvrage à travers une enquête très fouillée où l’on croise des descendants de la diaspora russe, des politiciens de divers bords, des journalistes, des hommes d’affaires et tous ceux que fascine, pour diverses raisons, la personnalité de Vladimir Poutine.

    Qui sont les plaignants ?
    • DJORDJE KUZMANOVIC est un ancien officier de l’armée française. Il était en charge des questions de défense et de stratégie à La France insoumise jusqu’à son départ de cette formation (à la suite d’une contestation interne) fin 2018.

    • VÉRA NIKOLSKI, épouse de Djordje Kuzmanovic, est la secrétaire administrative du groupe d’amitié France-Russie à l’Assemblée nationale.

    • OLIVIER BERRUYER, actuaire de profession, anime le blog « Les Crises », spécialisé dans l’économie et la géopolitique, et accordant une large place à l’espace post-soviétique.

    • PIERRE LAMBLÉ, enseignant, gère le site « Europe, Russie comprise » et anime la page Facebook « Europe et Russie ».
    HÉLÈNE RICHARD-FAVRE se présente comme écrivaine et tient un blog sur le site Tribune de Genève.

    • GUÉORGUI CHEPELEV est enseignant en langue russe et président du Conseil des compatriotes, qui dépend directement de l’ambassade de Russie.

    Une attaque coordonnée
    À l’exception de M. Guéorgui Chepelev, les plaignants sont tous défendus par le même avocat, Me Jérémie Assous (également conseil de la chaîne Russia Today), et leurs plaintes ont toutes été déposées le même jour. Il s’agit manifestement d’une attaque coordonnée, visant à mettre en difficulté financière une petite maison d’édition indépendante, bien obligée de se défendre.

    « Poursuite-bâillon »
    Nous dénonçons cette tentative d’intimidation – l’ironie de l’histoire étant qu’elle ne provient pas d’acteurs d’extrême droite (largement évoqués dans le livre), comme nous aurions pu le craindre, mais de protagonistes classés pour certains à gauche de la gauche, donc présumés proches des valeurs progressistes, humanistes et écologistes défendues par notre maison depuis quinze ans.

    Plus largement, nous dénonçons un « vent mauvais » de volonté de censure. Car cette attaque qui frappe aujourd’hui Les petits matins s’inscrit dans un mouvement plus vaste : l’inquiétante multiplication en France des « poursuites-bâillon ». Voir les affaires Bolloré contre France 2, Vinci contre l’association Sherpa, Chimirec contre l’universitaire Laurent Neyret et la revue Environnement et développement durable, etc.

    Cécile Vaissié est enseignante-chercheuse et l’ouvrage Les Réseaux du Kremlin en France est le fruit de plusieurs années de travaux universitaires précurseurs et unanimement salués comme tels.

    C’est la liberté d’expression et de communication, dans l’enseignement et la recherche notamment, qui est mise à mal par de telles actions ; c’est la liberté d’expression et le droit à l’information, protégés par la Constitution et les traités internationaux, qu’il faut défendre aujourd’hui.

    Lors des audiences qui se tiendront les 14 et 15 mars, l’occasion nous sera donnée à nous et à nos conseils, Maîtres Patrick Klugman et Ivan Terel, de réfuter des poursuites que nous estimons abusives, de mettre en lumière la rigueur de notre enquête et de réaffirmer notre volonté d’informer et de publier librement.

    Les Réseaux du Kremlin en France : ce qu’en a dit la presse
    • TV5 Monde
    Un livre passionnant [...] pour découvrir le « soft power » à la russe.

    • France Inter, Nicolas Demorand
    Un livre [qui] se lit comme un roman policier, c’est du pur John le Carré ! [...] Un très gros travail sur l’information et la manipulation de l’information.

    • France Culture, « L’esprit public », Michaela Wiegel
    Pour ceux qui veulent aller plus loin dans la connaissance des réseaux russophiles en France, je recommande le livre [de Cécile Vaissié]. C’est une recherche très fouillée [...] notamment du côté russe.

    • Libération
    Quelques articles de presse ont déjà tenté de mettre en évidence l’existence, en France, d’une nébuleuse pro-Poutine. Mais le livre de Cécile Vaissié va beaucoup plus loin.

    • Philosophie magazine
    [L’ouvrage] démonte, de manière très précise et documentée, les puissants réseaux d’influence du poutinisme dans un pays encore souvent fasciné par les clichés de la Sainte Russie.

    CONTACT :
    Marie-Édith Alouf, lespetitsmatins@wanadoo.fr – 01 46 59 11 73 – 06 08 77 65 53
    http://www.lespetitsmatins.fr

    http://www.lespetitsmatins.fr/collections/les-reseaux-du-kremlin-en-france

    #russie #poutine #liberté #censure


  • Datenleak enthüllt Geld-Pipeline in den Westen

    Ein neues Datenleak enthüllt ein System, das Geld aus Russland in den Westen gepumpt hat. Politiker, Geschäftsleute und Kriminelle konnten dadurch Geld waschen und Vermögen verstecken. Zu den Profiteuren zählt auch ein guter Freund von Wladimir #Putin.


    https://www.sueddeutsche.de/politik/laundromat-geldwaesche-russland-1.4354499
    #Russie #Prince_Charles


  • Russian state TV shows map of potential US nuclear targets | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2019/feb/25/russian-state-tv-map-potential-us-nuclear-targets-hypersonic-missile

    Russian state television has broadcast a map of the US showing military facilities Moscow would target in the event of a nuclear strike, in a report that was unusual even by its own bellicose standards.

    The targets included the Pentagon and the presidential retreat in Camp David, Maryland. A hypersonic missile Russia is developing would be able to hit them in less than five minutes, it said.

    #nucleaire #russie #etats-unis


  • Kremlin says cyber attacks on Russia often launched from U.S. territory | Reuters
    https://uk.reuters.com/article/uk-usa-trump-russia-kremlin-idUKKCN1QG187

    The Washington Post reported on Tuesday that the U.S. military had disrupted the internet access of a Russian troll farm accused of trying to influence American voters on Nov. 6, 2018, the day of the congressional elections.

