• Claire Leconte, Des rythmes de vie aux #rythmes_scolaires , Presses universitaires du Septentrion, 2014.
    https://books.openedition.org/septentrion/15663

    Un texte datant de 1834 émanant du conseil royal de l’Instruction publique, faisant suite à la loi Guizot qui oblige toutes les communes de plus de 500 habitants à scolariser tous les petits garçons, impose à l’échelle nationale une semaine des écoliers de cinq jours, lundi, mardi, mercredi, vendredi et samedi, chacun de ces jours comportant 3 h le matin, 3 h l’après-midi et un temps pour le repas d’environ deux heures. Tous les règlements intérieurs des écoles du début du 19e siècle indiquent que dans la semaine, deux jours sont fériés, le jeudi et le dimanche.

    Pourquoi le jeudi ? Parce que dès l’apparition des écoles chrétiennes, comme celle de Jean-Baptiste de la Salle, il est décidé que le jeudi doit servir à « préparer son âme et son corps à vivre le vendredi, jour de maigre ».

    La loi Ferry de 1882 rend l’#école laïque, publique et obliga­toire, et à partir de 1887, la journée scolaire est nationale, avec trois heures de cours le matin et trois autres l’après-midi, le Jeudi restant libéré pour l’instruction religieuse. Les récréations apparaissent toutes les heures en cours élémentaire et une fois par demi-journée dans le cours supérieur. Le point important de cette réforme est qu’elle oblige toutes les écoles primaires à se conformer à cette règle.

    Les vacances d’été (six semaines en 1882), n’ont existé que pour rendre les enfants à leur famille à un moment crucial dans l’année, celle des moissons. Ces grandes vacances seront prolongées en 1922 de deux semaines, du fait de la perte massive de main d’œuvre pendant la première guerre mondiale, l’obligation pour les femmes de reprendre les travaux de leurs époux défunts et la nécessité pour les enfants de participer aux travaux des moissons et vendanges. Sous le front populaire, en 1938-1939, nouvel allongement des vacances de deux semaines, en particulier parce que celles-ci sont accordées aux instituteurs plutôt que d’augmenter leurs salaires ! Les vacances de Noël sont alors créées. En 1950, un décret paraît qui justifie les vacances de deux mois d’été par la volonté de ne pas revaloriser le salaire des enseignants du secondaire : ils seront de fait payés dix mois sur douze ! Des ajustements auront lieu jusqu’en 1966, la trame actuelle est alors en place. En 1969, Olivier Guichard (MEN) abaisse l’horaire hebdomadaire à 27 heures (suppression du samedi après-midi, pour que les maîtres consacrent ces trois heures à leur perfectionnement pédagogique, ce que le SNI [syndicat national des instituteurs, ancêtre du snuipp] refusera, réclamant 27h pour les enseignants comme pour les enfants). Pour rééquilibrer la semaine, on décide donc en 1972 de basculer le jeudi au mercredi, toujours pour le consacrer à l’éducation religieuse (en 1979 pour le secondaire).

    Ce mercredi n’est ni un acquis social des enseignants, ni un besoin physiologique pour les enfants.

    Notons ici que les textes d’Olivier Guichard précisent que les journées restent de 3 h le matin, 3 h l’après-midi avec une interruption le midi de deux heures, mais rajoutent que les matins doivent être consacrés aux apprentissages reconnus coûteux du point de vue cognitif, à savoir en particulier les mathématiques et le français !

    J’avoue que j’espérais bien que l’annonce d’une refondation de l’école permettrait de bousculer enfin la journée de 1834 !

    La loi d’orientation de 1989 ramène l’horaire hebdomadaire à 26 pour les enfants, afin de dégager du temps pour les instituteurs pour leurs concertations d’école et de cycles (combien d’écoles ont-elles vraiment appliqué la politique de cycles d’apprentissages pourtant affichée en vue de favoriser une meilleure prise en compte des différences interindividuelles de rythmes d’apprentissage ?). En 2008 on supprime sans concertation le samedi matin et deux heures d’enseignement (sans changement du programme) ; les élèves de l’école primaire sont ainsi passés, entre 1882 et 2008, de 1 338 heures de classe (223 jours) à 864 réparties sur 144 jours : 188 en Finlande, 190 en Grande-Bretagne, 200 en Italie et au Danemark, 210 au Japon, partout tous moins longs. L’élève au centre du système ?? La semaine telle qu’existante actuellement en France est tout simplement unique au monde. Sommes-nous meilleurs pour autant ?

    Le zonage des vacances quant à lui, apparu en 1964-1965, sous la pression des lobbys du tourisme et des transports, pour pallier les problèmes d’affluence dans les Alpes ou sur la Côte d’Azur, sépare la France en deux zones. Quel est le pourcentage de familles qui vont dans ces régions en vacances ? Trois zones seront imposées, principalement pour les vacances de février en 1971, pour permettre l’utilisation la plus massive possible des infrastructures coûteuses mises en place à Grenoble en 1968 pour les JO. Une enquête récente a montré que les vacances au ski concernent 8 % de la population !

    [...]

    Le rythme annuel 7 [semaines travaillées] /2 [semaines de vacances] (celui des plateformes pétrolières soit dit en passant) ne cesse d’être mis en exergue comme une nécessité pour respecter le rythme des enfants. Il a été mis en place une année, en 86/87, mais a très vite été « cassé » par le zonage. Quelle réalité scientifique derrière cette requête ? [...] Si l’enseignant découpe le programme annuel (puisque les cycles d’apprentissage n’ont jamais été appliqués pédagogiquement) en 5 parties égales, (ce qui doit se faire actuellement puisque les enfants ont cinq périodes de vacances dans l’année), quelle doit être la durée de chacune de ces périodes pour qu’elles conservent toutes la même efficacité ? L’année scolaire étant de 36 semaines, on est fatalement arrivé à ce chiffre de 7 semaines pour chaque période (...). Le découpage pédagogique du programme est-il pour autant satisfaisant ainsi ? Je n’ai rien trouvé qui me permet de l’affirmer. D’un point de vue psychologique, demander à un enfant de maintenir son efficacité pendant sept semaines consécutives s’appuie-t-il sur des références théoriques avérées ? Là encore, je n’ai rien trouvé qui me permet de le dire. 7 semaines consécutives l’hiver ont-elles la même pertinence qu’au printemps ? Enfin pourquoi les chronobiologistes insistent tant sur la nécessité de respecter deux semaines de petites vacances intermédiaires ? La seule raison en est le constat des effets négatifs de la désynchronisation interne induite par le dérèglement des horloges lié aux retards de coucher du fait des vacances. Les enfants se couchent plus tard parce qu’il n’y a pas classe le lendemain, l’apparition du sommeil lent profond se décale dans le temps mais pas le rythme circadien de la température centrale ni du sommeil paradoxal. Ce n’est que 8 jours plus tard que ces deux horloges prendront le nouveau rythme. Pendant ce temps, le repos n’a pas été des meilleurs, et si les vacances ne durent que 8 jours, les horloges circadiennes auront acquis un nouveau rythme au moment de retourner à l’école ! Redésynchronisation interne, à nouveau au moins pour 8 jours ! La solution ? ne pas dérégler le rythme veille-sommeil des enfants pendant ces petites vacances. Avec des parents respectueux des rythmes de leurs enfants, on pourrait fort bien imaginer une année scolaire fondamentalement différente [...].

