• Coronavirus. 100 000 caméras surveillent les confinés à Moscou… Et tous les autres

    Le #confinement a été décidé en Russie pour les personnes qui reviennent de pays touchés par la pandémie de #coronavirus. 200 personnes ont été contrôlées en train d’enfreindre cette règle dans la capitale moscovite grâce au système de vidéosurveillance. Au grand dam de l’opposition.

    À Moscou, la #reconnaissance_faciale est devenue un outil clé de la stratégie anti-coronavirus, un test grandeur nature pour cette #technologie controversée, ses détracteurs dénonçant de longue date le risque d’un usage à des fins politiques.

    Depuis février, des milliers de Moscovites, en particulier ceux revenus de pays touchés par le #Covid-19, sont soumis à un régime de confinement strict à domicile de 14 jours pour empêcher la maladie de se propager.

    La reconnaissance faciale pour surveiller les confinés

    Tous sont catalogués avec leurs adresses, la copie de leurs passeports et leurs numéros de téléphone dans une base de données de cette mégalopole aux 16 millions d’habitants et visiteurs quotidiens.

    Et chacun est informé qu’une infraction au régime d’isolement est passible d’amendes voire de prison et d’expulsion pour les ressortissants étrangers.

    "Le respect de ce régime fait l’objet d’une surveillance permanente, notamment via le système de reconnaissance faciale", a mis en garde le maire de Moscou Sergueï Sobianine sur son blog.

    La puissance du système repose sur un maillage très serré. Pas un couloir de métro, pas une rue n’échappe aujourd’hui aux 170 000 caméras déployées peu à peu depuis une décennie au nom de l’ordre public. Quelque 100 000 d’entre elles sont reliées à l’intelligence artificielle capable d’identifier les personnes filmées et les 70 000 restantes doivent suivre sous peu.

    200 personnes identifiées pour avoir enfreint la quarantaine

    La police de Moscou a dit avoir identifié depuis février près de 200 personnes ayant enfreint leur quarantaine, grâce à cette surveillance.

    La Russie a aussi lancé d’autres technologies au service de la lutte contre le coronavirus, allant de la télémédecine à la surveillance des étalages de supermarchés et des réseaux sociaux pour contrer les rumeurs et "fausses informations".

    Le président Vladimir Poutine a lui-même visité mardi le nouveau centre de vigilance face à l’épidémie de coronavirus en Russie.

    Selon Sergueï Sobianine, ce pôle dispose des coordonnées et lieux de travail de 95 % des personnes ayant voyagé dans les pays les plus touchés par la pandémie. "Nous avons identifié où ils sont", s’est-il félicité.

    Dès février, le maire vantait l’efficacité redoutable de ce contrôle en prenant l’exemple d’une Chinoise sortie indûment de sa quarantaine, d’une amie lui ayant rendu visite et du chauffeur de taxi de cette dernière. Les autorités ont collecté au passage les données personnelles des 600 voisins des deux jeunes femmes.

    Selon le maire, les caméras sont aussi utilisées pour surveiller l’approvisionnement des étals des supermarchés, afin d’éviter les pénuries alors que de nombreux Moscovites, inquiets face à l’épidémie, se sont précipités cette semaine pour faire des stocks.

    Une technologie qui s’exporte

    Cette vidéosurveillance renforcée par la reconnaissance faciale avait été testée pour la première fois durant l’été 2018 lors de la Coupe du monde de football, avant d’être généralisée en janvier 2020. Juste avant l’épidémie.

    "La probabilité d’une erreur de notre algorithme dans la reconnaissance des visages est de 1 sur 15 millions", expliquait en début d’année Alexandre Minine, directeur général de la société russe NtechLab qui a gagné l’appel d’offres de la mairie de Moscou.

    Son dispositif, qui est aussi exporté en Chine, premier marché mondial, et en Amérique latine, est même capable d’identifier les personnes par leur seule silhouette dans "80 % des cas".

    Les technologies de surveillance russes et chinoises, les plus sophistiquées au monde, sont déjà exportées dans une centaine de pays, relève Valentin Weber, un expert de la cybersécurité à l’Université d’Oxford, dans une étude publiée fin 2019.

    "En raison des lois plus strictes sur la protection des données personnelles, en Europe la reconnaissance faciale n’a pas été déployée à grande échelle. Les groupes russes et chinois avaient moins de restrictions juridiques pour collecter et utiliser les données personnelles que leurs collègues européens", explique Valentin Weber.

    Risque de « Big Brother »

    Avant la crise du coronavirus, experts et opposants ont ainsi mis en garde contre ce "Big Brother" et le risque que sous couvert d’une mission d’intérêt général, il soit aussi utilisé pour surveiller les adversaires politiques et restreindre les libertés publiques.

    "C’est l’argument sécuritaire qui vient toujours justifier une perte de vie privée et de liberté personnelle. C’est là où est le plus grand problème et le plus grand danger", souligne le chercheur français en cybersécurité Baptiste Robert.

    Alexandre Minine dit faire confiance aux autorités et affirme que les images les "informations sur les personnes (passeport, nom et prénom, numéro de téléphone) ne sont pas conservées dans les mêmes bases de données".

    Selon lui, ces données ne sont croisées qu’en cas de nécessité, en conformité avec une procédure stricte confiée aux forces de l’ordre.

    Du côté des détracteurs du système, on se montre autrement plus méfiant. D’autant que la surveillance à des fins politiques n’est pas chose nouvelle pour bien des Russes : à l’époque soviétique, le KGB avait la réputation d’avoir des yeux et des oreilles partout.

    Surveillance d’État ?

    Aliona Popova, juriste et activiste, a déposé une plainte pour dénoncer le recours à Moscou du système de reconnaissance faciale à l’occasion, le 29 septembre, d’une manifestation d’opposition autorisée par les pouvoirs publics.

    Selon elle, des caméras avaient été fixées aux portiques détecteurs de métaux par lesquels chaque manifestant était obligé de passer pour rejoindre la zone de rassemblement.

    "L’utilisation massive des technologies de reconnaissance faciale, c’est de la surveillance de l’État visant ses citoyens. Et c’est certain que l’État va l’utiliser contre les opposants politiques", a-t-elle estimé.

    Sa plainte a finalement été rejetée, mais sa pétition contre la reconnaissance faciale sur le site change.org avait recueilli près de 75 000 signatures avant la crise du Covid-19. La mairie dément tout usage machiavélique à des fins de fichage des opposants.

    Des activistes se peignent le visage avec des formes géométriques

    En février, un groupe d’activistes artistiques a tenté de sensibiliser sur le sujet avec une nouvelle forme de protestation.

    Inspirés par une action du "Dazzle Club" à Londres où la reconnaissance faciale a été lancée en début d’année dans des espaces géographiques précis, quatre militants se sont peint des formes géométriques sur le visage devant l’administration présidentielle russe, un maquillage censé les rendre non identifiables par les caméras.

    ""Il y a déjà eu des cas d’activistes politiques interpellés dans le métro, identifiés à l’aide des caméras", accusait alors la peintre Katrin Nenacheva. Les quatre activistes ont été interpellés lors de leur action, puis jugés et condamnés à des amendes de 15 000 roubles (173 €) pour infractions à la réglementation des manifestations.

    Le directeur général de la société NtechLab relève la futilité de ce mode de protestation. "Nous pouvons travailler même lorsque 40 % du visage est recouvert par une casquette ou un masque médical", explique-t-il.