    Kremlin spokesman Dmitry Peskov told reporters he did not know how much truth there was to that media report.

    “But in general I can say that U.S. territory is constantly being used to organise a huge number of cyber attacks against various Russian organisations. That’s the reality with which we live.”

    #cyberattaques #Russie #Etats-Unis


  • Quand putin s’affiche avec une carte de la Rusie en format cinémascope

    Et que notre ami Sacha Panin, prof de géographie et de cartographie à l’Université de Moscou remrque que sur la carte -> « no Dagestan, no Chechnya and no Ingushetia... ». Mais il y a bien la crimée.

    Faut-il y voir un signe ?

    Source : http://www.kremlin.ru/events/president/news/59863

    #russie #cartographie #putin


  • #RUSSIE : Manœuvres nationalistes contre révolte populaire

    En Russie aussi l’Etat a décidé de porter un sale coup contre les retraites. La nouvelle réforme, qui rentre en vigueur le premier janvier 2019, inquiète particulièrement les femmes, qui craignent de se retrouver sans ressources à un moment de leur vie où trouver un emploi devient difficile et où elles jouent un rôle crucial dans les familles. Cet été, pour la première fois depuis la Révolution russe, le gouvernement russe a relevé progressivement l’âge de la retraite de cinq ans, le portant pour les femmes à 60 ans et pour les hommes à 65 ans. Dans un pays où les pensions sont maigres et l’espérance de vie plafonne à 66 ans pour les hommes et 70 ans pour les femmes, la nouvelle a entraîné une levée de boucliers et entamé la popularité de Vladimir Poutine. Mais la colère n’a pas pu déboucher, étouffée par les manoeuvres des politicards et les syndicats détournant la colère avec une demande de référendum

    Cependant cette réforme a laissé des traces dans la conscience populaire. Pour essayer de détourner la colère populaire, rien de mieux que le bon vieux nationalisme. Poutine a donc récemment bloqué des navires militaires ukrainiens dans le détroit d’Azov, espérant ainsi flatter la fibre nationaliste Russe. Côté Ukrainien, la manouvre arrange aussi le président Porochenko, qui cherche à se faire réélire en mars prochain. Elu triomphalement après les évènements de Maidan en 2014, sa popularité s’est effondrée en raison de l’aggravation de la crise économique et de la multiplication des scandales financiers de corruption le visant lui ou son entourage. Rien de tel qu’un bon état d’urgence pour essayer de se redorer son blason …

    Ci-dessous deux textes d’analyse de nos compagnons de la section russe de l’#AIT (#KRAS-AIT) :
    le premier sur les raison de l’échec du mouvement contre la réforme des retraites, et le second sur la gesticulation nationaliste en mer d’AZOV ; Alors que Poutine nous est présenté en France par les populistes de droite ou de gauche comme un grand leader et un modèle à suivre, ces textes remettent les pendules à l’heure sur la réalité sociale et politique en Russie.

    RUSSIE : LA GRANDE « DEFORME » DES RETRAITES

    La Réforme des retraites a été approuvée par la Douma (le Parlement russe), le 26 septembre 2018, après un vote express. La loi a été approuvée par Russie unie, le parti de Poutine. Les trois partis d’opposition - Parti communiste, Parti libéral démocrate et Fair Russia ont voté contre. Mais cela n’a absolument rien changé car ils sont minoritaires. Dans la foulée, Poutine a signé la loi pour qu’elle entre en application sans tarder, dès le 1er janvier 2019.

    C’est un coup dur porté à l’ensemble de la population active de Russie : L’âge de la retraite sera progressivement relevé à 60 ans pour les femmes et à 65 ans pour les hommes. Cela représente une perte de revenu énorme pour des millions de personnes. Et des millions d’autres ne prendront jamais leur retraite, car ils mourront avant l’âge de la retraite.

    Pensions et espérance de vie

    L’espérance de vie moyenne officielle en Russie est de 72 ans. Mais c’est la différence de température moyenne à l’hôpital entre la morgue et le service des maladies infectieuses. Dans 47 des 83 régions du pays (notamment Sibérie, Oural, Volga et Nord) l’espérance de vie moyenne des hommes n’atteint pas le nouvel âge de la retraite. Ainsi, des millions de personnes ne recevront jamais de pension, bien qu’elles paieront des cotisations toute leur vie.

    Les pensions en Russie sont extrêmement basses, en moyenne 13 500 roubles (180 euros) par mois. Il est impossible de vivre de cet argent. Par conséquent, beaucoup de ceux qui ont atteint l’âge de la retraite continuent à travailler - jusqu’à 40% dans certaines régions. Ainsi, leur pension devient une augmentation tangible de leur salaire. L’augmentation actuelle de l’âge de la retraite prive des millions de personnes d’environ un tiers de leurs revenus car les pensions vont en plus baisser. Avec la nouvelle réforme, des millions d’hommes âgés de 60 à 65 ans et de femmes âgées de 55 à 60 ans perdent en moyenne 14 000 roubles par mois.

    La vague actuelle de réformes néolibérales en Russie a atteint un stade tout à fait considérable. Après la victoire de Poutine aux élections présidentielles de mars 2018, le cours de l’offensive antisociale et de la "politique d’austérité" a été proclamé ouvertement. L ’"optimisation" de l’éducation et de la santé, en cours depuis plusieurs années, est désormais suivie de nouvelles réformes ou, comme on les appelle ironiquement, des "déformes".

    La TVA est passée de 18% à 20%. Dans les milieux gouvernementaux, ils disent ouvertement que l’actuelle réforme des retraites n’est que « la première étape » ; il est probable que la privatisation de l’assurance pension est maintenant en avance. Les entrepreneurs proposent déjà de modifier le Code du travail en leur donnant la possibilité de licencier leurs employés simplement pour "perte de confiance". Et la présidente de la banque centrale, Elvira Nabiullina, est envoyée au siège du Fonds monétaire international pour enseigner également aux néolibéraux occidentaux comment leurs collègues russes luttent efficacement contre l’inflation.

