#sébastien_lecornu

  • Pompiers en colère « Le sentiment d’être de la chair à canon »
    https://www.off-investigation.fr/pompiers-en-colere-le-sentiment-detre-de-la-chair-a-canon

    UN POMPIER SURVEILLE UN INCENDIE #A CLAOUEY, AU NORD DU BASSIN D’ARCACHON, LE 29 JUILLET 2026. | PHOTOGRAPHIE ROMAIN PERROCHEAU / AFP Copieusement hué ce 17 août au Porge, commune de Gironde ravagée par un incendie en juillet, le Premier ministre Sébastien Lecornu tente de blanchir la responsabilité de son gouvernement dans la gestion des feux qui dévastent le pays. Pas de quoi faire retomber l’immense colère des soldats du feu, comme en témoigne Xavier Boy, porte-parole d’une alliance de neuf syndicats de sapeurs-pompiers, et président du FA/SPP-PATS*. Entretien. Off Investigation : A ce jour, quel bilan tirez-vous de la gestion […]Lire la suite : Pompiers en colère « Le sentiment d’être de la chair à canon »

    #Politique #Société

  • #Arrêts_maladie : la télé met le #Covid sous le tapis - Par Étienne Brichet
    https://www.arretsurimages.net/articles/arrets-maladie-la-tele-met-le-covid-sous-le-tapis

    Une fois de plus, à la télé, les malades en #arrêt_de_travail sont des « fainéants » et des « fraudeurs », surtout les jeunes. Mais en plus d’accompagner le gouvernement dans la culpabilisation des travailleur·euses, les journalistes et éditorialistes participent à l’#invisibilisation du #Covid et ses conséquences.

    Fin mars, #Sébastien_Lecornu a exprimé son inquiétude vis-à-vis de la "#dérive très préoccupante" du nombre d’arrêts maladie. Après le "quoi qu’il en coûte", place au "quoi qu’il arrive". Concrètement, le #gouvernement veut serrer la vis et intensifier les contrôles. En parallèle, l’assureur AXA a publié son enquête annuelle sur "l’#absentéisme" dans le secteur privé, laquelle indique une hausse de 50 % des arrêts de travail depuis 2019. Très vite, l’étude est reprise sans recul dans plusieurs médias. S’ouvre alors une séquence où journalistes et éditorialistes vont parler de tout – fraude sociale, santé mentale, flemme des jeunes – sauf de Covid.

    Génération de fainéants ou génération de malades ?

    "C’est terrifiant", lance avec gravité le journaliste Christophe Beaugrand sur le plateau de Bonjour ! (TF1), en réaction aux "chiffres hallucinants" des arrêts de travail, juste après avoir invité les téléspectateur·ices à répondre au sondage "Les arrêts maladie qui explosent : justifiés ou abusés ?". Intervient Bénédicte Le Chatelier qui raconte fièrement qu’elle est déjà allée travailler avec des côtes cassées, tel le chevalier noir de Sacré Graal. Quant à Jacques Legros, celui-ci s’agace face à la hausse des arrêts chez les jeunes : "Ou on a fait une génération de fainéants, ou on a fait une génération de malades."

  • [Vidéo] Le #gouvernement interpellé sur le déversement de produits chimiques chez #Imerys #Glomel : « Entre l’andalousite et l’eau, que choisit-on ? »
    https://splann.org/pollution-imerys-glomel-gouvernement

    La députée LFI-NFP de Guingamp a interrogé le gouvernement au sujet du contrôle des installations minières, le 16 juin 2026, à l’Assemblée nationale. #murielle_lepvraud rebondissait sur nos révélations concernant un déversement de produits chimiques au sein du site Imerys de Glomel, dans le sud des Côtes-d’Armor. L’article [Vidéo] Le gouvernement interpellé sur le déversement de produits chimiques chez Imerys Glomel : « Entre l’andalousite et l’eau, que choisit-on ? » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Pollutions #allier #Andalousite #anne_le_hénanff #assemblée_nationale #biodiversité #Côtes_d'Armor #eau #échassières #écosystème #emmanuel_macron #environnement #icpe #industrie_minière #inspection #installations_classées #lithium #mine #mines #pollution #relance_minière #sébastien_lecornu

  • Les réseaux secrets de Sébastien Lecornu dans l’Eure
    https://marcendeweld.substack.com/p/les-reseaux-secrets-de-sebastien

    Le département de Normandie est la base arrière du nouveau Premier ministre, où il s’est initié et a intégré de nombreux réseaux de la République. Surprises au programme...