    S’évader de sa quarantaine le visage couvert ne protège pas de l’œil de Moscou.

    https://www.ouest-france.fr/europe/russie/coronavirus-100-000-cameras-surveillent-les-confines-moscou-et-tous-les
    #vidéosurveillance #Russie #Moscou
    ping @etraces

  • Accord russo-turc en Syrie : à l’ONU, les USA méfiants – La Nouvelle Tribune
    https://lanouvelletribune.info/2020/03/accord-russo-turc-en-syrie-a-lonu-les-usa-mefiants

    Cependant, les USA ne semblaient pas l’avoir entendu de cette oreille. Ce vendredi, les USA auraient bloqué l’adoption d’une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU soutenant le cessez-le-feu syrien négocié par la Russie et la Turquie. Les USA qui auparavant avaient tenté de soutenir l’incursion de la Turquie dans la région, auraient déclaré en substance que l’accord de cessez-le-feu était « prématuré ». Rejetant de fait la déclaration commune que l’ambassadeur de Russie auprès de l’ONU, Vassily Nebenzia, avait demandé aux 14 autres Etats membres d’adopter.

    Une position américaine, qui quoique peu surprenante au regard des véritables intérêts des USA dans la région, avait semble-t-il reçu un écho favorable auprès des alliés. Pour la représentante britannique Karen Pierce, cet accord susciterait des interrogations sur un réel parti pris de la Syrie, principal protagoniste, « le gouvernement syrien a-t-il officiellement signé ? » se serait interrogé la diplomate. Ajoutant en l’occurrence que beaucoup de questions subsisteraient sur « la façon dont cela fonctionnera dans la pratique ». Une assertion à laquelle aurait fait écho son homologue allemand Christoph Heusgen qui aurait lui aussi déclaré « Nous devons voir si cela fonctionnera ».

    US blocks UN statement backing Syria ceasefire : diplomats
    https://news.yahoo.com/us-blocks-un-statement-backing-syria-ceasefire-diplomats-212044158.html

    According to diplomats, Moscow signaled that it could oppose endorsement of the US-Taliban peace deal in the Security Council following the US opposition to the Russia-Turkey ceasefire.

    #Syrie #ONU #Russie #états-unis #véto

  • 100 ans du traité de #Tartu : célébrations collectives et dialogue de sourds - REGARD SUR L’EST

    http://regard-est.com/100-ans-du-traite-de-tartu-celebrations-collectives-et-dialogue-de-sourd

    Le 2 février 2020, l’Estonie a célébré le centenaire du traité de Tartu, qui a mis fin à la guerre entre l’Estonie et la Russie soviétique (1918-1920). Aussi important pour les Estoniens que la déclaration d’indépendance du 24 février 1918, ce Traité demeure un point de tension avec les autorités de la Russie voisine.

    #russie #estonie #murs #frontières #différends_frontaliers #urss #ex-urss

  • L’UE veut multiplier les « #partenariats » avec les pays africains

    L’UE cherche à placer une série de « partenariats » de diverses thématiques politiques au cœur de sa #stratégie_UE-Afrique, qui sera officiellement lancée début mars, selon un document confidentiel.

    22 commissaires européens sur 27 doivent se retrouver jeudi à Addis Abeba en Ethiopie, pour le sommet de l’Union africaine. Le continent, dont la présidente de la commission a fait une priorité, doit faire l’objet d’une stratégie ad hoc. Dans une première version qu’Euractiv a pu consulter, la Commission assure qu’il faut « changer de discours et regarder l’Afrique sous l’angle de son devenir : la terre de la plus jeune population mondiale, la plus grande région commerciale depuis la création de l’OMC, un appétit pour l’intégration régionale, l’autonomisation des femmes, et tout ça créant d’immenses #opportunités_économiques. »

    L’ébauche de stratégie énonce aussi les domaines que l’UE couvrirait. Elle souhaite ainsi créer des partenariats pour la #croissance_durable et l’#emploi, pour une #transition_écologique, pour une #transformation_numérique, pour la #paix, la #sécurité, la #gouvernance et la #résilience, mais aussi pour la #migration et la #mobilité et enfin, le #multilatéralisme.

    L’accent mis sur les « partenariats » plutôt que sur le « #développement » y est clair. Il avait aussi marqué les premiers mois de la Commission #Von_der_Leyen.

    Le document de la Commission contient peu de substance sur les politiques mais montre la direction de la politique EU-Afrique dans l’un des documents clés donnant les orientations de la Commission « géopolitique » d’#Ursula_von_der_Leyen. Il devrait être dévoilé par l’exécutif le 4 mars sous la forme d’une communication, mais il est peu probable qu’il devienne une politique officielle avant le sommet UE/Union africaine en octobre à Bruxelles.

    Le processus d’ébauche de la #stratégie a débuté avec une réunion des ministres européens du Développement le 13 février dernier. Ces derniers doivent maintenant adopter des conclusions lors d’un Conseil Affaires étrangères en avril ou mai, puis lors du sommet européen des 18 et 19 juin.

    La #politique_africaine est aussi portée par le gouvernement finlandais, qui détient la présidence tournante de l’UE jusqu’en juillet.

    « La #Finlande prépare aussi sa propre stratégie pour l’Afrique. Les deux stratégies visent à renforcer un #partenariat_stratégique entre égaux entre l’UE et l’Afrique, et à stimuler leurs relations commerciales et politiques », commente la ministre finlandaise du Développement, Ville Skinnari.

    La stratégie se concentrera probablement sur les manières d’accroître les #opportunités_commerciales et l’#investissement entre les deux continents. Elle promet aussi davantage de soutien de l’UE pour l’accord établissant la #zone_de_libre-échange continentale africaine, qui entrera en vigueur plus tard dans l’année.

    Il risque néanmoins d’être éclipsé par les lentes tractations autour du successeur de l’#accord_de_Cotonou, qui couvre les relations politiques et commerciales entre l’UE et l’Afrique, les Caraïbes et le Pacifique. L’accord de Cotonou expire en mars et pour l’instant pas l’ombre d’un nouvel accord à l’horizon.

    L’exécutif européen assure qu’il est sur la bonne voie pour verser les 44 milliards d’euros d’investissements dans le #secteur_privé promis dans le cadre du #Plan_extérieur_d’investissement lancé par la Commission Juncker. Reste à savoir si la nouvelle « stratégie » comprendra de nouveaux investissements ou outils d’investissement.

    La note confidentielle souligne seulement que la Commission se concentrera sur « la mobilisation de tous les moyens : l’#engagement_politique, l’#aide_publique_au_développement, la #sécurité, la mobilisation des #ressources_domestiques, le secteur privé, etc. »

    L’UE est loin d’être le seul acteur international en lice pour développer davantage de relations économiques et politiques avec l’Afrique. Le #Royaume-Uni, l’#Inde, la #Turquie, la #Russie et la #France ont organisé ou organisent des conférences sur l’investissement axées sur l’Afrique en 2020.

    L’administration américaine de Donald Trump a également commencé à étoffer sa nouvelle offre de #commerce et d’investissement aux dirigeants africains.

    Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, s’est rendu au Sénégal, en Éthiopie et en Angola pour une tournée express du continent la semaine dernière. Il s’agissait de son premier voyage en Afrique subsaharienne depuis sa prise de fonction il y a deux ans.