    Tout capitalisme est finalement le pouvoir des riches. C’est clair. Mais nulle part ailleurs cela ne se manifeste aussi clairement et avec autant de cynisme que dans la Russie moderne, où 10% des familles les plus riches contrôlent 82% de toutes les richesses[1]. Le barème progressif d’imposition du revenu en Russie n’existe plus depuis 2001 et toutes les tentatives pour le réintroduire sont catégoriquement rejetées par le parlement. La même chose se produit avec toute autre proposition visant à encourager les riches à donner au moins un peu de leur richesse. Les riches sont assez intelligents pour trouver de nouveaux moyens d’échapper à l’impôt et, par conséquent, leur imposition supplémentaire n’a pas de sens, a récemment déclaré le vice-Premier ministre Siluanov, l’un des principaux néolibéraux du gouvernement. Plus que ça. Le parlement soutient tous les nouveaux privilèges accordés aux grandes entreprises russes.

    Et la résistance sociale ?

    Divers sondages montrent qu’environ 80% de la population rejette la réforme des retraites. Près de 50% des personnes interrogées ont même exprimé leur volonté d’exprimer leur mécontentement dans la rue. Le journal russe Kommersant a souligné que si plusieurs millions de personnes dans les grandes villes descendaient dans les rues pour protester, les autorités seraient obligées d’arrêter la réforme. Mais c’est précisément ce qui n’est pas arrivé. Bien que des rassemblements de protestation aient eu lieu dans plus de 80 villes du pays, ils se sont révélés relativement peu fréquentés. Même à Moscou et à Saint-Pétersbourg, quelques dizaines de milliers de personnes seulement y ont pris part.

    Il y a plusieurs des raisons à cet échec. Tout d’abord, la stratégie sournoise des cercles dirigeants, qui combinent répression et "concessions" préparées à l’avance. Cette ligne leur a apporté le succès. Bien que la campagne de propagande du gouvernement et de ses médias n’ait pas réussi à convaincre la population cette fois que la réforme était « nécessaire » (le « médicament amer mais nécessaire », a appelé le Premier ministre Medvedev), ni même à profiter aux futurs retraités, la politique de la carottes et du bâton a conduit à la résignation et au sentiment triste que de toute façon, rien ne pourra être changé.

    Le gouvernement a délibérément choisi un moment privilégié pour annoncer une réforme : le 14 juin, au début de la Coupe du monde, qui a eu lieu cette année en Russie. Cela a permis aux autorités d’interdire toute manifestation dans les villes les plus importantes du pays jusqu’au 25 juillet, apparemment pour maintenir l’ordre public pendant les manifestations sportives. Déjà le 19 juillet, la loi avait été adoptée par le parlement en première lecture ; les premiers grands rassemblements de protestation à Moscou et à Saint-Pétersbourg n’ont eu lieu que le 28 juillet. Un temps précieux a été perdu.

    Puis, quand une vague de protestations a éclaté, les autorités ont commencé à les "trier" avec soin. Certains rassemblements de protestation ont été autorisés, d’autres ont été interdits. Les autorisations étaient données dans des lieux isolés, loin du centre-ville, afin de réduire le nombre de participants possibles dès le début. Parfois, au dernier moment, l’autorisation était annulée sans prévenir, de sorte que ceux qui souhaitaient y prendre part étaient complètement désorientés.

    Des manifestations non déclarées ont été brutalement dispersées par la police anti-émeute, faisant ainsi l’objet de nombreux passages à tabac et arrestations. Par exemple, lors des manifestations du 9 septembre, 1018 personnes ont été arrêtées dans tout le pays.

    Parallèlement à cela, un "sucre d’orge" a été offert aux gens. Le président Poutine a rompu son silence théâtral et a annoncé quelques amendements à la réforme. Par exemple, il a annoncé que pour les femmes le nouvel âge de la retraite serait redescendu à 60 « seulement ». En outre, une légère augmentation des retraites avait été promise (moins de 1000 roubles par mois). Il ne s’agissait pas de véritables concessions, mais bien d’une manœuvre planifiée : proposer d’abord la version la plus dure de la réforme, puis l’adoucir légèrement.

    Ni ces manœuvres ni d’autres n’ont sauvé la popularité de Poutine et de son gouvernement, qui est tombée à un niveau record. Mais ils ont très fortement contribué à la désorientation de la population notamment dans les provinces. Cependant, les erreurs et les faiblesses du mouvement de protestation également évidentes. Il était malheureusement sous le contrôle total des partis politiques, qui n’étaient intéressés que par les résultats des prochaines élections. De tels intérêts de parti divisent souvent le mouvement de protestation. Par exemple, le 2 septembre, deux grands rassemblements de protestation ont eu lieu simultanément à Moscou, le Parti communiste et la Parti socialiste (Fair Russia) ayant tenté de les utiliser pour promouvoir leur candidat à la mairie.

    Les institutions de l’opposition ont voulu empêcher par tous les moyens la radicalisation des manifestations. Ainsi, l’opposition a pratiquement cessé d’organiser de grandes réunions en août et ne les a reprises qu’en septembre, alors qu’il restait trop peu de temps pour que le mouvement se déroule. Au lieu de cela, un pari fut placé sur un référendum hypothétique contre la réforme des retraites, même s’il était clair dès le début que les autorités empêcheraient tout vote populaire sur cette question par le biais de diverses procédures institutionnelles. Et l’opposition extraparlementaire est restée petite et faible.

    Il convient de mentionner en particulier le rôle honteux joué par les structures syndicales russes. Certes, les deux grands syndicat - FNPR pro-gouvernemental et KTR « d’opposition » - ont déclaré lors de négociations avec le gouvernement et les hommes d’affaires qu’ils avaient rejeté la réforme. Mais en même temps, ils n’ont rien fait pour organiser un mouvement de protestation de plusieurs millions de personnes, réellement massif. La direction centrale du FNPR a saboté toute manifestation de rue. Il a refusé de mener des actions centralisées et a seulement autorisé ses syndicats locaux à participer à des rassemblements. Mais les syndicats locaux n’ont développé que de petites mobilisations, plutôt symbolique.