    Réseaux chiraquiens, gauche molle, pontes de la big pharma, préfets devenus fachos, lobbyistes gays de droite, semble-t-il mais #paywall ...

    Il y aurait aussi une Corse connection (article lui-aussi sous paywall)
    https://seenthis.net/messages/1137176

    Il veut faire adopter une loi anti pauvres en même temps que le budget, l’Eure est un d’épatement pilote en la matière
    https://seenthis.net/messages/1137106#message1137110

    Une bio fournie, par Frustrations
    https://seenthis.net/messages/1133932

    Un portrait par LeMonde
    https://seenthis.net/messages/1133811#message1133820

    – Interrogé sur France Inter [en mars 2025], le ministre des Armées Sébastien Lecornu a avancé que « les milliards d’euros » donnés au vélo seraient plus utiles pour acheter des Rafales
    https://seenthis.net/messages/1102905

    La cohabitation post dissolution avec le RN n’a pas marché, mais elle a su ramper :

    Nota bene : les premiers contacts entre Sébastien Lecornu et Marine Le Pen datent de l’examen de la loi de programmation militaire, Thierry Solère servant d’“agent de liaison et de rendez-vous” entre le ministre et la présidente du groupe RN, d’après une source gouvernementale.

    https://seenthis.net/messages/1061448
    et hop ! une loi de programmation militaire au budget stratosphérique.

    Monsieur Vers la guerre excipe d’un diplôme de droit inexistant et a su répandre une nuage de fumée sur les fournitures d’armes françaises à Israël.

    Suspens sur la combinaison de la semaine : des LR ouvertement pro-RN ou mieux encore ?

    #Sébastien_Lecornu

  • Qui est Sébastien Lecornu, nouveau pantin fade de Macron ?
    https://frustrationmagazine.fr/sebastien-lecornu

    Terrifié par l’approche du 10 septembre, Bayrou a préféré se suicider politiquement. Sa longue et pitoyable carrière politique se termine donc, comme il en avait toujours rêvé, par une entrée dans l’Histoire : il est le premier Premier ministre de la Ve République à perdre son vote de confiance. Toutefois, au-delà des raisons des différents […]

    #Contre-portraits #Politique_politicienne

  • Matignon ou les cocus de la République
    https://www.off-investigation.fr/matignon-ou-les-cocus-de-la-republique

    Alors que Yaël Braun-Pivet, Xavier Bertrand, Olivier Faure et Catherine Vautrin convoitaient Matignon, ils ont tous été retoqués par Emmanuel Macron ou le RN. | photomontage Off Investigation Yaël Braun-Pivet, Xavier Bertrand, Olivier Faure et Catherine Vautrin se verraient bien à Matignon. Et le font savoir. Dommage pour eux, ni Emmanuel Macron, ni Marine Le Pen qui joue les arbitres, ne l’entendent de cette oreille. #A Matignon, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. En témoignent les nombreux noms qui circulent pour prendre la suite de François Bayrou après la chute de son gouvernement mardi 8 septembre. Démonétisé après la dissolution […]Lire la suite : Matignon ou les cocus de la (...)

    #Politique

    • Lui au moins sait mettre les rieurs de son coté d’après un portrait du Monde du 13 octobre 2024

      « L’énigme » Sebastien Lecornu, seul ministre rescapé des deux mandats d’Emmanuel Macron, désormais à la tête du gouvernement

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/09/09/l-enigme-sebastien-lecornu-seul-ministre-rescape-des-deux-mandats-d-emmanuel

      Venu de la droite comme son ami Gérald Darmanin, celui qui ne connaissait pas le chef de l’Etat en 2017 a gravi les échelons du gouvernement et détient le record de longévité . Peu connu des Français, prudent et discret, le nouveau premier ministre a su habilement manœuvrer, au point d’être devenu un élément clé du dispositif du président de la République.
      Par Solenn de Royer et Elise Vincent

      Emmanuel Macron a nommé mardi 9 septembre Sébastien Lecornu au poste de premier ministre, après la démission de François Bayrou, a annoncé l’Elysée dans un communiqué. A cette occasion, nous vous repartageons cet article initialement publié le 13 octobre 2024.

