• Le Rwanda dit discuter avec des pays européens pour recevoir en transit des migrants expulsés - InfoMigrants
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    Le Rwanda dit discuter avec des pays européens pour recevoir en transit des migrants expulsés
    Par La rédaction Publié le : 10/08/2026
    Des « discussions préliminaires » sont en cours entre Kigali et des États européens pour que le Rwanda serve de pays de transit à des migrants expulsés d’Europe, a annoncé le gouvernement rwandais qui n’a pas précisé les pays avec qui il discutait. « Nous avons entamé des discussions préliminaires avec certains pays européens, mais rien n’a encore été décidé », a indiqué vendredi 7 oaût à l’AFP la porte-parole du gouvernement rwandais Yolande Makolo. Même si la porte-parole n’a pas précisé de quels pays il s’agissait, cela montre que le Rwanda se montre enclin à devenir un pays de transit pour les migrants expulsés d’Europe. Questionnée jeudi sur la radio rwandaise Royal FM au sujet d’un accord spécifique avec l’Italie - pays qui dispose déjà d’un accord avec l’Albanie -, Yolande Makolo avait répondu qu’il n’y avait « pas d’accord » à ce sujet, mais des « discussions ».
    Depuis plusieurs années, le Rwanda dispose du centre de transit de Gashora. Il accueille les migrants évacués de Libye dans le cadre d’un programme onusien appelé « Mécanisme de transit d’urgence » (ETM). Mis en place par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) en 2019, ce programme vise à évacuer les publics vulnérables des centres de détention libyens, de les installer dans le centre rwandais, puis de les transférer dans un pays occidental – où leur dossier d’asile est accepté.
    C’est ce dispositif qui est mis en avant par la porte-parole. « L’une des idées dont nous discutons concerne le (centre) de transit d’urgence que nous avons à Gashora » (est), où des milliers de migrants bloqués en Libye avaient été envoyés à partir de 2019 et dont beaucoup sont partis, permettant de sauver « de nombreuses vies », a-t-elle expliqué. Dans un tel lieu, des « familles » pourraient « recevoir des soins médicaux, suivre une forme de formation, se reposer », a plaidé Yolande Makolo. Et d’ajouter : « C’est aussi là que les demandes d’asile sont traitées » et ces personnes « peuvent soit retourner dans leur pays d’origine si c’est sûr et si elles le souhaitent, soit être réinstallées dans d’autres pays ».
    Ce n’est pas la première fois que le Rwanda se prépare à potentiellement accueillir des migrants expulsés d’Europe. Un accord d’externalisation de l’asile avait déjà été conclu entre le pays africain et le Royaume-Uni en 2022. Mais face à de nombreuses contestations judiciaires, il avait rapidement tourné au fiasco puis avait été abandonné par le gouvernent de Keir Starmer. Les choses pourraient être bien différentes aujourd’hui étant donné que le Parlement européen a approuvé, en juin, un règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile, incluant la possibilité pour ses pays membres de conclure des accords afin d’installer des centres de rétention hors des frontières de l’Union, suscitant des inquiétudes de défenseurs de droits humains. Une poignée d’États européens - le Danemark, l’Autriche, la Grèce, l’Allemagne et les Pays-Bas – ont déjà signifié qu’ils étudiaient la possibilité de tels accords avec une dizaine de pays, dont le Rwanda.

    #Covid-19#migrant#migration#rwanda#UE#expulsion#politiquemigratoire#asile#externalisation#transit#HCR#sante#droit

  • Rome et Kigali discutent d’une possible externalisation au Rwanda des procédures d’asile déposées en Italie - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72948/rome-et-kigali-discutent-dune-possible-externalisation-au-rwanda-des-p

    Rome et Kigali discutent d’une possible externalisation au Rwanda des procédures d’asile déposées en Italie
    Par RFI Publié le : 07/08/2026
    Deux jours après la proposition faite par Rome à Bruxelles de financer une gestion externalisée des procédures d’asile dans l’Union européenne lors de la réunion des ministres de l’Intérieur des 27 sur Ceuta, la porte-parole du gouvernement rwandais a confirmé qu’un tel projet était à l’étude entre l’Italie et le Rwanda.
    Quelques jours après la proposition faite par Rome à Bruxelles de mettre en place une gestion externalisée des procédures d’asile dans l’Union européenne (UE) à travers le développement d’un réseau européen de « hubs de retour » dans des pays tiers financés par l’UE, le Rwanda a affirmé, jeudi 6 août, être en discussion avec l’Italie à ce propos.
    « Nous sommes toujours en discussion », a ainsi affirmé la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, sur les antennes de la radio nationale Royal FM. Selon elle, les points à l’étude concernent notamment l’expérience acquise par Kigali en la matière, notamment grâce au mécanisme de transit d’urgence de Gashora - un programme mis en place en 2019 dans le cadre duquel le Rwanda accueille des migrants évacués de Libye -, le délai d’examen de leur dossier d’asile, ainsi que celui de leur départ vers d’autres pays.
    Le 4 août dernier lors une réunion d’urgence des ministres de l’Intérieur de l’UE en visioconférence pour évoquer la crise migratoire de Ceuta, Rome avait effectivement appelé Bruxelles à financer des centres migratoires externalisés, situés hors de l’espace Schengen, où seraient délocalisées les procédures d’asile et de retours de migrants.S’inspirant d’un accord de ce type déjà passé par l’Italie avec l’Albanie, la proposition envisageait d’en conclure d’autres avec plusieurs pays africains dont l’Ouganda, le Ghana et le Rwanda.
    Si le projet entre les deux pays devait se concrétiser, il viendrait s’ajouter aux différents accords migratoires déjà conclus par Kigali, notamment avec le Royaume-Uni en 2022 - avant que Londres ne l’abandonne deux ans plus tard - et avec les États-Unis, en 2025, en vue de l’accueil temporaire de personnes expulsées par Washington

    #Covid-19#migrant#migration#italie#rwanda#UE#externalisation#asile#politiquemigratoire#sante#droit#crisemigratoire

  • Génocide des Tutsis : lettre ouverte des femmes rwandaises à l’ancienne première dame du Rwanda

    « Nous, femmes et filles du Rwanda, veuves, orphelines, rescapées du génocide perpétré contre les Tutsis, savons bien ce que vous incarnez dans l’histoire du Rwanda ». Plus de 600 femmes rwandaises s’adressent à l’ancienne première dame Agathe Habyarimana, alors que la Chambre de l’instruction doit décider ce mercredi 6 mai si elle confirme le non-lieu dont elle a bénéficié. « Nous appelons l’opinion française à prendre conscience de ce subterfuge et, faute d’avoir empêché le crime, d’éviter de salir la mémoire des victimes ».
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/04/29/genocide-des-tutsis-combattre-sans-relache-limpunite-et-loubli-autre-texte/#comment-74247

    #rwanda #genocide #tutsi

  • Amnesty International appelle les États à empêcher qu’un ordre prédateur et hostile aux droits fondamentaux s’impose en ce moment crucial pour l’humanité - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/04/amnesty-international-calls-states-to-stop-predatory-era-taking-hold

    La situation des droits humains dans le monde, ainsi que les autres documents publiés cette année par Amnesty International, détaillent des crimes de droit international généralisés et une multiplication des attaques contre le système de justice internationale, qui portent gravement atteinte aux fondements sur lesquels reposent les droits humains au niveau mondial. 

    Israël a poursuivi son #génocide contre la population palestinienne de Gaza, malgré l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, et a maintenu le système d’#apartheid qu’il impose aux Palestinien·ne·s, tout en accélérant l’expansion des colonies illégales en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, et en prenant des mesures en vue d’une annexion. Les autorités israéliennes ont de plus en plus autorisé ou encouragé les colons à attaquer et terroriser les Palestinien·ne·s en toute impunité, et de hauts responsables de l’État ont encensé et glorifié la violence contre les Palestinien·ne·s, y compris les arrestations arbitraires et la torture des détenu·e·s. 

    Les #États-Unis ont procédé à plus de 150 exécutions extrajudiciaires en bombardant des embarcations dans les Caraïbes et le Pacifique, et ont commis un acte d’agression contre le Venezuela en janvier 2026.

    La #Russie a intensifié ses attaques aériennes contre des infrastructures civiles essentielles en Ukraine, tandis que l’armée du Myanmar a utilisé des parapentes motorisés pour larguer des munitions explosives sur des villages, tuant des dizaines de civil·e·s, dont des enfants. 

    Les #Émirats_arabes_unis ont alimenté le conflit au #Soudan en fournissant de l’armement #chinois de pointe aux Forces d’appui rapide, qui ont pris le contrôle de la ville d’El Fasher en octobre après l’avoir assiégée pendant 18 mois et ont commis des massacres de civil·e·s et des violences sexuelles. En République démocratique du #Congo (RDC), le groupe armé #M23, avec l’aide active du #Rwanda, a pris les villes de Goma et de Bukavu et a tué illégalement des civil·e·s et torturé des détenu·e·s. 

    […]

    Israël a intensifié ses attaques contre le #Liban.

    Entre la mort de plus de 100 #enfants tués par une frappe états-unienne illégale sur une école en #Iran et les attaques dévastatrices de toutes les parties contre des infrastructures énergétiques, le conflit a mis en danger la vie et la santé de millions de civil·e·s et menace de provoquer de vastes préjudices civils et environnementaux, prévisibles et durables, avec des conséquences sur l’accès à l’énergie, aux soins de santé, à l’alimentation et à l’eau dans cette région déjà agitée, ainsi qu’ailleurs dans le monde. 