    L’administration Trump a entamé des pourparlers sur un accord de libre-échange avec le #Kenya ce mois-ci. Selon elle, c’est le premier d’une série d’#accords_commerciaux_bilatéraux avec les nations africaines dans le cadre de sa nouvelle stratégie commerciale « #Prosper_Africa ».

    Dans le même temps, Washington veut que sa nouvelle #Société_internationale_financière_pour_le_développement rivalise avec les investissements chinois sur le continent africain.

    https://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/news/partnerships-to-be-at-heart-of-eu-africa-strategy-leaked-paper-reveals
    #Afrique #accords #UE #EU #libre_échange #USA #Etats-Unis

    • A record number of College members travel to Addis Ababa for the 10th European Union-African Union Commission-to-Commission meeting

      The President of the European Commission, Ursula von der Leyen, travels tomorrow to Addis Ababa, Ethiopia, for the 10th Commission-to-Commission meeting between the European Union and the African Union, accompanied by 20 Commissioners and the EU High Representative for Foreign Affairs and Security Policy. Discussions will focus on key issues such as growth, jobs, green transition, digital, peace, security and governance, and mobility and migration.

      Before departing Brussels, President von der Leyen, said: “Europe and Africa are natural partners. We have a historic bond and we share many of today’s challenges. One of our main objectives is to turn the green and digital transformation of our economies into opportunities for our youth.”

      This 10th Commission-to-Commission meeting marks a record participation on the EU side, a testament of the priority relations which Africa represents for the new European Commission and its aspiration to take them to a new level.

      Besides High Representative/Vice-President of the Commission Josep Borrell, Vice-Presidents for the European Green Deal, Frans Timmermans, for a Europe fit for the Digital Age, Margrethe Vestager, for an Economy that works for people, Valdis Dombrovskis, for Inter-institutional Relations and Foresight, Maroš Šefčovič, for Values and Transparency, Věra Jourová, for Democracy and Demography, Dubravka Šuica, as well as Vice-President for Promoting our European way of life, Margaritis Schinas, will accompany the President.

      Commissioners for International Partnerships, Jutta Urpilainen, for Trade, Phil Hogan, for Innovation and Youth, Mariya Gabriel, for Jobs and Social Rights, Nicolas Schmit, for Economy, Paolo Gentiloni, for Agriculture, Janusz Wojciechowski, for Cohesion and Reforms, Elisa Ferreira, for Justice, Didier Reynders, for Equality, Helena Dalli, for Home Affairs, Ylva Johansson, for Crisis Management, Janez Lenarčič, as well as Commissioners for Transport, Adina Ioana Vălean, for Energy, Kadri Simson and for Environment, Oceans and Fisheries, Virginijus Sinkevičius, will also travel to Addis Ababa.

      The EU and the African Union (AU) will discuss how to take foward their cooperation to address key challenges both Europe and Africa are facing such as the need to promote sustainable growth and jobs, green transition, digital transformation, peace, security and good governance, mobility and migration.

      The meeting will also be an opportunity for the EU side to consult its African partners on the upcoming comprehensive Africa Strategy which President von der Leyen promised to deliver in her first 100 days in office and is due to be presented in early March.

      The presentation of this important document will kick-start a wider consultation process that will lead up to the EU-AU Ministerial meeting in May 2020 in Kigali, Rwanda, and the upcoming EU-AU Summit in October in Brussels, where both sides will agree a joint approach on shared priorities.

      Background

      The EU and the AU have progressively built a solid strategic and political partnership that is anchored on reciprocal commitments. This partnership is based on shared values and interests, enshrined in the Joint Africa-EU Strategy adopted in 2007 in the Summit in Lisbon.

      Political dialogue between the EU and the AU takes place regularly at different levels. Commission-to-Commission and ministerial meetings take place every year, whilst EU-AU Summits at Heads of State level are held every three years. At the 5th AU-EU Summit in 2017, African and European leaders identified economic opportunities for the youth, peace and security, mobility and migration and cooperation on governance as the strategic priorities for 2018-2020 and committed to tackle them jointly.

      The EU also presented in the Summit in 2017 in Abidjan, Côte d’Ivoire, its new External Investment Plan with the objective to create 10 million new jobs by 2023, in particular for women and young people. The Plan hopes to trigger €47 billion in public and private investments.

      In the last Commission-to-Commission meeting in May 2018 in Brussels, the EU and the AU signed a Memorandum of Understanding to reinforce their cooperation in the area of peace and security.

      The two Commissions are committed to being active players and driving forces to implement the EU-AU Partnership, which is today more relevant than ever in a fast evolving global environment.

      https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/IP_20_317

    • Questions et réponses : vers une #stratégie_globale_avec_l'Afrique

      1. Pourquoi l’UE a-t-elle besoin d’une nouvelle #stratégie ?

      L’Afrique est le voisin le plus proche de l’Europe. En raison de l’histoire, de la proximité et des intérêts partagés, les liens qui unissent l’Afrique à l’Union européenne (UE) sont vastes et profonds. Il est temps de faire passer cette relation à un niveau supérieur.

      Pour les relations entre l’Afrique et l’UE, 2020 sera une année charnière pour concrétiser l’ambition de développer un #partenariat encore plus solide.

      Le nouvel #accord de partenariat entre l’UE et le groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique devrait être conclu et le prochain sommet UE-Union africaine aura lieu à Bruxelles en octobre 2020 en vue de définir un #programme_commun_de_partenariat.

      L’Afrique comme l’Europe sont confrontées à un nombre croissant de défis communs, notamment les effets du changement climatique et la transformation numérique.

      L’Europe doit donc coopérer avec l’Afrique pour relever avec elle les défis communs du 21e siècle. C’est la raison pour laquelle cette communication propose de nouvelles voies de coopération entre les deux continents qui visent à renforcer l’alliance stratégique de l’UE avec l’Afrique.

      2. Qu’y a-t-il de nouveau dans cette proposition de nouvelle stratégie ?

      La communication conjointe de la Commission et du haut représentant est une contribution à une nouvelle stratégie avec l’Afrique. Elle expose des idées pour intensifier la coopération dans tous les aspects du partenariat UE-Afrique. Elle propose un cadre global pour le futur partenariat afin de permettre aux deux parties d’atteindre leurs objectifs communs et de relever les défis mondiaux.

      En réponse aux nouvelles réalités changeantes, la proposition de stratégie met l’accent sur la #transition_écologique et la #transformation_numérique, qui constituent les principaux domaines cibles de la #coopération future.

      Surtout, l’UE insiste tout au long de la communication conjointe sur la nécessité de prendre pleinement en considération les #jeunes et les #femmes ainsi que leur potentiel en tant que vecteurs de changement. En répondant à leurs aspirations, nous déterminerons l’avenir du continent.

      La proposition de nouvelle stratégie constitue un point de départ pour faire passer le partenariat à un niveau supérieur fondé sur une compréhension claire de nos intérêts et responsabilités mutuels et respectifs. Elle vise à rendre compte de l’exhaustivité et de la maturité de notre relation, dans laquelle les intérêts et les valeurs des deux parties sont rassemblés pour promouvoir une coopération commune dans des domaines d’intérêt commun.