      « Il est où, Lecornu ? » Gérald Darmanin cherche des yeux son ami Sébastien Lecornu. Le 29 septembre 2024, à Tourcoing (Nord), où il fait sa rentrée, l’ex-ministre de l’intérieur fait glisser une boule sur le terrain de pétanque, avant de céder la place à ses ex-collègues du gouvernement, Gabriel Attal et Agnès Pannier-Runacher. « Et Lecornu ? Il joue pas, Lecornu ? », répète-t-il. Vêtu comme un prêtre – col roulé noir, pantalon de velours noir, veste en tweed – l’intéressé, qui se tient volontairement loin des caméras, est invisible. Alors que 700 casques bleus français, insérés dans la force onusienne de la Finul à la frontière entre Israël et le Liban, sont coincés sous le feu des raids de l’armée israélienne, le ministre de la défense d’alors ne tient pas à s’afficher, un dimanche, sur un terrain de boules.

      Prudence et discrétion sont les deux clés de son exceptionnelle longévité au gouvernement. Plus jeune assistant parlementaire (en 2005, à 19 ans), plus jeune conseiller ministériel (au cabinet de Bruno Le Maire, en 2008), élu en 2015 plus jeune président du conseil départemental de l’Eure, puis l’un des plus jeunes du gouvernement d’Edouard Philippe, il est, à 38 ans, le seul ministre rescapé de la présidence Macron, alors qu’il est quasiment inconnu des Français. « Un exploit et une énigme », observe l’un de ses anciens collègues, qui s’interroge devant l’ascension fulgurante de ce macroniste d’adoption qui n’a rencontré le chef de l’Etat qu’une fois nommé secrétaire d’Etat à l’écologie, le jour du premier conseil des ministres, en 2017. Sept ans plus tard, c’est Emmanuel Macron lui-même qui a tenu à le garder à la défense, contre l’avis de Michel Barnier, qui souhaitait renouveler les visages.

      Sébastien Lecornu, qui a publié Vers la guerre ? [_civile ?] (Plon, 288 pages, 20 euros), a rejoint depuis longtemps le premier cercle du pouvoir. Associé à la plupart des conclaves politiques, il est un pilier du « boy’s club Elysée » – l’autre nom de la Cour, en Macronie –, où l’on fomente des coups politiques devant un civet de chevreuil, tout en rivalisant d’imitations ou de répliques de Michel Audiard. Le ministre de la défense est régulièrement invité à dîner par le couple Macron, fin août, à Brégançon (Var). Ou pour un whisky nocturne à l’Elysée, où il retrouve ses complices Thierry Solère et Gérald Darmanin, deux autres transfuges de la droite, passés maîtres dans l’art de distraire leur « Raïs ». « Il a choisi un créneau : souffler à l’oreille du monarque », observe un macroniste, qui vante son absolue « loyauté ».

      Le président apprécie la compagnie de cet élu local aux faux airs de Dutilleul, le héros du Passe-muraille de Marcel Aymé, « jeune vieux » à la silhouette légèrement voûtée et aux sourcils froncés (pour signifier la gravité), qui l’accompagne dans la plupart de ses voyages à l’étranger, captant son attention, devançant ses désirs, et lui renvoyant une image flatteuse en toutes circonstances.

      Le grand débat national, en 2019, qui [avec 1000 incarcérations, de nombreux blessés et mutilés] a permis de sortir de la crise des « gilets jaunes », est un tournant. Au départ circonspect avec l’idée, Lecornu suggère d’y associer les maires et d’ouvrir des cahiers de doléances. « Je savais qu’avec votre côté concret, vous arriveriez à en faire quelque chose qui ne soit pas hors-sol », le félicite Macron. Le premier a lieu à Grand-Bourgtheroulde, dans son département de l’Eure, dure sept heures, et se termine à minuit dans un restaurant de Vernon, ville dont il fut maire. Un succès.

      Le « consensus », son maître-mot

      Habile manœuvrier , empathique et rond, Lecornu hérite très tôt de missions périlleuses. D’abord auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, dont Edouard Philippe se méfie, et qu’il est chargé de surveiller, tout en gérant la délicate fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin). Depuis 2022, Emmanuel Macron l’utilise pour sa diplomatie parallèle, comme François Hollande avec Jean-Yves Le Drian ou Nicolas Sarkozy avec son fidèle secrétaire général, Claude Guéant. A l’automne 2023, Lecornu est même envoyé dans une tournée de rattrapage au Proche-Orient afin de clarifier la position de la France après que le chef de l’Etat a semé le trouble dans les pays arabes et en Israël en proposant une « coalition contre le Hamas ».