    En Afghanistan, les talibans ont intensifié leurs politiques prédatrices contre les femmes, avec de nouvelles interdictions les privant d’éducation, de travail et de liberté de circuler, tandis qu’en Iran les autorités ont massacré des manifestant·e·s en janvier 2026, dans ce qui a probablement été la répression de ce type la plus meurtrière depuis des décennies. 

    En 2025, les États-Unis, Israël et la Russie ont encore affaibli les mécanismes internationaux d’obligation de rendre des comptes, et en particulier la Cour pénale internationale (CPI). Le gouvernement de Donald Trump a pris des sanctions contre des membres du personnel de la CPI, des organisations collaborant avec elle et la rapporteuse spéciale des Nations unies sur le territoire palestinien occupé, et la Russie a délivré des mandats d’arrêt contre des responsables de la CPI. Plusieurs autres États se sont retirés du Statut de Rome et des traités interdisant les armes à sous-munitions et les mines antipersonnel ou ont annoncé leur intention de le faire. 

    La grande majorité des États ont refusé ou se sont montrés incapables de dénoncer systématiquement les actes prédateurs commis par les États-Unis, la Russie, Israël ou la Chine, ou de négocier des solutions diplomatiques. L’Union européenne et la plupart des pays européens ont cédé lâchement face aux attaques états-uniennes contre le droit international et les mécanismes multilatéraux. Ils n’ont pas pris de mesures dignes de ce nom pour faire cesser le génocide israélien ou mettre un terme aux transferts irresponsables d’armes et de technologies alimentant des crimes de droit international dans le monde entier. Ils ne se sont pas non plus montrés disposés à promulguer des lois pour faire barrage aux sanctions des États-Unis et protéger les personnes visées par celles-ci, notamment les juges et les procureurs de la CPI.

    L’Italie et la Hongrie ont refusé d’arrêter sur leur territoire des personnes se trouvant sous le coup de mandats de la #CPI, et l’Allemagne, la #France et la Pologne ont laissé entendre qu’elles feraient de même

    «  Les dirigeant·e·s mondiaux ont jusqu’à présent fait preuve d’une trop grande soumission face aux attaques contre le droit international et le système multilatéral. Leur silence et leur inaction sont inexcusables. C’est une faillite morale, qui n’aboutira à rien d’autre qu’à une retraite, une défaite et l’effacement de décennies de gains durement acquis en matière de droits humains.

    Faire des concessions excessives aux agresseurs revient à jeter de l’huile sur un feu qui nous brûlera toutes et tous et réduira en cendres l’avenir des générations futures  », a déclaré Agnès Callamard. 

    «  Certaines personnes pourraient être tentées de balayer d’un revers de la main le système bâti ces 80 dernières années, affirmant qu’il n’est rien d’autre qu’une illusion. Cela reviendrait à faire peu de cas des avancées acquises de haute lutte en matière de reconnaissance des droits universels, notamment l’adoption de nombreuses conventions internationales et lois nationales protégeant contre la discrimination raciale et la violence à l’égard des femmes, consacrant les droits des travailleuses et travailleurs et des syndicats, et reconnaissant ceux des peuples autochtones. Ce serait oublier les solutions apportées à la pauvreté, le renforcement des droits reproductifs et la justice mise en œuvre quand les États choisissent de respecter la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme. 

    «  Les prédateurs politiques et économiques, ainsi que celles et ceux qui les aident, déclarent la mort du système multilatéral non pas parce qu’il est inefficace, mais parce qu’il ne sert pas leurs objectifs d’hégémonie et de contrôle. La bonne réponse ne consiste pas à proclamer que ce système est une illusion ou est irréparable, mais à s’attaquer à ses lacunes, à cesser de l’appliquer de façon sélective et à continuer de le transformer pour qu’il soit pleinement en mesure de défendre tout le monde avec la même détermination.  »

  • Génocide des Tutsis au Rwanda : l’ONU appelle à tirer les leçons du passé face à la montée des discours de haine

    À l’occasion de la Journée internationale de réflexion sur le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda, l’Organisation des Nations Unies a mis en garde contre la résurgence de signaux alarmants, appelant les États à tirer les leçons de cette tragédie afin d’en prévenir toute répétition.

    Trente-deux ans après le génocide contre les Tutsis au Rwanda, l’un des crimes les plus atroces du XXe siècle, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a qualifié mardi cette tragédie de « l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire de l’humanité », rappelant que « plus d’un million de personnes ont été tuées » en cent jours, en grande majorité des Tutsis, mais aussi des Hutus et d’autres opposants.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/04/29/genocide-des-tutsis-combattre-sans-relache-limpunite-et-loubli-autre-texte/#comment-73274

    #rwanda #genocide #tutsi

  • Notre appétit pour l’#IA alimente la violence au #Congo
    https://reporterre.net/Au-Congo-les-consequences-meurtrieres-de-l-imperialisme-minier-europeen

    Critique des visées impérialistes de Trump au #Groenland, l’#Europe n’est pas en reste quant au partenariat qu’elle mène avec le #Rwanda sur les matières premières. La majorité du tantale exporté par ce pays est pillé en République démocratique du Congo.

    #ue

  • « Rwanda, La vie après. Paroles de femmes » : Article de Serge Meurant

    Le dimanche 23 novembre à 16h, nous projetterons à l’UPJB le documentaire « Rwanda, La vie après. Paroles de femmes ». Ce film exceptionnel donne la parole aux femmes qui ont subi des viols pendant le génocide de 1994 et qui sont, encore aujourd’hui, écartées presque systématiquement de la mémoire et des commémorations officielles du génocide. Nous reproduisons ici un article de Serge Meurant, publié le 7 novembre 2014 sur Cinergie.be.

    Retrouvez ici la page de l’évènement

    https://upjb.be/rwanda-la-vie-apres-paroles-de-femmes-article-de-serge-meurant

    #international #rwanda

  • Après leur expulsion des Etats-Unis, la peur des migrants d’Afrique de l’Ouest d’être renvoyés dans leur pays
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/11/12/apres-leur-expulsion-des-etats-unis-la-peur-des-migrants-d-afrique-de-l-oues

    Après leur expulsion des Etats-Unis, la peur des migrants d’Afrique de l’Ouest d’être renvoyés dans leur pays
    Par Victor Cariou (Accra, correspondance)
    Traînée par les jambes par plusieurs agents ghanéens de l’immigration, une femme d’une cinquantaine d’années se débat de toutes ses forces. Expulsée des Etats-Unis vers le Ghana le 6 novembre, cette ressortissante du Sierra-Leone crie sa crainte de se voir rapatriée dans son pays d’origine – des plaintes auxquelles les officiers restent sourds, la faisant monter manu militari dans un van, direction l’aéroport d’Accra.
    Cette scène dont a été témoin Le Monde s’est déroulée mardi 11 novembre, dans un hôtel du nord de la capitale ghanéenne, où logeaient depuis leur expulsion des Etats-Unis, cinq jours plus tôt, un groupe de dix-neuf ressortissants ouest-africains – dix Nigérians, deux Guinéens, deux Sénégalais, deux Gambiens, deux Sierra-Léonais et un Malien. Il s’agit du troisième groupe connu de migrants reçu par les autorités ghanéennes dans le cadre d’un accord migratoire conclu avec Washington en septembre.
    Aujourd’hui, ils ne sont plus que huit, cloîtrés dans des dortoirs où ils vivent avec une seule tenue, sans autorisation de sortir des alentours de l’hôtel, sous surveillance militaire. Les ressortissants nigérians, eux, ont été rapatriés, selon leurs camarades, dès le lendemain de leur arrivée à Accra.
    « Depuis, on n’a plus aucune nouvelle d’eux », confie Ahmed (toutes les personnes concernées souhaitent rester anonymes et leurs prénoms ont été modifiés), guinéen, qui craint de subir le même sort prochainement. Arrêté à la frontière mexicaine alors qu’il tentait de rejoindre le sol américain, l’homme a passé ensuite neuf mois dans des centres de rétention de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), avant d’être placé dans un avion direction le Ghana, comme plusieurs dizaines d’autres ressortissants ouest-africains avant lui depuis l’entrée en vigueur de l’accord.
    « Le juge de l’immigration américain nous a pourtant garanti une protection contre un rapatriement vers notre pays d’origine au titre de la Convention contre la torture », explique-t-il. En guise de preuve, une décision de justice imprimée sur une feuille qu’il brandit dans sa main – un document que les huit migrants rencontrés par Le Monde avaient en leur possession, à défaut d’avoir des papiers d’identité, qu’ils disent s’être fait confisquer aux Etats-Unis.
    Pour Ahmed, s’expatrier outre-Atlantique était une question de survie. Il craint la répression des autorités guinéennes, « une dictature » selon ses mots, qui le chercheraient pour son « activisme politique ». Moussa, originaire du Mali, dit également être dans le viseur de la junte au pouvoir. Il résidait aux Etats-Unis, avant d’être expulsé vers le Ghana.
    Au moment de monter dans l’avion, « les agents de l’ICE m’ont assuré que des dispositions avaient été prises pour que je puisse m’installer au Ghana, assure Moussa. Mais quand je suis arrivé, les officiers ghanéens de l’immigration m’ont dit qu’ils allaient me renvoyer au Mali, ce qui est tout à fait illégal ».La légalité de l’accord migratoire conclu avec Washington est actuellement contestée devant la Cour suprême du Ghana. La plainte, déposée par le cabinet ghanéen Merton & Everett, soutient notamment que le gouvernement ghanéen, en opérant des transferts de ressortissants vers leurs pays d’origine, malgré la protection qui leur a été accordée par la justice américaine au titre de la Convention contre la torture, violerait ses engagements internationaux ainsi que plusieurs articles de sa propre Constitution relatifs aux droits humains. Après un report de la première audience le 22 octobre, la prochaine doit se tenir le 12 novembre.
    Ce combat est porté notamment par l’avocat ghanéen Oliver Barker Vormawor. En collaboration avec l’association américaine Asian Americans Advancing Justice, il représente onze des quatorze ressortissants ouest-africains expulsés des Etats-Unis vers le Ghana en septembre. Des individus détenus pendant une dizaine de jours au centre d’entraînement militaire de Bundase, à une quarantaine de kilomètres d’Accra, avant d’être, pour au moins six d’entre eux, transférés « clandestinement » vers le Togo voisin, selon leurs avocats.
    Révélé le 10 septembre par le président ghanéen, John Dramani Mahama, l’accord migratoire entre Accra et Washington a initialement été présenté par le gouvernement ghanéen comme un moyen de venir en aide « aux frères et sœurs ouest-africains », ainsi que « d’offrir un refuge temporaire quand c’est nécessaire, éviter de nouvelles souffrances humaines et maintenir [la] crédibilité [du Ghana] en tant qu’acteur régional responsable ».D’autres pays africains ont signé des accords similaires concernant des ressortissants de pays tiers : Rwanda, Ouganda, Eswatini. S’agissant du Soudan du Sud, au moins un transfert de huit migrants a été recensé, sans que le pays ne confirme l’existence d’un quelconque accord avec Washington.
    Côté ghanéen, le ministre des affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, soutenait en outre que le Ghana n’avait « ni reçu ni cherché à obtenir une quelconque compensation financière ou avantage matériel », avant de reconnaître, samedi 4 octobre, lors d’une interview accordée à la télévision ghanéenne que c’est cet accord qui avait permis l’obtention des levées des restrictions sur les visas annoncés par Washington en juillet.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#ghana#accordmigratoire#visas#expulsion#nigeria#rwanda#ouganda#eswatini#guinee#gambie#sierraleone#mali#droit#sante