      Il s’agit notamment de développer un modèle de #croissance_verte, d’améliorer l’environnement des entreprises et le climat d’#investissement, d’encourager l’#éducation, la #recherche, l’#innovation et la création d’#emplois_décents grâce à des investissements durables, de maximiser les bienfaits de l’#intégration_économique_régionale et des #échanges_commerciaux, de lutter contre le #changement_climatique, de garantir l’accès à l’#énergie_durable, de protéger la #biodiversité et les #ressources_naturelles, ainsi que de promouvoir la #paix et la #sécurité, de garantir la bonne gestion de la #migration et de la #mobilité et d’œuvrer ensemble au renforcement d’un ordre multilatéral fondé sur des règles qui promeut les valeurs universelles, les #droits_de_l'homme, la #démocratie et l’égalité entre les hommes et les femmes. Une coopération renforcée sur les questions mondiales et multilatérales doit être au cœur de notre action commune.

      L’UE et ses États membres doivent adapter leur dialogue avec l’Afrique en veillant à ce que leur positionnement soit conforme à nos intérêts mutuels et accorder plus d’importance aux valeurs, aux principes clés et aux bonnes pratiques réglementaires, compte tenu de l’intérêt accru affiché par de nombreux acteurs pour le potentiel de l’Afrique.

      3. Quels sont les principaux défis et domaines de coopération à venir ?

      La stratégie recense cinq domaines clés de la future coopération approfondie entre l’Europe et l’Afrique.

      Il s’agit des domaines suivants : (1) transition écologique et accès à l’énergie, (2) transformation numérique, (3) croissance et emplois durables, (4) paix et #gouvernance, (5) migration et mobilité.

      Dans chacun de ces domaines, la proposition de nouvelle stratégie définit des moyens de réaliser des objectifs communs.

      En outre, le développement d’une coopération politique renforcée sur les questions mondiales et multilatérales sera au cœur de notre action commune.

      4. L’UE a-t-elle noué des contacts avec les parties prenantes pour élaborer cette stratégie ?

      La Commission et le haut représentant ont présenté aujourd’hui les premiers éléments de la stratégie. Des contacts préliminaires avaient eu lieu auparavant. Outre un dialogue interne avec les États membres de l’UE et les députés du Parlement européen ainsi que la société civile au niveau formel et informel, l’UE a noué des contacts avec des partenaires africains, notamment lors de la 10e rencontre de « Commission à Commission », qui s’est tenue le 27 février 2020 à Addis-Abeba.

      Les propositions s’inscrivent également dans le prolongement du programme arrêté d’un commun accord lors du sommet Union africaine-UE de 2017 à Abidjan et des récents échanges qui ont eu lieu au niveau politique.

      La communication conjointe de ce jour présente des propositions destinées à alimenter le dialogue en cours avec les États membres de l’UE, les partenaires africains, ainsi que le secteur privé, la société civile et les groupes de réflexion, et il sera donné suite à ces propositions dans la perspective du prochain sommet UE-Union africaine qui se tiendra à Bruxelles en octobre 2020.

      La réunion ministérielle Union africaine-UE qui se tiendra les 4 et 5 mai à Kigali sera une autre occasion de débattre en profondeur de la communication à un niveau plus formel avec la partie africaine.

      Le sommet UE-Union africaine d’octobre 2020 devrait être le point culminant au cours duquel nous espérons nous accorder sur une approche commune avec nos partenaires africains pour s’attaquer aux priorités communes, ce qui est notre objectif.

      5. La nouvelle stratégie va-t-elle remplacer la stratégie commune Afrique-UE définie en 2007 ?

      La stratégie commune Afrique-UE de 2007 a marqué une étape importante dans la relation entre l’UE et l’Afrique. Toutefois, à cette période, le monde était différent et la réalité de notre partenariat avec l’Afrique s’inscrivait dans un autre contexte mondial. En 2020, soit 13 ans plus tard, de nouvelles opportunités et de nouveaux défis se présentent, tels le changement climatique, la transformation numérique, les inégalités, les pressions démographiques et la gouvernance mondiale. L’Afrique est un continent en plein essor, qui a vu ces dernières années certains de ses pays afficher les taux de croissances les plus rapides au niveau mondial, et elle attire l’attention de plusieurs autres acteurs. Nous vivons dans un environnement mondial concurrentiel dans lequel les biens publics mondiaux sont menacés. Nous devons nous adapter à ces nouvelles réalités et renouveler notre partenariat avec l’Afrique.

      Aujourd’hui, l’UE propose les priorités envisageables pour ce nouveau partenariat. L’UE continuera de dialoguer avec les partenaires africains en vue de définir avec eux nos priorités stratégiques communes pour les années à venir.

      6. En quoi cette stratégie est-elle compatible avec les objectifs plus larges de la Commission européenne, tels que le pacte vert pour l’Europe et la priorité accordée au numérique ?

      La Commission européenne entend conduire la transition vers une planète saine et un nouveau monde numérique. Le dialogue de l’UE avec l’Afrique prend en compte ces ambitions dans ces deux domaines.

      Pour atteindre les objectifs de développement durable, l’UE et l’Afrique doivent choisir un avenir à faible intensité de carbone, efficace dans l’utilisation des ressources et résilient face au changement climatique, conformément à l’accord de Paris.

      La Commission européenne est déterminée à faire de l’Europe le premier continent neutre sur le plan climatique au monde ; dans le cadre de son action extérieure, elle propose de coopérer avec l’Afrique afin de maximiser les bienfaits de la transition écologique et de réduire autant que possible les menaces pesant sur l’environnement. Cela englobera chaque aspect de l’économie circulaire et de chaînes de valeur et de systèmes alimentaires durables, à travers la promotion des énergies renouvelables, la réduction des émissions, la protection de la biodiversité et des écosystèmes et une progression vers des modèles d’urbanisation verts et durables.

      Les pays africains sont particulièrement vulnérables face au changement climatique, car celui-ci risque de compromettre les progrès en cours en matière de développement durable.

      De même, la Commission européenne s’est engagée à créer une Europe adaptée à l’ère numérique ; dans le cadre de son action extérieure, elle propose de coopérer avec l’Afrique afin de promouvoir et de valoriser la transformation numérique en Afrique et de garantir l’accès à des services numériques sûrs et abordables.

      Selon les estimations, une augmentation de 10 % de la couverture numérique pourrait augmenter le PIB de l’Afrique de plus de 1 %. Avec les investissements, les infrastructures et le cadre réglementaire appropriés, le passage au numérique a le pouvoir de transformer les économies et les sociétés en Afrique. En outre, l’interdépendance des deux continents sous-tend que le dialogue de l’UE avec l’Afrique est dicté tant par ses valeurs que par ses intérêts.

      7. Quels liens économiques existent entre l’Europe et l’Afrique ?

      L’UE est le principal partenaire de l’Afrique en matière d’échanges et d’investissements, et le principal soutien de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), avec la mobilisation prévue de 72,5 millions d’euros d’ici la fin de 2020.

      En 2018, le total des échanges de biens entre les 27 États membres de l’UE et l’Afrique s’élevait à 235 milliards d’euros, soit 32 % des échanges totaux de l’Afrique. À titre de comparaison, ce total s’élève à 125 milliards d’euros pour la Chine (17 %) et à 46 milliards d’euros pour les États-Unis (6 %).

