• Au programme (14) : Sécu et hôpital, le débat escamoté
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210417/au-programme-14-secu-et-hopital-le-debat-escamote

    © Reuters Faut-il privatiser les #Hôpitaux publics et poursuivre la cure d’austérité, ou y réinjecter des fonds et du personnel ? Au sein même de la protection sociale, faut-il étendre le domaine de la #sécurité_sociale, ou celui des complémentaires santé ? Faut-il plus de solidarité, ou plus d’individualisme ? Voici les remèdes concoctés par les candidats à l’élection présidentielle.

    #France


  • Travail détaché : le combat d’un ouvrier roumain blessé sur le chantier du terminal méthanier d’EDF à Dunkerque
    http://multinationales.org/Travail-detache-le-combat-d-un-ouvrier-roumain-blesse-sur-le-chanti

    La question du travail détaché a été largement mise en avant par les candidats à l’élection présidentielle 2017, souvent pour l’instrumentaliser. Les premières victimes des failles de ce système sont les travailleurs d’Europe de l’Est eux-mêmes, tandis que ses bénéficiaires ultimes sont souvent les grandes entreprises françaises, qui peuvent maintenir leurs coûts au minimum, sans avoir à se salir directement les mains. Illustration avec l’histoire de Cristian Bagiu, un travailleur détaché roumain blessé sur (...)

    Actualités

    / #Mediapart, #BTP, #France, #EDF, #Santé_et_sécurité_au_travail, #conditions_de_travail, #droits_des_travailleurs, #santé_et_sécurité_au_travail, sécurité (...)

    #sécurité_sociale
    « https://www.mediapart.fr/journal/economie/130417/cristian-bagiu-detache-roumain-blesse-dunkerque-puis-oublie »
    « http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150720.AFP4249/terminal-methanier-de-dunkerque-suspicions-sur-des-travailleurs »


  • #RSI: les candidats peuvent-ils transformer le plomb en or?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180217/rsi-les-candidats-peuvent-ils-transformer-le-plomb-en-or

    À la manifestation organisée par Sauvons nos entreprises, à Paris le 28 novembre 2016 © D.I. Longtemps ignoré par la gauche comme la droite, le RSI, régime de #sécurité_sociale des #indépendants, s’est invité dans la campagne, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen. Depuis son lancement, le RSI a multiplié les dysfonctionnements mais les propositions des candidats pourraient ne rien arranger.

    #France #Economie #artisanat #social


  • Hôpitaux et #sécurité_sociale, pour sauver notre système de santé
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/080217/hopitaux-et-securite-sociale-pour-sauver-notre-systeme-de-sante

    De 20h00 à 20h30, retour sur nos enquêtes à Aulnay-sous-Bois et dans les finances de la droite sénatoriale. Puis, « En direct de Mediapart », notre émission hebdomadaire en accès libre, s’organisera autour d’un enjeu majeur de la campagne présidentielle : l’avenir des hôpitaux et de la Sécurité sociale.

    #Economie #hopital


  • Pas de complémentaire santé, pas de soins
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/070217/pas-de-complementaire-sante-pas-de-soins

    Voici l’histoire de personnes gravement malades. Chacune perçoit autour de 1 000 euros par mois, provenant des aides sociales. Elles ont dû récemment retarder des soins urgents, ou y renoncer car elles sont trop riches pour percevoir la CMU, trop pauvres pour se payer un contrat complémentaire pourtant indispensable.

    #Economie #complémentaire_santé #précarité #sante #sécurité_sociale


  • Pas de complémentaire santé, pas de soins
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070217/pas-de-complementaire-sante-pas-de-soins

    Voici l’histoire vraie de personnes gravement malades. Chacune perçoit autour de 1 000 euros par mois, provenant des aides sociales. Elles ont dû récemment retarder des soins urgents, ou y renoncer car elles sont trop riches pour percevoir la CMU, trop pauvres pour se payer un contrat complémentaire pourtant indispensable.

    #France #complémentaire_santé #précarité #sante #sécurité_sociale


  • Généralisation des complémentaires santé : plus de concurrence, moins de solidarité
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/020117/generalisation-des-complementaires-sante-plus-de-concurrence-moins-de-soli

    Il y a un an, la complémentaire santé en entreprise était généralisée. 400 000 salariés qui n’avaient aucune couverture hors de la #sécurité_sociale sont désormais protégés. Mais la solidarité avec les non-salariés a encore diminué.

    #Economie #complémentaires_santé_obligatoires #sante


  • Le programme « santé » de Fillon de nouveau en ligne, à télécharger Le Canard Enchainé 20 Décembre 2016

    Fillon a déjà supprimé la Sécu
    http://www.lecanardenchaine.fr/fillon-a-deja-supprime-la-secu

    Attention, document col­lector ! Une fois n’est pas coutume, « Le Canard » a décidé de mettre en ligne sur son site Internet une œuvre majeure, un document pour l’Histoire : le programme santé de François Fillon ! Car cette perle est devenue introuvable sur le site du candidat, qui ne contient plus qu’un inoffensif résumé. Au soir du 13 décembre, après le grand rétropédalage de Fillon sur la Sécu, son équipe a supprimé du site de campagne ses 16 pages de « propositions détaillées » sur la santé. La fleur au fusil, Fifi y promettait rien de moins que la mort de la Sécu, laquelle serait « foca­lis[ée] » sur les « affections graves ou de longue durée ». Tout « le reste » passerait entre les mains des mutuelles et des assurances privées, annonçait le programme détaillé, aujourd’hui balancé aux oubliettes.

    O sort cruel ! Pour éviter les trous de mémoire, le Volatile a décidé d’offrir un jardin du souvenir à ce morceau d’anthologie. Un grand cru, ça se conserve !

    Le télécharger => http://www.lecanardenchaine.fr/wp-content/uploads/2016/12/Programme-Fillon.pdf

    http://p9.storage.canalblog.com/93/32/177230/8295197.jpg
    http://chefsimon.lemonde.fr/blog/wp-content/uploads/2009/12/canard-enchaine.png
    #Fillon #Canard_enchainé #Sécurité_Sociale

    • Travail, Formation, les UNTERMENSCHEN ? Nouvel exemple à auchan city tourcoing, chez les mulliez.

      Soit une jeune femme, en contrat de professionnalisation, caissière à auchan city.
      Elle n’est pas en trés bonne santé, elle prend quelques jours de congé maladie.
      (Fatiguée, nausées, envies de vomir, d’aller aux toilettes . . .).
      Elle découvre qu’elle est enceinte de 2 mois.
      Elle reprend le travail.