  • L’hébergement des demandeurs d’asile au Royaume-Uni, un système « inefficace, chaotique et coûteux », dénonce un rapport - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/67781/lhebergement-des-demandeurs-dasile-au-royaumeuni-un-systeme-inefficace

    L’hébergement des demandeurs d’asile au Royaume-Uni, un système « inefficace, chaotique et coûteux », dénonce un rapport
    Par La rédaction Publié le : 28/10/2025
    Dans un rapport britannique publié lundi, la Commission des affaires intérieures étrille la politique d’accueil des demandeurs d’asile dans des hôtels au Royaume-Uni. Elle dénonce notamment le gaspillage de milliards de livres sterling et un ministère de l’Intérieur « incapable de gérer la situation ».
    Un système « inefficace, chaotique et coûteux », c’est avec ces termes que la Commission des affaires intérieures de la Chambre des communes a qualifié la politique d’hébergement des demandeurs d’asile dans des hôtels au Royaume-Uni. Dans un rapport publié ce lundi 27 octobre, elle évoque pêle-mêle des « décisions politiques risquées et mal planifiées », « des défaillances de leadership à haut niveau » et un ministère de l’Intérieur « incapable de gérer la situation ».
    Le rapport, élaboré par des membres de divers partis, pointe les décisions politiques de l’accueil des demandeurs d’asile dans les hôtels qui « ont entraîné une explosion des coûts ». La mauvaise gestion financière des contrats avec les fournisseurs privés, qui ont débuté en 2019, a provoqué un triplement de la valeur du contrat, passant de 4,5 milliards de livres sterling à 15,3 milliards de livres sterling en 2029. Le document évoque également plusieurs opérations financières onéreuses pour peu de résultats. Les auteurs notent l’achat du domaine de Northeye à Bexhill, dans l’East Sussex, en septembre 2023 pour 15,4 millions de livres sterling, un prix presque doublé par rapport à sa valeur d’achat l’année passée. Finalement, ce site, contaminé à l’amiante, n’a jamais accueilli de demandeurs d’asile.
    Le Home Office a aussi dépensé 48,5 millions de livres sterling pour la base aérienne de la Royal Air Force (RAF) de Scampton, dans le Lincolnshire, mais a annulé ce projet en raison de la flambée des coûts avant même l’arrivée des exilés. Dans un autre cas, un groupe de travail du ministère de l’Intérieur a aussi constaté que 244 lits avaient été facturés alors qu’ils n’existaient pas.
    Dans le cadre du plan Rwanda, - un projet aujourd’hui abandonné qui visait à expulser vers ce pays d’Afrique de l’Est les migrants arrivés illégalement au Royaume-Uni -, 290 millions de livres sterling ont été versés directement au gouvernement rwandais, alors que seuls quatre demandeurs d’asile volontaires s’y sont rendus.
    Citant toutes ces défaillances, le rapport estime que « le ministère de l’Intérieur a géré un système d’hébergement des demandeurs d’asile défaillant qui a coûté des milliards de livres aux contribuables » et qu’il doit « reprendre le contrôle du système d’hébergement des demandeurs d’asile afin de réduire les coûts et de demander des comptes aux prestataires en cas de mauvaise performance ».
    En plus d’avoir un cout exorbitant, - 144,89 livres sterling pour une nuit d’hôtel contre 23,25 livres sterling pour une nuitée en hébergement partagé -, l’accueil dans les hôtels est parfois inadapté. Par exemple, « la Croix-Rouge britannique a décrit des femmes enceintes et des jeunes mères ainsi que leurs bébés placés dans des logements inadéquats, notamment infestés de cafards ou présentant de graves problèmes d’humidité et de moisissures ». « Il est inacceptable que des sommes importantes de l’argent public soient utilisées pour loger des personnes souvent vulnérables dans des logements insalubres », ajoute le document.
    Concernant les mineurs non accompagnés, le rapport dénonce les processus actuels qui, selon les auteurs, « présentent des lacunes importantes » et des « décisions peu fiables ». « Il en résulte un risque que des enfants soient mal logés dans le système d’asile pour adultes, souvent dans une chambre partagée. Il s’agit d’un grave problème de protection », commente le document. De manière générale, « nous sommes profondément préoccupés par le volume de preuves indiquant des manquements importants en matière de protection dans l’hébergement des demandeurs d’asile », tancent les auteurs.
    Le gouvernement actuel a promis de mettre fin à l’hébergement des demandeurs d’asile dans des hôtels d’ici 2029, date de fin de législature et de fin des contrats. Pour autant, il reste encore très élevé. En juin 2025, le ministère de l’Intérieur était responsable de l’hébergement d’environ 103 000 personnes. Et parmi eux, 32 059 étaient en hôtels contre 56 042 en septembre 2023. Un chiffre en baisse mais qui est de nouveau en hausse ces derniers mois. Il a augmenté de 8% en juin 2025 par rapport à juin 2024.
    Pour atteindre ses objectifs, les autorités envisagent notamment de placer les demandeurs d’asile dans des centres militaires. Le ministère de l’Intérieur a confirmé ce mardi que deux casernes seraient utilisées pour héberger temporairement environ 900 hommes. Et il s’efforce d’identifier d’autres sites. Dans le même temps, le gouvernement est intimé de réagir vite car les arrivées de migrants via « small boats » continuent. Et ce malgré les nombreuses mesures et accords mis en place ces derniers mois. La semaine dernière, le nombre de personnes arrivées depuis le début de l’année a dépassé le nombre total d’arrivées en 2024. Près de 37 000 personnes ont débarqué sur les côtes anglaises, contre 36 816 migrants sur l’ensemble de l’année 2024.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#asile#hebergement#sante#migrationirreguliere#mineur#protection#rwanda#droit

  • Pillage du Congo : pourquoi les Occidentaux soutiennent le #Rwanda
    https://lvsl.fr/pillage-du-congo-pourquoi-les-occidentaux-soutiennent-le-rwanda

    Depuis près de trente ans, le Rwanda de #Paul_Kagame incarne un « miracle africain » aux yeux des Occidentaux. Salué par Bill Clinton et Tony Blair, célébré par l’Union européenne pour ses « performances économiques », le chef d’Etat est l’orchestre d’un système de #Prédation sans équivalent en Afrique. Derrière d’incontestables progrès sociaux, on trouve une mécanique de […]

    #International #Coltan #impérialisme #Kivu #Minerais_critiques #or #république_démocratique_du_Congo

  • Le #Conseil_de_l'Europe #critique l’#externalisation des procédures d’asile

    Le Conseil de l’Europe estime que le #renvoi de migrants vers des #pays-tiers pour y traiter leur demande de protection présente de nombreux #risques.

    Michael O’Flaherty, Commissaire aux droits de l’homme au Conseil de l’Europe, a récemment déclaré dans un communiqué que la perspective d’envoyer des demandeurs d’asile vers des pays tiers pouvait entraîner « un #traumatisme grave et des #souffrances prolongées ».