      En 2022, il a d’abord été accueilli avec circonspection par le petit milieu de la défense, qui prend de haut ce colonel de réserve de la gendarmerie, vu comme une énième créature de « Jupiter ». Mais Lecornu, qui se repose sur un carré de fidèles (avec lui, déjà, au ministère de l’outre-mer), exauce la volonté présidentielle d’élaborer, en un an – vote inclus – une nouvelle loi de programmation militaire qui révise à la hausse les dépenses des armées pour sept ans. Le défi est grand : mettre d’accord, en un temps record, un vaste écosystème allant des états-majors aux industriels, des services de renseignement à la direction générale de l’armement. La promesse de mois d’enfer ? Lecornu y plonge avec gourmandise.

      Pour faire naître le « consensus » – son maître-mot –, il se mue en agent traitant de toutes les sensibilités politiques du Parlement , alternant piques vachardes contre les gêneurs et fausse rondeur, mettant les rieurs de son côté. « Il n’y a que Mathilde Panot [présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée] qui refuse de me parler », se rengorge-t-il. A l’été 2023, il obtient miraculeusement l’adoption de la loi de programmation militaire, sans 49.3. Seuls La France insoumise (LFI) et le Parti communiste français votent contre [merci EELV]. ​​« Un vrai politique, avec une vraie culture politique, qui aime les rapports de force, les complots, les dîners », résume le député (LFI) des Hauts-de-Seine Aurélien Saintoul.

      « Il laisse le président être chef des armées »

      Au ministère des armées, le jeune ministre le sait aussi, la ligne directe entre le président de la République et le chef d’état-major des armées est envahissante. Mais il comprend vite que rien ne sert de s’épuiser sur tous les fronts. Alors que les troupes françaises multiplient les déconvenues au Sahel, il laisse sans regret à l’Elysée le pilotage de la redéfinition de l’empreinte militaire en Afrique. Et ne prend pas ombrage quand le président reçoit sans lui un haut gradé militaire. « Il laisse le président être chef des armées », observe Darmanin.

      A l’inverse, les embardées d’Emmanuel Macron, notamment sur l’Ukraine, l’obligent à d’infinies contorsions. Soit pour tordre le bras aux armées et aux industriels afin qu’ils vident leurs stocks d’armement et accélèrent leurs cadences de production. Soit, au contraire, pour freiner les ardeurs d’une cellule diplomatique qui émet un jour l’idée de déposséder l’armée de l’air de ses précieux Rafale pour les envoyer à Kiev. Ce sont finalement des Mirage qui doivent être livrés, en 2025.

      Quand ils ont appris que Lecornu était reconduit, les militaires ont été soulagés, même s’il lui est reproché une certaine brutalité dans le management des officiers généraux. « C’est un ministre très politique, qui aime les armées », avance l’ancien chef d’état-major, le général François Lecointre.

      Le goût du secret

      Depuis l’arrivée de Michel Barnier à Matignon, il joue parfois au « go between » quand le premier ministre et le chef de l’Etat ont du mal à se comprendre. « C’est l’un des éléments les plus constructifs », vante-t-on à Matignon, où l’on loue sa capacité de naviguer entre ancien et nouveau monde. Cet éclectisme lui a toutefois joué des tours. Le 11 juillet, Libération révèle l’existence d’un dîner secret , le 16 mars, entre le ministre de la défense et Marine Le Pen, au domicile parisien de l’ex-député Les Républicains (LR), Thierry Solère. Lecornu dément avec vigueur, affirmant qu’il était dans l’Eure. Quatre mois plus tard, son entourage confirme au Monde l’existence de deux rendez-vous discrets avec l’ex-candidate à la présidentielle du Rassemblement national (RN), dont un dîner chez Solère avant les européennes (mais pas le 16 mars), afin de parler d’Ukraine notamment. En privé, le ministre se félicite d’ailleurs que le RN s’abstienne de tenir certains propos sur le sujet depuis cette rencontre. « Ce dîner, qui mélange privé et public, est sa seule faute depuis sept ans », excuse l’un de ses amis.

      Cette fois, il s’est retrouvé en pleine lumière, ce dont cet homme de couloirs, qui a le goût du secret, a horreur. Contrairement aux responsables politiques de sa génération, prompts à mettre en avant leur identité ou leur histoire familiale, il déteste la « peopolisation », n’a pas de compte TikTok et reste mutique sur sa vie privée, revendiquant la « sobriété ». « Trop d’hommes politiques ont tendance à gérer leurs problèmes psychologiques sur le dos du peuple français », s’agace-t-il. Depuis sept ans, il pondère avec soin son exposition médiatique, suivant à la lettre les préceptes de Bernard Cazeneuve (« ne parlez pas si vous n’avez rien à dire »), son « modèle dans la pratique du pouvoir ».