      Un Lundi, 15h, douleurs intenses impossible d’arrêter le travail, la manager de caisse ne réponds pas, comme à son habitude.
      En fin d’après midi, douleurs intenses, elle se lève de sa chaise, pleine de sang, tout comme ses jambes, devant les client(e)s bien sur.
      Aucune aide de la part de la hiérarchie d’auchan city, heureusement, les clientes étaient là.
      Intervention des pompiers, cette jeune femme termine sa fausse couche dans les toilettes.
      Ensuite, évacuation à l’hôpital.
      Congé maladie.
      Elle préviens son employeur.
      Silence, sauf la manager de caisse qui lui demande surtout de ramener un justificatif.
      On lui fait remarquer qu’elle était partie la veille, avant l’heure, on lui demande si elle reviendra travailler le lendemain.
      Comme elle est en contrat de professionnalisation, l’organisme de formation la convoque durant l’arrêt maladie, et lui reproche ses absences.

      – Aucune déclaration d’accident du travail
      – CHST : Pas d’enquête sur cet accident du travail, pendant le travail.
      – Tous les frais à la charge de la salariée.
      – Sur sa fiche de salaire, ses absences sont notées comme étant : Absence non justifiées.

      LE MEPRIS le plus total , donc, envers la salariée.
      A auchan City, on peut se demander si ce n’est pas la même chose envers les client(e)s.

      Demain dans les médias ?
      Un résumé à l’emporte pièce, qui ne détaille pas l’attitude immonde de pas mal d’intervenants dans ce fait divers

      https://www.youtube.com/watch?v=2N5-tKJ5DS8


  • La santé, critère de vote déterminant en 2017 pour 3 Français sur 4
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/12824-la-sante-critere-de-vote-determinant-en-2017-pour-3-francais-sur-4

    Avez-vous remarqué comment nos hommes politiques sont à géométrie variable ? , le dernier exemple en date reste François Fillon, du reste comme on l’a vue récemment (vidéo informations complémentaires) il est étonnant que tout le monde parle encore et toujours, de la fraude sociale, alors que cela constitue une goutte d’eau comparé a la fraude fiscale, pourquoi aucun candidat ne prends il position franchement sur ce thème ? hum ?

    En pleine polémique autour du programme de santé de François Fillon, un sondage indique que la question sera au coeur du choix des Français pour la prochaine élection présidentielle.

    Plus de trois Français sur quatre estiment que les propositions sur la santé seront pour eux un critère de vote "déterminant" à l’élection présidentielle. Seul un quart juge François (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • #sécurité_sociale : Fillon écope
    https://www.mediapart.fr/journal/france/131216/securite-sociale-fillon-ecope

    Face au tollé provoqué par ses propositions sur la Sécurité sociale, #François_Fillon a tenté de rassurer son propre camp, en supprimant de son projet tout ce qui pouvait ressembler à une privatisation de l’Assurance-maladie. La semaine du vainqueur de la #primaire_de_la_droite et du centre sera consacrée à expliquer ce premier reniement.

    #France #élection_présidentielle #sante


  • Macron veut faire payer les pauvres pour les classes moyennes, à travers la CSG.
    http://www.capital.fr/a-la-une/politique-economique/csg-cotisations-chomage-rsi-les-dernieres-idees-chocs-d-emmanuel-macron-1192

    « Ce que je veux faire, c’est supprimer les cotisations maladie et les cotisations chômage que paye le salarié. (...) Ce qui fait que pour un couple au smic aujourd’hui, ça fera un peu plus de 500 euros par an, net, de gain », a-t-il expliqué.
    « C’est un gain de pouvoir d’achat pour tous les salariés et non salariés, c’est-à-dire pour tous les travailleurs français, qui ne sera pas payé par les patrons et donc qui ne réduira pas leur compétitivité », a fait valoir l’ancien ministre.
    Ces mêmes salariés verraient tout de même, dans le même temps, leur CSG augmenter. Tout comme les personnes touchant des revenus du capital et ainsi que les retraités les plus aisés. Seuls les 40% de retraités les plus modestes seraient épargnés par cette hausse, a précisé Emmanuel Macron.

    Sauf que la #CSG ne concerne pas que les retraités modestes, et on omet de dire qu’elle finance aussi et surtout les indemnités #sécurité_sociale branche maladie, et les indemnités #chômage.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Contribution_sociale_généralisée
    Augmenter la CSG en supprimant les cotisations chômage et maladie revient in fine à vouloir faire payer par les ayant droit le système de couverture sociale pour les salariés.
    En d’autres termes, cela équivaut à vous servir dans les livrets d’épargne de vos enfants, et leur laisser le soin de les renflouer eux-mêmes.
    Et personne ne relève l’arnaque.
    Et ça passe.
    #foutage_de_gueule #guerre_aux_pauvres #minima_sociaux


  • Cause commune
    http://www.laviedesidees.fr/Cause-commune.html

    Plus de soixante-dix ans après la création de la #sécurité_sociale, la sociologue Colette Bec et le réalisateur Gilles Perret débattent des idées qui ont construit la protection sociale en France et des évolutions libérales auxquelles elle est aujourd’hui confrontée.

    Essais & débats

    / #sociologie, citoyenneté, sécurité sociale, solidarité, #cinéma

    #Essais_&_débats #citoyenneté #solidarité

    • http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L299xH400/arton3570-6cd12.jpg Gilles PERRET : La vraie question est toujours celle de la répartition des richesses, c’est elle qui est au cœur de mes films. Les richesses sont suffisantes pour qu’on ait largement les moyens de protéger tout le monde sans fabriquer des sous-citoyens et des assistés. J’ai eu envie de remettre en avant la dimension politique et sociétale de la Sécurité sociale, plutôt que la seule dimension économique, omniprésente dans les médias. Faire que mon film valorise l’accès à la santé pour tous ou les retraites plutôt que les chiffres, les sondages, les déficits, le fameux « trou de la Sécu ». La Sécurité sociale est injustement méconnue, injustement oubliée, injustement maltraitée. C’est pour cela qu’il faut la revaloriser, la remettre en avant, organiser des débats et échanger, notamment avec des jeunes.