    Ce commentaire fait suite à un projet de loi actuellement en discussion au sein de l’UE pour donner à ses États membres davantage de pouvoirs pour refuser d’accueillir un demandeur d’asile si ce dernier peut être envoyé dans un autre pays considéré comme sûr.

    Cette disposition des « #pays-tiers_sûrs » viendrait étoffer le nouveau #Pacte_européen_sur_l'immigration_et_l'asile, qui a été signé l’année dernière. Sa mise en oeuvre est en cours et doit être transcrite dans le droit national des pays de l’UE d’ici juin 2026.

    La gestion migratoire, un thème devenu une priorité pour l’UE

    En attendant, des amendements pourraient donner le droit aux Etats d’envoyer des demandeurs d’asile vers des pays tiers avec lesquels ils n’ont que peu ou pas de liens.

    Certains gouvernements y voient un moyen de #dissuasion pour lutter contre l’immigration clandestine.

    Une personne pourrait par exemple être renvoyée vers un pays sûr parce qu’elle y avoir fait escale dans un aéroport ou parce qu’elle y a séjourné avant d’atteindre l’UE.

    Cette dispositions s’étendrait également aux cas de mineurs non accompagnés, qui jusqu’à présent étaient exemptés des mesures d’expulsion dans toute l’UE.

    Des #accords avec des pays tiers

    Michael O’Flaherty, du Conseil de l’Europe, y voit le risque d’exposer des demandeurs d’asile à la torture, à la détention arbitraire et de mettre leur vie en danger.

    Le Conseil de l’Europe a exhorté à plusieurs reprises les gouvernements européens à prendre en considération les préjudices que ces renvois pourraient causer, notamment « un accès limité à l’aide juridique et des garanties de protection incertaines ».

    Le Conseil souligne par ailleurs que l’idée d’expulser des migrants dans le cadre d’accords de coopération avec des pays tiers soulève des questions éthiques. Il appelle les États membres à « respecter leurs obligations en matière de droits de l’homme et de démocratie ».

    L’exemple américain

    Dans sa déclaration, le Conseil de l’Europe compare également la direction prise par l’UE aux politiques controversées de l’administration de Donald Trump. Les Etats-Unis expulsent désormais des personnes en situation irrégulière vers des pays tiers aussi éloignés que le Soudan du Sud, l’Eswatini, le Salvador et le Rwanda. Or la plupart de ces personnes n’ont aucun lien avec ces pays de destination.

    En Europe, la déclaration fait également référence à la tentative avortée du #Royaume-Uni d’externaliser une partie de son système d’asile vers le #Rwanda. L’ambition a finalement été abandonnée l’année dernière après l’arrivée au pouvoir des du parti travailliste.

    Le texte cite également les efforts controversés de l’#Italie pour envoyer des demandeurs d’asile en #Albanie, qui n’est pas un pays membre de l’UE. Sous la Première ministre d’extrême-droite Giorgia Meloni, l’Italie a ouvert deux centres d’asile en Albanie afin de traiter les demandes d’une partie des migrants secourus par les garde-côtes italiens dans les eaux internationales.

    La justice italienne s’est opposée à la démarche et les deux centres peinent à fonctionner. Le gouvernement italien entend malgré tout poursuivre son projet en adaptant son arsenal législatif sur l’asile et la liste des pays d’origine considérés comme sûrs.

    D’autres pays de l’UE, tout comme le Royaume-Uni « ont manifesté leur intérêt pour cette approche », souligne également la déclaration..

    L’influence limitée du Conseil de l’Europe

    Les questions soulevées par le Conseil de l’Europe n’ont toutefois aucune incidence directe sur l’UE.

    Alors que l’Union européenne est une entité politique et économique qui compte actuellement 27 États membres, le Conseil de l’Europe est un organisme totalement distinct qui réunit 46 pays. Son rôle est de défendre les droits de l’homme et la démocratie. Il ne peut, dans la pratique, qu’émettre des recommandations.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/67135/le-conseil-de-leurope-critique-lexternalisation-des-procedures-dasile

    #asile #migrations #réfugiés #return_hubs

    –-

    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • Rwanda/UCI : une opération de sportwashing en voie de réussir

    Alors que les mondiaux de cyclisme se tiennent au Rwanda dans le concert des approbations médiatiques, bien peu se souviennent que le Rwanda a été pointé du doigt pour son appui au M23, de l’autre côté de la frontière avec le Congo. Dans les prochains jours, le Rwanda sera davantage associé aux images de stars mondiales du cyclisme qu’à celles des camps de réfugiés qu’il a causés chez son voisin. C’est la beauté du sport.

    Il y a quatre ans, l’attribution au Rwanda de l’édition 2025 des championnats du monde de cyclisme avait été unanimement saluée. Personne, à ce moment, n’avait mis en doute l’opportunité de ce choix, qui concrétisait la promesse du patron de l’UCI, l’Union cycliste internationale, de l’époque « d’inclure le continent africain dans le cyclisme mondial » et venait récompenser « l’ascension fulgurante du cyclisme » dans ce pays africain prédisposé aux compétitions de vélo, « avec ses routes bitumées et ses collines ». Pays expérimenté, qui plus est, dans l’organisation d’événements sportifs et culturels internationaux, un volet essentiel de son impressionnant soft power.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/09/26/rwanda-uci-une-operation-de-sportwashing-en-vo

    #international #rwanda

  • Human Rights Watch demande aux pays africains de refuser d’accueillir des migrants expulsés des Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/09/24/human-rights-watch-demande-aux-pays-africains-de-refuser-d-accueillir-des-mi

    Human Rights Watch demande aux pays africains de refuser d’accueillir des migrants expulsés des Etats-Unis
    Le Monde avec AFP
    L’ONG Human Rights Watch (HRW) a estimé, mardi 23 septembre, que les expulsions par les Etats-Unis de détenus vers des pays africains dans le cadre « d’accords opaques » violaient le droit international et devaient être rejetées. L’Eswatini, le Ghana, le Rwanda et le Soudan du Sud ont accepté ces derniers mois des personnes expulsées par les Etats-Unis dans le cadre d’un programme de l’administration du président Trump visant à renvoyer des migrants sans papiers.
    HRW a indiqué avoir pris connaissance de l’accord conclu entre les Etats-Unis et le petit royaume africain d’Eswatini, qui n’a pas été rendu public et prévoit une aide financière de 5,1 millions de dollars pour renforcer ses capacités en matière de gestion des frontières et de migrations.
    En contrepartie, l’Eswatini a accepté d’accueillir jusqu’à 160 personnes, assure l’ONG dans un communiqué. En juillet, le royaume a accepté cinq ressortissants cubains, jamaïcains, laotiens, vietnamiens et yéménites qui avaient été condamnés pour des crimes aux Etats-Unis. Il les a incarcérés dans une prison de haute sécurité de Matsapha, tristement célèbre pour détenir des prisonniers politiques et pour sa surpopulation.
    Des avocats et des groupes de la société civile d’Eswatini ont saisi la justice pour contester la légalité de ces détentions et exiger du gouvernement qu’il rende publics les termes de son accord avec Washington.
    HRW a déclaré avoir également pris connaissance de l’accord conclu avec le Rwanda, qui aurait accepté d’accueillir jusqu’à 250 personnes, et qui prévoit une aide financière américaine d’environ 7,5 millions de dollars. « Les accords opaques qui facilitent ces transferts (…) s’inscrivent dans une approche politique des Etats-Unis qui viole le droit international (…) et vise à instrumentaliser la souffrance humaine comme moyen de dissuasion de la migration », a déclaré l’organisation.
    Human Rights Watch a exhorté les gouvernements africains à refuser d’accepter les personnes expulsées des Etats-Unis et à annuler les accords déjà en vigueur. « Ces accords font des gouvernements africains les complices des violations horribles des droits humains des immigrants commises par l’administration Trump », a déclaré Allan Ngari, directeur du plaidoyer à HRW.
    Les pays concernés devraient « divulguer les termes de ces accords, autoriser l’accès à des observateurs indépendants et s’abstenir de détenir des personnes expulsées en l’absence de base juridique claire », a-t-il ajouté. Ils devraient également veiller à ce qu’aucune de ces personnes ne soit renvoyée dans son pays d’origine s’il existe des preuves qu’elle pourrait y être victime de maltraitance, a ajouté l’ONG.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#expulsion#politiquemigratoire#droit#humanrightswtach#eswatini#rwanda

  • Sept migrants sont arrivés au Rwanda, dans le cadre d’un accord avec les Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/08/28/sept-migrants-sont-arrives-au-rwanda-dans-le-cadre-d-un-accord-avec-les-etat