      En 2017, le stock d’investissements directs étrangers des 27 États membres de l’UE en Afrique s’élevait à 222 milliards d’euros, soit plus de cinq fois les stocks des États-Unis (42 milliards d’euros) ou de la Chine (38 milliards d’euros).

      8. Quelle est l’ampleur de l’aide humanitaire et de l’aide au développement fournies par l’UE en Afrique ?

      L’UE et ses États membres sont le principal fournisseur d’aide publique au développement (APD) en faveur de l’Afrique. En 2018, l’UE et ses 27 États membres ont octroyé 19,6 milliards d’euros, soit 46 % du total reçu par l’Afrique.

      En outre, l’UE, conjointement avec ses États membres, est le principal donateur d’aide humanitaire en Afrique. Depuis 2014, la Commission européenne a elle-même alloué plus de 3,5 milliards d’euros à l’aide humanitaire déployée en Afrique.

      L’UE négocie actuellement son futur budget à long terme. Selon les propositions de la Commission européenne, le nouvel instrument de financement extérieur de l’UE pour la période 2021-2027 aura une portée mondiale, mais plus de 60 % des fonds disponibles profiteront à l’Afrique.

      9. Que fait l’UE pour stimuler les investissements et la création d’emplois en Afrique ?

      L’Afrique est un continent où les possibilités de croissance sont de plus en plus nombreuses, avec une main-d’œuvre jeune et innovante et des niveaux de croissance économique élevés. L’UE est le plus grand partenaire commercial et d’investissement de l’Afrique.

      Nous entendons coopérer avec l’Afrique afin de :

      – stimuler les échanges commerciaux et les investissements durables en Afrique ;

      – promouvoir des réformes qui améliorent l’environnement des entreprises et le climat d’investissement ;

      – améliorer l’accès à une éducation de qualité, aux compétences, à la recherche, à l’innovation, à la santé et aux droits sociaux ;

      – favoriser l’intégration économique régionale et continentale.

      Il est possible d’y parvenir en s’appuyant sur les travaux menés dans le cadre de l’Alliance Afrique-Europe pour un investissement et des emplois durables, lancée en 2018 dans le but de créer 10 millions d’emplois en cinq ans, de stimuler l’investissement et de promouvoir le développement durable. Avec le plan d’investissement extérieur de l’UE, qui est un élément clé de l’Alliance, l’UE a déjà alloué 4,6 milliards d’euros de fonds pour des financements mixtes et des garanties depuis 2018. Ces fonds devraient permettre de mobiliser 47 milliards d’euros d’investissements publics et privés. En outre, depuis 2018, l’UE a également fourni près de 1,4 milliard d’euros à l’Afrique pour qu’elle renforce l’environnement des entreprises et le climat d’investissement.

      L’UE propose de faire de l’Alliance un pilier central des relations économiques entre les deux continents.

      10. L’UE accordera-t-elle la priorité aux échanges commerciaux, aux investissements et à la croissance économique aux dépens des droits de l’homme ? Comment la stratégie va-t-elle promouvoir le respect des droits de l’homme ?

      Le respect des droits de l’homme demeure au cœur de la coopération au développement de l’UE et occupe donc une place fondamentale dans la proposition de nouvelle stratégie.

      Le respect des droits de l’homme universels - politiques, civils, économiques, sociaux ou culturels - restera une caractéristique essentielle de notre partenariat.

      Dans le cadre du partenariat pour la paix et la gouvernance, l’UE s’emploiera à unir ses forces à celles des partenaires africains afin de promouvoir le plein respect des droits de l’homme, en agissant à tous les niveaux. Par exemple, l’UE continuera de soutenir les défenseurs des droits de l’homme et les initiatives visant à renforcer les organisations de la société civile. Une approche plus stratégique et structurée des dialogues politiques sur les droits de l’homme menés avec les pays africains sera également adoptée, en complémentarité avec les consultations régulières avec les organisations régionales africaines et le dialogue bien établi sur les droits de l’homme entre l’UE et l’UA.

      Le développement, c’est-à-dire la croissance économique, ne peut être durable que s’il repose sur les fondements du respect des droits de l’homme.

      11. Que fait l’UE pour promouvoir la paix et la stabilité en Afrique ?

      La paix et la sécurité ne sont pas seulement un besoin fondamental pour tous, elles constituent également une condition préalable au développement économique et social.

      La paix, la sécurité, la bonne gouvernance et la prospérité économique en Afrique sont également essentielles pour la propre sécurité et prospérité de l’UE.

      L’UE est déjà active dans ce domaine en Afrique. Elle fournit actuellement des conseils et des formations à plus de 30 000 membres des personnels militaires, policiers et judiciaires africains dans le cadre de 10 missions relevant de la politique de sécurité et de défense commune. En outre, l’UE a fourni 3,5 milliards d’euros par l’intermédiaire de la facilité de soutien à la paix pour l’Afrique depuis sa création en 2004, dont 2,4 milliards d’euros depuis 2014, afin de contribuer aux opérations militaires et de paix menées par l’Union africaine.

      Par ailleurs, plus d’un million de personnes en Afrique subsaharienne ont bénéficié depuis 2014 de programmes soutenus par l’UE en faveur de la consolidation de la paix après un conflit et de la prévention des conflits.

      Dans le cadre des propositions formulées dans la stratégie, l’UE adaptera et approfondira son soutien aux efforts de paix africains au moyen d’une coopération plus structurée et stratégique, en mettant particulièrement l’accent sur les régions connaissant les tensions et les vulnérabilités les plus fortes. L’UE propose de soutenir les capacités africaines en matière de défense et de sécurité, notamment au moyen de la facilité européenne pour la paix et de ses missions de la PSDC, et de se concentrer sur une approche intégrée des conflits et des crises, en agissant à tous les stades du cycle des conflits. Cela suppose de déployer des efforts de prévention, de résolution et de stabilisation au moyen d’actions bien ciblées sur le plan humanitaire, du développement, de la paix et de la sécurité.

      La résilience devrait en particulier être au cœur des efforts consentis par l’Afrique et l’UE pour faire face aux conflits et fragilités qui perdurent, sachant que la résilience, la paix, la sécurité et la gouvernance sont étroitement liées. L’UE propose, dans la stratégie, de soutenir les efforts déployés par nos partenaires africains pour s’attaquer à l’ensemble des défis et accroître leur résilience globale.

      12. Comment l’UE coopérera-t-elle avec l’Afrique en matière de migration et de mobilité ?

      L’évolution démographique, l’aspiration à bénéficier d’opportunités économiques, les conflits et crises actuels et l’impact du changement climatique auront pour conséquence que les niveaux de migration et de déplacement forcé continueront d’engendrer des défis et des opportunités aussi bien pour l’Europe que pour l’Afrique.

      La migration restera l’une des priorités de notre partenariat. Une migration et une mobilité bien maîtrisées peuvent avoir un effet positif sur les pays d’origine, de transit et de destination et profiter aux sociétés de nos deux continents.

      Depuis 2015, les pays de l’UE et les pays africains ont mis en place, dans le cadre du dialogue et de la coopération relevant des processus de La Valette, de Rabat et de Khartoum, une approche commune de la gestion des aspects extérieurs de la migration et de la mobilité, qui a démontré qu’ensemble nous pouvons sauver et protéger des vies, venir en aide aux personnes dans le besoin et démanteler le terrible modèle économique des passeurs et des trafiquants.