      #citoyenneté #sécurité_sociale #solidarité


  • La #privatisation programmée de la #sécurité_sociale
    https://www.mediapart.fr/journal/france/301116/la-privatisation-programmee-de-la-securite-sociale

    François Fillon a bien pour projet une privatisation de la Sécurité sociale. Il est allé piocher ses idées dans un rapport secret du #Medef et une note de l’Institut Montaigne, dont le président, #Henri_de_Castries, est un ami proche. L’ex-PDG d’Axa pourrait devenir ministre si le candidat Les Républicains accédait à l’Élysée.

    #France #assurance_maladie #Axa #François_Fillon #sante


  • On ne l’a pas remarqué, mais la France est soudain devenue un leader de l’intelligence artificielle | Atlantico.fr
    http://www.atlantico.fr/decryptage/on-ne-pas-remarque-mais-france-est-soudain-devenue-leader-intelligence-art
    http://www.atlantico.fr/sites/atlantico.fr/files/styles/une/public/images/2016/11/intelligence_artificielle.jpg

    C’est toujours plaisant de voir un site web ultralibéral, bourré d’articles hostiles à la #sécurité_sociale et au rôle de l’État, se réjouir de ce que "nos" chercheurs — “ces diplômés des prestigieux CNRS, Normale Sup, Polytechnique, Institut Poincaré (et nous en oublions)” — [sic] soient au top. Bref, encore un article national-capitaliste sur un sujet qui mérite mieux.

    Au passage un rappel du lien #intelligence_artificielle #fichage #surveillance :

    sa ligne de conduite, garantissant aux utilisateurs de l’#IA la non-exploitation de leurs données personnelles. « On n’a pas fait dix ans d’études pour vendre les #données_personnelles dans le dos des gens, tout ça pour permettre à d’autres de vendre de la #publicité […] Ce tour de table ne nous plaisait pas, nous voulions des partenaires qui n’apportent pas que du capital », avait-il confié.


  • « La Sociale » ou le rêve effacé d’une démocratie sociale
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/071116/la-sociale-ou-le-reve-efface-dune-democratie-sociale

    Un film sur la #sécurité_sociale, quelle idée ! Comment mettre en images un tel machin administratif ? Et pourtant. La Sociale, le dernier documentaire de #Gilles_Perret, qui sort le 9 novembre, est le récit d’une autre histoire, celle de l’idée d’une démocratie sociale. Une idée jugée tellement subversive qu’il faut à tout prix l’effacer, pour transformer la Sécu en un trou sans fond dont personne ne comprend plus rien. Afin de mieux avoir sa peau.

    #Culture-Idées #François_Rebsamen #retraite #sante #social


  • Sécu : le #budget met #Hôpitaux et formation au régime sec
    https://www.mediapart.fr/journal/france/271016/secu-le-budget-met-hopitaux-et-formation-au-regime-sec

    L’Assemblée nationale débat du dernier #Projet_de_loi_de_Financement_de_la_Sécurité_Sociale du quinquennat. Au niveau comptable, la Sécu est « sauvée », mais les hôpitaux ploient sous les mesures d’économies et le budget de la formation a été siphonné. La médecine libérale, qui déserte les territoires, est au contraire choyée.

    #France #Economie #sante #sécurité_sociale


  • Measuring #financial_toxicity as a clinically relevant patient-reported outcome: The validation of the COmprehensive Score for financial Toxicity (COST) - Souza - 2016 - Cancer
    http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/cncr.30369/full

    #Cancer and its treatment lead to increased financial distress for patients. To the authors’ knowledge, to date, no standardized patient-reported outcome measure has been validated to assess this distress.

    METHODS

    Patients with AJCC Stage IV solid tumors receiving chemotherapy for at least 2 months were recruited. Financial toxicity was measured by the COmprehensive Score for financial Toxicity (COST) measure.

    (...)

    CONCLUSIONS

    The COST measure demonstrated reliability and validity in measuring financial toxicity. Its correlation with HRQOL indicates that financial toxicity is a clinically relevant patient-centered outcome.

    #santé #finance #sécurité_sociale #États-Unis


  • La Sécurité sociale veut réduire les arrêts maladie pour mal de dos, Social
    http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0211244701816-la-securite-sociale-veut-reduire-les-arrets-maladie-pour-mal-

    En 2017, l’Assurance maladie prévoit de réduire grandement ses dépenses, et cela passera par une campagne de sensibilisation sur les lombalgies, qui touchent un Français sur deux.

    Travail physique, mauvaise posture au bureau, stress et même tabagisme... Autant de facteurs qui favorisent l’apparition d’une lombalgie, plus communément appelée mal de dos. Chaque année, un Français sur deux en souffre.

    Si beaucoup prennent leur mal en patience, un cas sur cinq donne lieu à un arrêt de travail, souligne Le Parisien . La plupart des lombalgies guérissent d’elles-mêmes, en moins d’un mois. Mais le mal peut parfois s’installer plus longtemps et devenir chronique : 6.700 Français sont arrêtés plus de six mois chaque année.

    Ces arrêts longs pèsent sur les dépenses de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Cela représente 24% du total des indemnités journalières versées sur un an, soit trois milliards d’euros.



  • Séminaire d’Histoire de la statistique
    organisé par le groupe Histoire de la statistique, des probabilités et de leurs usages de la SFdS et le Département des méthodes statistiques (DMS) de l’Insee
    le 28 juin 2016 — 14h30 à 17h30
    à l’Insee Paris, salle Malinvaud

    Programme :
    • La communication autour de l’incertitude des statistiques publiques.
    Ronan Le Saout (Insee)

    • Interpréter les comptes de la sécurité sociale : apports d’une analyse historique.
    Nicolas Da Silva (Laboratoire EconomiX UMR 7235)

    • Faire entrer les entreprises dans l’économie nationale. Une ethnographie du chiffrage du PIB au sein du département des comptes nationaux français.
    Quentin Dufour (IRISSO, CSI)

    • Défaillance d’entreprises, défaillance d’un chiffre. Au-delà du mythe économique, le fait et l’espace social.
    Virginie Blum (Université Lumière Lyon 2)

    L’inscription est obligatoire : http://webquest.fr/?m=17311_seminaire-d-histoire-de-la-statistique-le-mardi-28-juin-14h30-17h-
    et vous êtes prié(e) de vous munir d’une pièce d’identité pour accéder au bâtiment.