    Les dirigeants de la KTR ont commencé par se placer à la tête du mouvement, sans toutefois risquer la radicalisation. Ils ont rassemblé plusieurs millions de signatures contre la réforme et ont pris part à plusieurs rassemblements de protestation purement administratifs. Au contraire, il ne voulait pas entendre les appels à la grève générale.

    Les anarcho-syndicalistes de KRAS, la section russe de l’Association internationale des travailleurs, ont compris dès le début qu’il serait impossible d’arrêter la réforme avec l’aide de protestations individuelles. Ils ont donc essayé de répandre l’idée d’une grève générale en prenant part à des rassemblements de rue, en diffusant des affiches et des tracts et en lançant une campagne en ligne. Une telle grève serait un véritable moyen de mettre fin à cette réforme antisociale. L’idée a été soutenue et diffusée par d’autres anarchistes et des militants individuels dans différentes villes du pays.

    Le régime était bien conscient du danger d’une telle radicalisation et la police a tenté à plusieurs reprises d’interdire et de disperser les rassemblements organisés par les compagnons. L’idée d’une grève générale a été relativement bien perçue par les manifestants. En principe, certains militants syndicaux de base ont aussi réagi de manière positive. Mais cela ne pouvait pas changer la position négative des directions syndicale. Une forte atomisation de la société russe, qui a conduit à une passivité profondément enracinée, a empêché l’auto-organisation et une action indépendante des gens "ordinaires". La "majorité silencieuse" critique est restée muette et reste toujours silencieuse ...

    Original en Russe : http://www.aitrus.info/node/5187

    MANOEUVRES DE "PROPRIETAIRES" DANS LE DETROIT DE KERCH …

    " Ils nous ressortent à nouveau le patriotisme - cela veut dire qu’ils sont en train de nous faire les poches " Ce vieux dicton du XIXème sicèle est très populaire parmi les critiques du régime en Russie. Car il décrit avec précision ce qui se cache derrière l’incident dans le détroit de Kertch.

    Qui est "propriétaire" de la Crimée ? Dans quelles eaux territoriales – Russes ? Ukrainiennes ? - s’est déroulée la dernière confrontation entre navires de guerre ? Un avertissement at-il été donné ? Ce sont des questions pour les experts du Droit International et de la Tactique Militaire ou pour les commentateurs politiques. Mais en tant que personnes ordinaires, nous nous intéressons aux sources de la croissance actuelle du militarisme dans la région et aux dangers qu’elle comporte.

    L’exacerbation actuelle des relations russo-ukrainiennes reflète plus que jamais les problèmes politiques internes grandissants des régimes de Kiev et de Moscou. Les politiques antisociales néolibérales des élites dirigeantes des deux pays se heurtent à un mécontentement public croissant. En Ukraine, le gouvernement du président Porochenko a récemment fortement augmenté le prix du gaz naturel, comme l’avait demandé le FMI. Cela a conduit à l’extinction de nombreux systèmes de chauffage résidentiels, ce qui a provoqué des manifestations de rue animées en novembre dans plusieurs villes. À Krivoi Rog, des personnes ont pris d’assaut le bâtiment de la société de gaz et ont allumé le chauffage elles-mêmes. A d’autres endroits, les rues ont été bloquées. Porochenko est maintenant la cible de la haine populaire : sous sa présidence, l’extrême pauvreté a augmenté de plusieurs dizaines de points de pourcentage. Et les élections présidentielles sont prévues en Mars 2019.

    Mais la situation n’est potentiellement pas meilleure en Russie. Après les élections du printemps 2018, le gouvernement du président Poutine a lancé un assaut frontal néolibéral contre la population. À la suite de la réforme des retraites, sa popularité et celle de son parti au pouvoir sont tombées à un niveau sans précédent. De vieux thèmes patriotiques tels que « la Russie se lève » ou l’euphorie entourant l’unification avec la Crimée perdent de leur pouvoir. Les cercles dirigeants ont un besoin urgent d’un nouveau numéro pour distraire le public.

    Dans des situations similaires, les puissances présentes ont souvent pris le risque d’une « petite guerre victorieuse » [expression utilisée pour motiver la guerre de la Russie avec le Japon en 1905 et la guerre d’Eltsine contre la Tchétchénie en 1994]. Mais dans l’Europe d’aujourd’hui, de tels jeux sont trop dangereux. Au moins, commencer délibérément une guerre est trop risqué. Mais l’hystérie militariste reste un instrument politique éprouvé et efficace. Les politiciens impopulaires font de leur mieux pour se présenter comme des "hommes forts" se dressant face à "l’adversaire géopolitique". En suscitant la peur du « danger de l’extérieur », ils visent à unir et à mobiliser la population au nom de "l’idée nationale" et, partant, à creuser le fossé qui sépare les dirigeants et les gouvernants.

    Deux questions demeurent. Premièrement, combien de temps encore les Russes et les Ukrainiens tomberont-ils dans de tels pièges ? Deuxièmement, quel est le risque que la situation devienne incontrôlable et que l’hystérie militariste dégénère en véritable conflit militaire ? Dans le monde actuel du militarisme capitaliste, il est malheureusement impossible de répondre à ces questions à l’avance.

    Original en Russe : http://www.aitrus.info/node/5182


  • L’Iran sur la ligne de front
    Abdel Bari Atwan
    http://www.chroniquepalestine.com/iran-sur-ligne-de-front
    24 janvier 2019 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine

    (...) Un examen attentif des attaques de missiles israéliennes dirigées contre le centre de la Syrie ces derniers jours révèle des développements extrêmement significatifs. Ils peuvent être résumés comme suit.