      L’UE coopérera avec l’Afrique sur une approche équilibrée, cohérente et globale de la migration et de la mobilité, guidée par les principes de solidarité, de partenariat et de responsabilité partagée et fondée sur le respect des droits de l’homme et du droit international. Tant les possibilités de migration légale que l’amélioration de la coopération en matière de retour et de réadmission feront l’objet des discussions sur l’approche à suivre.

      L’UE promeut le dialogue entre les continents sur la mobilité et la migration et continuera à renforcer la coopération trilatérale entre l’Union africaine, les Nations unies et l’UE.

      13. Comment les négociations avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique seront-elles prises en compte ?

      L’UE et le groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) devraient conclure un nouvel accord de partenariat pour remplacer l’accord de Cotonou, qui expirera à la fin de 2020. Le futur accord ACP-UE englobe un accord de base commun, ainsi que trois partenariats spécifiques adaptés à chaque région, dont un pour les relations de l’UE avec les pays d’Afrique subsaharienne qui sont parties au groupe des États ACP. Cela permettra de créer un nouveau cadre juridique pour les relations entre l’UE et les pays ACP.

      L’UE a également conclu des accords d’association distincts avec quatre pays d’Afrique du Nord.

      Les relations globales entre l’UE et l’UA sont définies par les sommets conjoints, qui ont lieu tous les trois ans, et par les réunions ministérielles régulières, qui donnent une direction politique à la relation entre les deux continents.

      https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/QANDA_20_375

  • #Russie : #Arctique, la nouvelle frontière

    La fonte de la #banquise et le dégel des terres offrent des perspectives de navigation permanente sur l’océan Arctique, dernière grande réserve mondiale d’hydrocarbures. La région attise les convoitises territoriales des grandes compagnies pétrolières et des Etats riverains, - le Groenland, les Etats-Unis, la Norvège - quitte à se disputer le tracé des frontières…

    La Russie montre sa toute puissance militaire pour exploiter un sous-sol riche en hydrocarbures et minerais rares. Construction de ports maritimes en eau profonde, développement d’énormes complexes destinés à l’exploitation et au transport du gaz naturel et de pétrole. Éternels oubliés des enjeux environnementaux et géostratégiques, les peuples indigènes voient leurs conditions de vie totalement bouleversées par cette conquête de l’Arctique. Voyage entre un ancien monde préservé et un nouveau monde industriel en train d’émerger.

    https://www.arte.tv/fr/videos/086954-000-A/russie-arctique-la-nouvelle-frontiere
    #film
    #film_documentaire #géographie_politique

    #transport_maritime #Russie #pétrole #énergie #Sibérie #gaz #minerai #extractivisme #cobalt #nickel #passage_du_Nord-Est #changement_climatique #climat #Baie_d'Huston #hydrocarbures #Yamal #Total #Novatec #Chine #ports #Christophe_de_Margerie #infrastructures #aéroports #investissements #conquête_territoriale #conquête_économique #peuples_autochtones #Nénètses #Nenets #terre #sédentarisation #nomadisme #armée #présence_militaire #force_spéciale_arctique #marine_militaire #militarisation_de_l'arctique #bases_navales #Grand_Nord #économie_polaire #USA #Etats-Unis #Alaska #ressources #Canada #Norvège #OTAN #tourisme #Groenland #croisières #tourisme_de_masse #tourisme

    ping @reka @simplicissimus

  • Sur la défensive militairement en #Syrie, la #Turquie menace l’armée d’Assad et la #Russie
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/13/en-difficulte-en-syrie-le-president-turc-erdogan-hausse-le-ton-contre-moscou

    M. Erdogan a assuré que les avions et les hélicoptères qui bombardent les civils « ne pourront plus mener leurs actions tranquillement comme avant ». Mardi, un hélicoptère de l’armée syrienne a été abattu par un tir de roquette au sud-est de la ville assiégée.

    Ses moyens sont malgré tout limités. Prêt à faire « tout ce qui est nécessaire, sur terre et dans les airs, sans hésiter ni tergiverser » pour chasser le régime de Damas, il est paralysé par le fait que l’espace aérien lui échappe. La Russie y règne en maître, entre autres grâce à ses systèmes de défense antiaérienne S-400, ceux-là même qui ont tant impressionné M. Erdogan qu’il en a fait l’acquisition malgré leur incompatibilité avec le matériel de l’OTAN, dont son pays est le pilier oriental.

    A Idlib, l’armée d’Ankara est en mauvaise posture. Quatorze soldats ont été tués en une semaine et sept avant-postes turcs – ce qui représente des centaines d’hommes et un important matériel militaire – ont été encerclés par les forces de Bachar Al-Assad et sont désormais coupés de leur état-major.

    Ces attaques n’auraient pas pu avoir lieu sans l’aval de Moscou, M. Erdogan le sait. De là son ressentiment envers son homologue russe, Vladimir Poutine, avec lequel il pensait avoir une relation privilégiée. Pour la première fois, mercredi, il a critiqué la Russie, accusée « de commettre des massacres et de verser le sang » à Idlib, où vivent 3,5 millions de personnes, pour une large part des déplacés du conflit.

  • Russian journals retract more than 800 papers after ‘bombshell’ investigation | Science | AAAS
    https://www.sciencemag.org/news/2020/01/russian-journals-retract-more-800-papers-after-bombshell-investigation

    Academic journals in Russia are retracting more than 800 papers following a probe into unethical publication practices by a commission appointed by the Russian Academy of Sciences (RAS). The moves come in the wake of several other queries suggesting the vast Russian scientific literature is riddled with plagiarism, self-plagiarism, and so-called gift authorship, in which academics become a co-author without having contributed any work.

    Russia’s roughly 6000 academic journals, the vast majority published in Russian, are popular among the country’s academics. A 2019 study found that Russian authors publish far more in domestic journals than, for instance, their counterparts in Poland, Germany, or Indonesia. But standards are often low. In March 2018, for instance, Dissernet, a network aimed at cleaning up the Russian literature, identified more than 4000 cases of plagiarism and questionable authorship among 150,000 papers in about 1500 journals.
    And Russian authors frequently republish their own work, says Yury Chekhovich, CEO of Antiplagiat, a plagiarism detection company. In September 2019, after sifting through 4.3 million Russian-language studies, Antiplagiat found that more than 70,000 were published at least twice; a few were published as many as 17 times. Chekhovich believes most instances are due to self-plagiarism. Meanwhile, the website 123mi.u claims to have brokered authorships for more than 10,000 researchers by selling slots on manuscripts written by others that were already accepted by journals.

    #Revues_scientifiques #Plagiaires #Ethique_scientifique #Russie

  • Soleil vert
    https://joellepalmieri.org/2020/01/07/soleil-vert

    Ce film de science fiction des années 1970 en disait déjà long sur notre actualité. Sorti il y a 46 ans, « Soleil vert » mettait en scène une catastrophe planétaire, incluant des océans moribonds et une canicule permanente, résultat de l’émission des gaz à effet de serre, de l’épuisement des ressources naturelles, de la pollution, de la pauvreté, de … Lire la suite →

    #Humeurs #Australie #Brésil #Guerre #Militarisation #Occident #Pensée #Russie #Violences


    https://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa

  • #Géopolitique: #Chine, #Russie et #Iran: exercices navals conjoints - Monde - tdg.ch
    https://www.tdg.ch/monde/chine-russie-iran-exercices-navals-conjoints/story/29151431

    Alors que les tensions avec Washington autour de l’accord sur le nucléaire iranien perdurent, les marines chinoise, russe et iranienne doivent entamer vendredi des manoeuvres militaires conjointes dans le golfe d’Oman, a annoncé jeudi Pékin.