    • Interpréter les comptes de la sécurité sociale : apports d’une analyse historique
      Nicolas Da Silva (Laboratoire EconomiX UMR 7235)

      Le solde du compte des administrations de #sécurité_sociale fait l’objet d’un intense débat chaque année. Si la présentation dominante donne à voir une situation financière par nature catastrophique, un nombre croissant d’acteurs cherche à mettre en évidence les nombreuses conventions qui président au calcul et à la présentation de ce solde. Dans l’esprit des travaux menés par Alain Desrosières, l’idée est de rappeler à quel point le chiffre est le produit d’un travail social. La quantification repose sur des conventions de toutes sortes elles-mêmes étant le résultat d’arrangements institutionnels et de rapports de force. Or, parce que de nombreuses options sont possibles, les conventions choisies diffusent une certaine représentation du monde qui n’est pas neutre. À ces conventions statistiques s’ajoutent dans le cas du solde des comptes de la sécurité sociale des conventions de langage. En effet, la présentation du chiffre s’accompagne presque systématiquement d’un champ sémantique à la connotation négative. Il est alors question du « déficit » de la sécurité sociale ou, plus familièrement du « #trou_de_la_sécu » là où il conviendrait de parler de besoin (ou de capacité) de financement de la sécurité sociale. La représentation du monde est ici encore plus explicite dans la mesure où le jugement sur le chiffre figure dans sa présentation même. À la limite du langage religieux, il faut comprendre que le « trou de la sécu » serait péché dont l’absolution viendrait de la réduction des dépenses de sécurité sociale. Pourtant, d’autres mondes sont possibles.

      Par la méthode d’histoire économique, l’objectif de cette proposition de communication est d’approfondir la compréhension des conventions statistiques et langagières à l’origine de la présentation du solde du compte des administrations de sécurité sociale. L’analyse historique permet de montrer que l’ensemble des préoccupations contemporaines liées au besoin de financement de la sécurité sociale sont présentes dès les premières années de son fonctionnement. Les débats parlementaires de l’année 1949 dont nous proposons de faire une analyse sont particulièrement frappants à cet égard. Les arguments de chacun des protagonistes raisonnent d’une étrange actualité : concurrence internationale, abus des assurés, coût du travail, compétitivité, inefficacité du secteur public, etc. Bien que les données du problème soient comparables à celles d’aujourd’hui, l’issue des débats parlementaires a justifié l’augmentation des recettes de la sécurité sociale.

      Ainsi, on apprend que le « déficit » de la sécurité sociale n’est pas une question neuve, c’est l’attention et la réponse politique qui lui sont accordées qui sont neuves. D’autres mondes sont possibles.


  • #hépatite_C: peut-on soigner à n’importe quel prix?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/200416/hepatite-c-peut-soigner-n-importe-quel-prix

    Pilule en or massif, le Sovaldi du laboratoire #Gilead a déjà coûté plus d’1 milliard d’euros à l’assurance maladie, pour seulement 25 000 patients soignés de l’hépatite C. Les malades réclament aujourd’hui un plus large accès à ce médicament. Mais l’industrie pharmaceutique spécule sur cette molécule et impose des tarifs insensés.

    #France #Economie #assurance_maladie #sante #sécurité_sociale


  • Le non-recours aux « aides » est une conséquence directe de la guerre aux pauvres (relevé sur le net)

    Le #non-recours ne vient pas d’un manque d’information ou d’une difficulté d’accès aux « aides sociales », pour preuve l’administration tente de forcer le recours, sous le concept d’automatisation, comme si ça rendait les aides plus faciles.
    – Ce que ça simplifie c’est surtout la #surveillance. Les affiliés cmu par exemple ont droit à un contrôle supplémentaire de leur compte, s’ajoutant aux contrôles précédents.
    Et au premier problème : communication aux autres services et fin de l’aide.
    D’autre part la cmu condamne d’emblée aux soins publics bas de gamme où vous êtes traité comme un sous-humain, consultations expéditives et vous êtes censés dire merci.
    A la clé, une soi-disant réduction EDF de 20 euros par AN, et surtout un fichage en tant que pauvre chez edf qui jusque là l’ignorait. Ce fichage accélèrera automatiquement les procédures de rappel et de coupure. Et par ailleurs prive de la possibilité de payer au réel de la consommation, en instituant un prélèvement direct.

    – Concernant les #transports, ça se démantèle de partout.
    Le système est tellement indécent que dans certaines zones il existe un droit au bus gratuit, sauf qu’il n’y a pas de bus dans les zones en question.
    Existe aussi à 15 euros par an (pas donné non plus) une carte de réduction sncf sous réserve des places disponibles
    Sauf qu’il n’y a JAMAIS de places disponibles au tarif de la carte. Mais entre-temps la sncf a encaissé les 15 euros.
    Sans oublier le démantèlement progressif du réseau secondaire au profit de LGV pour riches payées par les pauvres dont on rabotera les ressources pour compenser les déficits budgétaires causés par l’exil fiscal des riches.

    – Pour le #logement existe le fonds de solidarité logement, censé pouvoir payer le #chauffage à la condition de fournir un diagnostic énergie du logement, pour la modique somme de 250 euros.
    En théorie le diagnostic énergie c’est le proprio qui doit le faire mais comme les pauvre comptent pas c’est pas fait, et un locataire qui n’arrive pas à payer sa facture de chauffage n’aura aucun moyen le forcer.
    Le fsl peut aussi couvrir les loyers de retard. Seulement si le proprio accepte de faire un papier pour certifier. Là aussi vu le rapport de force, aucun moyen de pression pour le locataire.
    Aucun moyen d’aller dire à son proprio qu’on sollicite des aides en plus et qu’il faut son aide.
    Bref le genre d’aide déconnectée du réel qui aggrave les choses à long terme mais se permet d’en faire abstraction car les personnes concernées n’ont aucun moyen de s’en plaindre.
    Pour prendre un cas concret : après un prélèvement mensuel bien lourd vous recevez un rappel EDF de 600 euros (exemple réel), car le seul logement auquel vous avez accès est un pur taudis, et que cette consommation vient des installations défectueuses (radiateurs grille-pain, cumulus en ruine, isolation merdique etc) qui ne vous permet pas de chauffer à + de 17 degrés
    (Parmi les plus pauvres vivant dans ce genre de conditions on compte un paquet de mères isolées avec enfants en bas-âge. C’est un Idomeni rampant et chronique, qui touche plusieurs millions de gens dans l’indifférence totale)
    Vous appelez #EDF et demandez d’arrêter le prélèvement pour éviter le découvert et le blocage total du compte. EDF répondent qu’ils ne peuvent pas et vous disent de faire opposition. Ce qui occasionne 1) des frais et 2) une poursuite de la part d’EDF.
    Suite à quoi vous appellez la banque, contraint. Vous savez que vous êtes en train de vous préparer PIRE pour dans pas longtemps mais pas le choix. EDF vous poursuit direct.
    Vous voilà menacée de coupure partielle ou totale.
    Phase 3 vous cherchez de l’aide. Vous allez à la mairie des fois que. On vous explique que la taille du bled ne permet pas d’aider des gens et on vous envoie chier. Vous venez de gagner le droit que tout le village sache que vous êtes pauvre dans la merde qui paie pas son élec BRAVO et qui en plus a l’outrecuidance d’accuser sa proprio parce que le logement est moisi mais putain ces pauvres ça ose tout hin.
    Vous demandez quand même de quel service social vous dépendez. Cette question fait chier le maire, mais il cherche et trouve. Vous appelez. Vous expliquez que oui ça urge pour de vrai. Elle vous annonce 4 semaines de délai à bled paumé en chef, 30 bornes.
    Dans 4 semaines les poursuites pour non paiement d’une somme pareille seront un peu PIRES vous le savez, mais vous êtes coincé. Vous vous dites on y va au forcing. Vous tentez une incruste dans la file des autres nécessiteux sans rendez-vous un jour où l’assistante sociale est pas trop loin. Elle prend ça super mal mais vu que vous êtes en larmes elle dit qu’elle comprend et va vous aider. Vous voilà avec une super aide.....SUSPENSE..... UNE CARTE D ACCES A L EPICERIE SOCIALE ET SOLIDAIRE ! Dites merci ! Vous êtes dans l’urgence ou non ? BAH ALORS !
    Voilà. A la base c’était d’un diagnostic énergie que vous aviez besoin mais finalement vous laissez tomber.