    – Premièrement, l’Iran se transforme rapidement en un État en première ligne de confrontation avec l’occupation israélienne. Pour la première fois depuis le début du conflit israélo-arabe il y a près d’un siècle, l’Iran est devenu une puissance militaire que les dirigeants israéliens, qu’ils soient militaires ou politiques, traitent avec le plus grand sérieux. Cela est dû non seulement à sa formidable capacité militaire, mais également au fait qu’il possède un réseau de relais non officiels pouvant mener une guerre non conventionnelle.

    – Deuxièmement, l’attitude de la Russie en 2019 pourrait différer de celle de 2018, alors qu’elle était critiquée pour son incapacité à réagir aux attaques répétées d’Israël sur le territoire syrien. Le silence de la Russie jette une ombre sur son statut d’allié fiable dans la région, et cela laisse présager un changement imminent et majeur de la position de Moscou.

    – Troisièmement, ce n’est pas un hasard si les dirigeants russes ont divulgué un rapport de leur service de renseignement au quotidien Kommersant ce mardi, confirmant que les forces de défense antiaériennes syriennes seraient prêtes à utiliser les missiles russes avancés S-300 d’ici mars prochain, après avoir achevé la formation nécessaire. Cela devait être une réponse indirecte à toutes les questions concernant la raison pour laquelle ces missiles n’ont pas été utilisés pour faire face aux avions de guerre israéliens qui ont attaqué la Syrie tôt lundi.

    – Quatrièmement, tous les accords russo-israéliens selon lesquels les forces iraniennes resteraient à 80 kilomètres des frontières sud de la Syrie avec la Palestine occupée, en particulier les hauteurs du Golan, ont été vains. Selon des sources citées par la presse, des responsables de l’armée israélienne ont indiqué que les forces iraniennes sont désormais déployées dans des bases situées à quelques kilomètres seulement des frontières.

    – Cinquièmement, les représailles syriennes et iraniennes face aux attaques israéliennes sont désormais très prometteuses. Le missile à moyenne portée avec une charge de 500 kg qui a été tiré sur le plateau du Golan en réponse au dernier assaut israélien confirme que la barrière de l’hésitation à demander réparation est brisée. La force al-Qods, dirigée par le général Qassem Soleimani, n’aurait pas pris la décision de lancer le missile sans consulter les plus hautes autorités iraniennes, en particulier le guide suprême Ali Khamenei. En d’autres termes, cette décision était de nature stratégique et pourrait déterminer le cours de la période à venir. (...)

    #IsraelIran #Syrie #Russie


  • Volte-face de la France sur le gazoduc #Nord_Stream qui s’aligne ainsi sur la politique états-unienne et risque de provoquer la fureur de l’Allemagne

    France and Germany Face Off Over Russian Pipeline – Foreign Policy
    https://foreignpolicy.com/2019/02/07/france-and-germany-face-off-over-russian-pipeline-nord-stream-putin-m

    Though Berlin badly wants it built, Paris is set to side with the EU on new rules intended to contain Moscow.

    The United States has spent years trying to derail a controversial Russian gas pipeline in Europe. France may have just found a way to kill it—and possibly strangle Paris’s newfound rapprochement with Berlin at the same time.

    This Friday in Brussels, the Council of the European Union will vote on a seemingly arcane directive meant to apply European Union market rules to energy projects that start in a third country—like the #Nord_Stream_2 #pipeline from Russia. In a surprising about-face, first reported in the German press, France has now decided to back the directive. That risks angering Germany—which really wanted to build the pipeline with Russia—and potentially dooming the $11 billion energy project, a priority for Russian President Vladimir Putin.

    • La France se démarque de l’Allemagne sur le projet gazier Nord Stream 2
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/08/la-france-se-demarque-de-l-allemagne-sur-le-projet-gazier-nord-stream-2_5420


      Gazoduc Nord Stream 2
      Infographie Le Monde

      Paris soutient une initiative européenne susceptible de gêner l’achèvement du gazoduc entre la Russie et l’Allemagne

      Pas de changement de cap, mais certainement un changement de ton. Jusqu’à présent très discret dans le dossier sensible du gazoduc Nord Stream 2, entre la Russie et l’Allemagne, Paris a pour la première fois adopté, jeudi 7 février, une position officielle laissant apparaître son scepticisme vis-à-vis de ce projet qui divise profondément l’Europe.
      Confirmant des informations du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, le Quai d’Orsay a indiqué que la France s’apprêtait à soutenir, à Bruxelles, l’adoption d’une directive qui fragiliserait la structure du projet, alors même que près de 600 km de tuyaux ont déjà été posés au fond de la Baltique, soit la moitié de la distance totale.

    • version Sputnik

      Macron attaque l’Allemagne sur le gazoduc Nord Stream 2 - Sputnik France
      https://fr.sputniknews.com/international/201902071039945277-Macron-Allemagne-gazoduc-NordStream2

      C’est confirmé. La France va faire faux-bond à l’Allemagne sur le Nord Stream 2. La rumeur courait que Paris soutiendrait une directive européenne mettant en péril le gazoduc que Berlin soutient. Interview de Philippe Sébille-Lopez, analyste indépendant sur les questions énergétiques et de politiques étrangères au cabinet Géopolia.

      « Nous ne voulons pas renforcer notre dépendance vis-à-vis de la Russie, nous ne voulons pas nuire aux intérêts des pays de l’UE comme la Pologne et la Slovaquie. »

      Telles seraient les explications données par une source du Süddeutsche Zeitung, au sein des « cercles gouvernementaux » français, pour justifier un retournement de position de la France vis-à-vis du Nord Stream 2.

    • À l’instant, il y a 10 minutes, dépêche Reuters, accord de dernière minute (pas d’autre précision).

      L’UE approuve de nouvelles règles sur Nord Stream 2 | Reuters
      https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1PX1IY-OFRTP

      Un projet franco-allemand de révision de la directive européenne sur le gaz, qui vise notamment à réglementer le gazoduc Nord Stream 2, a remporté le soutien des pays de l’Union européenne, a-t-on appris de sources diplomatiques.