  • Nord Stream 2.0 - Donbass 4.0 - Idlib 6.0
    http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/12/nord-stream-2.0-donbass-4.0-idlib-6.0.html

    Ça bouge sur plusieurs cases de l’échiquier du Grand jeu et, comme souvent, la Russie est au cœur des événements. Les sanctions de dernière minute décidées par le Congrès US contre le Nord Stream II sont la dernière pierre d’une politique qui vient de...

  • Defending territories, Defending our lives : Protecting human rights and the environment in Asia Pacific through system change | Voices from FoE Asia Pacific
    https://foeasiapacific.org/portfolio/defending-territories-defending-our-lives-protecting-human-rights-an

    Every day, peoples and communities across the world come together to take collective action, often fighting for their collective rights, for dignity and for access to resources and their sustainable use.

    Yet many of these Defenders of Territories and Human Rights are being threatened, suppressed or in extreme cases killed. In the last few years, Friends of the Earth Asia Pacific’s member groups’ staff, activists and supporters have been beaten, sued, kidnapped, bankrupted, defamed, jailed and murdered for campaigning for environmental justice.

    To keep Defenders safe we need both systemic change and the introduction of practical policies at the local, national and international level, and also within civil society organisations.

    Lien vers le rapport :
    https://foeasiapacific.org/wp-content/uploads/2019/12/16-FoEI-Human-Rights-Defenders-report-ENG-mr.pdf
    #Indonésie et #Philippines particulièrement
    Je ne sais pas comment taguer... @odilon et @cdb_77 ?

  • In an obliterated landscape, war-weary Ukrainians hope peace summit ends fighting | CBC News
    https://www.cbc.ca/news/world/in-an-obliterated-landscape-war-weary-ukrainians-hope-peace-summit-ends-fighting

    With Ukraine and Russia set to begin crucial peace talks on Monday to try to end the long war in Eastern Ukraine, desperate civilians near the front lines are praying the diplomacy amounts to something.

    “We aren’t needed by Ukraine or Russia. Donbass is completely destroyed,” said Svetlana Rizhkova, who lives in Zaitseve, a village just a few kilometres from the contact line between Ukrainian government troops and Russian-backed separatists.

    “I just hope they stop the shooting,” she told a CBC News crew who visited her at her home.

    #ukraine #russie

  • Pourquoi #Staline a-t-il réhabilité l’#Église_orthodoxe russe ? - Russia Beyond FR

    https://fr.rbth.com/histoire/83907-staline-rehabilitation-eglise-urss

    Les bolcheviks ont opprimé l’Église orthodoxe après s’être emparés du pouvoir en Russie - mais Staline, malgré toute sa cruauté, a amélioré la situation dans ce domaine.

    #russie #religion #urss #union_soviétique

  • En images : les designs d’un nouveau wagon-couchettes russe rendus publics - Russia Beyond FR

    https://fr.rbth.com/lifestyle/83922-russie-nouveau-wagon-couchettes

    Pas mal...

    La Compagnie fédérale des passagers, filiale des Chemins de fer de Russie (RZD), a dévoilé plusieurs idées d’intérieurs pour ses futurs platzkart, ces célèbres wagons-couchettes russes.

    #transport #train #russie

  • VISUAL INVESTIGATIONS
    ‘Sent Candy’: Cockpit Tapes Show Russian Pilots Bombing Syrian Civilians
    By CHRISTIAAN TRIEBERT, EVAN HILL, DMITRIY KHAVIN, MALACHY BROWNE & DAVID BOTTI | Dec. 1, 2019 | 6:52

    A Times investigation used cockpit recordings to show for the first time how Russian pilots attacked civilians in Syria this summer, killing dozens.

    So why is Russia attacking civilians? It’s the same reasons they’re bombing hospitals. It’s all part of a strategy to break the will of the people, force them to flee and to help the Syrian governement to retake the last opposition stronghold...

    https://www.nytimes.com/video/world/middleeast/100000006818506/russia-bombs-syria-civlians.html?smtyp=cur&smid=fb-nytimes

    #syrie #russie #civils #guerre

  • Parler des gilets jaunes menace la sécurité de l’État

    La sociologue française Carine Clément se voit interdire de territoire russe pour 10 ans alors qu’elle voulait présenter ses travaux sur les gilets jaunes à Moscou.

    Französische Expertin für „Gelbwesten“ gilt FSB als „Gefahr für die staatliche Sicherheit“

    Carine Clement, eine französische Soziologin, die über zwanzig Jahren in Moskau gelebt hat, bekam am Moskauer Flughafen Scheremetewo ein zehnjähriges Einreiseverbot

    Am Freitagabend sollte die französische Soziologin Carine Clement im Moskauer Wosnesenski-Kultur-Institut einen Vortrag über die „Gelbwesten“ in Frankreich halten. Doch am Mittwoch wurde die Soziologin am Moskauer Flughafen Scheremetjewo die Einreise nach Russland verweigert. Clement musste zurück nach Frankreich fliegen.

    Russische Grenzbeamte hatten die Soziologin und Sozial-Aktivistin am Moskauer Flughafen Scheremetjewo mit einer Anordnung des russischen Inlandgeheimdienstes FSB bekannt gemacht, nach der Clement eine „Gefahr für die staatliche Sicherheit“ Russlands ist. Das Einreiseverbot gegen die Französin hat eine Gültigkeit von zehn Jahren. Die französische Botschaft in Moskau bestätigte, dass Clement nach Frankreich zurückgekehrt ist.
    „Schutz der nationalen Sicherheit“

    Aleksandr Michailow, Generalmajor des FSB im Ruhestand, erklärte gegenüber der Nachrichtenagentur Ria Novosti, man werde „nicht zulassen, dass die westlichen Erfahrungen, wie man innenpolitische Konflikte ’anheizt’, nach Russland übertragen werden“. Das Auftreten der Gelbewesten in Frankreich habe „einen absolut extremistischen Charakter“.
    [...]

    https://www.heise.de/tp/features/Franzoesische-Expertin-fuer-Gelbwesten-gilt-FSB-als-Gefahr-fuer-die-staatliche

    #gilets_jaunes #Russie #répression #Carine_Clément

    • Carine Clément - La Vie des idées
      https://laviedesidees.fr/_Clement-Carine_.html

      Karine Clément est chercheure associée au CERCEC/EHESS et au Centre Andrew Gagarin d’étude de la société civile et des droits de l’homme de St-Pétersbourg. Spécialiste des mobilisations collectives, elle a également travaillé sur les ouvriers, les inégalités sociales et, plus récemment sur le nationalisme ordinaire. Elle a publié deux ouvrages en russe sur les mouvements sociaux et prépare une publication en français sur le nationalisme et la critique sociale.