    Sept migrants sont arrivés au Rwanda, dans le cadre d’un accord avec les Etats-Unis
    Le Rwanda s’est mis d’accord avec Washington pour recevoir sur son territoire jusqu’à 250 immigrés expulsés des Etats-Unis, dont un premier groupe de sept personnes est arrivé à la mi-août au Rwanda.
    Le Monde avec AFP
    Dans le cadre d’un accord récemment conclu avec Washington, un premier groupe de migrants composé de sept personnes a été expulsé des Etats-Unis pour arriver à la mi-août au Rwanda, a annoncé Kigali, jeudi 28 août.Tous ont reçu « un soutien approprié et la protection du gouvernement rwandais », a déclaré à l’Agence France-Presse la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, avant d’ajouter que « trois d’entre eux ont exprimé le souhait de retourner dans leur pays d’origine, tandis que quatre souhaitent rester [au Rwanda] et y construire leur vie ».
    Ce premier groupe est hébergé par une organisation internationale, avec des visites de l’Organisation internationale pour les migrations et des services sociaux rwandais. Au début d’août, Kigali avait annoncé avoir accepté d’accueillir, dans le cadre de cet accord, jusqu’à 250 personnes expulsées des Etats-Unis. Le Rwanda avait signé un accord du même type avec le Royaume-Uni, finalement annulé en 2024 par le gouvernement travailliste de Keir Starmer, après avoir généré d’intenses polémiques.
    L’administration de Donald Trump a négocié plusieurs accords critiqués qui lui ont déjà permis d’envoyer des étrangers vers l’Eswatini, le Salvador et le Soudan du Sud, où huit migrants ont été pris en charge en juillet. Seul un d’entre eux est originaire de ce pays en proie à une instabilité chronique.En août, le gouvernement ougandais a annoncé avoir lui aussi conclu un accord avec Washington pour accueillir des personnes qui pourraient ne pas obtenir l’asile aux Etats-Unis. Un juge fédéral a bloqué en août – de manière temporaire – l’expulsion vers ce pays d’Afrique de l’Est d’un Salvadorien devenu un symbole de la politique migratoire répressive de Donald Trump. Kilmar Abrego Garcia, expulsé à tort en mars vers le Salvador puis ramené aux Etats-Unis, avait été arrêté par la police de l’immigration, et placé en détention par les autorités américaines.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#rwanda#accordmigratoire#expulsion#droit#sante

  • Angell Mutoni -The Delivery (Full Album)
    https://www.youtube.com/watch?v=O7DYiuUoBbE

    https://pan-african-music.com/angell-mutoni-the-delivery

    PAM revient tout juste de Kigali, où nous avons rencontré la rappeuse et chanteuse Angell Mutoni, qui vient – enfin – de livrer son premier album, baptisé à raison The Delivery. Interview avec une des cheffes de file de la bouillonnante scène urbaine de Kigali.

    #musique #Rwanda #Angell_Mutoni #rap #R&B

  • La #justice_communautaire, une alternative « politique » pour prendre #soin des victimes

    Menée au sein de communautés d’habitants ou de collectifs militants, la justice communautaire se concentre sur les #victimes, puis s’interroge sur la #responsabilité du groupe dans l’apparition des #violences. Une pratique qui peut convenir aux #violences_sexistes_et_sexuelles.

    « Quand il se passe quelque chose de grave, comme des violences sexistes et sexuelles, les premiers #besoins qui émergent sont : le #besoin_de_reconnaissance, le #besoin_de_protection des autres, le #besoin_de_réparation. Ce sont trois choses que la justice d’État ne peut pas faire, car elle est concentrée sur le fait de #punir le coupable », énonce Jerry*, du #Front_révolutionnaire_anti-patriarcal (#Frap). Ce collectif autonome rennais a coécrit, avec un collectif anticarcéral, un petit ouvrage sur la justice communautaire (https://frap.noblogs.org/la-team-patpat-gere-ses-casseroles-brochure). « Notre priorité, c’est de #prendre_soin de la personne agressée. Cela peut prendre diverses formes : être écoutée en buvant un café, être accompagnée chez des soignant·es, bénéficier d’une aide matérielle temporaire… », nous explique-t-on.

    « Soutenir les victimes ou survivant·es de violences, c’est leur assurer l’existence d’un espace où leur #sécurité, leur santé physique et émotionnelle, ou tout autre besoin, sont pris en charge », résume le cahier d’outils de « #Creative_Interventions », un centre de ressources fondé en 2014 à Cleveland, aux États-Unis, pour créer et promouvoir des interventions communautaires face aux violences interpersonnelles (y compris sexuelles).

    Dans un podcast produit par cette organisation (https://www.creative-interventions.org/sfp/chicago), une victime de #violences_conjugales évoque l’importance qu’ont eue pour elles toutes les personnes venues vivre à son domicile, à tour de rôle, pour la rassurer quand elle a dénoncé les violences et exigé le départ de son conjoint. Elle se sentait en sécurité, avait des personnes pour jouer avec ses enfants et l’aider dans les tâches quotidiennes.

    Nommer les violences, formuler des excuses

    La justice communautaire émerge aux États-Unis dans les années 1990, inspirée par les communautés noires, antiracistes et féministes, soucieuses d’en finir avec les violences sexistes et sexuelles sans livrer les hommes noirs à un système policier et carcéral raciste.

    « Le démarrage d’un processus de justice communautaire peut être à l’initiative de n’importe qui : le ou la survivante ou victime ; un·e ami·e, un·e membre de la famille, un·e voisin·e, un·e collègue, la personne ayant causé le préjudice, ou tout membre ou allié·e de la communauté », détaille Creative Interventions.

    « #Nommer les violences, désigner des #personnes-ressources, s’assurer que tout le monde est en sécurité, sont des préalables incontournables, énonce Jerry. On travaille – idéalement à une dizaine – sur l’#écoute des #récits des diverses parties, et la gestion séparée de leurs besoins. Par exemple, que l’auteur·ice formule des excuses à la victime ou que l’espace commun soit réorganisé pour que les deux personnes ne se croisent plus. Il y a de nombreux allers-retours entre le groupe qui soutient la victime et celui qui s’occupe de l’agresseur·euse. »

    Si leur fascicule énonce un nombre impressionnant de conditions pour que le processus aboutisse, le collectif assure qu’il n’y a pas de recettes. « Le mieux est que les solutions viennent des gens qui subissent les préjudices », résume une victime accompagnée par le centre Creative interventions.

    « La justice communautaire va réfléchir à la manière d’accompagner les différents protagonistes, mais aussi penser le #contexte de la violence pour le travailler, précise Elsa Deck Marsault, militante queer féministe, cofondatrice du collectif #Fracas (https://www.collectif-fracas.com), autrice de Faire justice (https://lafabrique.fr/faire-justice), publié aux éditions La Fabrique. Il s’agit bien sûr de réfléchir à la #responsabilité_individuelle de l’agresseur, mais aussi la manière dont son acte fait écho à un #contexte_social plus large. Cette #justice_alternative cherche à en comprendre les racines pour essayer de transformer le contexte. En cela, c’est profondément #politique. »

    Contre les #pratiques_punitives et néolibérales

    Au sein du Frap, on estime que « connaître les raisons systémiques de la violence est nécessaire ». À condition que l’agresseur ou l’agresseuse accepte de dialoguer et reconnaisse les dommages causés. Dans le cas contraire, un « #call-out », c’est-à-dire une dénonciation publique ou une exclusion du groupe, peut intervenir, mais en dernier recours.

    « Malheureusement, trop souvent, les groupes commencent par un call-out et réfléchissent ensuite », déplore le Frap. Reproduisant finalement le pire de la #justice_punitive à laquelle ils souhaitaient pourtant se substituer, regrette Elsa Deck Marsault.

    « Les effets d’un call-out ou d’une #exclusion ne sont pas les mêmes pour un homme blanc disposant d’importants moyens matériels et d’un réseau de soutien que, par exemple, pour une personne racisée, pauvre et/ou queer », précise-t-elle. « La question doit être : comment on travaille collectivement pour que cela n’arrive plus », martèle Jerry.

    « Depuis le tournant néolibéral des années 1980, la transformation sociale n’est plus vue comme passant par l’organisation collective ou syndicale, analyse Elsa Deck Marsault. La société compte désormais sur la #transformation_individuelle de chaque personne, qui doit reconnaître sa part de responsabilité, pour changer la société de manière générale. Il me semble que c’est une impasse, qui découle non seulement des logiques néolibérales, mais aussi des #logiques_carcérales qui punissent les individus en disant que, quelque part, ils l’ont bien mérité. »

    Mais sortir des voies habituelles demande un temps que les cercles militants ou autres communautés n’ont pas forcément. « C’est sans doute l’un des freins de cette forme de justice qui a du mal à se développer en France, où, de plus, on reste très réticent à l’idée même de #communauté », dit Elsa Deck Marsault. Du côté du Frap, on cite l’importance des expériences accumulées, qui permettent, à terme, d’aller plus vite. « Oui, c’est exigeant et chronophage, termine Jerry. Mais à quoi sert une communauté si ce n’est à être présente dans le temps et l’espace ? »

    –-

    Au #Rwanda, la justice post-génocide

    Pratiquée à l’échelle de la famille, des ami·es, des voisin·es, des collègues, des associations des quartiers ou groupes militants, la justice communautaire l’a aussi été à l’échelle d’un pays, dans le Rwanda post-génocide, en 2001.

    « En 1994, près d’un million de personnes ont été tuées en trois mois, selon les chiffres officiels de Kigali, rappelle Valérie Rosoux, politiste, directrice de recherche du Fonds national de la recherche scientifique. Le nombre inimaginable de coupables rendait toute justice “normale” impossible, d’autant que le système judiciaire était dévasté. Il a donc été décidé d’utiliser les “gacaca” – système communautaire préexistant de règlement des conflits qui était basé sur l’appel aux sages de chaque colline pour régler des litiges mineurs. Près de 11 000 tribunaux communautaires ont été installés à la demande du gouvernement central. Des milliers et des milliers de personnes sont passées devant ces tribunaux, évidemment beaucoup plus rapides. »

    Massifs pendant le génocide au Rwanda, les viols ont été reconnus pour la première fois comme faits de génocide par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui n’a jugé que les commanditaires du génocide. En revanche, devant les gacaca, la plupart des violences sexuelles ont été tues.