      Si Lecornu cultive le retrait, c’est aussi par tempérament, lui qui reconnaît une forme d’inquiétude, voire de mélancolie. « J’ai besoin de calme, avec mon chien, mes bouquins, mon jardin », confie-t-il, surtout persuadé que les insatiables, animés d’une « pulsion de pouvoir continue », finissent par « s’abîmer ». Et qu’il vaut mieux se faire discret pour durer. Car s’il est décrit par ses amis comme ayant un « ego maîtrisé », il n’est pas le moins ambitieux : à chaque remaniement, son nom fleurit pour Matignon.

      Quand il en « a marre », il appelle son ami, le décorateur Jacques Garcia, qui l’accueille dans son splendide château du XVIIe siècle, dans l’Eure, lui réservant la même chambre en rez-de-chaussée, « parce qu’il aime sortir fumer un cigare dans le jardin », flanqué de son braque hongrois Tiga. Féru d’histoire, il passe aussi des soirées entières avec l’écrivain François Sureau, fin connaisseur de la chose militaire, avec lequel il peut laisser libre cours à son admiration pour Pierre Messmer, ministre des armées du général de Gaulle. Tous deux partagent une attirance pour les ordres bénédictins, qu’avant 20 ans ils ont été tentés de rejoindre. A l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan (Morbihan) pour l’académicien, à Saint-Wandrille (Seine-Maritime) pour le ministre, qui a gardé de ses séjours la manière qu’ont les moines de se saluer, front contre front.

      « C’est mon frère », dit Darmanin

      « C’est un pessimiste heureux », résume Darmanin. Les deux hommes se sont rencontrés en 2005 à La Baule (Loire-Atlantique), lors d’une université d’été de l’UMP, et ne se sont plus quittés. Revendiquant une filiation gaulliste, ils partagent des origines familiales modestes (la mère de Lecornu, fils unique, est secrétaire médicale, son père technicien en usine à la Snecma, dans l’aéronautique et le spatial), ne croient pas à l’excuse sociale, et vantent l’ascension républicaine. Ils se parlent tous les jours, passent leurs vacances ensemble, et imaginent qu’un jour ils ouvriront un restaurant. « Je connais tout de lui et lui de moi, c’est mon frère », dit Darmanin.

      Comme lui, Lecornu fait de la politique à l’ancienne. Lui qui a accompagné son grand-père maternel, ancien résistant, aux réunions d’anciens combattants, a la passion des décorations, qu’il porte avec ostentation, comme en Suède, lors d’un dîner offert par le couple royal, en janvier. « On dirait un maréchal soviétique », se moquent les journalistes de BFM-TV. Quand Patrick Stefanini, qui a conduit à ses côtés la campagne présidentielle de François Fillon en 2017 – avant, comme lui, de démissionner – vient le voir au ministère de l’écologie, à l’automne 2017, le jeune secrétaire d’Etat lui demande ainsi si une décoration pourrait lui « faire plaisir ». « Il a la politique dans le sang », dit en rigolant Stefanini.

      Dans l’Eure, où il est resté conseiller départemental, il ne manque jamais une cérémonie de vœux et décore à tour de bras. « Il y a eu le système Fabius, il y aura un système Lecornu », a-t-il un jour glissé en souriant au socialiste Marc-Antoine Jamet, ex-directeur de cabinet de Laurent Fabius, qui préside le groupe d’opposition au conseil départemental. Ce dernier loue l’enracinement militant de son adversaire mais ironise sur son supposé sens politique, notant que les outre-mer, dont il a eu la charge entre 2020 et 2022, votent désormais pour Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, et que tous les députés de son propre département, sauf un, ont basculé au RN.

      Il suscite des jalousies

      L’Eure lui sert de base arrière pour étoffer son carnet d’adresses. « C’est la Normandie Connection », répond Lecornu pour expliquer ses liens avec l’ex-secrétaire général de l’Elysée, Jean-Pierre Jouyet, ou Jean-Bernard Lévy, ex-PDG d’EDF, qui ont une maison non loin de la sienne, ou encore avec la présidente du Louvre, Laurence des Cars, et Brigitte Macron, qu’il a souvent reçues au Musée des impressionnistes de Giverny, qu’il préside. Membre du Siècle , qui réunit le gotha des affaires, de la politique et des médias, il sait se faire adouber par ceux qui comptent. Il déjeune régulièrement avec l’épouse d’Emmanuel Macron – qui a intégré Giverny dans le programme des visites officielles des premières dames – et Carla Bruni, celle de Nicolas Sarkozy. Il va voir ce dernier tous les trois mois, rue de Miromesnil, oubliant que l’ex-président l’appelait jadis « Lecornichon ».