    L’aide alimentaire est composée de denrées que la majorité des gens ne jugerait pas bouffable mais fonctionne sur l’impensé que c’est bien assez pour les pauvres, comme si leur corps était en brique et leurs sens étaient ceux d’humains de deuxième catégorie.
    Pas besoin d’en dire plus pour comprendre pourquoi là aussi il y a non recours.

    – L’#aide_juridictionnelle, alliance du foutage de gueule et du racket.
    Il existe des cas de personnes ayant perdu la garde de leurs enfants comme ça. L’avocat s’estimant trop peu payé n’est pas venu à l’audience pour la garde.
    Forcés d’en prendre un classique qui ne prenait pas l’aide juridictionnelle, celui-ci peut soutirer 3500 euros d’accompte puis suite aux difficultés à payer le reste cesser la défense et ne pas rendre l’accompte.
    A l’extrême rigueur l’aide juridictionnelle peut payer une partie de la somme, jamais la totalité. Mais ce genre d’abus, curieusement (ou pas) on en entend peu causer.

    Retards, invisibilisation de l’urgence, brimades et insuffisance totale des « aides » : pour solliciter les aides sociales la plupart du temps il faut passer par un travailleur social (c’est eux qu’ont les formulaires)
    mais lesdits travailleurs sociaux sont peu nombreux et ici si vous êtes dans l’urgence il faut compter 4 semaines pour un rdv dans une ville souvent éloignée.
    Véridique. Or dans l’urgence, 4 semaines c’est plus de temps qu’il n’en faut pour décéder.
    Si la situation n’est pas considérée urgente, si vous n’êtes pas connu des services, il faudra attendre minimum 2 mois. Souvent 3.
    A ce tarif là attention l’accès se limite à l’assistante sociale de porte, dont la fonction s’apparente à celle des videurs de boîtes de nuits. Son rôle est de brutalement vous envoyer chier et d’observer votre réaction, le présupposé étant que si vous partez c’est que vous pouviez faire autrement, donc que vous étiez un fraudeur.
    ça (comme le reste) en dit long sur l’humanité avec laquelle on considère les pauvres, qui ne sont plus vus comme des gens mais comme une sorte de bétail à dresser et sur lequel on peut taper sans états d’âme. Âme dont on considère au fond qu’ils en sont dépourvus, ou que leur humanité serait incomplète, comme on le disait des amérindiens du temps de Fray Bartolomé de las Casas.
    Passé l’humiliation par l’assistante sociale pitbull, si vous persévérez, comptez 4 semaines à 3 mois de plus pour ravoir un autre rdv, ce n’est qu’à ce moment-là que les services vous considèrent crédible.
    A ce moment là vous avez le droit d’avoir un troisième rendez vous où on vous étouffera sous les demandes de paperasse.
    Suite à quoi ces bonnes gens des services se réuniront avec les dossiers de chacun pour départager qui aura droit à quoi. C’est comme ça que ça se passe.
    Si c’est pour un #rsa c’est du droit strict, il sera accordé en même temps que le #flicage qui va avec.
    Par contre si c’est autre chose, la commission va décider de façon arbitraire combien elle file à qui, et vous obtiendrez en moyenne 50% de votre besoin.
    50% car : au bout de 25 réunions avec thé et petits gâteaux les assistantes sociales arrivent en général à la conclusion que faute de pouvoir aider tout le monde (lâche une larme) on n’a qu’à faire la moitié pour chacun et ça passe.
    Au niveau concret de ceux qui ont besoin de l’aide en question, 50% du loyer en retard ou 50% des différentes facture ça ne résout pas grand-chose, et surtout comme la somme manquante n’est pas réunie ça a peu de chances de changer une procédure d’expulsion ou une coupure d’énergie.

    "mais ça va pas tu vas pas chier sur l’aide tu crois quoi moi j’ai rien merde espèce d’assisté !" (un qu’a jamais eu besoin)
    Ceux qui n’ont pas besoin d’aide n’ont aucune début de la moindre vague idée du problème.
    Métaphore chirurgicale : vous êtes en attente d’une greffe coeur poumons, on vous file un coeur et on vous dit de vous démerder avec.
    Le non recours c’est que mort pour mort pas la peine de subir toute cette saleté pour une fausse solution boiteuse qui ne résout rien.