    • S’ouvre alors l’ère des recherches sur les dits « rythmes scolaires », terminologie que j’ai en fait assez vite critiquée et renoncé à utiliser tant est vite apparue son inadéquation sur le plan scientifique : rien dans le scolaire n’est rythmé, au sens d’événements qui se reproduiraient à l’identique en fonction d’une certaine périodicité. De plus le danger d’utiliser les rythmes scolaires tel que cela a souvent été fait m’est apparu particulièrement nocif tant on finit par donner à ces « aménagements » un pouvoir miraculeux totalement aberrant (en 1993, Testu écrivait que « le but est, à court terme, d’améliorer l’efficacité de l’enseignement par une utilisation plus efficace du temps ; à long terme, de lutter contre l’échec et l’exclusion scolaire ») : il ne suffit pas de modifier des emplois du temps, de « rajouter » le mercredi matin de classe, pour que subitement la réussite scolaire soit au rendez-vous ! Nous l’avons dénoncé, argumenté, sans succès.

      ...

      "[...] Ainsi avons-nous tous montré que nous avons des moments de plus grande capacité attentionnelle et des moments plus difficiles. Mais cela suffit-il à améliorer les emplois du temps ? À l’école, peut-on être attentif dans l’absolu ? En général on fait attention à quelque chose : à la consigne, à ce qu’on est en train de faire… on peut même être attentif à l’autre. C’est pourquoi il me paraît parfois peu raisonnable de ne s’appuyer que sur des profils chronopsychologiques [genre courbe d’évolution de la vigilance au cours de la journée] obtenus dans des situations particulières pour décréter quels sont les meilleurs moments pour apprendre sans prise en compte d’autres facteurs. Ce n’est pas ainsi que je conçois d’appliquer les résultats de la recherche que j’ai moi-même contribué à diffuser. J’ai toujours dit qu’il fallait considérer l’enfant dans son contexte, dans son vécu global. C’est pourquoi j’ai toujours préféré évoquer l’aménagement des temps de l’enfant [et non aménagement des rythmes scolaires] ».

      ...

      Tous ces résultats, non exhaustifs, des recherches que j’ai menées, sont importants car ils montrent qu’il est impossible de formuler un modèle général des rythmes d’activités psychologiques. De très nombreux facteurs, typologiques, environnementaux doivent être pris en compte ce qui ne fait que rendre plus périlleuse la constitution de la grille d’emploi du temps idéale ! Si des réorganisations scolaires sont proposées en vue de préserver réellement les rythmes de développement de l’enfant, il est indispensable de s’interroger d’abord sur l’ensemble des facteurs générateurs de fatigue, ainsi que sur le temps nécessaire à la récupération : ce qui impliquerait quasiment une modulation individualisée des séquences d’apprentissage. Il faut donc étudier l’enfant et ses caractéristiques propres ainsi que le milieu dont il est dépendant. En effet, rien qu’à l’intérieur de l’école, des éléments tels que l’environnement physique (espace, éclairage, aérations, bruit, mobilier inadapté, charges physiques inappropriées imposées par des cartables trop lourds,…), les conditions dans lesquelles se déroulent les repas (85db relevés dans une salle de cantine de collège), le jeu, les activités de détente, les temps, espaces et lieux de pauses, les pratiques pédagogiques et les modalités d’évaluation très différentes jouent un rôle fondamental en matière de fatigabilité, quel que soit le niveau scolaire. Rajoutons à cela tout le péri et extra-scolaire, (transports, heures matinales d’arrivée, sur-charges d’activités extérieures, logements inadaptés aux grandes familles, …), et on comprendra que la problématique réductionniste des « rythmes scolaires » ne peut se résumer à « mercredi matin ou pas » !

      ...

      Remarque : un enfant a obligation d’instruction scolaire pour 864 heures annuelles (au mieux !). Celui qui mange tous les jours à la cantine et doit rester une heure environ en périscolaire chaque soir avant le retour de ses parents, (soit 3 h/jour), qui doit aller tous les mercredi au centre de loisirs (9h-18h pendant 36 semaines), six semaines par an (soit 30 jours) pendant les vacances dans ce même centre, ce sont 1 026 heures que l’enfant a passé en « périscolaire », soit en dehors du temps strictement scolaire et en dehors de sa famille. Si de plus l’enfant va l’été en colonie de vacances pendant 3 semaines, cela lui rajoute 504 h, soit au total dans son année 1 530 heures. Ces 1 530 heures n’ont-elles rien d’éducatif ? Puisqu’on persiste à vouloir traiter le temps scolaire de façon mathématique, faisons-le de tous les temps des enfants. Au nom de quoi 864 h versus 1 530 (et même 1 026) devraient-elles être seules priori­taires dans l’organisation des temps de vie de l’enfant ?

  • La convention citoyenne sur les temps de l’enfant et l’approche des municipales ravivent le débat sur les #rythmes_scolaires à Paris (qui est restée sur 4 jours et demi). Une large intersyndicale (FSU-SNUipp, SNUDI-FO, SUD éducation, SE-UNSA, CGT éduc’action, CNT-STE) appelle à une consultation de la profession, au respect de l’avis majoritaire et à l’abandon des rythmes parisiens actuels (oui parce qu’on sait déjà que les collègues sont contre).

    Le constat est le même depuis septembre 2013 : les enseignant-es dénoncent les conséquences de la réforme Peillon et de son application parisienne sur les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels.