      Jaloux de sa proximité avec l’Elysée, les macronistes historiques ont néanmoins empêché qu’il soit nommé directeur de campagne d’Emmanuel Macron en 2022. Et en arrivant à Matignon en janvier, Gabriel Attal a proposé l’hôtel de Brienne à François Bayrou, ce que Lecornu n’a pas pardonné. Le président le protège. « Fais attention à Sébastien, c’est un affectif », recommandait-il à l’ancienne première ministre Elisabeth Borne, qui s’interrogeait sur l’opportunité de nommer « un jeune homme de 36 ans » à la défense.

      La dissolution précipitée de l’Assemblée nationale, alors que « rien n’était prêt », a été une cruelle déception pour ce soldat fidèle. « C’est comme se balancer sous un train à 300 km/h », commente-t-il alors en privé, persuadé que le RN l’emportera le 7 juillet. Il fait ses cartons, aide ses collaborateurs à partir, cite Louis de Funès dans La Folie des grandeurs : « Mais qu’est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire… ! » Cinq mois plus tard, alors qu’Emmanuel Macron l’a reconduit, il affirme que cette dissolution n’a rien changé entre le président et lui, redevenant le prudent du sérail.

      edit, un article du même organe

      Election présidentielle 2022 : l’ascension de Sébastien Lecornu, symbole de la droitisation du quinquennat Macron
      https://archive.ph/gsvHB#selection-1873.0-1873.113

      On ne pourra pas faire le reproche à Sébastien Lecornu d’être un politique parachuté. Il vit toujours à Vernon, à quelques jets de pierre de son ancien lycée. Ses parents n’ont jamais quitté cette ville de 24 000 habitants qui enjambe la Seine. Son père était technicien à l’usine de la Snecma, à la sortie de la ville, sa mère, femme au foyer, ­faisait le catéchisme. Fils unique, le jeune Lecornu accompagnait son grand-père maternel, ancien ­résistant, aux cérémonies commémoratives et aux réunions d’anciens combattants. Il se passionne pour l’armée, ses médailles et ses grades : il veut devenir militaire.

      [...]

      A 28 ans, il remporte la mairie de Vernon. Un an plus tard [en 2015], il arrache le département de l’Eure à la gauche, en faisant une campagne contre la fraude au revenu de solidarité active (#RSA), et devient le plus jeune président d’un conseil départemental en France.

      Colonel, et ami de Benalla

      #le_sabre_et_le_goupillon #Sébastien_Lecornu

  • Bruno Retailleau durcit la ligne sur la régularisation des sans-papiers
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/01/23/bruno-retailleau-durcit-la-ligne-sur-la-regularisation-des-sans-papiers_6512