      Cette décision devrait compliquer, sans pour autant remettre en cause, la construction de ce gazoduc conçu pour relier la Russie à l’Allemagne à travers la mer Baltique.

      Une proposition franco-allemande de dernière minute pour amender la formulation de la nouvelle réglementation a été approuvée par la plupart des autres membres de l’EU.

      La France et l’Allemagne ont toutes deux des entreprises engagées dans le projet.

      La chancelière allemande Angela Merkel a confirmé qu’un accord avait été conclu et en France, une source à l’Elysée à affirmé qu’il s’agissait d’un bon accord qui assurait la souveraineté de l’Europe en matière d’approvisionnement en énergie.

    • Faire monter la pression pour une éventuelle contre-partie ?

      Opposition éphémère de Paris au Nord Stream 2 : une simple fronde contre Berlin ? - Sputnik France
      https://fr.sputniknews.com/international/201902081039958142-allemagne-france-nord-stream

      La France est en réalité intéressée par le Nord Stream 2, c’est juste un esprit de fronde qui a poussé Paris à préconiser la modification des règles énergétiques en Europe restreignant le gazoduc, estime un expert russe.
      La France et l’Allemagne sont parvenues vendredi à un accord sur la régulation du projet du gazoduc Nord Stream 2, Paris s’alignant finalement sur la position de Berlin. L’expert russe en matière énergétique Stanislav Mitrakhovitch a donné sa vision de ce conflit à la chaîne de télévision RT.

      « Il faut comprendre que la France n’a pas planifié de s’opposer de façon fondamentale au Nord Stream 2, il s’agissait de faire preuve d’un certain esprit de fronde de Paris vis-à-vis de Berlin, lié à des processus internes dans l’UE. En principe, si l’on prend ce projet séparément, la France y est intéressée car des entreprises françaises y prennent part et l’essentiel est que la société Engie y travaille. Je pense que toute cette histoire, soulevée hier par la presse, est très probablement liée aux divergences franco-allemandes sur le thème de l’UE », a-t-il indiqué.
      Les questions de ce genre doivent, selon lui, être débattues au sein du Conseil de l’UE et être adoptées à l’unanimité ou à la majorité des voix.

      « Si l’Allemagne était contre et que certains pays, comme l’Autriche, la Hongrie ou d’autres, le soutenaient, les protestations françaises se seraient noyées… », a ajouté l’expert.

      La France et l’Allemagne sont parvenues à un compromis sur le gazoduc Nord Stream 2 qui permettra à Berlin de rester le principal négociateur avec Moscou sur ce projet, selon un projet de document cité vendredi par l’AFP. Plus tard, la chancelière allemande Angela Merkel a confirmé qu’un accord avait été conclu sur Nord Stream 2.

    • TVB, pas même un papier de cigarette entre la France et l’Allemagne dit Mme Merkel,…
      Néanmoins, ça reste dans un grand flou.

      Nord Stream 2. Accord européen sur le compromis franco-allemand pour le transport du gaz
      https://www.ouest-france.fr/europe/ue/nord-stream-2-accord-europeen-sur-le-compromis-franco-allemand-pour-le-

      Selon plusieurs sources diplomatiques, le mandat donné à la présidence roumaine reflète un texte de compromis déposé par la France et l’Allemagne.

      « Il y a effectivement eu un accord qui n’a été possible que grâce à l’étroite coopération entre la France et l’Allemagne, sous la présidence roumaine de l’UE. Je vois très souvent le président français, il y a une étroite coopération, sur tous les sujets européens », a réagi la chancelière allemande Angela Merkel lors d’une conférence de presse à Berlin.

    • Nord Stream 2 : Paris se félicite que l’Allemagne ait « beaucoup évolué » | Connaissance des Énergies
      https://www.connaissancedesenergies.org/afp/nord-stream-2-paris-se-felicite-que-lallemagne-ait-beaucoup

      (AFP)
      La France s’est félicitée vendredi que l’Allemagne ait « beaucoup évolué » sur le projet de gazoduc Nord Stream 2 (NS2), en acceptant de voter une directive qui va le « soumettre à un contrôle européen », a indiqué l’Elysée.

      Un compromis a été trouvé entre la France et l’Allemagne sur la directive gaz, qui donne à l’Union euroépenne (UE) le pouvoir de contrôle des grands projets d’infrastructures gazières.

      L’Allemagne a accepté le texte, la France acceptant en échange que ce soit le régulateur allemand qui soit chargé de son application à NS2, « mais sans (en) atténuer le contrôle », souligne Paris. La France espère maintenant une adoption rapide de la directive.

      « L’Allemagne comptait bloquer cette directive, mais elle a beaucoup évolué car elle a compris qu’elle n’avait pas une minorité de blocage et que la directive aurait été adoptée sans elle », a commenté la présidence française.

      « La directive pourrait amener non pas à supprimer ce projet mais à le contrôler strictement et à le reconfigurer », selon Paris, qui craint l’accroissement de la dépendance de l’UE au gaz russe.

      « Si elle est adoptée, la Commission imposera sans doute un certain nombre de garanties pour que le projet se fasse, dont des garanties de transit d’une partie du gaz par l’Ukraine et la Slovaquie. Cela va sans doute le décaler un peu », estime la présidence française.

      La directive impose en effet que Nord Stream 2 respecte le critère qui oblige à dissocier fournisseur et producteur, ce que le projet actuel avec Gazprom ne respecte pas.

      « Il y a deux solutions : soit il faut reconfigurer le projet de manière très importante, avec un très fort impact sur le délai, soit le régulateur allemand présente une demande de dérogation en démontrant que le projet renforce les règles de concurrence et la sécurité énergétique. La solution serait que du gaz continue de transiter en partie par l’Ukraine », dont les revenus liés au transit du gaz représentent jusqu’à 2% du PIB.

      A trois mois des élections européennes, « C’est aussi un message sur l’indépendance énergétique de l’UE » et sur la capacité de l’Europe à se protéger, relève l’Elysée.