    – Soins dentaires et sécu : un dentiste GENTIL vous validera une couronne métal pour la #cmu, et il faut payer de sa poche le différentiel pour une couronne viable. Mais ils sont pas gentils avec tout le monde, par exemple un nouveau venu forcé de déménager on le connait pas donc on est pas arrangeant.
    Pour de l’orthodontie, la cmu peut prendre en charge maximum 464 euros par semestre. C’est un plafond.
    C’est à dire que le praticien ne peut pas facturer plus que 464 euros. point barre. au delà la cmu c ne rembourse plus rien.
    Or, un traitement orthodotique c’est 600 à 1200 euros le semestre.
    Le praticien ne veut pas travailler à 464 euros. Tout simplement. Donc les cmu il les soigne pas. Voilà. Et si il les soigne c’est sans cmu, c’est à dire qu’on n’active pas la cmu c (paperasses) et on se met au remboursement sécu de base soit 193 euros le semestre, et le patient sort le reste de sa poche. Comme il peut. C’est à peu près le seul accès possible, personne ne taffe à 464 euros mais ça fait chier parce que paperasses pour expliquer qu’on souhaite ne pas recourir à la #cmuc. (non recours version pro^^)
    Donc globalement si vous dites que vous avez la cmu le docteur il veut pas vous voir fin des débats ça fait le tri plus vite et moins de papiers. Du coup si vous demandez la cmuc vous vous prenez un contrôle social de plus pour au final ne rien gagner sauf le droit de vous faire envoyer paître voilà.
    Bref vous avez vérifié « vos droits » pour conclure que vous n’en avez pas, lol, ça vous change. Et donc dans le cul l’orthodontie. Sachant que si vous avez fait en parallèle des devis de mutuelles privées, c’était pareil à moins de payer plus cher de cotiz que d’orthodontie ça rembourse pas. Les seuls qui sont gagnants c’est les gens qui ont des contrats mutuelles au taf, là c’est rentable.
    Au final on ne demande pas la cmu parce que ça revient strictement au même que la sécu de base au meilleur des cas. Au pire ça vous exclut des soins parce que ça impose aux praticiens des tarifs qu’ils refusent de pratiquer, ou alors pire ils vous le font payer au sens où ils seront sinon maltraitants au moins pas bienveillants -_-
    Tout ça pour gagner le droit que la sécu ait accès à votre compte en banque pour voir si par hasard vous n’auriez pas de la thune que vous n’avez pas déclarée. Contrôle qui peut être par la suite transmis à plein d’autres gens qui vont être cap de te dire que t’as acheté un slip de trop, etc.
    Bref, les #sévices_sociaux moins on les voit plus on a l’air d’aller bien sans eux mieux on se porte. D’où le non recours.

    La masse des pauvres augmente beaucoup donc le non recours a tendance à baisser statistiquement ou à stagner et ils se félicitent (lol). En réalité les pauvres chevronnés savent et les évitent sciemment volontairement. Les nouveaux pauvres n’ont pas encore pigé le game du coup ils pensent que les aides c’est bien. Ils vont piger à force.
    C’est un peu pareil que les démarches actives auprès de popol. Les noobs oui. Les vieux dla vieille, non.
    On apprend à se méfier et à rester sagement pauvre avec le minimum de besoins. L’aide sociale est un champ de mine.
    #sécurité_sociale #guerre_aux_pauvres #métropolisation #périphéries

    • http://www.le-terrier.net/polis/terrenoire/etre_pauvre.htm

      (version pdf téléchargeable à la fin de la page)

      http://www.le-terrier.net/polis/terrenoire/couv_etrepauv.gif

      De toute façon, c’est tout-à fait inaudible. Tout le monde — y compris les salariés les plus aisés — se persuade facilement qu’il a des problèmes d’argent. (il les produit avec une certaine aisance, je dois dire).
      Vivre avec 400 euros pas mois, savoir que tout ce qui est simple pour n’importe quel salarié devient rapidement un problème dès que la moindre défaillance (un trou dans une chaussure) se présente, n’empêche pas que des interlocuteurs touchant plus de 2000 balles (c’est l’horizon au-delà duquel la somme est si grosse qu’elle ne représente plus rien pour moi) mensuellement vous parlent de leurs problèmes d’argent. « Tout le monde a des problèmes d’argent ». Déjà entendu un de mes éditeurs qui avait trois ans de retard sur mon paiement, à qui je faisais part de mon inquiétude en voyant l’hiver approcher sans trop savoir comme on allait se payer du bois, me parler de ses difficultés financières en me disant "je vous comprend, on est tous dans la même galère". Sauf que tout le monde n’y rame pas. Il y a une cabine.
      À qui vous voulez parler de ça, quand on vous rétorquera systématiquement qu’il faut tout simplement porter plainte (ah ah ah ah. La justice pour les pauvres, c’est à se tordre) et qu’on attend plus avec impatience dans la conversation que le moment où enfin vous allez arrêter de pigner ? Bin oui, j’arrête, parce qu’avec mon mode de vie, je suis nanti avec mes 400 balles par mois par ce que je sais que ça peut être bien pire encore : je ne suis pas réfugié, je parle bien ma langue (administrativement, ça change tout, notamment les rapports de terreur et d’intimidation), j’ai pas de gosse à charge, j’ai pas encore mon cancer, j’ai plein d’amis avec lesquels on peut partager plein de choses, une épouse extraordinaire (qui vit avec la même somme), je n’éprouve aucune honte à vivre pauvrement (ça compte beaucoup), et j’ai même la chance inouïe de posséder le toit (putain j’ai un toit, rien que ça !) sous lequel je vis (c’est énorme, j’en suis largement conscient. Régulièrement, je regarde la bicoque et j’ai un sursaut de morale absurde, me disant que ça va s’arrêter, qu’il y a eu une erreur quelque part, que tout va rentrer dans l’ordre et qu’une force quelconque va me rappatrier fissa dans notre appartement moisi - littéralement moisi).
      Alors, j’aurais réellement honte de me plaindre. 400, je gère, j’ai même géré moins. Mais quand même, une chose dont je suis sûr : quiconque n’est pas pauvre ignore absolument de quoi lui parle un pauvre. Les recours à l’aide sociale sont non seulement une source de tracas (chaque perspective de ce genre me tord le ventre d’angoisse : essayer d’avoir un rendez-vous physique avc la CAF parce que je suis dans une espèce de néant administratif qui me prive de la CMU - ah ah ah , vous pensiez ça impossible ? Bin non — est un truc qui peut me paralyser pendant 6 mois parce que je sais d’emblée vers quoi je me dirige comme enfer. Je n’y vais toujours pas. Je fais l’autruche. Je me dis que bon allez je vais pas tomber malade. Voilà où j’en suis). Le prochain éditeur qui dit qu’il me comprend mais qu’il a lui-aussi des problèmes, je lui fais quoi ?