    Bruno Retailleau durcit la ligne sur la régularisation des sans-papiers
    Par Julia Pascual
    C’est un virage à droite, de ceux qui valent pour leur symbole, mais tout autant pour leurs implications réelles dans la vie des gens. Des sans-papiers, en l’occurrence. Bruno Retailleau a diffusé, jeudi 23 janvier, à l’ensemble des préfets la nouvelle circulaire qui va désormais régir l’accès à la régularisation des étrangers sans titre de séjour. Et l’impulsion donnée par le ministre de l’intérieur est celle d’un durcissement. Dans le texte de trois pages, dont Le Monde a obtenu copie, le ministre de l’intérieur demande aux préfets de recentrer les régularisations qu’ils accordent sur les travailleurs dans les métiers en tension, par opposition à la régularisation des personnes au titre de leur vie personnelle et familiale en France, majoritaire aujourd’hui. La régularisation des salariés des métiers en tension, introduite par la loi sur l’immigration de janvier 2024, exige trois ans de présence en France et douze mois d’ancienneté dans le travail et l’exercice d’un métier relevant d’une liste arrêtée par décret. Pour tout ce qui ne relève pas de ces travailleurs, les critères d’admission au séjour sont notoirement durcis.
    Ainsi, la régularisation sera conditionnée à une « durée de présence d’au moins sept ans » sur le territoire, contre cinq ans aujourd’hui. Les préfets devront également apprécier la maîtrise du français par un « diplôme français ou bien une certification linguistique ».
    Tout élément tendant à constituer une « menace à l’ordre public » sera rédhibitoire (dans les faits, cela était déjà le cas). De même, si l’étranger a déjà fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire (OQTF) sans l’exécuter, il ne pourra obtenir un titre de séjour. Un point non négligeable, compte tenu de l’allongement d’un à trois ans de la durée de validité d’une OQTF, depuis la loi sur l’immigration de 2024. Enfin, tout refus de régularisation devra enfin être « systématiquement » assorti d’une OQTF.
    « On régularisait déjà au compte-gouttes, et on va vers de nouvelles restrictions, sur la base de pseudo-critères d’intégration comme la langue, qui devient un levier d’exclusion, dénonce, auprès du Monde, la secrétaire générale de la Cimade, Fanélie Carrey-Conte. Quel est le sens de maintenir dans la précarité des gens qui travaillent, des personnes qui pourraient sortir de l’hébergement d’urgence saturé, de faire vivre dans la peur de la séparation ? On est dans le choix de la fermeture et du déclin. »
    Vendredi matin, le personnel politique avait encore peu réagi à ce nouveau texte. Invité de TF1, le vice-président de l’Assemblée nationale et macroniste historique Roland Lescure s’est néanmoins dit « en désaccord ». « On surfe sur une vague anti-immigration (…). Je pense qu’on va trop loin », a-t-il déploré sur TF1. Quelques anciens macronistes s’étaient aussi exprimés, jeudi, sur le réseau social X, à l’image de Sacha Houlié, député (non inscrit) de la Vienne en rupture avec les macronistes : « Plusieurs pays européens (Allemagne, Espagne, Italie) ont procédé à des régularisations, la France s’entête dans la mauvaise voie, a-t-il écrit. Quand vous ne trouverez plus personne pour vous soigner, pour s’occuper de vos parents ou de vos enfants, pour vous servir au restaurant ou construire vos routes ou vos maisons, vous penserez au populisme crasse de M. Retailleau. » « Les Français méritent mieux que cette démagogie qui est une forme d’irrespect », a également déclaré l’ancien ministre de la santé et député des Yvelines (Place publique) Aurélien Rousseau.
    Bruno Retailleau entend distiller au compte-gouttes les régularisations. Sa circulaire abroge la circulaire Valls, en vigueur depuis 2012, qui tenait jusque-là lieu de boîte à outils pour les préfets. Le ministre a voulu la réduire et la durcir. Et, au passage, il a drastiquement diminué les critères d’appréciation. « Rien n’est précisé sur la durée de scolarisation des enfants. Ça va être laissé à l’arbitraire des préfets », pressent Serge Slama, professeur de droit public à l’université Grenoble-Alpes. « On ne voit pas comment un dossier peut être considéré comme recevable, ça renforce le pouvoir discrétionnaire du préfet », abonde Jean-Albert Guidou, du collectif migrants de la CGT. Plus optimiste, un préfet veut croire à sa « possibilité de débloquer des situations ». « Le ministre veut une approche plus stricte, mais il ne nous a fixé aucun objectif quantitatif », se rassure-t-il. Un autre haut fonctionnaire a une analyse différente : « A la lecture du texte, un préfet ne régularisera plus pour motif familial et privé », lâche-t-il.
    Le texte de 2012 de 12 pages signé par Manuel Valls, ancien ministre de l’intérieur de François Hollande (et actuel ministre des outre-mer de François Bayrou), n’avait, cependant, pas fait la preuve de son obsolescence. Au sein du ministère de l’intérieur, depuis sa mise en œuvre, on n’osait jusque-là y toucher et on vantait plutôt sa praticité. La circulaire Valls permettait de sortir des limbes, peu ou prou, 30 000 personnes chaque année – sur une population de sans-papiers estimée, de façon approximative, entre 400 000 et 700 000 personnes. Qualifiée de soupape, elle cadrait, à travers des critères indicatifs, mais non opposables en droit, une forme de régularisation « au fil de l’eau ».