      « On ne peut pas dire qu’on est pour la protection européenne des influences extérieures et en même temps ne pas prendre en compte la préoccupation de pays comme la Pologne et la Slovaquie. Sinon ils auraient été fondés à nous dire, vous les Français et les Allemands, la souveraineté européenne, c’est quand ça vous arrange. On ne veut pas entretenir de tels discours », a commenté Paris.

      #troisième_paquet_énergie


  • https://offensivesonore.blogspot.com/2019/02/ukraine-5-ans-apres-maidan.html

    Ukraine, 5 ans après Maïdan

    Emission du 1er février 2019, enregistrement téléphonique réaliser mi-décembre 2018 avec Igor Reshetnyak (Ukraine Action). 5 ans après, que reste-t-il de l’espoir qui avait jeter le peuple ukrainien à s’emparer des places de toutes les villes ukrainiennes ? Comment la société ukrainienne fait face aux conflits sans fin autour de la Crimée désormais rattaché à la Russie et au Dombass toujours en guerre.

    #audio #radio #offensive_sonore #radio_libertaire #audio #ukraine #russie #maïdan #révolution


  • (De)friending in the Baltics: Lessons from Facebook’s Sputnik Crackdown - Foreign Policy Research Institute
    https://www.fpri.org/article/2019/01/defriending-in-the-baltics-lessons-from-facebooks-sputnik-crackdown

    On January 17, Facebook shut down more than 350 pages and accounts linked to Russian state-owned media company, Rossiya Segodnya, and its radio and online service, Sputnik. Citing “coordinated inauthentic behavior,” the social media monolith nixed the 289 pages and 75 accounts tied to the outlets across the Baltic states, Central and Eastern Europe, the Caucasus, and Central Asia. Another network of nearly 150 fake Facebook and Instagram accounts originating in Russia, but mostly operating in Ukraine, were also closed.

    Accruing audiences based on neutral topics ranging from tourism, to news, medicine, food, and sports, these Sputnik-linked pages and accounts also pushed coordinated Kremlin propaganda to around 800,000 unsuspecting followers with the intent to inorganically inflate their audience and promote Rossiya Segodnya outlets—spreading mis- and disinformation, curated in support of Russian state narratives.

    #pays_baltes #réseaux_sociaux #russie


  • Après Washington, la #Russie annonce son retrait de l’accord de désarmement #nucléaire de 1987
    https://www.france24.com/fr/20190202-traite-FNI-russie-suspension-accord-desarmement-nucleaire-1987-et

    Début décembre, de Bruxelles et avec le soutien de l’Otan, Mike Pompeo avait donné à la Russie 60 jours, jusqu’au 2 février, pour démanteler ses nouveaux missiles de longue portée violant le traité aux yeux des Américains et de l’Alliance atlantique .

    #etats-unis


  • L’#Ukraine cinq ans après l’Euromaïdan (1) - Boulevard Extérieur

    https://www.boulevard-exterieur.com/L-Ukraine-cinq-ans-apres-l-Euromaidan-1.html

    ll y a cinq ans, la fuite de Viktor Yanoukovitch consacrait la victoire du mouvement #Euromaïdan en Ukraine, suivie de l’annexion de la Crimée et de la déstabilisation du Donbass. Récemment, une altercation sérieuse entre marines russe et ukrainienne en mer d’Azov est venue rappeler que la guerre entre Moscou et Kiev est toujours en cours, et que la déstabilisation de la façade orientale de l’Europe qui en résulte est durable.

    #crimée #russie


  • Trolls russe : après les fake news, découvrez les hate news
    https://www.ladn.eu/media-mutants/fakes-news-hate-news-trolls-russe

    Souffler sur les braises

    Il est très compliqué de prouver formellement que cette vidéo est un pur fake. Mais son mode opératoire - du choix de son sujet jusqu’à sa diffusion - répond à celui de l’Internet Resarch Agency, un organisme basé à Saint-Pétersbourg. Créé en 2013 par un business man proche de Vladimir Poutine, Yevgeny Prigozhin, il s’agit d’une véritable usine à trolls dont l’objectif est d’inonder le Web de fake news. Pointée du doigt par l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans l’élection américaine, l’Internet Resarch Agency serait responsable, entre autres rumeurs, de celles affirmant qu’Hillary Clinton célébrait des messes satanistes ou gérait des réseaux pédophiles.

    Pour alimenter les sujets qui fâchent, l’Internet Resarch Agency s’immisce dans des milliers de groupes Facebook aux opinions radicalement opposées. Ainsi en mai 2016, en pleine campagne présidentielle américaine, l’agence a réussi à monter, devant une mosquée de la ville de Houston, une manifestation de suprémacistes blancs et, au même moment, une contre-manifestation de musulmans. Les deux groupes se sont opposés sur le terrain sans que, ni les uns ni les autres, ne comprennent que les organisateurs étaient installés derrière des écrans en Russie. L’Internet Resarch Agency sévit également sur Twitter. Elle contrôle des centaines de bots postant plusieurs millions de tweets hargneux. Son objectif n’est pas directement idéologique : il ne s’agit pas de valoriser telle ou telle opinion – les féministes ou les masculinistes, les suprémacistes blancs ou les musulmans. Non, l’objectif de l’agence est de faire monter les tensions entre ces communautés afin de nourrir un climat de haine entre elles.

    L’idée reste la même : alimenter plusieurs groupes antagonistes pour attiser les conflits entre eux. La première étape consiste à inonder l’opinion publique de fake news pour rendre indémêlable le vrai du faux, et obtenir que les débats se concentrent sur cet inextricable imbroglio plutôt que de se concentrer sur de vrais problèmes. « La plus grande crainte des régimes autocratiques, c’est que la société civile se coordonne en tant que contre-pouvoir, poursuit Guy-Philippe Goldstein. Pour garder le contrôle, ils veulent donc diviser la société, en diffusant la haine notamment. »

    #Fake_news #Désinformation #Russie



  • Qui sont les principaux alliés de la Russie ? - Russia Beyond FR

    https://fr.rbth.com/lifestyle/82223-russie-principaux-allies

    Avec une photo magnifique d’une manifique brochette de shashlik soviétique. Et tant que ceux là resteront aux manettes, on ira pas très loin.