    « Au TPIR, on peut témoigner anonymement, pas sur les collines, où tout le monde se connaît et où bourreaux et victimes vivent dans les mêmes endroits », raconte Esther Mujawayo, survivante du génocide, autrice de Survivantes et cofondatrice de l’association des veuves du génocide.

    Les huis clos qui ont été demandés ont permis de protéger les femmes et les enfants né·es de ces viols mais cela a ôté la dimension collective de cette justice communautaire.

    Sans vouloir embellir le processus, Esther Mujawayo estime que les gacaca ont facilité le vivre-ensemble dans la mesure où les bourreaux ont demandé pardon. « Même si ce n’était pas toujours authentique, cela aide », pense-t-elle. Ces « tribunaux » ont surtout permis de retrouver les corps des victimes assassinées.

    Mais la démarche reste « très exigeante sur le plan moral, car on espère que les accusés vont confesser leurs crimes et que les victimes vont pardonner, remarque Valérie Rosoux. Les victimes s’entendent dire : certains ont déjà pardonné, pourquoi vous ne le faites pas, vous ? Et là, c’est insupportable ».

    Au sein des regroupements que les gacaca ont créés, le soutien que les femmes se sont apporté entre elles et le travail inlassable des associations présentes pour soutenir les victimes ont peu à peu fait leur chemin. « La prise en charge matérielle a aussi été fondamentale, insiste Esther Mujawayo. Pour restaurer leur dignité, on les a logées, on a pris en charge leurs soins médicaux, car beaucoup étaient malades du sida suite aux viols. On s’est occupé de l’éducation de leurs enfants survivants. C’est basique, mais pour moi, c’est ça la justice : remettre les survivant·es en bonne santé est aussi important que de condamner le bourreau. »

    https://www.mediapart.fr/journal/france/090825/la-justice-communautaire-une-alternative-politique-pour-prendre-soin-des-v

    #justice #alternative #VSS #réparation #protection #punition #reconnaissance #accompagnement
    ping @_kg_
    via @karine4

    • Chicago

      Deana Lewis talks with Mariame Kaba, Erica Meiners, and Shira Hassan – three abolitionist feminists who discuss the work they created and built in Chicago from the early 2000’s through the early 2010’s. They reflect on their path from witnessing the failures of the mainstream anti-violence movement especially for survivors, young people, formerly incarcerated people and sex workers – to experimenting and documenting their work in what became known as community accountability processes, transformative justice and abolitionist organizing. They talk about their relationships and how their solidarity and partnership fed their ability to experiment, find joy in the grief and ultimately create spaces and strategies for people to stay as safe as possible.

      https://www.creative-interventions.org/sfp/chicago

    • Faire justice. Moralisme progressiste et pratiques punitives dans la lutte contre les violences sexistes

      Là où il est admis que le recours à la police en cas de violence n’est pas la solution mais plutôt un problème supplémentaire, la tentation est de s’y substituer. Si l’intention est louable, son application l’est moins. Les mesures sont expéditives et les outils pour faire justice sont encore profondément empreints d’une philosophie punitive : menace, exclusion, harcèlement, dénonciation publique et discréditation politique. Comment sortir de cette impasse ? La question est d’autant plus difficile qu’elle surgit au moment où les forces réactionnaires mènent une large offensive contre le wokisme pour mieux protéger ceux qui organisent les violences dans nos sociétés.
      Écrit par une « militante gouine », ce livre propose une critique fine du moralisme progressiste et des pratiques punitives dans les luttes sociales. En se saisissant d’exemples concrets rencontrés au gré de son militantisme et en discutant précisément l’abolitionnisme pénal, elle pose les jalons d’une justice transformatrice inventive, capable de prendre soin des victimes et de transformer les individu.es comme les groupes.
      Endiguer les violences c’est aussi ne plus craindre le conflit, ne plus avoir peur de lutter.

      https://lafabrique.fr/faire-justice

      #livre

    • La team Patpat’ gère ses casseroles | protocole de gestion des aggressions dans nos milieux

      Ca y est, on a réussi à la publier ce #zine. Pour faire court ça parle des #agressions dans nos collectifs, et ça amène une vision politique de leur gestion (pas de call-out, médiation, perspective de changement…). Alors si t’es pas encore convaincu que c’est important de prendre en compte qu’on a sans doute déjà toustes agressé, viens lire ça (pfiou la phrase polémique choc sa mère) !

      https://frap.noblogs.org/la-team-patpat-gere-ses-casseroles-brochure

  • Le Rwanda a conclu un accord pour accueillir jusqu’à 250 migrants expulsés des Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/08/05/le-rwanda-a-conclu-un-accord-pour-accueillir-jusqu-a-250-migrants-expulses-d

    Le Rwanda a conclu un accord pour accueillir jusqu’à 250 migrants expulsés des Etats-Unis
    Le Monde avec Reuters
    Le Rwanda s’est mis d’accord avec Washington pour recevoir sur son territoire jusqu’à 250 immigrés expulsés des Etats-Unis, a déclaré à Reuters la porte-parole du gouvernement. L’accord a été signé à Kigali en juin, et Washington a déjà transmis aux autorités rwandaises une première liste de dix noms, a précisé un responsable rwandais s’exprimant sous le sceau de l’anonymat.
    « Le Rwanda a convenu avec les Etats-Unis d’accepter jusqu’à 250 migrants, en partie parce que presque toutes les familles rwandaises ont connu les difficultés du déplacement et que nos valeurs sociétales sont fondées sur la réintégration et la réhabilitation », a déclaré Yolande Makolo, porte-parole du gouvernement rwandais. Kigali a le droit de refuser l’entrée sur son territoire de toute personne dont Washington propose l’expulsion, a-t-elle précisé. « Les personnes acceptées bénéficieront d’une formation professionnelle, de soins de santé et d’une aide à l’hébergement pour redémarrer leur vie au Rwanda », a ajouté Mme Makolo.
    La Maison Blanche, le département d’Etat et le département de la sécurité intérieure des Etats-Unis n’ont pas immédiatement répondu aux sollicitations de Reuters. Donald Trump a promis d’expulser des millions d’immigrés présents illégalement aux Etats-Unis et son administration a cherché à accélérer les déportations vers des pays tiers, ciblant des pays pauvres comme le Soudan du Sud ou l’Eswatini (anciennement connu sous le nom de Swaziland). Kigali avait conclu un accord avec Londres pour accueillir des demandeurs d’asile arrivés illégalement au Royaume-Uni, mais cet accord a été abandonné avant même d’entrer en vigueur.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#rwanda#politiquemigratoire#expulsion#accordmigratoire#droit#sante

  • L’hébergement est « saturé depuis des mois » : à Mayotte, quelque 400 migrants africains vivent dans un camp - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/64756/lhebergement-est-sature-depuis-des-mois--a-mayotte-quelque-400-migrant