    En 2025, l’Intersyndicale parisienne du Premier degré reste opposée à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires à Paris. Malgré l’assouplissement du décret et l’opposition massive et durable des enseignant-es, rien n’a changé !

    Les différentes consultations de la profession faites ces dernières années à Paris ont toutes exprimé le rejet massif du système actuel.
    Il est plus que jamais nécessaire de remettre le temps scolaire au centre du fonctionnement des écoles et d’en finir avec les rythmes actuels.

    La profession est fatiguée à cause de la journée la plus courte de la semaine. A l’inverse, les journées longues sont reposantes, c’est pourquoi il en faut plus.

    Les conditions d’apprentissage sont meilleures le vendredi à 16h que le mercredi matin. Plus, le travail du mercredi matin nuit au travail fait le reste de la semaine.

    Il faut respecter le choix majoritaire des enseignants qui sont pour les 4 jours. Les autres peuvent aller à la CFDT.

    Les collègues faisant le constat qu’ils sont plus fatigués qu’il y a 15 ans pensent massivement que c’est à cause de la réforme des rythmes scolaires. Qui sommes-nous pour les contredire ?

    Il faut replacer l’église scolaire au centre du village de l’enfant. Les animateurs de TAP peuvent retourner dans la banlieue des goûters d’anniversaire.

    Il n’y a aucun intérêt à diminuer les journées de classe, les parents ne pouvant venir chercher leurs enfants avant 18h. En revanche, il faut supprimer la classe le mercredi pour que les enfants se reposent à la maison ce jour-là.

    • L’école fait partie de la société.
      Quand tu changes un truc à l’école, tu changes la société.
      Ce qui est stupide actuellement, c’est maintenir les gosses à l’école pendant des journées interminables tout en n’ayant pas assez le monde pour assurer des cours et activités de qualité.
      La bataille des horaires, c’est pour occuper tout le monde pendant que les dotations sont sabrées et l’école explosée au profit des seuls gosses de bourgeois.

    • lancement mi-avril 2026 d’une #convention_citoyenne [parisienne] sur la protection et les temps de l’enfant à l’école réunissant parents, agents, experts, associations et un groupe d’enfants. Avec de premières restitutions attendues mi-juin, elle s’organisera autour de trois chantiers structurants (organisation des temps de l’enfant : 4 jours, 4,5 jours ou 5 jours ; articulation entre écoles, périscolaire et familles ; et niveau de service public : universalité, gratuité, réduction des inégalités)...

      https://www.paris.fr/pages/un-nouveau-plan-d-action-contre-les-violences-faites-aux-enfants-34461
      (Par contre je ne sais pas si Paris pourrait décider hors cadre national de passer à 5 jours.)

    • Pour les 4 jours, les profs ont des arguments centrés sur les profs, les parents, les enfants, et il y en a sur le périscolaire, la palme revenant à celui-ci :
      Il faut réfléchir aux rythmes scolaires sans donner la priorité au périscolaire, les rythmes scolaires concernent d’abord et avant tout le scolaire. Et de ces bornes qui sont censées s’appliquer à la réflexion (les contraintes et les intérêts du périscolaire, on s’en fout, les nôtres d’abord), on passe implicitement à l’exclusion pure et simple du périscolaire : pour que l’école reste l’école [c’est une vraie expression mobilisée sur le sujet], il faut que le temps scolaire occupe l’essentiel du temps de la journée.

      Les rythmes scolaires c’est donc une question de statut social, c’est à celui qui occupera le plus d’heures dans la journée des élèves, et si les animateurices font plus qu’avant, c’est dévalorisant pour les profs. J’ai même lu un prof dans une enquête syndicale d’il y a quelques années : l’école est desacralisée.
      Ça me rappelle, toutes proportions gardées, mon maître-formateur (gloire à lui au passage), qui formulait une critique à une étudiante : ’si tu abordes ta séance comme ça, c’est pas de l’enseignement, c’est de l’animation’... et puis réalisant qu’elle venait de l’animation il se reprend : ’... au sens noble du terme !’
      La fierté professionnelle (et la peur du déclassement), ça peut être moche.

      Et je commence à comprendre cet autre argument : les parents ne s’y retrouvent pas, ils ne font pas la distinction scolaire/périscolaire. En fait le souci n’est pas que les parents ne comprennent pas quand ont lieu scolaire et périscolaire (grosso modo ils ne comprennent pas grand chose et c’est pas tant que ça un problème pour nous), ce serait qu’ils nous confondent avec des animateurices, ou l’inverse.

    • Les élus sont souvent surpris par l’écart entre le bon niveau de satisfaction des NAP [Nouvelles Activités #Périscolaires ] déclaré par les enfants et les discours des parents et des enseignants recueillis sur l’objet des activités proposées et les méthodes pédagogiques des intervenants. Alors que les enfants sont globalement satisfaits des intervenants et de leurs compétences, les élus (dont le commanditaire) retiennent plutôt les discours enseignants et parentaux sur les NAP et leurs intervenants. Pour expliquer ces écarts, certains élus ont mis en doute notre neutralité de chercheur en invoquant parfois notre supposé militantisme pour la semaine scolaire de quatre jours et demi. Par ailleurs, il est intéressant de noter ici que les élus soulignent en outre leurs difficultés pour trouver de la main-d’œuvre qualifiée, organiser les activités et réussir à ce qu’elles se déroulent positivement. La suppression des NAP pour ces élus ne serait-elle pas, du coup, un soulagement organisationnel et budgétaire, indépendamment du degré de satisfaction des enfants quant à ces NAP, les propos enseignants et parentaux devenant un élément sur lequel les élus prennent appui ?

      https://journals.openedition.org/rfp/7466

    • « Qui fait quoi, qui est qui ? » Réforme des rythmes et divisions du travail à l’école primaire | Nicolas Divert et Francis Lebon [2017]
      https://shs.cairn.info/revue-les-sciences-de-l-education-pour-l-ere-nouvelle-2017-4-page-25

      Derrière ces difficultés dans la mise en œuvre de la réforme, se dessinent des tensions autour de la défense des territoires d’intervention d’un groupe professionnel (Abbott, 1998). Bien que le projet éducatif territorial (PEDT) de la commune revendique « le principe de coéducation et un travail en concertation de l’ensemble des partenaires éducatifs », force est de constater une complexité croissante dans l’appréhension de la division du travail éducatif au sein du premier degré.