    • J’ai lu la longue complainte de @koldobika et j’ai hésité à la partager. Aujourd’hui je suis benèze des argumentaires de monolecte et du terrier. En penchant un peu plus vers l’avis de L.L de mars. Je vis aussi grâce aux #minima_sociaux (ASS) gagné après une longue vie de labeur (en fait, une interminable succession de boulots précaires et de stages : tuc, sivp, cif, greta, afpa...) J’ai fini par décrocher le Graal, comme ils disent. Un CDI à l’issue duquel (10 ans) je me suis fait virer pour #maladie_professionnelle. Trop content de cette tuile qui me tombait sur le râble. J’ai fêté ça en emmenant mon taulier aux prud’hommes qui à dû allonger 5 000 € pour faire la soudure avec mes indemnités de licenciement. (Merci au Sub.tp/CNT pour son soutien et ses conseils.)
      Maintenant, si l’aide sociale n’est pas parfaite elle reste perfectible. J’y ai toujours fait recours et tous les gueux.ses, les #sans_dents ont même intérêt à l’infiltrer, voir y faire de l’entrisme. Je ne manque jamais de leur rappeler que c’est les « assistés.es » qui leur fournisse le bifteck. Si je ne l’ai pas infiltrer moi-même ; j’ai rencontré un paquet de peigne-cul, dans les #services_sociaux mais aussi des personnes admirables. Aujourd’hui, je suis quinqua-chômeur avant d’être #cacochyme, je ne suis pas contre le travail mais contre n’importe quel travail. Ni voyez pas de l’orgueil mais le pauvre aussi a des exigences. Ce que je perds en picaillons, je le gagne en quelque chose d’infiniment plus précieux, le temps ! Voir le dernier CQFD, n°142 qui consacre un dossier de neuf pages à ce sujet et le tout beau, tout chaud, refuser de parvenir, idées et pratiques . Editions NADA / avril 2016. Invitation ci-dessous pour une présentation de l’ouvrage par deux menbres du collectif du CIRA de Lausanne http://cira.marseille.free.fr/debats/debat20160430.pdf

      Tant que notre triomphe ne sera pas en même temps celui de tous, ayons la chance de ne jamais réussir !

      Elisée Reclus.


  • Témoignage : comment #Sanofi augmente artificiellement le prix de ses médicaments aux dépens de la #sécurité_sociale
    http://multinationales.org/Temoignage-comment-Sanofi-augmente-artificiellement-le-prix-de-ses-

    S’il est beaucoup question du déficit de la Sécurité sociale, on parle relativement peu de l’une de ses causes fondamentales : le prix toujours plus élevé de certains médicaments. Le système de fixation des prix et des taux de remboursement permet aux entreprises pharmaceutiques d’accumuler des profits considérables, tout en creusant le trou de la Sécu. Illustration éclatante avec le témoignage, publié par la #Revue_Projet, d’un ancien cadre de Sanofi sur la manière dont la firme pharmaceutique a pu (...)

    Actualités

    / Revue Projet, #Pharmacie, #France, Sanofi, fiscalité, sécurité sociale, #financiarisation

    #fiscalité
    « http://www.revue-projet.com/articles/2016-01-sante-gros-medicaments-trou-de-la-secu-et-loi-du-marche »


  • La santé pour tous
    http://www.laviedesidees.fr/La-sante-pour-tous.html

    Protection sociale, médicalisation croissante de la société, dynamiques des professions médicales et de l’institution hospitalière : la santé est au croisement de multiples préoccupations. Un état des lieux de recherches empiriques et de perspectives théoriques sur ce thème s’avérait nécessaire.

    Livres & études

    / santé, #protection_sociale, #sécurité_sociale

    #Livres_&_études #santé


  • La Pologne introduit un impôt sur les banques et les assureurs
    Le parlement polonais dominé par les conservateurs a approuvé mardi soir l’introduction d’un nouvel impôt sur les banques et les assureurs, conçu pour contribuer à financer les promesses électorales du parti de Jaroslaw Kaczynski.Soutenu par 284 députés, contre 157 et une abstention, le nouvel impôt a été fixé à un taux annuel de 0,44% des actifs des banques et des sociétés d’assurances.
    L’impôt qui, selon ses critiques, risque de faire augmenter les frais du crédit, des dépôts bancaires et des assurances, ou même de déstabiliser le système financier du pays, doit entrer en vigueur le 1er février 2016. Il doit apporter dans les caisses de l’Etat plus de 4 milliards de zlotys (950 millions d’euros) supplémentaires, selon les calculs officiels.
    Le parti Droit et Justice (PiS, au pouvoir) compte, dans un premier temps, réaliser sa promesse électorale d’allocations mensuelles de 500 zlotys (120 euros) par enfant. Son coût annuel est estimée à environ 20 milliards de zlotys.
    D’autres promesses prévoient l’introduction d’une rémunération horaire minimale, un relèvement substantiel du montant des revenus exonérés d’impôt et la distribution gratuite de médicaments pour les plus de 75 ans, ainsi que l’abaissement de l’âge de la retraite à 65 ans pour les hommes et à 60 ans pour les femmes, après que le gouvernement libéral précédent l’avait fait reculer progressivement à 67 ans. La loi des finances pour 2016 table sur une croissance de 3,8% du PIB, un déficit des finances publiques de 2,8% du PIB et une inflation de 1,7%.

    Source : http://www.rtbf.be/info/monde/detail_la-pologne-introduit-un-impot-sur-les-banques-et-les-assureurs?id=917452

    Dans toute l’europeu, une politique de #droite_extreme. En Pologne l’inverse semble t’il. J’ai un peu de mal à suivre
    Avec une politique pareille, nul doutes que le gouvernement polonais soit salement vilipendé par tout ce qui est #européen. Reste à voir, si ce sera vraiment appliqué dans les faits
    Excuser le ton négatif de cet article, mais comme vous les savez les journalistes doivent obéir à leur patron

    #banques #assurances #retraites #sécurité_sociale #allocations_familiales #smic #Frédéric_lordon #Indépendance

    • Quand on ne sait pas il faut demander, sérieusement. Il y a assez de ressources ici pour ne pas raconter des trucs qu’on fantasme. Ici la prose de ma copine Monika Karbowska, féministe franco-polonaise, qui a une formation d’historienne. Proszę bardzo.

      http://www.genreenaction.net/L-avortement-en-Pologne.html

      L’avortement était légal en Pologne entre 1955 et 1993 et était gratuit dans les hôpitaux publics et payant dans les cliniques privées.