  • Saudi #Aramco : itinéraire d’une entrée en #Bourse ratée - FRANCE 24
    https://www.france24.com/fr/20191119-saudi-aramco-entree-bourse-mbs-echec-annonce-explication-petrole

    Les efforts de Riyad afin de raviver la flamme des investisseurs étrangers pour l’introduction en Bourse de Saudi Aramco, notamment en promettant des retours sur investissement toujours plus conséquents, ont tous fait long feu. La semaine dernière encore, l’armada de banques internationales et des conseillers financiers engagés par l’Arabie saoudite n’a pas réussi à convaincre de potentiels investisseurs à miser gros sur Saudi Aramco, raconte le Financial Times.

    Surtout que depuis 2016, un autre sujet brûlant a pris de plus en plus d’ampleur : le réchauffement climatique. Les investissements dans les #énergies_fossiles n’ont plus la côte, ce qui ne joue pas en faveur de Saudi Aramco, le plus important exportateur de #pétrole au monde. La prise de conscience de la menace climatique a aussi donné un coup d’accélérateur au développement des voitures électriques, moins polluantes… et qui ne dépendent pas de l’or noir extrait en Arabie saoudite pour rouler.

    Les attaques contre les installations pétrolières sur le sol saoudien en septembre ont érodé encore un peu plus l’intérêt des investissements étrangers. Ces bombardements ont donné l’impression que Riyad était incapable de protéger correctement les joyaux de sa couronne pétrolière. L’envoi, en octobre, de troupes américaines supplémentaires en Arabie saoudite pour renforcer la protection du territoire a pu rassurer l’opinion internationale, mais il a aussi rappelé au régime à quel point il était dépendant de Washington pour sa sécurité. Impossible dans ces circonstances pour Mohammed ben Salmane “de proposer à la #Russie ou à la #Chine des investissements importants dans Saudi Aramco de peur de froisser son allié américain. Il y a pourtant eu des discussions en ce sens, mais elles n’ont pas abouti”, souligne Garen Markarian.

    #etats-unis

  • How Russia Meddles Abroad for Profit: Cash, Trolls and a Cult Leader - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/11/world/africa/russia-madagascar-election.html?smtyp=cur&smid=tw-nytimes

    ANTANANARIVO, Madagascar — The Russians were hard to miss. They appeared suddenly last year in Madagascar’s traffic-snarled capital, carrying backpacks stuffed with cash and campaign swag decorated with the name of Madagascar’s president.

    It was one of Russia’s most overt attempts at election interference to date. Working from their headquarters in a resort hotel, the Russians published their own newspaper in the local language and hired students to write fawning articles about the president to help him win another term. Skirting electoral laws, they bought airtime on television stations and blanketed the country with billboards.

    They paid young people to attend rallies and journalists to cover them. They showed up with armed bodyguards at campaign offices to bribe challengers to drop out of the race to clear their candidate’s path.

    At Madagascar’s election commission, officials were alarmed.

    In some vital ways, the Madagascar operation mimicked the one in the United States. There was a disinformation campaign on social media and an attempt to bolster so-called spoiler candidates. The Russians even recruited an apocalyptic cult leader in a strategy to split the opposition vote and sink its chances.

    “What surprised me is that it was the Russians who came over to my house without me contacting them,” said the cult leader, known as Pastor Mailhol. “They said, ‘If you ever need money, we are going to pay all the expenses.’”

    But while Russia’s efforts in the United States fit Moscow’s campaign to upend Western democracy and rattle Mr. Putin’s geopolitical rivals, the undertaking in Madagascar often seemed to have a much simpler objective: profit.

    Before the election, a Russian company that local officials and foreign diplomats say is controlled by Mr. Prigozhin acquired a major stake in a government-run company that mines #chromium, a mineral valued for its use in stainless steel. The acquisition set off protests by workers complaining of unpaid wages, canceled benefits and foreign intrusion into a sector that had been a source of national pride for #Madagascar.

    #extractivisme #privatisation #Russie #Afrique

  • Turkey, Russia agree on northern Syria terror-free zone
    ISTANBUL - Published 22.10.2019 19:49 - Daily Sabah
    https://www.dailysabah.com/diplomacy/2019/10/22/turkey-russia-agree-on-northern-syria-terror-free-zone


    (...)

    Memorandum of Understanding Between Turkey and the Russian Federation (Sochi, October 22, 2019)

    President of the Republic of Turkey, Recep Tayyip Erdoğan and President of the Russian Federation, Vladimir Putin agreed on the following points:

    1. The two sides reiterate their commitment to the preservation of the political unity and territorial integrity of Syria and the protection of national security of Turkey.

    2. They emphasize their determination to combat terrorism in all forms and manifestations and to disrupt separatist agendas in the Syrian territory.

    3. In this framework, the established status quo in the current Operation Peace Spring area covering Tel Abyad and Ras Al Ayn with a depth of 32 km will be preserved.

    4. Both sides reaffirm the importance of the Adana Agreement. The Russian Federation will facilitate the implementation of the Adana Agreement in the current circumstances.

    5. Starting 12.00 noon of October 23, 2019, Russian military police and Syrian border guards will enter the Syrian side of the Turkish-Syrian border, outside the area of Operation Peace Spring, to facilitate the removal of YPG elements and their weapons to the depth of 30 km from the Turkish-Syrian border, which should be finalized in 150 hours. At that moment, joint Russian-Turkish patrols will start in the west and the east of the area of Operation Peace Spring with a depth of 10 km, except Qamishli city.

    6. All YPG elements and their weapons will be removed from Manbij and Tal Rifaat.

    7. Both sides will take necessary measures to prevent infiltrations of terrorist elements.

    8. Joint efforts will be launched to facilitate the return of refugees in a safe and voluntary manner.

    9. A joint monitoring and verification mechanism will be established to oversee and coordinate the implementation of this memorandum.

    10. The two sides will continue to work to find a lasting political solution to the Syrian conflict within Astana Mechanism and will support the activity of the Constitutional Committee.

    #Russie #Turquie #Syrie

  • Intervention turque en Syrie
    La révolution politique du Rojava menacée de toute part

    Stéphane Ortega

    https://lavoiedujaguar.net/Intervention-turque-en-Syrie-La-revolution-politique-du-Rojava-menac

    Pour la troisième fois en trois ans, l’armée turque pénètre dans le nord de la Syrie, menaçant l’auto-organisation démocratique, féministe et multiethnique créée par les Kurdes au Rojava.

    Pour les forces kurdes du nord de la Syrie, il y a d’abord les ennemis acharnés. Ce qu’il reste de Daech bien sûr, mais aussi la Turquie associée aux milices djihadistes qu’elle soutient et pilote. Et puis, il y a tous les autres : vrais adversaires ou faux amis. De la coalition internationale à la Russie, en passant par l’Iran ou le régime syrien, ils sont nombreux à jouer leur propre partition qui passe pour beaucoup par la fin de la tentative révolutionnaire au Rojava, nom de la région autoadministrée par les Kurdes au nord de la Syrie.

    Profitant du déplacement des troupes de Bashar al-Assad de leur région vers Alep à l’été 2012, les Kurdes ont entamé un processus d’autogouvernement dans les cantons d’Afrine, Kobané et Djézireh. Le Parti pour l’unité démocratique (PYD), proche du PKK, et les milices de protection du peuple (YPG/YPJ) supplantent les partis concurrents pour devenir la force dominante. Ils s’appuient sur l’auto-organisation des communes, pensées comme une alternative à la création d’un État-nation (...)

    #Syrie #Rojava #Turquie #Kurdistan #autogouvernement #Erdogan #djihadistes #offensive #résistance #Russie #USA #Europe