      Alors que la participation des ATSEM aux #TAP s’inscrit dans une forme de continuité du fonctionnement de l’institution scolaire, une opposition principale et récurrente se fait entendre entre #enseignants et #animateurs, faisant de ces deux groupes, les pivots d’une nouvelle organisation de l’#école. Les premiers revendiquent la maîtrise de compétences qui feraient, selon eux, défaut aux animateurs :

      « Moi, je ne suis qu’extérieure, je ne suis pas dedans pour dire quoi que ce soit. En plus, c’est pas de l’école, c’est autre chose. Mais nécessairement, dans le recrutement, on se pose des questions. Quand vous avez une animatrice qui a du mal à lire le prénom des enfants, ça m’interroge… ça m’embête de confier des enfants à quelqu’un qui peut-être n’est pas capable de lire « issue de secours »… ». (Directrice, école Jacques Prévert)

      La maitrise de savoirs spécifiques fonctionne classiquement comme une rhétorique professionnelle servant à asseoir la légitimité d’un groupe professionnel (Paradeise, 1985). Le clivage se forge sur des savoirs professionnels académiques acquis en formation. Associés à une socialisation professionnelle enseignante, ils permettent une familiarisation avec les postures attendues d’autant plus grande que leur expérience est importante. Ces comportements mêlant maîtrise matérielle, relationnelle, didactique et pédagogique (Gasparini, 2008, p. 107) seraient une prérogative détenue exclusivement par les enseignants comme l’indique la directrice de l’école Jules Ferry : « les animateurs n’ont pas la distance qu’ils devraient avoir par rapport aux enfants ». Les animateurs seraient « des gars des quartiers qui habitent juste à côté » selon un autre enseignant qui encadre un TAP, disqualifiant ainsi la qualité de leur travail. « On a l’impression que c’est le bas de l’immeuble », estime cette même directrice d’école, soulignant une porosité négative entre l’école et l’environnement extérieur. On voit se dessiner, en arrière-plan, une tension forte entre d’une part les animateurs et les ATSEM (Garnier, 2003 ; Lebon, 2009), figures populaires souvent éloignées de l’univers scolaire mais devenant des acteurs de la politique éducative et d’autre part des enseignants qui relèvent des classes moyennes (Peyronie, 1998) et se perçoivent de plus en plus vulnérables.

  • Les membres de la convention citoyenne sur les temps de l’enfant veulent changer l’organisation de la semaine de classe
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/10/20/les-membres-de-la-convention-citoyenne-sur-les-temps-de-l-enfant-veulent-cha

    Réunie pour la cinquième fois au Conseil économique, social et environnemental du 17 au 19 octobre, la #convention_citoyenne sur les temps de l’enfant assume donc d’être entrée dans le cœur du débat : l’organisation de la journée et de la semaine des enfants. A l’issue des cinq premières sessions de travail, les premières ébauches de propositions préconiseraient une semaine de classe de cinq jours complets, des « cours théoriques » concentrés sur la matinée, et des après-midi consacrés à des mises en pratique ainsi qu’aux activités sportives, culturelles et artistiques, plus ou moins facultatives selon l’horaire. En toile de fond des réflexions, l’idée que plus le temps de prise en charge collectif sera long, plus le service public d’éducation réduira les inégalités.

    Paradoxalement, l’enjeu de la durée des vacances scolaires, sur lequel le président de la République, Emmanuel Macron, s’était fondé pour lancer la convention, est moins central – même s’il en est question dans un sous-groupe chargé de plancher sur le sujet. « Le fil rouge en train de se dégager est vraiment celui de l’organisation de la journée et de la semaine, même si aucune proposition n’est figée pour l’instant, détaille Kenza Occansey, le vice-président du CESE, le 19 octobre. Les citoyens doivent maintenant décider quelle vision ils veulent porter dans leur rapport, à la fois pour repenser l’organisation mais aussi pour savoir dans quels lieux ces temps doivent se tenir, s’ils restent centrés sur l’école, ou non. »

    Le fait que la convention citoyenne envisage sérieusement de remettre en cause l’organisation de la semaine de classe est loin d’être un détail : pour les acteurs éducatifs, il faut à tout prix éviter de reproduire le fiasco de la « réforme des rythmes ». En 2013, l’ancien ministre Vincent Peillon avait rétabli une semaine de quatre jours et demi de classe en primaire, cinq ans après l’instauration de la semaine de quatre jours sous Nicolas Sarkozy. Dès son arrivée au pouvoir en 2017, Emmanuel Macron a proposé aux communes de choisir entre quatre jours et quatre jours et demi : la majorité d’entre elles, à part certaines grandes villes, dont Paris, ont choisi le retour à quatre jours.

    A la session précédente, en septembre, une trentaine de citoyens travaillant spécifiquement sur la réorganisation du temps scolaire avaient bénéficié d’un témoignage de première main autour de cet épisode cuisant. Jean-Paul Delahaye, directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco) sous Vincent Peillon, avait immédiatement précisé à ceux qui l’auditionnaient : « Vous avez devant vous un grand brûlé, qui a tenté une réforme des rythmes scolaires et a rencontré un certain nombre de difficultés pour la conduire. »

    « La semaine de cinq jours est la meilleure formule », a également validé l’ancien Dgesco, reconnaissant que la décision, en 2013, d’opter pour quatre jours et demi reposait avant tout sur l’acceptabilité sociale de la mesure, et n’était pensée que comme une étape vers la semaine de cinq jours. « La semaine de quatre jours est une exception mondiale, et personne n’a songé à nous imiter dans cette folie ! » Pourquoi l’avoir instaurée, en dépit du consensus sur ses effets délétères ? Les collectivités territoriales y ont vu une source d’économies ; les enseignants, un gain de temps à défaut d’une revalorisation de leurs salaires, faibles.

    C’était d’ailleurs la principale mise en garde aux citoyens de l’ancien Dgesco, fin septembre. « Il faut faire attention aux enseignants, ils vont très mal. On a les professeurs les plus mal payés d’Europe. Ils sont découragés, désabusés, et ils en ont assez des réformes successives. Le terrain n’est pas forcément favorable à la mise en œuvre de nouvelles réformes, quelles qu’elles soient. »

    M. Delahaye avait également souligné qu’une réorganisation de la semaine supposait d’importants moyens financiers pour recruter, notamment, des professionnels qui encadreraient les enfants dans les diverses activités. [...]