    L’hébergement est "saturé depuis des mois" : à Mayotte, quelque 400 migrants africains vivent dans un camp
    Par Romain Philips Publié le : 23/05/2025 Dernière modification : 24/05/2025
    Depuis fin février, des centaines de migrants vivent dans un camp dissimulé dans la forêt près de Tsoundzou 2, à Mayotte. Ils sont "quelque 400 personnes", indique une source locale à InfoMigrants.
    Certains vivent dans des tentes fournies par des organisations humanitaires, d’autres sont abrités sous des cabanes faites de branches et de bâches. Les conditions de vie sont rudimentaires dans ce campement. "Il n’y a pas de toilettes, de médicaments ou de nourriture en quantité suffisante", raconte un exilé à Mayotte la 1ere.
    La sécurité est, elle aussi, préoccupante. Des tensions peuvent éclater à cause des conditions de vie et du manque de ressources. Les exilés sont aussi victimes de violences et rackets. Dans les camps à Mayotte, "les Africains ne dorment que d’un œil. La violence peut arriver à tout moment", racontait l’an dernier une exilée burundaise à InfoMigrants. Une enquête a par ailleurs été ouverte pour un viol commis dans le camp de Tsoundzou 2.
    Ici, la quasi-totalité des migrants présents sont originaires d’Afrique des Grands Lacs (République démocratique du Congo, Rwanda, Burundi) et d’Afrique de l’Est (Somalie). On retrouve notamment des primo-arrivants "n’ayant pas pu déposer de demande d’asile à cause du blocage de la préfecture" - le collectif des citoyens de Mayotte 2018 a bloqué pendant plusieurs semaines le bureau des étrangers de la préfecture de Mayotte, mouvement qui a pris fin lundi 19 mai.
    Dans le camp de Tsoundzou 2, on compte aussi des demandeurs d’asiles sans solution d’hébergement et des déboutés du droit d’asile, tout comme des personnes ayant obtenu le statut de réfugié mais "qui ne parviennent pas à quitter le territoire et qui restent dans des situations de précarité, parfois sans hébergement", ajoute cette source.
    Ces exilés sont ballottés de lieux de vie en lieux de vie depuis le passage du cyclone Chido. Fin décembre, les migrants avaient trouvé refuge dans les collèges de Kwalé et Bamana, transformés en centre d’hébergement d’urgence. Ils en ont été évacués en janvier pour permettre la rentrée scolaire. Ils avaient ensuite établi un premier camp à Tsoundzou, en face du centre d’hébergement de l’association Coallia. C’est suite à l’évacuation de ce dernier camp mi-février - qui avait permis la mise à l’abri d’une centaine de personnes - qu’ils ont pris place dans la forêt où ils se trouvent aujourd’hui. À l’époque, 180 personnes étaient présentes, selon l’arrêté d’expulsion de la préfecture.
    Cette situation met en lumière la saturation du secteur de l’hébergement. Sur l’île, tous les dispositifs, du 115 aux lieux pour demandeurs d’asile en passant par l’hébergement d’urgence, sont "saturés et suroccupés depuis de longs mois", faute de nouvelles places et de financements. Et le passage du cyclone Chido, le 14 décembre dernier, n’a fait qu’aggraver la situation en endommageant "30 à 40% du parc d’hébergement". Pour autant, la consigne est de "garder tout le monde à l’abri, dans des logements dont certains sont très dégradés", précise une source proche du dossier à InfoMigrants. "Et nous sommes sollicités pour ouvrir des places complémentaires, en lien notamment avec le camp de Tsoundzou", ajoute-t-elle, évoquant une "situation très tendue".
    De son côté, la préfecture de Mayotte pousse les murs. Elle a réquisitionné "du 24 février au 23 août 2025" le village relais de Coallia, un lieu d’hébergement et d’insertion où sont notamment logés des demandeurs d’asile et des réfugiés. Considérant "l’arrivée massive de demandeurs d’asile ou réfugiés" et le fait que "l’offre actuelle en place d’hébergement ne suffit pas", il est nécessaire "d’utiliser au-delà de leur capacité d’accueil réglementaire" les lieux existants, précise l’arrêté de réquisition publié le 12 mai.
    En déplacement sur l’île le 22 avril dernier, le président de la République avait évoqué une immigration qui a "changé", estimant qu’elle "s’est doublée d’une immigration qui vient du continent africain et qui accroit les difficultés". Selon les chiffres de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) pour l’année 2024, plus de 2 500 demandes d’asile ont été déposées à Mayotte l’année dernière. Ce nombre "continue de baisser sensiblement" mais cela s’explique par les "fermetures contraintes des services préfectoraux qui ont affecté l’activité d’enregistrement des demandes d’asile" et pas forcément par la baisse du flux migratoire, précise l’Ofpra.
    D’après les chiffres de 2023 de Solidarité Mayotte, l’organisme en charge de l’asile sur l’île, "les ressortissants africains du continent représentent la majorité des demandes d’asile”. Et selon le rapport accompagnant le projet de loi de Refondation de Mayotte - actuellement en cours d’étude au Parlement - dans les centres de rétention, la présence d’exilés d’Afrique continentale "a presque quintuplé, passant de 151 en 2021 à 725 en 2023".
    L’immigration d’Afrique continentale reste toutefois extrêmement minoritaire par rapport à celle venant des Comores, dont le nombre exact est inconnu. Selon le rapport sénatorial, les Comoriens représentent 97% des placements en centre de rétention. Et d’après l’Insee, sur 321 000 habitants officiellement recensés en 2024, la moitié sont des étrangers, dont environ 50% sont en situation irrégulière.

    #Covid-19#migrant#migration#france#mayotte#congo#rwanda#burundi#somalie#routemigratoire#migrationirreguliere#camp#santeOFPRA

  • Est de la RDC : des milliers de Rwandais « en situation illégale » poussés au retour dans leur pays
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/05/21/est-de-la-rdc-des-milliers-de-rwandais-en-situation-illegale-pousses-au-reto

    Est de la RDC : des milliers de Rwandais « en situation illégale » poussés au retour dans leur pays
    Par Théodore de Kerros (Gisenyi, Rwanda, envoyé spécial)
    Ils sont plusieurs centaines, ce lundi 19 mai au matin, à attendre sur le parking de la « Grande barrière », du côté rwandais du poste-frontière qui sépare les villes jumelles de Goma, en République démocratique du Congo (RDC), et de Gisenyi, au Rwanda. T-shirts en haillons, sacs de courses à la main, les déplacés, en majorité des femmes et des enfants, ont été transportés dans des véhicules de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Dans la journée, ils prendront la direction du camp de transit de Nyarushishi, dans le sud-ouest du Rwanda.
    Depuis le 10 mai, Kigali a lancé un vaste plan de rapatriement de 2 080 de ses ressortissants présentés comme des réfugiés installés dans l’est de la RDC. Une opération coordonnée par l’UNHCR et décidée de concert avec le groupe rebelle Alliance fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenu par le Rwanda, qui a conquis de larges pans de territoires dans l’Est congolais depuis sa résurgence en novembre 2021.
    La plupart des 796 personnes rapatriées ce jour-là – des « sujets rwandais en situation illégale » selon le M23 – affirment n’avoir pas remis les pieds au Rwanda depuis trente ans. A l’image d’Adèle Nyirabirima, 37 ans, arrivée dans le flot des centaines de milliers de Hutu rwandais qui traversèrent la frontière en 1994 pour fuir l’avancée du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame et se réfugier dans ce qui était encore le Zaïre.
    Parmi eux figuraient des milliers de génocidaires ayant participé au massacre contre les Tutsi. De simples agents administratifs mais aussi des idéologues, des soldats et des miliciens qui ne tardèrent pas à mener des attaques au Rwanda et formèrent en 2000 les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé combattu par Kigali et le M23.
    Adèle Nyirabirima vient, comme la plupart des personnes rencontrées lundi à la frontière, de la localité de Karenga, une zone forestière dans le massif du Masisi connue pour être un bastion des FDLR. Le M23 et Kigali accusent Kinshasa de soutenir le groupe rebelle et ont justifié leur offensive dans l’Est congolais, comme toutes les précédentes interventions lancées par le Rwanda depuis 1996, par la nécessité de neutraliser une formation politico-militaire n’ayant jamais renoncé à poursuivre le crime des crimes contre les Tutsi. D’après Oscar Balinda, le porte-parole de l’AFC/M23 présent à la « Grande barrière », ces Rwandais installés en RDC « étaient pris en otage par les FDLR. Les plus jeunes, dans la force de l’âge, sont recrutés pour rejoindre leurs rangs ».
    Le Rwanda et l’AFC/M23 affirment que les réfugiés rentrent au Rwanda de leur plein gré. Toutefois, d’après Eujin Byun, la porte-parole régionale de l’UNHCR qui supervise leur transport de la RDC vers le Rwanda, « ces déplacements ne sont pas entièrement volontaires ». « Tous les participants au convoi ont bien signé un formulaire de consentement », souligne-t-elle, en déplorant « la rapidité dans laquelle s’est effectué ce rapatriement et la manière dont les réfugiés sont arrivés dans les centres de transit au Rwanda ».« Est-ce qu’on reviendrait volontairement sans ses bagages ?, déclare une dame, dont les maigres effets personnels tiennent dans un sac de courses. Le M23 nous a obligés à quitter les champs que l’on avait achetés dans le Masisi. On a quitté le Rwanda pour trouver la vie au Congo. Aujourd’hui, on nous chasse du Congo pour revenir au Rwanda. »
    Prévoyant, Olivier Sabato, 18 ans, porte un panneau solaire pendu autour du cou. Il vivait comme la plupart dans un centre d’accueil pour déplacés à Sake, une localité située à une vingtaine de kilomètres de Goma. « Il y avait du courant mais c’était payant, raconte-t-il debout dans la file d’attente. Je ne sais pas si je trouverai de l’électricité là où on m’emmène. » Le jeune Rwandais n’a aucun souvenir du pays où il est né : « Je ne sais pas ce qui m’attend. J’ai quitté le Rwanda avec ma mère en 2008, à l’âge de 5 mois. Je ne me souviens même plus du nom de mon village natal. »
    Ce matin-là, Prosper Mulindwa, le maire du district de Rubavu, qui jouxte la frontière avec la RDC, a souhaité « la bienvenue » aux rapatriés et a expliqué que « les autorités nationales et locales combineront leurs efforts pour assurer leur intégration parfaite dans la communauté ».
    Ce n’est pas la première fois que le Rwanda rapatrie de gré ou de force ses ressortissants dans l’est de la RDC, y compris des combattants FDLR. Depuis 2001, plusieurs milliers de ces rebelles ont été ramenés vers le Rwanda. Ils séjournent pour la plupart dans des centres de réhabilitation comme celui de Mutobo, à Ruhengeri, une ville à deux heures au nord-ouest de Kigali, afin d’être réintégrés dans la société ou même de rejoindre l’armée rwandaise qu’ils avaient combattue.