    Place Beauvau, on la préférait, car plus discrète, aux grandes opérations de régularisations décidées à intervalles réguliers à partir des années 1970, politiquement plus inflammables dans une arène où l’extrême droite n’a eu de cesse de renforcer son poids électoral, en faisant de la lutte contre l’immigration la pierre angulaire de ses programmes. Même les préfets les plus orthodoxes lui trouvaient l’avantage de sortir de situations inextricables, par exemple, des étrangers ni régularisables ni expulsables, à l’image de parents d’enfants scolarisés depuis plusieurs années.
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    Du côté des personnes sans papiers et des associations ou avocats qui les soutiennent, la circulaire Valls comportait des avantages et des imperfections. Elle était la promesse d’un avenir en France, au terme d’années difficiles dans l’irrégularité. Mais n’ayant pas force de loi, elle laissait entier le pouvoir d’appréciation discrétionnaire des préfets – « l’arbitraire », disaient les plus critiques. Liberté était en effet laissée à ces commis de l’Etat d’en faire l’application ou pas. La circulaire Valls était donc très inégalement mise en œuvre sur le territoire. Des préfectures étaient rétives à l’appliquer, quand d’autres se montraient plus bienveillantes, comme Paris.
    C’est d’ailleurs pour sortir partiellement de cette ambiguïté que, lorsqu’il était ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, l’actuel garde des sceaux, a voulu un temps permettre une régularisation de droit des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension. Dans un contexte post-Covid-19 où des secteurs entiers de l’économie avaient grandement besoin de main-d’œuvre, comme l’hôtellerie-restauration, l’agriculture ou encore le bâtiment, l’ex-maire de Tourcoing (Nord) avait joué une partition qu’il résumait ainsi : « Etre méchant avec les méchants et gentil avec les gentils. »
    En l’espèce, le projet de loi « asile et immigration », tel que présenté fin 2022 par le ministre, faisait la part belle aux mesures élargissant les possibilités d’expulser les étrangers constituant un trouble à l’ordre public et, dans un équilibre incertain, devait aussi permettre de reconnaître l’apport des sans-papiers à l’économie. « Nous ne donnons peut-être pas assez de titres de séjour aux gens qui travaillent et qu’un certain patronat utilise comme une armée de réserve, pour parler comme [Karl] Marx », avait déclaré M. Darmanin, dans un entretien au Monde, le 2 novembre 2022.
    Mais, sans surprise, en l’absence de majorité parlementaire, le gouvernement a ensuite choisi de faire alliance avec la droite sénatoriale – dont Bruno Retailleau était alors le chef de file – pour assurer l’adoption de son texte. Et, chez Les Républicains (LR), la mesure sur la régularisation de droit a d’emblée été une ligne rouge, un totem à détruire.Fin 2023, alors que les débats parlementaires battaient leur plein, Bruno Retailleau s’était même enorgueilli d’avoir obtenu, dans l’entreprise de négociation de l’appui de son groupe, l’engagement du gouvernement en faveur d’une « réécriture durcie » de la circulaire Valls. Sans doute ne savait-il pas encore qu’il en serait l’auteur.
    La loi sur l’immigration, promulguée en janvier 2024, a bien créé une nouvelle possibilité de régularisation aux critères plus souples que ceux de la circulaire Valls, mais toujours à la main des préfets et uniquement dans des métiers en tension, dont la liste – arrêtée par décret et jugée obsolète aujourd’hui – n’a toujours pas été mise à jour. La dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Emmanuel Macron, le 9 juin 2024, et l’avènement, place Beauvau, de Bruno Retailleau et d’une ligne LR plus dure, a fait le reste.A son arrivée au poste de ministre de l’intérieur, auquel il s’est maintenu entre le gouvernement Barnier et le gouvernement Bayrou, Bruno Retailleau n’a pas fait mystère de son ambition : réduire l’immigration, légale et illégale, quitte à sembler délaisser les autres sujets régaliens de son portefeuille. Et, dès octobre 2024, il a annoncé à un parterre de préfets conviés au ministère son intention de remplacer la circulaire Valls. C’est désormais chose faite.

    #Covid-19#migration#migrant#france#regularisation#economie#metierentension#sante#politiquemigratoire#OQTF

  • Les deux directeurs adjoints de la #campagne de Fillon démissionnent
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020317/les-deux-directeurs-adjoints-de-la-campagne-de-fillon-demissionnent

    Selon nos informations, les deux directeurs adjoints de la campagne de #François_Fillon ont décidé de mettre fin aux fonctions qu’ils occupaient dans l’équipe de campagne du candidat LR, après la décision de ce dernier de maintenir sa candidature.

    #France #Alain_Juppé #Bruno_Le_Maire #droite #présidentielle_2017 #Sébastien_Lecornu #Vincent_Le_Roux

  • Dans l’Eure, l’autre visage de #Bruno_Le_Maire
    https://www.mediapart.fr/journal/france/151116/dans-l-eure-l-autre-visage-de-bruno-le-maire

    Bruno Le Maire est arrivé dans l’Eure pour s’y constituer un fief et un réseau d’affidés. Avec des méthodes souvent brutales et une pratique du pouvoir qui jettent une lumière toute particulière sur le « renouveau » politique qu’il prétend incarner.

    #France #Eure #Les_Républicains #municipales #primaire_de_la_droite #Sébastien_Lecornu