    Les 140 citoyens l’ont bien compris : transformer les temps de l’enfant coûtera cher. Lors de la séance plénière qui a clôturé la cinquième session, le 19 octobre, ils ont abordé la question frontalement, en demandant au vice-président du CESE s’il était possible qu’un expert financier se penche sur leurs propositions pour en donner un chiffrage précis avant la rédaction de leur rapport final. « Aucun expert ne pourra vous donner des éléments précis », répond Kenza Occansey, qui prévient qu’une telle entreprise serait, à ce stade, délétère : « Il n’est pas question qu’on vienne vous dire que ce que vous demandez est impossible. »

    Les citoyens saisissent la balle au bond. « Précisément, je pense que la question de l’argent est au cœur de notre sujet, pointe du doigt Laëtitia. Si on ne dit pas qu’il y a un problème d’investissement, alors on aura raté notre rapport. Beaucoup de choses ont été détricotées, et un pays qui n’investit pas sur sa jeunesse est un pays en danger. » La sixième session de travail de la convention, l’avant-dernière, se tiendra du 7 au 9 novembre.

    #école #rythmes_scolaires

  • L’annonce d’une convention citoyenne sur les « temps de l’enfant » par Emmanuel Macron accueillie avec scepticisme
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/05/03/l-annonce-d-une-convention-citoyenne-sur-les-temps-de-l-enfant-par-emmanuel-

    Le chef de l’Etat souhaite remettre à plat «  l’organisation des journées » des élèves et s’empare ainsi d’un sujet hautement inflammable, aux ramifications multiples. Une « diversion », selon les syndicats d’enseignants, pour qui l’urgence est ailleurs.

    L’idée d’une #convention_citoyenne sur l’éducation ou l’enfance (donc à l’objet bien plus large que les #rythmes_scolaires) est dans l’air depuis quelque temps.
    – Le CESE en juin 2024 :

    1. Redéfinir les finalités de l’École
    → Comment ? En organisant un débat démocratique (convention citoyenne, états généraux…) associant tous les acteurs de la communauté éducative et tous les publics.
    Il faut aujourd’hui garantir les moyens et de meilleures conditions de scolarisation des élèves, de la maternelle au lycée pour assurer la réussite de tous les élèves.

    https://www.lecese.fr/actualites/reussite-lecole-reussite-de-lecole

    – La FCPE en septembre 2024 :

    La FCPE, qui “réclame une concertation d’ampleur afin que soit redessinée une ambition collective pour l’école de la République”, est déjà soutenue dans sa démarche par plus de 8000 citoyens.

    https://www.fcpe.asso.fr/actualite/la-fcpe-reclame-une-convention-citoyenne-sur-leducation

    – La CFDT dans la foulée :

    Renforcer l’École, redonner de l’attractivité aux métiers de l’éducation, cela suppose un effort budgétaire, une vision politique partagée, cela suppose un dialogue social renouvelé qui n’articule plus écoute et décision unilatérale, mais réelle négociation et partage de la décision. [...] C’est le sens de notre proposition d’organiser une convention citoyenne sur l’éducation.

    https://cotedazur.sgen-cfdt.fr/actu/conference-de-presse-de-rentree-2024

    – L’UNICEF et une centaine d’organisations en février :

    Une convention citoyenne visible et rassembleuse pourrait s’articuler autour de demandes fortes : le respect intégral de la Convention internationale des droits de l’enfant et des recommandations du Comité des droits de l’enfant des Nations unies, l’éradication de la pauvreté infantile, la lutte active pour la protection des enfants contre toute forme de violences, des services publics revitalisés, accessibles à tous et dotés de moyens humains et financiers conséquents, et la sauvegarde effective de notre environnement et du vivant sur Terre, pour un monde accueillant pour les générations futures.

    Nous appelons donc le gouvernement à lancer une convention citoyenne en faveur de l’#enfance et des générations futures. Cette initiative inédite pourra proposer de grandes orientations et une politique ambitieuse sur le temps long pour lever les obstacles et les freins au développement et à l’épanouissement des enfants, pour éradiquer les insécurités de tous ordres qui les affectent, et pour offrir à tous les enfants toutes les conditions pour bien grandir et cheminer vers leur pleine émancipation.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/02/11/l-appel-de-plus-de-100-organisations-pour-un-grand-ministere-de-l-enfance-le

    – ... qui regrettent le caractère trop limité de celle proposée par Macron :

    Nous nous adressons au président de la République et lui demandons d’élargir le champ de la convention citoyenne à une politique publique globale dont ont besoin les enfants pour être protégés, bien grandir et s’émanciper, afin de déboucher sur la définition d’une stratégie nationale interministérielle pluriannuelle en ce sens.

    https://www.unicef.fr/article/convention-citoyenne-sur-les-temps-de-lenfant-un-manque-dambition-face-aux-de
    #école

    • « La prochaine convention citoyenne ne devrait pas se cantonner aux temps scolaires » | Tribune - Jean-Paul Delahaye
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/06/16/la-prochaine-convention-citoyenne-ne-devrait-pas-se-cantonner-aux-temps-scol

      Soit, mais cette soudaine prise de conscience est sans doute l’expression d’un repentir dans la mesure où, en 2017 et sans concertation, le président a rétabli, de fait, la semaine de quatre jours à l’école primaire, organisation si néfaste pour les enfants qu’aucun pays au monde n’a songé à l’imiter. Rappelons que les milieux populaires, c’est le ministère lui-même qui le montrait dans une étude de juin 2017, souhaitaient majoritairement une semaine de cinq jours, eux qui n’ont que l’école pour émanciper leurs enfants.

      Ce désir présidentiel de concertation sur le temps scolaire s’exprime alors même que le budget 2025 supprime les crédits qui permettaient aux dernières communes restées courageusement à la semaine de cinq jours de financer des activités périscolaires. La semaine catastrophique de quatre jours sera ainsi généralisée à la rentrée 2025. Quel sens peut avoir une convention citoyenne dans ces conditions ?