      En avril 1989, au moment de la fin du régime communiste, un petit parti chrétien-démocrate allié jusqu’à présent au régime, a sorti un projet de loi « pour la protection de l’enfant conçu » interdisant l’avortement sous peine de prison pour le médecin pratiquant. Ce projet de loi semblait tellement aberrant aux yeux de la société polonaise, en pleine ébullition sociale et et aspirant à une véritable liberté et un système démocratique, que certains pensèrent à une provocation du régime destinée à diviser l’opposition avant les premières élections libres le 4 juin 1989. La résistance s’organisa rapidement autour d’un mouvement contre le projet de loi réunissant diverses tendances, certains militants étant issus des mouvements anticommunistes, d’autres d’associations ayant été soutenues par l’Etat, comme par exemple la Ligue des Femmes Polonaises. Grâce aux manifestations et à une pétition, le projet ne fut pas examiné au Parlement.

      Dans les années 1989-1992, alors que se mettait en place un système politique parlementaire, les partis d’extrême droite fondamentaliste catholique ressortirent ce projet et tentèrent de le faire voter. Les associations luttant contre la criminalisation de l’avortement unirent leur force dans la Fédération pour la Promotion des Femmes et pour le Planning Familial en 1991 et organisèrent des manifestations avec le soutien notamment du Planning Familial Français.

      http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=28425

      Le deuxième projet de loi, par contre, porté par un groupe de députés chrétiens jusqu’alors proches des communistes, suscita immédiatement la stupeur, la consternation et la colère de la société civile. Les milieux progressistes et laïques se mobilisèrent, indignés par cette aberration, et organisèrent des réunions, des pétitions et des manifestations. Ce furent les premières manifestations en Pologne sur un thème féministe depuis les années 20 ! C’est à ce moment là que fut fondée l’Association pour la Promotion d’un Etat Laïque Neutrum qui fut à la pointe du combat. Elle organisa ainsi une pétition qui rassembla pas moins d’un million cinq cent mille signatures.

      Tant que dura l’appui médiatique de l’Occident au mouvement, matérialisé par la présence de caméras de télévisions occidentales dans les manifestations, les députés polonais renvoyaient le projet de loi « pour la protection de l’enfant conçu » en commission. Ce va et vient ainsi qu’une mobilisation permanente dura 3 ans. Le Planning Familial Français appuyait et soutenait le mouvement, mais il n’y avait pas encore à proprement parler de mouvement féministe et les rares féministes restaient incomprises. En juin 1992, les forces manquèrent aux manifestant/es et militant/es....Ils étaient épuisés car avec l’effondrement de l’économie suite aux transformations capitalistes, ils devaient d’abord se préoccuper de leur avenir personnel : ils avaient perdu leurs emplois, leurs structures associatives issus encore du système social communiste, leurs salaires ne valaient plus rien, détruits par une inflation gigantesque... Chacun tentait de sauver sa propre situation et c’est alors que l’Eglise porta le coup de grâce. En décembre 1992 le primat de Pologne, chef de l’Eglise, vint en personne au Parlement tonner contre les députés qui n’avaient toujours pas voté l’interdiction de l’avortement.

      Il leur asséna que l’Eglise ne soutiendrait pas les réformes capitalistes si les députés ne votaient pas cette interdiction. Comme la majorité était aux mains de députés ultra-libéraux conservateurs avides de dépecer le bien public et de se partager les prébendes de la privatisation, le 7 janvier 1993 les députés votèrent...

      D’ailleurs, les hommes politiques ultralibéraux ne furent pas les derniers à faire de la misogynie leur fond de commerce préféré : M.Korwin-Mikke, chef du parti ultra-libéral, se spécialisa dans les diatribes contre le droit de vote des femmes et pour l’interdiction de leur travail, seul le salaire du chef de famille masculin étant selon lui compatible avec un capitalisme pur et véritable. L’Eglise créa également ses propres partis fondamentalistes qui poursuivirent la propagande misogyne contre la contraception, le divorce et les « sorcières », ces femmes qui refusaient leur « condition naturelle de mère et d’épouse ».

    • Article dans Libération sur le sujet : http://www.liberation.fr/planete/2015/12/30/les-manoeuvres-des-conservateurs-divisent-la-pologne_1423582

      Les promesses électorales ont un prix. Le parti polonais Droit et Justice (PiS), au pouvoir depuis octobre, a fait voter mardi soir un impôt sur les banques et les assurances. Puisqu’il détient la majorité absolue à la Diète (la Chambre basse du Parlement), le PiS n’a pas eu de difficultés à faire approuver sa nouvelle réforme. Conçue pour aider à financer le programme social onéreux du parti, la nouvelle taxe entrera en vigueur le 1er février. Le PiS n’a jamais dissimulé son ambition de « repoloniser » l’économie. Le parti en campagne avait promis de taxer les institutions financières et de renationaliser certaines banques. Le premier volet vient d’être réalisé. Le second risque de faire grincer des dents.

      Une autre loi, qui doit encore recevoir l’assentiment du Sénat - une formalité puisqu’il est lui aussi à majorité conservatrice - suscite déjà le mécontentement de l’Union européenne et des ONG : il s’agit d’un texte approuvé mercredi par la Diète qui donne aux conservateurs de Droit et Justice le contrôle des médias publics. Les nouvelles dispositions font expirer avec effet immédiat les mandats des membres des directions et des conseils de surveillance de la télévision et de la radio publiques. C’est au ministre du Trésor qu’il reviendra désormais de nommer et de révoquer les nouveaux chefs des médias publics, jusque-là choisis sur concours par un Conseil de l’audiovisuel. [...]

    • Au programme aussi, en Pologne :
      – Immigration zéro concernant les musulmans clandestins
      #religion, quand tu les tiens . . .
      – Renforcement de l’exécutif et du pouvoir personnel du président, centralisation, main basse sur le pouvoir judiciaire, les médias publics, les services secrets.
      – En gros, copie de la #V_république en France
      – Education : Création d’un « #baccalauréat_religieux »
      Bientôt chez nous aussi, ce baccalauréat _

      Le parti au pouvoir en Pologne s’appelle le #PIS , il porte bien son nom.
      Le #PS en France va bientôt changer de nom, vu les brillants résultats électoraux, et ajouter la lettre I à son nom.

      Pour ce qui est de l’avis des #ONG, méfions nous. # RSF , Reporter Sans Frontières, qui ne s’intéressait qu’à certaines frontières, trés sélectivement, a pu être rebaptisé Revolver Sans Frontières grâce à son brillant dirigeant, robert ménard, qui continue la carrière que l’on sait à Béziers.
      Ce n’est pas la seule ONG dans ce cas là.