    La Russie n’a que deux alliés - son armée et sa flotte », disait l’empereur Alexandre III. Cette citation du XIXe siècle reste très populaire lorsque les gens soulignent que sur la scène internationale, en particulier dans les périodes difficiles, la Russie ne peut compter que sur elle-même. Mais cela signifie-t-il que la Russie n’a pas de pays qu’elle peut qualifier d’amis ?

    #russie #alliance @géopolitique #géostratégie #voisinnage


  • Îles Kouriles : rencontre entre Poutine et Abe pour des négociations difficiles - Asie-Pacifique - RFI

    http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20190122-japon-russie-rencontre-poutine-abe-negociations-iles-kouriles

    Où l’on reparle du #différend_frontalier et du conflit sur la #souveraineté territoriale des #iles_kouriles entre le #japon et la #russie

    Le président russe Vladimir Poutine reçoit mardi 22 janvier à Moscou le Premier ministre japonais Shinzo Abe pour des négociations sur les îles disputées de l’archipel des Kouriles. Des discussions qualifiées d’emblée de « pas faciles » par les deux parties.

    Ces quatre îles volcaniques, appelées Kouriles du Sud par la Russie et Territoires du Nord par le Japon, ont été annexées par l’URSS à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, mais sont revendiquées par Tokyo depuis.


  • Russia mulls fines for country’s maps without Crimea | UNIAN

    Notre ami Nikolaï Denisov nous informe : bientôt une amende pour « mauvaise représentation » duterritoire russe (sans la Crimée) - Juste 25/30 euros pour l’instant, mais ça pourrait changer...

    https://www.unian.info/politics/10415355-russia-mulls-fines-for-country-s-maps-without-crimea.html

    “the practice of using maps without the peninsula actually violates the integrity of the state’s borders.”

    “We plan to introduce responsibility for the ’incorrect’ indication of Crimea’s territorial affiliation. Earlier we sent a similar bill to the Federation Council, but then we decided to recall and finalize it,”

    #russie #crimée #ukraine #frontière #visualisation #propagande #manipulation


  • Trump Discussed Pulling U.S. From NATO, Aides Say Amid New Concerns Over Russia - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/01/14/us/politics/nato-president-trump.html

    There are few things that President Vladimir V. Putin of Russia desires more than the weakening of NATO, the military alliance among the United States, Europe and Canada that has deterred Soviet and Russian aggression for 70 years.

    Last year, President Trump suggested a move tantamount to destroying NATO: the withdrawal of the United States.

    Senior administration officials told The New York Times that several times over the course of 2018, Mr. Trump privately said he wanted to withdraw from the North Atlantic Treaty Organization. Current and former officials who support the alliance said they feared Mr. Trump could return to his threat as allied military spending continued to lag behind the goals the president had set.

    In the days around a tumultuous NATO summit meeting last summer, they said, Mr. Trump told his top national security officials that he did not see the point of the military alliance, which he presented as a drain on the United States.

    At the time, Mr. Trump’s national security team, including Jim Mattis, then the defense secretary, and John R. Bolton, the national security adviser, scrambled to keep American strategy on track without mention of a withdrawal that would drastically reduce Washington’s influence in Europe and could embolden Russia for decades.

    Now, the president’s repeatedly stated desire to withdraw from NATO is raising new worries among national security officials amid growing concern about Mr. Trump’s efforts to keep his meetings with Mr. Putin secret from even his own aides, and an F.B.I. investigation into the administration’s Russia ties.

    A move to withdraw from the alliance, in place since 1949, “would be one of the most damaging things that any president could do to U.S. interests,” said Michèle A. Flournoy, an under secretary of defense under President Barack Obama.

    “It would destroy 70-plus years of painstaking work across multiple administrations, Republican and Democratic, to create perhaps the most powerful and advantageous alliance in history,” Ms. Flournoy said in an interview. “And it would be the wildest success that Vladimir Putin could dream of.”

    Retired Adm. James G. Stavridis, the former supreme allied commander of NATO, said an American withdrawal from the alliance would be “a geopolitical mistake of epic proportion.”

    “Even discussing the idea of leaving NATO — let alone actually doing so — would be the gift of the century for Putin,” Admiral Stavridis said.

    Senior Trump administration officials discussed the internal and highly sensitive efforts to preserve the military alliance on condition of anonymity.

    After the White House was asked for comment on Monday, a senior administration official pointed to Mr. Trump’s remarks in July when he called the United States’ commitment to NATO “very strong” and the alliance “very important.” The official declined to comment further.

    American national security officials believe that Russia has largely focused on undermining solidarity between the United States and Europe after it annexed Crimea in 2014. Its goal was to upend NATO, which Moscow views as a threat.

    Comme on le voit au début et à la fin de cet extrait, si les #USA quittent l’#Otan ce sera pas mal la faute de la #Russie de #"Poutine



  • Russian feminists flip the script on classic Soviet films · Global Voices

    Let’s talk about “Moscow Does Not Believe in Tears.” So how do you find this message: you can become a factory director, a Moscow city council member, a successful mother (and a single one at that), but you’ve only achieved success in life when you’ve fed some soup to your boozed-up plumber boyfriend?

    https://globalvoices.org/2019/01/10/russian-feminists-flip-the-script-on-classic-soviet-films-one-speech-b

    New Year’s Eve celebrations in Russia, a few post-Soviet countries and the diaspora abroad have a number of defining characteristics. One is the annual telethon of Soviet film classics such as Moscow Does Not Believe in Tears, a 1980 Mosfilm production which won the Academy Award for the Best Foreign Language Film and a few other accolades. The other absolute classic is The Irony of Fate (1976), traditionally broadcast on December 31 by a major national channel while millions of Russian families busily chop bucketloads of Olivier salad.

    #russie #cinéma #mosfilm #féminisme #image_des_femmes