  • « La semaine des quatre jours n’existe nulle part ailleurs dans le monde » (Claire Leconte, actu.fr)
    https://actu.fr/normandie/elbeuf_76231/claire-leconte-semaine-quatre-jours-nexiste-nulle-part-ailleurs-dans-monde_1570

    Pour moi, le mieux c’est qu’il y a ait le plus de matinées travaillées possible. C’est-à-dire au moins cinq et que de préférence la cinquième soit celle du samedi, plutôt que celle du mercredi. Il faudrait aussi des matinées plus longues et des après-midi plus allégées. La disponibilité cognitive est plus grande le matin. Plus de temps permettrait de mieux travailler ce qui est appris. Je constate d’ailleurs que la semaine des quatre jours n’existe nulle part ailleurs dans le monde.

    #éducation #école #chronobiologie #rythmes_scolaires

  • Réforme des rythmes scolaires : le grand malentendu (Alternatives Economiques)
    https://www.alternatives-economiques.fr/reforme-rythmes-scolaires-grand-malentendu/00080361

    #éducation #école #réforme #rythmes_scolaires

    On peut également se demander si ce lien ne révèle pas des attentes différentes vis-à-vis du système scolaire. Les parents diplômés, dont les enfants ont toutes les chances d’être performants dans le cadre scolaire ordinaire, n’ont sans doute pas vu d’intérêt au développement d’activités périscolaires, d’autant que leurs enfants pouvaient souvent les pratiquer sur leur temps de loisir. A l’inverse, les parents peu diplômés et/ou immigrés ont peut-être davantage perçu dans ces activités à caractère plus ludique une émancipation bienvenue de ce même cadre scolaire avec lequel eux-mêmes et leurs enfants ont, statistiquement, davantage de chances d’être en difficulté. Mais, comme souvent, leur voix n’a guère été entendue dans les débats.

    #inégalités_sociales

    Les enseignants, eux aussi ambivalents, ont eu le sentiment que la réforme se faisait sans eux. […] Par ailleurs, le choix de laisser chaque ville décider de l’organisation qui lui convenait le mieux (là où le passage aux quatre jours se décidait au niveau des établissements) a conduit à ce que les exécutifs locaux ont tranché sans avoir véritablement consulté les enseignants comme c’était prévu.

    #concertation

    Laurent Frajerman souligne enfin les effets délétères de la division du travail entre professeurs et animateurs, qui a suscité « incompréhension et préjugés » au sein de ces deux groupes et entravé toute réflexion d’ensemble sur les temps scolaires et périscolaires. […] Ces défiances croisées ont miné les injonctions institutionnelles aux échanges et à la coopération. Ce d’autant qu’enseignants et animateurs travaillent sur des créneaux horaires complémentaires « qui rendent toute communication difficile, tandis que les intervenants ne sont présents dans l’école qu’au moment de leur atelier et côtoient donc peu les autres encadrants ». Aucun temps de rencontre n’ayant été aménagé, chacun a continué de travailler en partageant le même espace, mais en ignorant ce que faisaient les autres.

    #scolaire #périscolaire #défiance #coopération

    C’est donc pour [les enfants issus de milieux moins favorisés], qui étaient la cible première de la réforme, et ceux dont les parents se sont pourtant montrés les moins critiques à l’égard de ce changement, qu’elle s’est avérée la moins bénéfique. Ce seront sans doute malheureusement eux qui seront également les premiers à pâtir d’un retour à la semaine de quatre jours, dans une école qui semble ne plus savoir à quel rythme se vouer.

  • Collège et #Rythmes_scolaires : le ministre Blanquer veut passer l’effaceur
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290817/college-et-rythmes-scolaires-le-ministre-blanquer-veut-passer-l-effaceur

    Jean-Michel Blanquer, le 24 mai 2017 © Reuters Pour sa première rentrée en tant que ministre de l’éducation nationale, #jean-Michel_Blanquer a partagé sa vision de l’école devant la presse. Il entend d’ores et déjà, seulement trois mois après sa nomination, défaire ce que la gauche a fait en matière d’éducation, au nom du « pragmatisme ».

    #France #éducation_prioritaire #lecture #réforme_du_collège #rentrée_scolaire

  • Collège et #Rythmes_scolaires : le ministre Blanquer veut déjà passer l’effaceur
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290817/college-et-rythmes-scolaires-le-ministre-blanquer-veut-deja-passer-l-effac

    Jean-Michel Blanquer, le 24 mai 2017 © Reuters Pour sa première rentrée en tant que ministre de l’éducation nationale, #jean-Michel_Blanquer a partagé sa vision de l’école devant la presse. Il entend d’ores et déjà, seulement trois mois après sa nomination, défaire ce que la gauche a fait en matière d’éducation, au nom du « pragmatisme ».

    #France #éducation_prioritaire #lecture #réforme_du_collège #rentrée_scolaire

  • Collège et #Rythmes_scolaires : le ministre Blanquer veut déjà passer l’effaceur
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290817/college-et-rythmes-scolaires-le-ministre-blanquer-veut-deja-passer-lefface

    Pour sa première rentrée en tant que ministre de l’éducation nationale, #jean-Michel_Blanquer a partagé sa vision de l’école lors de la traditionnelle conférence de presse. Il entend d’ores et déjà, seulement trois mois après sa nomination, défaire ce que la gauche a fait en matière d’éducation, au nom du « pragmatisme ».

    #France #éducation_prioritaire #lecture #réforme_du_collège #rentrée_scolaire

  • #jean-Michel_Blanquer retouche les #Rythmes_scolaires et la #réforme_du_collège
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090617/jean-michel-blanquer-retouche-les-rythmes-scolaires-et-la-reforme-du-colle

    À peine installé, le nouveau ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer veut s’attaquer à deux des réformes emblématiques du quinquennat Hollande : celles des rythmes scolaires et du collège. Il se défend pourtant de vouloir les enterrer, alors même qu’il souhaite y apporter des correctifs importants, au grand dam des acteurs de la communauté éducative qui pointent la précipitation ministérielle.

    #France #Conseil_supérieur_de_l'éducation #syndicats

  • #Rythmes_scolaires, allègement des classes, #réforme_du_collège... sur le bureau du ministre de l’éducation
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230517/rythmes-scolaires-allegement-des-classes-reforme-du-college-sur-le-bureau-

    Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l’éducation nationale, a effectué son premier déplacement dans une école ce mardi. Sans vouloir tout réformer, il a promis de prendre le temps d’évaluer les réformes et les dispositifs initiés par ses prédécesseurs. Revue des chantiers qui l’attendent.