    #Covid-19#migrant#migration#rwanda#RDC#rapatriement#UNHCR#reintegration#retour#sante#crise

  • 17 mai 1994 : l’embargo de l’ONU sur les ventes d’armes au régime génocidaire rwandais violé par la France

    Le 17 mai 1994, au 40e jour du génocide des Tutsis au Rwanda, l’ONU impose un embargo sur les armes. La France a malgré tout maintenu son soutien au gouvernement rwandais génocidaire notamment via des livraisons d’armes. Aujourd’hui, deuxième exportatrice d’armes au monde, Paris poursuit sa coopération militaire et policière avec des régimes criminels. La classe politique française continue de se déshonorer de manière décomplexée en soutenant un génocide annoncé, proclamé et internationalement toléré : celui des Palestinien-nes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/12/29/responsabilites-francaises-dans-le-genocide-des-tutsis-au-rwanda-les-rescape-es-tutsi-es-survie-la-ldh-et-la-fidh-se-pourvoient-en-cassation-dans-lenquete-menee-sur-les-faits-de-bise/#comment-67138

    #france #rwanda #genocide

  • Introduction (édition de 2019) de Sandrine Ricci à son ouvrage : Avant de tuer les femmes, vous devez les violer ! Rwanda, rapports de sexe et génocide des Tutsi

    D’abord paru en 2014 sous une forme numérique, le présent ouvrage part sous presse alors que s’amorce la vingt-cinquième commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. C’est une période généralement pénible à traverser pour les personnes survivantes et leurs proches, une période « où, inévitablement, la mort semble nous toiser à nouveau », comme me l’écrivait une amie rwandaise.

    Malgré la somme de titres parus sur le génocide des Tutsi, l’expérience et le point de vue des femmes ayant survécu à ces funestes cent jours, entre avril et juillet 1994, s’avèrent insuffisamment analysés, surtout dans l’aire francophone. C’est pourquoi je suis reconnaissante que la maison d’édition Syllepse collabore avec M Éditeur pour faire résonner encore les propos des femmes rescapées qui m’ont confié leur récit, des « réchappées de l’enfer » qui n’ont guère le privilège d’être lues ou entendues. Des femmes en quête de sens. Des femmes dont le corps a échappé aux coups de machettes, mais pas aux tortures sexuelles. Des femmes dont la miraculeuse survivance s’accompagne de lourdes responsabilités, souvent synonymes d’un devoir de mémoire. Des femmes dont plusieurs mortes des suites de 1994, de leur chagrin, de leurs blessures ou de leur contamination au VIH-sida. #kwibuka. Je me souviens.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2019/05/01/introduction-edition-de-2019-de-sandrine-ricci

    #international #rwanda #tutsi #viol

  • Asile et migration - Le #Rwanda en discussions « initiales » avec les États-Unis sur un #accord_migratoire

    Kigali et Washington ont initié une discussion pour accueillir des migrants en provenance des États-Unis, a déclaré le ministre rwandais des Affaires étrangères aux médias d’État. L’administration du président Donald Trump a lancé une vaste campagne d’#expulsions, négociant des arrangements très controversés pour envoyer des migrants vers des pays tiers.

    Le ministre des Affaires étrangères #Olivier_Nduhungirehe a confirmé des informations antérieures selon lesquelles le Rwanda figurait parmi les pays en discussion avec Washington concernant un accord sur les migrants, suite à une question posée à la télévision d’État dimanche. « Ces informations sont vraies, nous sommes engagés dans des discussions avec le gouvernement des États-Unis d’Amérique », a-t-il déclaré.

    « Je dirais que les discussions en sont à leurs stades initiaux, mais nous continuons à parler de ce problème des migrants », a-t-il ajouté, sans donner plus de détails. Contacté par l’AFP, il a déclaré : « Vous serez informés lorsque les discussions seront finalisées ».

    L’accord de Washington avec El Salvador a créé un tollé, notamment après qu’un responsable américain a reconnu que les autorités avaient expulsé par erreur un Salvadorien, mais que les États-Unis ne pouvaient pas le faire revenir.

    Le Rwanda, petit pays d’environ 13 millions d’habitants, a été critiquée par des ONG pour son bilan en matière de droits humains et une liberté d’expression de plus en plus restreinte.

    Ce pays de la région des Grands Lacs avait précédemment conclu un accord similaire de plusieurs millions de dollars avec la Grande-Bretagne pour accueillir des migrants illégaux expulsés. Cependant, l’accord - controversé - a été immédiatement annulé après l’élection d’un nouveau gouvernement britannique l’année dernière. La Cour suprême britannique avait statué que l’envoi de migrants au Rwanda dans le cadre de cet accord serait illégal car il « les exposerait à un risque réel de mauvais traitements ».

    https://www.lalibre.be/dernieres-depeches/2025/05/05/asile-et-migration-le-rwanda-en-discussions-initiales-avec-les-etats-unis-su
    #trumpisme #USA #Etats-Unis #migrations #réfugiés #externalisation

    –-

    ajouté à la métaliste sur la mise en place de l’#externalisation des #procédures_d'asile au #Rwanda par l’#Angleterre (2022) :
    https://seenthis.net/messages/966443

    et ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • Le Rwanda en discussions « initiales » avec les États-Unis sur un accord migratoire (ministre)
    https://www.dakaractu.com/Le-Rwanda-en-discussions-initiales-avec-les-Etats-Unis-sur-un-accord-migr

    Le Rwanda en discussions « initiales » avec les États-Unis sur un accord migratoire (ministre)
    Le Rwanda et Washington sont aux premiers stades de discussions pour accueillir des migrants en provenance des États-Unis, a déclaré le ministre rwandais des Affaires étrangères aux médias d’État.
    Washington a lancé une vaste campagne d’expulsions, l’administration du président Donald Trump négociant des arrangements très controversés pour envoyer des migrants vers des pays tiers.Ce pays des Grands Lacs - souvent considéré comme un îlot de stabilité dans la région - avait précédemment conclu un accord similaire de plusieurs millions de dollars avec la Grande-Bretagne pour accueillir des migrants illégaux expulsés. Cependant, il a été immédiatement annulé après l’élection d’un nouveau gouvernement l’année dernière.
    Le ministre des Affaires étrangères Olivier Nduhungirehe a confirmé des informations antérieures selon lesquelles le Rwanda figurait parmi les pays en discussion avec Washington concernant un accord sur les migrants, suite à une question posée à la télévision d’État dimanche. « Ces informations sont vraies, nous sommes engagés dans des discussions avec le gouvernement des États-Unis d’Amérique », a-t-il déclaré. Évoquant l’accord similaire avec les Britanniques, M. Nduhungirehe a indiqué qu’un tel accord « n’est pas quelque chose de nouveau pour nous ». Cependant, bien qu’il ait confirmé que les deux nations étaient engagées dans des discussions « en cours », il a précisé qu’elles « ne sont pas encore conclusives pour déterminer la direction que cela prendra ».
    « Je dirais que les discussions en sont à leurs stades initiaux, mais nous continuons à parler de ce problème des migrants », a-t-il ajouté, sans donner plus de détails. Contacté par l’AFP au sujet des discussions, il a déclaré : « Vous serez informés lorsque les discussions seront finalisées. »
    L’accord de Washington avec El Salvador a créé un tollé, notamment après qu’un responsable américain a reconnu que les autorités avaient expulsé par erreur un Salvadorien, mais que les États-Unis ne pouvaient pas le faire revenir. L’accord Kigali-Londres était également controversé, la Cour suprême britannique ayant statué que l’envoi de migrants au Rwanda dans le cadre de cet accord serait illégal car il « les exposerait à un risque réel de mauvais traitements ».
    Le Rwanda, petit pays d’environ 13 millions d’habitants, a été critiquée par des ONG pour son bilan en matière de droits humains et une liberté d’expression de plus en plus restreinte. Il a également fait face à une pression croissante concernant son implication en République démocratique du Congo, dont l’est a été à nouveau plongé dans un conflit après une offensive éclair d’un groupe militaire qu’il soutient.

    #Covid-19#migration#migrant#rwanda#etatsunis#accordmigratoire#expulsion#politiquemigratoire#droit#sante

  • Parlons du Congo

    Je suis ravie de vous annoncer la sortie du premier épisode du podcast Parlons du Congo, soutenu par l’UMR 8586 Prodig.

    Avec deux collègues, Valéry Ntwali, doctorant en sciences politiques et Emma Belmonte, journaliste indépendante, nous avons lancé ce podcast pour expliquer à un public non spécialiste l’histoire, les acteurs et les enjeux de cette #guerre qui ravage l’est de la #RDC depuis près de 30 ans. Pendant 12 épisodes, nous échangerons avec des chercheurs et chercheuses en sciences sociales spécialistes de ce conflit, des journalistes et des acteurs de la société civile pour aborder différents aspects de cette guerre encore trop peu médiatisée.

    Dans la première partie de ce premier épisode, nous revenons sur la #guerre_civile au #Rwanda puis sur le #génocide des #Tutsis pour comprendre comme cette histoire va croiser celle des groupes armés présents depuis longtemps à l’est de la RDC, qui s’appelle alors le #Zaïre. Nous racontons comment l’#Ouganda, le Rwanda et le #Burundi s’appuient sur #Laurent-Désiré_Kabila pour former l’#AFDL et renverser #Mobutu, puis comment cette alliance éclate pour donner lieu à la Deuxième Guerre du Congo.

    Dans la partie 2 de l’épisode 1, nous partirons de la Deuxième Guerre du Congo, pour comprendre comment on en arrive à la situation actuelle, avec un focus particulier sur l’histoire du #Mouvement_du_23 Mars ou #M23.

    Voici le lien pour écouter l’épisode, sur toutes les plateformes d’écoute : https://linktr.ee/parlonsducongopodcast

    Si vous êtes sur Instagram, nous faisons également des posts pour expliquer l’histoire de personnages historiques ou d’éléments d’analyses importants pour comprendre cette guerre (@parlons_du_congo).

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    #podcast #audio
    #Congo #République_démocratique_du_Congo
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