    #France #éducation_prioritaire #jean-Michel_Blanquer #Najat_Vallaud-Belkacem #Plus_de_maîtres_que_de_classes

  • Un collectif de parents relance le débat sur l’ouverture des écoles le samedi matin à Lille - Localtis.info - Caisse des Dépôts
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250278343818&cid=1250278341070&nl=1

    Des parents lillois, réunis en collectif, demandent une modification des rythmes scolaires : ils souhaitent que les #enfants aillent à l’école le mercredi matin, au lieu du samedi matin. « L’exception lilloise a prouvé son inefficacité », estime Ingrid Brulant, porte-parole du collectif, qui met en avant un absentéisme important le samedi matin, notamment en maternelle. « Nous nous fondons sur l’intérêt de l’enfant et non sur les rythmes des adultes », rétorque Charlotte Brun, adjointe au maire (PS) en charge des politiques éducatives.

    #rythmes_scolaires #chronobiologie #enfant

  • La double vacation à Mayotte (SUD Éducation)
    http://www.sudeducation.org/La-double-vacation-a-Mayotte.html

    Le saviez-vous ? (article daté de 2012)

    Officiellement provisoire pour pallier le manque d’infrastructure, le système perdure depuis 10 ans et s’est considérablement développé. Aujourd’hui, sur l’île plus de 450 divisions de primaire fonctionnent en rotation sans qu’on puisse espérer une amélioration. Le retard accumulé, par manque de prospective (ou de volonté), des gouvernements précédents, ne sera pas rattrapé même si l’état a annoncé récemment que 600 salles de classes pourraient être construites d’ici 2017, ces créations ne tenant toujours pas compte de la réelle progression démographique de l’île.

    Cette situation témoigne une fois de plus du mépris de l’État français à l’égard des populations d’outremer. Le désengagement des gouvernements successifs dans l’instruction des classes populaires s’est développé partout sur le territoire national mais est ici augmenté par un réflexe colonialiste envers la population mahoraise.

    La double vacation consiste à rentabiliser les locaux disponibles en partageant le temps d’occupation de chaque salle par deux classes, la première se tenant le matin de 7h à 12h et la seconde l’après-midi de 12h15 à 17h15.

    L’impact pédagogique est évident  : l’enseignement dispensé par bloc de 5 heures et 5 fois par semaine ne tient pas compte du rythme de l’élève ni de la chronobiologie de l’enfant, rendant l’apprentissage pénible. Les classes qui se tiennent l’après-midi, sont encore plus difficiles en raison de la faim des enfants (pas de pause méridienne), de la chaleur (avec parfois à midi 35ºC dans les salles de classe sans ventilateur ni climatiseur) et de la fatigue des enfants tous levés aux aurores.

    À cela s’ajoutent des problèmes matériels :
    – l’hygiène, car ni les classes ni les sanitaires n’ont le temps d’être nettoyés durant les quinze minutes accordées pour le changement de classe ;
    – l’usure prématurée des accessoires et des bâtiments ;
    – des conditions de travail compliquées pour un personnel qui travaille 5 h en continu et doit partager son espace de travail dédié théoriquement à ses élèves.
    Les résultats en sont une entrée massive en 6e d’enfants ne maîtrisant pas le minimum pour réussir au collège.
    Des émules !

    Pourquoi attirer l’attention sur cette spécificité mahoraise ? Cette logique purement économique fait des émules. En témoigne l’ouverture à la rentrée 2013 de divisions en double vacation dans l’académie de Guyane.

    #éducation #école #double_vacation #Mayotte #Guyane #rythmes_scolaires #locaux_scolaires #rentabilité

  • Vacances : le double discours hypocrite de l’Education nationale (Slate.fr)
    http://www.slate.fr/story/98647/double-discours-education-nationale

    Un œil sur le calendrier scolaire et ses projets d’évolution permet de mesurer l’ampleur du désintérêt du Ministère de l’éducation et des syndicats pour les catégories populaires et les inégalités.
    […]
    Que ce calendrier de l’Éducation nationale soit pensé dans l’intérêt de deux catégories d’adultes : les enseignants et les professionnels du tourisme relève du pur et simple double discours de sa part.

    #éducation #vacances #calendrier_scolaire #rythmes_scolaires

  • Rythmes scolaires : l’heure des comptes (LeParisien)
    http://www.leparisien.fr/societe/rythmes-scolaires-l-heure-des-comptes-10-02-2016-5531217.php

    L’Éducation Nationale si prompte à évaluer ses élèves (et ses enseignant.e.s) n’évalue que rarement ses expérimentations et ses réformes… et c’est bien dommage.

    Elle n’en finit plus de provoquer colère ou déception. La réforme des rythmes scolaires est une nouvelle fois sur la sellette. Avec des maires en première ligne.
    […]
    « La réforme n’a pas fondamentalement changé l’organisation du temps scolaire, cela a été une réforme des activités périscolaires des communes davantage qu’une refondation de l’école elle-même », tacle, amère, la chrono-biologiste Claire Leconte.
    […]
    Voilà plus d’un an que le bruit circule, dans la sphère éducative et particulièrement chez les spécialistes de la chronobiologie investis sur le dossier des rythmes scolaires : un rapport sur le bilan de la réforme des rythmes aurait été commandé et réalisé par l’inspection générale de l’Education nationale... mais il ne serait pas sorti des bureaux du ministère.

    #éducation #école #rythmes_scolaires #réforme #évaluation #temps_de_l'enfant #chronobiologie #fatigue

  • Rentrée des classes : des programmes aux vacances, tout ce qui change (LeMonde.fr)
    http://www.lemonde.fr/campus/article/2015/08/25/rentree-scolaire-2015-ce-qui-va-changer_4736423_4401467.html

    - Moins de pression en grande section de maternelle […]
    – La « morale laïque » enseignée du primaire au lycée […]
    – Les zones d’éducation prioritaire (ZEP) remodelées […]
    – Les CE2 évalués […]
    – Le redoublement devient « exceptionnel » […]
    – Un « parcours » pour faciliter l’orientation […]
    – Calendrier de vacances scolaires repensé, zones redécoupées […]
    – Droit de conserver des notes du bac en cas d’échec […]
    – Plus de numérique à l’école […]
    – La réforme du collège expérimentée […]

    #éducation #c'est_la_rentrée #école_maternelle #programmes #morale_laïque #éducation_prioritaire #évaluation #redoublement #orientation #vacances #rythmes_scolaires #lobby_industrie_tourisme #baccalauréat #TICE #NTIC #collège #réforme #ouf

  • Le printemps en hiver ! (Blog Catherine Chabrun)
    http://blogs.mediapart.fr/blog/catherine-chabrun/120215/le-printemps-en-hiver

    « N’oublions pas que la majorité des enfants ne partent jamais aux sports d’hiver. Seuls 8 % des Français partent au ski (et encore un an sur deux) et c’est pour cette minorité que la ministre de l’Éducation nationale accepte de réfléchir à une concentration des vacances d’hiver et de printemps sur les semaines où la neige fleurit pour satisfaire les entreprises touristiques ! »

    #éducation #vacances_scolaires #rythmes_scolaires #lobby #enfants #inégalités #calendrier_scolaire #tourisme_blanc

  • En #France les écoliers travaillent trop et mal
    http://fr.myeurop.info/2014/09/02/ecoliers-francais-travaillent-trop-et-mal-europe-14198

    Renaud de Chazournes Daniel Vigneron

    Quelles sont les faiblesses de l’éducation nationale ? La question se pose chaque année à la rentrée. Voici les vrais chiffres qui permettent de comparer l’école de la République à celle de nos voisins européens. Elle atteint tout juste la moyenne.

    De la maternelle à la terminale, près de 13 millions d’élèves sont de retour à l’école. lire la (...)

    #EUROFOCUS #Espagne #comparaison #école #ecole_samedi #études #Europe #niveau_scolaire #Rentrée_scolaire #rythmes_scolaires #temps_de_travail

  • La querelle des algorithmes scolaires - Libération
    http://www.liberation.fr/economie/2014/03/24/la-querelle-des-algorithmes-scolaires_989290

    Aux Etats-Unis, Barack Obama a réclamé officiellement que les jeunes soient formés au code. « Il a bien compris l’enjeu : faire que les Etats-Unis restent la première nation du monde dans ce domaine », estime le président de l’EPI, Jean-Pierre Archambault. En Grande-Bretagne, David Cameron a promu l’idée d’un cours obligatoire, remplaçant l’heure d’initiation aux médias par cette formation. La Finlande a instauré une matière ludique qui repose sur l’utilisation de jeux et de gadgets. Et en Estonie, depuis 2012, une vingtaine d’écoles du pays testent le programme « Proge Tiiger » qui enseigne les bases de Java et C++. Si la France est à la traîne, c’est donc faute de volonté politique.

    #enseignement #rythmes_scolaires #informatique #coder_ou_comprendre

  • Rythmes scolaires : les désillusions des animateurs périscolaires
    http://www.lagazettedescommunes.com/198714/rythmes-scolaires-les-desillusions-des-animateurs-periscolaire

    Fatigués, en souffrance et frustrés : les animateurs, coordinateurs, directeurs de centre de loisirs ou d’ALAE accusent le coup de la réforme. Ils dénoncent surtout le manque de place fait à l’animation et à l’éducation populaire par les nouveaux rythmes.

    #éducation #rythmes_scolaires #périscolaire

  • Les Anglais renvoient leur ministre de l’éducation à l’école
    http://fr.myeurop.info/2014/01/10/anglais-renvoient-ministre-education-ecole-12877

    Nour Alahiane

    Le ministre de l’éducation, éternel mal aimé en France, l’est aussi au #Royaume-Uni : les Anglais sont plus de 100 000 à avoir signé une pétition pour le renvoyer à l’école ! #rythmes_scolaires, programmes, vacances,... Comme Peillon chez nous, le pauvre #Michael_Gove est vissé à son bonnet d’âne.

    Michael Gove au tableau ! lire la suite

    #Société #conservateurs #école_primaire #éducation #réforme

  • Programme, rythmes scolaires... L’emploi du temps parfait n’existe pas (Slate.fr)
    http://www.slate.fr/story/73941/programme-rythmes-scolaires-emploi-du-temps-parfait

    À la rentrée prochaine, une partie des écoles primaires françaises fonctionnera selon la semaine de quatre jours et demi. Le débat lancé par la réforme des rythmes scolaires du ministre de l’Éducation Vincent Peillon a été — est toujours— vif. L’étendard brandi par les uns et les autres, c’est l’intérêt de l’enfant, l’argument massue, les préconisations des chronobiologistes. Mais existe-t-il un emploi du temps « parfait », qui suivrait les recommandations des spécialistes des rythmes de l’enfant concernant les moments d’apprentissages les plus favorables, mais respecterait les contraintes des enseignements et des enseignants (programmes, horaires et temps d’enseignement) ?

    #éducation #école #rythmes_scolaires #chronobiologie

  • Rythmes scolaires : comment ça marche au Royaume-Uni ?
    http://kiltissime.wordpress.com/2013/02/17/rythmes-scolaires

    Quant à la journée d’école, elle est du ressort des établissements. Généralement, elle commence à 9 heures et se termine à 15 heures 30, pour un total hebdomadaire de 25 heures de cours dans le primaire (souvent moins pour les tout petits – pour info, l’école est obligatoire dès l’âge de 5 ans), et de 27 heures dans le secondaire, étalées sur cinq, voire six jours. Depuis septembre 2011, les chefs d’établissement peuvent modifier la structure des journées et semaines d’écoles comme bon leur semble, sans même consulter les parents d’élèves et les professeurs […].
    Cela étant posé, que deviennent les élèves dont les parents travaillent, quand les cours finissent en milieu d’après-midi ? C’est précisément là que le bât blesse.
    Les parents ont de nombreuses solutions devant eux : babysitter, au pair pour ceux qui en ont les moyens, sinon out of school clubs qui sont un peu plus abordables. Les breakfast clubs, par exemple, offrent petit-déjeuner et activités ludiques pour préparer les enfants à leur journée d’école. Les after school clubs, comme leur nom l’indique, récupèrent les enfants après les cours, leur donnent une collation, les aident pour les devoirs et leurs proposent des jeux.
    Toutes les écoles sont sensées proposer des solutions de garde d’enfants, ou au moins être partenaires de structures qui le font. Cependant, les out of school clubs sont en très grandes difficultés : premièrement parce qu’ils sont saturés, et deuxièmement car elles peinent à se financer. Austérité oblige, de plus en plus de collectivités locales coupent dans leur budget dédié à l’enfance, et pour les chanceux, le relais du financement est pris par une association caritative ou la fondation d’une grosse boîte de céréales […].

    #éducation #périscolaire #rythmes_scolaires